Au sommaire de ce numéro, l’INRAE nous donne les clés pour comprendre comment l’agriculture et la forêt peuvent être source d’énergie renouvelable, décrypte l’édition du génome des plantes avec ses enjeux et ses limites et enfin explore les Solutions fondées sur la Nature.
Agriculture et forêts, sources d’énergie
Vous voulez tout savoir sur les techniques d’édition du génome des plantes ? Vous pensez que l’agriculture et les forêts peuvent être sources d’énergie ? Vous voulez mettre en place des Solutions fondées sur la Nature ?
Éditer le génome des plantes
Éclairage des enjeux et solutions tirées des recherches de l’INRAE, à retrouver dans Ressources n° 5. Et pour savourer sa lecture sur papier, Ressources vous attend en librairie.
Des Solutions fondées sur la Nature
Alimentation, environnement, agriculture : et si la science éclairait nos débats ?
À une époque où la rapidité de circulation et de traitement fausse parfois l’information, INRAE propose de nous arrêter sur des sujets de société qui nous concernent tous.La revue Ressources vise à informer, décrypter, donner à réfléchir.
Avec, dans chaque numéro, trois dossiers développés à partir de nos travaux de recherche, Ressources propose des chiffres clés, des infographies, une synthèse de nos travaux et des références pour renforcer vos connaissances, favoriser l’analyse et donner des perspectives aux enjeux d’avenir.
Ces dossiers sont accessibles sur cette page. Vous pouvez aussi découvrir la revue et savourer le plaisir de sa lecture papier chez votre libraire ou sur le catalogue Quae au prix de 12 €. Vous y embarquerez pour un voyage au cœur d’INRAE avec des éléments de notre actualité, des images de notre quotidien et un dicton clin d’œil pour nous rappeler que sans connaître l’infiniment petit ou le très grand, nos anciens avaient (presque) tout compris.
Bonne lecture !
Des Solutions fondées sur la NatureAgriculture et forêts, sources d’énergieÉditer le génome des plantes
Les manifestations d’agriculteurs se multiplient partout en France, avec 77 points de blocage recensés jeudi 25 janvier à la mi-journée. À l’heure de la crise climatique, le secteur est confronté à une multitude d’injonctions contradictoires. Selon le Haut Conseil pour le climat, il existe pourtant une voie pour une agriculture durable et rémunératrice. Un dossier de La Croix.
Agriculture : Les Français face à leurs contradictions
La crise met en avant les injonctions contradictoires auxquelles sont confrontés les agriculteurs
La crise agricole fait ressortir les fortes tensions entre des exigences difficilement compatibles, notamment entre la protection de l’environnement et les prix bas, ou encore les objectifs politiques affichés et la réalité du terrain.
L’arbitrage entre prix bas et consommation responsable
Les Françaises et les Français veulent « manger mieux », c’est-à-dire sain, mais aussi « local » et « responsable ». Selon l’Observatoire société et consommation (Obsoco), le critère le plus important au moment de l’achat d’un produit alimentaire, c’est le fait qu’il soit produit en France. Les consommateurs français sont également 66 % à porter attention à la juste rémunération des producteurs. Avec le retour de l’inflation depuis deux ans, le critère du prix a cependant pris une place de plus en plus importante. « La volonté de consommer sain et responsable est toujours là, assure Emily Mayer, experte de la consommation à l’institut Circana. Mais la contrainte est telle que ce n’est pas toujours possible. » En deux ans, les prix de l’alimentaire ont augmenté de 22 %. Les ventes de produits bio, elles, dégringolent depuis 2020, après une progression continue. « C’est le cas des œufs bio, trop chers. En revanche, celles des œufs de plein air progressent : aux yeux des consommateurs, c’est un bon compromis, un surcoût acceptable », nuance-t-elle. Les dépenses alimentaires, par ailleurs, ne pèsent pas de la même manière pour tout le monde. « La moitié des Français les plus modestes disent devoir se restreindre pour des raisons financières, contre un quart seulement des plus aisés », avance Agnès Crozet, directrice associée à l’Obsoco.
À ses yeux, chacun doit prendre sa part de responsabilité et le faire selon ses moyens : « La transition écologique et alimentaire sera difficilement soutenable si on n’accompagne pas la partie de la population la plus précaire. »
Des agriculteurs coresponsables et victimes de la crise environnementale
Le sujet fâche, mais c’est un fait : en France, le modèle agricole a des conséquences néfastes sur le climat et l’environnement. L’agriculture représente 18 % des émissions totales de PPP gaz à effet de serre du pays, selon le dernier rapport du Haut Conseil pour le climat (HCC). C’est le deuxième secteur le plus émetteur après les transports.
La production agricole est en outre l’une des premières causes de l’érosion de la biodiversité. Selon l’Office français de la biodiversité (OFB), les écosystèmes sont fragilisés par la conversion de milieux naturels en surfaces agricoles et surtout par l’utilisation d’intrants (pesticides, engrais). Ces produits chimiques détériorent aussi la qualité des sols et s’y infiltrent jusqu’aux nappes phréatiques, menaçant les ressources en eau potable.
Moteur de la crise environnementale, l’agriculture en est aussi une des premières victimes. Le changement climatique accentue et multiplie les phénomènes météorologiques extrêmes : des sécheresses, qui mettent cultures et élevages en situation de stress hydrique ; des températures extrêmes, menaçant la survie des cheptels ; des inondations, emportant les cultures et détériorant la qualité des sols… « Ces événements combinés et en cascade exposent (les agriculteurs à des) pertes de rendement additionnelles », avance la présidente du HCC, Corinne Le Quéré. Avec un réchauffement moyen de 2 °C, la plupart des « cultures en France seraient exposées à des pertes moyennes de rendement de plus de 10 % par rapport aux rendements actuels », estime le rapport.
La tension entre autosuffisance alimentaire et environnement
Pour certains, les normes environnementales seraient trop nombreuses, trop lourdes et nuiraient à la compétitivité de l’agriculture française. C’est l’un des moteurs de la mobilisation des agriculteurs, à commencer par l’obligation de maintenir, à partir de 2024, 4% des terres en jachère, imposée par la nouvelle PAC (politique agricole commune), qui veut faire de l’Europe une championne de la transition. À l’inverse, d’autres estiment que la question environnementale est instrumentalisée, et que la PAC est encore trop « productiviste », favorisant davantage les grandes exploitations au détriment de la transition.
« Nous ne sommes pas dans un productivisme acharné, juge Vincent Chatellier, économiste à l’Inrae. Et la baisse en France de l’autosuffisance alimentaire pour certaines productions crée un sentiment de décrochage. » Le pays importe désormais 20 % de sa consommation de viande bovine ou 30 à 40 % de ses volailles. Prix de vente, charges, départs à la retraite des exploitants… les moteurs dépassent le débat autour des normes.
« En revanche, l’une des raisons de la mobilisation pourrait être dans une dissociation entre les objectifs politiques affichés et la réalité du terrain, poursuit le chercheur. Quand l’Europe vise 25 % de surface de bio en 2030 contre 10 % aujourd’hui, alors que les marchés ne sont pas porteurs, les agriculteurs s’interrogent. Ou lorsque l’on s’attaque aux pesticides sans que les pertes de volumes soient couvertes par une hausse des prix. »
Si certaines revendications de la FNSEA visent spécifiquement des mesures environnementales, le débat dépasse le cas de politiques spécifiques aux yeux de Vincent Chatellier : « Il semble que beaucoup critiquent avant tout la sur-administration ». Dans cette protestation multiforme, la Confédération paysanne demande par exemple une simplification des démarches, sans pour autant revenir en arrière sur l’environnement.
Un exécutif en tenaille entre le terrain français et les compromis européens
En octobre 2017, Emmanuel Macron plaidait pour « inventer une nouvelle France agricole, car le modèle dans lequel nous nous sommes enferrés n’est pas soutenable ». Six ans après, les oppositions dénoncent les contradictions du camp présidentiel, qui tente de concilier agriculture et transition écologique. « Il faut que l’exécutif cesse d’avoir un double langage » sur les normes environnementales, a affirmé mercredi 24 janvier le président du Sénat, Gérard Larcher. « On n’a pas le droit de dire à Paris que l’on soutient les agriculteurs et de faire le contraire à Bruxelles », a renchéri François-Xavier Bellamy, eurodéputé et tête de liste LR aux élections européennes.
Il est reproché aux macronistes d’avoir œuvré au compromis sur la nouvelle politique agricole commune (PAC), approuvée en novembre 2021 et en vigueur depuis ce mois de janvier. Ou d’avoir sou- tenu l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande en novembre 2023. L’eurodéputé Renaissance Pascal Canfin est en particulier la cible des protestations. Président de la commission environnement au Parlement européen, il est l’artisan du « pacte vert » de l’UE, qui cristallise la colère même s’il n’est pas encore en vigueur.
Il est aussi reproché à l’exécutif ses revirements. Dernier exemple marquant : la France s’est abstenue, en novembre 2023, lorsque la Commission européenne a décidé de renouveler l’autorisation du glyphosate dans l’UE pour dix ans. En 2017, Emmanuel Macron avait pourtant promis une interdiction totale du pesticide en France, « au plus tard dans trois ans », avant de changer d’avis en 2019. L’année suivante, le gouvernement avait été contraint de changer de pied sur une réintroduction temporaire des insecticides néonicotinoïdes, « tueurs d’abeilles », pour la culture de la betterave. Avant de renoncer à cette dérogation en janvier 2023.
Par Sarah Dupont, Camille Richir, Corinne Laurent et Maxime Bertail
La transition agroécologique s’impose pour assurer la souveraineté alimentaire, lutter contre le réchauffement climatique, stopper l’effondrement de la biodiversité et ainsi préserver l’ensemble du vivant, humains compris.
Politique Agricole Commune: l’UE veut-elle tuer la nature ?
Les agriculteurs français expriment leur colère. Nombreux désignent les réglementations environnementales, notamment européennes, comme étant les premières causes de leurs difficultés, et les associations de protection de la nature comme les complices de leur détresse.
Pointée du doigt, l’Union Européenne a en réalité plutôt été contrainte de limiter ses ambitions en matière de verdissement de l’agriculture sous la pression des lobbies et des gouvernements. La Politique agricole commune 2021-2027 perpétue en effet le financement massif d’une agriculture intensive qui détruit la nature, épuise les ressources en eau et alimente la crise climatique.
La LPO travaille depuis très longtemps avec le monde agricole, car nos objectifs convergent : produire une alimentation saine et garantir des revenus dignes aux paysans en préservant les écosystèmes et les paysages. Lancé en 2018, notre programme « Des terres et des ailes » accompagne par exemple les agriculteurs dans la mise en œuvre d’actions concrètes afin de restaurer la biodiversité rurale.
Bruant proyer (Emberiza calandra), aussi appelé proyer d’Europe.
Pour Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO : « Les contraintes environnementales ne doivent pas être considérées comme un frein mais comme le chemin d’une agriculture durable. Il est inacceptable que les agriculteurs français soient pénalisés par une mondialisation visant le profit. Il est tout autant inadmissible que la vindicte populaire désigne la protection de la nature comme bouc émissaire des malheurs agricoles. Il est urgent de conjuguer et unir les bonnes volontés pour sortir des malentendus. »
Bruant proyer (Emberiza calandra), aussi appelé proyer d’Europe.Politique Agricole Commune: l’UE veut-elle tuer la nature ?Faites revenir les oiseaux sur vos terres !
Le profond mal-être des agriculteurs et agricultrices s’expriment par des manifestations en France et en Europe. Ils demandent à pouvoir vivre dignement de leur travail. Une revendication plus que légitime. France Nature Environnement dévoile ses 15 propositions pour sortir de la crise, fondées sur l’agroécologie et une meilleure rémunération des agriculteurs et agricultrices.
À travers ce choix entre l’anthropocène « ère de l’Homme » et l’anthroproblème qui décrit son impact sur la planète, ce sont deux visions de l’avenir qui s’opposent. D’un côté certains pensent que la technologie suffira à garantir indéfiniment notre sécurité face à des phénomènes naturels toujours plus violents, de l’autre on peut faire le choix radical de maîtriser nos émissions de gaz à effet de serre pour ne pas provoquer une tempête qui risque d’emporter le toit, la maison… et ses habitants. Anthropocène… ou anthro-problème ? Une question d’étymologie et surtout d’échelle à laquelle répond Vincent Huault, Maître de conférence en paléontologie et stratigraphie à l’Université de Lorraine.
L’État a abandonné en décembre 2023 son projet de taxer l’usage des pesticides et des retenues d’eau. En novembre, l’Europe reconduisait l’autorisation du glyphosate pour 10 ans et abandonnait l’objectif de réduction de 50 % de l’usage des pesticides à l’horizon 2030. Comment en est-on arrivé là ? En plus du lobbying de la FNSEA et de l’état de crise permanent dans laquelle vivent les agriculteurs, la question de la souveraineté alimentaire est devenue l’argument permettant de poursuivre des pratiques qui génèrent des catastrophes écologiques et humaines majeures. Il existe pourtant d’autres voies nous explique Harold Levrel, Professeur en économie de l’environnement à AgroParisTech – Université Paris-Saclay pour The Conversation France.
En Europe, les initiatives pour sauvegarder notre héritage culturel se multiplient : journées européennes du patrimoine, musées, fonds publics ou privés dédiés à la restauration d’œuvres d’art et de bâtiments historiques… Pourtant, dans le même temps, un autre type de patrimoine mérite tout autant notre attention : le patrimoine naturel, ce legs vivant si précieux que nous devons préserver avec autant de soin.
Une tribune d’Eglantine Petit, membre du conseil de la Fondation Etrillard, mécène environnemental
La nature agressée, une menace pour nous tous
Dès 1972, l’Unesco a inscrit la nature dans le champ d’action de la Convention du patrimoine mondial, devenue l’un des instruments internationaux les plus efficaces pour préserver les sites naturels extraordinaires de la planète1. Cette initiative répond à l’urgence de préserver la biodiversité alors que la réduction des espaces naturels s’accélère : un million d’espèces sont menacées d’extinction et 85 % des zones humides ont disparu
Dans le même temps, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a alerté sur l’érosion accélérée du patrimoine naturel mondial. Sur environ 6 000 plantes cultivées historiquement pour notre alimentation, moins de 200 le sont désormais3. Plus alarmant encore, 66 % de la production végétale mondiale se résume à 9 espèces4.
À cette disparition s’ajoute la destruction massive des forêts, estimée à 10 millions d’hectares chaque année d’après la FAO. Ce recul n’a rien d’anodin et doit nous alerter. En effet, il a un impact direct sur l’équilibre planétaire et humain, accentuant les problématiques existantes liées au changement climatique, ainsi qu’à la dégradation de notre santé physique et mentale.
Pourtant, les nombreux bénéfices des sites naturels ne sont plus à démontrer, ils contribuent, entre autres, à réduire les risques et impacts des catastrophes naturelles5. De même, les 69 millions d’hectares de forêts de ce patrimoine absorbent environ 190 millions de tonnes de CO2 chaque année6. Cela équivaut à environ 45% des émissions de CO2 émises par la France en 2022. Dans le domaine de la santé, des recherches ont prouvé que les personnes vivant près d’espaces verts ont un risque réduit de dépression et d’anxiété. Il n’est donc plus temps de tergiverser !
Prix du Patrimoine Naturel – 4ème édition
Le patrimoine naturel : un legs à préserver pour les générations futures
Parler de patrimoine pour évoquer la nature est loin d’être un non-sens, puisque ce terme intègre la dimension de transmission : ce que nous léguons aux générations futures. Or, si de nouveaux textes à portée juridique ou symbolique ont suivi la démarche initiée par l’Unesco – on peut citer entre autres la Convention du Conseil de l’Europe sur le paysage7, ou encore la Convention de Berne8 -, ils restent encore beaucoup à faire pour préserver notre capital naturel si menacé.
L’inventaire du patrimoine naturel intègre ainsi les richesses écologique, faunistique, floristique, géologique, pédologique, minéralogique et paléontologique. Parce qu’elles nous sont précieuses, elles méritent autant d’attention qu’une toile de maître ! Il est donc urgent d’agir pour changer notre approche et prolonger la démarche patrimoniale initiée par l’Unesco.
Des actions concrètes pour engager, inspirer et sauvegarder
Que ce soit à l’échelle mondiale, nationale, régionale ou individuelle, des quantités d’initiatives créatives et porteuses d’espoir existent, contribuant à la conservation et au développement de sites naturels. Nous devons également soutenir les projets qui éduquent la conscience collective et sensibilisent toutes les générations à la protection de la biodiversité.
C’est le cas de la Fondation Etrillard, qui participe, au travers de son « Prix du Patrimoine Naturel », au financement des projets porteurs de solutions, qui répondent à des questions aussi larges que la pénurie d’eau, la réhabilitation des terres agricoles, le développement de zones d’agroforesterie et apportent des réponses concrètes à la dépollution des terres pour les réinscrire dans un cercle vertueux ou encore au développement de méthodes innovantes pour cultiver et nourrir les populations, …
Parce qu’il est vivant, ce patrimoine doit en effet être traité différemment, en interagissant avec lui, non pas pour le contrôler, mais pour lui permettre d’exprimer toute sa richesse. Il s’agit d’envisager sa préservation sous un angle positif, en prouvant qu’il n’est pas trop tard et que nous pouvons encore agir. C’est par des initiatives, comme celle de la Fondation Etrillard, que nous pourrons susciter des vocations et offrir au grand public un discours éducatif exempt d’éco-anxiété.
Une tribune d’Eglantine Petit, membre du conseil de la Fondation Etrillard, mécène environnementalPrix du Patrimoine Naturel – 4ème édition
Quinze ans après les émeutes urbaines à Clichy-sous-Bois puis dans plusieurs banlieues françaises, l’Institut Montaigne publie le rapport “Les quartiers pauvres ont un avenir”. Ce travail casse les idées reçues sur les dynamiques à l’oeuvre dans ces territoires et décrypte avec des faits et des chiffres, le besoin de mobilité sociale en France.
S’appuyant sur 300 tableaux statistiques, 40 cartes et 35 entretiens individuels, cette publication dresse un état des lieux inédit de la situation des quartiers pauvres de la ville (QPV). Elle les décrit dans leurs spécificités par rapport au reste de la France en insistant sur trois maux qui les minent : l’échec scolaire, la sur-délinquance et le trafic de drogue. Sa conclusion pour la politique de la ville de demain est sans appel : la réalité de ces quartiers est plus encourageante qu’il n’y paraît mais il est temps de changer de stratégie, d’investir dans les dans les habitants plutôt que dans les bâtiments.
Les territoires littoraux et insulaires sont particulièrement vulnérables aux divers effets du dérèglement climatique. Ces effets ont un impact économique, social et écologique qu’il convient d’analyser et d’anticiper, tout en mettant en avant des retours d’expérience et pistes de solution pour que les territoires concernés puissent agir dans le sens d’une plus grande résilience. C’est pourquoi Green Cross France et Territoires (GCFT), avec le soutien de l’Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts, a réalisé une analyse des enjeux prioritaires pour la résilience des territoires littoraux et insulaires, dont les résultats sont présentés dans le présent cahier de recherche.
Concours de technicien supérieur du développement durable (TSDD)
Le ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des territoires annonce l’ouverture des inscriptions au concours de « Technicien Supérieur du Développement Durable » (TSDD) : Souvent méconnu, ce concours offre une opportunité aux personnes passionnées par les enjeux écologiques de se tourner vers des métiers de la transition écologique, de la lutte contre le dérèglement climatique, de la mobilité durable, de la construction de logements, ou encore de la préservation de l’environnement. Selon le profil des candidats, plusieurs possibilités de carrière s’offrent à eux, notamment en tant que chargé de la lutte contre l’habitat indigne, chargé de la police de l’eau ou chargé de projet mobilité propre, et d’autres nombreux métiers à découvrir.
Les candidats ont jusqu’au 9 janvier 2024 pour s’inscrire au concours, via cette plateforme.
« Technicien Supérieur du Développement Durable » : qu’est-ce que c’est ?
Le Technicien Supérieur du Développement Durable agit quotidiennement pour favoriser des transports propres, aménager les villes, développer le logement, économiser l’énergie, gérer les ressources, maîtriser l’urbanisation ou encore prévenir les risques naturels. Il est amené à conseiller les acteurs locaux sur le terrain, réaliser des études et piloter des projets à caractère technique. Il peut être affecté tant dans un bureau pour coordonner des équipes et des projets, que sur le terrain pour contrôler, étudier ou intervenir sur différents sujets. Des opportunités d’enseignements ou de formations professionnelles sont également envisageables.
Comment candidater au concours ?
Pour être éligible au concours, le candidat doit être titulaire d’un bac+2 minimum ou justifier d’une expérience d’au moins quatre années dans le secteur public. Ceux qui candidatent dans la spécialité « techniques générales » du concours, choisissent, lors de leur inscription, la région dans laquelle ils exerceront leurs fonctions à partir du 1er septembre 2024.
Une fois lauréats, ils suivront une formation qualifiante à Valenciennes.
Quelles perspectives professionnelles ?
Après avoir occupé pendant 3 ans leur premier poste, le technicien aura la liberté de postuler sur un des nombreux postes proposés sur tout le territoire, en métropole et en outremer. Il pourra changer de domaine s’il le souhaite.
Le concours, ouvert au grade de technicien principal, offre des perspectives d’évolution vers des postes de technicien en chef, voire d’ingénieur des travaux public’ de l’État, notamment grâce à des concours internes, des examens professionnels ou des promotions.
Les inscriptions au concours TSDD sont ouvertes du 28 novembre 2023 au 9 janvier 2024.
Concours de technicien supérieur du développement durable (TSDD)
Face au changement climatique et à ses conséquences, la planification écologique, une stratégie globale pour réussir la transition écologique en France, a fixé une trajectoire crédible pour baisser nos émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030, pour nous adapter aux dérèglements climatiques inévitables et pour restaurer la biodiversité. Les territoires sont au cœur de la transition écologique. Les COP territoriales doivent permettre de fixer les trajectoires locales et de tenir compte des spécificités de chaque territoire. Le Grand Est a initié ce mouvement collectif qui doit se prolonger partout en France.
La planification écologique est à la fois ambitieuse et réaliste :
Ambitieuse, car il faut faire en 8 ans autant qu’en 32 ans pour baisser nos émissions.
Réaliste, car elle se fonde sur des objectifs crédibles, des décisions acceptables et un accompagnement de chacun.
La plannification écologique est une stratégie ambitieuse fondée sur 3 piliers
La planification écologique conjugue la radicalité des résultats sans brutalité. Pour réussir, il faut l’appuyer sur l’engagement de tous les acteurs : État, collectivités, entreprises et citoyens. Et les territoires sont au cœur de la transition écologique. Depuis longtemps, les initiatives s’y multiplient, portées par des élus déterminés. Les collectivités sont un maillon essentiel pour la mise en œuvre concrète de la transition écologique à travers tout le territoire national.
Se préparer au changement climatique : prendre acte de la réalité
Ainsi les COP territoriales doivent permettre de fixer les trajectoires locales pour atteindre les objectifs nationaux. Le but de cette territorialisation de la planification écologique est d’accélérer, de trouver des solutions efficaces et de veiller à la solidarité entre les territoires. État, régions, départements, intercommunalités, communes : la réussite de la transition écologique dépend de la mobilisation de tous.
TERRITORIALISATION DE LA PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE : Christophe Béchu lance l’ouverture des COP régionales à Metz le 14 novembre 2023
Dans le territoire du Grand Est, ces COP territoriales ont été initiées. Le mouvement collectif doit se prolonger partout en France pour construire une transition écologique adaptée à chaque territoire.
Les COP régionales c’est quoi ?
La région Grand-Est : un territoire engagé pour la transition écologique
La région Grand Est a lancé dès juillet 2023 un premier diagnostic des trajectoires pour atteindre les objectifs 2030 et identifier les actions à mener. L’État et le conseil régional avancent déjà conjointement sur l’ensemble des sujets ayant trait à la transition écologique et au développement économique, qu’il s’agisse des schémas régionaux, de ldispositifs d’aide ou de l’accompagnement commun des collectivités du territoire, avec notamment le coportage des CRTE (sous le nom de pactes territoriaux de relance et de transition écologique – PTRTE).
10% de l’effort nationale en Région Grand-Est
C’est donc naturellement que la démarche de planification écologique est portée conjointement avec le conseil régional. La COP a pour vocation d’intégrer les travaux régionaux déjà accomplis et de capitaliser sur les actions lancées. Elle doit poursuivre l’ambition de fédérer les acteurs de la région autour de trajectoires et d’actions communes.
Le diagnostic et les débats doivent préciser une feuille de route régionale à l’horizon 2030. Depuis le début de la démarche, plus de 200 personnes sont impliquées dans la réflexion, à travers 7 groupes de travail coprésidés par des élus du conseil régional et des sous-préfets, avec une animation globale du conseil régional et de l’État.
La diversité des acteurs mobilisés (associations, entreprises, fédérations, syndicats…) autour des collectivités témoigne de l’intérêt du débat à porter sur chaque territoire.
Plan d’actions collectif de 52 levieres pour atteidnre nos objectifs 2030
Une démarche inédite à l’échelle de la région
La planification écologique donne à la France un cap en matière de réduction des gaz à effet de serre. Ce plan national fait de la France l’un des premiers pays à se doter d’une stratégie globale et concrète et permet à chaque secteur et chaque acteur d’avoir une vision du chemin à parcourir pour atteindre nos objectifs nationaux de décarbonation de -55 % en 2030 et de préservation et conservation de la biodiversité et plus généralement des ressources.
Planification écologique : top départ des COP régionales dans le Grand Est Planification écologique : top départ des COP régionales dans le Grand Est
La territorialisation de la planification : une nouvelle étape clé qui s’adapte à chaque territoire. Pour atteindre les objectifs 2030, il faut un plan d’actions partagé par les collectivités territoriales. Chacune des COP vise à définir régionalement les leviers d’actions alignés avec les objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre (GES)
Une approche transversale de la transition écologique. Le secrétariat général à la planification écologique (SGPE) a identifié 43 leviers de décarbonation transverses aux défis environnementaux (climat, biodiversité, adaptation, ressources, santé) et dresse secteur par secteur (industrie, agriculture, bâtiments, énergie, mobilités…) les actions et objectifs. Ces leviers se déclinent territorialement dans deux directions : l’une sur les enjeux d’atténuation du climat (décarbonation), l’autre sur la préservation et restauration de la biodiversité et la gestion des ressources naturelles.
Association et engagement des parties prenantes à toutes les échelles du territoire. La COP mobilise, dès la phase de débats, les parlementaires, les acteurs du monde économique (représentants des entreprises du secteur industriel et agricole et tous les organismes consulaires…) et les acteurs de la société civile (associations environnementales, association de consommateur, jeunes…) dont l’implication dans cet exercice est essentielle
Une approche participative. La méthode proposée est plus participative que prescriptive. Les travaux s’appuient sur une proposition de déclinaison régionale des leviers identifiés dans la planification nationale, qui ne se limitent pas aux enjeux de décarbonation et abordent aussi la biodiversité et la gestion des ressources naturelles. Pour établir un diagnostic, faire le recueil, pour chaque levier, des actions des collectivités, réalisées et en cours. Cela permet à la COP de s’aligner sur une proposition d’objectifs concrets à soumettre au débat.
Une mobilisation de tous les services de l’État : national, déconcentré, opérateurs
Réduction de nos émissions : où en sommes-nous ? Où allons-nous ?
Une démarche en quatre temps
ÉTABLIR UN DIAGNOSTIC PARTAGÉ DU TERRITOIRE : Il s’agit de mesurer le chemin déjà parcouru par les actions et programmes portés par les collectivités et acteurs locaux et celui qu’il reste à parcourir afin d’atteindre les objectifs de chaque région, de faire connaître et de partager les objectifs à atteindre.
CONDUIRE UN DÉBAT : La forme est laissée à l’appréciation des préfets, en lien avec les attentes des exécutifs su sein du territoire régional. Ce débat doit permettre aux acteurs de s’approprier le diagnostic, identifier les efforts collectifs à fournir pour atteindre les objectifs régionaux et définir sans attendre les actions et projets à lancer ou poursuivre pour 2024.
PARTAGER À L’ÉCHELLE DES TERRITOIRES INFRARÉGIONAUX (départements et périmètres des CRTE) une déclinaison indicative des actions à mener.
ÉTABLIR UNE FEUILLE DE ROUTE : Elle matérialise le choix des engagements pris par les territoires par secteur.
Les COP régionales représentent une démarche inédite à l’échelle des régions.
Dans le cadre de la territorialisation de la planification écologique, chacune de ces COP vise à définir régionalement les leviers d’actions alignés avec les objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre (GES) et de préservation de la biodiversité. Il s’agit d’intégrer de manière cohérente tous les volets de la planification écologique, notamment ceux qui ont d’ores et déjà été engagés (plan eau, rénovation des écoles, transition agricole, identification des zones d’accélération de production d’énergies renouvelables (ENR), etc.).
Ces COP mobilisent, sous la co-animation du préfet de région et du président du conseil régional, tous les exécutifs de la région, les parlementaires, les acteurs du monde économique et les acteurs de la société civile
Elles se déroulent en quatre temps :
L’établissement d’un diagnostic de territoire, permettant d’identifier les objectifs à atteindre
La conduite d’un débat pour définir les actions à mener
Le partage à l’échelle des territoires infrarégionaux d’une déclinaison de ces actions
L’ établissement d’une feuille de route
Conférences des Parties Régionales Guide explicatif du panorama des leviers Adaptation
Au-delà des activités professionnelles, l’économie sociale et solidaire fait de la transition écologique une question essentielle qui va au-delà de l’acte de production. C’est le cas plus particulièrement des structures coopératives que les auteurs ont analysées. La prise en compte des questions environnementales transforme les métiers, les gestes, mais surtout l’organisation. À partir du cas de deux coopératives aux domaines d’activités très différents, ce nouveau Céreq Bref fait ressortir une relation significative entre les démarches d’écologisation, une conception partagée de la gouvernance et de l’organisation, et la revalorisation du sens du travail.
Dans un contexte de sobriété promue par les pouvoirs publics et alors que l’Union Européenne a rehaussé l’ambition de décarbonation à 2030, comment évoluent les consommations énergétiques réelles des bâtiments français ? Pour y répondre, l’OID publie les résultats 2023 de son Baromètre de la performance énergétique et environnementale des bâtiments. Bureaux, centres commerciaux, hôtels, bâtiments de santé, et actifs résidentiels y sont passés au crible. Les profils de bâtiments inclus dans les Top15 et Top30 relatifs à l’enjeu d’atténuation de la Taxinomie européenne font également l’objet d’une analyse.
Alors que de plus en plus de jeunes expriment leur volonté de se former à la transition écologique pour un avenir durable, le Bachelor ACT est une formation reconnue par l’Etat et co-fondée par l’ESSEC et CY Cergy Paris Université (CYU). Premier diplôme français commun à une université publique et une grande école privée, il a pour objectif de former des étudiantes et étudiants à devenir des professionnels de l’accompagnement et de la conduite de projets au service des transitions écologique, sociétale et citoyenne.
L’accord final de la COP 28 a été dévoilé le 13 décembre à Dubaï, où les 194 pays réunis ont approuvé une décision commune, identifiée par certains comme étant un accord historique. 3 engagements essentiels à retenir : Tripler la production d’énergie renouvelable, doubler l’efficacité énergétique et « transitionner » en dehors des énergies fossiles … Qu’importe la force des annonces de la COP 28, et de celles à venir, les transitions énergétique, agricole ou alimentaire ne pourront se passer d’une réflexion sur leur dépendance aux combustibles fossiles et la mise en œuvre d’action permettant de répondre à la trajectoire d’une neutralité carbone pour 2050.
-* Par Alix Chosson, Lead ESG Analyst for Environmental Research & Investments, Nicolas Rutsaert, Senior Equity Analyst, Nicolas Cleris, Senior Credit Analyst, Marouane Bouchriha, CFA, Senior Fund Manager, Thematic Global Equities chez CandriamLutte contre le changement climatiqueHausse des taux, évolution des réglementations, retournements de tendances sur les coûts des intrants – les investissements dans les énergies propres n’ont jamais été aussi élevés ni aussi difficiles qu’en 2023. Alors que les marchés semblent jeter l’ensemble du secteur avec l’eau du bain dans cette période inflationniste, il est temps de distinguer les changements structurels des incidents qui surviennent inévitablement lorsque les industries changent d’échelle… et qui devraient dès lors s’atténuer.
La transition se poursuit.
Malgré les guerres, les ruptures d’approvisionnement, l’inflation et l’incertitude géopolitique, l’énergie propre reste une priorité pour la plupart des gouvernements – en témoigne le nombre de participants à la COP 28 à Dubaï. Non seulement le changement climatique reste le principal défi mondial de ce siècle, mais la nécessité d’une action décisive en faveur du climat ne fera que s’accentuer à mesure que la fenêtre d’action se refermera sur nous.
Nous n’avons pas (encore) constaté de ralentissement dans le rythme de la transition énergétique. Au contraire, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une nouvelle année record, avec l’addition de nouvelles capacités renouvelables en 2023 estimées à 440 GW, soit une augmentation de plus de 100 GW par rapport à 2022 – et ce, malgré l’inflation des coûts dans la plupart des domaines. L’électrification des véhicules de tourisme se fait à un rythme que l’AIE décrit comme proche de celui requis par son très ambitieux scénario « Net Zero ». Une voiture sur cinq vendue en 2022 était électrique, contre seulement une sur 25 à peine deux ans auparavant[[International Energy Agency, World Energy Outlook 2023, Octobre 2023]].
Pourtant, les marchés financiers n’ont pas été très favorables aux technologies propres en 2023, et en particulier aux énergies renouvelables. Après plusieurs années de bons résultats obtenus à la faveur d’un soutien réglementaire important, le secteur souffre aujourd’hui de vents contraires d’ordre macroéconomique, géopolitique et sectoriel.
Le segment de l’énergie propre atteindra-t-il l’objectif mondial fixé à Paris de tripler les capacités renouvelables d’ici à 2030 ? Pour faire simple, cela dépendra de la capacité des gouvernements à maintenir les incitations à l’investissement à long terme dans un environnement économique en mutation.
La rentabilité ? C’est compliqué.
Après plusieurs années d’amélioration, la situation économique des énergies renouvelables s’est détériorée pendant la majeure partie de l’année 2023. Le coût de l’énergie nivelé (LCOE)[[Pour pouvoir comparer les technologies de production, nous examinons le coût de l’énergie nivelé (LCOE, Levelized Cost of Energy) – dans lequel l’énergie renouvelable a des coûts d’investissement initiaux auxquels s’ajoutent des niveaux de maintenance variables, tandis que l’énergie fossile nécessite un investissement initial et des coûts de carburant annuels en continu.]] du secteur des énergies propres au sens large a augmenté d’environ 15 % à 25 % de 2020 à 2023[[International Energy Agency, Renewable Energy Market Update, Juin 2023]], même en tenant compte de certains segments où les coûts ont en fait diminué. La construction de nouvelles capacités d’énergie fossile reste un choix beaucoup plus coûteux, qui n’a pas non plus échappé à la pression des coûts d’intrants du gaz et du charbon en 2022.
La rentabilité du secteur des énergies renouvelables est hétérogène, à la fois au sein des différentes technologies et des zones géographiques – une question de politique plus que de géographie. Mais un LCOE plus élevé n’est pas toujours synonyme de moindre rentabilité, car la hausse des prix de l’électricité a profité à la base installée d’actifs de production d’énergie renouvelable existants.[[La comparaison des coûts de production récents entre électricité renouvelable et thermique n’est pas pertinente pour les prévisions à long terme, car la crise énergétique de 2022 en Europe a fait grimper en flèche (en 2022) puis chuter (en 2023) les coûts de production thermique ; ces coûts restent supérieurs aux moyennes de long terme.]]
La hausse des taux est décidément un changement majeur. Pourtant, malgré la forte hausse des taux d’intérêt et le niveau élevé des dépenses d’investissement dans ce secteur, le coût du capital n’explique que partiellement la détérioration de l’économie des énergies renouvelables en 2023. Le LCOE s’est détérioré avant même la hausse des taux d’intérêt, en raison de l’augmentation des coûts des intrants. (Pour vous faire une idée, visualisez un graphique du prix de l’acier). Que l’inflation soit pour vous un phénomène passager ou une tendance de fond, il faut espérer que les ruptures d’approvisionnement et la compression spectaculaires de ces deux dernières années ne constituent pas la nouvelle norme pour les futures augmentations du coût des intrants. Ces coûts, au quatrième trimestre 2023, sont déjà moins élevés qu’en 2022 et au début de 2023.
Les énergies renouvelables restent compétitives. Mais toutes les technologies propres ne sont pas égales.
Malgré la hausse des taux et le décollage des coûts des intrants au cours des derniers trimestres, les énergies renouvelables restent très compétitives sur la base du LCOE, et nous nous attendons à ce que cela continue au moins jusqu’en 2030, grâce à la fois aux progrès technologiques et au soutien des réglementations telles que la loi sur la réduction de l’inflation (Inflation Reduction Act) aux États-Unis.
Cependant, les différentes technologies, et de nombreux maillons de la chaîne de valeur des énergies renouvelables, ont fait preuve de différents niveaux de résilience face à l’évolution des conditions économiques.
Le positionnement technologique, le niveau d’intégration et la taille sont autant d’éléments clés.
Il ne faut pas s’arrêter à l’observation des moyennes. Comme dans tout secteur en évolution, il y a des leaders et des retardataires. Certaines solutions d’énergie propre se développent un peu plus rapidement que d’autres, comme l’énergie solaire photovoltaïque (PV) et les véhicules électriques (VE), en raison de la technologie et de la réduction des coûts. Parmi les points faibles, on peut citer l’insuffisance des investissements dans les réseaux énergétiques et les projets d’éoliennes en mer. Si les réseaux ne sont pas adaptés, une partie de l’énergie éolienne et solaire renouvelable est « bridée », c’est-à-dire qu’elle est tout simplement perdue parce qu’elle ne peut pas atteindre les utilisateurs finaux. N’oublions pas que la moitié de la croissance provient de la Chine – il faut donc regarder ce qui se cache derrière les chiffres de croissance.
Le potentiel de croissance est élevé. Le doublement de l’efficacité et le triplement des énergies renouvelables sont des conditions préalables nécessaires pour être en ligne avec le scénario des 1,5°C de l’Accord de Paris. Le débat et les questions sur la valorisation sont largement centrés sur le pipeline de commandes et les technologies qui prédomineront. Mais comme pour toute nouvelle technologie – des chemins de fer à l’internet – des perspectives de croissance élevées peuvent conduire à un excès d’investissement et à des surcapacités. Les investisseurs ont intérêt à évaluer ces technologies et ces business models à l’aide d’une analyse fondamentale approfondie mettant l’accent sur les avantages concurrentiels, la rentabilité, les conditions de l’environnement réglementaire et les conditions de financement. Les projets ont surtout un flux de trésorerie initial, mais certaines entreprises du secteur ont un besoin presque constant de lever des capitaux pour maintenir le niveau de croissance attendue intégré dans les valorisations – ce qui devient problématique si le secteur n’a plus la cote.
Institut Candriam du Développement Durable
La principale tendance de fond reste la réglementation.
Aujourd’hui, la plupart des projets d’énergies renouvelables couvrent largement leur coût du capital.[[Par exemple, selon Bernstein, sur la base des prix récents des enchères, le taux de rendement interne (TRI) projeté pour tous les projets éoliens et solaires terrestres couvre facilement leur coût moyen pondéré du capital (CMPC), à l’exception de l’enchère espagnole de novembre 2022 pour les éoliennes terrestres, qui a eu lieu au moment où les prix de l’acier atteignaient leur point haut. L’AIE est optimiste quant à la croissance des énergies renouvelables, en partie parce qu’il existe d’importantes capacités de production dans le domaine de l’énergie solaire. Par exemple, certains fabricants chinois de panneaux solaires ne fonctionneraient qu’à 25 % de leur capacité.]] Mais avec tous les facteurs en jeu, le tableau peut changer comme un kaléidoscope. La réglementation doit être prévisible pour que le secteur privé investisse.
L’Europe et les États-Unis connaîtront en 2024 des élections nationales dont les principaux candidats sont des partisans des combustibles fossiles. L’Europe pourrait également adopter un discours moins axé sur le climat. La géopolitique jouera également un rôle décisif. Comment l’Europe et les États-Unis réagiront-ils à la prédominance de la Chine dans les chaînes d’approvisionnement en technologies propres ? Comment les dispositions protectionnistes de l’IRA affecteront-elles le marché ? L’Europe va-t-elle surenchérir dans le « protectionnisme vert » ?
L’objectif des gouvernements est de décarboner nos économies et de garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique à un coût abordable pour les citoyens. Ce « trilemme » énergétique est d’autant plus complexe que les prix de l’énergie sont élevés, comme en témoignent les récentes tergiversations des gouvernements face à l’échec des ventes aux enchères d’énergies renouvelables. La complexité augmentera à mesure de l’utilisation croissante des énergies renouvelables et de l’apparition de potentiels conflits avec le fonctionnement centralisé actuel des marchés européens de l’électricité, basé sur le principe du « merit order ».
Le consensus trouvé à la sortie de la COP 28 a peut-être apporté un début de réponse à ces interrogations. L’objectif fixé par l’ensemble des parties prenantes de tripler les capacités en énergies renouvelables d’ici 2030 est un signal fort, qui permet de rassurer les entreprises et investisseurs de ce secteur après une année 2023 mouvementée. Le message est clair : la révolution du renouvelable est en place et va continuer à s’accélérer, et ce malgré le contexte macroéconomique et les difficultés industrielles.
La transition vers les énergies renouvelables est une tendance de fond en cours d’accélération. Le rythme de cette accélération, ainsi que la résilience et la rentabilité des énergies renouvelables, sont une histoire de leadership. Les gouvernements doivent s’engager résolument dans la transition énergétique. Ils doivent s’adapter simultanément à un environnement macroéconomique plus difficile et à l’urgence climatique qui s’intensifie. La géopolitique est susceptible de devenir un nouveau facteur clé dans ce « trilemme » énergétique structurel, les technologies propres devenant une nouvelle arène pour les stratégies commerciales et une démonstration de puissance.
À propos de Candriam
Candriam, qui signifie « Conviction AND Responsibility In Asset Management », est un gestionnaire d’actifs mondial multi-spécialiste. Pionnier et leader dans le domaine des investissements durables depuis 1996, Candriam gère environ 144 milliards d’euros d’actifs1 et s’appuie sur une équipe de plus de 600 professionnels. La société dispose de centres de gestion à Luxembourg, Bruxelles, Paris et Londres et ses responsables de clientèle couvrent plus de 20 pays dans toute l’Europe continentale, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Moyen-Orient. Candriam propose des solutions d’investissement2 dans plusieurs domaines clés : obligations, actions, stratégies à performance absolue et allocation d’actifs, avec une gamme large et innovante de stratégies ESG couvrant toutes ces classes d’actifs.
Candriam est une société du groupe New York Life Investments. New York Life Investments3 se classe parmi les principaux gestionnaires d’actifs mondiaux4. Plus d’informations sur : www.candriam.com
Les résultats de l’édition 2023 du baromètre Amrae de l’engagement pour le climat, en partenariat avec AXA Climate
L’appréhension du risque climatique et l’engagement des risk managers pour le maîtriser, le financer et s’inscrire dans sa gouvernance sont désormais concrets et opérationnels. Subsistent des brouillards épais tant sur les conséquences des évènements naturels sur la chaine logistique que sur les réglementations européennes en cours (CSRD, réglementations de la notation et des données ESG etc…).
A noter, voire à déplorer, les entreprises sont pour l’instant dans une logique de réaction et d’adaptation au risque climatique alors que la planification de long terme s’impose pour toute décarbonation.
Quant au financement, les tensions connues depuis ces dernières années sur le marché de l’assurance trouvent sans surprise leur traduction dans les difficultés, voire les craintes des risk managers. Dans un marché de pénurie (avec des exception), les risk managers n’ont que très peu de marge de manœuvre pour l’examen des notations ESG des assureurs.
L’actualité influence la hiérarchie des perceptions, le risque supply chain reste mal appréhendé, notamment pour des questions de temporalité.
En 2022, la première des préoccupations des risk managers était la canicule. En 2023 ce sont les tempêtes, cyclones ou tornades. Elle connait aussi la plus forte augmentation (+15 points). Le risque lié aux canicules et aux vagues de chaleur augmente également (+2 points), en raison d’une année 2022 et d’un mois de septembre 2023 particulièrement chauds.
Les conséquences des aléas climatiques sur les fournisseurs de rang un deux et trois sont mal appréhendées, tant en raison de difficultés de collecte de données que de mobilisation des risk managers et des dirigeants sur le court terme.
La gouvernance du risque climatique progresse encore dans le contexte de l’entrée en vigueur de la directive CSRD.
84% des risk managers voient la CSRD comme une opportunité. Seuls 5% des sondés répondent que leur organisation n’a pas pris d’action à date, concernant la mise en conformité avec la CSRD.
La gouvernance des risques s’améliore pour la troisième année consécutive, avec une augmentation de 7 points des entreprises l’ayant mise en place par rapport à 2022 (66%). Par ailleurs, les liens entre directions des risques et RSE se renforcent.
La responsabilité du pilotage des risques climatiques gagne en simplicité. En 2023, seulement 10% des risk managers citent deux directions en co-pilotage contre 41% en 2022 et 28 % en 2021. Généralement, c’est le couple « RSE + Risques » qui revient le plus souvent.
Pour la première fois, en 2023, des entités dédiées apparaissent dans les réponses, autres que RSE ou Risque, par exemple des « cellules climat », un pôle « adaptation ou transition » et même un « Climate Change Risk Officer ».
POUR LA TROISIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE, NOTRE BAROMÈTRE RÉVÈLE QUE LA VISIBILITÉ SUR LES RISQUES DES FOURNISSEURS NE PROGRESSE PAS. COMMENT EXPLIQUER CE CONSTAT ?
Les attentes vis-à-vis du marché de l’assurance et des assureurs : l’insatisfaction reste prééminente, malgré des progrès
Les attentes exprimées, concernant la modélisation des risques (48%) et les conseils en prévention (52%). Le sentiment que certaines régions vont devenir inassurables (71% des interrogés) questionne.
Les assureurs doivent à leurs assurés une transparence vis-à-vis des risques d’inassurabilité à moyen terme des actifs très exposés. Ils doivent imaginer une tarification incitative pour récompenser ceux de leurs assurés qui déploient des stratégies d’adaptation et enfin les assureurs doivent soutenir les nouvelles filières et produits décarbonés en engageant un dialogue technique avec leurs assurés sur les innovations et en couvrant les risques correspondants.
Face à la pénurie d’assurance, les risk managers envisagent ou recourent déjà à des solutions alternatives, telles que les captives ou l’assurance paramétrique (36 %), en progression de 10% par rapport à 2022. Les Cat Bonds restent un outil utilisé marginalement par les entreprises.
Oliver Wild – Président de l’Amrae
« Le risque climatique, à la faveur des épisodes météorologiques des dernières années, est une préoccupation désormais évidente pour les risk managers« , développent Antoine Denoix, président d’AXA Climate et Oliver Wild, président de l’Amrae.
Antoine Denoix – Président d’AXA Climate
« Le risque climatique est autant vu comme une contrainte qu’une opportunité pour les entreprises de se réinventer et de se projeter pour faire face à un environnement de plus en plus complexe et compétitif, notamment sur la question des ressources disponibles. La dynamique actuelle, dans le cadre de l’entrée en vigueur prochaine de la CSRD est porteuse d’optimisme, avec une amélioration progressive de la gouvernance des risques au sein des entreprises et l’émergence de standards de transparence ambitieux sur les sujets RSE. »
D’APRÈS VOUS, VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EXPOSÉE AUX RISQUES DE TRANSITION SUIVANTS ?
Méthodologie
Enquête auprès de 131 risk managers d’entreprise, membres de l’AMRAE, (environ 12,3% membres risk managers) de l’Association, administrée en septembre et octobre 2023.
AXA Climate est une entité du groupe AXA, dédiée à l’adaptation climatique et environnementale, visant à aider les entreprises à s’engager dans la voie d’une économie régénérative. Dans cette perspective, AXA Climate développe pour les entreprises et organismes publics et éducatifs, des formations digitales afin d’accompagner leurs collaborateurs dans l’évolution de leurs métiers. AXA Climate conseille les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie, de la finance et de la fonction publique. Grâce à l’assurance paramétrique, elle permet aux entreprises et aux populations d’être indemnisées en quelques heures, lorsqu’elles subissent les conséquences des aléas liés aux changements climatiques. image
https://climate.axa/fr/
À propos de l’Amrae – La Maison du risk management
L’Amrae (Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise) est l’association professionnelle de référence des métiers du risque et des assurances en entreprise. Elle rassemble plus de 1 800 membres appartenant à 800 organisations privées ou publiques.
L’Amrae aide ces organisations dans l’atteinte de leurs objectifs stratégiques et opérationnels pour leur permettre d’améliorer leurs performances et de maîtriser leurs risques.
L’Amrae (l’Association) rassemble les acteurs majeurs des secondes et troisièmes lignes de maîtrise des risques (risk management, contrôle et audit internes, assurance et juridique). À travers ses comités scientifiques, ses publications et ses nombreuses manifestations, l’Amrae produit pour ces experts les contenus qui nourrissent leurs compétences, leur évolution dans leur métier et leur contribution à la réussite de la stratégie de l’entreprise.
Avec Amrae Formation, elle répond à leurs besoins de formation professionnelle tout au long de la vie en dispensant des formations certifiantes de haut niveau.
Amrae Les Rencontres organise le congrès annuel de référence des métiers du risque et des assurances. Ces trois jours constituent le rendez-vous métier incontournable des acteurs de la maîtrise des risques et de son financement.
https://www.amrae.fr/
D’APRÈS VOUS, VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EXPOSÉE AUX RISQUES PHYSIQUES AIGUS SUIVANTS ?Oliver Wild – Président de l’AmraeAntoine Denoix – Président d’AXA ClimateD’APRÈS VOUS, VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EXPOSÉE AUX RISQUES PHYSIQUES CHRONIQUES SUIVANTS ?POUR LA TROISIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE, NOTRE BAROMÈTRE RÉVÈLE QUE LA VISIBILITÉ SUR LES RISQUES DES FOURNISSEURS NE PROGRESSE PAS. COMMENT EXPLIQUER CE CONSTAT ?D’APRÈS VOUS, VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EXPOSÉE AUX RISQUES DE TRANSITION SUIVANTS ?
Par Maxime Dupont, Pierre Quénéhen, Théo Verdier avec la participation de Victor Potier
La Fondation Jean-Jaurès publie le rapport « Accompagner l’éco-anxiété à l’école et au travail » rédigé par Maxime Dupont, Pierre Quénéhen, Théo Verdier et Victor Potier dans le cadre de la COP28. La préoccupation climatique demeure une permanence pour les Français comme le montre diverses enquêtes d’opinion. Les auteurs font des propositions pour intégrer au travail et à l’école la préoccupation environnementale au sein des politiques d’atténuation et d’adaptation. Sur la base de travaux et d’une enquête d’opinion menée par l’Observatoire de l’opinion de la Fondation Jean-Jaurès, ce rapport permet de mesurer l’éco-anxiété et propose des solutions pour y faire face.
Aujourd’hui, avez-vous l’impression que l’actualité climatique génère de l’anxiété chez vous (ce qui est aujourd’hui appelé éco-anxiété) ?
Faire face à l’éco-anxiété à l’école
Les auteurs font quatre propositions pour que les établissements scolaires et leur personnel puisse gérer l’éco-anxiété croissante des nouvelles générations au sein des classes. Ils proposent de mettre à disposition des établissements un outil de mesure de l’état émotionnel des élèves via un questionnaire unifié et anonymisé, afin de doter les équipes pédagogiques d’un outil de suivi de l’éco-anxiété et de permettre des remontées en cas d’alerte. Les auteurs proposent de prendre exemple sur la démarche de collecte lancée dans le cadre de la lutte contre le harcèlement. Il est indispensable également de former les enseignants en sortie de l’INSPÉ à un socle de notions, termes et méthodes scientifiques mobilisés dans le cadre de l’éducation au développement durable, peu importe la matière enseignée.
Les auteurs préconisent également de conduire une politique de concentration des multiples ressources pédagogiques mobilisables dans le cadre de l’apprentissage de notions relatives au dérèglement climatique, afin de mettre en place un espace de documentation consolidé, facilitant l’accès des enseignants à des ressources. Il est également préconisé de développer au sein des établissements, par exemple par la mobilisation du Pacte enseignant, les démarches de mise en action des élèves et de connexion à la nature, via des formes d’engagement local ou encore le développement de la « classe dehors ».
Selon vous quel(s) acteur(s) doit mener la lutte contre le changement climatique ? (plusieurs réponses possibles)
Gérer l’éco-anxiété au travail
Les auteurs font également six propositions pour permettre aux employeurs de gérer l’éco-anxiété des employés sur le lieu de travail. Tout d’abord, le développement de l’engagement des collaborateurs dans la conduite du volet climat des stratégies RSE via une démarche de co-construction régulièrement renouvelée ainsi que la création d’un poste d’engagement climat, visant à développer une ou plusieurs initiatives centrées sur les enjeux d’atténuation et d’adaptation au dérèglement climatique au sein des entreprises. Les auteurs proposent d’intégrer systématiquement des indicateurs qualitatifs et quantitatifs de responsabilité sociale et environnementale dans les évaluations et les rémunérations variables, en démarrant sans s’y restreindre par le cercle des cadres dirigeants.
L’éco-anxiété chez les jeunes
Maxime Dupont, Pierre Quénéhen, Théo Verdier et Victor Potier préconisent de faire figurer la préoccupation environnementale, les sujets climat et éco-anxiété dans les baromètres et enquêtes annuels dans les entreprises. Il s’agit notamment d’élargir le périmètre du DUERP vers un DUERP-E (document unique d’évaluation des risques professionnels et environnementaux) et de faire de même pour faire évoluer la définition des RPS vers les RPS-E (risques psychosociaux environnementaux). Le déploiement d’une démarche de formation généralisée à tous les niveaux, à commencer par tous les membres de comités de direction sur les enjeux climat. Il en va de même pour les directions métiers, les directions RH et les élus du personnel, membres des CSE des entreprises.
Au cours des deux dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti les sentiments suivants ? Un sentiment d’anxiété… Sous-total « un jour sur deux » et « tous les jours »
Enfin, il faut définir des jalons RSE dans les processus courants, en outillant les départements métiers ainsi que les fonctions supports (achats, finances, communication, RH ou encore immobilier). Et ce afin de systématiser la « voix de la planète » dans les prises de décision quotidiennes via la quantification des impacts écologiques. Dernièrement, là où les outils de détection font apparaître une problématique spécifique liée à la préoccupation climatique, créer et animer des groupes de discussion au cadre et à la confidentialité formalisés. Il s’agirait d’échanges inter-services et intra-organisation en vue de favoriser l’expression, de visibiliser l’éco-anxiété et d’y apporter une première réponse par l’écoute.
Première des fondations politiques en France, la Fondation Jean-Jaurès est reconnue d’utilité publique en 1992, date de sa création par Pierre Mauroy. Sa mission est, à court terme, d’influencer les politiques publiques par ses analyses et ses propositions, et, à moyen terme, de contribuer à repenser en profondeur, à l’échelle internationale, européenne et nationale, la social-démocratie.
Aujourd’hui, avez-vous l’impression que l’actualité climatique génère de l’anxiété chez vous (ce qui est aujourd’hui appelé éco-anxiété) ?Selon vous quel(s) acteur(s) doit mener la lutte contre le changement climatique ? (plusieurs réponses possibles)Au cours des deux dernières semaines, à quelle fréquence avez-vous ressenti les sentiments suivants ? Un sentiment d’anxiété… Sous-total « un jour sur deux » et « tous les jours »L’éco-anxiété chez les jeunes
L’Institut Open Diplomacy dévoile le rapport de la 4ème édition de ses Rencontres du Développement Durable, à l’issue de près de trois mois d’échanges partout en France entre les citoyens, le monde académique, économique, politique et scientifique au service de l’Agenda 2030. Du 5 octobre au 13 décembre, l’Institut Open Diplomacy a organisé, comme chaque année depuis 2020, son tour de France du Développement Durable sur le thème « Sobriété & Souveraineté : une guerre, deux fronts… quels plans de bataille ? ».
Cette Note de la Fabrique Écologique a un double objectif : rappeler ce qu’est la biomasse et à quoi elle peut servir ; mettre en lumière les limites et les arbitrages nécessaires et expliciter quelques messages simples pour une prise en compte raisonnée et partagée de la biomasse dans les politiques publiques. Alors que la révision de notre stratégie énergétique est un enjeu majeur pour atteindre la « neutralité carbone » en 2050, cette Note propose de redonner une juste place à la thématique de la biomasse, une source d’énergie majeure et « multiusages » insuffisamment prise en compte dans les débats publics.
La transition provoquée par le changement climatique est-elle si conséquente qu’elle mérite des débats approfondis ? Ou est-elle si urgente qu’elle impose de passer à l’action sans plus attendre ? Est-il raisonnable ou déraisonnable de prendre le temps du débat en période d’urgence climatique ? Présentation des éclairages réunis pour ce dossier par démocratieS – le média critique de la participation.
Nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations relatives aux appareils. Nous le faisons pour améliorer l’expérience de navigation. Consentir à ces technologies nous autorisera à traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines fonctionnalités et caractéristiques.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.