Le Grenelle de l’environnement s’achève et chacun prépare les négociations finales qui se dérouleront au ministère de l’Ecologie, de l’aménagement et du développement durable (Medad) les 24 et 25 octobre. A quelques jours de ce grand rendez-vous, la presse a largement suivi les derniers préparatifs, scruter les moindres réactions. Alors, la France doit-elle se préparer à une révolution écologique ? Certains s’interrogent, d’autres veulent encore y croire. Quelque soit notre opinion, reconnaissons que Jean-Louis Borloo n’est pas dans une posture facile. Coincé entre une majorité parfois hostile aux mesures les plus anecdotiques et des promesses qu’il ne peut décevoir au risque de se couper définitivement des ONG, sil elles jugent le résultat décevant.
Pour repolitiser l’écologie : Contre-Grenelle de l’environnement
La première opération d’envergure du sarkozysme triomphant est une attaque contre le monde de l’écologie. La convocation du Grenelle officiel de l’environnement est une tentative d’OPA de la droite, des milieux d’affaires et des réseaux techno-scientistes sur les questions environnementales. Cette opération dangereuse ne pouvait rester sans réaction. L’organisation d’un contre-Grenelle permet de marier ceux qui refusent depuis le premier jour toute compromission avec ce pouvoir et ceux qui ont cru ou croient encore utile d’être présents au Grenelle officiel, sans se faire aucune illusion et en sachant qu’il n’y a pas d’accord possible entre les tenants du système productiviste et la défense d’une véritable écologie.
Ce livre, qui réunit de grands acteurs de l’écologie, met en accusation ce gouvernement et son idéologie non « écolo-compatibles ». Il défend l’idée d’une écologie politique reposant sur des choix de société, au moment même où les partisans d’une écologie dépolitisée parlent de logique du « gagnant-gagnant ». Nous ne pouvons accepter que la pauvreté devienne la nouvelle variable d’ajustement du système productiviste capitaliste alors que l’état de la planète prouve son échec. Il ouvre aussi les dossiers tabous et dévoile ce que seront les grands enjeux de l’écologie au XXIe siècle, les forces en présence et les marges de manoeuvre. Un livre pour penser et agir au coeur d’une écologie politique au service du plus grand nombre.
Pour repolitiser l’écologie – Contre-Grenelle de l’environnement édité aux éditions Paragon – 160 pages – Prix public : 8 €
1% pour la Planète, le cercle des entreprises responsables
Un pour cent pour la planète regroupe des entreprises engagées à consacrer une partie de leurs ressources pour améliorer l’état de santé de la planète. Conscients de leur responsabilité et de leur dépendance envers une planète saine, les membres versent au moins 1 % de leur chiffre d’affaires à des causes environnementales partout dans le monde. Sur 750 entreprises membres du programme, seules 35 sont françaises. Et si votre entreprise rejoignait le cercle ?
Grenelle de l’Environnement : Les groupes de suivi de l’Assemblée nationale et du Sénat adoptent une position commune
Les groupes de suivi du Grenelle de l’environnement de l’Assemblée nationale et du Sénat, présidés par Patrick Ollier et Jean-Paul Emorine, ont adopté hier une position commune sur les suites à donner à la démarche mise en œuvre par le Gouvernement.
Cet accord, conclu à partir de la synthèse des travaux engagés par chacun des groupes depuis deux mois, a été présenté conjointement par les deux Présidents des Commissions compétentes à Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables et Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.
Il définit cinq priorités :
– la réalisation d’un bilan des lois existantes en matière d’environnement et des travaux menés par les missions parlementaires dans ce domaine ;
– la présentation devant le Parlement d’une loi d’orientation qui définisse précisément les objectifs à atteindre. Cette loi, qui pourrait être discutée au Parlement, dès le début 2008, pourrait être déclinée en objectifs sectoriels (habitat, transport, énergie, biodiversité et territoire) et serait accompagnée d’une étude d’impact ;
– la volonté de mettre en oeuvre des mesures à pression fiscale constante et de privilégier une fiscalité incitative ;
– l’identification d’une « trame verte » au niveau national pour préserver la biodiversité et pour faciliter l’élaboration de documents d’occupation de l’espace par les collectivités territoriales, élément utile à la modernisation de notre droit de l’urbanisme ;
– le renforcement de l’action de la France au service du développement durable au niveau européen et international, notamment dans la perspective de la présidence française de l’Union en 2008.
Le ministre a indiqué qu’il était d’accord avec l’idée d’une loi d’orientation et proposé que le gouvernement « coproduise» avec le Parlement ce projet de loi d’orientation ainsi que les dispositions qui suivront.
Grenelle de l’environnement : Greenpeace souhaite l’interdiction des ampoules à incandescence
Greenpeace demande au gouvernement d’interdire la commercialisation des ampoules à incandescence d’ici à 2010, économisant de fait l’équivalent de la production électrique du nouveau réacteur nucléaire EPR, et d’encourager la transition industrielle vers la production d’ampoules basse consommation.
« Les ampoules à incandescence font appel à une technologie de 1870, obsolète et inefficace. Les interdire en France nous permettrait d’économiser environ 11 TWh/an, l’équivalent de la production d’un EPR. Voilà qui prouve une fois encore l’inutilité de ce réacteur : la priorité doit être donnée aux économies d’énergie ! », déclare Karine Gavand de Greenpeace.
Greenpeace interpelle Osram, General Electrics et Philips, qui se partagent aujourd’hui le marché. Ces entreprises ne proposent l’élimination du marché de ces ampoules qu’à l’horizon 2015. Greenpeace demande que cela intervienne dès 2010. « Les Nobel ont rappelé l’urgence climatique absolue. Nous ne pouvons reporter en permanence les efforts. Les fabricants et l’État doivent assumer leurs responsabilités maintenant en promouvant les technologies les plus efficaces », affirme Karine Gavand.
Les ampoules, le grand gaspillage
Les ampoules à incandescence gaspillent en effet 95 % de l’énergie qu’elles consomment en chaleur. Les lampes basse consommation consomment 5 fois moins et permettent d’économiser 8 euros par an pour chaque ampoule changée. À l’échelle européenne, interdire ces ampoules permettrait de fermer 25 centrales électriques, d’économiser 32 millions de tonnes de CO2 par an, et 3 à 5 milliards d’euros.
« À l’occasion du Grenelle de l’environnement, la France doit montrer l’exemple et pousser l’UE qu’elle présidera l’année prochaine à la rejoindre dans la promotion d’une économie innovante, créatrice d’emplois et favorable à l’environnement » poursuit Karine Gavand.
Plusieurs pays ont déjà décidé une telle interdiction : le Royaume-Uni, à la suite du Ghana, de l’Australie, de la Californie, de l’Ontario et de l’Alaska, et aussi Cuba et le Venezuela. La France doit adopter une position exemplaire en imposant des standards énergétiques sur les appareils qui gaspillent l’énergie.
Loin de nous mettre en tête des pays faiblement émetteurs de CO2, le nucléaire maintient la France dans la moyenne européenne et verrouille toute politique ambitieuse d’économies d’énergie. Selon les experts de négaWatt, si une réelle politique d’efficacité est mise en œuvre, les renouvelables peuvent répondre à 80 % de nos besoins électriques d’ici à 2050, soit ce que représente le nucléaire aujourd’hui. Le scénario « évolution énergétique » de Greenpeace, soutenu par le Dr Pachauri, président du Giec, confirme qu’il est possible de sortir du nucléaire vers 2030, et de réduire ainsi les risques associés.
Environnement rime avec emploi et croissance
Selon le ministère de l’Écologie et du Développement durable (Lettre Évaluation, octobre 2005), l’objectif de 20 % d’efficacité énergétique en 2020 fixé par l’UE pourrait créer un million d’emplois en Europe : en matière d’efficacité, chaque million de dollars investi crée 12 à 16 années de travail direct, contre 4,5 pour une centrale nucléaire.
Aujourd’hui, les fabricants d’ampoules délocalisent leurs usines en Chine ou en Europe de l’est, comme vient de le faire GE avec son centre de distribution de Ennery (Moselle), alors que le marché s’ouvre. « La France ne peut se permettre de rater encore une fois le coche, conclut Karine Gavand. Le Grenelle est le moment clé pour convaincre les industriels d’investir sur ces technologies du futur : rénovation thermique des bâtiments, solaire photovoltaïque, lampes basse conso, etc. »
Solenha, La 1ère centrale solaire française à concentration de Grande Puissance
Le 16 octobre dernier, la société SOLAR EUROMED a signé une convention avec le Conseil Général des Hautes Alpes pour construire dans le département la 1ère centrale solaire française à concentration de Grande Puissance. L’objectif concret de ce projet : être capable de produire de l’électricité solaire ( même la nuit) pour une ville entière comme celle de GAP, en utilisant la source inépuisable du soleil et en évitant le déversement de plus de 60 000 tonnes de CO2 dans l’environnement. Cette initiative servira plus largement de socle à une nouvelle stratégie énergétique associant l’EUROPE et LES PAYS
MEDITERRANEENS.
Voyage en terre durable
Une poignée de multinationales a récupéré habilement l’expression « développement durable » pour maquiller des activités polluantes et sources de pauvreté. Derrière le joli vernis vert (bravo les communiquants, on se laisserait presque avoir !), qui peut vraiment croire que le développement durable soit vraiment la priorité, par exemple, d’une entreprise pétrolière qui fonctionne dans une logique de court terme ? Cette même entreprise fait-elle du développement durable en pillant les ressources naturelles d’un pays dit « émergent » quitte à soutenir implicitement une junte militaire dont les mains sont tâchées de sang ? Fait-elle du développement durable en polluant les côtes de son pays sans en assumer les conséquences ? En s’emparant du développement durable, beau nombre d’entreprises se contentent d’une politique plus ou moins audacieuse en matière d’écologie (désormais on devient modèle si on achète du papier recyclé et du café équitable…). Mais le développement durable, c’est avant tout, une démarche politique qui intègre aussi l’économie solidaire et surtout le centre de tout : l’Homme. Heureusement, la construction silencieuse d’un autre monde est possible. Ils sont de plus en plus nombreux, les femmes et les hommes qui veulent redonner du sens au développement durable, et cela, à l’aide d’idées modestes et efficaces. Tel est le sens de ce livre qui inaugure une nouvelle collection lancée par les éditions Glénat.
La triple grève, pour sauver la planète et l’humanité
Cdurable.info a choisit de relayer cet appel à une triple grève citoyenne en supprimant cependant volontairement son objectif offensif pour ne conserver que l’objectif de préservation individuelle qui nous parait compatible avec la décroissance durable comme avec le développement soutenable.
« Planète Terre : des lieux vus de l’espace » – Une exposition multimédia à l’UNESCO
Une exposition qui illustre l’éducation au développement durable
« L’éducation est l’un des plus puissants instruments que nous ayons pour enclencher les changements requis pour atteindre le développement durable », déclare le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura.
Des films, des photographies, des objets emblématiques et des plantes spécifiques de différentes régions témoignant de la diversité de la Planète seront exposés au siège de l’UNESCO depuis le 16 octobre jusqu’au 3 novembre 2007 pendant toute la durée de la Conférence générale. L’exposition, intitulée « Planète Terre : des lieux vus de l’espace », anticipe sur l’Année internationale de la planète Terre en 2008.
L’exposition met en lumière les actions de l’UNESCO liées au développement durable et au changement climatique. Elle montre comment les sciences naturelles, sociales et humaines, la culture, l’éducation, la communication et l’information travaillent ensemble à un objectif commun. Elle est structurée autour de cinq thèmes : le système terrestre, la Terre en mouvement, la Terre diverse, la Terre changeante et le respect de la Terre.
La partie consacrée au « système terrestre » s’intéresse aux sciences de la terre, aux écosystèmes terrestres et marins ; « la Terre en mouvement » présente les mouvements de la terre comme les tremblements de terre, les volcans, les glissements de terrain, les inondations, les tsunamis, les catastrophes naturelles et la réduction de leurs effets ; « la Terre diverse » explore les liens entre la biodiversité et la diversité culturelle ; « la Terre changeante » tire la sonnette d’alarme sur l’impact de l’homme et ses conséquences. L’exposition montre enfin les initiatives internationales en faveur du « respect de la Terre » parmi lesquelles la Décennie de l’Education pour le développement durable, le programme L’Homme et la biosphère et des programmes concernant l’énergie renouvelable, l’éthique et la jeunesse.
Parmi les événements connexes qui se dérouleront pendant la durée de l’exposition, figurent une conférence du Professeur Jean Malaurie sur les effets du changement climatique sur les peuples autochtones et une présentation du concept français de « terroir » comme modèle du développement durable. Parmi les autres temps forts figurent un film sur le rôle de la télédétection dans la surveillance des changements affectant les lieux du patrimoine mondial et une présentation de GENESIS par le photographe brésilien Sebastiao Salgado, un projet soutenu par l’UNESCO pour sensibiliser les enfants à la beauté de notre planète.
L’exposition n’est pas ouverte au public
Le Comité 21 propose au Gouvernement la mise en œuvre d’un Agenda 21 national
Le Grenelle de l’environnement a été dans sa 1ère phase un moment essentiel de la vie démocratique en faveur du développement durable en France. L’exercice de confrontation directe et pacifiée entre la puissance publique et la société civile est suffisamment inédit en France pour être salué. Le Comité 21 a participé au titre de personnalité qualifiée au groupe de travail n°6 « Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi » et a pu apprécier la qualité des échanges et des propositions.
Au temps de la concertation succèdait celui du débat public sur Internet et en Région, avant les phases décisives de l’arbitrage politique, puis de l’action. Depuis le 5 octobre, Bettina Laville, Conseiller d’Etat et Présidente d’honneur du Comité 21, supervise et veille à la transparence des débats publics en région et sur Internet. Cette phase de débat public se termine demain 19 octobre, avant la tenue du Grenelle proprement dit les 24 et 25 octobre. Pour Bettina Laville, « la lutte pour préserver notre planète ne se passera pas sans démocratie participative ». Or, d’après un sondage LH2, si 42% des français sont pessimistes sur les retombées du Grenelle de l’environnement, une écrasante majorité de la population se sent concernée : 93% des personnes interrogées ont déclaré être prêtes à faire des efforts quotidiens en faveur de l’environnement.
Pour Eric Guillon et Nicolas Blanc du Comité 21 : Avec le Grenelle de l’environnement, nous venons de franchir une première étape en terme d’ouverture. Profitons de cette mobilisation exceptionnelle et de l’élan créé ! Pour des raisons de cohérence de l’action, de transparence et d’ancrage dans le temps, tous les réseaux associés jusqu’alors doivent le demeurer dans la durée, c’est-à-dire jusqu’à la phase de concrétisation des actions.
Nous avons un impératif besoin de clarification des enjeux et des politiques concernant nos grandes options en matière de développement durable en France à court, moyen et long terme. Quels sont nos grands objectifs à 15/20 ans ? Quels sont les outils déployés pour les satisfaire ? Quels sont les moyens financiers associés ? C’est d’une véritable planification stratégique dont nous avons besoin, qui doit être claire, cohérente dans le temps – avec ce que cela suppose en termes d’évaluation – ambitieuse et mobilisatrice.
Sur la base de ces constats et de ces attentes, fondé sur notre habitude du travail pluri-acteurs depuis notre création en 1994 autour de nos 4 collèges qui ne sont pas sans rappeler ceux du Grenelle d’aujourd’hui, inspiré enfin par les quelques 280 démarches Agenda 21 d’ores et déjà engagées à l’échelle des territoires en France, le Comité 21 propose au gouvernement la mise en œuvre à l’échelle du pays d’un Agenda 21 national. L’adoption d’un tel dispositif constituerait un véritable projet politique ambitieux et concerté pour le développement durable, assorti d’objectifs-clés et d’instruments d’évaluation auxquels les représentants et partenaires de l’Etat (institutions, collectivités, entreprises, syndicats, ONG, citoyens-consommateurs…), dans leur diversité, pourront se référer. Les propositions du Comité 21 dans le cadre du groupe n°6 s’articulent autour de 4 thèmes (anticiper et répondre aux mutations des modes de production, promouvoir le développement des éco-activités, faire évoluer et moderniser les compétences, informer et sensibiliser les citoyens-consommateurs) qui pourront utilement nourrir cet Agenda 21 national.
Source : Comité 21 (Infos 21 n°84)
Les consommateurs prêts à privilégier les fournisseurs d’énergie contribuant à la réduction des gaz à effet de serre
Une étude Accenture sur le changement climatique publiée le 17 octobre révèle que près de 9 consommateurs sur 10 dans le monde se déclarent prêts à changer de fournisseur d’énergie au profit d’un prestataire contribuant à la réduction des gaz à effet de serre.
L’enquête, menée auprès de plus de 7 500 consommateurs dans 17 pays en Amérique du Nord, Europe et Asie, montre que 89 % des personnes interrogées privilégieraient un opérateur dont les produits et services énergétiques rejettent moins de carbone.
Si l’ensemble des répondants se sentent concernés par le changement climatique et ses conséquences, l’inquiétude semble plus forte dans les pays émergents. Ainsi, 97 % des consommateurs interrogés au Brésil, en Chine et en Inde se disent préoccupés par le réchauffement de la planète, et 98 % estiment qu’il aura un impact direct sur leur vie quotidienne, contre respectivement 85 % sur l’ensemble du panel, et 73 % en Europe.
On observe par ailleurs, dans les pays émergents, une meilleure prise de conscience des efforts requis par les pays pour atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, dans ces pays, les sondés sont plus de 80 % à déclarer limiter leurs déplacements en voiture (82 % contre 68 % en moyenne pour les autres répondants) et éviter d’acheter des aliments importés par avion (82 % également contre 63 % en moyenne). Sur l’ensemble des personnes interrogées, 9 sur 10 affirment qu’elles porteraient un jugement négatif sur un opérateur énergétique qui ne prendrait aucune action concrète contre le réchauffement climatique. Pour plus de la moitié (54 %), il s’agit en outre d’un motif justifiant à leurs yeux un changement de prestataire de gaz et électricité (61 % pensent de même pour les fournisseurs de fioul domestique). En outre, près des deux tiers des répondants (64 %) se déclarent prêts à payer plus cher (+11 % en moyenne) des produits et services contribuant à la réduction des gaz à effet de serre.
« L’étude Accenture laisse supposer que si, dans un premier temps, les fournisseurs d’énergie seront les premiers concernés par la prise de conscience des consommateurs, les autres opérateurs de la filière des ressources naturelles ne tarderont pas à en sentir les effets, directement ou via la chaîne logistique qui les relie aux entreprises en contact avec les clients finaux, déclare Jean-Marc Ollagnier, Directeur Général Europe de l’activité Energie et Ressources naturelles d’Accenture. Groupes pétroliers, enseignes de la grande distribution, sociétés de services financiers, administrations… aucun prestataire de produits et services n’échappera à la vigilance ni à la réaction des consommateurs. »
L’étude montre que les citoyens prennent en main la lutte contre le réchauffement climatique, mus par de réelles inquiétudes quant à ses conséquences sur leur vie quotidienne. Une écrasante majorité (85 %) s’avoue « extrêmement » ou « plutôt » inquiète, et 81 % s’attendent à des répercussions directes sur leur mode de vie. Ils sont plus de 80 % à estimer que les effets négatifs concerneront avant tout le climat et l’écosystème, et les trois quarts (74 %) la santé.
« L’évolution, aussi radicale que rapide, du comportement des consommateurs dans le monde ouvre un vaste champ d’opportunités aux premières entreprises qui sauront faire écho à ces inquiétudes et à ces nouvelles valeurs, s’octroyant ainsi un véritable avantage compétitif et distinctif sur la concurrence », ajoute Jean-Marc Ollagnier.
L’étude révèle que les consommateurs mettent leurs actes en accord avec leurs convictions. Ainsi, la plupart des répondants déclarent recycler « fréquemment » le papier ou le plastique (71 %), éteindre les appareils électriques quand ils ne s’en servent pas (62 %), baisser le chauffage ou la climatisation à leur domicile (61 %) et utiliser des ampoules basse consommation (59 %). Plus d’un tiers (41 %) achètent régulièrement des produits contenant des matériaux recyclés.
Méthodologie
Dans le cadre de l’étude d’Accenture sur le réchauffement climatique, 7 526 consommateurs de 17 pays se sont exprimés en ligne sur la question, soit 1 511 personnes en Amérique du Nord, 3 512 en Europe, 1 001 au Japon et en Australie et 1 502 dans les pays émergents (Brésil, Chine et Inde). Pour chaque pays, il s’agit d’un panel représentatif de la population, à l’exception des pays émergents, où l’échantillon a ciblé la population urbaine.
Bilan de la phase de consultation publique du « Grenelle Environnement »

Pesticides aux Antilles : Lettre ouverte du Pr. BELPOMME
Suite à notre article concernant l’affaire des pesticides aux Antilles : une malhonnêteté scientifique ? et notre brève du 17 septembre, le Pr. BELPOMME, cancérologue et Président de l’ARTAC réagit dans une lettre ouverte. Alors cette affaire des pesticides est-ce un emballement médiatique ou une révélation d’un scandale sanitaire sans précédent ? La question reste à ce jour sans réponse définitive. En tout cas, nous vous proposons de télécharger le Rapport d’expertise et d’audit externe concernant la pollution par les pesticides en Martinique coordonné par le Pr Belpomme.
L’impact des changements climatiques sur les populations les plus pauvres
A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère du 17 octobre, l’association CARE met l’accent sur l’impact des changements climatiques sur les populations les plus pauvres.
Un mondial de rugby écolo… mais pas encore équitable !
Samedi prochain c’est la grande finale du mondial de rugby… un mondial placé sous le signe de l’écologie (transport en TGV, diester, révision de l’éclairage des stades, …) mais pas du commerce équitable !
Formation sur l’écosystème montagnard
La formation sur l’écosystème montagnard est organisé par l’association à but non lucratif Objectif Sciences au Centre de Séjour Scientifique, St.-Anthème (Auvergne).
Adressée à la fois aux amateurs et aux encadrants de groupes d’enfants (instituteurs, animateurs en centre de loisirs), l’approche pluridisciplinaire d’un milieu montagnard au cœur du Parc du Livradois-Forez vous permettra d’appréhender concrètement ce que sont l’écologie et la biodiversité. En vivant la formation au contact du terrain, vous pourrez ensuite mettre à profit dans votre propre environnement les outils et méthodes utilisés. Autant d’atouts qui vous amèneront vers l’autonomie pour la découverte d’autres milieux naturels et la sensibilisation auprès de groupes d’enfants.
Le formateur
Le formateur, diplômé en sciences de l’environnement et biologie, est animateur nature et éducateur scientifique au sein de l’association Objectif Sciences.Prérequis
Avoir envie de savoir étudier un écosystème et d’en connaître un peu plus sur notre environnement sont évidemment nécessaires ; autant pour vous enrichir personnellement que pour mener des ateliers avec des groupes d’enfants.Dates
Du 28/11/2007 au 30/11/2007 (2 jrs)Du 30/11/2007 au 2/12/2007 (2 jrs)
Du 6/02/2008 au 8/02/2008 (2 jrs)
Du 8/02/2008 au 10/02/2008 (2 jrs)
35èmes Journées des communautés urbaines de France
Après Lyon en 2006, c’est à Strasbourg que les élus et les territoriaux des 14 communautés urbaines se réunissent les 18 et 19 octobre 2007 dans le cadre de leur rencontre nationale qui est un moment important dans la vie des communautés urbaines.
La fonction RSE/DD dans les PME-PMI : où en êtes-vous ?
Le Développement Durable (DD) est aujourd’hui indissociable de la stratégie de toute entreprise visant à conjuguer performance globale et pérennité. Qu’elles engagent déjà leur Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE) ou qu’elles cherchent à répondre à la pression croissante de leurs parties prenantes, les PME – PMI doivent prendre en compte cette exigence en professionnalisant la fonction RSE/DD.
Les Communautés Urbaines engagées pour un développement durable
35èmes Journées des communautés urbaines de France les 18 et 19 octobre 2007 à Strasbourg
Après Lyon en 2006, c’est à Strasbourg que les élus et les territoriaux des 14 communautés urbaines se réunissent les 18 et 19 octobre 2007 dans le cadre de leur rencontre nationale qui est un moment important dans la vie des communautés urbaines.
Elle rassemble chaque année 400 élus et fonctionnaires territoriaux des plus grandes agglomérations du territoire. Elle leur donne l’occasion de débattre de leur rôle au service de 6,3 millions de français, de leur capacité à entraîner le développement des régions françaises et de leur place dans le paysage institutionnel.
Cette rencontre prendra en 2007 un relief tout particulier. L’édition 2007 correspond d’abord au 40e anniversaire de la création des quatre communautés urbaines, dont Strasbourg, dites historiques issues de la loi de 1966, elle s’inscrit donc dans un contexte idéal pour dresser un bilan des communautés urbaines et pour dessiner des perspectives. Enfin, elle mettra au coeur de ses débats l’Europe et l’engagement des communautés urbaines en faveur du développement durable.
Strasbourg, ville symbole de la construction européenne, semblait toute indiquée pour placer ces journées sous l’égide de la thématique européenne. Cet événement fera donc la part belle aux illustrations de l’engagement et de l’expérience des communautés urbaines dans les coopérations européennes. Par ailleurs, les communautés urbaines, conscientes du fait que les problématiques des agglomérations sont désormais débattues à l’échelle européenne, pourront échanger sur les moyens de défendre leurs intérêts auprès des institutions communautaires. Il est d’autant plus important d’acquérir un « réflexe européen » que les enjeux sont importants (80 % de notre législation provient de la sphère européenne) et le moment opportun, comme le montre la volonté d’ouverture de la Commission Européenne qui souhaite instituer les communautés urbaines comme de véritables acteurs de la gouvernance européenne.
Lors d’une conférence le 2 octobre, Gérard Collomb, Président du Grand Lyon, Président de l’Association des communautés urbaines de France et Robert Grossmann, Président de la communauté urbaine de Strasbourg qui lui succédera le 19 octobre prochain à l’issue des 35èmes journées des communautés urbaines, ont présenté le programme de ces rencontres, les enjeux qui y seront débattus et les propositions faites par les 14 présidents des communautés urbaines.
Ces journées seront l’occasion de rappeler la place centrale des agglomérations pour répondre aux défis du développement durable dans un contexte européen.
Mais elles seront aussi l’occasion, au moment où le projet de Loi de finances pour 2008 sera discuté au Parlement, de rappeler au gouvernement la nécessité de donner aux communautés urbaines les moyens de leurs ambitions, au niveau financier comme au niveau institutionnel.
Partant du constat partagé, d’ailleurs rappelé par Nicolas Sarkozy en avril 2007 en réponse au « manifeste des présidents de communautés urbaines » que : « Partout où elles existent, les communautés urbaines ont su accompagner le développement urbain avec efficacité et cohérence, tout en préservant l’identité de chacune de leurs communes membres […] La communauté urbaine représente aujourd’hui un modèle pour le développement de l’intercommunalité », Gérard Collomb et Robert Grossmann ont rappelé que ces dernières, qui rassemblent plus d’un Français sur dix, ont montré depuis 40 ans la voie de l’efficacité de l’action publique locale et représentent la forme la plus aboutie d’organisation des agglomérations en France.
Les métropoles représentent un atout majeur pour l’attractivité des territoires. Les principaux pays voisins ne s’y sont pas trompés en faisant des grandes agglomérations les points d’appui de leur développement économique, social et environnemental. C’est un des thèmes qui seront débattus le 18 octobre à Strasbourg, en présence de représentants des Eurocities (association regroupant 165 agglomérations européennes, actuellement présidée par Gérard Collomb). Le fait urbain concentre ainsi la plupart des enjeux majeurs auxquels notre pays doit faire face.
Or de fortes inquiétudes se font jour quant à l’évolution des finances des communautés urbaines : leurs présidents dénoncent ainsi la volonté de l’Etat d’en faire une variable d’ajustement des finances publiques de la France. Ils rappellent qu’ils ne sauraient être tenus pour responsables et, partant, solidaires, de la situation financière délicate de l’Etat, alors même qu’ils conduisent avec constance depuis de longues années une politique financière et fiscale responsable et respectueuse des grands équilibres financiers.
Ainsi le gouvernement ne peut pas, dans le même temps, afficher la volonté d’élargir les compétences des communautés urbaines – comme dans le domaine du logement et du développement durable – et étouffer leurs capacités financières, en réduisant ses dotations, en imposant des réformes sur la fiscalité locale sans définir des compensations équitables et, enfin, en réduisant de manière considérable l’efficacité du levier fiscal sur lequel les communautés urbaines peuvent agir pour conserver leurs marges de manœuvre financières
A l’heure des grands défis que doivent relever nos territoires, les communautés urbaines constituent l’échelon de gouvernance et le niveau de responsabilité et d’action le mieux adapté – car conciliant proximité et taille critique suffisante – pour promouvoir un développement durable.
Aussi, tout en réaffirmant leur engagement dans la Charte «Les communautés urbaines engagées pour un développement durable» qu’ils présenteront le 18 octobre, les présidents des communautés urbaines revendiquent les libertés et les moyens d’action nécessaires à l’exercice de leurs responsabilités et à l’efficacité de l’action publique : ils le feront savoir à Michèle Alliot-Marie qui sera avec eux le lendemain.
Rapport Attali : sauver la croissance au péril de la planète ?
Le Figaro révèle vendredi 12 octobre les conclusions de la commission de réflexion sur les freins à la croissance française, dirigée par Jacques Attali. La plus tranchée serait le retrait du principe de précaution de la Constitution. Un point sur laquelle une « quasi-unanimité » régnerait au sein de la commission, selon le quotidien. La commission aimerait profiter de la réflexion sur la réforme des institutions, confiée à Edouard Balladur, pour lancer ce chantier. Mais cette volonté pourrait se heurter à celle de Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, qui occupait la fonction de rapporteur de la Charte de l’environnement lors de son intégration à la Constitution, en 2005.
C’est l’article 5 de cette Charte qui stipule que « lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent […] à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées ».
Les membres de la commission voient dans ce principe « un frein majeur à la croissance ». « Pour croître, notre économie ne peut plus se contenter de copier le modèle américain, comme au cours des Trente Glorieuses, elle doit innover », résume ainsi l’un de ses membres. « Or, dans l’innovation, il y a forcément une part d’incertitude, un risque à assumer ».
« Avec le principe de précaution nous n’aurions pas eu d’antibiotiques -trop risqué à créer- pas d’Internet -par crainte des images pédophiles- sans parler des voitures… », estime même un autre membre.
Libéraliser la grande distribution, revenir sur le principe de précaution, faire sortir de terre des villes nouvelles « vertes »: les premières recommandations de la Commission Attali pour « libérer la croissance » entrent en contradiction flagrante avec le Grenelle de l’environnement, relèvent les associations écologistes. Pour Nicolas Hulot, la Commission Attali et le Grenelle de l’environnement « montrent les limites de l’exercice et la contradiction de deux logiques qui ne semblent pas se croiser ». Il prône pour sa part une « décroissance » des activités nuisibles à l’environnement, en contrepartie d’une « nouvelle croissance » pour les activités vertueuses comme les énergies renouvelables.
« A deux semaines de la négociation finale du Grenelle, ces points de vue constituent une ultime et pathétique tentative de retenir une société qui se met en mouvement », lance Yannick Jadot, de Greenpeace, porte-parole de l’Alliance pour la planète.
Quant à Yann Wehrling, Porte parole national des Verts, il s’interroge : Pourquoi ne pas demander, tant qu’on y est, que la France propose l’abrogation des directives Reach et Seveso ? Jacques Attali semble dire implicitement que l’économie d’aujourd’hui, peu régulée au plan mondial, a besoin de nuire à l’environnement pour croître. Remettre en cause des principes aussi élémentaires que le principe de précaution, un des rares outils de régulation d’une économie prédatrice de l’environnement et de la santé humaine, c’est tout simplement scier la branche sur laquelle cette même économie est assise.
5 minutes de répit pour la planète
Le 24 octobre verra l’ouverture de la phase finale du Grenelle de l’Environnement. L’état de mobilisation de l’opinion publique en faveur de solutions préservant réellement notre planète jouera un rôle primordial sur l’issue de cette négociation. C’est la raison pour laquelle l’Alliance pour la planète (plate-forme de plus 70 ONG comprenant plus de 500 000 membres) réédite son opération « 5 minutes de répit pour la planète ».
Lors de sa première édition le 1er février 2007, près de 3 millions de ménages s’étaient mobilisés. Pour cette seconde édition, nous devons être plus nombreux encore. Cette nouvelle édition sera aussi l’occasion de célébrer le prix nobel 2007 attribué au GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) et à Al Gore.
