La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est indispensable pour recruter comme pour répondre aux appels d’offres publics. Peu d’entreprises misent sur la participation des salariés. Un choix dans l’ADN d’Enerfip, une plateforme de financement participatif dédiée aux énergies renouvelables située à Montpellier.
Industrie Verte : projet de loi et contre-propositions
Composé de 15 mesures, le projet de loi industrie verte a été présenté en mai par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Cette semaine, l’Assemblée Nationale l’examine en plénière. Une nouvelle étape pour ce projet de loi, qui a pour ambition, selon le gouvernement, de faire de la France le leader de l’industrie verte en Europe. « Un projet de loi qui pour l’instant est clairement plus « industrie » que « vert », et oublie l’urgence écologique » pour France Nature Environnement. Présentation des 15 mesures du projet de loi et du contre-projet proposé par la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale.
L’été sera chaud ! Quand le climat change, les épisodes météo s’intensifient …
Des températures caniculaires affectent de grandes parties de l’hémisphère Nord, tandis que des inondations dévastatrices déclenchées par des pluies incessantes ont perturbé des vies et des moyens de subsistance, soulignant le besoin urgent d’une action climatique accrue, a déclaré vendredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
La restauration de la nature a une loi européenne
Ce 12 juillet, les eurodéputés se sont prononcés à une courte majorité en faveur du règlement européen de restauration de la nature. L’adoption de ce texte peut marquer un tournant dans la lutte contre l’effondrement de la biodiversité et le réchauffement climatique. C’est l’espoir que porte la LPO. Un vote obtenu « au prix d’un affaiblissement considérable du texte » selon France Nature Environnement. Agnès Hallosserie, Directrice du programme Biodiversité de l’Iddri nous explique pourquoi une politique de restauration de la nature est indispensable en Europe.
Notre avenir à tous passe par l’énergie solaire !
Pour permettre aux générations futures d’avoir un avenir durable, en France, la loi Climat et Résilience, adoptée en 2021, doit accélérer la « lutte contre le changement climatique et assurer la résilience de notre société face aux impacts déjà présents et à venir« . Après la Loi Biodiversité en 2018 et la Loi Énergie et Climat en 2019, l’objectif global de notre politique environnementale en France, comme en Europe, est d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. En s’appuyant notamment sur les propositions de la Convention Citoyenne pour le climat :développer davantage les énergies renouvelables et réduire simultanément nos émissions de gaz à effet de serre grâce à la sobriété énergétique. Et si l’énergie solaire, inépuisable à notre échelle humaine, était notre avenir à tous ?
Le monde risque de rater les Objectifs de développement durable, prévient l’ONU

Cependant, selon le Rapport sur les objectifs de développement durable 2023 : édition spéciale (The Sustainable Development Goals Report 2023: Special Edition), les effets combinés de la crise climatique, de la guerre en Ukraine, des sombres perspectives économiques mondiales et des effets persistants de la pandémie de COVID-19 ont révélé des faiblesses systémiques et considérablement entravé les progrès vers les objectifs.
Alors qu’il ne reste que sept ans pour la mise en œuvre des Objectifs, les enjeux sont énormes. En utilisant les dernières données et estimations disponibles, le rapport présente une image qui donne à réfléchir sur les ODD alors que le Forum politique de haut niveau sur le développement durable a démarré lundi et doit durer jusqu’au 19 juillet.
Le Forum, au cours duquel les pays présenteront des actions concrètes menées pour atteindre les ODD, précède le Sommet sur les ODD prévu en septembre, un moment décisif pour les dirigeants mondiaux pour inverser de toute urgence la tendance et relancer les ODD.

Les ODD sont en péril
Sur les quelque 140 cibles pouvant être évaluées, la moitié d’entre elles présentent des déviations modérées ou sévères par rapport à la trajectoire souhaitée. En outre, plus de 30% de ces objectifs n’ont enregistré aucun progrès ou, pire encore, une régression en dessous du niveau de référence de 2015. Selon le rapport, les effets de la pandémie de COVID-19 ont bloqué trois décennies de progrès constants dans la réduction de l’extrême pauvreté, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté augmentant pour la première fois depuis une génération. Si les tendances actuelles persistent, d’ici 2030, 575 millions de personnes resteront piégées dans l’extrême pauvreté et environ 84 millions d’enfants et de jeunes ne seront toujours pas scolarisés. Sur la base des données recueillies en 2022 dans 119 pays, 56% des pays n’avaient pas de lois interdisant la discrimination directe et indirecte à l’égard des femmes. La hausse de la température mondiale a déjà atteint 1,1 °C au-dessus des niveaux préindustriels et devrait atteindre ou dépasser le point de basculement critique de 1,5 °C d’ici 2035. Le rapport avertit également que si l’absence de progrès est universelle, ce sont les plus pauvres et les plus vulnérables qui subissent les pires effets de ces défis mondiaux sans précédent.De nouveaux progrès sont possibles
Mais les progrès dans certains domaines depuis 2015 illustrent le potentiel de nouvelles avancées. La part de la population mondiale ayant accès à l’électricité est passée de 87% en 2015 à 91% en 2021, avec près de 800 millions de personnes supplémentaires connectées. Le rapport montre également qu’en 2021, 133 pays avaient déjà atteint la cible des ODD sur la mortalité des moins de 5 ans, et 13 autres devraient le faire d’ici 2030. Malgré le ralentissement de la croissance mondiale du secteur de l’industrie, les industries de moyenne-haute et haute technologie ont affiché des taux de croissance robustes. Les pays en développement ont installé une capacité de production d’énergie renouvelable record de 268 watts par habitant en 2021. De plus, le nombre de personnes utilisant l’Internet a augmenté de 65% depuis 2015, atteignant 5,3 milliards de personnes dans le monde en 2022. Selon l’ONU, ces gains importants en matière de développement démontrent qu’une percée vers un avenir meilleur pour tous est possible grâce à la combinaison d’une action collective et d’une volonté politique forte, et à l’utilisation efficace des technologies, des ressources et des connaissances disponibles. Cette avancée peut sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté, améliorer l’égalité des sexes et mettre le monde sur la voie de faibles émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Le renforcement de la collecte des données sera également essentiel pour comprendre où en est le monde et ce qui doit être fait pour atteindre les ODD.
Faits et chiffres clés supplémentaires
- Compte tenu des tendances historiques, seulement un tiers des pays auront réduit de moitié leur taux national de pauvreté d’ici 2030 par rapport à 2015.
- Près d’1 personne sur 3 (2,3 milliards de personnes) était en insécurité alimentaire modérée ou sévère en 2021.
- Entre 2015 et 2022, l’accès croissant à une eau potable gérée en toute sécurité, à un assainissement géré en toute sécurité et à une hygiène de base a permis, respectivement, à 687 millions, 911 millions et 637 millions de personnes supplémentaires d’avoir accès à ces services essentiels.
- Un traitement efficace du VIH a considérablement réduit les décès liés au sida dans le monde de 52% depuis 2010, et au moins une maladie tropicale négligée a été éliminée dans 47 pays.
- En 2020, près de 1,1 milliard de personnes vivaient dans des bidonvilles ou des conditions similaires dans les zones urbaines.
- Le nombre de pays dotés de stratégies nationales et locales de réduction des risques de catastrophe a doublé depuis 2015, ce qui indique une sensibilisation et une préparation accrues pour gérer et réduire l’impact des catastrophes.
Changement climatique en montagne : que dit la science ?
Vous souhaitez partir à l’assaut d’un des plus hauts sommets montagneux, parfois au péril de votrevie, pour atteindre les toits du monde. Peut-être pour emporter quelques images d’une montagne éternelle, sa neige et ses contours vifs ? Une manière de conjurer les profonds changements que connaissent les espaces montagnards, particulièrement sensibles aux effets du réchauffement climatique. Comprendre pourquoi les effets du changement climatique se font sentir plus rapidement et plus intensément en altitude : que dit la science ? Par Dirk S. Schmeller, Université de Toulouse III – Paul Sabatier
« Vers l’infini et eau-delà » : l’ORSE sort son guide de l’eau
Fruit de 6 mois de travail, l’Orse a rédigé un guide à destination des professionnels de la RSE mais aussi du grand public. Ce guide passe en revue les grands enjeux liés à l’eau, c’est un outil à lire dans l’ordre que vous souhaitez, un partenaire à faire vivre au sein de votre organisation et à mettre en perspective avec vos sujets. De la définition même des différents milieux marins et aquatiques, aux financements qui leurs sont alloués, en passant par les usages de l’eau et la réglementation, tout est traité avec pédagogie comme fil conducteur. Le sujet étant extrêmement vaste, cet ouvrage n’a pas vocation à être exhaustif mais à vous initier aux grands enjeux autour de cette ressource inestimable, notamment avec un focus sur la gestion de l’eau en France. Marins d’eau douce, l’eau s’immisce plus que vous ne le pensez dans votre organisation, jetez-vous à l’eau !
Transformer les modèles commerciaux pour la durabilité et le succès
Éléments clés d’un modèle d’affaires durable

Stratégies pour intégrer la durabilité dans votre modèle d’affaires
L’intégration de la durabilité dans un modèle d’entreprise implique un changement de pensée stratégique, passant des gains à court terme à la création de valeur à long terme. Voici quelques stratégies que les entreprises peuvent adopter.- Tout d’abord, redéfinissez l’objectif de votre entreprise et alignez-le sur les objectifs de durabilité. Cela pourrait impliquer de soutenir les communautés locales, de réduire l’impact environnemental ou de plaider pour le bien-être des employés.
- Deuxièmement, intégrer la durabilité dans la prise de décision commerciale. Qu’il s’agisse d’approvisionnement, de production ou de marketing, chaque aspect de l’entreprise doit être évalué pour ses impacts environnementaux et sociaux.
- Troisièmement, les entreprises devraient encourager l’innovation et rechercher continuellement de nouvelles façons de réduire les déchets, d’accroître l’efficacité énergétique et de promouvoir la durabilité.
- Enfin, une communication efficace est cruciale. Soyez transparent avec vos parties prenantes au sujet de vos objectifs, de vos progrès et de vos défis en matière de développement durable. Cela favorise la confiance et renforce la réputation de l’entreprise en tant qu’entreprise responsable et avant-gardiste.
Tirer parti des technologies vertes dans les activités commerciales
Alors que les entreprises s’efforcent d’atteindre la durabilité, l’adoption de technologies vertes est devenue un outil crucial de transformation. Les technologies vertes, ou technologies propres, désignent les produits, les services ou les pratiques qui utilisent des matériaux et de l’énergie renouvelables, réduisent les émissions et les déchets et ont un impact minimal sur l’environnement. Un exemple courant est l’utilisation de machines économes en énergie dans la fabrication, qui réduit l’empreinte carbone tout en réduisant les coûts. Coonvertir un fichier Word en PDF Dans la sphère numérique, les entreprises peuvent tirer parti des solutions logicielles pour minimiser le gaspillage de papier. Par exemple, un simple geste tel que l’utilisation d’Adobe pour créer un PDF à partir d’un document Word peut réduire considérablement la consommation de papier, contribuant ainsi à un environnement de travail plus écologique. En exploitant les technologies vertes, les entreprises peuvent améliorer leur efficacité opérationnelle, respecter les normes réglementaires, réduire les coûts et progresser vers la réalisation de leurs objectifs de durabilité.Comment la durabilité influence la perception et la fidélité des clients
Dans le marché mondial d’aujourd’hui, les consommateurs prennent de plus en plus de décisions d’achat basées sur les efforts de durabilité des entreprises. L’engagement d’une entreprise envers le développement durable améliore non seulement son image de marque, mais contribue également à fidéliser davantage ses clients. Au fur et à mesure que la sensibilisation aux questions environnementales augmente, les clients sont plus susceptibles de s’aligner sur des marques qui reflètent leurs valeurs. Les initiatives de développement durable sont considérées comme le reflet de l’éthique, de l’intégrité et de la vision à long terme d’une entreprise. En mettant en valeur un engagement envers des pratiques durables, les entreprises peuvent se connecter avec les consommateurs à un niveau plus profond, renforcer la confiance et favoriser la fidélité.
En outre, les entreprises qui accordent la priorité à la durabilité constatent souvent une satisfaction accrue de la clientèle, ce qui peut se traduire par des revenus plus élevés et un avantage concurrentiel sur le marché. Par conséquent, l’intégration de la durabilité dans un modèle d’entreprise n’est pas seulement bonne pour l’environnement; C’est une décision stratégique qui peut influencer considérablement la perception et la fidélité des clients.
L’avenir de l’entreprise : adopter la durabilité pour réussir à long terme
Alors que nous nous tournons vers l’avenir, adopter la durabilité dans les opérations commerciales ne sera pas une option, mais une nécessité. À mesure que les préoccupations environnementales deviendront de plus en plus répandues, les réglementations se resserreront et les attentes des consommateurs augmenteront. Les entreprises qui intègrent de manière proactive la durabilité dans leurs activités assureront non seulement la conformité, mais obtiendront également un avantage concurrentiel. L’accent mis sur la durabilité conduit à l’innovation, à l’efficacité opérationnelle, aux économies de coûts et à l’amélioration des relations avec les parties prenantes, contribuant tous au succès commercial à long terme. En outre, les entreprises qui alignent leurs stratégies sur les objectifs de développement durable des Nations Unies contribuent à un effort mondial visant à créer un avenir meilleur et plus durable pour tous. Par conséquent, la durabilité n’est pas simplement un mot à la mode ou une tendance passagère. C’est le fondement d’un avenir commercial résilient et prospère. Adopter la durabilité maintenant, c’est investir dans la réussite commerciale à long terme.
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Quelle école dans un monde en surchauffe ?
Certains se targuent d’être allés à « l’école de la vie ». À l’heure où la synthèse du rapport du GIEC est présentée comme un « manuel de survie de l’humanité », ne serait-il pas temps d’aller à l’école du vivant ? C’est ce que prône par exemple le mouvement de grèves scolaires Fridays For Future, qui préfère faire l’école buissonnière à défaut de trouver une véritable éducation à la biosphère. À une échelle globale, l’Unesco s’alarme du fait que 70 % des jeunes ne sachent pas expliquer le changement climatique. Et, parmi ceux capables d’en expliquer les mécanismes, souligne l’OCDE, ces connaissances ne s’accompagnent pas pour autant d’une volonté d’agir. Pour lutter contre cette ignorance et cette inertie, selon le professeur en sciences de l’éducation Sylvain Wagnon (Université de Montpellier), il paraît nécessaire de réformer le fond (les programmes scolaires, l’absence des enjeux climatiques dans les programmes d’histoire, de philosophie) mais aussi la forme, avec une éducation plus ouverte sur les écosystèmes, plus de temps passé en dehors des salles de classe, des écoles plus vertes.
Les leaders scientifiques du monde entier annoncent une nouvelle ère pour la science du climat et de la durabilité
La science et la politique en matière de climat et de durabilité sont entrées dans une nouvelle ère, à l’occasion d’un sommet et d’un symposium scientifiques de haut niveau qui ont attiré à Paris des ministres internationaux et les plus grands scientifiques du monde et qui ont permis de créer de nouveaux partenariats, de faire connaître les besoins de la société, de proposer de nouvelles découvertes et de jeter des ponts entre des expertises disparates.
- Mise à jour : Science de la durabilité : recherches participatives, un ouvrage publié fin 2025 par l’IRD

Académie des Sciences de Paris du 27 au 29 juin 2023
« Fundamental Life Science Meets Climate, Environment, and Sustainability » a été organisé par l’International Human Frontier Science Program Organization (HFSPO) et ses partenaires et a attiré plus 2 000 participants venus de plus de 40 pays pour assister aux événements qui se tenaient à l’Académie des Sciences de Paris du 27 au 29 juin 2023. Ces derniers ont fait naître une approche radicalement novatrice qui réunit des experts mondiaux en sciences fondamentales dans les domaines de la biologie, du changement climatique, des sciences marines, de l’écologie, de l’agriculture, de la psychologie et des sciences sociales, et des représentants des gouvernements.
À travers le Sommet et le Symposium, les participants ont entériné des priorités majeures qui apporteront une aide précieuse aux gouvernements, aux collectivités et aux agences scientifiques déterminés à accélérer la transition vers un développement durable :
- La collaboration internationale n’est plus un luxe, mais une nécessité. Ministres et scientifiques doivent pouvoir échanger plus régulièrement comme ils l’ont fait lors de ce Sommet et de ce Symposium grâce auxquels décideurs politiques, agences de financement et scientifiques ont pu aborder en toute transparence les besoins de nos sociétés et les enseignements que la recherche fondamentale peut apporter à notre monde. De même, il est indispensable d’inclure et d’accueillir des professionnels représentant une grande variété de pays, de points de vue et d’origines afin de s’appuyer sur l’ensemble de l’expertise existante. Enfin, les prochaines étapes doivent être basées sur une large inclusion avec des professionnels représentant un grand nombre de pays, de perspectives et d’antécédents afin de disposer de l’ensemble de l’expertise disponible.
- La recherche fondamentale en sciences de la vie d’avant-garde doit être pleinement associée à cette démarche. Pour comprendre parfaitement les grands défis auxquels notre monde est confronté, il convient d’adopter l’approche axée sur le « cycle de vie » que les sciences biologiques peuvent apporter aux partenariats avec d’autres disciplines comme la climatologie, la recherche environnementale, la physique ou encore la science des données. Les grands défis auxquels nous devons faire face représentent, à terme, une menace pour la vie sur Terre, et les sciences de la vie doivent être associées à ces recherches, mais aussi à l’élaboration des politiques publiques.
- La science des systèmes est l’avenir de la science. D’importantes politiques et garanties sociales peuvent bénéficier de la compréhension du comportement des systèmes, qu’il s’agisse des systèmes biologiques, des systèmes terrestres ou des vérités universelles sur lesquelles reposent tous ces systèmes clés. En outre, les sciences de la vie et les sciences physiques doivent s’associer aux sciences sociales et comportementales pour refléter plus précisément la manière dont les organismes vivants jouent un rôle clé dans l’impact de nos systèmes terrestres.
- L’étude des frontières des sciences de la vie, pour peu qu’elle soit placée sous le signe de la transdisciplinarité, peut apporter à l’humanité les solutions aux grands défis de notre temps. Associée à la climatologie, à l’étude de la vie marine, à la science des données et à d’autres approches transdisciplinaires, la recherche fondamentale en sciences de la vie peut contribuer à faire naître des solutions au service de la sécurité alimentaire, des énergies renouvelables et de la résilience de l’humanité. Si la recherche fondamentale est tout à fait fondée à se cantonner à une discipline en certaines circonstances, il est des cas où il faut, a contrario, s’en remettre à la science d’avant-garde pour résoudre les défis mondiaux en pleine expansion. Dans ce contexte, transformer les résultats des recherches en innovations utiles pour l’humanité et toutes les formes de vie sur Terre prend beaucoup moins de temps. Le 21è siècle sera véritablement connu comme « l’âge de la biologie ».
- Répondre à la demande des dirigeants du monde en promouvant les sciences d’avant-garde. Pour reprendre ce qui s’est dit en mai 2023 lors du sommet du G7 à Hiroshima et à la réunion des ministres de la science et de la technologie du G7 à Sendai, la science est appelée à jouer un rôle décisif dans la sécurité et le futur de l’humanité et du vivant sur la Terre. Les gouvernements doivent impérativement soutenir la recherche fondamentale transdisciplinaire et s’appuyer sur ses enseignements pour élaborer les solutions aux défis de notre temps.
Science de la durabilité : recherches participatives – IRD 2025

Ce 4ème volume, publié en Novembre 2025 et consacré à la science de la durabilité, approfondit la réflexion collective sur l’interdisciplinarité et l’ancrage territorial des activités de recherche dans les Suds. Centré sur les recherches participatives, cet ouvrage présente à la fois un état des lieux et des retours d’expériences. L’IRD partage avec l’ensemble de la communauté scientifique la richesse de ces recherches tout en abordant les questionnements épistémologiques, éthiques, de valeurs et les enjeux institutionnels qu’elles font émerger.
Prochaines étapes – Ateliers frontaliers dans 3 domaines critiques
- À partir de 2024, le HFSPO et ses partenaires mondiaux organisent des Ateliers sur les frontières afin d’approfondir les discussions et de faciliter de nouvelles possibilités de financement pour la recherche fondamentale exploratoire qui fera progresser la transition vers la durabilité. Chaque discussion se concentrera sur l’un des quatre domaines thématiques discutés à Paris :
- Le changement climatique et la santé ;
- Biodiversité des océans et ressources en danger ;
- La sécurité alimentaire dans un monde en mutation ;
- Les individus, les institutions et les transformations sociétales.
Ces discussions se tiendront dans des lieux géographiquement diversifiés à travers le monde afin de formuler une approche réfléchie et rigoureuse visant à intégrer les sciences fondamentales de la vie dans la transition vers le développement durable à l’échelle mondiale. Les ateliers réuniront des ministres des sciences, des responsables gouvernementaux et des scientifiques de premier plan représentant des domaines d’expertise transdisciplinaires.
- Afin d’accélérer l’impact que la recherche fondamentale en sciences de la vie peut avoir au profit de l’humanité, le HFSPO et ses partenaires mondiaux organiseront également une série d’Ateliers sur les frontières mettant en évidence le potentiel de la recherche fondamentale en sciences de la vie à produire des innovations qui peuvent être rapidement traduites en applications pour le bien public. Ces ateliers réuniront divers scientifiques dans des points névralgiques régionaux où il existe de nombreuses possibilités d’établir ces connexions et d’agir en conséquence.
- Le HFSPO organise des Ateliers sur les frontières afin d’identifier et de recommander des approches visant à renforcer l’intégration dans les organismes de recherche fondamentale en sciences de la vie et dans l’entreprise des sciences de la vie à l’échelle mondiale. Les ateliers commenceront par un événement organisé par les acteurs canadiens des sciences de la vie et seront ouverts à tous les participants intéressés par la création d’un environnement accueillant pour des perspectives et des approches diverses, et par l’autonomisation des personnes et des pays qui n’ont pas été en mesure de jouer un rôle actif dans le passé.
Quelques articles scientifiques interdisciplinaires présentés
- Carbon storage in the oceans as a function of microscale mechanisms driving particle degradation, Uria Alcolombri, département Génie Civil, environnement et Géomatique, ETH Zurich (Suisse) et département des Sciences botaniques et environnementales, Université hébraïque de Jérusalem (Israël).
- A systems perspective: human behavior, the environment, and biological feedback loops that create unintended consequences, Ulf Dieckmann, Institut des sciences et des technologies d’Okinawa (Japon) et Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués de Laxenbourg (Autriche).
- Plant heat stress, heatwaves, and food security: prediction and mitigation, from molecular genetics to Earth system modeling, Peter Franks, Université de Sydney (Australie).
- Understanding how certain flowers attract pollinators as a predictor for food security, Beverly Glover, Université de Cambridge (Royaume-Uni).
- Heat acclimation and neuronal pacemaker mechanisms that drive heat tolerance and resilience to hot environments, Jan Siemens, Université de Heidelberg, Institut de pharmacologie (Allemagne).
- Why don’t plants get sunburned? How can this help promote food security? Gabriela Schau-Cohen, Massachusetts Institute of Technology (États-Unis).
Partenaires

Le Sommet & Symposium ont été co-présentés par Mme Sylvie Retailleau, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de France, et par l’International Human Frontier Science Program Organization (HFSPO). Les événements ont été organisés par le HFSPO et ses partenaires : l’Agence nationale de la recherche (ANR), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Académie des Sciences, l’Institut Pasteur, l’International Science Council (IRS), le Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL), l’UNESCO, le Conseil européen de la recherche (ERC). Ces événements s’inscrivent dans le cadre de l’Année internationale des sciences fondamentales pour le développement durable des Nations Unies (IYBSSD).
A propos

Le Human Frontier Science Program a été créé par les pays du G7 à l’initiative de l’ancien Premier ministre japonais Yasuhiro Nakasone lors du sommet de Venise en 1987. Ouvert aux scientifiques de toutes les nations, le HFSPO est soutenu par 17 membres : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Canada, États-Unis, France, Inde, Israël, Italie, Japon, République de Corée, Norvège, Nouvelle-Zélande, Singapour, Royaume-Uni, Suisse et Commission européenne. La mission du HFSPO est d’encourager la recherche fondamentale audacieuse dans le domaine des sciences de la vie et les collaborations interdisciplinaires dans le monde entier. Depuis 1990, près de 8 000 chercheurs de plus de 70 pays ont été soutenus. Parmi eux, 28 lauréats du HFSPO ont reçu le prix Nobel.
International Human Frontier Science Program
12 Quai Saint-Jean, 67000, Strasbourg, France.
www.hfsp.org | Téléphone : 03 88 21 51 23 | @HFSP Twitter | Page Facebook
Restauration des écosystèmes : prévenir, arrêter et inverser la perte de la nature
Les écosystèmes soutiennent toutes les formes de vie sur Terre. Plus nos écosystèmes sont sains, plus la planète et ses habitants sont en bonne santé. La Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes vise à prévenir, arrêter et inverser la dégradation des écosystèmes sur tous les continents et dans tous les océans. Elle peut contribuer à mettre fin à la pauvreté, à lutter contre le changement climatique et à prévenir une extinction massive. Elle sera couronnée de succès uniquement si chacun et chacune d’entre nous y participe et rejoint le mouvement #GénérationRestauration pour préserver et restaurer les écosystèmes dans le monde entier.
Le numérique responsable se décarbone pour réduire son empreinte environnementale

Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires : « Depuis plusieurs mois, la France a engagé un travail inédit, pionnier dans le monde et en Europe, pour conjuguer les transitions numérique et écologique. Il nous faut mobiliser tous les potentiels, qu’il s’agisse de petites et grandes entreprises, d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, de collectivités territoriales ou d’acteurs de la recherche. Notre objectif : construire une économie du numérique circulaire et sobre, inédite et compétitive à l’échelle mondiale. »
Une feuille de route « décarbonation du numérique »
Élaborée par les acteurs du secteur, elle contient une série d’actions concrètes et de leviers à activer pour rendre le secteur du numérique plus engagé en matière d’éco-responsabilité. Elle traduit l’émergence d’une véritable dynamique de filière, et le renforcement de l’appropriation par les acteurs des enjeux environnementaux. L’intégration du numérique dans la prochaine stratégie nationale bas carbone (SNBC) qui sera publiée en 2024, permettra que le secteur du numérique soit inclut, de façon systématique, dans la trajectoire de baisse de l’empreinte carbone globale que va se fixer la France pour les années à venir.Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique : « Le numérique représente aujourd’hui 10% de notre consommation d’électricité et 2,5% de notre empreinte carbone. Compte tenu du dynamisme du secteur, cette part pourrait tripler, voire quintupler, d’ici 2050. Il nous faut donc agir, et vite, tant pour la gestion de notre système énergétique que pour notre trajectoire de décarbonation. Aujourd’hui, les acteurs du secteur, l’Etat, les collectivités prennent des engagements forts dans cet objectif de transition. »Le lancement de l’appel à projets « EcoNum », opéré par l’ADEME, dans le cadre de la stratégie d’accélération numérique écoresponsable de France 2030, vise à développer l’éco-responsabilité du secteur numérique tout en soutenant la création d’une offre plus sobre et compétitive de solutions numériques durables au travers de trois axes thématiques :
- L’écoconception des produits numériques ;
- La réparation, le réemploi et le reconditionnement du matériel informatique ;
- Les modèles de production responsable.
Guide de bonnes pratiques numérique responsable pour les organisations
Une nouvelle vague d’accompagnement de 15 collectivités territoriales par l’agence nationale de la cohésion des territoires doit définir et mettre en œuvre leurs stratégies numériques écoresponsables.
Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications : « Prolonger la durée de vie des équipements numériques, réduire notre dépendance aux matières critiques et à l’épuisement des ressources, promouvoir un numérique responsable fabriqué en France, voilà autant de défis auxquels nous faisons face. Nous comptons sur la capacité d’innovation de l’écosystème tech afin de concilier les deux transitions, écologique et numérique, et faire de la France une véritable pionnière en la matière. »
Synthèse de la feuille de route de décarbonation du numérique
Proposition de Feuille de route de décarbonation de la filière numérique
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Relever les défis climatiques et sociétaux avec l’investissement immobilier ?
Selon une étude réalisée en juillet 2021 par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), les critères de développement durable jouent un rôle de plus en plus important dans les décisions des Français concernant leur logement (68 %) et leurs choix d’épargne/placement (53 %). Orama est une plateforme d’évaluation dédiée à l’immobilier durable depuis 2020. Un outil unique qui mesure la performance globale de chaque programme immobilier en prenant en compte son impact économique, environnemental et sociétal. Ce scoring trouve sa source dans les critères du label ISR (Investissement Socialement Responsable) et repose sur plus de 100 indicateurs analysés.
Les villes peuvent-elles agir contre la déforestation tropicale ?
« L’Œil » présente ce que La Fabrique Écologique retient d’un article scientifique international peu évoqué dans le débat public, L’Œil n°48 pose la question : » Les villes peuvent-elles agir contre la déforestation tropicale ?«

- #1 L’enjeu de la réhabilitation des forêts tropicales dans la lutte contre le dérèglement climatique n’est pas négligeable, la déforestation étant à elle seule responsable de 8 à 11 % des émissions annuelles globales de gaz à effet de serre. Les forêts absorbant le CO2, la déforestation libère ces stocks dans l’atmosphère et empêche que de plus grandes quantités soient séquestrées. Les auteurs rappellent que le défrichement des forêts tropicales est majoritairement dû à la production de soja, d’huile de palme, de fibre de bois et à l’élevage du bœuf.
- #2 Les villes ont un impact conséquent sur la déforestation. La population urbaine mondiale ne cesse de progresser, ainsi que les besoins de consommation de biens issus de la déforestation (par l’utilisation des terres défrichées pour l’agriculture et l’élevage, et l’exploitation de bois issu des arbres abattus). L’outil développé dans le cadre du programme Cities4Forests, qui réunit 45 villes réparties dans le monde entier afin d’encourager le développement d’une expertise autour des forêts, permet aux villes d’identifier les effets de leur consommation sur la déforestation et ainsi de développer des politiques publiques adaptées. À partir des données sur les consommations annuelles par habitant de produits issus de la déforestation (soja, huile de palme, bœuf, fibre de bois, cacao, café, caoutchouc, sucre, pétrole, gaz etc.), le nombre d’habitants, et le nombre d’hectares déforestés pour la production de ces produits, les villes découvrent l’impact de leur consommation sur les forêts tropicales et les émissions de carbone conséquentes.
- #3 L’outil estime l’impact des villes sur la déforestation tropicale de trois manières :
- (1) Une estimation de la déforestation globale par individu, en supposant une consommation et un impact identique parmi toute la population mondiale.
- (2) Une estimation à partir des quantités de produits consommées dans une ville et de l’impact sur la déforestation de la production de ces produits, quelle que soit leur provenance.
- (3) Une estimation par le commerce international, en prenant en compte l’origine des produits consommés (par exemple du Brésil).
Perspectives en France
Depuis 2018, la France combat la déforestation liée aux produits qu’elle importe par la mise en place de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI), qui vise à mettre fin à l‘importation des produits concernés. Pionnière par cette initiative, la France pilote un projet similaire depuis 2022 à l’échelle de l’Union européenne. Bien qu’ambitieux, ce projet ne s’attaque qu’à la déforestation visible, due au commerce international, et demeure centralisé.L’avis de Pauline Bureau, Vice-présidente de LFE
Souvent éclipsée par l’objectif de transition énergétique, la lutte contre la déforestation constitue une stratégie de poids pour réduire les émissions de CO2, et ce d’autant plus si elle peut être appropriée par les collectivités territoriales.Les villes peuvent-elles agir contre la déforestation tropicale ? Article écrit par Héloïse de Gaulmyn Source de l’article : Forest Footprint for Cities: Methods for Estimating Deforestation and Associated CO2 Emissions Embodied in Products Consumed in Cities

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Loi Climat et d’accélération EnR : les parkings perméables et producteurs d’énergies renouvelables au cœur de la transition
Descriptif des différents cas légaux
dossier-presse-lois-climat-enr-o2d-2.pdfDes parkings perméables et producteurs d’énergies renouvelables
En France, les surfaces de parkings et de toitures des bâtiments professionnels ou tertiaires sont encore largement aménagées avec des matériaux minéraux et imperméables. Elles participent ainsi activement au réchauffement urbain et peuvent atteindre de très hautes températures au sol en cas de canicule ou de fortes chaleurs. Là où les parkings ont au moins la fonction de permettre le stationnement des véhicules, les toits restent eux majoritairement peu exploités. Un réel manque à gagner à l’heure de la Zéro Artificialisation Nette (ZAN), mais aussi alors que les villes doivent devenir plus résilientes face au réchauffement climatique.

A propos d’O2D ENVIRONNEMENT®
O2D ENVIRONNEMENT® s’engage au quotidien pour le développement de solutions vertueuses avec un objectif : préserver les fonctions naturelles du sol. Les systèmes de sols carrossables perméables s’intègrent dans le cadre de projets éco-conçus favorisant l’infiltration naturelle des eaux pluviales et la végétalisation d’espaces. Répondant aux enjeux actuels de l’urbanisme et de la résilience des territoires, les solutions d’O2D ENVIRONNEMENT® allient performances techniques, intégration paysagère et bénéfices environnementaux, au profit du retour de la nature en ville.
Partenaire privilégié des bureaux d’étude, architectes, paysagistes et entreprises, O2D ENVIRONNEMENT® accompagne les projets de la phase conception jusqu’à la mise en œuvre en phase chantier. Au fil de ses 15 années d’expérience dans les projets d’aménagements extérieurs perméables et végétalisés, la société a su participer au développement de solutions techniques performantes et à haute valeur ajoutée environnementale.
Documents joints
La planification écologique à l’heure de vérité
Dés son élection, le Président de la République confiait à la Première ministre l’objectif de planifier la transition écologique. Qu’en est-il un an plus tard ? Le Secrétariat général à la planification écologique a abattu un travail titanesque pour mesurer physiquement et budgétairement l’effort que la France doit mener pour atteindre ses objectifs climatiques. Les 3 think tanks réunis, IDDRI, I4CE et l’Institut Jacques Delors, nous expliquent leurs attentes en matière de planification écologique à quelques jours du Conseil de planification écologique, qui devra poser les jalons du chemin de la transition devant nous, en attendant la présentation de la nouvelle loi de programmation énergie-climat à l’automne.
Comment s’adapter au changement climatique ?
Canicules à répétition, inondations, feux de forêt majeurs, sécheresses : les événements climatiques qui ont marqué la France en 2022 montrent que le changement climatique est désormais une réalité tangible pour tous les Français. Il faut s’y préparer et anticiper les risques qu’il engendre tant pour la biodiversité que pour l’être humain. Les Français en ont en pris conscience, que ce soit dans leur vie quotidienne ou au travail. Afin de poser les bases d’une stratégie d’adaptation globale au changement climatique, et alors que le troisième Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC) est en phase de préparation, France Stratégie publie deux notes sur le sujet : l’une concerne les enjeux spécifiques au monde du travail et l’autre se concentre sur les enjeux du changement climatique en matière de gouvernance territoriale.









