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La transition écologique plus lointaine et floue que jamais selon le Réseau Action Climat

Aujourd’hui, le projet de loi de finances pour 2021 a été publié. Il englobe notamment les 100 milliards d’euros du Plan de relance français. Le Réseau Action Climat regrette qu’après la douche froide du Plan de relance vert pâle qui a mis fin à l’élan vers le « monde d’après » et qui signe la reprise de la politique écologique des petits pas, le projet de loi de finances n’apporte aucune avancée significative sur les chantiers prioritaires de la transition écologique et solidaire. – Rien sur la baisse des subventions aux énergies fossiles(1), aucune dépense fiscale sur les taxes sur l’énergie ne sera supprimée et la fin des garanties à l’export en faveur des projets gaziers et pétroliers est également absente du projet de loi. Pire, les entreprises bénéficient de davantage d’aides pérennes sans aucune contrepartie sociale ou écologique. – Les financements pour la rénovation des logements privés, le développement des mobilités alternatives à la voiture individuelle ainsi que pour la transformation du monde agricole et les collectivités territoriales restent bien en-deçà des besoins. – Les lobbies industriels ont réussi à écarter la mise en place d’un malus poids pour les véhicules ainsi que la taxation des engrais azotés, deux mesures pourtant proposées par la Conventions citoyenne pour le climat et sur lesquelles Emmanuel Macron s’est engagé à une reprise sans filtre. – Le nucléaire, la construction de nouvelles infrastructures routières, la 5G, l’agriculture de précision – tant de technologies qui bloquent ou ralentissent la transition écologique seront soutenues. Après les grands discours et les appels à la transformation vers des sociétés plus résilientes, le contexte politique est alarmant : des voix s’élèvent actuellement pour décrédibiliser les propositions de transition écologique, en les décrétant comme « anti-sociales ». Les associations du Réseau Action Climat sont très inquiètes des suppressions d’emplois suite à la crise sanitaire, mais restent convaincues que la solution ne réside pas dans l’octroi d’aides publiques aux entreprises sans aucune conditionnalité ni sociale, ni environnementale. Certains secteurs d’activités polluants doivent se transformer, voire diminuer leur activité afin de respecter les engagements climatiques de la France. Il faut dès aujourd’hui proposer aux salariés et sous-traitants concernés une « porte de sortie verte » vers des métiers d’avenir, dont tous les scénarios montrent qu’ils seront plus nombreux que les emplois perdus. Si, à l’échelle mondiale, nous continuons d’émettre autant qu’en 2018, le budget carbone estimé pour avoir 50 % de chance de limiter la hausse de la température mondiale à +1,5°C sera épuisé en 2030 (2). Il faut changer notre logiciel économique maintenant. Le Réseau Action Climat et ses associations membres en appellent aux Parlementaires pour augmenter l’ambition et la cohérence du Plan de relance et rendre le budget global de la France pour 2021 plus vert et plus juste. Adopté juste avant les débats du projet de loi CCC, un Plan de relance sans ambition climatique est un très mauvais signe pour la transition écologique.

Projet de loi de finances 2021

Projet de loi de finances 2021 publié le Lundi 28 septembre 2020 sur le site du Ministère de la Transition Écologique : Projet de loi de finances 2021Télécharger le dossier synthétique du Projet de loi de finances 2021

Pour Anne-Laure Sablé, Chargée de campagne agriculture aux Amis de la Terre :

Une seule mesure fiscale était préconisée par la Convention citoyenne pour le climat pour accélérer la transformation de notre système agricole : la mise en place d’une taxe sur les engrais chimiques, véritables accélérateurs de la crise climatique. Les recettes de cette taxe permettraient de financer la transition agroécologique tant vantée par le Gouvernement d’Emmanuel Macron…qui ne s’est pourtant vue allouer que 0,5 % du plan de relance ! Mais la longue série de trahisons à l’encontre des 150 personnes tirées au sort continue, avec un projet de loi de finances qui ne fait aucune mention de cette mesure. Le deuxième secteur d’émissions de gaz à effet de serre de la France fait une nouvelle fois les frais du lobby de l’agrobusiness au détriment de l’environnement et de la santé. Deux mois après l’explosion de Beyrouth qui a mis en évidence la dangerosité des nitrates d’ammonium, engrais chimiques largement répandus en France, ce refus de prendre des mesures fortes est incompréhensible.”

Pour Arnaud Schwartz, Président de France Nature Environnement :

Qui ne veut pas revenir à une empreinte écologique de moins d’une planète par an ? Au moment de préparer le budget 2021, France Nature Environnement rappelle au gouvernement qu’afin de faire face aux dérèglements du climat, au-delà de la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, il faudrait aussi enfin fortement agir afin de stopper l’érosion accélérée de la biodiversité. Or cela passe en particulier par des moyens financiers et humains adaptés… Moyens qui malheureusement ne sont pas alloués au Ministère de la Transition Écologique pour ce qui concerne les politiques de biodiversité, aussi nous plaidons pour une augmentation significative de certaines lignes budgétaires, car c’est ce ministère qui comparativement aux autres figure parmi ceux qui ont le plus perdu de postes au cours de ces dernières années. Cette régression continue décrédibilise complètement le discours et les annonces du gouvernement: 2021 va être l’année de la biodiversité et la France est attendue sur du concret, pas sur des annonces sans contenu. C’est pourquoi nous disons : un greenbudgeting oui, du greenwashing non ! »

Pour Jean-Baptiste Lebrun, directeur du CLER – Réseau pour la transition énergétique :

Malgré les annonces, les arbitrages du Gouvernement pour le Projet de Loi de Finances 2021 et le déploiement du plan de relance sur la transition énergétique restent très conservateurs. En confondant vitesse et précipitation pour tenter de stimuler une reprise économique “business as usual”, le Gouvernement rate l’opportunité de transformer structurellement l’économie française pour faire face à l’urgence climatique et sociale. Sur la rénovation énergétique, les financements supplémentaires sont bienvenus mais restent très insuffisants et surtout encore largement mal orientés. Quant aux énergies renouvelables, rien n’est prévu pour rattraper notre retard, alors que la France est dans les 2 plus mauvais pays européens sur l’atteinte des objectifs.”

Pour Agathe Bounfour, Responsable transports au Réseau Action Climat :

Le Gouvernement officialise un nouveau joker en ne reprenant pas la proposition de la Convention citoyenne d’instaurer un malus sur le poids des véhicules, seul outil permettant de prendre en compte l’ensemble des impacts sur le climat et la pollution de l’air des véhicules les plus lourds. Alors qu’une réforme en profondeur des dispositifs de soutien à l’achat des voitures était nécessaire, seules des modifications à la marge du système actuel sont prévues.

Pour Pierre Cannet, Directeur du plaidoyer du WWF France :

Le WWF France accueille les soutiens à certains secteurs clefs de la transition écologique mais regrette l’absence dans ce budget de réforme plus profonde de notre modèle économique, en particulier l’absence d’éco-conditionnalité des aides aux grandes entreprises, de soutien aux collectivités et d’intégration d’un critère poids dans le malus automobile. C’est un budget du “en même temps” : d’un côté 30 milliards pour les secteurs de la transition et de l’autre autant aux grandes entreprises sans contrepartie écologiques et sociales. Le WWF France appelle les parlementaires à corriger le tir pour une écologie par la preuve.

Pour Clément Sénéchal, Chargé de campagne politiques climatiques à Greenpeace France

Le gouvernement prend prétexte de la crise économique pour multiplier les chèques en blanc aux grandes entreprises polluantes et reporter à plus tard l’effort climatique, nous piégeant dans une trajectoire climatique toujours plus hostile à la vie humaine. Alors qu’il s’agit d’un texte pivot pour l’orientation économique du pays dans les prochaines années, Bercy oppose son véto aux recommandations fiscales de la Convention citoyenne pour le climat. Parmi elles, outre l’écotaxe sur les billets d’avion, l’encadrement des dividendes ou les éco-conditionnalités aux aides publiques, on trouve la mise à contribution des ménages les plus aisés, conformément à leur empreinte carbone démesurée, par le rétablissement de l’ISF ou la création d’un impôt écologique sur la fortune. Dans un monde fini, marqué par des crises qui renchérissent les besoins budgétaires de l’Etat, ce débat sur le partage de l’effort ne peut plus être occulté par dogmatisme idéologique : c’est une question de justice fiscale et climatique. »

Pour Quentin Parrinello, Responsable de plaidoyer justice fiscale chez Oxfam France :

Le projet de loi de finances prévoit plusieurs dizaines de milliards d’euros d’aides aux entreprises sans contreparties sociales et écologiques. Nous ne pouvons pas répéter les erreurs de la dernière crise économique et faire un chèque en blanc aux grandes entreprises. Le plan de relance doit être l’occasion de construire un modèle économique plus juste, qui tient compte des limites planétaires. Cela commence par la mise en place d’une éco-conditionnalité sur les aides aux grandes entreprises. Cette mesure doit être contraignante, contrôlée, et permettre des sanctions en cas d’abus. Une énième charte volontaire ne permettra pas le grand virage attendu de notre économie vers un modèle plus juste et plus durable.”

Pour Grégoire Niaudet, Responsable Service Justice Économique au CCFD-Terre Solidaire :

« Les avantages octroyées aux grandes entreprises doivent être conditionnés à la publication d’un plan de vigilance, conformément à la loi sur le devoir de vigilance. Les pouvoirs publics ne peuvent pas se rendre complices des violations aux droits humains et à l’environnement perpétrées par certaines de ces entreprises et certaines de leurs filiales et sous-traitants à l’étranger. L’examen du PLF à l’Assemblée doit permettre de réaffirmer l’obligation du respect de la loi puisque ce sont près de 70 grandes entreprises qui ne respectent pas leur obligation légale en la matière. De plus, on ne peut toujours pas s’assurer que les entreprises qui bénéficient de ces soutiens publics paient leur juste part d’impôt. Seules des mesures de transparence fiscale, qui obligeront les entreprises aidées à déclarer certaines informations sur leurs impôts et leurs activités partout où elles opèrent, permettront de s’assurer que les entreprises aidées ne procèdent pas à de l’évasion fiscale.

Aller plus loin :

– Réseau Action Climat, www.reseauactionclimat.org – Greenpeace, www.greenpeace.org – France Nature Environnement, www.fne.asso.fr – Les Amis de la Terre, www.amisdelaterre.org – CLER Réseau pour la Transition énergétique, www.cler.org – WWF France, www.wwf.fr – CCFD – Terre Solidaire, www.ccfd-terresolidaire.org uploadedfile_e34ae228cbfba375c22b8616e103fb26-3.jpg

Notes

– (1) En 2019, ces subventions aux énergies fossiles notamment les niches fiscales sur les taxes sur les énergies fossiles et les garanties à l’export en faveur des projets gaziers et pétroliers ont atteint environ 18 milliards d’euros en France. – (2) GIEC / IPCC (2018) “Summary for Policymakers – SPECIAL REPORT: GLOBAL WARMING OF 1.5 ºC”, paragraphe C.1.3 :

 

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Une nouvelle campagne pour encourager les économies d’énergie

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Alors que la rénovation énergétique des bâtiments est l’un des axes prioritaires du plan France Relance, le Ministère de la transition écologique et l’ADEME lancent un nouveau volet de leur campagne FAIRE (Faciliter, Accompagner et Informer pour la Rénovation Énergétique), d’une part pour inciter les Français à mieux suivre leurs consommations d’énergie, et réaliser ainsi des économies et, d’autre part, pour les encourager à s’engager dans les travaux de rénovation énergétiques nécessaires.

Navires poubelles : l’indispensable dépollution

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Qu’ils soient en phase de démantèlement ou toujours en service, nombre de navires dangereux, contenant notamment de l’amiante, circulent sur les mers et les océans, stagnent dans des ports ou sont échoués sur des plages d’Asie pour être démolis. Pourtant, des solutions existent pour mener ces chantiers de dépollution complexes.

Les rencontres du développement durable 2020 digitalisées !

[ÉVÉNEMENT DIGITALISÉ]

En raison du contexte sanitaire incertain et pour garantir la sécurité de tous, l’Institut Open Diplomacy et ses partenaires co-organisateurs ont pris la décision de digitaliser Les Rencontres du Développement Durable.

Les sept journées des #RDD2020 seront accessibles directement en ligne sur
www.les-rdd.fr/live

DU 22 AU 29 SEPTEMBRE 2020,

L’INSTITUT OPEN DIPLOMACY ORGANISE<:/br>
LES RENCONTRES DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Alors que la transition écologique et solidaire s’accélère, qu’elle mobilise de plus en plus l’Etat et les entreprises et qu’elle concerne de plus en plus l’opinion publique, l’Institut Open Diplomacy organise pour la toute première fois les Rencontres du Développement Durable.

Pendant une semaine, les RDD se dérouleront dans sept grandes villes de France et l’ensemble des débats seront filmés et accessibles en direct sur le site de l’événement.

Ce rendez-vous annuel participe à la mobilisation générale pour le cinquième
anniversaire des Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés par les Nations unies en 2015.

La vocation des RDD est simple : encourager et permettre à chaque citoyen de se saisir des enjeux de la transition écologique et solidaire, malgré la complexité de cette transformation économique, et par delà les craintes que l’urgence climatique peut générer.

Les Rencontres du Développement Durable du 22 au 29 septembre 2020

L’Institut Open Diplomacy travaille depuis 10 ans à rendre accessible au grand public les enjeux internationaux et notamment dans le domaine du développement durable.

Afin de donner une voix à chaque citoyen, l’Institut Open Diplomacy les consulte régulièrement, comme dans la préparation du G7 des jeunes en 2019, dont la consultation sur les inégalités a reçu plus de 3 500 contributions.
Avec la création des Rencontres du Développement Durable, l’Institut entend offrir un forum politique aux citoyens afin de développer leur appétence sur les problématiques environnementales, sociales et économiques en dialoguant avec les meilleurs experts et les décideurs économiques et politiques les plus en pointe.

Placées sous le haut patronage du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, la première édition des Rencontres du Développement Durable est soutenue par près de 50 partenaires. Elle est fondée par l’Institut Open Diplomacy et co-organisée avec 6 grandes écoles françaises que sont Montpellier Business School, Kedge Business School à Marseille et Bordeaux, Burgundy School of Business à Dijon, l’ENA à Strasbourg, l’ESCP Business School à Paris et Audencia à Nantes.

Les Rencontres du Développement Durable se dérouleront du 22 au 29 septembre 2020 en co-organisation avec 7 grandes écoles de France avec un thème conducteur par jour :

  • 22 Septembre avec la Montpellier Business School – “Transformer le capitalisme”
  • 23 Septembre avec KEDGE Business School Marseille – “Partager la Terre”
  • 24 Septembre avec Burgundy School of Business de Dijon – “Accéder au bien-être”
  • 25 Septembre avec l’ENA – “Agir à temps”
  • 26 Septembre avec l’ESCP – “Construire l’Europe de l’écologie”
  • 28 Septembre avec KEDGE Business School Bordeaux – “Recycler l’économie”
  • 29 Septembre avec Audencia – “Conduire une transition juste”

De l’économie circulaire au bien-être, de l’urgence climatique à la transformation du capitalisme, chaque session permettra d’aborder de manière transversale, les trois piliers fondateurs de la notion de développement durable : la qualité environnementale, l’équité sociale et l’efficacité économique.

Un rendez-vous accessible à tous

Les Rencontres du Développement Durable, est un événement gratuit et ouvert à tous.Ce rendez-vous démocratique a été conçu pour que chaque citoyen puisse s’investir dans un espace de réflexion auprès de personnalités issues de milieux variés expressément concernés par les questions économiques, sociales et environnementales.

Cette année, les Rencontres du Développement Durable donneront lieu à plus de 70 conférences avec 200 intervenants de haut niveau dont :
Les responsables politiques français :

  • Ministres : Barbara Pompili, Bruno Le Maire, Sarah El Hairy
  • Grands élus locaux comme : Alain Rousset (président de la Région Nouvelle Aquitaine), Marie-Guite Dufay (présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté), Jeanne Barseghian (Maire de Strasbourg )
  • Anciens ministres : Ségolène Royal, Guillaume Garot, Najat Vallaud-Belkacem, etc.

Plus de 40 parlementaires de toutes sensibilités :

  • Manon Aubry (LFI),
  • Karima Delli (EELV),
  • Valérie Rabault (PS),
  • Véronique Riotton (LREM),
  • Marta de Cidrac (LR)

Les dirigeants d’organisation internationale

  • Selwin Hart, Secrétaire général adjoint de l’ONU pour l’urgence
  • climatique
  • Guy Ryder, Directeur Général de l’Organisation internationale du travail
  • Isabelle Durant, Secrétaire générale adjointe de la CNUCED
  • Youba Sokona, Vice-président du GIEC
  • Jeffrey Sachs, Président du UN-SDSN

Le patronat , avec – entre autre – :

  • Claire Waysand, Directrice générale d’Engie
  • Pascal Demurger, Directeur général de la MAIF
  • Jean Hornain, Directeur général de Citeo
  • Emmanuel Grenier, Président de Cdiscount
  • Alexandra Palt, Directrice générale adjointe de L’Oréal
  • Gilles Vermot-Desroches, Directeur général adjoint de Schneider Electric

Des personnalités internationales comme :

  • Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’Économie
  • Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix

Le reboisement : la solution au réchauffement climatique ?

Selon le Crowther Lab de l’ETH Zurich en Suisse, la solution (temporaire) au réchauffement climatique passerait par le reboisement d’une partie de la terre. Toujours selon eux, il existerait presqu’un milliard d’hectares propices dans le monde qui permettrait de capter les deux-tiers des émissions de carbone, réglant ainsi la question du climat. Pour passer à l’action, ils ont mis à la disposition une carte indiquant les lieux potentiels pour planter un arbre.

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Reboiser hors villes et terrains agricoles

Le leader de l’étude du Crowther Lab, Jean-François Bastin, a pris le temps d’expliquer, lors de la présentation de l’étude, que la carte que le groupe a établi tient compte des régions habitées ainsi que des zones agricoles. Le but n’est pas d’engendrer de nouveaux problèmes pour la société, mais d’en régler un de taille : le réchauffement climatique. Et en tenant compte de ces terrains inaccessibles au reboisement, ils sont tout de même parvenus à identifier 0,9 milliards d’hectares où pourraient pousser des arbres, qui absorberaient plus de 65 % des émissions de carbone causées par les humains (voir la carte ici).

Une fois ces portions de terrain retirées de l’équation, il resterait donc, tout de même, une zone de la grandeur des Etats-Unis qui pourraient bénéficier de la plantation d’arbres. En réalité, la solution idéale serait de récupérer 1,6 milliards d’hectares pour de nouveaux arbres, mais cela est impossible lorsque l’on prend en compte la terre nécessaire aux humains pour vivre et produire la nourriture pour leur survie. Mais ces 0,9 milliards d’hectares additionnels et disponibles permettraient tout de même de stocker 205 milliards de tonnes de carbone sur les 300 milliards rejetés dans l’atmosphère par notre activité industrielle.

Une hypothèse connue, désormais confirmée

L’hypothèse que la reforestation pourrait affecter positivement le changement climatique existait déjà depuis un certain temps. Cependant, cette étude est parvenue à prouver sa véracité. Elle fait la démonstration qu’aujourd’hui, replanter des arbres est la meilleure solution connue des êtres humains pour renverser la situation actuelle. Mais comme l’indique le co-auteur de l’étude, le professeur Thomas Crowther, il faut aller vite, car les arbres plantés aujourd’hui prendront plusieurs décennies avant d’atteindre leur maturité.

Les régions les mieux adaptées au reboisement

La moitié des zones où il est possible de reboiser se trouvent concentrées dans 6 pays. De ceux-ci, le plus propice est la Russie, avec des parcelles représentant 151 millions d’hectares. Sur le podium, se trouvent les deux pays de l’Amérique du Nord (Etats-Unis 103M et Canada 78M). Viennent ensuite l’Australie (58M), le Brésil (50M) et la Chine (40M). Parvenir à reboiser ces pays serait déjà une petite victoire et un pas dans la bonne direction.

 

Le traitement des eaux usées en France : où en est-on en 2020 ?

Quel système choisir pour votre station de traitement des eaux usées ?

Il existe deux types d’effluents qu’il est important de bien distinguer dans le traitement des eaux : – 1- les eaux usées industrielles, effluents des secteurs professionnels – 2- les eaux usées urbaines, issues des habitations du grand public Le système de dépollution de l’eau domestique est différent, dans la mesure où l’eau est collectée avant d’être assainie dans une station d’épuration des eaux qui doit disposer d’un certificat d’autorisation.

Quels sont les différents systèmes de traitement d’eau ?

Les stations de traitement des eaux usées peuvent être installées sur le site de production d’une usine. Son but est alors de traiter les eaux issues de procédés industriels et d’éliminer les pollutions présentes avant de les réutiliser sous forme de recyclage ou de les rejeter en milieu naturel. Toute usine de traitement des eaux usées doit impérativement s’informer sur la loi en vigueur et respecter la législation (arrêtés préfectoraux, réglementations environnementales et sanitaires, …) qui lui est applicable en terme de rejet, qualité d’eau, normes.

Infographie – Traitement des eaux

L’oxygène et le défi de l’eau Face à la rareté de l’eau douce et à la menace grandissante de la pollution par les eaux usées pour la santé publique et pour l’environnement, il est urgent de mettre en place des technologies de traitement des eaux encore plus fiables et compétitives.
Infographie traitement des eaux
Infographie traitement des eaux

Quel système de traitement des eaux correspond le mieux à vos besoins ?

Le procédé d’épuration des eaux classique : dans une station de traitement des eaux usées classique, le fonctionnement se base sur plusieurs étapes :
  • (pré-traitements,
  • traitements primaires
  • traitements secondaires
La phase de pré-traitement permet d’effectuer une première filtration de l’eau et peut utiliser le dessablage, la sédimentation et le dégraissage. Cette phase permet de filtrer les principaux déchets. Le traitement primaire s’apparente à une décantation (filtration, membranes). L’objectif de cette étape est d’éliminer le plus de matière organique possible. Le traitement secondaire assure lui un travail ultime contre les bactéries organiques susceptibles d’être contenues dans les eaux usées. Ce système de traitement doit pouvoir évoluer selon la chaîne de production de l’industrie source et l’évolution des normes qui s’appliquent à son secteur.
  • Système de traitement biologique pour production plus importante ou traitement d’effluents chimiques
Le traitement biologique s’inspire de l’environnement naturel. Le principe ? Se servir de boues (mélange entre de la matière organique et de la terre) à laquelle est injecté du CO2 afin qu’elle absorbe les pollutions. Ensuite, une décantation est nécessaire afin de séparer l’eau traitée et la boue. Ce système de traitement d’eau peut multiplier les performances d’une station par 2,5/3.
  • Système de traitement du PH par CO2 pour une eau respectant les normes de rejets
Toute eau qui sort d’une station de traitement en Europe et rejetée en milieu naturel doit avoir un PH inférieur à 8.5. Pour certaines filières industrielles, il peut être difficile de respecter ce seuil. Il est possible de désinfecter cette eau et réduire son PH simplement en injectant du CO2 (dioxyde de carbone). Le résultat des analyses est alors simple et prédictible.

Quelle est la différence entre une station de production et une station de traitement des eaux ?

Une station de traitement devra rendre une eau conforme aux normes définies par la réglementation nationale dans le but de ne pas polluer le milieu dans lequel on va la déverser. Selon la provenance des eaux usées, les boues de rejet des différentes stations d’épuration peuvent être valorisées en engrais pour l’éépandage agricole par exemple, ou réinjectées dans les usines. Les stations de production ont une fonctionnalité similaire, mais, au lieu de respecter des normes de pollution, elles doivent respecter des normes de potabilité, car son utilisation principale est destinée aux foyers. – La Vendée teste le réemploi des eaux usées pour son eau potable Aux Sables-d’Olonne, le service public d’eau potable Vendée Eau lance une expérience, sans précédent en Europe, pour produire de l’eau potable à partir des rejets de la station d’épuration locale. Face au manque d’eau croissant l’été, le « projet Jourdain » retient toutes les attentions.

 

Installation électrique et développement durable

Nous vivons une époque de changement, l’impact de la consommation d’énergie sur l’environnement est devenu un enjeu majeur tant pour les professionnels que pour les particuliers. De nouveaux matériaux et de nouvelles méthodes de construction ont vu le jour en ce qui concerne l’habitat, il est désormais possible de construire des habitations plus écologiques et sans hausse de coûts particuliers.

Mais alors, qu’en est-il des installations électriques dans les maisons ?

Les installations de ce type obéissent à des normes strictes et nécessitent des matériaux spécifiques, pas forcément en accord avec développement durable.
Lorsque les fils électriques sont posés dans une maison, nous ne voyons que les prises électriques et le compteur mais pas toute l’installation, or il y en a beaucoup.

Une installation électrique dans une maison doit répondre à la norme NFC 15-100. Cette norme n’est pas la seule mais c’est celle-ci qui doit, au minimum, être respecté. Pour être sur des normes, il existe un organisme appelé le Consuel qui va définir si oui ou non votre installation est conforme.

Quels choix pour une installation électrique plus respectueuse de l’environnement ?

Tout d’abord il faut bien prévoir quelle est la consommation potentielle de l’habitat. Puis en fonction de cela, on peut prévoir un plan et adapter la consommation à l’installation.

Aussi le choix du distributeur d’électricité est un élément majeur de l’installation. Installer de panneaux photovoltaïques n’est pas la même installation qu’un système raccordé aux distributeurs plus traditionnels.
Pour l’installation en elle-même, il faut privilégier des câbles résistants avec une durée de vie très longue et qui possèdent certaines certifications comme par exemple DEF STAN, qui certifie la robustesse des câbles (utilisés pour l’ingénierie militaire) ou RoHS qui limite l’utilisation de produits dangereux pour la fabrication de ces câbles.

Une pollution souvent oubliée mais cependant importante est la pollution électromagnétique qui peut potentiellement être dangereuse pour la santé, d’où l’importance d’avoir des câbles adaptés et certifiés pour aussi éviter ce genre de pollution.

Bien s’informer et bien s’entourer

L’installation ne fait pas tout, il faut aussi considérer d’autres facteurs qui vont réduire à la fois la facture d’énergie et son empreinte sur l’environnement. Par exemple, une bonne isolation de la maison, va considérablement diminuer la consommation d’électricité et sur le long terme.
On ne le dira jamais assez, mais faire appel à des associations et à des experts dans le domaine du développement durable et des installations vous aidera à bien comprendre pourquoi il est important de faire des changements et comment les faire dans de bonnes conditions et de manière sereine.

Produits locaux livrés à domicile et zéro déchet :

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Bien manger en restant chez soi !

la_ferme_de_longchamp.jpg Pour la livraison de courses à domicile, epicery est une solution simple et efficace au service de consom’acteurs citoyens qui souhaitent continuer à bien manger, grâce à des produits de qualité, tout en respectant l’environnement et en privilégiant des artisans de quartier et producteurs locaux pour faire leurs courses en ligne puis se faire livrer quand et où ils le souhaitent. la_ferme_d_estelle.jpg Choisir les fruits & légumes frais de son primeur, la viande de son boucher, lela pêche du poissonnier, la sélection du fromager, les gâteaux du pâtissier, et bien plus encore, c’est désormais possible grâce au partenariat réalisé avec le groupe Monoprix. Lancée par Edouard Morhange, Elsa Hermal et Marc Menasé fin 2016 à Paris, accompagnée par des entrepreneurs confirmés comme Xavier Niel de Free, Ronan Lemoal d’Arkea, Michael Bénabou de Vente-Privée, Jean-David Blanc de Molotov, Romain Afflelou, epicery compte aujourd’hui plus de 600 commerçants partenaires à Paris, Lyon, Bordeaux, Lille, et se déploie actuellement sur l’ensemble du territoire. dsc04749.jpg epicery livre les bons produits de vos commerçants de quartier à votre porte dans la journée. #avecnoscommerçants De plus, en cette période de pandémie Covid-19, les livreurs et commerçants partenaires respectent les mesures d’hygiène et de sécurité adéquates. En raison du récent confinement et des précautions qui restent à prendre durant la crise sanitaire que nous traversons, epicery a été reconnu par le gouvernement comme d’utilité publique. La livraison est sans contact et se fait à vélo, à partir de 2,90€. Chaque commerçant sélectionne les produits et prépare votre commande avec soin, comme lorsque vous passez en boutique ! Fruits et légumes, viandes, poissons, fromages, produits cacher, halal et bio… beau_et_fort.jpg Vous pouvez passer commande sur le site ou l’application mobile pour vous faire livrer le jour même de 8h30 à 20h30, 7j/7. a_la_belle_viande.jpg

Zéro déchet

Une épicerie ou une boutique prônant des pratiques respectueuses de l’environnement est une valeur sûre pour la préservation et le bien-être de la planète. Le concept « zéro déchet » fait référence à une pratique visant à réduire de manière significative et systématique les déchets. C’est une tendance qui suscite un intérêt de plus en plus croissant surtout de la part des personnes soucieuses du respect et de l’entretien de l’environnement. En quoi les boutiques zéro déchet contribuent-elles à avoir une planète plus écologique et quels en sont les avantages ?

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Le principe du zéro déchet est simple : acheter des produits sans emballages. Les emballages qui ne sont pas recyclables et dont la matière est néfaste pour l’environnement sont remplacés par des emballages recyclables et biodégradables. Ces boutiques vendent alors en vrac ou à la pesée. Comme son nom l’indique, une boutique zéro déchet est une enseigne qui propose des produits vendus en vrac, privilégiant les contenants réutilisables comme les bocaux en verre.  Les sacs en tissus, en papiers réutilisables et les pots en verre sont les différents types de conditionnement que vous pouvez trouver dans une épicerie zéro déchet. Moins d’emballage égal moins de déchets. Les emballages qui y sont utilisés sont tous recyclables.  Rappelons que les déchets, peu importe leur nature et leur provenance constituent une véritable nuisance pour l’environnement. Le concept de boutique zéro déchet vient insuffler une nouvelle dynamique à la lutte pour la préservation de l’environnement. A travers cette pratique, les déchets seront considérablement diminués et l’équilibre de l’environnement sera préservé. A travers un média des alternatives, une sensibilisation est faite à l’endroit des populations à ce sujet, surtout sur les avantages qu’offrent les boutiques vrac. Vous souhaitez découvrir des équipements eco-friendly, consultez le site Gataka.

Les avantages du vrac

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Outre le fait de contribuer à assainir et à protéger l’environnement des déchets liés aux emballages, le vrac présente d’autres avantages d’ordre économique et éthique. En vous présentant dans une boutique zéro déchet avec votre propre bocal par exemple, ou en vous laissant servir avec un contenant appartenant à l’épicerie, vous gagnez beaucoup. Le prix de l’emballage inclut dans le prix total du produit, vous est épargné. Vous contournez alors ce surplus en ne payant seulement que le produit. Payer en vrac est une véritable option que vous prenez sur le recyclage. Les contenants en verre, disposant ou non d’un couvercle constituent un espace de rangement que vous avez en plus. Vous pouvez donc faire une autre utilisation de vos pots de confitures, vos bouteilles d’eau, etc. Un dernier avantage du vrac et non des moindres est la conscience que vous aurez de participer à un projet noble et éco-responsable. La satisfaction de contribuer à la protection de l’environnement en produisant moins de déchets est la plus grande des récompenses qu’on puisse avoir

Le zéro déchet comme attitude à adopter

Vous n’avez pas forcément besoin des boutiques zéro déchet pour adopter des comportements écologiques. Le zéro déchet est avant tout un état d’esprit.  Les épiceries et boutiques dédiées à cette cause peuvent exister ; mais si personne ne se résout à épouser ce concept, les efforts dans ce sens seraient vains. Vous pouvez décider aujourd’hui de changer de mode de vie et d’habitude de consommation. En le faisant, vous impactez positivement non seulement l’environnement mais aussi votre corps. En privilégiant les produits naturels vous faites premièrement du bien surtout à votre santé, et vous polluez beaucoup moins la nature. Retenez que la promotion des boutiques zéro déchet est indispensable mais ne suffit pas à elle seule pour une planète écologique. Vos comportements doivent aussi y contribuer.

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Pourquoi et comment installer un four solaire chez soi ?

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Face aux dépenses énergétiques colossales dues à notre mode de vie, il est plus qu’urgent de penser à des alternatives plus écologiques, plus durables et moins nocives.

40 organisations nationales et plus de 300 collectifs locaux appellent à se mobiliser dans les urnes pour la transition

capture_d_e_cran_2020-06-25_a_08.03.19.png Dans quelques jours, les Français et Françaises iront voter pour le second tour des élections municipales. C’est une opportunité à ne pas rater pour traduire les urgences de changement dans les urnes. A cette occasion, 40 organisations nationales et plus de 300 collectifs locaux appellent les citoyens à se mobiliser dans les urnes pour la transition dans une tribune parue aujourd’hui. Dans une période marquée par la crise sanitaire, la volonté de construire le “monde d’après” et le report du second tour des élections municipales, la question de la transition n’a pourtant jamais été aussi présente : il est urgent d’agir maintenant pour construire un monde plus juste, plus résilient, plus participatif, et cela commence par les urnes ce dimanche. C’est ce qu’appellent de leurs vœux 40 organisations nationales et plus de 300 collectifs locaux, mobilisés depuis des mois autour du Pacte pour la Transition et ses 32 mesures concrètes à mettre en œuvre sur les territoires. Avec plus de 150 élus du premier tour engagés dans cette dynamique, et près de 450 listes présentes au second tour signataires, ce sont des milliers de citoyens et citoyennes engagées pour qu’il n’y ait pas “de retour à l’anormal”. Comme l’explique Aliette Lacroix qui coordonne le Pacte pour la Transition “cette dynamique initiée nécessite d’être concrétisée dans les urnes. Les collectivités sont mobilisées depuis des mois pour faire face à la crise, les candidats s’engagent par des promesses de campagne : le changement que nous attendons doit être traduit en acte, et cela commence dimanche”. En effet, les élus locaux sont en première ligne pour faire face aux crises et ont un rôle essentiel dans la mise en place de cette transition puisque les collectivités territoriales portent aujourd’hui plus de 70% des investissements publics (1), dans des domaines tels que l’aménagement de l’espace public, les mobilités, l’eau et l’assainissement, la gestion des déchets, la restauration scolaire, la rénovation des bâtiments, l’énergie ou encore la gestion des centres communaux d’action sociale. Autant de leviers mobilisables pour inverser la tendance et co-construire, avec les citoyens, les territoires de demain. Cette transition nécessaire aujourd’hui doit se traduire en actes concrets demain, avec la participation des citoyens à la vie locale. Comme l’explique Rebecca Wangler, Alternatiba, voter pour la transition n’est pas qu’un chèque en blanc : “nous tenons aussi à rappeler que nous, associations, ONG, collectifs locaux et habitants, seront là pour assurer le suivi de ces promesses.” – www.pacte-transition.org partenaires_pacte.pngTribune : « Le Pacte pour la Transition, geste barrière contre l’inaction sociale et environnementale »

 

La baisse des coûts des énergies renouvelables offre l’opportunité de stimuler l’action en faveur du climat dans les plans de relance économique post-COVID-19

– La capacité installée en énergies renouvelables a augmenté de 184 gigawatts (GW) en 2019, un bond de 20 GW par rapport aux 164 GW ajoutés en 2018 (1 GW est équivalent à la puissance générée par 110 million de diodes électroluminescentes). – Cette nouvelle capacité a été installée avec un niveau investissement à 282,2 milliards USD presque équivalent à celui de 2018 – ce qui illustre la baisse des coûts – 826 GW de nouvelles énergies renouvelables non hydroélectriques annoncés d’ici 2030, pour un coût d’environ 1 milliard de US dollars. C’est moins que les 1 200 GW ajoutés au cours de la dernière décennie et loin de ce qui est nécessaire pour mettre en œuvre l’Accord de Paris logo-61.png Francfort / Nairobi, 10 juin 2020 ­– Alors que la COVID-19 frappe l’industrie des combustibles fossiles, un nouveau rapport montre que les énergies renouvelables sont plus rentables que jamais – offrant une opportunité de prioriser l’énergie propre dans les plans de relance économique et de se rapprocher des objectifs de l’Accord de Paris. Le rapport « sur la situation mondiale des énergies renouvelables 2020 » – publié par Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Centre de collaboration Frankfurt School-UNEP et BloombergNEF (BNEF) – analyse les tendances d’investissement de 2019 et les engagements en matière d’énergie propre pris par les pays et les entreprises pour la prochaine décennie. Le rapport évalue à 826 GW les engagements pris en matière de nouvelles capacités d’énergie renouvelable non hydroélectrique, pour un coût avoisinant les 1 000 milliard de US dollars, d’ici 2030 (1 GW est équivalent à la puissance électrique moyenne d’un réacteur d’une centrale nucléaire moderne). Pour limiter le réchauffement climatique planétaire à moins de 2 degrés Celsius – l’objectif principal de l’Accord de Paris – il faudrait ajouter environ 3 000 GW d’ici 2030, le montant exact est fonction du mix technologique choisi. Les prévisions sont bien en deçà des 2 700 milliards de US dollars investis dans les énergies renouvelables au cours de la dernière décennie. Le rapport cependant montre que le coût d’installation des énergies renouvelables a atteint de nouveaux plus bas, ce qui signifie que les futurs investissements à montant égal financeront beaucoup plus de capacité. La capacité installée en énergies renouvelables, si on exclut les grands barrages hydroélectriques de plus de 50 MW, a augmenté de 184 GW en 2019. Ce record en matière d’ajout annuel de capacité a été supérieur de 20 GW à celui de 2018, soit 12%, de plus. L’investissement en dollars réalisé en 2019 (à 282,2 milliards de US dollars) n’était lui que de 1% supérieur à celui de l’année précédente. Le coût de l’électricité continue de baisser pour l’éolien et le solaire, grâce aux améliorations technologiques, aux économies d’échelle et à une concurrence féroce lors des mises aux enchères. Les coûts de l’électricité issue des nouvelles fermes solaires photovoltaïques au deuxième semestre 2019 étaient inférieurs de 83% à ceux dix ans auparavant. « De plus en plus de voix s’élèvent pour appeler les gouvernements à utiliser leurs plans de relance COVID-19 pour créer des économies durables », a déclaré Inger Andersen, Directrice Exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement. « Ce rapport démontre que les énergies renouvelables sont l’un des investissements les plus intelligents et les plus rentables que les états peuvent faire dans le cadre de ces plans. »
« Si les gouvernements profitent de la baisse continue des prix des énergies renouvelables pour placer l’énergie propre au cœur de la relance économique post-COVID-19, ils peuvent faire un grand pas vers un monde naturel en bonne santé, qui est notre meilleure assurance contre les pandémies mondiales, » a ajouté Inger Andersen.
Les énergies renouvelables ont attaqué l’hégémonie des combustibles fossiles dans la production d’électricité au cours de la dernière décennie. Près de 78 pour cent de la capacité de production ajoutée en GW dans le monde en 2019 l’ont été dans l’éolien, le solaire, la biomasse et les déchets, la géothermie et l’hydraulique. L’investissement dans les énergies renouvelables, à l’exclusion des grandes centrales hydroélectriques, a été trois fois supérieur à celui réalisé pour de nouvelles centrales à combustibles fossiles. « Les énergies renouvelables telles que l’énergie éolienne et solaire représentent déjà près de 80% de la nouvelle capacité de production d’électricité », a déclaré Svenja Schulze, ministre allemande de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et de la Sécurité nucléaire. « Les investisseurs et les marchés sont convaincus de leur fiabilité et de leur compétitivité. » « La promotion des énergies renouvelables peut être un puissant moteur pour la reprise de l’économie après la crise du coronavirus, elle peut créer des emplois nouveaux et pérennes », a-t-elle ajouté. « En même temps, les énergies renouvelables améliorent la qualité de l’air, protégeant ainsi la santé publique. En promouvant les énergies renouvelables dans le cadre des plans de relance économique post-Coronavirus, nous avons la possibilité d’investir pour la prospérité future, la santé et la protection du climat. » 2019 a été l’année de nombreux autres records. Le rapport relève :
  • Le plus fort ajout annuel de capacité en énergie solaire à 118 GW.
  • L’investissement annuel le plus élevé dans l’éolien offshore à 29,9 milliards de US dollars, une hausse de 19% sur un an.
  • Le plus gros financement jamais réalisé pour un projet solaire, à 4,3 milliards de US dollars pour le projet Al Maktoum IV aux Emirats Arabes Unis.
  • Le plus grand volume d’accords d’achat d’énergie renouvelable signés par les entreprises dans le monde, avec 19,5 GW.
  • La plus grande capacité attribuée par les gouvernements dans leurs enchères d’énergies renouvelables dans le monde, avec 78,5 GW.
  • L’investissement dans les énergies renouvelables le plus élevé jamais enregistré dans les pays en développement à l’exclusion de la Chine et de l’Inde, à 59,5 milliards de US dollars.
  • Un investissement qui se diffuse, avec un nombre record de 21 pays et territoires investissant dans les énergies renouvelables plus de 2 milliards de US dollars.
Nils Stieglitz, Président de la Frankfurt School of Finance & Management, a déclaré : « Nous voyons que la transition énergétique est en plein essor, avec la plus grande capacité d’en énergies renouvelables jamais financée. En parallèle, le secteur des combustibles fossiles a été durement touché par la crise de la COVID-19 – avec une demande d’électricité produite par le charbon et le gaz en baisse dans de nombreux pays et une chute des prix du pétrole. « La crise climatique et la crise de la COVID-19 – en dépit de leurs natures différentes – sont toutes deux des perturbations qui exigent l’attention des décideurs politiques et des entrepreneurs. Toutes deux démontrent la nécessité d’augmenter notre ambition en matière de climat et de déplacer l’offre énergétique mondiale vers les énergies renouvelables. » L’investissement de 2019 a porté la part des énergies renouvelables, à l’exclusion des grandes centrales hydro électriques, dans la production électrique mondiale à 13,4%, contre 12,4% en 2018 et 5,9% en 2009. En 2019, les énergies renouvelables ont ainsi empêché l’émission d’environ 2,1 gigatonnes de dioxyde de carbone, une économie substantielle compte tenu des émissions mondiales du secteur de l’électricité d’environ 13,5 gigatonnes en 2019. « L’énergie propre se situe à la croisée des chemins en 2020 », a déclaré Jon Moore, Directeur Général de BloombergNEF. « La dernière décennie a produit d’énormes progrès, mais les engagements officiels pour 2030 sont bien en deçà de ce qui est nécessaire pour lutter contre les changements climatiques. Lorsque la crise actuelle s’atténuera, les gouvernements devront renforcer leurs ambitions non seulement en matière d’énergies renouvelables, mais aussi sur la décarbonisation des transports, des bâtiments et de l’industrie. » Rapport sur la situation mondiale des énergies renouvelables 2020Le Rapport sur la situation mondiale des énergies renouvelables 2020

 

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Les éco-villages, habiter le monde autrement ? L’Oeil N°32 de la Fabrique écologique

capture_d_e_cran_2020-06-04_a_19.09.50.png Dans le cadre de sa rubrique « L’Oeil de La Fabrique Écologique », présentant dans une fiche courte un document international aux idées novatrices, peu ou pas commenté dans le débat public de notre pays, L’Oeil n°32 de la Fabrique Écologique a pour titre «Les éco-villages, habiter le monde autrement ?» Cet Oeil a été rédigé par Florian Tignol, chargé de mission à La Fabrique Écologique.
—  Publié dans le numéro 62 de la revue Acta Ethnographica Hungarica en juin 2017 par Judit Farkas, l’article « « Very Little hereos » : History and Roots of the Eco-Village movement » s’intéresse à l’émergence des éco-villages au cours de l’histoire. L’auteure aborde le sujet d’abord d’une façon large avant d’illustrer ses propos avec l’exemple des éco-villages en Hongrie. Le terme d’éco-village émerge dans les années 1970 en Caroline du Nord. Il s’agit d’expérimenter un mode de vie rural alternatif en appliquant certains principes comme le respect de l’environnement, la frugalité, ou le recyclage. En réalité, de nombreuses initiatives de ce type se sont développées au cours de l’histoire (1). Le mouvement des éco-villages prend une vigueur particulière en Hongrie après la chute du rideau de fer (2). Aujourd’hui, alors que le mouvement migratoire vers les espaces ruraux s’accélère dans ce pays, le retour au rural a des composantes très diversifiées, qui ne débouche pas forcément sur une plus grande résilience de nos sociétés (3). – #1 Plusieurs expériences passées recoupent certaines caractéristiques du concept d’éco-village au niveau international : la frugalité et le choix de l’ascèse dans les communautés monacales franciscaines ou dominicaines, ou l’opposition au mode de vie consumériste dans les communautés laïques ou anarchistes dont le célèbre phalanstère de Charles Fourier. Plus récemment, ces expériences s’articulent à des luttes, comme l’éco-village de Gorleben en Allemagne en opposition au projet de site d’enfouissement de déchets nucléaires. – #2 Dans le contexte de la Hongrie, l’éco-village est perçu comme une alternative sous le régime communiste et donc fortement réprimé ; ce mouvement se développe après la chute de l’URSS grâce au Hungarian Network of Living Villages. Cette plateforme organise des rassemblements et diffuse de nombreuses publications autour de la pensée éco-villageoise. Tout en partageant les mêmes bases idéologiques, les éco-villages hongrois à l’image du mouvement à travers le monde, se caractérisent par la singularité dans l’application de leurs principes. – #3 Aujourd’hui, l’espace rural attire de plus en plus et ce mouvement devrait s’accentuer avec la crise sanitaire. Mais le retour à la ruralité s’associe rarement à une volonté de rejoindre un éco-village comme l’illustre l’exemple hongrois. Dans les années 1990, les migrations vers des régions rurales ou périurbaines se sont développées notamment pour des raisons financières, le coût de la vie plus élevé en zone urbaine. En dressant une typologie des nouveaux ruraux en Hongrie, l’auteure incite à s’interroger sur la manière dont ce mouvement pourrait conduire à une meilleure résilience pour nos sociétés et à une amélioration de l’environnement. Les éco-villages, habiter le monde autrement ? L’avis de Lucile Schimd, Vice-présidente de La Fabrique Ecologique : Entre cet article qui s’appuie sur l’histoire et la perspective d’aujourd’hui les résonances sont fortes. Il illustre combien l’enjeu de modifier l’ordre économique et social pour « faire société écologique » prend place dans l’histoire environnementale. Ce texte soulève aussi une interrogation cruciale: comment diffuser certaines préoccupations, comment faire école et rester fidèle à soi-même ? L’écologie peut-elle être majoritaire ?Télécharger l’Oeil n°32 de la Fabrique Écologique : « Les éco-villages, habiter le monde autrement ? « 

 

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Les droits de l’homme peuvent aider à sauver la planète déclare le Conseil de l’Europe

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Déclaration du Conseil de l’Europe à la veille de la Journée mondiale de l’environnement (5 juin) : « Les droits de l’homme peuvent aider à sauver la planète »
La Secrétaire Générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejčinović Burić, le président du Comité des Ministres et ministre délégué aux Affaires étrangères de la République hellénique, Miltiadis Varvitsiotis, et le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Rik Daems, ont publié la déclaration suivante à la veille de la Journée mondiale de l’environnement, qui se tient le 5 juin : « Outre les défis gigantesques entraînés par la pandémie de coronavirus, il est clair que le changement climatique et les dommages à notre environnement naturel constituent aussi une menace immense pour notre bien-être. La Convention européenne des droits de l’homme, dont nous célébrons cette année les 70 ans, contribue à protéger nos vies, nos familles et nos foyers contre les menaces environnementales, ainsi que dans toutes les autres circonstances. La Cour européenne des droits de l’homme a déjà statué sur quelque 300 affaires relatives à l’environnement, couvrant des problèmes allant d’activités industrielles dangereuses à la gestion des déchets et à la pollution. La jurisprudence de la Cour a, entre autres, contribué à garantir le droit de toute personne à transmettre et à recevoir des informations sur les questions environnementales, à s’associer avec d’autres, à participer aux décisions présentant un intérêt personnel direct et à contester des décisions officielles en justice. Nous avons aussi vu comment cette convention peut être utilisée au niveau national pour enjoindre les gouvernements à agir plus rapidement et plus énergiquement afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre. De plus, la Charte sociale européenne a reçu une interprétation couvrant le droit à un environnement sain, ce qui a conduit à plusieurs décisions et conclusions importantes du Comité européen des Droits sociaux invitant les États à intervenir dans les questions d’environnement. Alors que les pays d’Europe sortent du confinement et se tournent vers l’avenir, nous devons exploiter pleinement les outils dont nous disposons, y compris les droits de l’homme, pour contribuer à constituer et à entretenir un environnement sain pour les générations à venir. Nous devons aussi réfléchir aux moyens d’affuter encore ces outils pour les rendre les plus efficaces possible. Nous soutenons donc pleinement la déclaration adoptée le mois dernier par les présidences passée, actuelle et future du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe appelant l’Organisation à mettre en chantier un nouveau texte juridique sur les droits de l’homme et l’environnement. Par ailleurs, nous nous réjouissons de la conférence internationale à haut niveau sur « Les droits de l’homme pour la planète » qui doit se tenir à la Cour européenne des droits de l’homme le 5 octobre prochain et des débats sur la contribution de la démocratie au sauvetage de l’environnement, qui se dérouleront lors de l’édition annuelle du Forum mondial de la démocratie, à Strasbourg, du 16 au 18 novembre. Nous sommes convaincus que le respect des droits de l’homme et la protection de l’environnement vont de pair. Nous devons utiliser pleinement les outils puissants dont nous disposons, et les renforcer encore, pour contribuer à bâtir un avenir meilleur pour nous tous. »

Environnement et Convention européenne des droits de l’homme

Fiche Environnement et Convention européenne des droits de l’hommeTélécharger la Fiche thématique Environnement et Convention européenne des droits de l’homme

Forum Mondial de la Démocratie

Forum Mondial de la DémocratieSite web du Forum Mondial de la Démocratie

Approfondir

– Voir la Déclaration du Comité des Ministres sur les droits de l’homme et l’environnementSite web de la conférence Droits de l’homme pour la planète

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Le coût des énergies renouvelables s’avère de plus en plus compétitif face au charbon selon l’IRENA

D’après un nouveau rapport de l’IRENA, les coûts compétitifs de la production d’énergie rendent les investissements dans les énergies renouvelables très attractifs alors que les pays cherchent à redresser l’économie après la crise du COVID-19 Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), publié aujourd’hui, les énergies renouvelables sont de moins en moins chères par rapport toute autre source de nouvelle électricité à base de combustibles fossiles. Le rapport Coût de la production d’énergie renouvelable en 2019 montre que plus de la moitié de la capacité renouvelable ajoutée en 2019 permettait de réduire les coûts de l’électricité par rapport à ceux des nouvelles centrales au charbon les moins chères. Le rapport souligne que les nouveaux projets de production d’énergie à partir de sources renouvelables sont aujourd’hui de moins en moins chers par rapport aux centrales à charbon existantes. En moyenne, il est moins cher de mettre en service de nouvelles installations d’énergie solaire photovoltaïque et éolienne que de maintenir de nombreuses centrales au charbon en exploitation. Les résultats des enchères montrent que cette tendance s’accélère et viennent confirmer le besoin de mettre définitivement fin à la filière charbon. Le rapport montre que l’année prochaine, il pourrait être plus coûteux d’exploiter 1 200 gigawatts (GW) de capacité existante dans des centrales à charbon que de mettre en service de nouvelles installations solaires photovoltaïques à l’échelle industrielle. Le remplacement des 500 GW les moins chers de la filière charbon par du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre pourrait réduire sur l’année prochaine les coûts du système électrique de 23 milliards de dollars par an, et les émissions annuelles de dioxyde de carbone d’environ 1,8 Gt, soit l’équivalent de 5 % du total des rejets mondiaux de CO2 en 2019. Cela représenterait également un stimulus de 940 milliards de dollars, à savoir environ 1 % du PIB mondial. « Nous avons atteint un tournant important dans la transition énergétique. Tant sur le plan environnemental qu’économique, les arguments en faveur de l’installation de nouvelles centrales à charbon ou du maintien de celles qui existent sont injustifiables », a déclaré Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA. « De plus en plus, les énergies renouvelables sont la source de nouvelle électricité la moins chère. Leur potentiel pour stimuler l’économie mondiale et créer des emplois est considérable. Les investissements dans les énergies renouvelables sont stables, rentables et attractifs ; ils offrent des rendements constants et prévisibles, et l’économie tout entière profite de leurs bénéfices. » « La stratégie mondiale de relance doit être une stratégie verte », a ajouté La Camera. « Les énergies renouvelables constituent un moyen d’aligner les initiatives politiques à court terme sur les objectifs à moyen et long terme en matière d’énergie et de climat. Les efforts déployés par les nations pour relancer les économies après la crise du COVID-19 doivent reposer sur les énergies renouvelables. Par la mise en œuvre de politiques appropriées, la chute des coûts de la production d’électricité à base d’énergies renouvelables peut transformer les marchés et contribuer dans une large mesure à une relance verte. » Au cours des dix dernières années, l’amélioration des technologies, les économies d’échelle, la compétitivité des chaînes d’approvisionnement et l’expérience croissante des développeurs ont entraîné une forte baisse du coût de l’électricité provenant de sources renouvelables. Depuis 2010, la plus forte baisse des coûts a été enregistrée par l’électricité solaire photovoltaïque à l’échelle industrielle, avec 82 %. Venaient ensuite l’énergie solaire à concentration (CSP), avec 47 %, l’éolien terrestre, avec 39 %, et l’éolien offshore, avec 29 %. Le coût des technologies solaire et éolienne a également poursuivi sa diminution d’année en année. Le coût de l’électricité de source solaire photovoltaïque à l’échelle industrielle a baissé de 13 % en 2019, atteignant une moyenne mondiale de 6,8 cents (0,068 USD) par kilowattheure (kWh). L’éolien terrestre et l’éolien offshore ont tous deux diminué d’environ 9 %, pour atteindre respectivement 0,053 et 0,115 USD/kWh. Les enchères et contrats d’achat d’électricité (CAE) les plus récents montrent que la tendance à la baisse se poursuit pour les nouveaux projets mis en service en 2020 et au-delà. Les prix de l’électricité de source solaire photovoltaïque basés sur un approvisionnement compétitif pourraient en moyenne s’établir à 0,039 USD/kWh pour les projets mis en service en 2021, ce qui représente une diminution de 42 % par rapport à 2019. Cette valeur est par ailleurs inférieure de plus d’un cinquième à celle de l’électricité issue de combustible fossile la moins chère, qui est celle produite par les centrales à charbon. Les chiffres record atteints par les enchères d’électricité de source solaire photovoltaïque à Abou Dhabi et Dubaï (EAU), au Chili, en Éthiopie, au Mexique, au Pérou et en Arabie saoudite confirment que des valeurs de seulement 0,03 USD/kWh sont déjà possibles. Pour la première fois, le rapport annuel de l’IRENA examine également la valeur des investissements par rapport à la baisse des coûts de production. Pour la même somme d’argent investie en énergies renouvelables aujourd’hui, les nouvelles capacités produites sont supérieures à celles d’il y a dix ans. En 2019, la capacité de production d’énergie renouvelable mise en service était deux fois plus élevée qu’en 2010, mais elle avait nécessité seulement 18 % d’investissements en plus. Découvrez les conclusions principales du rapport Principales conclusions du rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA) : « Coût de la production d’énergie renouvelable en 2019 »Télécharger le rapport complet « Coût de la production d’énergie renouvelable en 2019 » vcsprasset_3571491_648087_d747ec25-3b0c-4824-96ab-606f3cb72830_0.jpg

À propos de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA)

vcsprasset_3571491_627136_eb8a5a33-d2fa-4c84-b77f-cadf36891c45_0-2.jpg L’IRENA, principale agence intergouvernementale pour la transformation énergétique mondiale, accompagne les pays dans leur transition vers un futur propulsé par les énergies renouvelables, et constitue à la fois la plate-forme principale pour la coopération internationale, mais aussi un centre d’excellence, et un référentiel en matière de politiques, de technologies, de ressources et de connaissances financières au sujet des énergies renouvelables. Comptant 161 membres (160 États ainsi que l’Union européenne) et 22 pays supplémentaires engagés dans le processus d’adhésion, l’IRENA promeut la large adoption et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergies renouvelables dans un objectif de développement durable, d’accès à l’énergie, de sécurité énergétique, de prospérité et de croissance économique à faible émission de carbone. Suivez l’IRENA sur : – www.twitter.com/irena, – www.facebook.com/irena.org – www.linkedin.com/company/irena

 

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Panorama des labels européens de finance durable

Près de 1 000 fonds labellisés et plus de 300 milliards d’euros d’encours En quelques mois, plus d’une centaine de fonds supplémentaires ont été labellisés et les investisseurs s’approchent des 1 000 attributions de labels à la fin du premier trimestre, avec un encours dépassant les 300 milliards d’euros. Si la dynamique est forte, elle n’est pas accompagnée d’une homogénéisation des référentiels ce qui complique la tâche des 170 fonds qui ont plusieurs labels de finance durable. Dans la dernière version du panorama des labels européens de finance durable publiée ce jour, Novethic vous livre une nouvelle analyse comparative des référentiels et met l’accent sur les règles applicables aux fonds obligataires.

Une concurrence accrue entre des acteurs en plein développement

Avec 935 fonds labellisés et plus de 326 milliards d’euros d’encours à la fin du premier trimestre, le marché a fait un nouveau bond en 2020. Le label ISR français et le standard belge Towards Sustainability, dernier arrivé dans le paysage des labels européens de finance durable, constituent toujours le duo de tête, chacun dépassant les 300 fonds labellisés et les 100 milliards d’euros d’encours. A la fin du premier trimestre, le label ISR occupe la première place en nombre de fonds (395 contre 355) mais il est devancé par Towards Sustainability en volume d’encours (141 milliards contre 168 milliards d’euros). Les autres labels, en particulier LuxFLAG ESG, les germaniques FNG et Umweltzeichen et le nord-européen Nordic Swan conservent leur dynamisme, malgré des volumes d’encours relativement modestes. Autre tendance forte : le nombre croissant de double ou triple labellisation puisqu’au cours du trimestre, une cinquantaine de fonds supplémentaire ont fait ce choix. e303ba37-01e0-41b7-b2f4-93ca081758e4.png

Des labels finance durable en adaptation aux impulsions européennes

Le marché européen est d’ores et déjà sous l’influence des nouveaux cadres créés pour la finance durable par l’Union européenne : la taxonomie et les réglementations sur le reporting des fonds durables. Trois promoteurs de labels listés dans ce panorama ont anticipé sur ces nouveaux standards et d’ores et déjà amorcé l’intégration de la taxonomie européenne, ce référentiel d’activités à bénéfice environnemental, dans leur référentiel. L’autrichien Umweltzeichen exigera par exemple des preuves de conformité au dispositif européen et étend sa labellisation aux comptes de dépôt et d’épargne. Le label allemand FNG, lui, va encore plus loin et utilise d’ores et déjà la taxonomie européenne pour les fonds verts et exige une « stratégie durable explicite » détaillée et motivée. De son côté, le belge Towards Sustainability travaille sur une proposition de refonte de son référentiel pour janvier 2021.

Nouveau : Obligations vertes et exclusions, choc des cultures

Le panorama des labels présente pour la première fois une analyse de la labellisation des fonds obligataires, plus de 200 fonds à ce jour dont une vingtaine de fonds d’obligations vertes. D’un label à l’autre, les critères d’exclusion environnementales sur les énergies fossiles varient fortement tout comme leur articulation avec des obligations vertes. Par exemple, le label public français Greenfin peut être attribué à un fonds qui investit dans l’obligation verte émise par une société gazière puisque ses exclusions ne s’appliquent pas aux green bonds. En revanche, le label autrichien ne valide pas les green bonds de l’État français puisque le critère d’exclusion du nucléaire s’applique aussi dans ce cas de figure.

Panorama

Panorama des labels européens de finance durableTélécharger le panorama

 

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Les Yanomami demandent l’expulsion des chercheurs d’or illégaux qui mettent en danger la vie d’un peuple entier

L’un des nombreux sites illégaux d’extraction d’or dans le territoire yanomami. © FUNAI
L’un des nombreux sites illégaux d’extraction d’or dans le territoire yanomami. © FUNAI
Le peuple yanomami a lancé une campagne mondiale pour expulser 20 000 chercheurs d’or de leurs terres alors que la pandémie de coronavirus bat son plein. Trois Yanomami sont morts de la Covid-19 et des dizaines d’autres sont infectés. On craint que la maladie n’anéantisse des milliers de Yanomami et ne frappe plusieurs communautés ye’kwana qui vivent également sur le territoire. De nouvelles recherches publiées dans le cadre de la campagne révèlent que des milliers de Yanomami vivant près des zones minières illégales situées dans le territoire autochtone yanomami pourraient être infectés et que ce territoire est le plus vulnérable de toute l’Amazonie brésilienne face au virus.
Dario Yanomami de l'association yanomami Hutukara : « Nos chamanes travaillent sans relâche pour contrer cette épidémie. Nous avons besoin du soutien du monde entier. » © Fiona Watson / Survival
Dario Yanomami de l’association yanomami Hutukara : « Nos chamanes travaillent sans relâche pour contrer cette épidémie. Nous avons besoin du soutien du monde entier. » © Fiona Watson / Survival
Dario Yanomami, de l’association yanomami Hutukara, a déclaré : « Nous surveillons la propagation de la maladie Covid-19 sur nos terres et sommes très tristes des premiers décès de Yanomami. Nos chamanes travaillent sans relâche pour contrer cette xawara (épidémie). Nous allons nous battre et résister. Pour cela, nous avons besoin du soutien du peuple brésilien et du monde entier. » La campagne « #ForaGarimpoForaCovid » (#OrpailleursDehorsCovidDehors) a été lancée par plusieurs associations yanomami et ye’kwana et par de nombreuses organisations de soutien dans le monde entier (liste ci-dessous). L’objectif des Yanomami est de faire signer à 100 000 personnes une pétition demandant au gouvernement du président Bolsonaro d’expulser les orpailleurs de leur territoire — le plus grand territoire autochtone du Brésil. Ce territoire est la cible de l’exploitation illégale d’or depuis les années 1980. Les épidémies de malaria introduites par les mineurs à cette période ont tué un cinquième de la population yanomami au Brésil et un grand nombre d’entre eux au Venezuela. Les mineurs opèrent à proximité de l’une des nombreuses communautés de Yanomami non contactés, connus sous le nom de Moxihatatea. Les peuples non contactés sont particulièrement exposés au risque d’être décimés par des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés. Davi Kopenawa, un leader yanomami connu sous le nom de « Dalaïlama de la forêt tropicale« , a récemment averti les Nations Unies que les Yanomami non contactés pourraient bientôt être exterminés si rien n’est fait pour protéger le territoire.
Des chercheurs d'or ont été repérés près de Moxihatatea (Yanomami non contactés). Ci-dessus, une des maisons communales de Moxihatatea, vue du ciel. Guilherme Gnipper Trevisan/FUNAI/Hutukara
Des chercheurs d’or ont été repérés près de Moxihatatea (Yanomami non contactés). Ci-dessus, une des maisons communales de Moxihatatea, vue du ciel. Guilherme Gnipper Trevisan/FUNAI/Hutukara
Les travailleurs miniers semblent exploiter le chaos causé par le coronavirus et ont été enhardis par la position du président Bolsonaro, qui soutient l’exploitation minière. En effet, entre mars et février, il y a eu une augmentation du nombre de terres yanomami détruites par les chercheurs d’or. Le président Bolsonaro a activement encouragé les invasions de terres dans les territoires autochtones et a présenté un projet de loi visant à vendre leurs terres pour l’exploitation forestière, minière, l’élevage et l’agriculture. Fiona Watson, directrice de la recherche et du plaidoyer à Survival, a déclaré aujourd’hui : « La survie du peuple yanomami dépend de l’expulsion des mineurs. Actuellement, leurs rivières sont polluées par du mercure toxique, leurs forêts sont détruites, leurs enfants meurent du paludisme et de nouveaux mineurs profitent de la pandémie de coronavirus pour envahir la région. Une catastrophe humanitaire est en train de se produire. « Les Yanomami sont confrontés à 20 000 orpailleurs et à un président déterminé à achever les peuples autochtones du pays. « Si le gouvernement n’agit pas maintenant, nous pourrions assister à nouveau au scénario effroyable de la ruée vers l’or des années 1980, où un cinquième de la population yanomami est morte de maladies à cause à l’inaction du gouvernement. »

Plus d’infos sur la campagne

La campagne #ForaGarimpoForaCovid (#OrpailleursDehorsCovidDehors) est une initiative du Forum des dirigeants yanomami et ye’kwana et des organisations suivantes : Association yanomami de Hutukara (HAY), Association ye’kwana de Wanasseduume (SEDUUME), Association des femmes yanomami de Kumirayoma (AMYK), Association Texoli Ninam de l’État de Roraima (TANER) et Association yanomami du fleuve Cauaburis et des affluents (AYRCA). a campagne est organisée avec le soutien de : APIB (Réseau des organisations autochtones du Brésil), COIAB (Organe de coordination des organisations autochtones de l’Amazonie brésilienne), ISA (Institut socio-environnemental), Survival International, Greenpeace Brésil, Conectas Human Rights, Amnesty International, RCA (Réseau de coopération amazonienne), Institut Igarapé, Rainforest Foundation US et Rainforest Foundation Norvège. Dans le cadre de la campagne, l’ISA et l’Université fédérale du Minas Gerais ont publié un rapport sur l’impact de l’exploitation de l’or sur les Yanomami. Selon leurs recherches, 40 % des Yanomami vivant à proximité des mines d’or illégales pourraient être infectés par la Covid-19. Le système de surveillance radar de l’ISA, Sirad, a détecté une augmentation de l’activité d’extraction de l’or. Les résultats de Sirad montrent que, depuis les premières analyses, 1 925 hectares de forêt dégradés par l’exploitation minière illégale ont été détectés. Rien qu’en mars 2020, 114 hectares de forêt ont été détruits par des chercheurs d’or. Après une longue campagne internationale menée par Davi Kopenawa, Survival et la CCPY (Commission Pro Yanomami), le territoire yanomami au Brésil a finalement été délimité en tant que « Parc yanomami » en 1992. Associé au territoire yanomami au Venezuela, il s’agit de la plus grande zone de forêt tropicale humide sous contrôle autochtone au monde.

Survival International

Survival International
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Survival International est le mouvement mondial pour les droits des peuples autochtones. Nous sommes la seule organisation exclusivement consacrée à la défense des peuples autochtones du monde entier. Nous les aidons à défendre leurs vies, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir. – www.survivalinternational.fr

 

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Déconfinement : les Français retournent acheter leurs cigarettes à l’étranger

Dès la fin du confinement, les Français se sont rués sur les débits de tabac frontaliers pour y profiter de prix moins élevés. Des images ahurissantes qui interrogent sur le nombre réel de fumeurs en France – contrebande et vente transfrontalière comprises. Après plusieurs mois de confinement et alors que les consignes de distanciation sociale et de limitation des déplacements restent en vigueur pour éviter une deuxième vague, les images de foule se précipitant dès le 11 mai aux frontières pour s’approvisionner en cigarettes ne laissent pas de surprendre. Celles-ci révèlent en creux les limites des politiques de santé publique de réduction du tabagisme fondées sur la seule augmentation des prix. Et ce alors que la cigarette provoque plus de 70 000 décès chaque année. Malgré l’augmentation du prix du paquet de cigarette à 10 euros, la vente transfrontalière constitue en effet (en temps normal) un moyen commode de contourner ces mesures. Le confinement a ainsi permis d’analyser pour la première fois ce phénomène à taille réelle. Selon la Confédération des buralistes, les ventes de cigarettes ont augmenté de 30 à 40% dans certaines zones frontalières au cours de la période de confinement. « La fermeture des frontières et le non-déplacement de nos concitoyens a provoqué un sursaut d’activité dans le Nord, l’Est, les Pyrénées-Atlantiques et orientales », a indiqué le président de la fédération Philippe Coy.

Un problème de santé… et de finances publiques

Ce phénomène ne représente pas qu’un problème de santé public, mais également un problème pour les finances publiques. Si l’impact de ces achats transfrontaliers n’est pas quantifiable à l’échelle nationale, le manque à gagner pour l’Etat est incontestablement important. Chaque paquet de cigarettes acheté en Espagne, en Italie, en Belgique ou en Allemagne signifie des taxes perdues pour la France. Et nos voisins l’ont bien compris puisqu’ils calquent leurs politiques de prix sur la nôtre, avec toujours quelques euros de retards, afin de récupérer un maximum de clientèle hexagonale. Pendant ce temps, les achats transfrontaliers et l’explosion de contrebande rendent illusoires les chiffres sur lesquels s’appuient le gouvernement pour claironner ses succès. Les baisses de vente en France sont évidemment loin d’être seulement liées à des arrêts spontanés de la part des fumeurs. Un constat qui devrait inciter les pouvoirs politiques à se tourner vers une plus grande intégration des alternatives pour aider les fumeurs à quitter la cigarette classique (cigarette électronique, snus, tabac à chauffer…), et ce une bonne fois pour toute.

 

Avis du CESE sur « Le rôle de l’Union européenne dans la lutte contre la déforestation importée ».

Avis du Conseil économique, social et environnemental

Le CESE appelle l’Union européenne à accélérer la lutte contre la déforestation importée

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté aujourd’hui son avis « Le rôle de l’Union européenne dans la lutte contre la déforestation importée ». La crise du Covid-19 a mis à jour des liens de causalité entre dégradation environnementale et émergence de nouvelles maladies. Pourtant, dans le même temps, la déforestation en Amazonie atteignait un nouveau record, avec la disparition de 1.202 kilomètres carrés de forêt de début janvier à fin avril 2020, soit une augmentation de 55% par rapport à la même période l’année dernière, selon des données de l’Institut national de recherche spatiale du Brésil (INPE). Les gigantesques incendies de forêts de ces derniers mois ont rappelé à l’opinion mondiale, et aux gouvernantes et gouvernants, la fragilité des forêts et l’urgence de mieux les préserver. Deuxième puits de carbone au monde après les océans, les biomes forestiers assurent pourtant des fonctions majeures dans la régulation climatique, le maintien de la biodiversité et la qualité de l’eau et des sols. Ils constituent une ressource indispensable à la vie de nombreuses populations. Plusieurs scientifiques alertent sur le fait que l’apparition de ces nouvelles maladies, n’ayant initialement pas vocation à infecter l’homme, comme le paludisme, Ebola ou encore le coronavirus responsable du Covid-19, seraient liées à l’anéantissement des écosystèmes, en particulier dans les zones tropicales, où ils sont détruits au profit de monocultures intensives. De nombreuses pétitions en ligne appellent ainsi à une prise de conscience accrue et à une amplification de l’action de l’UE et de ses États membres en matière de lutte contre la déforestation, en soulignant la responsabilité des politiques commerciales des États et des entreprises ainsi que des modes de consommation des citoyennes et citoyens européens dans la situation actuelle. Au regard de cette mobilisation citoyenne, l’enjeu de cet avis du CESE est de dresser un état des lieux de la manière dont l’Union européenne et ses États membres peuvent renforcer la lutte contre la déforestation « importée », inhérente au commerce mondial. Analysant les origines et les conséquences du phénomène, l’avis recense les dispositifs existants, pointe leurs limites et formule diverses préconisations pour éviter, réduire et en dernier ressort compenser la déforestation importée, parmi lesquelles :
  • Améliorer la cohérence des politiques européennes contribuant à la lutte contre la déforestation importée
Le CESE préconise d’adopter en 2020 un Plan d’action de l’UE contre la déforestation importée sous la responsabilité du Conseil européen, dont le suivi et la coordination seront confiés au vice-président de la Commission européenne en charge du Pacte vert pour l’Europe, sous la supervision et le contrôle du Parlement européen.
  • Accélérer la réforme des filières économiques qui contribuent fortement à la déforestation
Dans le cadre de la révision en cours de la Politique agricole commune (PAC), le CESE recommande de mettre en place en 2022 un Plan protéine européen convergeant vers l’objectif de réduire les importations de soja afin de concrétiser la souveraineté agricole de l’UE, notamment en soutenant fortement les cultures de légumineuses, en versant aux agriculteurs et agricultrices des « paiements pour services environnementaux » pour les surfaces en prairies ou légumineuses fourragères et en conditionnant les aides aux investissements des filières animales à la non utilisation de soja importé ; Le CESE préconise d’organiser la sortie progressive des agro-carburants conventionnels et leur suppression totale au plus tard en 2030 dans le cadre d’une révision de la directive européenne RED II en mettant fin au plus tard en 2022 aux mécanismes de défiscalisation existants sur ces carburants de première génération, en supprimant les subventions de la PAC destinées aux surfaces servant à les produire et en réaffectant ces moyens à la recherche sur les biocarburants avancés.
  • Renforcer l’accompagnement des États-tiers producteurs et des acteurs locaux dans la lutte contre la déforestation
Pour le CESE, toute politique de lutte contre la déforestation importée doit prendre en compte les besoins de développement des pays producteurs, notamment du Sud. Pour ce faire, le CESE préconise de soutenir la mise en place dans les pays partenaires, notamment d’Afrique subsaharienne et d’Amérique latine, de politiques de gestion durable des forêts, d’agroforesterie et d’agro-écologie en accompagnant les productrices et producteurs locaux dans le développement de trajectoires durables; en permettant aux pays de transformer directement, sur place, les matières premières qu’ils produisent pour en tirer la valeur ajoutée.

Avis

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Ce projet d’avis est rapporté par Jean-Luc Bennahmias et Jacques Pasquier (Groupe des personnalités qualifiées), pour la section des affaires européennes et internationales, présidée par Jean-Marie Cambacérès. Il a été présenté lors de l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental du 27 mai à 14h30. L’avis a été adopté en plénière avec 121 voix pour, 13 contre et 7 abstentions.

Documents joints

Pas de retour à l’anormal ! 10 ans pour tout changer !

Face à la démultiplication des visions du monde d’après, nous ne devons pas oublier qu’un plan existe déjà, celui de l’Agenda 2030. Un travail qui a réuni citoyens, associations, entreprises et gouvernements et qui a interconnecté 17 enjeux pour reconsidérer notre société et notre planète à sa juste valeur. Nous avons la possibilité de nous emparer de cet outil pour faire opérer le changement. Depuis le 25 mai, Elyx, l’Ambassadeur digital des Nations Unies, présente des animations dans plus de 800 gares et dans le métro de quatre grandes villes, sur 17 Objectifs de développement durable, pour construire un monde plus juste.

Avis du CESE sur « L’impact des infrastructures de réseaux dans l’économie »

Infrastructures de réseaux : Le CESE plaide pour une stratégie nationale ambitieuse afin d’assurer des conditions de service accessibles pour tous et partout sur le territoire

La crise sanitaire et économique que nous traversons a – de par sa soudaineté et son ampleur inédites – mis en exergue plusieurs limites dans notre pays. Alors que de nombreux français et françaises ont vécu un confinement loin de leurs repères citadins, ils ont aussi redécouvert les failles inhérentes au développement disparate des infrastructures de réseaux françaises.

Qu’il s’agisse de leur rôle dans les transports, l’énergie ou les télécommunications, les infrastructures de réseaux répondent aux besoins essentiels des personnes : circuler, s’éclairer, se chauffer, échanger et dorénavant travailler à distance… Elles revêtent dès lors un caractère indispensable pour le développement, la croissance, l’attractivité des territoires et la compétitivité de notre économie.

Au moment où de nombreux français et françaises envisagent la vie quotidienne en-dehors des grandes métropoles et où l’essor du télétravail pourrait faciliter l’installation dans des zones moins denses, ce sont de nombreux défis qui s’ouvrent pour nos infrastructures.

Afin de mieux définir les spécificités économiques de ces secteurs, leurs évolutions au regard des besoins aux niveaux national et local et de proposer des pistes pour assurer des conditions de service et de production économiquement et qualitativement accessibles sur l’ensemble du territoire, le CESE a présenté aujourd’hui son avis « L’impact des infrastructures de réseaux dans l’économie ».

Alors que les objectifs assignés aux réseaux apparaissent multiples et fragmentés (économiques, sociaux, environnementaux, territoriaux), et dans un contexte macro-économique fragilisé, le CESE veut montrer à travers cet avis comment une ambition renouvelée en matière d’investissement infrastructurel contribuerait efficacement à la relance pour l’ensemble des acteurs économiques.

Dans l’avis adopté en séance plénière le 26 mai, le CESE estime donc indispensable :

De bâtir des infrastructures au service de la souveraineté nationale et de la cohésion du pays

Afin de garantir l’égalité d’accès de tous aux services essentiels qui sont rendus par les infrastructures de réseaux, pour tous les acteurs économiques : entreprises, consommateurs, citoyens, le CESE estime que le principe d’un « panier de biens et services minimums » préconisé dans l’avis « Fractures et transitions », doit trouver sa pérennité via un financement clairement établi.

A ce titre – et dans le cadre du Pacte Vert Européen – le Conseil préconise que les dépenses d’investissement en faveur des infrastructures de réseaux soient exclues du calcul du déficit public. Il s’agirait ici des projets de transition écologique et de cohésion territoriale et sociale de long terme, sous conditions de critères de pertinence et de soutenabilité financière, définies et contrôlées par un collège d’experts.

D’intégrer les impératifs de sobriété

La France pâtit de réseaux vieillissants. La sous-estimation du traitement et de la modernisation des infrastructures se traduit par la dégradation du réseau et occasionne de nombreuses pertes. Cela implique d’une part que l’usage des infrastructures n’est pas maintenu à son niveau opérationnel, et d’autre part, des coûts de réparation très importants.

C’est pourquoi le CESE recommande que les gestionnaires d’infrastructures (opérateurs et collectivités territoriales) inscrivent dans leur bilan des indices de vieillissement et de perte de valeur de leurs infrastructures (en lien avec la transition écologique). Pour apprécier ces indices, le CESE préconise la désignation, par le Gouvernement, d’un groupe de travail pour réfléchir sur les méthodes comptables à employer ainsi que sur les évaluations financières afférentes pour définir des indicateurs adéquats.

De renforcer les outils de programmation

Pour construire et harmoniser une vision stratégique d’ensemble, le CESE note qu’il convient de renforcer les organismes existants ainsi que leur coordination et de faire évoluer le périmètre des infrastructures pour les inscrire plus largement dans les objectifs de transition écologique, et de résilience.

Ainsi, il recommande que l’État missionne une instance existante pour préparer et coordonner cette stratégie qui serait multisectorielle et pluriannuelle. Placée auprès du Premier ministre et en lien avec le Conseil national de l’industrie, les Comités stratégiques de filières et les territoires, cette instance sera à même d’en envisager les aspects sous un angle le plus transversal possible dans le but d’élaborer une vision prospective et sa traduction programmatique. Elle pourra également s’appuyer sur l’ANCT (Agence nationale de la cohésion des territoires, ex-CGET), sur France Stratégie, sur le SGPI (Secrétariat général pour l’investissement) et se fonder sur le Plan Climat ainsi que sur la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) qui résultent de l’Accord de Paris.

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Cet avis, rapporté par Fanny ARAV (Groupe UNSA) au nom de la Section des activités économiques, présidée par Delphine LALU (Groupe des Associations), a été présenté lors de l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental du 26 mai 2020.

L’avis a été adopté en plénière avec 177 voix pour, 1 voix contre et 1 abstention.

Le béton, mis au défi des enjeux environnementaux

Responsable de 40% de la consommation énergétique globale, le bâtiment est une clé pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il serait à l’origine de 30% des émissions nationales de GES. Le béton de ciment, le plus produit et consommé dans le monde, occupe une place centrale. Les enjeux se jouent à l’échelle mondiale avec quelques grandes puissances dont la Chine avec 2 400 000 millions de tonnes de béton en 2017, soit 700 000 millions de tonnes de plus que le reste du monde (Inde 270 000 millions USA 86 300 millions).
Ce décryptage se concentre sur le cas de la France. D’une part parce que les entreprises françaises du bâtiment font référence sur le plan international et que leurs pratiques sont en ce sens significatives à analyser. D’autre part parce que ce secteur va devoir faire face à de nouvelles obligations de responsabilité dans un cadre législatif renouvelé par la récente loi sur l’économie circulaire.
Un décryptage par Guillaume Buttin, chargé de mission de la Fabrique écologique