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Il faut un « Accord de Paris pour la nature », selon une étude FAIRR : l’industrie de la viande et du lait doit gérer son impact sur la biodiversité

L’ « ACCORD DE PARIS POUR LA NATURE » DE LA COP 15 AUGMENTERA LA PRESSION SUR LES PRODUCTEURS MONDIAUX DE VIANDE ET DE PRODUITS LAITIERS
L’industrie de la viande et du lait ne parvient pas à gérer son impact sur la biodiversité, ce qui compromet les objectifs d’un nouveau pacte mondial pour la nature et expose les entreprises à des risques réglementaires, juridiques et de réputation accrus, selon une étude publiée par le réseau d’investisseurs FAIRR, soutenu par 70 000 milliards de dollars.
  • Une nouvelle étude montre aujourd’hui que le secteur mondial de la viande et des produits laitiers est très peu performant sur les trois paramètres de biodiversité qui devraient faire partie d’un « accord de Paris pour la nature » juridiquement contraignant lors de la COP15 : la déforestation, la pollution par les nutriments et la conservation de l’eau douce.
  • Au moins 60 % des entreprises s’approvisionnent en soja pour l’alimentation animale dans des zones à haut risque de déforestation et n’ont toujours pas fixé d’objectifs en matière de déforestation. Moins d’une entreprise de viande, d’œufs et de produits laitiers sur cinq gère de manière adéquate la pollution des cours d’eau par le fumier.
« Les investisseurs se concentrent sur les risques financiers importants pour les entreprises, et un accord mondial sur la nature à la COP15 verrait l’industrie de l’agriculture animale intensive confrontée à des risques réglementaires, juridiques, fiscaux et de réputation accrus« , déclare Jeremy Coller, président du réseau d’investisseurs FAIRR.
Le monde se réunit à Montréal pour discuter d’un « Accord de Paris pour la nature » (COP15) comprenant une série d’objectifs proposés pour stopper et inverser la perte de biodiversité mondiale. Cependant, de nouvelles données de FAIRR montrent aujourd’hui que les plus grands producteurs de viande et de produits laitiers du monde ne sont actuellement pas préparés à atteindre les objectifs prévus dans un tel accord. Ces données proviennent de la publication du cinquième indice annuel Coller FAIRR Protein Producer Index (l’indice), qui évalue 60 producteurs de protéines animales cotés en bourse, d’une valeur totale de 360 milliards de dollars (49 produisent principalement de la viande, des œufs et des produits laitiers, 11 sont des entreprises d’aquaculture), en fonction de dix facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Jeremy Coller, président de l’initiative FAIRR et CIO de Coller Capital, a déclaré: « Des forêts tropicales aux rivières, les producteurs de viande et de produits laitiers ne parviennent pas à gérer leur impact sur la biodiversité. L’agriculture animale industrielle est la première cause de déforestation et le premier utilisateur d’eau douce au monde. Les investisseurs se concentrent sur les risques financiers importants pour les entreprises, et un accord mondial sur la nature à COP15 verrait l’industrie de l’agriculture animale intensive confrontée à des risques réglementaires, juridiques, fiscaux et de réputation accrus. » « Le changement est possible. L’industrie semble y être ouverte. Et avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui a fait une annonce importante lors de la COP27, s’engageant à développer une feuille de route agricole pour atteindre 1,5C d’ici la COP28, nous pouvons être sûrs que cette tendance continuera à gagner du terrain à mesure que les entreprises s’adapteront à la transition inévitable vers un système alimentaire plus durable. »
Rachel Crossley, responsable de l’intendance, Europe, BNP Paribas Asset Management, explique : « À mesure que l’on se rend compte que la perte de biodiversité représente un risque aussi important pour la stabilité économique mondiale que le changement climatique, nous attendons des gouvernements régionaux et nationaux, ainsi que des marchés de capitaux, qu’ils prennent des mesures de plus en plus énergiques pour susciter des changements fondamentaux dans les secteurs qui menacent l’eau, les sols et les forêts dont nous dépendons tous. Les preuves contenues dans l’indice Coller FAIRR publié aujourd’hui devraient lever tout doute sur le fait que le secteur de la viande et des produits laitiers doit de toute urgence améliorer ses pratiques pour éliminer la déforestation et améliorer considérablement sa gestion des déchets et des engrais. »

capture_d_e_cran_2022-11-08_a_10.38_56.png Lire aussi :
Jennifer Anderson, co-responsable de l’investissement durable et de l’ESG chez Lazard, commente : « Le système alimentaire actuel, qui représente environ 1/3 des émissions mondiales de gaz à effet de serre, présente des opportunités d’investissement intéressantes pour améliorer l’efficacité. Il est de plus en plus important pour nous, investisseurs, de mieux comprendre les risques matériels que le changement climatique et la biodiversité font peser sur la durabilité des performances financières d’une entreprise. L’indice Coller FAIRR fournit un point de référence utile aux investisseurs pour évaluer et comparer de manière fiable les entreprises de la chaîne d’approvisionnement en protéines. »
Diane Roissard, responsable de la biodiversité à La Banque Postale Asset Management, a commenté : « En France, les institutions financières sont déjà tenues de divulguer les risques liés à la biodiversité et les stratégies de réduction des impacts négatifs. Un accord sur un cadre mondial pour la biodiversité lors de la COP15 rendra encore plus urgents et importants la divulgation et les résultats des entreprises en matière de biodiversité. » « Avec la probabilité d’une nouvelle réglementation importante à l’horizon, il est inquiétant de voir que les données de FAIRR révèlent des lacunes aussi importantes dans les rapports des entreprises de viande et de produits laitiers sur les risques allant de la déforestation à la pollution par les nutriments. Ces entreprises d’élevage doivent prendre des mesures urgentes pour rassurer les investisseurs sur le fait que ces risques matériels sont correctement gérés, et pour s’assurer que les futures divulgations répondront aux exigences des investisseurs en matière de rapports. » Les résultats de FAIRR sont essentiels pour au moins trois des objectifs proposés dans le « Cadre mondial pour la biodiversité post-2020 » en cours de discussion à COP15. Ci-dessous, les objectifs proposés ainsi que les résultats pertinents du rapport sur l’indice FAIRR :
  • Objectifs proposés COP15 : Recherche de l’indice Coller FAIRR
  • Target 2 pour protéger les eaux douces et les écosystèmes connexes.
    • 87 % des entreprises du secteur de la viande, des œufs et des produits laitiers (41 sur 47) n’évaluent pas si leurs exploitations sont situées dans des zones soumises à un stress hydrique, alors que la plupart d’entre elles se trouvent dans des régions qui souffrent déjà d’un stress hydrique extrêmement élevé ou qui devraient en souffrir à l’avenir. Cela inclut Maple Leaf et Cal Maine Foods.
    • Seules deux entreprises, Marfrig et WH Group (propriétaires de Smithfield), fournissent des conseils et une assistance technique aux producteurs d’aliments pour animaux afin de les aider à gérer la disponibilité et le risque de l’eau, alors que 98 % de l’empreinte hydrique de la viande et des produits laitiers provient de l’élevage.
  • Target 7 réduire la pollution, notamment en réduisant de moitié au moins les nutriments (tels que l’azote et le phosphore) perdus dans l’environnement.
    • 83 % des entreprises du secteur de la viande, des œufs et des produits laitiers (39 sur 47) n’exigent pas de leurs fournisseurs qu’ils aient des plans de gestion pour éviter que l’azote et le phosphore provenant des déchets animaux ne polluent les cours d’eau et ne stimulent les algues toxiques, notamment JBS et Tyson.
    • 70 % des entreprises de l’indice présentent également un risque pour l’environnement en raison des déchets d’antibiotiques, qui altèrent les communautés bactériennes à la base des écosystèmes.
  • Target 8 pour minimiser l’impact du changement climatique sur la biodiversité, par exemple en empêchant la déforestation.
    • au moins 60 % des entreprises de l’indice s’approvisionnent en soja pour l’alimentation animale dans des zones à haut risque de déforestation et n’ont toujours pas fixé d’objectifs en matière de déforestation. Même les grandes marques comme Nestlé et McDonald’s, qui ont pris des engagements fermes en matière de déforestation, continuent de faire appel à des fournisseurs tels que Fujian Sunner et New Hope, qui ne suivent pas la déforestation.
La COP15 devait initialement se tenir en Chine, mais elle a été reportée et déplacée en raison de la COVID-19. Il convient de noter que l’indice compte 12 entreprises chinoises, qui représentent 40 % de sa capitalisation boursière totale, et que toutes ces entreprises, à l’exception d’une seule, se situent dans la moitié inférieure de l’indice en raison des faibles niveaux de divulgation et de performance. Malgré des performances générales médiocres, 5 des 12 entreprises chinoises analysées divulguent désormais leurs pratiques en matière de gestion du lisier1 – ce qui montre l’efficacité de la réglementation chinoise et le potentiel d’amélioration des pratiques sous l’effet de la réglementation qui suivrait un accord mondial sur la nature. Une seule autre entreprise, Vinamilk au Vietnam, publie des informations sur la gestion du lisier.

Résultats de l’index 2022

Les résultats complets de l’indice Coller FAIRR Protein Producer Index 2022 sont disponibles pour les membres investisseurs afin de les aider à intégrer les données ESG et à évaluer la performance des entreprises – couvrant les 60 plus grands producteurs de protéines cotés en bourse et évalués par FAIRR.
Index FAIRR des entreprises classées par type de protéine animale
Index FAIRR des entreprises classées par type de protéine animale
> www.fairr.org/index

A propos de FAIRR

L’initiative FAIRR est un réseau d’investisseurs collaboratifs, fondé par Jeremy Coller, qui compte parmi ses membres 70 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. FAIRR travaille avec les investisseurs institutionnels pour définir les questions ESG importantes liées aux systèmes d’élevage et de pisciculture intensifs et leur fournir les outils nécessaires pour intégrer ces informations dans leur gestion d’actifs et leurs décisions d’investissement. Cela inclut l’indice Coller FAIRR, la première évaluation complète au monde des plus grandes entreprises mondiales de protéines animales sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance.

 

La surpêche diminue en Méditerranée et en mer Noire, selon la FAO, mais les ressources marines sont menacées par les activités humaines

Les écosystèmes côtiers et marins fournissent de la nourriture, des moyens de subsistance et une protection côtière à plus d'un milliard de personnes dans le monde.
Les écosystèmes côtiers et marins fournissent de la nourriture, des moyens de subsistance et une protection côtière à plus d’un milliard de personnes dans le monde.
La surpêche a fortement baissé au cours de la décennie écoulée en Méditerranée et en mer Noire, mais l’exploitation de la plupart des espèces commerciales est loin d’être durable, a indiqué mercredi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Le rapport de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de la FAO, fait état d’une diminution de l’exploitation excessive dans la région, particulièrement en ce qui concerne les espèces essentielles faisant l’objet de plans de gestion multilatéraux. Toutefois, 73% des espèces commerciales sont encore surexploitées et la pression de pêche, quoique moins forte que dans le passé, reste le double de ce qui est considéré comme durable. The State of Mediterranean and Black Sea Fisheries 2022 La publication de ce rapport coïncide avec le moment crucial où se tient au Canada la quinzième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique. Pour la FAO, cette rencontre sera l’occasion de mettre en avant la contribution importante de la pêche à l’utilisation durable et à la préservation de la biodiversité. Selon l’agence onusienne, il est crucial d’inverser la tendance à la baisse des ressources aquatiques ainsi que d’établir des liens entre la rentabilité et la durabilité dans cette région.

La pêche en Méditerranée et en mer Noire génère chaque année 2,9 milliards de dollars

« Dans la Stratégie 2030, les membres de la CGPM ont fixé de nouveaux objectifs afin de régler ce problème », a déclaré Miguel Bernal, nouveau Secrétaire exécutif de la CGPM. « Cette nouvelle stratégie définit une vision ambitieuse et nécessite des efforts collectifs plus audacieux qu’auparavant ».
Selon le rapport biennal, la production dans le secteur des pêches a chuté d’environ 15% depuis 2020, notamment en raison de la pandémie de Covid-19, et les recettes et les emplois dans la filière ont diminué d’autant. « Les moyens de subsistance dans les zones côtières sont menacés par le vieillissement de la main-d’œuvre et par les suppressions d’emplois », a détaillé la FAO. La pêche en Méditerranée et en mer Noire génère chaque année 2,9 milliards de dollars de recettes. Elle occupe, selon les estimations, un demi-million de travailleurs tout au long de la chaîne de valeur. En moyenne, dans la région, un habitant sur 1.000 est un pêcheur sur le littoral et, dans certaines zones côtières, ce chiffre peut être jusqu’à dix fois supérieur. Mais la main-d’œuvre vieillit. En 2020, plus de la moitié des marins-pêcheurs étaient âgés de plus de 40 ans et 10% seulement avaient moins de 25 ans. Cette tendance s’accentue, d’après les dernières données du rapport.
La pêche est une source vitale de nourriture et d'emploi pour les populations du monde entier.
La pêche est une source vitale de nourriture et d’emploi pour les populations du monde entier.

La pêche artisanale représente près de 60 % des emplois

Par ailleurs, la pêche artisanale représente 82% des navires et 59% des emplois. Elle fait également travailler le plus grand nombre de jeunes, mais les petits pêcheurs gagnent en général moins de la moitié du salaire des marins-pêcheurs de la flottille industrielle, selon la FAO. Plus globalement, le document se penche sur la durabilité de la pêche. Car bien que la plupart des principales espèces commerciales ne soient pas encore exploitées de manière durable, presque la totalité d’entre elles connaissent une baisse de la pression de pêche et sont actuellement à des niveaux inférieurs à la moyenne régionale. A ce sujet, la FAO dit avoir constaté « une diminution notable » de la surpêche des stocks de merlu européen en Méditerranée, de turbot en mer Noire et de sole commune en mer Adriatique, qui sont actuellement soumis à un ou plusieurs plans de gestion. « Certaines de ces espèces montrent déjà des signes de reconstitution de la biomasse ».

La Méditerranée et la mer Noire parmi les régions de pêche les plus surexploitées au monde

A noter que la CGPM a mis en œuvre 10 plans de gestion pluriannuels des pêches visant des stocks prioritaires et concernant près de 7.000 bateaux. Elle a également créé 10 zones de pêche réglementée en vue de réduire l’exploitation de stocks et d’écosystèmes d’eaux profondes sur plus de 1,7 million de kilomètres carrés de la Méditerranée et de la mer Noire et d’en améliorer la conservation. Selon Manuel Barange, Directeur de la Division des pêches et de l’aquaculture de la FAO, le rapport a mis en évidence combien il était compliqué d’assurer la durabilité dans cette région d’importance critique. « La Méditerranée et la mer Noire comptent parmi les régions de pêche les plus surexploitées au monde, mais nous y observons également un fort engagement dans la gestion efficace des ressources ces dernières années », souligne-t-il. La CGPM compte 23 pays membres et a pour objectif principal de veiller à la préservation et à l’utilisation durable des ressources marines biologiques ainsi qu’au développement durable de l’aquaculture.

 

Documents joints

S’adapter au changement climatique

Le 8 décembre est La Journée mondiale du Climat, créée à l’initiative de plusieurs ONG afin de rappeler la menace du changement climatique et la nécessité d’agir pour en limiter les effets. Elle vise à faire prendre conscience aux populations l’importance des changements climatiques qui impactent de plus en plus les populations. Les sociétés doivent se préparer à vivre sous de nouvelles conditions climatiques. Concrètement, cela passe par des projets d’aménagement, des investissements, des changements de modèle d’affaires et également des changements de comportement. Autant d’actions qu’il nous faut engager dès maintenant pour limiter les dégâts éventuels et bâtir une société plus résiliente, plus solidaire et plus écologique. Le point avec cette nouvelle publication de l’ADEME.

Bilan Mondial de l’action climat par secteur : 10 enseignements à retenir après la COP 27 par Climate Chance

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L’association Climate Chance a publié son Bilan mondial de l’action climat par secteur 2022, afin de nourrir les négociations de la COP 27 et de montrer, non seulement la puissance d’action des acteurs non-étatiques, mais aussi l’immensité du chemin qu’il reste à accomplir pour stabiliser les émissions.
capture_d_e_cran_2022-10-26_a_17.21_23.png L’Observatoire Climate Chance, lancé par l’association Climate Chance en 2018, analyse chaque année les tendances récentes de l’action climat des entreprises, des collectivités et de l’ensemble des organisations de la société civile, ainsi que les signaux faibles de l’action et les initiatives remarquables qui permettent d’identifier les leviers les plus efficaces pour avancer vers une société bas carbone. L’Observatoire montre l’action climat telle qu’elle est, et non pas telle qu’elle devrait être; les engagements, prospections et recommandations n’entrent pas dans son périmètre d’analyse. Le Bilan mondial de l’action climat par secteur est un rapport de synthèse qui raconte l’histoire derrière les chiffres d’évolution des émissions de gaz à effet de serre dans les principaux secteurs d’émissions à l’échelle du globe, à savoir l’énergie, le transport, les bâtiments, les industries, les déchets, l’usage des sols. Il s’agit de la publication phare de l’Observatoire Climate Chance, présentée chaque année au moment de la COP, sans doute la seule à proposer un panorama aussi complet sur l’action climat de tous les acteurs non-étatiques, à l’échelle mondiale. À un an du Global Stocktake et alors que l’année 2022 marque une reprise, plus ou moins rapide selon les secteurs, des émissions à leur niveau de 2019, il est essentiel de montrer l’évolution des mobilisations et de comprendre comment s’est structuré l’action climat de l’année. Résumé du Bilan Mondial de l’action climat par secteur 2022 Pour ce Bilan mondial 2022, 10 « Grands enseignements » sont décryptés et ont été présentés en détail à la COP27 de Charm el-Cheikh :

1 • Face à l’explosion de la demande, le recours aux fossiles dépasse le boom des renouvelables

Face à l'explosion de la demande, le recours aux fossiles dépasse le boom des renouvelables
Face à l’explosion de la demande, le recours aux fossiles dépasse le boom des renouvelables
En 2021, les émissions mondiales dues à l’utilisation d’énergie ont rebondi jusqu’à dépasser leur niveau de 2019. Entre quotas de production de l’OPEP et envolée des prix, le pétrole est le seul combustible fossile dont les émissions sont restées inférieures à 2019. Le gaz, malgré l’inflation, a connu une hausse de demande dans tous les secteurs. Surtout, le charbon a assuré la moitié de l’augmentation mondiale de la demande d’électricité. La croissance exceptionnelle des énergies renouvelables pendant la pandémie a légèrement ralenti, mais l’ajout de capacités renouvelables dépasse 2021. La guerre en Ukraine n’est pas un déclencheur, mais un accélérateur des tensions sur le marché du gaz générées par la reprise de l’économie après les confinements. Si cette crise globale représente une occasion d’accélérer la transition énergétique à long terme, elle agit aussi comme un frein à court terme, en faisant grimper les prix et en offrant un sursis au charbon.

2 • Malgré une reprise carbonée, les économies industrialisées renouent avec leurs trajectoires de transition

Malgré une reprise carbonée, les économies industrialisées renouent avec leurs trajectoires de transition
Malgré une reprise carbonée, les économies industrialisées renouent avec leurs trajectoires de transition
2020 fut une année entre parenthèses qui, si elle a permis d’accélérer certaines transitions (comme l’adoption massive du vélo dans beaucoup de grandes métropoles du monde), ne reflète pas les dynamiques amorcées avant la pandémie. 2021, nonobstant un premier trimestre marqué par des mesures de confinement qui affectent encore les chiffres d’émissions, confirme les tendances de transition engagées par les économies occidentales : le charbon est en déclin, le gaz de plus en plus concurrencé par des renouvelables en plein essor, et la décarbonation du transport enfin lancées dans certains pays européens notamment conquis par l’électrification. L’inflation des prix du gaz, déclenchée dès le second semestre 2021 par la reprise économique mondiale puis accélérée par la guerre en Ukraine, pousse les États à de nouveaux plans d’investissements pour conquérir une indépendance énergétique fondée sur les énergies bas carbone.

3 • Les ventes records de véhicules électriques sont toujours débordées par la croissance des SUV

Les ventes records de véhicules électriques sont toujours débordées par la croissance des SUV
Les ventes records de véhicules électriques sont toujours débordées par la croissance des SUV
Le rebond des ventes de véhicules neufs observé en 2021 est marqué par l’accélération de la pénétration des modèles électriques (10 % des ventes mondiales, jusqu’à 20 % en Europe et en Chine, soit deux fois plus qu’en 2020). Du rail à la mobilité urbaine, aucun secteur n’échappe à l’électrification des moteurs, avec des variations régionales : les deux-roues motorisés en Inde (+132 % en 2021), les bus en Amérique latine (+27 %), les vélos en Europe (1/4 des ventes). L’augmentation des subventions publiques à l’achat (+77 %, 273 Md$) est un moteur du marché très efficace, qui permet d’accélérer l’installation d’infrastructures de charge (+40 % en 2021) et d’exercer effet levier plus que proportionnel sur les dépenses privées. Pour autant, le succès des SUV auprès des constructeurs et consommateurs (45,9 % des ventes mondiales), deuxième source de croissance des émissions mondiales, tend à contrebalancer les gains d’efficacité obtenus grâce à l’électrique. De plus, l’efficacité des véhicules étant quasiment proportionnel à leur poids, l’orientation des VE vers les modèles lourds marque une attraction persistante pour l’imaginaire de puissance, qui souligne l’une des principales contradictions de la transition au niveau mondial.

4 • Forêts : derrière les contrastes nationaux, le financement bascule vers le paiement sur résultats

Forêts : derrière les contrastes nationaux, le financement bascule vers le paiement sur résultats
Forêts : derrière les contrastes nationaux, le financement bascule vers le paiement sur résultats
En 2021, les pertes de couvert forestier (-2 % ; 25,3 Mha) et de forêts primaires (-11 % ; 3,75 Mha) ont ralenti, sans pour autant inverser la tendance. Parmi les facteurs de déforestation, les incendies ont pris une part accrue dans la destruction forestière, générant d’autant plus d’émissions (+4 %, 378 MtCO2). Si les principales filières économiques à risque de déforestation (bétail, huile de palme, cuire, papier…) augmentent leur niveau d’engagement – de manière inégale – les indicateurs disponibles pour mesurer les progrès réalisés vers les objectifs internationaux demeurent loin du compte. L’attraction des financements pour les projets à double impact sur le climat et la biodiversité s’accompagne d’une typologie d’actions plus holistiques, telles que les droits de la nature, les approches en cycle de vie pour mesurer l’empreinte des entreprises, la transformation socioéconomique des chaînes de production ou la certification de projets de compensation à cobénéfices pour la biodiversité.

5 • Les politiques de transition sont de plus en plus marquées par les nationalismes économiques et la concentration capitalistique des industries

Les politiques de transition sont de plus en plus marquées par les nationalismes économiques et la concentration capitalistique des industries
Les politiques de transition sont de plus en plus marquées par les nationalismes économiques et la concentration capitalistique des industries
En 2021-22, la reprise de l’économie mondiale, les phénomènes climatiques extrêmes et la guerre en Ukraine ont souligné la vulnérabilité des chaînes de valeur et des interdépendances stratégiques des industries de transition. Des filières comme l’automobile, dans un contexte de concentration des ressources en minerais stratégiques (lithium, nickel, cobalt), favorisent les contrats d’approvisionnement à long terme et l’intégration verticale des chaînes de valeur. De l’ouverture de mines de lithium à la production d’énergie renouvelable, la réindustrialisation oscille entre coopération et compétition. En Europe, aux États-Unis, en Chine et dans les émergents riches en matières premières, l’État planificateur reprend la main pour relocaliser les chaînes de valeur (40 projets de gigafactories en Europe), voire nationaliser les champions nationaux (EDF, Uniper). Dans le même temps, l’inflation des prix de l’énergie opère une sélection darwinienne parmi les acteurs de marchés, à l’avantage des grandes entreprises capitalistiques, soutenues par leurs États de domiciliation.

6• Les conséquences du réchauffement climatique impactent négativement les politiques d’atténuation

Les sept dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde. En 2021, l’intensification des aléas climatiques ont causé des pertes humaines et agricoles colossales et perturbé le fonctionnement des réseaux électriques (nucléaires, hydroélectriques, transmissions…) et des infrastructures de transport (notamment ferroviaires). Dans le même temps, les besoins d’adaptation de court terme (climatisation, réfrigération, irrigation…) génèrent un surcroît de dépenses énergétiques – essentiellement comblées par les fossiles – qui fragilisent les scénarios de transition et effacent les gains permis par des actions de long terme, comme la rénovation thermique des bâtiments ou l’agroécologie, dont le rythme d’adoption reste lent. À rebours, l’émergence de la « sobriété d’État » dans le débat public, en réaction aux tensions sur le marché de l’énergie, ouvre un nouvel horizon d’actions combinées pour l’atténuation et l’adaptation à long terme.

7 • De mieux en mieux financée et planifiée, l’adaptation cherche toujours à mesurer son impact

De mieux en mieux financée et planifiée, l’adaptation cherche toujours à mesurer son impact
De mieux en mieux financée et planifiée, l’adaptation cherche toujours à mesurer son impact
À mesure que les effets extrêmes et structurels du changement climatique s’accentuent, les besoins d’investissements et assurantiels pour couvrir et se prémunir des risques deviennent de plus en plus criants. Si les grands bailleurs bilatéraux et multilatéraux dédient une part croissante de leurs financements pour le climat à l’adaptation, la parité avec l’atténuation visée par l’accord de Paris est encore loin d’être atteinte. Entre les CDN, les communications sur l’adaptation prévues par l’accord de Paris et les Plans Nationaux d’Adaptation du cadre d’adaptation de Cancún, les États ont, dans l’ensemble, démarré leur planification de l’adaptation. Mais sur le terrain, les projets d’adaptation manquent encore de mesure concrète de leur impact, comme en témoigne la rareté des indicateurs quantitatifs ou qualitatifs de réduction de risques climatiques dans les publications académiques qui s’essayent à des évaluations.

8 • Emporté par la vague net zéro, le marché carbone volontaire bascule dans une autre dimension

Emporté par la vague net zéro, le marché carbone volontaire bascule dans une autre dimension
Emporté par la vague net zéro, le marché carbone volontaire bascule dans une autre dimension
En 2021, le marché carbone volontaire a battu tous les records (près de 2 Md$ de transactions, x4 depuis 2020), porté par la vague d’engagements des entreprises à atteindre « zéro émission nette ». En particulier, les crédits certifiant les projets de solutions fondées sur la nature (afforestation, reforestation, conservation…) rencontrent un succès florissant et occupent la première place du marché (50% des crédits échangés environ). Les cobénéfices pour la biodiversité et le développement socio-économique des communautés locales sont également très recherchés. Cependant, les crédits d’élimination des émissions, qui permettent la captation et la séquestration additionnelle de CO2 à long terme, demeurent très peu développés. Si elle permet de canaliser des ressources financières privées vers des projets bénéfiques à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, la possibilité offerte aux entreprises et autres organisations de revendiquer la « neutralité carbone » en l’absence de norme universelle suscite la controverse.

9 • Sous pression juridique et actionnariale, les industries carbonées adaptent le rythme de leur transition

L’année 2021 n’a pas marqué de grande rupture ni d’accélération en matière d’activisme actionnarial : toujours plus de propositions liées à l’environnement sont déposées – surtout liées au climat – mais une minorité d’entre elles sont votées, et très peu recueillent la majorité. Pratique encore marginalisée au début des années 2000, surtout concentrée aux États-Unis, le recours au droit contre les politiques climatiques des États et les entreprises est l’une des tendances majeures de ces dernières années. Une courte majorité des décisions rendues sont favorables à l’action climat, mais leurs effets à long terme sont encore peu étudiés. Malgré tout, cette double pression engage un peu plus les industries carbonées sur les chemins d’une transition dont elles maîtrisent le tempo : aucun acteur majeur ne renonce à ses activités historiques les plus carbonées (pétrole, gaz, charbon…) – qui sont aussi les plus lucratives et de potentiels leviers d’investissements dans la transition.

10 • Les communautés et gouvernements locaux adaptent la transition aux territoires

Les communautés et gouvernements locaux adaptent la transition aux territoires
Les communautés et gouvernements locaux adaptent la transition aux territoires
Les gouvernements locaux sont aux avant-postes de la mise en œuvre de politiques climatiques adaptées aux besoins des citoyens. En matière de mobilité, les grandes métropoles européennes poussent de plus en plus l’électrification des flottes de bus et la reconfiguration de l’espace public en faveur de la marche et du vélo, tout en limitant la circulation des voitures par l’introduction de zones à faibles émissions ou sans voitures. Si l’essentiel des flottes de bus électriques est en Chine, les villes européennes et américaines s’y ouvrent de plus en plus. Les gouvernements locaux vont au-delà des objectifs fixés au niveau national, en améliorant l’efficacité énergétique de leurs bâtiments et infrastructures, en introduisant des exigences minimales de performance énergétique, des normes d’adaptation dans les codes des bâtiments, ou en adoptant des politiques de décarbonation du chauffage. Les formes coopératives locales souffrent de la crise énergétique, mais se révèlent efficaces pour l’adaptation. Bilan mondial complet de l’action climat par secteur 2022

A propos de l’Observatoire Climate Chance

Le Bilan sectoriel s’inscrit dans un ensemble de publications de référence publiées par l’Observatoire de l’action climat non-étatique, disponibles en français et en anglais, sur le portail de l’action climat.

A propos de Climate Chance

capture_d_e_cran_2022-10-26_a_17.21_45.png Créée en 2015, Climate Chance est la seule association internationale, participant à la mobilisation dans la lutte contre le changement climatique, cherchant à fédérer l’ensemble des acteurs non-étatiques reconnus par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques – CCNUCC. Son objectif ? Renforcer l’action climat des collectivités locales, des entreprises, de la société civile par la mise en réseau des acteurs et le partage des pratiques, défendre et diffuser des priorités et des propositions communes, et ainsi, contribuer à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. – www.climate-chance.org

 

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Pénuries alimentaires, inflation et hausse du prix de l’énergie : le consommateur pousse le Commerce à se réinventer selon l’Echangeur

Rapport 2022 Echangeur BNP Paribas Personal Finance « Innovate Service Centric »

Echangeur BNP Paribas Personal Finance
Echangeur BNP Paribas Personal Finance
En novembre 2021, la 8e édition de Innovate Service Centric marquait la fin de la pandémie et, pour le commerce, l’espoir de repartir de l’avant. Optimistes, les budgets engagés pour l’année 2022 reflétaient cette promesse d’un avenir radieux. Pourtant, les premiers signes annonciateurs de la crise étaient déjà visibles. Alors que la croissance redémarrait, tous les secteurs industriels étaient rattrapés par des pénuries de matières premières et des difficultés d’approvisionnement. Le coup d’arrêt est alors arrivé. Du jour au lendemain, le consommateur et, avec lui, le commerce se retrouvent sous contraintes. Pénuries alimentaires, inflation galopante et flambée des prix de l’énergie mettent son pouvoir d’achat en grande difficulté : l’heure est aux arbitrages budgétaires. Contraint, le consommateur poursuit sa mutation et devient plus exigeant, obligeant les enseignes à continuer d’innover pour répondre à ces différentes questions :
  • Quelles sont les pistes pour recréer du flux en point de vente et sur Internet ?
  • Comment repenser le plaisir de consommer ?
  • Comment créer une relation de confiance unique avec le consommateur ?
Autant de questions passées au crible par les experts de l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance, qui accompagne les acteurs du commerce dans leur transformation depuis plus de 25 ans. Cette 9ème édition du rapport de tendances Innovate Service Centric met en lumière cinq axes majeurs de transformation pour les prochaines années.

L’heure est aux arbitrages budgétaires

Pour la première fois en Europe, l’inflation a atteint des taux à deux chiffres. En octobre 2022, les prix à la consommation dans la zone euro ont ainsi progressé de 10,7 % sur un an, selon les chiffres publiés par Eurostat. Alors que la production industrielle est en souffrance et que les usines se mettent à l’arrêt, le consommateur va de son côté devoir faire des arbitrages budgétaires. En janvier 2022, 58 % du revenu mensuel des Belges, Espagnols, Français et Portugais était déjà pré-alloué en début de mois à des dépenses (source : Access Panel Echangeur 2022). Face à ce contexte inflationniste tendu, les enseignes subsistent comme elles peuvent. En pleine guerre de promotions, elles mettent en place des « boucliers tarifaires » comme Leclerc, qui a prolongé son Bouclier Anti-Inflation jusqu’en décembre 2022, bloquant le prix de 243 articles du quotidien : concrètement, si leur prix augmente, le client est crédité en bons d’achat, via le compte de fidélité. Derrière cette guerre des réductions, c’est une bataille pour les parts de marché qui se joue, où le Low Cost a de beaux jours devant lui. Faisant dorénavant partie du paysage de la distribution européenne, celui-ci poursuit son implantation rapide. A ce titre, le principe de l’enseigne « Nous Anti-Gaspi », née en 2018 en Bretagne, est intéressant : garantir un prix 30 % inférieur à celui des enseignes classiques en commercialisation les produits que les autres ne peuvent ou ne veulent plus vendre. Déjà placé au second plan par le client, l’argument écologique disparaît un peu plus dans le contexte actuel au bénéfice de la sauvegarde de son pouvoir d’achat. Cela fait revenir l’économie circulaire sur le devant de la scène, après un début d’année 2022 où elle avait été éclipsée par les Web3, Metavers et NFTs. 53% des 14 000 individus interrogés en janvier 2022 déclaraient avoir vendu ou acheté un produit d’occasion ou reconditionné au cours de l’année écoulée (source : Access Panel Echangeur 2022).
Bientôt un QR Code sur nos vêtements pour mieux les revendre sur le net ?
Bientôt un QR Code sur nos vêtements pour mieux les revendre sur le net ?
Toutefois, même le marché de l’occasion est rattrapé par la crise du moment. Pourquoi acheter un produit si je ne l’utilise qu’une à deux fois par an ? Se mettent alors en place les innovations récentes autour de la location, avec le retour en force de l’économie de la fonctionnalité : 1 consommateur interrogé sur 4 est aujourd’hui prêt à louer plutôt qu’à acheter un bien d’équipement hors voiture (source : Access Panel Echangeur 2022).

Une recherche continue de simplicité

La pandémie a durablement digitalisé le commerce, selon les chiffres de l’Access Panel. Tous les usages digitaux progressent par rapport à la vague de janvier 2020 avant les confinements. 75 % des Espagnols (+8 points) achètent sur Internet plus d’une fois par mois. 24 % des Portugais (+ 8 points) se font livrer leurs courses alimentaires alors que 27 % (+ 7 points) des Français ont eu recours au Drive. Dans le même temps, 30 % des Belges (+8 points) paient en magasin avec leur smartphone ; sachant que le QR code est pour 43 % (+15 points) d’entre eux une source d’information en magasin. Derrière ces chiffres, nous retrouvons une recherche continue de simplicité et de facilité. Grâce au digital, le consommateur se défait d’un clic de ses contraintes. Toute solution l’aidant à faire ses achats de manière simple et pratique est bonne à prendre. HOMO-CONVENIENCE est avant tout un acheteur dont le temps est précieux. A ce titre, l’enseigne doit intégrer qu’elle est aux yeux de l’acheteur un « émetteur de temps » tout aussi négatif que, dans un autre registre, les émetteurs de CO2. Le distributeur doit donc optimiser son parcours client pour l’aider à regagner de précieuses minutes. Plus d’un an et demi après son apparition, le Quick Commerce peine aujourd’hui à trouver un modèle pérenne. Des villes européennes comme Madrid, Paris ou Amsterdam contre-attaquent pour bloquer voire démanteler ses implantations. Plus que cruciale que jamais dans le parcours client, la livraison à domicile poursuit sa mue avec notamment le développement de la livraison de vrac à domicile ou par drone. Enfin, les magasins autonomes s’implantent durablement dans les centres-villes des capitales européennes et commencent à investir les zones péri-urbaines et rurales. La start-up française Boxy a par exemple levé vingt-cinq millions d’euros pour s’attaquer spécifiquement à ces zones où l’offre alimentaire reste insuffisante.

Repenser le plaisir de consommer pour recréer du trafic

Depuis la fin des confinements, un recul important des flux de consommateurs en magasin physique s’opère dans tous les pays occidentaux, avec pour conséquence la progression rapide des taux de conversion. Ceux qui entrent en point de vente viennent pour acheter, et rien d’autre : ce sont des « acheteurs » et non plus des « shoppers ». Un constat que l’on peut aussi faire pour le E-commerce à moyen terme ! La pratique du « lèche-vitrine » semble ainsi avoir disparu avec la pandémie. Pourtant, réussir à donner satisfaction à un individu passager, c’est en faire un « shopper » et donc demain un potentiel acheteur. Cette mécanique du commerce est immuable : sans un flux régulier de clients, le chiffre d’affaires se voit impacté, et les certitudes économiques pour la marque disparaissent. L’heure doit donc être à faire revenir HOMO-SHOPPING. Il devient donc urgent pour le Offline, et demain pour le Online, de réenchanter le commerce pour relancer le trafic. Pour cela, ils doivent s’appuyer sur la force du commerce physique, à savoir tout ce qui n’est pas téléchargeable : gamification, inspiration, personnalisation, surprise, jeu, dépaysement et conseil. Les pistes ne manquent pas pour créer la surprise, et repenser le plaisir de consommer. Par ailleurs, en aidant le consommateur dans son quotidien, la marque identifie des services insoupçonnés mais fidélisant. Par exemple, alors que le nombre d’adoption d’animaux a énormément progressé avec la pandémie, l’enseigne alimentaire Carrefour a lancé son service Garde De Chien : celui-ci donne accès au propriétaire d’un chien à un réseau de pet-sitters prêts à garder gratuitement un animal le temps d’un week-end ou pendant des vacances.

Installer une relation de confiance : le commerce des « amis »

Pour réussir le parti de toucher à la fois l’acheteur et le « shopper », HOMO-CONVENIENCE et HOMO-SHOPPING, les marques doivent s’appuyer sur un réseau d’ambassadeurs. Le commerce de l’émotion prend ainsi le pas sur celui de la raison. Avec Internet, le vendeur semble anachronique. Or, alors que les enseignes souffrent actuellement pour recruter, le collaborateur joue un rôle clé pour leur avenir. Il est l’incarnation de la marque : c’est avec lui que le consommateur échange en boutique, sur le site web, les réseaux sociaux, lors de la livraison ou de l’intervention du service après-vente. Nous voyons ainsi apparaître en 2022 de véritables communautés au service de la marque. Grâce à elles, mais aussi à l’Intelligence Artificielle, le client est accompagné, identifie le bon produit ou service et gère son SAV lui-même. Cette relation de confiance peut aussi s’incarner avec des tiers, des proches ou encore des influenceurs. Mais pour fonctionner, cette relation se doit d’être unique, basée sur une confiance équivalente à celle que l’on entretient avec ses amis.
«Durant la pandémie, les librairies de quartier ont bénéficié d’une opinion publique positive, sortant de l’ombre portée depuis des années par les plateformes digitales. Ici, on ne se définit pas comme un vendeur, mais comme un libraire. Chaque lecteur a parmi l’équipe qui tient la librairie son libraire « préféré ». Connu et reconnu, le lecteur vient chercher auprès de lui des conseils de lecture et partager ses coups de cœur : les mêmes goûts littéraires et la même passion du livre les réunit. Nous entrons ainsi dans ce que nous appelons le « commerce des amis ». Alors que la guerre des prix se poursuit entre enseignes, la confiance devient la pierre angulaire pour construire le chiffre d’affaires » estime Elisabeth Menant, Analyste Tendances Innovation et Services chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.

Fédérer une audience autour d’une marque unique

L’enseigne devient ainsi tiers de confianceA TRUSTED FRIEND. Sortant de son métier initial, elle développe des solutions pour accompagner le consommateur au quotidien. Déjà plébiscitées l’année dernière, les plateformes de services continuent de séduire. Centrées sur les attentes du consommateur, elles sont aujourd’hui protéiformes : Digital Native Vertical Brand (DVNB), enseigne historique, géant d’internet, marque ou encore réseau social. Leur point commun ? Réussir le tour de force de créer une relation de confiance, tout en répondant aux attentes parfois opposées d’HOMO-CONVENIENCE et d’HOMO-SHOPPING . Elles excellent aussi bien sur le court terme pour continuer à vendre, et le long terme pour créer une relation de proximité. La marque qui devient leader est celle qui parvient à devenir unique et incomparable aux yeux du client. En un mot : le doudou du consommateurONLY BRAND MATTERS. Même si celle-ci s’avère plus chère et moins rapide à la livraison, elle reste quand même LA préférée du consommateur. Low Cost, Luxe, Direct-To-Consumer, ou encore marketplaces, ces marques uniques existent quel que soit leur activité ou positionnement. Action, Decathlon mais aussi Barkin, Amazon, Allbirds ou Gucci : toutes possèdent une « fanbase », fédèrent une communauté. Nous rentrons ainsi dans un nouveau commerce, celui de l’audience. Confiant, le consommateur fait confiance à la marque, quel que soit le chemin choisi.
« L’audience devient le moteur de la proposition de valeur des plateformes de services, qui continuent cette année de se renforcer. Bien que protéiformes, ces acteurs partagent tous un point commun, celui de fédérer une audience autour d’une marque unique, incomparable et incomparée. La clé du succès pour les acteurs économiques dans les prochaines années : devenir le « doudou » du consommateur, en proposant une marque agile, innovante, et unique » conclut Matthieu Jolly, Responsable Innovation et Services chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.
innovate_service_centric_-_brand_to_be_alive_-_rapport_2022.pdf

À propos de L’Echangeur BNP Paribas Personal Finance

L’Echangeur BNP Paribas Personal Finance est le centre d’innovation technologique et marketing appliquée au commerce de détail, qui décrypte pour les grands acteurs de la distribution et du e-commerce les nouveaux usages des consommateurs et les accompagne dans la conception de leurs stratégies de développement. L’accompagnement de l’Echangeur est fondé sur l’alliance d’expertises et d’outils marketing, data, new tech, innovation. Depuis plus 25 ans, les entreprises du CAC 40, les enseignes de la Distribution et les grandes marques font confiance à l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance..

À propos de BNP Paribas Personal Finance

BNP Paribas Personal Finance est leader européen du financement aux particuliers au travers de ses diverses activités de crédit à la consommation. Filiale à 100% du groupe BNP Paribas, BNP Paribas Personal Finance compte près de 20 000 collaborateurs et opère dans une trentaine de pays. Avec des marques comme Cetelem, Cofinoga, Findomestic ou encore AlphaCredit, l’entreprise propose une gamme complète de crédits aux particuliers disponibles en magasin, en concession automobile ou directement via ses centres de relation client et sur Internet. BNP Paribas Personal Finance a complété son offre avec des produits d’assurance et d’épargne dans plusieurs pays comme l’Allemagne, la Bulgarie, la France, l’Italie… Depuis de nombreuses années, BNP Paribas Personal Finance a développé une stratégie active de partenariat avec les enseignes de distribution, les constructeurs et les distributeurs automobiles, les webmarchands, et d’autres institutions financières (banque et assurance) fondée sur son expérience du marché du crédit et sa capacité à proposer des services intégrés adaptés à l’activité et à la stratégie commerciale de ses partenaires. Au service de ses clients et de ses partenaires, BNP Paribas Personal Finance s’engage à favoriser l’accès à une consommation plus responsable et plus durable.

 

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Fair Play For Planet rejoint Football for the Goals, une initiative de l’ONU pour la défense du développement durable dans le monde du football

Fair Play For Planet rejoint Football for the Goals, une initiative de l’ONU pour la défense du développement durable dans le monde du football
Fair Play For Planet rejoint Football for the Goals, une initiative de l’ONU pour la défense du développement durable dans le monde du football
Fair Play For Planet réaffirme son engagement en tant que défenseur de l’écologie, de l’équité et des droits de l’homme dans le monde du sport en rejoignant Football for the Goals, une initiative de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Fair Play For Planet rappelle que, comme dans le sport, c’est par le collectif que l’on peut impulser un changement positif dans la société en faveur des objectifs de développement durable.
Les 17 Objectfs de Développement Durable
Les 17 Objectfs de Développement Durable
En cette période de Coupe du Monde, l’importance du monde du football en termes de visibilité et de pouvoir d’influence n’est plus à démontrer. Par leur engagement en faveur des Objectifs de développement durable de l’ONU, Fair Play For Planet et Football for the Goals invitent les clubs, joueurs, sponsors, médias et supporters à se mobiliser sur ces questions d’actualité. Football for the Goals est une initiative de l’ONU qui a pour but de sensibiliser le monde du football au développement durable et à la protection de l’environnement. Elle encourage les parties prenantes à modifier leurs pratiques et à travailler ensemble pour devenir des acteurs du changement en menant des actions concrètes qui impactent positivement l’environnement et luttent contre les inégalités.
Fair Play For Planet rejoint Football for the Goals, une initiative de l’ONU pour la défense du développement durable dans le monde du football
Fair Play For Planet rejoint Football for the Goals, une initiative de l’ONU pour la défense du développement durable dans le monde du football
En France, Fair Play For Planet a développé le premier label environnemental destiné aux clubs, aux sites et aux évènements sportifs : le label FPFP. Conçu autour d’une approche globale de la lutte contre le dérèglement climatique, il permet aux entités sportives d’améliorer leur modèle de développement en prenant soin de l’environnement et des personnes. L’approche de Fair Play For Planet est articulée autour d’actions opérationnelles, efficaces, mesurables et vertueuses pour la planète. « Nous sommes heureux d’accueillir Fair Play For Planet au sein de cette initiative mondiale, qui s’appuie sur le monde du football, pour construire un monde plus juste et plus durable, déclare Fabienne Pompey, chargée de communication des Nations Unies pour la France. Le sport et le football en particulier, ont un rôle à jouer dans cette transformation profonde au bénéfice des peuples et de la planète. » En rejoignant l’initiative Football for the Goals, Fair Play For Planet renouvelle son engagement à respecter les principes suivants dans ses pratiques commerciales et dans ses actions de sensibilisation auprès des parties prenantes, y compris ses partenaires commerciaux, les médias, et les sponsors :
  • Défendre et mettre en œuvre des politiques de développement durable.
  • Défendre les Objectifs de développement durable (ODD) définis par l’ONU.
  • Soutenir une approche fondée sur les droits de l’homme, notamment en abordant les questions de discrimination et en évitant les pratiques discriminatoires.
  • Promouvoir l’égalité et l’équité, y compris en matière de genre.
  • Agir en faveur du climat.
Cette initiative permet également à Fair Play For Planet de collaborer à des réunions, discussions et évènements aux côtés des autres membres de Football for the Goals, et de mettre en place des stratégies liées aux objectifs de développement durable à l’échelle nationale et internationale.
« On a tous un rôle à jouer aujourd’hui pour le développement durable, affirme Julien Pierre, Directeur Général de Fair Play For Planet. Nous remercions chaleureusement Football for the Goals pour cette opportunité de mettre en œuvre des stratégies communes. Ensemble, nous invitons les membres de la communauté du football à nous rejoindre dans nos actions de sensibilisation et dans les initiatives mises en place à l’échelle locale, nationale et internationale pour atteindre les objectifs de développement durable de l’ONU. »

À propos de Fair Play For Planet

Fair Play For Planet
Fair Play For Planet
A l’initiative de l’ancien international de rugby Julien Pierre, Fair Play For Planet a développé le premier label environnemental destiné aux clubs, aux sites et aux évènements sportifs en fonction de leur degré de performance environnementale : le label « FPFP ». Pour l’attribution du label « FPFP » à l’organisme candidat, des auditeurs et experts FPFP réalisent un audit en se fondant sur un questionnaire exhaustif de 18 thèmes et plus de 350 questions, afin d’évaluer l’ensemble des mesures environnementales mises en place au sein de ces entités sportives. Le label FPFP est valable 2 ans. L’identification des caractéristiques de ce cahier des charges a été réalisée en coopération avec l’ADEME, l’Agence de la transition écologique. À ce jour, plusieurs clubs, sites et évènements sportifs se sont engagés auprès de Fair Play For Planet dont la Section Paloise Béarn Pyrénées, le Club Athlétique Brive Corrèze Limousin, l’Olympique Lyonnais, le Havre Athletic Club, le Racing Club de Strasbourg Alsace, la patinoire Serge Charles à Wasquehal… De même, la Ligue Nationale de Rugby, la Ligue Nationale de Handball, Amos Sport Business School ainsi que le TVEC 85 Les Sables d’Olonne qui a récemment rejoint la communauté FFTG.
  • www.fairplayforplanet.org

À propos de Football for the Goals

Football for the Goals
Football for the Goals
Football for the Goals (Le football au service des ODD) est une initiative des Nations Unies offrant une plateforme à la communauté mondiale du football pour s’engager et plaider en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). Ce partenariat est l’occasion de tirer parti de l’influence du football et de travailler ensemble pour devenir des agents du changement. Cette initiative a pour but d’inspirer et de guider le monde du football – des confédérations et associations nationales, aux ligues et clubs, aux associations de joueurs, en passant par les communautés de supporters, jusqu’aux partenaires médiatiques et commerciaux – que ce soit à l’échelle nationale ou internationale, pour mettre en œuvre des stratégies liées aux ODD de façon durable. Les membres de cette initiative peuvent non seulement aspirer à développer des pratiques durables, mais aussi agir en tant que champions des Objectifs de développement durable au cours de la Décennie d’action (2020-2030). Ces derniers tireront parti de leur visibilité et de leur pouvoir d’influence par le biais de la notoriété des joueurs, des sponsors, des médias et des communautés de supporters, afin de mieux faire connaître les ODD. Ils inciteront à l’action en démontrant comment les pratiques durables peuvent être intégrées dans tout modèle économique, y compris dans le sport.

 

Biodiversité : « Il n’y a pas de planète B. C’est à nous de réparer le monde que nous avons » selon L’ONU

Le Secrétaire général António Guterres avec des jeunes participants à la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP15) à Montréal, au Canada.
Le Secrétaire général António Guterres avec des jeunes participants à la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP15) à Montréal, au Canada.
A l’ouverture de la 15e Conférence des Parties (COP15) à la Convention sur la diversité biologique à Montréal, au Canada, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé mardi à arrêter la destruction de la nature et demandé aux participants de la conférence de s’entendre sur un cadre mondial de la biodiversité audacieux pour l’après-2020. « Nous faisons la guerre à la nature », a dénoncé le chef de l’ONU dans un discours. « La déforestation et la désertification créent des friches d’écosystèmes autrefois florissants. Notre terre, notre eau et notre air sont empoisonnés par les produits chimiques et les pesticides, et étouffés par les plastiques ». Selon lui, « notre dépendance aux combustibles fossiles a plongé notre climat dans le chaos ». « La production et la consommation non durables font monter en flèche les émissions et dégradent notre terre, notre mer et notre air », a-t-il ajouté. Le Secrétaire général a noté qu’aujourd’hui, « un tiers de toutes les terres sont dégradées, ce qui rend plus difficile de nourrir des populations croissantes ». « Les plantes, les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les amphibiens, les poissons et les invertébrés sont tous à risque. Un million d’espèces sont au bord du gouffre », a-t-il ajouté. « La dégradation des océans accélère la destruction des récifs coralliens vitaux et d’autres écosystèmes marins – et affecte directement les communautés qui dépendent des océans pour leur subsistance ».
La diversité biologique à travers le monde est menacée par le changement climatique.
La diversité biologique à travers le monde est menacée par le changement climatique.

« Nous traitons la nature comme des toilettes »

Selon M. Guterres, « avec notre appétit sans fond pour une croissance économique incontrôlée et inégale, l’humanité est devenue une arme d’extinction massive ». « Nous traitons la nature comme des toilettes. Et finalement, nous nous suicidons par procuration », a-t-il martelé. Face à cette situation, il estime que cette conférence est notre chance d’arrêter « cette orgie de destruction » et de « passer de la discorde à l’harmonie ». Il a dit attendre rien de moins de cette réunion qu’un cadre mondial de la biodiversité audacieux pour l’après-2020, qui « repousse l’apocalypse de la biodiversité en s’attaquant de toute urgence à ses moteurs – changement d’utilisation des terres et des mers, surexploitation des espèces, changement climatique, pollution et espèces exogènes envahissantes ». Il souhaite que ce cadre « s’attaque aux causes profondes de cette destruction », notamment les subventions nuisibles, les investissements mal orientés, et les systèmes alimentaires non durables. Il souhaite aussi que l’accord soutienne d’autres accords mondiaux visant à protéger notre planète – de l’Accord de Paris sur le climat aux accords sur la dégradation des terres, les forêts, les océans, les produits chimiques et la pollution.

Des promesses qui doivent être tenues

Et surtout il réclame un cadre « avec des objectifs clairs, des repères et une responsabilité ». « Pas d’excuses. Aucun retard. Les promesses faites doivent être des promesses tenues. Il est temps de forger un pacte de paix avec la nature », a-t-il ajouté. Selon le Secrétaire général, cela nécessite trois actions concrètes.
  1. Premièrement, les gouvernements doivent élaborer des plans d’action nationaux audacieux dans tous les ministères, qu’il s’agisse des finances, de l’alimentation, à de l’énergie et des infrastructures.
  2. Deuxièmement, le secteur privé doit admettre que le profit et la protection doivent aller de pair.
  3. Et troisièmement, les pays développés doivent apporter un soutien financier massif aux pays du Sud, qui sont les gardiens des richesses naturelles de notre planète.
« C’est à nous d’assumer la responsabilité des dommages que nous avons causés, et de prendre les mesures nécessaires pour les réparer. Oublions les rêveries de certains milliardaires – il n’y a pas de planète B. C’est à nous de réparer le monde que nous avons », a conclu le Secrétaire général.

« Laisser la nature reprendre ses droits »

« Laisser la nature reprendre ses droits » Un article à la Une de La Croix du 7 décembre 2022 La 15e conférence des parties de la convention cadre des Nations unies sur la biodiversité, dite COP15, s’ouvre le 7 décembre au Canada avec deux ans de retard, en raison de la pandémie de Covid-19. La communauté internationale doit se mettre d’accord sur une feuille de route qui permettrait d’enrayer la chute de la biodiversité d’ici à 2030. En France et en Europe, des particuliers créent des réserves de vie sauvage. « Laisser la nature reprendre ses droits »
La conférence se tient du 7 au 19 décembre à Montréal. La première partie de la COP15 s’est tenue à Kunming, en Chine, en octobre de l’année dernière. Cette deuxième partie comprend la poursuite des négociations par les Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB). La Convention a été signée pour la première fois par 150 chefs de gouvernement lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Montréal est le siège du secrétariat de la CDB. Lors de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP15) à Montréal, au Canada, le Secrétaire général António Guterres rencontre des représentants des jeunes pour discuter du rôle des jeunes dans le soutien d’un cadre mondial de la biodiversité …
Lors de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP15) à Montréal, au Canada, le Secrétaire général António Guterres discute du rôle des jeunes dans le soutien d'un cadre mondial de la biodiversité post-2020 juste et équitable.
Lors de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP15) à Montréal, au Canada, le Secrétaire général António Guterres discute du rôle des jeunes dans le soutien d’un cadre mondial de la biodiversité post-2020 juste et équitable.

Rencontre avec des jeunes

Plus tôt dans la journée, le Secrétaire général a assisté à l’une des manifestations parallèles organisées par le Réseau mondial des jeunes pour la biodiversité (Global Youth Biodiversity Network) et d’autres groupes de jeunes. Lors d’une discussion informelle, le Secrétaire général a souligné que le leadership des jeunes est essentiel à la survie de la planète. Il leur a dit qu’ils étaient en première ligne pour sauver l’humanité dans sa bataille contre la nature. Il les a encouragés à accroître leur implication, non seulement en démontrant mais aussi en utilisant tous les outils de citoyenneté disponibles – notamment en votant et en s’engageant en politique, a précisé son porte-parole à la presse. capture_d_e_cran_2022-12-02_a_10.02_30.png

 

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Face à l’urgence climatique et environnementale, l’appel des ONG aux entreprises : « Investissez dans la Philanthropie ! »

« Nous, ONG environnementales membres du GT ONGE et actrices de l’intérêt général, le revendiquons : la philanthropie climatique et environnementale représente un levier de financement complémentaire et puissant pour les entreprises à la recherche d’un impact fort au bénéfice du climat et de la biodiversité. Nous appelons les acteurs du secteur privé à s’en saisir urgemment. »
Tribune : Face à l’urgence climatique et environnementale, l’appel des ONG aux entreprises

Les entreprises : une opportunité unique de contribuer aux enjeux environnementaux et climatiques

Les entreprises s’engagent de plus en plus sur les enjeux climatiques et environnementaux et nous ne pouvons que nous en réjouir car les Objectifs du Développement Durable ne seront atteignables qu’avec un engagement massif et urgent de l’ensemble des acteurs de la société. Les entreprises sont désormais conscientes qu’elles ont une nouvelle priorité, celle de mesurer et réduire l’impact négatif de leurs activités sur le climat et le vivant. Elles ont aujourd’hui une formidable opportunité et les moyens d’être plus ambitieuses et plus rapides dans leurs réponses aux enjeux environnementaux, non seulement au sein de leur chaîne de valeur, mais aussi en dehors de celle-ci. Elles ont la possibilité de devenir une force positive de changement et de sens, et d’engager avec elles leurs équipes, leurs partenaires, et l’ensemble de la société. Cependant, cette contribution sur le vivant et le climat reste souvent éloignée du cœur de métier des entreprises. Comment agir sur les espèces en danger d’extinction, comme le rhinocéros de Java ou le lynx en France, ou s’engager pour la restauration des mangroves au Cameroun ou la protection du massif vosgien quand on est un acteur industriel ou de services ? Auprès de qui vérifier que les moyens (financiers, d’expertises, de savoir-faire) dont disposent les entreprises sont positionnés au bon endroit pour un maximum d’impacts positifs ? Afin d’assurer la nécessaire augmentation d’actions d’intérêt général dans le secteur environnemental, le développement de collaborations encadrées entre les entreprises et les ONG de la société civile nous apparait comme une solution incontournable.

Entreprises et ONG ont tout à gagner à collaborer pour renforcer l’impact positif sur le vivant et le climat

Bien que fondamentalement différentes, les entreprises et les ONG peuvent être complémentaires pour protéger voire restaurer le vivant et lutter contre le changement climatique. S’associer aux ONG tout en respectant leur souveraineté d’action, c’est avoir accès à un regard franc et désintéressé sur l’ensemble de la stratégie climat ou biodiversité pour agir là où se situent les priorités de l’intérêt général, à l’échelle locale ou mondiale. S’associer aux ONG pour leurs expertises spécifiques, c’est pouvoir s’adresser à des publics plus vulnérables, des géographies nouvelles et des cibles souvent complexes d’approche et hors de la chaîne de valeur ou des compétences des entreprises. S’associer aux ONG dans une logique philanthropique désintéressée, c’est leur donner les moyens d’agir à la hauteur des enjeux, de développer les connaissances et les solutions au service de tous et de participer, de manière proactive, à une dynamique globale de transformation sociétale. C’est ainsi se donner les moyens de comprendre les besoins, les évolutions et les possibles tout en augmentant son impact positif. Pour que la relation soit fructueuse pour tous, il est fondamental que la collaboration respecte les cadres formels du mécénat[[Le mécénat est par nature désintéressé. Il donne droit à des contreparties (de communication par exemple) strictement encadrées par l’article 149 de la loi des finances 2019. Ces contreparties peuvent disparaitre en suivant une pure logique philanthropique, ce que nous encourageons.]], s’inscrive dans un temps long, s’appuie sur un suivi rigoureux, et s’accompagne d’une liberté de parole et d’action des acteurs au service de leur mission.

Le mécénat climatique et environnemental est une opportunité de contribution puissante et sous-exploitée

Parce que les bouleversements écologiques en cours conduisent les ONG environnementales à répondre à des défis de plus en plus vastes et nombreux, les acteurs et actrices de l’intérêt général manquent aujourd’hui cruellement de moyens. Pour faire face à l’urgence, le mécénat pourrait et devrait être utilisé comme un puissant multiplicateur d’impact, aussi bien pour les entreprises que pour les ONG. Cependant, le mécénat climatique et environnemental reste largement sous exploité et ne représente que 7% du mécénat distribué en France[[Baromètre Admical 2020 : Le mécénat d’entreprise en France.]] et 10% de la philanthropie mondiale[[ClimateWorks report 2021 : La Philanthropie climatique a été évaluée à 7,5-12 Mds$ sur 810 Mds de philanthropie totale distribuée mondialement.]]. Il faut donc qu’il se développe rapidement pour permettre de développer des projets indispensables portés par l’expertise des ONG et souvent complémentaires de l’action des entreprises : conserver et préserver des services rendus par la nature ; soutenir la séquestration via des puits de carbone forestiers, marins, agricoles et des sols ; accompagner l’évolution des pratiques énergétiques et des modèles industriels ; renforcer le plaidoyer institutionnel en faveur de l’évolution des régulations pour le climat ; sensibiliser à l’environnement ; engager les citoyens dans une compréhension et une promotion des logiques de sobriété ; favoriser la réalisation de diagnostic de vulnérabilité au changement climatique et des projets d’adaptation ; renforcer les capacités d’adaptation des territoires et bien sûr éviter des projets climaticides ou générateur de perte de biodiversité. Soutenu par la puissance publique à travers le levier de la défiscalisation, le mécénat offre par ailleurs aux entreprises la possibilité d’augmenter leur capacité d’impact à coût égal de leurs ressources.

Les dirigeants et salariés d’entreprises ont une formidable opportunité de transformation entre leurs mains. Pour que cette transformation soit juste et se matérialise en actions concrètes au plus près des enjeux, il est nécessaire d’y intégrer les acteurs d’intérêt général. Alors n’oublions pas le mécénat dans l’arsenal des dispositifs au service du climat et du vivant !

Cette tribune rassemble les ONG environnementales nationales et territoriales qui ont travaillé conjointement à son écriture au sein du GT ONGE :
  • Albane Godard, Directrice Générale, Fondation GoodPlanet Amandine Hersant, Directrice Générale, Planète Urgence Florent Marcoux, Directeur Général, Surfrider Foundation Europe
  • Jean Pierre Crouzat, Vice-Président, FNE AuRA (Auvergne Rhône Alpes – réseau France Nature Environnement)
  • Pascale Baussant, Présidente, 1% For The Planet France
  • Stéphane Giraud, Directeur Général, Alsace Nature – réseau France Nature Environnement
  • Stéphane Latxague, Coordinateur, GT ONGE
  • Valérie Collin, Secrétaire Générale, Noé

A propos du Groupe de Travail des ONG Environnementales – ONGE

Le GT ONGE : Le Groupe de Travail des ONGE rassemble régulièrement les responsables et pilotes d’ONG issus de nombreuses ONG environnementales nationales et territoriales françaises. Il est né en 2018 grâce notamment au soutien du Ministère de l’Écologie et de l’Office Français de la Biodiversité et il avait alors étudié les difficultés d’accès aux dispositifs d’appui au développement de l’ESS pour les organisations du secteur environnemental. Depuis, ses travaux portent sur les enjeux spécifiques des modèles économiques des organisations du secteur environnemental. Le GT ONGE facilite le partage et la montée en compétence de ses membres et analyse les possibilités de renforcement des modèles économiques des organisations au service de l’impact de leur mission sociale. Une question peut résumer l’ensemble des travaux et des échanges : « les ONG environnementales disposent-elles de moyens économiques suffisants pour jouer leur rôle face à l’urgence écologique et environnementale ? ». Le GT ONGE a vocation à impliquer autour de ses travaux une « plénière » composée des principaux pilotes et dirigeants des ONGE membres (FNH/WWF/Fondation Good Planet/Humanité & Biodiversité/Surfrider Foundation/Noé/RAC/Planète Urgence …), renforcée par quelques associations nationales et territoriales (Alsace Nature, FNE Auvergne Rhône Alpes, …). Les initiatives de cette « plénière » sont complétées par des travaux complémentaires « thématiques » menés en sous-groupes élargis dont un groupe thématique spécifique « associations locales et territoriales ».

 

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Déchets de chantier : le BTP ne veut rien laisser passer

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Source importante de nuisances et de pollution, les déchets de chantier sont au cœur des préoccupations des entreprises du BTP. Les méthodes de valorisation ont bien évolué et permettent, de plus en plus, de recycler et de réutiliser les équipements, les déblais, le gros œuvre… Une nécessité alors que l’État a fixé un objectif de valorisation à 70 %.

Noël : 6 astuces Ma petite planète pour des fêtes plus responsables

L’impact des fêtes de fin d’année sur la planète est colossal. Rien qu’en France, on observe une augmentation de 20 % des déchets produits sur cette période. Aujourd’hui, il est de la responsabilité de chacun d’agir au quotidien et plus particulièrement durant cette période de surconsommation. Ma Petite Planète propose 6 gestes faciles à mettre en place pour passer des fêtes plus responsables Validation.png Clément Debosque, cofondateur de Ma petite planète, le jeu écologique qui vise à sensibiliser et faire passer à l’action un maximum de personnes pour la préservation de la planète, rappelle que « des alternatives existent ! Il est important de s’engager à consommer moins ou en tout cas différemment durant les fêtes. Nous ne pouvons plus nous permettre de continuer dans cette frénésie consumériste à l’heure de l’urgence écologique ! Créons de nouveaux récits et faisons de ces fêtes des moments de partage centrés sur l’humain plutôt que sur le matériel ». ­ Ma petite planète

1. REPENSER LES CADEAUX

Stop aux sapins de Noël qui croulent sous les cadeaux ! Offrir une expérience ou un moment de découverte plutôt qu’un cadeau matériel est une excellente alternative. Place de théâtre ou d’opéra, ateliers, abonnement culturel ou encore bon bien-être sont autant d’alternatives qui conviendront à tous les goûts et à toutes les bourses. Rédiger une liste de cadeaux et inciter ses proches à faire de même, permettra également d’éviter de se tromper car un cadeau désiré est déjà un cadeau plus raisonné.
  • L’IMPACT : Chaque année ce ne sont pas moins de 363 millions d’euros dépensés pour des cadeaux non désirés ou qui ne plaisent pas. En somme, c’est 1 cadeau sur 3 qui sera acheté neuf mais qui ne sera jamais utilisé.

2. OPTER POUR UN SAPIN RESPONSABLE

Il peut paraître difficile de renoncer au traditionnel sapin, emblème de Noël. Il existe pourtant de nombreuses alternatives écologiques : > Pour les bricolos : le sapin en bois (palette, bois flotté, branchage) ou le sapin en carton. > Pour les artistes : le sapin suggéré (à l’aide de guirlande par exemple, ou en dessin), > Pour les fans de nature : le sapin à replanter ou le sapin à louer (qui sera replanté après Noël)
  • L’IMPACT : Plus de 6 millions de sapins sont vendus chaque année en France. La production d’un sapin de Noël naturel génère 3,1 kg de CO2. La production et le transport d’un sapin artificiel correspondent à 8,1 kg de CO2. Pour que ce dernier devienne le meilleur choix environnemental, il faudrait l’utiliser pendant au moins 20 ans. ­

3. ANTICIPER SON REPAS DE FÊTE

La clé d’un repas de fête écolo réussi est l’anticipation. En faisant une liste de course détaillée, il est plus facile d’éviter les achats non nécessaires. L’anticipation passe aussi par le calcul des bonnes quantités pour éviter les restes. Et si restes il y a, les convives les emporteront dans leurs propres contenants, pour éviter tout gaspillage. Pour un menu engagé, on pense aussi anti-gaspi, de saison, local et même végétarien. L’occasion de faire vivre les petits commerçants et de créer un menu plein de saveurs !
  • L’IMPACT : D’après une étude de 2019 de la FAO (Organisation des Nations Unies pour la nourriture et l’agriculture), tout au long de l’année, nous jetons et gaspillons près de 17 % de ce que nous produisons comme nourriture dans le monde. Les pertes et le gaspillage alimentaire représentent 3,3 gigatonnes de CO2 par an. En Italie par exemple, la production et la consommation du repas de Noël génèrent 440 000 tonnes de nourriture jetée. ­

4. PRIVILÉGIER LE DIY, LE FAIT MAISON ET L’OCCASION

L’achat neuf doit toujours être une solution de dernier recours car il existe déjà assez d’objets et de matériaux sur le circuit de consommation classique. Les brocantes sont une excellente option pour trouver de la vaisselle ou de la déco. Les DIY sont également vivement recommandés ! Le reconditionné ou la seconde main permettent de faire des cadeaux écologiques et économiques.
  • L’IMPACT : À Noël, notre empreinte carbone s’avère être quatorze fois plus élevée que lors d’une soirée classique. Les cadeaux remportent la palme de l’empreinte carbone puisqu’ils représentent à eux seuls 58,9% des émissions carbones liées à cette fête. ­

5. DIRE NON AU PAPIER CADEAU JETABLE

Le concept du papier cadeau incarne parfaitement le caractère éphémère et excessif des fêtes de fin d’année. Miser sur la durabilité avec par exemple le furoshiki (technique d’emballage avec du tissu), les pochettes en tissus, ou encore le tissu enduit. Il est également possible de réaliser ses propres emballages à l’aide de vieux papiers journaux ou pages de magazines.
  • L’IMPACT : Chaque année ce sont 20 000 tonnes de papiers-cadeaux qui sont utilisés en France, soit l’équivalent de plus d’une fois le tour de la Terre. On observe aussi une hausse des déchets de plus de 20% aux alentours des fêtes de fin d’année ! ­ ­

6. PENSER A LA SOBRIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE

Les illuminations de Noël intérieures comme extérieures sont un véritable gouffre énergétique. En plus d’une facture d’électricité qui explose, la biodiversité en subit la pollution lumineuse. Il est préférable de choisir des décorations classiques – idéalement faites à partir d’objets de récupération – qui ne nécessitent aucune énergie supplémentaire pour fonctionner.
  • L’IMPACT : Les illuminations de Noël (intérieures et extérieures ) représentent pour tous les ménages de France, une consommation de 75 millions de kWh par an ! ­
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LE JEU MA PETITE PLANÈTE : CHALLENGE ENVIRONNEMENTAL POUR TOUS !
LE JEU MA PETITE PLANÈTE : CHALLENGE ENVIRONNEMENTAL POUR TOUS !
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À propos de Ma Petite Planète

Ma petite planète Créée en 2020 par Clément Debosque, Mathilde Hébert et Christian Nallatamby, Ma Petite Planète est une un jeu écolo par équipe proposant des défis écologiques à réaliser en famille, entre amis et même entre collègues pendant 3 semaines. En tant qu’association Loi 1901, la mission de MPP est de sensibiliser et faire passer à l’action un maximum de personnes pour la préservation de la planète à travers des défis écologiques du quotidien. L’ambition ? Devenir le jeu de référence en France et en Europe sur le passage à l’action écologique. Depuis son lancement, disponible en version grand public, mais aussi entreprise et scolaire, l’application compte des centaines de milliers d’utilisateurs.

 

Documents joints

Pour que vive la nature : un livre vert collectif pour la biodiversité

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Du 7 au 19 décembre se déroule la quinzième conférence des Nations Unies sur la biodiversité à Montréal (Canada) à l’issue de laquelle la stratégie nationale française doit être finalisée. Jugée insuffisante par le collectif d’ONG CAP Nature et Biodiversité qui a publié en Juillet 2022 « Pour que vive la nature« , un livre vert de propositions pour une stratégie de conservation de la biodiversité ambitieuse, efficace et partagée.

L’Eau dans la planification et l’aménagement de la ville et des territoire avec le Pôle Aqua-Valley

Eau et adaptation au changement climatique
Eau et adaptation au changement climatique
L’eau est au cœur des stratégies économiques et politiques locales, nationales et internationales. Elle contribue, selon les Nations-Unies, à 78% des activités économiques. Dans un contexte où les conséquences du changement climatique sont considérées comme un des défis majeurs du XXIème siècle, les acteurs de la filière de l’eau sont directement concernés et se mobilisent pour repositionner l’eau en tant qu’élément structurant de l’aménagement durable des villes et des territoires. Le pôle Aqua-Valley accompagne depuis 2011, le développement de la filière de l’eau pour répondre aux enjeux sanitaires, sociaux, économiques et environnementaux des territoires. Revue trimestrielle Aqua-Valley Pan’eaurama :
Rapport du GIEC : préparer le changement climatique

Aqua business day entreprises et collectivités

Les 8 et 9 décembre 2022, les Aqua business day entreprises et collectivités pour une meilleure prise en compte de l’eau dans l’aménagement du territoire réunissent les acteurs économiques et territoriaux en Occitanie à Montpellier. Au programme :
  • L’eau est plus difficilement accessible : le changement climatique et la sécheresse ont des répercussions sur la disponibilité de la ressource en eau, essentielle aux activités économiques de production agricole, de biens ou d’énergie. Il est donc important de mieux anticiper ses disparités et les risques de pénurie pour adapter l’activité et engager une transition vers plus de sobriété et de réutilisation dans l’usage de l’eau.
  • Rendre plus résilients les territoires urbains et ruraux : artificialisation des sols et cours d’eau naturels, risques d’inondation et de canicule, le cycle de l’eau est perturbé par l’absence de terres couvertes de végétation, perméables à l’infiltration des eaux de pluie et favorisant un retour de la biodiversité : arbres, faune et flore régulant un écosystème complexe où le cycle de l’eau est restauré.
Aqua business day entreprises et collectivités
  • https://aqua-business-days.com/

Eau et adaptation au changement climatique dans le Grand Est
Eau et adaptation au changement climatique dans le Grand Est

A propos du Pôle Aqua-Valley

Rapport d’activté Aqua Valley 2021 Le Pôle Aqua-Valley fédère un réseau de 223 adhérents (entreprises, organismes de recherche et de formation, associations) principalement localisés en région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui présentent notamment l’une des plus fortes concentrations de chercheurs et entreprises du domaine de l’eau. L’objectif du Pôle Aqua-Valley est de contribuer à l’essor des TPE et PME-PMI par l’animation des réseaux d’acteurs, la mutualisation des moyens et la mise en œuvre d’actions collectives couvrant la totalité des métiers et du cycle de l’eau. Aqua-Valley promeut l’ensemble des filières du secteur de l’eau, dans une démarche de développement économique régional. Le Pôle accompagne ses adhérents sur les sujets de développement de marchés, d’innovation, de consolidation des compétences, de partenariats et d’internationalisation.
France Water Team
France Water Team
Aqua-Valley est membre fondateur de France Water Team, Pôle de compétitivité de la filière de l’eau, aux côtés des pôles DREAM Eau & Milieux et HYDREOS. capture_d_e_cran_2022-12-03_a_12.14_12.png Le pôle de compétitivité de la filière de l’eau permet de mieux soutenir les objectifs d’innovation et de croissance des acteurs de l’eau en France, en Europe et à l’international et de développer une meilleure interface avec les acteurs institutionnels de ces trois niveaux.

 

Documents joints

350.org un mouvement international pour des énergies renouvelables accessibles à tous

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Le combat contre le changement climatique est une bataille pour construire un avenir juste, prospère et équitable. Partout dans le monde, on en ressent les impacts, mais ceux qui en souffrent le plus sont ceux qui en sont le moins responsable. 350 est un mouvement international de personnes ordinaires qui œuvrent ensemble pour mettre un terme à l’ère des combustibles fossiles et construire un monde où l’énergie renouvelable soutenue par les populations locales est accessible à tou.te.s.

Les solutions concrètes à impact positif pour enrayer le dérèglement climatique du World Impact Summit 2022

Le World Impact Summit 2022, un sommet international pour innover autrement

WORLD IMPACT SUMMIT : LE SOMMET INTERNATIONAL DES SOLUTIONS À IMPACT POSITIF
WORLD IMPACT SUMMIT : LE SOMMET INTERNATIONAL DES SOLUTIONS À IMPACT POSITIF
La cinquième édition du World Impact Summit, vient de s’achever à Bordeaux. Une nouvelle fois, ce sommet international a mis en lumière des solutions concrètes venues des entreprises, pour enrayer le dérèglement climatique. « Un sommet pour l’action, pour les solutions, se basant sur la liberté d’action des entreprises, plus grande que celle des États », souligne son organisateur Nicolas Pereira. Le World Impact Summit a réuni 300 solutions innovantes et exposants, 150 speakers et experts de renom, et près de 8 000 participants en présentiel et en distanciel. 221130_RECAP_J1_WIS_H264.mov

Discours d’introduction par Bertrand PICCARD, parrain de cette 5ème édition

Bertrand PICCARD, parrain de la 5ème édition du World Impact Summit
Bertrand PICCARD, parrain de la 5ème édition du World Impact Summit
« Allons-nous décarboner ? Abandonner nos habitudes ? Faire des sacrifices ? Décroître ? Lorsqu’ils sont présentés ainsi, les moyens font peur et cette peur peut entraîner des clivages. Il faut plutôt fédérer, voir ce que chacun peut amener comme valeur ajoutée. Alors, avec beaucoup de réalisme, en s’ouvrant aux idées des autres, on peut voir apparaître de nombreuses solutions. C’est avec des solutions techniques, de bons sens, présentées de façon concrète avec des exemples qu’on arrive à parler au plus grand nombre et à obtenir des résultats. C’est la raison de mon parrainage de ce sommet qui est pour moi un « Salon de solutions » ».

Bérangère Couillard, Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie

Bérangère Couillard, Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie au World Impact Summit 2022
Bérangère Couillard, Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie au World Impact Summit 2022
La Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie nous a fait l’honneur de sa présence, d’autant plus pertinente qu’elle est députée de la septième circonscription de la Gironde. Elle a qualifié la région Nouvelle-Aquitaine de “très à la pointe sur le sujet de la transition écologique” grâce à des collectivités mobilisées, ainsi que des entreprises et associations engagées. Depuis sa nomination au gouvernement, elle a pu constater l’implication des diverses régions françaises dans la transition écologique. Face à ce défi, le développement de l’économie circulaire est crucial. En effet, la généralisation de l’économie circulaire nous permettrait d’agir sur 45% des Émissions globales de gaz à effets de serre. Ce chiffre est un objectif à atteindre pour la France.

La planète ne peut générer plus que ce que nous lui demandons

Pour ce faire, il faut que le modèle “Extraire – Produire – Consommer – Jeter devienne l’exception” et que la surexploitation actuelle des ressources de la planète cesse. Nous sommes sur la bonne voie : de bonnes pratiques sont déjà en marche. Réemploi, réutilisation, recyclage, etc : tant de pratiques qui nous permettent d’allonger concrètement la durée de vie de nos produits, d’économiser les ressources de la planète et d’agir directement sur notre pouvoir d’achat. Le gouvernement français à d’ailleurs mis en place des mesures en ce sens. Par exemple, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, mise en place dès 2023, permettra de :
  • lutter contre le gaspillage des ressources (par l’interdiction de vaisselle jetable dans les restaurants)
  • imposer des règles d’éco-conception avec des durées minimales de mise à disposition des pièces détachées
  • mettre en œuvre le principe pollueur-payeur
  • fixer un taux minimum de plastique recyclé dans les bouteilles plastique
  • mettre en place d’un bonus d’éco-contribution pour le fil recyclé dans le secteur du textile (1M d’euros seront engagés dans le secteur)
La Secrétaire d’État chargée de l’écologie a évoqué la création d’un éco-score indiquant l’impact environnemental des produits textile et alimentaire, pour informer et orienter davantage les consommateurs vers des choix plus durables et meilleurs pour l’environnement. Le gouvernement souhaite instaurer la même démarche pour les produits électriques et électroniques courant 2023. Le Gouvernement français est conscient que nous ne transformerons pas notre modèle du jour au lendemain. Cependant, c’est en rassemblant les citoyennes et les citoyens, les entrepreneurs, les acteurs du monde associatif et les pouvoirs publics que nous parviendrons à nous engager vers des modèles économiques plus durables.

3 innovations du World Impact Summit 2022

SAUREA : Le moteur solaire autonome qui crée de l’énergie mécanique

SAUREA : Le moteur solaire autonome qui crée de l’énergie mécanique
SAUREA : Le moteur solaire autonome qui crée de l’énergie mécanique
  • 5 brevets et 6 prix d’innovation
  • Fiable (20 ans sans maintenance); neutralité carbone; durable: multiple usages; deeptech et lowtech; autonome; fonctionnement à l’énergie solaire; sobriété énergétique
  • 3 Objectifs de Développement Durable :
    • Permettre un accès à l’eau propre (6)
    • Assurer un accès à l’énergie durable (7)
    • Innovation et infrastructure (9)
  • Mix énergétique : Exhaure et stockage; Oxygénation; Brumisation; Pompage; Ventilation; Mécanisation; Extraction d’air…
> https://www.saurea.fr

Air Booster : La solution R’ Booster transforme les murs des bâtiments métalliques en radiateurs géants, permettant de réaliser jusqu’à 83% d’économie

La solution R’ Booster transforme les murs des bâtiments métalliques en radiateurs géants
La solution R’ Booster transforme les murs des bâtiments métalliques en radiateurs géants
Cette solution bas carbone, labellisée Solar Impulse 2021, permet de chauffer en hiver, rafraîchir l’été la nuit et sécher les denrées alimentaires ou des matériaux. Pour la démonstration, il s’agit d’un petit chauffage rond de 800W imitant le soleil d’hiver en chauffant le bardage. Un ventilateur fait circuler l’air ambiant au travers des canaux du bardage. Au contact de la tôle, celui-ci se réchauffe et ressort plus chaud. 2 thermomètres permettent de visualiser les écarts de température afin de bien faire comprendre l’augmentation, qui est à la fois rapide et importante. 3 X plus puissant que le photovoltaique Aussi, R’ Booster fait partie des 50 solutions de l’initiative #PrêtàVoter pour guider la modernisation du cadre légal et réglementaire. > https://airbooster.fr

NXO Engineering : cleantech spécialisée dans les métiers de l’eau et de la décarbonation industrielle via à une technologie de bioremédiation microalgale

NXO Engineering : la décarbonation industrielle via à une technologie de bioremédiation microalgale
NXO Engineering : la décarbonation industrielle via à une technologie de bioremédiation microalgale
NXO Engineering a mis au point une technologie de bioremédiation microalgale permettant de proposer des solutions à Énergie Positive et à Carbone Négatif en assainissement collectif et en décarbonation. Cette technologie adopte un design novateur par l’utilisation de photo bioréacteurs. Son architecture reproduit des conditions de développement idéales pour la croissance des algues. Elle sert de support optimisé au traitement des eaux usées et à la fixation du CO2 dans les fumées industrielles. > http://nxo-e.fr

A propos du World Impact Summit

Le World Impact Summit, un grand événement qui rassemble les acteurs à impact de la transition écologique et économique ! capture_d_e_cran_2022-12-02_a_17.23_56.png

Comment innover autrement ? – World Impact Summit 2022

A travers le World Impact Summit, nous souhaitons rassembler ces acteurs et ces écosystèmes qui font émerger de nombreuses innovations au cœur de nos territoires. Car oui, des solutions pour la transition environnementale existent, et nos capacités d’adaptation et de transformation en sont la preuve. C’est en étant solidaires que nous réussirons à les rendre durables.Nicolas Pereira – Fondateur du World Impact Summit

 

24 propositions d’Équilibre des Énergies pour parvenir à chauffer dix millions de logements par pompe à chaleur en 2030

Face à la crise de l’énergie et à l’urgence climatique, les Français sont appelés à la sobriété mais se demandent comment agir rapidement et à la bonne échelle. La France est aujourd’hui leader en Europe dans le domaine des pompes à chaleur et dispose d’une base industrielle solide et d’un vaste réseau d’installateurs. Dans ce contexte, Équilibre des Énergies recommande un déploiement massif des pompes à chaleur et dévoile ses 24 propositions pour y parvenir.
« La crise de l’énergie est appelée à durer : il est urgent d’activer les leviers les plus efficaces pour réduire la demande en énergie et les consommations de gaz et de fioul. Pour contribuer à ce mouvement, j’appelle au lancement d’un plan massif de déploiement des pompes à chaleur qui est à même d’avoir un impact décisif ». Brice Lalonde, ancien ministre de l’Environnement et président d’Équilibre des Énergies

Les pompes à chaleur : une solution qui coche toutes les cases

Les pompes à chaleur sont des équipements énergétiquement efficaces, bas-carbone, économiques et fiables. Elles peuvent se substituer aux chaudières fossiles et réduire ainsi notre dépendance aux hydrocarbures. Elles peuvent également venir en remplacement des convecteurs électriques qui équipent encore quelque huit millions de logements, réduisant d’autant l’appel de puissance sur les réseaux. Ce mode de chauffage, qui utilise la chaleur de l’air ou du sol pour chauffer l’habitat, constitue une solution mature. Plus de treize millions de pompes à chaleur ont déjà été installées au sein de l’Union européenne depuis 2014[[EHPA_Market_Report_2021]] et La Commission européenne souhaite qu’il en soit déployé 30 millions de nouvelles d’ici à 2030[[REPowerEU: Action européenne conjointe pour une énergie plus abordable, plus sûre et plus durable. Communication de la Commission européenne du 8 mars.]]. L’Agence Internationale de l’énergie, dans le rapport « The future of heat pumps » qu’elle vient de publier, prône l’accélération de leur développement.

La France doit aller plus loin que l’Union européenne

Forte d’une filière industrielle de premier ordre, la France a la capacité d’être plus ambitieuse. Ainsi, Équilibre des Énergies propose que 60 % du parc de bâtiments soient équipés de pompes à chaleur en 2050 (soit environ 20 millions de logements – contre 2 millions en 2020). Outre son intérêt énergétique et climatique, un plan massif de déploiement des pompes à chaleur permettra de consolider la place de la France en tant que leader européen et de créer de nombreux emplois. Actuellement, la filière pompe à chaleur génère un chiffre d’affaires de 6,2 milliards d’euros et occupe 45 000 emplois. Selon l’étude réalisées par Équilibre des Énergies, ces chiffres peuvent être triplés à l’horizon 2030.

24 propositions pour déployer massivement les pompes à chaleur en France

Ces objectifs sont réalistes mais supposent un ajustement de la réglementation et l’accompagnement de l’effort de réindustrialisation de notre pays. Il est donc nécessaire de lever au plus vite un certain nombre de barrières et de mettre en place des mesures de soutien appropriées, en veillant à ce que de nouvelles contraintes, notamment sur l’usage des fluides frigorigènes, ne viennent pas contrarier leurs effets. C’est pourquoi, Équilibre des Énergies propose 24 mesures pour déployer massivement les PAC en France. Parmi lesquelles :
  • Ne pas opposer rénovation des installations thermiques et amélioration du bâti. Les deux sont nécessaires mais le mieux est l’ennemi du bien : les contraintes de ressources font que le parcours de rénovation ne peut souvent se concevoir qu’en plusieurs étapes. Le DPE, même s’il n’est pas parfait, est l’outil permettant de baliser une trajectoire de progrès, en associant efficacité énergétique et réduction des émissions de CO2, en apportant à chaque étape franchie un soutien approprié.
  • Indexer les soutiens financiers prévus par MaPrimeRénov’ et les CEE sur le nombre de sauts de classe réalisés dans le diagnostic de performance énergétique (DPE).
  • Rendre éligibles les pompes à chaleur air/air au dispositif MaPrimeRénov’. Des millions de logements n’ont pas de circuit d’eau chaude et beaucoup sont encore équipés de vieux convecteurs électriques. Pour améliorer sensiblement la performance de ces logements et réduire les appels de puissance en période froide, la pompe à chaleur air/air est une solution pertinente. Or celle-ci est absente de la principale aide gouvernementale : MaPrimeRénov’.

Les 24 recommandations d’Équilibre des Énergies

Comment décarboner la France ? Un plan massif de développement des pompes à chaleur s’impose

Doter le réseau électrique d’un maximum de marge de manœuvre pour permettre un développement des PAC en toute sérénité

La montée en puissance du déploiement des PAC au cours des prochaines décennies pourrait, selon certains, avoir un impact négatif sur la stabilité du réseau électrique. Les travaux menés par Équilibre des Énergies montrent que cette croissance ne portera pas atteinte de façon significative à la robustesse du réseau. Dans un contexte d’électrification des autres usages, Équilibre des Énergies propose cependant de prendre des mesures, spécifiques au secteur du bâtiment, permettant de disposer d’un maximum de marge de manœuvre.
  • 1 – Encourager, par le mécanisme des CEE notamment, l’installation dans les logements de systèmes connectés de pilotage des PAC et des équipements de chauffage associés afin de permettre une gestion des températures pièce par pièce et la mise en œuvre éventuelle par un opérateur (fournisseur d’électricité ou agrégateur) de services de flexibilité.
  • 2 – Encourager en parallèle, par le biais de la tarification, le développement de ces systèmes
    • tarifications du type Tempo ;
    • révision de la part puissance dans la tarification réseau ;
    • répercussion sur le consommateur d’une part de la rémunération de la flexibilité par le réseau.
  • 3 – Engager le remplacement des anciens convecteurs électriques par des solutions plus performantes.

Définir la juste place de la PAC hybride, solution pertinente pour certaines rénovations

Des contraintes technico-économiques propres à environ 5 à 10 % du parc de maisons individuelles existantes font de la PAC hybride – c’est-à-dire faisant appel à un combustible pour l’appoint en période de grand froid – une solution appropriée à ce type de situations. Pour s’assurer que les PAC hybrides apportent une contribution positive à la transition énergétique, Équilibre des Énergies appelle à mettre en place un soutien sélectif à la PAC hybride se basant sur des critères précis.
  • 4 – Prendre en compte dans la détermination de la performance des PAC hybrides, le taux de couverture de l’ensemble des besoins thermiques du logement, y compris les besoins en eau chaude sanitaire.
  • 5 – Prendre en compte dans le moteur de calcul du DPE le taux de couverture potentiel des PAC hybrides et non plus le taux forfaitaire de 80 %, avec un calcul basé sur une stratégie de régulation fondée sur l’optimisation de la facture énergétique.
  • 6 – Considérer le taux de couverture de 70 % (eau chaude sanitaire (ECS) incluse) comme un minimal et introduire dans MaPrimeRenov’, aussi bien que dans le système des CEE, deux niveaux de soutien selon que le taux de couverture est supérieur à 70 % ou à 80 %.
  • 7 – Imposer que le mode de régulation mis en œuvre par le professionnel chargé de l’installation soit fondé sur l’optimisation de la facture énergétique.
  • 8 – Ces conditions supposées réunies, interdire à compter de 2025, le remplacement, dans les maisons individuelles, d’une chaudière à gaz par une autre chaudière à gaz, afin d’orienter la décision soit vers une PAC 100 % électrique, soit vers une PAC hybride répondant aux critères de performance minimale retenus, soit vers des solutions « bois ».

erfectionner le bilan carbone des PAC sans porter préjudice à leur développement

Pour transformer les calories de l’environnement en chaleur ou en froid, la grande majorité des PAC ont aujourd’hui recours à des fluides hydrofluorocarbonés (HFC) dont le potentiel de réchauffement global (PRG), bien que fortement réduit, reste important. Sans remettre en cause la volonté de l’Union européenne et de la France d’organiser la migration vers des fluides frigorigènes alternatifs, notamment le propane, dans les meilleurs délais possible, Équilibre des Énergies appelle à faire preuve de pragmatisme afin d’éviter des mesures excessives déconnectées de l’avancement de la R&D, nuisibles à l’équation économique des PAC et à la sécurité des personnes.
  • 9 – Veiller à la cohérence entre les objectifs inscrits dans le projet de révision du règlement européen F-Gas et ceux fixés pour le déploiement des PAC.
  • 10 – Abroger dans le projet de loi de Finances pour 2023, compte tenu du respect des engagements pris par les industriels, la taxe sur la HFC susceptible d’entrer en application au 1er janvier 2023.
  • 11 – Soutenir la mise en place de formations spécifiques pour les installateurs et les mainteneurs des PAC afin qu’ils puissent le plus rapidement possible maîtriser les fluides alternatifs en cours de développement.

Mettre en cohérence l’ambition des réglementations du bâtiment avec la volonté de développer les solutions bas-carbone les plus efficaces

Les réglementations des bâtiments neufs et existants, récemment révisées, jouent un rôle clef pour accompagner les acteurs vers les solutions bas-carbone les plus performantes. Compte tenu des perspectives de développement des PAC, qui pourraient représenter à terme jusqu’à 60 % du marché, Équilibre des Énergies appelle en conséquence à amplifier graduellement l’ambition de ces réglementations.
  • 12 – Supprimer les références au coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire, dans tous les textes où il intervient, à dispositif législatif et réglementaire inchangé, en l’alignant, dans une phase transitoire, sur la valeur par défaut retenue dans la directive européenne sur l’efficacité énergétique, aujourd’hui 2,1 et 1,9 si cette valeur est adoptée à compter du 1er janvier 2023.
  • 13 – Renforcer l’exigence sur les émissions de CO2 à l’exploitation en abaissant à 230 kgeqCO2/m2 à partir de 2025 le plafond sur les émissions de carbone à l’exploitation pour les logements collectifs neufs dans la RE2020.
  • 14 – A horizon de 2030, mettre à parité les logements collectifs avec les maisons individuelles en abaissant à 160 kgeqCO2/m2 le plafond sur les émissions de carbone à l’exploitation qui leur sera applicable dans la RE2020.
  • 15 – Entamer des travaux entre l’administration et les acteurs de la transition énergétique dans l’optique d’un renforcement progressif de l’échelle Climat du DPE.

Créer une politique incitative appropriée aux pompes à chaleur

Associée aux gestes essentiel d’isolation, la PAC constitue l’élément fondateur qui peut placer les logements existants sur une trajectoire de rénovation leur permettant de franchir d’emblée des étapes au regard du DPE sans qu’il soit nécessaire pour autant de viser d’emblée la rénovation globale dont le prix est souvent prohibitif. Dans cette optique, Équilibre des Énergies appelle à la mise en œuvre d’une politique d’incitation, à la fois globale et ciblée, qui permette de stimuler l’installation de PAC dans de nombreux logements.
  • 16 – Soutenir dans les aides publiques (MaPrimeRénov’ et CEE) des ensembles de travaux à un niveau fonction du nombre de cases qu’ils permettent de gagner dans l’échelle du DPE.
  • 17 – Accroître le soutien public, dans MaPrimeRénov’ et les CEE, au profit des travaux associant l’installation d’une PAC et l’amélioration de l’isolation dans le petit collectif.
  • 18 – Aménager le soutien public, dans MaPrimeRénov’ et les CEE afin de soutenir l’émergence de chaufferies hybrides dans les grands collectifs.
  • 19 – Instaurer une aide spécifique dédiée aux PAC air/air dans MaPrimeRénov’.
  • 20 – Revaloriser le montant unitaire en kWh cumac de la fiche CEE « BAR-TH-129 » pour mieux soutenir l’installation des PAC air/air.
  • 21 – Mettre en place une opération coup de pouce pour soutenir le remplacement des convecteurs électriques, chez les ménages précaires, par des PAC air/air ou des solutions composites associant PAC air/air et radiateurs.
  • 22 – Rendre éligibles les PAC air/air à la TVA à 5,5 % pour l’achat et la pose de solutions liées à la rénovation énergétique.

Faire émerger une industrie européenne et française de pointe

Le développement massif des PAC constitue un enjeu industriel majeur. La France dispose d’acteurs de premier plan. Mais, en France comme en Europe, une grande part de la valeur ajoutée reste produite en dehors de l’Union européenne, principalement en l’Asie de l’Est. Équilibre des Énergies appelle à une politique de soutien soutenue pour les acteurs économiques qui œuvrent à la montée en puissance de l’industrie des PAC.
  • 23 – Plaider pour le lancement d’un programme européen du type PCEI (Project of Common European Interest) qui viendrait soutenir massivement les industriels menant des actions de R&D, créant de nouveaux moyens de production sur le continent ou développant des moyens de formation.
  • 24 – Élaborer un plan de formation d’une main-d’œuvre qualifiée en quantité suffisante pour suivre la trajectoire de développement des pompes à chaleur, notamment en renforçant le référentiel RGE PAC.

À propos d’Équilibre des Énergies

capture_d_e_cran_2022-12-02_a_11.42_12.png Créé en 2011, le groupe de réflexion Équilibre des Énergies est une plate-forme transversale qui fédère les acteurs du monde de l’Énergie, du Bâtiment et de la Mobilité́ autour d’un projet commun : Construire une société́ énergétique meilleure, nécessaire à la décarbonation efficace de l’économie.

 

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Planification écologique France Verte 2030 : une action collective pour repenser la forêt de demain, protégée et plus résiliente

capture_d_e_cran_2022-12-02_a_11.06_48.png Marc FESNEAU, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, a réuni jeudi 1er décembre aux côtés de Christophe BÉCHU, ministre de la Transition Ecologique et de la Cohésion des Territoires, Roland LESCURE, ministre délégué chargé de l’Industrie, Olivier KLEIN, ministre délégué à la Ville et au Logement et Bérangère COUILLARD, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, le conseil supérieur de la forêt et du bois afin de lancer la feuille de route forêt de la planification écologique.
Planification écologique France Verte 2030 : une action collective pour repenser la forêt de demain, protégée et plus résiliente
Planification écologique France Verte 2030 : une action collective pour repenser la forêt de demain, protégée et plus résiliente
Le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Marc FESNEAU a déclaré : « Notre feuille de route est claire pour la forêt et le bois avec la mise en œuvre des mesures issues des Assises de la forêt et du bois, qui se déclinent aujourd’hui opérationnellement et les travaux complémentaires lancés par le Gouvernement dans le cadre de la planification écologique et en cohérence avec les objectifs fixés par le Président de la République. Nous avons une ambition pour cette filière forêt-bois, au cœur des défis du changement climatique et de souveraineté. Nous devons pour cela lui donner de la visibilité et de la cohérence dans l’action publique et l’accompagner dans ses efforts de structuration. »
la forêt française
la forêt française
Chantier prioritaire de la planification écologique France Nation Verte lancée par la Première Ministre le 21 octobre, la feuille de route forêt vise à repenser la forêt de demain, sous toutes ses composantes, de l’amont à l’aval. Elle fixe cinq axes de travail, élaborés notamment à partir des 25 mesures issues des Assises de la forêt qui se sont tenues entre octobre 2021 et mars 2022 :
  • Mieux prévenir les risques et lutter contre les incendies ;
  • Adapter la forêt au changement climatique ;
  • Gérer durablement les forêts ;
  • Restaurer et préserver la biodiversité, les services écosystémiques et les sols des forêts ;
  • Structurer et développer la filière pour mieux valoriser les produits bois.
Le ministre de la Transition Ecologique et de la Cohésion des Territoires, Christophe BÉCHU a déclaré : « Le Gouvernement porte une action forte pour la forêt française. Je souhaite que cette action soit partagée avec l’ensemble des acteurs de la filière, afin d’adapter nos forêts à la réalité climatique de la France du XXIème siècle. Le réchauffement climatique s’impose à nos forêts ; nous devons y mettre plus de biodiversité, replanter des espèces plus adaptées aux climats chauds et secs, transformer nos modèles de gestion, pour que la forêt redevienne un espace de stockage de carbone nécessaire au respect des engagements climatiques de la France. »
Dossier de Clôture des Assises de la Forêt et du Bois
  • 1/ Un an après les conclusions des Assises, toutes les mesures sont lancées, et trouvent une traduction concrète, avec notamment :
    • la poursuite du financement de l’État, initié en 2021, pour reconstituer et adapter les forêts face au changement climatique ;
    • l’installation d’une nouvelle commission scientifique dédiée aux essences d’avenir ;
    • le soutien financier aux investissements dans la filière graines et plants, maillon pivot du renouvellement forestier ;
    • le déploiement des projets d’investissements dans les entreprises de transformation du bois soutenu par l’Etat à hauteur de 42 millions d’euros dans le cadre de France Relance ;
    • le développement de la contractualisation des ventes de bois issues des forêts domaniales ;
    • l’acquisition et la mise à disposition de données Lidar haute résolution pour mieux connaître nos forêts ;
    • le renforcement des actions de sensibilisation des publics scolaires sur les enjeux forestiers.
Ce déploiement va se poursuivre.
  • 2/ Un travail d’élaboration d’une stratégie pluriannuelle de renouvellement et d’adaptation des forêts face au changement climatique est lancé. Il s’agit de traduire l’ambition de planter 1 milliard d’arbres et de renouveler 10% de la forêt. Ce travail associera l’ensemble des acteurs concernés et viendra définir les surfaces concernées, la dynamique, les essences à utiliser, les financements à mobiliser, en particulier les conditions aux financements publics dédiés, et les conditions de réussite à réunir.
  • 3/ Un groupe de travail va être installé pour identifier les freins et leviers pour augmenter la part de forêt privée disposant d’un document de gestion forestière, reprendre en main les biens vacants et sans maître, lutter contre le morcellement de la forêt privée et regrouper la gestion.
  • 4/ Enfin, une attention particulière sera consacrée aux forêts d’outre-mer et à leurs spécificités avec la réunion début 2023 de la commission consultative sur les forêts d’outre-mer de l’ONF.
Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Roland LESCURE a déclaré :« La filière bois sera un acteur clé de la transition écologique de l’industrie française. C’est d’abord un matériau clé en substitution de produits carbonés et nous devons donc en développer la transformation sur le territoire national. C’est aussi une source de biomasse à travers le bois déchet qui est à la fois une source de chaleur haute température indispensable dans les procédés industriels et un intrant pour la biochimie de demain. C’est pourquoi le nouveau plan forestier que nous allons élaborer dans le cadre de France Nation Verte sera aussi et surtout un plan industriel. Je m’y engagerai pleinement Pour accompagner et accélérer le déploiement de ces mesures, le Gouvernement a mobilisé le dispositif France 2030. Plusieurs nouveaux lauréats ont ainsi été annoncés par les ministres, en lien avec le Secrétaire général pour l’investissement. Ce sont ainsi plus de 170 M€ de crédits mobilisés par l’Etat pour soutenir les investissements de capacité et de compétitivité dans l’industrie du bois, et notamment accompagner le développement des usages du bois dans le cadre de la décarbonation de l’économie française. Les appels à projets se poursuivent avec de nouvelles relèves prévues en 2023. Deux nouveaux appels à projets seront prochainement lancés venant concrétiser les suites données à ces Assises.
Clôture des Assises de la Forêt et du Bois
Clôture des Assises de la Forêt et du Bois
« La filière forêt-bois est un levier puissant pour décarboner notre économie et accélérer la transition environnementale. Nous avons de nombreux défis à relever ensemble : construire des bâtiments en structure bois peu émetteurs de carbone, produire du bois de construction français de qualité, mieux structurer la filière et enfin renforcer notre outil industriel. De l’amont à l’aval, à nous d’amplifier collectivement ces ambitions. » a indiqué Olivier KLEIN, ministre délégué à la Ville et au Logement
La secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Bérangère Couillard, a déclaré : « Le gouvernement est fortement engagé pour la protection de la biodiversité en forêt. Nos forêts sont le premier réservoir de biodiversité terrestre, et cette feuille de route confirme l’engagement du gouvernement sur le sujet. L’adaptation des forêts au changement climatique et le développement de notre filière bois sont deux axes majeurs de cette planification écologique portée par la Première Ministre. Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 passera par des puits de carbone adaptés aux climats plus chauds et secs, et avec une biodiversité préservée. Nous y travaillons collectivement.»

 

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1/3 de la population mondiale n’a pas accès à internet selon le rapport Faits et chiffres de l’UIT, l’institution des Nations Unies pour les TIC

L’Internet est devenu plus abordable et s’est généralisé mais les plus pauvres restent exclus, selon l’UIT
Une femme travaille sur son ordinateur portable au Rwanda.
Une femme travaille sur son ordinateur portable au Rwanda.
Le coût des services Internet a diminué au niveau mondial en 2022 mais les plus pauvres à travers le monde restent privés des possibilités offertes par cette technologie, selon un rapport publié par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Selon le rapport Faits et chiffres de l’UIT, l’institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’Internet est devenu plus abordable dans toutes les régions du monde et pour tous les groupes de population quel que soit leur niveau de revenu.
1/3 de la population mondiale n’a pas accès à internet selon le rapport Faits et chiffres de l'UIT, l'institution des Nations Unies pour les TIC
1/3 de la population mondiale n’a pas accès à internet selon le rapport Faits et chiffres de l’UIT, l’institution des Nations Unies pour les TIC
Le coût de l’Internet demeure toutefois un obstacle majeur en ce qui concerne l’accès à l’Internet, en particulier dans les économies à faible revenu. La situation économique mondiale actuelle, caractérisée par une forte inflation, des taux d’intérêt en hausse et de lourdes incertitudes, pourrait rendre d’autant plus difficile la réalisation de l’objectif consistant à étendre la portée de l’Internet dans les zones à faible revenu.
« L’Internet est peut-être plus abordable dans l’ensemble, mais pour des milliards de personnes à travers le monde, cette technologie est toujours aussi inaccessible », a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao. « Nous devons faire en sorte que l’accessibilité financière de l’Internet continue d’évoluer dans le bon sens, alors même que le ralentissement économique mondial pèse de plus en plus sur les perspectives économiques de nombreux pays ».
Connecter ceux qui ne le sont pas encore Au début de l’année, l’UIT a indiqué que 2,7 milliards de personnes, soit environ un tiers de la population mondiale, n’étaient toujours pas connectées à l’Internet, ce qui représente une amélioration par rapport à 2021, mais révèle un certain recul par rapport aux progrès considérables qui ont été réalisés sur le plan de la connectivité au début de la pandémie de COVID-19 et au plus fort de la crise.
« L’accès à l’Internet progresse, mais pas aussi rapidement et uniformément à travers le monde qu’il le faudrait », a déclaré Doreen Bogdan-Martin, Directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’UIT et Secrétaire générale élue de l’UIT. « Ceux qui n’ont pas accès au numérique sont encore trop nombreux. Le défi que nous avons à relever est de mobiliser les ressources qui permettraient à chacun de bénéficier efficacement de la connectivité ».
Les femmes doivent pouvoir accéder à l'internet et se sentir en sécurité en ligne
Les femmes doivent pouvoir accéder à l’internet et se sentir en sécurité en ligne

Des inégalités entre les hommes et les femmes

Bien que les femmes représentent près de la moitié de la population mondiale, elles sont 259 millions de moins que les hommes à avoir accès à l’Internet. Selon le rapport Faits et chiffres pour 2022, seulement 63% des femmes utilisent l’Internet en 2022, contre 69% des hommes. L’écart entre les hommes et les femmes est encore plus préoccupant dans les pays à faible revenu, où 21% des femmes sont connectées, contre 32% des hommes, un chiffre qui ne s’est pas amélioré depuis 2019. Dans l’ensemble, le monde s’est rapproché de la parité entre les sexes au cours des trois dernières années. On parle de parité entre les sexes lorsque le pourcentage d’internautes femmes divisé par le pourcentage d’internautes hommes se situe entre 0,98 et 1,02. La note concernant la parité hommes-femmes s’est ainsi améliorée, passant de 0,90 en 2019 à 0,92 en 2022. En règle générale, les régions où l’utilisation de l’Internet est la plus élevée ont également les notes les plus hautes en termes de parité entre les sexes. À l’inverse, bon nombre des économies les moins développées et les plus vulnérables à travers le monde se caractérisent par une faible utilisation de l’Internet, une note de parité entre les sexes basse et des progrès limités vers la parité entre les sexes au cours des trois dernières années. capture_d_e_cran_2022-12-02_a_10.02_30.png

À propos de l’UIT

itu-logo.png L’Union internationale des télécommunications (UIT) est l’institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC). Elle encourage l’innovation dans le secteur des TIC, aux côtés des 193 États Membres et plus de 900 entités du secteur privé et établissements universitaires, entre autres, qui la composent. Fondée il y a plus de 150 ans, elle est l’organisation intergouvernementale chargée de coordonner l’utilisation en partage du spectre des fréquences radioélectriques au niveau mondial, d’encourager la coopération internationale en attribuant des orbites de satellite, de renforcer l’infrastructure des communications dans les pays en développement et de définir des normes mondiales qui garantissent la parfaite interconnexion de systèmes de communication très divers. Qu’il s’agisse des réseaux large bande ou des technologies hertziennes de pointe, de la navigation aéronautique et maritime, de la radioastronomie, de l’observation des océans et de la surveillance de la Terre par satellite ou de la convergence entre téléphonie fixe et téléphonie mobile, de l’Internet ou des technologies de radiodiffusion, l’UIT s’engage à connecter le monde.
  • www.itu.int

 

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Il faut multiplier les financements pour la nature par deux d’ici à 2025 selon le PNUE

Pingouins royaux juvéniles en Géorgie du Sud et dans les îles Sandwich du Sud.
Pingouins royaux juvéniles en Géorgie du Sud et dans les îles Sandwich du Sud.
Alors que le monde se prépare aux négociations sur le cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020, les financements pour la nature demeurent insuffisants, a indiqué jeudi le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans sa deuxième édition du rapport State of Finance for Nature. State of Finance for Nature 2022 Pour limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5 °C, il faut mettre un terme à la perte de biodiversité, atteindre la neutralité en matière de dégradation des sols et les objectifs de développement durable. Il est également urgent de prendre des mesures radicales en matière de réduction des émissions, de conservation de la nature et de consommation et de production durables, a affirmé le PNUE.
Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité & les services écosystémiques IPBES
Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité & les services écosystémiques IPBES
Selon l’agence onusienne, les solutions fondées sur la nature offrent la possibilité de relever toute une série de défis de manière intégrée. Pourtant, les flux financiers en faveur de ces solutions ne représentent actuellement que 154 milliards de dollars par an, soit moins de la moitié des 384 milliards de dollars d’investissements annuels nécessaires d’ici à 2025 et seulement un tiers des investissements nécessaires d’ici à 2030 (484 milliards de dollars par an). « La science est indéniable. Alors que nous effectuons une transition vers zéro émission nette d’ici à 2050, nous devons également réorienter l’ensemble de l’activité humaine afin d’alléger la pression sur le monde naturel dont nous dépendons tous », a déclaré Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE. « Cela exige que les investissements en provenance des gouvernements, des entreprises et de la finance augmentent massivement dans les solutions fondées sur la nature, car les investissements dans la nature sont des investissements pour assurer l’avenir des générations suivantes. » Tweet.html?creatorScreenName=UN_News_Centre&dnt=false&embedId=twitter-widget-0&features=eyJ0ZndfdGltZWxpbmVfbGlzdCI6eyJidWNrZXQiOlsibGlua3RyLmVlIiwidHIuZWUiLCJ0ZXJyYS5jb20uYnIiLCJ3d3cubGlua3RyLmVlIiwid3d3LnRyLmVlIiwid3d3LnRlcnJhLmNvbS5iciJdLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdGltZWxpbmVfMTIwMzQiOnsiYnVja2V0IjoidHJlYXRtZW50IiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH0sInRmd190d2VldF9lZGl0X2JhY2tlbmQiOnsiYnVja2V0Ijoib24iLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X3JlZnNyY19zZXNzaW9uIjp7ImJ1Y2tldCI6Im9uIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH0sInRmd19jaGluX3BpbGxzXzE0NzQxIjp7ImJ1Y2tldCI6ImNvbG9yX2ljb25zIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH0sInRmd190d2VldF9yZXN1bHRfbWlncmF0aW9uXzEzOTc5Ijp7ImJ1Y2tldCI6InR3ZWV0X3Jlc3VsdCIsInZlcnNpb24iOm51bGx9LCJ0Zndfc2Vuc2l0aXZlX21lZGlhX2ludGVyc3RpdGlhbF8xMzk2MyI6eyJidWNrZXQiOiJpbnRlcnN0aXRpYWwiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2V4cGVyaW1lbnRzX2Nvb2tpZV9leHBpcmF0aW9uIjp7ImJ1Y2tldCI6MTIwOTYwMCwidmVyc2lvbiI6bnVsbH0sInRmd19kdXBsaWNhdGVfc2NyaWJlc190b19zZXR0aW5ncyI6eyJidWNrZXQiOiJvbiIsInZlcnNpb24iOm51bGx9LCJ0ZndfdmlkZW9faGxzX2R5bmFtaWNfbWFuaWZlc3RzXzE1MDgyIjp7ImJ1Y2tldCI6InRydWVfYml0cmF0ZSIsInZlcnNpb24iOm51bGx9LCJ0Zndfc2hvd19ibHVlX3ZlcmlmaWVkX2JhZGdlIjp7ImJ1Y2tldCI6Im9uIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH0sInRmd19yZWxhdGVkX3ZpZGVvc18xNTEyOCI6eyJidWNrZXQiOiJjb250cm9sIiwidmVyc2lvbiI6Mn0sInRmd190d2VldF9lZGl0X2Zyb250ZW5kIjp7ImJ1Y2tldCI6Im9uIiwidmVyc2lvbiI6bnVsbH19&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1598235671805976577&lang=en&origin=https%3A%2F%2Fnews.un.org%2Ffr%2Fstory%2F2022%2F12%2F1130287&sessionId=8d333c5fd031b2892627d32dd2ab2168aeb2a194&siteScreenName=UN_News_Centre&theme=light&widgetsVersion=a3525f077c700%3A1667415560940&width=550px Le rapport est publié une semaine avant le début de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP 15) qui aura lieu à Montréal au Canada. Les gouvernements du monde entier doivent adopter un accord historique visant à stopper et à inverser la perte de la nature d’ici à 2030. La mobilisation de ressources pour la mise en œuvre du cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 figure parmi les principales questions débattues. Ainsi, le PNUE et ses partenaires, ont exhorté les gouvernements à parvenir à un accord fixant un mandat clair, exigeant que le secteur financier aligne ses activités sur des objectifs favorables à la nature. 159858953526f0c9-c455e6c.html

Augmenter les investissements mondiaux du secteur privé

Pour faire face aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et à la dégradation des sols avec des mesures immédiates, les investissements mondiaux actuels doivent augmenter de 230 milliards de dollars par an jusqu’en 2025. Actuellement, les gouvernements fournissent 83% des flux de financement pour les solutions fondées sur la nature. Mais en raison des difficultés budgétaires liées aux conflits, à la dette et à la pauvreté, il est peu probable que ces flux augmentent considérablement, a indiqué le rapport. Pour y parvenir, le secteur privé doit considérablement augmenter ses investissements par rapport aux niveaux actuels de 26 milliards de dollars par an (17%). Il doit augmenter ses investissements dans les chaînes d’approvisionnement durables et réduire les activités ayant des conséquences négatives sur le climat et la biodiversité. Il doit aussi compenser les effets inévitables par des marchés financiers de la nature à haute intégrité, payer pour les services écosystémiques qu’il utilise et investir dans des activités positives pour la nature.
State of Finance for Nature 2022
State of Finance for Nature 2022
L’analyse révèle que la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C, plutôt qu’à 2°C, est atteignable à condition que les mesures soient immédiates et moyennant des investissements cumulés supplémentaires de 1.500 milliards de dollars, pour un total de 11.000 milliards de dollars entre 2022 et 2050. Cet investissement supplémentaire sera axé sur l’agriculture durable et la restauration des tourbières. L’élimination progressive du charbon et la décarbonisation des systèmes énergétiques ne suffiront pas si des investissements massifs ne sont pas faits dans des solutions naturelles.
« Alors que le monde est confronté à de multiples crises, ce rapport fournit des éclaircissements et montre qu’en augmentant de manière significative les investissements publics et privés dans les solutions fondées sur la nature, il est possible de s’attaquer aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et à la dégradation des sols, et de tirer en même temps de nombreux avantages sociétaux et économiques. Nous devons agir maintenant », a déclaré Jochen Flasbarth, Secrétaire d’État au ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement.
Des poissons autour d'un récif de coraux en mer Rouge au large de l'Egypte.
Des poissons autour d’un récif de coraux en mer Rouge au large de l’Egypte.

Investissements dans les écosystèmes marins

Cette nouvelle édition du rapport du PNUE a été élargie aux écosystèmes marins, indiquant que seulement 9%, des investissements totaux dans les solutions fondées sur la nature ciblent des solutions basées sur les océans. De manière disproportionnée, l’océan représente plus de 70% de la surface de la Terre et absorbe environ 25% de toutes les émissions de CO2, ce qui en fait l’un des plus grands puits de carbone au monde, tout en fournissant 17% des protéines de la planète.

Une vision à court-terme n’est plus possible

Alors que le Fonds monétaire international (FMI) met en garde contre les « heures les plus sombres » de la croissance mondiale en 2023, le PNUE de son côté a indiqué que les nombreux efforts déployés à court terme par les gouvernements pour stimuler le produit intérieur brut (PIB), sans tenir compte du fait que la nature est la fondation de nombreuses économies, pourraient entraîner des coûts plus élevés pour les générations actuelles et futures dans les années à venir. Pour faire face aux défis actuels, des solutions doivent être trouvées et ainsi mettre en place des pratiques qui s’attaquent aux principaux moteurs de la perte de biodiversité, de la dégradation des terres et de la dégradation du climat, a indiqué le PNUE. Si la protection de 30% des terres et des océans d’ici à 2030, est un objectif important, pour lequel le déficit de financement est estimé à 17-22 milliards de dollars par an d’ici à 2030, davantage de fonds doivent être consacrés à la restauration de la végétation naturelle et au boisement. De plus, le PNUE a expliqué que les flux nuisibles provenant de sources publiques doivent être réaffectés et que l’impératif d’une « nature positive » doit être placé au cœur des politiques économiques, des entreprises et des décisions d’investissement. « La science n’a jamais été aussi claire », a déclaré le PNUE dans son rapport. À l’heure où les effets des changements climatiques se manifestent sous la forme d’incendies, des sécheresses et des inondations sans précédent, des solutions fondées sur la nature contribueront à atténuer ces effets et à réduire le coût de la riposte à ces catastrophes d’origine climatique. Car Investir dans la nature est l’investissement le plus judicieux pour renforcer la résilience économique et le bien-être humain. Le PNUE a réitèré son appel pour multiplier les financements pour la nature par deux d’ici à 2025. capture_d_e_cran_2022-12-02_a_10.02_30.png

À propos du Programme des Nations Unies pour l’environnement

capture_d_e_cran_2022-12-02_a_09.58_49.png Depuis sa création en 1972, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) est l’autorité mondiale qui définit l’agenda environnemental, promeut la mise en œuvre cohérente de la dimension environnementale du développement durable au sein du système des Nations Unies et fait autorité en tant que défenseur de l’environnement mondial. La mission du PNUE est de fournir un leadership et d’encourager le partenariat dans la protection de l’environnement en inspirant, informant et permettant aux nations et aux peuples d’améliorer leur qualité de vie sans compromettre celle des générations futures. Le PNUE s’efforce d’apporter des changements transformationnels pour les personnes et la nature en s’attaquant aux causes profondes des trois crises planétaires que sont le changement climatique, la perte de la nature et de la biodiversité, et la pollution et les déchets.

 

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L’OMT et la Commission européenne défendent une vision commune de l’avenir du tourisme durable

capture_d_e_cran_2022-12-03_a_10.47_14.png Alors que le Conseil de l’Union européenne présente ses conclusions sur un programme européen pour le tourisme, l’OMT et la Commissaire européenne aux transports, Adina Vălean, joignent leurs voix pour souligner l’importance des emplois, de l’éducation et des investissements si l’on veut donner corps à l’ambition commune d’assurer un renouveau du secteur d’ici 2050. Un tourisme responsable, durable et universellement accessible Les conclusions présentées par le Conseil de l’Union européenne aujourd’hui sont l’aboutissement de plusieurs années de travail sur le thème « Le tourisme en Europe pour la prochaine décennie ». Elles fournissent des éléments étayant un nouveau scénario pour la transition du tourisme, mis au point par la Commission européenne en consultation avec les acteurs clé, dont l’OMT. Le scénario de la transition prévoit des domaines d’intervention spécifiques pour donner des impulsions à l’écosystème du tourisme en Europe. Plusieurs de ces domaines d’intervention essentiels reprennent les priorités de l’OMT, notamment la reconnaissance de l’importance de renforcer et de soutenir une main-d’œuvre qualifiée et motivée. 4sdg-tourism.jpg Dans une déclaration conjointe, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, et la Commissaire européenne, Adina Vălean, se félicitent de la reprise des voyages internationaux dans l’ensemble de la région. Ils soulignent néanmoins que le tourisme et les transports doivent « travailler ensemble » pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre dans le tourisme en rendant ces deux secteurs plus intéressants pour les travailleurs. La déclaration conjointe relève, en outre, l’importance des investissements dans le tourisme pour accélérer la transition vers plus de résilience et de durabilité. Le tourisme dans le Programme 2030

Un nouveau programme européen pour le tourisme

capture_d_e_cran_2022-12-03_a_10.42_39.png Le Conseil a adopté des conclusions établissant un programme européen pour le tourisme 2030, qui comprend un plan de travail pluriannuel de l’UE visant à aider les États membres, les pouvoirs publics, la Commission et les parties prenantes à rendre le secteur du tourisme plus écologique et plus durable, plus résilient et numérique. « De Marco Polo à nos jours, voyager et découvrir de nouvelles destinations a été essentiel à l’être humain pour interagir et élargir ses horizons. Pour assurer la compétitivité de ce secteur, qui fait partie intégrante de nos économies, nous avons présenté une série d’actions qui faciliteront la transition vers un secteur du tourisme écologique et numérique ». Jozef Síkela, ministre tchèque de l’industrie et du commerce L’UE est une destination privilégiée tant pour les visiteurs internationaux que pour ses résidents. Toutefois, la pandémie de COVID-19 a eu un effet particulièrement dévastateur sur l’écosystème touristique et a entraîné d’importantes pertes de revenus et d’emplois dans toute l’Europe: 11 millions d’emplois environ ont été affectés par la pandémie en 2020 dans le secteur du tourisme de l’UE. Bien que le secteur ait commencé à montrer des signes de reprise, l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine a eu une incidence négative sur la fourniture et le caractère abordable des services de voyage et d’hébergement, tant pour les entreprises que pour les citoyens européens. La hausse des prix de l’énergie, l’inflation élevée et les coûts du carburant rendent également les voyages plus onéreux. C’est pourquoi l’agenda européen pour le tourisme 2030 souligne la nécessité de protéger le secteur du tourisme et, dans le même temps, de développer une vision tournée vers l’avenir pour tirer parti de la volonté de nombreux Européens de modifier leurs habitudes en matière de voyage et de tourisme afin de devenir plus durables et responsables. Contexte Le tourisme contribue considérablement au développement économique dans toute l’Europe et peut aider à la réalisation des objectifs de différentes politiques européennes, nationales, régionales et locales grâce à ses dimensions économiques et sociales transversales et à la proportion élevée de micro, petites et moyennes entreprises exerçant leurs activités directement ou indirectement tout au long de la chaîne de valeur du tourisme. Les conclusions du Conseil intitulées « Le tourisme en Europe pour la prochaine décennie: durable, résilient, numérique, mondial et social« , adoptées par le Conseil « Compétitivité » le 27 mai 2021, a invité la Commission et les États membres, en coopération avec les parties prenantes, à élaborer un programme européen pour le tourisme 2030/2050. Les conclusions sur un programme européen pour le tourisme 2030 répondent à cette demande, en ce qu’elles présentent un plan de travail de l’UE comportant des mesures volontaires à mettre en œuvre.

Conclusions du Conseil sur un programme européen pour le tourisme 2030

Conclusions du Conseil sur un programme européen pour le tourisme 2030
  • www.consilium.europa.eu/fr

A propos de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT)

L'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT)
>L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT)
L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) est l’institution des Nations Unies chargée de promouvoir un tourisme responsable, durable et universellement accessible. Organisation internationale chef de file pour le tourisme, l’OMT plaide la cause du tourisme entendu comme un moteur de la croissance économique, du développement inclusif et de la durabilité environnementale. Elle guide et appuie le secteur pour faire avancer le savoir et les politiques de tourisme dans le monde entier. Priorités :
  • Intégrer le tourisme parmi les priorités mondiales: mettre en avant la valeur du tourisme en tant que ressort de la croissance socioéconomique et du développement, chercher à élever le tourisme au rang de priorité dans les politiques nationales et internationales, et faire reconnaître la nécessité de mettre en place des conditions identiques pour tous afin de permettre au secteur de se développer et d’être florissant.
  • Améliorer la compétitivité du tourisme: accroître la compétitivité des Membres de l’OMT grâce à la création et à l’échange de savoir, au développement des ressources humaines et à la promotion de l’excellence dans des domaines tels que l’élaboration des politiques, les statistiques et les tendances du marché, le développement d’un tourisme durable, le marketing et la promotion, le développement des produits, la gestion des risques et des crises.
  • Favoriser le développement d’un tourisme durable: appuyer les politiques et les pratiques compatibles avec un tourisme durable, c’est-à-dire les politiques faisant un usage optimal des ressources environnementales, respectant le caractère socioculturel authentique des communautés d’accueil et assurant des retombées socioéconomiques pour tous.
  • Accroître la contribution du tourisme à la réduction de la pauvreté et au développement: Faire du tourisme un outil de développement pour maximiser sa contribution à la réduction de la pauvreté et à la réalisation des OMD et promouvoir son inclusion dans l’agenda du développement.
  • Favoriser le savoir, l’éducation et le renforcement des capacités: aider les pays à évaluer leurs besoins et à y répondre dans les domaines de l’éducation et de la formation, et mettre à disposition des réseaux aux fins de la création et de l’échange de savoir
  • Nouer des partenariats: travailler avec le secteur privé, les organisations régionales et locales en charge du tourisme, les milieux universitaires et les instituts de recherche, la société civile et le système des Nations Unies en faveur d’un tourisme plus durable, responsable et compétitif.
– www.unwto.org/fr
Tourisme et ODD
Tourisme et ODD

 

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Baromètre de l’Immobilier Responsable 2022 : avec l’ESG vers plus de sobriété ?

L’Observatoire de l’immobilier durable (OID), publie chaque année depuis 2018, son Baromètre de l’Immobilier Responsable, pour suivre le niveau d’avancement des acteurs de l’immobilier sur les pratiques Environnementales, Sociales et de Gouvernance (ESG). Pour cette nouvelle édition, l’analyse approfondit le lien entre stratégie ESG des acteurs de l’immobilier et réglementations extra-financières. capture_d_e_cran_2022-11-30_a_16.04_49.png Comment ces stratégies ESG s’inscrivent-elles dans les pratiques des gestionnaires, propriétaires-bailleurs et promoteurs ? Hiérarchisation des enjeux, pratiques ESG, comparaison des spécificités de chaque acteur, contexte réglementaire,… Zoom sur les tendances 2022 de l’ESG dans l’immobilier. L’OID est un acteur de référence sur l’immobilier durable en France, tout particulièrement en matière d’interprétations réglementaires, de programmes et outils mis à disposition de son écosystème. Reconnue notamment pour ses travaux sur le sujet de la Taxinomie européenne, l’association mène tout au long de l’année des réflexions et travaux structurants, indispensables pour l’accélération de la transition écologique de l’industrie immobilière. L’année 2022 est marquée par l’élaboration et l’entrée en application de nombreuses réglementations dans le domaine ESG. La Taxinomie européenne, le Dispositif Eco-Energie Tertiaire et la RE2020, entre autres, impactent progressivement les acteurs. Associées à une attente de plus en plus forte des parties prenantes, elles imposent une redéfinition des priorités en matière d’enjeux ESG. Cette évolution fait également écho à l’appel constant à la sobriété depuis septembre 2022. C’est dans ce contexte que l’OID renouvelle en 2022 son analyse du niveau de maturité des pratiques ESG des acteurs de l’immobilier, dans le Baromètre de l’Immobilier Responsable. L’étude va plus loin, en évaluant le niveau d’appropriation des acteurs sur les divers dispositifs réglementaires en vigueur.

Quelles sont les grandes tendances ESG pour l’immobilier de gestion ?

Classement des 20 enjeux ESG pour l'immobilier de gestion
Classement des 20 enjeux ESG pour l’immobilier de gestion
Le classement des enjeux ESG en immobilier de gestion en 2022 reste stable par rapport à l’année précédente :
  • Avec une note moyenne de 7,93/10 sur le pilier environnemental, ce sont les enjeux Energie et Carbone qui demeurent prioritaires. L’enjeu Carbone continue de dominer le classement. Les acteurs disposent d’une maturité significative sur ces enjeux : en moyenne, 93% des acteurs de l’immobilier de gestion se fixent un objectif lié à l’énergie et 90% un objectif en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les autres enjeux environnementaux, notamment ceux liés à l’utilisation des ressources, demeurent moins prioritaires, malgré des alertes climatiques de plus en plus sévères.
  • La gouvernance est le second pilier des stratégies ESG des acteurs de l’immobilier de gestion, avec une note moyenne de 8,59/10. Les acteurs poursuivent leurs engagements auprès de leurs parties prenantes, de plus en plus exigeantes. La transparence extra-financière exigée par les dispositifs européens tels que la Taxinomie européenne, le Règlement SFDR et la Directive CSRD est également de plus en plus forte.
  • Les acteurs de l’immobilier de gestion abordent le pilier social sous l’angle de la Santé et du Confort des occupants. La crise sanitaire a en effet favorisé le développement de nouvelles manières de travailler et de vivre. Les acteurs continuent d’intégrer ces changements dans leurs politiques d’investissement et de gestion. En effet, 79% des acteurs possèdent au moins un indicateur de suivi sur le Confort des occupants, en hausse de deux points par rapport à 2021.
  • Au-delà de l’analyse du niveau de priorisation des enjeux, l’OID a également évalué le niveau de maturité des acteurs sur l’appropriation et l’application des exigences réglementaires, notamment celles de la Taxinomie européenne. Pour ce premier exercice, les taux d’éligibilité annoncés sont, comme attendu, particulièrement élevés pour les activités immobilières. En particulier, pour les Sociétés Immobilières Cotées ayant déclaré leur éligibilité, le Chiffre d’Affaires est éligible en moyenne à 90%, tandis que les CAPEX le sont à 97%. Ces valeurs très élevées, liées à la structure même de la réglementation, montrent toute l’importance du secteur de l’immobilier sur les enjeux climatiques que sont l’atténuation et l’adaptation au changement climatique.

Quelles sont les grandes tendances ESG pour la promotion immobilière ?

Classement des 20 enjeux ESG pour la promotion immobilière
Classement des 20 enjeux ESG pour la promotion immobilière
Les niveaux de priorité accordés aux 20 enjeux ESG pour la filière de la promotion immobilière sont globalement en légère hausse.
  • A l’exception des enjeux Carbone et Biodiversité, les acteurs de la filière de la promotion immobilière ne déclarent pas de manière systématique des indicateurs et objectifs. Ceux annoncés sont donc majoritairement animés par les priorités réglementaires. L’importance accordée à l’enjeu Carbone s’explique notamment par les exigences de la nouvelle règlementation environnementale (RE2020), qui impose des seuils carbone et le calcul de l’analyse de cycle de vie du projet immobilier, et par les attentes de plus en plus fortes des parties prenantes. Cette analyse de cycle de vie favorise l’utilisation de matériaux biosourcés, permettant de réduire l’empreinte carbone de l’activité. Toutefois, les acteurs apparaissent moins matures sur les enjeux liés à l’utilisation des ressources : seuls 46% des acteurs possèdent au moins un indicateur de suivi sur l’Eau et sur les Ressources & Déchets.
  • La gouvernance est un maillon essentiel dans la réalisation d’un projet de promotion, obtenant ainsi une note moyenne de 8,02/10. Les enjeux liés au pilier de gouvernance gagnent en priorité. Cela peut s’expliquer par des exigences accrues de la part des parties prenantes, mais aussi par les divers dispositifs réglementaires, comme la Taxinomie européenne, qui requièrent une bonne appropriation, au moyen notamment de formations dispensées aux collaborateurs, et une collecte de données fiables.
  • Les enjeux sociaux sont représentés pour les promoteurs immobiliers par la Santé et la sécurité des occupants. Ce secteur d’activité doit également s’adapter aux nouvelles tendances consécutives à la crise sanitaire. La demande d’espace évolue, notamment avec la volonté d’avoir un lieu dédié au télétravail dans le résidentiel.
  • Les acteurs de la promotion immobilière ont également publié des taux d’éligibilité des indicateurs (CA, CAPEX,OPEX) pour l’activité « 7.1 Construction de bâtiments neufs » de la Taxinomie européenne. Comme l’immobilier de gestion, les taux sont élevés : en moyenne, un euro de CA est éligible à 94% et un euro de CAPEX est éligible à 85%.
« Si la mesure des impacts et la transparence sont les premiers pas vers un immobilier durable, ceux-ci doivent s’accompagner de définitions claires et précises. Ainsi, les acteurs pourront orienter pleinement leurs efforts vers la transition écologique, sociale et sociétale. Face au tsunami réglementaire auquel tout un écosystème doit s’adapter, l’OID, de concert avec l’ensemble de ses partenaires, se veut l’acteur de référence en matière d’interprétation et de décryptage, tout particulièrement sur le vaste sujet de la Taxinomie européenne. », souligne Loïs Moulas, Directeur Général de l’OID.
Membres du Comité d’Experts du Baromètre de l’Immobilier Responsable, qui permettent d’enrichir les analyses de cette étude : ASPIM, AXA Investment Managers, BNP Paribas Cardif, BNP Paribas REIM, Covivio, FA, FEI, IEIF, FPI.

A propos du Baromètre de l’Immobilier Responsable

Baromètre de l’Immobilier Responsable 2022
Baromètre de l’Immobilier Responsable 2022
Cette étude annuelle présente le niveau d’avancement du secteur de l’immobilier sur les différents enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. Afin de dégager des tendances sur l’immobilier, le Baromètre s’appuie sur la contribution d’acteurs de l’immobilier à un questionnaire, conçu à partir du guide des 20 enjeux, et sur leurs témoignages. Le guide des 20 enjeux ESG se base lui-même sur l’étude des matrices de matérialité des acteurs de l’immobilier et fournit des clés de compréhension sur les évolutions des enjeux ESG. Pour la cinquième édition, ce sont 63 répondants qui se sont prêtés à l’exercice du questionnaire du Baromètre de l’Immobilier Responsable et une dizaine à des interviews. L’OID n’est pas responsable des applications qui dépassent le cadre des tâches décrites dans l’objet de l’association. Aucune obligation ne peut être imputée à l’OID, notamment par des parties tierces dans le cadre de la réutilisation de ces données. Lire aussi :

A propos de l’OID

Observatoire de l’Immobilier Durable
Observatoire de l’Immobilier Durable
L’Observatoire de l’Immobilier Durable – OID – est l’espace d’échange indépendant du secteur immobilier sur le développement durable et l’innovation. Penser l’immobilier responsable est la raison d’être de l’OID qui rassemble plus de cent membres et partenaires parmi lesquels les leaders de l’immobilier en France sur toute sa chaîne de valeur. Acteur indépendant, au service de l’intérêt général, l’OID est une association qui participe activement à la montée en puissance des thématiques ESG en France et à l’international, par un programme d’actions sur le terrain et auprès des pouvoirs publics.
  • www.o-immobilierdurable.fr

À propos de l’IEIF

Institut de l'Epargne Immobilière & Foncière - IEIF
Institut de l’Epargne Immobilière & Foncière – IEIF
Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés immobiliers, les fonds immobiliers et le financement. L’IEIF compte aujourd’hui 140 sociétés membres (2/3 d’investisseurs, 1/3 d’autres acteurs).
  • www.ieif.fr

 

6 parcours scientifiques au service de l’intérêt général au Palmarès des Lauriers INRAE 2022

6 parcours scientifiques au service de l’intérêt général au Palmarès des Lauriers INRAE 2022
6 parcours scientifiques au service de l’intérêt général au Palmarès des Lauriers INRAE 2022
La 3e cérémonie des Lauriers d’INRAE, décernés par un jury international, s’est tenue le 29 novembre 2022. La soirée était présidée par Philippe Mauguin, président-directeur général d’INRAE, en présence de Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de Claire Giry, directrice générale de la recherche et de l’innovation du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Sont mis à l’honneur l’engagement de femmes et d’hommes au service d’actions et de projets d’excellence pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Les six récompenses mettent en lumière des parcours et des travaux remarquables au service de la science et de l’intérêt général dans un contexte de bouleversements que constituent la crise climatique, les tensions internationales et leurs conséquences sur l’énergie et la sécurité alimentaire.
Lauréats de l'édition 2022 des Lauriers INRAE
Lauréats de l’édition 2022 des Lauriers INRAE

Le « Grand Prix »

Thierry Candresse, lauréat du Grand Prix au Palmarès des Lauriers INRAE 2022
Thierry Candresse, lauréat du Grand Prix au Palmarès des Lauriers INRAE 2022
Le « Grand Prix » récompense Thierry Candresse, directeur de l’équipe Virologie dans l’unité Biologie du fruit et Pathologie, sur le centre INRAE Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux. Ce scientifique est devenu l’un des plus grands spécialistes mondiaux des virus des arbres fruitiers et a été l’un des premiers à comprendre l’importance du séquençage des virus et de la métagénomique végétale. Ses travaux ouvrent des alternatives prometteuses aux pesticides.

Défi scientifique

Sophie Nicklaus, lauréate du prix
Sophie Nicklaus, lauréate du prix
Le prix « Défi scientifique » est décerné à Sophie Nicklaus, directrice de recherche au Centre des sciences du goût et de l’alimentation (CSGA) à INRAE Bourgogne–Franche-Comté. Ce prix récompense l’ensemble de ses recherches sur les comportements alimentaires et l’alimentation : ses fondations et son apprentissage dès le plus jeune âge afin qu’elle soit saine et durable. Ses recherches recherches contribuent à une souveraineté alimentaire à l’échelle du territoire, à travers notamment la direction scientifique du programme Territoire d’innovation « Dijon, Alimentation durable 2030 ».

Espoir scientifique

Claire Berton-Carabin, lauréate du Prix
Claire Berton-Carabin, lauréate du Prix
Le prix « Espoir scientifique » salue le parcours de Claire Berton-Carabin, directrice de recherche à l’unité Biopolymères, interactions, assemblage, au centre INRAE Pays de la Loire. Ses travaux visent à exploiter le potentiel des protéines végétales pour stabiliser les émulsions alimentaires, et développer des procédés de transformation à faible impact environnemental.

Innovation pour la recherche

Didier Azam, lauréat du Prix
Didier Azam, lauréat du Prix
Le prix « Innovation pour la recherche » est décerné à Didier Azam, directeur de l’unité expérimentale d’écologie et d’écotoxicologie aquatique, au centre INRAE Bretagne-Normandie. En surveillant sur le long terme 3 rivières (l’Oir, le Scorff et la Bresle), ses travaux, dont l’expertise est reconnue au niveau européen, contribuent à la définition de mesures de gestion des espèces aquatiques et de leurs milieux.

Appui à la recherche

Clara Tremberth, lauréate du Prix
Clara Tremberth, lauréate du Prix
Le prix « Appui à la recherche » est attribué à des femmes et des hommes dont l’apport est très significatif dans des activités d’expérimentation, de formation et de transfert. Cette année il récompense Clara Tremberth, responsable du service commun d’ingénierie contractuelle au sein du centre-siège Paris-Antony. Cette juriste met ses compétences à disposition pour instruire des contrats de portée internationale pour l’institut, indispensables à la stratégie INRAE 2030. Elle a ainsi récemment contribué au montage juridique de projets ambitieux mobilisant partenaires publics et privés, tels que Le French Gut et Ferments du Futur.

Impact pour la recherche

Le collectif « Vignes résistantes » lauréat du prix « Impact de la recherche » au Palmarès des Lauriers INRAE 2022
Le collectif « Vignes résistantes » lauréat du prix « Impact de la recherche » au Palmarès des Lauriers INRAE 2022
Le prix collectif « Impact de la recherche » distingue le collectif « Vignes résistantes », qui regroupes les scientifiques des unités SVQV (Santé de la Vigne et qualité du vin) et SAVE (Santé et agroécologie du vignoble) des centres INRAE implantés à Colmar, Bordeaux et Montpellier. Ensemble, ils travaillent depuis 20 ans à l’amélioration génétique pour une viticulture durable. Ils ont ainsi pu mettre au point et faire inscrire 9 variétés nouvelles[[ Issues du programme ResDur lancé en 2020 : inscription en 2018 de Artaban et Vidoc pour les cépages rouges, Floréal et Voltis pour les blancs ; et en 2022 des variétés Coliris, Lilaro et Sirano pour les cépages rouges, Opalor et Selenor pour les blancs.]] de vignes résistantes au mildiou et à l’oïdium, permettant de réduire de façon significative le nombre de traitements fongicides.

Portrait des 6 lauréats des Lauriers INRAE 2022

Portrait des 6 lauréats des Lauriers INRAE 2022

INRAE

capture_d_e_cran_2022-11-30_a_11.29_50.png INRAE, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement est né le 1er janvier 2020. Il est issu de la fusion entre l’Inra, Institut national de la recherche agronomique et Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture. UNE AMBITION POUR LA VIE, L’HUMAIN, LA TERRE L’humanité et la planète font face à un changement global qui crée de nouvelles attentes vis-à-vis de la recherche : atténuation et adaptation au changement climatique, sécurité alimentaire et nutritionnelle, transition des agricultures, préservation des ressources naturelles, restauration de la biodiversité, anticipation et gestion des risques. S’y ajoutent des enjeux plus territorialisés qui incluent les conditions de vie et de rémunération des agriculteurs, la compétitivité économique des entreprises, l’aménagement des territoires, l’accès à une alimentation saine et diversifiée pour chacun.

 

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