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La consommation mondiale d’énergie et les émissions de CO2 sont encore à la hausse … Jusqu’où ?

Enerdata, un bureau d’études spécialisé dans le secteur de l’énergie et de son impact sur le climat, publie l’édition 2024 de son rapport “Global Energy Trends”. Tous les ans, ce rapport fournit une comparaison détaillée des données énergétiques mondiales entre l’année écoulée et les années précédentes. Pour cela, des analystes ont exploité les bases de données les plus fournies sur les énergies et les émissions mondiales.   

Comparaison 2022 VS 2023 des chiffres clés de l’énergie et du climat pour les pays du G20
Les pays du G20 représentent 80 % de la consommation mondiale d’énergie
Les chiffres en orange représentent les données de 2023
Les chiffres en bleu représentent les données de 2022

  • Monde : croissance économique et consommation d’énergie à leur niveau d’avant COVID-19 (+3%)
  • OCDE : baisse de 1,5% de la consommation d’énergie et baisse de 4% dans l’UE 
  • Les émissions mondiales de CO2 réaugmentent (+1,7%) et atteignent un nouveau niveau record 
  • Les engagements pris lors de la COP28 par 120 états, notamment le triplement de la capacité des énergies renouvelables d’ici à 2030 réclament un effort bien plus important
  • L’intensité énergétique du transport décline lentement : l’impact des véhicules électriques est limité 

L’engagement mondial en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique
La Chine, leader dans le développement des capacités d’énergies renouvelables
Source : Enerdata, Global Energy & CO2 Data

Forte augmentation de la consommation d’énergie des pays du G20  

En 2023, la croissance économique mondiale et la consommation d’énergie sont à leur niveau d’avant la crise du COVID-19, avec une augmentation de 3 % du PIB des pays du G20.

Cette tendance a impacté l’évolution de la consommation d’énergie, fossile et renouvelable, provoquant une augmentation plus soutenue que sur les périodes précédentes (+2,3% vs +1,3%/an).

Cela s’explique notamment par l’essor économique des pays non-membres de l’OCDE, et plus particulièrement de la Chine (+7%) et de l’Inde (+5%). 

Pour les pays de l’OCDE, la consommation d’énergie a diminué (-1,5%) pour la deuxième année consécutive, avec une baisse de 4% dans l’UE, de 3% au Japon et en Corée du Sud, et une consommation stable aux États-Unis. 

La consommation d’électricité a retrouvé son rythme de croissance historique (+2,5%/an – G20)

Évolution de la consommation d’électricité dans les pays du G20 (%/an)

L’augmentation des émissions de CO2 dans le monde se poursuit  

En 2023, les émissions de CO2 ont à nouveau augmenté (+1,7%) allant jusqu’à atteindre un niveau record. Cela peut notamment s’expliquer par la forte proportion et l’augmentation des émissions de la Chine et de l’Inde, à un rythme toutefois moins soutenu que l’augmentation de leur consommation d’énergie.   

Émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie et leur évolution interannuelle 1900-2023 (en Gt CO2)
Source : AIE, 1er mars 2024

La consommation d’énergie fossile, et donc les émissions de CO2, continuent d’augmenter en raison notamment du rythme de développement des renouvelables, plus faible que celui de la croissance de la demande énergétique. Cela est amplifié par la faible disponibilité des centrales hydroélectriques en Chine et en Inde, qui ont entraîné un report vers les combustibles fossiles, et notamment le charbon. Cela a eu pour conséquence une hausse des émissions mondiales.

Par ailleurs, la reprise d’activité dans le secteur des transports en Chine et de l’aviation mondiale a contribué à l’augmentation des émissions. Cet impact a été partiellement compensé par des températures plus douces réduisant la demande d’énergie aux États-Unis, par une activité industrielle à forte intensité énergétique plus faible dans l’Union européenne, au Japon et en Corée du Sud, et par une augmentation de la production d’énergie renouvelable.  

Augmentation du recours aux énergies renouvelables, malgré une utilisation d’énergies fossiles qui reste dominante  

En 2023, la consommation de gaz a rebondi (+0,9%) après sa chute de 2022, mais s’est maintenue en dessous de son rythme historique.

La consommation de pétrole a augmenté (+ 2,6%) plus rapidement que sa tendance historique. La consommation de charbon a également poursuivi sa hausse (+2,5%, soit 4 fois plus vite que son taux historique), stimulée par la demande des consommateurs asiatiques (Chine et Inde).   

La part des énergies fossiles dans le mix énergétique du G20 est restée quasiment stable, conséquence de l’augmentation continue de la consommation de charbon et de pétrole en Chine et en Inde.   

La production d’énergie renouvelable suit une tendance encourageante. Les nouvelles installations ont atteint des niveaux record, grâce notamment à la Chine, qui a déployé autant d’énergies renouvelables en 2023 qu’au niveau mondial en 2022.

Globalement, les productions éolienne et solaire ont augmenté rapidement (+10 % et +25 %, respectivement) pour atteindre au total 15 % du mix électrique du G20. 

Des efforts plus importants sont attendus pour tenir les engagements énergétiques mondiaux

Fin 2023, à l’occasion de la COP28 et dans le cadre de l’accord « Global Renewables and Energy Efficiency Pledge« , plus de 120 États se sont engagés à tripler la capacité de production mondiale d’énergies renouvelables pour atteindre 11 000 GW, et à doubler le taux annuel moyen mondial d’efficacité énergétique (de 2 à 4%), d’ici à 2030.    

Les contributions déterminées au niveau national (CDN) ne semblent cependant pas suffisantes pour atteindre les objectifs climatiques de 2030. Malgré une tendance au développement des énergies renouvelables, il faudrait un taux de croissance annuel de 16% en moyenne d’ici à 2030 pour tripler la capacité actuelle des énergies renouvelables, contre 11% en moyenne depuis 2020 (et 8% entre 2010 et 2020).   

Leur capacité de production a augmenté ces dernières années, passée de 24 % de la capacité électrique totale en 2000 à 45 % en 2023, mais reste insuffisante par rapport à celle des énergies fossiles.  

L’augmentation en capacité de production ne s’est pas traduite par une augmentation de la part des énergies renouvelables. La capacité électrique était de 45% en 2023, mais représentait uniquement 30% de la production d’électricité, ce qui a évité au total seulement 7% d’émissions de CO2 du secteur de l’électricité depuis 2000.   

Ainsi, le triplement de la capacité renouvelable mondiale et le doublement du taux annuel moyen mondial d’efficacité énergétique d’ici à 2030 nécessitent des investissements majeurs pour marquer une rupture avec les tendances historiques. Ils reposent sur un soutien plus important aux énergies renouvelables et un déploiement massif de technologies permettant une meilleure efficacité énergétique (véhicules électriques, pompes à chaleur, isolation des logements etc.).

Retrouvez ici l’intégralité du rapport GET 2024  

    Enerdata : Dessinons ensemble la transition énergétique.

    7 mesures pour prendre soin les un·es des autres et de notre environnement​

    Et si nous imaginions une société construite sur autre chose que la haine, le dénigrement et la peur ? Et si nous faisions appel à l’intelligence collective et à l’empathie pour relever ensemble les immenses défis auxquels nous sommes confrontés ? Et si nous faisions confiance aux citoyennes et citoyens plutôt qu’aux vendeurs de peurs ? Un autre futur est possible, juste, désirable, vivable. Voici 7 propositions de FNE pour prendre soin les un·es des autres et de notre environnement​

    NASA

    1. Et si… nous inscrivions le retour aux limites planétaires comme nouvelle boussole politique ?  

    Aujourd’hui, si tout le monde vivait comme les Françaises et les Français, il faudrait trois planètes Terre pour répondre à nos besoins. Il est urgent de revenir dans les limites planétaires, c’est-à-dire ne consommer en un an que ce que la planète peut produire chaque année. C’est du simple bon sens ! Nous demandons de ne pas restreindre la «transition écologique» à la seule «décarbonation de l’énergie», mais à ce que l’objectif de retour des activités humaines dans les limites planétaires à l’horizon du milieu du siècle soit inscrit dans la loi et serve de boussole à l’ensemble des politiques publiques.  

    Drew Beamer

    2. Et si… nous débattions et imaginions ensemble ce futur désirable ?

    Revenir dans les limites planétaires va engendrer des changements majeurs dans nos modes de vie. Ces changements, c’est ensemble qu’il faut les imaginer, les construire. Parce qu’il y a plus d’intelligence dans 68 millions de cerveaux que dans 577, nous demandons l’organisation d’états généraux du futur désirable, en s’appuyant sur les nombreux travaux de la société civile organisée (Conseil Economique Social et Environnemental et CESE Régionaux notamment) pour mettre sur pied, partout en France, des ateliers-débats apaisés permettant de réparer le tissu social abîmé et se tourner collectivement vers un avenir juste et durable. 

    CDC

    3. Et si… nous remettions la connaissance scientifique au cœur des discussions et des décisions ? 

     Climat, biodiversité, eau, alimentation, santé… Nous disposons d’un corpus scientifique d’une immense richesse. Appuyons-nous collectivement sur la connaissance scientifique pour imaginer notre avenir et prendre nos décisions. Pour cela, il faut renforcer la recherche dans ces domaines, reconnaitre la richesse des expertises d’usage et de la science participative, renforcer les organes de conseil et d’évaluation des politiques publiques comme le Haut Conseil pour le Climat, le Conseil National de la Transition Écologique, le Conseil National de la Biodiversité ou le Conseil National de la Protection de la Nature. C’est sur la base de ce savoir scientifique, partagé et accepté, que doivent se tenir les ateliers-débats permettant d’imaginer une société juste et durable. 

    Joshua Earle

    4. Et si… nous reconnections l’humain à la nature ? 

    L’humanité fait partie de la nature. La construction collective de notre futur désirable nécessite de restaurer une relation sensible à notre environnement par la connaissance et l’expérimentation du rapport au vivant. Cela implique de développer le rapport à la nature dans l’éducation, repenser les rapports de nos sociétés à la propriété des sols et des ressources naturelles. Cela implique de nous reconnecter, citoyennes, citoyens, responsables publics, services publics, à notre environnement.  

    5. Et si… nous faisions de la France un État exemplaire en Europe, et de l’Europe un continent exemplaire dans le monde ?  

    Nous sommes déjà à la moitié de cette décennie cruciale pour le climat, la biodiversité, la planète. Le sujet est mondial et impose de la solidarité et de l’exemplarité à cette échelle. C’est maintenant que les décisions, fortes, courageuses et structurantes, doivent être prises pour que dans 20, 30 et 50 ans, nous puissions continuer à habiter une planète vivable. Nous vivons dans un monde en plein bouleversement. Soit nous les ignorons et les subissons, soit nous choisissons de regarder la réalité en face, telle que nous la décrivent les scientifiques, et agissons maintenant. La France, par sa culture scientifique et démocratique, a la capacité d’imaginer un futur juste et soutenable et d’inspirer l’Europe dans cette démarche. Faisons preuve d’audace ! 

    krakenimages

    6. Et si… nous faisions confiance aux territoires et aux associations de terrain ? 

    Nous sommes sincèrement persuadé·es que la transition écologique devra se faire dans les territoires. En tant que fédération, nous le constatons quotidiennement : c’est l’ensemble des acteurs des territoires qui transforme une politique publique en réalité. Et les associations ont un rôle clé à jouer pour cela, via leurs activités de sensibilisation (le réseau FNE touche plus de deux millions de personnes par an via ses actions d’éducation-sensibilisation-formation), les projets positifs qu’elles initient avec l’ensemble des acteurs locaux, leur participation aux diverses instances de dialogue locales afin d’y représenter l’intérêt général, leur action de protection, gestion, connaissance du milieu… Consolidons le maillage associatif en lui donnant les moyens de jouer son rôle de relais vers les citoyen·nes.  

    Austin Schmid

    7. Et si… nous faisions du bonheur humain et de la bonne santé des écosystèmes les premiers indicateurs de réussite des politiques publiques ? 

    Oui, la situation est extrêmement grave. Oui, il faut agir très rapidement. Oui, nous sommes confronté·es à des enjeux comme jamais dans l’histoire de l’humanité. Mais il est trop tard pour être pessimiste ! La transformation écologique est vitale, et pour réussir elle doit être juste, inclusive et heureuse, et se déployer sur une planète en bonne santé. Elle doit permettre à chacun et chacune d’exprimer sa diversité. L’indicateur de croissance économique n’a jamais été adapté et est décorrélé depuis longtemps du développement humain et du bonheur. Il est au contraire largement corrélé à la mauvaise santé de nos écosystèmes. Inventer de nouveaux critères de développement, post-croissance, est indispensable.

    Quelles solutions pour une électricité moins chère et décarbonée ?

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    Après 6 mois de travaux, et plus de 140 personnes entendues, la commission d’enquête du Sénat sur l’électricité fait des propositions concrètes pour le pouvoir d’achat des Français, en baissant le prix et en le rendant plus stable à l’avenir.

    Produire une électricité compétitive pour nos entreprises et accessible à nos concitoyens est essentiel.

    UNE BAISSE DE 40% DE LA FACTURE

    Une baisse ciblée de la fiscalité

    Une baisse générale et indifférenciée de la TVA serait très coûteuse pour nos finances publiques et particulièrement injuste. La commission propose à l’inverse une baisse ciblée de la fiscalité sur l’électricité. Celle-ci nécessite de définir une « consommation de base » : moyenne des volumes consommés par un ménage pour une surface de logement de 80 m2, soit 4,5 MWh/an sans chauffage électrique et 6 MWh/an avec chauffage électrique.

    Pour cette « consommation de base » la TVA serait abaissée de 20 % à 5,5 %, l’accise sur l’électricité passerait de 21 euros actuellement à 9,5 euros le MWh et la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) serait supprimée.

    Ces propositions entraîneraient à elles seules une baisse de 18 % du prix.

    Au-dessus de la « consommation de base », le taux de TVA resterait de 20 % et l’accise serait plus élevée en fonction du volume consommé.

    Un prix de l’électricité plus bas et stable dans le temps

    L’« accord » État/EDF de novembre 2023 ne garantit ni des prix acceptables pour les consommateurs ni des revenus suffisants pour EDF.

    La commission d’enquête propose de lui substituer un contrat pour différence (CfD) fixé entre 60 et 65 euros le MWh pour éviter les variations erratiques de prix. Cela permettra de corréler les prix de l’électricité aux coûts de production et les détacher de ceux du gaz.

    Cette proposition entrainerait une baisse complémentaire du prix de 22%.

    L’ensemble des propositions de la commission d’enquête du Sénat offre donc la perspective d’une baisse significative des factures des Français dès le début de l’année 2025, baisse qui pourrait atteindre plus de 40% pour la « consommation de base ».

    Soit :

    • près de 7 000 euros sur la facture annuelle d’un boulanger qui consomme en moyenne 99 MWh par an ;
    • plus de 600 euros sur la facture annuelle d’un ménage qui consomme en moyenne 6 MWh par an.

    La consommation électrique va progresser significativement du fait de l’électrification des usages. La commission d’enquête considère comme le plus probable un scenario à 615 TWh en 2035, soit 38% d’augmentation, puis environ 700 TWh en 2050, soit 57% d’augmentation par rapport à la situation actuelle.

    UNE PRODUCTION ÉLECTRIQUE SUFFISANTE A PRIX COMPÉTITIF GARANTI

    Une prolongation optimisée du parc nucléaire

    À l’horizon 2035, la prolongation optimisée du parc nucléaire devra accompagner un essor raisonnable des moyens de production renouvelables. Cela permettrait d’aboutir à un scénario de mix de production composé à 60 % par la filière nucléaire couvrant l’augmentation de la consommation avec une marge suffisante. Le développement de l’énergie hydraulique, énergie maîtrisée, rentable et décarbonée, exige la résolution rapide du conflit, qui dure depuis plus de 15 ans, avec la Commission européenne.

    À l’horizon 2050, il sera nécessaire de prolonger les centrales actuelles au-delà de 60 ans et de construire 14 nouveaux réacteurs EPR2, projet qui exigera une maîtrise industrielle renforcée et un système de financement optimisé que la commission précise. En fonction du nombre de réacteurs qui pourront être prolongés au-delà de 60 ans et du calendrier de déploiement du programme de nouveau nucléaire, le mix de production national résultant des scénarios étudiés par la commission d’enquête produirait entre 700 et 850 TWh en 2050. De 52 % à 61 % seraient assurés par des moyens nucléaires.

    Préparer l’avenir et relancer la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides (RNR)

    La commission d’enquête alerte sur le risque, trop peu évoqué, de raréfaction de l’uranium naturel à une échéance assez rapprochée. Selon les hypothèses de déploiement de l’énergie nucléaire civile dans le monde, qui doit être massif pour permettre la décarbonation, l’uranium peut se raréfier autour des années 2060. Aussi est-il impératif de relancer au plus vite la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides (RNR), qui produisent moins de déchets ultimes et permettraient à la France de disposer d’une énergie nucléaire 100 % souveraine pour des centaines d’années en recyclant nos propres déchets !

    Être vigilant sur les coûts du système électrique

    En prenant en compte la totalité des coûts des différentes filières, notamment les réseaux, la commission d’enquête constate que plus les mix électriques comportent une part significative d’éolien et de photovoltaïque, plus le coût de production moyen du système est élevé. Ces modes de production diffus supposent en effet des investissements importants dans les infrastructures d’acheminement.

    Dans ce cadre, elle appelle à une expertise rigoureuse des programmes colossaux d’investissements dans les réseaux présentés par Enedis et RTE, pour l’instant évalués à 200 milliards d’euros dici à 2040, et ce pour éviter que le tarif d’utilisation du réseau public d’électricité (TURPE), répercuté sur les tarifs payés par les consommateurs, n’explose.

    En finir avec les discriminations de l’union européenne à l’égard du nucléaire

    Alors qu’elle dispose d’un mix électrique déjà très largement décarboné, les efforts demandés par l’Union européenne à la France sont proportionnellement plus importants que pour d’autres pays. Cette inégalité doit cesser. Les textes européens qui vont l’encontre du principe de neutralité technologique, établi par l’article 194 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) qui garantit à chaque État le droit de décider de son bouquet énergétique, sont contraires aux traités et doivent être révisés ! Ainsi faut-il mettre fin à toute discrimination de l’énergie nucléaire au sein de l’Union européenne.

    Commission d’enquête Électricité : conférence de presse

    33 recommandations

    A propos de la commission d’enquête

    La commission d’enquête sur « la production, la consommation et le prix de l’électricité aux horizons 2035 et 2050 » est présidée par Franck Montaugé (Socialiste, Écologiste et Républicain – Gers).
    Son rapporteur est Vincent Delahaye (Union Centriste – Essonne).

    > Rapport de la commission d’enquête portant sur la production, la consommation et le prix de l’électricité aux horizons 2035 et 2050

    Exploitation de lithium dans l’Allier : une mine responsable est-elle possible ?

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    Échassières, petit village de 373 habitants de l’Allier, à 60 km au nord de Clermont-Ferrand, devient un atout pour la voiture électrique depuis que l’entreprise française Imerys y a développé un projet d’exploitation des carrières de mica afin de produire du lithium, un matériau clé pour les batteries des véhicules électriques. Pour mieux comprendre les enjeux environnementaux de ce projet, The Conversation France a envoyé la chercheuse Fanny Verrax, spécialiste des métaux de la transition, à la conférence de presse d’Imerys. En mettant en perspective les discours officiels avec son expertise sur les mines, elle tente de répondre à une question essentielle : une mine responsable, est-ce possible ?

    Carrière de kaolin d’Échassières, actuellement exploitée par IMERYS, également à l’initiative du projet de mine de lithum. TomTooM03/Wikimedia Commonns, CC BY

    A retrouver après cet article :

    • Mieux comprendre, avec le chercheur en sciences politiques Lucas Miailhes, comment le débat public autour de ce projet minier entre en résonance avec les ambitions de l’UE sur les matières premières critiques.
    • Décryptage des engouements et réticences locales avec l’anthropologue Violeta Ramirez qui s’est associée pour cela avec le photojournaliste Valentin Caball.

    Exploitation de lithium dans l’Allier : une mine responsable est-elle possible ?

    Fanny Verrax, EM Lyon Business School

    Pour The Conversation France, la chercheuse Fanny Verrax a suivi la conférence de presse d’IMERYS, l’entreprise qui projette d’exploiter des carrières de mica de l’Allier afin de produire du lithium, un matériau essentiel au déploiement des voitures électriques. En mettant en perspective les discours officiels avec son expertise sur les mines, elle pose une question essentielle : une mine responsable, est-ce un contresens sémantique ou un projet réalisable ?


    Difficile d’atterrir à Échassières sans avoir une bonne raison pour cela. Ce village de l’Allier est à 50 km de la première gare Intercités et ne présente, au premier coup d’œil, aucune attraction notable. Mais Échassières est désormais devenue une destination incontournable des journalistes régionaux comme nationaux.

    En cette matinée de mars, ils sont une vingtaine à assister à la conférence de presse du groupe Imerys concernant le projet de mine de lithium EMILI (Exploitation de Mica LIthinifère), suivie de la visite de l’actuelle carrière de kaolin, une argile blanche utilisée notamment pour l’industrie papetière et céramique, dont Imerys est ici l’exploitant en plus d’en être le premier producteur mondial.

    L’actuelle carrière de kaolin. Fanny Verrax, Fourni par l’auteur

    Professeure associée en transition écologique et entrepreneuriat social à l’Emlyon Business School collaborant à The Conversation France, je suis parmi ces journalistes venus de Lyon ou de Paris et j’ouvre grand les oreilles.

    Car ce qui se joue à Échassières dépasse largement ses 373 habitants. Ce projet de mine de lithium est présenté comme indispensable à la transition énergétique, ce métal étant principalement utilisé pour les batteries Li-ion des véhicules électriques. S’il se concrétise, ce projet serait également la première mine ouverte en France depuis près de 50 ans dans un contexte de réforme du code minier, et d’assouplissement controversé des garde-fous environnementaux, sanitaires et démocratiques.


    Pour suivre au plus près les questions environnementales, retrouvez chaque jeudi notre newsletter thématique « Ici la Terre ». Abonnez-vous dès aujourd’hui.


    Mine verte ou responsable ?

    Conscient des questionnements sur les conséquences environnementales du projet, un représentant d’Imerys commence par concéder devant les journalistes : « La mine verte n’existe pas. Mais avec la mine responsable, nous pouvons néanmoins essayer de minimiser les impacts. »

    Fourni par l’auteur

    Pour pouvoir se réclamer de ce concept de mine responsable, Imerys met en avant plusieurs engagements volontaires : protection de la biodiversité avec act4nature, et respect de la norme IRMA (Initiative for Responsible Mining Assurance), une norme de performance volontaire créée en 2006, ayant le mérite de rassembler toutes les parties prenantes (entreprises minières, acheteurs, investisseurs, ONG, syndicats, communautés affectées).

    Seul bémol : la première étape de la démarche IRMA est une auto-déclaration, et une entreprise minière peut donc se réclamer de la démarche IRMA sans se soumettre à un contrôle externe. Par ailleurs, même en cas d’audit externe, s’il est vrai que les auditeurs externes d’IRMA passent plus de temps sur site qu’aucun autre standard de vérification (de l’ordre de 14 jours pour une équipe de 2 personnes), cette durée reste trop courte pour garantir une vérification exhaustive de tous les éléments du standard IRMA.

    Si le seul label IRMA ne garantit donc pas de bonnes pratiques environnementales ou sociales, qu’en est-il de la législation française ?

    À Échassières, IMERYS ne manque pas de revendiquer une responsabilité environnementale et sociale qui serait garantie par le respect des standards européens, et plus encore, du respect du « cadre réglementaire français, parmi les plus stricts au monde ».

    Je ne peux alors m’empêcher de penser à ce rapport de l’OCDE montrant que la France est nettement en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE concernant la sévérité de sa politique environnementale. Je pense surtout au rapport de GEODERIS (Groupement d’Intérêt Public (GIP) constitué par le ministère de la transition écologique et solidaire, le BRGM et l’INERIS) identifiant en France 28 « sites de déchets miniers désaffectés ayant des incidences graves sur l’environnement ou risquant, à court ou à moyen terme, de constituer une menace sérieuse pour la santé humaine ou l’environnement. »

    Bref, le seul respect de la réglementation française n’est pas pour me rassurer. Mais justement, l’entreprise affirme aller au-delà du cadre réglementaire, en ayant effectué un certain nombre de « choix structurants » garantissant la qualité environnementale du projet.

    Des « choix structurants »

    « Si on veut que ce projet fonctionne, on sait qu’on doit le faire différemment. C’est pour ça que dès le début, nous avons effectué des choix structurants » affirme Alan Parte, vice-président des projets lithium du groupe.

    D’abord celui d’une mine souterraine répartie autour de trois sites : l’extraction du mica à Échassières, sous l’actuelle carrière de kaolin, et sa concentration à Beauvoir, d’où il est ensuite envoyé 17 km à l’est vers une « plateforme de chargement » près de Saint-Bonnet de Rochefort avant d’être expédié par voie ferrée vers « La Lou », dans l’agglomération de Montluçon, où se trouverait un site de conversion en hydroxyde de lithium.

    Pour transporter le concentré de mica entre Beauvoir et Saint-Bonnet de Rochefort, Imerys a fait le choix de canalisations souterraines, ce qui permettrait d’éviter l’équivalent d’une centaine de poids lourds par jour.

    Dossier de maitrise d’ouvrage, p. 48. Débat public

    Ainsi pensée, la mine souterraine à Échassières présente de fait plusieurs avantages, indéniables, par rapport à une mine à ciel ouvert de taille équivalente : une emprise au sol moins importante, le concassage en souterrain qui permet de limiter les nuisances sonores ainsi que l’impact visuel.

    Quant à la gestion des résidus miniers, il n’est pas prévu de mobiliser de surface supplémentaire pour les stocker. Comment cela est-il possible ? En valorisant les sous-produits issus de l’extraction de mica lithinifère (notamment le feldspath pour la filière du carrelage et de la céramique), et en procédant à un remblaiement souterrain progressif de la mine (à hauteur de 800 000 tonnes) et de la carrière de kaolin actuelle (pouvant accueillir environ 500 000 tonnes).

    Enfin, concernant le point le plus sensible du projet, l’approvisionnement en eau, l’entreprise explique que grâce à un dispositif innovant, 90 % de l’eau serait recyclée dans un circuit fermé, voire 95 % d’après des chiffres plus récents communiqués par l’entreprise. Pour les 10 % restant, soit 1,2 million de m3 d’eau par an, la moitié serait prélevée de la station des eaux usées de Montluçon, et l’autre moitié (600 000 m3) prélevés chaque année dans la Sioule, une rivière à 30 km d’Échassières, ce qui ne représenterait qu’1/1000ème de son débit moyen, et 1/100ème en cas de sécheresse, un ratio qui a de quoi rassurer les élus et les habitants.

    Un transport par canalisation et par fret ferroviaire plutôt que par route, une mine souterraine, des déchets miniers utilisés pour remblayer, et une gestion quasi-circulaire de l’eau : voilà donc les principaux arguments, les fameux « choix structurants » qui permettent à Imerys de qualifier le projet de mine de « responsable ». Ces choix représentent un surcoût d’environ 20 % du coût total des opérations – j’apprendrai plus tard dans la conversation que l’entreprise espère obtenir des subventions publiques a minima à hauteur de ces 20 %, une information qui est peu mise en avant.

    Après cette présentation institutionnelle, qui se veut rassurante, vient le temps des questions, dont beaucoup ne trouveront pas de réponse satisfaisante.

    Questions sans réponses

    Reprenons deux des principaux arguments : une gestion responsable des déchets miniers et de l’approvisionnement en eau.

    Quand on parle de déchets miniers, on distingue les stériles, les roches trop pauvres, écartées pour accéder au gisement d’intérêt, et les résidus miniers, qui sont issus du traitement du minerai.

    D’après le dossier du maître d’ouvrage, chaque année EMILI génèrerait :

    • 1 350 000 tonnes de stériles et résidus de concentration sur le site de Beauvoir
    • 600 000 à 800 000 tonnes de résidus solides sur le site de l’usine de conversion de Montluçon

    Les stériles et résidus de Beauvoir seraient utilisés comme remblais progressif de la carrière de kaolin et de la mine à Echassières. Mais quid des résidus miniers issus de l’usine de conversion de Montluçon, qui seront nécessairement les plus toxiques, puisque leur traitement requiert de grandes quantités d’acide sulfurique ?

    Il faut qu’une journaliste pose spécifiquement cette question pour que ces résidus fassent leur apparition dans le discours de l’entreprise. La réponse se veut pourtant toujours rassurante : « Oui, on les acheminera par train, à raison de trois aller-retour par jour ». « Mais vers où ? » – un silence gêné s’installe. « On ne sait pas encore, nous sommes en train de chercher ». Le Dossier du Maître d’Ouvrage ne nous en apprend pas plus, mais précise que ces 600 à 800 000 tonnes annuelles « seraient si possible valorisés ou utilisés en réhabilitation de carrières existantes », qu’il s’agit donc de trouver. Par un tour de passe-passe sémantique, une zone de décharge de résidus miniers toxiques se retrouve ainsi transformée en « réhabilitation de carrière ».

    Quant à l’eau, en admettant que le procédé de recyclage à hauteur de 90 % fonctionne, les chiffres annoncés par Imerys permettent de faire le calcul suivant : si les 10 % restant représentent 1,2 million de m3, le volume global d’eau nécessaire devrait être de 12 millions de m3, et l’entreprise devrait avoir un approvisionnement initial en eau de cette taille. Mais d’où viendrait cette eau ?

    Je me rapproche pendant le déjeuner du géologue en charge du projet et lui pose la question. Il a l’air surpris et m’assure n’avoir jamais entendu ce chiffre. Il me propose de poser la question à son collègue en charge des études environnementales, ce qu’une collègue journaliste s’empresse de faire. Le salarié semble tout aussi surpris, et affirme : « Je ne sais pas, nous n’y avons jamais réfléchi ».

    Deux mois plus tard, l’entreprise publie un complément d’information sur le site de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Il ne s’agit plus alors de 12 millions, mais de 20 millions de m3 d’eau nécessaires au bon fonctionnement de l’usine de concentration, qui seront prélevés sur différents bassins versants, « bien au-delà du massif de la Bosse. » Je ne peux m’empêcher de m’interroger : cette information aurait-elle été communiquée si nous ne leur avions pas posé la question ?

    Fourni par l’auteur

    3mn pour comprendre les enjeux du débat public !

    Débat mine de lithium Allier : 3mn pour comprendre ses enjeux ! (mars 2024)

    Participer au débat public sur le projet de mine de lithium dans l’Allier jusqu’au 31 juillet

    Donnez votre avis sur le projet de mine de lithium dans l’Allier ! Exprimez-vous à travers les différents outils disponibles : plateforme de participation en ligne, parcours numérique pour donner son avis en 10 minutes, répondeur téléphonique dédié… Vos contributions viendront nourrir le compte-rendu du débat.

    Donnez votre avis sur le projet à tout moment depuis chez vous, jusqu’au 31 juillet
    Il reste trois semaines de débat pour recueillir tous vos avis, questions et suggestions en lien avec le projet d’Imerys ! Une bonne manière de les faire remonter à l’équipe du débat et à la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), c’est en les déposant sur nos outils en ligne.

    De l’ingénierie de la promesse à la rhétorique du projet

    Les sciences sociales ont bien documenté une ingénierie de la promesse dans le contexte du renouveau minier, pour décrire la façon dont des acteurs privés utilisent des gammes d’arguments et des narratifs différents pour convaincre tantôt des investisseurs qu’il s’agit de projets rentables, tantôt des populations et des élus qu’il s’agit de projets de développement du territoire soutenables.

    Si cette ingénierie de la promesse se retrouve sans aucun doute dans le cas du projet EMILI, on peut lui adjoindre une autre stratégie de communication, que l’on pourrait nommer la rhétorique du projet : chaque fois qu’une question d’ordre environnemental appelant légitimement une réponse est soulevée, l’absence de réponse technique est présentée comme un gage de l’ouverture de l’entreprise et de son adhésion au processus démocratique du débat public : « si on avait réponse à tout, c’est que le projet serait déjà entièrement ficelé ».

    Les zones d’ombre les plus inquiétantes doivent donc, tour de passe-passe incroyable, être interprétées plutôt comme un gage que le champ des possibles reste ouvert, et qu’il s’agit bien d’un projet auquel la population peut participer en donnant son avis. Gage qui se matérialise également dans la langue : tous les acteurs font bien attention à parler du projet de mine au conditionnel, et non au futur. Et comme la différence ne s’entend pas toujours à l’oral, la directrice de la communication, Claire Garnier, insiste parfois : « je ferais, A-I-S, hein ? »

    Un projet en cours, soit. L’entreprise ne dit rien, en revanche, des intérimaires qui ont parcouru le territoire durant l’été 2023 pour sonder l’acceptabilité sociale du projet auprès des riverains, notamment à Saint-Bonnet de Rochefort, une commune majoritairement opposée au projet.

    Banderole à St Bonnet. Fanny Verrax, Fourni par l’auteur

    Jacques Morisot, habitant de Saint-Bonnet qui a été interrogé dans ce cadre, explique qu’il s’agissait d’« une technique de « sondage » bien ficelée pour pouvoir argumenter ensuite sur le fait que la population n’est pas vraiment opposée mais, plutôt en attente de quelques réponses techniques. » En effet, les questions fermées ou à choix multiples ne permettent que peu aux sondés d’exprimer leurs doutes. Pour Jacques Morisot, ce « questionnaire partial » commandité par l’entreprise Imerys de façon confidentielle s’apparente à une « transgression au débat public. »

    Un débat asymétrique

    Après le déjeuner, nous allons visiter la carrière actuelle de kaolin. Une jeune géologue d’Imerys nous montre une carotte de mica lithinifère. Elle est enthousiasmée par le projet, et plus encore, par le fait qu’il soit en France.

    « Quand on est géologue, on sait qu’on va devoir partir loin. C’est inespéré pour moi de pouvoir exercer mon métier en France. »

    Plusieurs journalistes notent ses propos : la relance minière, c’est aussi ça, relocaliser des emplois pour lesquels la France offre toujours une formation d’excellence, mais peu de débouchés professionnels ensuite, faute de mine.

    Une carotte de Mica. Fanny Verrax, Fourni par l’auteur

    Un journaliste pose alors une question :

    • Donc ça, c’est une carotte de lithium ?
    • Euh non, pas exactement, c’est une carotte de mica qui contient du lithium.
    • Mais il est où ? Je ne le vois pas !

    C’est que, comme pour la plupart des « métaux de spécialité », la teneur en métal est faible. En l’occurrence, le mica d’Échassières contient de l’oxyde de lithium à hauteur d’environ 0,9 %. Le journaliste a l’air déçu, peut-être s’attendait-il à voir des lingots de lithium ? Cette anecdote met surtout en évidence un élément essentiel : l’irréductible asymétrie du débat.

    Si Imerys n’a pas l’habitude en effet d’être sous les projecteurs, l’entreprise maîtrise en revanche la partie technique du projet bien mieux que la majorité des parties prenantes, et pour cause : quel journaliste, quel élu, quel riverain peut se targuer de comprendre les aspects techniques du projet au moins aussi bien que des ingénieurs et géologues formés et travaillant à temps plein sur le sujet ?

    Si Imerys n’est bien sûr pas responsable de l’asymétrie du débat, on pourrait en revanche attendre de l’entreprise qu’elle avance clairement tous les éléments du dossier, sans attendre la question technique ou critique qui aurait pu ne jamais être posée.

    Une conception très étroite de la responsabilité

    A la rhétorique du projet et au maintien volontaire d’un débat asymétrique s’ajoute enfin un dernier élément dans la stratégie de déresponsabilisation, puisqu’Imerys refuse d’entrer dans le débat sur les usages du lithium qu’elle commercialisera(-it !).

    Au début de la conférence de presse, l’entreprise a commencé par rappeler qu’en France, 30 % des émissions de gaz à effet de serre viennent du transport, et qu’il n’y a « pas beaucoup d’autres possibilités pour la mobilité » que de construire des batteries pour des voitures électriques.

    En deux phrases, on a glissé de la description à l’opinion, du registre descriptif au registre normatif. Oui, c’est vrai, la mobilité reposant essentiellement sur des véhicules thermiques individuels comme c’est le cas aujourd’hui est insoutenable, mais non, la seule alternative n’est pas de remplacer toutes les voitures thermiques par des voitures électriques, une option qui n’est de toutes les façons pas viable au niveau mondial, quand on sait qu’il y a près d’1,5 milliard de voitures en circulation.

    Imerys ajoute néanmoins que « l’électrification n’est pas antinomique avec une réflexion sur les usages », sans pour autant souhaiter s’engager dans cette réflexion, ni pendant la conférence de presse, ni lors de l’ouverture du débat public qui a eu lieu la veille.

    Pour rappel, la justification omniprésente et univoque du projet EMILI est de fournir le lithium nécessaire à 700 000 véhicules électriques par an afin de participer à la transition énergétique.

    Ce chiffre a été obtenu à partir d’un poids moyen des véhicules et des batteries actuellement sur le marché. Or on sait que le lithium nécessaire pour une batterie de grosse berline ou de SUV (10 kg) est deux fois supérieur au lithium nécessaire pour une citadine de poids moyen (5 kg). Poids qui est lui-même 100 fois supérieur au lithium nécessaire pour une batterie de vélo électrique (50 grammes). La mine de lithium d’Imerys pourrait ainsi servir à équiper annuellement 700 000 voitures électriques, ce qui en 25 ans représenterait moins de la moitié du parc automobile français à usage constant, ou alors par exemple 500 000 voitures électriques, et 20 millions de vélos électriques, ce qui participerait d’une transition énergétique soutenable au niveau européen et prenant en compte les autres contraintes physiques de la transition (consommation d’électricité, approvisionnement en autres métaux).

    Mais ces trajectoires alternatives de la transition sont invisibilisées, et ni l’État, ni Imerys ne souhaitent les mettre en débat.

    Dans ce contexte, la position d’Imerys peut bien sûr être considérée en partie comme légitime, dans la mesure où la question des usages finaux concerne les clients des clients d’Imerys, qui, comme l’immense majorité des entreprises minières, commercialise ses produits en « B2B2B2C », c’est-à-dire avec plusieurs intermédiaires entre l’entreprise et le client final. Mais refuser d’entrer dans le débat sur les usages du métal que l’on extrait, c’est participer d’un phénomène de dilution de la responsabilité qui ne peut en aucun cas être considéré comme compatible avec un projet de « mine responsable ».

    Si les « choix structurants » opérés par Imerys permettent en effet de réduire une partie des nuisances, notamment sonores et visuelles du projet EMILI, un projet de mine véritablement responsable s’appuierait également sur ces trois autres piliers que sont : une transparence de l’information permettant aux parties prenantes de s’approprier le sujet sans avoir à « débusquer » les éléments techniques les plus problématiques ; des réponses claires apportées sur la gestion de l’eau et des résidus miniers dès le début du débat public, sans dissimuler les zones d’ombre derrière une rhétorique du projet faussement démocratique ; enfin et surtout, une mise en débat des usages du lithium avec tous les acteurs du territoire, et plus largement, au niveau national et européen.


    Depuis la publication de cet article, un décret paru au Journal Officiel le 7 juillet 2024 a reconnu le projet de mine de lithium à Echassières comme étant “d’intérêt national majeur” (PINM). Ce régime dérogatoire issu de la loi “Industrie Verte” de 2023 permet notamment à l’État (et non à la mairie) de délivrer un permis de construire, et d’accélérer la mise en conformité, quelle que soit l’intensité ou la légitimité des contestations.

    Fanny Verrax, Associate professor in Ecological Transition and Social Entrepreneurship, EM Lyon Business School

    Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.


    Mine de lithium dans l’Allier : un débat déjà tranché ?

    Une page importante du possible renouveau minier de l’Europe se joue aujourd’hui à Échassières. Olivier Chassignole/AFP

    Lucas Miailhes, Institut catholique de Lille (ICL)

    C’est une rencontre qui suscite pêle-mêle espoir, confusion et défiance. Un de ces participants déclarait même le 4 avril dernier, « je crains que bien des choses […] soient déjà réglées en amont de ce débat ». Ce débat, qui se tient depuis le 11 mars et s’achèvera le 31 juillet 2024, c’est celui de la Commission Nationale du débat public (CNDP) sur le projet de mine de lithium à Échassières, dans l’Allier. Sous fond de tension entre opposants et partisans du projet, il mobilise différents imaginaires sur la transition énergétique.

    Car ce projet de mine, baptisé « EMILI » par l’entreprise française Imerys qui en est à l’origine, vise à créer la première mine de lithium en France, un matériau indispensable pour la fabrication de voitures électriques. Avec un investissement d’un milliard d’euros, il prévoit une production annuelle de 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium à partir de 2028, en utilisant une méthode d’extraction souterraine.

    Fourni par l’auteur

    Un débat dans une atmosphère tendue

    Sans surprise, avec de tels enjeux, les discussions se déroulent parfois dans une atmosphère tendue où les positions paraissent difficilement conciliables. Mais le débat n’en demeure pas moins fréquenté avec des salles souvent pleines et environ 150 personnes qui suivent régulièrement en direct les réunions par vidéo.

    Malgré le travail préparatoire de recherche et d’organisation effectué par la CNDP en amont du débat, plusieurs vices de forme ont cependant été relevés par les participants durant les réunions.

    D’une part, la communication d’informations importantes est souvent renvoyée à plus tard. C’est le cas par exemple de l’étude d’impact sur l’eau qui n’a été révélé que tardivement dans le débat.

    Lors de la réunion du 26 mars, un participant se plaignait ainsi :

    « Ce n’est pas la première fois que cela se produit dans ce débat public : on nous dit que nous aurons les éléments plus tard. Alors, à quel moment la décision sera-t-elle prise ? Est-ce qu’il faudra attendre que toutes les études, qu’elles soient sociales ou environnementales, soient terminées après que les décisions et les orientations du projet soient déjà prises ? […] Peut-être aurait-il fallu attendre d’avoir tous les éléments pour mener ce débat public. »

    Imerys s’est alors défendu en invoquant le stade peu avancé du projet qui justifie de ne pas mener les études demandées trop en amont.

    Certains ont pu également regretter la nature peu interactive des échanges. Le manque de micros a limité les interactions directes, et les aspects techniques de la retransmission vidéo ont empêché des joutes verbales intéressantes. Autre frustration relevée, les tentatives d’approfondissement des discussions par les opposants ont souvent été renvoyées à plus tard, sous prétexte que ce n’était pas le sujet du moment.

    Lors de la réunion du 4 avril 2024, en début de séance, des tracts ont ainsi été jetés dans la salle par les opposants au projet. On pouvait y lire une critique du débat de la CNDP comme une forme de « démocratisme appliqué » visant à désamorcer les conflits réels et vivants.

    Dans quelle mesure avons-nous besoin du lithium ?

    Tract distribué lors du débat. Fourni par l’auteur

    Si la forme de ce débat a donc pu susciter quelques tensions, celles-ci n’ont pas manqué d’émerger non plus dans le fonds des discussions. Les opposants et défenseurs du projet se sont notamment affrontés sur les questions des besoins en matériaux, de sobriété, de dépendance aux importations, d’électrification des transports, etc.

    L’enjeu des mobilités de demain a tout particulièrement pris une place centrale dans les discussions car contrairement à d’autres métaux aux usages multiples, le lithium est principalement utilisé pour les batteries des véhicules électriques. La question de l’extraction du lithium est de ce fait étroitement liée à la place de la voiture individuelle dans nos sociétés et à nos modes de mobilité.

    Des associations locales de citoyens, à l’instar de Stop Mines 03 ou Préservons la forêt des Colettes, farouchement opposées au projet, ont à cet égard mis en doute le bien-fondé de la mobilité électrique et les risques environnementaux de l’extraction minière. D’autres voix comme celle des représentants de l’association NegaWatt conditionnent l’exploitation du lithium à la mise en place de mesures de sobriété.

    Selon cette perspective, l’exploitation du lithium devrait se conjuguer à une demande et une utilisation raisonnée des matériaux pour ne pas compromettre la transition énergétique. Ces opposants insistent également sur la nécessité de ne pas résumer la transition écologique à la seule question de la réduction des émissions de carbone. L’impact sur l’eau et sur la biodiversité de l’activité minière est à ce titre largement mentionné par les opposants.

    Du côté d’Imerys et des citoyens favorables au projet, on affirme que, que ce soit avec sobriété ou sans sobriété, l’exploitation du lithium sera nécessaire. Pour eux, les besoins sont avérés et ouvrir une mine de lithium en France doit se faire au plus tôt compte tenu de l’horizon temporel des projets miniers (plus de dix ans sont nécessaires entre la découverte d’un gisement et le début de l’exploitation d’une mine). Il est aussi impératif, ajoutent-ils, d’électrifier nos transports afin d’espérer atteindre les objectifs de réduction des émissions fixés dans le cadre du Pacte Vert Européen pour lutter contre le changement climatique.


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    Alan Parte, représentant d’Imerys affirme ainsi que « 30 % des émissions européennes viennent des modes de transport et l’électrification est la seule alternative crédible. » Pour répondre aux opposants qui invoquent la sobriété, il ajoute « L’électrification des mobilités n’est pas antinomique avec la reconsidération de nos modes de consommation et de transport, de la taille des véhicules ».

    La question de la taille des véhicules dans lesquels le lithium d’Imerys sera utilisé est un autre point sensible du débat. Un rapport de l’ONG WWF France publié le 9 avril 2023 est notamment beaucoup cité par les opposants aux projets car il démontre que les SUV électriques représentent une menace pour la transition énergétique, la construction d’un SUV équivalant à celle de cinq voitures citadines.

    Il s’agissait même d’une des premières questions posées aux représentants d’Imerys lors de l’ouverture du débat public le 11 mars. À la question d’un membre de l’association StopMine03, « Pouvez-vous vous engager à ce que cette production de lithium ne soit pas engagée dans un circuit de consommation qui soit celui des véhicules SUV ? », Imerys répond alors qu’elle ne peut prendre un tel engagement.

    On touche là au cœur du problème pour les opposants. Si Imerys défend la faisabilité de la transition énergétique à travers l’exploitation de la mine d’Echassières, le lithium qu’elle extrait ne peut, pour les opposants au projet, finir dans des SUV. Car si la demande en lithium explose du fait du poids des véhicules électriques trop important alors nous aurons trop peu de lithium pour électrifier le parc automobile.

    Extrait du débat public évoquant la question des mobilités de demain.

    La dimension internationale du débat complexifie davantage les choses

    Si ce dilemme n’est pas tranché, ces discussions entre opposants et promoteurs du projet sont, elles, fort scrutées, notamment au niveau européen, crucial à prendre en compte pour comprendre ce qui se joue à Échassières.

    Car le projet d’Imerys intervient dans un contexte où la sécurité des approvisionnements en minerais critiques est devenue une priorité stratégique en Europe et en France pour assurer la faisabilité de la transition énergétique. En exploitant le lithium sur son sol, la France diminuerait ainsi le risque de tension des approvisionnements sur ce métal qu’elle importe à 100 %.

    Le projet d’Imerys apparaît donc comme un dossier qui pourrait faire jurisprudence et déterminer le futur de l’industrie minière européenne. Cette dernière axe depuis longtemps sa communication sur son rôle essentiel pour extraire les métaux nécessaires à la fabrication des technologies bas-carbone (batteries, éoliennes, etc.). En Europe, les organisations professionnelles à l’instar d’Euromines ont régulièrement alerté sur la dépendance aux importations de l’Europe à l’égard de ses métaux qui devraient s’accentuer avec l’explosion de la demande dans les années à venir. C’est un discours qui a largement été relayé par les organisations internationales. Dans son dernier rapport, L’Agence Internationale de l’Énergie met par exemple en garde sur le fait que les projets d’exploitation en cours ne pourront pas répondre à toute la demande en lithium à mesure que l’électrification des transports s’accélère.

    « Pour adresser le changement climatique et réduire notre consommation d’énergie fossile pétrolière, charbonnière et gazière, nous avons besoin d’énormes quantités de métaux et de minéraux. Une partie sera obtenue grâce au commerce, mais une autre partie importante devra venir de l’exploitation minière nationale au sein de l’UE » déclare de son côté Jan Moström, président d’Euromines.

    Malgré la fermeture de la majorité de ses mines à la fin des années 1990, la France a joué un rôle majeur dans la promotion d’une relance de l’exploitation minière en Europe, poussée par un appel à une approche plus interventionniste pour sécuriser son accès aux matières premières critiques.

    En janvier 2022 l’ancien patron de PSA Peugeot-Citroën, Philippe Varin, remettait par exemple pour cela un rapport au gouvernement français sur la « sécurisation de l’approvisionnement de l’industrie en matières premières minérales ». Il y préconisait que l’Europe exploite toutes ses ressources minérales nationales de manière « responsable » pour réduire les dépendances stratégiques et soutenir la transition verte.

    Enfin, la régulation européenne sur les matières premières critiques (CRMA) proposée par la Commission européenne dès mars 2023 fixait elle l’objectif suivant : 10 % des matières premières consommées en Europe devront être extraites sur le sol européen.

    Cette législation a le potentiel d’accélérer le développement de l’industrie minière en Europe après des décennies de léthargie. Car elle vise à désigner certains « projets stratégiques » comme étant d’un « intérêt public supérieur », ce qui, en plus de faciliter l’accès à des financements publics, accélérerait le processus d’autorisation en contournant potentiellement certaines garanties environnementales. Cette notion de projet stratégique pourrait de surcroît autoriser les entreprises à passer outre les préoccupations environnementales et sociales.

    Bruno Le Maire a annoncé l’application CRMA à l’échelle nationale en avril 2024. Il assure que cette simplification « permettra de diviser par deux les délais d’instruction et de gagner plus de 6 mois en moyenne par projet. » Bien que la future mine d’Imerys ne soit pas désignée (pour l’instant) comme projet stratégique, le débat offre un avant-goût des tensions qui traverseront les futures ouvertures de mines en Europe.

    Aligné sur ses engagements européens, l’État français apporte un soutien ferme au projet Imerys, qui se présente comme un élément clé de la relance de l’industrie minière en Europe.

    Ce soutien public pose néanmoins la question de l’utilité du débat avec une multitude d’enjeux qui dépasse largement le cadre du projet. S’exprimant à ce sujet, Antoine Gatet, représentant de France Nature Environnement, se montrait quelque peu amer :

    « J’aurais quand même préféré, je le dis parce que ça me choque à chaque fois, que le ministre de l’Industrie n’annonce pas l’ouverture d’une usine de lithium avant de faire le débat public. C’est très difficile pour nous de pouvoir faire vivre le débat démocratique quand les acteurs publics ont déjà annoncé que de toute façon on allait le faire. […] »

    Lucas Miailhes, Doctorant en Science Politique/Relations Internationales, Institut catholique de Lille (ICL)

    Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.


    Mine de lithium dans l’Allier : l’importance du passé minier dans l’accueil local du projet

    Le village d’Échassières, 370 habitants, est devenu le centre du possible renouveau minier français. Valentin Caball, Author provided

    Violeta Ramirez, Université Savoie Mont Blanc

    « Tant qu’il y a l’école, il y a de la vie dans un village. Quand il n’y a plus d’école… Les autres villages sont morts aux alentours ». Voici comment Jeanne*, aide à domicile de 53 ans, se rassure quant à la survie de son village, Échassières, une commune de 370 habitants dans l’Allier, à 60 kilomètres au nord de Clermont-Ferrand.

    De fait, Échassières ne compte pas qu’une école ; on y trouve aussi un bar-restaurant, une boulangerie, une boucherie, une épicerie, un salon de coiffure et une boutique de vêtements. De quoi susciter l’envie d’autres petits villages. « Une ancienne maire a œuvré pour maintenir les commerces. Et elle a bien fait parce que ça maintient le village et l’école, et ça, ça attire des jeunes un petit peu », explique Jeanne.

    Mais un autre facteur entre aussi en ligne de compte pour expliquer la vivacité de ce village : « Il y a beaucoup de minerais ici », reconnaît Jeanne.

    Depuis le XIXe siècle, Échassières jouit effectivement des retombées de l’exploitation du kaolin, matériau utilisé pour la porcelaine et le carrelage, extrait du massif granitique de La Bosse. Entre 1913 et 1962, on y a également extrait en galeries souterraines du tungstène, du tantale et de l’étain.

    Depuis peu, une nouvelle page minière semble s’écrire. En octobre 2022, Imerys, multinationale spécialisée dans les minéraux industriels, a annoncé l’ouverture d’une mine de lithium. Elle devrait se situer, en souterrain, sous la carrière des Kaolins de Beauvoir, propriété d’Imerys depuis 2005.

    Candidement baptisé « EMILI » (pour exploitation de mica lithinifère), le projet s’annonce pourtant titanesque : 2,1 millions de tonnes de roches seront extraites, broyées et traitées chaque année afin de produire les 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium qui serviront principalement à la fabrication de batteries électriques ; pour cela, quatre sites industriels seront nécessaires, répartis sur trois communes ; et l’ensemble des processus appellera, selon le maître d’ouvrage, une consommation de 1,2 million de mètres cubes d’eau par an. De quoi susciter, à minima, quelques questionnements environnementaux sur lesquels s’est construit un réseau local d’opposition.

    Mais dans le village d’Échassières, cette mine d’importance européenne fait, en grande partie, l’objet d’un accueil favorable, comme nos enquêtes** respectives ont pu nous le dévoiler. « Je ne vois pas l’intérêt d’aller contre tout. Il faut avancer, on n’a pas le choix. On a quand même voté pour des personnes pour qu’elles prennent les décisions. Bah, on les respecte », affirme Xavier, 33 ans, technicien agricole. Il poursuit :

    « De l’eau, il en faut pour tout. Une industrie, n’importe laquelle, consomme de l’eau. Je ne vois pas pourquoi eux [Imerys], ils n’auraient pas le droit. Ce qui compte c’est de ne pas faire n’importe quoi. »

    Comme nous l’ont révélé les échanges et entretiens menés sur le terrain, cette adhésion majoritaire au projet d’extraction de lithium de la population d’Échassières ne peut se comprendre qu’en revenant sur l’histoire minière du territoire, qui a profondément marqué sa population.

    Le passé minier

    Depuis le XIXe siècle, le kaolin est extrait du granite de la Bosse au sein de plusieurs carrières. Au XXe siècle, à la veille de la Première Guerre mondiale, l’exploitation du tungstène se met en place à travers la Compagnie minière des Montmins et se poursuit jusqu’en 1962.

    Kaolins James, autour de 1950. Archive famille Delange

    Ces activités extractives permettent aux jeunes générations de familles paysannes d’accéder à de nouveaux emplois, industriels et souvent mieux payés, sans quitter leur village. « On était quand même avantagé avec le statut des mineurs » se souvient André, 95 ans, une des dernières personnes encore en vie à avoir travaillé à la mine de tungstène.

    « On avait droit au chauffage, on avait droit à l’indemnité de transport, on avait droit à des avantages qu’il n’y avait pas trop dans d’autres sociétés », poursuit-il.

    Sept bistrots, trois classes d’école, de nombreux commerces et huit cents habitants : l’époque de la mine résonne comme un âge d’or pour le village, qui compte aujourd’hui moitié moins d’habitants et plus qu’une seule classe d’école.

    Avec l’agriculture, l’activité minière a fait vivre économiquement et socialement le village. Elle a intégré l’identité culturelle de ses habitants, comme l’atteste Sylvie, 83 ans, qui déclare « notre identité, c’est la richesse du sous-sol ». Le récit des travaux et des hauts-lieux de la mine (les galeries, les anciennes carrières, l’extraction, le transport, la laverie) a été transmis par les mineurs à leurs filiations, et l’ensemble de la population s’est approprié cet héritage.

    Cette mémoire a engendré une vision locale de ce qu’est l’identité du territoire, centrée autour de la richesse minéralogique. Elle est partagée par les familles anciennes mais aussi par celles et ceux qui, arrivés plus tard, accueillent cette histoire – et les bénéfices qui en résultent.

    Un musée vient couronner cette patrimonialisation, Wolframines, situé au sommet du massif de La Bosse, où on raconte et illustre la minéralogie du secteur et l’histoire de son exploitation. Echassières, janvier 2023. Valentin Caball, Author provided

    Car l’exploitation minière a laissé un autre héritage à la commune : une certaine aisance financière permettant un dynamisme local. Grâce aux taxes professionnelles des différentes exploitations, la commune a pu investir dans l’achat des bâtiments des commerces et faciliter leur continuité. Néanmoins, la propriété foncière n’assure pas la pérennité de ces commerces ; elle dépend de la clientèle, c’est-à-dire du nombre d’habitants.

    La ruralité en péril

    Or, suite à la chute des cours du tungstène, la mine des Montmins ferme en 1962, produisant une forte baisse démographique de la population du village.

    En parallèle des fermetures de la mine et de certaines carrières, la modernisation du monde agricole n’a pas aidé à retenir les populations actives dans les campagnes. La mécanisation de l’agriculture a réduit les besoins en main-d’œuvre ; l’agrandissement des exploitations a resserré le nombre de propriétaires. Des douzaines de familles paysannes que comptait Échassières dans la seconde moitié du XXe siècle, il n’en reste qu’un tiers environ.

    Dans la campagne aux alentours d’Echassières, il n’est pas rare de croiser des corps de ferme abandonnés, vestige d’une époque où les familles paysannes étaient plus nombreuses. Echassières, février 2024. Valentin Caball, Author provided

    Certes, Échassières, comme les autres communes voisines, accueille quelques nouveaux habitants, surtout depuis la pandémie de Covid-19, mais cela se fait au compte-goutte. La plupart d’entre eux viennent chercher en zone rurale le calme et la (re)connexion avec la nature qui manquent en ville, certains étant même engagés dans des projets de production écologique. Ces habitants se trouvent souvent du côté de ceux qui contestent le projet de mine de lithium.

    « On voulait partir à contre-courant de ce monde, en se disant qu’on ne pourrait pas le combattre dans un milieu urbain. On s’est dit qu’ici [Echassières] on allait avoir une vie simple, plus proche de la nature. Et on se prend la grosse claque de se dire que ça va être l’endroit le plus pollué qu’on a choisi », explique Florence, 41 ans, installée récemment avec sa famille à Échassières après une vingtaine d’années passées dans une grande métropole.

    Ce type de migration choisie, ainsi que l’activité touristique autour du patrimoine et du paysage montagneux locaux, pourraient être impactées si le projet de mine aboutissait.

    Cependant, pour la plupart des Échassiérois et Échassiéroises, l’ouverture d’une nouvelle mine représente l’espoir de voir de nouvelles familles s’installer, qui feront vivre les commerces et inscriront leurs enfants à l’école. Imerys a de fait annoncé la création de 1 500 emplois dans l’Allier et le Puy-de-Dôme, dont plusieurs centaines localement. Une communication convaincante puisque, d’après les échanges que nous avons eu avec la population locale, l’envie de perpétuer la vie villageoise compte bien plus dans l’accueil optimiste du projet, qu’un espoir dans la transition énergétique et dans l’électrification de la mobilité. Ce groupe d’habitants relativise les inquiétudes environnementales suscitées par le projet.

    Tous les matins, des habitants se réunissent au Ris Blanc, le café-restaurant du village. Pour la plupart, ils ont grandi à Echassières et y vivent toujours. Echassières, juin 2023. Valentin Caball, Author provided

    Les contestations à la mine et l’autre héritage minier

    Pourtant, le passé minier du village n’a pas seulement laissé comme trace celle d’une richesse relative, il a aussi confié aux habitants un autre héritage. Au Mazet, là où se situent les ruines de la laverie, les sols ont été sévèrement pollués à l’arsenic, selon un rapport émis par Géodéris. Par endroits, les taux de concentration sont sept fois plus élevés que le seuil prévu par la Haute Autorité de Santé. Une pollution qui persiste, soixante ans après la fermeture de la mine, pourtant minuscule en comparaison de celle à venir (en une cinquantaine d’années d’exploitation, la Compagnie minière des Montmins a produit 6000t de concentré de tungstène).

    La Dune : un tas de résidus miniers chargés en arsenic. Il a été abandonné à la nature suite à la fermeture de l’ancienne mine de tungstène. Aujourd’hui d’une quinzaine de mètres, la Dune était autrefois deux à trois fois plus haute d’après les habitants du village. Elle a été en partie balayée par les vents. Echassières, novembre 2022. Valentin Caball, Author provided

    Certes, il existe bel et bien un mouvement d’opposition locale au projet de lithium, organisé principalement autour de l’association Préservons la forêt des Colettes et des collectifs Stop Mines 03 et Chargement de Lithium à St Bonnet de Rochefort, Non Merci !

    Panneau à Saint Bonnet de Rochefort, juillet 2023.  Violeta Ramirez, Author provided

    Lors des rencontres de l’actuel Débat Public au sujet du projet EMILI, ces organisations, ainsi que d’autres du ressort national telle que France Nature Environnement, font entendre leurs craintes par rapport aux impacts environnementaux. Elles exigent des réponses en ce qui concerne la consommation d’eau, la pollution des sols, et la perturbation du sous-sol et du paysage ; et contestent également « la mine et son monde », c’est-à-dire, les besoins en lithium et la ruée minière résultant d’un mode de vie trop consumériste.

    Rencontre du Débat public à Echassières le 26 mars 2024. Des représentants de la DREAL, de la Commission Nationale du Débat Public et d’IMERYS font face aux questions du public, principalement habitants d’Echassières et des communes autour. Violeta Ramirez, Author provided

    Mais qu’il s’agisse des exploitations futures ou des exploitations passées, la vision dominante à Echassières met à distance la question des conséquences environnementales. Dans ce village, très peu sont celles et ceux qui évoquent spontanément les pollutions liées à l’ancienne mine de tungstène ; on préfère se remémorer cette période comme l’âge d’or du village ; quant au futur, on accepte plutôt facilement l’idée d’une mine réinventée et responsable. Toutefois, il est légitime de se demander si EMILI, le fer de lance du renouveau minier en France, permettra à son tour de préserver la vie villageoise ou, au contraire, la mettra en péril.


    *Les prénoms ont été changés pour respecter l’anonymat des propos.

    **Les auteurs ont mené, de manière séparée, des enquêtes de terrain à Echassières depuis le début de 2023 jusqu’à aujourd’hui. Violeta Ramirez a mené une enquête ethnographique filmée dans le cadre du projet de recherche TRAM du Labex ITTEM ; enquête qui a donné lieu au documentaire Transition sous tension (2024, 52 minutes). Valentin Caball a réalisé un photoreportage sur la culture locale de cet ancien bassin minier, duquel il a tiré sa série photographique « Wolfram, la bave du loup ».

    Violeta Ramirez, Anthropologue, chercheur postdoctoral sur la transition et la sobriété énergétiques, Université Savoie Mont Blanc

    Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

    Une initiative du Pacte mondial des Nations Unies pour accélérer la réponse du secteur privé au défi des Objectifs de développement durable

    À l’occasion des Rencontres économiques ce week-end à Aix en Provence, Sanda Ojiambo, Sous-secrétaire générale des Nations Unies en charge du Pacte mondial, a officiellement lancé en France Forward Faster, une initiative qui invite les entreprises à renforcer leur action en faveur du développement durable, en prenant des engagements ambitieux et mesurables dans cinq domaines prioritaires : Égalité des sexes, Action climatique, Salaire décent, Résilience à l’eau, Finance durable. 5 guides d’action pour aller plus vite et plus loin !

    Les Objectifs de développement durable ne sont pas sur la bonne voie

    Adoptés en 2015 par l’ONU, les 17 Objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD) mobilisent États, société civile et entreprises autour d’un Agenda commun pour les populations, pour la planète, pour la prospérité, pour la paix et par les partenariats.

    Selon les derniers chiffres de l’ONU, l’atteinte des Objectifs d’ici 2030 est plus que menacée, seulement 17% des cibles des ODD étant sur la bonne voie. Les progrès sont minimes ou modérés sur près de la moitié des cibles. Pour un tiers d’entre elles, les objectifs stagnent voire régressent. L’impact de la pandémie du COVID-19, les conflits, tensions géopolitiques et les impacts du changement climatique ont en effet entravé la dynamique de progrès mondiale.

    La confiance dans le secteur privé en tant qu’agent transformateur de la société demeure relativement
    forte. Cette confiance ne peut se développer si les employés sont confrontés à des conditions de travail
    précaires : les entreprises doivent s’engager à payer un salaire décent et à respecter et promouvoir les droits des travailleurs.

    Sanda Ojiambo, Sous-secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive du Pacte mondial des Nations Unies

    Forward Faster, pour accélérer la réponse du secteur privé au défi des ODD

    Face à cette urgence, le Pacte mondial des Nations Unies a identifié cinq domaines prioritaires d’engagement sur lesquels les entreprises peuvent avoir un impact rapide et significatif : égalité des sexes, climat, salaire décent, résilience à l’égard de l’eau et finance durable.

    L’initiative Forward Faster vise à inciter davantage d’entreprises à mettre en œuvre des mesures crédibles et ambitieuses, d’ores et déjà prises par 116 entreprises pionnières. À titre d’exemple, la France est le pays disposant du plus grand nombre d’entreprises engagées sur la thématique du salaire décent, avec Michelin, L’Oréal ou encore Danone.

    Trois exemples d’engagements pionniers :

    • Avoir 100 % de leurs employés percevant un salaire décent d’ici à 2030 : 39 entreprises françaises
    • Se fixer des cibles d’émissions de CO₂ conformes à la trajectoire 1,5 °C : 96 entreprises françaises
    • Égalité des genres : verser un salaire égal pour un travail de valeur égale d’ici 2030 : 30 entreprises
      françaises

    5 domaines d’action

    Ces 5 domaines d’action ont été sélectionnés car ils ont le pouvoir d’accélérer les progrès dans l’ensemble des 17 objectifs de développement durable et sont ceux dans lesquels le secteur privé peut collectivement avoir l’impact le plus important et le plus rapide d’ici 2030.

    Égalité des sexes

    Au rythme actuel, il faudra plus de 169 ans pour parvenir à l’égalité des sexes en termes d’autonomisation économique et de participation des femmes.

    Lorsque les femmes sont autonomisées et incluses, les économies se développent, les communautés prospèrent et les entreprises prospèrent.

    Action climatique

    Afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels, nous devons réduire les émissions de moitié d’ici 2030. 

    Prendre des mesures pour le climat contribuera à pérenniser votre entreprise.

    Salaire décent

    Aujourd’hui, on estime que plus d’un milliard de travailleurs dans le monde – 1/3 de tous les travailleurs – gagnent moins que ce dont ils ont besoin pour pouvoir vivre décemment.

    Garantir un salaire décent à l’ensemble de votre personnel réduit les inégalités et construit des chaînes d’approvisionnement plus résilientes.

    Résilience à l’eau

    À l’heure actuelle, plus de 2 milliards de personnes manquent d’eau potable. On estime qu’il y aura un écart de 40 pour cent entre l’eau disponible et la demande en eau d’ici 2030.

    Renforcer la résilience à l’eau au sein de votre organisation peut améliorer les performances de l’entreprise et accélérer la croissance.

    Finance durable

    Le monde devra dépenser entre 3 000 et 5 000 milliards de dollars par an pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici 2030.

    L’alignement des stratégies financières sur les ODD ouvre de nouvelles possibilités de revenus.


    Je me réjouis que les entreprises françaises s’engagent avec conviction au sein de Forward Faster et
    que notre réseau se situe parmi les plus avancés dans l’initiative. Cette mobilisation démontre que le
    progrès économique peut – et doit – aller de pair avec la responsabilité sociale et environnementale. La pérennité économique des entreprises repose sur des sociétés justes et durables.

    Nils Pedersen, Délégué général du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France

    Conseils pour préserver la biodiversité pendant vos aventures de plein air

    Ça y est, c’est l’été ! Fini le « métro boulot dodo », bonjour les vacances et bienvenue à l’aventure sur les sentiers ! Les plus chanceux et chanceuses sont déjà en train de boucler leur sac à dos et d’empoigner leurs topos, prêts à arpenter les sentiers, à se reposer à l’ombre d’un arbre en mangeant une tranche de fromage. Ça tombe bien, Mon GR, le site de la randonnée itinérante nous rappelle quelques conseils pour randonner cet été tout en respectant l’environnement.

    la randonnée est un sport de nature et qui dit sport de nature dit préservation de l’environnement et de la biodiversité !

    https://www.mongr.fr/
    Les bons réflexes en rando

    Pour minimiser notre impact sur l’environnement, il est impératif de respecter quelques conseils simples et efficaces à mettre en œuvre :

    Rester sur les sentiers balisés

    Les bénévoles de la Fédération Française de Randonnée œuvrent toute l’année pour nous offrir un balisage tout neuf, facile à repérer et à suivre. Alors ce serait dommage de s’en priver ! Surtout que ces sentiers balisés sont réfléchis, pensés et conçus pour minimiser l’impact humain sur l’environnement.

    En restant sur ces chemins, vous évitez de piétiner la végétation fragile et de perturber les habitats naturels des animaux.

    Des fonctionnalités pour enrichir votre expérience rando !

    Il est également possible de s’aider de cartes, topoguides ou applications de randonnée (par exemple MaRando…) mais assurez-vous que les applications sont bien à jour pour éviter de vous perdre. Et suivez en priorité le balisage !

    Emporter ses déchets

    Le mot d’ordre de tout randonneur : ne laisser aucune trace !

    Il faut qu’on ne puisse pas savoir ni voir que vous êtes passés par là ! Alors pensez à ramasser vos déchets, même les trognons de pomme ou les noyaux d’abricot. Tous ces déchets nuisent à la faune et à la flore, et peuvent mettre des années à se décomposer.

    Et n’hésitez pas non plus à ramasser des déchets si vous en trouvez sur votre chemin, la nature vous remerciera. On emballe le tout dans un sac réutilisable jusqu’à la prochaine poubelle et on continue son chemin !

    Ne pas cueillir les fleurs ou les plantes

    C’est très tentant, les fleurs sauvages et les plantes de montagne sont magnifiques et on peut être tenté d’emporter un petit souvenir de cette magnifique randonnée faite sur le GR®5 sous un soleil radieux. Mais les fleurs et les plantes font partie intégrante de l’écosystème et certaines espèces peuvent être rares ou protégées. Les cueillir peut perturber l’équilibre écologique. Et le crédo du randonneur est : ne pas laisser de trace !

    Alors si vous voulez garder un souvenir de ces superbes gentianes jaunes croisées sur votre chemin prenez une photo ou sortez votre carnet de randonnée pour la dessiner !

    Respecter la faune

    Cela va de soi, mais il vaut mieux parfois trop de rappels que pas assez :

    les animaux que vous croiserez (peut-être) sur votre chemin peuvent être stressés par la présence humaine.

    Les déranger peut perturber leurs habitudes alimentaires, de reproduction et de repos. Alors on les observe de loin, on ne les nourrit jamais et on évite de faire trop de bruit.

    Bivouac et lacs

    Quelques conseils pour tous les adeptes de bivouac :

    • Se renseigner en amont sur les lieux où il est possible et autorisé de faire du bivouac
    • Appliquer le principe du « ne pas laisser de trace »
    • Ne pas faire de feux de camp
    • Ne pas faire de bruit
    • Ne pas se baigner dans les lacs de montagne (c’est très tentant, ils sont magnifiques, mais comme pour les fleurs, vous les prenez en photos ou vous les dessinez dans votre super carnet de randonnée)
    • Ne pas laver sa vaisselle ou son linge dans les lacs de montagne
    • Utiliser des produits nettoyants les plus naturels possibles

    Enfin à l’heure où les réseaux sociaux permettent de partager à tous et à toutes nos belles aventures sur les sentiers, et en ces périodes de fortes fréquentations des milieux naturels, évitez autant que possible de partager vos localisations pour éviter un afflux important de personnes au même endroit.

    Si vous rencontrez un problème ou une anomalie sur votre chemin (défaut de balisage, arbre tombé, chemin bloqué), signalez-le sur le site ou l’application Suricate

    En adoptant ces gestes simples mais efficaces nous pouvons tous et toutes contribuer à la protection de l’environnement.

    Alors empoignez vos sacs à dos et vos chaussures et partez à la découverte de toutes les richesses de la terre en faisant attention à elle !

    Ces conseils ne sont pas exhaustifs ! N’hésitez pas à aller consulter la Charte du Randonneur ICI pour avoir encore plus de précisions sur la préservation de l’environnement pendant vos randonnées ! 


    En cas de rencontre avec un ours brun

    Quel comportement adopter en cas de rencontre avec un ours brun ?

    Retrouvez ici quelques consignes à connaître, établies dans le cadre du groupe Ours, pastoralisme et activités de montagne piloté par le Préfet de région Occitanie. Le Comité Régional participe aux travaux menés notamment au sein du groupe de travail “sécurité en montagne” animé par la DREAL Occitanie.

    En cas de rencontre avec un patou

    Quel comportement adopter en cas de rencontre avec un patou ?

    Promeneurs, randonneurs, vous pouvez rencontrer des chiens de protection dans les Pyrénées.
    Ce sont de gros chiens blancs qui montent la garde dans les troupeaux de moutons. D’origine pyrénéenne où ils sont appelés “pastous” (du vieux français “pastre”,berger), ils ont longtemps aidé les bergers à protéger leurs troupeaux. Ils font partie intégrante du patrimoine pastoral français.


    N’hésitez pas également à aller faire un tour sur les sites des parcs naturels, vous y trouverez de nombreux conseils et informations sur ce qu’il est possible de faire ou pas pendant une randonnée ! 

    Le logo Esprit parc national accompagné du nom du parc national est apposé sur les produits et services. Crédit : Olivier Debuf / OFB
    Le réseau des Parcs se constituent de 58 Parcs naturels régionaux. Cette carte interactive propose, en quelques clics, un tour de France de ces territoires pour mieux les comprendre et les connaitre.

    Ensemble 2/3 contre l’extrême droite et pour la liberté, l’égalité, la démocratie, la solidarité et l’État de droit !

    Un appel à la mobilisation de toutes et tous pour battre l‘extrême droite lors des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 et porter ensemble des mesures concrètes de solidarité, d’égalité et de justice, à l’initiative de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Cimade, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Fédération des acteurs de la solidarité (Fas), Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF), Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Abbé Pierre (FAP), Greenpeace France, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Oxfam France, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la Magistrature (SM), Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), Union syndicale Solidaires

    Appel commun

    Nous, syndicats et associations, avons décidé d’agir ensemble sur tous les territoires pour battre l‘extrême droite lors des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 et porter ensemble des mesures concrètes de solidarité, d’égalité et de justice. Nous en appelons à la mobilisation de toutes et tous.

    La victoire des extrêmes droites aurait les mêmes conséquences dramatiques que celles qu’on a pu voir là où elles ont pu gouverner ou gouvernent. Aux Etats-Unis de Trump, dans la Russie de Poutine, la Hongrie de Orban, l’Argentine de Milei, la Pologne du PiS, l’Italie de Meloni, la liberté est piétinée, les droits ont été bafoués, les services publics et les politiques sociales, étranglés. Dans tous ces pays, la violence, la haine de l’autre ont remplacé les valeurs d’égalité, de solidarité, de fraternité.

    Nous devons tout faire pour éviter que cela ne nous arrive.

    Certes, la défaite des extrêmes droites ne suffira pas à garantir la mise en œuvre de politiques publiques répondant aux inégalités, injustices, et à l’urgence sociale et environnementale. Mais sa victoire en compromettrait radicalement la perspective.

    La communauté 1% for the Planet appelle à voter pour le Vivant
     Afin d’alerter sur la place déterminante que la cause environnementale doit conserver dans les choix démocratiques, la tribune « Votons pour le Vivant«  initiée par 1% for the Planet a déjà reçu plus de 500 signatures. Parmi les signataires, plus de 200 entreprises de toutes tailles et 182 associations françaises.

    Le recul des droits, la régression des libertés auxquels nous avons assisté ces dernières années, les choix politiques tournant le dos au progrès social, la maltraitance des précaires, l’abandon des services publics, le mépris des mouvements sociaux d’ampleur, comme le combat contre la réforme des retraites, constituent le terreau sur lequel l’extrême droite a prospéré.

    Battre l’extrême droite dans les urnes, combattre son projet raciste doit se conjuguer à l’émergence d’un changement profond, de ruptures sociales et écologiques et d’effectivité des droits.

    Il est donc crucial que chacune et chacun trouve dans l’exercice électoral le prolongement des mobilisations et aspirations communes. Une réponse de l’ensemble des forces politiques considérant que les droits sont les mêmes pour toutes et tous est indispensable.

    Greenpeace soutien le Nouveau Front Populaire
    Élections législatives : notre futur se joue maintenant !
    « L’extrême droite, une menace ultime pour notre avenir »

    Nous, syndicats et associations, serons exigeants pour que les réponses que nous portons pèsent aujourd’hui et demain dans un dialogue social et civil effectif.

    Dans la société que nous voulons, la liberté, l’égalité, la démocratie, la solidarité et l’État de droit ne sont pas des mots vides de sens mais les principes mêmes qui organisent notre vie commune, notre avenir commun. Sur ces bases, face aux tenants de la haine, du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme, de la LGBTQI+phobie, de la régression sociale, et de la destruction du vivant : des alternatives de rupture sont nécessaires.

    Ensemble, nous en appelons à la mobilisation citoyenne. Sans attendre, nous appelons à participer dès ce week-end à toutes les manifestations partout en France.

    Un appel à l’initiative de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Cimade, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Fédération des acteurs de la solidarité (Fas), Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF), Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Abbé Pierre (FAP), Greenpeace France, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Oxfam France, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la Magistrature (SM), Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), Union syndicale Solidaires

    Autres signataires :

    AC ! Agir ensemble contre le chômage, ActionAid France, Action catholique ouvrière, Action contre la faim, Action Justice Climat, Action non-violente COP21 (ANV-COP21), Accueil coopération insertion pour les nouveaux arrivants (Acina), Accueil des migrants (Ami) au pays de Pouzaugues, Accueil Montauriol, Agir pour la réinsertion sociale 95 (ARS95), Agir pour l’environnement, Ahlis 46, Alerte des médecins sur les pesticides, Alice Guy production, Alliance des associations intermédiaires Occitanie, Alliance citoyenne Justice ensemble, Alliance des femmes pour la démocratie, Alternatiba, Alynea – Samu social 69, Amitié et coopération France-Cameroun, Anef Provence, Animafac, Antony Terre Citoyenne, APF France handicap, Apige, Archipel de l’écologie et des solidarités, Asile Asso, Arc Essentiel, Association Abraham Mazel, Association Accompagnement Recherche Education Solidarité (AARES), Association d’accueil des demandeurs d’asile de Mulhouse, Association Arto, Association Ay Carmela, Association Causons, Association contre le colonialisme aujourd’hui (ACCA), Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (Asdhom), Association de défense de l’environnement de Migné-Auxances (Adema), Association Espace Femmes Geneviève D., Association des femmes de l’Europe méridionale (Afem), Association femmes, Association française des infirmier(e)s de cancérologie, Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France-Palestine Solidarité (AFPS), AFPS 46, Association internationale de recherche en didactique du français (AIRDF) – section française, Association des Marocains en France (AMF), Association montalbanaise d’aide aux réfugiés (Amar), Association mortainaise d’accueil et d’aide aux réfugiés, Association nationale des personnels de l’action sociale en faveur de l’enfance et de la famille (Anpase), Association nivernaise d’accueil et de réinsertion (Anar 58), Association Pacco, Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection (Apardap), Association Porte accueil RHP, Association de prévention spécialisée nationale (APSN), Association des professeurs d’histoire-géographie (APHG), Association de promotion des cultures et du voyage, Association nationale d’assistance aux frontières pour les personnes étrangères (Anafé), Association nationale des villes et territoires accueillants (Anvita), Association pour l’accueil des travailleurs et des migrants (AATM), Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et trans à l’immigration et au séjour (Ardhis), Association de sauvegarde et de la protection de l’environnement de Coussay-les-Bois et sa région thermale (ASPECT), Association de solidarité avec tous les immigrés (Asti) Aix-en-Provence, Association pour le tourisme équitable et solidaire (Ates), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association Tissé Métisse, Association Touselle, ATD Quart Monde, Ateliers Spire Création, ATMF Gennevilliers, Attac, Attac Flandre, Attac Rennes, Audacia, Autres Brésils, Autremonde, Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Banta, Bellidée, Benevolt, Bio Consom’acteurs, Cap Ose, CARE France, Carrefour citoyen de Venelles et du pays d’Aix, Carton plein, Cant’Orbrie, Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active (Cemea), Cemea Ile-de-France, Cent pour un toit Oise, Centre Primo Levi, Centre social et culturel du pays corbigeois, Centre socioculturel Etincelles, Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Centre social de Pouilly, Cercle Condorcet de Paris, Cercle de silence de Tours, Chaîne de solidarité du Mortainais, Chrétiens-migrants, CliMates, Club de prévention d’Epernay, Coalition Eau, CoLi’Brie, Collectif Accès aux droits, Collectif AGIR du pays d’Aix, Collectif des associations citoyennes (Cac), Collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites, Collectif catholique P.A.I.X, CCFD-Terre Solidaire, Collectif Changer de cap, Collectif citoyen chatenaisien, Collectif citoyen de Jouques, Collectif Droits des femmes et plus 14, Collectif inter-urgences, Comité d’action et de promotion sociales (Caps), Comité d’amis Emmaüs 43, Comité ivryen pour la santé et l’hôpital public, Collectif national droits de l’Homme Romeurope, Collectif NousToustes31, Collectif saint-lois d’aide aux migrants, Comité Palestine 47 AFPS, Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep), Comité pour le respect des libertés et des droits humains en Tunisie (CRLDHT), Comité Marche du 23 mai 1998 (CM 98), Comité pour la santé des exilés (Comede), Commerce équitable France, Confédération internationale solidaire et écologiste (Cise), Confédération nationale du logement (CNL), CNL Val de Marne, Confédération paysanne, Confédération syndicale des familles (CSF), Conseil départemental des associations familiales laïques 70 (CDAFAL 70), Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Conseil national de la nouvelle résistance (CNNR), Construire ensemble la politique de l’enfance (CEP-Enfance), Convergence de défense et développement des services publics, Convention pour la 6° République (C6R), Coop 5 pour 100, Coordination antifasciste pour l’affirmation des libertés académiques et pédagogiques (Caalap), Coordination française pour le lobby européen des femmes (Clef), Coordination mobile accueil orientation Lille Métropole (CMAO), Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Coordination nationale Pas sans nous, Coordination solidarité exilés 14, Copainville, Culture de Palestine, Culture XXI, Cultures du cœur 82, Dédale 33, Défense des enfants international – France (DEI-France), Droit au logement (Dal), Droits ici et là-bas (Diel), Droits d’urgence, Ecofestival Ca marche Parthenay, Ecrivaines et écrivains associés du Théâtre Atlantique (EAT-Atlantique), Elena France, Employeurs du lien social et familial (Elisfa), Emmaüs Connect, Emmaüs International, Emmaüs France, Emmaüs Angoulème-Cognac-Confolens, Emmaüs Bussières et Pruns, Emmaüs CEP, Emmaüs Charente, Emmaüs Lespinassière, Emmaüs de la Mayenne et du castelbriantais, Emmaüs Niort-Prahecq, Emmaüs Peupins, Emmaüs Pontivy, Emmaüs Roya, Emmaüs Ruffec, Emmaüs St-Paul-lès-Romans, Emmaüs Solidarité, Enercitif, Enfance et musique, Enfance Réseau Monde/Services (ERM/S), Espace de soutien aux professionnels de l’accueil et du conseil aux étrangers (Espace), Etincelles, Ethnoart, Exod, Experts-Solidaires, Extinction Rebellion France, Fas Bretagne, Fas Paca Corse, Fas Pays de la Loire, FCSF du Bas-Rhin, FCSF de la Réunion, Fédération Addiction, Fédération Artisans du monde, Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Fédération des mutuelles de France, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fédération Etorkinekin Diakité, Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Fédération nationale d’agriculture biologique, Fédération nationale des arts de la rue, Fédération nationale des Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les gens du voyage (Fnasat-Gens du voyage), Fédération nationale des Francas, Fédération nationale de la libre pensée (FNLP), Fédération nationale des Samu sociaux (FNSS), Fédération régionale des maisons des jeunes et de la culture Bretagne – Pays de la Loire, Fédération Santé Habitat, Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), Femmes Egalité, Femmes plurielles, Foodwatch France, Fondation Copernic, Fondation Danielle Mitterrand, Fondation des femmes, Foyer Accueil chartrain, Français Langue d’accueil (FLA), France Amérique latine, France Fraternités, France Libertés Gironde, France Nature Environnement, France terre d’asile, Frères des Hommes, Futurs composés – réseau national de la création musicale, Génération équitable, Générations Futures, Generation for rights over the world (GROW), Golem, Grains de pollen,  Groupe associatif PoleS, Groupe d’information et de soutien des immigré-es (Gisti), Groupe de recherche pour l’éducation et la prospective de Midi-Pyrénées (Grep MP), Habitat alternatif social, Halte à la N !, Halte aux marées vertes, HES LGBTI, Home, Home Protestant, Hospitalité chinonaise aux migrants, Hôtel social 93, Humacoop-Amel France, Human Dignity, Humanity Diaspo, Hydraulique sans frontières (HSF), Ingénieurs sans frontières France, Interlogement 93, Institut coopératif de l’école moderne (Icem) – Pédagogie Freinet, Institut EgaliGone, Jardin de cocagne nantais, Joli monde formation, Juives et Juifs révolutionnaires (JJR), JRS France, Kimbé Rèd F.W.I., Kodiko, Kolone, Kynarou, L’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (L’Acort), L’économie sociale partenaire de l’école de la République (L’Esper), L’Esprit de Barbara, L’Etape, La Boussole, La compagnie du 20e, La Communauté ivoirienne de la Grèce, La Cloche, La Jeune Garde, La main tendue, La maison clinquante, La Ressourcerie de Bièvre Valloire, Latitude Marionnette, Le Cercle Besançon, Le Frene, Le Lierre, Le Maillon, Le Mouton numérique, Le Mouvement de la paix, Le Mouvement des régies, Le Plessis tiers lieu-commun culturel et humaniste, Les amis de la Terre France, Les amoureux au ban public, Les convivialistes, Les eaux vives – Emmaüs, Les invités au festin, Les libres apprentis-sages de la vie, Les midis du Mie, Les petits débrouillards, Les petits débrouillards Grand Est, Les petits débrouillars Grand Ouest, Les petits débrouillards Nouvelle-Aquitaine, Les Pétrolettes, Les Poussières, Ligue de l’enseignement, Ligue de l’enseignement – Fédération de l’Isère, Ligue de l’enseignement – FOL 93, Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie (LFID), Livre Passerelle, L’Union étudiante, MAHRA – Le Toit, Maison de la pédagogie de Mulhouse (MPM), MAPEmonde, Médecins du Monde, Mémoire de l’Espagne républicaine et résistante du Gers (Merr32), Migraction 59, Min’ de rien 86, MADERA, Moins vite !, Monde d’après monde d’avance (Mama), Mouvement pour l’accompagnement et l’insertion sociale (Mais), Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Mouvement national Le CRI, Mouvement national lycéen 53, Mouvement du Nid, Mouvement Utopia, Mrap Roubaix – Hem – Wattrelos, Mutuelle des pays de Vaucluse, Négawatt, Nous voulons des coquelicots Grand Châtellerault, Observatoire international des prisons – section française (OIP),  Ocellia, Oiseau Bleu, Oppelia, Paris Collectif, Paris d’exil, Pascalnet, Pas de bébés à la consigne, PasserElles buissonnières, Pantin solidaire, Patience et espoir 13, Patron.nes solidaires, Peuple et culture, People’s Health Movement France, PLACE Network, Planning familial du Nord, Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, Polaris 14, Pollinis, Projet internet et citoyenneté (Le Pic), Provence Mémoire mouvement ouvrier (Promémo), Quartiers du monde, Queers uni.e.s de Bretagne (QuB), Rassemblement citoyen Viva – Nice, Refuges solidaires, Relais Ozanam, Réseau Cocagne, Réseau associatif pour le développement et la solidarité internationale Nouvelle-Aquitaine (Radsi NA), Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes (Raar), Réseau éco-syndicaliste (Res), Réseau Education sans frontières (RESF), RESF 44, Réseau étudiant pour une société écologique et solidaire (Reses), Réseau euro-maghrébin citoyenneté et culture (REMCC), Réseau Euromed France (Ref), Réseau Louis Guilloux, Réseau national cultures et éducation (RNCE), Réseau national des ressourceries et recycleries, Résister aujourd’hui, Ressources / Le grenier, Retirada 37, Revivre, Ripostes – Pour une coordination antifasciste, Romeurope 94, Roya citoyenne, Samu social 14, Secrets toxiques, Sens du service public, Sillages, Solagro, SOL – Alternatives Agroécologiques et Solidaires, Solidarité Laïque, Soliha, SOS MCS, SOS Refoulement Dijon, Soupes et bobines, Saint-Denis LGBTQI+, Syndicat national de l’ensemble des personnels de l’administration pénitentiaire-FSU Ile-de-France (Snepap-FSU IDF), Syndicat national des journalistes (SNJ), Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI), Syndicat national lycéen (SNL), Syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique-FSU (Snuasfp-FSU), Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC-FSU (SNUipp-FSU), Syndicat unitaire des personnels des administrations parisiennes-FSU (Supap-FSU), Syndicat national unitaire des personnels de direction de l’Education nationale 33 (Snupden 33), Terre de liens, Terre de Milpa, Terres de mémoire et de luttes, Tous migrants, Tunisie culture et solidarité, Une autre voix juive (UAVJ), Union des étudiants exilés (UEE), Un jour la paix, Union juive française pour la paix, Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss), Union syndicale lycéenne (USL), Union syndicale de la psychiatrie, Unis pour le climat et la biodiversité, Université & Réfugié.e.s, Utopia 56, Val d’Oise insertion par l’économique (Voie 95), Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), Volya, VoxPublic, YES Akademia, Zero Waste France, #jesuislà, 4D – Dossiers et débats pour le développement durable

    Les organisations qui souhaitent signer l’appel “Ensemble, contre l’extrême droite” peuvent remplir ce formulaire.

    Voir la liste des rassemblements prévus partout en France

    Défendre et réinventer la démocratie par le bas pour opérer une transformation écologique et sociale de notre société
    Avec la coopérative des assemblées citoyennes et communes participatives

    Comment choisir le bon design pour des cartes de visite professionnelles

    Dans le monde professionnel, la première impression est souvent cruciale. Les cartes de visite sont un outil essentiel pour établir cette connexion fondamentale avec un client ou un partenaire potentiel. Un design soigné et réfléchi peut faire toute la différence, en renforçant votre image de marque et en communiquant efficacement vos valeurs.

    Pour maximiser l’impact de ce petit instrument, il est crucial de prendre en compte plusieurs aspects du design. De la compréhension de l’identité de votre marque à la sélection des matériaux, chaque détail compte. Découvrez comment concevoir des cartes de visite qui captivent et laissent une impression durable.

    Comprendre l’identité de votre marque

    Avant de commencer la conception de vos cartes de visite, il est essentiel de bien comprendre l’identité de votre marque. Définissez clairement les valeurs et la mission de votre entreprise. Cette compréhension vous aidera à créer un produit cohérent avec l’ensemble de vos supports marketing.

    Par exemple, si votre entreprise met l’accent sur la durabilité et l’écoresponsabilité, votre carte de visite devrait refléter ces valeurs. Vous pourriez choisir des matériaux recyclés ou des papiers certifiés. De même, l’utilisation de couleurs et de motifs naturels peut renforcer cette image.

    Cartes de visite écologiques en papier recyclé

    Sélectionner des matériaux durables

    Le choix des matériaux et des finitions joue un rôle important dans la perception de la qualité d’une carte de visite. Opter pour des solutions durables peut non seulement améliorer la perception de votre entreprise en termes de qualité, mais aussi refléter un engagement envers des pratiques écologiques.

    Dans ce cas, Easyflyer (www.easyflyer.fr), une entreprise leader dans l’impression en ligne, propose une vaste gamme de cartes de visite personnalisées avec des options écologiques, offrant ainsi une option parfaite pour les entreprises attentives à leur empreinte environnementale.

    Quant aux finitions, différentes options peuvent ajouter une touche d’élégance et de sophistication. Le vernis sélectif, par exemple, permet de mettre en valeur certains éléments visuels ou textuels en leur donnant une texture brillante, tandis que le gaufrage crée un effet de relief qui peut rendre votre carte de visite unique et mémorable.

    Choisir les couleurs adéquates et les polices de caractères

    Également, la sélection des couleurs et des polices de caractères est un élément crucial du design de votre carte de visite. Les teintes choisies ont leur propre psychologie et peuvent influencer la perception de votre entreprise. Par exemple, le bleu est souvent associé à la confiance et à la fiabilité, tandis que le vert évoque la nature et la sérénité.

    En ce qui concerne les polices de caractères, la lisibilité est primordiale. Choisissez des typographies claires et évitez les styles trop fantaisistes qui pourraient nuire à la lecture. Optez pour un équilibre entre des typographies classiques et modernes, en fonction de l’image que vous souhaitez projeter.

    Utiliser des images et des visuels

    Enfin, les images et les visuels peuvent ajouter une dimension esthétique attrayante à votre carte de visite. Intégrez des éléments visuels tels que votre logo, des icônes ou même des photos pertinentes. Il est crucial de s’assurer que ces éléments sont de haute résolution pour garantir une impression de qualité.

    Un design équilibré entre texte et images permettra de capter l’attention sans surcharger la carte. Ce qui est sûr, en tout cas, est qu’investir dans un design de qualité est un moyen efficace de se démarquer et de laisser une impression durable.

    Éducation canine : dresser et punir ou récompenser et respecter ?

    Adopter un chiot est un engagement à long terme et une responsabilité quotidienne. Craquer sur une boule de poil adorable ne doit pas faire oublier qu’une relation harmonieuse entre un chien et ses « maitres » se construit et nécessite une éducation. Comme pour les humains, dont les enfants doivent apprendre à vivre en société avec leurs semblables, l’éducation canine est indispensable pour que votre chien apprenne à respecter vos règles et s’épanouisse à vos côtés. Autorité hiérarchique, ‘dressage’ et punitions ou respect mutuel et système de récompenses pour une relation de confiance ?

    Jametlene Reskp

    Dans un article sur la récompense du chien1, écrit avec les conseils d’esprit Dog, on apprend que l’éducation canine est jugée indispensable par 95% des Français, selon une étude CSA réalisée en 2022.

    Qu’est-ce que l’éducation canine ?

    Avoir un chien digne de confiance, susceptible de vous accompagner partout où ce n’est pas interdit, capable de rester calme et discret malgré les innombrables sollicitations extérieures auditives, olfactives ou visuelles, nécessite une éducation.

    Une éducation qui doit s’initier dès l’arrivée du chiot dans votre foyer. L’avis d’Esprit Dog : « Pour que votre chiot puisse grandir de manière sereine, il faut qu’il sache que vous êtes fiable et qu’il peut vous faire confiance. C’est pour cela que, dès les premiers jours, votre animal doit comprendre ce qu’il a le droit de faire et de ne pas faire« .

    Même les chiens adoptés à l’âge adulte peuvent apprendre de nouvelles règles, même si c’est souvent plus long, dès lors qu’ils changent d’environnement.

    Le choix de l’éducation canine va dépendre directement de la volonté de ses maîtres. Devra-t’il respecter « assis », « coucher », « pas bouger » ou avoir des comportements compatibles avec votre vie quotidienne : ne pas sauter sur les gens, ne pas aboyer, accepter la solitude ? 

    En ville, c’est la marche en laisse et le rappel que votre animal de compagnie devra apprendre en premier lieu. Habituer très tôt votre chien à être en voiture ou dans les transports en commun vous permettra de l’emmener presque partout. 

    A la campagne, un chien destiné à vous accompagner à la chasse, en ballade ou libre d’aller et venir à sa guise devra apprendre la propreté et le respect des règles indispensables à sa sécurité et celle des autres vivants, humains et non-humains.

    Dans un jardin en zone urbaine ou rurale, votre chien a un besoin essentiel d’interactions avec l’extérieur. Les sorties lui permettent d’être confronté aux autres humains ou animaux, de découvrir des odeurs inconnues, des situations nouvelles. Cette socialisation est capitale pour son équilibre et bien-être, autant que pour celui de ses maitres.

    Comment bien éduquer son chien ?

    Les chiens sont devenus des membres à part entière de la famille. Attention toutefois à ne pas laisser l’anthropomorphisme l’emporter sur la raison, en élevant votre chien comme un enfant et en lui parlant comme à un bébé.

    L’éducation canine réussie demande au maître d’y participer activement, en apprenant à faire preuve de qualités essentielles :

    La patience : ne pas vouloir tout tout de suite. L’apprentissage a besoin de temps pour être acquis. 

    La bienveillance : la contrainte n’est pas une base éducative Votre chien apprendra de ses « erreurs ». Féliciter un bon comportement produit de meilleurs résultats que punir les mauvais. 

    La régularité : les chiens ne peuvent rester attentifs très longtemps. 10 à 15 minutes tous les deux jours seront plus efficaces que deux heures une fois par semaine.

    La compréhension : connaître et comprendre son animal est la base d’une bonne éducation. Nos compagnons canins sont très attentifs, ressentent nos émotions, mais ne peuvent pas comprendre le sens d’un mot.

    La justesse : féliciter votre compagnon doit suivre impérativement la réalisation de l’action demandée.

    La reconnaissance : pour une éducation réussie, basée sur la confiance et le respect, il vous faut reconnaître ses efforts et progrès.

    Dressage ou éducation canine ?

    Le « dressage » consiste à privilégier la hiérarchie et la domination en ayant recours à la punition. Une méthode d’éducation souvent perçue comme coercitive et dont la connotation est de plus en plus perçue comme négative.

    L’éducation positive est une approche venue des pays anglo-saxons, basée sur l’échange, la prise en compte des besoins de l’animal, la récompense des bonnes actions et l’ignorance de celles indésirables.

    Elle a pour but de motiver le chien, par le jeu et la récompense. Compliments, félicitations, caresses peuvent être alternés avec des friandises.

    Si vous parvenez à être ferme et sans brutalité, verbale ou physique, cohérent et patient, alors votre animal apprendra plus facilement avec l’éducation positive que par la contrainte.

    Nyegi

    Qui contacter en cas de problème ?

    Tous les chiens ne sont pas faciles et certains demandent d’avoir une main de fer dans un gant de velours. Plutôt que commettre des erreurs qui peuvent conduire par la suite à des troubles du comportement, des attitudes gênantes ou des difficultés à vous faire obéir, il est possible de demander conseil aux professionnels, vétérinaires ou comportementalistes.

    Il existe une formation pro esprit dog pour devenir un bon éducateur canin.

    Récompense ou punition  ?

    La friandise est sans doute la récompense que votre compagnon préfère ! A utiliser avec modération sinon il pourrait devenir difficile d’obtenir quoi que ce soit sans y avoir recours. Et question de santé, la parcimonie vous évitera de favoriser sa prise de poids excessive.

    Plusieurs modes de récompenses peuvent être utilisés en alternance : les caresses, les compliments, les félicitations. Utilisez l’intonation de votre voix et l’expression de votre visage pour marquer votre reconnaissance.

    Concernant la punition liée à un mauvais comportement, elle n’est possible et utile que si vous le prenez sur le fait. Il est inutile et même contreproductif de le réprimander si à votre retour il a mangé une paire de chaussures ou fait ses besoins dans la maison.

    Les conseils d’Esprit Dog concernant les 3 punitions à ne jamais faire subir à son chien :

    1. https://www.lepoint.fr/stories/l-avis-d-esprit-dog-sur-la-recompense-du-chien-28-07-2023-2529892_3919.php ↩︎

    La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) : un défi majeur pour les entreprises

    Le C3D, Collège des Directeurs du Développement Durable, vient de publier une enquête révélatrice sur l’impact anticipé de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) sur les entreprises françaises. Après 6 mois d’application de la directive européenne, qu’en pensent les entreprises interrogées ? Les résultats sont frappants : 70% des dirigeants voient la directive comme un moteur de changement, et 72% anticipent un impact sur leur modèle d’affaires.


    Qu’est-ce que la CSRD ?

    Applicable depuis le 1er janvier 2024, la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) fixe de nouvelles normes et obligations de reporting extra-financier. Elle concerne les grandes entreprises et les PME cotées en bourse.

    Applicable depuis le 1er janvier 2024, qu’est-ce que la directive CSRD ?

    Les objectifs de la directive CSRD

    L’objectif de cette directive est d’encourager le développement durable des entreprises et d’identifier celles qui sont disciplinées en la matière. Les informations récoltées permettront de mieux évaluer l’impact de l’entreprise et de son activité sur l’environnement.

    Quelles sont les informations à fournir ?

    Le reporting extra-financier porte sur les données ESG (Environnementaux, Sociaux et Gouvernance) de l’entreprise. Il s’agit :

    • des facteurs environnementaux : atténuation et adaptation au changement climatique, biodiversité, utilisation des ressources… ;
    • des facteurs sociaux : égalité des chances, conditions de travail et respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales… ;
    • des facteurs de gouvernance : rôle des organes d’administration, activités de lobbying, gestion des relations avec les partenaires commerciaux…

    Les informations communiquées par l’entreprise doivent être certifiées par un commissaire aux comptes ou par un organisme tiers indépendant accrédité.


    « La CSRD n’est pas qu’un simple exercice de reporting, c’est un véritable catalyseur de transformation pour les entreprises. Le vrai défi réside dans la mise en œuvre concrète de ces changements. Les entreprises doivent non seulement collecter et rapporter des données, mais aussi les intégrer dans leur stratégie globale. C’est là que l’accompagnement et les outils adaptés deviennent cruciaux pour transformer cette obligation réglementaire en opportunité de création de valeur durable. »

    Solène Garcin-Charcosset, Directrice de la Business Line RSE de Tennaxia

    Que révèle cette enquête sur la CSRD ?

    Cette première enquête, menée entre février et mars 2024 auprès de 85 représentants d’entreprise, dont des membres du C3D, porte sur la CSRD et ses premiers mois d’application. Elle permet de dresser un panorama complet de la situation des entreprises face à cette nouvelle réglementation, d’avoir une vue d’ensemble et de partager des éléments objectifs sur la situation au sein des organisations soumises à cette directive.

    CSRD : pourquoi est-ce important ?

    La Directive CSRD vise à harmoniser les pratiques de reporting ESG des entreprises, afin d’améliorer la comparabilité de leur performance extra-financière. La CSRD est plus qu’un reporting. Ce n’est pas non plus un exercice de conformité. C’est un exercice de management et d’estimation des coûts que la transition environnementale et sociale implique pour les entreprises. Elle permet d’entrer dans le dur, de se poser les questions de fonds si nécessaires à la construction de modèles durables.

    Un contrat de la filière pour faire plus de vélo(s) en France

    Comme prévu dans le plan vélo et marche 2023-2027 et à la suite des États généraux de la filière économique du vélo en novembre 2022, l’État et France vélo signent un contrat de filière, dont l’objectif est de favoriser les coopérations entre les acteurs économiques du vélo pour renforcer et valoriser l’ensemble de l’écosystème vélo français.

    Ce contrat constitue une réponse au besoin d’une filière économique du vélo, capable d’accompagner le développement du vélo partout en France. Pour mettre en œuvre cette ambition, la filière a défini 16 projets prioritaires pour les 3 années qui viennent et 6 projets à plus long terme.

    Parmi ces projets, à noter le développement de l’assemblage de cycles en France, le renforcement des dispositifs de formation ou encore le développement de l’usage du vélo dans les trajets domicile – travail.

    Dans l‘ambition française de donner accès à chaque Français à une solution de mobilité écologique, le vélo et la marche ont toute leur place.

    Ces projets répondent à 4 enjeux majeurs :

    • réindustrialisation et innovation ;
    • transition écologique ;
    • attractivité de la destination France, des emplois et des formations ;
    • évaluation et communication.

    6 PROJETS EMBLÉMATIQUES

    Développer l’assemblage de cycles en France

    Objectif : Répondre aux besoins du marché français de vélo en innovant et produisant de manière responsable.

    Comment ? Soutenir les assembleurs français existants ou nouveaux pour augmenter leur capacité d’assemblage, accompagner la création de nouvelles usines partagées d’assemblage en marque blanche, développer des projets industriels de composants et accessoires vélos.

    > L’appel à projets Industries du vélo France 2030 porté par l’Ademe est une des réponses de l’État pour favoriser la réindustrialisation du vélo en France.

    Créer un score
    pour le vélo

    Objectif : Distinguer les vélos durables, responsables et éco-conçus par une information fiable à destination des consommateurs.

    Comment ? Le cyclescore est un écoscore attribué aux modèles de vélos neufs qui permet de répondre à la question : « à quel point ce vélo est-il respectueux de la planète et des femmes et des hommes qui le fabriquent ». Il comporte un volet environnemental et un volet sociétal.

    > Le projet développé en 2023-2024 par la filière vélo avec l’AFNOR et le soutien de l’Ademe est en cours de déploiement.


    Livre blanc « 9 engagements pour un avenir durable »


    Développer l’usage du vélo pour les trajets domicile-travail

    Objectif : Renforcer l’attractivité et faciliter le déploiement des solutions à la disposition des actifs et des employeurs pour accélérer l’usage du vélo pour les trajets domicile-travail, que le vélo soit propriété de l’usager, loué ou mis à disposition par l’entreprise ou l’administration.

    Comment ? Communiquer sur les dispositifs de prise en charge des trajets domicile-travail, renforcer leur lisibilité et inciter à les adopter, en particulier le FMD ou la prise en charge des vélos par l’employeur.

    Renforcer et
    étendre la marque
    «Accueil vélo»

    Objectif : Faire connaître la marque « Accueil Vélo » et la faire évoluer pour atteindre les 20 000 établissements labellisés à horizon 2030.

    Comment ? Développer la marque Accueil Vélo pour atteindre les 20 000 établissements labellisés à horizon 2030 afin de répondre aux besoins grandissants des touristes à vélo, en améliorer la visibilité et le référencement dans toutes les étapes de préparation d’un voyage à vélo

    Compléter et enrichir les dispositifs de formation

    Objectif : Compléter et enrichir les dispositifs de formation aux métiers du vélo.

    Comment ? D’une part, mieux connaître les métiers du vélo demain afin de compléter les cursus de formation grâce à des démarches prospectives ; d’autre part développer la prise en compte du vélo dans les formations initiales des professionnels de l’aménagement, de l’urbanisme, des mobilités, de l’architecture et des métiers de l’assemblage et industries du vélo, et pour cela réaliser un état des lieux de l’enseignement des modes actifs aujourd’hui et une enquête sur les débouchés, la typologie et le volume d’emplois, les employeurs.

    > Études prospectives sur les métiers du cycle.
    > Lancement de questionnaires en ligne sur l’enseignement des politiques modes actifs juin 2024.

    Réaliser l’annuaire
    de la filière vélo

    Objectif : Favoriser l’interconnaissance et développer des relations entre les entreprises du vélo.

    Comment ? Réaliser et valoriser des annuaires pro business en partenariat avec les différentes structures disposant déjà de travaux de recensement ou d’annuaires.

    Le contrat de la filière économique du vélo a été signé en juin 2024 par les six ministres concernés (Transition écologique, Industrie, Transports, Tourisme, Sports, Emploi et Formation), et les six membres fondateurs (APIC, USC, FUB, CVTCM, Vélo et Territoires, France Vélo Tourisme).

    Les membres fondateurs de la filière vélo

    Comment accélérer la transition climatique avec un système alimentaire bas carbone, résilient et juste ?

    A partir des constats sur les émissions et l’empreinte alimentaire, le Haut conseil pour le climat a réalisé une analyse des politiques alimentaires et agricoles à l’aune des enjeux climatiques. Il s’agit d’évaluer l’e­fficacité de l’action publique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer les puits de carbone, réduire l’empreinte carbone et développer l’adaptation au changement climatique du système alimentaire. Il s’agit également d’aborder les impacts socio-économiques, environnementaux et sur la santé de ces différentes politiques publiques.

    Le système alimentaire et la production agricole sont en première ligne des défis climatiques

    Dans le cadre de ses missions, le Haut conseil pour le climat a réalisé un examen de l’empreinte carbone alimentaire et une analyse des politiques alimentaires et agricoles à l’aune des enjeux climatiques.

    Le système alimentaire et la production agricole sont en première ligne des défis climatiques.

    La production agricole est exposée à une augmentation des dommages causés par le réchauffement climatique, qui se répercutent sur l’ensemble du système alimentaire, présentant des risques élevés tant pour les agriculteurs que pour les consommateurs.

    LES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DE L’AGRICULTURE EN FRANCE

    La France a les émissions du secteur de l’agriculture les plus élevées des États membres de l’Union européenne (UE) du fait de l’importance de son secteur agricole qui représente 17 % des émissions agricoles de l’UE

    La France a les émissions du secteur de l’agriculture les plus élevées des États membres de l’Union européenne (UE) du fait de l’importance de son secteur agricole qui représente 17 % des émissions agricoles de l’UE

    L’alimentation représente 22 % de l’empreinte carbone des Français, et les émissions qu’elle génère ne diminuent qu’insuffisamment au regard des objectifs climatiques. Accélérer la réduction des émissions de l’alimentation et de la production agricole, tout en protégeant l’avenir des professionnels et les consommateurs, nécessite d’intervenir sur l’ensemble du système alimentaire.

    L’EMPREINTE CARBONE DU SYSTÈME ALIMENTAIRE

    « Transformer le système alimentaire pour répondre aux défis auxquels il fait face – difficultés socio-économiques, santé, climat, environnement – nécessite une stratégie et une politique économique de long terme pour donner une vision claire des évolutions souhaitables pour les producteurs comme pour les consommateurs »

    Corinne Le Quéré, présidente du Haut conseil pour le climat.
    PART DE DIFFÉRENTS PRODUITS DANS L’EMPREINTE CARBONE DE L’ALIMENTATION DES FRANÇAIS*

    La structure et le fonctionnement du système alimentaire freinent l’adoption de pratiques agricoles et alimentaires bas carbone, et limitent la possibilité de changements transformationnels.

    Ces freins et verrous peuvent être levés par des changements profonds des systèmes agro-alimentaires, tels la revalorisation des revenus des agriculteurs et des éleveurs pour soutenir et accompagner leurs changements de pratiques, la réorientation des dispositifs de soutien, et la mobilisation des acteurs de la transformation, du stockage, du transport, de la distribution et de la restauration.

    Complémentarité cultures-élevage

    Sous réserve de faciliter leur déploiement, de nombreuses options pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique sont mobilisables dans toutes les composantes du système alimentaire, y compris pour la gestion des terres, les productions végétales et animales, la transformation et la distribution, les régimes et pratiques alimentaires et le gaspillage à chaque étape.

    La diminution de la consommation de produits alimentaires intensifs en émissions permet de réduire l’empreinte carbone de la production agricole tout en évitant l’importation de produits alimentaires avec des effets de fuite aux frontières.

    Les politiques agricoles et alimentaires actuelles sont peu mobilisées en appui aux politiques climatiques. Seule une coordination des politiques concernant l’agriculture, l’alimentation, la santé publique, le climat et l’environnement permettra de maximiser les synergies, de protéger les
    agriculteurs français d’une forte augmentation des dommages causés par le changement climatique, de minimiser les coûts de la transition et de réduire les risques économiques pour les acteurs du système alimentaire, tout en garantissant l’accès à une alimentation durable et saine pour tous.

    LE CHANGEMENT CLIMATIQUE AFFECTE L’AGRICULTURE ET DÉSÉQUILIBRE LE SYSTÈME ALIMENTAIRE

    Avec une vision partagée de l’agriculture et de l’alimentation bas carbone, adaptée au climat de demain, la France pourrait porter au sein de la réforme de la Politique agricole commune de l’Union Européenne de 2028 la réduction des émissions du secteur agricole par au moins un facteur deux d’ici à 2050, et se rapprocher le plus possible de l’atteinte de la neutralité carbone pour le secteur agricole en augmentant fortement le stockage de carbone dans les sols agricoles et dans la biomasse.

    Ceci réduirait la dépendance aux puits de carbone forestiers qui sont fragilisés par le changement climatique, et à la capture et au stockage technologique de carbone, qui sont des options plus coûteuses, limitées et risquées.

    L’AGRICULTURE ÉVOLUE POUR S’ADAPTER

    Pour faciliter la transformation en profondeur du système alimentaire au bénéfice de l’action climatique en préservant la production agricole et une nourriture accessible, le Haut conseil pour le climat propose plusieurs recommandations pour l’action publique en matière d’alimentation, de nutrition et d’agriculture en ciblant notamment la mobilisation de l’ensemble des acteurs du système alimentaire.

    LES OPTIONS TECHNIQUES POUR RÉDUIRE LES ÉMISSIONS DE LA PRODUCTION AGRICOLE

    Les recommandations visent à orienter le soutien vers les pratiques les moins
    émettrices
    et à développer une offre alimentaire bas carbone, dans une dynamique de transition juste.

    POLITIQUES ET ACTION PUBLIQUE POUR UN SYSTÈME ALIMENTAIRE BAS CARBONE, RÉSILIENT ET JUSTE

    RECOMMANDATIONS

    Rapport grand public

    A propos du Haut conseil pour le climat

    Le Haut conseil pour le climat a été installé le 27 novembre 2018 et est inscrit dans la loi n°2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat. C’est un organisme indépendant, chargé d’évaluer l’action publique en matière de climat, d’émettre des avis et recommandations indépendants et objectifs sur l’action climatique du gouvernement, et d’éclairer les débats de manière neutre, dans une perspective de long-terme en tenant compte du contexte global. Il est
    actuellement présidé par la climatologue franco-canadienne Corinne Le Quéré et composé de treize membres, désignés pour cinq ans et choisis pour leur expertise scientifique, technique et économique dans le domaine du climat.

    Rapport Complet

    Tenir le cap de la décarbonation pour protéger la population

    Décarboner nos activités humaines, Protéger la population, qu’en dit le Haut Conseil pour le climat (HCC) ? Consolider, protéger, améliorer, tels sont les mots utilisés dans son dernier rapport 2024, indiquant encore la nécessité d’accélérer la transition écologique vers la décarbonation et l’objectif de neutralité carbone en 2050. Une analyse de Marta Torre-Schaub, directrice de recherche au CNRS rattachée à l’Université Paris 1, pour le Club des juristes.


    Le rapport annuel 2024 « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population » dresse une analyse des émissions de gaz à effet de serre, du respect des budgets carbone, des impacts du changement climatique sur la dernière décennie et des besoins d’adaptation et présente l’évaluation du cadre d’action publique en France, des leviers pour l’action climatique nationale et internationale, ainsi que ses recommandations pour améliorer l’action publique en matière de climat.


    Connaitre et anticiper les IMPACTS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE
    ET BESOINS D’ADAPTATION

    hautconseilclimat.fr
    Anomalie de température en moyenne annuelle observée en France métropolitaine

    Conscient d’un climat qui se réchauffe vite et de l’inquiétude de la population vis-à-vis de ces changements et ses graves impacts, le Haut Conseil pour le Climat (HCC) dresse un état des lieux assorti de cinq recommandations.  

    Enjeux d’adaptation en fonction de l’évolution de la température et de la hausse du niveau marin au XXe et XXIe siècles
    Enjeux d’adaptation en fonction de l’évolution de la température et de la hausse du niveau marin au XXe et XXIe siècles

    Pour la première fois, le HCC salue les avancées « significatives » des politiques publiques climatiques et son rapport dresse l’état des « résultats » produits. Il note toutefois que l’exposition accrue de la population, des écosystèmes, des infrastructures et des activités économiques aux conséquences du réchauffement climatique présente des risques majeurs.

    Représentation de l’accroissement de besoins d’adaptation depuis 2011 en France

    Suivi des ÉMISSIONS NATIONALES
    ET RESPECT DES BUDGETS CARBONE

    Quelles sont les principaux constats du rapport ?

    Le rapport constate d’abord un rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre dont l’ampleur est cohérente avec une trajectoire de décarbonation permettant d’atteindre ses objectifs pour 2030.

    Émissions territoriales et empreinte carbone de la France depuis 2010
    Évolution des émissions de gaz à effet de serre entre 2012 et 2023

    Il souligne ensuite que la France fait face à deux défis : la réindustrialisation et la souveraineté énergétique et alimentaire. Pour y parvenir, ce que le HCC nomme « l’action pour le climat » doit être à la fois durable et incitative.

    Dans ce sens, le rapport insiste sur l’importance des investissements verts, du renouvellement des infrastructures et de régénération des écosystèmes forestiers.

    Le rapport fait un deuxième constat positif en saluant l’évolution du cadre d’action des politiques publiques et des émissions sur la période du 2e budget carbone (2019-2023).

    Respect du budget carbone 2019-2023 et alignement avec les objectifs 2030
    Notes : Les baisses annuelles à réaliser sont calculées à partir de la différence entre l’objectif 2030 (de la SNBC 2 et du projet de SNBC 3) et les émissions réalisées en 2023 divisée par le nombre d’années restantes (7). Ce rythme annuel est comparé au rythme annuel moyen constaté durant la période du 2e budget carbone (2019-2023). Les objectifs 2030 et les budgets carbone du projet de SNBC 3, basés sur le format Secten 2023, ont été ajustés pour tenir compte des évolutions méthodologiques (calcul HCC, cf. annexe 2.4) en cohérence avec le format Secten 2024. Les proxy de 2023 pour l’agriculture, les déchets et l’UTCATF sont pris en compte ici.
    *La SNBC 2 prévoyait une dégradation lente du puits.
    **Les puits de carbone ont un objectif 2030 de 19 Mt éqCO 2 . La SNBC 2 n’ayant pas anticipé l’ampleur de la dégradation, l’objectif y est plus élevé, alors que les objectifs provisoires pour la SNBC 3 sont plus réalistes face à cet état de dégradation.
    Source : Haut Conseil pour le Climat, d’après Citepa (2024) format Secten, SNBC 2 et projet de SNBC 3

    Le rapport met toutefois en garde en indiquant à quelles conditions il sera possible de maintenir ce cap. En premier lieu, il est indispensable de remettre à jour les documents programmatoires permettant d’avoir une planification de la baisse des émissions et des politiques climatiques en cohérence avec les objectifs de 2030 et 2050. Le HCC souligne qu’il y a un retard notable dans l’élaboration des Plans énergie et climat, de la Stratégie nationale bas carbone et des Plans d’adaptation.

    On rappellera qu’il s’agit de documents de nature contraignante, comme le Conseil d’État l’a affirmé dès 2020 (CE commune de Grande Synthe) ainsi que le TA de Paris en 2021 (Oxfam et al.). Le renouvellement de ces documents cadres est donc urgent.

    Part des objectifs PPE 2 atteinte en 2022 et reste à combler d’ici 2028 – Capacité et production d’énergies renouvelables

    En second lieu, le HCC prône un alignement plus robuste des politiques actuelles sur l’objectif européen de neutralité carbone en 2050. Enfin, les politiques d’adaptation doivent être renforcées, et ce, à l’égard des populations mais également des entreprises.

    Quelles sont les nouveautés introduites par le texte ?

    On peut noter plusieurs éléments nouveaux. L’intitulé du rapport, pour commencer, attire l’attention car la « population » est au centre du document1. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a été saisie d’une requête déposée par Mr. Damien Carême, ancien maire de la ville de Grande Synthe, dans laquelle il avançait que les effets négatifs du changement climatique lui faisaient courir un risque pour sa vie. Il alléguait aussi que son domicile était en péril. La requête a été jugée irrecevable. Toutefois, le HCC semble bien conscient de la nécessité de protéger les populations contre les risques climatiques.

    Tableau d’appréciation d’ensemble de la politique d’atténuation
    Légende : * estimations provisoires 2023 ; ** report des émissions 2022 ; *** les puits de carbone, en fragilité, ont un objectif 2030 de -18,9 Mt éqCO2. La SNBC 2 n’ayant pas anticipé leur dégradation, l’objectif y est plus élevé, alors que les objectifs du projet de SNBC 3 sont plus réalistes face à cet état de dégradation. **** Le règlement UTCATF européen donne un objectif pour la France de puits de 31,4 Mt éqCO2 en 2030, l’objectif du projet de SNBC 3 est de 18,8 Mt éqCO2 en 2030. L’écart est de 12,6 Mt éqCO2 à répartir sur les 7 années qui restent, correspondant à 1,8 Mt éqCO2. Les objectifs sont ajustés techniquement pour être compatibles avec l’inventaire Secten 2024.
    L’alignement avec la trajectoire pour 2030 est apprécié en comparant les dynamiques observées sur la période du deuxième budget carbone (en incluant les estimations pour 2023 notamment les proxy approximatifs pour les secteurs UTCATF et déchets) avec les baisses attendues à partir des objectifs 2030 et des émissions en 2023.
    L’alignement avec la neutralité carbone 2050 est apprécié sur la base des dynamiques constatées, des évolutions annoncées et de leur cohérence avec les défis restant à relever dans le secteur pour contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone d’ici 2050. L’appréciation d’ensemble intègre à la fois les appréciations sectorielles et des dimensions transversales comme les interactions entre secteurs ou les structuration d’ensemble de l’action climatique d’atténuation des émissions de GES.
    Sources : HCC (2023) « Acter l’urgence, engager les moyens »

    Le contexte international est intéressant pour une meilleure compréhension du rapport. On sait que la Cour internationale de justice et le Tribunal international de la mer se sont saisis récemment des questions liées aux obligations des États vis-à-vis de la protection des populations face aux risques liés au changement climatique. Le HCC semble conscient de ces nouveaux enjeux et prône un renforcement des politiques climatiques.

    Émissions mondiales observées et trajectoires compatibles avec un réchauffement planétaire limité à 1,5 °C ou nettement sous 2 °C, comparées aux trajectoires avec les politiques actuelles, pour tous GES (à gauche) et le CO2 seulement (à droite)

    La troisième nouveauté réside dans la place accordée aux entreprises. Cohérent avec sa prise de conscience des enjeux actuels pour la France, le HCC connaît l’importance du secteur privé à la fois pour la réindustrialisation et la souveraineté énergétique et alimentaire. Dans ce sens, le rapport exprime la nécessité de protéger les entreprises face aux risques climatiques.

    Couvertures des publications grand public du HCC

    Concrètement, quel est l’impact de ces préconisations sur le droit ?

    Si le prochain gouvernement venait à suivre les recommandations du HCC, plusieurs conséquences juridiques en découleraient.

    Premièrement, du point de vue normatif, le HCC souhaite créer une impulsion législative et réglementaire visant à adopter des documents légaux structurants précisant la trajectoire de décarbonation de manière réaliste, en cohérence avec les engagements européens et internationaux.

    Architecture climatique européenne Fit for 55

    Deuxièmement, et dans le prolongement de ce qui précède, le HCC insiste sur la nécessité d’identifier le financement pluriannuel garantissant une trajectoire claire, stable et lisible.

    Schéma de financement du Pacte vert

    En troisième lieu, le rapport préconise d’incorporer dans le corpus juridique des trajectoires d’adaptation. Le HCC recommande ainsi d’inclure les implications de la trajectoire de référence pour l’adaptation dans les lois, décrets, arrêtés, instructions et référentiels techniques. Cela doit être accompagné d’un renforcement des critères relatifs à l’adaptation dans les documents assurantiels et financiers. Le HCC est soucieux d’identifier les limites de l’adaptation et des transferts de « vulnérabilité ».

    De ce fait, et en quatrième lieu, le rapport propose une mise à jour de l’évaluation collective des impacts du changement climatique. Cela permettra à la fois de protéger les ménages mais également les entreprises. L’on ne peut s’empêcher ici de penser à l’actualité. En effet, le rapport rendu par la commission d’enquête du Sénat au sujet du maintien de la souveraineté énergétique de la France et des activités du groupe Total, montrent bien la pertinence du sujet au regard des entreprises et la nécessité pour l’État d’intégrer cette priorité dans ses politiques législatives.

    Dans le même temps, les arrêts rendus par la Cour d’appel de Paris le 18 juin, au sujet des plans de vigilance à la charge de trois entreprises françaises transnationales, confortent la vision du Haut Conseil pour le climat s’agissant des liens entre les risques climatiques et les entreprises.

    S’agit-il d’un hasard provoquant un timing concordant ou est-ce plutôt le fruit d’un nouveau dialogue entre le Haut Conseil et le droit climatique ? Le fait est que le nouveau rapport montre une grande synchronie avec l’actualité juridique et judiciaire sur le climat, ce qui est à saluer.


    A propos du HCC

    Le Haut conseil pour le climat (HCC) est un organisme indépendant chargé d’évaluer l’action publique en matière de climat et sa cohérence avec les engagements européens et internationaux de la France, en particulier l’Accord de Paris, l’atteinte de la neutralité carbone en 2050, et le respect des budgets carbone de la France.
    Présidé par la climatologue franco-canadienne Corinne Le Quéré, le HCC est composé de douze membres choisis pour cinq ans en raison de leur expertise scientifique, technique et économique dans les domaines des sciences du climat et des écosystèmes, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que de l’adaptation et de la résilience face au changement climatique.
    Le HCC a été créé par le décret du 14 mai 2019, après avoir été installé le 27 novembre 2018 par le Président de la République. Il est inscrit dans la loi relative à l’énergie et au climat de 2019.
    Aux termes du décret portant sa création, le Haut conseil pour le climat a deux missions principales :
    Il rend chaque année un rapport sur le respect de la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre, la bonne mise en œuvre des politiques et mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et développer les puits de carbone.
    Il rend un avis tous les 5 ans sur les projets de stratégie bas carbone et de budgets carbone et la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre sur laquelle s’engage la France. Il évalue « la cohérence de la stratégie bas carbone vis-à-vis des politiques nationales et des engagements européens et internationaux de la France, en particulier de l’Accord de Paris et de l’aeinte de la neutralité carbone en 2050.
    Pour ces deux missions, le HCC prend en compte les impacts sociaux-économiques de la transition pour les ménages et les entreprises, les enjeux de souveraineté et les impacts environnementaux.
    Les rapports du HCC, fondés sur des analyses scientifiques, évaluent les politiques et mesures en place et prévues et formulent des recommandations pour aider la France à atteindre ses objectifs. Ils donnent un éclairage indépendant, factuel et rigoureux sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre de la France et sur ses politiques publiques, dans une perspective à long-terme. Tous les avis et rapports du Haut conseil pour le climat sont rendus publics.

    1. Cela est sans doute dû au contexte général européen et international dans lequel le rapport a été rédigé. En effet, trois décisions ont été rendues par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) le 9 avril dernier, dont une concernait la France. ↩︎

    Des outils pour aider les gestionnaires de l’eau à s’adapter au changement climatique

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    Le changement climatique s’accélère et affecte directement les ressources en eau dans les territoires avec des états de sécheresse de plus en plus intenses et récurrents ainsi que des périodes de fortes précipitations associées au risque d’inondation. Cela pose de nombreuses interrogations aux acteurs du monde de l’eau pour adapter leurs stratégies de gestion dans les territoires. L’INRAE et l’OiEau leur apportent des bases scientifiques solides et des outils de diagnostic et d’aide à la décision à l’échelle locale.

    © CANVA

    De manière inédite en Europe, le projet Explore2, soutenu par le ministère de la Transition écologique et l’OFB, fournit des projections hydroclimatiques en métropole à une échelle spatiale très fine et sur l’ensemble du XXIe siècle, en se basant sur les scénarios du GIEC et les dernières avancées scientifiques en hydrologie.

    De manière complémentaire, le projet LIFE Eau&Climat, soutenu financièrement par la Commission européenne, a impliqué des organismes de gestion locale de l’eau et des structures scientifiques et techniques pour développer des outils permettant d’aider les gestionnaires de l’eau à mieux prendre en compte le changement climatique.

    Explore2 : explorer les futurs possibles de l’eau selon les scénarios climatiques du GIEC

    Porté par l’INRAE pour le volet scientifique et par l’OiEau pour le volet transfert des résultats, Explore2 s’inscrit dans la suite d’Explore 2070 pour mettre à jour les connaissances, données et modélisations grâce aux progrès scientifiques et techniques effectués entre les deux projets.

    Construit selon la philosophie du GIEC, en fédérant une quarantaine de scientifiques, Explore2 s’appuie sur les derniers scénarios climatiques du GIEC pour simuler l’impact du changement climatique et donner à voir les futurs possibles des ressources naturelles en eau et des aléas hydro-climatiques en France jusqu’en 2100.

    Inédit en Europe de par l’ampleur des données prises en compte et de la finesse de l’échelle, il fournit des projections climatiques sur 4 000 bassins versants en France hexagonale et en Corse pour une analyse territoriale à un maillage de 8 x 8 km. Les données et les modèles sont harmonisés sur l’ensemble du territoire, ce qui permet d’avoir des outils et méthodes communs pour tous les acteurs et de comparer les différents territoires.

    : Disponibilité des modèles hydrologiques sur l’ensemble des points de simulation.

    Dès le début, pour assurer la pleine compréhension des résultats et leur utilisation par les gestionnaires de l’eau, Explore2 a intégré des comités d’utilisateurs avec notamment des représentants des ministères, des agences et syndicats de l’eau, des collectivités et des bureaux d’étude. Ces comités ont échangé avec l’équipe scientifique sur la méthode, les hypothèses et choix de travail ou encore l’information « utile » à mettre à disposition et l’accompagnement à la prise en main des résultats.

    Quelles évolutions des régimes hydrologiques en France hexagonale ? Représentation schématique du modèle couplé ISBA-CTRIP.

    Cette médiation scientifique a permis de créer un pont entre les scientifiques et les acteurs opérationnels et de répondre au besoin urgent de réviser les plans d’adaptation au changement climatique en tenant compte des futurs possibles de la disponibilité des ressources en eau sur les territoires.

    L’absence d’indication sur les autres régions ne signifie pas l’absence de changement. Les secteurs en pointillés sont les zones particulièrement sensibles au changement climatique

    Explore 2 a produit des projections pour 3 scénarios1 d’émissions de gaz à effet de serre du GIEC : du moins émetteur compatible avec les accords de Paris au plus émetteur sans atténuation du changement climatique, en passant par le scénario intermédiaire avec une atténuation modérée du changement climatique.

    Évolution de l’écart de température moyenne annuelle en France Métropolitaine au cours du XXIe siècle, 2006-2100 (par rapport à la moyenne de référence 1976-2005) pour les trois scénarios RCP2.6 en vert, RCP4.5 en jaune et RCP8.5 en rouge. Le trait continu correspond à la médiane lissée (moyenne glissante sur 10 ans). L’enveloppe de couleur illustre l’intervalle entre l’écart minimal et l’écart maximal de la distribution de l’ensemble Explore2-2024. Sur la période 1976-2005 l’écart par rapport à la moyenne de référence 1976-2005 ; le trait continu en gris correspond à la médiane lissée des simulations historiques; l’enveloppe en gris illustre l’intervalle entre l’écart minimal et l’écart maximal de la distribution de l’ensemble des simulations ; le trait discontinu noir sont l’écart des valeurs annuelles non lissé SAFRAN par rapport à la moyenne SAFRAN 1976-2005.

    Le réchauffement en France métropolitaine se poursuivra avec en fin de siècle un réchauffement global à l’échelle de la France de +4 °C (fourchette : +3,1/+5,2 °C), avec des étés beaucoup plus chauds, +4,7 °C en moyenne (fourchette : +3,7/+7 °C) pour le scénario de fortes émissions. Les projections sur la pluviométrie montrent des différences très marquées entre hiver et été, avec une hausse de la pluviométrie de +24 % dans le Nord en hiver et +13 % dans le Sud, mais une forte baisse en été -23 % en moyenne sur le pays (fourchette : -49 %/+5 %) et jusqu’à -30% dans le Sud-Ouest.

    Indicateur Précipitation journalière maximale : Évolution de l’écart relatif de précipitation maximale annuelle journalière en France Métropolitaine au cours du XXIe siècle, 2006-2100 (par rapport à la normale de référence 1976-2005) pour les trois scénarios RCP2.6 en vert, RCP4.5 en jaune et RCP8.5 en rouge. Le trait continu correspond à la médiane lissée (moyenne glissante sur 10 ans). L’enveloppe de couleur illustre l’intervalle entre l’écart minimal et l’écart maximal de la distribution de l’ensemble des simulations. Sur la période 1976-2005 l’écart par rapport à la normale de référence 1976-2005 ; le trait continu en gris correspond à la médiane lissée des simulations historiques; l’enveloppe en gris illustre l’intervalle entre l’écart minimal et l’écart maximal de la distribution de l’ensemble des simulations ; le trait discontinu noir sont l’écart des valeurs annuelles non lissé SAFRAN par rapport à la normale SAFRAN 1976-2005.

    Les sécheresses hydrologiques seront beaucoup plus sévères2. Les débits estivaux sont à la baisse3 en fin de siècle. Les assèchements de cours d’eau4 en tête de bassin devraient également progresser dans la majorité des régions et seront plus précoces et plus longs.

    Bilan hydrique : Évolution de l’écart du bilan hydrique annuel en France Métropolitaine au cours du XXIe siècle, 2006-2100 (par rapport à la normale de référence 1976-2005) pour les trois scénarios RCP2.6 en vert, RCP4.5 en jaune et RCP8.5 en rouge. Le trait continu correspond à la médiane lissée (moyenne glissante sur 10 ans). L’enveloppe de couleur illustre l’intervalle entre l’écart minimal et l’écart maximal de la distribution de l’ensemble des simulations. Sur la période 1976-2005 l’écart par rapport à la normale de référence 1976-2005 ; le trait continu en gris correspond à la médiane lissée des simulations historiques; l’enveloppe en gris illustre l’intervalle entre l’écart minimal et l’écart maximal de la distribution de l’ensemble des simulations ; le trait discontinu noir sont l’écart des valeurs annuelles non lissé SAFRAN par rapport à la normale SAFRAN 1976-2005.

    Une variété de supports pour la diffusion des résultats a été créée pour optimiser le transfert des résultats et répondre à un panel étendu de besoins : des rapports techniques, des fiches de synthèse, les pages du portail DRIAS-Eau et un MOOC dont les contenus (texte et illustrations) ont pu être discutés en séance de comité des utilisateurs.

    Quelles évolutions des régimes hydrologiques en France hexagonale ? Régions hydrographiques en France hexagonale.

    Approfondir :

    LIFE Eau&Climat : des outils pour faciliter la prise en compte du changement climatique dans la gestion locale de l’eau

    Piloté par l’OiEau, le projet LIFE Eau&Climat répond au besoin des acteurs locaux de la gestion de l’eau de disposer d’outils leur permettant d’évaluer les effets du changement climatique sur leur territoire, de les prendre en compte dans leur planification et de mettre en œuvre des mesures d’adaptation.

    Projet LIFE Eau&Climat

    Le projet regroupe 14 partenaires5 incluant des organismes de gestion locale de l’eau et des organismes scientifiques, dont l’INRAE.

    Concrètement, LIFE Eau&Climat a développé un outil de diagnostic des vulnérabilités à l’échelle locale des bassins et un outil de définition de trajectoires d’adaptation de la gestion de la ressource en eau au changement climatique sur le modèle de l’outil TACCT, développé par l’Ademe.

    Le projet a également suscité la création d’un nouveau portail : DRIAS-Eau, extension de DRIAS-Climat, afin de faciliter l’accès des gestionnaires aux résultats scientifiques, notamment produits par Explore2, avec des cartographies des ressources en eau au XXIe siècle et les projections selon les différents scénarios climatiques jusqu’en 2100.  

    Un des autres axes de travail du projet portait sur la mobilisation des acteurs du territoire autour du changement climatique. Il en a résulté un guide de recommandations et une boîte à outils compilant des retours d’expériences. Enfin, un livre blanc, sur le modèle d’un roman dont vous êtes le héros, guide l’utilisateur dans l’élaboration d’études rétrospectives et prospectives sur la ressource en eau, grâce à un cheminement qui suit ses besoins et objectifs.

    Livrables et principaux résultats du projet LIFE Eau&Climat sur le site Gest’Eau

    En complément de ces outils, diverses actions ont été menées tout au long du projet par les gestionnaires de l’eau dans leur territoire : réalisation d’études de gestion quantitative, modélisation hydrologique, organisation de journées d’échanges, création d’un observatoire citoyen, rédaction de guides à destination des collectivités…


    En fournissant des projections hydrologiques à une échelle territoriale et des outils de diagnostic et d’aide à la prise de décision, les projets Explore2 et LIFE Eau&Climat accompagnent les acteurs du monde de l’eau, notamment au niveau local, pour construire des trajectoires et stratégies de gestion de l’eau adaptées au changement climatique.

    Dans une logique de science ouverte et de partage des connaissances, tous les résultats, outils et guides d’utilisation sont accessibles via le centre de ressources Gest’eau de l’OiEau et celui du portail DRIAS-Eau porté par Météo-France pour les projections hydroclimatiques.

    1. Ces 3 scénarios ont été déclinés en 72 projections climatiques pour produire des modélisations et simulations d’évolution des ressources en eau (débits, précipitations, recharges en eau, niveaux de nappes…) jusqu’en 2100 au niveau national et par territoire. ↩︎
    2. En fin de siècle, la surface de la France hexagonale touchée par un événement de sécheresse météorologique (déficit de précipitations) aujourd’hui de type décennal double par rapport à la situation actuelle ; celle touchée par une sécheresse des sols triple. ↩︎
    3. Les débits estivaux en baisse autour de -30 % sous scénario d’émissions fortes ; autour de -12 % sous scénario d’émissions modérées ↩︎
    4. Sous le scénario de fortes émissions, ils devraient atteindre 27 % du territoire en fin de siècle contre 17 % actuellement. ↩︎
    5. Les outils développés dans le projet intègrent les besoins et retours d’expérience des gestionnaires locaux de la ressource en eau (structures porteuses des schémas d’aménagement et de gestion de l’eau – SAGE – et Commissions locales de l’eau – CLE – regroupant collectivités, établissements publics locaux, usagers, propriétaires fonciers…) et s’adressent plus largement à l’ensemble des professionnels du monde de l’eau. ↩︎

    Cyclo-logistique, vélotaff et cyclotourisme, un atout santé pour l’humain et le vivant comme pour l’entreprise

    Dans le plan France 2030, il est prévu 55 millions d’euros pour relancer la fabrication et l’assemblage de vélos dans l’Hexagone. Un Français sur quatre utilise son vélo au moins une fois par semaine, selon une enquête CSA publiée par le ministère des Transports. La cyclo-logistique délivre la ville, à l’heure des zones à faibles émissions, les entreprises encouragent l’utilisation du vélo par ses salariés, le cyclotourisme est devenu la première pratique d’itinérance touristique sur le territoire, devant la randonnée pédestre. Le vélo a un potentiel inexploité pour améliorer la santé selon le CNRS. En selle !

    Résultat de l’enquête sur la pratique du vélo en France en 2023 – © Christophe Cazeau/ Terra

    Le Ministère des Transports a publié les résultats d’une enquête inédite sur l’usage du vélo en France en 2023 qui révèle notamment que près de 40% des français pratiquent le vélo au moins une fois par mois.

    “Il faut que cette croissance du monde décarboné profite à [notre] industrie. Sur le vélo, on avait pris du retard  »

    Patrice Vergriete, Ministre délégué chargé des Transports

    Doté d’une enveloppe de 55 millions d’euros, le dispositif visant à “faire du vélo un levier” pour l’économie française souhaite doper l’industrie tricolore du vélo, alors que la majorité des cycles vendus dans l’Hexagone est encore fabriquée à l’étranger. Près de 2,6 millions de vélos ont été vendus en France en 2022, dont seulement 850 000 unités y ont été fabriquées. En attendant que l’offre en France réponde à la demande croissante, acheter un vélo en ligne avec BIKE 24 par exemple, c’est facile !

    Le vélo, un potentiel inexploité pour améliorer la santé

    À partir d’une enquête sur les déplacements en France, une équipe de recherche internationale, dont le CNRS avec Philippe Quirion, directeur de recherche au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement, a mené une évaluation quantitative de l’impact sanitaire de la pratique du vélo sur cinq pathologies chroniques et sur la mortalité toutes causes confondues. Elle a ensuite conclu qu’un kilomètre parcouru à vélo permet d’éviter environ un euro de coûts sociaux de santé. Ces résultats sont parus dans The Lancet Regional Health – Europe.

    Manifestation pour le climat à Genève le 6 avril 2019. Pont du Mont-Blanc. « Au boulot à vélo plutôt qu’au fitness en auto ! ».

    ©MHM55 / Creative Commons Attribution – Share Alike 4.0 International license

    Le vélo et la marche sont des modes de déplacement vertueux et avantageux

    https://www.ecologie.gouv.fr/
    © A. Bouissou/Terra

    La marche et le vélo sont des modes de déplacement qui réunissent des atouts précieux au service de la transition écologique : accessible à tous, bénéfiques pour la santé comme pour l’environnement, plus rapides que les autres modes sur de courtes distances et en milieu urbain.

    Le dispositif « Savoir Rouler à Vélo » apprend aux enfants à se déplacer en vélo pour l’entrée au collège et ancre les réflexes d’aller vers une mobilité décarbonnée dès le plus jeune âge.

    Connaitre l’impact de nos déplacements sur le climat

    Au boulot … à vélo !

    Le programme Objectif Employeur Pro-Vélo accompagne les employeurs privés, publics et associatifs dans la promotion du vélo pour les déplacements domicile-travail et professionnels. Il propose un soutien financier et un accompagnement clé-en-main vers la labellisation Employeur Pro-Vélo.

    Accessible à tous grâce aux aides à l’achat de vélo

    L’État propose deux types d’aides à l’achat ou la location de vélo, cumulables entre elles : le bonus écologique et la prime à la conversion. Ces aides nationales, cumulables avec les aides locales, ont été élargies en 2022 et sont proposées jusqu’en 2027. Elle concernent également les vélos d’occasion vendus par des professionnels.  

    Développer le vélotourisme

    Pour faire de la France la première destination du cyclotourisme d’ici 2030, un travail en concertation avec les acteurs de la filière et des associations a permis d’élaborer une stratégie nationale du tourisme à vélo. Le programme ADEME Developper le vélotourisme accompagne les porteurs de projet dans le déploiement de la marque « Accueil vélo », l’aménagement de stationnements et la création d’aires de services.

    https://www.francevelotourisme.com

    Développez les livraisons à vélo cargo avec ColisActiv’

    Le transport de marchandises à vélo est une solution propre, rapide et qui demande peu d’espace logistique urbain (espace dédié à la logistique en ville), adaptée à une grande partie des besoins de livraison en ville. Le programme ColisActiv’ aide financièrement la cyclologistique à être durablement plus compétitive que la livraison thermique.

    La cyclo-logistique est une alternative socialement et économiquement soutenable, face à l’ubérisation du secteur de la livraison. Les collectivités territoriales encouragent ces nouveaux modèles économiques avec l’objectif de voir, à terme, les vélos cargos remplacer les camions dans les artères commerçantes. À l’heure des zones à faibles émissions, mobiliser l’économie sociale et solidaire facilite le report modal vers des véhicules à énergie musculaire avec assistance électrique.

    Tout-voiture, on arrête tout et on réfléchit !

    « À chaque argument avancé pour tenter de réduire la dépendance de nos sociétés à la voiture est opposé le droit à la liberté de se mouvoir. Celui-ci n’est pas contesté : la mobilité est un droit et une liberté. Mais elle ne peut être obtenue au prix d’embouteillages, de conséquences sur la santé, de gaspillage d’énergie et d’artificialisation des sols sans fin pour construire de nouvelles routes et autoroutes. » Un appel salutaire de l’auteur Ludovic Bu à stopper l’autobésité !

    Comment lutter contre l’obésité automobile et l’injonction à se déplacer sans cesse ? Spécialiste des questions de mobilités, Ludovic Bu l’affirme : « oui, on peut se déplacer sans voiture. Il faut pour cela transformer les villes, favoriser les déplacements à pied et à vélo, mais aussi recréer de la proximité dans les zones périurbaines et rurales avec les services et les commerces dont chacun a besoin au quotidien.« 

    Un livre, en partenariat avec Agir pour l’environnement, à paraître le 28 juin

    Défendre et réinventer la démocratie par le bas pour opérer une transformation écologique et sociale de notre société

    Depuis le 9 Juin, de nombreuses voix se font entendre pour appeler à une mobilisation contre l’extrême droit et pour une transition écologique et sociale. La croisade du RN contre les énergies renouvelables menace l’industrie française pour la Fondation Jean Jaurès. France Nature Environnement fait le point sur les votes et les programmes en appelant à voter pour le vivant. Fréquence Commune publie une tribune pour défendre et réinventer la démocratie par le bas en opérant une transformation écologique et sociale de notre société.

    Voter oui, mais surtout préparer la suite pour combattre la montée de l’extrême-droite à sa source.

    La montée du Rassemblement National et sa possible arrivée au pouvoir représente une grave menace pour l’État de droit et les fondements démocratiques de la France. Le projet politique du Rassemblement national, bien que présenté sous un vernis de respectabilité, reste profondément discriminatoire et autoritaire.

    Il est donc crucial de prendre la mesure de l’enjeu et de se mobiliser en allant voter les 30 juin et 7 juillet pour défendre nos libertés fondamentales.


    Élections législatives :
    177 300 emplois dans l’industrie verte menacés par l’arrivée du RN à Matignon

    La politique menée par le RN s’attaquerait directement à l’éolien et au solaire, au tournant vers la voiture électrique ou encore au déploiement des pompes à chaleur. De quoi inquiéter les industriels, qui face à un gouvernement hostile, pourraient choisir de fermer les usines en France pour les délocaliser dans des pays qui prennent vraiment le virage de la transition. En d’autres termes, d’après Neil Makaroff, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, le RN pourrait être à l’origine d’un grand plan social dans des filières pourtant prometteuses pour la réindustrialisation de l’économie.

    Carte de France des principaux sites industriels liés à la production d’éoliennes, panneaux photovoltaïques, voitures et bus électriques, batteries et pompes à chaleur

    Pour les personnes n’ayant pas la nationalité française, celles qui sont racisées, pour les personnes LGBTQIA+, pour les femmes, pour les chômeurs, et plus largement pour les personnes qui luttent pour une société plus juste, plus démocratique et plus écologique au quotidien, l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national signifierait une régression majeure de leurs droits et libertés. Au-delà des restrictions par les lois, c’est aussi la recrudescence d’actes de violences et de discriminations, envers les personnes ciblées par leur idéologie, qui reste inquiétante à court terme.

    La liberté d’expression et d’association, piliers essentiels de la démocratie, seraient également menacées. Le Rassemblement national a historiquement manifesté son hostilité envers les contre-pouvoirs, qu’il s’agisse des médias, des syndicats ou des associations.


    LÉGISLATIVES 2024 : MOBILISONS-NOUS CONTRE L’EXTRÊME-DROITE ET POUR LE VIVANT !

    Nous appelons « tous les électeurs et toutes les électrices à s’unir contre les idées d’extrême-droite en votant pour un programme mettant le vivant et les plus vulnérables d’entre nous au cœur de ses préoccupations, défendant les libertés démocratiques et des politiques à même de répondre aux défis écologiques, économiques et sociaux de notre époque. »

    Les promesses lors des campagnes électorales, c’est bien, mais les actes c’est encore mieux ! Pour savoir pour qui voter les 30 juin et 7 juillet, quoi de mieux que d’analyser ce que les différents partis ont voté ces derniers mois ?
    Ce que disent les programmes : Pour y voir plus clair et savoir si les programmes sont à la hauteur en matière d’environnement, FNE a analysé les programmes du Rassemblement National, du Nouveau Front Populaire et d’Ensemble Pour la République.

    Les politiques néolibérales menées ces dernières décennies ont préparé le terrain pour cette montée de l’extrême-droite. Le démantèlement des services publics, particulièrement dans les zones rurales, et l’accroissement des inégalités ont nourri un sentiment d’abandon et de colère dont le Rassemblement national a su tirer profit.

    LE GRAND ORAL DE LA SOCIÉTÉ CIVILE en replay !

    Les hommes et les femmes politiques, de droite, du centre et de la gauche, portent une part de responsabilité partagée dans la crise de confiance actuelle. Leur incapacité à répondre aux attentes des citoyennes et des citoyens, leur incapacité à proposer un projet de société commun et leur posture de supériorité se targuant d’être les “représentant.e.s” du peuple sans jamais lui donner voix au chapitre sont aussi le terreau de la montée de l’extrême-droite.

    Pour contrer la montée du fascisme, aujourd’hui et demain, il est crucial de créer des espaces de débat et de dialogue ouverts à tous, indépendamment des idéologies, au plus près des citoyennes et citoyens, dans les communes. C’est en favorisant les échanges et la compréhension mutuelle que nous pourrons faire prendre conscience des dangers que représente l’extrême-droite pour nos libertés individuelles et collectives. Cependant, ce cadre inclusif n’en demeure pas moins exigeant. Dans les assemblées citoyennes ainsi formées, tout discours raciste ou discriminatoire doit être fermement rejeté. Le respect mutuel, quel que soit son genre, sa race ou son statut social, est la condition sine qua non du dialogue et de la démocratie.


    Le podcast des communes et des listes participatives

    Des citoyens s’organisent en France pour réinventer la démocratie et réussir à répondre aux besoins fondamentaux des habitants.

    Conscients du pouvoir citoyen au niveau local, ils s’organisent pour faire face aux défis sociétaux en se regroupant en listes citoyennes et participatives qui se présentent aux élections municipales pour gagner leur commune en 2026.

    Ce podcast a 3 objectifs :

    • donner envie de monter une liste participative et citoyenne,
    • soutenir les citoyens qui se lancent dans cette aventure,
    • se rencontrer et faire mouvement.

    La bataille ne s’arrêtera pas au vote des législatives de 2024. La république représentative crée un terrain propice à la colère populaire en polarisant la politique, en contraignant les gouvernant.e.s à la surenchère de promesses irréalisables pour se démarquer et en excluant la plupart des citoyennes et citoyens des décisions politiques. Fatiguée des promesses non tenues, de la domination d’une élite qui décide seule et dans laquelle elle ne se reconnaît pas, une partie des citoyennes et citoyens se tourne vers l’extrême-droite en cherchant une rupture politique.

    La mairie est à vous … Deux ans avant les élections municipales de 2026, Actions Communes veut lancer la dynamique vers la victoire de centaines de collectifs d’habitantes et d’habitants dans leur commune.

    Pourtant, l’expérience des communes participatives au pouvoir depuis 2020 démontre que renforcer la capacité d’agir des citoyennes et citoyens, en leur permettant de décider directement des lois et politiques publiques qui les concernent, peut contribuer à réduire les inégalités et construire une société plus juste et inclusive.

    Assemblées citoyennes : accompagnement des municipalités et des listes participatives

    Nous en sommes convaincus : bâtir une véritable alternative démocratique, capable de prendre en compte les besoins et les points de vue de chacun pour construire des solutions qui répondent à l’intérêt général, est notre meilleure arme pour lutter efficacement contre la menace fasciste.

    La démocratie directe : tout savoir sur ses principes, ses modes de fonctionnement, ses avantages et ses inconvénients.

    Nous resterons ainsi engagés aux côtés de toutes celles et ceux qui souhaitent organiser dans leurs communes des fonctionnements démocratiques et des instances de décision qui ouvrent un nouvel imaginaire de société. En cela, les élections municipales de 2026 sont un formidable rendez-vous autour duquel nous retrouver. Prendre le pouvoir pour le partager, c’est lutter contre l’obscurantisme et la division. Prendre le pouvoir pour le partager, c’est proposer une alternative concrète, joyeuse et transformatrice. 

    Ondine Baudon, Bruno Cristofoli, Lisa Daoud, Elisabeth Dau, Eloïse Fontaine, Jonas George, Mathilde Houzé, Tristan Rechid et Thomas Simon de Fréquence Commune

    Permettre de se rencontrer, de confronter ses idées sur un sujet précis pour construire ensemble, petit à petit et avec méthode, une proposition politique collective.
    Bande annonce du film de 52mn de Manon Bachelot, produit par Fréquence Commune et ArtCam Production, sur la campagne des municipales de 2020 de la liste participative « Nous sommes » à Montpellier.

    Lidl travaille avec le WWF pour offrir des choix de produits plus durables

    Lidl, un distributeur majeur en Europe, et le WWF, l’une des plus grandes organisations indépendantes de protection de la Nature au monde, ont signé un accord de partenariat stratégique international, actif dans 31 pays pendant cinq ans. La coopération avec le WWF se concentre sur la chaîne de valeurs de Lid et vise à relever les défis environnementaux mondiaux, en permettant à un plus grand nombre de ménages d’avoir accès à des choix plus durables, en encourageant des modèles commerciaux qui respectent les écosystèmes naturels et les limites des ressources de la planète.

    Ce partenariat est une nouvelle preuve de l’engagement en faveur de la durabilité que Lidl met en œuvre depuis des années dans le cadre de sa stratégie de développement durable.

    Lidl – un des plus importants distributeurs de fruits et légumes en volumes de vente dans l’Hexagone – renforce son engagement en faveur de la durabilité en lançant sa «Tournée en Terres d’Avenir» à partir de Juin 2024. Cette initiative, ambitieuse et collaborative, réunit un large éventail d’acteurs, notamment des agriculteurs, producteurs ainsi que ONG, interprofessions et acteurs de la recherche et du conseil, dans le but de co-construire une stratégie garantissant des filières fruits et légumes durables pour approvisionner ses 1600 supermarchés.

    L’objectif commun de ce partenariat est de proposer à ses clients un assortiment plus durable.

    « UNIR NOS FORCES »

    « En étant l’un des plus grands distributeurs alimentaires d’Europe, nous sommes conscients de notre responsabilité et de notre influence. Pour Lidl, la gestion durable de nos ressources n’est pas seulement une question de valeurs, c’est aussi la base de la viabilité de notre modèle d’entreprise sur le long terme.»

    Michel Biero, Président de Lidl France
    LIDL REJOINT L’ALLIANCE POUR LA PRÉSERVATION DES FORÊTS, COLLECTIF D’ENTREPRISES ENGAGÉES DANS LA LUTTE CONTRE LA DÉFORESTATION
    LIDL RENOUVÈLE SON PARTENARIAT AVEC LES BANQUES ALIMENTAIRES POUR LA 11ÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE
    Chez Lidl, la responsabilité sociétale de l’entreprise est intrinsèque à notre modèle d’affaires.
    NÉGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES : LIDL CONFIRME UN DIALOGUE SOCIAL DE QUALITÉ AVEC LES ORGANISATIONS SYNDICALES

    Mise en circulation du premier véhicule à hydrogène vert de la grande distribution française

    « Avec le soutien et l’expertise du WWF, nous allons faire passer notre engagement en faveur de la durabilité à la vitesse supérieure. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrons relever les grands défis mondiaux tels que le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité. »

    Michel Biero, Président de Lidl France

    Lidl et le WWF ont déjà travaillé ensemble dans le cadre de coopérations, par exemple en Suisse et en Autriche.

    Huile de palme : A l’avenir, Lidl Suisse a décidé de n’utiliser dans ses propres marques que de l’huile de palme durable, certifiée RSPO (Table ronde sur l’huile de palme durable).

    Arrêter la dégradation de l’environnement dans le monde et construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature.

    Mission du WWF
    Alimentation : Favoriser des systèmes alimentaires durables

    « La façon dont nous produisons et consommons la nourriture et l’énergie est l’un des principaux moteurs de la perte de biodiversité et du changement climatique. Afin d’arrêter et d’inverser ce qui est la plus grande crise à laquelle l’humanité est confrontée aujourd’hui, nous avons besoin d’actions audacieuses et urgentes pour changer nos systèmes alimentaires et énergétiques, et le secteur de l’alimentation et de la distribution a un rôle important à jouer dans la conduite de ce changement. »

    Kirsten Schuijt, directrice générale du WWF International

    « En tant que l’un des plus grands distributeurs mondiaux, Lidl dispose d’une influence internationale considérable pour susciter des changements durables dans le secteur de l’alimentation et de la distribution. »

    Kirsten Schuijt, directrice générale du WWF International

    UN IMPACT DÉMULTIPLIÉ DANS 31 PAYS

    Ce nouveau partenariat avec le WWF élargit la portée de ce travail à l’échelle mondiale et démultiplie l’engagement de développement durable de Lidl au niveau international.

    Lidl s’est fixé pour objectif :

    • d’améliorer l’accessibilité à des produits plus durables pour ses clients du monde entier ;
    • de collaborer avec le WWF pour améliorer ses chaînes d’approvisionnement ;
    • d’améliorer son offre en supermarché.

    6 axes d’actions prioritaires pour donner cohérence et lisibilité à l’intégration des enjeux RSE faite par Lidl dans son activité :

    • préserver les ressources
    • protéger le climat
    • respecter la biodiversité
    • dialoguer avec les parties prenantes
    • promouvoir la santé
    • agir équitablement

    Le partenariat avec le WWF soutiendra ces objectifs en se concentrant sur les champs d’action suivants :

    • Conservation et promotion de la biodiversité
    • Gestion responsable des ressources en eau
    • Protection du climat grâce à des objectifs climatiques fondés sur la science
    • Mise en place et développement de chaînes d’approvisionnement traçables, exemptes de déforestation et de conversion d’écosystèmes naturels
    • Approvisionnement responsable en matières premières essentielles et à risques telles que l’huile de palme, le soja, le cacao, le thé, le café, le bois et les produits à base de cellulose (ex. papier).
    • Approvisionnement responsable en poissons et fruits de mer et sauvegarde des zones de pêche et des stocks de poissons.
    • Défense d’une alimentation et d’une consommation plus saines et durables
    • Réduction des déchets alimentaires

    Outre l’engagement de Lidl dans sa propre chaîne de valeur, l’entreprise s’engage aussi à soutenir divers projets de conservation du WWF afin de contribuer à la protection de l’environnement dans les régions où l’enseigne s’approvisionne.

    Et si l’énergie propre était à portée de main ? Juste sous nos pieds …

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    La géo-énergie pour le chauffage ou la climatisation des bâtiments est une énergie renouvelable disponible localement, tout le temps, sans intermittence et exploitable avec une faible empreinte au sol. Cela consiste à aller puiser dans le sol, sous terre, la fraîcheur en été ou la chaleur en hiver. La géo-énergie ou « géothermie de minime importance » est discrète mais son potentiel n’en est pas moins très important !

    https://www.ign.fr/ignfab

    On utilise la propriété du sous-sol de conserver une température constante d’environ 12-15°C toute l’année, en dessous d’une profondeur de 5 m et jusqu’à quelques dizaines de mètres.

    https://geosophy.io
    schemas

    Nappe d’eau souterraine

    S’il y a une nappe d’eau sous le bâtiment, on produit cette eau avec un puits puis on la réinjecte avec un autre. Cette solution est possible en zone dense, on peut même forer de l’intérieur du bâtiment.

    schemas

    Échangeur souterrain

    S’il n’y a pas d’eau, on construit des « sondes » dans lesquelles on fait circuler un fluide en boucle fermée.

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    Pompe à chaleur en complément

    Partir de la température du sous-sol pour réchauffer ou rafraîchir un bâtiment à l’aide d’une pompe à chaleur permet d’utiliser celle-ci de façon bien plus optimale que si l’on part de l’air extérieur comme pour la plupart des climatiseurs classiques. Ce préchauffage ou pré-rafraîchissement gratuit permet en effet de diviser la consommation par quatre ou cinq.

    schemas

    Free cooling

    Pour le rafraîchissement des bâtiments, il est même possible quand les installations dans le bâtiment le permettent, ceux-ci disposant de plafonds ou planchers rayonnants, d’obtenir grâce au sous-sol vingt fois plus d’énergie que l’installation n’en nécessite : on parle alors de « free cooling », quand on fait directement circuler un fluide à la température du sous-sol, sans utilisation de pompe à chaleur.

    Lauréat du 6e appel à projet « Énergie et climat » d’IGNfab1, Geosophy a bénéficié depuis 2021 de l’expertise, de l’appui du réseau et des données de l’IGN. En affinant ses cartes grâce aux bases de données de l’IGN, Geosophy a fortement sophistiqué sa modélisation du potentiel géo-énergétique du territoire français et amélioré ses prédictions de consommations énergétiques des bâtiments.

    Atlas des cartes de l’anthropocène : Des cartes pour tracer notre avenir commun
    Cette édition de l’Atlas montre l’influence des choix politiques de « consommation » et de recomposition de l’espace naturel : les choix du passé et la façon dont ils ont modelé le territoire français, d’une part, et les choix d’aujourd’hui répondant à de nouvelles problématiques, d’autre part.

    A propos de l’IGN et d’IGNfab

    L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) est l’opérateur public de l’État en matière d’information géographique et forestière en France.IGNfab est l’incubateur de projets créé par l’IGN pour accompagner les start-up et PME dans le développement de produits et services innovants qui utilisent la description du territoire et la géolocalisation, en leur apportant une expertise technique, une aide à la prise en main des données, un accès à son réseau institutionnel et partenarial, ainsi qu’à des territoires d’expérimentation pour tester leurs solutions.

    « L’IGN et IGNfab sont des partenaires clés de Geosophy depuis 2021 : l’accès à leurs bases de données a été déterminant dans le renforcement de nos technologies de diagnostic géo-énergétique, au service de la transition énergétique des bâtiments et de la décarbonation de l’immobilier. »


    Alice CHOUGNET, Présidente de Geosophy

    A PROPOS DE GEOSOPHY

    Cofondée en 2018 par Alice Chougnet, Geosophy a créé la première plateforme SaaS d’évaluation des ressources géo-énergétiques, une énergie locale, durable, non carbonée, discrète et silencieuse issue du sous-sol peu profond.

    geosophy.io

    1. Geosophy et l’IGN ont reçu ce prix à l’occasion des rencontres estivales 2024 de Cap Digital, le 11 juin en présence de Nelly Garnier, conseillère régionale déléguée spéciale Smart Région de la Région Île-de-France. ↩︎

    Les abeilles au cœur des transitions : à la fois pollinisateurs essentiels à notre alimentation et symbole de biodiversité

    Les abeilles sont à la fois des pollinisateurs essentiels pour notre alimentation et un symbole de biodiversité avec près de 1000 espèces sauvages en France. Les objectifs de l’INRAE sont de mieux comprendre les pressions sur ces populations et de trouver des solutions sur le terrain, en conciliant production apicole, agricole et préservation des pollinisateurs. Ce dossier aborde l’essentiel des enjeux de recherche autour des abeilles à travers de nombreuses disciplines, en passant par l’écologie, la toxicologie, la génétique ou encore la sociologie.

    Le taux de mortalité des colonies d’abeilles domestiques en France est aujourd’hui estimé entre 20 et 30 % par an, deux fois plus que la mortalité naturelle.

    Sur la base des données actuellement disponibles, on estime que 9 % des espèces d’abeilles sauvages sont menacées en Europe.

    L’enjeu n’est pas uniquement de préserver les abeilles pour leur service de pollinisation des cultures et des plantes sauvages mais aussi pour elles-mêmes et pour la place qu’elles occupent dans la biodiversité.

    ITSAP – Institut de l’abeille

    Depuis la fin des années 1990, marquée par une mortalité importante et soudaine dans les cheptels apicoles en Europe et dans le monde, des efforts de recherche inédits ont été déployés pour comprendre les causes de ce phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles domestiques. Dans le même temps, un déclin des abeilles sauvages a été documenté, ce qui n’a fait que renforcer les préoccupations scientifiques et sociétales vis-à-vis de ces pollinisateurs.

    ITSAP – Institut de l’abeille

    Ces 15 dernières années, INRAE a mené de nombreux travaux de recherche qui ont mis en évidence les effets directs des pathogènes, pesticides, virus (qui peuvent aussi agir en interaction), et l’importance de la diversité des ressources en pollen dans ces phénomènes. Les scientifiques poursuivent aujourd’hui leurs analyses sur ces multiples pressions tout en développant une recherche appliquée, pour répondre à la nécessité d’apporter des solutions opérationnelles.

    Depuis 2010, l’institut travaille en effet avec l’ITSAP (Institut technique et scientifique de l’abeille et de la pollinisation) au sein de l’UMT PrADE qui regroupe différents acteurs de la recherche et de l’innovation, pour accompagner les apiculteurs et répondre à leurs problématiques de terrain.

    Impact des pesticides

    De nouvelles questions de recherche émergent autour de la santé des abeilles, notamment concernant la grande diversité des produits auxquels elles sont exposées, de nature agricole et non agricole (produits vétérinaires apicoles, métaux lourds, micro-plastiques, polluants environnementaux), les nouvelles espèces invasives comme le petit coléoptère des ruches ou le frelon asiatique, et la compétition entre les abeilles domestiques et sauvages pour les ressources alimentaires.

    Pour relever les défis qui concernent à la fois les apiculteurs, les agriculteurs et les gestionnaires d’espaces naturels, les chercheurs d’INRAE adoptent de nouvelles façons de travailler. Grâce à l’utilisation de systèmes d’enregistrement autonomes comme la ruche connectée, les chercheurs précisent leurs connaissances sur le lien entre les abeilles domestiques et leur environnement.

    Les experts de l’INRAE présentent leurs travaux et derniers résultats à l’aide d’exemples concrets avant une session de questions/réponses.
    Avec les interventions de :
    – Thierry Caquet, directeur scientifique Environnement
    – Mickaël Henry, directeur de recherche dans l’unité Abeilles et Environnement
    – Fanny Mondet, chercheuse dans l’unité Abeilles et Environnement
    – Florence Phocas, directrice de recherche dans l’unité Génétique animale et biologie intégrative
    – Axel Decourtye, directeur général de l’Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation

    Ils intègrent aussi des travaux de génétique pour la sélection d’abeilles plus résistantes aux parasites et établissent des ponts avec les sciences humaines et sociales. L’objectif est de mieux comprendre les pratiques et problématiques auxquelles sont confrontés les apiculteurs, et de proposer des solutions applicables économiquement, pour allier préservation de la biodiversité et production apicole et agricole.

    Les enjeux ne se trouvent pas seulement dans les agrosystèmes mais également dans les zones et espaces naturels, où vivent certaines espèces rares, qui voient leur aire de distribution se réduire avec le changement climatique.

    ITSAP – Institut de l’abeille

    1. Les abeilles sous pressions

    Abeilles sauvages et abeilles domestiques voient leurs populations s’éroder du fait de nombreuses pressions qui s’exercent sur elles. La destruction des habitats naturels et de leurs ressources florales, l’exposition aux pesticides et les effets du changement climatique sur la production de nectar sont des menaces auxquelles toutes les espèces d’abeilles sont exposées. En revanche, les abeilles domestiques qui vivent dans les ruches souffrent plus fortement des attaques par des prédateurs et parasites et sont plus vulnérables face aux virus. Les recherches menées à l’INRAE visent à comprendre comment et avec quelle intensité ces différentes pressions affectent la santé des abeilles et par quels moyens il est possible de les atténuer.

    2. Vers une apiculture durable

    23 kilos de miel. C’est la production moyenne d’une ruche française en une année. Derrière ce chiffre se cache une attention de tous les instants des apiculteurs qui doivent protéger leurs colonies de nombreuses menaces extérieures, tout en développant des stratégies de production qui leur sont propres. La diversité des profils et des pratiques en apiculture est un sujet d’étude pour INRAE afin de mieux comprendre les enjeux autour de cette activité. Des chercheurs de l’institut collaborent avec des partenaires comme l’ITSAP pour accompagner les apiculteurs vers des exploitations plus durables.

    3. Construire des solutions

    En France, 72,2 % des espèces cultivées pour l’alimentation humaine présentent une dépendance plus ou moins forte à l’action des insectes pollinisateurs. Partant de ce constat, le maintien de la production agricole et la préservation des abeilles et de tous les pollinisateurs représentent un défi commun. Dans cette logique, INRAE expérimente des pratiques avec les apiculteurs, agriculteurs et autres acteurs des territoires comme les parcs naturels ou encore les villes et métropoles, pour trouver des solutions alliant rendement et respect de la biodiversité. Les sciences participatives sont également un outil pour sensibiliser le grand public à l’existence des abeilles sauvages et l’impliquer dans leur sauvegarde.

    ITSAP – Institut de l’abeille

    Les abeilles au cœur des transitions



    Canal-U : La plateforme audiovisuelle au service de la science ouverte

    La Fondation Maison des sciences de l’homme nous rappelle l’existence de Canal-U, la Plateforme audiovisuelle de l’enseignement supérieur et de la recherche, pour « Explorer, Comprendre et Partager ». Constituée de 360 chaines, 25 000 intervenants et 50 000 ressources vidéos et podcasts en libre accès, ce fonds pluridisciplinaire est richement documenté pour explorer et partager la science autrement.

    Canal-U est sur Instagram

    Entretiens, conférences, colloques, cours, reportages… Canal-U propose un patrimoine audiovisuel scientifique donnant à voir la science d’hier et d’aujourd’hui.

    Une plateforme pour produire des savoirs

    Conçue pour répondre aux besoins de l’audiovisuel scientifique, la plateforme Canal-U est ouverte à toutes les institutions productrices de savoirs, sans restriction de disciplines ou de méthodologie. Universités, institutions de recherche, laboratoires ou fondations peuvent créer une chaine Canal-U et bénéficier d’un service sur mesure et gratuit pour héberger, diffuser, valoriser et partager leurs ressources audiovisuelles.

    Un fonds pluridisciplinaire en libre accès

    Canal-U met à disposition de tous les publics, en accès libre et gratuit, un fonds audiovisuel pluridisciplinaire qui couvre tous les domaines de la connaissance.

    Entretiens, conférences, colloques, documentaires et cours sont disponibles au format vidéo ou podcast et organisés autour de 3 axes qui constituent les pierres angulaires du catalogue :

    Des ressources documentées et enrichies

    Chapitrages, sous-titrages, transcriptions,descriptions, documents associés…, Canal-U offre
    toutes les fonctionnalités pour enrichir les ressources audiovisuelles et faciliter leur découverte par l’utilisateur
    .

    En parallèle, Canal-U garantit une documentation riche, précise et normée qui assure un référencement optimal des ressources et leur interopérabilité avec les systèmes d’information de l’enseignement supérieur et de la recherche

    Exemple de la thématique Environnement et développement durable

    Une expérience utilisateur fluide et dynamique

    La plateforme propose un grand nombre de fonctionnalités pour effectuer des recherches complexes et parcourir le fonds par contenus associés. Un moteur de recherche à facettes et des métadonnées
    enrichies
    permettent de créer des recherches ciblées et de découvrir de nouvelles productions liées
    par un même thème ou un même intervenant.

    En tapant « vivant », parmi les 3 premières vidéos, on peut choisir S’inspirer du vivant de Gilles Boeuf

    Un accès à la production audiovisuelle scientifique francophone

    Dispositif national de référence, Canal-U réunit aujourd’hui plus de 360 contributeurs et constitue une porte d’entrée privilégiée sur la production audiovisuelle scientifique française et francophone.
    Intégralement public et gratuit, Canal-U garantit un environnement pérenne et sécurisé propice à la création d’un patrimoine audiovisuel scientifique accessible à tous.

    Une plateforme engagée pour la science ouverte

    Depuis sa création en 2001, Canal-U s’inscrit dans le mouvement de la science ouverte.

    Développée en conformité avec les principes FAIR (facile à trouver, accessible, interopérable et réutilisable), la plateforme est conçue pour assurer la diffusion et le partage des ressources audiovisuelles scientifiques au plus grand nombre. Le protocole OAI-PMH (Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting) permet une exposition et une collecte efficace de ses métadonnées par d’autres systèmes et plateformes de recherche.

    Le support de la technologie oEmbed facilite l’intégration des vidéos dans des sites web ou
    plateformes externes, rendant ainsi les contenus de Canal-U facilement intégrables et consultables au sein
    d’autres écosystèmes numériques.


    A propos de Canal-U

    Créée en 2001, Canal-U est la plateforme audiovisuelle de l’enseignement supérieur et de la recherche au service de la science ouverte.

    Spécialement conçue pour répondre aux besoins de l’audiovisuel scientifique, Canal-U est un dispositif national de l’enseignement supérieur et de la recherche soutenu par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et piloté par la Fondation Maison des sciences de l’homme.

    Une plateforme dédiée à la diffusion et la communication scientifique

    Ouverte à toutes les institutions productrices de savoirs, la plateforme permet de créer facilement, gratuitement et sans obligation d’exclusivité, une chaine pour héberger, valoriser et partager les ressources vidéo et podcast.

    Intégralement publique, elle garantit un environnement sans publicité, pérenne et sécurisé, parfaitement intégré à l’écosystème de l’enseignement supérieur et de la recherche.

    Un fonds audiovisuel scientifique pluridisciplinaire en libre accès

    Entretiens, conférences, colloques, cours, podcasts… grâce à ses nombreux contributeurs, Canal-U met à disposition de tous, en accès libre et gratuit, un fonds audiovisuel pluridisciplinaire et richement documenté.

    Avec plus de 300 chaines et 40 000 ressources, la plateforme Canal-U donne à voir et à entendre la science d’hier et d’aujourd’hui dans toute sa diversité.

    Une plateforme pour la science ouverte

    Depuis sa création en 2001 par la Mission nouvelles technologies du ministère de l’enseignement supérieur, Canal-U s’inscrit dans le mouvement de l’accès ouvert à la science.

    Développée dans le respect des principes FAIR (facile à trouver, accessible, interopérable et réutilisable), richement documentée, la plateforme Canal-U facilite la diffusion et le partage des contenus audiovisuels scientifique au plus grand nombre.

    Reconnue en 2021 par le MESRI dans le cadre de sa politique de données, Canal-U s’inscrit pleinement dans le dispositif national en faveur de la Science ouverte.


    A propos de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme

    La Fondation Maison des Sciences de l’Homme soutient une recherche innovante en sciences humaines et sociales, et diffuse les connaissances auprès du plus grand nombre.

    Créée en 1963 par l’historien Fernand Braudel, la FMSH poursuit le projet initial « promouvoir, à l’échelle du monde, l’étude des sociétés humaines et des sciences humaines et sociales », tout en s’adaptant aux réalités contemporaines, pour construire un monde où le pluralisme des connaissances et leur libre circulation participent au progrès vers des sociétés plus inclusives et durables.

    Depuis 60 ans, la FMSH fait progresser la connaissance grâce aux sciences humaines et sociales. Reconnue d’utilité publique, elle développe des infrastructures, des services et des programmes d’appui à la recherche au bénéfice de toutes les communautés scientifiques.

    En soutenant chaque année près de 400 chercheurs du monde entier et en assurant la diffusion d’un vaste capital de ressources scientifiques, la FMSH est la première Fondation en sciences humaines et sociales en France.

    Un modèle unique en Europe

    Fondé sur la coopération internationale, le modèle de la Fondation repose sur trois piliers :

    • Organiser la libre circulation des scientifiques et des connaissances
      Conçus pour faciliter la circulation des chercheurs et des écrits, les programmes scientifiques et éditoriaux de la Fondation visent à décloisonner les domaines et multiplier les regards scientifiques pour enrichir la connaissance humaine.
    • Provoquer le dialogue interculturel et interdisciplinaire
      Interface de connexion entre communautés scientifiques, la Fondation conçoit et développe les infrastructures, services et programmes qui permettent le pluralisme intellectuel et l’inclusion sociale.
    • Diffuser les résultats de la recherche scientifique : la Fondation développe depuis sa création une expertise unique dans la diffusion et la distribution des résultats scientifiques. Elle garantit ainsi à tous – communautés scientifiques, décideurs publics et privés, acteurs de la société civile et citoyens – un accès ouvert et massif aux contenus pour agir et transformer positivement le destin des sociétés.

    Ce modèle constitue la source de l’action de la Fondation, de sa force d’innovation, et sa justification face aux grands enjeux du monde moderne.


    La Fondation Maison des Sciences de l’Homme est labellisée IDEAS.

    Le label IDEAS est la marque de la qualité de son engagement sociétal.

    Il atteste de leur démarche d’amélioration continue en matière de gouvernance, de gestion financière et d’évaluation de l’action.

    Communication responsable : transparente et efficace en faveur d’une économie circulaire plus durable

    Face à l’urgence environnementale, au renforcement des obligations réglementaires et aux attentes croissantes des consommateurs, Circul’R1 lance, en partenariat avec l’ADEME, la première coalition de grandes entreprises dédiée à la communication en lien avec l’économie circulaire. Cette initiative rassemble 9 acteurs : grandes entreprises qui intègrent des principes d’économie circulaire dans leurs modèles, agence de communication et des éco-organismes pour redéfinir les stratégies de communication en faveur d’une économie plus durable.

    Comment mesurer la circularité des modèles économiques ?

    face aux enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés, la communication et le marketing sont contraints d’évoluer. Il ne s’agit plus de promouvoir la consommation, mais de sensibiliser, d’éduquer et d’encourager l’adoption de pratiques issues de l’économie circulaire2

    Raphaël Masvigner, co-fondateur de Circul’R

    L’INTÉRÊT D’UNE COALITION SUR LA COMMUNICATION EN MATIÈRE D’ÉCONOMIE CIRCULAIRE

    L’économie circulaire est un modèle qui vise à préserver les ressources naturelles, limiter au maximum la production de déchets, réduire les émissions de CO2 et préserver la biodiversité. Elle se présente comme une opportunité de choix pour répondre aux enjeux environnementaux actuels.

    Le guide du PDG visionnaire sur le développement durable (en anglais)

    Selon une enquête de Bain & Company et le Forum économique mondial, 35 % des dirigeants ont classé la circularité parmi les priorités les plus élevées de leur organisation en 2022, soulignant son importance croissante.

    Or, il apparaît que les entreprises éprouvent des difficultés à communiquer sur leurs engagements environnementaux : sur 1 100 contrôles réalisés par la DGCCRF en mai 2023, plus d’un quart des 2 communications étaient non conformes.

    Guide pratique des allégations environnementales

    Les entreprises ont besoin d’être accompagnées dans leurs stratégies de communication en matière d’économie circulaire et ainsi d’être en mesure de :

    • ●  Répondre aux exigences réglementaires nationales et européennes (devoir de vigilance, loi AGEC, loi Climat et Résilience, Green Claims Directive et CSRD) qui exigent des entreprises qu’elles fournissent des informations claires, précises et non trompeuses concernant leurs stratégies d’économie circulaire, les caractéristiques environnementales de leurs produits et de leurs emballages.
    • ●  Contribuer à promouvoir de nouveaux modes de consommation auprès des Français qui sont 77% à penser que mettre en scène des gestes et pratiques écoresponsables3 dans les publicités peut les encourager à adopter des comportements durables .
    • ●  Sortir du “tunnel carbone” qui s’observe dans de nombreuses stratégies de communication se concentrant essentiellement sur la réduction des émissions de carbone alors que l’économie circulaire permet d’adresser d’autres limites planétaires comme la préservation de la biodiversité, l’économie d’eau ou la conservation des ressources. Ainsi, les stratégies doivent non seulement viser la réduction des émissions de carbone, mais aussi intégrer une approche plus holistique et transparente de la durabilité environnementale.

    La loi Climat et Résilience interdit l’utilisation du terme « neutralité carbone » dans les communications des entreprises, afin d’éviter toute confusion ou greenwashing.

    DES LIVRABLES DANS LA CONTINUITÉ DES TRAVAUX DE L’ADEME

    Les organisations membres de la coalition bénéficieront de l’expertise des éco-organismes Citeo, ecosystem, Refashion et Valdelia, ainsi que des équipes de Circul’R pour réfléchir collectivement sur les meilleures pratiques pour communiquer de manière transparente et efficace sur les démarches et offres de produits et services circulaires.

    Soutenus par l’ADEME, les travaux de la coalition ont l’ambition d’aboutir à la publication en fin d’année 2024 d’un Guide de la communication en matière d’économie circulaire, qui s’inscrira dans la continuité du Guide de la communication responsable de l’ADEME et inclura un état des lieux des législations, des exemples sectoriels et des stratégies pour valoriser les actions circulaires.

    “A travers cette coalition, notre ambition est de soutenir les professionnels du marketing et de la communication pour rendre désirable ces nouveaux modèles auprès de leurs différents publics.”

    Raphaël Masvigner, co-fondateur de Circul’R
    1. réseau d’experts en économie circulaire ↩︎
    2. « à l’instar du réemploi, la seconde main, la location ou la réparation qui permettent de préserver les ressources, limiter la production de déchets et les émissions de CO2 » ↩︎
    3. 14ème baromètre de la consommation responsable – ADEME, mai 2021 ↩︎