Quinze ans après les émeutes urbaines à Clichy-sous-Bois puis dans plusieurs banlieues françaises, l’Institut Montaigne publie le rapport “Les quartiers pauvres ont un avenir”. Ce travail casse les idées reçues sur les dynamiques à l’oeuvre dans ces territoires et décrypte avec des faits et des chiffres, le besoin de mobilité sociale en France.
S’appuyant sur 300 tableaux statistiques, 40 cartes et 35 entretiens individuels, cette publication dresse un état des lieux inédit de la situation des quartiers pauvres de la ville (QPV). Elle les décrit dans leurs spécificités par rapport au reste de la France en insistant sur trois maux qui les minent : l’échec scolaire, la sur-délinquance et le trafic de drogue. Sa conclusion pour la politique de la ville de demain est sans appel : la réalité de ces quartiers est plus encourageante qu’il n’y paraît mais il est temps de changer de stratégie, d’investir dans les dans les habitants plutôt que dans les bâtiments.
Les territoires littoraux et insulaires sont particulièrement vulnérables aux divers effets du dérèglement climatique. Ces effets ont un impact économique, social et écologique qu’il convient d’analyser et d’anticiper, tout en mettant en avant des retours d’expérience et pistes de solution pour que les territoires concernés puissent agir dans le sens d’une plus grande résilience. C’est pourquoi Green Cross France et Territoires (GCFT), avec le soutien de l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts, a réalisé une analyse des enjeux prioritaires pour la résilience des territoires littoraux et insulaires, dont les résultats sont présentés dans le présent cahier de recherche.
Concours de technicien supérieur du développement durable (TSDD)
Le ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des territoires annonce l’ouverture des inscriptions au concours de « Technicien Supérieur du Développement Durable » (TSDD) : Souvent méconnu, ce concours offre une opportunité aux personnes passionnées par les enjeux écologiques de se tourner vers des métiers de la transition écologique, de la lutte contre le dérèglement climatique, de la mobilité durable, de la construction de logements, ou encore de la préservation de l’environnement. Selon le profil des candidats, plusieurs possibilités de carrière s’offrent à eux, notamment en tant que chargé de la lutte contre l’habitat indigne, chargé de la police de l’eau ou chargé de projet mobilité propre, et d’autres nombreux métiers à découvrir.
Les candidats ont jusqu’au 9 janvier 2024 pour s’inscrire au concours, via cette plateforme.
« Technicien Supérieur du Développement Durable » : qu’est-ce que c’est ?
Le Technicien Supérieur du Développement Durable agit quotidiennement pour favoriser des transports propres, aménager les villes, développer le logement, économiser l’énergie, gérer les ressources, maîtriser l’urbanisation ou encore prévenir les risques naturels. Il est amené à conseiller les acteurs locaux sur le terrain, réaliser des études et piloter des projets à caractère technique. Il peut être affecté tant dans un bureau pour coordonner des équipes et des projets, que sur le terrain pour contrôler, étudier ou intervenir sur différents sujets. Des opportunités d’enseignements ou de formations professionnelles sont également envisageables.
Comment candidater au concours ?
Pour être éligible au concours, le candidat doit être titulaire d’un bac+2 minimum ou justifier d’une expérience d’au moins quatre années dans le secteur public. Ceux qui candidatent dans la spécialité « techniques générales » du concours, choisissent, lors de leur inscription, la région dans laquelle ils exerceront leurs fonctions à partir du 1er septembre 2024.
Une fois lauréats, ils suivront une formation qualifiante à Valenciennes.
Quelles perspectives professionnelles ?
Après avoir occupé pendant 3 ans leur premier poste, le technicien aura la liberté de postuler sur un des nombreux postes proposés sur tout le territoire, en métropole et en outremer. Il pourra changer de domaine s’il le souhaite.
Le concours, ouvert au grade de technicien principal, offre des perspectives d’évolution vers des postes de technicien en chef, voire d’ingénieur des travaux public’ de l’État, notamment grâce à des concours internes, des examens professionnels ou des promotions.
Les inscriptions au concours TSDD sont ouvertes du 28 novembre 2023 au 9 janvier 2024.
Concours de technicien supérieur du développement durable (TSDD)
Face au changement climatique et à ses conséquences, la planification écologique, une stratégie globale pour réussir la transition écologique en France, a fixé une trajectoire crédible pour baisser nos émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030, pour nous adapter aux dérèglements climatiques inévitables et pour restaurer la biodiversité. Les territoires sont au cœur de la transition écologique. Les COP territoriales doivent permettre de fixer les trajectoires locales et de tenir compte des spécificités de chaque territoire. Le Grand Est a initié ce mouvement collectif qui doit se prolonger partout en France.
La planification écologique est à la fois ambitieuse et réaliste :
Ambitieuse, car il faut faire en 8 ans autant qu’en 32 ans pour baisser nos émissions.
Réaliste, car elle se fonde sur des objectifs crédibles, des décisions acceptables et un accompagnement de chacun.
La plannification écologique est une stratégie ambitieuse fondée sur 3 piliers
La planification écologique conjugue la radicalité des résultats sans brutalité. Pour réussir, il faut l’appuyer sur l’engagement de tous les acteurs : État, collectivités, entreprises et citoyens. Et les territoires sont au cœur de la transition écologique. Depuis longtemps, les initiatives s’y multiplient, portées par des élus déterminés. Les collectivités sont un maillon essentiel pour la mise en œuvre concrète de la transition écologique à travers tout le territoire national.
Se préparer au changement climatique : prendre acte de la réalité
Ainsi les COP territoriales doivent permettre de fixer les trajectoires locales pour atteindre les objectifs nationaux. Le but de cette territorialisation de la planification écologique est d’accélérer, de trouver des solutions efficaces et de veiller à la solidarité entre les territoires. État, régions, départements, intercommunalités, communes : la réussite de la transition écologique dépend de la mobilisation de tous.
TERRITORIALISATION DE LA PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE : Christophe Béchu lance l’ouverture des COP régionales à Metz le 14 novembre 2023
Dans le territoire du Grand Est, ces COP territoriales ont été initiées. Le mouvement collectif doit se prolonger partout en France pour construire une transition écologique adaptée à chaque territoire.
Les COP régionales c’est quoi ?
La région Grand-Est : un territoire engagé pour la transition écologique
La région Grand Est a lancé dès juillet 2023 un premier diagnostic des trajectoires pour atteindre les objectifs 2030 et identifier les actions à mener. L’État et le conseil régional avancent déjà conjointement sur l’ensemble des sujets ayant trait à la transition écologique et au développement économique, qu’il s’agisse des schémas régionaux, de ldispositifs d’aide ou de l’accompagnement commun des collectivités du territoire, avec notamment le coportage des CRTE (sous le nom de pactes territoriaux de relance et de transition écologique – PTRTE).
10% de l’effort nationale en Région Grand-Est
C’est donc naturellement que la démarche de planification écologique est portée conjointement avec le conseil régional. La COP a pour vocation d’intégrer les travaux régionaux déjà accomplis et de capitaliser sur les actions lancées. Elle doit poursuivre l’ambition de fédérer les acteurs de la région autour de trajectoires et d’actions communes.
Le diagnostic et les débats doivent préciser une feuille de route régionale à l’horizon 2030. Depuis le début de la démarche, plus de 200 personnes sont impliquées dans la réflexion, à travers 7 groupes de travail coprésidés par des élus du conseil régional et des sous-préfets, avec une animation globale du conseil régional et de l’État.
La diversité des acteurs mobilisés (associations, entreprises, fédérations, syndicats…) autour des collectivités témoigne de l’intérêt du débat à porter sur chaque territoire.
Plan d’actions collectif de 52 levieres pour atteidnre nos objectifs 2030
Une démarche inédite à l’échelle de la région
La planification écologique donne à la France un cap en matière de réduction des gaz à effet de serre. Ce plan national fait de la France l’un des premiers pays à se doter d’une stratégie globale et concrète et permet à chaque secteur et chaque acteur d’avoir une vision du chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs nationaux de décarbonation de -55 % en 2030 et de préservation et conservation de la biodiversité et plus généralement des ressources.
Planification écologique : top départ des COP régionales dans le Grand Est Planification écologique : top départ des COP régionales dans le Grand Est
La territorialisation de la planification : une nouvelle étape clé qui s’adapte à chaque territoire. Pour atteindre les objectifs 2030, il faut un plan d’actions partagé par les collectivités territoriales. Chacune des COP vise à définir régionalement les leviers d’actions alignés avec les objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre (GES)
Une approche transversale de la transition écologique. Le secrétariat général à la planification écologique (SGPE) a identifié 43 leviers de décarbonation transverses aux défis environnementaux (climat, biodiversité, adaptation, ressources, santé) et dresse secteur par secteur (industrie, agriculture, bâtiments, énergie, mobilités…) les actions et objectifs. Ces leviers se déclinent territorialement dans deux directions : l’une sur les enjeux d’atténuation du climat (décarbonation), l’autre sur la préservation et restauration de la biodiversité et la gestion des ressources naturelles.
Association et engagement des parties prenantes à toutes les échelles du territoire. La COP mobilise, dès la phase de débats, les parlementaires, les acteurs du monde économique (représentants des entreprises du secteur industriel et agricole et tous les organismes consulaires…) et les acteurs de la société civile (associations environnementales, association de consommateur, jeunes…) dont l’implication dans cet exercice est essentielle
Une approche participative. La méthode proposée est plus participative que prescriptive. Les travaux s’appuient sur une proposition de déclinaison régionale des leviers identifiés dans la planification nationale, qui ne se limitent pas aux enjeux de décarbonation et abordent aussi la biodiversité et la gestion des ressources naturelles. Pour établir un diagnostic, faire le recueil, pour chaque levier, des actions des collectivités, réalisées et en cours. Cela permet à la COP de s’aligner sur une proposition d’objectifs concrets à soumettre au débat.
Une mobilisation de tous les services de l’État : national, déconcentré, opérateurs
Réduction de nos émissions : où en sommes-nous ? Où allons-nous ?
Une démarche en quatre temps
ÉTABLIR UN DIAGNOSTIC PARTAGÉ DU TERRITOIRE : Il s’agit de mesurer le chemin déjà parcouru par les actions et programmes portés par les collectivités et acteurs locaux et celui qu’il reste à parcourir afin d’atteindre les objectifs de chaque région, de faire connaître et de partager les objectifs à atteindre.
CONDUIRE UN DÉBAT : La forme est laissée à l’appréciation des préfets, en lien avec les attentes des exécutifs su sein du territoire régional. Ce débat doit permettre aux acteurs de s’approprier le diagnostic, identifier les efforts collectifs à fournir pour atteindre les objectifs régionaux et définir sans attendre les actions et projets à lancer ou poursuivre pour 2024.
PARTAGER À L’ÉCHELLE DES TERRITOIRES INFRARÉGIONAUX (départements et périmètres des CRTE) une déclinaison indicative des actions à mener.
ÉTABLIR UNE FEUILLE DE ROUTE : Elle matérialise le choix des engagements pris par les territoires par secteur.
Les COP régionales représentent une démarche inédite à l’échelle des régions.
Dans le cadre de la territorialisation de la planification écologique, chacune de ces COP vise à définir régionalement les leviers d’actions alignés avec les objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre (GES) et de préservation de la biodiversité. Il s’agit d’intégrer de manière cohérente tous les volets de la planification écologique, notamment ceux qui ont d’ores et déjà été engagés (plan eau, rénovation des écoles, transition agricole, identification des zones d’accélération de production d’énergies renouvelables (ENR), etc.).
Ces COP mobilisent, sous la co-animation du préfet de région et du président du conseil régional, tous les exécutifs de la région, les parlementaires, les acteurs du monde économique et les acteurs de la société civile
Elles se déroulent en quatre temps :
L’établissement d’un diagnostic de territoire, permettant d’identifier les objectifs à atteindre
La conduite d’un débat pour définir les actions à mener
Le partage à l’échelle des territoires infrarégionaux d’une déclinaison de ces actions
L’ établissement d’une feuille de route
Conférences des Parties Régionales Guide explicatif du panorama des leviers Adaptation
Au-delà des activités professionnelles, l’économie sociale et solidaire fait de la transition écologique une question essentielle qui va au-delà de l’acte de production. C’est le cas plus particulièrement des structures coopératives que les auteurs ont analysées. La prise en compte des questions environnementales transforme les métiers, les gestes, mais surtout l’organisation. À partir du cas de deux coopératives aux domaines d’activités très différents, ce nouveau Céreq Bref fait ressortir une relation significative entre les démarches d’écologisation, une conception partagée de la gouvernance et de l’organisation, et la revalorisation du sens du travail.
Dans un contexte de sobriété promue par les pouvoirs publics et alors que l’Union Européenne a rehaussé l’ambition de décarbonation à 2030, comment évoluent les consommations énergétiques réelles des bâtiments français ? Pour y répondre, l’OID publie les résultats 2023 de son Baromètre de la performance énergétique et environnementale des bâtiments. Bureaux, centres commerciaux, hôtels, bâtiments de santé, et actifs résidentiels y sont passés au crible. Les profils de bâtiments inclus dans les Top15 et Top30 relatifs à l’enjeu d’atténuation de la Taxinomie européenne font également l’objet d’une analyse.
Alors que de plus en plus de jeunes expriment leur volonté de se former à la transition écologique pour un avenir durable, le Bachelor ACT est une formation reconnue par l’Etat et co-fondée par l’ESSEC et CY Cergy Paris Université (CYU). Premier diplôme français commun à une université publique et une grande école privée, il a pour objectif de former des étudiantes et étudiants à devenir des professionnels de l’accompagnement et de la conduite de projets au service des transitions écologique, sociétale et citoyenne.
L’accord final de la COP 28 a été dévoilé le 13 décembre à Dubaï, où les 194 pays réunis ont approuvé une décision commune, identifiée par certains comme étant un accord historique. 3 engagements essentiels à retenir : Tripler la production d’énergie renouvelable, doubler l’efficacité énergétique et « transitionner » en dehors des énergies fossiles … Qu’importe la force des annonces de la COP 28, et de celles à venir, les transitions énergétique, agricole ou alimentaire ne pourront se passer d’une réflexion sur leur dépendance aux combustibles fossiles et la mise en œuvre d’action permettant de répondre à la trajectoire d’une neutralité carbone pour 2050.
-* Par Alix Chosson, Lead ESG Analyst for Environmental Research & Investments, Nicolas Rutsaert, Senior Equity Analyst, Nicolas Cleris, Senior Credit Analyst, Marouane Bouchriha, CFA, Senior Fund Manager, Thematic Global Equities chez CandriamLutte contre le changement climatiqueHausse des taux, évolution des réglementations, retournements de tendances sur les coûts des intrants – les investissements dans les énergies propres n’ont jamais été aussi élevés ni aussi difficiles qu’en 2023. Alors que les marchés semblent jeter l’ensemble du secteur avec l’eau du bain dans cette période inflationniste, il est temps de distinguer les changements structurels des incidents qui surviennent inévitablement lorsque les industries changent d’échelle… et qui devraient dès lors s’atténuer.
La transition se poursuit.
Malgré les guerres, les ruptures d’approvisionnement, l’inflation et l’incertitude géopolitique, l’énergie propre reste une priorité pour la plupart des gouvernements – en témoigne le nombre de participants à la COP 28 à Dubaï. Non seulement le changement climatique reste le principal défi mondial de ce siècle, mais la nécessité d’une action décisive en faveur du climat ne fera que s’accentuer à mesure que la fenêtre d’action se refermera sur nous.
Nous n’avons pas (encore) constaté de ralentissement dans le rythme de la transition énergétique. Au contraire, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une nouvelle année record, avec l’addition de nouvelles capacités renouvelables en 2023 estimées à 440 GW, soit une augmentation de plus de 100 GW par rapport à 2022 – et ce, malgré l’inflation des coûts dans la plupart des domaines. L’électrification des véhicules de tourisme se fait à un rythme que l’AIE décrit comme proche de celui requis par son très ambitieux scénario « Net Zero ». Une voiture sur cinq vendue en 2022 était électrique, contre seulement une sur 25 à peine deux ans auparavant[[International Energy Agency, World Energy Outlook 2023, Octobre 2023]].
Pourtant, les marchés financiers n’ont pas été très favorables aux technologies propres en 2023, et en particulier aux énergies renouvelables. Après plusieurs années de bons résultats obtenus à la faveur d’un soutien réglementaire important, le secteur souffre aujourd’hui de vents contraires d’ordre macroéconomique, géopolitique et sectoriel.
Le segment de l’énergie propre atteindra-t-il l’objectif mondial fixé à Paris de tripler les capacités renouvelables d’ici à 2030 ? Pour faire simple, cela dépendra de la capacité des gouvernements à maintenir les incitations à l’investissement à long terme dans un environnement économique en mutation.
La rentabilité ? C’est compliqué.
Après plusieurs années d’amélioration, la situation économique des énergies renouvelables s’est détériorée pendant la majeure partie de l’année 2023. Le coût de l’énergie nivelé (LCOE)[[Pour pouvoir comparer les technologies de production, nous examinons le coût de l’énergie nivelé (LCOE, Levelized Cost of Energy) – dans lequel l’énergie renouvelable a des coûts d’investissement initiaux auxquels s’ajoutent des niveaux de maintenance variables, tandis que l’énergie fossile nécessite un investissement initial et des coûts de carburant annuels en continu.]] du secteur des énergies propres au sens large a augmenté d’environ 15 % à 25 % de 2020 à 2023[[International Energy Agency, Renewable Energy Market Update, Juin 2023]], même en tenant compte de certains segments où les coûts ont en fait diminué. La construction de nouvelles capacités d’énergie fossile reste un choix beaucoup plus coûteux, qui n’a pas non plus échappé à la pression des coûts d’intrants du gaz et du charbon en 2022.
La rentabilité du secteur des énergies renouvelables est hétérogène, à la fois au sein des différentes technologies et des zones géographiques – une question de politique plus que de géographie. Mais un LCOE plus élevé n’est pas toujours synonyme de moindre rentabilité, car la hausse des prix de l’électricité a profité à la base installée d’actifs de production d’énergie renouvelable existants.[[La comparaison des coûts de production récents entre électricité renouvelable et thermique n’est pas pertinente pour les prévisions à long terme, car la crise énergétique de 2022 en Europe a fait grimper en flèche (en 2022) puis chuter (en 2023) les coûts de production thermique ; ces coûts restent supérieurs aux moyennes de long terme.]]
La hausse des taux est décidément un changement majeur. Pourtant, malgré la forte hausse des taux d’intérêt et le niveau élevé des dépenses d’investissement dans ce secteur, le coût du capital n’explique que partiellement la détérioration de l’économie des énergies renouvelables en 2023. Le LCOE s’est détérioré avant même la hausse des taux d’intérêt, en raison de l’augmentation des coûts des intrants. (Pour vous faire une idée, visualisez un graphique du prix de l’acier). Que l’inflation soit pour vous un phénomène passager ou une tendance de fond, il faut espérer que les ruptures d’approvisionnement et la compression spectaculaires de ces deux dernières années ne constituent pas la nouvelle norme pour les futures augmentations du coût des intrants. Ces coûts, au quatrième trimestre 2023, sont déjà moins élevés qu’en 2022 et au début de 2023.
Les énergies renouvelables restent compétitives. Mais toutes les technologies propres ne sont pas égales.
Malgré la hausse des taux et le décollage des coûts des intrants au cours des derniers trimestres, les énergies renouvelables restent très compétitives sur la base du LCOE, et nous nous attendons à ce que cela continue au moins jusqu’en 2030, grâce à la fois aux progrès technologiques et au soutien des réglementations telles que la loi sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act) aux États-Unis.
Cependant, les différentes technologies, et de nombreux maillons de la chaîne de valeur des énergies renouvelables, ont fait preuve de différents niveaux de résilience face à l’évolution des conditions économiques.
Le positionnement technologique, le niveau d’intégration et la taille sont autant d’éléments clés.
Il ne faut pas s’arrêter à l’observation des moyennes. Comme dans tout secteur en évolution, il y a des leaders et des retardataires. Certaines solutions d’énergie propre se développent un peu plus rapidement que d’autres, comme l’énergie solaire photovoltaïque (PV) et les véhicules électriques (VE), en raison de la technologie et de la réduction des coûts. Parmi les points faibles, on peut citer l’insuffisance des investissements dans les réseaux énergétiques et les projets d’éoliennes en mer. Si les réseaux ne sont pas adaptés, une partie de l’énergie éolienne et solaire renouvelable est « bridée », c’est-à-dire qu’elle est tout simplement perdue parce qu’elle ne peut pas atteindre les utilisateurs finaux. N’oublions pas que la moitié de la croissance provient de la Chine – il faut donc regarder ce qui se cache derrière les chiffres de croissance.
Le potentiel de croissance est élevé. Le doublement de l’efficacité et le triplement des énergies renouvelables sont des conditions préalables nécessaires pour être en ligne avec le scénario des 1,5°C de l’Accord de Paris. Le débat et les questions sur la valorisation sont largement centrés sur le pipeline de commandes et les technologies qui prédomineront. Mais comme pour toute nouvelle technologie – des chemins de fer à l’internet – des perspectives de croissance élevées peuvent conduire à un excès d’investissement et à des surcapacités. Les investisseurs ont intérêt à évaluer ces technologies et ces business models à l’aide d’une analyse fondamentale approfondie mettant l’accent sur les avantages concurrentiels, la rentabilité, les conditions de l’environnement réglementaire et les conditions de financement. Les projets ont surtout un flux de trésorerie initial, mais certaines entreprises du secteur ont un besoin presque constant de lever des capitaux pour maintenir le niveau de croissance attendue intégré dans les valorisations – ce qui devient problématique si le secteur n’a plus la cote.
Institut Candriam du Développement Durable
La principale tendance de fond reste la réglementation.
Aujourd’hui, la plupart des projets d’énergies renouvelables couvrent largement leur coût du capital.[[Par exemple, selon Bernstein, sur la base des prix récents des enchères, le taux de rendement interne (TRI) projeté pour tous les projets éoliens et solaires terrestres couvre facilement leur coût moyen pondéré du capital (CMPC), à l’exception de l’enchère espagnole de novembre 2022 pour les éoliennes terrestres, qui a eu lieu au moment où les prix de l’acier atteignaient leur point haut. L’AIE est optimiste quant à la croissance des énergies renouvelables, en partie parce qu’il existe d’importantes capacités de production dans le domaine de l’énergie solaire. Par exemple, certains fabricants chinois de panneaux solaires ne fonctionneraient qu’à 25 % de leur capacité.]] Mais avec tous les facteurs en jeu, le tableau peut changer comme un kaléidoscope. La réglementation doit être prévisible pour que le secteur privé investisse.
L’Europe et les États-Unis connaîtront en 2024 des élections nationales dont les principaux candidats sont des partisans des combustibles fossiles. L’Europe pourrait également adopter un discours moins axé sur le climat. La géopolitique jouera également un rôle décisif. Comment l’Europe et les États-Unis réagiront-ils à la prédominance de la Chine dans les chaînes d’approvisionnement en technologies propres ? Comment les dispositions protectionnistes de l’IRA affecteront-elles le marché ? L’Europe va-t-elle surenchérir dans le « protectionnisme vert » ?
L’objectif des gouvernements est de décarboner nos économies et de garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique à un coût abordable pour les citoyens. Ce « trilemme » énergétique est d’autant plus complexe que les prix de l’énergie sont élevés, comme en témoignent les récentes tergiversations des gouvernements face à l’échec des ventes aux enchères d’énergies renouvelables. La complexité augmentera à mesure de l’utilisation croissante des énergies renouvelables et de l’apparition de potentiels conflits avec le fonctionnement centralisé actuel des marchés européens de l’électricité, basé sur le principe du « merit order ».
Le consensus trouvé à la sortie de la COP 28 a peut-être apporté un début de réponse à ces interrogations. L’objectif fixé par l’ensemble des parties prenantes de tripler les capacités en énergies renouvelables d’ici 2030 est un signal fort, qui permet de rassurer les entreprises et investisseurs de ce secteur après une année 2023 mouvementée. Le message est clair : la révolution du renouvelable est en place et va continuer à s’accélérer, et ce malgré le contexte macroéconomique et les difficultés industrielles.
La transition vers les énergies renouvelables est une tendance de fond en cours d’accélération. Le rythme de cette accélération, ainsi que la résilience et la rentabilité des énergies renouvelables, sont une histoire de leadership. Les gouvernements doivent s’engager résolument dans la transition énergétique. Ils doivent s’adapter simultanément à un environnement macroéconomique plus difficile et à l’urgence climatique qui s’intensifie. La géopolitique est susceptible de devenir un nouveau facteur clé dans ce « trilemme » énergétique structurel, les technologies propres devenant une nouvelle arène pour les stratégies commerciales et une démonstration de puissance.
À propos de Candriam
Candriam, qui signifie « Conviction AND Responsibility In Asset Management », est un gestionnaire d’actifs mondial multi-spécialiste. Pionnier et leader dans le domaine des investissements durables depuis 1996, Candriam gère environ 144 milliards d’euros d’actifs1 et s’appuie sur une équipe de plus de 600 professionnels. La société dispose de centres de gestion à Luxembourg, Bruxelles, Paris et Londres et ses responsables de clientèle couvrent plus de 20 pays dans toute l’Europe continentale, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Moyen-Orient. Candriam propose des solutions d’investissement2 dans plusieurs domaines clés : obligations, actions, stratégies à performance absolue et allocation d’actifs, avec une gamme large et innovante de stratégies ESG couvrant toutes ces classes d’actifs.
Candriam est une société du groupe New York Life Investments. New York Life Investments3 se classe parmi les principaux gestionnaires d’actifs mondiaux4. Plus d’informations sur : www.candriam.com
Les résultats de l’édition 2023 du baromètre Amrae de l’engagement pour le climat, en partenariat avec AXA Climate
L’appréhension du risque climatique et l’engagement des risk managers pour le maîtriser, le financer et s’inscrire dans sa gouvernance sont désormais concrets et opérationnels. Subsistent des brouillards épais tant sur les conséquences des évènements naturels sur la chaine logistique que sur les réglementations européennes en cours (CSRD, réglementations de la notation et des données ESG etc…).
A noter, voire à déplorer, les entreprises sont pour l’instant dans une logique de réaction et d’adaptation au risque climatique alors que la planification de long terme s’impose pour toute décarbonation.
Quant au financement, les tensions connues depuis ces dernières années sur le marché de l’assurance trouvent sans surprise leur traduction dans les difficultés, voire les craintes des risk managers. Dans un marché de pénurie (avec des exception), les risk managers n’ont que très peu de marge de manœuvre pour l’examen des notations ESG des assureurs.
L’actualité influence la hiérarchie des perceptions, le risque supply chain reste mal appréhendé, notamment pour des questions de temporalité.
En 2022, la première des préoccupations des risk managers était la canicule. En 2023 ce sont les tempêtes, cyclones ou tornades. Elle connait aussi la plus forte augmentation (+15 points). Le risque lié aux canicules et aux vagues de chaleur augmente également (+2 points), en raison d’une année 2022 et d’un mois de septembre 2023 particulièrement chauds.
Les conséquences des aléas climatiques sur les fournisseurs de rang un deux et trois sont mal appréhendées, tant en raison de difficultés de collecte de données que de mobilisation des risk managers et des dirigeants sur le court terme.
La gouvernance du risque climatique progresse encore dans le contexte de l’entrée en vigueur de la directive CSRD.
84% des risk managers voient la CSRD comme une opportunité. Seuls 5% des sondés répondent que leur organisation n’a pas pris d’action à date, concernant la mise en conformité avec la CSRD.
La gouvernance des risques s’améliore pour la troisième année consécutive, avec une augmentation de 7 points des entreprises l’ayant mise en place par rapport à 2022 (66%). Par ailleurs, les liens entre directions des risques et RSE se renforcent.
La responsabilité du pilotage des risques climatiques gagne en simplicité. En 2023, seulement 10% des risk managers citent deux directions en co-pilotage contre 41% en 2022 et 28 % en 2021. Généralement, c’est le couple « RSE + Risques » qui revient le plus souvent.
Pour la première fois, en 2023, des entités dédiées apparaissent dans les réponses, autres que RSE ou Risque, par exemple des « cellules climat », un pôle « adaptation ou transition » et même un « Climate Change Risk Officer ».
POUR LA TROISIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE, NOTRE BAROMÈTRE RÉVÈLE QUE LA VISIBILITÉ SUR LES RISQUES DES FOURNISSEURS NE PROGRESSE PAS. COMMENT EXPLIQUER CE CONSTAT ?
Les attentes vis-à-vis du marché de l’assurance et des assureurs : l’insatisfaction reste prééminente, malgré des progrès
Les attentes exprimées, concernant la modélisation des risques (48%) et les conseils en prévention (52%). Le sentiment que certaines régions vont devenir inassurables (71% des interrogés) questionne.
Les assureurs doivent à leurs assurés une transparence vis-à-vis des risques d’inassurabilité à moyen terme des actifs très exposés. Ils doivent imaginer une tarification incitative pour récompenser ceux de leurs assurés qui déploient des stratégies d’adaptation et enfin les assureurs doivent soutenir les nouvelles filières et produits décarbonés en engageant un dialogue technique avec leurs assurés sur les innovations et en couvrant les risques correspondants.
Face à la pénurie d’assurance, les risk managers envisagent ou recourent déjà à des solutions alternatives, telles que les captives ou l’assurance paramétrique (36 %), en progression de 10% par rapport à 2022. Les Cat Bonds restent un outil utilisé marginalement par les entreprises.
Oliver Wild – Président de l’Amrae
« Le risque climatique, à la faveur des épisodes météorologiques des dernières années, est une préoccupation désormais évidente pour les risk managers« , développent Antoine Denoix, président d’AXA Climate et Oliver Wild, président de l’Amrae.
Antoine Denoix – Président d’AXA Climate
« Le risque climatique est autant vu comme une contrainte qu’une opportunité pour les entreprises de se réinventer et de se projeter pour faire face à un environnement de plus en plus complexe et compétitif, notamment sur la question des ressources disponibles. La dynamique actuelle, dans le cadre de l’entrée en vigueur prochaine de la CSRD est porteuse d’optimisme, avec une amélioration progressive de la gouvernance des risques au sein des entreprises et l’émergence de standards de transparence ambitieux sur les sujets RSE. »
D’APRÈS VOUS, VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EXPOSÉE AUX RISQUES DE TRANSITION SUIVANTS ?
Méthodologie
Enquête auprès de 131 risk managers d’entreprise, membres de l’AMRAE, (environ 12,3% membres risk managers) de l’Association, administrée en septembre et octobre 2023.
AXA Climate est une entité du groupe AXA, dédiée à l’adaptation climatique et environnementale, visant à aider les entreprises à s’engager dans la voie d’une économie régénérative. Dans cette perspective, AXA Climate développe pour les entreprises et organismes publics et éducatifs, des formations digitales afin d’accompagner leurs collaborateurs dans l’évolution de leurs métiers. AXA Climate conseille les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie, de la finance et de la fonction publique. Grâce à l’assurance paramétrique, elle permet aux entreprises et aux populations d’être indemnisées en quelques heures, lorsqu’elles subissent les conséquences des aléas liés aux changements climatiques. image
https://climate.axa/fr/
À propos de l’Amrae – La Maison du risk management
L’Amrae (Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise) est l’association professionnelle de référence des métiers du risque et des assurances en entreprise. Elle rassemble plus de 1 800 membres appartenant à 800 organisations privées ou publiques.
L’Amrae aide ces organisations dans l’atteinte de leurs objectifs stratégiques et opérationnels pour leur permettre d’améliorer leurs performances et de maîtriser leurs risques.
L’Amrae (l’Association) rassemble les acteurs majeurs des secondes et troisièmes lignes de maîtrise des risques (risk management, contrôle et audit internes, assurance et juridique). À travers ses comités scientifiques, ses publications et ses nombreuses manifestations, l’Amrae produit pour ces experts les contenus qui nourrissent leurs compétences, leur évolution dans leur métier et leur contribution à la réussite de la stratégie de l’entreprise.
Avec Amrae Formation, elle répond à leurs besoins de formation professionnelle tout au long de la vie en dispensant des formations certifiantes de haut niveau.
Amrae Les Rencontres organise le congrès annuel de référence des métiers du risque et des assurances. Ces trois jours constituent le rendez-vous métier incontournable des acteurs de la maîtrise des risques et de son financement.
https://www.amrae.fr/
D’APRÈS VOUS, VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EXPOSÉE AUX RISQUES PHYSIQUES AIGUS SUIVANTS ?Oliver Wild – Président de l’AmraeAntoine Denoix – Président d’AXA ClimateD’APRÈS VOUS, VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EXPOSÉE AUX RISQUES PHYSIQUES CHRONIQUES SUIVANTS ?POUR LA TROISIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE, NOTRE BAROMÈTRE RÉVÈLE QUE LA VISIBILITÉ SUR LES RISQUES DES FOURNISSEURS NE PROGRESSE PAS. COMMENT EXPLIQUER CE CONSTAT ?D’APRÈS VOUS, VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EXPOSÉE AUX RISQUES DE TRANSITION SUIVANTS ?
Par Maxime Dupont, Pierre Quénéhen, Théo Verdier avec la participation de Victor Potier
La Fondation Jean-Jaurès publie le rapport « Accompagner l’éco-anxiété à l’école et au travail » rédigé par Maxime Dupont, Pierre Quénéhen, Théo Verdier et Victor Potier dans le cadre de la COP28. La préoccupation climatique demeure une permanence pour les Français comme le montre diverses enquêtes d’opinion. Les auteurs font des propositions pour intégrer au travail et à l’école la préoccupation environnementale au sein des politiques d’atténuation et d’adaptation. Sur la base de travaux et d’une enquête d’opinion menée par l’Observatoire de l’opinion de la Fondation Jean-Jaurès, ce rapport permet de mesurer l’éco-anxiété et propose des solutions pour y faire face.
Aujourd’hui, avez-vous l’impression que l’actualité climatique génère de l’anxiété chez vous (ce qui est aujourd’hui appelé éco-anxiété) ?
Faire face à l’éco-anxiété à l’école
Les auteurs font quatre propositions pour que les établissements scolaires et leur personnel puisse gérer l’éco-anxiété croissante des nouvelles générations au sein des classes. Ils proposent de mettre à disposition des établissements un outil de mesure de l’état émotionnel des élèves via un questionnaire unifié et anonymisé, afin de doter les équipes pédagogiques d’un outil de suivi de l’éco-anxiété et de permettre des remontées en cas d’alerte. Les auteurs proposent de prendre exemple sur la démarche de collecte lancée dans le cadre de la lutte contre le harcèlement. Il est indispensable également de former les enseignants en sortie de l’INSPÉ à un socle de notions, termes et méthodes scientifiques mobilisés dans le cadre de l’éducation au développement durable, peu importe la matière enseignée.
Les auteurs préconisent également de conduire une politique de concentration des multiples ressources pédagogiques mobilisables dans le cadre de l’apprentissage de notions relatives au dérèglement climatique, afin de mettre en place un espace de documentation consolidé, facilitant l’accès des enseignants à des ressources. Il est également préconisé de développer au sein des établissements, par exemple par la mobilisation du Pacte enseignant, les démarches de mise en action des élèves et de connexion à la nature, via des formes d’engagement local ou encore le développement de la « classe dehors ».
Selon vous quel(s) acteur(s) doit mener la lutte contre le changement climatique ? (plusieurs réponses possibles)
Gérer l’éco-anxiété au travail
Les auteurs font également six propositions pour permettre aux employeurs de gérer l’éco-anxiété des employés sur le lieu de travail. Tout d’abord, le développement de l’engagement des collaborateurs dans la conduite du volet climat des stratégies RSE via une démarche de co-construction régulièrement renouvelée ainsi que la création d’un poste d’engagement climat, visant à développer une ou plusieurs initiatives centrées sur les enjeux d’atténuation et d’adaptation au dérèglement climatique au sein des entreprises. Les auteurs proposent d’intégrer systématiquement des indicateurs qualitatifs et quantitatifs de responsabilité sociale et environnementale dans les évaluations et les rémunérations variables, en démarrant sans s’y restreindre par le cercle des cadres dirigeants.
L’éco-anxiété chez les jeunes
Maxime Dupont, Pierre Quénéhen, Théo Verdier et Victor Potier préconisent de faire figurer la préoccupation environnementale, les sujets climat et éco-anxiété dans les baromètres et enquêtes annuels dans les entreprises. Il s’agit notamment d’élargir le périmètre du DUERP vers un DUERP-E (document unique d’évaluation des risques professionnels et environnementaux) et de faire de même pour faire évoluer la définition des RPS vers les RPS-E (risques psychosociaux environnementaux). Le déploiement d’une démarche de formation généralisée à tous les niveaux, à commencer par tous les membres de comités de direction sur les enjeux climat. Il en va de même pour les directions métiers, les directions RH et les élus du personnel, membres des CSE des entreprises.
Au cours des deux dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti les sentiments suivants ? Un sentiment d’anxiété… Sous-total « un jour sur deux » et « tous les jours »
Enfin, il faut définir des jalons RSE dans les processus courants, en outillant les départements métiers ainsi que les fonctions supports (achats, finances, communication, RH ou encore immobilier). Et ce afin de systématiser la « voix de la planète » dans les prises de décision quotidiennes via la quantification des impacts écologiques. Dernièrement, là où les outils de détection font apparaître une problématique spécifique liée à la préoccupation climatique, créer et animer des groupes de discussion au cadre et à la confidentialité formalisés. Il s’agirait d’échanges inter-services et intra-organisation en vue de favoriser l’expression, de visibiliser l’éco-anxiété et d’y apporter une première réponse par l’écoute.
Première des fondations politiques en France, la Fondation Jean-Jaurès est reconnue d’utilité publique en 1992, date de sa création par Pierre Mauroy. Sa mission est, à court terme, d’influencer les politiques publiques par ses analyses et ses propositions, et, à moyen terme, de contribuer à repenser en profondeur, à l’échelle internationale, européenne et nationale, la social-démocratie.
Aujourd’hui, avez-vous l’impression que l’actualité climatique génère de l’anxiété chez vous (ce qui est aujourd’hui appelé éco-anxiété) ?Selon vous quel(s) acteur(s) doit mener la lutte contre le changement climatique ? (plusieurs réponses possibles)Au cours des deux dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti les sentiments suivants ? Un sentiment d’anxiété… Sous-total « un jour sur deux » et « tous les jours »L’éco-anxiété chez les jeunes
L’Institut Open Diplomacy dévoile le rapport de la 4ème édition de ses Rencontres du Développement Durable, à l’issue de près de trois mois d’échanges partout en France entre les citoyens, le monde académique, économique, politique et scientifique au service de l’Agenda 2030. Du 5 octobre au 13 décembre, l’Institut Open Diplomacy a organisé, comme chaque année depuis 2020, son tour de France du Développement Durable sur le thème « Sobriété & Souveraineté : une guerre, deux fronts… quels plans de bataille ? ».
Cette Note de la Fabrique Écologique a un double objectif : rappeler ce qu’est la biomasse et à quoi elle peut servir ; mettre en lumière les limites et les arbitrages nécessaires et expliciter quelques messages simples pour une prise en compte raisonnée et partagée de la biomasse dans les politiques publiques. Alors que la révision de notre stratégie énergétique est un enjeu majeur pour atteindre la « neutralité carbone » en 2050, cette Note propose de redonner une juste place à la thématique de la biomasse, une source d’énergie majeure et « multiusages » insuffisamment prise en compte dans les débats publics.
La transition provoquée par le changement climatique est-elle si conséquente qu’elle mérite des débats approfondis ? Ou est-elle si urgente qu’elle impose de passer à l’action sans plus attendre ? Est-il raisonnable ou déraisonnable de prendre le temps du débat en période d’urgence climatique ? Présentation des éclairages réunis pour ce dossier par démocratieS – le média critique de la participation.
La FP2E a publié son huitième rapport sur les services publics d’eau et d’assainissement rédigé par un organisme indépendant, le Cabinet BDO. Il s’inscrit dans l’ère du changement climatique et de ses effets sur l’eau en Europe et en France, et met en perspective les constats et prévisions sur la raréfaction de l’eau avec les autres enjeux des services d’eau : qualité de l’eau, performances environnementales et sanitaires, financement notamment pour faire face aux besoins d’investissements. Sur cette dernière dimension, le rapport montre la permanence d’une fracture territoriale sur plusieurs indicateurs majeurs (taux de fuite, qualité de l’eau, gestion et connaissance des réseaux), entre les services de petite taille et la moyenne des services. Dans un contexte d’attentes sociétales fortes sur l’eau et de défis environnementaux pressants, le rapport relève l’affirmation d’une volonté politique pour l’eau et le renforcement des exigences, au niveau national et européen.
Des effets du changement climatique de plus en plus délétères sur l’eau
La menace que fait peser le dérèglement climatique sur l’eau (situations de stress hydrique plus prononcé, diminution des débits des cours d’eau, baisse du niveau de recharge des nappes…) se précise en France et en Europe. En 10 ans, plus de la moitié des départements métropolitains a subi une diminution supérieure à 5% du débit annuel moyen de leurs cours d’eau. Dans un avenir proche, selon plusieurs scénarii d’émission de gaz à effet de serre, le niveau de recharge des ressources souterraines – dont dépendent les deux tiers de l’approvisionnement en eau potable – sera inférieur à ce qu’il est actuellement.
Le changement climatique a également des impacts sur la qualité des ressources en eau, notamment en raison de la concentration plus importante des pollutions en cas de pénurie d’eau, ou encore sur la qualité des eaux de baignade. Sur cet indicateur, La France se situe seulement à la 21è place en Europe avec 75% d’eaux d’excellente qualité, vs 85% en Europe.
Des attentes renforcées et une conscience collective de la préservation de la ressource et de la qualité de l’eau
Sept Français sur dix craignent de manquer d’eau dans leur région en 2022, contre 37% il y a douze ans. Fait nouveau, pour 11% d’entre eux cette crainte porte sur un horizon proche (5 à 10 ans). Le sujet de la qualité est aussi une préoccupation pour trois Français sur 4 qui pensent que les ressources sont polluées. Pour y répondre, les deux tiers sont prêts à payer l’eau plus cher si cela permet d’améliorer la préservation des ressources naturelles, et 8 Français sur 10 sont prêts à consommer des légumes arrosés issus de la « REUT ».
Les prélèvements sur l’eau pour les usages domestiques s’élèvent à 5,3 milliards de m3 /an ces dernières années (données 2021), un volume inférieur de 500 millions de m3 en moyenne à celui des années 2000, alors que la population augmente chaque année. Par ailleurs, les services affichent des taux de fuite inférieurs à ceux de nos voisins européens (20% en France, à comparer à 23% en Espagne, 40% en Italie). Sur ce point les efforts doivent donc prioritairement se concentrer sur les services les moins performants, souvent des services de petite taille (moins de 3500 habitants).
La qualité de l’eau du robinet est également une attente forte des consommateurs. Près de 9 Français sur 10 ont confiance en l’eau du robinet et près de 7 sur 10 en boivent tous les jours. Les taux de conformité sont élevés en moyenne, avec cependant des performances moindres dans les services de petite taille. Dans les services gérés par les entreprises de l’eau, les analyses de l’eau sont en augmentation (13% de plus qu’en 2017) et les taux de conformité sont élevés (99,5% de conformité microbiologique et 98,3% de conformité physico-chimique).
Les eaux usées traitées, un potentiel non exploité
La réutilisation des eaux usées traitées reste peu développée en France, contrairement à certains de nos voisins européens. Inscrite dans le Plan Eau comme l’une des solutions prioritaires pour préserver la ressource en eau, des évolutions de la réglementation sont en cours dont les collectivités et les opérateurs des services attendent qu’elles facilitent la mise en œuvre des projets. En 2021, les entreprises de l’eau opéraient en France près de 50 centres de recyclage des eaux usées.
Cependant, les exigences se sont renforcées sur la présence de pesticides dans l’eau du robinet, et les techniques progressent, permettant à la fois de détecter plus de molécules et de les détecter à très faible échelle.
Face à cet enjeu de qualité, majeur pour maintenir la confiance en l’eau du robinet, la prévention à la source est le premier volet d’action. Le deuxième consiste à poursuivre les efforts d’innovation et de recherche & développement pour mettre au point des solutions curatives quand elles sont nécessaires. Les programmes de R&D auxquels les entreprises consacrent 112 millions d’euros par an couvrent notamment ce champ.
Des besoins de financement de plus en plus aigus
Face aux enjeux d’adaptation des services d’eau, le besoin accru de financement pour le fonctionnement des services d’eau et pour leurs nécessaires investissements fait l’objet d’un constat largement partagé.
Au-delà des réponses apportées par les subventions (plan Eau, France relance…), par le recours à l’emprunt, le rééquilibrage envisagé des redevances des agences de l’eau, le modèle économique du secteur est questionné. En effet, l’équilibre financier des services qui repose principalement sur la facturation aux volumes, est mis en cause conjoncturellement par l’inflation et plus durablement par la baisse des volumes, liée à l’impératif de sobriété.
« Les attentes sociétales à l’égard de la lutte contre les micropolluants et d’un développement des usages de l’eau plus raisonné encouragent encore davantage les professionnels de l’eau et l’assainissement à innover au service des collectivités, y compris en gestion de crise. Mais à l’heure où ces attentes se renforcent, et alors que les besoins en matière d’investissement sont importants, la question de l’avenir du financement des services publics d’eau et d’assainissement est au cœur des interrogations : l’équilibre financier des services, dont les coûts majoritairement fixes reposent sur la facturation aux volumes, est en effet mis en cause conjoncturellement par l’inflation et plus durablement par la baisse des volumes liée à l’impératif de sobriété », explique Arnaud Bazire, Président de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau.
Les entreprises de l’eau engagées dans les territoires pour affronter des nouveaux défis
Chaque jour, plus de 100 000 personnes travaillent au sein de la filière industrielle de l’eau française. Les 28 000 salariés des entreprises de la FP2E, dédiés à la gestion des services publics d’eau et d’assainissement, sont répartis sur l’ensemble du territoire national au travers d’un maillage local fin (785 points d’embauche) et l’emploi féminin a progressé de 9% depuis 2017. Les entreprises de l’eau assurent l’approvisionnement de près de 60% des Français en eau potable et la dépollution des eaux usées de 51% d’entre eux.
À l’international, les entreprises de l’eau emploient 71 000 personnes localisées sur tous les continents et desservent 161 millions de personnes en eau potable et 107 millions en assainissement. Le total d’abonnés à ces services à l’international a progressé de 12% depuis 2019. Ce dynamisme illustre la capacité des entreprises à exporter le savoir-faire français et à contribuer positivement au solde de la balance commerciale du pays.
Le rapport BDO-FP2E, 120 pages d’analyse et d’infographies inédites
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A propos de la FP2E
La Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau) FP2E regroupe les entreprises assurant la gestion des services d’eau et d’assainissement en France, après mise en concurrence. Ses adhérents sont : Saur, Société des Eaux de Fin d’Oise, Sogedo, Suez et Veolia. En cohérence avec sa Raison d’être, l’objectif de la FP2E est d’apporter aux différentes parties prenantes (élus, représentants des consommateurs, responsables de l’autorité publique, ONGs, journalistes), un éclairage professionnel sur les thématiques des métiers de l’eau, en particulier les enjeux émergents au plan sanitaire et de l’adaptation au changement climatique.
Les résultats de l’enquête soulignent l’urgence de protéger les enfants et d’investir en leur faveur, y compris en matière d’éducation climatique, dans les décisions prises lors de la COP28.
Alors que les dirigeants de la planète se réunissent à l’occasion de la COP28, le nouveau sondage UNICEF-Gallup indique que la plupart des enfants et des jeunes disent avoir entendu parler du changement climatique, mais que seulement la moitié d’entre eux comprennent de quoi il s’agit.
Une étude inquiétante
Ce sondage mondial a révélé qu’en moyenne, 85 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans interrogés dans 55 pays ont déclaré avoir entendu parler du changement climatique, mais seulement 50 % d’entre eux ont choisi la définition correcte de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) lorsqu’on leur a demandé de choisir entre « des changements climatiques saisonniers qui se produisent chaque année » et « des phénomènes climatiques plus extrêmes et une hausse des températures moyennes mondiales résultant de l’activité humaine ».
L’AUTRE CRISE CLIMATIQUE Pourcentage par classe d’âge ayant identifié la définition correcte ou incorrecte du changement climatique sur la base de deux options : Incorrect (violet) ou Correct (orange). Si ni l’un ni l’autre/autre chose (Rouge) Remarque : Le graphique ci-dessus est basé uniquement sur les données des personnes interrogées qui déclarent avoir entendu parler du changement climatique (en réponse à la question initiale de l’enquête sur le sujet). https://changingchildhood.unicef.org/fr
« Les jeunes comptent parmi les plus ardents héros du combat contre l’impact du changement climatique. Ils ont réclamé une action climatique dans les rues ou dans les salles de réunion, et il nous faut faire davantage pour que tous les enfants et les jeunes comprennent la crise qui pèse sur leur avenir »
« Lors de la COP28, les dirigeants doivent s’engager à faire en sorte que les enfants et les jeunes soient informés de la crise, qu’ils soient pris en compte dans les discussions et qu’ils participent aux décisions qui façonneront leur vie pour les décennies à venir ».
Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF,
Une connaissance inégalitaire
Les connaissances des jeunes sur le changement climatique sont les plus faibles dans les pays à revenu moyen inférieur et à faible revenu – les plus vulnérables aux impacts du changement climatique – comme le Pakistan (19 %), la Sierra Leone (26 %) et le Bangladesh (37 %).
Selon l’indice de risque climatique pour les enfants, publié par l’UNICEF en 2021, les enfants de ces trois pays sont classés comme étant extrêmement exposés aux impacts du changement climatique et aux conséquences de la dégradation de l’environnement, ce qui menace leur santé, leur éducation et leur protection, et les expose à des maladies mortelles.
Le projet « L’enfance en évolution »
Le sondage mondial – qui fait suite au projet initial Changing Childhood de 2021 – analyse les résultats obtenus par l’UNICEF à partir d’un sous-ensemble de questions du Gallup World Poll 2023. Outre le changement climatique, le sondage explore deux défis à long terme qui façonnent la vie des enfants et des jeunes : la confiance dans l’information et les contraintes qui pèsent sur le changement politique dans un monde globalisé.
Concernant la confiance en l’information, les résultats montrent que 60 % des jeunes interrogés utilisent les réseaux sociaux comme principale source de nouvelles et d’informations, mais que seuls 23 % d’entre eux font largement confiance à l’information diffusée sur ces plates-formes. En fait, les réseaux sociaux sont la source d’information à laquelle les jeunes font le moins confiance, toutes institutions confondues.
ÉLARGIR LA SENSIBILISATION Évolution de la sensibilisation au changement climatique, au cours des 15 dernières années, chez les personnes âgées de 15 ans et plus Remarque : Les données sont basées sur une médiane de 45 pays ayant participé aux enquêtes de 2007-2008 et de 2022-2023. https://changingchildhood.unicef.org/fr
Des jeunes engagés dans le combat contre le changement climatique
Conformément aux premières conclusions de l’enquête Changing Childhood, les données reflètent l’impact de la mondialisation sur cette génération, puisque 27 % des jeunes interrogés se considèrent comme des citoyens du monde, ce qui est plus élevé que pour n’importe quel autre groupe d’âge.
Cette conception plus large du monde que le sondage identifie chez la jeune génération peut laisser espérer davantage d’alliances et de collaborations transfrontalières pour lutter contre la crise climatique, l’érosion de la confiance et d’autres problèmes mondiaux.
« Cette étude offre de précieuses indications sur la manière dont les enfants et les jeunes perçoivent les trois enjeux qui façonnent notre monde à long terme, aujourd’hui et à l’avenir », a déclaré Joe Daly, associé principal chez Gallup. « Il est essentiel de mettre en lumière les perspectives des jeunes. Elle aide les décideurs politiques d’aujourd’hui à comprendre les besoins et les points de vue des générations montantes dans une ère de changement rapide et d’incertitude ».
En août, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a affirmé le droit des enfants à un environnement sain, non pollué et durable, suite à la reconnaissance par l’Assemblée générale des Nations unies, en juillet 2022, qu’un environnement sain, non pollué et durable est un droit de l’homme. Le document de référence traite explicitement de l’urgence climatique, de la destruction de la biodiversité et de la pollution persistante, et présente des contre-mesures pour protéger la vie et le futur des enfants.
SOURCES FIABLES ? Pourcentage de jeunes âgés de 15 à 24 ans qui ont une grande confiance dans : les réseaux sociaux le gouvernement national les infos des médias les organisations religieuses les scientifiques les médecins et soignants https://changingchildhood.unicef.org/fr
Des citoyens du Monde pourtant évincés des décisions politiques
Malgré ces droits, ratifiés par 196 États dans le cadre de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant, et le fait que les enfants sont parmi les plus vulnérables aux impacts du changement climatique, ils demeurent largement ignorés dans les décisions prises pour faire face à la crise climatique, ce qui signifie que leurs vulnérabilités, leurs besoins et leurs contributions uniques sont souvent négligés.
Enfant du changement climatique
Lors du Sommet sur le changement climatique de la COP28, qui se déroule actuellement à Dubaï, l’UNICEF demande aux dirigeants mondiaux de veiller à ce que les décisions prises garantissent délibérément la protection des enfants et l’investissement dans ces derniers, y compris dans l’éducation au climat. Cela comprend :
Intégrer les enfants dans la décision finale de couverture de la COP28 et organiser un dialogue d’experts sur les questions relatives aux enfants et au changement climatique.
Intégrer les enfants et l’équité intergénérationnelle dans le bilan mondial (GST).
Inclure les enfants et les services essentiels résistants au climat dans la décision finale sur l’objectif mondial d’adaptation (OMA).
Veiller à ce que le Fonds des pertes et dommages et les modalités de financement tiennent compte des besoins des enfants et que les droits de l’enfant soient intégrés dans la gouvernance et le processus décisionnel du Fonds.
TROUVER SA MAISON Pourcentage de jeunes qui déclarent s’identifier le plus à : Leur ville ou région Leur pays Le monde https://changingchildhood.unicef.org/fr
Au-delà de la COP28, l’UNICEF appelle les parties à agir pour la protection de la vie, de la santé et du bien-être des enfants – notamment en adaptant les services sociaux essentiels, en donnant à chaque enfant les moyens d’être un acteur pour l’environnement, et en respectant les accords internationaux sur le développement durable et le changement climatique, y compris en réduisant rapidement les émissions de CO2.
« Ayant été témoin de la puissance du mouvement des jeunes pour le climat, je suis convaincue qu’informer et mobiliser encore plus de jeunes autour de la crise climatique pourrait contribuer à donner un coup de fouet au sentiment collectif d’urgence dont le monde a désespérément besoin »
Enquête, méthodologie et rapport du projet sont disponibles sur la plateforme interactive de l’Unicef, disponible en 10 langues.
Les 55 pays interrogés dans le cadre du sondage mondial UNICEF-Gallup 2023 sont les suivants : Afghanistan, Allemagne, Argentine, Azerbaïdjan, Bangladesh, Brésil, Cambodge, Cameroun, Colombie, Côte d’Ivoire, Égypte, Éthiopie, France, Ghana, Grèce, Guatemala, Inde, Indonésie, Irak, Japon, Kenya, Liban, Malawi, Malaisie, Mali, Maroc, Mexique, Mozambique, Myanmar, Népal, Nigeria, Pakistan, Pérou, Philippines, Roumanie, Afrique du Sud, Sénégal, Sierra Leone, Corée du Sud, Espagne, Tadjikistan, Tanzanie, Thaïlande, Tunisie, Turquie, Ouganda, Ukraine, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, États-Unis d’Amérique, Venezuela, Viêt Nam, Yémen et Zimbabwe.
Ce sondage est la deuxième édition du projet Changing Childhood. La première enquête de ce type sondait plusieurs générations pour connaître leur point de vue sur le monde et sur ce que cela signifie d’être un enfant aujourd’hui. Après une enquête réalisée en 2021 auprès de 21 000 personnes dans 21 pays, cette enquête 2022-2023 a été menée auprès de plus de 55 000 personnes dans 55 pays – y compris les 21 pays étudiés dans le cadre du premier projet Changing Childhood – dans le cadre du Gallup’s World Poll. Des enquêtes représentatives au niveau national ont été menées dans des pays de toutes les régions et de tous les niveaux de revenus. L’UNICEF et Gallup ont analysé les données pour quatre groupes d’âge : 15-24, 25-39, 40-64 et plus de 65 ans.
À propos de Gallup
Gallup fournit des analyses et des conseils pour aider les dirigeants et les organisations à résoudre leurs problèmes les plus urgents. Combinant plus de 80 ans d’expérience et grâce à une portée mondiale, Gallup en sait plus sur les attitudes et les comportements des employés, des clients, des étudiants et des citoyens que n’importe quelle autre organisation dans le monde.
Face aux enjeux climatiques, écologiques, économiques et sanitaires liés à une consommation croissante de biens matériels, l’ADEME et le Ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires ont lancé une grande campagne de mobilisation. Sur un ton humoristique et décalé, elle invite à se poser les bonnes questions avant d’acheter et à adopter les bons réflexes en matière de consommation responsable. L’occasion de s’interroger avec l’Association Communication & Démocratie comment démocratiser la communication commerciale ?
La 28ème conférence des 197 Etats parties à la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ou COP28 se tient jusqu’au 12 décembre 2023 à Dubaï aux Emirats-Arabes-Unis. Publiés récemment, plusieurs rapports font le bilan des engagements ou alertent sur l’accélération de la crise écologique (la planète s’est déjà réchauffée de plus de 1,2 °C depuis l’ère préindustrielle) tandis que les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent de croître. L’association Adéquations a réalisé un dossier documentaire sur les enjeux de la COP 28, son programme, la mobilisation et les positions d’organisations des sociétés civiles, une présentation de rapports scientifiques récemment parus sur la crise écologique et climatique.
Allianz France et l’IFOP ont interrogé les Français afin de connaître leur vécu et leur perception des risques climatiques.
8 Français sur 10 en Hexagone sont inquiets des risques climatiques, deuxième sujet de préoccupation après l’inflation et devant l’insécurité.
Seuls 25% des Français en Hexagone se sont renseignés sur le niveau d’exposition de leur logement.
Malgré les risques, seuls 24% des Français en Hexagone ont équipé leur logement pour faire face à un évènement climatique de grande ampleur.
89% des Français qui pensent occuper un logement exposé aux risques climatiques, déclarent vouloir rester dans leur région, même si leur habitation est concernée.
Des tempêtes qui se succèdent, des vents d’une rare violence, des crues centennales, des records de températures, … les événements climatiques exceptionnels ne cessent de se multiplier en France, comme en Europe et partout dans le monde. Toitures arrachées, maisons inondées, habitants évacués, routes coupées, établissements scolaires fermés, nombreux foyers privés d’eau ou d’électricité, maisons fissurées, nappes phréatiques au plus bas niveau historique…, etc : les habitants des zones concernées doivent faire face à des situations inédites.
A l’heure des comptes, des discussions autour du régime CatNat et des grands débats à venir de la COP 28, comment se sentent les Français face aux risques climatiques ?
8 Français sur 10 en Hexagone sont inquiets des risques climatiques
Avec 80% des Français inquiets des risques climatiques en Hexagone, c’est le deuxième sujet de préoccupation des Français, après l’inflation (89%) et devant l’insécurité (77%).
Dans les Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM), on observe la même hiérarchie des préoccupations qu’en Hexagone avec des scores qui diffèrent : l’inflation (90%), les risques climatiques (71%) et l’insécurité (70%).
78% des Français en Hexagone se sentent plus menacés par la sécheresse et les vagues de chaleur que par les autres risques climatiques (les averses de grêle occupent la deuxième position avec 69%).
Les habitants de la région Provence Alpes Côte D’Azur et de la Corse se sentent plus menacés que l’ensemble des Français : ils déclarent être exposés en moyenne à 5,6 risques climatiques contre 4,9 pour l’ensemble des Français.
Sans surprise, 81% des répondants dans les DROM sont inquiets des cyclones et des ouragans.
En Hexagone, 85% de ceux qui se sentent menacés ou exposés aux risques climatiques déclarent connaître au moins un comportement ou geste à adopter pour faire face au moment où le risque survient. Les comportements et gestes les plus connus sont ceux pour réagir et s’adapter à la sécheresse et aux vagues de chaleur (79%). A contrario, en cas de mouvements de terrain (éboulement, chute de blocs, glissement de terrain, coulées de boues, retrait gonflement des sols argileux), seuls 29% déclarent connaître les comportements et gestes adaptés.
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Des Français inquiets mais peu renseignés sur le niveau réel d’exposition de leur logement
En Hexagone, 53% des Français pensent que leur logement est exposé à un risque climatique.
Les Français qui habitent en maison ont un ressenti plus important. Par ailleurs, plus les Français se situent au Sud de la Loire et plus le sentiment d’être exposé s’accroît. Globalement, les habitants des régions Provence Alpes Côte d’Azur et de la Corse, Nouvelle Aquitaine et Occitanie ont le sentiment que leur logement est plus exposé (avec respectivement 62%, 59% et 58%).
Toutefois, cela relève de la perception car aujourd’hui, seuls 25% des Français en Hexagone déclarent s’être déjà renseignés sur le niveau d’exposition de leur logement aux risques climatiques.
Dans les DROM, 63% des répondants pensent que leur logement est exposé à un risque climatique.
Malgré les risques, encore trop peu de prévention
Malgré l’inquiétude des Français quant aux risques climatiques, seuls 24% d’entre eux en Hexagone déclarent avoir équipé leur logement pour faire face à un évènement climatique de grande ampleur. L’expérience des évènements climatiques dans les DROM semble avoir sensibilisé leurs habitants puisque 42% des répondants déclarent avoir équipé leur logement.
Finalement, que leur logement soit exposé ou non à un risque climatique, les Français sont attachés à la région dans laquelle ils ont construit leur vie et déclarent préférer y rester même si la zone est menacée. En effet, en dépit du fort taux d’inquiétude face aux évènements climatiques, 89% de ceux qui pensent occuper un logement exposé restent dans leur région parce que c’est là qu’ils travaillent, qu’ils ont leur famille, leurs amis.
Une discordance en matière de choix de logement
Si ¾ des Français déclarent que l’exposition à un risque climatique est un critère de choix important lors de l’achat d’un logement, 41% seulement ont le sentiment d’être bien informés sur ce type de risque au moment de l’emménagement.
Par ailleurs, 70% déclarent ne pas savoir si leur contrat d’assurance habitation prévoit une remise en état du logement tel qu’avant la survenue d’un sinistre.
L’assureur, un tiers de confiance pour la prévention des risques climatiques
42% des Français en Hexagone considèrent l’assureur comme légitime pour informer sur la prévention des risques climatiques et les moyens d’y faire face.
C’est sur ce sujet que les assureurs sont les plus attendus par les Français. D’ailleurs, ils sont le 3ème acteur le plus légitime après la Mairie et les collectivités locales (70%) et les pouvoirs publics (53%).
De façon plus générale, des attentes fortes sont exprimées de la part des Français en Hexagone pour que les assureurs s’engagent dans la lutte contre les risques climatiques : 77% s’expriment en ce sens, quasiment au même niveau que l’Etat (81%) et les collectivités locales (82%).
6571696220efaa6378007a61.pdf« Avec 80% des Français en Hexagone qui se déclarent inquiets des risques climatiques, les évènements de grande ampleur représentent une préoccupation majeure. En tant qu’acteur de la prévention et tiers de confiance, Allianz France entend jouer un rôle pédagogique essentiel auprès de ses assurés et des Français en général en diffusant une culture du risque pour améliorer la résilience du public face aux changements climatiques. Au-delà de la nécessité de sensibiliser et d’informer les populations, nous souhaitons contribuer au développement de solutions durables pour équiper les habitations et protéger les assurés et leurs biens.
Tempêtes, cyclones, inondations, sécheresses se multiplient. L’augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces événements climatiques en métropole et en Outre-Mer soulèvent la question de l’assurabilité des risques. En tant qu’assureur, cet enjeu nous engage à agir, notamment au travers de partenariats public-privé pour maintenir la soutenabilité du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles et renforcer le rôle de la prévention dans l’atténuation des risques et l’adaptation des comportements face au dérèglement climatique. C’est le sens de notre raison d’être « We secure your future » pour donner confiance en l’avenir et protéger le monde qui nous entoure » explique Pierre Vaysse, membre du Comité Exécutif d’Allianz France et Directeur Assurances de biens et responsabilité.
À propos d’Allianz
Allianz, acteur mondial et leader européen de l’assurance, propose une offre complète qui couvre tous les besoins en assurance, assistance et services financiers des particuliers, professionnels, entreprises et collectivités. Avec près de 159 000 salariés dans le monde, Allianz est présent dans plus de 70 pays, au service de 122 millions de clients.
Assureur généraliste, spécialiste du patrimoine, de la protection sociale, Allianz France s’appuie sur la richesse de son expertise et le dynamisme de ses 8 000 collaborateurs en France. Près de 7 000 intermédiaires commerciaux, Agents, Conseillers, Courtiers, Partenaires conseillent et accompagnent plus de 5 millions de clients qui font confiance à Allianz France.
Alors que les températures sont à la baisse depuis quelques semaines, les cafés, les écoles, les hôpitaux, les bureaux… font preuve de sobriété énergétique selon Enedis. Une baisse de -6,3% de la consommation d’électricité dans les bâtiments du secteur tertiaire a ainsi été constatée sur les 30 derniers jours par rapport à la même période l’année dernière, après neutralisation des écarts liés aux conditions météorologiques. Le chauffage représente le premier gisement, mais d’autres gestes et effets peuvent conduire à la baisse de la consommation d’électricité du secteur tertiaire : éclairage, informatique, … L’Observatoire français de la Transition Écologique permet d’observer les mutations à l’œuvre ainsi que les données énergétiques au plus près des territoires.
« La crise écologique est une crise de la raison. La raison a été transformée en véhicule de domination et de mort, mais elle peut et doit devenir un véhicule de libération et de vie. » V. P.
Comme la Critique de la raison pure à une autre époque, ce livre entend ouvrir une nouvelle ère pour la rationalité. En analysant l’édifice mortifère de la rationalité moderne et de la science à l’occidentale, Val Plumwood définit ce que serait une raison écologique – et la montre à l’œuvre, dans un texte puissant et acéré.
La dérive rationaliste de la culture occidentale a donné lieu à de dangereuses formes de déni écologique, qui s’étendent à des domaines aussi variés que l’économie, la politique, la science, l’éthique et la spiritualité. Le désastre écologique est ainsi à mettre au compte de cette raison malade – dualiste, patriarcale et impériale.
Première traduction d’un texte majeur d’une des grandes pionnières de l’écoféminisme
La philosophe met au jour les distorsions de la raison et de la culture qui ont donné lieu à de dangereuses formes de déni écologique. Elles ont eu un effet délétère dans des domaines aussi divers que l’économie, la politique, la science, l’éthique et la spiritualité, intensifié par la mondialisation. Une grande partie du désastre écologique est ainsi à mettre au compte de cette « rationalité » malade, masculiniste, impériale et toxique.
Nous nous faisons également, selon Plumwood, une fausse idée de notre identité – à commencer par un sentiment illusoire d’indépendance vis-à-vis de la nature et des lieux. En analysant l’édifice mortifère de la rationalité moderne et de sa science, l’auteur définit ce que serait une raison écologique et la montre à l’oeuvre, dans un texte puissant et acéré.
La Crise écologique de la raison dessine une image radicalement nouvelle de la façon dont notre culture doit changer pour devenir écologiquement rationnelle. Comme la Critique de la raison pure à une autre époque, ce livre entend ouvrir une nouvelle ère pour la rationalité.
Val Plumwood (1939-2008) est une philosophe écoféministe qui a joué un rôle majeur dans le développement des pensées de l’écologie depuis les années 1970. Elle est aussi l’autrice de Réanimer la nature (PUF, 2020) et de Dans l’œil du crocodile (Wildproject, 2021).
« Val Plumwood a résolu dans ce livre, de manière élégante et opérationnelle, l’un des problèmes fondateurs de la pensée écologique du 21e siècle : opérer la jonction entre la pensée écologique, les luttes sociales et les enjeux d’émancipation politique .»
Baptiste Morizot
Baptiste Morizot est un philosophe français. Il est entre autres l’auteur de L’Inexploré (Wildproject, 2023).
Pierre Madelin, auteur et traducteur, a grandi à Cuba et à Paris. Il est notamment l’auteur de Faut-il en finir avec la civilisation ? Primitivisme et effondrement (Ecosociété) et il est également le traducteur de nombreux essais de référence en humanités écologiques.
Une coédition Presses universitaires de France avec les éditions Wildproject, maison indépendante qui œuvre depuis sa création en 2008 à faire émerger les pensées écologiques et ayant également pour ambition de penser les relations entre humains et le reste des vivants.
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