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Déclaration historique des banques publiques de développement qui s’engagent à lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde

capture_d_e_cran_2020-11-11_a_16.18.17.png Aujourd’hui, 13 banques publiques de développement se sont conjointement engagées à renforcer leurs investissements en faveur de l’alimentation et de l’agriculture dans le contexte de la pandémie mondiale et des changements climatiques, une première mondiale. D’autres signataires sont encore attendus dans les jours qui viennent. Cette initiative sans précédent constitue une réaction d’urgence face aux difficultés les plus pressantes auxquelles certains des pays les plus vulnérables se heurtent en matière de développement et de dérèglement climatique. « La COVID-19 et les changements climatiques exercent une lourde pression sur nos systèmes alimentaires« , a déclaré Gilbert F. Houngbo, Président du Fonds international de développement agricole (FIDA) de l’Organisation des Nations Unies, qui a organisé les discussions avec les banques publiques de développement et a contribué à la déclaration commune qui en a résulté, publiée aujourd’hui. Déclaration historique des banques publiques de développement qui s’engagent à lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde« Nous devons agir sans attendre et augmenter le volume des financements si nous entendons éliminer la faim et la pauvreté dans le monde d’ici à 2030 et offrir un avenir durable aux deux milliards de ruraux qui cultivent une grande partie des denrées alimentaires de la planète. Les banques publiques de développement peuvent jouer un rôle de premier plan s’agissant d’ouvrir des perspectives, de bâtir un monde plus résilient et de garantir des sociétés plus équitables. » La déclaration vient contribuer au sommet Finance en commun (9-12 novembre), au cours duquel 450 banques publiques de développement issues de tous les secteurs se réuniront pour la première fois en vue de s’engager à prendre des mesures pour infléchir les investissements dans une trajectoire plus écologique et plus durable, tout en faisant face à la crise de la COVID-19.Sommet Finance en commun (9-12 novembre) Treize banques agricoles et rurales d’Afrique subsaharienne, d’Amérique latine et d’Asie, ainsi que des associations régionales de crédit rural et agricole ont jusqu’à présent signé cette déclaration. Ces banques sont différentes, tant par leurs fonds propres que par leur mandat et leurs instruments, mais la déclaration met l’accent sur leur contribution essentielle au financement des systèmes alimentaires durables et inclusifs de demain et sur leur capacité à compenser les défaillances du marché, notamment en période de crise comme la pandémie actuelle de COVID-19. À cet égard, la déclaration fait ressortir la nécessité d’améliorer les réglementations, les politiques, la gouvernance et les capacités institutionnelles pour permettre aux banques publiques de développement d’assumer les risques d’investissement nécessaires, tout en restant viables sur les plans financier et institutionnel, dans un marché financier en proie à des changements rapides .
FICPR
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Les signataires soulignent également l’importance de mettre l’accent sur les petits exploitants et sur les petites et moyennes entreprises (PME) agricoles et de mettre au point des produits et des services financiers adaptés à leurs besoins. Leurs capacités d’accès au financement des investissements sont souvent restreintes en raison de leur taille, de leur manque d’actifs, de leur fragmentation et du manque d’information et de coordination sur les marchés agricoles et financiers. « Il est essentiel que les banques publiques de développement accordent une attention toute particulière aux petits producteurs et les agripreneurs qui sont la cheville ouvrière des systèmes alimentaires et des économies de nombreux pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire« , a ajouté M. Houngbo. « S’ils ont accès au financement, ils pourront produire davantage et contribuer à renforcer la sécurité alimentaire et la prospérité. » La déclaration met également en exergue le rôle majeur que jouent les banques publiques de développement comme catalyseurs des investissements du secteur privé, qui sont souvent compromis par une multitude de risques, par les coûts engendrés et par les faibles rendements économiques escomptés. Les banques publiques de développement peuvent mettre au point des solutions financières innovantes pour attirer des investisseurs dans ce secteur et contribuer à faire correspondre les financements commerciaux aux objectifs mondiaux en matière de développement, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques. Selon la Food and Land Use Coalition, il faudra probablement 300 à 350 milliards d’USD par an jusqu’en 2030 pour instaurer des pratiques plus durables dans les systèmes alimentaires, mais cette transition permettra d’économiser 5 700 milliards d’USD correspondant aux « coûts cachés » associés aux pratiques actuelles et de débloquer 4 500 milliards d’USD par an de débouchés commerciaux. Le FIDA a ainsi entrepris de renforcer sa collaboration avec le secteur privé en vue d’attirer des investissements dans l’agriculture paysanne et les PME rurales. En octobre, l’organisation a été le premier fonds des Nations Unies à se voir attribuer une note de crédit, qui lui permet de lever plus facilement des fonds auprès de prêteurs publics et privés. En mars dernier, le FIDA a investi dans un fonds à impact privé, le Fonds d’investissement pour l’entrepreneuriat agricole (Fonds ABC), dans le but de stimuler les investissements dans les PME rurales. capture_d_e_cran_2020-11-11_a_16.10.56.pngLe sommet Finance en Commun est une initiative de la Fédération mondiale des institutions de financement du développement (FEMIDE) et de l’International Development Finance Club (IDFC), et il est organisé par l’Agence française de développement.

A propos du FIDA

Le FIDA investit en faveur des populations rurales et œuvre pour leur autonomisation, afin de lutter contre la pauvreté, d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition, et de renforcer la résilience. Depuis 1978, il a octroyé 22,4 milliards d’USD sous la forme de dons et de prêts à faible taux d’intérêt dans le cadre de projets dont ont bénéficié quelque 512 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est situé à Rome, centre névralgique des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

 

Les fournitures de bureau ou scolaires éthiques et responsables c’est possible avec le cahier en feuilles de pierres recylées ré-utilisble à vie !

Garder un seul agenda, un même bloc note ou un unique cahier à vie, et si c’était devenu possible ? Encore faut-il penser à ré-utiliser son agenda d’une année sur l’autre et donc garder celui de 2020 pour l’année 2021 ? Presque impensable !! Et pourtant aujourd’hui avec l’agenda réutilisable EcoNotebk, c’est désormais possible ! Explications. En septembre, à chaque rentrée scolaire, son nouvel agenda, ses cahiers … ! Tous les ans ça recommence et ça continue au travail …

Agenda

Cet agenda a été éco-conçu pour pouvoir être facilement ré-utilisable. – 1ère page pour établir vos objectifs de l’année ainsi que vos résolutions, vos grands projets, vos envies de lecture, de films, etc… objectifs_de_l_annee_480x480.jpg?v=1603140378 – 24 pages avec d’un côté les 12 mois de l’année pour y noter vos rendez-vous importants et de l’autre côté vos objectifs du mois. Agenda-page-6-et-7_480x480.jpg?v=1603142387 – 52 doubles pages pour chaque semaine de l’année, avec les 7 jours de la semaine et une case pour votre liste « à faire » au cours de la semaine. Agenda-page-30-et-31_480x480.jpg?v=1603142520 Chaque année, il vous suffit de noter, en haut de la page, la date (par exemple Semaine du 04 au 10 Janvier 2021). – 10 pages vierges pour y inscrire vos idées, envies ou recettes de cuisine… Agenda-page-134-et-135_480x480.jpg?v=1603142741 A la fin de chaque année, vous pouvez scanner vos notes importantes avant de l’effacer pour avoir un nouvel agenda comme neuf ! Agenda_Face_A_480x480.png?v=1603143239

Un papier recyclé à base de pierre des chantiers

 » Nous recyclons la pierre des chantiers pour en faire un papier Résistant, Waterproof et Doux « 
capture_d_e_cran_2020-11-11_a_15.43.24.png Un principe qui permet à l’entreprise de proposer un cahier réutilisable 1000 fois ! On peut comprendre que l’adopter, c’est ne plus dépenser, ne plus jeter … C’est bien la promesse des produits éco-conçus de la gamme EcoNotebk™, «il vous suivra tout au long de vos études, carrière ou votre vie !» Un moyen concret d’entrer dans un monde ou l’usage unique est peu àpeu remplacé par le durable.
  1. Ecrivez
  2. Sauvegardez
  3. Effacez
  4. Recommencez
Si c’est durable, c’est sur CDURABLE;info ! eco-notebk-cahier-reutilisable-ecologique-noir.jpg?v=1601555504

Économique avec un prix en baisse

79,90€, c’était le prix de lancement du tout premier EcoNotebk™ présenté en 2018. Les coûts de production permettent aujourd’hui à l’entreprise de rendre l’EcoNotebk™ accessible à tous. Sachant qu’un collégien utilise en moyenne 10 cahiers de la 6ème à la 3éme juste pour ses exercices de mathématiques, à 5€ pièce cela représente 50€ pour une seule matière … L’Agenda est actuellement à 39€ sur le site ! En plus d’alléger son sac,un seul exemplaire suffira à toute la scolarité d’un collégien et plus car il est réutilisable 1000 fois !

Éco-Responsable dans son éco-conception

La conception de ces éco-Notebook est réalisée dans le respect de l’environnement, avec des feuilles de pierre, un matériau alternatif au papier de bois. La fabrication du papier de pierre émet en effet 2 à 3 moins de co2 qu’un papier ordinaire et exclut tout emploi des produits chimiques.

Le papier de pierre c’est quoi ?

Mis au point par des ingénieurs taïwanais de la Taïwan Lung Meng Technology Corporation, le papier de pierre comporte de nombreux avantages :
  • Tolère des écarts de température de -65 à 70 degrés Celsius
  • Moins coupant que le papier cellulose
  • Doux, agréable au toucher
  • Résistant (difficilement déchirable)
  • Waterproof ( sans traitement ou plastification )
  • Insensible aux mites, cafards, champignons etc…
Les matières premières utilisées :
  • De la poudre de pierre pour faire du carbonate de calcium.
  • Du polyéthylène est aussi nécessaire, c’est un plastique recyclable et dans notre cas recyclé.
  • De l’eau en circuit fermé pour refroidir les machines.
3 conséquences de la déforestation :
  • 1/ Accélération de la perte de biodiversité
  • 2/ Diminution de l’eau potable
  • 3/ Aggravation des catastrophes naturelles
capture_d_e_cran_2020-11-11_a_15.57.30.png ABATTRE DES ARBRES pour fabriquer du papier ? Alors que les arbres nous sont indispensables pour :
  • Lutter contre la pollution
  • L’isolation phonique
  • La protection de la biodiversité
  • Lutte contre le ruissellement et l’érosion
  • Traitement des maladies
  • Détendre notre système sensoriel
  • Décorer et embellir les espaces
capture_d_e_cran_2020-11-11_a_15.58.27.png Nos forêts brûlent ! Des millions d’hectares chaque année. En cause l’activité humaine et le changement climatique. Arrêtons la déforestation ! 29 000 400 hectares ont disparu en 2017 soit l’équivalent d’un terrain de foot par seconde. Notre poumon : Un arbre de 5m3 peut absorber jusqu’à 5 tonnes de CO2 Agissons ! Ensemble – « Le lundi 29 juillet, l’humanité a épuisé les ressources renouvelable de la planète » – WWF – « La forêt boréale au bout du rouleau » – Greenpeace – « Déforestation : 2400 arbres coupés chaque minutes » – Planète Altruiste Le papier de pierre serait une meilleure alternative au papier ordinaire ! – ZÉRO Produits chimiques : la confection et le traitement du papier de pierre ne nécessite aucun produit chimique – ZÉRO Arbres abattus. Pour produire les cahiers réutilisables, il sufft de recycler de la pierre et du polypropylène – MILLE Cahiers en 1 : La feuille de pierre avec un stylo « frixion » permet de réutiliser votre cahier en « feuille de pierre » à l’infini ou presque en savoir plus sur le papier de pierre

 

Vers des systèmes alimentaires sains et durables : quand la recherche accompagne la transition

Comment assurer la production d’aliments sains, nutritifs et accessibles tout en étant respectueux de l’environnement ? Les recherches d’INRAE intègrent ces différentes dimensions en se plaçant dans une perspective de santé globale, qui considère les enjeux de santé au cœur des évolutions à conduire simultanément sur les plans agricole, alimentaire et environnemental. Ces évolutions mettent en jeu nos manières de produire notre alimentation et nos manières de consommer, à travers l’adaptation de nos pratiques et régimes alimentaires. INRAE cherche ainsi à catalyser et accompagner la transition alimentaire que nous devons mettre en œuvre pour répondre aux enjeux de santé, environnementaux et sociaux auxquels nous avons à faire face.
Vers des systèmes alimentaires sains et durables : quand la recherche accompagne la transition © INRAE - AdobeStock
Vers des systèmes alimentaires sains et durables : quand la recherche accompagne la transition © INRAE – AdobeStock
L’alimentation a une place importante dans notre vie de tous les jours. Que ce soit en famille, entre amis ou au travail, les repas sont des moments durant lesquels se tissent nos liens sociaux. A travers nos pratiques alimentaires, nous exprimons aussi des goûts et des préférences qui nous rattachent à une culture et des histoires individuelles et collectives. Mais l’alimentation donne aussi lieu à des inquiétudes renforcées ces dernières décennies. Ces enjeux de santé par l’alimentation, tout autant que répondre aux besoins alimentaires d’une population mondiale en croissance, sont des défis majeurs pour les décennies à venir. Autre sujet d’inquiétude: les manières de produire notre alimentation ont des impacts environnementaux. Ces impacts affectent la préservation des ressources naturelles et contribuent au changement climatique. Les recherches d’INRAE intègrent ces différentes dimensions en se plaçant dans une perspective de santé globale, qui considère les enjeux de santé au cœur des évolutions à conduire simultanément sur les plans agricole, alimentaire et environnemental. Retrouvez une partie des recherches d’INRAE sur ces sujets dans ce nouveau dossier thématique.

Sommaire du dossier

DP systèmes alimentaires sains et durables Vers des systèmes alimentaires sains et durables : quand la recherche accompagne la transition – One Health, une seule santé pour la Terre, les animaux et les Hommes
  • 1. Du champ à l’assiette : de nombreux leviers d’action pour des bénéfices de santé
  • 2. Mode de consommation, régimes alimentaires : quels impacts sur la santé et l’environnement ?
  • 3. Vers des systèmes alimentaires sains et durables : accompagner la transition à travers les politiques publiques

Le DP Systèmes alimentaires sains et durables : quand la recherche accompagne la transition

DP systèmes alimentaires sains et durablesTélécharger le DP « Vers des systèmes alimentaires sains et durables : quand la recherche accompagne la transition« 

Le replay de la CP

 

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Inédit : un atlas cartographique pour identifier l’état de santé de l’herbier de posidonie et du coralligène en Méditerranée

capture_d_u2019e_cran_2020-11-09_a_14_46_37.png Pour la première fois, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, Andromède Océanologie et CHORUS publient un atlas cartographique de la qualité des eaux côtières de Méditerranée qui présente les résultats de la surveillance de l’état écologique des herbiers de Posidonie et du coralligène, de leurs fonctions écologiques et du niveau de pressions exercées. Ces données permettront aux collectivités du littoral, aux services de l’Etat et aux usagers de la mer de mieux connaître et donc mieux protéger la biodiversité sous-marine. La préservation de la qualité des habitats côtiers et plus particulièrement ceux constitués par les herbiers de posidonie et les peuplements à coralligène est au cœur des préoccupations de l’agence de l’eau, d’Andromède Océanologie et de CHORUS. Fort de leur partenariat et de leur expérience en matière de surveillance des eaux côtières, sur la base des données de surveillance acquises ces 6 dernières années, les trois partenaires ont réalisé la première synthèse technique précisant la qualité écologique des habitats et l’état de leur fonctionnement. Au total, 430 données de surveillance biologique et 11 pressions anthropiques sont interprétées et synthétisées dans 83 cartes. Ces cartes sont accessibles sur la plateforme de surveillance des eaux côtières et des écosystèmes de Méditerranée MEDTRIX capture_ecran_medtrix_1_.jpg – www.medtrix.fr

Les résultats : des habitats qui résistent mais qui sont sous pressions

Dans l’état des connaissances actuelles, le bon état écologique, c’est-à-dire l’état de santé des animaux constituant les peuplements de coralligènes, est atteint pour 74 % des masses d’eau et pour 61 % des masses d’eau en ce qui concerne les herbiers de Posidonie. Mais le fonctionnement écologique est considéré comme altéré pour 80 % du coralligène et 45 % des herbiers de Posidonie, ce qui doit appeler chacun à la vigilance.

Qualité écologique et fonction écologique, quelles différences ?

La qualité écologique concerne l’état de santé de la plante marine Posidonie et du peuplement de coralligène. Il est considéré comme bon si la plante marine et les animaux du coralligène se développent correctement et ne présentent pas de dégradations physiques (feuilles arrachées, gorgones nécrosées…). Le fonctionnement écologique concerne les fonctions que ces écosystèmes assurent comme par exemples la fonction habitat, nurserie, chaîne trophique ou reproduction. Un herbier de Posidonie ou un peuplement de coralligène en bonne santé sert normalement d’habitat et de refuge à des poissons et à des crustacés. L’absence de ces animaux est un signe d’altération des fonctions écologiques. Ces deux notions complémentaires permettent de dresser un diagnostic plus complet sur l’état de ces habitats. Les fonctions écologiques sont principalement dégradées par les activités maritimes, comme les mouillages, la pêche ou les activités subaquatiques. Certains travaux de recherche évoquent également les effets de l’augmentation de la température et du changement climatique.
Un exemple de cartographie présentée dans l’atlas
Un exemple de cartographie présentée dans l’atlas

—  Atlas cartographique pour identifier l’état de santé de l’herbier de posidonie et du coralligène en Méditerranée – SynthèseTélécharger l’Atlas cartographique pour identifier l’état de santé de l’herbier de posidonie et du coralligène en Méditerranée – Synthèse
Pour en savoir plus : capture_d_u2019e_cran_2020-11-09_a_15_01_14.png – www.medtrix.fr A propos de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse – www.eaurmc.fr – @SauvonsLeau Etablissement public de l’Etat sous tutelle du ministère de l’environnement, elle a pour mission la reconquête du bon état de l’eau et des milieux aquatiques. En application du principe pollueur-payeur, elle perçoit des redevances fiscales payées par tous les usagers : ménages, collectivités, industriels, agriculteurs, en fonction des volumes qu’ils prélèvent et de la pollution qu’ils rejettent. L’argent ainsi collecté est réinvesti auprès des collectivités, industriels, agriculteurs et associations qui agissent pour améliorer la qualité de l’eau et des milieux : améliorer les systèmes d’assainissement, réduire la pollution par les substances toxiques, économiser et partager l’eau, reconquérir la qualité des eaux des captages dégradés par les pollutions diffuses, préserver les ressources stratégiques pour l’eau potable, restaurer le fonctionnement naturel des rivières, des milieux marins et des zones humides dégradées ou menacées … L’agence de l’eau agit dans le cadre d’un programme d’intervention 2019-2024 qui fixe les grandes priorités d’action pour 6 ans. L’agence dispose d’une capacité d’aide annuelle d’environ 440 M€ et emploie 330 personnes.

 

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Le financement climatique pour les pays en développement est évalué à près de 80 milliards USD en 2018 selon l’OCDE

Le financement climatique à destination des pays en développement a progressé pour s’établir à 78.9 milliards USD en 2018, évalue l’OCDE

Les financements climatiques fournis et mobilisés par les pays développés en faveur des pays en développement ont augmenté de 11 % entre 2017 et 2018, passant de 71.2 milliards USD à 78.9 milliards USD. Comme le montrent les nouveaux chiffres publiés par l’OCDE, cette augmentation est due à la hausse des financements climatiques publics, alors que ceux de sources privées sont restés stables. Le rapport intitulé Financement climatique fourni et mobilisé par les pays développés en 2013-2018 constitue la troisième évaluation, par l’OCDE, des progrès accomplis vers la réalisation de l’objectif qui vise à mobiliser 100 milliards USD de financements par an pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique et à s’adapter à ses effets. L’édition 2020 approfondit l’analyse des chiffres agrégés en fournissant davantage d’indications sur les caractéristiques et les destinataires des financements climatiques durant la période étudiée. Dans le rapport, l’OCDE évalue que les financements climatiques publics des pays développés ont atteint 62.2 milliards USD en 2018 : 32.7 milliards USD sont des financements bilatéraux (en hausse de 21 % par rapport à 2017), et 29.6 milliards USD, des financements multilatéraux attribués aux pays développés (plus 8 % comparé à 2017). Le montant des financements climatiques de sources privées est resté quasiment inchangé en 2018, s’établissant à 14.6 milliards USD contre 14.5 milliards USD l’année d’avant. Avec 2.1 milliards USD, les crédits à l’exportation liés au climat représentent moins de 3% du total.
Les financements climatiques à destination des pays en développement
Les financements climatiques à destination des pays en développement
« Le financement au service de l’action climatique dans les pays en développement continue d’augmenter, mais en 2018, il était encore inférieur de 20 milliards USD à l’objectif de mobiliser 100 milliards USD par an d’ici à 2020. D’après les premières données pour 2019 concernant l’Union européenne et ses membres, qui constituent collectivement le plus important bailleur, le financement climatique bilatéral de sources publiques pourrait avoir continué de progresser l’an dernier », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. « Il est urgent que les bailleurs de fonds intensifient leurs efforts pour aider les pays en développement à répondre aux effets immédiats de la pandémie et pour intégrer des mesures climatiques dans la période découlant de la crise du COVID-19 afin de favoriser une croissance économique durable, résiliente et inclusive. » Le rapport de l’OCDE montre qu’en 2018, les financements climatiques ont été destinés pour 70 % à l’atténuation et pour 21 % à l’adaptation, le reste revenant à des activités transversales. Plus de la moitié des financements climatiques ont ciblé les infrastructures économiques (principalement l’énergie et des transports), et la part restante a bénéficié en majeure partie à l’agriculture et aux infrastructures sociales (en particulier l’eau et l’assainissement). Au cours de la période 2016-18, c’est l’Asie qui a reçu la plus grande partie des financements climatiques (43 %), devant l’Afrique (25 %) et les Amériques (17 %). La répartition des financements climatiques par groupe de revenu montre que 69 % ont été destinés à des pays à revenu intermédiaire, 8 % à des pays à faible revenu et 2 % à des pays à revenu élevé, tandis que les 21 % restants ont été fléchés vers une région plutôt que vers un pays particulier. En ce qui concerne la répartition par instrument de financement public, aussi bien le montant total des prêts que celui des dons ont augmenté. La part des prêts a toutefois continué de progresser pour représenter 74 % des 62.2 milliards USD de financements publics en 2018, contre 52 % en 2013, alors que celle des dons a diminué, passant de 27 % à 20 %. Les pays à faible revenu ont bénéficié d’une plus forte proportion de dons (42 %), alors que dans le cas des pays à revenu intermédiaire, c’est la part des prêts qui a été plus importante (88 %).

Synthèse du rapport sur le financement climatique fourni et mobilisé par les pays développés en 2013-2018

Financement climatique fourni et mobilisé par les pays développés en 2013-2018Télécharger la synthèse des principales conclusionsTélécharger le rapport complet (en anglais)

OCDE

logooecd_fr.pngCoopérant avec plus d’une centaine de pays, l’OCDE est un forum stratégique international qui s’emploie à promouvoir des politiques conçues pour améliorer le bien-être économique et social des populations dans le monde entier. Bremer FR signoff.JPG

 

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[Rapport] « Une citoyenneté réprimée » : état des lieux des entraves aux actions associatives en France par l’Observatoire des Libertés Associatives

Héros malgré eux : brutalisés pour avoir défendu le droit et l’environnement

L’an dernier 212 militants écologistes ont été tués dans le monde, selon le rapport de Global Witness. On pourrait espérer que la France soit épargnée par les violences faites aux justiciers de la nature. Et pourtant : passé à tabac pour avoir voulu dénoncer une atteinte environnementale, interpellé par la gendarmerie pour avoir répondu à une interview, menacé de mort pour s’être opposé à un projet de retenue d’eau… Chaque année, plusieurs militants du mouvement France Nature Environnement se font brutaliser pour avoir cherché à protéger l’environnement ou tout simplement faire appliquer la loi. Durant 2 semaines, France Nature Environnement leur donne la parole. Témoignages.

Du cyber-harcèlement à l’agression physique dans les Landes

Cela avait pourtant bien commencé : par une victoire devant les tribunaux. Mais le 22 décembre 2018, le maire de la commune de Soorts-Hossegor a diffamé dans un post Facebook la porte-parole de la SEPANSO Landes et divulgué l’adresse de sa maison, qualifiée de « taudis ». Dans les commentaires, un déferlement de haine et de menaces s’en est suivi. Le matin même, cette dernière avait donné une interview à France Bleu au sujet d’une récente victoire de l’association : la suspension par le tribunal du dragage du lac d’Hossegor. L’association avait saisi la justice, inquiète de l’impact de la technique utilisée sur l’environnement et la biodiversité. « Ils ont menacé de brûler ma maison… le but était clairement de me faire taire. Mais je ne suis pas du genre à baisser la tête », réagit Sylvie Brossard. Quelques mois plus tard, un homme l’a agressée dans son jardin et insultée d’« écolo de merde ». A l’heure actuelle, les propos du maire de Soorts-Hossegor n’ont pas pu être jugés en première instance car les faits ont été prescrits. L’association va faire appel.

Des élus locaux peu scrupuleux dans les Hautes-Pyrénées

Dans la commune de Loudenvielle, un membre d’ARPAL (Association Réfléchir Proposer Agir pour le Louron) s’est fait brutaliser par deux élus locaux pour avoir filmé un chantier a priori illégal (sans panneau d’autorisation) le 29 avril 2020. Tandis qu’il filmait la scène pour alerter les autorités publiques, le conseiller municipal qui était aux commandes de la pelle mécanique s’est précipité vers le militant écologiste et lui a vociféré menaces et injures. Il a vite été rejoint par son père, président du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées. Alain Dupiech s’est alors fait suivre jusqu’à son domicile, pousser à terre et frapper à coups de pieds. Il réagit : « Au-delà du traumatisme personnel, ces faits sont indignes d’élus locaux. A l’heure actuelle, ma plainte a été rejetée par le Procureur. Avec mon avocat nous poursuivons notre plainte sous une autre juridiction… nous ne laisserons rien passer. Si nous ne nous battons pas pour protéger l’environnement dans le département, qui le fera ? »

Menaces de mort dans le Lot-et-Garonne

Dans la commune de Pinel Hauterive, alors qu’il luttait contre un projet de retenue d’eau (dit Lac de Caussade) visant à accaparer un bien commun au profit de quelques agriculteurs, un militant de la SEPANLOG a reçu des menaces de mort de la part du Président du syndicat agricole majoritaire du département (Coordination Rurale 47). La scène se déroule le 30 septembre 2019 lors d’une réunion organisée par la Préfecture de Lot et Garonne. La violence est inouïe et assumée : « Vous n’avez qu’un seul objectif nous casser les c***, mais vous nous ferez moins chier lorsque vous serez au fond du lac ». Les menaces sont proférées à deux reprises devant la Préfète du Lot et Garonne, le député de la circonscription et de nombreux élus locaux et syndicaux. Malgré la plainte déposée, le dossier est encore sur le bureau de Mme la Procureure de la République. « Recevoir des menaces de mort, en France, alors que l’on se bat pour protéger l’environnement, me paraissait jusque-là improbable », explique Lionel Feuillas, ciblé par ces menaces.

Une procureure qui fait de l’excès de zèle en Corrèze

Le 30 mai 2020, le porte-parole de l’association Sources et Rivières du Limousin a été convoqué par la gendarmerie d’Égletons en Corrèze. Le motif : avoir répondu en janvier 2020 à une demande d’interview de France 3 dans laquelle il dénonçait la construction de serres industrielles à tomates hors-sol sur une zone humide. Personne n’a porté plainte… pourtant la Gendarmerie, diligentée par la procureure de Tulle, a jugé bon de mener l’enquête et le convoquer pour « violation de domicile”. Les deux journalistes et le président de la confédération paysanne de la Corrèze, n’ont, eux, même pas été entendus. Dérive issue de la création de la cellule Demeter, visant à à faire cesser tout prétendu « agri-bashing » à l’encontre du monde agricole productiviste ? « Cet épisode constitue une forme directe d’entrave à la liberté d’expression et au devoir d’information de notre association », résume Antoine Gatet, visé par cette enquête.

« Elus locaux, pouvoirs publics, agriculteurs productivistes, chasseurs… les auteurs d’intimidations sont variés. Et ces dernières prennent de nombreuses formes, de la suspension de subventions aux menaces de mort, en passant par le saccage de locaux ou encore les violences physiques. La cellule Demeter s’inscrit pleinement dans ces intimidations, c’est pourquoi elle doit être dissoute. Plus globalement, il faut à tout prix protéger les associations qui défendent l’intérêt général, l’Etat doit être exemplaire et intransigeant dans l’application du droit dans ces situations. Pour une démocratie saine, aucune tolérance pour les menaces et les actions violentes ! », conclut Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement.

Pour aller plus loin

[Sur le terrain]

– Landes – Le maire de Soorts-Hossegor incite à la haine et diffame les adhérents d’une association environnementale, Observatoire des Libertés Associatives
– Hautes-Pyrénées – Coups et blessures sur un lanceur d’alerte, ARPA Louron, 5 mai 2020
– Corrèze – L’intimidation des associations environnementales, nouvelle arme de l’Etat pour la défense des intérêts de l’agro-business ? Sources et Rivières du Limousin, 28 mai 2020
– Aude – Un syndicat lance un flot inouï d’insultes contre des opposants à l’épandage aérien de pesticides, juin 2020
– Haute-Garonne – La FDSEA vandalise la façade de France Nature Environnement Midi-Pyrénées, février 2020

[Rapport] « Une citoyenneté réprimée »

[Rapport] « Une citoyenneté réprimée » : état des lieux des entraves aux actions associatives en France, Observatoire des Libertés Associatives, 6 octobre 2020

Des associations dont l’activité est suspendue suite à une coupe-sanction de subvention pour avoir contredit un élu, des militants poursuivis devant des tribunaux pour des actions solidaires, une association de quartier interdite d’accès aux espaces communaux pour se réunir, des représentants politiques stigmatisant des associations antiracistes ou musulmanes, des militant.e.s écologistes cibles de contrôles routiers et d’amendes à répétition…

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Voici quelques exemples tirés de la centaine de cas relevés et analysés dans le premier rapport de l’Observatoire des libertés associatives titré « Une citoyenneté réprimée : 100 cas de restriction des libertés associatives, 12 pistes pour les protéger ». Ce rapport est le fruit d’une collaboration étroite entre un comité de chercheurs en sciences sociales et des associations réunies au sein de la Coalition pour les libertés associatives, dont la plupart avaient déjà fait l’objet d’attaques contre leur capacité à agir.

Des libertés associatives menacées

Les auteurs du rapport pointent un paradoxe : « alors que la démocratie participative s’expérimente désormais à l’échelle nationale et jusqu’au plus haut sommet de l’État (Grand débat, convention citoyenne pour le climat), les associations, acteurs essentiels de la démocratie, sont marginalisées voire ouvertement attaquées par les pouvoirs publics quand elles prennent des positions critiques ou mènent des actions collectives de défense des droits visant à interpeller les autorités et nourrir le débat public. » Dans un contexte de pandémie et de crise sanitaire, les auteurs du rapport soulignent « qu’une partie des associations hier réprimées, ou qui l’ont été du fait du maintien de leurs activités durant la période de confinement, ont joué et jouent un rôle central dans l’atténuation des effets de la crise auprès des publics les plus fragiles. »

Une fois ce bilan dressé, le rapport de l’Observatoire s’attache à rappeler qu’au niveau local, régional ou national, de nombreuses associations participent à faire vivre le débat public et permettent l’exercice d’une citoyenneté collective. A l’image de la protection dont peuvent bénéficier les syndicats dans l’exercice de leurs activités, les associations proposent une série de douze mesures pour mieux les protéger face aux répressions abusives mais aussi faire reconnaître leur rôle en matière de défense des droits et d’intervention dans le débat public afin de renforcer des libertés démocratiques aujourd’hui menacées.

[Rapport] « Une citoyenneté réprimée » : état des lieux des entraves aux actions associatives en France par l’Observatoire des Libertés Associatives

Télécharger le rapport « Une citoyenneté réprimée »

Découvrir la cartographie interactive des 100 cas détaillés d’entraves

Rapport de Global Witness sur les meurtres de militants écologistes en 2019

Pour approfondir

Cellule Demeter : convoqué à la Gendarmerie pour avoir répondu à une interview… dans un champ
Lettre ouverte : le Ministre de l’Intérieur doit dissoudre la cellule Déméter
Barrage de Caussade : histoire d’un projet illégal, dangereux pour le Lot-et-Garonne mais jamais arrêté

France Nature Environnement

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France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. Elle est la porte-parole d´un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 53 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous.
– www.fne.asso.fr

Rapport Mondial sur les Déchets Nucléaires

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Rédigé par dix expert-e-s internationaux et grâce au travail conjoint de nombreux partenaires, le Rapport Mondial sur les Déchets Nucléaires (version française du World Nuclear Waste Report) donne faits et chiffres sur la problématique des déchets nucléaires : types et quantité de déchets produits et stockés dans le monde, risques associés à ces déchets, coûts de leur traitement, solutions existantes ou en projet pour leur gestion et leur stockage.
Cette première édition d’un rapport inédit s’intéresse particulièrement à sept pays européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, République Tchèque, Hongrie, Suède, Suisse) et aux Etats-Unis.

BENEFRICHES, un nouvel outil pour monétiser les bénéfices de la reconversion des friches développé par Arcadis

  • Un outil d’aide à la décision, en libre accès, au service des collectivités et de tous les acteurs de l’aménagement des territoires.
  • Développé pour le compte de l’ADEME (l’Agence de la transition écologique), avec l’institut de recherche Efficacity et en étroite collaboration avec un échantillon de porteurs de projets.
  • Qui répond aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux des territoires, en évaluant non seulement l’impact socio-économique de la reconversion de friches (y compris en cas de désartificialisation et renaturation), mais aussi et surtout en lui donnant une valeur monétaire.
Arcadis, société internationale d’ingénierie et de conseil pour les actifs naturels et construits, annonce la création d’un outil inédit permettant d’évaluer et de monétiser les bénéfices de la reconversion de friches, afin d’aider les collectivités et les acteurs de l’aménagement des territoires à prendre les bonnes décisions quant au choix d’implantation et d’usage de leurs projets, et à les inscrire davantage dans une démarche d’aménagement durable. Cet outil, appelé BENEFRICHES, a été développé pour le compte de l’ADEME et est disponible au sein de la médiathèque en ligne de l’agence. Face à l’accroissement de la population et à la densification des zones urbaines, la création de nouveaux espaces de vie – logements, bureaux ou parcs urbains – est devenue un défi pour les collectivités et les aménageurs. En évitant les frais de dépollution et de transformation, les projets qui impliquent l’étalement urbain en périphérie et l’artificialisation des sols peuvent sembler rentables de premier abord, mais posent un certain nombre de problèmes face aux enjeux environnementaux et sociétaux d’aujourd’hui. « Lorsque l’on réfléchit à l’échelle d’un quartier, il peut être plus judicieux d’opter pour la réhabilitation d’une friche. En effet, au-delà d’éviter la création de nouvelles infrastructures de transports et d’énergie, le choix du renouvellement urbain peut permettre d’accroître l’attractivité d’un quartier et sa valorisation foncière. » déclare Maximilien Piquant, Responsable des Etudes Socio-économiques au sein d’Arcadis. Laurent Chateau, chargé de mission à l’ADEME, poursuit : « En tant que fonciers disponibles, les friches représentent en outre de réelles opportunités pour inscrire les territoires dans une trajectoire de sobriété et de résilience nécessaire à l’atteinte de l’objectif de ‘’zéro artificialisation nette’’ ». BENEFRICHES est la conjugaison des savoir-faire d’Arcadis en matière de socio-économie et d’environnement au service d’un large éventail de sujet dont celui de la reconversion de friches. Il est aussi le résultat d’une étroite collaboration avec les services de l’ADEME, l’Institut Efficacity et un échantillon de porteurs de projets. « Ensemble, nous avons travaillé de manière constructive pour développer un outil alliant vision terrain et méthodologie. Après une phase test sur 4 projets et usages différents, l’outil BENEFRICHES a démontré que la reconversion de friches génère des bénéfices nets socio-économiques pouvant compenser le déficit économique de l’opération et même afficher un bilan plus favorable. », commente Adrien Bestieu, Chargé d’Etudes Socio-économiques au sein d’Arcadis.
BENEFRICHES, un nouvel outil pour monétiser les bénéfices de la reconversion des friches développé par Arcadis
BENEFRICHES, un nouvel outil pour monétiser les bénéfices de la reconversion des friches développé par Arcadis
Résumé : L’outil BENEFRICHES permet de quantifier les bénéfices nets socio-économiques et environnementaux d’un projet d’aménagement pour aider les collectivités et acteurs de l’aménagement à orienter leurs choix d’implantation entre le renouvellement urbain et l’extension urbaine (friche vs. terres agricoles), voire entre différents scénarios d’usage sur une même friche (ex : logements vs. parc paysager). En tant que fonciers disponibles dans tous les territoires, les friches sont des réelles opportunités pour inscrire ces territoires dans une trajectoire de sobriété et de résilience nécessaire à l’atteinte de l’objectif de « Zéro artificialisation nette ». Mais la remise en état des friches est un préalable coûteux qui contraint nombre de projets de reconversion (bilan économique déficitaire). Notamment dans les zones où le marché immobilier est peu porteur et pour des projets visant des usages alternatifs à la construction qui ne génèrent pas ou peu de recettes (renaturation, production d’énergies renouvelables, etc.). Bien qu’essentielle, l’approche économique seule est insuffisante à accompagner le changement vers la réduction de l’artificialisation, car elle n’intègre pas l’ensemble des effets qu’un tel projet peut induire (ex : amélioration de l’attractivité d’un quartier, réduction du besoin en infrastructures et en déplacements, maintien de capacité de stockage de carbone dans les sols, etc.) L’application de l’outil BENEFRICHES à 4 opérations démontre que la reconversion de friches génère des bénéfices nets socio-économiques pouvant « compenser » le déficit économique de l’opération.

Les outils

Fiches cas des bénéfices de la reconversion de friches – Bénéfriches : Fiches cas des bénéfices de la reconversion de friches – BénéfrichesRapport des bénéfices de la reconversion de friches – Bénéfriches : Rapport des bénéfices de la reconversion de friches – BénéfrichesSynthèse des bénéfices de la reconversion de friches – Bénéfriches : Synthèse des bénéfices de la reconversion de friches – BénéfrichesNotice Utilisation de l’outil bénéfice de la reconversion de friches – Bénéfriches : Notice Utilisation de l’outil bénéfice de la reconversion de friches – BénéfrichesRéférentiel évaluation des bénéfices de la reconversion de friches – Bénéfriches Référentiel évaluation des bénéfices de la reconversion de friches – Bénéfriches – Tableur outil de bénéfice de la reconversion de friches – Bénéfriches Tableur outil de bénéfice de la reconversion de friches – BénéfrichesTélécharger les outils BENEFRICHES

 

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Etude OpinionWay pour Alkemics sur les français et la réduction des emballanges

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Les emballages n’emballent pas vraiment les Français !

Alkemics, la plateforme de collaboration et de partage de données produits entre marques et distributeurs, et l’institut OpinionWay ont cherché à décrypter le comportement des Français vis-à-vis des emballages. Comment sont-ils perçus ? La crise sanitaire a-t-elle changé leur rôle et les habitudes au quotidien ? Y en a-t-il trop ? Les informations présentes sur les emballages sont-elles bien comprises ? Quels efforts seraient prêts à consentir les consommateurs pour des emballages plus vertueux ? En raison de la crise sanitaire, la première version de cette étude, qui devait être diffusée en mars 2020, a été retardée. Curieux d’évaluer l’impact de la covid-19 sur les attentes des Français, Alkemics et OpinionWay ont réactualisé l’étude en septembre 2020. Alors que le mouvement vers une consommation plus responsable paraissait définitivement enclenché en mars, la crise semble avoir fragilisé les intentions vertueuses des consommateurs. Si cette tendance générale se confirme, certaines postures, telles que l’utilisation du verre au lieu du plastique ou le fait de privilégier les emballages recyclables, sont clairement moins marquées qu’avant la covid-19. Parmi les enseignements, – L’emballage reste un élément clé dans l’acte d’achat : 77% des Français estiment que l’emballage des produits a une utilité. En février 2020, près d’un tiers des répondants (32%) considérait que l’emballage était un outil marketing ou inutile. Aujourd’hui, l’emballage est moins perçu comme un vecteur de marketing mais plus comme un vecteur de protection et de conservation des produits. – Les Français disent stop au suremballage. 68% des produits sont jugés suremballés et 41% des Français ont déjà renoncé à un achat à cause de ce suremballage. A côté de ce suremballage, d’autres critères, souvent liés à l’apparence de l’emballage, peuvent faire renoncer à l’achat. Plus de trois Français sur quatre (77%) ont d’ailleurs déjà renoncé plusieurs fois à l’achat d’un produit à cause de son emballage (83% au moins une fois). Les raisons sont principalement un emballage abimé (74%) ou sale (73%). – Les Français sont en attente de changements, notamment une réduction drastique du plastique non recyclable. Sur les boissons notamment, on observe une forte intention de réduction de la consommation de plastique (- 9 points). Cependant, en comparant les résultats en février et septembre 2020, on remarque que la crise sanitaire réfrène sans conteste les ardeurs des Français. Si, en mars 2020, 42% des Français déclaraient vouloir davantage acheter les produits non liquides en emballages totalement recyclables à l’avenir, ils ne sont plus que 37% aujourd’hui. Si les Français réclament à l’avenir plus de contenants en verre, ils ne sont plus que 41% en septembre 2020 vs 49% en février 2020. De même, la tendance naissante mais forte en faveur des emballages réutilisables notée en mars 2020 est moins marquante aujourd’hui. – 53% des Français sont prêts à payer un produit plus cher si son emballage est recyclableAutre victime de la crise sanitaire: les céréales en vrac . Alors qu’en février 2020, plus de la moitié des Français (52%) optait pour des céréales en vrac vs des céréales en paquet (38%), la tendance s’est complètement inversée. Désormais, seuls 34% optent pour le vrac (-18 points), contre 54% qui préfèrent des céréales emballées bien protégées (+16 points).

EN BREF

LES FRANCAIS JUGENT L’EMBALLAGE77% des Français estiment que l’emballage des produits a une utilité :
  • protéger les produits (30%), les transporter (15%), les conserver (12%)
  • Pour 22%, il sert d’abord à faire du marketing (15%), ou est considéré comme inutile (7%). Cette opinion négative perd 10 points depuis le Covid (22% vs 32%).
  • Après Covid, l’emballage est moins perçu comme un vecteur de marketing (-8) mais plus comme un vecteur de protection et de conservation
68% estiment qu’au moins un type de produits est trop emballé :
  • plats préparés (49%), biscuits, gâteaux et confiseries (44%) et produits d’hygiène et de beauté (43%)
COMMENT LES FRANCAIS ACHETENT ACTUELLEMENT ?
  • Produits déjà emballés en rayon dans un matériau non recyclable : produits ménagers (54%), d’hygiène / beauté (52%) et apéritifs (42%).
  • Produits déjà emballé en rayon dans un matériau totalement recyclable : pâtes et céréales (50%) et biscuits, gâteaux et confiseries (47%).
  • Produits emballés sur place à la demande (en vrac, à la coupe, à la pesée, …) : poisson et crustacés (47%), boulangerie-pâtisserie (44%), viande (42%) et charcuterie (38%)
  • Bouteilles en verre : vin (73%), alcool et spiritueux (72%) et bière (61%)
  • Bouteilles plastique : eau plate (65%), eau gazeuse (57%), soda et jus de fruit
  • Briques en carton : lait (55%)
RENONCEMENT A L’ACHAT83% ont renoncé au moins une fois à l’achat d’un produit en raison de son emballage (dont 77% plusieurs fois)
  • Renoncement car emballage abimé (74%) ou sale (73%)
  • Puis fragile (47%), manque d’infos sur le produit (46%) ou suremballage (41%)
  • Emballage non recyclable (26%) ou non réutilisable (25%).
ATTENTES POUR L’AVENIR
  • 37% des Français souhaiteraient acheter à l’avenir des produits non liquides déjà emballés dans un emballage totalement recyclable (vs 42% avant Covid)
  • 9% des Français souhaiteraient acheter à l’avenir des produits non liquides avec un emballage réutilisable (vs 13% avant Covid)
  • 41% des Français réclament à l’avenir plus de contenants en verre pour les produits liquides (vs 49% avant Covid) mais ne sont que 31% à en acheter actuellement
  • Diminution de l’usage du plastique : 21% des Français déclarent souhaiter privilégier à l’avenir les emballages plastiques pour les produits liquides (vs 30% dans leur comportement actuel)
  • Après Covid, la volonté d’acheter des produits déjà emballés en matériaux peu recyclables augmente pour tous les produits, les autres formes baissent toutes
  • Même constat pour les liquides où le verre et le réutilisable baissent au profit du plastique
LES CHOIX CORNELIENS
  • 53% sont prêts à payer plus cher pour un emballage recyclable et 49% pour un produit dont l’emballage est réutilisable
  • 66% privilégient un produit non bio en emballage recyclable vs 22% produit bio en emballage non recyclable
  • 58% choisissent de la charcuterie non bio à la coupe vs 33% bio emballée
  • 75% préfèrent des pâtes en emballage recyclable opaque vs non recyclable transparent
  • En mars, 52% des Français optaient pour des céréales en vrac vs des céréales emballées (38%). Aujourd’hui inversion des tendances : seuls 34% privilégient le vrac (-18 pts) contre 54% pour les céréales emballées bien protégées (+16 pts)
  • 53% préfèrent les gâteaux secs emballés avec une conservation longue vs 39% en vrac avec une durée de conservation de quelques jours

Supports de l’étude OpinionWay pour Alkemics

Infographie

Infographie OpinionWay pour Alkemics - Les Français et la réduction des emballages - Nov 2020
Infographie OpinionWay pour Alkemics – Les Français et la réduction des emballages – Nov 2020

Résultats détaillés

Résultats détaillés – OpinionWay pour Alkemics – Les Français et la réduction des emballages – Nov 2020

À propos de alkemics

Alkemics, start-up française créée en 2011, propose le premier réseau de collaboration digitale de la grande consommation. La plateforme Alkemics est la brique collaborative qui aide marques, distributeurs et solutions métier à digitaliser, collecter et partager l’ensemble de leurs données produit (composition, informations réglementaires, labels, visuels, contenus riches…) en un seul lieu sécurisé. Ceci répond notamment aux attentes grandissantes de transparence des consommateurs. Après une levée de fonds de 20M d’€ en série B en Septembre 2016 et plusieurs projets de déploiement de sa plateforme en Europe et à l’international, Alkemics continue d’accélérer son développement en adaptant sa solution à de nouveaux verticaux de distribution spécialisés. La plateforme renforce donc sa présence et diversifie son champ d’action en connectant davantage les marques et les distributeurs, tous secteurs d’activité confondus. Les 3 cofondateurs d’Alkemics sont Antoine Durieux (CEO), expert en statistiques et intelligence artificielle (Polytechnique et Stanford), Antoine Perrin (CTO), spécialiste de la conception de systèmes complexes et innovants (Polytechnique et ParisTech), et Benoit Portoleau-Balloy (COO), ex-Criteo, Kelkoo, Yahoo !, spécialiste commerce et digital. En septembre 2016, Alkemics a levé 20 millions d’euros en Séries B auprès de Cathay Innovation et Serena Capital en collaboration avec Index ventures, Partech Ventures et SEB Alliance, investisseurs qui ont renouvelé leur confiance en Alkemics après une première levée de 5 millions d’euros début 2015.

 

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3 règles d’or pour une bonne santé auditive en télétravail

logo_ssat_2020.jpg Le télétravail est de nouveau la règle pour les postes qui le permettent. Alors que ce mode de travail apparaissait comme l’une des réponses possibles aux effets du bruit sur les espaces collectifs et partagés, l’enquête réalisée par l’association JNA (voir ci-aorès), dans le cadre de la Semaine de la Santé auditive au travail d’octobre 2020, a révélé que les difficultés de compréhension de la parole étaient encore plus fortes. Les actifs en télétravail ont également indiqué les incidences sur leurs facultés de concentration, leurs comportements et leur fatigue. Alors en télétravail, pour être en forme, il faut bouger plus, manger mieux, mais aussi gérer mieux les sollicitations sonores. Voici les 3 règles d’or de l’oreille pour y parvenir.

Règle 1 : distinguer plaisir du son et santé auditive

Le son est une quantité d’énergie physique exercée sur les mécanismes de l’oreille. De cette quantité dépend la bascule du simple stress acoustique s’accompagnant d’une gêne de compréhension de la parole à un risque de surdité imminent. Aussi, une musique qui plaît émotionnellement est aussi une quantité d’énergie qui sollicite les cellules de l’oreille. Plus elles sont sollicitées et plus la gêne de compréhension de la parole apparaît avec elle, la charge cognitive, la fatigue et le stress.

Règle 2 : intégrer des temps de récupération

L’oreille a besoin de temps de récupération pour purger le stress acoustique. Il est donc nécessaire d’introduire des temps de pause de sollicitation sonore dans la matinée et dans l’après-midi de télétravail. Mais pas uniquement. Il est également nécessaire de considérer les expositions aussi en dehors des heures travaillées. Par principe : durée de récupération = durée d’exposition sonore. Ainsi la gêne de compréhension de la parole liée au stress acoustique devrait disparaître rapidement. Si tel n’était pas le cas, il est alors conseillé de réaliser un contrôle de ses capacités auditives chez le médecin ORL.

Règle 3 : utiliser un bon casque avec réducteur de bruit sans pour autant outrepasser la règle 2

Plus de 7 télétravailleurs sur 10 utilisent un casque ou des écouteurs pour travailler et notamment ceux qui ont un enfant au foyer. La durée d’utilisation s’élève majoritairement à plus de 2 heures par jour. Les casques et écouteurs ne sont pas forcément adaptés à leurs conditions d’utilisation amenant les télétravailleurs à augmenter le volume sonore. Des casques de télétravail à réduction de bruit existent sur le marché. Mais en tout état de cause, pour être en forme auditive, il est important de respecter la règle des temps de récupération. Pendant longtemps, plaisir auditif et santé ont été confondus. Mais les performances cognitives et les équilibres de santé sont étroitement liés à cette notion de stress acoustique exercée sur les cellules sensorielles de l’oreille. Pour améliorer les performances individuelles et collectives, il est donc important de prendre en compte cette nuance essentielle entre perception émotionnelle et besoins physiologiques. – www.mesoreilles-etmoi.com

Enquête Ifop-JNA Oct. 2020 « Comprendre la parole au travail, un défi ? » avec focus télétravail

Enquête Ifop-JNA Oct. 2020 « Comprendre la parole au travail, un défi ? » avec focus télétravail

Une nouvelle écologie santé-performance durable dans l’entreprise

Une nouvelle écologie santé-performance durable dans l’entrepriseTélécharger le Dossier Bruit & Santé Auditive au Travail – Spécial RSE

 

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Papier vs numérique : un match écologique en réalité serré

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Un nouveau décryptage de La Fabrique Ecologique « Papier vs numérique : un match écologique en réalité serré », rédigé par Géraud Guibert, Président, et Emma Hisel, Chargée de mission, est désormais disponible en ligne. A l’heure où les conséquences écologiques du numérique fait débat, ce décryptage fait un point complet sur l’impact climatique du format numérique et du format papier.
Ce décryptage se propose de mettre en lumière les impacts environnementaux du papier et du numérique et de les comparer, sur la base d’une analyse chiffrée très détaillée.

Derrière la fusion Veolia-Suez, le rêve d’un Gafam français

La tempête politico-médiatique provoquée par le projet de fusion du groupe Suez-Lyonnaise des eaux et de Veolia, le géant français des « multi-utilities », a suscité un flot de commentaires qui ont occulté l’essentiel. Soit le pacte faustien contracté par MM. Emmanuel Macron et Antoine Frérot, patron de Veolia, afin d’accoucher aux forceps de la première plateforme numérique mondiale des services marchands à l’environnement.

Le biométhane est-il vraiment une énergie décarbonée ? Décryptage par le Think Tank France Biomérhane

Alors que les objectifs de soutien à l’emploi et de décarbonation de l’industrie affichés par le plan de relance présenté par le Gouvernement semblent parfois difficiles à concilier, nous vous proposons de faire le point sur le levier que peut représenter le biométhane pour atteindre l’un et l’autre de ces objectifs. En effet, à l’heure où le gouvernement présentait ce plan de relance, la Loi de Finances pour 2021 prévoit de restaurer, sur le biométhane, la TICGN alors que ce dernier bénéficiait jusqu’à présent d’une exonération de cette taxe « carbone » qui s’applique normalement sur le gaz importé d’origine fossile. Alors, le biométhane est-il vraiment une énergie décarbonée ? France Biométhane répond à cette question en 7 points.

Décryptage : le biométhane, une énergie décarbonée ?

bioquercy-vue-aerienne-ok.jpg Pour commencer : qu’est-ce que le biométhane ? Le biogaz est un mélange de gaz contenant majoritairement du méthane. Il est issu de la décomposition de matières organiques d’origine agricole, ou issues des collectivités ou des industries agro-alimentaires. Le biogaz est épuré afin de ne garder que le méthane (CH4), et prend alors le nom de biométhane. – 1) Le biométhane n’est pas un gaz fossile. Vrai. Il est le fruit de la transformation d’une partie de la matière organique contenue dans les biodéchets. Le carbone qu’il contient est un carbone dit « biogénique », prélevé dans l’atmosphère par la photosynthèse des plantes. – 2) Le France importe la totalité de sa consommation de gaz. Faux. S’il est vrai qu’à ce jour, la très grande majorité du gaz consommé en France est importée, la production de biométhane dote notre pays d’une source d’énergie locale. Quelques 1 414 GWh de gaz renouvelable ont été injectés dans le réseau de gaz en 2019, soit 0,2 % de la consommation française de gaz naturel*. Cette part, encore très minoritaire, du biométhane, a un potentiel de croissance important. La loi prévoit que les gaz renouvelables, au premier rang desquels le biométhane, représenteront 10 % de la consommation en 2030. La France a même le potentiel pour atteindre un gaz 100 % renouvelable, donc pour ne plus dépendre de ses importations de gaz, à l’horizon 2050*** ! – 3) Le biométhane réduit les émissions de gaz à effet de serre des cultures et de l’élevage. Vrai. Ces deux activités sont émettrices de méthane (CH4), un puissant gaz à effet de serre provenant de la décomposition de la matière organique à l’air libre ou naturellement produit par les animaux d’élevage. La méthanisation permet de capturer ce méthane pour produire de l’énergie (le biométhane) et un engrais renouvelable (le digestat) qui remplace les fertilisants issus de la pétrochimie. – 4) Le biométhane valorise des biodéchets qui sont aujourd’hui encore mis en décharge ou incinérés. Vrai. La loi impose un traitement séparé de certains biodéchets, mais beaucoup sont encore envoyés en décharge ou en incinération. La méthanisation représente un mode de traitement de plus en plus utilisé, grâce à ses nombreux bénéfices pour l’environnement. – 5) La production de biométhane crée peu d’emplois. Faux Une installation de méthanisation crée de 3 à 4 emplois directs liés aux activité l’exploitation et à la maintenance***, sans compter les emplois indirects. Au total, la filière employait 10 000 équivalents temps-plein en 2019. Ce chiffre devrait monter à 26 000 en 2028. Un quart des emplois créés en 2028 soutiendront la filière agricole. – 6) La production de biométhane est une filière d’économie circulaire. Vrai. A partir de matière première d’origine locale, cette filière assure la production d’énergie renouvelable, la gestion des biodéchets et la production d’un engrais organo-minéral. Cet engrais retourne au sol et les végétaux qu’il permet de cultiver capturent du CO2. – 7) Le biométhane permet de décarboner le transport, le chauffage, le biogaz décarbone la production d’électricité. Vrai Le biométhane remplace le gaz naturel dans tous ses usages et permet d’éviter les émissions de gaz à effet de serre liées à cette énergie fossile. *Chiffres clés de l’énergie, édition 2020, Ministère de la Transition écologique. ** Etude EY pour le SER « Évaluation et analyse de la contribution des énergies renouvelables à l’économie de la France et de ses territoires », juin 2020. ***Etude d’impact de la filière biogaz sur l’emploi en France de 2018 à 2030, Transitions, 2019.

A propos de France Biométhane

logo-biomethane-v4-2.png France Biométhane est un think tank réunissant, entre autres, des opérateurs d’unités de méthanisation qui représentent une capacité de production de biométhane de 850 GWh/an, soit 1/3 de la capacité totale installée à mi 2020. Capacité qui sera multipliée par 10 d’ici 5 ans. Les dirigeants réunis au sein de ce think tank partagent la conviction que la méthanisation est une solution d’avenir pour les territoires et une filière stratégique pour la France. France Biométhane a pour objectif la promotion et la démocratisation du biométhane et de ses usages afin que la méthanisation prenne toute la place qu’elle mérite dans la transition écologique. Forte de l’expérience et l’expertise de ses membres, France Biométhane souhaite nourrir le débat public et contribuer à faire connaître les avantages de la méthanisation pour l’environnement et la société.

 

Filière forêt-bois et atténuation du changement climatique : INRAE et l’IGN publient un ouvrage de synthèse pour éclairer le débat

Préservation de la biodiversité, qualité des sols, production de bois…, les forêts sont essentielles pour la société par les multiples services qu’elles rendent, et ce d’autant plus dans le contexte du défi climatique actuel. À la fois « puits de carbone » et levier d’une économie « décarbonée » par l’utilisation du bois, les forêts sont au cœur d’un débat tant sociétal que scientifique. À la demande du ministère chargé de l’agriculture et de la forêt, INRAE et l’IGN ont conjointement engagé une expertise scientifique visant à éclairer ce débat pour la forêt et les filières forêt-bois de la France métropolitaine. Ce sont les résultats de ce travail qui sont publiés dans « Filière forêt-bois et atténuation du changement climatique – Entre séquestration du carbone en forêt et développement de la bioéconomie » paru aux éditions Quae.
Illustration Filière forêt-bois et atténuation du changement climatique : INRAE et l’IGN publient un ouvrage de synthèse pour éclairer le débat © INRAE
Illustration Filière forêt-bois et atténuation du changement climatique : INRAE et l’IGN publient un ouvrage de synthèse pour éclairer le débat © INRAE
Si l’enjeu principal consiste, dans les régions intertropicales et boréales, à lutter contre la déforestation et la dégradation des ressources forestières, les forêts et les forestiers des régions tempérées sont soumis à des objectifs qui peuvent paraître antagonistes : accroître la séquestration du carbone atmosphérique dans la biomasse et dans les sols tout en fournissant une part croissante des ressources nécessaires à la production des biens matériels et de l’énergie dont les sociétés humaines ont besoin, et renouveler progressivement les forêts pour leur permettre de s’adapter aux conditions climatiques de demain.

Etablir le bilan carbone de la filière aujourd’hui et le projeter à l’horizon 2050

Renseigner les divers compartiments de la filière forêt-bois à explorer, mettre en lumière les zones d’incertitude du bilan actuel, c’est sur ces bases que des projections du bilan carbone complet de la filière française à l’horizon 2050 ont pu être dressées afin d’examiner notamment les impacts que pourraient avoir trois stratégies de gestion durable des ressources forestières, en tenant compte de l’aggravation du changement climatique et de crises majeures liées aux risques d’incendies après sécheresse, aux tempêtes et aux invasions biologiques à large échelle : une stratégie d’extensification des prélèvements, se traduisant par le maintien des volumes de récolte actuels ; une stratégie moyenne pour laquelle les taux de prélèvement actuels seraient conservés, ce qui augmenterait les volumes de bois récoltés ; et une stratégie d’intensification des prélèvements combinée à une politique volontariste de reboisement visant à remplacer les peuplements peu productifs ou en impasse sylvicole par des nouvelles plantations plus productives.

Un rôle majeur confirmé de la filière forêt-bois pour l’atténuation du changement climatique

Ces projections mettent en évidence que, quelle que soit l’option choisie, le bilan carbone annuel de la filière forêt-bois française demeurera largement positif et pourrait même continuer à progresser. Cela confirme le rôle majeur de ce secteur dans l’atténuation du changement climatique. Néanmoins, aux incertitudes déjà relevées pour l’établissement du bilan carbone actuel, s’ajoutent celles sur le devenir de certains coefficients et paramètres techniques dont les valeurs influent sur les résultats de projection. Au rang de ces incertitudes, on peut citer l’évolution du rythme de croissance de la forêt française à mesure du vieillissement des peuplements, l’évolution des émissions de gaz à effet de serre évitées par la mobilisation de produits forestiers, ou encore l’impact de crises biotiques et abiotiques que la forêt sera probablement amenée à traverser plus régulièrement au cours des décennies à venir. Le cumul de ces incertitudes empêche d’identifier clairement si l’une des trois stratégies de gestion forestière envisagée serait plus nettement gagnante que les deux autres, les résultats globaux obtenus étant le plus souvent relativement proches.

Un éclairage pour les politiques publiques

Si les incertitudes compliquent l’identification de « la » stratégie de gestion dégageant les bilans carbone les plus favorables, leur exploration permet cependant de proposer une première approche de la résilience de la filière et de guider la réflexion sur les usages des bois qu’il faudrait favoriser pour améliorer le bilan carbone des stratégies soutenant le développement de la bioéconomie. L’objectif de cet ouvrage n’est donc pas de trancher entre des positions présentées parfois sous des formes caricaturales. Il est d’apporter un éclairage aux acteurs (professionnels, publics, associatifs), aux décideurs et aux citoyens qui se sentent concernés par un tel enjeu, afin de mieux comprendre toute la complexité et les incertitudes qui entourent l’arbitrage entre séquestration du carbone en forêt et développement de la bioéconomie.

Référence

Filière forêt-bois et atténuation du changement climatique – Entre séquestration du carbone en forêt et développement de la bioéconomie – Editions Quae – coll. Matière à débattre et décider – 152 pages, juillet 2020. – Version papier en vente Filière forêt-bois et atténuation du changement climatique – Entre séquestration du carbone en forêt et développement de la bioéconomieEn libre accès en version numérique

 

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Accélérer le développement rural grâce aux énergies renouvelables

Publication d’une méthode de valorisation des usages productifs de l’électricité en Afrique subsaharienne – Sous la direction de la Fondation Énergies pour le Monde

L’arrivée de l’électricité n’a pas automatiquement d’impact sur le développement économique d’un territoire. Comme toutes les associations intervenant sur le terrain, la Fondation Énergies pour le Monde (Fondem) a fait ce constat plus d’une fois durant ses 30 années d’actions en faveur de l’accès universel à l’énergie. Ce qui l’a conduit à l’élaboration d’un guide méthodologique destiné à appuyer le développement d’activités génératrices de revenu en lien avec l’électricité. Cet outil est le fruit d’un long travail de recherche-action mené en collaboration avec le laboratoire de sciences sociales Pacte (Université de Grenoble Alpes), les agences d’électrification rurale malgache et sénégalaise (ADER et ASER) ainsi que l’association Fimifa, à Madagascar, et le Groupe de recherche et de Réalisations pour le Développement rural (GRDR), au Sénégal. Il résulte d’une expérimentation de terrain menée dans le cadre du programme PAMELA, financé par l’Agence française de développement (AFD), l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et Synergie solaire, qui a permis à plusieurs dizaines d’entrepreneurs locaux, au Sénégal et à Madagascar, de bénéficier d’un accès à une électricité propre et fiable pour développer leurs activités. La méthodologie de ce guide fait une large place aux problématiques d’emploi local, de genre et de jeunesse tout en veillant à donner les outils pour assurer la pérennité du modèle économique de l’infrastructure électrique locale. Robuste, pratique et réplicable, la méthodologie Pamela est une véritable boite à outils pour appuyer le développement d’activités productives génératrices de revenus en lien avec l’électricité. Accélérer le développement rural grâce aux énergies renouvelables : Méthode de valorisation des usages productifs de l’électricité en Afrique subsaharienne – Sous la direction de la Fondation Énergies pour le MondeTélécharger la version en PDFLes auteurs : Jérémy Ankri, Aude Aubry Le Comte, Tanguy Giraud, Yves Maigne – Préfaces : M. Mamisoa Rakotoarimanana, Secrétaire Exécutif de l’Agence de Développement de l’Électrification Rurale (ADER) et M. Baba Diallo, Directeur Général de l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale – Éditeur: Observ’ER
Fondation Énergies pour le Monde
Fondation Énergies pour le Monde
La Fondation Energies pour le Monde remercie tout particulièrement ses partenaires financiers, locaux et institutionnels, sans lesquels la méthodologie n’aurait pas pu voir le jour. Elle remercie également tous ses donateurs, grâce auxquels elle peut poursuivre sa mission et développer son expertise au service de l’accès à une électricité inclusive et durable. capture_d_e_cran_2020-11-02_a_12.19.41.png

 

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Un nouveau rapport des Nations unies détaille les conséquences sur l’environnement de l’exportation de véhicules d’occasion vers les pays en développement

Des millions de voitures, fourgonnettes et minibus d’occasion de piètre qualité sont exportées depuis l’Europe, les États-Unis et le Japon vers les pays en développement. Cela contribue de manière significative à la pollution atmosphérique et entrave les efforts visant à atténuer les effets du changement climatique, indique un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Le rapport montre qu’entre 2015 et 2018, 14 million de véhicules légers d’occasion ont été exportés dans le monde. Environ 80 % de ces exportations ont été effectuées vers des pays à faible et moyen revenu, dont plus de la moitié vers l’Afrique. Ce nouveau rapport, le tout premier de ce type, intitulé Used Vehicles and the Environment – A Global Overview of Used Light Duty Vehicles: Flow, Scale and Regulation (Les véhicules d’occasion et l’environnement – un aperçu global des véhicules utilitaires légers d’occasion : débit, échelle et réglementation, non traduit), exhorte à la prise de mesures afin de combler le vide politique actuel et demande l’adoption de normes de qualité minimales harmonisées qui garantiront que les véhicules d’occasion contribuent à des parcs de véhicules plus propres et plus sûrs dans les pays importateurs. Le parc automobile mondial, dont la croissance est rapide, est l’un des principaux responsables de la pollution atmosphérique et du changement climatique. À l’échelle mondiale, le secteur des transports est responsable de près d’un quart (rapport en anglais) des émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie. Plus précisément, les émissions des véhicules sont une source importante de particules fines (PM2,5) et d’oxydes d’azote (NOx) et sont des causes majeures de la pollution atmosphérique urbaine. « L’assainissement du parc automobile mondial est une priorité pour atteindre les objectifs mondiaux et locaux en matière de qualité de l’air et de climat », affirme Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. « Au fil des ans, les pays développés ont exporté de plus en plus de véhicules d’occasion vers les pays en développement. Comme cela se produit en grande partie sans réglementation, cette exportation est devenue celle de véhicules polluants ». « L’absence de normes et de réglementations efficaces facilite le dumping de véhicules anciens, polluants et dangereux », a-t-elle ajouté. « Les pays développés doivent cesser d’exporter des véhicules qui ne répondent pas aux critères des inspections environnementales et de sécurité et qui ne sont plus considérés comme étant en bon état de marche dans leur pays d’origine, tandis que les pays importateurs devraient introduire des normes de qualité plus strictes. » Le rapport, basé sur une analyse approfondie de 146 pays, a constaté que deux tiers d’entre eux ont des politiques « faibles » voire « très faibles » pour la réglementation de l’importation des véhicules d’occasion. Toutefois, le rapport montre également que lorsque les pays mettent en œuvre des mesures pour régir l’importation de véhicules d’occasion, notamment des normes d’ancienneté et d’émissions, celles-ci leur permettent d’accéder à des véhicules d’occasion de bonne qualité, y compris des voitures hybrides et électriques, à des prix abordables. Par exemple, le Maroc autorise uniquement l’importation de véhicules de moins de cinq ans et de ceux qui répondent à la norme européenne d’émission EURO4 ; le pays ne reçoit donc d’Europe que des véhicules d’occasion relativement perfectionnés et propres. Le rapport constate que les pays africains ont importé le plus grand nombre de véhicules d’occasion (40 %) au cours de la période étudiée, suivis par les pays d’Europe de l’Est (24 %), d’Asie-Pacifique (15 %), du Moyen-Orient (12 %) et d’Amérique latine (9 %). Les Pays-Bas, par l’intermédiaire de leurs ports, sont l’un des exportateurs de véhicules d’occasion en provenance d’Europe. Une étude récente menée par les Pays-Bas sur leurs exportations a révélé que la plupart de ces véhicules ne possédaient pas de certificat de contrôle technique valide au moment de l’exportation. La plupart des véhicules avaient entre 16 et 20 ans, et la plupart étaient en dessous des normes d’émission EURO4 de l’Union européenne pour les véhicules. Par exemple, l’âge moyen des véhicules d’occasion exportés vers la Gambie était proche de 19 ans, tandis qu’un quart des véhicules d’occasion exportés vers le Nigeria avaient presque 20 ans. « Ces résultats montrent qu’il est urgent de prendre des mesures pour améliorer la qualité des véhicules d’occasion exportés d’Europe. Les Pays-Bas ne peuvent pas s’attaquer seuls à ce problème. C’est pourquoi j’en appelle à une approche européenne coordonnée et à une coopération étroite entre les gouvernements européens et africains, afin de garantir que l’UE n’exporte que des véhicules adaptés à leur destination et conformes aux normes fixées par les pays importateurs », a déclaré Stientje Van Veldhoven, ministre néerlandaise de l’environnement. Les véhicules d’occasion de mauvaise qualité entraînent également une augmentation du nombre d’accidents de la route. Selon le rapport, de nombreux pays ayant une réglementation « très faible » ou « faible » sur les véhicules d’occasion, comme le Malawi, le Nigeria, le Zimbabwe et le Burundi, ont également un taux de mortalité routière très élevé. Les pays ayant introduit une réglementation sur les véhicules d’occasion voient également leurs parcs de véhicules plus sûrs et un nombre d’accidents réduit. Le PNUE, avec le soutien du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour la sécurité routière et d’autres organismes, fait partie d’une nouvelle initiative qui soutient l’introduction de normes minimales pour les véhicules d’occasion. L’initiative se concentrera en premier lieu sur les pays du continent africain ; un certain nombre de pays africains ont déjà mis en place des normes de qualité minimales, notamment le Maroc, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’île Maurice, et beaucoup d’autres se sont montrés intéressés à rejoindre l’initiative. « Les effets des véhicules anciens polluants est évident. Les données sur la qualité de l’air à Accra confirment que le transport est la principale source de pollution atmosphérique dans nos villes. C’est pourquoi le Ghana donne la priorité aux carburants et aux normes de véhicules plus propres, ainsi qu’aux possibilités de bus électriques. Le Ghana a été le premier pays de la région de l’Afrique de l’Ouest à adopter les carburants à faible teneur en soufre et ce mois-ci, il a imposé une limite d’ancienneté de dix ans pour les importations de véhicules usagés », a déclaré le professeur Kwabena Frimpong-Boateng, ministre ghanéen de l’environnement, des sciences, des technologies et de l’innovation. Le mois dernier, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fixé des normes pour des carburants et des véhicules plus propres à compter de janvier 2021. Les membres de la CEDEAO ont également encouragé l’introduction de limites d’ancienneté pour les véhicules d’occasion. Le rapport conclut que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour détailler davantage les impacts du commerce des véhicules d’occasion, y compris celui des véhicules lourds d’occasion.

Rapport en Anglais

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Que sont les véhicules légers (VL) ?

En général, les VL ne dépassent pas un poids brut de 3,5 tonnes et incluent les berlines, les VLT et les minibus. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes sont classés dans la catégorie des véhicules lourds (HDV) et comprennent différents types de camions et d’autobus.

À propos du Programme des Nations unies pour l’environnement

Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE)
Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE)
Le PNUE est le principal porte-parole mondial en matière d’environnement. L’organisation joue un rôle de chef de file et encourage les partenariats pour assurer la protection de l’environnement en suscitant l’inspiration, en informant et en permettant aux nations et aux peuples d’améliorer leur qualité de vie sans compromettre celle des générations futures. – www.unep.org

 

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Nucléaire : un mal pas si nécessaire pour le climat selon Greenpeace

Pourquoi se faire du mal quand on peut se faire du bien ? Vous aussi, vous entendez dire que le nucléaire est une énergie vertueuse, sûre et pas chère, et que surtout c’est LA solution face au changement climatique ? Que les anti-nucléaires, comme Greenpeace, n’ont pas toute leur tête ? Avec ce nouveau reconfinement, vous avez un peu de temps devant vous (8 minutes) pour vous faire votre propre opinion ? Ça tombe bien : cette vidéo, chiffres et bon sens à l’appui, déboulonne mythes et infox sur le nucléaire. À voir et à partager sans modération ! Le nucléaire émet peu de CO2. Mais est-ce pour autant une solution réaliste et efficace pour faire face à la crise climatique ? On s’est évidemment posé la question…
— – Pour aller plus loin, quelques-uns des documents et extraits mentionnés dans la vidéo : – * Rapport du GIEC – Climate Change 2014 Synthesis Report (IPCC) : accéder aux derniers rapports d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui est l’organe des Nations Unies chargé d’évaluer la science liée au changement climatique. AR5wg2cover1.jpg CHANGEMENTS CLIMATIQUES 2014 – Conséquences, adaptation, et vulnérabilité
  • Partie A: Aspects mondiaux et sectoriels (en anglais seulement) |
  • Partie B: Aspects régionaux (en anglais seulement)
Contribution du Groupe de travail II au cinquième Rapport d’évaluation du GIEC – Résumé à l’intention des décideursConclusions titresRésumés, foire aux questions et encarts thématiques
évaluation et gestion des risques liés au changement climatique – Rapport complet: Partie A et Partie B (disponible en anglais seulement)
—  – * L’estimation du nombre de réacteurs qu’il faudrait construire pour éviter 10% des émissions de CO2 est un ordre de grandeur basé sur les travaux de Benjamin Dessus et Bernard Laponche. Si l’on veut passer de 2,5% à 10% d’émissions mondiales évitées, en supposant que l’ensemble du système reste par ailleurs identique, il faut quatre fois plus de réacteurs qu’en service actuellement. Même en supposant qu’aucun des 400 réacteurs actuellement en service ne ferme d’ici là, il faut donc projeter de construire 1200 réacteurs pour parvenir à un total de 1600 en service (on suppose que ce nouveau parc a une puissance moyenne équivalente à celle du parc actuel). Pour mettre en service 1200 réacteurs en 20 ans, il faut en mettre en service 60 par an. Soit plus d’un par semaine. Pour plus de détails, voir https://global-chance.org/Energie-et-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-dans-le-monde-cas-de-la-production-d-electricite et une tribune sur ce sujet : https://www.alternatives-economiques.fr/non-nucleaire-ne-sauvera-climat/00086499 – * Sur les effets de la canicule sur la production et la sûreté des centrales nucléaires : – note d’information de l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire (IRSN, 31 juillet 2020)Rapport sur l’état de l’Environnement en France (Ministère de la Transition Ecologique, édition 2019) : présente notamment les données sur les principales activités responsables des prélèvements d’eau – Bilan du projet Explore 2070, résultats du projet et premiers enseignements sur eau et changements climatiques (Ministère de la Transition Ecologique) – Comment la canicule affecte le fonctionnement des centrales nucléaires (Le Monde, 26 juillet 2019) – Les impacts du changement climatique en Europe (cartographie Arcgis, Agence Européenne pour l’Environnement)
  • Conséquences de la tempête sur la centrale nucléaire du Blayais (reportage de France 3, 5 janvier 2000 – INA)
  • Déchets nucléaires : la réalité en images drones (Greenpeace, 23 septembre 2019)
Ces images n’ont jamais été montrées : elles dévoilent, derrière les barbelés, les montagnes de déchets radioactifs issus de l’industrie électro-nucléaire qui s’entassent en France. De Narbonne à La Hague, de Bessines à Marcoule, en passant par la gare de Valognes, ces déchets sont entreposés dans des bassins, sous des hangars, sous des buttes ou à ciel ouvert, sur des sites vulnérables. Voilà la réalité des déchets nucléaires que l’industrie ne veut pas montrer mais qui nous concerne toutes et tous : ces sites sont à côté de chez vous. MIX ÉLECTRIQUE 100 % RENOUVELABLE À 2050 – ÉVALUATION MACRO-ÉCONOMIQUE de l’ADEMENegawatt : Scénario négaWatt 2017-2050 : Un scénario de transition énergétique pour la France. Le scénario négaWatt est un exercice prospectif : le futur qu’il explore ne constitue en rien une prédiction mais représente un chemin possible. Il trace la voie d’un avenir énergétique souhaitable et soutenable, et décrit des solutions pour l’atteindre. Cinq ans après le précédent exercice, le scénario négaWatt 2017-2050 est venu confirmer la possibilité technique d’une France utilisant 100% d’énergies renouvelables en 2050, tout en atteignant la neutralité carbone.
  • Rénovation énergétique : L’initiative « Rénovons ! » est une vaste alliance regroupant les forces vives de la société civile en France, au sens large, engagées en faveur de l’efficacité énergétique grâce à la rénovation énergétique des logements en France. La rénovation des logements, particulièrement les moins performants sur le plan énergétique, doit permettre de résorber structurellement la précarité énergétique. http://renovons.org/
  • Combien d’emplois grâce à la transition écologique (Ademe, janvier 2019)
Combien d’emplois grâce à la transition écologique (Ademe, janvier 2019)
  • L’Accord de Paris, les coulisses de la COP21 (Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, avril 2016)

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La France sur de mauvais rails pour respecter ses objectifs climaiques

capture_d_e_cran_2020-10-29_a_19.59.57.pngLe Réseau Action Climat, la Fondation pour la Nature et l’Homme et France Nature Environnement publient une étude inédite sur les investissements dans le transport ferroviaire. L’étude démontre que les investissements actuels, en tenant compte des 4,75 milliards d’euros annoncés par le Gouvernement en septembre, sont insuffisants pour tenir nos objectifs climatiques. Alors que les parlementaires débattent actuellement du budget 2021 et du plan de relance en particulier, nous appelons le Gouvernement à un effort financier supplémentaire de 3 milliards d’euros par an dans le rail, pour donner enfin toute sa place au train et au fret ferroviaire en France.

Le transport ferroviaire, un allié essentiel pour le climat

Le ferroviaire est un mode de transport particulièrement performant d’un point de vue environnemental : il transporte 11 % des passagers et 9 % des marchandises pour seulement 0,3 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. C’est aussi un mode de transport pourvoyeur de nombreux emplois non délocalisables. Pour atteindre ses objectifs climatiques, la France devra miser sur le transport ferroviaire, augmenter les trafics de voyageurs et de marchandises, y compris pour diminuer les déplacements en voiture, en avion et en camion, qui sont les plus impactants pour l’environnement. Ainsi, à travers sa Stratégie nationale bas carbone (SNBC), la France vise un développement du transport ferroviaire de +27 % d’ici à 2030 et +79 % en 2050. Malgré ses atouts, le transport ferroviaire ne bénéficie pas du soutien qu’il mérite en tant que solution de décarbonation du secteur des transports. Le désinvestissement de l’Etat dans le réseau ferroviaire, et notamment sur les petites lignes, depuis de nombreuses années, impacte aujourd’hui lourdement le trafic : suppression de lignes, de dessertes, retards, annulations, etc.

4,75 milliards d’euros annoncés pour le ferroviaire… Pour seulement 650 millions de crédits d’investissement, soit 14 %

Les annonces faites dans le cadre du plan de relance ne permettront d’infléchir qu’à la marge cette situation. En effet, sur les 4,75 milliards d’euros annoncés en septembre 2020, 4,1 sont destinés à préserver les capacités d’investissement de SNCF Réseau afin de maintenir les travaux de régénération déjà programmés pour les deux prochaines années. 650 millions d’euros seulement constituent, selon les informations fournies à ce jour, de nouveaux crédits d’investissement. Ce qui a été présenté comme un “plan de relance du ferroviaire” s’apparente à plus juste titre à un plan de soutien à SNCF Réseau. Il est indispensable pour compenser les pertes liées à la crise COVID à court terme. Mais c’est insuffisant au regard des besoins colossaux, et surtout, c’est bien d’un plan d’investissement sur 10 ans et non sur 2 ans, dont le rail a besoin pour construire l’efficacité du réseau ferroviaire de 2030, à même de jouer son rôle pour décarboner les transports.

3 milliards d’euros par an sont nécessaires pour une vraie relance du ferroviaire, compatible avec nos objectifs climatiques

Afin de respecter les objectifs climatiques de la France, le rapport recommande d’engager un véritable plan de relance du transport ferroviaire en investissant 3 milliards d’euros supplémentaires par an jusqu’en 2030, répartis de la manière suivante :
  • 500 millions pour garantir une régénération satisfaisante du réseau structurant ;
  • 700 millions pour assurer la régénération des lignes de desserte fine du territoire (petites lignes) ;
  • 200 millions pour réaliser l’ensemble des projets de modernisation et de développement du réseau identifiés dans le scénario intermédiaire du rapport Duron ;
  • 150 millions pour reconstituer une parc de matériel roulant de nuit et permettre le développement d’un véritable réseau de trains de nuit en France et vers l’étranger ;
  • 1,5 milliard pour la relance du fret ferroviaire, répartis entre l’exploitation, la régénération, le développement du réseau et le soutien à l’activité.

Le rééquilibrage de la fiscalité selon le principe pollueur-payeur

Enfin, la relance du transport ferroviaire ne pourra se concrétiser sans un rééquilibrage de la fiscalité au profit des modes de transport les moins émetteurs de gaz à effet de serre et de polluants de l’air. Aujourd’hui, la fiscalité donne toujours un avantage compétitif aux modes de transports les plus émetteurs : exonérations fiscales pour le kérosène aérien et pour le gazole professionnel pour les transports de marchandises … Le Gouvernement doit se saisir rapidement de l’ensemble des leviers à sa disposition (financiers et non-financiers) pour engager un véritable plan de relance du transport ferroviaire.

Recommandations pour engager une véritable relance du transport ferroviaire : l’étude complète.

Recommandations pour engager une véritable relance du transport ferroviaire : l’étude complète uploadedfile_e34ae228cbfba375c22b8616e103fb26-5.jpg

 

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Climate Finance Day : les acteurs financiers appelés à agir contre la déforestation liée au soja.

Les centaines d’acteurs du secteur de la finance qui se réunissent aujourd’hui au Palais Brongniart de Paris à l’occasion de la tenue du Climate Finance Day (1) seront accueillis par des militants d’ONG venus les appeler à ne plus être complices des méfaits liés à la production de soja au Brésil. Dans une note exposant les impacts dévastateurs du secteur sur le climat et la biodiversité, celles-ci y exposent les mesures à adopter par les banques, assureurs et investisseurs pour contraindre les négociants à changer leurs pratiques et assurer du soja « zéro déforestation ». « Nous sommes ici pour alerter sur les impacts de la culture de soja, une des principales responsables de déforestation en Amérique du Sud. Tirée par la demande de viande et produits laitiers que nous consommons, sa production a plus que doublé en 10 ans. Cela a des conséquences dramatiques sur certains écosystèmes comme le Cerrado » déclare Klervi Le Guenic, chargée de campagne à Canopée Forêts Vivantes. Le Cerrado est aujourd’hui la frontière de l’expansion de la culture du soja et l’un des écosystèmes les plus menacés de la planète. 50 % de sa superficie initiale a déjà été détruite. Sa disparition serait un désastre pour le climat et la biodiversité alors qu’il stocke l’équivalent de 13,7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) et abrite 5% de la biodiversité mondiale. « La protection des forêts et de la biodiversité devient une préoccupation majeure des acteurs de la finance, du moins dans leurs discours. Dans les faits, leurs politiques pour prévenir les impacts liés à la déforestation et conversion d’écosystèmes naturels sont lacunaires quand elles ne sont pas tout simplement manquantes. Aujourd’hui, nous les appelons à dépasser les principes d’intention pour adopter des mesures concrètes et spécifiques à même de stopper la conversion d’écosystèmes naturels au Brésil » ajoute Lucie Pinson, fondatrice et directrice de Reclaim Finance. Comme le montre une note publiée aujourd’hui par Canopée Forêts Vivantes, Mighty Earth, Reclaim Finance et SumOfUs, les clés du problème se trouvent au niveau du respect d’engagements « zéro déforestation » par les négociants de soja et en particulier par 4 entreprises qui contrôlent 56% du commerce mondial du soja : les ABCD ou ADM (pour Archer Daniels Midland), Bunge, Cargill et Louis Dreyfus. 9 ONG ont écrit à 11 acteurs financiers français en septembre afin de les appeler à conditionner leurs services financiers aux négociants au respect de trois mesures (2), dont l’arrêt de la commercialisation de soja issu de sols convertis après le 1er janvier 2020.
« Cargill et Bunge sont deux des trois principales sociétés de soja qui détruisent les forêts et autres écosystèmes au Brésil. Sans conditionnement des services financiers à ces entreprises à une politique et une pratique de zéro déforestation, BNP Paribas, Crédit Agricole, BPCE et les autres institutions financières risquent d’être complices de cette destruction, et de se heurter à la loi ‘Devoir de vigilance’ » commente Etelle Higonnet, directrice de campagnes chez Mighty Earth.
« Seuls 5 acteurs financiers ont répondu à notre courrier et si certains se disent prêts à en faire plus sur le soja, aucun ne s’est engagé à couper ses services aux négociants qui poursuivent leurs pratiques destructrices. Les premières victimes du soja sont les populations locales et autochtones. Elles ne peuvent être parmi nous aujourd’hui en raison de la crise sanitaire mais nous sommes déterminés à leur apporter notre soutien international tant que ce sera nécessaire » conclut Leyla Larbi, chargée de campagnes à SumOfUs.

Aller plus loin

SOJA ET DÉFORESTATION : les acteurs financiers ne doivent plus être complicesTélécharger la note complète sur le site de Reclaim FinanceLire la lettre et les réponses des acteurs financiers français

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Bilan mondial de la Finance Climat 2020

Réalisé en partenariat avec Finance for Tomorrow, comme ses deux éditions précédentes, ce bilan constitue une analyse et un suivi de l’action climat des banques, des assureurs et des investisseurs. Il présente aussi les dynamiques du marché avec l’évolution et l’offre des produits financiers verts.

Élections américaines : quelles conséquences pour le climat ? Commentaire de Nina Lagron pour La Française AM

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Commentaire de Nina Lagron, CFA, Responsable Gestion Actions Grandes Capitalisations, La Française AM

Les élections américaines ne devraient pas changer la donne

Alors que le monde entier attend avec impatience le résultat des élections américaines, un rapide retour en arrière nous rappelle que le choix du futur locataire de la Maison-Blanche n’a pas beaucoup d’importance pour les marchés financiers, qui dépendent principalement de réalités macro et micro économiques.

Les actions et les obligations ont prospéré durant les mandats de B.Obama et de D.Trump, tandis que le dollar américain s’est renforcé de façon marginale sous B.Obama et s’est affaibli sous D.Trump. Les petites différences de rendement enregistrées durant les mandats de ces deux présidents ne justifient en rien l’angoisse des investisseurs.

Est-ce que la politique a un impact significatif sur les secteurs ?

A nouveau, la réponse est assez simple, comme l’illustrent les deux séries chronologiques qui montrent le rendement de divers secteurs sous les ères B.Obama et D.Trump. Le changement de Président n’a eu que très peu d’impact sur le classement du rendement des secteurs du S&P.

  • Sous B.Obama et D.Trump, les trois secteurs les plus performants étaient les mêmes : la consommation cyclique, les valeurs technologiques et la santé
  • En outre, sous ces deux administrations, les deux secteurs les moins performants étaient le secteur financier, suivi de l’énergie.

Cette répartition sectorielle contredit les prévisions, nourries au début de la présidence de D.Trump :

  • À l’époque, l’espoir qu’une vague de dérèglementation stimule la rentabilité était élevé dans le secteur financier. Mais ce secteur se retrouve une nouvelle fois à l’avant-dernière place.
  • Avec toutes les promesses de D.Trump visant à « restaurer la grandeur des États-Unis », à relocaliser des emplois manufacturiers et à imposer des barrières douanières à la concurrence « déloyale », les investisseurs s’attendaient à ce que le secteur industriel prospère durant son mandat. Cependant, celuici termine à la sixième place, tout comme sous la présidence de B.Obama.
  • Avec un ancien promoteur immobilier à la Maison-Blanche, de nombreuses personnes s’attendaient à un meilleur rendement du secteur immobilier. Bien que profitant de taux d’intérêt extrêmement bas, les valeurs immobilières sont passées du pied du podium durant les années B.Obama, à la huitième place sous D.Trump.
  • Les grandes entreprises technologiques, ouvertement hostiles à D.Trump, s’attendaient à subir la loi d’un Président vindicatif déchaînant les enfers de la réglementation sur les acteurs majeurs du secteur, mais ce ne fut pas le cas.
  • Bien que positif, le rendement généré par les énergies fossiles était mauvais durant les années B.Obama. Durant les années D.Trump, l’énergie était le seul secteur à afficher un rendement négatif, ce qui est assez inhabituel pour une administration républicaine, en particulier celle de D.Trump, qui s’est félicitée d’avoir allégé le fardeau réglementaire des sociétés d’extraction d’énergies fossiles.

Ces quatre premiers points peuvent s’expliquer relativement simplement en citant l’ancien président Bill Clinton « C’est l’économie, imbécile ! », ce qui signifie que les tendances globales fondamentales à long terme ne peuvent pas être modifiées. Néanmoins, le dernier point concernant l’énergie mérite une analyse plus approfondie, en particulier du point de vue de l’investissement durable :

Les énergies fossiles ne sont certainement pas la chasse gardée des Républicains. Durant les années Obama, la production américaine de pétrole a augmenté de plus de 75 %, car la fracturation hydraulique et le forage horizontal permettaient d’extraire les hydrocarbures efficacement des roches. C’est également le président B.Obama, qui, non seulement, signa un projet de loi mettant fin à 40 ans d’embargo sur les exportations de pétrole brut, mais permit également au projet d’oléoduc Keystone, vivement critiqué, d’avancer.

Malgré les grandes promesses de campagne du candidat D.Trump, la production d’électricité au charbon chuta de près de 25 % durant sa présidence, en raison du prix bon marché de l’essence et de la baisse des prix des énergies renouvelables. En 2016, le charbon américain a produit deux fois plus d’électricité que les énergies renouvelables. En 2020, l’électricité renouvelable est sur le point d’atteindre le niveau de production d’électricité au charbon, selon les dernières prévisions du gouvernement.

Cependant, si D.Trump est réélu, il y a un plus grand risque que ses nouvelles règles deviennent permanentes, en particulier si la Cour Suprême, qu’il a abondamment dotée en personnel durant sa présidence, confirme son interprétation du « Clean Air Act », et que les centrales à charbon restent plus longtemps en activité et émettent davantage de gaz nocifs. Toutefois, elles n’empêcheraient pas le secteur de connaître un déclin. Si cette tendance de fond se confirme, un plus grand nombre de centrales à charbon aura fermé durant les quatre années (2017-2020) de l’administration Trump (correspondant à une puissance estimée de 42 000 MW) que durant le deuxième mandat de B.Obama (2013-2016) (environ 35 000 MW).

De plus, si l’administration actuelle reste à la Maison-Blanche, il est probable que les véhicules les moins économes en carburant resteront en circulation, stimulant ainsi la demande de pétrole. Les centrales à charbon pourraient omettre d’installer de nouveaux épurateurs, les rendant ainsi plus polluantes et, en baissant leurs coûts, prolongeant leur durée de vie. Il serait plus difficile de freiner les émissions de méthane, un gaz à effet de serre qui, sur une période de 20 ans, est 84 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. D’autres terres pourraient faire l’objet de forages, y compris la Réserve nationale de l’Arctique.

Néanmoins, rien de tout cela n’assurerait la renaissance du secteur du charbon ni une augmentation soutenue de la production pétrolière et gazière.

L’ambitieux programme d’énergie verte de J.Biden

Même si le soutien de D.Trump à l’industrie des énergies fossiles n’a eu que très peu d’effets pour améliorer ses perspectives fondamentales, l’industrie préfèrerait de loin un deuxième mandat de D.Trump à celui de J.Biden, son adversaire démocrate, qui fait du changement climatique et des technologies propres sa priorité absolue.

Le plan de dépenses dans les infrastructures et l’énergie verte de 2 billions de dollars américains comprend 1,7 billions de dollars en dépenses d’énergie verte sur une période de dix ans, augmentant le budget actuel de moins de 100 milliards de dollars par an. Le candidat démocrate n’interdirait pas la fracturation hydraulique en soi, mais il chercherait à mettre fin aux nouvelles concessions de pétrole et de gaz sur les terres fédérales.

Les efforts de J.Biden visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre sont encore plus importants. Il vise en particulier l’énergie verte et soutient l’infrastructure et les véhicules électriques, ce qui aurait pour effet de diminuer la forte demande d’hydrocarbures et d’entraîner un réel changement :

  • Parmi les objectifs de J.Biden figurent la réduction de 50 % de l’empreinte carbone du parc immobilier d’ici 2035 et la réalisation d’investissements substantiels dans l’efficacité énergétique des bâtiments existants, notamment en procédant à quatre millions de rénovations.
  • Afin de parvenir à l’objectif de 100 % d’électricité décarbonnée d’ici 2035, J.Biden propose d’augmenter les crédits d’impôt pour l’efficacité énergétique et l’énergie propre, et d’installer des millions de panneaux solaires et des milliers d’éoliennes terrestres et marines. En 2019, les combustibles fossiles représentaient encore près de 63 % de la production américaine d’électricité, selon l’ « Energy Information Administration ».

Le souhait du candidat démocrate, à la base de ces objectifs ambitieux, est de rejoindre l’Accord de Paris sur le climat et ainsi de montrer au monde la voie à suivre pour réduire les émissions de CO². J.Biden comprend la science derrière le changement climatique et les menaces imminentes pour l’économie et la population américaines qui en découlent. Les Démocrates semblent être bien conscients du coût de l’inaction et du prix à payer sur les plans humanitaire et économique si ces mesures sont encore retardées.

Si les États-Unis reprenaient le leadership en matière de réduction des émissions de CO², cela enverrait un signal fort à tous les pays encore indécis ou retardant leurs efforts au respect de l’Accord de Paris.

Les marchés boursiers anticipent depuis quelques temps le déclin des grandes sociétés pétrolières et, depuis le début de l’année, l’indice S&P Global Clean-Energy affiche une performance de plus de 70 % (en date du 23 octobre 2020). Bien avant que la Covid-19 n’ait ravagé la demande de pétrole, les investisseurs s’étaient précipités sur le gaz de schiste américain, las des médiocres rendements et de la nécessité continue de réinvestissement. Sous l’ère Trump, la capitalisation boursière des grandes sociétés pétrolières a accéléré leur déclin.

Alors que l’industrie pétrolière américaine souffre, son représentant ayant la plus forte capitalisation boursière, la société NextEra, a vu son rendement grimper en flèche. NextEra est déjà le premier producteur d’électricité éolienne et solaire. Lors de ses derniers résultats financiers d’octobre, la direction a déclaré avoir à présent environ 15 gigawatts de projets d’énergies renouvelables en préparation, plus que son portefeuille complet d’énergies renouvelables existant. Une grande partie de ses parcs solaires et éoliens se trouve sur des territoires profondément républicains, la Floride et le Texas par exemple, comme la plupart de ses installations de production existantes. En raison de leur bas coût d’installation et du faible coût de maintenance, les énergies renouvelables ont gagné la course économique.

Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle américaine à venir, rien n’arrêtera les tendances globales fondamentales structurelles qui l’emporteront sur n’importe quelle décision de principe à court terme, quel que soit le secteur.

Au sein du secteur de l’énergie, ces tendances sont accentuées par la crise climatique, et tout leader ou candidat devrait garder à l’esprit son risque inhérent et ses coûts et pertes potentiels.

Si l’on peut espérer qu’une administration Biden ne ferait pas que corriger certains des effets négatifs réglementaires engendrés par la plupart des administrations précédentes, un nouveau mandat de l’administration actuelle continuerait de reporter un grand nombre des changements nécessaires pour combattre la catastrophe climatique.

Toutefois, sur le plan international, une présidence Biden pourrait avoir un impact plus significatif, en particulier si les tensions géopolitiques générales diminuaient et que des efforts climatiques concertés menés par les États-Unis, l’Europe et la Chine gagnaient en consistance.

Quel que soit le résultat de la future élection présidentielle américaine, les marchés financiers continueront d’anticiper la fin des énergies fossiles, une application plus stricte du principe du pollueur-payeur et la baisse de la demande aux perspectives déjà désastreuses, espérant des rendements encore plus élevés pour cette industrie dont les perspectives sont de moins en moins réjouissantes.