Le Dr Valérie Masson-Delmotte, climatologue membre du GIEC, après 133 heures de session d’approbation du rapport de synthèse du GIEC #climatechange2023, nous a préparé un long fil sur son compte Twitter qui en présente les points clés en français ! Ce rapport de synthèse du 6ème cycle d’évaluation (2015-2023) s’appuie sur les 3 rapports spéciaux de 2018-2019 et les 3 rapports complets de 2021-2022, et intègre leurs principales conclusions.
Forêts saines, planète saine, êtres humains en bonne santé
Les forêts sont souvent appelées les poumons de la planète, car elles absorbent le dioxyde de carbone nocif et produisent de l’oxygène vital. Il n’est donc pas exagéré d’assimiler des forêts saines à des personnes en bonne santé, le thème de la Journée internationale des forêts de cette année.
Couvrant 31% des terres de la planète et abritant 80% de toutes les espèces terrestres, les forêts sont cruciales pour la santé et le bien-être humains, mais leur perte à travers la planète menace les gens du monde entier.
Voici cinq choses que vous devez savoir selon l’ONU sur la relation interdépendante séculaire et toujours croissante entre les forêts et la santé humaine.
Le Défi de l’eau douce, lancé par les gouvernements à la Conférence sur l’eau des Nations Unies

Développer la résilience
Le sixième Rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), publié cette semaine, souligne les graves conséquences des changements climatiques sur les écosystèmes d’eau douce et met en évidence la nécessité de les protéger et de les restaurer afin de renforcer les mesures d’adaptation aux changements climatiques et de créer des sociétés, des économies et des écosystèmes résilients. Soutenu par les gouvernements de la Colombie, de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Gabon, du Mexique et de la Zambie, le Défi de l’eau douce encourage tous les gouvernements à s’engager à atteindre des objectifs clairs dans leurs stratégies et plans d’action nationaux actualisés en matière de biodiversité, leurs contributions déterminées au niveau national et leur plan national de mise en œuvre des ODD, afin de restaurer d’urgence des écosystèmes d’eau douce en bonne santé.
« Des cours d’eau, des lacs et des zones humides sains sont la fondation de nos sociétés et de nos économies. Pourtant, ces écosystèmes sont régulièrement sous-évalués et négligés. C’est la raison pour laquelle l’engagement des gouvernements de la Colombie, de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Gabon, du Mexique et de la Zambie est remarquable. Alors que les pays se sont engagés à restaurer un milliard d’hectares de terres, le Défi de l’eau douce est une première étape cruciale pour se consacrer aux écosystèmes d’eau douce, qui en ont bien besoin », a déclaré Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE.Le Défi de l’eau douce est une initiative dirigée par les pays. Sa mise en œuvre est inclusive et collaborative : les gouvernements et leurs partenaires créeront des solutions en matière d’eau douce en collaboration avec les peuples autochtones, les communautés locales et d’autres parties prenantes. S’appuyant sur le cadre mondial de la biodiversité adopté à Montréal en décembre 2022, qui prévoit la restauration de 30% des « eaux intérieures » dégradées de la planète, le Défi contribuera à la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, une initiative visant à redonner vie à notre planète, menée conjointement par le PNUE et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Financer la lutte contre la sécheresse

« Le manque de ressources financières adéquates, opportunes et innovantes reste un obstacle majeur à une gestion proactive et intégrée de la sécheresse », a déclaré le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, lors de cet événement.Étant donné que les sources, mécanismes et instruments financiers conventionnels peuvent ne pas être suffisants pour soutenir les investissements dans la réduction des risques de sécheresse et le renforcement de la résilience, « des mécanismes de financement réactifs et innovants contre la sécheresse doivent être clairement identifiés comme une composante du financement climatique global », a souligné M. Qu. La FAO continuera d’aider les pays à attirer des financements climatiques et à mettre en œuvre des innovations résilientes au climat dans les systèmes agroalimentaires, guidées par une approche proactive, a-t-il ajouté. La FAO soutient déjà des plans nationaux de renforcement de la résilience à la sécheresse au Cabo Verde, à Cuba, au Panama, en Ouzbékistan et au Vietnam. La collaboration, qui fait partie d’un programme mondial financé par le Fonds mondial pour l’environnement, s’étend à 31 pays de toutes les régions.
Participation du secteur privé
Le Directeur général de la FAO a également appelé à une augmentation de la participation du secteur privé, ainsi qu’à une plus grande base de connaissances mondiales pour garantir que les décisions d’investissement reflètent les besoins actuels et prévoient les tendances.« Nous ne pouvons pas mettre fin à la pauvreté et à la faim à moins de prendre de l’avance sur la courbe des sécheresses », a-t-il déclaré.Actuellement, 2,3 milliards de personnes vivent dans des pays en situation de stress hydrique et environ 10% de la population mondiale vivent dans des pays en situation de stress hydrique élevé ou critique. De plus, 80% des eaux usées sont rejetées sans traitement dans l’environnement et plus de 90% des catastrophes naturelles sont liées à l’eau. L’agriculture étant responsable de 72% des prélèvements mondiaux d’eau douce et la consommation augmentant pour répondre à la demande accrue de denrées alimentaires, de fibres et d’aliments pour animaux, la clé est de commencer à utiliser l’eau de manière plus durable et équitable.

Documents joints
L’ONU appelle l’UE à aider le monde à se remettre « sur la bonne voie » de l’action climatique, pour le développement durable et la résolution des défis actuels

« Nous avons besoin d’un programme d’accélération », a déclaré M. Guterres.Il a également souligné la nécessité de réformes du système financier et d’une action climatique urgente. Il a déclaré que l’invasion russe de l’Ukraine cause « d’énormes souffrances » au peuple ukrainien, mais a également un « impact énorme » dans le monde entier. Au sujet de cette séance à huis clos avec les membres du Conseil européen – l’organe qui fait partie de l’exécutif de l’Union européenne aux côtés de la Commission européenne – le bureau du porte-parole a déclaré au nom du chef de l’ONU qu’elle avait fourni une « occasion opportune de discuter de questions mondiales urgentes ». M. Guterres a remercié l’Union européenne pour son ferme soutien à l’ONU et au multilatéralisme dans son ensemble, appelant à une plus grande coopération dans la mise en œuvre de son plan « Notre programme commun » et du Sommet du futur de l’année prochaine.

Pour une « paix juste » en Ukraine
Concernant l’Ukraine, il a souligné la nécessité d’une « paix juste » conformément à la Charte des Nations Unies, au droit international dans son ensemble et à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies. « Il a fourni une mise à jour sur l’amélioration de la sécurité alimentaire mondiale grâce à l’Initiative céréalière de la mer Noire et les efforts visant à faciliter les exportations de nourriture et d’engrais russes », félicitant tous les citoyens de l’UE qui ont fait preuve de solidarité avec les millions de réfugiés ukrainiens qui ont quitté la zone de guerre. Le Secrétaire général s’est dit préoccupé par la « tempête parfaite » à laquelle sont confrontés de nombreux pays en développement à cause de la crise de la COVID-19 et de la crise du coût de la vie résultant de l’invasion de l’Ukraine et de l’accélération du changement climatique. Il a souligné l’importance de mettre en place des mesures pour un système économique et financier plus équitable, notamment par le biais d’une réforme bancaire, d’un allégement plus efficace de la dette et d’une relance des ODD.Changement climatique
Sur le changement climatique, M. Guterres a souligné l’importance de son programme pour accélérer les actions spécifiques de toutes les parties afin de mettre en œuvre les recommandations du rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) de lundi. Il a salué le « Green Deal européen » comme une étape importante dans cette direction et a encouragé l’UE à intensifier sa coopération financière et technologique avec les économies émergentes et en développement pour combler l’écart d’émissions et assurer la justice climatique sous la forme d’emplois verts, en renforçant l’adaptation, en mettant en œuvre le fonds pour les pertes et dommages et en protégeant les communautés vulnérables partout dans le monde.
Une heure pour la planète : éteindre les lumières le 25 Mars à 20H30
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle les gens dans le monde entier à éteindre les lumières samedi 25 mars à 20h30, heure locale, un geste symbolique qui est un appel à l’action pour sauver la planète et construire un avenir durable. « Chaque année, à l’occasion d’Une heure pour la planète, des millions de personnes dans des centaines de villes du monde entier éteignent les lumières », a souligné le Secrétaire général dans un message vidéo. « C’est un appel à l’action : faire la paix avec la nature, intensifier massivement l’action en faveur du climat et sauver notre planète », a-t-il ajouté. « C’est aussi un rappel que chacun d’entre nous peut jouer son rôle – à petite ou grande échelle – pour protéger notre habitat commun et préserver notre avenir ». « Chaque minute et chaque heure comptent », a plaidé le Secrétaire général. « Dans l’obscurité, construisons un avenir plus lumineux et plus durable pour tous, partout dans le monde ».Il est urgent d’agir
L’événement Une heure pour la planète est organisé par le WWF (World Wildlife Fund), sous le thème cette année, « la plus grande heure pour la planète », exprimant l’urgence d’agir. Alors que des monuments et des maisons à travers la planète participent à ce moment emblématique, le mouvement encourage également les gens à « se déconnecter », en faisant une pause dans leurs routines et en faisant quelque chose de positif pour la planète. Les Nations Unies participeront à « Une heure pour la planète ». A New York, le bâtiment du Secrétariat de l’ONU sera plongé dans l’obscurité et le personnel est encouragé à se joindre à cette initiative et à éteindre les lumières à la maison samedi soir à 20h30.Journée météorologique mondiale
Dans un message séparé publié à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, célébrée jeudi, le chef de l’ONU a rappelé que l’humanité est confrontée à une « vérité difficile », alors que les dommages déjà causés par le changement climatique « rendent notre planète inhabitable ». Il a demandé aux gouvernements du monde entier de faire de 2023 une année de « transformation, pas de bricolage » lorsqu’il s’agit de lutter sérieusement contre le changement climatique.« Chaque année d’action insuffisante pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 degré Celsius nous rapproche du bord du gouffre, augmentant les risques systémiques et réduisant notre résilience face aux catastrophes climatiques », a déclaré le Secrétaire général dans ce message.
Conditions météorologiques de plus en plus extrêmes
Le changement climatique intensifie les vagues de chaleur, les sécheresses, les inondations, les incendies de forêt et les famines, a-t-il averti, tout en menaçant de submerger les pays et les villes de faible altitude à mesure que le niveau de la mer monte en raison de la fonte des glaciers et des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes. L’impact combiné de cela sera d’entraîner l’extinction d’encore plus d’espèces, a déclaré M. Guterres. Le thème de cette année, L’avenir du temps, du climat et de l’eau à travers les générations « nous oblige tous à assumer nos responsabilités » envers les générations futures, a-t-il ajouté.« Cela signifie accélérer l’action pour limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius, grâce à des mesures d’atténuation et d’adaptation renforcées. Cela signifie transformer radicalement nos systèmes d’énergie et de transport, briser notre dépendance aux combustibles fossiles et adopter une transition juste vers les énergies renouvelables », a-t-il dit.Il a déclaré que les pays développés ont maintenant l’obligation de mener une « révolution » financière et technique qui peut aider tous les pays à réduire les émissions de carbone, à s’adapter à l’avenir en intégrant les sources d’énergie renouvelables telles que l’eau et le vent, et à renforcer la résilience aux chocs climatiques. Pertes et les dommages Le principal de ces problèmes est le besoin urgent de s’attaquer aux pertes et aux dommages qui affectent les pays les moins capables de faire face – et les moins fautifs – résultant du changement climatique, a déclaré M. Guterres.
« Et cela signifie tenir la promesse faite lors de la dernière Journée météorologique mondiale de veiller à ce que les systèmes d’alerte précoce contre les catastrophes climatiques couvrent chaque personne dans le monde. Trente pays ont maintenant été identifiés pour une mise en œuvre accélérée cette année », a-t-il souligné.
« Il est temps de mettre fin à la guerre implacable – et insensée – contre la nature », a conclu le chef de l’ONU, « et d’offrir l’avenir durable dont notre climat a besoin, et que nos enfants et petits-enfants méritent ».

Un Programme d’action pour garantir l’accès à l’eau pour tous a été adopté par les Nations Unies
La Conférence des Nations Unies sur l’eau s’est achevée en Mars 2023 par l’adoption d’un Programme d’action pour l’eau dans lequel les États membres s’engagent à accélérer les progrès vers l’objectif visant à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et à assurer une gestion durable des ressources en eau. En Mars 2026, la DRIEAT Ile de France publie un kit pédagogique « L’eau pour tous, tous pour l’eau ».

« Il ne peut y avoir de développement durable sans eau »,
Il faut « réaffirmer notre engagement au service de notre avenir commun ».
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU
« Prenons dès à présent de nouvelles mesures pour bâtir un avenir où l’eau sera garantie pour tous », a-t-il ajouté à la clôture de cette conférence qui était co-organisée par le Royaume des Pays Bas et le Tadjikistan au siège des Nations Unies à New York.
« L’eau nous unit tous »
Selon le Secrétaire général, cette conférence a démontré une vérité centrale : « l’eau nous unit tous ». Elle concerne en effet la santé, l’assainissement, l’hygiène et la prévention des maladies ; elle est synonyme de paix ; elle concerne le développement durable, la lutte contre la pauvreté, le soutien des systèmes alimentaires et la création d’emplois et de prospérité ; et c’est une question de droits humains et d’égalité des sexes.
« Tous les espoirs de l’humanité pour l’avenir dépendent, d’une certaine manière, de l’élaboration d’une nouvelle voie scientifique pour donner vie au Programme d’action pour l’eau. Ils dépendent de la concrétisation des engagements novateurs, inclusifs et orientés vers l’action pris par les États Membres et d’autres lors de cette Conférence »
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU
Pour lui cela signifie :
- Renforcer la place de l’eau en tant que droit humain fondamental.
- Réduire les pressions sur notre système hydrologique et assurer une bonne prise de décision et des politiques intelligentes.
- Développer de nouveaux systèmes alimentaires alternatifs pour réduire l’utilisation non durable de l’eau dans la production alimentaire et l’agriculture.
- Concevoir et mettre en œuvre un nouveau système mondial d’information sur l’eau pour guider les plans et les priorités d’ici 2030.
- Intégrer notre approche sur l’eau, les écosystèmes et le climat pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer les communautés, ce qui comprend des infrastructures résilientes, des canalisations d’eau et des programmes de traitement des eaux usées, et la garantie que chaque personne dans le monde est protégée par des systèmes d’alerte précoce contre les catastrophes naturelles d’ici 2027.
- Continuer à faire pression pour la justice climatique et une action mondiale pour limiter le réchauffement climatique à une augmentation de 1,5 degré Celsius.
- Accélérer considérablement les ressources et les investissements dans la capacité de tous les pays à atteindre l’objectif de développement durable 6.
Le Secrétaire général a noté qu’un certain nombre d’autres mesures de suivi sont à l’étude – y compris la nomination recommandée d’un Envoyé spécial sur l’eau pour faire progresser la proéminence de la sécurité de l’eau dans la perspective du sommet des Objectifs de développement durable (ODD) de septembre, ainsi que du Sommet du futur l’année prochaine.

Ambition et solidarité
« je suis inspiré par la détermination qui nous unit tous dans la quête pour arrêter de gaspiller l’eau » et « émerveillé par l’ambition et la solidarité dont vous faites preuve pour concevoir un avenir sûr pour tous ».
Csaba Kőrösi, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies
Il a salué un Programme d’action pour l’eau « inspirant, coopératif, transfrontalier et transformateur pour le développement durable et la résilience », pour lequel plus de 300 milliards de dollars ont été promis lors de cette conférence, « avec le potentiel de débloquer au moins 1.000 milliards de dollars de gains socio-économiques et écosystémiques ».
« Le résultat de cette conférence n’est pas un document juridiquement contraignant, mais il tourne quand même une page de l’histoire », a déclaré le Président de l’Assemblée générale.
« Nous devons être à la hauteur de nos engagements dans le Programme d’action pour l’eau. Et nous avons besoin d’une action transformatrice et déterminée », a-t-il conclu.
L’eau pour tous, tous pour l’eau : un kit pédagogique de la DRIEAT Île-de-France
Pour Pierre-Henry Dodart, Administrateur de l’État engagé pour la transition écologique, « l’intérêt de ce document tient à l’articulation qu’il propose entre connaissances scientifiques, compétences en éducation au développement durable et mise en action des élèves. On y trouve à la fois des éclairages sur la gestion de l’eau (notamment à l’échelle du bassin de la Seine), une structuration des apprentissages autour de la complexité, de l’esprit critique et de l’engagement, et des outils très concrets pour concevoir et piloter des projets en classe.
une approche qui ne se limite pas à expliquer
Les élèves sont amenés à analyser des situations locales, comprendre les tensions entre usages, argumenter et proposer des actions. L’eau devient un point d’entrée pour aborder des enjeux beaucoup plus larges, qu’il s’agisse de santé, de biodiversité, d’aménagement ou de choix collectifs. »
Le document montre aussi pour Pierre-Henry Dodart que « ces sujets dépassent largement le cadre scolaire. Les tensions sur la ressource, les effets du changement climatique ou les arbitrages entre usages rappellent que l’école ne peut pas tout, mais qu’elle peut aider à mieux comprendre et à se situer dans ces transformations. »
Un support utile pour celles et ceux qui cherchent à relier enseignements, territoires et enjeux écologiques, sans rester au niveau des intentions.
Pierre-Henry Dodart
- Source : DRIEAT – Ile de France
Pour éviter une crise de l’eau, l’ONU plaide en faveur de partenariats

Entre deux et trois milliards de personnes connaissent des pénuries d’eau pendant au moins un mois par an, ce qui fait peser de graves risques sur leurs moyens de subsistance, à travers la sécurité alimentaire et l’accès à l’électricité notamment. La population urbaine mondiale confrontée au manque d’eau devrait doubler, passant de 930 millions en 2016 à 1,7 – 2,4 milliards de personnes en 2050. Les sécheresses extrêmes et prolongées ont également une incidence croissante sur les écosystèmes et entraînent des conséquences désastreuses pour les espèces végétales et animales.Très belle #JournéeMondialeDeLEau !
— UNESCO en français (@UNESCO_fr) March 22, 2023
L’eau est droit humain fondamental.
Pour tous.
Partout.https://t.co/RV3Pjlh9rv #AgirPourLEau pic.twitter.com/yL95NTV1JD
« Il est urgent d’établir de solides mécanismes internationaux pour éviter que la crise mondiale de l’eau ne devienne incontrôlable. L’eau est notre avenir commun et il est essentiel d’agir ensemble pour la partager équitablement et la gérer durablement », a déclaré la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Audrey Azoulay.
« Il y a beaucoup à faire et le temps ne joue pas en notre faveur. Ce rapport démontre notre ambition et nous devons à présent nous rassembler et intensifier l’action. C’est le moment pour nous de faire la différence », a renchéri le Président d’ONU-Eau et Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), Gilbert F. Houngbo.
La coopération internationale, la clé de l’accès à l’eau pour tous
Presque toutes les interventions liées à l’eau impliquent une certaine forme de coopération. Cultiver la terre requiert l’usage de systèmes d’irrigation partagés par les agriculteurs. L’approvisionnement en eau potable à un coût abordable des villes et des zones rurales n’est possible que par une gestion commune des systèmes d’assainissement et d’approvisionnement en eau. Et la coopération entre ces communautés urbaines et rurales est essentielle pour garantir à la fois la sécurité alimentaire et le maintien des revenus des agriculteurs. La gestion des fleuves et des aquifères qui traversent des frontières internationales rend la question d’autant plus complexe. S’il a été démontré que la coopération en matière de bassins et d’aquifères transfrontaliers présente de nombreux avantages au-delà de la sécurité de l’eau, notamment l’ouverture de canaux diplomatiques supplémentaires, seuls 6 des 468 aquifères internationaux partagés dans le monde font l’objet d’accords de coopération officiels. À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, les Nations Unies appellent à renforcer la coopération internationale en matière d’utilisation et de gestion de l’eau. C’est le seul moyen d’éviter une crise mondiale de l’eau dans les décennies à venir.
Les partenariats et la participation citoyenne permettent d’accroître les bénéfices
Les services environnementaux, tels que la lutte contre la pollution et l’enrichissement de la biodiversité, figurent parmi les avantages partagés les plus souvent soulignés dans le rapport, de même que les possibilités de partage de données, d’informations et de cofinancement. À titre d’exemple, les « fonds pour l’eau » sont des systèmes de financement qui rassemblent les utilisateurs en aval, tels que les villes, les entreprises et les services publics, pour investir collectivement dans la protection des habitats en amont et la gestion des terres agricoles afin d’améliorer la qualité de l’eau ou sa quantité globale. Le Fonds pour l’eau de Monterrey au Mexique, lancé en 2013, a permis de préserver la qualité de l’eau, de réduire les inondations, d’améliorer l’infiltration et de réhabiliter les habitats naturels grâce au cofinancement. La réussite d’approches similaires en Afrique subsaharienne, notamment dans le bassin versant de la rivière Tana-Nairobi, qui fournit 95% de l’eau douce de Nairobi et 50% de l’électricité du Kenya, illustre le potentiel mondial de ces partenariats. La participation des parties prenantes concernées favorise également l’adhésion et l’appropriation. L’implication des utilisateurs finaux dans la planification et la mise en œuvre des systèmes d’eau permet de créer des services qui correspondent davantage aux besoins et aux ressources des communautés démunies, et d’accroître l’acceptation et l’appropriation par le public. Elle favorise également la responsabilisation et la transparence. Dans les camps de déplacés de la région de Gedo en Somalie, les résidents élisent des comités de l’eau qui gèrent et entretiennent les points d’eau qui approvisionnent des dizaines de milliers de personnes. Les membres du comité s’associent aux autorités locales en charge de l’eau au sein des communautés d’accueil afin de partager et de gérer les ressources en eau.En savoir plus
- Le Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau donne un aperçu des principales tendances concernant l’état, l’utilisation et la gestion de l’eau douce et de l’assainissement.
- Il fournit aux décideurs des connaissances et des outils pour formuler et mettre en œuvre des politiques de l’eau durables.
- Il offre également des exemples de meilleures pratiques et des analyses approfondies afin de stimuler les idées et les actions pour une meilleure gestion dans le secteur de l’eau et au-delà.
La Conférence de l’ONU sur l’eau cherche des solutions à une crise mondiale
L’avenir des précieuses ressources en eau du monde est « compromis » et des dirigeants du monde se réunissent cette semaine au siège de l’ONU, à New York, pour répondre à cette crise mondiale à multiples facettes, avant qu’il ne soit trop tard. La Conférence des Nations Unies sur l’eau a lieu alors que cette ressource naturelle vitale est épuisée, polluée et mal gérée. Un événement de trois jours à mi-parcours de l’échéance des Objectifs de développement durable (ODD), qui incluent la promesse de garantir à tous un accès à l’eau potable et à l’assainissement d’ici à 2030.
L’épargne citoyenne pour financer la reprise de fermes en vie !
Alors qu’en France, 220 000 fermes sont menacées de disparaître si elles ne sont pas reprises dans les 10 ans à venir, les envies d’installation agricole de la relève sont là, mais l’accès aux terres agricoles est très difficile pour ceux qui n’ont pas les moyens de se financer. C’est sur ce point, FEVE (Fermes En ViE) s’est engagé avec la création de sa foncière. Grâce à l’épargne citoyenne, l’entreprise rachète des fermes aux agriculteurs en fin de carrière pour les louer (avec option d’achat) à des repreneurs souhaitant développer une exploitation en agroécologie.

Le Défi Collectif 2025 de FEVE : financer 50 agriculteurs
FEVE (Fermes En ViE), qui finance et accompagne la reprise de fermes en agroécologie accélère. En cette fin d’année 2025, la foncière agricole et solidaire bordelaise a lancé un grand appel à la mobilisation de l’épargne citoyenne pour soutenir le renouvellement d’une génération d’agriculteurs et la transition écologique du secteur. En moins d’un mois, ce Défi Collectif a déjà permis de récolter 5,5 millions d’euros. Un record absolu qui représente une augmentation de plus de 100 % par rapport à novembre 2024.

Le monde agricole vieillit :
en France, 50 % des agriculteurs
partiront à la retraite d’ici 2030.
Il faut donc des repreneurs pour ces milliers de fermes menacées de disparaître, emportant avec elles une partie de la souveraineté alimentaire française et un modèle d’agriculture à taille humaine, encore relativement préservé par rapport à d’autres pays.

C’est face à cet enjeu de société majeur que FEVE voit le jour en 2021, avec l’ambition de renouveler la génération d’agriculteurs tout en favorisant la transition écologique de la filière agricole française. Sa solution est simple : récolter de l’épargne citoyenne via sa foncière et l’utiliser pour financer la reprise de fermes en agroécologie. Le dispositif s’organise et porte rapidement ses fruits. Entre 2022 et 2025, FEVE séduit des milliers d’épargnants et collecte près de 50 millions d’euros, permettant l’installation de soixante-dix agriculteurs et d’agricultrices sur une cinquantaine de fermes aux quatre coins de l’Hexagone.
« Forts de notre modèle, qui a prouvé son efficacité, nous souhaitons à présent accélérer pour maximiser notre impact et véritablement faire bouger les lignes »
Vincent Kraus, cofondateur de FEVE.
« Nous avons ainsi choisi de conclure l’année 2025 de manière ambitieuse, en concentrant nos efforts sur un Défi Collectif de fin d’année. Notre objectif : collecter 10 M€ entre novembre et décembre afin d’installer une dizaine de nouvelles fermes dès le début de 2026 »
Vincent Kraus, cofondateur de FEVE.
Lancé début novembre, ce Défi Collectif connaît un succès sans précédent, avec 5,5 M€ collectés en à peine un mois auprès de particuliers mais également de quelques investisseurs institutionnels (des fonds solidaires). Un record absolu pour la foncière, qui avait récolté 2,7 M€ en novembre 2024 et réalise sur la période une croissance de 104%. Si cette dynamique se poursuit, FEVE réussira son audacieux pari et atteindra les 10 M€ d’ici la fin de l’année 2025 dans le cadre de son Défi Collectif.
Vincent Kraus conclut : « Les difficultés que traverse le monde agricole ne laissent pas les Français indifférents. Nous constatons qu’ils sont de plus en plus nombreux à vouloir donner du sens à leur épargne. L’objectif fixé pour ce Défi Collectif est ambitieux, et le succès qu’il rencontre confirme que nous avons eu raison de voir grand. Cette réussite permet aujourd’hui à FEVE de franchir un nouveau cap et de se préparer à aborder 2026 avec une nouvelle dynamique. »
- Pour participer, rdv sur : Défi collectif de fin d’année 2025
Retrouver le milieu agricole et lancer son exploitation : un parcours du combattant
Après avoir réalisé un cursus scolaire agricole, Vivian a toujours voulu s’installer, mais voulait acquérir un peu d’expérience avant de s’installer. Ayant obtenu un BTS, il a débuté sa carrière dans le secteur agricole en tant que technicien semencier pendant 4 ans. Il devient ensuite technico-commercial dans la vente de machines agricoles puis assureur banquier chez Groupama avant de tenter de s’installer sur sa propre exploitation. L’objectif depuis le début était de s’installer avec sa femme Julie qui amène plutôt l’expertise comptable et administrative.
Vivian et Julie ont entamé plusieurs tentatives d’installation qui se sont soldées par des échecs : des cédants pas prêts à laisser leur exploitation à une personne hors famille, des exploitations trop onéreuses pour être reprises et financées… Ils commençaient à perdre espoir quand ils ont repéré La Ferme du Trey avec l’aide de FEVE.
Reprendre la ferme du Trey pour en faire son propre projet
La ferme du Trey est une exploitation de 190ha de grandes cultures de maïs située à Parleboscq dans les Landes, à la limite du Gers. Cette exploitation possède des terres irriguées et mécanisables avec une retenue collinaire permettant l’irrigation.

Le projet de Julie et Vivian est avant tout de diversifier les productions (maïs, tournesol, orge, colza, haricots verts, pommes de terre…) et d’arrêter le labour tout en implantant en inter-cultures des couverts végétaux (agriculture de conservation des sols) de façon à améliorer la fertilité naturelle du sol et de mieux stocker carbone et eau dans les sols. Ils ont d’ailleurs déjà investi dans les machines (strip till) permettant ces pratiques.
Ce changement d’itinéraire technique va permettre de diminuer les besoins en irrigation et de diminuer les besoins en intrants extérieurs. Il est également prévu dans un second temps que l’exploitation soit convertie en agriculture biologique. Ces changements prendront du temps et nécessitent un accompagnement fort apporté par Feve et des partenaires techniques qui accompagnent Julie et Vivian dans ce projet ambitieux.

A propos de FEVE

Fermes en vie est une entreprise à mission qui facilite l’installation de la nouvelle génération d’agriculteurs et agricultrices grâce sa foncière solidaire et à sa plateforme La Grange.
- Mission : Aider les agriculteurs à s’installer en créant des fermes agroécologiques sur le territoire, bénéfiques pour notre souveraineté alimentaire, et respectueuses de la nature et de la biodiversité ; et ainsi contribuer à changer le modèle agricole français, ferme après ferme.

Fermes En ViE, ou FEVE, est née de l’envie de faire prospérer une agriculture plus respectueuse du vivant.
Comme un symbole, la FEVE est une plante de la famille des légumineuses, d’origine très ancienne, et dont la propriété est de fixer l’azote atmosphérique grâce à des petites nodosités sur ses racines, lieux d’intenses symbioses avec les micro-organismes du sol. Grâce à ce rôle fondamental dans le grand cycle de l’azote, les fèves, ainsi que les autres membres de la famille des légumineuses, jouent le rôle d’engrais vert, participant à une diminution des intrants nécessaires aux cultures. Les synergies développées avec les champignons et bactéries du sol participent activement à la vie du sol, qui nourrit et protège les fèves ainsi que les autres cultures.
« Les fermes que nous déployons répondent à une même logique : s’inscrire dans leur écosystème, fonctionner avec les autres, privilégier les synergies afin de fonctionner de manière plus collaborative, plus saine, et plus juste pour les hommes et l’environnement.«

Procès climat : attaquer les multinationales en justice, est-ce vraiment utile ?
Faites entrer l’accusé climatique !
Un oléoduc traversant une zone naturelle protégée d’Ouganda et destiné à produire 190 000 barils de pétrole par jour… Quelque chose cloche sur le plan environnemental dans ce récent projet de TotalEnergies en Afrique. Mais le bon sens ne fait pas loi, et les ONG déboutées fin février de leur recours en justice contre le mastodonte de l’énergie français et ses développements « climaticides » en ont eu l’amère confirmation.
Solliciter la justice pour lutter contre le dérèglement climatique a aussi ses succès : rappelons-nous l’éclatante « Affaire du siècle », parvenue à faire condamner l’État français pour inaction climatique. Mais ces victoires ne sont pas nombreuses, comme le souligne la spécialiste du droit de l’environnement, Mathilde Hautereau-Boutonnet (Aix-Marseille Université). Cela signifie-t-il que rien ne sert de faire entrer les accusés climatiques au tribunal ?
Rapport mondial des Nations Unies sur les ressources en eau 2023
Le Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, présenté à New York le 22 mars, Journée mondiale de l’eau, lors de la conférence des Nations Unies sur l’eau, offre une évaluation complète et fiable de l’état général, de l’utilisation et de la gestion des ressources en eau douce de la planète. Face au « risque imminent d’une crise mondiale de l’eau » selon l’UNESCO / ONU-Eau, ce rapport vise à fournir aux décideurs les outils pour formuler et mettre en œuvre des politiques durables dans le domaine de l’eau.
Carbon Maps anticipe l’affichage environnemental et a calculé l’empreinte carbone de 50.000 produits alimentaires
Pour aider l’industrie agroalimentaire à réduire son empreinte sur l’environnement, Carbon Maps anticipe l’arrivée imminente de l’Affichage Environnemental et évalue l’empreinte carbone de 50.000 produits alimentaires.
Pour répondre aux enjeux de la crise climatique et permettre aux consommateurs de connaître l’impact écologique de leurs achats, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un affichage qui devra figurer au 1er janvier 2024 sur les produits textiles et alimentaires. Cet indicateur, dont la méthode de calcul est actuellement en phase d’ajustement, guidera les français vers une consommation plus responsable. Une façon simple et claire de lutter contre le greenwashing et de remplacer les labels pouvant induire en erreur.
Les travaux de l’ADEME (Agence de la Transition Écologique) ont permis de donner naissance à Agribalyse, une base de données de référence sur les impacts environnementaux des produits agricoles et alimentaires, qui score déjà plus de 2000 produits.
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Aujourd’hui, Carbon Maps va plus loin et annonce avoir calculé l’intensité carbone de 50.000 produits alimentaires. Grâce à ses algorithmes propriétaires permettant d’inférer les recettes de produits à partir des données publiques de Open Food Facts, et en s’appuyant sur les facteur d’impacts Agribalyse, elle évalue ainsi en niveau 2 l’impact de 50.000 produits. Le niveau 2, correspond dans la méthodologie détaillée par l’ADEME à une évaluation semi-spécifique utilisant des données propres à chaque produit et publiquement accessibles. Le Comité Scientifique de l’ADEME recommande l’utilisation de valeurs semi-spécifiques pour le calcul l’Affichage Environnemental.
L’Affichage Environnemental des Produits Alimentaires
Carbon Maps, qui a annoncé une levée de fonds de 4M € en février dernier, développe des outils opérationnels pour les acteurs du secteur alimentaire afin de piloter de manière précise et transparente leur trajectoire de réduction d’empreinte environnementale. Ce qui anticipe l’affichage environnemental encore en phase de prototypage, qui permettra en cours d’année de réaliser les premiers tests produits :
- Pour les industriels, Carbon Maps permet d’évaluer avec une précision élevée les indicateurs environnementaux en intégrant les systèmes de production grâce à des travaux de modélisation d’impact des filières agricoles.
- Pour les distributeurs, la climate tech développe une plateforme API’s qui propose un calcul rapide des indicateurs environnementaux clés comme l’impact sur la biodiversité ou l’intensité carbone des produits finis. Suite à la demande grandissante et la nécessité d’avoir un outil permettant de scorer les facteurs d’impact d’un très grand volume de produits (environ 150 000 produits alimentaires en GMS), Carbon Maps a développé des algorithmes et évalue déjà 50 000 produits agroalimentaires.
Notre alimentation a un impact majeur sur l’environnement et le climat. Ceci dépend principalement de l’agriculture.
Notre système alimentaire est l’un des principaux facteurs contribuant aux émissions de gaz à effet de serre, à la déforestation et à la consommation d’eau dans le monde. Pour réduire l’impact environnemental des produits finis alimentaires, il est essentiel de pouvoir évaluer les pratiques agricoles.
À propos de Carbon Maps
CarbonMaps-Logo-Couleur.svg Première plateforme de comptabilité environnementale destinée à l’industrie agroalimentaire, Carbon Maps a pour mission d’aider le secteur à réduire son empreinte environnementale en collectant et en analysant des données, à tous les stades de la chaîne alimentaire, des agriculteurs aux consommateurs. La plateforme permet aux acteurs de l’industrie agroalimentaire de réaliser une évaluation rapide et de haute précision de l’impact environnemental de leurs produits, ingrédients et matières premières agricoles. Carbon Maps s’appuie sur des modèles scientifiques et des normes environnementales largement reconnus (GHG Protocol, ISO 14040 & 14044, IPCC).
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500 solutions à la pollution plastique et 12 recommandations
Pour préparer la négociations du futur traité international sur la pollution plastique en mai 2023, l’association No Plastic In My Sea et ses partenaires appellent à une accélération des transformations et une application sans délai de tous les articles de loi AGEC.
Le rapport « 500 solutions à la pollution plastique et 12 recommandations » démontre la maturité des modes de conception et distribution alternatifs, comme le vrac. Les auteurs du rapport invitent les grands groupes et les distributeurs à utiliser les solutions recensées, pour éliminer de nombreux plastiques à usage unique et à s’engager dans le réemploi.
Guide des métiers du BTP à impact positif : une contribution NGE à la transition écologique
TÉMOIGNAGES D’ÉTUDIANTS,
DE PROFESSIONNELS DU MONDE DE L’ÉDUCATION
ET DE COLLABORATEURS…
NGE, 4ème groupe français de BTP, présente les métiers du BTP qui contribuent à l’effort de transition écologique et sociale dans un guide diffusé à l’occasion du salon « talents for the planet ». Prouver et démontrer, témoignages et chiffres à l’appui, la contribution à la transition écologique et sociale des femmes et des hommes engagés dans le secteur de la construction : telle est l’ambition du premier Guide des métiers du BTP à impact positif.
L’objet de ce guide est de déconstruire certaines idées reçues et de démontrer sous plusieurs angles que le secteur du BTP agit concrètement en faveur de la transition écologique et sociale.
La démarche qui a présidé à l’élaboration de ce guide est de donner à voir au grand public, aux jeunes, aux professeurs… la transformation qui est en cours dans le secteur du BTP et en quoi les ouvrages et infrastructures contribuent à un monde plus durable et résilient.
• Transformation dans les modes opératoires, mise en œuvre d’innovations, diversité des profils pour favoriser l’interdisciplinarité…
• Contribution directe : mobilités durables pour la décarbonation des usages, énergies renouvelables, préservation des ressources, protection des territoires…
D’ores et déjà une 2e édition est en cours d’élaboration avec de nouveaux témoignages de collaborateurs qui témoignent de leur quotidien et de ce en quoi leur métier répond à leurs aspirations de faire un job qui a du sens.
Interview

« J’ai compris que je devais tourner toute mon énergie entrepreneuriale au service de la transition, pour donner plus de sens à ma vie et être encore plus heureux » Arthur Auboeuf 29 ans, co-fondateur de Time for the Planet
- Vous êtes co- fondateur de Time For the Planet, de quoi il s’agit ? – C’est avant tout un mouvement. L’idée est simple, il s’agit de déployer 100 innovations majeures et structurantes pour décarboner l’économie mondiale. On finance ces innovations avec un crowdfunding[[financement participatif qui permet de mettre en contact investisseurs et porteurs de projets.]] géant grâce à des milliers de citoyens qui deviennent associés et actionnaires de Time For The Planet. Tout le monde peut participer à partir de 1 € ! On recrute également des entrepreneurs pour commercialiser les innova- tions et leur trouver un modèle économique viable. Elles sont ensuite en libre accès pour être déployées le plus vite possible partout dans le monde.
- C’était quoi votre conviction de départ ? – Avec mes associés, lorsque nous avons pris conscience de l’ampleur du changement climatique, nous avons eu envie d’agir et d’avoir de l’impact. On est convaincus que les entreprises sont un formidable outil pour changer la donne. Tout le monde partage le constat que nous devons travailler sur la sobriété et l’innovation, et la bonne nouvelle c’est que ces innovations existent déjà ! Reste plus qu’à les faire connaître et les faire passer à grande échelle. Les ingénieurs et les scientifiques font leur job, il faut maintenant que les entrepreneurs s’en saisissent et réussissent à faire passer ces innovations dans nos quotidiens. Notre paradigme est de marier économie et écologie ! On est dans une situation d’urgence, alors il faut s’appuyer sur ce qu’il y a de plus puissant, à savoir l’argent, les entreprises, les réseaux sociaux et les mettre au service du vivant.
- Que dire aux jeunes qui veulent s’engager pour ces défis environnementaux ? – On a tous la possibilité incroyable d’agir ! J’en suis la preuve ! En venant du monde du sport, je ne pensais pas devenir un entrepreneur du digital et de l’écologie. J’encourage tous les jeunes à refuser le fatalisme ambiant. Pour ma part, j’arrive à regarder la transition comme une formidable opportunité, pour revoir les fondamentaux d’un système à bout de souffle. Je trouve formidable et stimulant que l’on puisse participer à un mouvement collectif pour changer la donne et atteindre la neu- tralité carbone. Je veux partager un peu de cet optimisme et dire que l’on peut s’engager dans sa vie de citoyen, de consommateur, mais aussi dans sa vie professionnelle.
Time for the Planet
Time for the Planet® rassemble de l’argent pour détecter et déployer 100 innovations mondiales contre les gaz à effet de serre.
Nous, citoyens du monde entier, ne sommes pas résignés face au changement climatique. Nous sommes des millions, et nous avons le pouvoir d’agir. Il est temps de s’en servir.- https://join-time.com/fr
Envie d’avoir un impact positif ?
« Agir pour le développement durable, vivre de ses convictions et de son engagement en travaillant au sein d’ une entreprise, c’ est possible ? »
Beaucoup de jeunes veulent s’investir pleinement dans leur futur job mais à condition que cela ait du sens ! Ils sont nombreux à rêver d’un métier à impact positif, d’un job porteur de sens qui permette d’être en cohérence avec leurs valeurs, leur éthique, leur engagement. Ils aspirent à se sentir utiles au quotidien pour les autres et pour la planète. L’univers du BTP rend cette quête de sens possible en offrant des jobs à impact positif. Ils se généralisent et sont devenus indispensables pour réussir la transition écologique et sociale et pour s’entourer de collaborateurs engagés.- Se sentir utile au quotidien dans son job → Ce que veulent les jeunes : leurs aspirations et leurs convictions
- L’éducation bouge → Comment le monde de l’enseignement répond-il aux enjeux environnementaux et sociétaux
- Contribuer à un monde plus résilient → Tous les métiers de NGE font corps avec les défis environnementaux et sociétaux
A PROPOS DU GROUPE NGE
logo-nge.svg En France et dans le monde, les équipes de NGE créent, construisent et rénovent les infrastructures et les bâtiments au service des territoires. Forts de leurs expertises et de leur capacité à travailler ensemble, les 16 000 femmes et hommes du Groupe abordent et anticipent les mutations de leurs métiers avec confiance en étant au plus près des clients. Avec un chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’euros, NGE est une entreprise française indépendante qui se développe autour des métiers du BTP et participe à la construction des grandes infrastructures et à des projets urbains ou de proximité dans 17 pays.
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Impact du changement climatique sur la production de fruits : les résultats de l’étude AXA Climate pour la FNPFruits
L’étude porte sur 16 cultures fruitières en France, dans 25 départements représentant 76 % des surfaces de production.
Le contexte
D’ici 2030, les températures moyennes pourraient augmenter de 1,5°C, le nombre des vagues de chaleur pourrait être multiplié par quatre et les sècheresses seront deux fois plus fréquentes. C’est dans ce contexte que la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits a mandaté AXA Climate pour évaluer les impacts du changement climatique sur 16 cultures fruitières en France (pommes, poires, pêches, nectarines, abricots, cerises, prunes, noix, noisettes, amandes, framboises, myrtilles, cassis, groseilles, kiwis et raisins de table), dans 25 départements représentant ainsi 76 % des surfaces de production.
Les résultats de l’étude
En lien étroit avec les experts agronomes de FNPFruits, les scientifiques d’AXA Climate ont analysé une série d’indicateurs climatiques pertinents et leurs effets pour chaque culture, en fonction des différents stades de leur croissance. La température moyenne devrait ainsi augmenter d’1,2° d’ici 2030 dans les 25 départements étudiés, tandis que les températures maximales estivales dépasseront les extrêmes historiques (+1,7° en moyenne). Cette évolution aura des conséquences importantes sur le cycle de croissance des fruits qui souffriront de stress thermique chronique, voire de grillure. Le risque de gelées printanières perdurera en 2030 avec des températures minimales en mars augmentant moins vite (+0,4°) que les températures moyennes. Ainsi 86 % des départements étudiés subiront toujours des températures négatives en mars (17 % en avril). Le rayonnement solaire augmentera (+2,3 kW/m2, soit + 4,2 %), ce qui pourrait induire des risques de coups de soleil pour les cultures tardives. Par ailleurs, le rayonnement a des conséquences directes sur la photosynthèse et la qualité de la production de biomasse. Le bilan hydrique cumulé annuel diminuera de 38 % en moyenne, avec de fortes disparités géographiques (-47% dans le Tarn). Les climatologues et les agronomes ont ainsi pu mesurer précisément les risques de manque d’eau et identifier les ajustements nécessaires en termes d’organisation et de pratiques culturales (irrigation, choix de variétés de fruits ayant moins besoin d’eau…). En 2030, 45 % des zones de productions étudiées seront considérées comme à risque extrême ou élevé, principalement à cause des vagues de chaleur et du gel (vs 22 % aujourd’hui). Ce risque sera très variable d’un fruit à l’autre et d’un département à l’autre : il pourra atteindre 60 % pour les abricots, mais s’établira à 25 % pour la pomme. Cette étude précise les enjeux clés pour les producteurs de fruits dans leur nécessaire démarche d’adaptation au changement climatique.
« Le moindre changement climatique a un impact direct sur le rendement des cultures fruitières et donc sur le modèle économique de notre filière », rappelle Françoise Roch, présidente de FNPFruits. « Il est donc stratégique pour nous de mesurer les risques et d’anticiper les dispositifs d’adaptation à mettre en place d’ici 2030. C’est un travail que nous avons pu faire grâce à l’expertise des scientifiques d’AXA Climate qui se sont mobilisés pour relever ce défi à nos côtés ».
« Nous sommes fiers d’avoir pu accompagner FNPFruits dans ce travail d’anticipation indispensable », explique Antoine Denoix, PDG d’AXA Climate. « Le monde agricole est en 1ère ligne face au changement climatique et il est vital de pouvoir quantifier précisément ses effets afin d’imaginer le modèle agricole de demain. »
À propos d’AXA Climate
AXA Climate est une entité du groupe AXA, dédiée à l’adaptation climatique et environnementale.
La conviction de ses 150 collaborateurs ? Réduire les impacts négatifs sur la planète ne suffit pas. L’enjeu est désormais d’engager les entreprises dans la voie d’une économie régénérative.
Dans cette perspective, AXA Climate propose plus de 40 heures de formation digitale entreprises et organismes publics et éducatifs, afin d’accompagner leurs collaborateurs dans l’évolution de leurs métiers. Aujourd’hui, ce sont plus de 90 organisations qui intègrent la Climate School, la rendant accessible à plus de 4 millions de personnes à travers le monde. AXA Climate conseille les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie, de la finance et de la fonction publique pour qu’ils réussissent leur adaptation et aient un impact positif sur la planète. Enfin, grâce à l’assurance paramétrique, elle permet aux entreprises et aux populations- d’être indemnisées en quelques heures, lorsqu’elles subissent les conséquences des aléas liés aux changements climatiques, et ce faisant elle participe à la résilience et à la régénération de nos écosystèmes.
- www.climate.axa
Le triple défi de la réforme du marché européen de l’électricité : une note du Conseil d’Analyse Economique CAE
La crise énergétique a révélé que, si le marché journalier de l’électricité permet bien d’équilibrer offre et demande à court terme, il n’est clairement pas construit pour assurer les transformations radicales dont le secteur électrique a besoin pour répondre aux trois défis du secteur : la décarbonation, la sécurité d’approvisionnement et des prix abordables. Des réformes structurelles s’imposent : dans cette Note, les auteurs, Dominique Bureau, Jean-Michel Glachant et Katheline Schubert en esquissent les contours. Ils avancent plusieurs recommandations à la fois pour répondre à la crise actuelle et pour organiser les marchés de demain, qui devront s’appuyer sur le déploiement à grande échelle des contrats de long terme et sur un rôle rénové de la puissance publique.
Profiter de la crise pour réorganiser le marché selon des objectifs durables
Les mesures prises en urgence cet automne répondaient à la volonté de préserver les consommateurs de hausses brutales de leurs factures et, en France, de contenir l’inflation. Mais il s’agit bien de subventions aux énergies fossiles, incompatibles avec l’objectif de décarbonation. Ces mesures devraient donc être adaptées selon trois principes :- maîtriser la demande d’énergie – ce qui invite à remplacer progressivement le bouclier tarifaire par des dispositifs plus incitatifs –,
- coordonner les achats de gaz à l’échelle européenne plutôt que de plafonner son prix
- et impulser une décarbonation en s’appuyant sur un prix du carbone juste et prévisible permettant aux acteurs d’anticiper et d’orienter leurs investissements vers des technologies décarbonées.
Une architecture de marché au service du triple défi
Le marché de l’électricité fait face à un triple défi : décarbonation, sécurité d’approvisionnement et prix abordables. Sortir des énergies fossiles requiert des investissements considérables qui dépassent de loin l’effort engagé en matière d’énergies renouvelables, et ne peuvent s’y limiter si l’on veut assurer la sécurité d’approvisionnement. Ce constat vaut aussi pour la France compte tenu de l’augmentation des besoins en électricité et du vieillissement du parc électronucléaire. Or si les marchés de gros fonctionnent à court terme pour équilibrer offre et demande, ils sont inadaptés pour relever ce triple défi, faute de produire un signal de long terme crédible assurant à l’investisseur la couverture de l’ensemble des coûts qu’ils engagent dans des équipements capitalistiques. Pour créer un modèle d’affaires pour des technologies décarbonées, il faut développer le recours à des contrats de long terme, garantissant des revenus aux producteurs : des contrats pour différence (CfD), qui tiendraient compte des coûts complets de fonctionnement des centrales et des investissements nécessaires à la prolongation de leur durée de vie, et des contrats d’achat d’énergie (PPA), des accords bilatéraux associant entreprises productrices et fournisseurs ou clients professionnels. Ces contrats seraient à même de succéder au dispositif mis en place pour le nucléaire historique en France (Arenh). Les fournisseurs devraient par ailleurs être astreints à des règles prudentielles et à des obligations de couverture pour mieux protéger les consommateurs, tout en les incitant à moduler leur demande. Pour organiser la flexibilité de la consommation, certains investisseurs (agrégateurs) ont développé des dispositifs innovants permettant de contrôler voire de piloter des appareils de consommation ; ils devraient être encouragés.- Recommandation 3. Étendre le recours aux contrats de long terme (CfD et PPA) à l’ensemble de la production électrique décarbonée, développer le marché des prix à terme et organiser un marché secondaire pour les contrats bilatéraux d’achat d’énergie (PPA).
- Recommandation 4. Instaurer des règles prudentielles applicables aux fournisseurs d’électricité et garantir qu’ils proposent des contrats à tarifs fixes sur une partie de la consommation, tout en préservant des incitations à réduire la consommation marginale.
Renforcer le rôle de la puissance publique
Cette nouvelle organisation des marchés suppose enfin de redéfinir le rôle de la puissance publique, au niveau national comme au niveau européen, via une coordination renforcée afin de programmer et de piloter l’évolution du mix énergétique. Il est indispensable de disposer d’une expertise multidimensionnelle capable de maîtriser les nombreuses incertitudes pesant sur le futur.- Recommandation 5. En France, confier à une instance la mission de coordonner les expertises, de recommander les investissements et de suivre l’évolution de l’écosystème électrique (parc, réseaux, consommations, électrifications, technologies et innovations).
- Recommandation 6. Au niveau européen, renforcer la concertation dans le choix des mix énergétiques et la sécurité d’approvisionnement par une expertise produite par une autorité européenne aux missions élargie et aux moyens adaptés. Coordonner les marchés nationaux de capacité entre les États membres.
Réformer le marché européen de l’électricité
Note Le triple défi de la réforme du marché européen de l’électricité
Le triple défi de la réforme du marché européen de l’électricitéÀ propos du Conseil d’analyse économique
Le Conseil d’analyse économique, créé auprès de la Première ministre, a pour mission d’éclairer, par la confrontation des points de vue et des analyses de ses membres, les choix du gouvernement en matière économique.
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« Une agriculture européenne sans pesticides chimiques en 2050 ? » : résultats d’une étude prospective inédite de l’INRAE


Elle propose 3 scénarios d’agriculture sans pesticides chimiques pour l’Europe en 2050, avec pour chacun une trajectoire de transition et l’illustration de ces scénarios et trajectoires dans 4 régions européennes, et l’évaluation quantitative de leurs impacts en Europe :
- Scénario 1 : « Marché global » : des chaînes de valeur mondiales et européennes basées sur les technologies numériques et l’immunité des plantes pour un marché alimentaire zéro pesticide.
- Scénario 2 : « Microbiomes sains » : des chaînes de valeur européennes basées sur les holobiontes des plantes, les microbiomes du sol et des aliments pour un régime sain.
- Scénario 3 : « Paysages emboîtés » : des paysages complexes et diversifiés et des chaînes de valeur régionales pour un régime sain et durable.
Des impacts différenciés mesurés pour chaque scénario
Un des points clés de cette prospective est d’avoir quantifié les impacts de chaque scénario sur la production agricole, l’usage des terres, les émissions de GES et les échanges commerciaux, en se basant sur les résultats de simulations d’un modèle d’équilibre de biomasse à l’échelle européenne et mondiale. En ce qui concerne la production agricole européenne, la production en calories varie de –5 % à +12 % selon les scénarios, avec un équilibre à trouver entre réduction de consommation de produits animaux et maintien des prairies. Sur la balance commerciale, globalement l’impact des scénarios 2 (Microbiomes sains) et 3 (Paysages emboîtés) donnent à l’Europe une marge de manœuvre pour assurer sa souveraineté alimentaire et être exportatrice. Les 3 scénarios permettent de réduire les émissions de GES de –8 % (scénario 1) à –20 % (scénario 2) et jusqu’à –37 % (scénario 3). Les 3 voies conduisent à augmenter le stock de carbone dans les sols et la biomasse pour contribuer à la neutralité carbone en 2050 pour le secteur agricole et agroalimentaire avec les scénarios 2 et 3.Les clés de la réussite : des politiques publiques européennes cohérentes entre elles, la mobilisation de tous les acteurs de la chaîne de valeur et le partage du risque entre acteurs
Une protection efficace des cultures sans pesticides chimiques repose sur plusieurs leviers qui doivent être associés : la diversification des cultures dans le temps et l’espace, le développement de produits de biocontrôle ou de bio-intrants, une sélection variétale adaptée, des agroéquipements et outils numériques, et des outils de suivi de la dynamique des bioagresseurs et de l’environnement. Les mécanismes de régulation biologique à l’échelle du sol, de la parcelle et du paysage doivent être privilégiés, de même que les actions prophylactiques[[Ensemble des mesures à prendre pour prévenir les maladies.]]. Avec l’étude de cas concrets en Italie, Roumanie, Finlande et France pour établir des trajectoires de transition, il est ressorti que l’ensemble du système alimentaire doit être pris en compte dans cette reconception, en engageant tous les acteurs de la chaîne, du producteur au consommateur modifiant son régime alimentaire, en passant par les politiques publiques et réglementaires. En effet, la transition vers une agriculture sans pesticides chimiques nécessite un mix cohérent de politiques publiques européennes pour réduire l’usage des pesticides, soutenir la transition via une refonte de la Politique agricole commune (PAC) et des instruments économiques mobilisables, et créer des marchés sans pesticides chimiques via des accords commerciaux. Enfin, la transition doit notamment s’appuyer sur le partage du risque entre les acteurs dans la transformation de leurs systèmes de culture et celle des approvisionnements agricoles et de l’agroalimentaire. Les scénarios proposés par la prospective doivent aider les décideurs et la communauté scientifique à identifier de nouvelles problématiques de recherche pour construire un futur système agricole et agroalimentaire européen sans pesticides chimiques d’ici 2050. Prospective : Agriculture européenne sans pesticides chimiques en 2050Référence : Mora O. (coord.), Berne J.A., Drouet J.L. et al. (2023). Agriculture européenne sans pesticides chimiques en 2050. Résumé de la prospective – INRAE (France). 14 pages.
Journée de la Francophonie : des milliards de contenus culturels en français à découvrir !
La Journée internationale de la Francophonie célèbre cette année l’abondance et la diversité de la création culturelle francophone à travers le globe et la nécessité de la rendre « découvrable », à l’ère numérique.

Si l’arrivée des technologies numériques a permis de faciliter les processus de création et leur partage, la distribution des contenus s’avère inégale en fonction de la langue utilisée ou du pays d’origine, explique l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a l’occasion de la Journée.5 continents 🌍 et 321 Millions de locuteurs célèbrent aujourd’hui la #JournéedelaFrancophonie, placée cette année sous le thème de la #découvrabilité des créations culturelles francophones !
— La Francophonie (@OIFrancophonie) March 20, 2023
👉🏽 https://t.co/vLiRbegc3d pic.twitter.com/xxaOp3ptEI
« Bien que le français soit la 4e langue de l’Internet, seul 2,7% du contenu des 10 millions de sites web les plus visités au monde est disponible dans cette langue », fait valoir l’Organisation. L’OIF souligne que la culture est « aussi source de croissance économique et d’emplois pour des millions de créateurs de par le monde ». « Les GAFAM (Google (Alphabet), Apple, Facebook (Meta), Amazon, and Microsoft), grâce aux avancées technologiques – et à leurs fameux algorithmes –, influencent l’accès, la découverte et les choix de consommation et contrôlent de fait l’offre culturelle dans l’espace numérique », note-t-elle.D’important défis doivent donc être relevés pour assurer un accès équitable aux contenus culturels francophones sur l’Internet, en premier lieu celui de leur « découvrabilité ». La langue française « telle que la parlent, telle que la vivent ses locuteurs » Dans son message pour la Journée, la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a salué la diversité et l’universalité de la langue française « telle que la parlent, telle que la vivent ses locuteurs dans le monde entier ».
Audrey Azoulay a affirmé que bien la francophonie soit « liée à une histoire longue, complexe et même parfois douloureuse… cette histoire nous dit aussi la force de la langue partagée : une langue pour dialoguer, une langue pour débattre, une langue, aussi, pour construire ensemble ».Selon Mme Azoulay les plus de 300 millions de locuteurs francophones qui sont aujourd’hui répartis sur les cinq continents, trouvent dans le français une patrie commune.
« L’UNESCO s’engage pour porter cette diversité, en promouvant en particulier, le multilinguisme à l’école » – Audrey Azoulay
« A l’instar de l’écrivaine antillaise Maryse Condé qui déclare « J’habite ma langue, la langue de Maryse Condé. Une langue qui s’appelle le français mais qui est la mienne » – une langue à laquelle elle mêle le créole, à la fois unique et universelle », a fait valoir la cheffe de l’UNESCO.Selon elle, la langue française « s’enrichit chaque jour de cette diversité : diversité d’individus qui l’habitent, diversité d’imaginaires et de réalités qu’elle vient dire, diversité de langues et de cultures dont elle s’imprègne ».
« Qu’ils soient nés dans la seule langue française, qu’ils la mêlent à d’autres, ou qu’ils l’aient choisie pour s’exprimer, les écrivains francophones, de Molière à Sony Labou Tansi, de Madame de Lafayette à Aminata Sow Fall, de Romain Gary à Mohammed Mbougar Sarr, déploient ainsi la langue française dans l’infinité de ses possibilités, et ouvrent autant de fenêtres sur le monde, d’horizons pour l’avenir », a-t-elle dit. « L’UNESCO s’engage pour porter cette diversité, en promouvant en particulier, le multilinguisme à l’école : afin que la langue française continue d’accompagner les jeunes du monde entier, et qu’ils continuent de la construire », a-t-elle ajouté.L’Organisation accorde ainsi la priorité à l’Afrique, qui non seulement regroupe la plus grande diversité linguistique, mais qui devrait accueillir la grande majorité des 700 millions de francophones que pourrait compter la planète d’ici l’année 2050.
« C’est donc aussi à travers la langue française que seront pensés, à l’avenir, les défis du continent africain, ceux de la paix, de l’égalité, et de la diversité », a affirmé Mme Azoulay.
« La découvrabilité »
POUR UNE INITIATIVE FRANCOPHONE EN FAVEUR DE LA DÉCOUVRABILITÉ EN LIGNE DES CONTENUS FRANCOPHONES L’Organisation internationale de la Francophonie a mis l’accent sur la « découvrabilité » des contenus francophones sur la toile. Ce concept, développé depuis 2016 à partir du Canada-Québec, se réfère à la « repérablité » du contenu par les moteurs de recherches, sa disponibilité (c’est-à-dire la capacité à diffuser le contenu et à la mettre à disposition du public) et la recommandation, définie comme « la mise en valeur du contenu par sa promotion et sa visibilité en ligne », explique l’OIF. L’Organisation souligne que la découvrabilité des contenus culturels francophones « se situe à la croisée des priorités de la Francophonie que sont la langue française, la diversité culturelle et linguistique et le numérique, mais aussi la jeunesse, première consommatrice du contenus culturels en ligne ». La découvrabilité englobe également un défi multidimensionnel qui inclut la modernisation des infrastructures pour améliorer la connectivité, l’adoption de politiques publiques tournées vers le digital, l’appui aux États et gouvernements à travers la coopération internationale, ou encore le soutien à l’adaptation des acteurs de l’écosystème culturel. « C’est donc un levier essentiel pour accompagner la migration vers le numérique de la création, de la production, de la diffusion et de la consommation des contenus culturels », affirme l’OIF. L’OIF s’est engagée dans ces divers domaines, se dotant d’une série d’outils, de textes et de cadre de travail, dont la Stratégie de la Francophonie numérique.
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Le GIEC publie son dernier rapport : un guide de survie pour l’humanité
La lenteur du monde à agir pour s’attaquer à la crise climatique est en train de miner nos chances de limiter le réchauffement à un seuil viable, selon les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) dans la synthèse de huit ans de travaux et six rapports. Les scientifiques appellent à agir, sans céder au découragement car seule « une action climatique urgente peut garantir un avenir vivable pour tous ». Ce dernier rapport est qualifié par l’ONU de guide de survie pour l’humanité et La Croix rappelle dans son dossier que pour le « Climat, chaque degré compte » …
L’offre et la demande de carbone fossile et renouvelable dans l’économie globale : un rapport de l’Initiative pour le Carbone Renouvelable (RCI)





A propos de l’Initiative pour le Carbone Renouvelable (RCI)
La RCI regroupe différentes entreprises, institutions et associations qui abordent les défis de la transition vers le carbone renouvelable en adoptant de multiples approches. Les avis exprimés dans ce communiqué de presse ne reflètent pas nécessairement les politiques et opinions de tous les membres de la RCI. La RCI ne peut être tenue responsable de l’usage pouvant être fait des informations qu’elle contient.
L’initiative pour le carbone renouvelable (« Renewable Carbon Initiative », RCI) a été fondée en septembre 2020 par onze grandes entreprises originaires de six pays, sous la direction du nova-Institut (Allemagne). L’objectif de cette initiative est de soutenir et d’encourager la transition entre le carbone fossile et le carbone renouvelable pour tous les matériaux et produits chimiques organiques.
- www.renewable-carbon-initiative.com
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Stopper la déforestation dans la filière cacao nécessite un partage plus équitable de la valeur selon Commerce Équitable France

La mise en conformité de grands défis pour les petits producteurs
La filière cacao est un parfait exemple des conséquences des chaînes de production mondialisées inéquitables : pauvreté, travail des enfants, déforestation, modes de production non durables etc. C’est pour tenter de répondre à ces défis qu’émergent de nouvelles initiatives politiques et de nouvelles réglementations en Europe et en Afrique de l’Ouest. Le mouvement du commerce équitable s’associe pleinement à la lutte contre la déforestation dans une perspective de durabilité de la filière cacao mais tire la sonnette d’alarme : ces objectifs ne seront pas atteints sans apporter des solutions aux prix structurellement bas du cacao et aux trop faibles rémunérations des producteurs. En effet, la protection de la forêt et la durabilité de la filière cacao nécessitent des investissements importants dans les parcelles pour généraliser une transition agroécologique des modes de production et développer des dispositifs fiables de traçabilité du cacao. Pour garantir un cacao qui ne contribue pas à la déforestation, il est urgent de stopper les fronts pionniers et de développer des pratiques agricoles permettant de stabiliser la production cacaoyère là où elle se trouve déjà. Or, sur des terres de moins en moins productives et appauvries par des années de monoculture intensive, il s’agit désormais de restaurer la fertilité des sols et des écosystèmes, notamment à travers l’agroécologie et l’agroforesterie. Pour cela les cacaoculteurs et cacaocultrices doivent pouvoir investir pour convertir leurs systèmes de production largement monospécifiques et dépendant de plus en plus des intrants de synthèse, en des systèmes plus durables. Or à ce jour, la répartition de la valeur au sein de la filière cacao-chocolat ne permet pas aux familles de producteurs de dégager des revenus suffisants pour mobiliser les financements nécessaires à la réalisation de ces investissements. Sur une plaquette de chocolat noir à 9.82 € le kilo, le bureau le Basic, estime, dans une étude réalisée pour la FAO, que les producteurs réalisent 2.5% des marges (soit 0,005 centime par kg), quand les distributeurs et les chocolatiers engrangent, de leurs côté, respectivement 41% et 51% des marges.
« Le cacao durable a un coût: il doit donc y avoir une véritable discussion sur les coûts de production du cacao qui seront nécessairement plus importants si les producteurs produisent durablement » Tawiah Kwarteng, Initiative Cacao Côte d’Ivoire-GhanaLes plateformes de commerce équitable, françaises et ouest africaines, interpellent ces entreprises, qui continuent de générer des résultats économiques et financiers positifs de plusieurs milliards d’euros, et leur demandent de mieux rémunérer les producteurs pour rendre ces transitions écologiques possibles.
La voix des producteurs portée par le mouvement du commerce équitable
Face à ces défis, des représentants des pouvoirs publics, du monde de la recherche et de la société civile se sont réunis au Ghana, dans le cadre du programme Equité, pour échanger sur les conséquences des nouvelles réglementations du secteur cacao pour les petits producteurs et imaginer des dispositifs adaptés.
Lors de cette rencontre à Accra, Mme Tawiah Kwarteng, la représentante de l’Initiative Cacao Côte d’ivoire Ghana a encouragé les plateformes du commerce équitable à faire entendre leur voix et leurs propositions.
« Il y a un besoin de renforcer les synergies entre les différents réseaux pour porter une voix forte, celle des producteurs. Il faut s’assurer que les négociations politiques ne se fassent pas sans eux et contre leurs intérêts » Victoire Caïla, Commerce Equitable FrancePour que durabilité ne rime pas avec pauvreté, les plateformes de commerce équitable demandent :
- de favoriser une participation plus inclusive des producteurs et de leurs organisations représentatives dans les processus de concertation sur la mise en œuvre des nouvelles réglementations ;
- des mesures d’accompagnement des organisations de producteurs pour développer des innovations agroécologiques, mettre en place des dispositifs de traçabilité et financer la transition agroforestière ;
- que les pays producteurs et l’Union européenne explorent et mettent en œuvre des dispositifs de bonus-malus fiscaux permettant de rééquilibrer la compétitivité prix des entreprises qui s’engagent effectivement dans un commerce équitable et zéro déforestation.
En savoir plus sur le commerce équitable
- https://www.commercequitable.org/
- https://fairtradeghananetwork.org/
- https://programme-equite.org/
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