En France, depuis les années 1950, 70% du linéaire de haies a disparu y compris dans des régions bocagères. Pourtant, les haies remplissent de nombreux rôles et sont très favorables à la biodiversité.Quel impact l’entretien des haies a-t-il sur la communauté d’oiseaux du bocage avesnois ?
Les haies sont les championnes de la biodiversité en milieu agricole. Elles hébergent de nombreuses espèces végétales et animales. Quand elles sont bien gérées, elles peuvent accueillir jusqu’à 35 espèces de mammifères, 80 espèces d’oiseaux, 8 espèces de chauves-souris, 15 espèces de reptiles-amphibiens ou 100 espèces d’insectes. D’où l’importance d’avoir des haies hautes, larges et reliées entre elles.
Les haies rendent aussi de nombreux services aux agriculteurs : protection des cultures contre le vent, bien-être des troupeaux, lutte contre l’érosion des sols, fourniture de bois ou de litière, refuge d’auxiliaires de cultures et de pollinisateurs…
À partir de la mi-mars, la saison de reproduction et de nidification des oiseaux commence. Pour protéger les oiseaux pendant cette période, la Politique agricole commune (PAC) interdit aux agriculteurs de tailler les haies du 16 mars au 15 août 2023.
L’OFB encourage les collectivités, les professionnels et les particuliers à éviter la taille des haies et l’élagage des arbres de début mars à fin août pour ne pas déranger ou déloger les oiseaux pendant cette période cruciale de leur cycle de vie. L’enjeu est de taille car actuellement, 32 % des espèces d’oiseaux nicheurs sont menacées d’extinction selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
De plus, de nombreuses espèces que l’on trouve dans la haie sont protégées. Outre les oiseaux, les vieux arbres peuvent par exemple héberger des chauves-souris ou des insectes protégés (Grand Capricorne, Rosalie des Alpes, Pique-prune). Or la destruction, l’altération ou la dégradation d’habitats d’espèces protégées constituent un délit et les peines encourues peuvent être sévères.
L’OFB rappelle qu’il n’est absolument pas nécessaire de tailler ou élaguer chaque année une haie, a fortiori quand elle n’empiète pas sur une parcelle cultivée. Il est aussi indispensable d’adapter le matériel utilisé au besoin d’entretien de la haie, de sa conformation et de ses essences, en évitant absolument le broyeur à marteaux et l’épareuse dès lors que l’intervention porte sur des branches de plus de 4 cm de diamètre.
Périodes de taille et d’élagage en fonction de la situation géographique (France métropolitaine).
Il est également important d’éviter tout arrachage de haies. Les services rendus par les haies sont beaucoup plus grands lorsqu’elles sont anciennes, et ces haies anciennes ont souvent été placées de façon très réfléchie à des endroits utiles pour par exemple protéger des vents dominants ou réduire les risques d’érosion.
Au titre du code de l’urbanisme, les communes qui le souhaitent peuvent engager une démarche de préservation des haies présentant un intérêt patrimonial, paysager ou écologique et définir les prescriptions pour assurer leur protection.
Des aides sont également disponibles pour replanter des haies notamment dans le cadre du programme Plantons des Haies lié au Plan de Relance et de nombreux autres dispositifs portés par les départements et les régions ainsi que des associations spécialisées.
Haies et bocages : des réservoirs de biodiversité
Les haies et les bocages sont des trésors de biodiversité. Dans les écosystèmes des bocages vivent de nombreuses espèces animales et végétales, qui participent à la richesse de ces environnements relativement différents selon les régions. L’OFB s’attache à préserver ces paysages, en apportant la connaissance nécessaire mais aussi en accompagnant les différents acteurs sur le terrain (gestion, formation, sensibilisation …).Des fonctions multiples et très utiles
Une haie est constituée d’arbres, d’arbustes, de ronces, de branchages, servant à délimiter un champ, un jardin…
Elle sert également à protéger du vent par exemple, et peut abriter des animaux. Certaines haies sont de véritables écosystèmes.
Le bocage est un paysage agricole composé d’une mosaïque de prairies et de cultures de tailles et formes variables, délimitée par des haies, avec ou sans talus, souvent associées à des bois et des réseaux de mares.
A propos de l’Office français de la biodiversité
Établissement public de l’État créé le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité est placé sous la tutelle des ministres de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il a pour missions la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine, ainsi que la gestion équilibrée et durable de l’eau, dans l’Hexagone et en Outre-mer. Il est chargé de développer la connaissance scientifique et technique des espèces, des milieux et de leurs usages, de surveiller et de contrôler les atteintes à l’environnement, de gérer des espaces protégés, d’appuyer la mise en œuvre des politiques publiques, et de mobiliser l’ensemble de la société, acteurs socio-économiques comme citoyens.
Le Parlement européen va débattre de l’initiative citoyenne européenne (ICE) « Sauvez les abeilles et les agriculteurs ! », soutenue par plus d’un million d’Européens. Pour rappel, une ICE permet à au moins un million de citoyens de l’Union européenne, venant d’au moins sept pays membres, de demander une nouvelle législation européenne.Sauvons les abeilles et les agriculteurs ! Une Initiative Citoyenne Européenne contre les pesticides !
« Cette forte mobilisation citoyenne derrière cette ICE est une chance pour notre combat visant à éliminer progressivement les pesticides de synthèse, à restaurer la biodiversité et à soutenir les agriculteurs dans cette transition » explique Éric Andrieu, eurodéputé socialiste et ancien Président de la commission spéciale pesticides (PEST).
Pour rappel, la Commission européenne a pris l’engagement dans le Green Deal et la Stratégie de la Ferme à la Fourchette de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2030. Cette ICE va plus loin : elle souhaite réduire l’usage des pesticides de synthèse de 80 % d’ici à 2030, en commençant par les plus dangereux, pour arriver à une élimination totale en 2035.
« Pour moi, l’essentiel est dans la dynamique enclenchée : la recherche publique et privée l’ont bien compris et développent des alternatives aux pesticides de synthèse, s’opposant ainsi concrètement au lobby de l’agrochimie et de ses porte-voix qui exploitent sans vergogne la guerre en Ukraine pour affaiblir les ambitions du Green Deal en la matière. Trouver des alternatives aux pesticides de synthèse est pourtant un enjeu de santé publique crucial » insiste Éric Andrieu.
L’autre objectif de cette ICE, c’est de restaurer les écosystèmes naturels dans les zones agricoles et de transformer les moyens de production afin que l’agriculture contribue à nouveau à la promotion de la biodiversité.
« Les solutions passent par l’agroécologie, c’est à dire qu’on les trouve dans la nature : nous devons non seulement respecter les écosystèmes, mais également accroitre la biodiversité fonctionnelle naturelle pour tirer parti des régulations naturelles » précise l’eurodéputé.
Enfin, et c’est essentiel, cette ICE a le mérite de rappeler dès son titre même que les abeilles et les agriculteurs sont les deux faces d’une même pièce. « Cela permet de dépasser la narratif habituel de la droite qui justifie l’inaction avec l’argument que les agriculteurs sont déjà en difficulté et qu’il ne faut pas rajouter. C’est un contre sens total ! Les agriculteurs sont les premières victimes des pesticides qu’ils utilisent, et ils sont enfermés dans une course au productivisme. C’est pourquoi nous devons les soutenir, les sécuriser économiquement pour les aider à prendre le risque de la transition environnementale. Cela pose clairement la question du budget de la prochaine PAC » conclut Éric Andrieu.
Initiative Citoyenne Européenne « Sauvons les abeilles et les agriculteurs ! »
L’élimination progressive de l’utilisation des pesticides de synthèse : D’ici 2030, l’utilisation de pesticides de synthèse sera progressivement réduite de 80% dans l’agriculture de l’UE. D’ici 2035, l’agriculture de l’ensemble de l’Union fonctionnera sans pesticides de synthèse.
Mesures vecteur de rétablissement de la biodiversité : Les habitats seront restaurés et les zones agricoles deviendront un vecteur de restauration de la biodiversité.
Soutien aux agriculteurs: Les agriculteurs doivent être soutenus dans la nécessaire transition vers l’agroécologie. Les exploitations agricoles familiales, diversifiées et durables seront favorisées, l’agriculture biologique développée et la recherche sur l’agriculture sans pesticides de synthèse ni OGM sera soutenue
Une voie sans issue
L’agriculture européenne est dans une impasse. Les politiques agricoles orientées vers la maximisation des rendements reposant sur les pesticides de synthèse ont conduit les écosystèmes au bord de l’effondrement. Jour après jour, la diversité biologique qui est à la base de nos systèmes de production alimentaire disparaît, menaçant gravement l’avenir de notre alimentation, de notre agriculture, de notre santé et de notre environnement.
Les conséquences pour la nature sont désastreuses : les abeilles, les papillons et d’autres insectes disparaissent de nos paysages et les oiseaux, autrefois très présents, ont cessé de chanter dans nos campagnes. Nos ruisseaux et rivières sont pollués et nous sommes exposés quotidiennement à un cocktail de pesticides de synthèse via notre alimentation.
De plus, la survie des agriculteurs eux-mêmes est menacée par l’agriculture industrielle. Au cours des 10 dernières années, une exploitation agricole a fermé ses portes toutes les 3 minutes! Suivant la devise “Grandis ou péris”, un nombre décroissant d’exploitations agricoles détient de plus en plus de terres, se focalisant sur les rendements et les ventes plutôt que sur la qualité. Inversement, l’agriculture familiale peine à survivre; avec sa disparition, les zones rurales perdent des emplois et leurs traditions.
Un autre modèle agricole est possible !
La solution est une forme d’agriculture capable de prospérer sans l’usage de produits chimiques, une agriculture qui repose sur la biodiversité et sur des méthodes favorables au climat, assurant l’alimentation de la population aujourd’hui et pour le futur. Cette agriculture préserve l’inestimable diversité de notre environnement, de notre alimentation et de nos traditions rurales à travers l’Europe.
Notre Initiative Citoyenne Européenne demande une politique agricole qui sauve à la fois les abeilles et les agriculteurs. Si nous réussissons à obtenir au moins 1 million de signatures, la Commission européenne et le Parlement européen devront prendre en compte nos demandes. Aidez-nous à remplir cet objectif: chaque signature compte!
Pourquoi cette initiative ?
L’humanité fait face au plus grand défi de son histoire. Avec le changement climatique rapide et un déclin de la biodiversité sans précédent, la production alimentaire et au final notre propre survie sont en jeu. Ces conclusions alarmantes ont été récemment émises indépendamment par l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture des Nations-Unies (FAO, février 2019 (télécharger)), par le Conseil Mondial de la Biodiversité (IPBES, mai 2019) et par le Groupe d’experts Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat (GIEC, août 2019 (télécharger)). Les scientifiques ne laissent aucun doute que les causes principales de cette crise globale sont d’origine humaine et que les solutions impliquent des changements sans précédent, rapides et à grande échelle dans toutes les strates de la société. Ceux-ci impliquent un changement radical de notre manière de produire de l’énergie vers les énergies renouvelables et une transformation radicale de notre manière d’occuper la terre, notamment dans la manière de produire notre alimentation.
Au regard de l’urgence, l’Initiative Citoyenne Européenne “Sauvons les abeilles et les agriculteurs” veut être un catalyseur de la transformation de l’agriculture, vers un modèle basé sur les principes d’agroécologie qui promeuvent la biodiversité. Un tel modèle agricole préserve les ressources naturelles, prévient l’érosion des sols, accroît la fertilité des sols et contribue à la protection du climat en absorbant plus de gaz à effet de serre qu’il n’en produit. Un tel modèle agricole est la seule réponse possible aux défis croissants de la chute de la biodiversité et de la crise climatique, il est le seul permettant d’assurer une production alimentaire pour les générations futures.
Supprimer progressivement les pesticides est donc un prérequis de base et un levier important dans cette transition pour passer d’un modèle agricole reposant sur la chimie à un modèle favorisant la biodiversité et basé sur la nature. Arrêter les pesticides progressivement sur 15 ans constitue un défi ambitieux. La transition de notre modèle agricole vers l’agroécologie représente un changement important pour de nombreux acteurs, en particulier nos agriculteurs mais avec une volonté politique importante, la transition est à portée de main. En effet, la possibilité d’un changement moins rapide n’est plus d’actualité. En 2008, un rapport de la Banque Mondiale (International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development, IAASTD) prévenait de manière urgente, aux vues des prévisions alarmantes sur l’état du climat et de la biodiversité (télécharger), que maintenir le statu quo n’est pas une possibilité. (télécharger) Parmi les recommandations scientifiques, la transition vers des méthodes agricoles utilisant peu d’intrants, la promotion et le développement de méthodes agroécologiques, le remplacement des pesticides de synthèse par des alternatives biologiques et des investissements dans une meilleure sélection de variétés de plantes résistantes à la chaleur et aux parasites.
Ces recommandations n’ont malheureusement pas été écoutées. Rien n’a changé dans les politiques agricoles, si bien que la fenêtre d’opportunité pour prendre des mesures s’est réduite et nous devons reconnaître aujourd’hui que notre génération est la dernière à pouvoir prendre des mesures efficaces pour stopper l’extinction des espèces et le changement climatique. Nos actions seront décisives pour déterminer si la vie que nous offrirons aux générations futures sur cette terre sera aussi agréable que celle que nous avons connue. C’est notre responsabilité d’agir pour cela. Avec l’Initiative Citoyenne Européenne “Sauvons les abeilles et les agriculteurs”, nous oeuvrons à résoudre la crise actuelle.
A propos de l’ICE “Sauvons les abeilles et les agriculteurs”
Nous sommes une vaste alliance d’ONG, de mouvements agricoles, de mouvements citoyens, d’associations apicoles et de scientifiques.
Notre objectif est d’obtenir un changement de paradigme dans l’agriculture européenne, afin qu’elle devienne un modèle qui réponde aux besoins de l’environnement, des agriculteurs comme des citoyens. Ensemble, nous voulons récolter au moins un million de signatures pour notre Initiative Citoyenne Européenne « Sauvons les abeilles et les agriculteurs ! L’initiative est coordonnée par les organisations ci-dessous.
La question de la sobriété énergétique a trop longtemps été cantonnée à celle de l’efficacité et de la mise en place de quelques solutions ponctuelles. Or, cette sobriété, c’est bien plus que cela. Et il suffit de remonter un peu le temps pour s’en convaincre, comme nous le propose Violeta Ramirez (Université Savoie Mont Blanc), grâce à l’examen critique de ce processus d’institutionnalisation de la notion de sobriété énergétique. Bien des choses se sont passées avant les écogestes pour imaginer des alternatives au productivisme et au consumérisme débridés. Faire attention à notre consommation énergétique peut ainsi nous entraîner assez loin, et questionner nos besoins, nos désirs. C’est le processus d’apprentissage et d’adoption des valeurs et pratiques qu’implique l’engagement dans la sobriété énergétique qui transforme durablement les individus.
Un nouveau rapport publié par Survival International expose les principales failles d’un programme phare de crédits carbone qui a compté parmi ses clients Meta et Netflix.Des failles majeures dans un programme de crédits carbone sur des terres autochtones au Kenya selon un nouveau rapport de Survival InternationalLe rapport, intitulé “Carbon de sang : comment un programme de compensation des émissions de carbone rapporte des millions grâce aux terres autochtones du nord du Kenya”, analyse le projet Northern Kenya Grassland Carbon Project, géré par le Northern Rangelands Trust (NRT) sur des terres habitées par plus de 100 000 Autochtones samburu, borana et rendille.
Rapport “Carbon de sang : comment un programme de compensation des émissions de carbone rapporte des millions grâce aux terres autochtones du nord du Kenya »
Le projet pourrait générer environ 300 à 500 millions de dollars, voire davantage.
Voici quelques-unes des conclusions du rapport :
– Le projet repose sur le démantèlement des systèmes de pâturage traditionnels existant de longue date chez les peuples autochtones et leur remplacement par un système centralisé plus proche de l’élevage commercial. Cela pourrait mettre en péril la sécurité alimentaire des peuples en empêchant la pratique traditionnelle de la migration en cas de sécheresse.
– Il n’existe aucune preuve convaincante indiquant que le NRT ait correctement informé les communautés sur le projet, et encore moins qu’il ait reçu leur consentement libre, informé et préalable. La diffusion d’informations sur le projet a été limitée à un nombre très restreint de personnes, souvent bien après que le projet ait avancé.
– Par conséquent, très peu de personnes dans la zone concernée ont une bonne compréhension de la nature du projet.
– De sérieuses questions se posent quant à la base juridique du projet, en particulier quant au droit du NRT de “posséder” et d’échanger du carbone provenant des terres concernées.
– Le projet ne présente pas d’arguments crédibles pour justifier son “additionnalité” en matière de carbone – un principe fondamental pour générer des crédits carbone.
Des failles majeures dans un programme de crédits carbone sur des terres autochtones au Kenya selon un nouveau rapport de Survival International
Le rapport marque le lancement de la campagne Carbone de sang (“Blood Carbon“) de Survival, qui souligne la manière dont la vente de crédits carbone provenant d’Aires protégées pourrait massivement augmenter le financement des violations des droits humains à l’encontre des peuples autochtones tout en ne contribuant en rien à la lutte contre le changement climatique.
L’auteur du rapport, Simon Counsell (ancien directeur de Rainforest Foundation UK), a déclaré : « Le projet carbone du NRT ne respecte pas certaines des exigences de base des projets de compensation carbone, telles que la démonstration d’une additionnalité évidente, l’existence d’une base de référence appropriée et la possibilité de mesurer les “fuites” de carbone vers d’autres zones. Les mécanismes de suivi de la mise en œuvre et de l’impact du projet sont fondamentalement défectueux. Il est extrêmement improbable que les crédits carbone vendus par le projet représentent un réel stockage supplémentaire de carbone dans les sols de la région. »
Fiore Longo, responsable de la campagne Décoloniser la conservation de Survival, a déclaré : « Après des années de violations des droits humains au nom de la soi-disant “conservation”, les ONG occidentales volent maintenant les terres autochtones au nom de “l’atténuation du changement climatique”. Comme le montre clairement ce rapport, le projet du NRT repose sur la même idée fausse, coloniale et raciste, qui imprègne de nombreux grands projets de conservation : les peuples autochtones sont à blâmer pour la destruction de l’environnement. Or, les faits montrent précisément le contraire, à savoir que les peuples autochtones sont les meilleurs gardiens de la nature. Ce projet n’est pas seulement une dangereuse opération de greenwashing – c’est du carbone de sang : le NRT gagne de l’argent en détruisant le mode de vie de ceux qui sont le moins responsables du changement climatique. »
A propos de Survival International
« Survival lutte aux côtés des peuples autochtones à travers le monde »
– Davi Kopenawa, chamane yanomamiComment nous travaillons
Nous travaillons en partenariat avec des peuples autochtones afin d’amplifier leurs voix sur la scène internationale et de changer le monde en leur faveur.
Nous avons aidé les Yanomami à créer la plus grande zone de forêt tropicale au monde sous contrôle autochtone.
Nous étions partenaires des Dongria Kondh qui, tels David contre Goliath, ont remporté la victoire dans leur combat contre le géant minier Vedanta.
Aux côtés des Bushmen du Kalahari, nous avons gagné un procès emblématique qui leur a permis de retourner légitimement sur leur terre ancestrale.
Indépendance : Nous n’acceptons pas d’argent provenant de gouvernements ou de grandes entreprises afin de ne jamais compromettre notre intégrité.
Alliance : Notre travail est ancré dans les relations que nous entretenons depuis longtemps avec des centaines de communautés autochtones à travers le monde.
Enquêtes : Nous enquêtons, révélons et affrontons les atrocités commises par des gouvernements et des grandes entreprises.
Plaidoyer : Forts de 50 ans d’expertise, nous savons mener des activités de lobbying et des campagnes efficaces au niveau international.
La Conférence des Nations Unies sur l’eau, qui doit se tenir au siège de l’ONU à New York du 22 au 24 mars, est attendue comme l’occasion unique d’accélérer les progrès vers l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici à 2030. L’eau est au cœur du développement durable. Elle soutient tous les aspects de la vie sur Terre, et l’accès à une eau salubre et propre est un droit humain fondamental. Cependant, des décennies de mauvaise gestion et d’utilisation abusive ont intensifié le stress hydrique, menaçant les nombreux aspects de la vie qui dépendent de cette ressource cruciale.
A l’occasion du Digital Cleanup Day, journée mondiale de sensibilisation à l’empreinte environnementale du numérique, qui a lieu ce samedi 18 mars 2023, Okamac, leader européen du reconditionnement de MacBook, nous propose 5 bonnes pratiques pour prolonger la durée de vie de notre ordinateur.Tous engagés pour une planète sans déchet ! Rdv le 16 septembre 2023
En effet, 70 % de l’empreinte carbone d’un appareil numérique provient de sa fabrication, selon Selectra.
Des gestes faciles à adopter pour un résultat écologique et qui fait du bien au portefeuille : selon l’Ademe, prolonger de trois ans la durée de vie de son ordinateur permettrait d’économiser 341 € en moyenne.
5 conseils pour prolonger la durée de vie de son ordinateur
Un enjeu financier (allonger de 3 ans la durée de vie de son ordinateur permet d’économiser 341 € selon l’Ademe) et environnemental (70 % de l’empreinte carbone d’un appareil numérique relève de sa fabrication selon Selectra, alors que 83 % des foyers français sont équipés d’un ordinateur – INSEE).
1/ Ne pas descendre en dessous de 10 % de batterie
Une batterie déchargée s’endommage plus rapidement : il est ainsi préférable de maintenir le niveau de charge entre 20 et 80 %.
2/ Réduire les tâches et outils non-utilisés (fenêtres, logiciels, programmes, clés USB)
Cette action permet de réduire la consommation en puissance de traitement (RAM), qui peut ralentir inutilement le navigateur et d’autres applications de bureau.
3/ Ne pas laisser son ordinateur branché en continu, notamment la nuit
Débrancher son ordinateur portable lorsqu’il est pleinement chargé permet à la fois de réduire sa consommation d’électricité et de ralentir l’usure de la batterie. En effet, un appareil éteint mais branché continue de consommer 70 watts/heure (Ademe).
4/ Privilégier un support dur pour poser son ordinateur, afin de ne pas obstruer les ventilateurs
Lorsque l’ordinateur est situé sur un support mou, il risque de s’enfoncer dans un creux, obstruant ainsi les fentes de ventilation sur les côtés. La surchauffe oblige l’ordinateur à consommer encore plus pour rafraîchir son système, accélérant son usure.
5/ Nettoyer régulièrement son système
L’accumulation de fichiers, de données de recherche ou d’applications sollicite fortement le disque dur et empêche l’installation de mises à jour parfois nécessaires au bon fonctionnement des logiciels. Il est donc essentiel de le désencombrer des données inutiles : préserver au moins 20% d’espace libre offre un fonctionnement optimal
Digital CleanUp Day : 5 conseils pour prolonger la durée de vie de son ordinateur
Les dirigeants mondiaux doivent écouter et agir sur la base d’orientations scientifiques solides pour réduire de toute urgence le réchauffement climatique, a déclaré lundi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message vidéo à l’ouverture de la nouvelle session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).L’eau s’accumule après la pluie dans le désert d’Oman.
Soulignant le besoin urgent de mettre fin au réchauffement climatique avec des faits « réels et concrets », le chef de l’ONU a déclaré que le prochain rapport du Groupe d’experts avant la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28), qui se tiendra à Dubaï en novembre, arrive à un moment charnière.
Point critique
« Notre monde est à la croisée des chemins et notre planète est dans le collimateur », a-t-il déclaré. « Nous approchons du point de non-retour, du dépassement de la limite internationalement convenue de 1,5 degrés Celsius de réchauffement climatique. Nous sommes parvenus à un seuil critique ».
Les preuves sont claires, convaincantes et irréfutables.
Le panel, un organe des Nations Unies chargé d’évaluer la science liée au changement climatique, a présenté, pendant des décennies, des preuves claires de la façon dont les personnes et la planète sont affectées par la destruction du climat. Sa nouvelle évaluation sera le premier rapport complet depuis l’Accord de Paris sur le changement climatique, adopté en 2015.
« Vous avez monté le dossier, exposant la science du changement climatique et l’urgence de l’action climatique », a déclaré M. Guterres. « Les preuves sont claires, convaincantes et irréfutables ».
Les conclusions du Groupe soulignent la nécessité d’agir maintenant, a-t-il déclaré. Citant plusieurs rapports récents du GIEC, il a déclaré que des preuves en 2021 montraient pour la première fois que certains des changements apportés aux océans, à la glace et à la surface terrestre de la Terre étaient irréversibles.
Ce rapport indique également que les changements sont « sans équivoque » causés par l’activité humaine, principalement par la combustion de combustibles fossiles et la création de niveaux sans précédent de gaz à effet de serre.
Des progrès sont possibles
Près de la moitié de la population mondiale vit dans la zone dangereuse des impacts climatiques, selon le rapport 2022 du GIEC.
Notant que les investissements dans l’adaptation doivent être intensifiés, le rapport indique également qu’il est possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degrés Celsius avec des réductions rapides et profondes des émissions dans tous les secteurs de l’économie mondiale.
« Les faits ne sont pas en cause, mais nos actions le sont », a-t-il déclaré au panel. « Il n’est pas trop tard, comme vous l’avez montré ».
À l’approche de la COP28, il a encouragé le GIEC à fournir aux dirigeants « des orientations scientifiques solides, franches et détaillées pour prendre les bonnes décisions pour les personnes et la planète ».
Les dirigeants « doivent comprendre les énormes conséquences d’un retard et les énormes avantages de choix difficiles mais essentiels pour accélérer l’élimination progressive des combustibles fossiles et combler l’écart d’émissions, pour se diriger vers un avenir sans carbone et renouvelable et pour garantir la justice climatique, en aidant les communautés à s’adapter et à renforcer leur résilience face à l’aggravation des impacts », a-t-il déclaré.
Les multiples crises mondiales interconnectées mettent en péril la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), tant dans la région arabe que dans le reste du monde, a averti mardi la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed.La Vice-secrétaire générale Amina Mohammed prononce un discours lors de l’ouverture du Forum arabe pour le développement durable 2023, à Beyrouth, au Liban.
« Permettez-moi d’être franche : nous ne nous en sortons pas bien. Notre progression vers les ODD s’est ralentie et a même fait marche arrière pour certaines cibles et certains objectifs importants, laissant de nombreuses personnes à la traîne », a-t-elle déclaré dans son discours d’ouverture du Forum régional arabe sur le développement durable (AFSD) à Beyrouth, au Liban.
Permettez-moi d’être franche : nous ne nous en sortons pas bien.
Les dirigeants du monde ont adopté les 17 ODD en 2015, établissant une feuille de route pour un avenir mondial plus juste, plus équitable et plus vert d’ici 2030. Alors que les pays sont à mi-parcours, Mme Mohammed a appelé à une évaluation honnête afin de décider des corrections à apporter à la trajectoire.
Une promesse en péril
Elle a souligné combien la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et la « triple crise planétaire » – le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution – ont affecté les vies et les moyens de subsistance.
Les retombées dans le monde arabe comprennent l’insécurité alimentaire et l’augmentation de la pauvreté, qui approche les 50 % dans les pays les plus pauvres de la région. Les récents tremblements de terre dévastateurs en Syrie et en Türkiye n’ont fait qu’ajouter à la souffrance.
« Si nous n’agissons pas maintenant, tous ces facteurs pourraient mettre la promesse d’atteindre les Objectifs de développement durable hors de portée pour cette région et pour le reste du monde », a-t-elle déclaré. « Il est urgent d’examiner comment les décisions politiques et les investissements peuvent remettre la région sur les bons rails ».
La Vice-Secrétaire générale Amina Mohammed prononce un discours lors de l’ouverture du Forum arabe pour le développement durable 2023, à Beyrouth, au Liban.
Un plan de relance des ODD
Mme Mohammed a déclaré qu’en dépit de ces défis, la région arabe avait progressé sur la voie du développement durable dans les domaines des énergies renouvelables, de l’accès à l’internet et de la protection sociale, ce qui devrait servir d’inspiration pour le chemin à parcourir.
Cependant, le fardeau de la dette collective des pays de la région a augmenté de façon spectaculaire, a-t-elle ajouté, soulignant la « défaillance » du système financier mondial.
Elle a rappelé que le Secrétaire général des Nations Unies a présenté des réformes urgentes et nécessaires à l’architecture financière mondiale, tout en appelant à un plan de relance annuel de 500 milliards de dollars pour les ODD.
Action en faveur du climat et de l’égalité des sexes
La numéro deux de l’ONU a également souligné la nécessité d’une action climatique, notant que la région a été frappée par des sécheresses et des tempêtes de sable qui ne feront qu’empirer avec le réchauffement de la planète.
Le calcul est simple. Sans les contributions de la moitié de leurs membres, les sociétés ne réaliseront que la moitié de leur potentiel.
Les Émirats arabes unis accueilleront cette année la conférence des Nations Unies sur le changement climatique COP28. Mme Mohammed a déclaré que le pays « a l’immense responsabilité de parvenir à un consensus sur l’accélération de la transition vers l’abandon des énergies fossiles – dans la région et dans le monde entier ».
Elle a également souligné que si le développement durable est essentiel, une composante cruciale – l’égalité entre les hommes et les femmes – est souvent négligée.
« Le calcul est simple. Sans les contributions de la moitié de leurs membres, les sociétés ne réaliseront que la moitié de leur potentiel », a-t-elle souligné. « Nous avons besoin de la pleine contribution de tous pour surmonter les tempêtes actuelles et construire des économies et des sociétés inclusives et durables pour l’avenir ».
Amina Mohammed, Vice-secrétaire générale, en tant qu’invitée spéciale au dialogue de haut niveau de l’ESCWA sur les partenariats avec le secteur privé, à Beyrouth au Liban.
L’importance du secteur privé
S’exprimant lors d’un autre événement de l’AFSD, la haute responsable de l’ONU a souligné l’importance du secteur privé – des micro-entreprises aux multinationales – dans la réalisation d’un avenir mondial durable.
« Les Objectifs de développement durable échoueront sans le secteur privé », a-t-elle prévenu, ajoutant que « nous avons besoin de toute urgence de partenariats puissants avec le secteur privé qui investissent dans les transitions nécessaires pour accélérer les progrès en matière de développement et remettre les ODD sur les bon rails ».
La communauté des affaires peut jouer un rôle crucial en comblant le déficit de financement pour atteindre les Objectifs d’ici 2030. Ce dernier a été estimé à plus de 660 milliards de dollars par an dans 12 pays arabes.
Bien que les capitaux privés soient abondants, seule une petite partie d’entre eux est alignée sur les ODD. Le défi consiste à mobiliser les capitaux privés nationaux et étrangers pour aider à combler le fossé.
Mme Mohammed s’est félicitée des développements positifs, dont les récentes opérations de financement d’entreprises ayant révélé une évolution vers la durabilité dans la région, en particulier dans les domaines des énergies renouvelables, de l’eau et des transports.
Cependant, elle a estimé que les investissements dans les infrastructures et les services sociaux, l’égalité, la paix et la justice, restent trop peu nombreux et insuffisants.
La vice-secrétaire générale a pu visiter, avec les coordinateurs résidents des Nations Unies de la région arabe, une cuisine communautaire à Beyrouth pour les personnes handicapées physiques.
Une cuisine communautaire pour les personnes handicapées physiques
La Vice-Secrétaire générale a pu visiter, avec les Coordinateurs résidents des Nations Unies de la région arabe, une cuisine communautaire à Beyrouth, mise en place par l’Union libanaise pour les personnes handicapées physiques.
« Access Kitchen » est soutenu par ONU Femmes dans le cadre d’un programme conjoint avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
Elle a ainsi écouté les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles handicapées au Liban, et la manière dont elles font face aux crises dans ce pays et a ensuite participé à la préparation d’un repas.
Amina Mohammed a également discuté avec les Coordinateurs de la meilleure façon d’accélérer l’élan vers la réalisation du développement durable avant le Sommet sur les ODD qui se tiendra au Siège de l’ONU à New York en septembre.
Le Forum arabe pour le développement durable (AFSD) s’achève le 16 mars. Il est organisé par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO), basée à Beyrouth.
Des actions pour réduire les factures énergétiques et lutter contre le changement climatique
Des mesures de soutien aux ménages vulnérables
Les bâtiments responsables de 36% des émissions de gaz à effet de serre (GES)
À partir de 2028, tous les nouveaux bâtiments seront à zéro émission – 2026 pour les bâtiments publicsLe Parlement européen vient d’adopter des projets de mesures visant à augmenter le taux de rénovation et à réduire la consommation énergétique des bâtiments ainsi que les émissions de GES.
La proposition de révision de la directive sur la performance énergétique des bâtiments vise à réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre (GES) et la consommation énergétique des bâtiments de l’UE d’ici 2030, et de rendre les bâtiments neutres pour le climat d’ici 2050. Il permettra par ailleurs d’augmenter le taux de rénovation des bâtiments inefficaces du point de vue énergétique et d’améliorer le partage d’informations sur la performance énergétique.
Objectifs de réduction des émissions
Tous les nouveaux bâtiments devraient être à émission nulle à partir de 2028. L’échéance est fixée à 2026 pour les nouveaux bâtiments occupés, exploités ou appartenant à des autorités publiques. Tous les nouveaux bâtiments devront être équipés de technologies solaires d’ici 2028, si cela est possible d’un point de vue technique et économique, tandis que les bâtiments résidentiels faisant l’objet d’une rénovation importante ont jusqu’à 2032 pour atteindre cet objectif.
Les bâtiments résidentiels atteindront ainsi, au minimum, la classe de performance énergétique E d’ici 2030 et D d’ici 2033. Sur une échelle allant de A à G, la classe G correspond aux 15% de bâtiments les moins performants du parc national d’un État membre d’un point de vue énergétique. Les bâtiments non résidentiels et les bâtiments publics devront atteindre les mêmes classes énergétiques, respectivement d’ici 2027 et 2030. L’amélioration de la performance énergétique (qui peut consister en des travaux d’isolation ou l’amélioration du système de chauffage) sera réalisée au moment de la vente d’un bâtiment, d’une rénovation majeure ou, s’il est loué, lorsqu’un nouveau contrat est signé.
Les États membres définiront les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs dans leurs plans nationaux de rénovation.
Des mesures de soutien contre la précarité énergétique
Ces plans nationaux de rénovation devront inclure des mécanismes de soutien pour faciliter l’accès aux aides et aux financements. Les États membres devront mettre en place des points d’information gratuits et des mécanismes de rénovation neutres sur le plan des coûts. Les mesures financières devront accorder une prime importante aux rénovations en profondeur, en particulier dans le cas des bâtiments les moins performants, et des aides et des subventions ciblées devront être mises à la disposition des ménages vulnérables.
Exceptions
Les monuments ne seraient pas concernés par ces nouvelles règles. L’UE pourrait aussi décider d’exclure les bâtiments protégés en raison de leur valeur architecturale ou historique spécifique, les bâtiments à caractère technique et les lieux de culte. Les États membres pourraient également exempter les logements sociaux publics pour lesquels les rénovations entraîneraient des augmentations de loyer qui ne pourraient pas être compensées par des économies plus importantes sur les factures énergétiques.
Les députés souhaitent également permettre aux États membres d’ajuster les nouveaux objectifs pour un nombre limité de bâtiments, en fonction de la faisabilité économique et technique des rénovations et de la disponibilité de la main-d’œuvre qualifiée.
Ciarán CUFFELe rapporteur de la directive sur la performance énergétique des bâtiments, Ciarán Cuffe (Verts/ALE, IE), a déclaré: « La flambée des prix de l’énergie a mis l’accent sur l’efficacité énergétique et les mesures d’économie d’énergie. L’amélioration de la performance des bâtiments européens permettra de réduire les factures et notre dépendance vis-à-vis des importations d’énergie. Nous voulons que la directive réduise la précarité énergétique et les émissions, et qu’elle offre de meilleurs environnements intérieurs pour la santé des personnes. Il s’agit d’une stratégie de croissance pour l’Europe qui créera des centaines de milliers d’emplois locaux dans les secteurs de la construction, de la rénovation et des énergies renouvelables, tout en améliorant le bien-être de millions de personnes vivant en Europe.«
Prochaines étapes
Le Parlement a adopté sa position par 343 voix pour, 216 contre et 78 abstentions. Les députés entameront désormais les négociations avec le Conseil pour convenir de la forme finale du projet.
Contexte
D’après la Commission européenne, les bâtiments de l’UE sont responsables de 40% de la consommation d’énergie et de 36% des GES. Le 15 décembre 2021, elle a adopté une proposition législative visant à réviser la directive sur la performance énergétique des bâtiments dans le cadre du paquet législatif « Fit for 55 ». Une nouvelle loi européenne sur le climat datant de juillet 2021 a inscrit les objectifs pour 2030 et 2050 dans la législation de l’UE.
Au fil des années et des modifications successives des traités européens, le Parlement a acquis de vastes compétences législatives et budgétaires qui lui permettent de déterminer, avec les représentants des gouvernements des États membres réunis au sein du Conseil, le cap suivi par le projet européen.
Pouvoirs et procédures
Le Parlement européen agit en tant que colégislateur : il partage avec le Conseil le pouvoir d’adopter et de modifier les propositions législatives et d’arrêter le budget de l’Union européenne. Il contrôle également le travail de la Commission européenne et des autres organes de l’Union européenne et collabore avec les parlements nationaux des États membres. Découvrez ici les rouages du système.
Organisation et activités
Découvrez le fonctionnement au quotidien d’une institution politique plurilingue et internationale: le Parlement européen. Ses procédures, ses lieux de travail, les femmes et les hommes qui assistent les membres dans leur travail ou encore son budget.
Démocratie et droits de l’homme
Si le Parlement a le souci de rendre toujours plus démocratiques les décisions en Europe, il a aussi à cœur de contribuer à la lutte pour la démocratie, la liberté d’expression et des élections libres et régulières dans le monde entier. Découvrez comment le Parlement défend les droits de l’homme dans le monde.
Par le passé
Le Parlement n’a cessé d’acquérir de nouveaux pouvoirs au fil des modifications des traités européens, qui ont renforcé l’influence de la seule institution de l’Union européenne élue au suffrage direct. Découvrez comment le Parlement s’est progressivement imposé comme un acteur majeur du processus de décision de l’Union européenne.
L’OMT a publié un nouveau rapport soulignant les progrès réalisés par le tourisme mondial dans la mesure des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que les défis auxquels le secteur doit encore faire face.
La mesure des émissions de gaz à effet de serre (GES) est essentielle à l’action climatique. Cependant, la chaîne de valeur du tourisme est complexe, diversifiée et se chevauche, ce qui la rend difficile à mesurer avec certitude. Le nouveau rapport « Climate Action in the Tourism Sector: An overview of methodologies and tools for measuring greenhouse gas emissions » a été préparé par l’OMT avec le soutien du ministère fédéral allemand de l’environnement, de la protection de la nature, de la sécurité nucléaire et de la protection des consommateurs (BMUV) et est publié en collaboration avec la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Climate Action in the Tourism Sector:
Elle se concentre sur trois domaines – l’hébergement, les voyagistes et les destinations – et aboutit aux conclusions suivantes:
L’hébergement dispose du plus grand nombre de méthodologies et d’outils spécifiquement conçus, suivi par les voyagistes.
Les destinations sont confrontées aux plus grands défis en matière de mesure.
Les voyagistes : Il n’y a guère de consensus sur les différentes responsabilités et limites des parties prenantes, ni sur les paramètres utilisés par les organisations pour mesurer les émissions.
Recommandations pour améliorer les mesures de GES
Tout en notant que la mesure des émissions de GES dans le secteur du tourisme en est encore à ses débuts, le rapport constate qu’une nouvelle génération d’outils et de ressources est en train d’émerger. Ceux-ci visent à faciliter l’accès aux sources de données communément disponibles et leur utilisation, à montrer les progrès réalisés en matière de mesure intégrée et à fournir des conseils spécifiques pour une déclaration plus efficace et des efforts de décarbonisation plus performants.
Parmi ses principales recommandations, le rapport appelle à
Élaborer des orientations adaptées aux différents groupes de parties prenantes (destinations, hébergement, voyagistes).
Trouver un équilibre entre la nécessité de pouvoir mesurer avec précision et la priorité d’accroître l’engagement, l’efficacité et les progrès.
Promouvoir les avantages de la mesure en démontrant les changements de pratiques fondés sur des preuves et en faisant progresser les évaluations des risques climatiques pour mobiliser le soutien.
Faire progresser les connaissances dans le domaine du tourisme
Cette vue d’ensemble est basée sur les résultats de la première enquête mondiale sur l’action climatique dans le tourisme, qui a permis d’identifier plus de 50 méthodologies et outils, puis de les évaluer en fonction d’une série de critères, d’entretiens approfondis et de réunions de groupes de travail avec des experts de l’ensemble du secteur. Avec ce nouveau rapport, l’OMT vise à fournir des conseils sur la mesure des émissions de GES, à accélérer l’action climatique et à soutenir la mise en œuvre des engagements lancés en novembre 2021 dans le cadre de la Déclaration de Glasgow sur l’action climatique dans le tourisme.
Le programme tourisme durable du réseau One Planet
Tourisme responsable, durable et accessible à tous
L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) est l’institution des Nations Unies chargée de promouvoir un tourisme responsable, durable et universellement accessible.
Organisation internationale chef de file pour le tourisme, l’OMT plaide la cause du tourisme entendu comme un moteur de la croissance économique, du développement inclusif et de la durabilité environnementale. Elle guide et appuie le secteur pour faire avancer le savoir et les politiques de tourisme dans le monde entier.
Priorités
Intégrer le tourisme parmi les priorités mondiales: mettre en avant la valeur du tourisme en tant que ressort de la croissance socioéconomique et du développement, chercher à élever le tourisme au rang de priorité dans les politiques nationales et internationales, et faire reconnaître la nécessité de mettre en place des conditions identiques pour tous afin de permettre au secteur de se développer et d’être florissant.
Améliorer la compétitivité du tourisme: accroître la compétitivité des Membres de l’OMT grâce à la création et à l’échange de savoir, au développement des ressources humaines et à la promotion de l’excellence dans des domaines tels que l’élaboration des politiques, les statistiques et les tendances du marché, le développement d’un tourisme durable, le marketing et la promotion, le développement des produits, la gestion des risques et des crises.
Favoriser le développement d’un tourisme durable: appuyer les politiques et les pratiques compatibles avec un tourisme durable, c’est-à-dire les politiques faisant un usage optimal des ressources environnementales, respectant le caractère socioculturel authentique des communautés d’accueil et assurant des retombées socioéconomiques pour tous.
Accroître la contribution du tourisme à la réduction de la pauvreté et au développement: Convertir el turismo en una herramienta de desarrollo para maximizar su contribución a la reducción de la pobreza y al cumplimiento de los ODM y promover su inclusión en la agenda del desarrollo.
Favoriser le savoir, l’éducation et le renforcement des capacités: aider les pays à évaluer leurs besoins et à y répondre dans les domaines de l’éducation et de la formation, et mettre à disposition des réseaux aux fins de la création et de l’échange de savoir
Nouer des partenariats: travailler avec le secteur privé, les organisations régionales et locales en charge du tourisme, les milieux universitaires et les instituts de recherche, la société civile et le système des Nations Unies en faveur d’un tourisme plus durable, responsable et compétitif.
Peut-on bien vivre dans un écolieu : avec une faible empreinte carbone ? Des études menées dans les écolieux du réseau Oasis ont mesuré le bilan des émissions de gaz à effet de serre et la qualité de vie de ceux qui ont choisi un mode de vie plus sobre.
Un article The Conversation France par Marianne Bloquel de l’Agence de la transition écologique (ADEME)
Depuis 2021, l’Institut Mines-Télécom organise un forum sur une problématique de la transition écologique, abordée de manière critique et pluridisciplinaire. L’édition 2023 a rassemblé plus de 2000 élèves invités à se projeter en 2040, dans un monde vivable où le vivant occuperait une place centrale, renversant ainsi en profondeur le paradigme des années 2020 où le numérique et les technologies priment. Synthèse des sujets abordés et des débats.
Forum « l’Ingénieur et le Vivant » Revisiter la relation entre l’ingénieur et le vivant, immersion en 2040.
Rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) en anglais
En s’appuyant le rapport conjoint 2021 du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) les intervenants du Forum en appellent à une gestion intégrée du changement climatique et de la perte de biodiversité. La nature décline très rapidement, mettant en péril la santé des écosystèmes, provoquant dès à présent des effets graves sur les économies et les moyens de subsistance. Sécurité alimentaire (les services écosystémiques que sont la pollinisation et la fertilité des sols s’effondrent), santé, qualité de vie sont profondément dégradés. Fort de ce constat, l’Institut Mines-Télécom, à l’instar du monde académique, repense la place du vivant dans les cursus d’enseignement et organise ce Forum.
Manifeste Former l’ingénieur du 21ème siècle Climatsup-INSA
Compte-rendu des débats
La biodiversité, un des piliers du développement durable
En introduction du Forum, les experts soulignent que sur les 17 ODD (objectifs de développement durable de l’ONU), les 2 dédiés à la biodiversité, terrestre et marine, sont indispensables à la réalisation des autres. Pour eux, chaque année compte pour préserver l’équilibre de la biodiversité en agissant sur les leviers individuels et collectifs à l’échelle des Etats et des entreprises. Dans ce contexte, les acteurs académiques se doivent de réfléchir à la manière de faire dériver les formations d’écoles d’ingénieurs. Il s’agit d’inscrire les cursus dans une logique de coopération pour accroître la résilience et la robustesse des écosystèmes. Ce parti pris implique de repenser le rapport aux technologies, y compris sur les effets rebond (une technologie améliorée est adoptée plus largement et consomme donc au final plus de ressources).
Remettre de la complexité dans les écosystèmes
La transition numérique a transformé le rapport au monde avec des technologies complexes (robotique, génétique, …) qui ont pour effet de simplifier à outrance la perception des écosystèmes et les échanges entre le vivant, soulignent les scientifiques invités à ce Forum. Par exemple, l’agriculture de précision (utilisation de drones, IA, …) appauvrie et homogénéise les paysages qui perdent en diversité et en résilience ; un écosystème fragilisé est alors plus sensible aux pressions exogènes, ainsi une population animale contrainte dans ses déplacements où voyant ses lieux de vie réduits, n’aura plus d’échanges avec ses congénères avec pour conséquence, un appauvrissement de la diversité génétique.
La 3éme voie du vivant
Nous vivons dans une société technophile où la performance est valorisée selon les conférenciers. Or, la performance est souvent contre-productive, car pour l’atteindre tous les moyens seront mis en œuvre, y compris ceux qui ne sont pas adaptés et qui produisent les effets inverses. Comme l’explique la loi de Goodhart, « quand une mesure devient une cible, elle cesse d’être une bonne mesure ». Par exemple, un sportif pour être performant pourra vouloir se doper et mettre sa santé en danger. Une industrie pourra se concentrer sur le développement en masse d’un produit à succès au détriment de la qualité.
C’est pourquoi, les intervenant sont unanimes : l’ingénieur de demain devra réinventer la notion de progrès entre robustesse et performance. Ainsi des appareils réparables sont-ils plus robustes mais moins performants. Les intervenants du Forum dégagent ainsi trois grands principes de robustesse pour innover : la circularité (intégrant les effets rebonds), le collectif permettant de canaliser la performance individuelle et l’adaptabilité aux fragilités du système.
La technique change de sens et les écoles d’ingénieurs intègrent de plus en plus les low-tech dans leurs cursus. A l’Institut Mines-Télécom par exemple, son école d’été 2022 sur l’enseignement de la transition écologique était organisée en partenariat avec le Forum des Usages coopératifs Low Tech Lab. En outre, à Mines Saint-Etienne, un projet de recherche collaborative est mené pour cerner le concept en proposant un premier cadre d’évaluation des démarches low-tech. L’état des lieux vise à apporter des éléments de définition et à identifier les principes qui y sont rattachés, tant dans la littérature que pour ceux qui les pratiquent.
Performance vs robustesse
Le vivant au cours de l’évolution, n’a pas été sélectionné sur sa capacité à être performant mais à être robuste. Le panneau solaire photovoltaïque offre un rendement entre 13 et 18% alors que dans la nature, les plantes n’atteignent pas 1% mais elles peuvent toutefois, gérer les fluctuations lumineuses et biologiques. L’adaptabilité du vivant se construit contre la performance, elle repose sur l’hétérogénéité, l’incertitude, la redondance, la lenteur, l’incohérence, …et doit constituer une source d’inspiration pour l’humanité qui ne peut rester dans une logique de performance que véhicule la notion de développement durable. Les différents scientifiques du Forum estiment que plus on augmente en performance, plus la viabilité de l’humanité est compromise.
Les intervenants proposent ainsi une troisième voie où la technologie devra être robuste. Ils mettent toutefois en garde, car certes, si les inventions s’inspirant du vivant par bio mimétisme permettent d’imaginer des solutions créatives et efficaces, il ne faut pas comparer le vivant à une machine qui peut être améliorée. En effet, par analogie, la physiologie est assimilée à de la plomberie, le métabolisme à une question d’énergie, l’échange d’information entre êtres vivants à de l’informatique. Or, cette analyse ne convient pas à un monde fluctuant et turbulent. A vouloir améliorer, optimiser, contrôler, on finit par trop simplifier les problèmes et à en créer de nouveaux. La performance s’enferme dans une voie trop étroite.
S’adapter aux contraintes d’un monde fini
Les invités du Forum ont également fait valoir que les technologies sont voraces en énergie et minerai par rapport au vivant et vont même jusqu’à créer des raretés (le cuivre par exemple alors qu’il est abondant) car peu adaptées aux limites planétaires. Le vivant quant à lui se montre économe en ressources. Il peut fabriquer quantité de matériaux aux propriétés, couleurs, grandeurs, différentes. Dans cette perspective, il faut penser en terme de systèmes qui interagissent et modifier les processus industriels les plus coûteux en ressources.
Et le métier d’ingénieur en 2040 ?
Dans cet exercice de prospective, les intervenants ont imaginé le futur du métier d’ingénieur qui se serait lui aussi adapté et pourrait s’être restructuré en 4 grands secteurs :
Ingénierie généraliste / conventionnelle
C’est le modèle actuel de l’ingénierie.
Ingénierie de reconversion
L’objectif consiste à rediriger les outils de production au service de la société et du vivant et de s’adapter aux impacts inéluctables des changements climatiques. Par exemple, une usine de production de smartphones obsolescents sera reconvertie en unité de production d’appareils réparables et recyclables.
Ingénierie de permanence
La référence est directe à la permaculture ; il s’agit de concevoir et produire des biens ou des services en utilisant moins d’énergie et plus de matériaux respectueux de l’environnement et du social afin de préserver les besoins des écosystèmes et réconcilier l’humain avec le reste du vivant.
Ingénierie de conception circulaire/non vorace
Avec un cycle de vie circulaire des matériaux et des ressources, les composants des produits sont recyclés ou réattribués à d’autres productions. Il s’agit également de réparer les systèmes socio-écologiques.
Les élèves de l’Institut Mines-Télécom
Après les conférences, les élèves avec les équipes enseignantes de chaque école, ont travaillé en atelier. Leurs travaux viendront alimenter l’observatoire des métiers de l’Institut Mines-Télécom et sa prochaine étude prospective « Ingénieur.e IMT 2040 ». Dans cette étude, les enjeux de la transition écologique et sociale y auront une place prépondérante.
Antoine Fricard, chargé de mission Transition écologique à l’Institut Mines-Télécom : « L’Institut Mines-Télécom est un acteur engagé de la transition écologique depuis plusieurs années. Nos enseignements ont déjà évolué, les dimensions écologique et sociétale sont intégrées à chaque discipline. Avec ces Forums annuels, nous prenons un temps nécessaire à la réflexion en mettant notre pensée critique à rude épreuve en proposant des pistes d’exploration et de prospectives. Elles sont indispensables aux futurs ingénieures, ingénieurs et managers responsables, qui auront la lourde mission de faire évoluer leur pratique et les pratiques en entreprises, et plus largement, dans la société. »
Forum 2023, sur le thème « L’ingénieur et le vivant »
Table ronde ‘Revisiter la relation entre l’ingénieur et le vivant‘, avec :
Luc Abbadie – Professeur des universités à l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris
José Halloy – Professeur de physique à l’Université de Paris Cité et cofondateur du Laboratoire Interdisciplinaire des Énergies de Demain
Olivier Hamant – Directeur de recherche à l’INRAE dans le laboratoire de reproduction et développement des plantes au sein de l’ENS de Lyon
Kalina Raskin – Directrice Générale du Centre d’études et d’expertise en biomimétisme
Hélène Soubelet – Directrice générale de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité
Max Mollon (animateur) – Chercheur indépendant au laboratoire des Déviations écologiques et responsable du workshop Controverse Contemporaine de Sciences Po Paris
À propos de l’Institut Mines-Télécom
L’Institut Mines-Télécom est le 1er groupe public de Grandes Écoles d’ingénieurs et de management de France placé sous la tutelle du ministère de l’Économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Établissement public d’enseignement supérieur et de recherche, il est constitué de huit Grandes Écoles publiques: IMT Atlantique, IMT Mines Albi, IMT Mines Alès, IMT Nord Europe, Institut Mines-Télécom Business School, Mines Saint-Étienne, Télécom Paris et Télécom SudParis, et de 2 écoles filiales : EURECOM et InSIC. Il anime et développe un riche écosystème d’écoles partenaires, de partenaires économiques, académiques et institutionnels, acteurs de la formation, de la recherche et du développement économique.
Créées pour répondre aux besoins de développement économique et industriel de la France depuis le 19e siècle, les Grandes Écoles de l’Institut Mines-Télécom ont accompagné toutes les révolutions industrielles et des communications. Par la recherche et la formation d’ingénieures, d’ingénieurs, de managers, et de docteures et docteurs, l’Institut Mines-Télécom répond aux grands défis industriels, numériques, énergétiques et écologiques en France, en Europe et dans le monde.
Aujourd’hui l’Institut Mines-Télécom, fort de ses 10 écoles, imagine et construit un monde qui concilie sciences, technologies et développement économique avec le respect de la planète et des femmes et des hommes qui l’habitent. Il est doublement labellisé Carnot et forme chaque année plus de 13 300 élèves.
A l’occasion de la sortie prochaine du manuel Ecological Money and Finance. Exploring Sustainable Monetary and Financial System (Springer Nature, 659 p.), Thomas Lagoarde-Segot, professeur d’économie et de finance internationale à KEDGE Business School et directeur de la commission économie de SDSN France, explore les pistes d’une refonte de l’enseignement de l’économie et de la finance face aux urgences climatiques et sociales. Il répond à trois questions pour présenter cette parution internationale, fruit d’un travail collectif de 4 ans.
1/ Quel est votre constat sur les fondements de l’enseignement de la finance et du système monétaire actuel ?
L’enseignement de l’économie et de la finance semble toujours figé dans une vision héritée des années 1990. La discipline financière peine à intégrer les nouvelles approches macroéconomiques et monétaires, et plus globalement les questions sociétales dans le champ de ses enseignements. Mais face aux défis économiques, climatiques et sociaux du XXIème siècle, un nouveau consensus semble se dessiner concernant la nécessité d’une refondation.
En 2018 déjà, l’Institut Veblen publiait les résultats d’une grande enquête menée auprès de 200 universitaires français et intitulée Dix ans après la crise financière de 2008, comment enseigne-t-on la finance ? Malgré le bouleversement radical qu’avait constitué la crise des subprimes, cette enquête pointait du doigt qu’une décennie plus tard, on enseignait toujours la finance de la même façon…
Puis, en 2022, le Shift Project publiait son grand rapport Climat Sup Finance. Former pour une finance au service de la transition, remis au ministre de l’Economie. Ce rapport appelle sans ambigüité à faire évoluer rapidement la formation des étudiants et professionnels au prisme des nouveaux enjeux climatiques et du développement durable.
2/ Pourquoi est-il urgent de revoir cet enseignement ?
La finance est le cerveau de l’économie. Pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C d’ici 2100 et atteindre les Objectifs du Développement Durable (ODD), nous devrons donc, aussi, faire évoluer le système financier. Durant les dix dernières années, certains financiers ont certes tenté de verdir les modèles financiers existants, mais sans s’interroger sur leur pertinence. Mais cette approche est de toute évidence une illusion perdue. Certaines études indiquent par exemple que seuls 0,5% des actifs « verts » seraient réellement alignés sur les objectifs des accords de Paris. Ce n’est pas étonnant puisque le contexte actuel est fondamentalement différent de celui des années 1970 où sont apparus les grands préceptes financiers toujours enseignés aujourd’hui.
Pour traiter les nouveaux enjeux climatiques, naturels et sociaux, nous devrons repenser en profondeur nos hypothèses, nos modèles, les outils et s’interroger sur leur finalité, à tous les échelons, du niveau micro au niveau macroéconomique. Il faut apporter un regard neuf sur le crédit, la monnaie, les taux d’intérêt, le commerce international, la finance internationale, la macro-modélisation, la gouvernance d’entreprise, les processus de sélection et d’évaluation des investissements… dans la perspective des ODD. Bref, la durabilité requiert une nouvelle « révolution scientifique » en économie et en finance.
3/ Comment y arriver ?
C’est une tâche formidable qui ne pourra être remplie qu’en multipliant les partenariats internationaux pour le développement durable, comme l’indique l’ODD 17. Le réseau SDSN France, créé par KEDGE Business, CY Paris Université, et Paris Sciences et Lettres en 2018, et placé sous l’égide des Nations Unies, en est un bon exemple. Il nous a permis de constituer une commission d’experts académiques et professionnels. Dès nos premières réunions, nous avons décidé de construire un nouveau manuel qui combinerait, comme le recommandait le rapport de l’Institut Veblen, les approches « macroscopiques » (pour refonder l’enseignement de l’économie financière et monétaire grâce aux sciences sociales) et « microscopiques » (pour analyser rigoureusement les nouveaux acteurs et instruments financiers écologiques).
Pour mener à bien ce projet nous avons aussi eu la chance de pouvoir nous appuyer sur le Programme Grande Ecole de KEDGE BS, qui nous a permis de transformer le cours fondamental d’économie de 1ère année en un cours de macroéconomie Ecologique (une première dans le monde des grandes écoles). Ce cours a constitué la clé de voute de ce travail, auquel sont venues se greffer les contributions de près de quinze spécialistes tous en poste dans les grandes écoles et universités françaises, pour produire ce manuel de près de 700 pages, 24 chapitres, qui sera aussi publié en français en 2024.
Ecological Money and Finance : Exploring Sustainable Monetary and Financial SystemsJeffrey D. Sachs, President du réseau UN Sustainable Development Solutions, Professeur à l’Université de Columbia :
“ Notre nouvelle ère de développement durable appelle également une nouvelle ère de manuels d’économie et de finance. Bravo aux contributeurs de ce livre passionnant et pionnier, démontrant de nouvelles façons importantes de repenser le système financier et ses fondements éthiques pour s’aligner sur les objectifs de développement durable et l’accord de Paris sur le climat.”Brian Lucey, Professeur de Finance, Trinity College Dublin, University of Dublin:
» Ce manuel et la philosophie sous-jacente à sa création représentent une approche intégrée pour placer la nature et l’humanité au cœur de l’économie et de la finance. Érudit, complexe sans être trop opaque, et surtout exigeant, il devrait devenir un texte clé de voûte alors que nous avançons vers la reconquête de l’économie et de la finance comme des sciences sociales anthropocentriques.. « Nicolas Dufrêne, Directeur de l’Institut Rousseau :
“Ce livre est une contribution essentielle au développement de la pensée économique humaniste et écologique”.
En savoir plus sur Thomas Lagoarde-Segot
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Thomas Lagoarde-Segot est professeur d’économie et de finance internationale à KEDGE Business School, où il a été directeur de la recherche. Il est chercheur associé au LEST, UMR CNRS 731. Spécialiste des questions de financement du développement et de la transition écologique, notamment dans les pays du Sud, il coordonne la commission « économie et finance » du SDSN France (Nations unies) et le Post-Crisis Finance Network avec le Collège d’études mondiales de la FMSH (Paris). Il est l’auteur de La Finance Solidaire, Un Humanisme Economique (livre labellisé FNEGE, 2014) ainsi que de nombreuses publications scientifiques sur les pays émergents, la finance sociale, l’histoire financière et la philosophie économique. Thomas a été sollicité en tant qu’expert par France stratégie, la Banque mondiale, les Nations unies et la Commission européenne (FEMISE). Il a été rédacteur en chef de la revue Research in International Business and Finance (2013-2017) et il a plusieurs responsabilités éditoriales (International Review of Financial Analysis, Entreprise et Société). Il a été invité à l’université Hitotsubashi (Japon), à l’University of British Columbia (Canada), à Trinity College Dublin (Irlande), à l’Université libre de Bruxelles (Belgique), et à l’université Laval (Canada). Thomas intervient régulièrement dans les médias nationaux en tant qu’économiste (Le Monde, Les Echos, Libération).
A propos de KEDGE Business School
KEDGE Business School est une Ecole de management française de référence présente sur 4 campus en France (Paris, Bordeaux, Marseille et Toulon), 4 à l’international (2 en Chine à Shanghai et Suzhou, et 2 en Afrique à Dakar et Abidjan) et 3 campus associés (Avignon, Bastia et Bayonne). La communauté KEDGE se compose de 15 000 étudiants (dont 23% d’étudiants étrangers), 200 professeurs permanents (dont 43% d’internationaux), 300 partenaires académiques internationaux et 75 000 diplômés à travers le monde. KEDGE propose une offre de 38 formations en management et en design pour étudiants et professionnels, et déploie des formations sur-mesure pour les entreprises au niveau national et international. Depuis 2020, KEDGE a créé son propre Centre de Formation des Apprentis. Membre de la Conférence des Grandes Ecoles et accréditée AACSB, EQUIS et AMBA, labellisée EESPIG et certifiée Qualiopi, KEDGE Business School est une institution reconnue par l’Etat français, avec des programmes visés. KEDGE est classée par le Financial Times 39ème meilleure Business School en Europe en 2022 et 42ème mondiale pour son Executive MBA en 2022.
https://kedge.edu/
KEDGE IMPACT pour former des managers responsables et accélérer la transition écologique et sociale.
Le comité des quatre garants de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), missionnés par la Première ministre, ont remis leur rapport final sur la concertation « Notre avenir énergétique se décide maintenant » à la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, et au ministre délégué chargé du Renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement, Olivier Véran.La planification écologique
Le rapport a pour objectif de restituer les principales orientations exprimées par les citoyens durant la concertation nationale sur le mix énergétique, qui s’est tenue d’octobre 2022 à février 2023.
La concertation portait sur trois grandes questions :
Comment adapter notre consommation pour atteindre l’objectif de neutralité carbone ?
Comment satisfaire nos besoins en électricité, et plus largement en énergie, tout en assurant la sortie de notre dépendance aux énergies fossiles ?
Comment planifier, mettre en œuvre et financer notre transition énergétique ?
Elle était organisée autour de plusieurs temps forts proposés par la CNDP :
D’abord, des réunions publiques organisées dans chaque région de France ainsi qu’une consultation en ligne du grand public, qui a permis de recueillir plus de 31 000 contributions ;
Ensuite, un « Forum des Jeunesses », qui a réuni 200 jeunes de 18 à 35 ans à Paris, du 19 au 22 janvier dernier, et à l’issue duquel les jeunes ont présenté leurs contributions à la Première ministre, Elisabeth Borne et au ministre délégué chargé du Renouveau démocratique, porte-parole du gouvernement, Olivier Véran ;
Enfin, la contribution de plusieurs dizaines d’étudiants de masters spécialisés dans les questions d’environnement et d’énergie.
Cette concertation a permis de donner, de manière inédite, la parole à la jeunesse, sur l’avenir énergétique de notre pays.
Une écoute particulière leur a été donnée, qu’il s’agisse du Forum des Jeunesses, exercice qui, selon les garants, n’avait jamais été mis en place en Europe, ou de la mise à contribution d’étudiants de masters spécialisés sur les questions environnementales et énergétiques.
La concertation a montré une évolution de la société sur les problématiques énergétiques, le débat ayant dépassé le seul prisme du mix électrique qui a souvent prévalu ces dernières années (en particulier sur la place des éoliennes et du nucléaire).
D’après le rapport, nos concitoyens estiment de plus en plus que le combat contre les énergies fossiles doit primer dans le débat sur l’énergie. Et non celui des énergies décarbonées entre elles (énergies renouvelables versus nucléaire). C’est particulièrement vrai chez les jeunes, qui insistent sur la nécessité d’avoir un mix équilibré pour atteindre la neutralité carbone.
Le rapport souligne à cet égard la demande par les étudiants ayant restitué leurs travaux à la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, et à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau, de « sortir de l’opposition énergies renouvelables/nucléaire ».
Les participants ont fait part de leur très forte adhésion à la sobriété énergétique.
La sobriété a été décrite comme un véritable sujet de société, à mettre au cœur du nouveau modèle que nous devons inventer. Un consensus se dégage sur l’importance que la sobriété ne se cantonne pas à une accumulation de gestes individuels, mais qu’elle soit une affaire collective qui embarque l’ensemble des acteurs – Etat, collectivités, entreprises…
Il est par ailleurs à noter, sur ce sujet comme d’autres, que les opinions restent polarisées sur la question de savoir s’il convient de privilégier, pour le passage à l’action, la contrainte ou l’incitation.
Les participants ont également fait part de l’importance d’une meilleure information et d’une meilleure sensibilisation sur les enjeux de la transition énergétique.
Les citoyens exigent « une information claire, transparente et facilement accessible à toute personne », qu’il s’agisse des informations sur leur consommation énergétique pour mieux la contrôler, des informations sur les différentes aides existantes et sur les conditions pour en bénéficier, ou encore, des informations sur les bons gestes à adopter.
Cette demande d’information s’ajoute à une demande de formation, dès le plus jeune âge, aux bons gestes et comportements à adopter. Ce fut particulièrement le cas lors du Forum des Jeunesses.
Un autre enseignement du rapport des garants de la concertation est l’appel à une planification de la transition énergétique, en particulier sur la question de la production d’énergie.
Le rapport indique très clairement qu’un consensus émerge sur le besoin de définir a priori nos besoins énergétiques et, en conséquence, de définir précisément pour chaque mode de production d’énergie, une direction claire pour les années à venir.
Les participants souhaitent que les collectivités locales jouent un rôle central dans cette planification.
Au-delà de ces principaux enseignements, l’ensemble des orientations exprimées dans le rapport rendu public par les garants seront utiles et nourriront la future Loi de Programmation sur l’énergie et le climat (LPEC). En effet, le gouvernement s’est engagé à rendre un rapport en réponse aux grandes orientations exprimées durant la concertation avant le dépôt de la LPEC. Ces travaux seront transmis au Conseil National de la Refondation, ainsi qu’au Parlement.
Bilan de la concertation sur le mix énergétique
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a déclaré : « La concertation sur notre avenir énergétique a été un moment démocratique important qui a permis aux Français d’exprimer leurs avis sur cet enjeu crucial qu’est l’énergie. Je remercie les garants de la Commission nationale du débat public pour leur rapport, source de nombreux enseignements qui viendront nourrir la future Loi de Programmation sur l’énergie et le climat, et plus largement, l’ensemble de nos travaux sur la sobriété et la planification énergétique. »
Olivier Véran, ministre délégué chargé du Renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement, a déclaré : « Cette concertation a porté ses fruits, avec plus de 30 000 contributions sur la plateforme en ligne, un Tour de France dans chaque région française, et un exercice délibératif inédit en Europe, le Forum des jeunesses, qui m’a marqué par le volontarisme et la force de propositions de la nouvelle génération. Les citoyens nous attendent au tournant, ils sont exigeants et ont raison de l’être. A nous d’être à la hauteur et de revenir vers eux pour dire en transparence comment leurs préconisations seront prises en compte dans le futur projet de loi de programmation Énergie et Climat. C’est le principe du devoir de suite, dont je me porte garant en tant que ministre du Renouveau démocratique. Ma conviction, c’est qu’il ne peut y avoir de transition énergétique et écologique sans transition démocratique ! »
La cinquième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (LDC5) s’est achevée avec l’adoption au Qatar, de mesures concrètes pour mettre en œuvre le Programme d’action de Doha (DPoA) – qui vise à renouveler et à renforcer les engagements entre les PMA et leurs partenaires de développement – marquant un tournant décisif pour les pays les plus vulnérables du monde.
Qu’est-ce que le programme de travail sur l’atténuation (MWP) ?
L’objectif du MWP est de « renforcer d’urgence l’ambition et la mise en œuvre en matière d’atténuation au cours de cette décennie critique d’une manière qui complète le Bilan mondial », soit comment réduire les émissions pour atteindre les objectifs de température de l’Accord de Paris.
La nature du MWP est « non prescriptive, […] respectueuse de la souveraineté nationale et des circonstances nationales […] et n’imposera pas de nouvelles cibles ou de nouveaux objectifs ».
Le champ d’application du MWP est large : il inclut tous les gaz (pas seulement le CO2) et les secteurs couverts par le groupe de travail 3 du Giec (AR6), mais aussi « les conditions favorables à la mise en œuvre, les technologies, les transitions justes et les questions transversales pertinentes ».
l’organisation d’événements axés sur l’investissement en marge des Dialogues mondiaux, compte tenu du coût de la mise en œuvre des mesures d’atténuation ;
produire un rapport annuel compilant les rapports des dialogues individuels, que les deux co-présidents du programme de travail sont invités à présenter à la table ronde ministérielle annuelle de haut niveau sur l’ambition pré-2030 ;
les présidents du SBSTA et du SBI peuvent « examiner les progrès, y compris les principales conclusions, les opportunités et les obstacles, dans la mise en œuvre du programme de travail en vue de recommander un projet de décision pour examen et adoption » par le CMA ;
La participation des « parties prenantes non parties à la convention » est encouragée.
Pourquoi le travail sur l’atténuation (MWP) est-il important ?
Le MWP offre l’opportunité, par exemple, de mettre en lumière et de catalyser des solutions efficaces pour réduire les émissions et mobiliser les investissements à l’échelle, en fournissant des enseignements tirés des réussites et des défis au sein des pays ou en établissant des ponts avec d’autres parties prenantes importantes au-delà de la CCNUCC.
Alors que Lola Vallejo co-présidera ce groupe de travail de manière indépendante, l’Iddri poursuivra sa contribution à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris, notamment à travers :
ses interventions visant à soutenir la transformation des systèmes énergétiques et agroalimentaires en France et en Europe, et à analyser comment ces dynamiques de dialogue peuvent utilement nourrir la discussion internationale ;
Alors que le développement du photovoltaïque n’a jamais été aussi rapide dans le monde, le passage à l’échelle et l’accélération à venir de son déploiement posent de nombreuses questions de soutenabilité. Est-ce que l’industrie manufacturière peut suivre les objectifs de croissance pris dans le monde ? Quel est l’impact/la disponibilité sur l’utilisation des matières premières ? L’intégration d’une quantité importante d’électricité renouvelable est-elle possible sans dégrader la stabilité du réseau ? C’est à toutes ces questions que répond l’équipe du Sustainbility and Impact Innovation Center (SI2C) d’Eiffel Investment Group.
L’ONG CIWF suit le nombre d’animaux d’élevage détenus en cage dans les 27 pays de l’UE et au Royaume Uni. L’ONG publie aujourd’hui le classement 2022. La France, parmi les plus mauvais élèves, recule encore d’une place et passe au 16e rang sur les 28 pays, avec 66% d’animaux en cage. Un retard significatif pour la France alors que se joue maintenant l’occasion historique de mettre fin aux cages dans toute l’UE avec la révision actuelle de la législation européenne concernant le bien-être animal.
La France figure parmi les plus mauvais élèves, l’Allemagne parmi les meilleurs…
Chaque année, CIWF réalise un suivi du nombre d’animaux d’élevage en cage dans chacun des 27 États membres de l’UE et au Royaume Uni, et un classement de ces 28 pays. Aujourd’hui, nous publions le classement 2022.
La France détient en cage 66% de ses animaux d’élevage (vs 68% l’année précédente), soit plus de 68 millions d’animaux élevés en cage chaque année (hors cailles et veaux). S’il faut souligner la baisse, la France, qui figure parmi les plus mauvais élèves, perd encore une place et passe du 15e au 16e rang sur les 28 pays.
L’ensemble de ces 28 pays détient 56% de ses animaux en cage : encore aujourd’hui, ce sont chaque année plus de 320 millions d’animaux qui, entravés dans des cages, ne peuvent adopter le moindre comportement naturel. Truies, poules, cailles, canards et oies, veaux et lapins sont maintenus en cage, le plus souvent dans des cages stériles et si exiguës que les animaux peuvent à peine bouger. Ces conditions d’élevage sont tellement inadaptées à leurs besoins comportementaux les plus élémentaires qu’ils adoptent des comportements déviants et agressifs et doivent subir des mutilations supplémentaires pour les conformer à ce système d’un autre âge, comme une coupe douloureuse du bec pour les poules, de la queue pour les cochons, ou le dégriffage des canards…
Malte est le dernier élève de ce classement avec 99% d’animaux en cage ! L’Espagne et le Portugal comptent respectivement 87% et 81% quand l’Allemagne n’est qu’à 13% d’animaux en cage. Notons, parmi les meilleurs élèves, l’Autriche et la Suède dans le trio de tête avec respectivement 3% et 4% d’animaux en cage (212 000 et 324 000 animaux chaque année).
Une occasion historique de mettre fin aux cages se joue maintenant !
Le 30 juin 2021, l’UE s’est engagée à interdire l’utilisation de cages pour les animaux d’élevage et elle est en train de réviser toute sa législation en matière de bien-être animal. Tout se joue maintenant car la Commission européenne partage actuellement en interne sa copie, pour une publication dès la rentrée.
C’est une occasion historique pour l’UE de mettre fin à l’une des pires pratiques de l’élevage industriel dont on connaît les effets délétères sur le vivant (les êtres humains, les animaux et la planète), et de prendre en compte les données scientifiques1 sur le bien-être des animaux et les attentes des citoyens.
Sans le soutien des ministres de l’agriculture des Etats Membres, l’ambition de la Commission européenne d’améliorer les règles en matière de bien-être animal ne sera pas réalisée.
Yvan Savy, directeur de CIWF France, a déclaré : « On entend souvent : « ce type d’élevages, ce n’est pas en France » Et bien les chiffres parlent pour nous. En France, aujourd’hui, 2 animaux d’élevage sur 3 sont en cage ! La révision de la législation européenne sur le bien-être animal est une occasion unique de faire évoluer nos systèmes d’élevage et de se montrer à la hauteur des enjeux. Il est temps que nos lois et nos pratiques reflètent ce que les preuves scientifiques démontrent1, ce que les citoyens de l’UE demandent2 et ce que les animaux méritent. »
Notes
1 Avis EFSA concernant les volailles : le 23 février 2023, les scientifiques de l’EFSA confirment qu’il n’est pas possible de fournir un espace suffisant dans les cages pour les poules pondeuses. Ils notent également que les poules pondeuses devraient être élevées dans de meilleures conditions plutôt que de subir la coupe du bec. Communiqué de presse de CIWF à ce sujet. EFSA avait également publié en août 2022 un avis concernant l’élevage des truies.
2 Victoire historique de l’Initiative citoyenne européenne « End the cage age » : 1,4 million de citoyens européens, ainsi que 170 groupes de protection de l’environnement, des droits des consommateurs et des animaux dans toute l’Europe, ont soutenu l’Initiative Citoyenne Européenne lancée et coordonnée par CIWF à « mettre fin à l’ère des cages ».
A propos de CIWF
CIWF a été fondée en 1967 par un éleveur laitier britannique en réaction à l’intensification de l’élevage. Depuis plus de 50 ans, CIWF milite pour le bien-être des animaux d’élevage et pour la mise en place d’un système alimentaire durable. Avec plus d’un million de sympathisants, CIWF a des représentants dans 11 pays européens, aux États-Unis, en Chine et en Afrique du Sud.
Les “Trophées de l’adaptation au changement climatique en Méditerranée” est un concours pour valoriser et récompenser les actions d’adaptation au changement climatique exemplaires et inciter les acteurs méditerranéens à s’adapter au changement climatique.
Initiée par l’ADEME, l’Agence française de la transition écologique, cette édition spéciale « secteur du Bâtiment et de la construction » des Trophées de l’adaptation au changement climatique en Méditerranée est soutenue par le Plan Bleu, l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction (GlobalABC), portée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et son Groupe de Travail « Adaptation », le projet meetMED porté par Medener et le RCREEE, et Resallience.
Cette nouvelle édition permettra de mobiliser tous les acteurs de l’adaptation au changement climatique des pays du bassin méditerranéen et de mettre en valeur leurs projets.
Elle récompensera les pratiques exemplaires et reproductibles, portant sur les bâtiments, infrastructures et aménagements conçus ou rénovés de manière résiliente. Il pourra s’agir, par exemple, d’aménagements bioclimatiques (ouvrages ombragés, ventilation…), de la gestion des eaux pluviales ou de la ressource en eau potable, du confort thermique estival des bâtiments ou d’actions visant à renforcer la robustesse des réseaux et infrastructures aux événements climatiques.
La finalité : inciter d’autres territoires à s’adapter au changement climatique en s’inspirant de ces projets. Les éditions précédentes des Trophées ont permis d’identifier et de mettre en lumière plus de 100 projets issus de 18 pays du pourtour méditerranéen.
Cette édition est l’occasion de rappeler l’urgence du passage à l’action face au changement climatique et l’importance du partage d’expérience pour inspirer et mobiliser les décideurs méditerranéens !
Retour sur l’édition 2021 des Trophées de l’adaptation au changement climatique
Lors de la conférence « Adaptation au changement climatique en Méditerranée : retours d’expérience et bonnes pratiques » du 27 juillet 2021, l’ADEME et ses partenaires ont remis les Trophées de l’adaptation au Changement climatique en Méditerranée. Le Grand Gagnant de cette édition était l’Office National de l’Assainissement d’Algérie, pour sa démarche innovante de station d’épuration à filtres plantés dans la commune de Témacine.
La région méditerranéenne est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique, comme en témoignent les dernières publications scientifiques[[Prévisions 2100 – scénario RCP 8.5 – MedECC (2020) Climate and Environmental Change in the Mediterranean Basin – Current Situation and Risks for the Future. First Mediterranean Assessment Report [Cramer, W., Guiot, J., Marini, K. (eds.)] Union for the Mediterranean, Plan Bleu, UNEP/MAP, Marseille, France, 600pp, in press]]. En effet, d’ici à la fin du siècle, la Méditerranée devrait connaître une hausse des températures moyennes jusqu’à 5,6°C, une baisse des précipitations de 20%, et une élévation moyenne du niveau marin comprise jusqu’à 90 cm. La Méditerranée, « point chaud » du changement climatique, sera donc exposée à de nouvelles tensions pour l’accès aux ressources, à l’origine de nombreuses instabilités.
Face à cet enjeu, les territoires méditerranéens mettent en place des actions de gestion des risques de catastrophes, d’adaptation des infrastructures, de préservation des écosystèmes et de conception de politiques publiques pour augmenter leur résilience.
Organisés en partenariat avec l’Union pour la Méditerranée et le Plan Bleu, cette 3ème édition des Trophées de l’adaptation au changement climatique en Méditerranée visait à mettre en lumière ces territoires engagés et en particulier, promouvoir les actions concrètes d’adaptation, portées par des acteurs publics comme privés (collectivités, associations, universités, entreprises…), dans des territoires urbains, ruraux ou littoraux dans le pays du pourtour méditerranéen.
3 finalistes méditerranéens
Plus de 50 projets ont été déposés par 16 pays du pourtour méditerranéen, dont plus de la moitié du Sud et de l’Est de la Méditerranée et les 2/3 par des acteurs publics. Parmi ces 50 projets, 3 lauréats :
Le Prix de la catégorie « Aménagements et infrastructures résilients », également Grand Gagnant de cette 3e édition a été attribué à l’Office National de l’Assainissement d’Algérie pour la réalisation de la station d’épuration à filtres plantés dans la commune de Témacine, qui répond aux enjeux de lutte contre la désertification, de préservation des ressources en eau et de soutien au développement local. Le projet pilote a déjà été déployé dans deux autres localités et une vingtaine de nouveaux projets sont à l’étude. Cette solution durable, économique, peu énergivore et simple à opérer, pour protéger la ressource en eau et augmenter la couverture végétale, est reproductible dans un grand nombre de territoires ruraux au climat sec et aride.
Le Gagnant de la catégorie « Préservation des écosystèmes et solutions fondées sur la nature » est l’Université polytechnique nationale d’Athènes, en Grèce, qui met en œuvre depuis 2018 le projet HYDROUSA d’expérimentation de modèles économiques innovants et circulaires appliqués à la gestion du petit cycle de l’eau pour la région méditerranéenne, en particulier dans les îles, où la pénurie d’eau douce est un problème socio-économique majeur. Facilement transposable, cette approche pourrait être déployée dans le cadre de 25 nouveaux projets sur l’ensemble du bassin méditerranéen.
Le Gagnant de la catégorie « Conception, mise en œuvre et suivi des politiques publiques » est la Région métropolitaine de Lisbonne, au Portugal, pour son Plan d’adaptation au changement climatique, s’appuyant notamment sur la diffusion d’une culture de l’adaptation transversale à tous les secteurs clés du territoire et sur la création de synergies entre les 18 communes du territoire. Cette démarche présente un haut potentiel de reproductibilité dans d’autres aires métropolitaines.
Le Grand Gagnant a été convié au Congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) en septembre 2021 à Marseille. Il a bénéficié par ailleurs d’’un accompagnement personnalisé par les partenaires de ces Trophées (visite d’étude, rencontres de partenaires techniques potentiels, etc.).
Le 8 Mars se tient la journée internationale des droits des femmes et à cette occasion, l’agence Look Sharp nous propose le portrait de 8 femmes qu’ils ont la chance de côtoyer : des entrepreneures, des leaders au féminin, de véritables « changemakers » qui osent et participent, dès aujourd’hui, à l’élaboration du monde de demain, et prennent part à leur échelle et à leur manière aux transitions, qu’elles soient écologiques, sociales, sociétales ou bien tout cela à la fois !
Alice Longuépé, Banquière chez La Nef
Alice Longuépé, Banquière chez La Nef
Depuis bientôt 10 ans, Alice Longuépé est banquière itinérante à La Nef, une coopérative bancaire citoyenne qui ne finance que des projets à impact écologique, social et culturel. Alice gère un portefeuille de 160 emprunteurs répartis sur la région des Hauts de France. Son métier consiste à rencontrer des porteurs de projet et chefs d’entreprises pour comprendre, étudier leur besoin et découvrir de nombreuses alternatives pour prendre le chemin de la transition environnementale.
www.lanef.com
Elisabeth Laville, Fondatrice et PDG d’UTOPIES
Elisabeth Laville, Fondatrice et PDG d’UTOPIES
Diplômée d’HEC, Elisabeth a fondé UTOPIES en 1993, un cabinet de conseil qui accompagne les entreprises pour intégrer le développement durable à leur business. C’est après avoir découvert dans la presse américaine l’histoire de ces entreprises qui, outre-Atlantique, s’engagent pour changer le monde (Ben & Jerry’s, Patagonia), qu’elle décide de se lancer avec cette envie d’agir plus en amont pour transformer les entreprises de l’intérieur. Elle est aujourd’hui la pionnière et une experte reconnue du développement durable en France.
https://utopies.com/
Ariane Delmas, directrice générale des Marmites Volantes
Ariane Delmas, directrice générale des Marmites Volantes
Diplômée de l’ESCP Europe en 2001 et forte de multiples compétences en achats, commerce, développement commercial et passionnée de gastronomie, Ariane Delmas co-fonde les Marmites Volantes en 2011.Cette société de 29 salariés est présente sur différents marchés : la restauration collective, la livraison de repas en entreprise, ou encore un restaurant et une cafétéria. Tous les repas sont préparés avec des produits frais, de saison, locaux et majoritairement bio, mais aussi consignés et livrés à vélo par des livreurs salariés de la société. Après l’ouverture en juin 2022 à Saint-Denis d’une cuisine centrale où sont préparés chaque jour 1100 repas pour des enfants d’écoles maternelle et élémentaire d’Île-de-France, Ariane a souhaité ouvrir un nouveau site de production en Val-de-Marne et accélérer le développement de son activité de restauration collective en se positionnant sur les marchés publics et ainsi livrer davantage de cantines scolaires.
www.marmitesvolantes.fr
Eva Loncaveric, diététicienne et nutritionniste au sein d’Amaelles
Eva Loncaveric, diététicienne et nutritionniste au sein d’Amaelles
Eva Loncarevic est diététicienne chez Amaelles Grand Est, le premier Collectif français d’aide et de soins à la personne. Elle a développé l’application e-Nutriv, qui permet de suivre à distance la variation de poids des personnes âgées pour détecter et prévenir une possible dénutrition. Notamment déployée au sein d’Amaelles dans le Haut-Rhin et dans le territoire de Belfort, l’application s’inscrit dans un kit avec une balance connectée, une tablette numérique et un portfolio rempli de conseils diététiques. Le tout permet donc de prévenir la dénutrition des personnes âgées, tout en apportant des solutions aux individus étant en voie de dénutrition.
www.amaelles.org
Agnès Crepet, responsable de la longévité des logiciels et de l’information chez Fairphone
Agnès Crepet – responsable de la longévité des logiciels et de l’information chez Fairphone
Agnès Crepet est diplômée d’un master de sciences cognitives et intelligence artificielle ainsi que d’ingénierie des logiciels. Elle a d’abord travaillé en tant que développeuse, designeuse d’applications, consultante et plus récemment comme professeure à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, avant d’arriver chez Fairphone en septembre 2018. Elle dirige l’équipe travaillant sur la longévité des logiciels équipant les appareils de la marque qui lutte par exemple contre l’obsolescence programmée des smartphones et oeuvre pour que les téléphones Fairphone soient garantis pendant au moins 5 ans.
www.fairphone.com/fr
Juliette Barré, directrice commerciale chez Sourcemap
Juliette Barré, directrice commerciale chez Sourcemap
Juliette Barré détient un Master Business Agriculture de l’Université de Copenhague, et un Master en Politiques Publiques et Stratégie de l’Environnement de l’ENGREF / AgroParisTech. Elle est depuis 2018 directrice commerciale chez Sourcemap, le leader mondial de traçabilité et cartographie de la chaîne d’approvisionnement ou chaine de valeur amont. Elle travaille aujourd’hui avec les plus grands groupes textiles, agroalimentaires et automobiles pour les accompagner dans leur démarche de traçabilité et de transparence de leur supply chain. Juliette s’efforce ainsi de soutenir le secteur privé dans la création de résultats durables et significatifs pour la société.
https://sourcemap.com/
Emilie Alberola, directrice Europe du Sud chez Ecoact
Emilie Alberola, directrice Europe du Sud chez Ecoact
Depuis plus de 15 ans, Emilie Alberola, Directrice EcoAct Europe du Sud, intervient comme spécialiste de la finance climat et de la tarification du carbone auprès de décideurs économiques publics et privés. Elle les accompagne vers une meilleure compréhension des enjeux de transition, vers une économie décarbonée et résiliente au changement climatique, et les aide dans la définition de leurs politiques et stratégies climatiques. Docteure en Économie à l’Université Paris-Sorbonne, Emilie possède une grande expertise sur le financement de la lutte contre le changement climatique et plus spécifiquement sur les politiques de tarification du carbone (systèmes de plafonnement et d’échange de quotas d’émission de CO2, taxes carbone, mécanismes de projets MDP). Emilie intervient régulièrement en France, en Europe et à l’international.
www.eco-act.com/
Béatrice Lévêque, fondatrice et directrice de Look Sharp
Après avoir passé 15 ans dans des agences de communication grand public, Béatrice a cherché une manière de sortir du lot et de mettre en avant sa vision personnelle des relations presse. C’est pourquoi elle a, en 2013, fondé Look Sharp, une agence indépendante de conseil en communication, spécialisée dans les relations presse, les relations publiques et l’influence. Elle met toute l’énergie de Look Sharp dans l’accompagnement des entrepreneurs et organisations qui font les transitions. D’où les 7 autres femmes engagées qui précèdent….
https://looksharp.fr/
À propos de Look Sharp
Look Sharp est une agence conseil en relations presse et relations publiques, membre d’Impact France, qui se concentre sur les grandes mutations de notre société. Ses clients sont en transition pour intégrer les enjeux de société dans leurs modèles d’affaires, ou susceptibles d’accompagner d’autres acteurs de la sphère économique à faire leur mutation. Fondée en 2013 par Béatrice Lévêque, rejointe dès 2014 par Céline Puff Ardichvili qui devient son associée, l’agence s’appuie sur une expertise solide et des convictions fortes pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies sur mesure de conseil, de relations avec les parties prenantes et de médiatisation pour des organisations. Avec une équipe de 15 talents, l’agence Look Sharp s’attache depuis 10 ans à offrir une résonance aux enjeux de ses clients par l’intermédiaire des relais d’opinions. Parmi les sujets de l’agence : climat, biodiversité, transition énergétique et alimentaire, économie circulaire, agroécologie, ville durable, santé, mobilité, nouveaux modèles d’affaires
Ce livre raconte l’histoire de votre prochain Noël en famille. Vous la connaissez déjà : les trajets interminables, les courses pour le repas, le déballage des cadeaux… Mais cette année, votre conscience écologique a franchi un cap, et vous souhaitez faire votre part.
Sauf que vouloir sauver la planète, c’est une chose ; faire des choix au quotidien pour réduire notre impact sur le vivant, c’en est une autre ! Sac plastique ou sac papier ? Steak de bœuf ou pavé végétal ? Wifi ou 4G ? Difficile d’y voir clair dans un monde complexe, surtout à l’heure du greenwashing généralisé.
À travers un voyage en 14 dilemmes, Écolo, mon cul ! décortique les implications environnementales de votre caddie de supermarché, et vous invite à réfléchir avec les auteurs aux évolutions collectives qui pourraient transformer notre impasse actuelle en un nouveau départ.
Sac plastique ou sac papier ? Steak de bœuf ou pavé végétal ? Wifi ou 4G ?
Ci-dessous, le sommaire et un extrait du livre pour découvrir des éléments de réponse pour faire votre choix entre steak de bœuf et steak végétal, et sac plastique et sac papier.
sommaire_ecolomoncul.pdfExtrait Ecolo Moncul
Pierre Rouvière, ingénieur et co-auteur du livre Écolo, mon cul !
Les auteurs
Le livre « Écolo, mon cul ! » de Pierre Rouvière, ingénieur, et Barnabé Crespin-Pommier revient sur des pratiques pas si écolo qu’on le pense.
Pierre Rouvière est ingénieur, consultant en écoconception et « greenwashing fighter ». Il accompagne les entreprises dans l’évaluation et la réduction de leurs impacts environnementaux. En parallèle, il a lancé le compte Instagram @ecolo_mon_cul, suivi par + de 47 000 followers.
Barnabé Crespin-Pommier est écrivain. Diplômé d’un master de recherche-création littéraire, il fait partie des lauréats du Prix du Jeune Écrivain francophone 2022 et cherche à transmettre des imaginaires permettant de penser un futur viable.
Un livre aux éditions Eyrolles, disponible en librairies.
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