Le paradigme des affaires a connu un changement important au cours des dernières années. Les parties prenantes ne se concentrent plus uniquement sur les marges bénéficiaires, mais s’intéressent vivement aux pratiques durables des entreprises auxquelles elles s’associent.
Par conséquent, les entreprises du monde entier poursuivent activement des stratégies de transformation visant à améliorer la durabilité. Ce parcours de transformation n’est pas simplement une tentative de renforcer la réputation de la marque ou de répondre aux exigences réglementaires. Il s’agit plutôt d’un mouvement stratégique vers le succès, la résilience et la pertinence à long terme dans un marché de plus en plus respectueux de l’environnement.
Cet article explore les éléments clés d’un modèle d’affaires durable, discute des stratégies efficaces pour intégrer la durabilité, souligne le rôle des technologies vertes, examine l’impact des pratiques durables sur la fidélité de la clientèle et réfléchit à l’avenir des entreprises sous l’angle de la durabilité.
Éléments clés d’un modèle d’affaires durable
3 étapes du guide pratique pour l’intégration des ODD dans les rapports d’entreprise élaboré par le GRI et le Pacte mondial des Nations Unies
Un modèle d’affaires durable représente une approche holistique des pratiques organisationnelles, intégrant la stabilité économique, la responsabilité sociale et la gérance de l’environnement. Ces trois piliers, souvent appelés le triple résultat, définissent le cadre d’un modèle d’entreprise durable réussi. La stabilité économique met l’accent sur la rentabilité et la viabilité financière à long terme.
La responsabilité sociale tient compte de l’impact des activités commerciales sur toutes les parties prenantes, y compris les employés, les clients, les communautés locales et même la société dans son ensemble. La gérance environnementale met l’accent sur la réduction de l’empreinte écologique de l’entreprise grâce à l’efficacité des ressources, à la gestion des déchets et à la promotion de la biodiversité. Au-delà de cela, un modèle d’entreprise durable englobe également la transparence, la responsabilité et l’engagement proactif avec les parties prenantes.
Tous ces éléments combinés créent un modèle d’affaires robuste et durable qui non seulement assure la survie de l’entreprise, mais contribue également positivement aux objectifs mondiaux de développement durable.
Stratégies pour intégrer la durabilité dans votre modèle d’affaires
L’intégration de la durabilité dans un modèle d’entreprise implique un changement de pensée stratégique, passant des gains à court terme à la création de valeur à long terme. Voici quelques stratégies que les entreprises peuvent adopter.
Tout d’abord, redéfinissez l’objectif de votre entreprise et alignez-le sur les objectifs de durabilité. Cela pourrait impliquer de soutenir les communautés locales, de réduire l’impact environnemental ou de plaider pour le bien-être des employés.
Deuxièmement, intégrer la durabilité dans la prise de décision commerciale. Qu’il s’agisse d’approvisionnement, de production ou de marketing, chaque aspect de l’entreprise doit être évalué pour ses impacts environnementaux et sociaux.
Troisièmement, les entreprises devraient encourager l’innovation et rechercher continuellement de nouvelles façons de réduire les déchets, d’accroître l’efficacité énergétique et de promouvoir la durabilité.
Enfin, une communication efficace est cruciale. Soyez transparent avec vos parties prenantes au sujet de vos objectifs, de vos progrès et de vos défis en matière de développement durable. Cela favorise la confiance et renforce la réputation de l’entreprise en tant qu’entreprise responsable et avant-gardiste.
Ces stratégies, lorsqu’elles sont mises en œuvre efficacement, peuvent aider les entreprises à faire la transition vers un modèle plus durable.
Tirer parti des technologies vertes dans les activités commerciales
Alors que les entreprises s’efforcent d’atteindre la durabilité, l’adoption de technologies vertes est devenue un outil crucial de transformation. Les technologies vertes, ou technologies propres, désignent les produits, les services ou les pratiques qui utilisent des matériaux et de l’énergie renouvelables, réduisent les émissions et les déchets et ont un impact minimal sur l’environnement.
Un exemple courant est l’utilisation de machines économes en énergie dans la fabrication, qui réduit l’empreinte carbone tout en réduisant les coûts.
Coonvertir un fichier Word en PDF
Dans la sphère numérique, les entreprises peuvent tirer parti des solutions logicielles pour minimiser le gaspillage de papier. Par exemple, un simple geste tel que l’utilisation d’Adobe pour créer un PDF à partir d’un document Word peut réduire considérablement la consommation de papier, contribuant ainsi à un environnement de travail plus écologique.
En exploitant les technologies vertes, les entreprises peuvent améliorer leur efficacité opérationnelle, respecter les normes réglementaires, réduire les coûts et progresser vers la réalisation de leurs objectifs de durabilité.
Comment la durabilité influence la perception et la fidélité des clients
Dans le marché mondial d’aujourd’hui, les consommateurs prennent de plus en plus de décisions d’achat basées sur les efforts de durabilité des entreprises. L’engagement d’une entreprise envers le développement durable améliore non seulement son image de marque, mais contribue également à fidéliser davantage ses clients.
Au fur et à mesure que la sensibilisation aux questions environnementales augmente, les clients sont plus susceptibles de s’aligner sur des marques qui reflètent leurs valeurs. Les initiatives de développement durable sont considérées comme le reflet de l’éthique, de l’intégrité et de la vision à long terme d’une entreprise. En mettant en valeur un engagement envers des pratiques durables, les entreprises peuvent se connecter avec les consommateurs à un niveau plus profond, renforcer la confiance et favoriser la fidélité.
En outre, les entreprises qui accordent la priorité à la durabilité constatent souvent une satisfaction accrue de la clientèle, ce qui peut se traduire par des revenus plus élevés et un avantage concurrentiel sur le marché. Par conséquent, l’intégration de la durabilité dans un modèle d’entreprise n’est pas seulement bonne pour l’environnement; C’est une décision stratégique qui peut influencer considérablement la perception et la fidélité des clients.
L’avenir de l’entreprise : adopter la durabilité pour réussir à long terme
Alors que nous nous tournons vers l’avenir, adopter la durabilité dans les opérations commerciales ne sera pas une option, mais une nécessité. À mesure que les préoccupations environnementales deviendront de plus en plus répandues, les réglementations se resserreront et les attentes des consommateurs augmenteront.
Les entreprises qui intègrent de manière proactive la durabilité dans leurs activités assureront non seulement la conformité, mais obtiendront également un avantage concurrentiel. L’accent mis sur la durabilité conduit à l’innovation, à l’efficacité opérationnelle, aux économies de coûts et à l’amélioration des relations avec les parties prenantes, contribuant tous au succès commercial à long terme.
En outre, les entreprises qui alignent leurs stratégies sur les objectifs de développement durable des Nations Unies contribuent à un effort mondial visant à créer un avenir meilleur et plus durable pour tous.
Par conséquent, la durabilité n’est pas simplement un mot à la mode ou une tendance passagère. C’est le fondement d’un avenir commercial résilient et prospère. Adopter la durabilité maintenant, c’est investir dans la réussite commerciale à long terme.
Certains se targuent d’être allés à « l’école de la vie ». À l’heure où la synthèse du rapport du GIEC est présentée comme un « manuel de survie de l’humanité », ne serait-il pas temps d’aller à l’école du vivant ? C’est ce que prône par exemple le mouvement de grèves scolaires Fridays For Future, qui préfère faire l’école buissonnière à défaut de trouver une véritable éducation à la biosphère. À une échelle globale, l’Unesco s’alarme du fait que 70 % des jeunes ne sachent pas expliquer le changement climatique. Et, parmi ceux capables d’en expliquer les mécanismes, souligne l’OCDE, ces connaissances ne s’accompagnent pas pour autant d’une volonté d’agir. Pour lutter contre cette ignorance et cette inertie, selon le professeur en sciences de l’éducation Sylvain Wagnon (Université de Montpellier), il paraît nécessaire de réformer le fond (les programmes scolaires, l’absence des enjeux climatiques dans les programmes d’histoire, de philosophie) mais aussi la forme, avec une éducation plus ouverte sur les écosystèmes, plus de temps passé en dehors des salles de classe, des écoles plus vertes.
Parallèlement à la réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre par une transition énergétique qui s’accélère, l’adaptation au changement climatique devient un impératif face à l’accélération des impacts du réchauffement global. Les Français sont-ils prêts ? Les scientifiques d’AXA Climate ont construit 15 indicateurs d’impact concret du changement climatique, sur l’ensemble du territoire français. L’institut Act For Now a mené une étude d’opinion auprès des Français afin de mesurer leur prise de conscience.
La science et la politique en matière de climat et de durabilité sont entrées dans une nouvelle ère, à l’occasion d’un sommet et d’un symposium scientifiques de haut niveau qui ont attiré à Paris des ministres internationaux et les plus grands scientifiques du monde et qui ont permis de créer de nouveaux partenariats, de faire connaître les besoins de la société, de proposer de nouvelles découvertes et de jeter des ponts entre des expertises disparates.
Académie des Sciences de Paris du 27 au 29 juin 2023
« Fundamental Life Science Meets Climate, Environment, and Sustainability » a été organisé par l’International Human Frontier Science Program Organization (HFSPO) et ses partenaires et a attiré plus 2 000 participants venus de plus de 40 pays pour assister aux événements qui se tenaient à l’Académie des Sciences de Paris du 27 au 29 juin 2023. Ces derniers ont fait naître une approche radicalement novatrice qui réunit des experts mondiaux en sciences fondamentales dans les domaines de la biologie, du changement climatique, des sciences marines, de l’écologie, de l’agriculture, de la psychologie et des sciences sociales, et des représentants des gouvernements.
À travers le Sommet et le Symposium, les participants ont entériné des priorités majeures qui apporteront une aide précieuse aux gouvernements, aux collectivités et aux agences scientifiques déterminés à accélérer la transition vers un développement durable :
La collaboration internationale n’est plus un luxe, mais une nécessité. Ministres et scientifiques doivent pouvoir échanger plus régulièrement comme ils l’ont fait lors de ce Sommet et de ce Symposium grâce auxquels décideurs politiques, agences de financement et scientifiques ont pu aborder en toute transparence les besoins de nos sociétés et les enseignements que la recherche fondamentale peut apporter à notre monde. De même, il est indispensable d’inclure et d’accueillir des professionnels représentant une grande variété de pays, de points de vue et d’origines afin de s’appuyer sur l’ensemble de l’expertise existante. Enfin, les prochaines étapes doivent être basées sur une large inclusion avec des professionnels représentant un grand nombre de pays, de perspectives et d’antécédents afin de disposer de l’ensemble de l’expertise disponible.
La recherche fondamentale en sciences de la vie d’avant-garde doit être pleinement associée à cette démarche. Pour comprendre parfaitement les grands défis auxquels notre monde est confronté, il convient d’adopter l’approche axée sur le « cycle de vie » que les sciences biologiques peuvent apporter aux partenariats avec d’autres disciplines comme la climatologie, la recherche environnementale, la physique ou encore la science des données. Les grands défis auxquels nous devons faire face représentent, à terme, une menace pour la vie sur Terre, et les sciences de la vie doivent être associées à ces recherches, mais aussi à l’élaboration des politiques publiques.
La science des systèmes est l’avenir de la science. D’importantes politiques et garanties sociales peuvent bénéficier de la compréhension du comportement des systèmes, qu’il s’agisse des systèmes biologiques, des systèmes terrestres ou des vérités universelles sur lesquelles reposent tous ces systèmes clés. En outre, les sciences de la vie et les sciences physiques doivent s’associer aux sciences sociales et comportementales pour refléter plus précisément la manière dont les organismes vivants jouent un rôle clé dans l’impact de nos systèmes terrestres.
L’étude des frontières des sciences de la vie, pour peu qu’elle soit placée sous le signe de la transdisciplinarité, peut apporter à l’humanité les solutions aux grands défis de notre temps. Associée à la climatologie, à l’étude de la vie marine, à la science des données et à d’autres approches transdisciplinaires, la recherche fondamentale en sciences de la vie peut contribuer à faire naître des solutions au service de la sécurité alimentaire, des énergies renouvelables et de la résilience de l’humanité. Si la recherche fondamentale est tout à fait fondée à se cantonner à une discipline en certaines circonstances, il est des cas où il faut, a contrario, s’en remettre à la science d’avant-garde pour résoudre les défis mondiaux en pleine expansion. Dans ce contexte, transformer les résultats des recherches en innovations utiles pour l’humanité et toutes les formes de vie sur Terre prend beaucoup moins de temps. Le 21è siècle sera véritablement connu comme « l’âge de la biologie ».
Répondre à la demande des dirigeants du monde en promouvant les sciences d’avant-garde. Pour reprendre ce qui s’est dit en mai 2023 lors du sommet du G7 à Hiroshima et à la réunion des ministres de la science et de la technologie du G7 à Sendai, la science est appelée à jouer un rôle décisif dans la sécurité et le futur de l’humanité et du vivant sur la Terre. Les gouvernements doivent impérativement soutenir la recherche fondamentale transdisciplinaire et s’appuyer sur ses enseignements pour élaborer les solutions aux défis de notre temps.
Science de la durabilité : recherches participatives – IRD 2025
Réflexion collective coordonnée par Mina Kleiche-Dray, Maël Goumri et Claire Fréourpar Mina Kleiche-Dray, Maël Goumri et Claire Fréour
Ce 4ème volume, publié en Novembre 2025 et consacré à la science de la durabilité, approfondit la réflexion collective sur l’interdisciplinarité et l’ancrage territorial des activités de recherche dans les Suds. Centré sur les recherches participatives, cet ouvrage présente à la fois un état des lieux et des retours d’expériences. L’IRD partage avec l’ensemble de la communauté scientifique la richesse de ces recherches tout en abordant les questionnements épistémologiques, éthiques, de valeurs et les enjeux institutionnels qu’elles font émerger.
Prochaines étapes – Ateliers frontaliers dans 3 domaines critiques
À partir de 2024, le HFSPO et ses partenaires mondiaux organisent des Ateliers sur les frontières afin d’approfondir les discussions et de faciliter de nouvelles possibilités de financement pour la recherche fondamentale exploratoire qui fera progresser la transition vers la durabilité. Chaque discussion se concentrera sur l’un des quatre domaines thématiques discutés à Paris :
Le changement climatique et la santé ;
Biodiversité des océans et ressources en danger ;
La sécurité alimentaire dans un monde en mutation ;
Les individus, les institutions et les transformations sociétales. Ces discussions se tiendront dans des lieux géographiquement diversifiés à travers le monde afin de formuler une approche réfléchie et rigoureuse visant à intégrer les sciences fondamentales de la vie dans la transition vers le développement durable à l’échelle mondiale. Les ateliers réuniront des ministres des sciences, des responsables gouvernementaux et des scientifiques de premier plan représentant des domaines d’expertise transdisciplinaires.
Afin d’accélérer l’impact que la recherche fondamentale en sciences de la vie peut avoir au profit de l’humanité, le HFSPO et ses partenaires mondiaux organiseront également une série d’Ateliers sur les frontières mettant en évidence le potentiel de la recherche fondamentale en sciences de la vie à produire des innovations qui peuvent être rapidement traduites en applications pour le bien public. Ces ateliers réuniront divers scientifiques dans des points névralgiques régionaux où il existe de nombreuses possibilités d’établir ces connexions et d’agir en conséquence.
Le HFSPO organise des Ateliers sur les frontières afin d’identifier et de recommander des approches visant à renforcer l’intégration dans les organismes de recherche fondamentale en sciences de la vie et dans l’entreprise des sciences de la vie à l’échelle mondiale. Les ateliers commenceront par un événement organisé par les acteurs canadiens des sciences de la vie et seront ouverts à tous les participants intéressés par la création d’un environnement accueillant pour des perspectives et des approches diverses, et par l’autonomisation des personnes et des pays qui n’ont pas été en mesure de jouer un rôle actif dans le passé.
Quelques articles scientifiques interdisciplinaires présentés
Carbon storage in the oceans as a function of microscale mechanisms driving particle degradation, Uria Alcolombri, département Génie Civil, environnement et Géomatique, ETH Zurich (Suisse) et département des Sciences botaniques et environnementales, Université hébraïque de Jérusalem (Israël).
A systems perspective: human behavior, the environment, and biological feedback loops that create unintended consequences, Ulf Dieckmann, Institut des sciences et des technologies d’Okinawa (Japon) et Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués de Laxenbourg (Autriche).
Plant heat stress, heatwaves, and food security: prediction and mitigation, from molecular genetics to Earth system modeling, Peter Franks, Université de Sydney (Australie).
Understanding how certain flowers attract pollinators as a predictor for food security, Beverly Glover, Université de Cambridge (Royaume-Uni).
Heat acclimation and neuronal pacemaker mechanisms that drive heat tolerance and resilience to hot environments, Jan Siemens, Université de Heidelberg, Institut de pharmacologie (Allemagne).
Why don’t plants get sunburned? How can this help promote food security?Gabriela Schau-Cohen, Massachusetts Institute of Technology (États-Unis).
Partenaires
Le Sommet & Symposium ont été co-présentés par Mme Sylvie Retailleau, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de France, et par l’International Human Frontier Science Program Organization (HFSPO). Les événements ont été organisés par le HFSPO et ses partenaires : l’Agence nationale de la recherche (ANR), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Académie des Sciences, l’Institut Pasteur, l’International Science Council (IRS), le Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL), l’UNESCO, le Conseil européen de la recherche (ERC). Ces événements s’inscrivent dans le cadre de l’Année internationale des sciences fondamentales pour le développement durable des Nations Unies (IYBSSD).
A propos
Le Human Frontier Science Program a été créé par les pays du G7 à l’initiative de l’ancien Premier ministre japonais Yasuhiro Nakasone lors du sommet de Venise en 1987. Ouvert aux scientifiques de toutes les nations, le HFSPO est soutenu par 17 membres : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Canada, États-Unis, France, Inde, Israël, Italie, Japon, République de Corée, Norvège, Nouvelle-Zélande, Singapour, Royaume-Uni, Suisse et Commission européenne. La mission du HFSPO est d’encourager la recherche fondamentale audacieuse dans le domaine des sciences de la vie et les collaborations interdisciplinaires dans le monde entier. Depuis 1990, près de 8 000 chercheurs de plus de 70 pays ont été soutenus. Parmi eux, 28 lauréats du HFSPO ont reçu le prix Nobel.
International Human Frontier Science Program 12 Quai Saint-Jean, 67000, Strasbourg, France. www.hfsp.org | Téléphone : 03 88 21 51 23 | @HFSP Twitter | Page Facebook
Les écosystèmes soutiennent toutes les formes de vie sur Terre. Plus nos écosystèmes sont sains, plus la planète et ses habitants sont en bonne santé. La Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes vise à prévenir, arrêter et inverser la dégradation des écosystèmes sur tous les continents et dans tous les océans. Elle peut contribuer à mettre fin à la pauvreté, à lutter contre le changement climatique et à prévenir une extinction massive. Elle sera couronnée de succès uniquement si chacun et chacune d’entre nous y participe et rejoint le mouvement #GénérationRestauration pour préserver et restaurer les écosystèmes dans le monde entier.
Le secteur du numérique représente 2,5 % de notre empreinte carbone nationale (soit 17,2 Mt CO2eq), et 10% de notre consommation énergétique. Face à ce constat, des lois récentes (loi AGEC de 2020 et loi REEN de 2021) ainsi qu’une feuille de route gouvernementale (2021) sont venues définir un cadre d’action concret pour tendre vers un numérique sobre, décarboné et écoresponsable. Les ministres de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, de la Transition énergétique et de la transition numérique et des télécommunications, ont réuni l’ensemble des parties prenantes concernées (entreprises, fédérations professionnelles, ONG, représentants des collectivités territoriales, chercheurs…) à l’occasion du Haut Comité pour le Numérique Responsable, afin d’annoncer plusieurs mesures pour réduire notre empreinte environnementale numérique.Empreinte environnementale du numérique en FranceChristophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires :
« Depuis plusieurs mois, la France a engagé un travail inédit, pionnier dans le monde et en Europe, pour conjuguer les transitions numérique et écologique. Il nous faut mobiliser tous les potentiels, qu’il s’agisse de petites et grandes entreprises, d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, de collectivités territoriales ou d’acteurs de la recherche. Notre objectif : construire une économie du numérique circulaire et sobre, inédite et compétitive à l’échelle mondiale. »
Une feuille de route « décarbonation du numérique »
Élaborée par les acteurs du secteur, elle contient une série d’actions concrètes et de leviers à activer pour rendre le secteur du numérique plus engagé en matière d’éco-responsabilité. Elle traduit l’émergence d’une véritable dynamique de filière, et le renforcement de l’appropriation par les acteurs des enjeux environnementaux.
L’intégration du numérique dans la prochaine stratégie nationale bas carbone (SNBC) qui sera publiée en 2024, permettra que le secteur du numérique soit inclut, de façon systématique, dans la trajectoire de baisse de l’empreinte carbone globale que va se fixer la France pour les années à venir.
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique :
« Le numérique représente aujourd’hui 10% de notre consommation d’électricité et 2,5% de notre empreinte carbone. Compte tenu du dynamisme du secteur, cette part pourrait tripler, voire quintupler, d’ici 2050. Il nous faut donc agir, et vite, tant pour la gestion de notre système énergétique que pour notre trajectoire de décarbonation. Aujourd’hui, les acteurs du secteur, l’Etat, les collectivités prennent des engagements forts dans cet objectif de transition. »
Le lancement de l’appel à projets « EcoNum », opéré par l’ADEME, dans le cadre de la stratégie d’accélération numérique écoresponsable de France 2030, vise à développer l’éco-responsabilité du secteur numérique tout en soutenant la création d’une offre plus sobre et compétitive de solutions numériques durables au travers de trois axes thématiques :
L’écoconception des produits numériques ;
La réparation, le réemploi et le reconditionnement du matériel informatique ;
Les modèles de production responsable.
Cet appel à projet a pour but de financer l’innovation et soutenir le développement d’une économie numérique innovante, circulaire et à moindre impact environnemental. Doté dans sa première vague de 50 millions d’euros, il pourra être ré-abondé en fonction du succès du dispositif.
Guide de bonnes pratiques numérique responsable pour les organisations
Une nouvelle vague d’accompagnement de 15 collectivités territoriales par l’agence nationale de la cohésion des territoires doit définir et mettre en œuvre leurs stratégies numériques écoresponsables.
Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications :
« Prolonger la durée de vie des équipements numériques, réduire notre dépendance aux matières critiques et à l’épuisement des ressources, promouvoir un numérique responsable fabriqué en France, voilà autant de défis auxquels nous faisons face. Nous comptons sur la capacité d’innovation de l’écosystème tech afin de concilier les deux transitions, écologique et numérique, et faire de la France une véritable pionnière en la matière. »
Synthèse de la feuille de route de décarbonation du numérique
Selon une étude réalisée en juillet 2021 par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), les critères de développement durable jouent un rôle de plus en plus important dans les décisions des Français concernant leur logement (68 %) et leurs choix d’épargne/placement (53 %). Orama est une plateforme d’évaluation dédiée à l’immobilier durable depuis 2020. Un outil unique qui mesure la performance globale de chaque programme immobilier en prenant en compte son impact économique, environnemental et sociétal. Ce scoring trouve sa source dans les critères du label ISR (Investissement Socialement Responsable) et repose sur plus de 100 indicateurs analysés.
Les modes de consommation et de production non durables de l’humanité exercent une pression sans précédent sur notre planète. Découvrez 5 façons de réduire votre empreinte écologique pour vivre de manière plus durable selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
Les modes de consommation et de production non durables de l’humanité exercent une pression sans précédent sur la planète. De l’omniprésence des produits en plastique à usage unique et de la fast fashion aux choix alimentaires et de transport, les choix de mode de vie ont un impact sur le bien-être humain, la santé de l’environnement et l’économie.
Selon les experts, pour s’attaquer à ces problèmes, les individus doivent modifier durablement leur mode de vie au quotidien. Une action ciblée et urgente à tous les niveaux est également nécessaire pour guider ce changement.
« En tant qu’individus, nous avons le pouvoir d’inciter toutes les parties prenantes, gouvernements, entreprises et autres, à faire du mode de vie durable l’option par défaut et à faire des choix plus éclairés« , déclare Jorge Laguna-Celis, directeur du réseau One Planet Network du PNUE. Ce réseau rassemble des entreprises, des gouvernements et d’autres parties prenantes afin d’accélérer le changement nécessaire pour faire face à la triple crise planétaire du changement climatique, de la perte de la nature et de la biodiversité, ainsi que de la pollution et des déchets.
Voici cinq façons pour le citoyen moyen de réduire son empreinte carbone et de vivre de manière plus durable.
1 – Alimentation : choisir des aliments locaux et d’origine végétale
Two adults and a young child preparing vegetables.
Opter pour des régimes à base de plantes, lorsque c’est possible, est le moyen le plus efficace de réduire les impacts à grande échelle de la consommation alimentaire. L’expansion de l’agriculture est à l’origine de près de 90 % de la déforestation mondiale, tandis qu’environ 25 % de la surface terrestre est utilisée pour faire paître le bétail. Cette situation menace la biodiversité et les services écosystémiques, qui fournissent un abri aux communautés locales, des médicaments, des avantages récréatifs et spirituels, ainsi que des opportunités économiques. L’adoption d’un régime alimentaire plus végétal peut améliorer la santé, réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter la perte de biodiversité.
2 – Déplacements : éviter les courts trajets en voiture
Bicycles and pedestrians crossing the road with a bus in the background.
4 – Shopping : réfléchir à deux fois avant d’acheter
Squeezing a lemon over a reusable steel water bottle.
L’humanité produit 2,24 milliards de tonnes de déchets solides municipaux par an, dont seulement 55 % sont gérés dans des installations contrôlées, selon la Banque mondiale. À l’ère de la surconsommation, les experts affirment que les consommateurs doivent modifier leurs habitudes d’achat pour réfléchir à ce dont ils ont besoin, donner la priorité aux produits qui durent plus longtemps et opter pour le partage et la réparation des biens, tout en veillant à ce que les gens puissent subvenir à leurs besoins de base. Ces pratiques peuvent réduire l’utilisation de matériaux à forte empreinte tels que le plastique, le papier et les textiles, réduisant ainsi les déchets et les émissions associées.
5 – Loisirs : redécouvrir les points d’intérêt locaux
A group of hikers on a trail.
La façon dont les gens passent leur temps libre, y compris les activités touristiques et récréatives a des répercussions significatives sur l’environnement. Les individus peuvent prendre des mesures efficaces pour adopter des activités de loisirs plus durables en se déplaçant sur de courtes distances et en soutenant les entreprises locales. Le secteur du tourisme représente environ 8 % de l’ensemble des émissions. Lorsque l’on voyage sur une longue distance, les experts suggèrent de prolonger les séjours, de manger local et d’éviter les produits jetables au profit de produits réutilisables, y compris les ustensiles.
« Tu Flippes ? » On est prêt lance sa campagne pour agir sur l’éco-anxiété
Une mobilisation citoyenne pour « prendre soin de soi en prenant soin du monde »
« L’Œil » présente ce que La Fabrique Écologique retient d’un article scientifique international peu évoqué dans le débat public, L’Œil n°48 pose la question : » Les villes peuvent-elles agir contre la déforestation tropicale ?«
Les villes peuvent-elles agir contre la déforestation tropicale ?“Forest Footprint for Cities” est un article publié le 17 janvier 2023 par le World Resources Institute et écrit par M. Phillips et al. L’intérêt de l’article est qu’il fait le lien entre les habitudes de consommation dans les villes et l’impact de ces consommations sur la déforestation tropicale et les émissions de CO2 conséquentes, en développant un outil de calcul utilisable par les décideurs publics et la société civile.
De cet article, La Fabrique Ecologique retient trois points essentiels :
#1 L’enjeu de la réhabilitation des forêts tropicales dans la lutte contre le dérèglement climatique n’est pas négligeable, la déforestation étant à elle seule responsable de 8 à 11 % des émissions annuelles globales de gaz à effet de serre. Les forêts absorbant le CO2, la déforestation libère ces stocks dans l’atmosphère et empêche que de plus grandes quantités soient séquestrées. Les auteurs rappellent que le défrichement des forêts tropicales est majoritairement dû à la production de soja, d’huile de palme, de fibre de bois et à l’élevage du bœuf.
#2 Les villes ont un impact conséquent sur la déforestation. La population urbaine mondiale ne cesse de progresser, ainsi que les besoins de consommation de biens issus de la déforestation (par l’utilisation des terres défrichées pour l’agriculture et l’élevage, et l’exploitation de bois issu des arbres abattus). L’outil développé dans le cadre du programme Cities4Forests, qui réunit 45 villes réparties dans le monde entier afin d’encourager le développement d’une expertise autour des forêts, permet aux villes d’identifier les effets de leur consommation sur la déforestation et ainsi de développer des politiques publiques adaptées. À partir des données sur les consommations annuelles par habitant de produits issus de la déforestation (soja, huile de palme, bœuf, fibre de bois, cacao, café, caoutchouc, sucre, pétrole, gaz etc.), le nombre d’habitants, et le nombre d’hectares déforestés pour la production de ces produits, les villes découvrent l’impact de leur consommation sur les forêts tropicales et les émissions de carbone conséquentes.
#3 L’outil estime l’impact des villes sur la déforestation tropicale de trois manières :
(1) Une estimation de la déforestation globale par individu, en supposant une consommation et un impact identique parmi toute la population mondiale.
(2) Une estimation à partir des quantités de produits consommées dans une ville et de l’impact sur la déforestation de la production de ces produits, quelle que soit leur provenance.
(3) Une estimation par le commerce international, en prenant en compte l’origine des produits consommés (par exemple du Brésil).
Ces trois méthodes de calcul permettent aux décideurs publics d’identifier l’impact direct et indirect de telle ou telle ville sur la déforestation et les émissions de CO2 et ainsi de déterminer les efforts les plus pertinents pour réduire, à l’échelle des villes, les émissions liées à la déforestation.
Perspectives en France
Depuis 2018, la France combat la déforestation liée aux produits qu’elle importe par la mise en place de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI), qui vise à mettre fin à l‘importation des produits concernés. Pionnière par cette initiative, la France pilote un projet similaire depuis 2022 à l’échelle de l’Union européenne. Bien qu’ambitieux, ce projet ne s’attaque qu’à la déforestation visible, due au commerce international, et demeure centralisé.
L’avis de Pauline Bureau, Vice-présidente de LFE
Souvent éclipsée par l’objectif de transition énergétique, la lutte contre la déforestation constitue une stratégie de poids pour réduire les émissions de CO2, et ce d’autant plus si elle peut être appropriée par les collectivités territoriales.
Le mois de juin 2023 est d’ores et déjà dans les annales puisqu’il s’agit du plus chaud jamais enregistré sur la planète [[Selon l’Institut européen Copernicus, dans un communiqué relayé par l’AFP le 15/06/2023]]. L’urgence climatique est partout, alors même que l’Europe subit une crise énergétique majeure. Pour répondre à ces différents enjeux, le gouvernement français accélère la transition du territoire au travers de deux législations : la Loi d’accélération des énergies renouvelables (AER) de 2023 et la Loi Climat et Résilience (dite “Climat”) de 2021.
Dès aujourd’hui, 1er juillet, plusieurs obligations[[Des articles 40, 41 et 43 de la Loi AER ainsi que de l’article 101 de la Loi Climat.]] imposent l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toitures de bâtiments et les parkings français. Pour ces derniers (à partir de 500m2 d’emprise au sol) lorsqu’ils sont neufs, font l’objet de rénovations lourdes ou d’un changement de gestion, il sera également nécessaire de mettre en place des dispositifs favorisant la perméabilité et l’infiltration des eaux pluviales. Du côté des bâtiments et parkings existants, les délais de mise en conformité s’étalent de 2026 à 2028. Plusieurs décrets d’application devraient voir le jour prochainement. O2D Environnement, spécialiste des solutions de sols perméables et acteur de la transition, décrypte cette nouvelle réglementation qui permet d’allier tous les avantages de la perméabilité à la production d’énergies renouvelables.
Des parkings perméables et producteurs d’énergies renouvelables
En France, les surfaces de parkings et de toitures des bâtiments professionnels ou tertiaires sont encore largement aménagées avec des matériaux minéraux et imperméables. Elles participent ainsi activement au réchauffement urbain et peuvent atteindre de très hautes températures au sol en cas de canicule ou de fortes chaleurs. Là où les parkings ont au moins la fonction de permettre le stationnement des véhicules, les toits restent eux majoritairement peu exploités. Un réel manque à gagner à l’heure de la Zéro Artificialisation Nette (ZAN), mais aussi alors que les villes doivent devenir plus résilientes face au réchauffement climatique.
Les parkings végétalisés à la reconquête de la biodiversité des sols
Pourtant, ces différentes surfaces, si bien utilisées, peuvent fournir des services écosystémiques à leur environnement et ainsi participer activement à la transition. En installant des ombrières solaires sur les places de stationnement et des panneaux photovoltaïques en toitures, les surfaces deviennent ainsi des zones de production d’EnR pouvant être auto-consommées ou ré-injectées dans le réseau électrique. Si par ailleurs, les sols du parking sont perméabilisés pour laisser l’eau s’infiltrer, la valeur environnementale globale est hautement renforcée. L’infrastructure s’accorde alors parfaitement avec son environnement, limitant l’impact sur la planète tout en répondant aux besoins des usagers. Avec ces nouvelles obligations, les lois AER et Climat ont également pour objectif d’optimiser le foncier existant. La mise en œuvre d’ombrières photovoltaïques sur des toits et zones de stationnement permet en effet d’optimiser des surfaces qui sont déjà immobilisées et artificialisées, en lieu et place de l’installation d’immenses “champs” solaires sur des zones naturelles comme les forêts.
En effet, en cumulant les dispositifs, les bénéfices sont multiples. Tout d’abord, les ombrières viendront protéger les véhicules des intempéries mais aussi des fortes chaleurs. Via l’ombre produite, le confort des usagers sera donc double : le parking devient plus agréable en tant que zone de vie, tout en réduisant le recours à la climatisation dans les voitures. Pour les propriétaires et gestionnaires du bâtiment/parking, les panneaux solaires permettront de réduire la facture énergétique et de bénéficier d’une prime à l’autoconsommation. En reliant ces panneaux à des bornes de recharge, les gestionnaires des parkings pourront également encourager l’utilisation de véhicules électriques ou hybrides. Si l’énergie solaire produite est réinjectée dans le réseau, cela favorise par ailleurs le verdissement du mix énergétique français tout en luttant contre de potentielles pénuries.
Parallèlement, les avantages d’un sol perméable sont importants. En laissant l’eau s’infiltrer à son point de chute ou par ruissellement, un tel dispositif restaure les maillons manquants du cycle de l’eau en zone urbaine en rétablissant les échanges air-eau-sol, tout en redonnant au sol ses fonctions naturelles. Ainsi, les surfaces perméabilisées peuvent participer à l’alimentation des nappes phréatiques et l’hydratation de sols, à la lutte contre les îlots de chaleur urbains (en régulant la température au sol), mais aussi au retour de la biodiversité en ville grâce à un sol plus vivant qui favorise la pédofaune. Ces différents bénéfices ont pu être étudiés par O2D Environnement au sein de différentes études scientifiques ces dernières années [[Voir le rapport sur la reconquête de la biodiversité sur les parkings perméables, ainsi que celui sur la lutte contre les îlots de chaleur urbains.]].
Préservons les fonctions naturelles du sol
Finalement, la valeur environnementale des surfaces de parkings et de toitures éco-conçus est décuplée. Les enjeux d’infiltration des eaux pluviales, d’ombrage, de végétalisation et de transition énergétique sont en effet complémentaires et servent le même objectif : limiter l’impact des constructions pour une ville plus durable. Par ailleurs, les techniques qui permettent d’aménager en tenant compte de ces enjeux sont tout aussi complémentaires. Sur un parking équipé d’ombrières, il suffit par exemple de gérer différemment le cheminement de l’eau afin de permettre l’infiltration des eaux ruisselant sur les panneaux vers des zones d’infiltration (systèmes de sols perméables, noues, tranchées, etc.).
A propos d’O2D ENVIRONNEMENT®
O2D ENVIRONNEMENT® s’engage au quotidien pour le développement de solutions vertueuses avec un objectif : préserver les fonctions naturelles du sol. Les systèmes de sols carrossables perméables s’intègrent dans le cadre de projets éco-conçus favorisant l’infiltration naturelle des eaux pluviales et la végétalisation d’espaces. Répondant aux enjeux actuels de l’urbanisme et de la résilience des territoires, les solutions d’O2D ENVIRONNEMENT® allient performances techniques, intégration paysagère et bénéfices environnementaux, au profit du retour de la nature en ville.
Partenaire privilégié des bureaux d’étude, architectes, paysagistes et entreprises, O2D ENVIRONNEMENT® accompagne les projets de la phase conception jusqu’à la mise en œuvre en phase chantier. Au fil de ses 15 années d’expérience dans les projets d’aménagements extérieurs perméables et végétalisés, la société a su participer au développement de solutions techniques performantes et à haute valeur ajoutée environnementale.
Dés son élection, le Président de la République confiait à la Première ministre l’objectif de planifier la transition écologique. Qu’en est-il un an plus tard ? Le Secrétariat général à la planification écologique a abattu un travail titanesque pour mesurer physiquement et budgétairement l’effort que la France doit mener pour atteindre ses objectifs climatiques. Les 3 think tanks réunis, IDDRI, I4CE et l’Institut Jacques Delors, nous expliquent leurs attentes en matière de planification écologique à quelques jours du Conseil de planification écologique, qui devra poser les jalons du chemin de la transition devant nous, en attendant la présentation de la nouvelle loi de programmation énergie-climat à l’automne.
Canicules à répétition, inondations, feux de forêt majeurs, sécheresses : les événements climatiques qui ont marqué la France en 2022 montrent que le changement climatique est désormais une réalité tangible pour tous les Français. Il faut s’y préparer et anticiper les risques qu’il engendre tant pour la biodiversité que pour l’être humain. Les Français en ont en pris conscience, que ce soit dans leur vie quotidienne ou au travail. Afin de poser les bases d’une stratégie d’adaptation globale au changement climatique, et alors que le troisième Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC) est en phase de préparation, France Stratégie publie deux notes sur le sujet : l’une concerne les enjeux spécifiques au monde du travail et l’autre se concentre sur les enjeux du changement climatique en matière de gouvernance territoriale.
L’agriculture est un des secteurs concernés par la multiplication des vagues de chaleur et des épisodes secs. Elle doit évoluer pour s’adapter à la sécheresse, qui peut devenir de plus en plus intense et fréquente sous l’effet du changement climatique. Cet enjeu est un des sujets de société majeurs sur lesquels les solutions apportées par la recherche sont très attendues. Décryptage de l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement – INRAE.
La crise environnementale, encore plus que la crise du Covid-19, révèle la nécessité pour les décideurs publics d’utiliser les savoirs scientifiques pour concevoir des politiques environnementales efficaces. Si les diagnostics scientifiques sur l’érosion de la biodiversité et le changement climatique sont de plus en plus médiatisés, l’environnement peine à imprégner les agendas politiques. Politiques et scientifiques ne parlent pas le même langage, ont des calendriers opposés et ont du mal à trouver des espaces de confrontation et de propositions. Des initiatives, souvent locales, de co-construction des savoirs entre chercheurs, citoyens et décideurs publics, sont encore trop peu démocratisées et parfois mal calibrées. Cette note explicite les liens entre les savoirs scientifiques et la fabrique des politiques, tels qu’ils sont et comment ils pourraient être, en formulant trois propositions opérationnelles, au service de la transition écologique.
Six mois après sa mise en place opérationnelle par la place financière de Paris, l’Institut de la finance durable (IFD) publie son premier rapport « Plan d’actions pour le financement de la transition écologique ». Un rapport, à la demande du Ministre de l’Économie à Yves Perrier, président de l’IFD, qui a pour objectif d’établir le plan de financement de la transition écologique en France et de constituer le Comité du financement chargé de piloter sa mise en œuvre (CFTE)[[Comité du financement de la transition écologique]].
Pour établir ce plan d’actions, l’IFD a réuni les acteurs de la place financière de Paris (économistes, banques, assurances, sociétés de gestion, fédérations professionnelles, en concertation avec la Direction générale du Trésor). Le rapport évalue les besoins d’investissements supplémentaires, identifie les ressources et outils mobilisables et propose enfin 11 recommandations pour financer la transition écologique en France.
La France et le Royaume-Uni lancent une feuille de route mondiale visant à mettre en place un processus inclusif de co-conception vers des marchés de crédits biodiversité. Elle se penchera sur cinq défis clés en matière de conception des marchés de crédits biodiversité afin d’obtenir des résultats équitables, positifs et de haute intégrité pour les peuples et la planète.
La mobilisation de l’industrie est un enjeu crucial pour lutter contre le changement climatique. Personne ne peut plus contester l’urgence d’apporter des réponses à la crise climatique. La baisse des émissions de gaz à effet de serre n’est plus une option. Cela exige la mobilisation générale de tous les secteurs économiques dont l’industrie qui représente 18% des émissions de GES et tient donc une place importante dans l’objectif de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). La transition écologique est une chance pour l’industrie française et ses entreprises. Les mentalités évoluent, et avec elles les comportements. Des progrès technologiques s’accomplissent chaque jour sous l’effet des mutations en cours et demain. La formation est un axe fondamental pour réussir la transition écologique et rendre notre économie plus compétitive, offrir des perspectives nouvelles aux salariés et recruter une main d’œuvre qualifiée au sein de l’industrie.
Grignoter des kilomètres carrés sur la mer pour bâtir des immeubles a pu sembler être une bonne idée il y a 30 ans. Mais la réalité de ces projets immobiliers ayant coûté des millions les rattrapent : malgré la communication officielle qui les entourent, ils symbolisent les pires menaces contre les littoraux.
Abu Dhabi, juin 2023. Des plongeurs sont en train de « repeupler » un récif coralien grâce à des « carreaux » de corail imprimés en 3D. Six ans après l’été meurtrier de 2017 au cours duquel ces Émirats ont perdu 70% de ses coraux, la prouesse technologique laisse rêveur. « Nous collaborons avec de nombreuses entreprises pour déployer un vaste réseau de carreaux coraliens, maximisant nos efforts collectifs pour restaurer les populations de coraux dans la région, explique Mayez Kabbara, directeur marketing d’Archireef. Notre solution est extrêmement prometteuse pour cette région. » Mais voilà, ce type de communication corporate ne réglera malheureusement aucun des vrais problèmes.
Dubaï ou la folie des grandeurs
La machine du réchauffement climatique, elle, est bel et bien lancée, à commencer par la hausse de température des océans qui « cuit » les coraux et les blanchissent. Mais elle n’est pas la seule en cause. Les désastres écologiques sur les littéraux ont aussi une origine bien humaine : ces trente dernières années, des kilomètres carrés de remblais ont permis aux promoteurs immobiliers de gagner en superficie pour construire de nouveaux complexes, en grignotant les littoraux. Au détriment de la faune et de la flore sous-marines, malgré la profession de foi de la municipalité de Dubaï.
Tout le monde a en tête les îles artificielles au large de Dubaï, comme celles en forme de palmier ou de planisphère. Dans son documentaire Home (2009), le photographe écolo Yann Arthus-Bertrand décrivait ainsi Dubaï : « C’est un pays où l’impossible devient possible, comme de dessiner des îles sur la mer. Avec l’argent du pétrole, elle peut faire venir des millions de tonnes de matériaux. Dubaï est le totem d’une modernité totale devant lequel la Terre entière ne cesse de s’étonner. Dubaï est comme le nouveau phare de tout l’argent du monde. Rien ne semble plus éloigné de la Nature que Dubaï, alors que rien ne dépend plus de la Nature que Dubaï. » Car avec la montée des eaux, ce petit paradis artificiel se retrouvera recouvert par les flots quand la hausse de température globale excèdera les 3ºC.
Seules les dizaines de milliards de dollars engloutis dans les projets immobiliers des Émirats ont autorisé cette folie des grandeurs. Mais il n’y a pas que les recettes des hydrocarbures d’Abu Dhabi – Dubaï ne dispose pas de ressources directes – qui expliquent l’appétit des promoteurs pour quelques kilomètres carrés supplémentaires gagnés sur la mer : cet appétit est là pour répondre à une demande très forte, comme l’a montré l’enquête intitulée Dubai Uncovered parue en 2022. En quelques années, Dubaï est surtout devenue la place forte de la spéculation immobilière pour blanchir l’argent sale. « L’attractivité immobilière de Dubaï repose sur des constructions luxueuses et spectaculaires comme l’île artificielle en forme de palmier, Palm Jumeirah, qui abrite le plus grand parc aquatique du Moyen-Orient au côté d’hôtels et des résidences de luxe, écrit Anne-Catherine Husson Traoré, directrice générale de Novethic. L’un des responsables russes de haut rang, Alexandre Borodaï, ciblé par les sanctions internationales, y a par exemple un très grand appartement dans une résidence qui dispose de piscines, de restaurants, d’un héliport et d’un service de sécurité actif 24h sur 24. Dubaï ferme les yeux sur la provenance des fortunes qui investit sur son territoire car c’est un pur paradis fiscal, c’est-à-dire qu’il n’a pas plus d’impôt sur le revenu que d’impôt sur le capital ou sur les sociétés. » Mais les Émirats arabes unis ne sont pas le seul État dans ce cas.
Les Maldives, l’autre paradis promis à couler
Ses images de carte postale, ses bungalows sur pilotis et ses lagons turquoise… Situé en plein milieu de l’océan Indien, cet archipel regroupant 1192 petites îles fait partie de la liste grise des paradis fiscaux publiée par l’Union européenne en 2021. Il vient aussi de faire la Une des journaux pour son projet d’île flottante située à quinze minutes en bateau de la capitale, Malé. La communication est habile : les travaux devraient être achevés d’ici 2028 au centre d’un lagon de 200 hectares et promettent 5000 logements, des restaurants, des hôtels, des entreprises et des écoles. « Les promoteurs souhaitent faire émerger une véritable ‘communauté’ sur cette île flottante qu’ils envisagent résiliente et écologique, écrit L’Usine nouvelle. Ce projet pourrait être une partie de la solution, que le gouvernement a choisi de financer au côté de deux acteurs néerlandais (Waterstudio et Dutch Docklands). » L’expérience vaut certainement le coup d’être tentée. Il faut dire que les Maldives sont très conscientes de la menace qui plane sur elles : avec 80% de son territoire à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, cet État est quasiment condamné à disparaître.
Mais la réalité, ici comme à Dubaï, ce sont les innombrables projets immobiliers en cours de construction sur les remblais, au détriment des récifs coraliens. « Le remblayage est devenu la norme en l’espace d’une décennie, déplore Ibrahim Mohamed, consultant en environnement. Les deux tiers des îles habitées ont été agrandies, et des dizaines d’îles artificielles ont été créées. Ces grands travaux sont présentés comme l’unique option en matière de développement et d’adaptation face à la montée du niveau de la mer. » Résultat, en 20 ans, ces travaux ont fait disparaître la biodiversité locale. Le pire exemple est celui du complexe Hulhumalé Phase 2, dénoncé par tous les environnementalistes. « Notre économie entière dépend de la santé du système des récifs coralliens et des écosystèmes aquatiques », remarque pourtant Shafiya Naeem, directrice générale de l’institut de recherches marines des Maldives. Une sorte de suicide à petit feu pour l’archipel.
Monaco, principes aux orties
Plus proche de nous, la principauté de Monaco ne présente pas un bilan plus reluisant. Comme à Dubaï ou aux Maldives, les discours pro-environnementaux et la communication officielle ne résistent pas à la réalité du terrain. Ici, il ne s’agit de l’océan Indien ou de la mer d’Oman, mais de la Méditerranée. En 2015, la principauté a signé pour l’extension de 6 hectares sur la mer. Entamés en 2019, les travaux situés entre deux réserves marines protégées devraient s’achever en 2025. Avec, pour les promoteurs, un véritable pactole à la clé : cinq immeubles et quatorze villas de luxe XXL au tarif astronomique. La note d’intention des promoteurs et du constructeur assure que « la priorité est de protéger la faune et la flore » et que le « chantier aura à l’impact limité ». En somme, un « site pensé pour la mer », dans la ligne droite de la communication du Rocher qui présente Monaco comme une « cité durable ».
Mais la technique utilisée – celle du recouvrement des fonds marins à 50m de profondeur par des caissons de béton de 25m de haut – laisse perplexes les défenseurs de l’environnement. « Les fonds sont très vite très profonds, explique le Pr. Alexandre Meinesz, biologiste et spécialiste de la Méditerranée. Il y a là une petite bordure près du littoral que l’on appelle les petits fonds marins : il s’agit d’une véritable nurserie avec 500 espèces d’algues et des milliers d’organismes marins et des petits poissons… plus loin les fonds sont très importants. En recouvrant ces petits fonds, on va réduire la biodiversité. Ce ne sont pas les travaux qui sont les plus dangereux. Les travaux et les pollutions n’ont qu’un impact temporaire, ce n’est rien à côté de cette destruction par recouvrement. Cet ouvrage va amplifier cette destruction irréversible. Monaco a déjà détruit, avec neuf ouvrages par recouvrement, 81% des petits fonds marins entre 0 et 10 mètres et 60% entre 10 et 20 mètres. »
Monaco, Maldives, Dubaï… ces grands projets immobiliers ont tous un point commun : beaucoup de communication autour d’un impact environnemental supposément limité, et pourtant, des catastrophes pour les écosystèmes marins. Et ça, tous les millions de dollars du monde ne pourront le cacher très longtemps…Hubert Delanoe
La France a longtemps été la championne européenne de l’agriculture bio. Une agriculture axée sur « le respect de l’environnement et de la protection du climat, de la biodiversité, de la santé humaine et du bien-être animal », selon la réglementation européenne de 1991. Des pratiques en phase avec les impératifs de la transition écologique. C’est pourquoi le pacte vert européen a fixé un objectif de 25 % de surface en bio à l’horizon 2030. En 2021, la France occupait 10 % de sa surface agricole en bio. Mais les difficultés se multiplient ces dernières années et le secteur montre des signes de faiblesse. Jungle des labels, inflation, soutien public en retard : Stéphane Bellon de l’Inrae décrypte les racines de cette crise de la bio dans notre pays.
Célébrant l’union du corps, de l’esprit et de l’âme, des centaines d’amateurs de yoga, y compris des fonctionnaires et des membres du personnel de l’ONU, ont rempli la vaste pelouse du Siège de l’ONU à New York, mercredi, pour marquer la neuvième édition de la Journée internationale du yoga, célébrée chaque année le 21 juin.
Fin mai, Élisabeth Borne annonçait que la « stratégie nationale bas carbone » (SNBC), la feuille de route fixant les trajectoires d’émission du pays d’ici 2050, était en cours de révision. La « SNBC-3 » doit désormais s’aligner sur nos engagements européens : en décembre 2020, l’Union européenne (UE) avait porté son objectif de réduction d’émission de gaz à effet de serre à 55 % entre 1990 et 2030, contre 40 % antérieurement. Une sacrée marche d’escalier à franchir en 7 ans seulement puisqu’il faut multiplier par trois le rythme de baisse des émissions de l’ensemble des gaz à effet de serre, transports internationaux inclus. Un objectif qui doit être atteint sans utiliser les crédits carbone internationaux. La contrainte porte donc sur les émissions brutes qui doivent être réduites et sur la capacité d’absorption du carbone atmosphérique qui doit être renforcée. Explications de Christian de Perthuis – Université Paris Dauphine – PSL
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