Lauréat du prix du jeune économiste 2026

Adrien Bilal montre que les effets du dérèglement climatique sur l’économie sont bien plus importants qu’on ne le pensait

L'étude montre que réagir aux événements climatiques est rentable économiquement

En 2024, Diego Känzig et Adrien Bilal publient une étude novatrice avec une idée est simple : changer d’approche et regarder les effets du dérèglement climatique sur l’ensemble de la planète, et non seulement sur de petites zones. En étudiant la hausse de la température mondiale, Adrien Bilal, lauréat du prix du jeune économiste 2026, montre que les effets du dérèglement climatique sur l’économie sont bien plus importants qu’on ne le pensait. Il étudie aussi la façon dont l’économie réagit aux événements climatiques et montre que lutter contre le réchauffement est rentable économiquement.

Adrien Bilal est lauréat du prix 2026 des jeunes économistes. Ses travaux montrent que les effets du changement climatique pourraient représenter la moitié de la richesse produite dans le monde en 2100.

Adrien Bilal, professeur à l’université Stanford aux États-Unis

les effets du changement climatique pourraient représenter la moitié de la richesse produite dans le monde en 2100

Le prix du meilleur jeune économiste a été créé en 2000 par Le Monde et le Cercle des économistes. Il récompense des économistes de moins de 41 ans dont les recherches aident à comprendre les problèmes du monde actuel. En 2026, Adrien Bilal, professeur à l’université Stanford aux États-Unis, s’est vu décerner ce prix. Ses travaux cherchent à mieux comprendre comment le réchauffement climatique affecte l’économie mondiale.


Dialogue avec Adrien Bilal – Le coût du changement climatique

Adrien Bilal est professeur d’économie à Harvard, ses recherches s’intéressent principalement à l’économie spatiale et l’économie de l’environnement. Dans un document de travail, sorti en mai 2024, il revisite, conjointement avec Diego Känzig, les estimations du coût économique du changement climatique. Dans ce dialogue, l’Institut Avant Garde revient avec lui sur ce travail, comment il se distingue des études antérieures et les conclusions que l’on peut en tirer pour l’adaptation au changement climatique et son financement. 

Une nouvelle façon d’étudier le climat

En 2024, Adrien Bilal et Diego Känzig publient une étude novatrice : « The Macroeconomic Impact of Climate Change: Global vs. Local Temperature« . Leur idée est simple : changer d’approche et regarder les effets du dérèglement climatique sur l’ensemble de la planète, et non seulement sur de petites zones. Jusqu’ici, beaucoup d’économistes regardaient surtout les effets du climat à petite échelle. Les études jusqu’ici portaient, par exemple, sur l’impact d’une hausse de température dans un pays comme la France, sans s’intéresser au reste du monde.

En étudiant la hausse de la température mondiale, Adrien Bilal montre que les effets du dérèglement climatique sur l’économie sont bien plus importants qu’on ne le pensait :

  • L’impact du réchauffement sur l’économie serait environ six fois plus élevé que les anciennes estimations et coûterait 50 % du PIB d’ici à 2100.
  • Une hausse de 1 °C à l’échelle mondiale pourrait entraîner environ 20 % de baisse du PIB mondial, soit de la richesse produite dans le monde entier.

En effet, le dérèglement climatique entraîne des sécheresses, des tempêtes et d’autres événements climatiques extrêmes qui peuvent coûter très cher.

Des économies réalisées en luttant contre le changement climatique

À travers ses travaux, Adrien Bilal étudie la façon dont l’économie réagit concrètement aux événements climatiques. Il montre aussi que lutter contre le réchauffement est rentable économiquement. Selon ses résultats, une tonne de CO₂ pourrait coûter environ 1 000 euros, contre 100 à 150 euros estimés auparavant.

Étude : « The Macroeconomic Impact of Climate Change: Global vs. Local Temperature »

Cyrille Souche
Cyrille Souchehttps://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info qui a eu 20 ans en 2025 ... L'occasion de supprimer la publicité et d'un nouveau départ vers un webmedia participatif d'intérêt général, avec pour raison d'être de recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant. Je suis ouvert à toute proposition de coopération mutuellement bénéfique au service de la régénération du vivant.

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