L’énergie est une charge économique importante des exploitations agricoles et les agriculteurs sont impactés par les soubresauts du contexte énergétique. De plus, les émissions de gaz à effet de serre issues des énergies et intrants représentent 30% des émissions du secteur agricole, et jusqu’à 60% si on intègre les émissions de la fertilisation azotée. C’est pour répondre à cette problématique, à la fois économique et écologique, que le programme FABACÉÉ, inscrit dans le cadre des Certificats d’Économie d’Énergies (CEE) du ministère en charge de la transition énergétique, a été imaginé et doté de 17 Millions d’euros pour ce Prmier appel à candidature.
L’énergie est une charge économique importante des exploitations agricoles, qu’elle soit directe (carburants, électricité)ou indirecte (engrais et aliments du bétail en particulier). Les agriculteurs sont confrontés régulièrement aux soubresauts du contexte énergétique. Parallèlement, les émissions de gaz à effet de serre issues des énergies et des intrants représentent 30% des émissions du secteur agricole, et jusqu’à 60% si on intègre les émissions de N2O de la fertilisation azotée1.
L’appel à candidature, dédié aux structures d’accompagnement et à leurs adhérents souhaitant réduire leurs consommations énergétiques, a été lancé le 1er octobre à l’occasion du Sommet de l’Élevage. Il reste ouvert jusqu’au 15 novembre. Après analyse du jury, les lauréats seront sélectionnés en fin d’année pour un démarrage des actions début 2025.
Le programme durera 3 ans (2025-2027) et ambitionne d’accompagner 200 groupes, soit entre 2000 et 3500 agriculteurs.
17 M€ pour un accompagner un groupe d’agriculteurs
Le programme CEE FABACÉÉ a pour ambition d’aider les exploitants à réduire leur consommation d’énergie. Doté d’un budget de 17 millions d’euros, il s’adresse aux structures d’accompagnement (fédérations ou groupements CUMA, réseaux CIVAM, ADEAR, GAB, Chambres d’Agriculture, Coopératives…) et permet à leurs adhérents de se mettre en action de manière collective pour atteindre un objectif de réduction de leurs consommations énergétiques de 15%
À chaque groupe lauréat il est proposé de :
Profiter d’outils pour mettre en œuvre les projets d’économie d’énergie (formations, outils de diagnostics et de suivi de projet, banque de ressources) ;
Financer les postes d’animateurs des groupes et participer au financement des besoins matériels (équipements de mesure, agroéquipements…) et immatériels (analyses, voyages d’études…) ;
Bénéficier d’un fonds de garantie pour faciliter l’accès au crédit bancaire et participer à l’expérimentation d’une assurance transition pour prendre en charge une partie du risque supporté par les agriculteurs qui feront évoluer leurs pratiques agricoles.
Des exploitations agricoles plus résilientes
Rejoindre le programme FABACÉÉ, c’est bénéficier de la puissance et de l’effet d’entraînement du collectif. Dans ce cadre, les agriculteurs pourront monter en compétences et seront accompagnés pour mettre en place un plan d’action vers l’autonomie énergétique de leurs exploitations.
“Au-delà de la dimension écologique qui nous anime, les agriculteurs ont tout intérêt à réduire leur consommation d’énergie qui représente la majorité de leurs charges. Ils peuvent ainsi alléger leurs factures et rendre leur exploitation plus autonome face à la fluctuation des marchés. C’est avec cette ambition que FABACÉÉ les accompagnera pour déployer des pratiques plus sobres (en énergie directe et en intrants) et des matériels plus efficients afin d’amorcer la transition énergétique de leur exploitation.”
Romain Behaghel, coordinateur du programme.
Les candidatures sont ouvertes !
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre et les lauréats seront dévoilés fin 2024. Le programme d’une durée de 3 ans débutera début 2025. Pour candidater et bénéficier de cet accompagnement, les collectifs ont rendez-vous sur le site internet du programme : fabacee.fr
Pour cette première promotion, FABACÉÉ s’adresse aux régions suivantes : Bretagne, Pays de la Loire, Normandie, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un deuxième appel à candidatures est prévu en février 2025.
« Décroissance, urgence climatique et transformation du travail » est un article de Luis González Reyes extrait de l’ouvrage collaboratif “Mas allá del colonialismo verde : justicia global y geopolítica de las transiciones ecosociales”, publié en 2023 par CLACSO. En s’appuyant sur divers travaux en économie, sciences sociales et sciences de l’environnement, l’auteur montre comment le monde du travail et les modes de production doivent se transformer pour faire face à l’urgence climatique. 3 points essentiels à retenir par Antolin Bertille pour L’Œil de La Fabrique Écologique.
De cet article, La Fabrique Écologique retient trois points essentiels :
#1 Selon les auteurs, un modèle économique basé sur la croissance infinie n’est pas viable, car il suppose une augmentation de la consommation de ressources, lesquelles sont limitées. Un nombre croissant de travaux montrent que la transition écologique n’aura pas lieu sans une diminution de la consommation d’énergie et de ressources, donc une décroissance de la production. Selon l’auteur, l’urgence écologique nécessite de se passer des énergies fossiles pour se tourner vers un mix de sources d’énergies les plus faiblement pourvues d’éléments fossiles comme les terres rares, donc technologiquement plus simples. Aujourd’hui, l’énergie produite est surtout stockée. N’ayant pas une grande capacité de stockage, ces sources d’énergie devraient avant tout être mobilisées à l’échelle locale afin de pouvoir être directement utilisée.
#2 Selon l’auteur, certains secteurs basés sur l’exploitation des écosystèmes (transports, finance, etc.) devront suivre une logique de décroissance, tandis que d’autres ayant pour but la préservation de l’environnement devront être soutenus. Avec la diminution des transports qui fonctionnent avec des ressources non renouvelables, chaque territoire devra diversifier ses activités, afin de produire une quantité suffisante des biens et services nécessaires à la population locale pour réduire la dépendance aux importations. Afin de ne pas pénaliser les pays dont l’économie est dépendante des exportations, ces mesures de relocalisation devront s’accompagner de politiques de redistribution des richesses entre les pays et territoires.
#3 Selon l’auteur, de tels changements nécessiteraient une réduction du temps de travail, qui impliquerait une baisse de la production. Prenant l’exemple de l’Espagne, il montre qu’une diminution du temps de travail employé et de la production, réalisée en passant à une semaine de 30 ou 32 heures, ne s’accompagnerait pas d’une réduction du nombre d’emplois. Pour que ces changements soient viables, il serait nécessaire de diminuer la dépendance des citoyen·ne·s à leur salaire pour répondre à leurs besoins. Un processus de démarchandisation devrait être entamé : un maximum de biens et services pourraient être produits en coopération et en autogestion, permettant ainsi de réduire les coûts tout en échappant aux logiques de marché.
Travailler moins pour vivre mieux et plus légèrement sur la terre: décroissance et réduction du temps de travail
La France et la réduction du temps de travail
En France, les vertus écologiques de la réduction du temps de travail ont été mises en avant dès les années 70. Ses vertus sociales ont quant à elles été expliquées par les syndicats (ex. : CGT et Solidaires), qui demandent depuis plusieurs décennies de passer à une semaine de 32h. Mais la réduction du temps de travail n’est pas à l’ordre du jour. Si la semaine de 4 jours est expérimentée dans la fonction publique depuis le printemps 2024, ce n’est qu’une contraction du temps travaillé. La question des avantages et des inconvénients d’une réduction du temps de travail mériterait cependant de nouvelles réflexions.
Si plusieurs articles récents soulignent les vertus d’une diminution du temps de travail, un travail de vulgarisation scientifique et une mise en dialogue avec des arguments contraires seraient nécessaires pour bien appréhender ce sujet.
L’ouvrage collaboratif “Mas allá del colonialismo verde : justicia global y geopolítica de las transiciones ecosociales”, publié en 2023 par CLACSO est disponible ici.
Densifier, artificialiser, exploiter chaque espace n’est clairement plus compatible avec une prospérité économique consciente des limites planétaires. Les solutions issues du génie écologique ou fondées sur la nature et les modèles constructifs bioclimatiques apportent toutes les solutions pour réenchanter les villes. Avec l’accélération des dérèglements climatiques, l est urgentissime, selon Fabrice Bonnifet, Directeur Développement Durable & Qualité, Sécurité, Environnement du Groupe Bouygues, de revoir les schémas d’aménagement des villes et redécouvrir le bon sens !
Oui un arbre est un climatiseur low tech, oui le végétal est un remède à l’anxiété, oui la renaturation d’une parcelle apporte une valeur immatérielle inestimable, oui une zone humide urbaine participe à la thermorégulation de la ville et agit comme une éponge lors des épisodes de pluies, oui les humains ont un besoin physiologique de nature et de parcs pour se promener et se faire des bisous.
Tout comme l’économie, la ville doit devenir régénérative ! La nature a tout inventé, il est temps pour les aménageurs de s’inspirer du fonctionnement des écosystèmes complexes et interconnectés pour organiser les villes.
Faisons advenir des villes où s’articulent l’intégrité des métabolismes, l’inclusion sociale et la santé des humains, dans lesquelles la robustesse des infrastructures primera leur seule performance, où le partage et l’entraide remplaceront la compétition exacerbée.
Des villes où les corridors écologiques seront conçus en même temps que nos couloirs de mobilités, où les bâtiments et les infrastructures seront conçus pour accueillir et favoriser la biodiversité.
Des villes où les enfants et les autres citoyens vont pouvoir de nouveau s’émerveiller du miracle de la vie, car on ne peut protéger que ce que l’on aime.
Le moment est venu d’aménager nos villes pour qu’elles deviennent plus résilientes, s’adaptent au changement climatique en cours, offrent une diversité florissante et un cadre de vie plus sain, moins bruyant et plus agréable pour tous, bref des villes régénératives.
A cette fin lors de sa récente Masterclass « La restauration du vivant, une nouvelle boussole pour le futur de nos métiers », les entreprises du Groupe Bouygues et Arthur Pasquier, le DG de Rejeneo ont pu présenter leurs solutions aux aménageurs, promoteurs et services de l’urbanisme …
Pierre-Henry Dodart, Administrateur de l’État engagé pour la transition écologique, a réalisé la synthèse d’une étude académique qui montre le rôle essentiel des Ressources Éducatives Libres (REL) pour rendre l’éducation sur le climat plus inclusive et accessible. Ces ressources permettent de toucher un public diversifié, tout en offrant la possibilité d’adapter les contenus éducatifs aux réalités locales.
Dans cette étude, vous découvrirez :
1️⃣ Comment les REL facilitent l’accès à des contenus de qualité, gratuits et modifiables, pour un apprentissage flexible.
2️⃣ L’importance de co-construire les savoirs en permettant aux étudiants, enseignants et communautés d’enrichir les ressources existantes.
3️⃣ Le rôle des REL dans le développement des compétences critiques et créatives, essentielles pour aborder les défis climatiques.
4️⃣ La façon dont les REL favorisent une approche pédagogique qui va au-delà des salles de classe traditionnelles, en permettant à chacun de devenir un acteur du changement climatique.
Comment ces ressources peuvent transformer l’éducation sur le climat et encourager des actions concrètes et collaboratives ?
L’enseignement du changement climatique : vers une pédagogie innovante et interdisciplinaire
L’éducation ouverte et les ressources éducatives libres : vers une pédagogie collaborative
L’éducation ouverte repose sur le principe d’un accès libre et sans restriction aux ressources pédagogiques, à l’apprentissage et à l’enseignement. Elle va au-delà du simple accès à l’information en permettant à chacun de contribuer, d’adapter et de personnaliser les ressources pour répondre à des besoins spécifiques. Les ressources éducatives libres (REL), sont au cœur de ce mouvement. Elles sont des matériaux pédagogiques mis à disposition avec des licences ouvertes, permettant leur utilisation, leur modification et leur distribution par n’importe qui.
L’article de Teixeira et al. souligne que l’éducation au changement climatique bénéficie grandement de cette philosophie d’ouverture. En rendant les ressources éducatives plus accessibles, les REL brisent les barrières économiques, sociales et géographiques qui limitent souvent l’accès à l’éducation de qualité. Ce caractère ouvert est essentiel pour aborder des questions complexes et globales comme le changement climatique, qui nécessitent une compréhension collective et des actions coordonnées.
Les REL comme outils de co-création et de partage des connaissances
Un des aspects les plus novateurs des REL est leur potentiel pour la co-création des connaissances. Dans le domaine de l’éducation au changement climatique, cela signifie que les apprenants, les éducateurs et les experts peuvent travailler ensemble pour enrichir et adapter les ressources pédagogiques. Cette approche collaborative favorise une diversité de perspectives, essentielle pour comprendre les multiples dimensions du changement climatique. En permettant aux étudiants d’ajouter leurs expériences et leurs connaissances, les REL encouragent une dynamique où l’apprentissage devient un processus interactif et évolutif.
Le projet LECH-e incarne cette philosophie de co-création. Les modules éducatifs développés ne sont pas figés ; ils sont conçus pour être continuellement enrichis par les contributions des étudiants, des universitaires et des communautés locales. Par exemple, les étudiants sont encouragés à partager leurs propres vécus du changement climatique, qu’il s’agisse d’observations locales, d’impacts socio-économiques ou d’initiatives de résilience. Ces contributions sont ensuite intégrées dans les REL, enrichissant ainsi le contenu pédagogique de manière dynamique et contextuelle.
L’éco-anxiété et la prise de conscience du changement climatique chez les étudiants
Avantages des REL dans le contexte de l’éducation au changement climatique
L’utilisation des REL dans l’éducation au changement climatique présente plusieurs avantages. Premièrement, elles permettent de répondre aux besoins divers des apprenants. Étant donné la diversité des contextes culturels, sociaux et environnementaux dans lesquels se manifestent les effets du changement climatique, les REL offrent la flexibilité nécessaire pour adapter le contenu éducatif à des contextes spécifiques. Par exemple, une ressource sur l’impact du changement climatique sur les écosystèmes côtiers peut être adaptée pour inclure des études de cas locales, des témoignages de communautés de pêcheurs ou des politiques de gestion des zones côtières.
Deuxièmement, les REL favorisent une approche pédagogique axée sur la résolution de problèmes. En fournissant des outils éducatifs ouverts, les REL encouragent les apprenants à s’engager activement dans l’apprentissage et à développer des solutions créatives aux problèmes environnementaux. Le projet LECH-e, par exemple, intègre des activités d’apprentissage basées sur des scénarios, où les étudiants sont invités à analyser des situations réelles, à évaluer les impacts et à proposer des stratégies d’adaptation. Cela permet de développer des compétences pratiques et des capacités de pensée critique, essentielles pour aborder les défis complexes du changement climatique.
Vingt ans de législation anti-changement climatique et anti-évolution : un bilan pour l’éducation aux USA
Éducation ouverte : un engagement envers une pédagogie inclusive
L’éducation ouverte, soutenue par les REL, va de pair avec l’engagement envers une pédagogie inclusive. Dans le contexte du changement climatique, cela signifie intégrer diverses voix et expériences dans le processus d’apprentissage. Les REL permettent de surmonter les limitations des approches éducatives traditionnelles, souvent centrées sur un modèle unique de transmission des connaissances. Elles offrent un espace où les étudiants, indépendamment de leur âge, de leur origine socio-économique ou de leur situation géographique, peuvent accéder à des ressources de qualité et participer activement à la production de savoirs.
De plus, l’éducation ouverte et les REL encouragent la collaboration entre différentes parties prenantes, y compris les éducateurs, les étudiants, les chercheurs, les professionnels et les communautés locales. Cette collaboration enrichit le processus éducatif, en apportant des perspectives pluridisciplinaires et en renforçant le lien entre la théorie et la pratique. Dans le cas du projet LECH-e, cette approche collaborative est mise en avant par l’engagement des universités, des ONG, des institutions publiques et des organisations internationales dans le développement et la diffusion des REL. Cela crée un réseau d’apprentissage interconnecté, capable de s’adapter aux évolutions rapides des connaissances et des besoins éducatifs liés au changement climatique.
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Les défis de l’adoption des REL et de l’éducation ouverte
Si les avantages des REL et de l’éducation ouverte sont nombreux, l’article reconnaît également les défis associés à leur adoption. L’un des principaux obstacles est la réticence de certaines institutions à ouvrir et partager leurs ressources. Cette réticence peut être liée à des préoccupations concernant la propriété intellectuelle, la qualité des contenus ou la perte de contrôle sur la manière dont les ressources sont utilisées et modifiées. Pour surmonter ces défis, il est essentiel de promouvoir une culture de l’ouverture et de la collaboration, où la qualité et la validité des ressources sont assurées par des processus de co-évaluation et de validation par les pairs.
Un autre défi est la nécessité de développer des compétences numériques et pédagogiques pour créer, adapter et utiliser efficacement les REL. Les enseignants et les éducateurs doivent être formés à l’utilisation des outils numériques et des licences ouvertes, ainsi qu’à l’intégration des REL dans des approches pédagogiques innovantes. Le projet LECH-e aborde cette question en offrant un soutien aux éducateurs et en favorisant l’échange de bonnes pratiques entre les partenaires du consortium.
Conclusion
Les ressources éducatives libres et l’éducation ouverte constituent des éléments clés pour élargir la participation à l’éducation sur le changement climatique. Elles offrent une plateforme flexible, accessible et collaborative, permettant de toucher un public diversifié et de créer un espace d’apprentissage dynamique. En intégrant les REL dans l’éducation au changement climatique, des projets comme LECH-e démontrent que l’apprentissage ne doit pas être limité par des frontières géographiques ou des contraintes institutionnelles. Ils ouvrent la voie à une éducation inclusive, où chaque individu a la possibilité de contribuer, de co-créer et d’agir face aux défis environnementaux.
À travers l’éducation ouverte, nous pouvons construire une communauté d’apprentissage globale, engagée dans la recherche de solutions durables. Les REL ne se contentent pas de diffuser des connaissances, elles stimulent également la créativité, l’engagement citoyen et la capacité d’agir collectivement. En favorisant l’éducation à la durabilité, les REL contribuent à former une génération de citoyens éclairés, prêts à relever les défis du changement climatique avec une approche critique, collaborative et innovante.
Citation
Teixeira, A., Bacelar-Nicolau, P., Caeiro, S., Dams, L. and van Dorp, K-j. (2012) ‘The challenge of widening citizen participation in climate change education: developing open educational resources on the lived experiences of climate change’, Int. J. Innovation and Sustainable Development, Vol. 6, No. 1, pp.66–77.
Pour en savoir plus sur l’éducation et la transformation écologique, n’hésitez pas à suivre Pierre-Henry Dodart, Administrateur de l’État engagé pour la transition écologique, sur LinkedIn. Il partage régulièrement des articles, des réflexions et des ressources sur ces thématiques essentielles. Vous pouvez également visiter son blog où il publie des synthèses détaillées d’articles académiques.
La transition énergétique et écologique est devenue une priorité pour les entreprises soucieuses de leur impact environnemental. Bpifrance rappelle les 5 ressources incontournables pour réussir votre transition vers une entreprise plus durable et responsable grâce à ce guidede conseils pratiques et de stratégies exclusives.
Communication responsable : comment éviter les pièges du greenwashing ?
Bpifrance a conscience que la transition écologique d’une entreprise est un sujet dense et les actions à mener peuvent sembler complexes. C’est pourquoi elle a créé de nombreux contenus qualitatifs pour aider l’entreprise à mieux comprendre les opportunités qui s’offrent à elle et faire gagner un temps précieux à ses équipes.
Depuis 2021, plus de 2 000 entrepreneurs et cadres de fonctions RSE les ont utilisés comme un tremplin pour leur transition. Bpifrance en a sélectionné 5 afin de regrouper les contenus essentiels qui permettront d’engager et d’accélérer la transition énergétique et écologique de votre entreprise :
1. Communiquer de manière responsable pour éviter les pièges du greenwashing
2. 10 idées de chantier pour devenir une entreprise bas carbone
3. Comment agir sur le coût et la consommation de votre entreprise
4. L’outil Climatomètre pour faire un bilan carbone en 15 minutes
5. Apprendre à financer votre Transition Écologique d’Entreprise (TEE)
Quel que soit votre niveau de maturité en matière de transition énergétique et écologique (TEE), vous trouverez forcément un outil qui vous sera pleinement utile.
Livre blanc » 5 outils essentiels pour la transition écologique de votre entreprise «
Pour la sortie de la version Grand Public de son rapport annuel, le Haut conseil pour le climat (HCC) lance un rappel urgent : la France doit impérativement atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et intensifier ses efforts d’adaptation face aux impacts dévastateurs du changement climatique.
Diaporama version grand public du rapport annuel 2024
Malgré des progrès, la France risque de ne pas tenir son second budget carbone (2019-2023) en raison de la fragilisation des puits de carbone forestiers.
Le changement climatique frappe fort : 3 000 décès en 2022 liés aux canicules et 11 milliards d’euros de dégâts climatiques pour les seuls dégâts assurés.
Pierre-Henry Dodart Administrateur de l’État engagé pour la transition écologique
Le rapport 2024 du Haut Conseil pour le Climat (HCC) souligne des avancées mais aussi un retard dans les actions structurelles. Pour espérer atteindre la neutralité carbone, 60-70 milliards d’euros d’investissements annuels supplémentaires sont nécessaires d’ici 2030.
Les principales fragilités identifiées concernent :
🌲 L’insuffisance des efforts pour restaurer les puits de carbone forestiers
🚗 Une transition trop lente des mobilités et flottes d’entreprises
🏘️ Un taux de rénovations performantes des bâtiments très faible
🍽️ Un manque de politiques solides pour un système alimentaire bas carbone
Le HCC insiste sur le fait que les lois, décrets et plans nationaux doivent être adoptés de toute urgence pour garantir la visibilité et la cohérence de la transition.
Pierre-Henry Dodart Administrateur de l’État engagé pour la transition écologique
Le rapport souligne qu’une planification écologique est essentielle pour protéger les plus vulnérables et garantir une transition juste et résiliente.
Rapport annuel 2024 du HCCversion grand public : « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population«
Le Haut conseil pour le climat présente la version grand public, accessible et synthétique de son rapport annuel « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population », publié en juin. La version grand public est tournée vers la jeunesse, mais également destinée à toute personne souhaitant s’informer sur l’action publique climatique en France.
En seize page illustrées, le rapport grand public présente de manière pédagogique les principaux points du rapport annuel 2024 :
Émissions de gaz à effet de serre,
Respect des budgets carbone,
Impacts du changement climatique sur la dernière décennie
Besoins d’adaptation
Évaluation du cadre d’action publique en France,
Leviers pour l’action climatique nationale et internationale,
Recommandations pour améliorer l’action publique en matière de climat.
Rapport annuel 2024 complet – « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population »
Le Haut conseil pour le climat (HCC) souhaite rappeler au nouveau Gouvernement, au Parlement et au Conseil économique, social et environnemental, l’importance cruciale d’atteindre la neutralité carbone de la France en 2050, avec une direction claire et stable qui donne de la visibilité aux acteurs économiques, et de protéger les ménages et les entreprises des impacts du changement climatique.
Malgré les résultats encourageants du rythme de baisse des émissions territoriales de gaz à effet de serre, les données actuelles indiquent que le second budget carbone de la France (période 2019-2023) ne sera pas tenu, notamment du fait de la forte diminution du puits de carbone des forêts gérées, fragilisé par le changement climatique.
La France et l’Europe sont durement touchées par le changement climatique. Il entraîne des évènements extrêmes plus fréquents et plus intenses – vagues de chaleur, sécheresses agricoles et feux de forêts, précipitations extrêmes et inondations – et des effets croissants de la montée du niveau de la mer sur les littoraux. En 2022, les canicules ont entraîné près de 3 000 décès en France et les aléas climatiques près de 11 milliards d’euros pour les seuls dommages assurés. Les moyens mis en œuvre pour l’adaptation demeurent insuffisants. Sans action climatique, les dommages s’aggraveront, réduiront le produit intérieur brut et auront des effets dramatiques pour les populations les plus exposées.
Le rapport annuel 2024 du HCC met en évidence des avancées significatives dans la gouvernance et la stratégie des politiques climatiques françaises. Lorsqu’elle est mise en place et suivie, la planification écologique constitue un facteur de cohérence et de prévisibilité pour tous les acteurs concernés.
L’atteinte de la neutralité carbone nécessite de consacrer des financements pluriannuels publics et privés estimés à 60-70 milliards d’euros d’investissements annuels supplémentaires d’ici à 2030 tout en arrêtant les subventions aux énergies fossiles. Les annulations récentes de crédits et le maintien de ces subventions nuisent à la confiance dans la transition climatique.
Le parlement n’a pas encore pu examiner les textes stratégiques qui encadrent l’action de la France : la nouvelle stratégie nationale bas carbone (SNBC), le troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) et la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). L’adoption des lois, la publication des décrets, l’élaboration des documents de planification sont urgentes afin de donner à chaque acteur la visibilité nécessaire pour agir en cohérence avec la transition climatique.
Un renforcement des actions structurelles est indispensable, avec un cap clair pour la décennie 2030-2040, afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, et d’engager résolument l’adaptation.
Les principales fragilités de la trajectoire de la France relèvent :
de la visibilité insuffisante du déploiement à long terme des énergies renouvelables et des nouveaux programmes nucléaires,
de l’insuffisance des plans visant la reconstitution du puits de carbone forestier,
du manque de maîtrise de la demande en mobilité des personnes et des biens,
des retards dans le verdissement des flottes d’entreprise,
du faible taux de rénovations performantes des bâtiments,
et de politiques sectorielles ne permettant pas encore d’assurer la transition vers un système alimentaire bas carbone, résilient et juste.
De manière transversale, la transition juste et l’adaptation ne sont pas assez intégrées à l’action climatique, ce qui entraîne un risque d’aggravation des inégalités et hypothèque la poursuite de la transition climatique.
Les recommandations du HCC sont détaillées dans le rapport annuel 2024 « Tenir le cap de la décarbonation, protéger la population » ci-dessous :
Des enfants plus concentrés à l’école, des malades qui récupèrent plus vite, des employés plus motivés. Selon des études menées par les chercheurs, il suffit de voir, sentir ou toucher une plante pour rendre la vie plus douce. Depuis plus de 20 ans, les scientifiques s’intéressent aux effets bénéfiques des plantes sur la santé humaine. La scientifique britannique Kathy Willis détaille les principales conclusions de ces recherches dans un ouvrage remarquable, publié en France par Seuil. Elle y explique pourquoi nous devrions faire entrer la nature dans notre quotidien.
Kathy Willis est auteure et professeure de biodiversité à l’Université d’Oxford
Kathy Willis, professeure à l’Université d’Oxford, a lu il y a une quinzaine d’années une étude qui a changé sa vision de notre rapport à la nature. Cette étude démontrait qu’à l’hôpital les patients qui venaient de subir une opération se remettaient trois fois plus rapidement quand les fenêtres de leur chambre donnaient sur des arbres et non des murs. Depuis, les recherches de Kathy Willis tendent à prouver ce lien entre notre fréquentation des espaces verts et la qualité de notre santé, notre humeur et notre longévité.
Du vert à l’horizon car c’est important, ce qu’on voit
Dans son ouvrage Naturel publié aux éditions Seuil, la chercheuse expose ces découvertes scientifiques. Elles démontrent toutes qu’en cas de stress, le simple fait de regarder un paysage de nature, même sur un ordinateur, nous nous calmons. L’auteure cite une étude menée par une équipe de scientifiques de l’Université de Chiba au Japon. Les chercheurs ont demandé à des étudiantes de regarder deux photos pendant quatre-vingt-dix secondes chacune, l’une de forêt et l’autre de tours de bureaux. « Les résultats ont été limpides » note Kathy Willis. « L’activité du cerveau a laissé apparaître un calme physiologique dans les réponses des étudiantes au questionnaire, qui, quand elles regardaient la photo de nature, signalaient des perceptions plus fortes de « confort », de « détente » et de « naturel ». » Il semblerait que regarder des photos de nature déclenche dans notre corps des réactions nous amenant à être plus plus calme et moins anxieux.
Kathy Willis cite aussi le travail des équipes de Roger Ulrich, éminent psychologue environnementaliste. Dans les années 1990, ils ont proposé une Théorie de Réduction du Stress, la SRT. Ils soutenaient que, confronté à la nature, nous avons deux réactions prédéterminées. Tout d’abord, comme nous préférons les images de nature, d’instinct nous leur prêtons plus d’attention. Ensuite, ce faisant, cela nous emmène vers un « état émotionnel plus positif ».
Ces deux facteurs liés entraînent dans notre corps le déclenchement automatique de réactions physiologiques qui nous amènent à récupérer plus vite du stress occasionné. A l’inverse, les chercheurs soutenaient qu’il ne se passe pas la même chose quand nous regardons un environnement urbain – cela peut au contraire entraver la récupération, en particulier après des événements stressants.
De nombreuses études ont depuis démontré son exactitude : quand nous regardons un environnement naturel, les indicateurs physiologiques de stress dans le corps montre un taux de récupération supérieur. Mais regarder des images de nature améliorent aussi nos capacités associées à certaines tâches – ce que l’on appelle les fonctions cognitives. Kathy Willis se réfère notamment à une étude menée en 2015 par une équipe de scientifiques dirigée par Payam Dadvand, un chercheur de l’Institut de santé mondiale de Barcelone.
Dadvand a voulu savoir s’il y avait une différence dans le développement cognitif d’enfants d’école primaire s’ils voyaient des scènes de nature. Il a mené une expérience pendant toute une année scolaire avec 2593 élèves de primaire venant de 36 établissements, avec un âge moyen de 8 ans. L’expérience a démontré que, indépendamment des facteurs socio-économiques ou du contexte familial, plus les enfants disposaient d’espaces verts dans leur vie quotidienne, plus ils progressaient, mois après mois, en matière de mémoire de travail et d’attention.
Un décryptage par Paul Klotz – Expert associé à La Fabrique Écologique et à la Fondation Jean Jaurès
Les bienfaits des mains dans la terre et la puissance des odeurs
Dans le paragraphe « Sens cachés », Kathy Willis détaille les bienfaits du microbiote environnemental sur notre santé. Septique sur le sujet, le regard de la scientifique a changé lorsqu’elle est tombée sur une étude démontrant que des enfants qui jouent dans la terre augmentent considérablement leur microbiote intestinal.
Ces enfants étaient divisés en trois groupes. L’un jouait dans un bac à sable dont le sol provenait de la forêt, le deuxième, sur un tapis et le troisième sur du béton. Les scientifiques ont étudié le sang et les bactéries de la peau et de l’intestin des enfants avant et après une période de 28 jours. Ils ont constaté que ceux qui jouaient sur le sol issu de la forêt avaient développé une flore très diversifiée, tant au niveau de l’intestin que de la peau. De plus, leur sang contenait un taux élevé de « cellules tueuses », qui réduisent l’inflammation.
On apprend plus loin qu’un rapport estime que le marché des plantes artificielles, celles fabriquées en polyester et plastique, dépasserait les 780 millions de dollars d’ici 2028. Elles fleurissent dans de nombreux rayons de magasin de décoration. Kathy Willis fait référence à des études qui démontrent que ces plantes synthétiques n’offrent ni la même diminution de stress ni la même amélioration de l’humeur que les vraies.
On découvre plus loin aussi l’importance de l’odeur des plantes sur notre santé. L’étude, menée par le professeur Tsung-Ming Tsa et ses collègues de la Recherche expérimentale sur les forêts de l’Université nationale de Taïwan, s’est penchée sur les bénéfices sanitaires associés à l’inhalation de l’odeur issue du cèdre japonais. Kathy Willis détaille le processus. Mais les auteurs de cette étude ont tiré la conclusion préliminaire que la réaction immunitaire de gens atteints de facteurs de risques cardiovasculaires particuliers pourrait s’améliorer en vivant dans des endroits proches d’environnement forestier diffusant ces composés organiques volatiles. Plus loin, on apprend encore comment l’odeur de rose rend les conducteurs automobiles plus prudents.
Reconnue dans le monde entier pour son travail sur la biodiversité végétale, Kathy Willis apporte dans ce livre de nombreux exemples sur la façon dont la nature peut améliorer notre vie. Il résume l’état actuel des recherches scientifiques, qui sont inconnues du grand public car peu ou pas connues des scientifiques eux-mêmes.
C’est bien l’intérêt de ce livre qui apporte un regard scientifique étayé à ce que nous savions déjà. Alors oui, plus on jardine, mieux on se porte. Kathy Willis considère que l’accès à la nature doit être au cœur de toute politique sociale autant que dans toute politique de santé.
Désormais, la question est de savoir comment l’implémenter. « Dans les villes, il faut prédéterminer les zones de nature fondamentales pour la santé et non pas, comme cela arrive trop souvent, les rajouter après coup ou même pas du tout » suggère Kathy Willis. « La prescription de nature est source de richesse. Utiliser la nature pour diminuer la douleur, pour restaurer et renforcer nos capacités en matière de santé, voilà qui, potentiellement, peut nous faire économiser des milliards sur les budgets mondiaux de la santé, même si seule une infime partie des estimations faites jusqu’à présent sur ce sujet se révèlent exacts. »
« Pourtant, devoir évaluer ainsi le prix de la nature, voilà une chose qui me met à l’aise. » poursuit Kathy Willis. « Parce que la nature, c’est bien davantage qu’une simple chose simplement utiles pour notre santé. La nature n’a rien d’un produit superflu. La nature est parte intégrante de notre vie et nous fournit de multiples services écosystémiques, connus et inconnus. Sans une nature bien diversifiée autour de nous, nous ne pouvons pas survivre. »
Alors que 70% de la population vivra en 2070 dans un environnement urbanisé, « il n’est plus temps de considérer la nature comme quelque chose d’agréables à avoir tout en bas de la liste des priorités, nous devons considérer la nature comme essentielle ».
Naturel, pourquoi voir, sentir, toucher et écouter les plantes nous fait du bien de Kathy Willis – Traduit par Laurence Kiefé – 320 pages – Editions Seuil
« La nature est une infrastructure qui soutient le bien-être de l’Humanité »
Alors que les catastrophes liées au dérèglement climatique, mais aussi les conflits intra et inter-étatiques se multiplient partout dans le monde, l’ONU cherche à mobiliser la communauté internationale pour préparer l’avenir dans une perspective durable. Dans ce contexte extrêmement troublé, que peut-on attendre du Sommet de l’avenir et des prochains grands rendez-vous internationaux ? Une note du Comité 21 vient éclairer une situation internationale délicatepour éviter le pire et inventer le meilleur pour notre futur …
Le dimanche 22 septembre 2024 s’est ouvert le Sommet de l’avenir de l’ONU, qui a débuté par l’adoption du Pacte pour l’avenir. S’ouvre ensuite la semaine de haut niveau de la 79ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU, avec comme thématique de débat général :
« Ne laisser personne de côté : agir ensemble pour promouvoir la paix, le développement durable et la dignité humaine pour les générations présentes et futures ».
Le bassin méditerranéen connait des températures de l’eau très supérieures à la normale. Depuis les années 1980, ces vagues de chaleur sous-marines ont doublé et leur intensité a augmenté, ce qui est catastrophique pour la flore et la faune sous-marine.
La session prévoit une journée consacrée à l’élévation du niveau de la mer, préfigurant le prochain Sommet de Nice, une réunion de haut niveau sur la résistance aux agents antimicrobiens, et enfin une dernière réunion plénière de haut niveau consacrée à la célébration et à la promotion de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.
Les dirigeants mondiaux se sont réunis au siège de l’ONU à New York à l’occasion du Sommet de l’avenir, qui vise à repenser le système multilatéral pour répondre aux défis globaux. Le point culminant de cette rencontre a été l’adoption unanime du Pacte pour l’avenir, accompagné de deux annexes clés : le Pacte numérique mondial et la Déclaration sur les générations futures.
Les grands engagements du Pacte pour l’avenir
En adoptant ce nouveau cadre, les États membres se sont engagés sur plusieurs fronts :
Donner un nouvel élan aux Objectifs de développement durable (ODD) et à l’Accord de Paris sur le climat, deux accords historiques de 2015 qui ont connu des progrès hésitants et des échéances ratées.
Mener la transition vers une économie plus juste et plus équitable en abandonnant les combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques et accélérer les actions au cours de cette décennie pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Écouter les jeunes et les inclure dans la prise de décision, aux niveaux national et mondial.
Établir des partenariats plus solides avec la société civile, le secteur privé, les autorités locales et régionales, etc.
Redoubler d’efforts pour construire et maintenir des sociétés pacifiques, inclusives et justes et s’attaquer aux causes profondes des conflits.
Protéger tous les civils dans les conflits armés.
Accélérer la mise en œuvre des engagements sur les femmes, la paix et la sécurité
Le monde est à la croisée des chemins
« Le Pacte pour l’avenir ne se contente pas de répondre aux crises actuelles mais pose les bases d’un nouvel ordre pacifique pour tous les pays. Il renforcera les Objectifs de développement durable (ODD) et aidera à développer des sociétés plus inclusives et plus justes. »
Philémon Yang, Président de la 79e Assemblée générale de l’ONU
Le Pacte numérique mondial : une gouvernance éthique de la technologie
Le Pacte numérique mondial, annexé au Pacte pour l’avenir, constitue le premier accord international majeur sur la régulation de l’intelligence artificielle (IA). Il appelle à une utilisation éthique et équitable de la technologie, en garantissant que l’IA bénéficie à l’ensemble de l’humanité, et non à une poignée de nations ou d’acteurs privés. L’accord promeut des collaborations pour renforcer les capacités des pays en développement en matière de technologie. Il prévoit également la création d’un groupe scientifique mondial sur l’IA, indépendant et impartial, afin de superviser les avancées et les risques liés à cette technologie.
La Déclaration sur les générations futures : un engagement à long terme
La Déclaration sur les générations futures, la deuxième annexe du Pacte, s’inscrit dans la continuité de l’esprit fondateur de l’ONU. Elle exhorte les gouvernements à prendre en compte les impacts à long terme de leurs décisions sur les générations futures, rappelant l’objectif de la Charte des Nations Unies de protéger les générations à venir des atrocités de la guerre.
Le Sommet de l’avenir a marqué un moment clé pour la communauté internationale, mais comme l’a souligné António Guterres, « ce qui détermine notre succès – ou échec – n’est pas l’adoption d’accords, mais bien nos actions et leur impact ».
« Le Pacte pour l’avenir, le Pacte numérique mondial et la Déclaration sur les générations futures ouvrent la voie à de nouvelles possibilités et opportunités. Ces trois accords historiques marquent un tournant vers un multilatéralisme plus efficace, plus inclusif et fonctionnant plus en réseaux. »
Antonio Gutteres, Secrétaire général de l’ONU
Le segment international qui s’achève ainsi, débuté avec le Forum politique de haut niveau en juillet dernier doit paver la voie vers un avenir meilleur, en mobilisant la communauté internationale pour la préservation du climat, la défense de la paix et le développement durable, au profit des générations futures. Mais dans un contexte planétaire marqué par une explosion des événements climatiques catastrophiques et une multiplication des conflits, inventer un meilleur futur n’est pas tâche aisée.
La présente note fait le point sur cette situation exceptionnellement compliquée et sur les travaux qui ont mené à l’adoption du « Pacte pour l’avenir », qui doit tracer un chemin vers un futur souhaitable pour toutes et tous.
SOMMET DE L’AVENIR ET AG DE L’ONU : Éviter le pire et inventer le meilleur pour notre futur ?
Cahier n°1 – Territoires et transitions : enjeux démographiques
L’étude des évolutions démographiques en France, replacées dans une perspective historique, apporte un éclairage sur les dynamiques territoriales passées et présentes. Si le vieillissement et la périurbanisation figurent parmi les tendances les plus connues des phénomènes démographiques récents en France, les situations dans les territoires sont quant à elles très hétérogènes.
Ce premier cahier du 9e rapport de l’Observatoire des territoires (2021-2022) « Territoires et transitions » analyse les dynamiques démographiques dans le temps long à différentes échelles géographiques, éclairant les transitions à l’œuvre et les trajectoires diverses des territoires.
Illustré de cartes et de graphiques, il vise à apporter un éclairage aux acteurs publics sur les enjeux démographiques passés, actuels et à venir des territoires.
Cahier n°2 – Territoires et transitions : enjeux économiques
Le rapport de l’Observatoire des territoires de 2016 sur l’emploi et les territoires montrait une forte différenciation spatiale de l’emploi en France et une interdépendance croissante entre marchés locaux du travail.
Le présent cahier met en évidence les transitions économiques déjà opérées, souligne les dynamiques économiques différenciées à l’œuvre et interroge les enjeux territoriaux pour les transitions à venir. Différentes méthodes et outils d’analyses spatiales sont présentés.
Cahier n°3 – Territoires et transitions : enjeux environnementaux
Après les transitions démographiques et économiques, cette publication vise à offrir une perspective territorialisée, en examinant les problématiques environnementales déterminantes à différentes échelles, de l’intercommunalité à l’échelle nationale :
Axe 1 : État des lieux des défis dans des domaines clés tels que l’eau, l’énergie, la biodiversité et la gestion des déchets.
Axe 2 : Mise en œuvre de politiques publiques écologiques à différentes échelles territoriales et outils de suivi et d’observation.
Axe 3 : Impacts différenciés selon les territoires, en termes de sobriété foncière et de risques (exposition des populations aux pollutions, catastrophes naturelles, …).
Axe 4 : Impact sur l’emploi et transformation économique des transitions environnementales.
Guide d’accompagnement des territoires dans la mise en œuvre de leur politique de décarbonation
Ce guide a été réalisé dans le cadre de l’étude « impacts territoriaux des scénarios prospectifs de neutralité carbone de l’ADEME et de RTE », pilotée et coordonnée par l’ADEME et l’ANCT. Produit par le consortium Energies Demain, Enerdata, Ceresco et InNumeri, il vise notamment à :
Identifier les grands enjeux de décarbonation propres à chaque territoire
Prioriser les leviers de décarbonation selon les thématiques et les caractéristiques de chaque territoire
Guider vers des retours d’expérience et/ou ressources complémentaires pour mettre en œuvre des actions déjà envisagées
Les thématiques étudiées
Les secteurs suivants ont été analysés : bâtiments résidentiels et tertiaires, transport de personnes, transport de marchandises, industrie, agriculture, production d’énergie et nouvelles organisations du travail.
Pour chaque secteur abordé, le guide détaille :
Les principaux axes de décarbonation
L’impact carbone global de chaque axe de décarbonation identifié
L’impact carbone de chaque axe de décarbonation selon le profil des territoires (urbain/rural, …). Les typologies territoriales retenues sont différentes pour chaque secteur.
C’est quoi concrètement le régénératif ? Quel intérêt pour les entreprises et les territoires ? Comment s’orienter vers de tels modèles économiques ? Autant de questions auxquelles répond LUMIÅ, centre de recherche et de formation dédié à l’entreprise régénérative, dans cette mini-série estivale de 7 épisodes sur Linkedin “Le régénéra-quoi”, issue de contenus co-créés avec @les Nouveaux Géants, afin de rendre accessible les concepts de l’économie régénérative, au plus grand nombre.
LUMIÅ explore des concepts, méthodes et outils au service de la stratégie régénérative des organisations et des territoires, tout en accompagnant les dirigeant·e·s vers des modèles économiques et un leadership régénératifs. Si l’on veut que nos entreprises prennent soin de notre planète, du vivant et de nos sociétés, il est essentiel que leur modèle économique soit aligné avec ces objectifs. D’où cette série LUMIÅ avec @les Nouveaux Géants en 7 épisodes pour rendre accessible les concepts de l’économie régénérative, au plus grand nombre
Cette mini-série vous en dira plus sur :
💡 Les modèles économiques
📈 Les modèles économiques actuels et leurs limites
🌿 Régénérer le vivant
🤲🏻 Les bases d’un modèle régénératif : la soutenabilité forte
📝 Comment s’y prendre ? Les 11 principes de l’entreprise régénérative
⛵️ S’orienter vers les modèles éco régénératifs
2 – Le modèle économique
Le modèle économique, c’est l’architecture de valeur d’une entreprise. Plus spécifiquement, c’est l’architecture de la création, production, distribution, monétisation et répartition de la valeur. Ce n’est donc pas simplement la manière dont on monétise une offre. C’est bien plus large que ça !
Le modèle économique, c’est quoi ?
Concrètement :
La création de la valeur : c’est la valeur que vous créez à travers votre offre. Celle-ci doit être conçue pour apporter des bénéfices à vos clients ou aider à résoudre des problèmes particuliers
La production de la valeur : c’est la manière dont vous produisez vos offres. Pour ça, vous devez mobiliser les bonnes ressources, les allouer aux activités à mener et organiser le travail de chacun
La distribution de la valeur : une fois que votre offre est prête, vous devez la rendre physiquement disponible pour vos clients en organisant vos canaux de distribution et d’interactions ainsi que vos espaces de prestations
L’appropriation de la valeur : ⚠️ important, vous devez veiller à ce que la valeur ajoutée de votre offre soit correctement perçue et comprise par vos clients
La monétisation de la valeur : il vous faut aussi définir votre mode de contractualisation et ce que vous allez facturer aux clients. Objectif : construire votre chiffre d’affaires
La répartition de la valeur : pour finir, il vous reste à distribuer la valeur monétaire générée à vos parties prenantes internes et/ou externes
3 – Les limites des modèles économiques
La grande majorité des modèles économiques adoptent une configuration classique qui se veut volumique, couplée et inscrite dans un système à visée de croissance. Ça veut dire quoi tout ça ? 🧐
Une logique volumique, c’est l’injonction faite à l’entreprise de devoir vendre toujours plus d’unités de quelque chose pour se développer, s’inscrivant dans un système de croissance. Cela renvoie à des limites difficilement dépassables sur le plan environnemental notamment. En effet, cette croissance en volume est étroitement couplée à la consommation de ressources et d’énergie.
Or, pour que la croissance dite verte tienne ses promesses, il faudrait que ce découplage soit absolu et non relatif. Cela signifie que quand le chiffre d’affaires augmente, il faudrait que la consommation de ressources et d’énergie baisse en absolu. Or, on constate que lorsque le chiffre d’affaires croît, la consommation va certes, réduire en intensité, mais va continuer à augmenter en absolu. Ainsi, pour être efficace, ce découplage devrait être total et non partiel sur l’ensemble des ressources et facteurs d’impact, de portée globale et non locale, permanent et non temporaire.
🌏 Nous dépassons désormais largement les « limites planétaires », seuils de sécurité des principaux processus régulateurs du « système » Terre.
Ce qui a déjà des conséquences dramatiques tant pour les populations humaines que pour les écosystèmes naturels dont elles dépendent. En effet, d’après le Stockholm Resilience Center, nous avons déjà dépassé 6 des 9 limites planétaires à l’échelle mondiale, notamment celles du changement climatique, des nouvelles pollutions chimiques, de l’intégrité de la biosphère, du changement d’usage des sols, du cycle de l’eau douce et des perturbations des cycles biogéochimiques.
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE)visant à réduire les impacts négatifs des activités humaines n’est aujourd’hui plus à la hauteur des enjeux. Il est donc nécessaire de revoir la notion de soutenabilité dans les modèles économiques.
4 – La régénération
🌏 Un écosystème est un ensemble formé par une communauté d’êtres vivants en interaction avec leur environnement. L’ensemble de ces êtres vivants forme la biocénose, et leur milieu est appelé biotope. L’écosystème donc, c’est le vivant en interaction avec son milieu.
🐝 Le terme biodiversité vient du grec bio qui signifie “vie” et du latin diversus qui signifie “variété”. C’est donc la diversité de la vie qui se décline sous trois formes : la diversité spécifique (des espèces), génétique (des gènes, intra-espèces) et écologique (des écosystèmes). La biodiversité correspond donc à ces trois niveaux d’organisation de la vie et les relations qui existent entre eux.
Et la régénération dans tout ça ?
🌱 La régénération c’est la faculté d’un organisme à se reconstituer après une destruction partielle.
Un exemple ? Si vous vous coupez au niveau de la main, ton organisme a la faculté de cicatriser cette blessure (si elle n’est pas trop importante, bien sûr). Certains organismes ont d’autres capacités, comme un arbre qui même très altéré peut encore avoir la capacité de se régénérer.
Cependant, tout ce qui est matériau inerte, produit par l’Homme, ne dispose pas de cette capacité de régénération mais potentiellement de restauration. Un objet qui est cassé ne peut pas se réparer de lui-même. L’inerte ne se régénère pas, il se restaure. La régénération va tenter de redonner aux écosystèmes le moyen de développer leur plein potentiel en fournissant les conditions idéales pour cela.
🤲🏻 Et la régénération socio-écologique alors ? Elle est comprise comme la génération d’impacts positifs nets sur les écosystèmes et la société. Son but : mettre la vie et le vivant au centre de chacune de nos actions et décisions. Elle vise à soutenir et dynamiser la vie humaine et non humaine et à améliorer les capacités de ces systèmes socio-écologiques à fournir des services écosystémiques.
La régénération concerne aussi l’humain avec son besoin physiologique de nature – la biophilie. Aussi, il est possible de se régénérer sur un plan social en mettant en place les conditions permettant à l’humain d’exprimer son plein potentiel, et de l’émanciper en passant notamment par l’éducation, l’égalité, ou encore l’équité sociale…
5 – La soutenabilité forte
La soutenabilité, c’est un développement durable qui répond aux besoins des générations présentes (en particulier des plus démunis) sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.
Le développement durable, on est plutôt familier avec ce concept … Cependant, il existe deux visions de la soutenabilité dont on parle moins : l’une faible et l’autre forte.
🔴 La vision faible de la soutenabilité n’impose pas de hiérarchie entre les trois capitaux (écologique, social et économique) ce qui implique qu’il est possible de substituer un capital à l’autre (le capital économique l’emportant souvent sur le reste dans de nombreuses entreprises et marchés).
🟢 À l’inverse, la vision forte de la soutenabilité priorise les capitaux. L’environnement prévaut sur le social qui prévaut sur l’économie.
Et le lien avec le régénératif dans tout ça ? Eh bien, l’économie régénérative considère que réduire notre impact négatif sur l’environnement est nécessaire mais pas suffisant. Elle cherche donc à générer des impacts positifs nets, en s’appuyant sur la restauration et la régénération, répondant ainsi à une vision forte de la soutenabilité.
L’économie régénérative vise ainsi à engager la société vers un espace sûr et juste en s’appuyant sur le vivant. Comment ? En créant des liens avec le vivant pour chacune des composantes du modèle économique. Ce mouvement n’étant possible qu’avec une raison d’être alignée et une gouvernance en accord avec cette connexion au vivant et les principes sous-jacents de l’entreprise régénérative.
6 – Une entreprise régénérative ?
Une entreprise sans impact négatif sur les écosystèmes, c’est possible ? 🌏
Guayaki est une entreprise américaine qui produit et commercialise des boissons à base de Yerba Maté, une plante sud-américaine. Afin de lutter contre la déforestation générée par l’agriculture intensive, l’entreprise a souhaité développer un modèle économique d’un genre nouveau en participant à la restauration de la forêt atlantique et offrant aux populations locales un revenu décent compatible avec la protection de la forêt. En favorisant la pratique d’une agriculture ancestrale et respectueuse de son environnement, la démarche de Guayaki résonne avec l’un des 11 principes du régénératif, à savoir : renforcer les services écosystémiques de soutien et de régulation, avec un impact net positif.
Les modèles économiques classiques et leurs impacts
Les modèles économiques actuels ont souvent pour objectif de vendre toujours plus pour se développer, dans une course à la croissance infinie. Or, dans la nature, le développement des organismes est limité. Afin d’éviter la surexploitation des écosystèmes, il nous faut aller vers une autolimitation en cherchant un équilibre entre performance et robustesse.
La régénération socio-écologique consiste à mettre la vie et le vivant au centre de chaque action et décision. Cherchant à générer des impacts positifs nets sur les écosystèmes et la société, l’entreprise à visée régénérative se décline en 11 principes développés par LUMIÅ. Les quatre premiers principes étant primordiaux :
📈 Créer une valeur étendue positive nette pour ses parties prenantes, les écosystèmes et la société.
🌏 Adopter une vision systémique.
⚖️ Être capable de se limiter.
💪🏻 Renforcer les services écosystémiques de soutien et de régulation.
LUMIÅdonne accès gratuitement à son étude sur l’entreprise à visée régénérative, qui reprend en détails les 11 principes du régénératif.
7 – Le chemin du régénératif
Pour orienter son modèle économique vers le régénératif, il faut tout d’abord se poser une question : quelle est la proximité de mes activités avec le vivant ?
Il est légitime de distinguer les activités proches du vivant telles que l’agriculture, la viticulture … des autres activités, plus distantes du vivant. Parce que les actions à mettre en œuvre seront différentes. Et aussi parce que si les premières activités peuvent devenir régénératives, les secondes ne le peuvent pas forcément. Elles devront alors mener des coopérations pour s’inscrire dans un écosystème qui, lui, pourra l’être. Ainsi, selon la distance de vos activités au vivant (non humain), les points d’entrée vers le régénératif ne sont pas les mêmes :
🌏 Pour les entreprises opérant leurs activités en lien étroit avec le vivant (non humain) :
Modifier les pratiques de production.
📝 Pour les entreprises n’opérant pas leurs activités en lien étroit avec le vivant (non humain) :
Se reconnecter au vivant via les infrastructures et les processus.
S’orienter vers le sourcing régénératif (biotechnologies, biomimétisme, etc.)
S’inscrire dans un écosystème régénératif. Soutenir les pratiques / usages régénératifs des clients, fournisseurs et autres parties prenantes.
Investir et/ou financer des projets régénératifs en lien avec son modèle économique.
Parmi ces portes d’entrée, vous trouverez les clés qui permettront à votre entreprise de s’appuyer sur le vivant afin d’amorcer sa trajectoire vers un espace sûr et juste.
Les entreprises sont appelées à s’engager face aux enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux dans une campagne de communication de la Communauté “Les entreprises s’engagent”.Sa nouvelle thématique, “Les entreprises s’engagent pour l’emploi des Seniors”, permettra de sensibiliser et encourager le passage à l’action de ses 90 000 entreprises membres. L’objectif ? Faire changer la société de regard sur les seniors en recherche d’emploi.
Les entreprises s’engagent partout en France Les clubs départementaux sont des coalitions inédites qui réunissent, dans chaque département, les entreprises de toutes tailles, mais aussi les services de l’Etat et les collectivités, des décideurs et des leaders engagés
Après avoir lancé un cycle de réflexion sur le maintien en emploi et le recrutement des séniors, pour penser des solutions concrètes face au défi du vieillissement de la population active, la Communauté “Les entreprises s’engagent” lance un programme dédié à l’emploi des seniors, afin de sensibiliser, diffuser les bonnes pratiques d’entreprises engagées sur cette thématique et d’inviter ainsi les entreprises à passer à l’action.
La Communauté est convaincue qu’investir massivement sur les seniors de l’entreprise constitue non seulement un levier de performance pour l’entreprise et son écosystème, mais est aussi une chance pour l’intérêt général. Aujourd’hui, chaque entreprise est en capacité de permettre à chaque senior de s’épanouir professionnellement, grâce à un cadre adapté à ses besoins.
Pour y parvenir, la Communauté :
Met à disposition 3 actions clés en main pour informer et sensibiliser ;
Mobilise des partenaires, notamment l’APEC et France Travail, afin d’accompagner concrètement les entreprises à passer à l’action ;
Organise un workshop d’une heure le 12 décembre à 11h30 ;
Organise des événements de sensibilisation et de passage à l’action partout en France avec les 101 clubs départementaux de la Communauté ;
Met à disposition un guide pratique co-réalisé avec l’ANACT (agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) afin de prévenir l’usure professionnelle et favoriser le maintien à l’emploi.
Recrutez des profils expérimentés
Le Workshop
Chaque mois, une nouvelle thématique d’engagement des entreprises dans le Workshop de la Communauté. Au programme : des opportunités d’engagement concrètes pour son entreprise, des témoignages d’entreprises engagées qui partagent leurs bonnes pratiques et une séance de questions réponses.
« Investissements bas carbone : comment les rendre rentables ? » À la suite du rapport de Pisani-Ferry et Mahfouz (2023), cette Note d’analyse de France Stratégie a pour objectif d’affiner l’estimation des investissements nécessaires à la transition climatique, de quantifier la part rentable pour les ménages, entreprises et collectivités parmi ces investissements ainsi que les montants nécessaires pour rendre rentable ce qui ne l’est pas, et enfin d’évaluer les contraintes financières qui pèsent sur les ménages.
Sur environ 85 milliards d’euros d’investissements bruts nécessaires en moyenne chaque année entre 2024 et 2030 dans les bâtiments et les transports routiers, seul un tiers serait rentable sans intervention publique, si les prix de l’énergie restent à leur niveau de 2024. Leur rentabilité s’améliorerait dans le temps, en particulier dans les transports, notamment grâce aux avancées technologiques dont bénéficient les véhicules électriques.
En revanche, dans le bâtiment, les rénovations énergétiques, et en particulier l’isolation thermique, ne seraient généralement pas rentables avec nos hypothèses, sauf intervention significative du secteur public. Seul le changement de système de chauffage du fioul et du gaz vers des pompes à chaleur offrirait une rentabilité notable.
Pour rendre rentables les investissements non rentables, des transferts d’environ 19 milliards d’euros par an seraient nécessaires entre 2024 et 2030 (à comparer avec un volume de subventions estimé à environ 8 milliards d’euros dans le budget de l’État 2024 – sans compter les dispositifs non budgétaires telles que les CEE).
Pour limiter l’impact sur les finances publiques, des incitations réglementaires, des malus sur l’achat d’actifs bruns ou l’usage de taxes carbones pourraient être privilégiés pour réduire le coût pour les finances publiques. Lorsque des subventions sont nécessaires, elles devraient être adaptées aux revenus des ménages pour restreindre les effets d’aubaine et inciter les ménages les plus modestes à participer à la transition.
Néanmoins, même si la rentabilité est assurée, certains ménages font face à des contraintes financières qui les empêchent de réaliser ces investissements. Beaucoup ne disposent pas de liquidités suffisantes et pourraient rencontrer des difficultés à accéder au crédit. Par exemple, les remboursements d’un crédit pour l’achat d’une voiture électrique neuve dépasseraient 21 % des revenus pour la moitié des ménages français. Les ménages les moins aisés, en particulier, auront donc besoin d’un soutien supplémentaire pour financer ces investissements.
Investissements bas carbone : comment les rendre rentables ?
À la suite de Pisani-Ferry et Mahfouz (2023), France Stratégie estime qu’environ 85 milliards d’euros d’investissements verts bruts seront nécessaires en moyenne chaque année entre 2024 et 2030 dans le secteur du transport routier et du bâtiment. De son côté, I4CE a récemment estimé des besoins d’investissements verts bruts de 206 milliards d’euros en 2030. La Direction générale du Trésor envisage elle un besoin supplémentaire (c’est-à-dire net) de 110 milliards d’euros en 2030 par rapport à 2021. Néanmoins, ces montants ne sont pas directement comparables aux nôtres, notamment parce qu’ils couvrent un périmètre bien plus étendu que celui de cette note.
Dans notre scénario central, qui se fonde sur des prix de l’énergie stables et ne prend pas en compte les mesures de soutien existantes, un tiers de ces investissements verts bruts nécessaires seraient rentables. Ces investissements rentables concernent principalement le changement de mode de chauffage et l’adoption de véhicules électriques par les ménages, tandis que la rénovation thermique des bâtiments s’avère bien moins rentable.
Environ 19 milliards d’euros par an seraient nécessaires pour rendre rentable l’ensemble des investissements pour les ménages et les entreprises. Ce montant ne compense pas entièrement l’écart entre les investissements totaux et ceux qui sont rentables, car il est calibré pour rendre les investissements verts rentables grâce à des transferts aux ménages et aux entreprises et non pour couvrir l’ensemble de ces investissements.
Pour limiter l’impact sur les finances publiques si ces aides prenaient la forme de subventions, nous suggérons de les ajuster en fonction du revenu des ménages (par exemple, avec des montants variables selon les quartiles de revenus), ce qui permettrait de réduire les effets d’aubaine.
Concernant les véhicules électriques, bien que les montants totaux pour favoriser leur adoption devraient être augmentés à 2 milliards d’euros par an, les subventions par véhicule pourraient dans les prochaines années être nettement inférieures aux aides actuelles. Toutefois, l’étude se focalise uniquement sur la rentabilité, sans intégrer d’autres facteurs, à la fois monétaire (absence de trésorerie) et psychologique (incertitude sur les prix futurs, le développement du réseau de charge, etc.), pouvant justifier des subventions plus élevées. Par ailleurs, une annonce explicite indiquant que les subventions diminueront progressivement dans les années à venir pourrait encourager les ménages à accélérer leur transition vers les véhicules électriques.
Les rénovations des bâtiments nécessiteront d’être encouragées significativement pour que la France atteigne ses objectifs à l’aide de transferts de l’ordre de 17 milliards d’euros par an. Aujourd’hui, nous ne partons pas de zéro, loin de là : des soutiens très différents et peu coordonnés coexistent (MaPrimeRénov’, TVA à 5,5 %, CEE en particulier), mais leur efficacité est parfois remise en question. Il serait sans doute judicieux de supprimer l’avantage fiscal bénéficiant aux rénovations thermiques qui réduit la TVA de 10 % à 5,5 %, même si l’économie serait relativement faible (car sa suppression nécessiterait en miroir un soutien plus élevé à la rénovation pour la majorité des ménages).
Le renforcement des incitations pourrait également être de nature réglementaire (par exemple, pour les rénovations tertiaires non rentables) ou se traduire par des malus ou une taxe carbone, ce qui transférerait ce coût vers les ménages et les entreprises.
Par ailleurs, s’il est possible de rendre rentables les investissements grâce à des transferts, il existe aussi des freins non monétaires à l’adoption d’actifs bas carbone que les subventions ne résoudront pas. Pour la rénovation des bâtiments, des frictions peuvent exister au niveau des copropriétés. Pour la mobilité, la crainte d’un manque de bornes de recharge est un autre exemple de frein à l’adoption de véhicules électriques. L’incertitude concernant les prix futurs de l’énergie, des actifs ou le niveau des subventions pourrait aussi jouer.
Les transferts réellement nécessaires devront probablement être significativement supérieurs à ceux calculés dans cette note pour convaincre les agents économiques de réaliser ces investissements. De plus, dans certains cas, ceux-ci nécessiteront des investissements publics complémentaires non pris en compte dans cette étude (réseaux de bornes de charge pour les véhicules électriques, investissement dans les renouvelables pour s’assurer de prix de l’électricité abordable, etc.).
D’autre part, malgré des transferts qui assureraient la rentabilité des investissements verts, une partie de ces investissements pourrait rester difficile à réaliser pour un grand nombre de ménages. En effet, des investissements tels que l’achat d’une voiture électrique ou la rénovation thermique représentent des montants très conséquents. La plupart des ménages ne disposent pas d’une épargne suffisante pour les financer. Dès lors, le recours à l’emprunt devient nécessaire, mais les mensualités pourraient souvent dépasser 10 % du revenu disponible, rendant ces investissements inaccessibles pour certains, malgré leur rentabilité. Ce constat légitime les dispositifs existants tels que le prêt à taux zéro ou le leasing de voitures électriques.
Les initiatives de durabilité se multiplient dans divers secteurs, surtout dans l’hôtellerie et le tourisme. Les grandes chaînes hôtelières rivalisent pour être reconnues comme les plus durables, tandis que de petits hôtels adoptent également des pratiques durables. Cependant, comment ces déclarations interagissent-elles avec les avis en ligne ? Une étude récente montre que, malgré de bonnes évaluations, les consommateurs exigent des preuves tangibles de durabilité.
Cette recherche met en lumière la manière dont les consommateurs traitent les signaux internes et externes à leur disposition sur le marché afin de faire des choix dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme
Les allégations en matière de durabilité réalisées par les entreprises augmentent l’intention d’achat des consommateurs.
Des avis et évaluations positives renforcent l’intention d’achat des consommateurs.
La combinaison de ces signaux interne et externe n’amplifie pas l’effet positif sur les intentions d’achat. Les consommateurs perçoivent ces signaux comme distincts, voire dissonants.
Résumé de la recherche
Les entreprises tendent à multiplier les affirmations concernant leur durabilité, même en l’absence de certifications indépendantes. Bien que ces signaux internes — émis par l’entreprise elle-même — soient souvent perçus comme moins fiables, leur impact réel dépend de la manière dont les clients les évaluent par rapport aux signaux externes, c’est-à-dire ceux émanant de sources tierces, relatifs aux performances antérieures de l’entreprise.
Les recherches ont porté sur l’impact séparé et combiné des allégations de durabilité auto-déclarées (c’est-à-dire de signaux internes) et des notations de performance agrégées (c’est-à-dire de signaux externes) sur les clients.
Une expérience a montré que les allégations de durabilité auto-déclarées comme les évaluations de performance augmentent sensiblement l’intention des clients de visiter un hôtel ou un restaurant. Cependant, il n’existe aucune preuve d’un effet d’interaction, autrement dit, la combinaison des deux signaux ne semble avoir aucun effet sur les clients.
Pour mieux comprendre, une étude qualitative a révélé des perceptions mitigées et paradoxales parmi les clients. Bien que les deux signaux soient perçus comme distincts (communiquant des attributs différents) et même dissonants (en communiquant des attributs opposés), ils sont également perçus comme s’influençant mutuellement dans la mesure où une note de performance élevée (ou au contraire moins) reflète positivement une allégation de durabilité autoproclamée, et vice versa. D’où un examen des stratégies de gestion pour communiquer les références en matière de durabilité par rapport aux performances globales de l’entreprise.
Mettre en avant ses valeurs de durabilité permet-il de compenser de mauvais avis en ligne ?
Les initiatives de durabilité se multiplient dans divers secteurs, surtout dans l’hôtellerie et le tourisme. Les grandes chaînes hôtelières rivalisent pour être reconnues comme les plus durables, tandis que de petits hôtels adoptent également des pratiques durables. Cependant, comment ces déclarations interagissent-elles avec les avis en ligne ? Une étude récente montre que, malgré de bonnes évaluations, les consommateurs exigent des preuves tangibles de durabilité.
Une récente recherche intégrant une expérimentation suivie d’une analyse qualitative dans le secteur du tourisme analyse cette dynamique. Les résultats révèlent que malgré de bonnes évaluations de performance, les consommateurs attendent des preuves tangibles de durabilité et peuvent percevoir les déclarations de durabilité des entreprises mal notées comme des stratégies opportunistes pour masquer leurs faiblesses.
Perception des consommateurs : une déconnexion entre durabilité et performance
Pour les entreprises avec de bonnes évaluations : Les consommateurs voient la déclaration de durabilité comme un « bonus », mais pas un facteur déterminant. Cependant, ils s’attendent à ce que les entreprises fournissent des preuves concrètes de leur durabilité pour éviter les accusations de greenwashing. Si une entreprise a de bons résultats en matière de service ou de qualité, les clients attendent également que cet engagement se reflète dans des pratiques durables authentiques.
Pour les entreprises avec de mauvaises évaluations : Les déclarations de durabilité sont souvent perçues avec méfiance, voire comme une tentative de détourner l’attention des problèmes de performance. Les clients associent parfois ces déclarations à une stratégie opportuniste, surtout si les performances globales de l’entreprise sont faibles. La crédibilité de l’engagement durable est alors remise en question.
Stratégies pour les entreprises : adapter la communication en fonction de sa performance
Redresser la performance avant de communiquer sur la durabilité
Les entreprises dont les évaluations de performance sont faibles devraient d’abord se concentrer sur l’amélioration de leur service client et de la qualité avant de communiquer sur leurs actions de durabilité. Les consommateurs sont plus enclins à voir des déclarations de durabilité comme une stratégie de diversion si la performance générale est faible. Une amélioration visible des services, accompagnée d’une communication mesurée sur les actions environnementales, peut aider à redorer leur image. La transparence sur les efforts de redressement doit précéder la communication sur les initiatives écologiques.
Renforcer la crédibilité avec des preuves externes
Les entreprises bénéficiant de bonnes évaluations de performance ont une opportunité unique d’utiliser la durabilité pour renforcer leur position. Cependant, elles doivent veiller à ce que leurs déclarations soient perçues comme authentiques. L’obtention de certifications tierces (par exemple, des labels écologiques) peut augmenter la crédibilité et répondre aux attentes des clients qui souhaitent des preuves tangibles. La communication doit être claire et cohérente, avec des résultats mesurables publiés régulièrement pour éviter les accusations de greenwashing.
Dans les deux cas, les entreprises doivent veiller à ne pas sur-vendre leurs efforts de durabilité. Une approche transparente, soutenue par des preuves, renforcera la confiance des consommateurs.
Auteurs :
Victoria-Sophie Osburg, Associate Professor in Marketing, MBS School of Business, France
Vignesh Yoganathan, Professor of Marketing, Aston Business School, Royaume-Uni
Sihem Dekhili, Professor of Marketing, ESSCA School of Management, BETA-CNRS, France
Audrey Portes, Assistant Professor of Marketing, Montpellier Business School, France
Sona Klucarova, Assistant Professor of Marketing, University of Nebraska Omaha, États-Unis
Une étude menée par Kantar et Recommerce auprès d’un échantillon de 1002 personnes interrogées sur le panel Métaskope révèle des résultats surprenants sur l’achat de produits reconditionnés et d’occasion dans diverses catégories de consommation. En dépit des freins perçus, cette pratique montre une adoption croissante, surtout parmi les consommateurs les plus aisés.
« Cette étude montre que l’adoption des produits reconditionnés est en forte croissance, surtout parmi les CSP+. Toutefois, pour franchir le cap et attirer encore plus de consommateurs, il est crucial de renforcer les garanties et d’assurer une qualité équivalente au neuf ».
Béatrice Guilbert, directrice conseil Brand Strategy, chez Kantar Insights
1- Les achats d’occasion et de reconditionné des Français
En moyenne, 55% des Français ont acheté de l’occasion ou du reconditionné dans au moins l’une des 10 catégories couvertes par l’étude au cours des deux dernières années. Plus précisément :
– 44% ont acheté des produits d’occasion
– 31% des produits reconditionnés.
A noter 88% des Français savent distinguer le reconditionné de l’occasion et en donnent une bonne définition.
La part de l’occasion ou du reconditionné par rapport à l’achat de produits neufs varie selon les catégories de produit, allant de 58% pour les jeux vidéo à 25% pour le petit électro-ménager.
Les achats de produits reconditionnés concernent surtout les smartphones et les produits électroniques, secteurs pour lesquels ce circuit est très dominant vs. l’occasion (smartphone : 38% de reconditionné dans les achats vs. 6% d’occasion / électronique : 32% vs. 14% des achats)
2. Pourquoi les consommateurs choisissent-ils l’occasion ou le reconditionné ?
Les alternatives au neuf sont principalement motivées par :
● La maîtrise du budget : 69% des répondants préfèrent l’occasion pour mieux gérer leurs dépenses.
● L’impact environnemental : 66% des consommateurs optent pour le reconditionné afin de réduire leur utilisation des ressources. L’engagement responsable importe particulièrement pour la mode et l’électroménager
60 % environ des acheteurs d’électroménager, de mode en occasion ou reconditionné le font pour limiter ou réutiliser les ressources naturelles
61% électroménager / 59% vêtements
● L’impact sociétal (via la création d’emploi des filières alternatives) est également un levier d’achat pour certaines catégories, notamment l’électroménager (47%) et le sport (43%)
● Le plaisir de chiner : 61% des acheteurs d’occasion apprécient ce type de shopping notamment pour le mobilier et la mode (55%), pour trouver de bonnes affaires
● Le goût du vintage : c’est particulièrement le cas pour les acheteurs de mobilier en occasion (45%)
3. Satisfaction et freins des alternatives au neuf
Les consommateurs restent globalement satisfaits de leurs achats, qu’ils soient neufs ou reconditionnés :
● Neuf : 8,7/10
● Reconditionné & Occasion : 8,1/10
● Électroménager reconditionné : 8,5/10
Cependant, certains freins persistent :
● 66% doutent de la longévité des alternatives au neuf notamment pour l’électroménager (79%), l’électronique (74%) et les articles de sport (66%)
● Un plaisir d’achat supérieur pour le neuf, notamment pour la mode et le mobilier (59%)
● La préférence pour les dernières nouveautés notamment pour l’électroménager (51%) et l’électronique (52%)
● L’hygiène, notamment pour la mode (50%)
« Recommerce s’engage à offrir des produits reconditionnés de haute qualité, avec des garanties solides pour répondre aux attentes de nos clients. »
Augustin Becquet, Directeur Général de Recommerce
Évaluation de l’impact environnemental d’un ensemble de produits reconditionnés
En portant une nouvelle vision du rôle et de la forme des autoroutes, le collectif Est Ensemble veut (re)mettre les infrastructures au service du développement durable du territoire et de la santé de ses habitants, renverser la hiérarchie des priorités en matière de mobilité et recoudre les fractures sociales et territoriales. Les villes d’Est Ensemble souhaitent « ouvrir la voie » : dessiner un nouvel avenir pour les autoroutes, pour qu’elles accueillent une diversité d’usagers, des mobilités différentes et des usages collectifs conviviaux ; pour qu’elles ne coupent plus les villes en deux, mais qu’elles deviennent de véritables avenues, supports de vie urbaine, d’activité économique et de biodiversité.
Apaiser nos autoroutes est un levier puissant de la transition écologique, économique et sociale : aux côtés d’autres collectivités, les villes d’Est Ensemble sont prêtes à s’engager sur cette voie.
Plaidoyer pour l’apaisement des autoroutes d’est ensemble – 2024
Ouvrir la voie : Apaiser les autoroutes d’Est Ensemble, en finir avec les fractures urbaines
Dans les années 1960, les Français ont épousé l’automobile. Ils ont été encouragés par l’Etat qui a massivement investi dans la construction d’autoroutes urbaines, notamment en Île-de-France. La voiture devait nous apporter la liberté et la prospérité. Nous avons eu la pollution, la congestion, les fractures urbaines et sociales.
Aujourd’hui, ce modèle est à bout de souffle. L’autoroute A3 transporte moins de passagers au quotidien que la ligne du 11 du métro, pourtant elle expose notre population à huit fois plus de dioxyde d’azote dans l’air que le seuil annuel recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette pollution est responsable d’un décès sur vingt, et même un décès sur dix pour les personnes les plus vulnérables.
Nous aspirons à un cadre de vie meilleur pour tous les habitants d’Est Ensemble et en particulier pour ceux d’entre eux – 180 000 habitants – qui vivent à moins de 500 mètres d’une autoroute.
Notre modèle de société dépendant du pétrole et tourné vers les mobilités individuelles n’a que soixante ans. Si l’on veut éviter la catastrophe climatique que les scientifiques nous annoncent, il est grand temps de prendre un virage pour utiliser et aménager autrement les autoroutes du Grand Paris, sur notre territoire les autoroutes A3 et A86.
Il est temps d’offrir une alternative crédible à ceux qui les empruntent en voiture solo, sur des petits trajets ou pour traverser notre territoire. Notre territoire, le moins bien desservi en transports en commun en proche couronne, ne peut plus attendre les promesses de création ou de prolongement de lignes.
Ainsi, transformer les autoroutes est une condition de notre développement écologique, économique et social : mieux nous déplacer, être en meilleure santé, nous loger dignement, développer un réseau d’espaces verts pour que nos villes respirent et se rafraîchissent.
En portant une nouvelle vision du rôle et de la forme des autoroutes de notre territoire, nous entendons :
Mettre les infrastructures au service du développement durable du territoire et de la santé de ses habitants
Renverser la hiérarchie des priorités en matière de mobilité
Recoudre les fractures sociales et territoriales
Les villes d’Est Ensemble souhaitent « ouvrir la voie » et dessiner un nouvel avenir pour les autoroutes, pour qu’elles accueillent une diversité d’usagers, des mobilités différentes et des usages collectifs conviviaux ; pour qu’elles ne coupent plus les villes en deux, mais qu’elles deviennent de véritables avenues, supports de vie urbaine, d’activité économique et de biodiversité.
Cette transformation commence dès maintenant et doit se poursuivre dans le temps, pas à pas, mais fermement. Ainsi, ce plaidoyer porte une série de mesures qui se déclinent dès aujourd’hui pour permettre de préparer demain et de porter une vision désirable pour après-demain.
Pour accompagner ces évolutions –déjà réalisées dans de nombreuses villes du monde comme Barcelone, Séoul, Bristol, Londres, Bruxelles, Portland ou Lyon– une nouvelle gouvernance des autoroutes doit être pensée à l’échelle régionale.
Les autoroutes apaisées d’Est Ensemble peuvent devenir un fil rouge entre les différents projets urbains du territoire. L’autoroute peut créer des liens plutôt que des fractures. Pour cela, il est indispensable de réarticuler aménagement et infrastructure. En effet, comment répondre aux objectifs de construction de logements et de renaturation des villes sans transformer notre mobilité ?
Apaiser nos autoroutes est un levier puissant de la transition écologique, économique et sociale : aux côtés d’autres collectivités et acteurs du Grand Paris, les villes d’Est Ensemble sont prêtes à s’engager sur cette voie.
Plaidoyer approuvé en Conseil de territoire du 24 septembre 2024
Le collectif « Une Fonction Publique pour la Transition Écologique » [FPTE] a publié début 2024 les résultats de son enquête annuelle, mettant en lumière les défis persistants de la transition écologique au sein de l’administration française malgré les engagements gouvernementaux.
Un Collectif engagé
Créée en 2021, l’association une Fonction Publique pour la Transition Écologique (FPTE) regroupe des agents et membres d’établissements publics cherchant à intégrer les dimensions écologiques, sociales et environnementales dans les décisions et projets publics. Avec une page LinkedIn rassemblant plus de 8 000 abonnés, plus de 6 200 téléchargements de ses kits d’autoformation, l’intérêt des agents est croissant pour l’acquisition de compétences écologiques.
L’association a déjà mené plusieurs enquêtes sur la transition écologique dans l’administration, dont les résultats sont disponibles : http://fpte.fr/?page_id=357
Enquête 2023 : une mobilisation croissante
Les grands axes de l’enquête :
– Quel est le niveau d’engagement des administrations ? – Quels sont les freins identifiés ? – Quelles actions devraient être menées en priorité ? – De quoi les agents publics ont-ils réellement besoin pour agir efficacement ?
L’enquête annuelle 2023 a réuni plus du double de réponses par rapport à l’année précédente, indiquant une mobilisation croissante des agents de la fonction publique. Les profils des répondants reflètent la diversité de la fonction publique, avec 65 % de femmes et une prédominance de la fonction publique territoriale, atteignant 51 % des réponses.
Formation : des disparités inquiétantes
40,8 % d’agents n’ont jamais suivi de formation
Bien que le pourcentage d’agents n’ayant jamais suivi de formation reste stable à 40,8 %, des disparités majeures subsistent. Les réponses des catégories A/A+ montrent un accès significatif à la formation (71 %), tandis que les catégories B et C accusent un retard important (34 %). Cette inégalité perçue pourrait entraver une transition efficace, soulignant le besoin d’une formation équitable pour tous les niveaux.
Ressources pour la formation
Pour un management écologique de la fonction publique Guide avec série de fiches pratiques
Depuis janvier 2023, ce kit d’auto-formation est à disposition des agents publics. Il se compose de dossiers complets et de fiches de synthèse qui offrent à la fois une vision globale des enjeux et des pistes d’action concrètes pour intégrer la transition écologique dans leurs missions de service public.
Le kit couvre aujourd’hui une grande diversité de thématiques :
✔️ Objectifs de Développement Durable (ODD)et leviers d’action pour les services public
✔️ Budget vertet pilotage écologique des dépenses publiques
✔️ Santé et transition écologique, avec un nouveau dossier sur la pollution médicamenteuse, l’antibiorésistance et l’organisation écoresponsable des services
✔️ Protection de la biodiversité, gestion quantitative de l’eau, rénovation énergétique des bâtiments publics et bien d’autres sujets essentiels et bien plus …
74 % estiment que la mise en œuvre concrète ne répond pas aux enjeux
En dépit des politiques nationales annoncées et le lancement de la planification écologique, les répondants ne constatent aucune amélioration dans la prise en compte effective de la transition par leur administration : 57,5 % considèrent l’engagement de l’administration comme insuffisant et 74 % estiment que la mise en œuvre concrète ne répond pas aux enjeux. Le manque de moyens financiers et humains, ainsi que le défaut de motivation des dirigeants, demeurent des obstacles majeurs.
Initiatives réussies : une lueur d’espoir
Près d’un répondant sur trois indique avoir observé une initiative réussie dans leur contexte professionnel en matière de transition. Ces expériences positives sont attribuées à la volonté des élus et de la ligne managériale, soulignant l’importance du leadership dans la réussite des projets écologiques.
Conscience du rôle de l’administration dans la transformation sociale
Les agents publics interrogés sont très conscients du rôle de transformation plus global de la société que doivent jouer les administrations. Ils reconnaissent l’importance de leur impact dans des domaines tels que la commande publique et la mise en œuvre de décisions sectorielles, dépassant ainsi la simple mise en place d’écogestes. Cependant, les agents en première ligne des politiques publiques identifient des risques de souffrance au travail liés à la lenteur, au manque de moyens et aux injonctions contradictoires dans la mise en œuvre de la transition. Comme le déclare l’un des répondants : « Au quotidien, c’est constamment : les choix ne sont pas éco-conçus ».
Appel à l’action
Face à ces constats, une Fonction Publique pour la Transition Écologique [FPTE]appelle l’État et les collectivités territoriales à renforcer les moyens budgétaires et humains dédiés à l’accompagnement de la transition.
Comme le souligne par exemple un participant à l’enquête : « Les petites communes veulent souvent bien faire dans leurs projets d’urbanisme mais manquent de moyens et de compétences. Sans aides financières et techniques majeures, les évolutions (et notamment l’application du zéro artificialisation nette) seront trop lentes. »
Les agents demandent des moyens réels sans être obligés de sacrifier d’autres missions de service public. Ils soulignent également la nécessité de renforcer la motivation des cadres et dirigeants en intégrant des objectifs écologiques dans les entretiens annuels, avancements de grade, déroulements de carrière et recrutements.
La cohérence entre politiques publiques et l’intégration de la transition écologique dans toutes les politiques sont des attentes majeures.
Dialogue social et collaboration
Les agents insistent sur la mobilisation de l’ensemble des versants, catégories et métiers de la fonction publique dans une approche collaborative de co-développement de solutions et de partage transversal de bonnes pratiques.
Enfin, la transition écologique doit être effectivement un objet de dialogue social pour adapter au mieux les organisations publiques à l’accélération de sa mise en œuvre.
La 8ème édition des rencontres européennes de la participation s’est tenue à Toulouse en juillet 2024. Organisées par Décider ensemble, elles ont rassemblé près de 2000 praticiens de la participation venus de toute l’Europe. La thématique de 2024 « Comment la participation peut-elle accompagner les transitions de demain ? » a donné lieu à une centaine d’ateliers, de débats, dont deux animés par la Région Occitanie avec le concours de l’équipe de la Région Citoyenne. Exemples d’outils innovants, pour mettre en pratique la démocratie participative, présentés lors de ces Rencontres.
Comme chaque année, l’objectif est de poser sur la table les freins, les écueils, les leviers de la participation, et ce sous toutes ses formes. Les intervenants venus de tout pays, viennent apporter témoignages et expertises, soulever des questions, proposer des outils innovants pour mettre en pratique la démocratie participative.
« Intégrer et toucher les 15–30 ans : l’un des défis des instances de concertation citoyenne ? »
Animé par Marine Naudon, chargée de mission à la Région Occitanie
« Nous sommes en 2101 et vous êtes membre d’une association dont la mission est d’assurer et de garantir la représentativité des citoyens. Vous avez eu accès lors de vos recherches à des dossiers d’archives sur des méthodes de participation chez les 15–30 ans. » Voilà le postulat de départ de l’atelier réalisé par Marine Naudon, chargée de mission à la Région Occitanie. Les soixante personnes inscrites ont eu entre les mains des scénarios futuristes réalisés en amont avec des membres du conseil régional des jeunes. Un futur où, par exemple, une grande partie de la population est exclue du numérique. Un monde où les jeunes « ultra-connectés », sont paradoxalement « civiquement déconnectés ». Un autre scénario nous plonge dans un monde idéal, transgénérationnel, où l’on vit dans des habitats partagés. Pour Marine Naudon, il s’agissait de « susciter des réactions positives comme négatives, de s’extraire du présent et de ses contraintes pour se projeter dans un futur plus ou moins proche, possible ou non. L’objectif de ce voyage permet de renouveler notre regard sur les enjeux actuels de la participation chez les jeunes. » De cet atelier interactif et prospectif, différentes pistes ont émergé pour répondre à cet enjeu : donner aux jeunes le même poids dans la gouvernance; leur préserver des espaces informels et adaptés pour dialoguer. Il ressort également qu’il faut les accompagner dans la prise de parole en public, ou encore imaginer des évènements festifs et faire de l’intermédiation créative. Et enfin, autre préconisation qui est ressortie de cette plongée dans le futur : créer des passerelles entre les générations comme par exemple l’expérience de l’habitat partagé.
« Co construction d’un outil d’évaluation des coûts et bénéfices de la participation »
Animé par Alice Scotti, doctorante; CIRAD – UMR G-EAU et Julia Denat, chargée d’évaluation et de valorisation des démarches participatives à la Région Occitanie.
Alice Scotti est partie du constat que dans le domaine de la participation citoyenne, de très nombreux analystes ou acteurs pointent une problématique d’évaluation. Or chaque démarche devrait faire l’objet d’une analyse rétrospective, afin de rentrer dans un processus « d’amélioration continue ». Elle préconise « d’enclencher pour chaque démarche un cycle d’évaluation : schématiquement : les « plus », les « moins », les améliorations à apporter, ce qui permet de structurer encore mieux les démarches suivantes. » Les échanges lors de cet atelier ont souligné l’importance de développer des outils d’évaluation adaptés, de considérer la diversité des coûts et des bénéfices, de promouvoir la transparence et la communication, et d’impliquer activement les parties prenantes dans le processus d’évaluation pour garantir la réussite des projets participatifs.
« Une commission consultative à la campagne, quesaquo ? »
En 2023, le département du Gers met en place une commission consultative citoyenne chargée de contrôler le dispositif du budget participatif : composée à parité de femmes et d’hommes, la CCC analyse et fait le bilan du dispositif. Cette instance de démocratie participative est composée de 68 citoyens, qui prennent part aux débats et aux prises de décisions politiques et font remonter les attentes des Gersoises et des Gersois dans leurs territoires. La commission et l’assemblée départementale travaillent de concert autour de questions aussi diverses que les enjeux de la ruralité, de la biodiversité, de la mobilité, ou encore de la formation de la jeunesse à la pratique de la politique. Lors des échanges, les participants se sont interrogés sur le volet formation des citoyens. L’occasion pour les membres de la CCC de témoigner de leur prise en charge : « Dès le début du mandat citoyen une mallette numérique contenant de la documentation est remise à tous les citoyens titulaires. Les outils numériques cloud, courriels, klaxoon servent à compléter l’animation et conviennent aux conseillers citoyens de cette commission. »
« Mettre le citoyen au centre de nos projets de construction »
Animé par UrbanLink et de la DREAL Grand Est
Comment intégrer les usagers dans la transformation des espaces urbains, pour qu’ils soient au centre des projets de construction ? Comment et par quel biais s’exprime ce diagnostic social ? Pour les usagers qui font remonter leurs avis, se pose la question de où remonte cet avis, et de sa réelle traçabilité. L’expérience de UrbanLink et de la DREAL Grand Est a mis en exergue la dimension fédératrice des projets de rénovation : ils servent de catalyseurs pour connecter les citoyens entre eux. En encourageant la participation active des résidents, ces projets sont des opportunités pour créer des échanges qui ne se produiraient peut-être pas autrement. Par exemple, la conception d’espaces partagés comme des jardins communautaires, des aires de jeux ou des places publiques incite les habitants à se rencontrer et à tisser des liens. Pour optimiser le processus de co-conception, l’équipe de Urban Link utilise des outils type City Builders BIM. Ils permettent de visualiser les propositions des usagers dans un modèle 3D, facilitant ainsi la collaboration entre les différentes parties prenantes et assurant que les idées des utilisateurs sont intégrées de manière efficace et visible.
« Institutionnaliser la participation, innovation ou fossilisation ? L’exemple de la Belgique »
Institutionnaliser la participation citoyenne est-ce la cristalliser ? Quelle évolution du dispositif ? Ces questions étaient le point de départ de cette rencontre qui réunissait des représentants des Commissions délibératives mixtes du Parlement francophone bruxellois et le Service de la Participation de la Région bruxelloise. « Institutionnaliser permet-il vraiment d’innover ou de garder une liberté de ton et une indépendance ? » Question majeure, d’autant que la Belgique est devenue un laboratoire de l’innovation démocratique. Une des innovations est l’institutionnalisation du suivi de l’Assemblée citoyenne. Institutionnaliser c’est d’un côté, reconnaitre et valoriser la participation. Mais pour Jonathan Moskovic, ancien conseiller en innovations démocratiques au Parlement francophone bruxellois, à l’initiative des commissions délibératives mixtes, les risques sont de tomber dans une forme de fossilisation avec, précise-t-il « le risque d’un système qui ronronne, s’installe dans la routine. Les enjeux sont de trouver un équilibre, de cadrer sans trop scléroser les choses. » Les intervenants témoignent d’une administration investie, un gage de qualité pour le processus. « Le politique change mais l’administratif reste. Elle est le relais entre les experts et le parlement. » précise Jonathan Moskovic.
« Comment mobiliser en milieu rural sur les enjeux de transition écologique ? »
Intervenants : WPD (énergéticien européen), et l’association CPIE Val de Gartempe.
Wpd onshore France a présenté un projet éolien dans la Meuse. Ce projet a été réalisé avec une Assemblée Citoyenne d’une cinquantaine de participants. Ce sont eux, accompagnés par les intervenants de wpd, qui ont proposé un dimensionnement, une implantation et in fine l’ensemble du projet de territoire. Un projet éolien dans un village près de Nancy (180 habitants) a été co-décidé avec une assemblée d’une centaine de citoyens. Des ateliers de concertation ont permis d’ajuster les mesures en termes d’aménagement, de protection et d’environnement. Ainsi, l’axe de l’éolienne a été modifié suite à ces concertations, et les citoyens ont pu être informés des étapes de construction. L’association CPIE Val de Gartempe est venue témoigner de 3 projets partagés : le réaménagement d’un espace qui a été réalisé en s’appuyant sur des rencontres avec les habitants et les élus et, via des ateliers participatifs, avec des enfants. Pour impliquer les citoyens dans une meilleure connaissance de leur patrimoine, l’association a mis en place des balades prospectives, et l’invitation à participer à l’élaboration d’un PLUI. Le troisième projet réunissait différents acteurs citoyens, – commune, région, agence de l’eau – avec pour objectif : « Mettre les lunettes des autres », et croiser les regards autour de l’eau à travers un jeu de rôle. Il est ressorti de cet atelier différentes priorités : informer dès le début pour éviter les a priori, associer les citoyens à toutes les étapes de la conception à la finalisation ; rapprocher les élus des citoyens ; passer par les écoles pour développer la participation ; adapter les outils numériques aux personnes âgées ; aller sur des points clefs de rencontre pour communiquer sur les démarches, et enfin adapter le discours selon les profils des citoyens.
Les prochaines rencontres européennes de la participation se dérouleront du 17 au 19 mars à Strasbourg.
Le Parc national a inauguré hier les nouveaux outils d’accessibilité de la Maison du tourisme et du Parc de Florac en présence d’élus et de représentants de GMF, de la Fondation Covéa et de l’Office français de la biodiversité (OFB). Une réalisation qui s’inscrit dans le cadre du mécénat GMF « la nature en partage », animé par l’OFB, avec pour objectif de faciliter l’accès à la nature dans les parcs nationaux pour tous les types de public.
Accueillir et sensibiliser les différents publics à la préservation de l’environnement est l’une des missions principales des parcs nationaux de France. Depuis 2008, GMF est engagée auprès des parcs nationaux en finançant des projets destinés à favoriser l’accès à la nature et à sa connaissance pour tous les types de public, notamment les personnes en situation de handicap.
Le mécénat GMF a permis la mise en place de plusieurs actions sur le territoire. En 2018, le Parc national a mis une joëlette à disposition du Pôle nature 4 saisons de la communauté de communes Causse Aigoual Cévennes Terres Solidaires. Ce fauteuil tout terrain co-piloté et mono-roue permet la pratique de la randonnée pour les personnes à mobilité réduite.
Handicaps auditif, mental et visuel : une accessibilité améliorée à la Maison du tourisme et du Parc
L’exposition permanente s’est enrichie d’images tactiles et de commentaires en braille afin de permettre aux visiteurs malvoyants de la découvrir. Grâce à de l’audiodescription, ils peuvent également être guidés dans les 8 univers de cet espace.
Les personnes en situation de handicap mental ont quant à elles accès à un livret en Facile à lire et à comprendre (FALC) pour les accompagner dans leur visite. Ce document a été conçu avec l’aide des résidents de la Maison d’Accueil Spécialisée de Meyrueis.
Enfin, les banques d’accueil ont été dotées de boucles magnétiques afin que les personnes malentendantes puissent échanger plus confortablement avec les agents.
Ces nouveaux outils s’ajoutent aux livrets en braille et dessinés en relief, déjà disponibles à la Maison du tourisme et du Parc de Florac.
La délégation a randonné sur une portion du « Chemin de Stevenson » (voie verte La cévenole), en compagnie de résidents de Maisons d’accueil spécialisées (MAS) du territoire, avec la participation d’agents du Parc national formés au handicap.
Depuis 2023, grâce à l’application de guidage GPS Openway, les personnes malvoyantes ont la possibilité de randonner en toute autonomie sur le GR70, plus connu sous le nom de « Chemin de Stevenson ». Elle a été développée par l’association Yvoir en partenariat avec le Parc national, GMF et l’association Sur le chemin de Robert-Louis Stevenson.
Un belvédère spacieux, ouvert sur l’horizon a été aménagé au gîte Aire de Côte à Bassurels. La circulation s’effectue autour d’une maquette centrale qui évoque la végétation et le relief des Cévennes. Un cône d’écoute géant amplifie les « bruits » environnants.
L’agence Azimut Voyage basée au Vigan et bénéficiaire de la marque Esprit parc national-Cévennes a reçu un soutien pour développer des séjours éco-touristiques pour les personnes non-voyantes et malvoyantes.
Le Parc national veut permettre à un large public de découvrir les richesses de son territoire. Depuis 2021, une plateforme de découverte de la biodiversité est accessible à tous les handicaps au Mas de la Barque.
Un état des lieux de l’offre de découverte aux publics en situation de handicap a été effectué afin de mettre en place des actions concrètes. 5 agents du Parc national ont ainsi suivi une formation spécialisée afin d’adapter leurs animations à tous les publics.
Agriculteurs en colère, systèmes agricoles qui ne garantissent pas la souveraineté alimentaire des territoires en France et ailleurs, difficultés pour de nombreux Français à accéder à une alimentation saine et de qualité, sols appauvris, dérèglements climatiques … les questions autour de la terre, l’eau, l’alimentation et les solidarités ne manquent pas. L’agroécologie, qui concilie agriculture, écologie, productivité, activité humaine (dimensions économiques, sociales et politiques) et biodiversité, est hissée par les milieux scientifiques au 1er rang des solutions face aux changements climatiques. Terre & Humanisme fête ses 30 ans lundi 14 octobre à 11h à l’Académie du Climat pour en savoir plus sur l’agroécologie citoyenne et paysanne et les nouvelles expérimentations en France et dans le monde.
Au Mas de Beaulieu, lieu historique de Terre & Humanisme en Sud Ardèche : un des jardins pédagogiques
Terre & Humanisme : des actions locales, nationales et internationales
Expérimenter et transmettre sont les maîtres-mots de Terre & Humanisme qui, dans le sillage de Pierre Rabhi, pratique et forme aux principes et méthodes de l’agroécologie. L’agroécologie citoyenne et paysanne. Celle qui peut se pratiquer en toute autonomie dans son jardin ou son potager, mais aussi dans une ferme à taille humaine.
4 ans de partenariat entre Terre & Humanisme et Habitat & Humanisme pour créer des « jardins agroécologiques et solidaires », de véritables îlots de nature pour les isolés qui reposent sur l’échange et l’entraide
Implantée en Sud Ardèche depuis 30 ans – jardins et potagers pédagogiques du Mas de Beaulieu, à Lablachère – et dans le nord du Gard depuis 1 an – ferme pédagogique et de production la Noria à Robiac-Rochessadoule -, Terre & Humanisme intervient aussi partout en France et à l’international.
Accompagner des paysans en zone semi-désertique dans le cadre de l’aménagement d’un bassin versant dans le sud du Maroc. Terre & Humanisme apporte son expertise, avec le consultant en agroécologie Olivier Hébrard, pour revégétaliser les bassins versants en optimisant la ressource en eau, créer des zones de mise en défense et replanter des espèces endémiques
C’est en ce sens que l’association pionnière a, discrètement, depuis sa naissance en 1994, formé près de 450 animateurs en agroécologie, sensibilisé plus de 80 000 personnes dans le monde à l’agroécologie et plus de 4000 citoyens en France au jardinage et au potager.
Parce qu’elle veut créer des ponts sur ses territoires ardéchois et gardois, indispensables en ces temps de division, et avec des publics en situation de vulnérabilité (pauvreté, âge, solitude…), elle a à cœur de créer ou participer aux dynamiques locales : l’association expérimente la justice alimentaire avec deux marchés de producteurs à prix différenciés avec le Collectif SSA 07 (Sécurité Sociale de l’Alimentation), le glanage solidaire, l’autonomie énergétique avec, entre autres, la micro- méthanisation domestique…
Vue aérienne de la Noria, nouvelle ferme-pilote de Terre & Humanisme dans le Gard
Ailleurs en France, l’association mène un projet de Jardins agroécologiques et solidaires avec Habitat & Humanisme pour sensibiliser des personnes en situation de vulnérabilité au soin de la terre, de leur alimentation et leur santé, tout en recréant du lien social.
Des jardiniers formateurs de Terre & Humanisme diagnostiquent et dynamisent les sols des jardins des Restos du Cœur
Pour les Restos du Cœur, ses jardiniers formateurs diagnostiquent et dynamisent les sols de leurs jardins et forment les salariés en insertion pourfaire face aux aléas climatiques et améliorer l’offre alimentaire avec des produits sains et frais.
Marché de producteurs – Ferme de la Noria
A l’international, dans le contexte actuel très tendu, Terre & Humanisme et ses partenaires font preuve de résistance et de résilience pour tenter de poursuivre leurs actions d’accompagnement, de formation et de structuration des paysans et organisations en Méditerranée (Algérie, Maroc, Tunisie, Liban, Palestine, Egypte) et Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Togo, Mali).
Une séance de formation au Burkina-Faso
Face aux nombreux défis de l’époque, Terre & Humanisme veut continuer à essaimer et intensifier ce long travail de sensibilisation, d’accompagnement et de partage de ses expérimentations agroécologiques sur le terrain afin de donner au plus grand nombre les clefs du changement.
Les nouvelles expérimentations de Terre & Humanisme
En Ardèche, dans le Gard, sur d’autres territoires en France ainsi qu’en Afrique de l’Ouest et sur le pourtour méditerranéen. Les thèmes : la justice alimentaire, le glanage solidaire, l’autonomie énergétique, les jardins solidaires avec Habitat & Humanisme ou les jardins des Restos du Cœur, …
La directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impose de nouvelles obligations de reporting ESG (Environnement, Social, Gouvernance) dès cette année pour les entreprises soumises à DPEF (déclaration de performance extra-financière), et d’ici 2025 (avec un audit en 2026) pour un nombre important d’entreprises de taille moyenne. Comment se former à la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et redonner du sens au travail en agissant dans l’intérêt général ? Tour d’horizon.
Une école de management et Développement Durable
Le développement durable nécessite que les entreprises assument leur responsabilité sociétale. Former les managers de demain capables d’accompagner leur transformation, c’est la mission de l’École RSE, ESG Act, une école de management spécialisée en développement durable.
L’ESG Act propose trois bachelors ayant chacun leur spécialisation
Ces formations apportent une double compétence, management et RSE / Développement Durable, pour répondre à l’augmentation de la demande pour des métiers liés à la Responsabilité sociétale des entreprises.
ESG Act propose trois mastères ayant chacun leur spécialisation
ESG Act offre la possibilité d’effectuer les Mastères et le Bachelor 3ᵉ année en alternance.
L’école aide aussi les étudiants à trouver une entreprise grâce à son réseau de partenaires. Pour les étudiants post Bac comme pour les professionnels, choisir une formation RSE en alternance, c’est choisir un secteur d’avenir avec des débouchés vers des emplois qui ont du sens et servent l’intérêt général.
ESG Act est une école de management, basée à Paris, qui forme les futurs managers à développer une double expertise métier et développement durable / RSE afin d’accompagner les entreprises dans leur transformation.
Qu’est ce que la RSE ?
La RSE ou Responsabilité Sociétale des Entreprises a plusieurs définitions qui émanent de textes internationaux, élaborés après débats associant organisations patronales, syndicales et société civile :
Les lignes directrices de l’ISO (International Organisation for Standardization), définissent les standards internationaux sur le commerce des entreprises à l’origine de la norme ISO 26 000 sur la responsabilité sociétale des organisations
Les Principes directeurs de l’ONU, relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, décrivent les étapes à suivre pour les différents acteurs afin de garantir et favoriser le respect des droits de l’homme par les entreprises.
Les principes directeurs de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) établissent des normes pour les entreprises multinationales qui peuvent affirmer leur responsabilité.
La Commission européenne s’est appuyée sur ces textes pour élaborer une définition de la RSE qui puisse revêtir une portée internationale, juridique et universelle.
« la RSE est la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société”.
Un cadre pour engager les entreprises en faveur d’un développement durable.
Pour assumer leur responsabilité sociétale, les entreprises doivent respecter la législation et les conventions collectives. Pour cela, elles doivent impliquer toutes leurs parties prenantes dans une démarche prenant en compte le respect des droits humains, du droit du travail, de l’environnement et de l’éthique dans leurs activités.
RSE Mode d’emploi par le Pacte Mondial Réseau France
Dans un monde où les ressources naturelles sont limitées et où les enjeux environnementaux et sociaux sont de plus en plus pressants, il est crucial d’adopter une vision plus holistique du développement. La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) se présente comme un cadre idéal pour concilier performance économique, bien-être social et protection de l’environnement.
Le progrès ne peut plus être uniquement mesuré en termes de croissance économique ou de bénéfices financiers. Il doit également prendre en compte le bien-être des salariés, l’impact environnemental des activités commerciales et l’équité sociale. Cette redéfinition du progrès demande aux entrepreneurs de repenser leurs modèles d’affaires et d’intégrer des pratiques durables à chaque étape de leur chaîne de valeur.
5 étapes pour se reconvertir dans la RSE et l’impact : Guide pour les cadres en quête de sens
La recherche de sens dans le travail est un phénomène croissant depuis la prise de conscience environnementale et sociale, pendant la période du COVID. Un guide en 5 étapes pour réussir sa transition professionnelle.
L’auteur, Caroline Renoux a quinze ans d’expérience à la direction du cabinet de Birdeo, dans le recrutement pour les secteurs de la RSE et de l’impact positif.
Éditions Dunod – Parution le 16 octobre 2024
Extrait – Préface de François Gemenne
“(…) plusieurs courants de pensée plaident pour une transformation des modèles économiques des entreprises : décroissance, post-croissance, économie régénérative, entreprises à mission, économie circulaire… Le foisonnement est impressionnant à observer. (…) la CSRD est le marqueur le plus important de cette transformation pour les entreprises : pour la première fois, la performance d’une entreprise ne sera plus uniquement évaluée sur la base de ses résultats financiers, mais également en fonction de son impact environnemental et social. (…) la RSE définit littéralement une nouvelle métrique de la performance des entreprises. C’est une révolution copernicienne du rôle des entreprises dans la société. (…)”
— François Gemenne, politologue et chercheur belge, enseignant vacataire à l’Institut d’études politiques de Paris, co-auteur du sixième rapport du Giec.
Guide repères « Mécénat et & RSE : le nouveau paradigme de l’entreprise engagée »
Intérêt de l’entreprise et intérêt général peuvent-ils faire bon ménage ? “Coup de comm’”, “greenwashing” ?Le rapprochement entre mécénat et RSE est un nouvel horizon qu’aucun acteur public, privé, à but lucratif ou non, ne peut ignorer.
Fruit d’un travail collaboratif d’une trentaine d’experts aux profils variés, ce guide identifie les enjeux, les défis, les risques, les opportunités, les bonnes et mauvaises pratiques du point de vue des 3 acteurs essentiels d’une démarche d’engagement et de mécénat : les décideurs qui allouent les ressources, les opérateurs qui mettent en œuvre les dynamiques et les bénéficiaires.
Son objectif : apporter des points de repères pour éviter les confusions et poser les bases d’une articulation du mécénat et de la RSE respectueuse du cadre légal, fiscal et déontologique, qui permettent à toutes les entreprises de jouer pleinement leur rôle au service de l’intérêt général.
Porté par Admical, en partenariat avec Equanity, la Fondation de France et le Palais de Tokyo, le guide repère « Mécénat & RSE : le nouveau paradigme de l’entreprise engagée » sera présenté le 8 octobre 2024 lors d’une restitution nationale au Palais de Tokyo.
Depuis l’ouverture du marché de l’énergie en 2007, les fournisseurs d’électricité se sont multipliés. 32 fournisseurs correspondent à ma recherche sur le site officiel energie-info pour un petit village rural d’une centaine d’habitants dans le Lot. Il est difficile de trouver parmi eux le meilleur fournisseur d’électricité verte car le critère du prix n’est pas le seul à prendre en compte nous rappelle elmy, qui fournit une électricité 100% verte et l’énergie d’agir pour la transition énergétique.
Pourquoi choisir un fournisseur d’électricité verte ?
Opter pour un fournisseur d’électricité verte, c’est faire un choix vertueux pour la transition énergétique et écologique.
L’électricité verte est produite à partir de sources d’énergie d’origine renouvelable comme le soleil, le vent et l’eau. C’est le choix d’une alternative inépuisable aux énergies fossiles, aussi polluantes que limitées, qui contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Choisir un fournisseur d’électricité verte, c’est cohérent avec l’adoption d’une démarche éco-responsable, qui incite tous les acteurs du marché de l’énergie à privilégier des modes de production plus respectueux de l’environnement.
Certains fournisseurs d’électricité verte soutiennent la production locale d’électricité, éolienne, solaire ou hydraulique. Ce qui permet la création d’emploi sur le territoire, pour l’installation, la maintenance et le développement de technologies responsables plus performantes.
Ces fournisseurs proposent souvent des services personnalisés, via une application notamment pour l’accompagnement à la maîtrise de sa consommationénergétique.
Choisir un fournisseur d’électricité verte peut donc favoriser une consommation d’énergie plus responsable, contribuer à la préservation de notre planète et stimuler une filière économique en plein essor.
Quel est le meilleur fournisseur d’électricité verte ?
– Premièrement, le critère du prix. Le prix se compose du coût de l’abonnement mensuel en fonction de la puissance de votre compteur, le tarif du kilowattheure (kWh) multiplié par votre consommation annuelle, et les options tarifaires. Attention : ces tarifs peuvent évoluer au cours de la durée du contrat de l’offre.
– Deuxièmement, le critère de l’engagement vert. Les Garanties d’Origine permetent à un fournisseur d’électricité verte d’affirmer fournir une énergie d’origine renouvelable, sans pour autant acheter directement l’électricité auprès de producteurs d’énergie renouvelable. Le fournisseur elmy s’assure d’acheter conjointement les Garanties d’Origine et l’énergie correspondante.
– Troisièmement, le critère de la qualité du service client. Facilité de contact, efficacité des réponses ou possibilité de transmettre des index auto-relevés.
Ainsi, en prenant en compte ces trois critères, vous pourrez trouver le fournisseur d’électricité verte qui répond le mieux à vos besoins.
Liste des fournisseurs nationaux d’énergie (électrique et/ou gaz)aux particuliers
elmy s’approvisionne auprès des 36 installations renouvelables provenant de 20 producteurs partenaires, et à 100% en achat conjoint, le plus haut standard d’engagement du marché. C’est le seul moyen de garantir que la part énergie de votre facture (environ 35%) finance directement les énergies renouvelables.
Une offre d’électricité 100% verte labellisée VertVolt, seul label à garantir la production renouvelable.
Si vous changez de fournisseur, vous ne changez pas pour autant de compteur !
elmy se distingue par son offre unique et transparente, son service client, internalisé et réactif. Plus qu’un simple fournisseur, elmy se positionne comme un énergéticien au sens large, qui maîtrise tous les métiers de l’énergie.
elmy défend un modèle d’approvisionnement en énergie vertueux pour la transition écologique.
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