Le mouvement Pour une Agriculture du Vivant est le tiers de confiance de la transition agricole et alimentaire. Moteur de l’émergence d’un nouveau modèle agricole et alimentaire, le mouvement engage tous les acteurs afin de transformer notre modèle actuel à bout de souffle, en une agriculture créatrice de valeurs. L’action collective de la science et du terrain est le socle d’une démarche qui leur a permis de développer des outils et des solutions, au service de tous les acteurs de l’écosystème. Véritable parcours du vivant, les leviers d’action sont concrets et permettent de construire ensemble des transitions pragmatiques au cœur des filières.
Les légumineuses : bonnes pour notre santé et celle de la planète
Sous la terre, certaines cultures peuvent provoquer une cascade d’effets bénéfiques en poussant. C’est le cas des légumineuses. Une famille de plantes fixant l’azote, qui permet aux agriculteurs de diminuer voire même carrément d’arrêter leur dépendance aux engrais. Dans nos assiettes, lentilles, pois et haricots se révèlent également les alliés d’une bonne santé. Penser conjointement la santé des hommes, des animaux et des écosystèmes à travers l’agriculture, c’est ce que propose l’analyse de l’agronome Michel Duru et la chercheuse en économie du développement Marie-Benoît Magrini de l’INRAE.
L’agriculture peut piéger le carbone dans le sol
L’agriculture sauvera-t’elle le monde ? Si on ne le voit pas, il est pourtant sous nos pieds et il serait grand temps de s’y intéresser : il s’agit du carbone piégé dans les sols. Jusqu’à deux mètres de profondeur sous la terre, on trouve trois fois plus de carbone qu’il y en a aujourd’hui dans l’atmosphère. Et selon les pratiques agricoles, ce stock souterrain peut soit augmenter la quantité de CO₂ présent dans l’atmosphère soit contribuer à la réduction des émissions globales en stockant plus de CO₂ sous la terre. Une réalité qui laisse songeur, à l’heure où le GIEC alerte sur la nécessité d’une baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre. Rémi Cardinael du CIRAD, Vira Leng de l’Université de Montpellier et Armwell Shumba de l’Université du Zimbabwe nous expliquent pourquoi certaines pratiques agricoles capturent plus de carbone que d’autres et comment les mettre en place.
Vers un écologisme municipal ? Promesses de campagne et action publique des mairies vertes en France.
Depuis les élections municipales de mars-juin 2020, près de deux millions de Françaises et de Français sont administrés, dans leur commune, par une équipe dirigée par des membres d’Europe Écologie – Les Verts (EELV). Qu’est devenue cette vague verte ? Cette note de la Heinrich-Böll-Stiftung, une fondation politique allemande proche du parti des Verts, analyse l’action menée par ces municipalités pendant les trois premières années de leur mandat. Pour comprendre cet exercice du pouvoir inédit pour des écologistes, Florent Gougou et Simon Persico, chercheurs à Sciences Po Grenoble, ont utilisé le cadre conceptuel et méthodologique des recherches sur le respect des promesses électorales.
Construire un mouvement démocratique qui a le pouvoir de changer les choses
L’Europe est dirigée par des oligarques selon Diem25, un mouvement politique qui veut réunir les citoyens pour démocratiser l’Europe et faire du Green New Deal une réalité. « Les oligarques possèdent les appartements dans lesquels nous vivons, les banques qui gardent notre argent, les médicaments qui sauvent nos vies, les applications dont nous avons besoin pour travailler, les données que ces applications collectent sur nous, le pétrole et le gaz qui réchauffent notre planète, et les femmes et hommes politiques qui sont censés nous représenter. Une seule chose peut changer tout cela: une révolution démocratique. » Voici la vision de Diem25 en écriture inclusive 😉
L’influence Éthique : La Clé du Changement Positif
Le guide #InfluenceForGood de Kolsquare a pour but d’inspirer les marques responsables et d’aider le secteur de l’influence marketing innovante. L’influence Éthique, née d’une Alliance Stratégique entre Influenceurs et Organisations à but non lucratif, est la Clé du Changement Positif. Plateforme d’influence marketing européenne et entreprise à mission depuis 2020, Kolsquare propose des solutions technologiques permettant de créer des partenariats authentiques avec les créateurs de contenus. Engagée en faveur d’une influence responsable, l’entreprise a participé aux discussions qui ont abouti à la «Loi influenceurs » et a développé le « Compliance score », une fonctionnalité qui permet d’évaluer automatiquement la conformité des contenus d’un influenceur par rapport au cadre légal, ainsi que sa conduite éthique.

Aujourd’hui en France, 30% des adultes déclarent essayer de n’effectuer des achats qu’auprès d’entreprises responsables sur le plan environnemental et social. Parallèlement, les réseaux sociaux font partie des secteurs les moins convaincants sur la RSE1. Plus que jamais, Le marketing d’influence et les médias sociaux sont des leviers d’une puissance exceptionnelle pour stimuler le changement, inspirer, créer un impact concret, sensibiliser à diverses causes et besoins, ainsi que pour transformer des vies.
Quels sont les points essentiels à retenir du guide #InfluenceForGood ?
« Bien que les médias sociaux soient souvent sous le feu des projecteurs pour de mauvaises raisons, chez Kolsquare, nous sommes convaincus de leur potentiel considérable à générer un impact positif.
Ils ont la capacité d’unir les individus, de propulser la prospérité des petites entreprises et d’ouvrir des débats sur des sujets cruciaux que les médias traditionnels tendent à ignorer.
Plutôt que de se laisser accabler par les ombres, nous avons choisi d’agir, d’initier un mouvement vers le changement positif. »
Quentin Bordage, Fondateur et PDG de Kolsquare.
Le pouvoir de l’influence : Comment les ONG réinventent leur communication pour un impact social et environnemental

Afin de faire avancer des causes sociales et environnementales essentielles et toucher de nouveaux publics, les ONG et organisations à but non lucratif se tournent de plus en plus vers le marketing d’influence.
Cependant, cette approche présente des défis particuliers propres à son domaine. En plus des contraintes budgétaires, il est souvent difficile de transmettre des messages complexes, parfois graves ou anxiogènes, de manière attrayante sur les plateformes de médias sociaux.
Pour réussir dans cette démarche, il est essentiel de trouver des influenceurs alignés avec leur cause, prêts à s’engager à moindre coût, capables de communiquer efficacement des messages essentiels.
Influenceurs et environnement : L’équilibre délicat de la communication authentique

Les influenceurs jouent un rôle clé dans la sensibilisation au changement climatique, mais ils ont besoin d’un soutien authentique de la part des marques, des agences et des ONG pour communiquer efficacement.
De plus en plus d’influenceurs souhaitent intégrer des messages respectueux de l’environnement dans leur contenu, mais ils sont également confrontés à des accusations de greenwashing de la part du public.
Une étude récente révèle que 84 % des influenceurs rencontrent des obstacles pour partager du contenu lié au développement durable. 38 % d’entre eux craignent d’être accusés de greenwashing.
L’évolution rapide des réglementations sur le marketing d’Influence en Europe : transparence et conformité Essentielles

Les règlementations sur le marketing d’influence en Europe évoluent rapidement.
La législation française récente définit les rôles d’influenceur commercial et d’agent d’influence, tandis que la nouvelle réglementation européenne impose des normes strictes pour la surveillance des pratiques numériques commerciales.
Marques, agences et créateurs doivent garantir la transparence en identifiant clairement les contenus sponsorisés, modifiés ou générés par l’IA pour répondre aux attentes des consommateurs et de la loi.
L’impact des médias sociaux sur la santé mentale des jeunes : entre défis et solutions

Les médias sociaux ont un impact néfaste sur la santé mentale des jeunes, avec des problèmes tels que le cyberharcèlement, l’addiction aux écrans, et les comparaisons malsaines de l’image corporelle. Les statistiques montrent que de nombreux jeunes sont exposés à la violence et au contenu raciste en ligne. Des actions encourageantes sont entreprises, notamment par le biais de nouvelles lois visant à rendre les algorithmes des médias sociaux moins préjudiciables, ainsi que par les efforts d’organisations à but non lucratif qui cherchent à sensibiliser les jeunes aux risques liés à l’usage des médias sociaux
Le Guide ultime de l »#InfluenceForGood pour les marques de demain
Guide ADEME de l’influence responsable – Mai 2026
ADEME communication responsable 2026
Dans la lignée du Guide de la communication responsable mis à jour en 2022, le Guide de l’influence responsable propose de concentrer le regard sur les enjeux propres à ceux de l’influence marketing face aux questions de la transition écologique.
Acteurs centraux des plateformes sociales, les créateurs et créatrices de contenu jouent aujourd’hui un rôle important dans la fabrique des imaginaires, des normes sociales et des comportements de consommation. Le développement rapide du secteur de l’influence marketing ces dernières années a profondément transformé les pratiques : nouveaux acteurs, multiplication des partenariats commerciaux, dépendance aux plateformes, relations renforcées avec l’audience. Dans un contexte de régulation récente, ce développement s’est également accompagné de certaines dérives, notamment des pratiques publicitaires parfois peu lisibles pour le public.
Dans ce cadre, les responsabilités des influenceurs, des agences et des organisations sont de plus en plus questionnées, au regard des enjeux de transparence ainsi que des impacts sociaux et environnementaux de leurs pratiques. Pour accompagner les professionnels de l’influence (créateurs et créatrices de contenu, agences d’influence, organisations), ce guide vise à éclairer les principaux enjeux liés à l’exercice de l’influence dans un contexte de transition écologique, en proposant des repères pour mieux comprendre les impacts de ces pratiques et les responsabilités associées.
Il a également pour objectif de mettre en lumière le pouvoir d’influence de ces acteurs sur la société et les comportements de consommation, ainsi que les questions éthiques qu’il soulève. Enfin, ce guide se veut résolument opérationnel. Il propose des clés de compréhension et des conseils concrets pour faciliter la mise en action et encourager le développement de pratiques d’influence plus responsables.
Classement ChangeNOW – Les Echos START des écoles les plus engagées dans la transition écologique et sociale
L’ESSEC Business School et Centrale Nantes sont en première position du classement
ChangeNOW et les Echos START, en partenariat avec Deloitte France, dévoilent la troisième édition de leur classement des écoles les plus engagées dans la transition écologique et sociale. L’ESSEC Business School et Centrale Nantes arrivent en tête.


Une nouvelle excellence académique
Dans un contexte marqué par des crises multiples et une montée de l’incertitude, avec des modèles statistiques historiques devenus caduques, le besoin de préparer les futurs professionnels à s’adapter, innover et relever les défis leur faisant face est pressant. C’est dans ce cadre que ChangeNOW et Les Echos START ont pensé et reconduit le classement pour une troisième édition, le positionnant comme référentiel pour les étudiants en recherche d’informations plus claires et comme direction pour les établissements.« Avec ce classement, unique en son genre, nous voulons rendre visible une nouvelle excellence académique, dans un contexte d’urgence écologique. Cet outil a pour vocation de redonner confiance à la jeunesse, l’aiguiller dans un monde incertain et lui donner les clés pour le transformer. » témoigne Santiago Lefebvre, Président et fondateur de ChangeNOW.
La méthodologie
Pour cette édition 2023, le classement a rassemblé un total de 61 établissements d’enseignement supérieur, dont 26 écoles de commerces et 35 écoles d’ingénieurs. Les évaluations portent sur l’ensemble des domaines de formation, et ne se cantonnent pas aux cursus spécialisés en développement durable.« En matière de transition écologique et sociale, la mesure et son suivi sont clés pour permettre à la jeune génération de contribuer activement à relever le plus grand défi de notre temps. Aussi la rédaction des Echos START est fière de mettre en avant ce classement des écoles réalisé avec ChangeNOW, qui après trois éditions se révèle un outil puissant d’information pour les étudiants et de transformation pour les établissements du supérieur », constate Julia Lemarchand, rédactrice en chef des Echos START.Établi à partir d’un questionnaire envoyé aux écoles et universités, les 61 répondants ont été audité sur six familles de critères par les équipes Sustainability de Deloitte France de manière indépendante.
- 1. L’intégration des sujets d’impact au sein du programme.
- 2. La force du réseau Alumni dans le secteur de l’impact.
- 3. La formation de la gouvernance et la stratégie RSE de l’établissement.
- 4. La diversité et l’égalité des chances.
- 5. L’implication des associations étudiantes sur les sujets d’impact.
- 6. L’employabilité et l’excellence académique.
- L’existence d’un référentiel de compétences intégrant la transition écologique et sociale.
- L’utilisation d’indicateurs pour évaluer les anciens élèves s’engageant dans des métiers à impact.
- La réalisation d’un bilan carbone, en évaluant l’étendue de son scope.
- La formation des enseignants et du personnel administratif aux enjeux de la transition écologique.
« Deloitte est très heureux d’accompagner ce classement des écoles pour la troisième année consécutive. Nous mesurons chaque jour l’importance grandissante de ces enjeux, aussi bien auprès de nos clients que de nos collaborateurs, et nous nous réjouissons de voir toujours plus d’établissements rejoindre ce classement. » Catherine Saire, Associée Sustainability, Deloitte.
Les résultats
Le podium par catégorie est le suivant :- Écoles de commerce :
- 1er – ESSEC Business School ;
- 2ème – ESCP Business School ;
- 3ème – IESEG

- Écoles d’ingénieurs :
- 1er – Centrale Nantes ;
- 2ème – Ecole Centrale de Lyon ;
- 3ème – MINES NANCY

La transition est l’affaire de tous
ChangeNOW et les Echos START lancent un pilote de baromètre pour que toutes les universités et établissements de l’enseignement supérieur mesurent leur état de transition écologique et sociale. A l’image d’un nutri-score de l’enseignement supérieur, le baromètre a pour vocation de permettre à l’ensemble des établissements, hors catégorie du classement, de mesurer leur état de transition écologique et sociale. Quatre écoles se sont prêtées au jeu. Parmi elles, l’Institut supérieur de l’environnement, BESIGN The Sustainable Design School, l’Université Paris Dauphine, et l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. La note moyenne du baromètre est de 55/100, témoignant d’un élan donné vers la transformation des établissements de l’enseignement supérieur, à consolider.A propos de ChangeNOW
ChangeNOW est une entreprise à impact positif, qui a pour mission d’accélérer la transition écologique et sociale par le déploiement d’actions concrètes répondant aux grandes urgences environnementales et sociales.
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Chaque année, ChangeNOW organise le plus grand événement des solutions pour la planète. Le sommet rassemble entrepreneurs, investisseurs, leaders du changement, décideurs politiques et participants grand public venus du monde entier dans un format inspirant et porté sur l’action concrète.
ChangeNOW organise également des événements thématiques tel que l’Impact Job fair, le salon de recrutement dédié à l’impact positif. Chaque année, ChangeNOW publie avec Les Echos START le classement des écoles les plus engagées dans la transition écologique et sociale et mène des actions d’influence pour aider les projets à impact positif à se développer.
- https://www.changenow.world/fr/
A propos des Echos START
Lancée en 2015, Les Echos START est la marque des Echos dédiée aux jeunes, une génération engagée et en quête de sens. L’objectif est de partager, informer et inspirer ceux qui voient l’ambition professionnelle comme un levier pour s’épanouir et transformer la société. L’offre Les Echos START se décline sous la forme d’un 3e cahier dans Les Échos, d’un site lesechosstart.fr, d’une présence sur les réseaux sociaux, et d’une newsletter hebdomadaire. Les Echos START, cultiver les possibles.
- https://start.lesechos.fr/
A propos de Deloitte
Deloitte fait référence à un ou plusieurs cabinets membres de Deloitte Touche Tohmatsu Limited (« DTTL »), à son réseau mondial de cabinets membres et à leurs entités liées (collectivement dénommés « l’organisation Deloitte »). DTTL (également désigné « Deloitte Global ») et chacun de ses cabinets membres et entités liées sont constitués en entités indépendantes et juridiquement distinctes, qui ne peuvent pas s’engager ou se lier les uns aux autres à l’égard des tiers. DTTL et chacun de ses cabinets membres et entités liées sont uniquement responsables de leurs propres actes et manquements, et aucunement de ceux des autres. DTTL ne fournit aucun service aux clients. En France, Deloitte SAS est le cabinet membre de Deloitte Touche Tohmatsu Limited, et les services professionnels sont rendus par ses filiales et ses affiliés.
- https://www2.deloitte.com/fr/fr/pages/home.html
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Sortir des énergies fossiles, le défi du siècle !
Le dernier rapport du GIEC nous rappelle l’extrême urgence à réduire nos émissions de gaz à effet de serre si nous voulons éviter de dépasser un réchauffement de 1,5 degrés et les risques climatiques associés. C’est tout le sens de l’action que mène Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, tant au niveau national avec deux lois sur l’accélération des renouvelables et sur la relance du nucléaire, qu’au niveau européen avec la réduction de 55% des émissions européennes d’ici 2030 actée en juin dernier sous présidence française. Nous devons aller plus loin au niveau international, notamment en accélérant la sortie des énergies fossiles lors de la prochaine COP28 : le défi su siècle !
La compensation carbone au prix des droits humains ? Le cas du projet de TotalEnergies au Congo
« La bonne santé financière de TotalEnergies ne dissimule plus ses mauvaises pratiques ! »
A l’occasion de la présentation ce matin des très bons résultats du troisième trimestre de TotalEnergies, le CCFD-Terre Solidaire, la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) et le Secours Catholique Caritas France (SCCF) publient les résultats de leur enquête : « La compensation carbone au prix des droits humains ? Le cas du projet Bacasi de TotalEnergies au Congo »
bacasi_resume.pdf
Fondée sur des missions de terrain et le recueil de témoignages des populations impactées, l’enquête dénonce les impacts négatifs des projets de compensation carbone sur les populations locales et autochtones.
Cette enquête analyse un projet d’afforestation mené par TotalEnergies en République du Congo lui permettant de revendiquer la neutralité carbone de ses activités hautement climaticides. Loin des cours de la Bourse et des discussions financières, une communauté locale et des peuples autochtones souffrent, au quotidien, des actions de la multinationale pour verdir son image/bilan.
C’est souvent ce type de projets qui sont promus par de grandes multinationales, pour leur permettre d’afficher, avec beaucoup de publicité, leur objectif de neutralité carbone.
Résultats de l’enquête – Version complète
bacasi_version_complete.pdf
TotalEnergies impliqué dans 33 bombes climatiques à travers le monde
Si le projet Eacop/Tilenga mené par Total en Ouganda et en Tanzanie fait régulièrement la Une, la major est en réalité impliquée dans de nombreux projets climaticides. L’ONG Greenpeace a recensé 33 bombes climatiques, des projets super-émetteurs à plus d’un milliard de tonnes de CO2, qui vont sérieusement mettre en péril l’objectif 1,5°C.

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Le soutien aux logements face aux évolutions climatiques et au vieillissement de la population : un rapport de la Cours des Comptes

Transition énergétique et adaptation des logements au vieillissement
Depuis plus de quinze ans, les politiques publiques en matière d’habitat ont priorisé la rénovation énergétique, mais n’ont que peu pris en compte le vieillissement à domicile. Les premiers programmes d’aide de rénovation énergétique ont été développés en 2010 puis amplifiés depuis 2020, principalement par la mise en place de la subvention « MaPrimeRénov’ » gérée par l’agence nationale de l’habitat (Anah). L’adaptation des logements au vieillissement est une préoccupation tangible depuis 2013 – année où l’Anah et la caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) ont remis un premier rapport sur les défis à venir. Néanmoins, aucune politique publique d’ensemble n’a été développée depuis, malgré l’existence d’aides éparses et souvent anciennes. Le 1er janvier 2024, un nouveau dispositif piloté par l’Anah, « MaPrimeAdapt’ » devrait être ouvert aux ménages modestes. Ce dispositif s’inspire, dans sa mécanique budgétaire, de « MaPrimeRénov’ » en fusionnant deux grandes aides nationales : le programme « Habiter Facile » de l’Anah, le soutien financier « bien vieillir chez soi » de la Cnav ; le crédit d’impôt pour l’adaptation des résidences principales des personnes âgées, un moment concerné par cette fusion, n’a finalement pas été supprimé.
La rénovation énergétique : des ambitions multiples, des résultat et demi-teinte
De 2015 à 2022, la dépense publique en matière de rénovation énergétique des logements a doublé pour atteindre 5,2 Md€ en 2022, dont 3,1 Md€ au titre de « MaPrimeRénov’ » ; s’y ajoutent les certificats d’économie d’énergie (CEE) auxquels sont astreints les producteurs d’énergie, qui réduisent le coût des travaux pour les ménages. Au total, 6,95 Md€ d’aides ont été injectées pour la seule année 2022. La cible du nombre de logements concernés par « MaPrimeRénov’ » a été atteinte en 2021, attestant de l’engouement des propriétaires pour le dispositif. Malgré le succès de cette aide, ciblée sur des travaux « mono-geste » qui ne se limitent qu’à une rénovation partielle, les résultats environnementaux restent insuffisants. En effet, les estimations d’impact environnemental des travaux ne tiennent pas compte de la réalité thermique initiale des logements, ni de leur véritable usage. Cette lacune explique une bonne part des difficultés de l’évaluation de l’effort public en la matière. Seules les rénovations globales sont en mesure de répondre aux objectifs de lutte contre le réchauffement climatique. Or, elles ne représentaient en 2020, que 3 % des surfaces rénovées. Face à ces défis, le Gouvernement a annoncé une augmentation des moyens et une réforme de « MaPrimeRénov’ » pour augmenter, à compter de 2024, le nombre des rénovations globales à 200 000 logements par an. Néanmoins, sans la mobilisation du secteur privé, qu’il s’agisse du secteur bancaire comme de la filière du BTP, les ambitions réaffirmées de « MaPrimeRénov’ » pourraient ne pas être atteintes.Adaptation des logements au vieillissement : une nouvelle subvention aux objectifs modestes


Pour Pierre Moscovici, Premier président de la Cour des comptes : « Si les mécanismes de subvention peuvent apparaître comme une incitation efficace pour les particuliers à engager des travaux en matière de rénovation énergétique, comme en atteste, le succès de « MaPrimeRénov’ », les ressorts de l’adaptation des logements au vieillissement ne sauraient être comparables aux enjeux environnementaux : ni par le volume du parc de logements à traiter, ni par la nature ou l’ampleur des travaux qu’ils requièrent. Par ailleurs, l’opportunité des travaux d’adaptation au vieillissement reste largement liée aux occupants, là où la mutation vers un parc de logements thermiquement performant s’inscrit dans la durée, quel qu’en soit l’occupant. En d’autres termes, l’adaptation des logements au vieillissement relève plutôt de l’aide à la personne, là où l’adaptation thermique des logements constitue plutôt une aide à la pierre ».20231026-cec-soutien-aux-logements-face-aux-evolutions-climatiques.pdf

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Quelles dynamiques de la déforestation mondiale ?
Lors du Sommet des trois Bassins forestiers qui se tiendra à Brazzaville, et auquel assiste Alain Karsenty, chercheur au Département « Environnements et Sociétés » du CIRAD, il sera surtout question de marchés du carbone « souverains » et de rémunération des services écosystémiques. La revue Diplomatie publie un numéro thématique « Géopolitique du Changement Climatique », comprenant un court article qu’il a rédigé sur les dynamiques de la déforestation mondiale.
Quels sujets de RSE sont prioritaires pour les consommateurs ?
Les consommateurs Français, plus que les autres, attendent des marques qu’elles agissent d’abord en faveur de l’environnement, selon l’étude 2023 Sustainability Sector Index de Kantar. Cette 3ème édition de l’étude s’attache à éclairer les décisions des marques et des entreprises en matière de responsabilité sociale et environnementale à l’aide de données consommateurs dans 33 marchés et 42 secteurs.
60 000 entreprises impactées par la Directive Européenne CSRD dès le 1er janvier 2024
La CSRD (corporate sustainability reporting directive) est un texte qui vise à mettre en place dès 2024 un reporting extra-financier exigeant et harmonisé au niveau européen. Le 31 juillet dernier, la Commission européenne a publié l’acte délégué précisant les modalités d’application de cette législation inédite. Malgré les voix qui s’élèvent contre le texte pour en réduire les exigences, le Parlement Européen a rejeté la dernière motion d’objection et la directive entrera bien en vigueur au 1er Janvier 2024. Elle va bouleverser le quotidien des investisseurs et impacter quelques 60 000 entreprises. Louis Frank, CEO de FINGREEN AI, expert des solutions de pilotage ESG pour les entreprises, nous parle des enjeux stratégique de la CSRD.
Consommer responsable est le meilleur moyen de préserver la planète pour 7 français sur 10
La consommation responsable est en plein essor et s’invite de plus en plus dans le panier de courses des Français. C’est ce que révèle le nouveau sondage mené par poll&roll pour helios, l’alternative bancaire engagée pour un futur durable. Réalisée à l’occasion du lancement du mouvement Tous Consom’acteurs !, l’étude montre que les Français ont conscience de leur impact environnemental et se perçoivent toujours davantage, en tant que consommateurs, comme acteurs de première ligne dans la lutte contre le réchauffement climatique. Des freins devront toutefois être levés pour généraliser les comportements vertueux. Le consommer mieux ne s’ancrera dans le quotidien qu’à condition d’être accessible à tous, et de ne pas rimer avec restriction, privation et exclusion sociale.
Le déclin de la biodiversité n’est pas une fatalité !
L’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement (ARBE) publie la mise à jour de l’Indice Région Vivante 2000-2021, une adaptation à la Région Provence Alpes Cote d’Azur de l’Indice Planète Vivante, indicateur international créé par le WWF en 1998. Cet indicateur de référence permet de mesurer l’impact des pressions du changement climatique mais aussi des politiques publiques mises en œuvre pour préserver cette biodiversité vitale pour l’homme. La Région Sud est la première et seule Région à avoir mis en place cet indicateur. Les Régions Grand Est et Bourgogne Franche Comté lui emboîtent le pas.
Inscrire la sobriété énergétique dans la durée, c’est l’ambition des pouvoirs publics suivie par l’Observatoire Français de la Transition Écologique
Depuis le 18 septembre 2023, la consommation d’électricité est en baisse sur les trois catégories de consommateurs, et principalement chez les professionnels avec -11% (contre 6-% à la même période en 2022).
Observatoire français de la Transition Écologique
logo.svg Pour aller plus loin, l’Observatoire français de la Transition Écologique permet d’observer les mutations à l’œuvre ainsi que les données énergétiques au plus près des territoires.Enedis Open Data
Entreprises et salariés face à la transition écologique : entre idéal et réalité selon le baromètre Nemetra
« Entreprises et salariés face à la transition écologique : entre idéal et réalité«
Face aux enjeux environnementaux, climatiques et sociétaux, les acteurs économiques sont confrontés à la nécessité de se conformer aux réglementations relatives au transport durable, à l’utilisation responsable des ressources, aux achats respectueux de l’environnement, à la lutte contre les discriminations et au télétravail. Pourtant 75% des salariés estiment que les actions entreprises en matière d’écologie au sein de leurs entreprises sont insuffisantes. Cet élément préoccupant émane d’une étude approfondie que nous avons menée impliquant plus de 500 salariés, agents, professionnels des ressources humaines et managers dans des entreprises de plus de 50 salariés. Ce projet portait sur le thème : « Entreprises et salariés face à la transition écologique : entre idéal et réalité ». nemetra_infographie_defis_transition_ecologique_.pdfDissonance :
58% des collaborateurs constatent un écart significatif entre leurs convictions en matière d’enjeux écologiques et les mesures (ou leur absence) mises en place par leurs entreprises.Rendez-vous raté :
La préoccupation majeure réside dans le fait que 81% des participants, qu’ils occupent des postes de direction ou non, qu’ils travaillent au sein du département des ressources humaines ou non, estiment que les entreprises n’intègrent pas suffisamment les enjeux écologiques dans leur quotidien.Dirigeants à la peine et absence de plan de formation :
De plus, 68% pensent que les dirigeants d’entreprise peinent à incarner le changement nécessaire pour la transition écologique. Cette situation entrave la capacité des salariés à mettre en œuvre la transition écologique, avec seulement 8% d’entre eux indiquant que l’ajout de ces compétences dans leur plan de formation ne pose pas de problèmes majeurs.Demain, je serai… :
Dans l’ensemble, la transition écologique est perçue différemment selon la perspective des entreprises. Cependant, pour certains salariés, elle peut également représenter une source de motivation pour le changement. En effet, 34% d’entre eux envisagent, dans les années à venir, de se reconvertir pour se consacrer spécifiquement à des activités liées à la transition écologique, et parmi eux, 16% envisagent sérieusement de le faire au cours des 5 prochaines années. Retrouvez les conclusions essentielles qui résultent de notre étude dans les écarts de perception entre les dirigeants et les employés concernant la manière dont leurs entreprises et organisations abordent les défis de la transition écologique. Comment les salariés jugent-ils le rôle de leur entreprise, de leurs leaders et les actions menées en la matière ? Quels impacts perçoivent-ils pour leurs compétences et leurs métiers ? Quelles actions et quels besoins de formation considèrent-ils comme utiles et nécessaires pour contribuer de manière positive à construire un avenir plus durable ? barometre-de-la-transition-ecologique_presentation.pdfEt si la solution résidait dans la formation ?
Nous croyons fermement qu’une partie de la solution réside dans le domaine de la formation professionnelle. Le potentiel de changement, d’évolution et de formation demeure à portée de main pour mieux appréhender les mutations à venir.
Responsabilité sociétale des entreprises (RSE)
Achats et finance durables
Éco-conception
Marketing et communication responsable
Découvrir
Journalisme environnemental
Bâtiment et aménagement durable
Environnement et biodiversité
Climat, transition et carbone
Économie circulaire
Énergie et transition énergétique
À propos :
NEMETRA est une marque du groupe ABILWAYS dont la mission est de rassembler des acteurs de l’éducation et de la formation pour devenir la première plateforme européenne à rassembler une offre complète de formations dédiées aux compétences & métiers de la transition écologique et RSE. Avec près de 100 formations recensées, la plateforme NEMETRA a vocation à faciliter la recherche des étudiants, professionnels, entreprises & organisations et de tous ceux qui souhaitent se former pour transformer le monde.
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Dynamiser son territoire grâce à l’économie circulaire
Aujourd’hui, un territoire est considéré comme attractif s’il est économiquement performant. Mais aussi, et surtout, s’il préserve la qualité de vie de ses habitants grâce à un développement raisonné et durable. La prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux est devenue cruciale pour orienter les choix des habitants et des entreprises ; chaque territoire s’interroge aujourd’hui sur les meilleurs moyens à mettre en œuvre pour séduire. Et si la mise en place d’une stratégie d’économie circulaire était la solution ? ORÉE vient de sortir son nouveau guide « Dynamiser son territoire grâce à l’économie circulaire » ou comment créer de la valeur et dynamiser son territoire avec l’économie circulaire. Réalisé avec le soutien d’Eiffage, GRDF, la Métropole du Grand Paris, Valdelia et DS Avocats, ce livret est le huitième et dernier volet de la collection « Économie circulaire et création de valeurs » d’ORÉE.
Chaire d’enseignement et de recherche sur la Stratégie en Anthropocène – emlyon carbone4
Forte de son engagement environnemental et social emlyon business school lance, avec Carbone 4 un cabinet de conseil spécialisé dans la décarbonation et l’adaptation au changement climatique, la nouvelle chaire d’enseignement et de recherche « Stratégie en Anthropocène » dirigée par Thomas Gauthier.
La création de cette chaire confirme l’engagement des deux organisations dans le développement d’approches méthodologiques originales et performantes qui outilleront les leaders et dirigeants pour en faire les maitres d’œuvre de la transition.
Une approche renouvelée de la stratégie en Anthropocène
Le dérèglement climatique, l’érosion de la biodiversité et l’appauvrissement des sols sont les symptômes de ce qui est amené à être bientôt reconnu par la communauté scientifique comme une nouvelle époque géologique. Son nom : l’Anthropocène. Sa principale caractéristique : l’avènement de l’être humain comme principale force de changement sur Terre, au moins aussi puissante que les forces géophysiques. Pour la première fois de son histoire, l’humanité se confronte aux limites de son environnement naturel et biophysique. Pour une entreprise, cette situation inédite conduira, à court ou moyen terme, à des transformations structurelles, parfois brutales et surtout peu prévisibles, de son environnement d’affaires direct, mais aussi plus largement du système socio-économique dans lequel elle évolue (changement des comportements, recomposition des chaines de valeur ou encore évolutions des normes sociales et des institutions). Pour anticiper et se préparer à ces transformations, les approches classiques ne sont plus adaptées. Elles consistent principalement à prolonger ou à infléchir les tendances historiques (« business as usual ») et s’avèrent souvent court-termistes et trop cloisonnées. Par ailleurs, alors que la transition bas carbone est un défi collectif auquel toutes les organisations font face, de telles approches ne permettent pas l’identification des potentielles voies de collaboration entre elles, bien que cela soit essentiel.Les grands axes de la nouvelle chaire « Stratégie en Anthropocène »
La chaire fondée par emlyon business school et Carbone 4 “Stratégie en Anthropocène” a pour ambition de contribuer à développer un cadre et une méthode de réflexion stratégique à l’épreuve de l’Anthropocène et des limites planétaires, destinés aux entreprises. En pratique, il s’agira de :- Conduire un travail de recherche de niveau doctoral autour du leadership stratégique et de la fabrique de coalitions en Anthropocène,
- Rendre accessibles les résultats de recherche et les méthodes de réflexion stratégique en Anthropocène par le biais de publications (publications scientifiques, articles destinés aux professionnels, ouvrages) et d’évènements,
- Concevoir et tester un dispositif pédagogique visant à permettre l’acculturation et la montée en compétences des professionnel.les et des étudiants, puis au-delà à imaginer puis conduire des stratégies à la hauteur des enjeux de l’Anthropocène.
Pour Isabelle Huault, Présidente du Directoire et Directrice Générale d’emlyon business school : « La question environnementale est pour emlyon un axe stratégique majeur. Nous nous réjouissons du lancement de cette Chaire avec Carbone 4 qui reflète la mobilisation de toutes nos énergies sur ces enjeux vitaux pour la Planète. Avec la Chaire « Stratégie en Anthropocène », nous sommes pionniers comme nous l’avons été dans l’intégration des thématiques environnementales dans tous les enseignements dispensés à emlyon. »
Pour Laurent Morel, associé de Carbone 4 : « Pour contribuer à la transition, les entreprises ont plus que jamais besoin de se figurer et comprendre quel pourrait être leur rôle, dans un futur indéterminé, mais en cohérence avec les contraintes environnementales. C’est la raison d’être de Carbone 4 que de les y aider. Un important travail méthodologique est en cours et cette Chaire de recherche fondée avec emlyon business school en sera le catalyseur. »
Pour Thomas Gauthier, Professeur à emlyon et titulaire de la chaire « Stratégie en Anthropocène » :« L’Anthropocène appelle un changement radical de la pensée et de l’action stratégiques ; les entreprises doivent mettre en œuvre des moyens inédits pour percevoir et faire sens du monde qui vient, afin de pouvoir mieux se transformer et contribuer à bâtir des mondes « habitables ».
À propos d’emlyon business school:
logo_emlyon_end.svg Fondée en 1872 par la CCI de Lyon, emlyon business school accueille 9 050 étudiantes et étudiants de 125 nationalités sur 6 campus dans le monde (Lyon-Écully, Saint-Étienne, Shanghai, Paris, Bhubaneswar et Mumbai). emlyon s’appuie sur une Faculté de 166 professeures et professeurs-chercheurs internationaux et un réseau de 200 partenaires académiques à travers le globe pour proposer des parcours d’apprentissage d’excellence et ouverts sur le monde. L’École compte une communauté de 41 700 diplômées et diplômés dans 130 pays. Société à Mission depuis juillet 2021, emlyon a pour raison d’être de : « former et accompagner tout au long de leur vie des personnes éclairées qui transforment les organisations avec efficacité pour une société plus juste, solidaire et respectueuse de la planète ». Sa pédagogie early makers relie étroitement action et réflexion. Elle place l’hybridation des compétences et la responsabilité sociale au cœur de ses programmes de formation pour faire se rencontrer le meilleur des mondes socio-économique et académique.- www.em-lyon.com
À propos de Carbone 4
Carbone 4 accompagne la transformation du monde vers la décarbonation, la préservation de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique. Carbone 4 accompagne ses client·es dans la construction de stratégies résilientes et compatibles avec les limites planétaires en mettant à profit son expertise de référence, ses expériences sectorielles et ses méthodologies de pointe.
- www.carbone4.com
LIVRE BLANC : « Pour des technologies, usages et expériences immersives plus responsables.»
Ce livre blanc a été remis au Ministre chargé du Numérique et aux rapporteurs du Rapport metavers au gouvernement. Il étudie précisément le sujet émergent des métavers et des technologies immersives. Reconnaissant la phase naissante des métavers, contrastée par des réactions polarisées, cet ouvrage donne à voir une initiative commune visant à anticiper et à traiter la responsabilité et la soutenabilité de ces technologies au niveau global, avant qu’elles ne deviennent omniprésentes. Ce travail ne se veut ni utopique, ni dystopique, mais « protopique« ; il s’efforce d’éviter les discours clivants et embrasse la diversité des manifestations immersives, qu’elles soient connectées ou non, persistantes comme les métavers ou éphémères, avec ou sans blockchain. Il souligne également l’importance du marché potentiel des technologies immersives, estimé entre 55 et 105 milliards d’euros de PIB additionnel par an en France, et jusqu’à 489 milliards d’euros dans l’UE d’ici 2035.
L’essence de ce livre blanc repose sur une démarche égalitaire, afin de garantir une voix équivalente à chacun de ses contributeurs, qu’il s’agisse d’un freelance expert ou d’une grande entreprise telle que Microsoft ou Meta. Autant que possible, le document se réclame exhaustif, mais il reconnaît toutefois ne pas pouvoir couvrir tous les aspects inhérents au sujet et salue tout travaux complémentaires parus dans le domaine.
LES GRANDS ENSEIGNEMENTS DU LIVRE BLANC
- ★ Diversité, Inclusion et Accessibilité – La diversité, l’inclusion et l’accessibilité jouent un rôle crucial dans le développement et l’adoption des mondes immersifs. Bien qu’il y ait un risque de renforcement des stéréotypes, particulièrement visible dans le domaine des jeux vidéo, les mondes immersifs offrent un immense potentiel pour favoriser l’empathie et prendre en compte les différences, notamment grâce à l’immersion et à l’utilisation d’avatars. Cette puissance est déjà mise à profit dans de multiples expériences au sein des métavers, dans les systèmes éducatifs et au sein des organisations pour lutter contre les préjugés et favoriser la diversité. Cependant, l’adoption limitée et la diffusion des équipements de réalité virtuelle, en raison de leurs coûts, représentent des obstacles, notamment pour les groupes défavorisés ou ceux vivant loin des grands centres urbains. Malgré cela, leur application dans le système éducatif montre des avantages notables, tels que la lutte contre le décrochage scolaire. Non seulement ces technologies offrent un accès démocratique à la culture mais aussi au patrimoine. Pour maximiser l’impact positif de ces technologies, plusieurs actions sont proposées dans le livre blanc. L’objectif ultime est de créer des mondes virtuels où l’inclusion, la diversité et l’accessibilité sont intrinsèques, répondant ainsi à un idéal « protopique ».
- ★ Santé Physique et Mentale – La réalité virtuelle (RV) et d’autres technologies immersives, bien que bénéfiques dans certains domaines thérapeutiques et médicaux, présentent bien évidemment aussi des risques pour la santé physique et mentale, affectant jusqu’à près de 50% des utilisateurs. Des symptômes tels que la cybercinétose, des perturbations de la coordination sensorimotrice, et des effets secondaires dus à l’exposition à divers agents physiques sont notables. Les études de l’ANSES soulignent également l’impact de la RV sur la socialisation et la sédentarisation. Malgré les avancées technologiques, les effets négatifs, y compris les addictions et les transferts psychologiques, nécessitent une utilisation prudente et encadrée, surtout chez les jeunes et les personnes vulnérables.
- ★ Écologie, Climat et Biodiversité – Les technologies immersives, en dépit de leur empreinte carbone significative et d’autres impacts environnementaux, peuvent potentiellement contribuer à la réduction des émissions de GES grâce à des alternatives comme la télé-présence, minimisant ainsi les déplacements physiques. Par ailleurs, l’utilisation de ces technologies dans l’éducation relative au changement climatique et à la biodiversité présente un potentiel en matière de sensibilisation et de compréhension des enjeux écologiques et climatiques. Des initiatives comme le CEPIR cherchent à évaluer et à minimiser l’impact écologique des technologies immersives, mais une action coordonnée incluant recyclage, reconditionnement, et sensibilisation reste nécessaire.
- ★ Gouvernance, Droit et Régulation – Bien que les mondes immersifs soient sujets à certaines régulations existantes, la nature unique des métavers et autres plateformes immersives suscite des défis juridiques et éthiques spécifiques. On peut noter la gestion des données personnelles, les questions de harcèlement ou de comportements abusifs. Des zones sûres et des initiatives d’autorégulation ont émergé, mais une gouvernance plus structurée et possiblement des ajustements ou des ajouts aux régulations actuelles sont sans doute nécessaires pour aborder les enjeux spécifiques des métavers et assurer une expérience utilisateur sûre et équitable.
Frédéric Bardeau, président de la Simplon Foundation, affirme : « C’est précisément parce que les métavers n’existent pas encore et que les technologies immersives (XR) cherchent encore leurs usages et leur place dans l’écosystème numérique qu’il faut travailler aux questions de responsabilité et de soutenabilité qui les concernent. Après il sera trop tard. »



