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« Le réchauffement climatique n’est pas juste une tragédie, c’est un crime » selon Nathaniel Rich

« 1979. À peu près tout ce que nous comprenons à l’heure actuelle du réchauffement climatique était compris. Et même mieux compris, sans doute. Les principaux aspects du problème étaient tranchés, sans débat possible, et les spécialistes, loin de se disputer sur l’établissement des faits, travaillaient à en affiner les conséquences. Il y a trente ans, nous aurions pu sauver la Terre. Pourtant nous n’avons rien fait. Après des années d’enquête et plus de cent interviews réalisées avec le soutien de la Fondation Pulitzer, Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d’alerte, d’intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l’industrie pétrolière, rien n’a été fait pour stopper le changement climatique.⁠ 2-14.jpg 3-14.jpg 4-9.jpg5-5.jpg Implacable et passionnant, Perdre la Terre est un document pour l’histoire. Notre histoire. Un récit fascinant dans lequel l’auteur semble placer le lecteur à la table des négociations pour lui faire entendre les cris d’alarme, les silences coupables, les atermoiements de conscience, la force de l’inertie et des renoncements, et peu à peu l’imminence de la catastrophe. Perdre la Terre n’est pas seulement le roman impitoyable d’occasions historiques manquées, c’est aussi l’évaluation claire et détaillée de la façon dont nous en sommes arrivés là — et de ce que nous pouvons et devons faire avant qu’il ne soit vraiment trop tard. ⁠ 6-4.jpg ⁠ Nathaniel Rich est journaliste au long cours pour le New York Times. Fasciné par l’attraction paradoxale qu’exercent les catastrophes sur la société contemporaine, il interroge dans ses articles la manière dont le monde et la littérature s’accommodent du désastreExtrait Perdre la Terre Une histoire de notre temps Nathaniel Rich Traduit par : David Fauquemberg 7-4.jpg Sources : instagram.png

 

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Un Parc national en Camargue, une fausse-bonne idée pour la SNPN et FNE

capture_d_e_cran_2023-01-30_a_18.24_45.png En amont de la Journée Mondiale des Zones Humides prévue le 2 février, la SNPN et FNE signent un communiqué commun, suite à l’étude conduite par la mission relative à la création d’un parc national en zones humides (PNZH) et faisant figurer la Camargue dans la liste des 18 sites sélectionnés. Une liste de 18 sites est proposée dans l’étude conduite par la mission relative à la création d’un parc national en zones humides (PNZH) (rapport n° 014136-01), sélectionnés à partir d’une étude préalable de 27 sites (Léonard et al., 2021) à la demande du ministère de la transition écologique. home-grants.jpg La présence de la Camargue dans cette liste de sites pressentis a surpris de nombreux acteurs locaux, y compris les gestionnaires d’aires naturelles protégées et les associations naturalistes et de protection de la nature, au vu de l’histoire de ce territoire et des nombreux moyens engagés par les acteurs et par l’État depuis des décennies pour le protéger.

Le Delta du Rhône, un territoire déjà protégé à plusieurs niveaux

Delta du Rhône
Delta du Rhône
La Camargue est une vaste plaine alluviale qui constitue un ensemble exceptionnel de zones humides à l’échelle européenne, de par sa superficie et la diversité de ses habitats naturels, résultat d’un combat de longue haleine entre la puissance du fleuve Rhône et la Mer Méditerranée. Ce territoire réparti sur deux départements et deux régions est resté peu habité. La Camargue a connu une accélération de l’emprise des humains à partir du milieu du XIXe siècle à des fins de valorisations agricole et salicole. Les fonctionnalités « naturelles » ont durablement été affectées et la relation originelle fleuve-mer est devenue totalement à la main de la gestion humaine. Le delta a pu se maintenir à l’écart des grands aménagements de la 2nde moitié du XXe siècle parce qu’il a été précocement protégé par la 1re réserve naturelle créée en France, en 1927, non pas par l’État mais par un acteur privé associatif et scientifique : la Société nationale de protection de la nature. Cette société savante a alors obtenu le soutien des défenseurs du patrimoine culturel camarguais et provençal. En effet la forte identité culturelle de la Camargue est porteuse de savoirs-faires et de traditions vivantes en lien avec l’élevage, ancrées dans la défense d’une culture provençale et de particularismes locaux, construite dans une opposition à une uniformisation culturelle pensée, à tort ou à raison, comme voulue par la capitale et le niveau national. De nombreux outils de protection ont suivi avec la création du PNR en 1970 (souhaité et porté par les acteurs locaux), la désignation du site RAMSAR (1971) et un ensemble d’espaces protégés recouvrant aujourd’hui près de 30000 ha (réserves nationales, régionales, ENS, terrains du Conservatoire du Littoral). Près de 17 couches de protection sont actuellement présentes sur l’ensemble deltaïque : chacune possède sa logique et sa pertinence. Depuis les années 1970, l’outil PNR a été choisi par les acteurs locaux, les collectivités et l’État parce qu’il répondait à cette particularité et à la complexité en matière de jeu d’acteur, et parce qu’il apparaissait comme la meilleure solution pour impliquer les parties prenantes. Une forte résistance (historique d’ailleurs) à l’autorité de l’État existe également par le poids des grandes propriétés de type latifundiaire qui assurent la protection d’espaces naturels de grande valeur notamment en périphérie des réserves naturelles. Toutes les tentatives précédentes de créer un parc national ont fait l’objet d’une opposition farouche y compris de la part des acteurs de la protection. Actuellement l’ensemble des protections précitées apparaissent complémentaires, bien implantées dans le territoire et acceptées par les acteurs locaux. Dans ces conditions particulières, ajouter une protection de type parc national sur ce site et bouleverser les équilibres patiemment construits ne parait pas présenter une plus-value évidente.

La concertation : clef de voute du territoire de Camargue

En effet, l’enjeu actuel le plus prégnant pour la Camargue et pour les Camarguais n’est pas un enjeu d’outil de gestion mais un enjeu de destinée : maintenir un système poldérisé et géré par l’humain, quelque en soit le coût, d’un côté ou, de l’autre, favoriser les processus de renaturation, le tout face aux premiers effets du dérèglement climatique et l’exposition particulièrement importante de ce territoire pour les décennies à venir ? La solution se trouve sans doute dans un entre-deux évolutif à construire avec les parties prenantes. L’outil PNR, choisi par l’État et les Camarguais en 1970 est toujours adapté aux enjeux actuels, à la condition que sa gouvernance associe réellement les acteurs du territoire. Le cœur de la Camargue (13 200 ha de la RNN Camargue) est déjà protégé par un arrêté ministériel très exigeant et garant d’une protection forte, quasiment unique en France (catégorie I de l’UICN alors que le cœur des Parcs nationaux français sont classés en catégorie II). Il est complété par la RNN des Marais du Vigueirat et la RNR de la Tour du Valat ainsi que par diverses propriétés du CELRL. Un Parc national en Camargue n’apporterait aucun gain, ni en matière de protection, ni en matière de concertation et de projet territorial, ni en matière de recherche scientifique.

Des actions fortes de l’État sont possibles pour protéger ce territoire d’exception et soutenir les acteurs actuels

la camargue vue par drone
la camargue vue par drone
L’État doit continuer à assumer et renforcer son rôle de tutelle et d’arbitre, à l’appui des gestionnaires et du territoire. Des actions concrètes sont attendues sur le territoire camarguais notamment :
  • 1/ Sur le plan réglementaire
    • Augmenter le niveau de protection de la zone marine devant le delta du Rhône notamment dans le golfe de Beauduc et l’embouchure du grand Rhône.
    • Mettre en œuvre l’attribution du Domaine Public Maritime au Conservatoire du Littoral entre les Saintes Maries de la Mer et Salin de Giraud.
    • Envisager la création de nouveaux espaces protégés sur des milieux directement menacés par la montée de la mer, pour faciliter l’adaptation.
  • 2/ Sur le plan des politiques contractuelles
    • Relancer la procédure pour établir un nouveau contrat de delta voire, de manière plus ambitieuse, engager la mise en place d’une démarche SAGE comme cela est le cas dans la partie Gardoise de la Camargue.
    • Orienter les nouvelles Mesures Agro-Environnementales pour mieux soutenir l’élevage extensif très favorable à la biodiversité (et moins l’agriculture intensive), limiter le morcellement des parcelles, la quantité d’intrants (pas d’amendements ni d’affouragement en AOP « taureau de Camargue »), valoriser une culture et des savoir-faire spécifiques.
    • Expérimenter les Paiements pour Services Environnementaux.
    • Soutenir, amplifier et pérenniser le « plan de sauvegarde du Vaccarès ».
  • 3/ Sur le plan des moyens de contrôle
    • Créer et mettre en place une Brigade Mobile d’Intervention spéciale « Camargue et zones humides littorales » de l’OFB.
    • Doter l’antenne d’Arles de la DDTM d’une équipe de la police de l’eau afin d’améliorer le contrôle des phytosanitaires et les nombreux travaux réalisés non conformément à la loi sur l’eau.
  • 4/ Sur le plan des moyens de gestion
    • Augmenter les moyens financiers pour la gestion des espaces naturels protégés pour permettre aux gestionnaires de mieux exercer leurs missions de suivi et d’expertise dans un contexte de changement climatique, et de médiation scientifique.

Protéger les zones humides sur l’ensemble du territoire

Il est temps de restaurer les zones humides
Il est temps de restaurer les zones humides
De façon globale et à l’échelle nationale, nous estimons que la protection des zones humides ne passe pas uniquement par la création localisée d’un parc national, mais par une véritable ambition qui permettrait de sécuriser dans la loi un statut de protection forte nécessitant une dérogation avec application du principe « Éviter, Réduire et Compenser » en cas d’atteinte. Ce principe serait applicable sur l’ensemble du territoire français pour la sauvegarde et la restauration de toutes les zones humides, qu’elles soient littorales, de plaines ou de montagne, temporaires ou permanentes, vastes ou de taille modeste.

 

L’hydrogène, accélérateur de la décarbonation ! Décryptage avec Bénédicte Amiel – Equans France

Décryptage d’expert
Bénédicte Amiel
Bénédicte Amiel
Alors que les acteurs de l’hydrogène se donnent rendez-vous à Paris pour le salon Hyvolution, Equans, leader mondial du secteur des énergies et services, réaffirme ses ambitions pour cette énergie vertueuse et pleine de promesses pour relever le défi climatique. Le passage de 5 à 30 % de la part de l’hydrogène dans la consommation énergétique de l’industrie d’ici 2023 traduit la puissance de cette trajectoire.

Pourquoi l’hydrogène est-il une énergie d’avenir ?

Parce qu’il est appelé à jouer un rôle clé dans la décarbonation de l’industrie et de notre économie. Si le marché et la filière connaissent actuellement une croissance rapide, il est indispensable de continuer à avancer avec méthode pour accompagner les acteurs, collectivités et industriels, en les aidant à se poser les bonnes questions. C’est bien l’analyse des process et des usages qui permet d’envisager une trajectoire de décarbonation rendue possible par l’utilisation de l’hydrogène. Il ne s’agit donc pas seulement de parler d’énergie mais également de son usage en tant que « vecteur énergétique » car il offre la possibilité, après avoir été produit, d’être stocké, transporté et utilisé ultérieurement avec une approche sur le long terme. Pour assurer la conception, la réalisation et la maintenance d’unités de production et de distribution d’hydrogène, il est nécessaire de déployer une somme d’expertises qui continuent de se développer chaque jour. La maintenance prédictive et les possibilités offertes par les solutions digitales contribuent à accélérer l’utilisation de l’hydrogène dans l’industrie, les infrastructures publiques ou encore la mobilité… Cette croissance oblige à apporter des réponses rapides sur des éléments complémentaires comme la protection incendie, la sécurité pour éviter toute fuite sur les électrolyseurs ou encore en matière de cybersécurité pour protéger les données indispensables au suivi en temps réel des installations et de leur fonctionnement.
Principe de la production d'hydrogène par électrolyse de l'eau
Principe de la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau
Fort de son expérience et de ses expertises, Equans peut aujourd’hui accompagner les collectivités et les industriels sur l’ensemble de ces étapes : de la conception à la maintenance en passant par la tuyauterie, l’électricité et demain, grâce aux compétences du groupe Bouygues, le génie civil.

Comment accélérer la trajectoire malgré des contraintes fortes ?

Si nous croyons, chez Equans, que l’hydrogène est un vecteur de décarbonation, nous sommes conscients des freins liés à la disponibilité des ressources primaires nécessaires à l’outil de production. La sécurisation des approvisionnements en électricité à des coûts acceptables est un élément fondamental. Et malgré une consommation d’eau raisonnable, il est indispensable de prendre cette donnée en compte, en particulier dans des zones de tensions hydriques comme le Sud de la France. La filière hydrogène se met en place, progressivement. Elle a besoin de référentiels réglementaires et normatifs stables pour accompagner son développement. Enfin, il faut une mobilisation de tous les acteurs pour relever le défi de l’emploi et de la montée en compétences. Les écoles d’ingénieurs et les centres de formation travaillent déjà sur des cursus propres aux exigences de l’hydrogène, en particulier en matière de sécurité et de chimie. Avoir des collaborateurs bien formés pour pourvoir l’ensemble des postes est une clé pour l’essor de la filière.

Faut-il revoir les ambitions de la filière à la hausse ?

Les marchés historiques sont le raffinage ainsi que la production d’ammoniac et d’engrais. On commence à voir les possibilités offertes par l’hydrogène dans la chimie et les e-carburants : e- kérosène et le e-méthanol. Des applications dans l’aviation et le secteur maritime devraient aussi tirer un marché sur lequel Equans est déjà opérationnel, notamment pour le maintien en condition opérationnelle et la maintenance des navires civils et militaires. Présent aux côtés des collectivités pour optimiser leur performance énergétique mais aussi pour concevoir et mettre en place les mobilités durables, nous accompagnons le développement de l’hydrogène pour les bus, camion-bennes ou encore le ferroviaire. Le développement des rames régionales à hydrogène confirme cette trajectoire vertueuse. Les ambitions dépassent aussi les frontières de l’hexagone. Nous avons en effet la capacité de travailler dans de très nombreux pays pour développer des synergies grâce à une vision commune et une méthodologie éprouvée. Les prochaines années seront déterminantes pour intégrer tout le potentiel de l’hydrogène dans la stratégie de décarbonation et réussir la triple transition énergétique, industrielle et digitale. Equans est prêt pour que cette ambition devienne une réalité.

À propos d’Equans France

logojpg-6ecb6ecb.jpg Enraciné dans une histoire plus que centenaire, Equans est le nouveau leader mondial du secteur des énergies et services qui affiche de grandes ambitions en France, notamment grâce à Ineo et Axima. En s’appuyant sur une forte densité territoriale synonyme de proximité, ses 27 000 salariés en France accompagnent leurs clients pour relever les défis d’une triple transition, énergétique, industrielle et digitale. Equans agit pour atteindre une production décarbonée, digitaliser les process et renforcer l’économie contributive. Génie électrique, climatique, réfrigération, sécurité incendie, IT et télécommunications, solutions digitales : les expertises complémentaires d’Equans se déploient en France à travers une combinaison unique de compétences multi techniques aussi bien pour les projets de conception, construction et installation que pour les services d’exploitation et de maintenance. Equans connecte, protège et alimente en flux énergétique les territoires, villes, bâtiments, usines et infrastructures. En 2021, Equans France a réalisé un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros. – www.equans.fr

À propos d’Equans

Equans est un leader mondial du secteur des énergies et services implanté dans 20 pays, avec 95 000 collaborateurs [[Chiffre combiné (Equans+ Bouygues Energies & Services) au 31 décembre 2022.]] travaillant sur les 5 continents et un chiffre d’affaires annuel de plus de 17 milliards d’euros[[Chiffre d’affaires 2021 combiné (Equans+ Bouygues Energies & Services), donnée non auditée.]]. Equans conçoit, installe et fournit des solutions sur mesure pour améliorer les équipements, les systèmes et les processus techniques de ses clients et optimiser leur utilisation dans le contexte de leurs transitions énergétique, industrielle et numérique. Grâce à une forte empreinte territoriale liée à ses marques locales historiques et un excellent savoir-faire technique, les experts hautement qualifiés d’Equans sont en mesure d’accompagner les territoires, les villes, les industries, les bâtiments dans les domaines du CVC (chauffage, ventilation et climatisation), du Froid et de la Sécurité Incendie, du Facility Management, du Numérique et des TIC, de l’Electricité, de la Mécanique et de la Robotique. Equans est leader sur les principaux marchés européens (France, Suisse, Belgique, Pays-Bas et Royaume-Uni) et est également bien positionné aux États- Unis et en Amérique latine. Equans est une société du groupe Bouygues. – www.equans.com

 

Greta Thunberg et l’OIM réclament une action urgente pour lutter contre la migration climatique

Des familles survivent sans abri après s'être déplacées vers un endroit plus sûr après les inondations qui ont frappé des villages de la province du Baloutchistan, au Pakistan.
Des familles survivent sans abri après s’être déplacées vers un endroit plus sûr après les inondations qui ont frappé des villages de la province du Baloutchistan, au Pakistan.
La militante pour la justice climatique, Greta Thunberg et le chef de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), António Vitorino, ont appelé, vendredi, à une action immédiate et à une solidarité accrue pour lutter contre les effets du changement climatique sur la mobilité humaine. A cette occasion, la Fondation Greta Thunberg a fait don de près de 270.000 dollars pour soutenir la réponse d’urgence de l’OIM aux inondations historiques au Pakistan et à la sécheresse en Somalie.
La militante suédoise Greta Thunberg en 2019
La militante suédoise Greta Thunberg en 2019
« Nous devons soutenir les gens avant qu’ils ne se déplacent, nous devons soutenir les gens pendant qu’ils se déplacent, et après, c’est une chaîne d’événements », a déclaré la jeune activiste, relevant également les actions complémentaires des agences onusiennes et des jeunes militants du climat.
Pour Greta Thunberg, des organisations comme l’OIM sont vitales pour soutenir les personnes touchées par le changement climatique. « Et ceux d’entre nous qui peuvent élever leur voix pour défendre la justice pour les migrants et la justice climatique devraient le faire », a-t-elle fait valoir.
« Je pense que la jeune génération est une source d’inspiration, de résilience et d’acharnement à relever cet énorme défi, d’après notre expérience sur le terrain », a répondu M. Vitorino.

20 millions de personnes déplacées chaque année

Les catastrophes liées à la météorologie et au climat ont touché des millions de personnes en 2022
Les catastrophes liées à la météorologie et au climat ont touché des millions de personnes en 2022
Avec 20 millions de personnes déplacées chaque année en raison des effets du changement climatique, il est urgent de prévenir les crises environnementales mondiales et de faire face aux impacts de la migration climatique. « C’est une question de vie ou de mort pour d’innombrables personnes qui doivent fuir à cause de la crise climatique », a affirmé Greta Thunberg. Les migrations climatiques sont une réalité. Rien qu’en Somalie et au Pakistan, plus de 15 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire en raison des récents événements climatiques extrêmes. Le don de la Fondation Greta Thunberg aide l’OIM à poursuivre son intervention d’urgence auprès des communautés touchées dans ces deux pays. « Ceux qui sont le plus gravement touchés par le changement climatique sont les populations qui ont moins contribué par le passé aux problèmes auxquels nous sommes confrontés », a fait remarquer M. Vitorino, saluant la généreuse contribution de la Fondation, et la fierté de coopérer avec Greta pour sensibiliser davantage à l’impact du climat sur la migration. capture_d_e_cran_2023-01-29_a_09.48_48.png

 

Une application aide à mieux gérer l’eau pour un avenir plus durable

Une coopérative de femmes en Mauritanie utilise l'énergie solaire pour opérer un système d'alimentation en eau d'un potager.
Une coopérative de femmes en Mauritanie utilise l’énergie solaire pour opérer un système d’alimentation en eau d’un potager.
En moins d’une heure et gratuitement, il est désormais possible d’évaluer les impacts économiques, sociaux et environnementaux d’un projet ou d’une politique liée à l’eau. Conçue pour les gouvernements, les collectivités locales, les entreprises ou les ONG, l’application Water4allSDGs.org est un outil qui permet de mettre politiques publiques ou projets, en conformité avec les 17 Objectifs de développement durable. capture_d_e_cran_2023-01-29_a_09.28_49.png
« Les décideurs de l’eau ont souvent peu de connaissance des Objectifs de développement durable (ODD ou SDG en anglais). Avec cette application, ils peuvent facilement mesurer leur impact et ajuster leur projet », explique Philippe Guettier, conseiller au Partenariat français pour l’eau (PFE), association à but non lucratif et président-fondateur de « SDG Champions ».
capture_d_e_cran_2023-01-29_a_09_29.03.png Il suffit de répondre à une série de questions relatives à son projet ou à sa politique pour obtenir une vue d’ensemble de ses impacts positifs ou négatifs par exemple sur le climat, la biodiversité, les inégalités, la santé, l’emploi ou l’éducation. L’application, disponible en anglais et en français, a été développée en deux ans sous la direction de Gérard Payen, expert et ancien conseiller pour l’eau et l’assainissement du Secrétaire général des Nations Unies.
« Le but est de rendre opérationnels l’Agenda 2030, ses 17 ODD et 169 cibles, qui sont parfois compliquées à appréhender », commente Philippe Guettier.
Testée à grande échelle pendant une année dans le cadre du Forum mondial de l’eau de Dakar de mars 2022 avec différents partenaires internationaux, l’application a débouché sur la labellisation de 150 projets dans le monde entier.
Une fillette boit de l'eau du robinet chez elle au Caire, en Egypte.
Une fillette boit de l’eau du robinet chez elle au Caire, en Egypte.

Prochaine étape : l’éducation

« Notre ambition maintenant est de développer le même type d’outil pour d’autres domaines d’activités », indique M. Guettier.
1621f6_98f9f907624244e1a5c3eba09ba5fc4b mv2.jpg Déjà, avec le soutien de l’UNESCO, « SDG Champions » travaille à un outil similaire destiné à l’éducation, Education4allSDGs. Bâtiments, mobilité, gestion des déchets, mode… autant de domaines qui peuvent faire l’objet d’une évaluation d’impact environnemental, social et économique.

 

Le Cap Vert, archipel d’îles dans l’océan atlantique, est en première ligne de la crise climatique

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Comment un pays peut-il s’assurer un avenir durable alors que 99,3% de son territoire est constitué d’eau ? A l’occasion de la course de voiliers The Ocean Race, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, est venu à Cabo Verde pour examiner certaines des réponses et des solutions innovantes mises en œuvre dans cet archipel de 10 îles situé au milieu de l’Atlantique pour lutter contre la sécheresse ou protéger l’océan, source de survie avec l’économie bleue.

A Davos, l’ONU dénonce « l’état déplorable » du monde, de la crise climatique aux guerres

Le monde est dans un « triste état » en raison d’une « myriade de défis et de problèmes interdépendants », dont le changement climatique et des guerres, dont celle en Ukraine, qui s’accumulent « comme des voitures dans un accident à réaction en chaîne », a alerté mercredi le chef de l’ONU, lors de la réunion du Forum économique mondial de Davos (Suisse).
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, au Forum Economique Mondial de Davos
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, au Forum Economique Mondial de Davos
« Je ne suis pas ici pour édulcorer l’ampleur de ce défi – ou l’état déplorable de notre monde », a dit le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres, relevant que le monde est en proie à une « tempête parfaite » sur plusieurs fronts. De nombreuses régions du monde sont en récession et le monde entier est confronté à un ralentissement.
A la réunion de Davos, il a dressé un sombre tableau de la planète, avec des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et une pénurie d’énergie. Une situation marquée par une flambée des prix et de l’inflation alors que des niveaux d’endettement élevés frappent les pays vulnérables. Ajoutez à tout cela les effets persistants de la pandémie de Covid-19. Davos lui a donné aussi l’occasion de réitérer son plaidoyer pour la protection de la planète et la lutte contre le changement climatique, afin de mettre fin « à notre guerre autodestructrice contre la nature » au moment où la planète flirte avec « la catastrophe climatique ». « Si nous ne prenons pas de nouvelles mesures, nous nous dirigeons vers une augmentation de 2,8 degrés Celsius », a prévenu le chef de l’ONU à propos du réchauffement de la planète.
Le Pakistan a été durement affecté l'été dernier par des inondations catastrophiques.
Le Pakistan a été durement affecté l’été dernier par des inondations catastrophiques.

Le « grand mensonge » des géants pétroliers sur la crise climatique

Pour y mettre fin, il importe de combler le fossé des émissions de gaz à effet de serre, d’éliminer progressivement le charbon et d’accélérer la révolution des énergies renouvelables, estime M. Guterres qui en a profité pour dénoncer « le grand mensonge de l’industrie pétrolière ».
« Nous avons appris la semaine dernière que certains producteurs d’énergies fossiles étaient parfaitement conscients dans les années 1970 que leur produit phare allait faire brûler la planète. Mais comme l’industrie du tabac, ils ont fait peu de cas de leur propre science. Certains géants pétroliers ont colporté le grand mensonge », a-t-il fait valoir, relevant que « les responsables doivent être poursuivis » comme les cigarettiers l’ont été.
En attendant, ce n’est pas la direction que prend apparemment l’industrie pétrolière, se désole le chef de l’ONU : « aujourd’hui, les producteurs de combustibles fossiles et ceux qui les soutiennent continuent de se battre pour accroître la production, tout en sachant pertinemment que leur modèle économique est incompatible avec la survie de l’humanité ». « Cette folie relève de la science-fiction, mais nous savons que l’effondrement de l’écosystème est un fait scientifique indéniable », a-t-il martelé.
« Ajoutez à ce mélange toxique un autre facteur combustible – le conflit, la violence, la guerre », a-t-il dit pour rappeler les conséquences de la guerre en Ukraine et ses effets sur les prix alimentaires et de l’énergie. Sur un autre plan, le Secrétaire général de l’ONU a appelé à nouveau à éviter une nouvelle Guerre froide entre Occidentaux et Chinois qui détériorerait encore la situation. « Le Fonds monétaire internationale (FMI) a indiqué que la division de l’économie mondiale en deux blocs pourrait réduire le PIB mondial d’un montant considérable de 1.400 milliards de dollars (…). Pour les historiens qui pourraient nous écouter : Nous devons éviter une suite au 21e siècle du « piège de Thucydide » », a-t-il fait remarquer. Le piège de Thucydide est un concept de relations internationales qui désigne une situation où une puissance dominante entre en guerre avec une puissance émergente, la première étant poussée par la peur que suscite chez elle cette dernière du fait de sa montée en puissance. Autre problème, les tensions entre pays riches et en développement augmentent. « Je ne suis pas convaincu que le monde plus riche et ses dirigeants saisissent vraiment le degré de frustration et même de colère dans le Sud », a dit António Guterres, appelant à œuvrer pour mettre un terme à la colère des seconds sur la pandémie, le climat ou les questions financières.

Instaurer la confiance et adopter le multilatéralisme

Le chef de l’ONU a ainsi mis en garde contre les effets de cette « frustration et colère face à un système financier en faillite morale dans lequel les inégalités systémiques amplifient les inégalités sociétales ». Un système dans lequel la plupart des pays les plus pauvres du monde ont vu le service de leur dette monter en flèche de 35% rien que l’année dernière.
Plus globalement, la planète est loin d’être « dans le meilleur des mondes – et le monde est loin d’être uni ». Face aux « graves niveaux de division géopolitique et de méfiance jamais vus depuis des générations », il a estimé qu’il n’y avait pas « de solution parfaite dans une tempête parfaite ».
Mais le monde peut désormais « s’efforcer de limiter les dégâts et de saisir les opportunités qui se présentent ».
« Plus que jamais, il est temps de forger les voies de la coopération dans notre monde fragmenté », a conclu le Secrétaire général de l’ONU, exhortant la communauté internationale « d’adopter des institutions multilatérales, d’instaurer la confiance là où elle fait cruellement défaut, car le monde ne peut attendre ».
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Changements climatiques : comment les professionnels de la montagne s’adaptent à l’inéluctable

Particulièrement touchée par la crise climatique, la montagne est au cœur des changements de pratiques. Les divers acteurs de son économie y répondent par l’anticipation et la résilience.

Diversification des protéines, Extinction ou Régénération : 2023 peut-elle changer la donne ?

La crise environnementale actuelle nécessite une réponse mondiale qui permette la transformation de nos systèmes alimentaires et agricoles. Repenser notre alimentation fait partie intégrante de l’équation. Lors de la conférence Extinction ou Régénération organisée les 11 et 12 mai 2023 par l’ONG internationale CIWF, des intervenants de renommée mondiale partageront des solutions pour opérer la transition vers des systèmes agroécologiques et régénératifs, et pour accélérer la diversification nécessaire des protéines dans nos régimes alimentaires. Des millions de personnes s’intéressent de plus en plus activement à leur santé et leur régime alimentaire et Veganuary a enregistré une participation mondiale inédite. L’année 2023 pourrait-elle marquer un tournant dans notre alimentation et notre consommation de protéines alternatives ?

Un système alimentaire ubuesque…

Arrêtons de faire des tonnes de souffrance animale
Arrêtons de faire des tonnes de souffrance animale
Notre système actuel de production basé sur l’élevage industriel épuise les animaux, mais il a aussi des répercussions sur les êtres humains et la planète. Les constats sur les dommages collatéraux ne sont plus à démontrer : ses impacts négatifs sur la santé humaine, sur le climat et la biodiversité s’accélèrent.
Arrêtons de faire des tonnes d'émissions de gaz à effet de serre
Arrêtons de faire des tonnes d’émissions de gaz à effet de serre
La production alimentaire d’origine animale occupe la plus grande partie des terres agricoles, avec 87 milliards d’animaux terrestres élevés et abattus chaque année pour l’alimentation. À l’échelle mondiale, 36 à 40% des calories des cultures et jusqu’à 30% des prises de poissons sont utilisées pour nourrir les animaux d’élevage alors qu’elles pourraient servir à nourrir les hommes directement. People Food Security Nous produisons de telles quantités que nous pourrions nourrir jusqu’à 2 fois la population mondiale actuelle et un tiers de cette production est perdu ou gaspillé. Pourtant, si 1,9 milliard de personnes sont en surpoids ou obèses, plus de 820 millions de personnes ne mangent pas à leur faim. Injuste, absurde, défaillant, notre système alimentaire mondial est désormais dans une impasse.

Extinction ou Régénération !

Arrêrons de faire des tonnes de céréales issues de la déforestation
Arrêrons de faire des tonnes de céréales issues de la déforestation
Se détourner de la production de viande issue de l’élevage industriel, réduire notre consommation de protéines d’origine animale pour la réorienter vers des produits issus d’élevages durables et respectueux du bien-être animal et vers une plus large part de protéines alternatives, produites de manière responsable, favorise la transition vers une agriculture plus régénératrice et respectueuse de la nature, qui aide la faune et les sols à prospérer. In fine, cela participe au développement d’un système alimentaire mondial durable. C’est possible !

Conférence CIWF en mai 2023 à Londres

L’ONG internationale CIWF organise ainsi, avec ses partenaires, la conférence « Extinction ou Régénération » qui se tiendra les 11 et 12 mai au QEII Conference Centre de Londres (elle sera également disponible en ligne). Cette conférence rassemblera des experts et des parties prenantes du monde entier pour partager des solutions, notamment sur le potentiel des protéines alternatives, afin de soutenir la transformation du système alimentaire. Alors que les protéines végétales sont déjà largement disponibles, la viande cellulaire n’a, jusqu’à présent, été autorisée à la vente qu’à Singapour. 100 entreprises dans le monde, dont 30 en Europe, ont des projets d’innovation dans ce domaine. Fabriquée à partir de cellules prélevées sur des animaux sans qu’il soit nécessaire de les abattre et cultivées dans un environnement stérile, la viande cellulaire pourrait faire partie d’un ensemble de solutions, au même titre que les protéines végétales peu ou pas transformées, ou encore les produits de la fermentation. Le marché des protéines alternatives connaît une croissance rapide. Selon certaines estimations, il pourrait atteindre 17,9 milliards de dollars US d’ici 2025 et représenter 60% du marché mondial des 5 produits carnés d’ici 2040. Notre conférence offrira aux particuliers, aux organisations, aux entreprises et à d’autres experts une présentation des solutions possibles dans les domaines de l’environnement, de la santé publique, de l’agroalimentaire, des politiques alimentaires et nutritionnelles, de la conservation, de la finance et du bien-être animal. Des experts de renommée mondiale et des représentants de premier plan de différents secteurs présenteront et animeront les débats, notamment Olivier De Schutter, co-président de IPES-Food et ancien Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les Droits de l’Homme auprès des Nations Unies, Raj Patel, activiste et auteur primé, Vandana Shiva, activiste, universitaire et militante, John Webster, professeur émérite, Université de Bristol, ou Corinna Hawkes, directrice, Centre for Food Policy, City University de Londres.

A propos de CIWF

capture_d_e_cran_2023-01-19_a_11.24_23.png CIWF a été fondée en 1967 par un éleveur laitier britannique en réaction à l’intensification de l’élevage industriel. Depuis plus de 50 ans, CIWF milite pour le bien-être des animaux d’élevage et pour la mise en place d’un système alimentaire durable. Avec plus d’un million de sympathisants, CIWF a des représentants dans 11 pays européens, aux États-Unis, en Chine et en Afrique du Sud.
  • www.ciwf.org
  • www.ciwf.fr

 

Documents joints

Andry Rajoelina veut reboiser Madagascar

Madagascar a perdu plus de 40% de ses forêts naturelles au cours des huit dernières années. Et le rythme de la déforestation s’accélère, principalement à cause des incendies ravageurs. Pour protéger les forêts restantes, et restaurer ce qui est dégradé, le Président de la République malgache Andry Rajoelina mène depuis plusieurs années une large campagne de reboisement.

Reboiser Madagascar
Reboiser Madagascar

Madagascar est connu comme l’un des pays les plus riches du monde en termes de biodiversité. Son isolement biogéographique et la variété de ses climats et reliefs ont favorisé le développement de plus de 250 000 espèces dont 90% sont endémiques. 23 000 d’entre elles vivent dans les forêts tropicales humides (à l’est de l’île) et sèches (au sud et à l’ouest).

En l’espace de 8 ans, l’île a perdu 40% de sa couverture forestière (13 millions d’hectares) à cause des incendies. Plus inquiétant encore, cette déforestation est en forte accélération. La faune, la flore, mais également les habitants qui dépendent des écosystèmes forestiers, sont donc grandement menacés. Sans parler du rôle des forêts pour refroidir une planète en surchauffe.

Pour endiguer le phénomène, le Président de la République de Madagascar Andry Rajoelina mène depuis quelques années une campagne de reboisement. Pilotée par le ministère de l’Environnement et du Développement Durable, la campagne de 2022 a permis de reboiser plus de 73 000 hectares. Une performance saluée par WWF Madagascar, la campagne de reboisement en hausse comparée aux années précédentes venant illustrer l’investissement du Président et de son gouvernement pour reverdir durablement le pays.

WWF Madagascar - Forêt
WWF Madagascar – Forêt

« Nous devons redoubler d’efforts pour protéger les forêts naturelles qui restent, restaurer ce qui est dégradé, planter plus que ce qui est brûlé, et s’assurer que ce qui est planté devienne des forêts. Aujourd’hui, nous savons que les forêts sont une solution à portée de main pour rendre nos sols plus fertiles, pour assurer notre approvisionnement en nourriture et en énergie, pour purifier notre air », indique Voahirana Randriambola, coordinatrice du programme Empreinte chez WWF Madagascar. Elle ajoute que la campagne de reboisement de 2023 « est l’occasion de continuer à « reverdir Madagascar » ».

La nouvelle campagne annuelle va démarrer ce 28 janvier à Seranandavitra (commune rurale Ilaka-Est, District Vatomandry). Andry Rajoelina et le ministère de l’Environnement comptent y replanter des arbres sur une parcelle de 100 hectares. Les Directions Régionale du ministère sont également en train de préparer leur campagne dans les 22 régions de l’île. Des pépinières ont par ailleurs déjà été installées en octobre et distribuent gratuitement des jeunes plants aux Malgaches souhaitant planter des arbres durant la saison des pluies.

Ces initiatives gouvernementales s’inscrivent dans le droit fil des ambitions d’Andry Rajoelina. En effet, il entend relever le défi de la lutte contre le changement climatique par la préservation et de développement, en faisant par exemple de Madagascar un pays pionnier dans le « carbone bleu ».

 

 


 

Consommez moins, consommez mieux : un cahier d’activités Terre vivante pour passer à l’action

Un cahier pratique bourré de quiz, d’exercices, de défis à relever, seul ou en famille, pour apprendre à consommer moins et mieux. Avec de nombreuses informations permettant de calculer facilement son empreinte écologique et 60 actions concrètes pour repenser, pas à pas, ses habitudes. Les sphères principales de la vie quotidienne sont passées en revue : alimentation, habillement, hygiène, maison, argent, mobilité, numérique… Prêt à relever le défi de l’écologie au quotidien ?

L’association The Greener Good se mobilise depuis 2016 pour l’adoption de modes de vie plus durables, en mettant en lumière les alternatives existantes. Elle organise des événements comme des balades urbaines, des rencontres thématiques, des conférences, des ateliers pour le grand public ou les entreprises, ainsi que le Greener Festival (Lyon).


AVIS PHVA – Plateforme à haute Valeur Ajoutée

  • Public : familles, groupes, animations.
  • Utilité : très opérationnel pour le lien à soi, aux proches et au quotidien.

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64 pages – 6 € En librairies, magasins bio et sur www.terrevivante.org

Sommaire

  • Intro : Consommer moins et mieux, par où commencer ?
  • Opter pour une alimentation durable
  • S’habiller éthique et responsable
  • Bien choisir ses produits d’hygiène
  • Rendre son intérieur sain et écologique
  • Aller plus loin dans son quotidien
  • Faisons le bilan !

Liste des défis

  • Désencombrer son intérieur avec le Minsgame
  • Refuser le neuf pendant 1 mois !
  • Se passer de supermarché pendant 1 mois
  • Instaurer 1 jour végétarien hebdomadaire
  • Tester le batchcooking
  • Trier ses vêtements
  • Rendre ses commerçants plus responsables
  • Choisir un fournisseur d’énergies renouvelables
  • Réaliser une journée 100 % déconnectée
  • Ouvrir un livret d’épargne ou un compte éthique

Extraits

Bienvenue dans ce cahier d’activités ! Son objectif ? Vous accompagner dans votre transition vers une consommation plus responsable en termes écologique et social, et davantage en phase avec vos valeurs et vos envies.
Nous vous souhaitons un cheminement heureux, instructif et rempli de belles rencontres !

Embarquez à bord d’une nouvelle aventure !

Extrait de
Extrait de Consommez moins, consommez mieux

Dans notre société habituée à l’abondance, les obstacles entre le désir de posséder un produit et son acquisition ont été pratiquement gommés, le seul critère encore en jeu étant notre « pouvoir d’achat ». En quelques clics, ou au détour d’un rayon, tout est disponible quasiment immédiatement. La guerre aux prix bas ne reflète plus la technicité d’un produit, n’honore pas le travail réalisé par les personnes qui l’ont conçu ou fabriqué, et nous encourage à « consommer toujours plus pour être plus heureux ». Pourtant, ce plaisir reste éphémère et ne contribue en rien à notre épanouissement personnel, alors que l’accumulation sans limite, elle, menace comme jamais les équilibres écologiques de notre planète.

En 2020, 1,3 milliard de smartphones ont été vendus dans le monde (Cabinet IDC). Chaque année, ce sont au global environ 100 milliards de vêtements qui sont commercialisés (ADEME). Un tiers de la nourriture produite est gaspillée dans le monde. Cette consommation excessive pose évidemment de nombreuses questions écologiques.

Pour produire ces quantités astronomiques de produits continuellement mis sur le marché, on utilise des ressources souvent non renouvelables. La fabrication et l’acheminement des marchandises émettent des gaz à effet de serre qui accentuent le changement climatique et utilisent des substances parfois toxiques, qui impactent la biodiversité et notre santé. Se tourner vers une consommation plus respectueuse du climat, des écosystèmes et des personnes, qu’elles soient productrices ou consommatrices, s’avère aujourd’hui indispensable.

Avec ce cahier d’activités, nous vous proposons ainsi de repenser pas à pas votre consommation et votre mode de vie de manière générale. C’est une invitation à prendre le temps de vous interroger sur vos réflexes et habitudes, à déconstruire les idées reçues, à identifier ce qui a vraiment de la valeur à vos yeux, et à imaginer votre quotidien idéal et les étapes qui vous y conduiront. Parcourez cet outil à votre rythme, seul ou en famille, au gré des thématiques qui vous attirent particulièrement et, surtout, amusez-vous tout au long des activités proposées, puis faites-en profiter vos proches !

Consommation et grands enjeux

Voici quelques grands enjeux – parmi d’autres – sur lesquels vous allez agir en repensant votre consommation et vos actions quotidiennes. Vous retrouverez ces pictogrammes au fil du cahier, afin d’avoir conscience des enjeux sur lesquels vous agissez en mettant en place vos actions !

Changement climatique

Afin de maintenir des conditions favorables à la vie, il est nécessaire de limiter la hausse des températures et de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, dus en partie à nos façons de vivre (agriculture, énergie, transport…). Le plus efficace ? Rénovation thermique, transports décarbonés, alimentation plus végétale, consommation plus sobre !

Érosion de la biodiversité

La biodiversité, indispensable aux équilibres écologiques planétaires, nous fournit des services indispensables : oxygène, pollinisation, alimentation, bois… Nous devons la préserver en limitant nos consommations de produits nécessitant des pesticides ou issus de la surpêche et en réduisant nos émissions de polluants.

Bonne santé et bien-être

De nombreuses substances générées par les activités humaines polluent l’air, les sols et les eaux. Elles peuvent affecter le climat et notre santé : particules fines, microplastiques, métaux lourds, substances cancérigènes ou perturbateurs endocriniens… Nous pouvons les éviter en choisissant une mobilité active (vélo, marche) et des produits écoresponsables.

Raréfaction des ressources

Les croissances économique et démographique exercent une pression toujours plus grande sur les ressources naturelles, utilisées dans tous nos biens et appareils électroménagers et électroniques. Certaines se raréfient très rapidement. Nous devons les préserver en luttant contre le gaspillage et en privilégiant l’occasion et la réparation.

Justice sociale

Une grande partie des produits disponibles dans les rayons sont aujourd’hui cultivés ou manufacturés à des milliers de kilomètres de notre lieu de résidence. Les conditions de travail et de juste rémunération ne sont pas toujours assurées. Nous pouvons privilégier des produits équitables.

Questions à poser pour sensibiliser votre entourage.

Extrait de Consommez moins, consommez mieux : un cahier d’activités Terre vivante pour passer à l’action
Extrait de Consommez moins, consommez mieux : un cahier d’activités Terre vivante pour passer à l’action

Questions / réponses et sources :

  • Quelle est l’empreinte carbone moyenne d’un·e Français·e par an ? (en tonne d’équivalent CO2)
    • 9,9 tonnes d’équivalent CO2 en 2022
    • Source : Empreinte carbone française moyenne, comment est-elle calculée ? MyCO2, Carbone4 – 2022
  • Combien de kilos de déchets ménagers sont générés en moyenne chaque année par un·e Français·e ?
    • 430 kg de déchets ménagers en 2018.
    • Source : Déchets chiffres clés – ADEME – 2021
  • Combien d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées en France ?
    • 2 430 espèces soit environ 1/5 de toutes les espèces recensées en France.
    • Source : Liste rouge des espèces menacées en France – UICN – 2020
  • Combien l’ensemble des ouvriers bangladais ayant participé à la confection d’un jean vendu 60 € sont-ils rémunérés pour leur travail ?
    • 1,2 € soit seulement 1 à 3 % du prix d’un jean reversé aux ouvrier·es du textile.
    • Source : Institut Français de la Mode
  • Si tout le monde vivait comme un·e Français·e, combien de planètes faudrait-il pour subvenir à nos besoins, en termes de ressources ?
    • 2,9 planètes pour la France en 2021 et 1,75 planète pour le monde
    • Source : National Footprint Accounts – Global Footprint Network – 2022
  • Quelle consommation d’énergie représente la réception de 39 e-mail ? (Moyenne journalière française)
    • 20,5 kW/h soit 1 ampoule basse consommation allumée pendant 5h par jour toute l’année.
    • Source : Du Clic au Déclic – QQF – 2021
  • Combien de grammes de plastique ingère-t-on en moyenne chaque semaine ?
    • 5 grammes de plastique soit l’équivalent d’une carte de crédit chaque semaine !
    • Source : De la nature aux humains, jusqu’où iront les plastiques ? – WWF – 2019
  • Combien d’hectares de forêts disparaissent chaque année dans le monde ?
    • 13 millions d’hectares par an soit l’équivalent de 10 terrains de foot toutes les 15 minutes.
    • Source : Les chiffres de la déforestation – RFI – 2018

Désencombrer son intérieur… et son esprit !

Extrait de
Extrait de

Nous sommes entourés de nombreux objets. Pourtant, les objets “dormants”, inutilisés, sont un grand gâchis : ils pourraient servir à d’autres, ou être utilisés pour la fabrication de nouveaux produits et éviter l’utilisation de nouvelles ressources. Vive l’économie circulaire ! Aujourd’hui, place au tri et au désencombrement.

  • 1 » Choisissez 3 catégories d’objets que vous souhaitez trier en priorité (vêtements, livres, vaisselle, matériel électronique…). C’est parti !
  • 2 » Rassemblez tous les objets d’une même catégorie en 3 groupes
  1. . À définir : prenez chaque objet un à un et posez-vous les questions suivantes : quand l’ai-je utilisé pour la dernière fois / Quand vais-je le réutiliser ? Cet objet m’apporte-t-il de la joie / A-t-il une valeur sentimentale ? Vous saurez alors quels objets sont à garder et à donner, vendre ou jeter.
  2. . Ce que je garde : rangez soigneusement les objets que vous gardez, en tâchant d’attribuer un espace de rangement à une catégorie d’objets donnée. Profitez de votre espace désencombré ! Pour les adeptes du « je le garde… au cas où », demandez-vous ce qui se passerait si vous n’aviez pas cet objet au moment où vous pensez en avoir besoin. Peut-être qu’un autre objet pourrait faire l’affaire ou que vous pourriez l’emprunter.
  3. . Ce que je ne garde pas : donnez une seconde vie aux objets que vous ne souhaitez pas garder (don, revente, collecte…) ou amenez-les dans les points de collecte dédiés. Attention ! Une fois les objets dont nous ne voulons plus mis de côté, il arrive fréquemment de les laisser traîner dans un coin en se disant « je m’en occuperai plus tard ». Ne nous arrêtons pas en si bon chemin !
  • À l’issue de votre tri, indiquez le nombre d’objets dont vous vous séparez dans les 3 catégories notées ci-dessus.
  • Repérez les lieux près de chez vous qui peuvent récupérer vos objets (Boîte à dons et à livres, Recyclerie, Déchèterie …), notez leur adresse et convenez dès à présent d’une date de dépôt.

Pour aller plus loin, vous pouvez appliquer le principe du désencombrement à d’autres domaines de votre vie comme votre agenda, votre esprit… et ne garder que l’essentiel. Bienvenue dans l’ère du minimalisme !

Quelques ressources pour vous aiguiller
• La magie du rangement, Marie Kondo (2016)
• Vivre avec moins pour vivre heureux, Les écolo Humanistes (2019)
• L’art de la simplicité, Dominique Loreau(2019)

LE MINSGAME ! :

Ce défi, sur 30 jours, consiste à faire sortir de chez vous : 1 objet le 1er jour, 2 objets le 2e… jusuqu’à 30 objets le 30e jour ! Au final, ce sont 465 objets dont vous vous serez débarrassé !

Mini-défi : commencez par une période de 10 jours (55 objets).

Plonger dans ses consommations d’eau et d’énergie

Extrait de
Extrait de

Adopter de nouveaux comportements en matière de consommation d’eau et d’énergie, c’est limiter l’utilisation de ressources, préserver le climat, et réduire sa facture. Les 3 piliers d’une énergie “verte” ? Sobriété, efficacité et énergies renouvelables.

Reportez vos consommations de vos 3 dernières factures et refaites l’analyse de vos consommations dans 1 an.

– Rendez-vous sur le Guide des 100 écogestes

C’EST L’HEURE DES ÉNERGIES RENOUVELABLES !

À l’aide du Guide de l’électricité verte de Greenpeace ou du site de l’association Qui Est Vert, optez pour un fournisseur d’énergies renouvelables.

Faire le point sur ses appareils électriques

Électroménager, outils pour bricoler, accessoires de bien-être… Le nombre d’appareils électriques accumulés peut être vite conséquent : chaque foyer possède en moyenne 100 appareils électriques !

  • Listez ceux que vous n’utilisez plus (en double, non utilisés, cassés…) – hors numérique (on y vient après) – et faites de la place ! Pour vous aider, rendez-vous sur le site longuevieauxobjets.gouv.fr.
  • Besoin de remplacer un appareil ou d’en utiliser un nouveau ? L’achat neuf n’est pas la seule option ! Explorez les solutions d’économie circulaire. Usages recherchés, Alternative au neuf, Vers qui ou quel service (coudre, percer, nettoyer…) (emprunt, location, occasion…) se tourner ?

Ressources utiles :
> Électroménager et appareils reconditionnés : envie.org, murfy.fr, label-emmaus.co
> Prêts et dons dans son quartier : application Smiile

Rendre son intérieur sain et écologique

Notez au moins une action à mettre en place par pièce de votre logement :

  • 1. Salon : ex. J’installe des rideaux épais.
  • 2. Cuisine : ex. Je dégivre mon congélateur.
  • 3. Chambre : ex. Je n’utilise que des ampoules basse consommation ou des LED.
  • 4. Bureau : Je débranche la box internet la nuit.
  • 5. Salle de bain : ex. Je prends une douche de moins de 5 minutes.

Terre vivante

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Il y a 40 ans, nous semions la première graine d’écologie…

Créée en 1979 par un groupe d’ingénieurs et de passionnés, Terre vivante invite à préserver l’environnement au quotidien. En 1980, paraît le premier numéro du magazine Les 4 Saisons – Jardin bio, permaculture et alternatives, bimestriel 100 % bio, 100 % pratique. Il compte aujourd’hui 30 000 abonnés et est disponible en kiosque.

Puis des livres proposent des solutions concrètes et faciles à mettre en œuvre pour jardiner bio, manger sain, construire de façon écologique et se soigner au naturel. Aujourd’hui, le catalogue comprend plus de 300 ouvrages rédigés par des praticiens, des techniciens, des scientifiques, des journalistes spécialisés : tous les sujets sont traités et testés avec l’ambition de faire avancer l’écologie.

Depuis sa création, Terre vivante imprime ses livres, son magazine ainsi que tous ses documents en préservant au maximum l’environnement : papier recyclé ou certifié PEFC, avec des encres à base d’huiles végétales, chez des imprimeurs respectueux de l’environnement, dont 95 % localisés en France. D’autres démarches visent à limiter l’empreinte écologique de Terre vivante (bâtiments économes en énergie, chauffage au bois, lombricompostage, tri des déchets, promotion des vélos électriques, etc.).

En 1994, Terre vivante créée un Centre écologique de 50 hectares au pied du Vercors. Foisonnant d’idées et de créativité, les potagers et les jardins sont de véritables petits laboratoires participant au changement de notre société, pensés comme de petits écosystèmes : aucun produit chimique n’est utilisé, les eaux de pluie sont récupérées, l’accueil des animaux auxiliaires est largement favorisé. L’équipe de jardiniers fait bénéficier Les 4 Saisons, la maison d’édition et les visiteurs de son expérience. De mars à octobre, le Centre propose des stages pour mettre en application les techniques proposées dans les publications. Il accueille également les particuliers, les professionnels et les scolaires.

Terre vivante est une coopérative (SCOP) employant 30 salariés. Elle est donc largement engagée dans la mise en valeur de l’environnement et du développement durable. Sa mission principale est la transmission de savoir-faire pour une écologie positive et à la portée de tous.

La SCOP en vidéo

 

L’agriculture à l’heure des choix, un dossier des Cahiers Français

La France est historiquement un grand pays d’agriculture mais elle est aujourd’hui face à un triple défi : économique, sanitaire et écologique. Le modèle d’agriculture industrialisé a montré ses limites en termes de protection des écosystèmes, interrogeant dès lors la nécessité de se tourner vers de nouveaux modèles de production, plus durables, fondés sur des circuits courts ou locaux. La pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine ont accéléré cette prise de conscience. Mais comment la France peut-elle continuer à nourrir sa population à un coût acceptable, sans dommages pour l’environnement tout en permettant aux agriculteurs de gagner décemment leur vie ? Quel rôle l’Union européenne peut-elle jouer en faveur de la souveraineté alimentaire ?
L’agriculture à l’heure des choix, un dossier des Cahiers Français
L’agriculture à l’heure des choix, un dossier des Cahiers Français
Ce numéro de Cahiers Français aborde de manière transversale les différents enjeux qui touchent à l’agriculture, afin de comprendre les mutations et perspectives du secteur, ainsi que le rôle joué par les pouvoirs publics dans cette transformation en France et en Europe. Les défis environnementaux sont largement traités notamment au travers des avancées en recherche et développement pour réduire les nuisances (pesticides, engrais chimiques…).
L’agriculture à l’heure des choix, un dossier des Cahiers Français
L’agriculture à l’heure des choix, un dossier des Cahiers Français
Sommaire du Dossier
  • Les agricultures françaises : enjeux et défis. Monique Poulot
  • Vers une souveraineté alimentaire durable en France et dans l’Union européenne ? Cécile Détang-Dessendre, Philippe Mauguin
  • L’agriculture peut-elle être durable et responsable ? Sylvie Brunel
  • Les nouveaux visages de la production agricole française. François Purseigle, Cécile Gazo
  • Quel bilan dresser de la PAC ? Sophie Thoyer, Pauline L’Ecole
  • L’innovation à l’heure de la troisième révolution agricole. Catherine Regnault-Roger
  • Agriculture biologique : le défi de la transition. La rédaction de vie-publique.fr
  • Les paysans à l’écran : quelles représentations ? Isabelle Marinone
L’agriculture à l’heure des choix, un dossier des Cahiers Français
L’agriculture à l’heure des choix, un dossier des Cahiers Français

Édito

Réussir l’ambitieuse transition agroécologique Cultivateurs de céréales, de fruits et de légumes, éleveurs de bovins, d’ovins, de volailles ou de palmipèdes, fabricants de fromages, de confitures, de vins et de bien d’autres produits encore, les agriculteurs sont les premiers artisans de notre alimentation. L’agriculture française, qui a longtemps occupé l’une des trois marches du podium mondial des exportateurs, doit aujourd’hui relever de nombreux défis pour enrayer son relatif déclin. Il ne s’agit plus pour elle de nourrir coûte que coûte la population. Les exigences environnementales et sanitaires, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, largement ignorées jusqu’à la fin du xxe siècle, s’imposent désormais. Produire autant, mais selon des règles plus strictes, et à des coûts acceptables pour la population, tout en faisant vivre décemment ses producteurs… Telle est l’équation ô combien difficile à résoudre pour l’agriculture du xxie siècle. Pour indispensable qu’il soit, le soutien de la politique agricole commune (PAC) ne peut désormais suffire. Des choix essentiels doivent être faits pour adapter les cultures au réchauffement climatique, innover afin de remplacer les engrais chimiques et les pesticides, rechercher une montée en gamme plus porteuse sur le marché mondial. Ce numéro de Cahiers français vise à comprendre à quelles conditions de tels choix peuvent être bénéfiques aussi bien pour l’agriculture, les consommateurs et l’écosystème. En dehors de ce dossier, nous nous intéressons à la politique hospitalière et aux moyens de lutter contre le harcèlement sur Internet. Enfin, nous revenons sur la création voilà soixante ans d’un instrument clé au service de l’aménagement du territoire, la Datar. Cahiers français

Cahiers français, une revue des éditions La Documentation française

arton867.png?1666602298 La revue Cahiers français aborde les grands sujets qui nourrissent le débat public. Illustrés par des infographies et de nombreuses photographies, ses articles courts et ses fiches pratiques permettent de mieux comprendre les questions de société, d’économie et de politique.

À propos de la DILA

capture_d_e_cran_2023-01-18_a_16.27_02.png La direction de l’information légale et administrative (DILA) est une administration centrale placée sous l’autorité de la secrétaire générale du Gouvernement au sein des services du Premier ministre. Elle exerce les missions de diffusion légale, d’information administrative et d’édition publique et, à ce titre, gère les sites legifrance.gouv.fr, service-public.fr, vie-publique.fr, boamp.fr et bodacc.fr, journal-officiel.gouv.fr. Elle est également un éditeur public avec la marque La Documentation française et propose à ses partenaires publics des prestations d’édition et d’impression, avec son activité d’imprimerie. – www.dila.premier-ministre.gouv.fr

 

Ça suffit ! Les énergies fossiles à l’origine des changements climatiques.

Difficile de rester optimiste quand on voit que les catastrophes climatiques n’épargnent aucun continent – de la famine qui menace des millions de personnes en Afrique de l’Est à la destruction de la forêt amazonienne. Face à cela, nous sommes notre plus grand espoir: nous sommes des millions à avoir l’envie de nous battre pour faire agir les responsables politiques et les dirigeants des grandes compagnies. Il est temps de mettre ces PDG au pied du mur: en 2023, leur impunité est terminée. Mobilisons-nous, tous ensemble ! 47341_44984_Greta_BOS8_06.png Chères amies, chers amis, Ça suffit ! Décennie après décennie, les PDG du gaz et du pétrole trompent le grand public sur l’impact des énergies fossiles qui font surchauffer la planète. Et pourtant, sous nos yeux, la forêt brûle, les inondations et les sécheresses tuent. Ces PDG seront présents cette année encore au sommet économique de Davos, en Suisse. Ils prétendront se soucier de la planète… tout en continuant de lancer de nouveaux forages et d’engranger des milliards. Nous allons nous aussi nous rendre en Suisse et leur remettre une lettre de mise en demeure pour les pousser à abandonner les nouveaux projets de forage. Soyons des millions à leur dire que nous voyons clair dans leurs mensonges. Signez maintenant !

Lettre aux PDG des multinationales des énergies fossiles présents à Davos

Ça suffit ! Les énergies fossiles à l'origine des changements climatiques.
Ça suffit ! Les énergies fossiles à l’origine des changements climatiques.
Mmes et MM. les PDG des multinationales des énergies fossiles, Nous vous mettons en demeure d’arrêter immédiatement l’ouverture de nouveaux sites d’extraction de pétrole, de gaz ou de charbon et de cesser de bloquer la transition vers les énergies propres dont nous avons toutes et tous besoin. Nous savons que vos entreprises:
  • SAVAIENT depuis des dizaines d’années que les énergies fossiles sont à l’origine de changements climatiques catastrophiques
  • ONT TROMPÉ le public et les investisseurs sur les évaluations scientifiques des risques climatiques
  • ONT MENTI aux responsables politiques à l’aide d’informations visant à semer le doute et retarder les solutions.
Vous devez mettre fin à ces activités qui bafouent notre droit fondamental à un environnement propre, sain et durable et qui méprisent les droits des personnes autochtones. Sans une action immédiate de votre part, les citoyens du monde entier envisageront de lancer des procédures en justice pour que vous répondiez de vos actes. Sachez aussi que nous continuerons à manifester dans les rues par milliers.
> JE SIGNE

Pour en savoir plus

A propos d’Avazz

Avazz
Avazz
Avaaz est un réseau citoyen international de 70 millions de membres qui mène des campagnes pour que les opinions et les valeurs des peuples pèsent sur les décisions mondiales. Avaaz signifie « voix » dans de nombreuses langues. Nos membres sont issus de tous les pays du monde; notre équipe est répartie sur 18 pays et 5 continents et travaille dans 17 langues. – www.avaaz.org/fr

 

Des dirigeants engagés pour une économie régénérative d’ici 2030

Que se passerait-il si les décideurs économiques prenaient le temps de comprendre notre dette écologique aussi bien qu’ils maîtrisent leur compte d’exploitation ? Si l’intelligence collective de tous les secteurs de l’économie s’engageait pour revoir l’ambition environnementale ? Si l’invention d’un futur désirable et soutenable pour la prochaine décennie comptait plus que la recherche d’une rentabilité maximale au prochain trimestre ? La Convention des Entreprises pour le Climat réunit des décideurs économiques pour répondre à ces trois questions. Elle les embarque pour réconcilier l’économie et le vivant. Elle parle leur langage : celui des faits, des chiffres, des perspectives. Avec la première déclinaison territoriale en Provence Corse, la CEC raconte ce que la France peut accomplir lorsque ses énergies et ses industries convergent vers un même but : imaginer, concevoir et mettre en œuvre des solutions capables de résoudre la dissonance entre effondrement écologique et priorités économiques.

capture_d_e_cran_2023-01-17_a_15.27_20.png
La CEC : une communauté de dirigeants engagés pour rendre irrésistible la bascule d’une économie extractive à une économie régénérative d’ici 2030

QU’EST-CE QUE LA CEC ? Une réinvention de l’intérieur

  1. Que se passerait-il si les décideurs économiques avaient et prenaient le temps de comprendre notre dette écologique aussi bien qu’ils maîtrisent leur compte d’exploitation ?
  2. Que se passerait-il si l’on engageait l’intelligence collective de tous les secteurs de l’économie pour revoir l’ambition environnementale que chacun porte individuellement ?
  3. Que se passerait-il si l’on donnait la priorité à l’invention d’un futur désirable et soutenable pour la prochaine décennie plus qu’à la recherche d’une rentabilité maximale pour le prochain trimestre ?

La vocation de la CEC ou Convention des Entreprises pour le Climat est de réunir 150 décideuses et décideurs économiques pour répondre à ces trois questions. Elle les embarque pour un voyage de réconciliation de l’économie et du vivant. Elle parle leur langage : celui des faits, des chiffres, des perspectives. Durant huit mois, ils vivront une traversée originale et inédite. Recrutés pour leur sincérité, l’association CEC souhaite les voir arriver à quai avec l’énergie de la réinvention.

En mobilisant 150 entreprises et presque autant de secteurs d’activité, la CEC raconte ce que la France peut accomplir lorsque le foisonnement de ses énergies et de ses industries convergent vers un même but.

La CEC est née d’un constat : l’urgence nous impose de prendre le temps pour imaginer, concevoir et mettre en œuvre des solutions capables de résoudre la dissonance entre effondrement écologique et priorités économiques.

VISION

La transition écologique ne se fera qu’avec l’engagement maximal des entreprises et des entrepreneurs. Cela vaut au niveau global et national, mais plus encore au niveau territorial. Depuis la crise sanitaire, les acteurs économiques sont perçus comme les acteurs clés des défis actuels. S’ils ont les clés pour prendre la mesure de l’ampleur du défi écologique, les leaders économiques sauront construire, en coopérant au niveau territorial, des solutions à la hauteur des enjeux.

MISSION

Donner aux leaders économiques les clés, scientifiques et humaines, pour prendre la mesure du défi écologique : c’est la mission de la CEC, tant dans sa première édition nationale que dans les parcours territoriaux. Les parcours CEC mixent ambition – car le défi est majeur, radicalité – exigée par le niveau des enjeux et enthousiasme – c’est le moteur de l’action entrepreneuriale. Avec les leaders économiques qui s’engagent dans la CEC, nous voulons rendre irrésistible le passage à une société et une économie soutenables et désirables.

QU’EST-CE QUE L’ÉCONOMIE RÉGÉNÉRATIVE ?

EXTRAIT RAPPORT CEC

Régénérer, c’est aller au-delà de la réduction d’impacts négatifs ou de leur neutralisation pour s’engager vers la génération d’impacts positifs nets pour les écosystèmes et la société.

Un exemple ? Pocheco, entreprise française de production d’enveloppes et sacs en papier, a largement modifié son système de production, ses infrastructures et ses chaînes d’approvisionnement. Substitution des encres et colles à solvant par des alternatives végétales, désartificialisation des sols, végétalisation des toitures, récupération d’eau de pluie, climatisation adiabatique mimant les structures alvéolaires des ruches d’abeille, mise en œuvre d’une forêt et d’un jardin nourricier sur site, phytoépuration, approvisionnement de papier via les plus hauts standards en matière de forêts durablement gérées… sont autant de pratiques régénératives vertueuses qui s’avèrent être économiquement rentables pour l’entreprise (ROI et payback après 7 ans seulement).

Rapport final de la première Convention des Entreprises pour le Climat

CEC Provence Corse : Placer les acteurs économiques au cœur de la transition

SAMUEL ROCHER - CEO de Cybernetix, Groupe Technip Energies
SAMUEL ROCHER – CEO de Cybernetix, Groupe Technip Energies

TÉMOIGNAGE DE SAMUEL ROCHER – CEO de Cybernetix, Groupe Technip Energies :
« J’étais conscient des enjeux climatiques avant de rejoindre la CEC, mais je ne savais honnêtement pas par où prendre le problème. La CEC m’a permis d’approfondir ma compréhension des enjeux, m’a équipé d’un point de vue méthodologique, et, surtout, m’a fait prendre conscience de l’urgence de prendre le temps nécessaire pour définir une feuille de route ambitieuse et embarquer l’écosystème de l’entreprise. J’ai aussi rejoint un collectif de dirigeants d’une diversité et d’une bienveillance rares, à l’énergie incroyable, et déterminé à se prendre en main pour accélérer. Le projet de redirection de Cybernetix donne du sens à notre action et est un formidable vecteur d’adhésion au projet de l’entreprise.

NICOLAS CHABERT - Fondateur d’Agence E+P
NICOLAS CHABERT – Fondateur d’Agence E+P

TÉMOIGNAGE DE NICOLAS CHABERT – Fondateur d’Agence E+P :
Cette participation à la CEC m’a permis de mieux comprendre les enjeux de mon entreprise et de renforcer ma motivation pour changer les choses. Lors de la session 1, les différents exposés et le niveaux de présentation m’ont permis de comprendre que la transformation de nos organisations, pour passer d’une économie d’extraction vers une économie régénératrice étaient une obligation. Les sessions qui ont suivi nous ont permis collectivement de construire des feuilles de routes, de bâtir une vision intégrant parfaitement les enjeux climatique et sociaux.”

XAVIER OUVRARD - Chairman & CEO, Babilou Family
XAVIER OUVRARD – Chairman & CEO, Babilou Family

TÉMOIGNAGE DE XAVIER OUVRARD – Chairman & CEO, Babilou Family :
La CEC est une incroyable opportunité d’accélérer notre transformation écologique. Chez Babilou, on a dans les gènes une dimension de sustainability. Mais la CEC nous a donné un coup de fouet, en nous faisant prendre conscience de la dimension du changement nécessaire et en nous donnant une vision sur un certain nombre de dossiers concrets. Elle nous a questionné sur le niveau de profondeur de nos actions, et nous a poussé à évoluer vers un modèle d’entreprise régénérative. J’habite Aubagne, dans notre territoire magique et unique. Si on peut vous aider, c’est avec plaisir. Bon courage, et à votre écoute !« 

NOEL BAUZA - Fondateur de Zei
NOEL BAUZA – Fondateur de Zei

TÉMOIGNAGE DE NOEL BAUZA – Fondateur de Zei :
 » Pour côtoyer de nombreux chefs d’entreprise que je pousse à l’engagement, je peux témoigner que les pousser à réfléchir à transformer leur modèle n’est facile… Mais le parcours CEC y arrive de manière extrêmement efficace ! En mélangeant des formations scientifiques et des ateliers plus humains, la CEC arrive à faire bouger les dirigeants de toutes tailles et secteurs. Même en ayant une activité dans l’impact, la CEC m’a permis de réfléchir à comment aller encore plus loin. Chaque session est intense, mais je les attends avec enthousiasme car on s’y amuse aussi beaucoup, et c’est l’occasion de revoir les amis que l’on rencontre sur place et qui partagent cette envie de contribuer à faire face à l’urgence climatique. “


Tribune collective : « Si tout le monde utilise le mot “régénératif”, le risque est qu’il se banalise et se vide de son sens »

Publiée le 26 août 2023 dans Le Monde, cette tribune signée par un collectif d’une trentaine d’entreprises, associations et activistes, dont Elisabeth Laville, Cyril Dion, Audrey Pulvar, Dominique Bourg, Corinne Lepage, Biocoop, Lea Nature, Davines, Loom, la FNAB et la Regenerative Organic Alliance, alerte sur l’usage tous azimuts du terme « régénératif », un concept puissant, mais progressivement vidé de son sens historique par le « business as usual


CEC Provence Corse : la première déclinaison CEC sur les territoires

CEC Provence Corse : la première déclinaison CEC sur les territoires
CEC Provence Corse : la première déclinaison CEC sur les territoires

70 entreprises & institutions de Provence Corse, 140 Dirigeants et Planet Champions rejoignent le mouvement de la CEC qui place les entreprises au coeur de la transition, réalisent un parcours pour repenser leurs modèles d’affaires dans le cadre des limites planétaires Et accélèrent la transition du territoire Provence Corse

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Des entreprises de toutes tailles, représentant 7 Milliards de CA et plus de 100 000 collaborateurs, majoritairement indépendantes, avec une grande diversité

DU BUSINESS AS USUAL À LA RÉGÉNÉRATION

Un parcours en 6 étapes de Janvier à Octobre 2023

  1. CONSTAT & MONDE D’APRES : Faire vivre un processus en U et créer une bascule personnelle.
  2. NOUVEAU CAP VERS LE RÉGÉNÉRATIF : Questionner sa raison d’ être, comment réintégrer son activité, son modèle dans les limites planétaires et comment devenir éco-compatible ?
  3. ENTREPRENDRE AVEC LE VIVANT : Reconnecter son cœur business avec le vivant, explorer un nouveau récit et son cap à visée régénérative.
  4. NOUVELLE BOUSSOLE : Créer de la valeur environnementale et sociale, réinventer sa performance et la mesurer. Indicateurs et partage de la valeur.
  5. COOPÉRER AVEC SES ÉCOSYSTÈMES : Sensibiliser, mobiliser et embarquer toutes les parties prenantes internes et externes et s’ouvrir à d’autres coopérations sur le territoire.
  6. PRENDRE SON ENVOL : Finaliser les feuilles de route, les projets coopératifs territoriaux et célébrer la fin du parcours et l’envol vers ce nouveau chemin.
Top départ CEC Provence Corse - 17 janvier 2023
  • CONSTAT & MONDE D’APRÈS

Poser l’état des lieux des constats scientifiques et favoriser la prise de conscience des enjeux environnementaux et sociaux aux échelles planétaires et territoriales. Partager l’urgence de la transition, projection dans l’action, pouvoir et courage d’agir en tant que dirigeant et individu

  • NOUVEAU CAP RÉGÉNÉRATIF

Questionner sa raison d’être, comment réintégrer son activité dans les limites planétaires. Début des contours d’un nouveau modèle économique soutenable, désirable et respectueux du vivant.

  • ENTREPRENDRE AVEC LE VIVANT

Explorer et itérer vers de nouveaux modèles économiques régénératifs du vivant : communs, permaculture, bio-inspiration…
Se donner un nouveau récit et un cap à visée régénérative horizon 2030 qui retrouve un ancrage dans les territoires, dans une dynamique écosytémique.

  • NOUVELLE BOUSSOLE

Définir les modalités régénératives de transformation de son organisation.
Explorer de nouveaux outils au service de la transition. Créer de la valeur environnementale et sociale, réinventer sa performance. Mesurer ce qui compte vraiment et ce qui ne se mesure pas.

  • COOPÉRER AVEC LES ÉCOSYSTÈMES

Opérer une transformation écologique qui embarque un écosystème
Embarquer et mobiliser toutes les parties prenantes internes et externes, s’ouvrir à d’autres coopérations sur le territoire.

  • PRENDRE SON ENVOL

Finaliser les feuilles de route, les projets coopératifs territoriaux. Faire le bilan de ce qu’on a appris et construit pendant 5 sessions et 10 mois.
Célébrer la fin du parcours et l’envol vers ce nouveau chemin.

DU BUSINESS AS USUAL À LA RÉGÉNÉRATION
DU BUSINESS AS USUAL À LA RÉGÉNÉRATION
  • LIVRABLES
  • 60 feuilles de routes concrètes et ambitieuses de redirection écologique vers un modèle régénératif pour repenser son modèle d’affaire dans le cadre des limites planétaires
  • Récits des sursauts vécus entre le début et la fin de parcours témoignant des transformations personnelles
  • 3 projets coopératifs de résilience territoriale à forte contribution environnementale et concrets co-construits et livrés par les participants à l’issue du parcours

Décorréler les prix de l’électricité de ceux du gaz : mission impossible  ?

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Depuis le début de la crise énergétique, les propositions fleurissent pour détacher les prix de l’électricité de ceux du gaz. Selon Nicolas Goldberg et Antoine Guillou, l’heure n’est pas au grand retour arrière mais à cerner correctement les problèmes et à les corriger. Premier problème : les marché de gros n’envoient pas les bons signaux d’investissement. Second problème : les marchés de détail reportent sur le consommateur final la volatilité des prix de gros dont ils devraient les protéger. Pour corriger ces défaillances, il faut donner davantage de visibilité aux opérateurs, généraliser les contrats de long terme et mettre en place une régulation plus exigeante.

Orientations, conditions et mesures pour favoriser l’évolution de la société vers la sobriété, un avis du CESE

Avis « Quelles politiques pour favoriser l’évolution de la société vers la sobriété ? »
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté ce jour en séance plénière son avis intitulé « Quelles politiques pour favoriser l’évolution de la société vers la sobriété ? ». Le changement climatique et la perte de biodiversité imposent une transition rapide et forte qui interroge nos sociétés et nos modes de vie dans toutes leurs composantes et impose d’aller vers plus de sobriété. Il y a urgence à agir. Or, les déclarations de principe sur la nécessité absolue d’une transition écologique se heurtent régulièrement à des choix économiques et sociaux, voire à des résistances incompatibles avec les limites planétaires. Définissant la sobriété comme « un ensemble de mesures, d’organisations collectives et de pratiques du quotidien qui évitent et réduisent la demande en énergie, matériaux, sol et eau tout en assurant le bien- être pour toutes et tous dans les limites planétaires », le CESE a souhaité se saisir de cet enjeu crucial et interroger les problématiques d’inégalités, de justice sociale et de juste allocation des efforts à accomplir pour faire évoluer la société vers une sobriété choisie, possible et désirable. Synthèse de l’avis Favoriser l’évolution de la société vers la sobriété En parallèle de ses travaux, le CESE s’est appuyé sur un dispositif de participation citoyenne, afin de recueillir la perception de toutes et tous de la sobriété, pour en définir des principes d’action et des leviers de développement. 5200 citoyennes et citoyens ont répondu à un questionnaire en ligne sur cette question, et contribué, via un atelier de convergences, à huit des dix-neuf préconisations formulées dans l’avis visant à :
  • Garantir une sobriété juste : Le CESE préconise de prendre en compte et d’agir contre les inégalités sociales et de genre dans la conception des politiques de sobriété et dans les mesures visant à les faire connaitre, afin de s’adresser aux différents publics dans leur diversité, en associant les personnes en situations de pauvreté.
  • Promouvoir une démocratie représentative et participative au service de la sobriété : Le CESE préconise la mise en place d’un dispositif pérenne de participation des habitantes/habitants et autres parties prenantes via les instances territoriales existantes, et l’organisation d’un débat national visant à définir les critères de répartition des efforts. Il recommande de prévoir au niveau régional un accompagnement des collectivités dans leurs projets de sensibilisation aux problématiques en lien avec la sobriété et une coordination entre les collectivités, les services régionaux et le monde éducatif notamment.
  • Agir sur l’offre et la demande : Le CESE recommande d’inscrire la sobriété dans les politiques et la législation européennes et de promouvoir les ajustements nécessaires des politiques structurantes vis-à-vis des enjeux de sobriété, notamment au travers du marché intérieur, du droit de la concurrence et des traités de libre-échange. Il appelle à impliquer toutes les parties prenantes dans les entreprises et administrations en privilégiant un dialogue social de proximité sur les conséquences environnementales des décisions de l’entreprise en matière de sobriété. Il propose de prendre en compte la sobriété dans les rapports d’activité des entreprises et de l’intégrer dans les critères d’attribution des aides relatives à la transition écologique en tenant compte de la taille de celles-ci, pour mettre en œuvre une comptabilité environnementale. Pour infléchir l’évolution des modes de consommation, il appelle à promouvoir l’information sur la sobriété, à mettre en place un affichage environnemental à deux niveaux afin de toucher l’ensemble de la population, et à renforcer la régulation de la publicité.
  • Mettre en œuvre la sobriété dans le temps et dans l’espace : Le CESE préconise d’inscrire la sobriété au cœur de la planification écologique aux échelles nationale et locales, en fixant une trajectoire et des points d’étapes chiffrés par secteur et en prévoyant un accompagnement des acteurs publics, privés et associatifs. Il préconise d’inciter les parties prenantes à négocier des accords sur l’organisation du travail (temps e travail, télétravail, plans de mobilité…) dans le cadre du dialogue social au niveau pertinent.
  • De la société de consommation à la société de bien-être : construire de nouveaux récits partagés : Le CESE recommande de reconnaître et de conforter le rôle et l’apport des initiatives citoyennes et associatives pour mettre en place et favoriser la diffusion des actions de sobriété, ainsi que de créer et soutenir des projets de sobriété territoriaux. Il propose l’élaboration d’un message positif à porter sur la sobriété, orienté vers le mieux-vivre en accompagnant les changements de mode de vie. Il recommande de développer un imaginaire souhaitable de la sobriété et d’encourager sa mise en œuvre concrète, en prévoyant le financement d’une offre culturelle intégrant les enjeux climatiques.

Avis

Quelles politiques pour favoriser l’évolution de la société vers la sobriété ? Ce projet d’avis est rapporté par Albert Ritzenthaler (Groupe CFDT) au nom de la Commission Environnement présidée par Sylvain Boucherand (Groupe Environnement et nature). Il a été présenté lors de l’assemblée plénière du 11 janvier 2023. L’avis a été adopté avec 128 voix pour et 2 abstentions.

A propos du Conseil économique, social et environnemental

capture_d_e_cran_2023-01-16_a_17.08_21.png Troisième assemblée constitutionnelle de la République, le CESE conseille le Gouvernement et le Parlement et participe à l’élaboration et à l’évaluation des politiques publiques dans ses champs de compétences. Il regroupe 175 membres, femmes et hommes de terrain, désignés par les corps intermédiaires : associations, syndicats de salariées et salariés, organisations patronales… Le CESE est le lieu privilégié d’expression de la participation citoyenne. Thierry Beaudet est président du CESE depuis mai 2021. Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental 9, place d’Iéna – 75775 PARIS CEDEX 16 Accès : bus n°32, 63, 82 (Iéna) · métro ligne 9

 

Documents joints

Obligation de DPE et interdiction de louer des passoires énergétiques : qui est concerné et comment y remédier ? Le point avec Cotoit

Depuis le 1er janvier, une partie des logements classés G en consommation d’énergie, la pire catégorie, ne peuvent désormais plus être proposés à la location. Il s’agit des logements consommant plus de 450 kilowattheures par mètre carré par an, selon leur diagnostic de performance énergétique. Cette interdiction va petit à petit concerner de plus en plus de logements. Quels sont donc les biens concernés ? Comment faire pour améliorer l’efficacité énergétique de son logement ? Et quelles sont les aides pour entreprendre des travaux ? Cotoit, syndic de copropriété en ligne, fait le point sur la situation.

Un point sur les passoires thermiques

Le terme de passoire thermique, ou passoire énergétique, est fréquemment employé aujourd’hui. Il désigne un logement dont le DPE est de classe F ou G, énergivores, qui consomment trop de chauffage et sont mal isolés. En France, cela concerne principalement de vieux bâtiments non-rénovés qui datent d’avant 1975 c’est-à-dire avant l’instauration des premières règles sur l’isolation et de la première loi sur les économies d’énergie de 1978. Bientôt, la location de logements passoires thermiques sera interdite, parce que ces logements surconsomment en été comme en hiver. De ce fait, ils contribuent au dérèglement climatique par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. chronique_dpe_2023_16012023_002.jpg

Obligation d’audit et interdiction de location : le calendrier

Pour résoudre les problèmes liés aux logements passoires thermiques, les propriétaires devront réaliser un audit énergétique pour la vente de leur bien à compter du 1er avril 2023 pour les biens classés F&G. Cette mesure concernera les biens classés E en 2025 et les biens classés D en 2034. De plus, depuis le 24 août 2022, les propriétaires bailleurs ont l’interdiction d’augmenter les loyers des logements classés F et G si aucun travail de rénovation n’a été effectué. Les logements doivent, en effet, être au minimum classés E. Pour vendre ou louer un appartement passoire thermique, le propriétaire devra alerter les futurs occupants du montant des factures énergétiques. En cas de vente, le propriétaire devra quantifier les dépenses que devra effectuer le prochain propriétaire pour isoler le logement. A noter :
  • L’énergie primaire correspond à l’énergie totale pour extraire, produire, acheminer l’énergie finale jusque chez vous. C’est la somme de toutes ces énergies.
  • L’énergie finale, désigne l’énergie réellement livrée, consommée et facturée au consommateur. C’est l’énergie disponible.
  • En 2023, un logement consommant plus de 450 kWh/m² par an d’énergie finale sera considéré comme indécent et donc, comme impropre à la location.
  • À partir de 2025, un logement consommant plus de 420 kWh par an d’énergie primaire par mètre carré habitable par an sera impropre à la location. Sont concernés tous les logements classés G.
  • En 2028, il sera interdit de louer des logements classés F. Les locataires pourront exiger du bailleur qu’il réalise des travaux de rénovation et d’isolation thermique.
  • En 2034, les logements classés E seront considérés comme indécents et donc interdits à la location.
En règle générale, pour faire sortir un logement de son état de passoire thermique, plusieurs actions correctives sont à réaliser en même temps. chronique_dpe_2023_16012023.003.jpg

Comment améliorer son isolation thermique ?

Le premier poste d’investissement consiste à bien isoler son logement. Une mauvaise isolation provoque des déperditions de chaleur importantes.
  • Isoler la toiture et les combles permet une économie de chauffage de 30%
  • Isoler les murs par l’intérieur ou l’extérieur permet d’économiser 25 % d’énergie.
  • Changer ses fenêtres et passer au double-vitrage permet d’obtenir 15 % de plus.
  • Opter pour une isolation d’un plancher bas offre 10 % d’économie énergétique.
Il existe d’autres sources de déperditions thermiques : air renouvelé, fuites par la cheminée, ponts thermiques autour des portes… Installer un système de chauffage performant Une fois que le logement est bien isolé, il faut s’équiper d’un système de chauffage qui offre un meilleur rendement. Il existe de nombreux choix tels qu’une pompe à chaleur air-eau, des radiateurs à inertie ou un poêle à bois et/ou à granulés. Améliorer la ventilation Pour améliorer l’efficacité énergétique de son logement, il peut être judicieux de revoir sa ventilation. En effet, 20 % des déperditions de chaleur sont dues à un mauvais renouvellement de l’air. La ventilation est donc importante pour améliorer son confort thermique. On peut installer une ventilation mécanique (obligatoire dans les constructions neuves), notamment car son efficacité n’est plus à prouver. Les propriétaires peuvent avoir accès à des aides à la rénovation s’ils souhaitent changer les ventilations de leur logement passoire thermique chronique_dpe_2023_16012023_004.jpg

Rénovation énergétique : quelles aides pour financer les travaux ?

MaPrimeRénov’ de l’Anah Cette subvention de l’État est calculée en fonction des revenus et du gain écologique des travaux. MaPrimeRénov’ permet une prise en charge des travaux jusqu’à 90 % pour les ménages modestes avec une dégressivité qui va jusqu’à 40 % pour les ménages plus aisés. Le dispositif prévoit plusieurs bonus cumulables pour les passoires énergétiques si un gain énergétique d’au moins 55 % est obtenu, ainsi qu’un bonus “sortie de passoire” pour les logements qui sortent des catégories F ou G, et enfin un bonus Bâtiment Basse Consommation (BBC) pour les habitations qui atteignent la classe énergie A ou B. Les travaux éligibles doivent être réalisés par un artisan qualifié RGE (reconnu garant de l’environnement). Autre condition indispensable : le logement doit être une résidence principale construite depuis au moins 15 ans. Les copropriétés peuvent aussi bénéficier de cette aide pour financer des travaux globaux sous l’égide du syndicat. L’éco-prêt à taux zéro La plupart des travaux de réhabilitation d’une passoire énergétique peuvent bénéficier de l’éco-PTZ. Il s’agit d’un prêt sans intérêts pour les projets de rénovation énergétique. Son plafond passe à 50 000 euros en 2022, remboursables sur 20 ans. Une version de l’éco-prêt est aussi disponible pour les copropriétés.

Le DPE : rappel et explications

nouveau-dpe-2a38.png Depuis 2006, le DPE indique la performance énergétique d’un logement ou d’un bâtiment, en évaluant sa consommation d’énergie. L’étiquette énergétique (A, B, C, D, E, F et G) est calculée en fonction de deux facteurs : l’énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. Depuis le 1er janvier 2023, l’énergie finale est obligatoire sur les DPE. Les seuils de chaque classe énergétique sont donc déterminés sur ces deux critères. Un logement est classé selon sa plus mauvaise performance, en énergie primaire ou en gaz à effet de serre. Le DPE liste les caractéristiques du logement : surface, orientation, matériaux des murs, des fenêtres, luminaires etc. ainsi que ses équipements de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de refroidissement et de ventilation.

Chiffres clefs sur les passoires thermiques en France

Les statistiques du Ministère du Développement durable permettent de dresser un portrait robot des passoires thermiques. Sur les 30 millions de résidences principales au 1er janvier 2022, environ 1,5 million de logements seraient peu énergivores donc classés A et B. À l’opposé, environ 5,2 millions de logements soit 17 % du parc de résidences principales seraient des « passoires énergétiques ». L’étiquette D est la plus fréquente soit 32 % du parc immobilier. Les passoires énergétiques sont plus souvent des maisons individuelles que des logements situés dans un habitat collectif soit 19,6 % contre 14,5 %. Les logements les plus petits sont souvent les plus énergivores : près de 34 % des logements de moins de 30 m² ont une étiquette F ou G, contre seulement 13 % des logements de plus de 100 m². Les logements chauffés au fioul sont 44 % à être classés F ou G ce qui est logique puisque le nouveau DPE prend en compte les émissions de gaz à effet de serre du logement. 20 % des Français déclarent avoir eu froid chez eux pendant au moins 24h durant l’hiver 2020-2021. Plus de 10 % dépensent plus de 8 % de leurs revenus dans leurs factures énergétiques.

A propos de Cotoit

cotoit-baseline-HD@3x.png?lossy=1&strip=0&webp=1 Au moyen de services à la carte, d’outils pratiques et d’un accompagnement personnalisé, ce syndic professionnel permet d’assurer la gestion administrative, juridique ou encore technique des immeubles. Grâce à ces outils, les copropriétaires souscripteurs ont accès en quelques clics aux informations de l’immeuble : suivi des travaux, entretien, incidents… Cotoit propose aussi une plate-forme collaborative pour interagir entre voisins et avec toutes les personnes concernées (locataires, bailleurs, prestataires…). Les uns et les autres peuvent ainsi discuter, planifier des actions et envisager les assemblées générales. Cotoit offre la possibilité de suivre ces dernières en visioconférence et non plus seulement en présentiel. Avec un système de vote en ligne intégré qui permet aux participants de se prononcer en direct et de visualiser les résultats en temps réel.

 

L’ONU appelle des investissements en faveur du développement rural à long terme et de la souveraineté alimentaire

À situation exceptionnelle, investissements exceptionnels en faveur du développement rural à long terme et de la souveraineté alimentaire : l’appel d’un haut responsable des Nations Unies en amont du Forum de Davos
3a38deaf-97fc639.jpg En amont de la réunion annuelle des dirigeants mondiaux qui se tiendra cette semaine à Davos, Alvaro Lario, Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), des Nations Unies, rappelle l’urgence qu’il y a à investir rapidement et à grande échelle en faveur du développement rural à long terme pour éviter la récurrence des crises alimentaires et éliminer la faim et la pauvreté.
« Nous ne pouvons pas continuer d’aller de crise alimentaire en crise alimentaire. Il n’est pas normal de voir encore et encore des pays souffrir d’une insécurité alimentaire aiguë. À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Nous devons passer à l’action de manière immédiate et concrète afin de renforcer nos systèmes alimentaires face à leur échec actuel – cela exige de s’engager avec force et d’investir avec audace », a déclaré Alvaro Lario.
À Davos, Alvaro Lario appellera les gouvernements, les investisseurs et les entreprises privées à intensifier de façon massive les investissements en faveur de l’agriculture et du développement rural à long terme afin de garantir sécurité nutritionnelle et souveraineté alimentaire, une problématique qui devient essentielle pour les pays en développement. Au moins 30 milliards d’USD supplémentaires par an sont nécessaires selon des estimations d’avant la crise COVID, aujourd’hui les coûts sont encore plus élevés. chuveznjcwhq88bd.jpg
« Seuls des investissements à long terme dans les économies rurales permettront d’apporter des solutions durables à la faim, à la sous-nutrition et à la pauvreté. C’est ce qui donnera aux petits exploitants agricoles la possibilité d’accroître la production locale, de mieux s’adapter aux changements climatiques, d’établir des circuits alimentaires courts et locaux, de créer et de maintenir des marchés locaux et des débouchés commerciaux, et de fonder de petites entreprises rurales. Cette approche relève du bon sens économique », a expliqué Alvaro Lario.
D’après les études de la Banque mondiale, la croissance du secteur agricole est deux à quatre fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance dans d’autres secteurs. Aujourd’hui, le monde connaît une crise alimentaire sans précédent du fait de la flambée simultanée des prix de l’alimentation, de l’énergie et des engrais qui découle de la guerre en Ukraine et de plusieurs graves chocs climatiques. Les principales causes de la faim restent les conflits, les changements climatiques, le ralentissement économique et la reprise timide à la suite de la pandémie de COVID-19. Le nombre de personnes souffrant d’une grave insécurité alimentaire est monté en flèche, passant de 135 millions en 2019 à 345 millions en 2022. À ce jour, ce sont 49 millions de personnes dans 49 pays qui sont au bord de la famine. Une personne sur dix, soit environ 828 millions de personnes, souffre de sous-nutrition chronique. Et au total, près de 3,1 milliards de personnes n’ont pas accès à un régime alimentaire sain. De plus en plus, la consommation alimentaire dans le monde se concentre sur trois grandes cultures (le blé, le maïs et le riz). On estime que 45 millions d’enfants souffrent de malnutrition grave et que 149 millions présentent un retard de croissance et de développement en raison d’un manque chronique de nutriments essentiels dans leur alimentation, tandis que 39 millions sont en surpoids. Malgré les engagements pris à l’échelle mondiale d’éliminer la faim d’ici à 2030, le soutien des donateurs à l’agriculture n’a pas augmenté depuis au moins 20 ans, stagnant à peine 4 % du total de l’aide publique au développement. Près de 3 milliards de personnes vivent dans les zones rurales des pays en développement et dépendent en grande partie de l’agriculture à petite échelle pour se nourrir et gagner leur vie. Dans les années à venir, il est probable que les phénomènes météorologiques extrêmes seront plus fréquents et de plus grande ampleur, estime le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les systèmes alimentaires mondiaux courent un risque accru de perturbation, avec des pénuries et des hausses des prix. Au fur et à mesure que le monde se fragilise, il va devenir de plus en plus crucial de renforcer la souveraineté et la sécurité alimentaires en consolidant la résilience et en garantissant la production et le bon fonctionnement des marchés à l’échelle locale. La solution repose en partie dans l’appui aux systèmes de culture autochtones, l’agroécologie et la réduction des déchets et du gaspillage alimentaires, qui représentent près d’un tiers de la nourriture produite aujourd’hui. mta2nje4oa.jpg
« Il n’y a plus une minute à perdre pour investir dans les zones rurales. Compte tenu de l’accélération des changements climatiques, nous ne disposons que d’une fenêtre réduite pour aider les populations rurales à s’adapter et à continuer de produire les aliments dont elles et leurs communautés ont besoin pour survivre – ce qui, en retour, est indispensable à la bonne santé et à la stabilité du monde », a dit Alvaro Lario.
Les études montrent qu’à l’avenir, les rendements agricoles pourraient chuter jusqu’à 25% d’ici à la fin du siècle en raison de phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses. De plus, plus de 35% des terres agricoles destinées à la culture du blé et du riz pourraient être abîmées par des vagues de chaleur d’ici à 2050. Les petits producteurs, qui produisent un tiers de l’alimentation sur notre planète, reçoivent moins de 2% du financement de l’action climatique à l’échelle mondiale.

A savoir

En 2020 et avant la COVID-19, le rapport Ceres2030 estimait qu’il faudrait que le montant actuel de l’aide publique au développement destinée à l’agriculture (environ 12 milliards de dollars par an) soit augmenté de 14 milliards d’USD supplémentaires, et que s’y ajoute une augmentation de 19 milliards d’USD des investissements des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, pour éliminer la faim et aider les petits producteurs agricoles à sortir de la pauvreté. Avec la crise ukrainienne, les retombées de la pandémie de COVID-19 et les changements climatiques, les besoins actuels de financement sont encore plus élevés. On dit qu’une personne souffre d’insécurité alimentaire aigüe lorsqu’elle n’a pas accès à une nourriture adéquate, mettant sa vie ou ses moyens d’existence en danger immédiat. Une personne souffre de la faim ou de sous-nutrition lorsque, sur une période prolongée, elle ne peut se nourrir en quantité suffisante pour maintenir un rythme de vie normal et actif.

A propos du FIDA

capture_d_e_cran_2023-01-16_a_10.43_43.png Le FIDA investit dans les populations rurales en les dotant des moyens de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience. Depuis 1978, il a octroyé près de 23,2 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons, dans le cadre de projets dont ont bénéficié quelque 518 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est situé à Rome, centre névralgique des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

 

85% des français sont favorables à la production de gaz renouvelables dans leur région selon France Gaz

L’Association française du gaz devient France gaz et renforce son ambition pour répondre aux enjeux énergétiques exprimés par les Français qui à 85 % sont favorables au développement d’installations de production de gaz renouvelables dans leur région[[Sondage Ifop pour France gaz réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 13 au 14 décembre 2022, auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.]].
Des solutions pour accélerer la transition énergétique
Des solutions pour accélerer la transition énergétique
Dans un contexte marqué par une crise mondiale de l’énergie, la filière gazière se met en ordre de marche pour répondre aux enjeux de transition et de souveraineté énergétiques de la France. La nouvelle identité de France gaz concrétise cette ambition technologique et industrielle visant la décarbonation intégrale de notre économie et la revitalisation de nos territoires. Interrogés par l’IFOP et France gaz, 84 % des Français appellent les pouvoirs publics à accélérer le développement des gaz renouvelables dans nos territoires.
« Il y aura un avant et un après 2022 dans le monde de l’énergie, et plus particulièrement pour notre industrie. Demain ce ne sont plus que les gaziers qui produiront du gaz, et celui-ci sera renouvelable et bas-carbone. Nous devons accélérer la transition énergétique grâce à une variété de sources et de technologies inscrites dans des projets d’économie circulaire, valorisant les ressources locales de nos territoires. » explique Jean-Marc Leroy, président de France gaz.

De nouveaux partenaires et un champ d’intervention étendu.

La volonté de l’association est claire, résumée dans son slogan « France gaz, ensemble transformons l’énergie ». Forte d’une histoire de 150 ans, la nouvelle identité de France gaz rappelle l’existence d’un modèle gazier français, centré autour de deux piliers : la protection des Français, en complément des autres vecteurs énergétiques, et l’innovation, au service de la transition et de la sobriété énergétiques. Elle s’accompagne d’une nouvelle démarche, intégrant la filière agricole, l’industrie des déchets, l’univers des start-up et des développeurs de technologies de production de gaz renouvelables, comme la méthanisation ou la pyrogazéification. Elle appelle l’ensemble des acteurs à soutenir dès 2023 la construction d’une stratégie nationale énergie et climat ambitieuse et équilibrée. La filière gazière dépassera l’objectif fixé par l’actuelle Programmation pluriannuelle de l’énergie pour les gaz renouvelables. Grâce au développement de la production de ces gaz dans nos régions, elle propose, dans la future stratégie française énergie climat, de doubler cet objectif. Dès 2030, la filière vise 20 % de gaz renouvelables et bas carbone dans notre consommation nationale.
Agir pour développer les gaz renouvelables
Agir pour développer les gaz renouvelables

Protection et innovation pour accélérer la production de gaz verts français et assurer la sécurité d’approvisionnement.

La résilience et la mobilisation de la filière gazière française ont permis de répondre au risque de rupture énergétique cet hiver ; ce qui rappelle que la complémentarité entre électricité et gaz est indispensable pour assurer l’équilibre offre-demande. Le gaz de demain ne sera plus importé et fossile, mais local et vert. Grâce à de nouvelles technologies de production et au dynamisme de la filière méthanisation, dont plus de 80% des projets sont d’origine agricole, il permettra :
  • d’opérer la transition énergétique et climatique : l’énergie produite à partir de biogaz, qu’elle soit valorisée sous forme d’électricité, de chaleur ou de biocarburant, contribue à l’objectif de neutralité carbone et à la souveraineté énergétique de la France ;
  • de concrétiser les nouvelles politiques déchets : la filière biogaz permet la valorisation optimisée des déchets organiques et concourt aux objectifs européens de réduction de mise en décharge de matière organique ;
  • de développer la politique agroécologique : la méthanisation permet de réduire les émissions naturelles de l’élevage, de diminuer le recours aux engrais fossiles, de lutter contre la pollution des eaux et de généraliser la mise en place de cultures intermédiaires, source de nombreux avantages : limitation de l’érosion des sols et augmentation du stockage de carbone.
L'AFG devient France gaz
L’AFG devient France gaz

Les propositions de France gaz pour réussir la transition énergétique.

  • 1) Inscrire l’objectif de 20 % de consommation de gaz renouvelables en 2030 dans la loi. L’industrie gazière peut doubler ses objectifs de production de gaz renouvelables et bas carbone ;
  • 2) Reconnaître le bénéfice du biométhane dans l’habitat, pour une mobilité durable et dans l’industrie avec :
    • Le maintien des aides aux ménages chauffés au gaz et l’introduction du biométhane dans le logement neuf ;
    • Sa reconnaissance comme une solution de décarbonation majeure du transport lourd : transport maritime, transport de marchandises et de voyageurs.
    • La simplification des mécanismes de traçabilité et de valorisation du biométhane pour les industriels ;
    • La mise en œuvre rapide des dispositions prises pour accélérer la filière comme le réajustement des tarifs d’achat pour tenir compte des effets de la crise dont l’inflation, le lancement des contrats de production de biométhane et le soutien au développement des contrats directs entre producteurs et entreprises.

Une image positive des gaz renouvelables, notamment parmi les Français les mieux informés

L’enquête menée par l’IFOP pour France gaz pour mesurer la connaissance et perception des Français des gaz renouvelables, indique qu’en matière de souveraineté énergétique, une large majorité de Français plébiscitent l’indépendance nationale. 79 % déclarent que pour pallier les risques de pénuries énergétiques, les pouvoirs publics doivent mettre en place des actions destinées à renforcer la production française. La moitié des Français affirme connaître les gaz renouvelables mais de manière relativement superficielle. Pour autant, 86 % déclarent qu’ils représentent une « solution innovante », 82 % « une énergie d’avenir », 82 % « une solution pour la planète » et 81 % une « source d’emplois importante ». Interrogés sur les usages de ces derniers, le « chauffage des logements individuels et collectifs » et la « production de chaleur pour les industries et les exploitations agricoles » (87 % pour chacun des deux), ainsi que le « chauffage des bâtiments publics tels que les piscines, hôpitaux, écoles, stades » (86 %) restent les plus connus. En cohérence avec la volonté de nationalisation de la production énergétique, 84 % des sondés considèrent que les pouvoirs publics doivent aller plus loin pour encourager le développement de la production de gaz renouvelables. Ils sont même 85 % à être favorables au développement d’installations de production dans leur région.

A propos de France gaz

cropped-francegaz_logo-2022-180x180.jpg France gaz représente la filière gazière française en charge de tous les gaz combustibles (gaz naturel, gaz renouvelables, gaz liquides, hydrogène). Elle regroupe les acteurs gaziers présents sur l’ensemble de la chaîne gazière engagés pour produire des gaz renouvelables, viser la neutralité carbone en 2050, assurer la sécurité d’approvisionnement de la France, et permettre à tous les clients d’être des acteurs engagés de la transition énergétique. Membre du Conseil Supérieur de l’Énergie, du Medef, France gaz est également membre des associations européennes : Eurogas, Marcogaz ainsi que de l’Union Internationale du Gaz.

 

Les énergies renouvelables sont la seule voie crédible

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Seules les énergies renouvelables peuvent garantir notre avenir et aider la planète à éviter une catastrophe climatique, ont plaidé samedi le Secrétaire général de l’ONU et le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies lors d’une réunion de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.

Obliger les banques et assureurs à verser un euro pour chaque euro qui finance les combustibles fossiles

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Une nouvelle étude publiée aujourd’hui par la campagne One for One estime que 3,7 millions de personnes au sein de l’UE pourraient perdre leur emploi en cas d’effondrement du marché des combustibles fossiles. La France devrait dépenser 57 milliards d’euros pour maintenir les banques à flot, l’équivalent de 948 € par personne consacrée au renflouement des banques françaises. La Campagne One for One demande aux pays membres de l’UE et aux régulateurs mondiaux de protéger la stabilité financière pendant la transition vers le « zéro émission nette » en imposant des exigences de fonds propres « One for One », pour obliger les banques et les assureurs à verser un euro pour chaque euro qui finance de nouveaux combustibles fossiles. Explications.