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Planète et santé : cinq faits durables en faveur des avocats par son Organisation Mondiale de l’Avocat

capture_d_e_cran_2022-11-21_a_14.11_39.png Les bénéfices de l’avocat en tant que super-aliment ne sont plus à démontrer. Riches de nombreux nutriments essentiels, plusieurs études ont montré qu’ils contribuaient à réduire le taux de cholestérol et le risque de maladie cardiaque. Mais qu’en-est-t-il de son empreinte environnementale ? Ces dernières années, la forte popularité de l’avocat en France a naturellement attiré l’attention sur ses conditions de production et de culture, soulevant de véritables interrogations quant à sa durabilité. Une analyse approfondie des recherches existantes sur l’impact environnemental des aliments que nous consommons révèle qu’il existe beaucoup d’idées préconçues sur la culture de l’avocat et que son empreinte écologique est inférieure à ce que l’on pourrait penser et de surcroît, qu’elle ne cesse de diminuer.

1. L’empreinte carbone des avocats est comparable à celle des autres fruits et nettement inférieure à celle des aliments d’origine animale.

D’après une récente étude menée au Royaume-Uni, l’empreinte carbone[[L’empreinte carbone ici comprise comme le total des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par un produit tout au long de son cycle de vie. Ces gaz comprennent le dioxyde de carbone, le méthane et l’oxyde nitreux.]] de l’avocat est comparable à celle de nombreux fruits que nous consommons régulièrement. En effet, un kilo d’avocats génère la même quantité d’émissions de gaz à effet de serre qu’un kilo de prunes, soit 2,4 kg équivalent CO2. Un kilo de fraises produit 2,3 kg équivalent CO2, les framboises 2,6 kgeqCO2 et les mangues 4,4 kgeqCO2.
Emissions moyennes de Gaz à Effet de Serre (GES) pour divers aliments
Emissions moyennes de Gaz à Effet de Serre (GES) pour divers aliments
Par ailleurs, comme la plupart des aliments d’origine végétale, l’empreinte carbone de l’avocat est nettement inférieure à celle de la plupart des aliments d’origine animale à l’instar de la viande et des produits laitiers. Par exemple, l’empreinte carbone d’un kilo d’avocats est jusqu’à 25 fois inférieure à celle d’un kilo de bœuf, 8 fois inférieure à celle du fromage, 7 fois inférieure à celle du chocolat et moitié moins que celle de l’huile d’olive.

2. L’empreinte hydrique de la production d’avocats est comparable, voire inférieure, à celle de plusieurs de nos aliments préférés.

Les avocats nécessitent moins d’eau que de nombreux aliments que nous consommons chaque jour, y compris plusieurs produits d’origine animale et végétale. Le graphique ci-dessous montre l’empreinte hydrique moyenne mondiale d’une série d’aliments.
Empreinte hydrique de différents aliments
Empreinte hydrique de différents aliments
En réalité, la quantité d’eau supplémentaire dont les agriculteurs ont besoin pour irriguer les avocats varie beaucoup en fonction de l’endroit où ils sont cultivés. Dans les pays où il pleut régulièrement, comme la Colombie, le Kenya et la République dominicaine (trois des dix premiers producteurs d’avocats au monde), les agriculteurs doivent ajouter moins de 10 litres d’eau par kilo de fruit produit, car les avocats obtiennent pratiquement toute l’eau dont ils ont besoin directement de la pluie. Dans les pays où les précipitations sont moins abondantes, comme le Pérou, l’Afrique du Sud et le Chili, les producteurs d’avocats doivent effectivement utiliser davantage d’eau d’irrigation. Toutefois, au cours des dix dernières années, de nombreux efforts ont été déployés pour trouver des moyens de réduire la consommation d’eau. Actuellement, la quantité d’eau d’irrigation dont les agriculteurs ont besoin pour cultiver un kilo d’avocats varie de 85 à 250 litres en Afrique du Sud, de 400 à 530 litres au Pérou (premier fournisseur du Royaume-Uni et de l’UE), et jusqu’à un peu plus de 1000 litres dans les régions les plus sèches.

3. Les innovations technologiques pour l’arrosage permettent de réduire l’empreinte hydrique de l’avocat.

Lorsqu’une quantité plus importante d’eau d’irrigation est nécessaire, les nouvelles technologies d’approvisionnement en eau permettent de réduire l’empreinte hydrique de la production grâce à :
  • L’irrigation au goutte-à-goutte, où l’eau est délivrée directement au sol dans les bonnes quantités et au bon moment, afin que chaque plante reçoive exactement la quantité d’eau dont elle a besoin sans gaspillage.
  • Les technologies d’agriculture numérique, qui utilisent des algorithmes agronomiques, des capteurs in situ, l’IA et le cloud, par exemple, afin de monitorer les plantes et fournir la quantité exacte d’eau nécessaire.
Ces systèmes d’irrigation innovants sont utilisés aussi bien par de grands producteurs que par de petits exploitants et peuvent réduire la consommation d’eau jusqu’à 50%, tout en augmentant les rendements. Ainsi par exemple, les exploitations qui font partie du groupe Westfalia en Afrique du Sud et au Chili ont réduit leur consommation d’eau jusqu’à 43% grâce à l’irrigation au goutte-à-goutte. De même que certaines exploitations en Espagne, qui ont quant à elles réduit leur consommation d’eau de 50%. Au Chili, des programmes d’agriculture numérique dans de petites exploitations ont permis aux producteurs de baisser de 25% leur consommation d’eau.

4.Toutes les parties de l’avocat peuvent être utilisées, même la peau et le noyau.

Le gaspillage alimentaire de certains fruits et légumes jetés avant même d’arriver dans les rayons des supermarchés ne concerne pas l’avocat. En effet, les fruits endommagés ou difformes sont utilisés pour fabriquer toute une série de produits à base d’avocat comme du guacamole, de l’huile d’avocat et même des crèmes pour le visage. D’autres déchets issus de la fabrication de l’huile d’avocat peuvent être transformés en savon, en cire et même en biocarburant. Les peaux d’avocat peuvent être utilisées pour fabriquer du compost, lui-même réutilisé dans les vergers d’avocats et, ces dernières années, les chercheurs ont mis au point des moyens de convertir le noyau d’avocat en produits bioplastiques tels que des couverts biodégradables et des microbilles biodégradables pour l’industrie cosmétique.

5.L’avocat est un aliment nutritif et plus durable pour ceux qui souhaitent suivre un régime alimentaire sain.

Les experts de la santé recommandent de remplacer les aliments riches en graisses saturées, comme celles que l’on trouve dans les produits laitiers et les viandes transformées, par des aliments contenant des graisses insaturées. Les avocats regorgent de vitamines, de minéraux et autres nutriments. Mais ce qui rend ce fruit unique est avant tout sa grande quantité de graisses monoinsaturées saines (environ 6,65 grammes dans un demi-avocat). Les graisses monoinsaturées peuvent contribuer à réduire le taux de cholestérol LDL dans l’organisme, alors que les aliments riches en graisses saturées peuvent avoir l’effet inverse. Ainsi, remplacer certains aliments d’origine animale, donc riches en graisses saturées, par de l’avocat sera non seulement bénéfique pour votre santé mais aussi pour la planète car, comme démontré ci-dessus, les avocats ont une empreinte écologique bien plus faible.
Photo : Verger d'avocats en Afrique du Sud.
Photo : Verger d’avocats en Afrique du Sud.
Zac Bard, Président de l’Organisation Mondiale des Avocats, témoigne : « Les préoccupations liées à la durabilité et au changement climatique ne sont pas propres à l’avocat, qui a été injustement montré du doigt ces dernières années, peut-être en raison de sa popularité fulgurante au cours de la dernière décennie. Les effets du changement climatique, qu’il s’agisse d’inondations ou de sécheresses, ont un impact sur le secteur des fruits frais, voire sur toutes les catégories d’aliments. Les producteurs d’avocats travaillent dur pour mettre en œuvre des pratiques plus responsables tout au long de la chaîne d’approvisionnement et, lorsque nous considérons le contexte de tous les aliments que nous consommons chaque jour, il est clair que l’avocat est un des meilleurs élèves de la classe et peut être apprécié dans le cadre d’un régime alimentaire à la fois sain et respectueux de l’environnement« .

À propos de l’Organisation Mondiale de l’Avocat

capture_d_e_cran_2022-11-21_a_14.15_36.png L’Organisation Mondiale de l’Avocat est une organisation à but non lucratif fondée en 2016 dont les membres sont des producteurs, exportateurs et importateurs d’avocats du monde entier – y compris les quatre principaux pays producteurs fournisseurs de l’UE et du Royaume-Uni. La Organisation Mondiale de l’Avocat promeut la consommation d’avocats en raison de leur valeur nutritionnelle et de leurs bienfaits reconnus pour la santé. Elle partage également avec le public des informations et des points de vue sur la production, les chaînes d’approvisionnement et la durabilité des avocats.
  • https://avocadofruitoflife.com/

Sources

Toutes les informations et données utilisées sont basées sur des recherches universitaires et/ou des sources vérifiées.
  • Dunne D, Prater T, Goodman J. Interactive: What is the climate impact of eating meat and dairy? [Internet]. Carbonbrief.org. [cited 2022 Sep 22]. Available from: https://interactive.carbonbrief.org/what-is-the-climate-impact-of-eating-meat-and-dairy
  • Frankowska A, Jeswani HK, Azapagic A. Life cycle environmental impacts of fruits consumption in the UK. J Environ Manage [Internet]. 2019;248(109111):109111. Available from: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301479719308035
  • Poore J, Nemecek T. Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. Science [Internet]. 2018;360(6392):987–92. Available from: http://dx.doi.org/10.1126/science.aaq0216
  • Mekonnen MM, Hoekstra AY. The green, blue and grey water footprint of crops and derived crop products. Hydrol Earth Syst Sci [Internet]. 2011;15(5):1577–600. Available from: https://waterfootprint.org/media/downloads/Mekonnen-Hoekstra-2011-WaterFootprintCrops.pdf
  • Mekonnen MM, Hoekstra AY. Value of Water [Internet]. Waterfootprint.org. 2010 [cited 2022 Sep 22]. Available from: https://www.waterfootprint.org/media/downloads/Report-48-WaterFootprint-AnimalProducts-Vol1.pdf
  • Hatfield J. Water conservation at the heart of westfalia’s sustainability strategy [Internet]. Westfalia Fruit. 2022 [cited 2022 Sep 22]. Available from: https://www.westfaliafruit.com/water-conservation-at-the-heart-of-westfalias-sustainability-strategy/
  • Kite-Powell J. Using drip irrigation to make new sustainable growing regions for avocados [Internet]. Forbes. 2022 [cited 2022 Oct 19]. Available from: https://www.forbes.com/sites/jenniferhicks/2022/03/29/using-drip-irrigation-to-make-new-sustainable-growing-regions-for-avoc ados/?sh=2f6a53106e2c
  • Erazo-Mesa E, Echeverri-Sánchez A, Ramírez-Gil JG. Advances in Hass avocado irrigation scheduling under digital agriculture approach. Rev colomb cienc hortíc [Internet]. 2022 [cited 2022 Sep 22];16(1):e13456–e13456. Available from: https://revistas.uptc.edu.co/index.php/ciencias_horticolas/article/view/13456
  • SupPlant ayuda a agricultores mexicanos a reducir su consumo de agua [Internet]. 2000Agro Revista Industrial del Campo. 2021 [cited 2022 Sep 22]. Available from: https://www.2000agro.com.mx/tecnologia/supplant-ayuda-a-agricultores-mexicanos-a-reducir-su-consumo-de-agua/
  • Chilean avocado growers benefit from Swiss precision irrigation technology [Internet]. AQUA4D : News. 2021 [cited 2022 Sep 22]. Available from: https://news.aqua4d.com/chilean-avocado-growers-benefit-from-swiss-precision-irrigation-technology/
  • Maxwell M. Trops, AgriSmart Data in avo breakthrough [Internet]. Fruitnet. 2021 [cited 2022 Sep 22]. Available from: https://www.fruitnet.com/eurofruit/trops-agrismart-data-in-avo-breakthrough/185304.article
  • Westfalia takes avocado oil refining closer to circularity [Internet]. Westfalia Fruit. 2022 [cited 2022 Oct 3]. Available from: https://www.westfaliafruit.com/westfalia-takes-avocado-oil-refining-closer-to-circularity/
  • Hirsh S. Avocado pits are the material of the moment for sustainable single-use cutlery and straws [Internet]. Green Matters. 2019 [cited 2022 Oct 3]. Available from: https://www.greenmatters.com/home/2019/02/08/pnl73eh-z/avocado-pits-cutlery-straws
  • Merino D, Bertolacci L, Paul UC, Simonutti R, Athanassiou A. Avocado peels and seeds: Processing strategies for the development of highly antioxidant bioplastic films. ACS Appl Mater Interfaces [Internet]. 2021;13(32):38688–99. Available from: http://dx.doi.org/10.1021/acsami.1c09433
  • BDA. Fat facts: Food Fact Sheet [Internet]. Bda.uk.com. [cited 2022 Oct 3]. Available from: https://www.bda.uk.com/resource/fat.html
  • Monounsaturated fat [Internet]. www.heart.org. [cited 2022 Aug 8]. Available from: https://www.heart.org/en/healthy-living/healthy-eating/eat-smart/fats/monounsaturated-fats
  • Pacheco LS, Li Y, Rimm EB, Manson JE, Sun Q, Rexrode K, et al. Avocado consumption and risk of cardiovascular disease in US adults. J Am Heart Assoc [Internet]. 2022;11(7):e024014. Available from: http://dx.doi.org/10.1161/JAHA.121.024014

 

La COP27 s’achève avec un accord sur les pertes et dommages,

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Après des jours d’intenses négociations qui se sont prolongées jusqu’à dimanche matin à Charm El-Cheikh, la Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP27, est parvenue à un accord sur l’établissement d’un mécanisme de financement pour indemniser les pays vulnérables pour les « pertes et dommages » dus aux catastrophes induites par le climat.

Rétrofit : la concertation et le recueil de propositions des industriels sont lancés

Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre de la Transition énergétique, Roland LESCURE, ministre délégué chargé de l’Industrie, et Clément BEAUNE, ministre délégué chargé des Transports, lancent officiellement la concertation visant à recueillir les propositions des industriels du rétrofit électrique.
RETROFIT : Passez à l'électrique sans changer de véhicule
RETROFIT : Passez à l’électrique sans changer de véhicule
La transition écologique du transport est un enjeu majeur, avec 30 % des émissions de gaz à effet de serre issues de ce secteur, dont 97 % de ces émissions proviennent du mode routier. Cette décarbonation du secteur est un immense défi sociétal compte tenu du temps long qui caractérise les investissements dans les infrastructures, dans le renouvellement des véhicules et des matériels, et parfois dans les changements de comportements ou d’usages dans les mobilités. Il est donc nécessaire de trouver des nouvelles solutions pour répondre à ce défi et atteindre la neutralité carbone au niveau national d’ici 2050. La décarbonation de notre économie nécessite d’accélérer la conversion du parc automobile vers l’électrification. L’ambition est de produire autant de véhicules zéro émission en 2030 en France que de véhicules thermiques à la fin des années 2010, soit 2 millions par an. Toutefois, en 2035, année de l’interdiction de commercialisation de nouveaux véhicules thermiques en Europe, il en subsistera environ 20 millions en France, soit la moitié du parc automobile.
Le rétrofit de véhicules
Le rétrofit de véhicules
Il faut ainsi démocratiser le rétrofit électrique, une technique qui convertit un véhicule thermique en un véhicule électrique, en permettant aux détenteurs de modèles de voitures de grande diffusion de basculer vers l’électrique. En raison de son développement récent et de ses coûts d’investissement et d’homologation, les activités de rétrofit de véhicules thermiques en véhicules électriques restent aujourd’hui un marché de niche. Or le développement d’une offre de rétrofit performante, accessible et compétitive pourrait donner une seconde vie aux véhicules thermiques, en contribuant à accélérer la diffusion du véhicule électrique auprès des ménages, des artisans et des logisticiens. C’est pourquoi les ministres ont annoncé lors du Mondial de l’Automobile une enveloppe jusqu’à 20 millions d’euros à destination de professionnels du rétrofit, pour financer des solutions industrielles permettant de passer cette technologie à l’échelle afin d’en faire baisser le coût unitaire. Dans ce contexte, la consultation lancée ce jour vise à identifier ces verrous, en vue de mieux accompagner la filière dans le déploiement de ses investissements et de ses offres. Pour ce faire, cette consultation visera à identifier :
  1. de nouveaux projets de développements et d’investissements structurants permettant d’accélérer le passage à l’échelle du rétrofit ;
  1. les offres de rétrofit compétitives existantes permettant aux ménages de disposer d’un véhicule électrique.
Consultation : le rétrofit pour passer les véhicules thermiques à l'électrique
Consultation : le rétrofit pour passer les véhicules thermiques à l’électrique
Les résultats de la consultation permettront de mieux intégrer les enjeux du rétrofit dans les dispositifs de soutien de France 2030.
g RETROFIT : Passez à l’électrique sans changer de véhicule
g RETROFIT : Passez à l’électrique sans changer de véhicule

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique : « La conversion d’un véhicule thermique en véhicule électrique est une des nombreuses manières permettant à la France de réduire ses émissions de CO2 issues des voitures. L’Etat encouragera donc le développement de cette filière qui permettra d’apporter aux Français une nouvelle solution de transport décarboné. » Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique : « En convertissant un véhicule thermique existant en électrique, le « rétrofit » permet d’accélérer la décarbonation de nos trajets quotidiens, dans une démarche de réemploi de matériaux et d’économie circulaire. La consultation lancée aujourd’hui dans le cadre de France 2030 permettra d’identifier les conditions nécessaires à son industrialisation, d’en baisser les coûts pour en faire une solution abordable, complémentaire aux autres leviers de décarbonation de nos mobilités. » Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie : « France 2030 est un puissant levier de transformation de nos industries de la mobilité. Plusieurs filières, confrontées aux exigences de la décarbonation de notre économie, doivent se saisir de ce programme pour faire évoluer leurs produits et leurs process. La consultation lancée ce jour vise à faciliter la démocratisation de la technologie du rétrofit, qui permettra de massifier l’électrification de notre parc automobile, en vue de la neutralité carbone en 2050. » Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports :
« Pour accélérer la transition du parc automobile, le rétrofit représente une véritable opportunité qui doit encore être développée pour être accessible à tous, particuliers comme professionnels. La consultation lancée aujourd’hui permettra d’identifier les verrous au développement du rétrofit, pour mieux développer, sur nos territoires, les offres de transformation des véhicules thermiques en véhicules électriques. »

À propos de France 2030

capture_d_e_cran_2022-11-20_a_11.24_48.png Le plan d’investissement France 2030 :
  • Traduit une double ambition : transformer durablement des secteurs clefs de notre économie (santé, énergie, automobile, aéronautique ou encore espace) par l’innovation technologique, et positionner la France non pas seulement en acteur, mais bien en leader du monde de demain. De la recherche fondamentale, à l’émergence d’une idée jusqu’à la production d’un produit ou service nouveau, France 2030 soutient tout le cycle de vie de l’innovation jusqu’à son industrialisation.
  • Est inédit par son ampleur : 54 Md€ seront investis pour que nos entreprises, nos universités, nos organismes de recherche, réussissent pleinement leurs transitions dans ces filières stratégiques. L’enjeu : leur permettre de répondre de manière compétitive aux défis écologiques et d’attractivité du monde qui vient, et faire émerger les futurs leaders de nos filières d’excellence. France 2030 est défini par deux objectifs transversaux consistant à consacrer 50 % de ses dépenses à la décarbonation de l’économie, et 50% à des acteurs émergents, porteurs d’innovation sans dépenses défavorables à l’environnement (au sens du principe Do No Significant Harm).
  • Sera mis en œuvre collectivement : pensé et déployé en concertation avec les acteurs économiques, académiques, locaux et européens pour en déterminer les orientations stratégiques et les actions phares. Les porteurs de projets sont invités à déposer leur dossier via des procédures ouvertes, exigeantes et sélectives pour bénéficier de l’accompagnement de l’Etat.
  • Est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement pour le compte de la Première ministre et mis en œuvre par l’Agence de la transition écologique (ADEME), l’Agence nationale de la recherche (ANR), Bpifrance, et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).
France 2030
France 2030

 

COP27 : les avancées et le manque d’ambition face à l’urgence climatique, vu par la France

La COP27 de Charm el-Cheikh s'est achevée le 19 novembre avec un jour de retard.
La COP27 de Charm el-Cheikh s’est achevée le 19 novembre avec un jour de retard.
La 27ème Conférence des Parties (COP27) a réuni à Charm el-Cheikh (Egypte) plus de 110 dirigeants mondiaux et 30 000 représentants de gouvernement, collectivités et ONG, entreprises… pendant deux semaines de négociations, du 6 au 20 novembre 2022. Si la déclaration finale adoptée par la COP27 n’est pas à la hauteur des ambitions que portaient la France et l’Union européenne, elle préserve toutefois l’essentiel : elle rappelle l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5° C et appelle les pays à des efforts supplémentaires dès 2023. Réaffirmer cet objectif était essentiel, dans un contexte mondial de crise climatique et énergétique. capture_d_e_cran_2022-11-20_a_10.46_33.png

Grâce à la France et à l’Union européenne qui ont porté une position exigeante et volontariste durant des négociations difficiles, la COP27 enregistre plusieurs avancées majeures :


Pertes et préjudices

A la demande de la France et de l’Union européenne, « l’accord répond aux attentes des pays les plus vulnérables, avec une décision forte : la création de nouveaux outils de financement sur les pertes et préjudices, qui ne se réduisent pas à un fonds, mais comprend une mosaïque de solutions concrètes qui ont vocation à répondre aux besoins des pays les plus vulnérables impactés par des événements climatiques ». L’accord prévoit ainsi la mobilisation de la Banque mondiale et du FMI, ainsi que des banques de développement. Il recommande la mise en oeuvre de financements innovants auxquels tous les pays peuvent contribuer. Plus largement, la France promeut la refonte en profondeur du système financier international sur cet enjeu des pertes et dommages. Les discussions ont été conclusives sur le réseau de Santiago, l’une des priorités de la France et de l’Union européenne pour cette COP27. Le texte agréé a permis d’opérationnaliser ce réseau, créé lors de la COP25 à Madrid afin de catalyser l’assistance technique pour éviter, réduire et faire face aux pertes et préjudices. Le G7 et le V20 ont lancé un bouclier global contre les risques climatiques pour améliorer la protection financière des pays les plus touchés. La France prévoit de soutenir le bouclier global par une contribution de 20 millions d’euros en 2023, aux côtés de l’Allemagne et d’autres contributeurs membres du G7 et de l’Union européenne.

Adaptation

Les financements français sur l’adaptation représentent 2,2 milliards d’euros en 2021, soit 10% des financements mondiaux. Plusieurs pays, dont la France, ont annoncé une contribution financière supplémentaire au fonds d’adaptation. La France versera 10 millions d’euros supplémentaires pour 2022-2023. Lancé en 2007 pour aider les pays en développement les plus vulnérables aux changements climatiques, le fonds d’adaptation présente l’avantage d’une gouvernance plus favorable aux pays en développement et leur permet un accès simplifié aux ressources financières.

Atténuation des émissions

Un groupe varié de pays ambitieux développés – dont la France et l’UE – et en développement ont marqué leur volonté d’inscrire dans la décision de couverture de la COP l’appel à réduire la consommation de combustibles fossiles. Cette proposition n’a pu faire l’objet d’un consensus. De la même manière, l’UE avec de nombreux pays ont appelé à atteindre le pic des émissions globales avant 2025 conformément aux recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), mais n’ont pu obtenir le consensus. Les Parties ont établi un Programme de travail sur l’atténuation pour maintenir atteignable l’objectif de 1,5° C de réchauffement climatique. Mandatée par la COP26, cette série de dialogues ouverts aux Parties et aux acteurs non-étatiques visera à rehausser l’ambition et la mise en œuvre. Ce format permettra aux experts d’échanger sur des questions transversales fondées sur les travaux du GIEC.

La France s’est également engagée dans plusieurs coalitions pour accélérer la lutte contre le changement climatique :


Réserves vitales de carbone et de biodiversité

À l’initiative du président de la République, et en coopération avec les États-Unis et la Chine, un événement One Planet consacré aux réserves vitales de carbone et de biodiversité s’est tenu le 7 novembre à la COP27. Ces espaces, comme les forêts anciennes, les tourbières ou les mangroves, sont à la fois des stocks naturels de carbone et des espaces riches en biodiversité. Pour les préserver, les dirigeants internationaux ont annoncé leur volonté de travailler ensemble à la constitution de Partenariats pour la conservation positive (Positive Conservation Partnerships – PCP). La tenue d’un sommet One Planet sur les enjeux forestiers à Libreville (Gabon) en mars 2023 a également été annoncée.

Fonds marins

Le 7 novembre, le président de la République a annoncé que la France soutenait l’interdiction de toute exploitation des grands fonds marins et qu’elle entendait porter cette position dans les enceintes internationales. La France rejoint ainsi les pays (Allemagne, Espagne, Nouvelle-Zélande, Panama, Costa Rica, Chili, États insulaires du Pacifique…) souhaitant un moratoire de précaution sur l’exploitation des fonds océaniques.

Énergies fossiles

La France, qui accompagne, déjà les pays émergents dans une « transition climatique juste », a rappelé le 7 novembre qu’elle mobilisera 1 milliard d’euros pour aider l’Afrique du Sud à sortir du charbon. Un partenariat avec l’Indonésie et les membres du G7 a été finalisé à Sharm el-Sheikh et signé au G20 à Bali. D’autres partenairaits ont en préparation, avec le Vietnam, le Sénégal et l’Inde.

Bâtiments

Lors de la COP26 à Glasgow, le Royaume-Uni avait lancé le « Breakthrough Agenda », initiative soutenue par la France et visant à décarboner les principaux secteurs émetteurs (acier, électricité, hydrogène, transport routier et agriculture). Le secteur du bâtiment, qui représente 37% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ne figurait pas dans cet agenda. Afin de créer un nouvel élan entre gouvernements, la France et le Maroc ont lancé le jeudi 17 novembre un appel à la création d’un « Buildings Breakthrough ». Plus de 30 pays ont exprimé leur intérêt pour cette coopération intergouvernementale renforcée, qui fixe l’objectif de zéro émission d’ici 2030 pour le secteur du bâtiment.

4 nouvelles initiatives

Par ailleurs, la France a rejoint quatre des initiatives lancées par la présidence égyptienne de la COP27 :
  • l’initiative FAST (Food and Agriculture for Sustainable Transformation Initiative), destinée à renforcer la place et le rôle de l’agriculture dans la lutte contre le changement climatique,
  • SURGe (Sustainable Urban Resilience for the next Generation), qui a vocation à réduire l’impact climatique des villes et améliorer leur résilience,
  • CRSP (Climate Responses for Sustaining Peace), visant à garantir des réponses climatiques intégrées pour un développement durable
  • ENACT (Enhancing Nature-based Solutions for Climate Transformation), sur les Solutions fondées sur la Nature.
« L’accord de la COP27 n’est pas aussi ambitieux que nous, Français et Européens, l’aurions souhaité. En particulier, aucune avancée n’a été obtenue sur la nécessité de faire des efforts supplémentaires de réduction des gaz à effet de serre et sur la sortie des énergies fossiles. C’est une vraie déception. Sur ces deux points durs, nos appels à aller plus loin n’ont pas été entendus. Cependant, cet accord préserve l’essentiel : l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Par ailleurs, à la demande de la France et de l’Union européenne, il répond aux attentes des pays les plus vulnérables avec une avancée forte : la création de nouveaux outils de financement pour les pertes et dommages liées aux catastrophes climatiques. » a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.

  • Voir aussi :
Déclaration finale de la Convention sur le Climat La COP27 s’achève avec un accord sur les pertes et dommages, Un premier pas vers la justice climatique selon l’ONU
Clôture de la Conférence sur le climat, la COP27, à Charm El-Cheikh, en Egypte.
Clôture de la Conférence sur le climat, la COP27, à Charm El-Cheikh, en Egypte.

COP27 au service des personnes et de la planète
COP27 au service des personnes et de la planète

 

L’ONU appelle les négociateurs à finaliser un accord ambitieux

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La COP27 doit se terminer vendredi mais les pays restent divisés sur plusieurs questions importantes, notamment les « pertes et dommages », a déclaré jeudi le Secrétaire général de l’ONU, exhortant les parties à se montrer à la hauteur de l’urgence du moment et à s’entendre sur de vraies solutions pour résoudre le plus grand défi auquel l’humanité est confrontée.

Mettre fin à l’élevage intensif : l’appel de 200 universitaires, chefs d’entreprises et personnalités du monde entier aux dirigeants présents à la COP27

Dans le cadre de la COP27, plus de 200 personnalités du monde entier (universitaires, chefs d’entreprises, personnalités comme le professeur britannique Jane Goodall, l’entrepreneur français Arthur Auboeuf co-fondateur de Time for the planet, l’actrice française Eva Green…) appellent nos dirigeants, dans une lettre ouverte, à se rassembler autour d’un accord global des Nations unies pour mettre fin à l’élevage intensif et transformer notre système alimentaire mondial. capture_d_e_cran_2022-11-17_a_18.43_31.png CIWF initie cette lettre pour le lancement de sa nouvelle campagne mondiale Point final à l’élevage intensif. Avec un objectif essentiel : obtenir au plus vite un accord mondial pour mettre fin à l’élevage intensif néfaste pour les êtres humains, les animaux et la planète. La transformation vitale de notre système alimentaire mondial est désormais urgente.
Point final à l’élevage intensif
Point final à l’élevage intensif
` CIWF publie cette lettre le jour de la COP27 dédié aux solutions. Extrait :
« Si la communauté internationale veut atteindre les objectifs de développement durable, les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat et les objectifs de la Convention sur la biodiversité, il faut des mesures pour mettre un terme à l’élevage intensif, et ce dès maintenant ! »
« Qu’il s’agisse de la pollution ou de la crise climatique, de l’extinction des espèces ou de la cruauté envers les animaux, de la famine et de la malnutrition des populations humaines, notre alimentation est toujours au cœur de ces défis mondiaux. L’élevage intensif qui aboutit à une croissance anormalement rapide des animaux ou un rendement supérieur soutient un système fondé sur la surproduction et une alimentation mauvaise pour la santé humaine. »
Le secteur de l’élevage génère à lui seul davantage de gaz à effet de serre que les émissions directes de l’ensemble des transports dans le monde : avions, trains et voitures confondus. Sans une action urgente, l’élevage intensif menace notre survie même. Nous avons besoin d’une transformation en profondeur de notre système alimentaire.
« Nos populations, nos animaux et notre planète ne peuvent plus attendre ».
POINT FINAL À L’ÉLEVAGE INTENSIF
POINT FINAL À L’ÉLEVAGE INTENSIF

La lettre et les célébrités signataires

lettre-ouverte-dirigeants-point-final-elevage-intensif-ciwf-france.pdf Avec cette lettre, les nombreuses personnalités signataires restituent les préoccupations actuelles des citoyens. En effet, un sondage YouGov, mené en octobre 2022 dans 13 pays et publié cette semaine par CIWF, montre qu’une écrasante majorité de citoyens (63%) pense que l’élevage intensif fait passer les profits avant le climat et l’environnement, les Français étant ceux qui surpondèrent le plus ce résultat (76%).
Yvan Savy, directeur de CIWF France, alerte : « Si nous ne mettons pas fin à l’élevage intensif, nous ne pourrons tout simplement pas faire face à la crise climatique qui nous frappe. Nous exhortons les citoyens, les entreprises, les ONG et tous ceux qui se soucient des animaux, de notre planète et de notre santé à rejoindre notre mouvement mondial. Nous devons faire pression sur nos dirigeants pour engager la nécessaire transformation de notre système alimentaire mondial avant qu’il ne soit trop tard ! ».

Lire aussi :

A propos du CIWF

capture_d_e_cran_2022-11-17_a_19.02_54.png CIWF a été fondée en 1967 par un éleveur laitier britannique inquiet par l’intensification de l’élevage industriel. Depuis plus de 50 ans, CIWF milite pour le bien-être des animaux d’élevage et pour la mise en place d’un système alimentaire durable. Avec plus d’un million de sympathisants, CIWF a des représentants dans 11 pays européens, aux États-Unis, en Chine et en Afrique du Sud.
  • www.ciwf.org
  • www.ciwf.fr
Parmi les ONG qui soutiennent la campagne lancée par CIWF, citons World Animal Protection, Eurogroup for Animals, The Humane League UK, Djurens Ratt, Animals Aotearoa, Sinergia Anima, Humane Education Trust et FIAPO.

 

Intégrer les enjeux de biodiversité dans l’immobilier en France avec l’OID

Intégrer les enjeux de biodiversité dans l’immobilier en France avec l'OID
Intégrer les enjeux de biodiversité dans l’immobilier en France avec l’OID
L’Observatoire de l’immobilier durable (OID), ONG à portée nationale et européenne, accélère l’action de son programme Biodiversity Impulsion Group (BIG). Son objectif : renforcer l’intégration de la biodiversité et du vivant dans les stratégies et activités des acteurs de la ville et de l’immobilier en France. Lumière sur les grandes avancées du programme BIG, un an après sa création.
« Sous l’impulsion de l’OID, BIG œuvre pour que l’ensemble de l’écosystème immobilier se saisisse de l’urgence de préserver la biodiversité. Avec nos partenaires économiques, scientifiques et techniques, nous allons bien au-delà de la nécessaire évangélisation aux enjeux de l’effondrement du vivant. Nous rendons accessibles des ressources, des outils et des référentiels inédits et indispensables pour faire bouger les lignes et agir concrètement. La biodiversité doit occuper une place centrale dans notre société, grande responsable de la 6ème extinction massive des espèces sur la planète. », souligne Loïs Moulas, Directeur Général de l’OID.
Programme de recherche appliquée et d’actions collectives, BIG réunit une vingtaine d’acteurs (maîtres d’ouvrage, grands utilisateurs, donneurs d’ordre publics ou privés et experts), ayant pour but d’intégrer les enjeux de la biodiversité dans la conception et la gestion des projets immobiliers en France. L’action de BIG se situe sur trois axes clés :
  • Le développement d’un référentiel d’indicateurs permettant de mesurer et piloter une stratégie biodiversité et d’en évaluer les co-bénéfices ;
  • La mise à disposition de ces indicateurs sur la plateforme d’analyse de résilience de l’OID Resilience for Real Estate (R4RE) ;
  • L’accompagnement au passage à l’action et la professionnalisation des acteurs sur les sujets écologiques grâce à l’élaboration de guides, de supports de formation et sensibilisation au sujet du vivant, ainsi que l’animation de dispositifs d’incitation.

Une méthodologie sectorielle pour évaluer le niveau de biodiversité dans l’immobilier

Fruits d’un travail collectif d’un an s’appuyant sur une démarche scientifique rigoureuse, les premiers indicateurs disponibles en open source sur la plateforme R4RE vont permettre d’évaluer un état de la biodiversité du milieu sur lequel s’implante un actif ou un projet immobilier. Plus l’état s’améliore, plus le risque d’impacter négativement la biodiversité augmente. Une avancée particulièrement essentielle pour les investisseurs en immobilier, notamment dans les réponses apportées aux nouvelles obligations de reporting extra-financiers sur l’évaluation des risques pour la biodiversité introduite par la Loi Energie Climat (art.29). Cette méthodologie est d’autant plus importante car parmi les fonds d’investissement assujettis, seuls 56% ont publié un indicateur biodiversité en 2021 (Source : OID 2022). C’est aussi l’approche prônée par l’initiative internationale Taskforce on Nature-related Financial Disclosure (TNFD), pendant de la TCFD pour la biodiversité qui développe actuellement une méthode d’évaluation des risques pour la biodiversité pour les entreprises financières. L’outil permettra enfin de vérifier l’alignement des activités sur les critères biodiversité de la taxinomie européenne, pierre angulaire du plan de financement de la croissance verte de l’Union Européenne.

De nouveaux indicateurs cruciaux pour l’industrie immobilière

Dans une démarche d’amélioration continue, la plateforme accueillera très prochainement de nouveaux indicateurs. Ceux-ci seront dédiés à l’évaluation du potentiel d’accueil de biodiversité d’un bâtiment et d’un portefeuille d’actifs immobiliers, de l’impact d’un projet immobilier sur les sols, ou encore du niveau de services écosystémiques associé aux actions mises en œuvre. Ces indicateurs viennent compléter les indicateurs d’analyse de risques climatiques déjà accessibles sur la plateforme Resilience for Real Estate. Ceux-ci sont le fruit d’une initiative lancée en 2019 par l’OID avec le soutien de la Ville de Paris et de l’ADEME pour la mise à disposition d’outils gratuits permettant d’évaluer la résilience des bâtiments. L’ampleur dépasse largement la filière seule de l’immobilier, puisque toutes les entreprises et organisations possèdent une emprise foncière sur laquelle il leur est possible d’agir pour s’adapter au changement climatique et préserver le vivant.

Cap sur la formation

Tout l’objectif de cette initiative est de créer une passerelle entre les constats établis dans la sphère scientifique et les activités opérationnelles des entreprises. Cela passe notamment par l’animation d’ateliers d’intelligence collective mixtes, ou encore l’encadrement par les entreprises de projets scientifiques, comme c’est le cas avec le MNHN. Pour acculturer les professionnels et leur faciliter le passage à l’action, les équipes de BIG travaillent sur l’élaboration d’une grille d’auto-formation sur les sujets de biodiversité déclinée aux différents métiers de l’immobilier aux côtés d’entreprises partenaires du programme ainsi que d’instituts académiques. L’objectif : définir les grands principes de l’écologie et donner les clés permettant à chacun d’identifier les actions les plus efficaces pour passer à l’action dans leurs activités opérationnelles selon son métier. Enfin, afin de mobiliser les occupants, l’OID s’associe avec l’IFPEB (Institut français pour la performance du bâtiment) pour lancer un concours sur le format des concours CUBE énergie, le Concours CUBE Nature. Il doit permettre aux participants de mettre en place des actions en faveur du vivant sur trois années de concours.

A propos de l’OID :

Observatoire de l’immobilier durable (OID)
Observatoire de l’immobilier durable (OID)
L’Observatoire de l’Immobilier Durable – OID – est l’espace d’échange indépendant du secteur immobilier sur le développement durable et l’innovation. Penser l’immobilier responsable est la raison d’être de l’OID qui rassemble plus de cent membres et partenaires parmi lesquels les leaders de l’immobilier en France sur toute sa chaîne de valeur. Acteur indépendant, au service de l’intérêt général, l’OID est une association qui participe activement à la montée en puissance des thématiques ESG en France et à l’international, par un programme d’actions sur le terrain et auprès des pouvoirs publics. – www.o-immobilierdurable.fr

A propos de BIG :

capture_d_e_cran_2022-11-16_a_17.25_45.png Biodiversity Impulsion group (BIG) est un programme de recherche appliquée lancé par l’OID en 2021 afin d’approfondir les thématiques de biodiversité via le développement d’outils d’aide à la décision et de pilotage pour les acteurs de l’immobilier et de la ville. BIG met à disposition des guides et des supports pédagogiques facilitant la transition de ces entreprises vers un modèle respectueux du vivant. Le programme est composé de vingt entreprises partenaires, issues du monde de l’immobilier et de la ville. – https://biodiversity-impulsion-group.fr/

 

Les 39 projets lauréats du programme « Démonstrateurs de la ville durable » de France 2030

France 2030 soutenir les projets d’innovation, de décarbonation de l’économie et de réindustrialisation, au service de notre modèle social. « Démonstrateurs de la Ville Durable », doté de 305 M€, vise la création d’un réseau national de démonstrateurs, illustrant la diversité des enjeux de transition écologique et de développement durable des espaces urbains français. Les 39 projets lauréats présentés illustrent la diversité des solutions et des territoires en proposant des innovations qui ont vocation à être réplicables et essaimés dans des territoires similaires.
France 2030
France 2030
Mieux vivre, mieux produire et mieux comprendre sont les impacts que vise France 2030, en investissant 54 Md€ pour soutenir les entreprises, les universités, les organismes de recherche et les filières dans leurs projets d’innovation, de décarbonation de l’économie et de réindustrialisation, au service de notre modèle social. Lancé en mai 2021 et opéré par la Banque des Territoires pour le compte de l’Etat dans le cadre de France 2030, l’AMI « Démonstrateurs de la Ville Durable », doté de 305 M€, s’inscrit dans cette dynamique et vise la création d’un réseau national de démonstrateurs, à l’échelle d’îlots ou de quartiers, illustrant la diversité des enjeux de transition écologique et de développement durable des espaces urbains français. Les 39 lauréats, dévoilés début 2022, bénéficient actuellement d’un accompagnement en phase d’incubation de leur projet, pour une durée de 36 mois maximum. Durant cette période, les collectivités sont soutenues financièrement et techniquement par France 2030, en leur donnant les moyens, quelle que soit leur taille, d’affiner au mieux le contenu et l’ambition de leurs innovations. Arrivés à maturité, les projets bénéficieront également du soutien de France 2030 pour la mise en œuvre des actions innovantes. Métropoles, petites et moyennes villes, communes périurbaines, quartiers prioritaires de la politique de la ville en renouvellement urbain, territoires d’outre-mer, etc. Les projets lauréats illustrent la diversité des solutions et des territoires en proposant des innovations de toutes natures, pour répondre aux défis de la transition écologique et du développement durable des espaces urbains français. En tant que démonstrateurs, ils ont vocation à être réplicables et essaimés dans des territoires aux caractéristiques similaires. Ces projets s’inscrivent dans la stratégie d’accélération « Ville Durable et Bâtiments Innovants » de France 2030 qui s’articule autour de 3 axes :
  1. accélérer la transformation des villes par une approche intégrée ;
  2. agir sur le bâti pour la sobriété en énergies
  3. en ressources ; accompagner le développement des filières.
HABITER LA FRANCE DE DEMAIN : RELANCER LA CONSTRUCTION DURABLE DE LOGEMENTS DANS LES TERRITOIRES En agissant à la fois sur une approche intégrée au sein de démonstrateurs exemplaires et sur l’accompagnement des filières et de l’émergence de solutions nouvelles, France 2030 impulse la ville de demain.

Démonstrateurs de la ville durable

39 PROJETS LAURÉATS CATÉGORISÉS PAR RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
  • CLERMONT-FERRAND
  • EPA SAINT-ÉTIENNE
  • MÉTROPOLE DE LYON
  • PAYS-DE-GEX
  • SAINT-PAUL-LÈS-ROMANS
BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ
  • AUXERRE
  • BADEVEL
  • GRAND BELFORT
BRETAGNE
  • BREST MÉTROPOLE
  • COMMANA
  • RENNES MÉTROPOLE
  • SAINT-SULPICE-LA-FORÊT
CENTRE-VAL DE LOIRE
  • BLOIS
GRAND EST
  • EPA ALZETTE-BELVAL
  • EUROMÉTROPOLE DE STRASBOURG
  • MULHOUSE
GUYANE
  • EPFA DE LA GUYANE
HAUTS-DE-FRANCE
  • AMIENS MÉTROPOLE
  • MÉTROPOLE EUROPÉENNE DE LILLE
ÎLE-DE-FRANCE
  • EPA MARNE
  • EPA PARIS SACLAY
  • FONTENAY-SOUS-BOIS
  • GRAND ORLY SEINE BIÈVRE
  • GPA GRANDE BORNE
  • PARIS OUEST LA DÉFENSE
  • SARCELLES
LA RÉUNION
  • TERRITOIRE DE LA CÔTE OUEST
NORMANDIE
  • HONFLEUR
  • MÉZIDON VALLÉE D’AUGE
NOUVELLE-AQUITAINE
  • BORDEAUX MÉTROPOLE
  • LA ROCHELLE COMMUNAUTÉ D’AGGLOMÉRATION
OCCITANIE
  • SAINT-HILAIRE-DE-BRETHMAS
  • SICOVAL
  • TOULOUSE MÉTROPOLE
PAYS DE LA LOIRE
  • CARENE SAINT-NAZAIRE AGGLO
  • NANTES MÉTROPOLE
PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR
  • AIX-MARSEILLE-PROVENCE MÉTROPOLE
  • EPA NICE ÉCOVALLEE
  • TOULON PROVENCE MÉDITERRANNÉE
Démonstrateurs de la ville durable

 

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L’adaptation des territoires au changement climatique : un mook de la Caisse des Dépôts

Adaptation des territoires au changement climatique
Adaptation des territoires au changement climatique
Afin de donner aux territoires les moyens de mieux se préparer aux impacts du changement climatique, la Caisse des Dépôts publie « Adapter/Adaptez, des solutions concrètes pour agir dans les territoires face aux conséquences du changement climatique ». Cette publication est en libre accès sur son site internet.
Adapter/Adaptez, des solutions pour les territoires face au changement climatique
Adapter/Adaptez, des solutions pour les territoires face au changement climatique

Deux ans de rencontres dans les territoires

Ce mook réalisé par la Caisse des Dépôts, en collaboration avec l’agence Mots-Clés, fait suite à un cycle de recherche sur l’adaptation au changement climatique des territoires, dirigé par l’Institut pour la recherche de la Caisse des Dépôts avec l’appui de 5 think tanks : la Fondation Jean-Jaurès, la Fondation pour l’innovation politique, Terra Nova, La Fabrique Écologique et le Comité 21. Il retrace deux ans d’une collaboration au plus près des territoires, Nîmes, Marseille, Paris, La Bresse, Noirmoutier,pour découvrir les solutions déjà mises en place ou à mettre en place pour s’adapter aux nouveaux risques :
  • chaleur en ville
  • circuits courts et écologie industrielle
  • épisodes météorologiques extrêmes, inondations et aménagement
  • érosion du trait de côte
  • perte d’enneigement en moyenne montagne
  • ressource en eau et conflits d’usages
  • forêts et réchauffement
  • modèle assurantiel face aux risques climatiques
Huit des principaux enjeux d’adaptation sont abordés.
Changement climatique, l’urgence à s’adapter
Changement climatique, l’urgence à s’adapter

Nos territoires ont connu une année 2022 marquée par des événements extrêmes, marquant un tournant dans la prise de conscience de l’urgence climatique.

Dans ce mook, experts, acteurs locaux, décideurs, personnalités engagées témoignent des risques et s’efforcent de démontrer, chiffres et exemples concrets à l’appui, que l’adaptation doit devenir une priorité pour tous les territoires. Tout l’enjeu consiste à anticiper, à identifier les mesures à mettre en place immédiatement, mais également les besoins de financements publics associés.
« Au moins 2,3 milliards d’euros de financements supplémentaires par an sont nécessaires pour s’adapter aux conséquences du changement climatique », estime I4CE, Institut de l’Économie pour le Climat.

Montrer les voies possibles d’adaptation

« Le changement climatique marque la fin d’un monde. Mais il est aussi l’opportunité d’imaginer de nouvelles fondations, sur lesquelles bâtir collectivement une autre manière de produire, de consommer, de vivre, plus près de nos territoires » rappelle Eric Lombard.
Le mook s’organise autour d’un triptyque : Comprendre, agir, s’inspirer. Son ambition est de faire œuvre de pédagogie, de montrer des solutions d’adaptation, des pratiques émergentes mises en place localement, l’urgence désormais, consistant à passer à l’échelle supérieure pour démultiplier l’impact de ces initiatives pilotes. Entre autres témoignages dans ce mook :
  • Alexandre Magnan, membre du GIEC et coauteur du sixième rapport,
  • Magali Reghezza-Zitt membre du Haut Conseil pour le climat,
  • Ronan Dantec, sénateur de la Loire- Atlantique et auteur d’un rapport sur l’adaptation de la France aux dérèglements climatiques en 2050
  • Fred Vargas, écrivaine
  • Sebastião Salgado, photogaphe

Mook Adapter/Adaptez, des solutions pour les territoires face au changement climatique

Adapter/Adaptez, des solutions pour les territoires face au changement climatique

À propos du groupe Caisse des Dépôts

capture_d_e_cran_2022-11-16_a_16.07_33.png La Caisse des Dépôts et ses filiales constituent un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires. Elle regroupe cinq domaines d’expertise : les politiques sociales (retraite, formation professionnelle, handicap, grand âge et santé), les gestions d’actifs, le suivi des filiales et des participations, le financement des entreprises (avec Bpifrance) et la Banque des Territoires.

 

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Préserver et restaurer la biodiversité, c’est protéger l’Accord de Paris sur le climat

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Alors que pendant de nombreuses années, la crise climatique et la crise de la biodiversité ont été traitées comme des problèmes distincts, la réalité est qu’il n’y a pas de voie viable pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C sans protéger et restaurer de toute urgence la nature. Comme l’a souligné à la COP27 Elizabeth Mrema, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), l’instrument juridique international de protection de la biodiversité ratifié par 196 nations.

Les résultats de la consultation du Grand Défi des Entreprises pour la Planète sur la transition écologique de l’économie

65 000 contributions ont été collectées entre février et juin 2022.

Le Grand Défi des entreprises pour la planète, une initiative participative inédite visant à fédérer le monde économique pour accélérer sa transition vers un modèle durable, révèle les résultats de la consultation menée en ligne de février à juin 2022. Le Grand Défi des Entreprises pour la Planète Quelles sont les grandes tendances permettant d’engager ou de poursuivre la transition écologique ? Comment éviter le recul de la biodiversité ? Comment produire mieux ? Quel modèle économique pour un développement compatible avec les limites planétaires ? Telles sont les préoccupations qui animent les travaux du Grand Défi des entreprises pour la planète.
« Il est clair que les résultats de la Consultation renforcent la pertinence des travaux du Grand Défi, car ils soulignent que les entreprises sont en attente de propositions concrètes pour les aider à se transformer » explique Jérôme Cohen, cofondateur du Grand Défi.
Pour approfondir ces questions, le Grand Défi des Entreprises pour la planète s’est associé à la société Bluenove en soumettant 50 questions[[Bluenove : fondée en 2014, Bluenove est une société de technologie et de conseil, leader en intelligence collective massive pour les organisations publiques et privées, et engagée activement dans la Civic Tech. Bluenove accompagne les organisations dans le déploiement de démarches participatives à grande échelle grâce à sa technologie Assemblée]] sur une plateforme en ligne. La plupart des questions ont été formulées de manière ouverte. Au total, 65 000 contributions ont été collectées et analysées. La participation à cette consultation était anonyme, elle s’est déroulée du 1er février au 20 juin 2022 en ciblant trois publics : les salariés, dirigeants et actionnaires d’entreprises ; les représentants de réseaux d’entreprise ou de territoires ; les représentants ou membres d’institutions, de syndicats ou d’associations. Le but de cette grande consultation ? Nourrir les échanges et préparer les délibérations des 100 entreprises tirées au sort par le Grand défi, avec trois objectifs principaux :
  • Qualifier la motivation écologique des entreprises et ses ressorts
  • Identifier les obstacles à la transition des entreprises ainsi que leurs besoins pour la mettre en œuvre
  • Repérer des leviers d’action et de transformation
L’analyse des réponses a reposé sur une analyse sémantique et lexicologique opérée par Bluenove. Cette méthode s’appuie sur une catégorisation des verbatims autour d’un référentiel de propositions, qui permet de faire émerger les grandes tendances de réponses. Elle repose sur l’utilisation de l’algorithme et sur l’analyse humaine du consultant. 4 grandes tendances ressortent de l’analyse des réponses :
  1. Les entreprises ont une responsabilité forte dans la crise écologique
  2. S’engager dans la transition écologique contribue à la pérennité des entreprises
  3. Accélérer la transition écologique de l’économie exige de lever plusieurs freins
  4. Des réponses fortes sont attendues de la part des pouvoirs publics

Les entreprises et leurs activités ont une part de responsabilité forte dans la crise écologique

Les répondants s’accordent à dire que l’entreprise et ses activités sont en partie responsables de la dégradation du climat et de la biodiversité ainsi que de l’épuisement des ressources. Parmi les contributions de l’entreprise à la crise écologique les plus citées, on trouve notamment :
  • La participation au consumérisme au détriment de la sobriété
  • La mauvaise prise en compte du coût environnemental dans les investissements
  • L’épuisement des ressources naturelles
  • La destruction de biodiversité
  • La surproduction de déchets industriels et le manque d’optimisation des filières de recyclage
  • Les dépenses énergétiques fossiles et les émissions de CO2
  • Les déplacements et les transports (de personnes, produits ou matières)
  • La pollution numérique

S’engager dans la transition écologique contribue à la pérennité des entreprises

Un formidable outil de résilience, de performance et d’attractivité : telle est la perception dominante de la transition écologique chez les répondants, qui l’associent aux items suivants (score sur 10[[en réponse à la question : « L’entreprise a intérêt à accélérer sa transition pour… »]]) :
  • Attirer les talents 8,07
  • Assurer la durabilité du modèle économique 7,85
  • Assurer le bien-être des salariés 7,72
  • Être résiliente aux crises et aléas 7,69
  • Maintenir voire accroître sa performance économique 7,23
  • Développer sa clientèle 7,11
  • Convaincre les investisseurs 6,85

Accélérer la transition écologique des entreprises et de l’économie exige de lever des freins

L’analyse des réponses permet de distinguer deux grandes catégories d’obstacles à la transition des entreprises et de l’économie. La 1ere catégorie rassemble les freins internes aux entreprises que les répondants attribuent largement à leur mode d’organisation ainsi qu’aux moyens limités affectés à leur transformation. Sont ainsi mis en avant :
  1. L’inadéquation du système managérial aux exigences de la transition
  2. Le manque de connaissance sur la crise écologique à tous les échelons
  3. Le manque de vision et de volonté de prioriser les enjeux écologiques
  4. La difficulté des salariés à modifier leurs pratiques professionnelles ou personnelles
  5. La difficulté d’accommoder des objectifs de rentabilité à court terme et des impératifs écologiques à moyen et long terme
  6. Le manque de ressources financières et humaines dédiées à la transformation
La seconde catégorie rapporte des freins exogènes à l’entreprise que les répondants associent aux règles de fonctionnement de l’économie de marché et aux insuffisances des politiques publiques. Sont ainsi mis en avant :
  • Les règles du marché et de la concurrence
  • Une faiblesse structurelle en matière d’innovation
  • L’action insuffisante de l’État en matière d’incitation
  • L’inadéquation de la réglementation (trop contraignante ou trop laxiste) selon les secteurs et les produits avec les impératifs d’une transition rapide
  • Le manque de maturité des clients et des consommateurs

Des réponses fortes sont attendues de la part des pouvoirs publics

Face à ce constat, les répondants sont en attente de mesures fortes de la part des pouvoirs publics afin d’accélérer la transition :
  • La mise en œuvre d’une politique gouvernementale volontariste, incitative et coercitive
  • Les formations des parties prenantes à la cause environnementale
  • La mise en place d’une démarche de résilience territoriale
Au-delà de ces mesures, les répondants ont identifié plusieurs actions que les entreprises pouvaient déjà mettre en place pour accélérer la transition écologique :
  • L’adoption de modèles de gouvernance participative intégrant la question environnementale
  • L’adoption de pratiques plus sobres tout au long de leur chaîne de valeur
  • La mise en place d’indicateurs environnementaux suivis au plus haut niveau de l’entreprise
  • La mobilisation de ressources financières et humaines conséquentes dédiées à la transition
  • L’adoption d’un cadre de communication responsable
Présentées et mises à disposition des délégués du Grand Défi chargés d’élaborer une centaine de propositions permettant d’accélérer la transition écologique de l’économie et des entreprises, les conclusions de cette consultation contribuent à éclairer leurs travaux.
« La consultation était une étape importante du processus car elle a permis à la fois de donner un cadre à la mission des délégués, tout en permettant à de très nombreux acteurs de contribuer à cette initiative participative » ajoute Virginie Raisson-Victor, également co-fondatrice de l’initiative.

L’intégralité des résultats de la Grande consultation

Les résultats de la consultation du Grand Défi des Entreprises pour la Planète sur la transition écologique de l’économie

A propos du Grand défi des entreprises pour la planète

capture_d_e_cran_2022-11-15_a_15.06_58.png Le grand défi des entreprises pour la planète a été fondé en décembre 2020 par Virginie Raisson-Victor, géopolitologue et prospectiviste, Présidente du Giec Pays de la Loire et Jérôme Cohen, Président fondateur d’Engage et membre du bureau de la Fresque du Climat. Cette initiative participative inédite rassemble une centaine de représentants d’entreprises tirées au sort et dont la mission est de formuler 100 propositions permettant d’accélérer la transition écologique du monde économique et des entreprises. Soutenu par de nombreuses personnalités du monde de l’entreprise, des sciences, de la recherche, des associations et de la société civile telles que Bettina Laville, Yann Arthus-Bertrand, Alain Grandjean, Gaël Giraud, François Gemenne, Hélène Valade, Christian de Perthuis, le Grand Défi rassemble un écosystème de plus de 100 partenaires qui participent activement et soutiennent sa démarche : organisations dédiées à la transition, réseaux d’entreprises, institutions, associations (WWF, FNH, Orse, C3D, CDC biodiversité, ADEME, OFB, Pour un réveil écologique…) et entreprises marraines. Réunis à six reprises de juin à décembre 2022 en régions et à Paris, les membres du Grand Défi présenteront les propositions issues de leurs travaux et délibérations en janvier 2023.

 

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49 sites protégés par l’ABFPM sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO né il y a 50 ans !

Protéger et faire vivre les biens français inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO Ville fortifiée historique de Carcassonne
Protéger et faire vivre les biens français inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO Ville fortifiée historique de Carcassonne
A l’occasion du 50e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO, l’ABFPM – l’Association des biens français du patrimoine mondial, souhaite mettre en valeurs les 49 sites français classés. logo-ABFPM.png L’Association regroupe les 49 biens français inscrits sur la Liste du patrimoine mondial et a pour objectif de gérer, animer, protéger mais aussi faire connaître et changer le regard sur ces lieux d’exception. A l’occasion du cinquantenaire de la Convention de l’UNESCO, l’ABFPM souhaite revenir sur les 50 dernières années et évoquer le présent et le futur des 49 biens français dans un contexte de changement climatique et d’instabilité politique. ddp_abfpm_-_50_ans_convention_patrimoine_mondial.pdf « En 2022, la Convention du patrimoine mondial fête ses 50 ans. 50 ans de préservation, de conservation mais aussi d’ouverture, de réflexion et d’innovation sur ce qui fait la Valeur Universelle Exceptionnelle d’un bien. Si cela peut sembler beaucoup, c’est en réalité bien peu à l’échelle du patrimoine mondial, et nous rappelle l’humilité dont nous devons faire preuve face à ces biens inscrits. Les gestionnaires de biens français savent bien à la fois l’honneur et l’engagement qu’une inscription sur la Liste du patrimoine mondial induit. À travers notre association qui réunit l’ensemble des biens français, nous mettons en musique cette réflexion sur le passé, le présent et le futur des biens dans un contexte de changement climatique et d’instabilité politique. Comment gérer, animer, protéger mais aussi faire connaître, innover, changer le regard sur ces lieux d’exception. C’est tout le coeur de notre action, créer un lieu propice à l’échange sans préjugés et sans distinction, favoriser un dialogue entre l’universel et le singulier. En cette année anniversaire, nous nous permettons ce coup de projecteur sur notre action au service des biens, avec les biens, pour les biens. Continuons à valoriser ensemble le creuset de compétences que représente notre réseau, profitons de notre intelligence collective, de notre optimisme et de notre inventivité pour imaginer les « prochaines 50 ». » – Jean-François CARON, Président de l’Association des biens français du patrimoine mondial

La Convention du patrimoine mondial & la valeur universelle exceptionnelle

capture_d_e_cran_2022-11-14_a_19.20_32.png Le patrimoine mondial est probablement l’un des programmes les plus connus de l’UNESCO et sa prestigieuse Liste une vitrine incontestable pour cette institution spécialisée de l’ONU. La Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO en 1972 est d’ailleurs un traité international que l’on peut considérer comme étant quasi-universel, puisque que le nombre d’Etats l’ayant ratifiée était de 194 en 2020 (sur les 197 Etats reconnus par l’ONU). La Convention de 1972 a cette spécificité d’être la première à concilier dans un même document la préservation des sites culturels et celle de la nature et à considérer que les deux ont la même importance. Elle affirme que les œuvres des hommes et celles de la nature ne forment qu’un seul et même patrimoine et elle identifie et protège les biens d’une valeur telle que leur sauvegarde concerne l’humanité toute entière. Les biens qui sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial sont en effet reconnus pour leur valeur universelle exceptionnelle, une « importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité » (Orientation devant guider la mise en œuvre de la Convention). Patrimoine mondial de l’UNESCO Certains parlent souvent de label, mais l’inscription n’est pas une certification ; il s’agit d’une reconnaissance culturelle internationale qui intervient après un long processus qui exige beaucoup de motivation, de travail, d’implication, de ressources humaines, financières et d’endurance de la part des porteurs de projet et de l’État partie. Une inscription s’apparente à un contrat moral entre les gestionnaires et la communauté internationale, par lequel les premiers s’engagent à protéger et gérer un bien identifié, en accord avec les valeurs de l’UNESCO et de la Convention du patrimoine mondial, pendant que la seconde s’engage à fournir soutien et assistance. A ce jour, la Liste qui se veut un inventaire représentatif de la diversité du patrimoine culturel et naturel dans le monde, compte 1 154 biens culturels, 218 biens naturels, 39 biens mixtes et 52 biens en péril. La France compte 49 biens : 17 monuments et ensembles, 11 villes et centres historiques, 8 paysages culturels et biens étendus, 7 biens en série (dont 1 naturel), 5 biens naturels et 1 bien mixte. footer-logo-UNESCO.png
  • https://whc.unesco.org/fr

 

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COP 27 : Producteurs et consommateurs d’hydrocarbures s’engagent à collaborer pour réduire au minimum les émissions de méthane

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La déclaration sur le méthane à la COP27 impliquant importateurs et exportateurs d’hydrocarbures, favorise un marché permettant de mesurer et d’échanger du gaz à faible émission
Reconnaissant le double défi du climat et de la sécurité énergétique, le président Joe Biden a dévoilé aujourd’hui une nouvelle initiative auquel participent les États-Unis, l’Union européenne, le Japon, le Canada, la Norvège et le Royaume-Uni, encourageant les producteurs et les consommateurs de gaz naturel et plus généralement d’hydrocarbures à collaborer pour réduire au minimum les émissions de méthane dans les chaînes d’approvisionnement en pétrole et en gaz. Déclaration de Fred Krupp, président de Environmental Defense Funds L’Environnemental Defense Funds est une des principales ONG spécialisée dans la lutte contre les émissions de méthane. Créée aux États-Unis en 1967, elle est forte de 700 000 membres. Elle est accréditée auprès de l’ONU depuis 1993. « Dans la continuité du Pacte Mondial pour le méthane lancé l’année dernière, la nouvelle déclaration conjointe des importateurs et exportateurs d’énergie sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des combustibles fossiles permettra de créer un marché pour le gaz naturel à faible intensité en méthane. Cette initiative s’appuiera sur des données relatives plus nombreuses et plus précises et permettra d’éclairer les politiques publiques, les accords commerciaux et les plans nationaux de réduction des émissions. Les événements récents montrent que la sécurité énergétique et la sécurité climatique sont inextricablement liées. Les pays restent concentrés sur le méthane non pas malgré la crise énergétique, mais à cause d’elle. Plutôt que de revenir sur leurs engagements en matière de lutte contre la pollution atmosphérique au méthane, ils progressent de manière décisive dans la réalisation des objectifs fixés lors de la conférence des parties l’année dernière. La pollution par le méthane est omniprésente dans le secteur des combustibles fossiles, conduisant au gaspillage d’au moins 80 millions de tonnes de gaz naturel par an. En empêchant ce gaz d’entrer dans l’atmosphère nous protégeons le climat tout en contribuant à garantir que l’Europe et le monde disposent de l’énergie nécessaire pour gérer la crise géopolitique actuelle, alors même que nous accélérons la décarbonisation de nos systèmes énergétiques. Cette déclaration permet aux exportateurs et aux importateurs d’énergie de s’aligner sur des références transparentes qui facilitent la réduction des émissions de méthane au bénéfice des deux parties. En utilisant les ressources déjà en place grâce au Pacte mondial sur le méthane et à l’Observatoire international des émissions de méthane (IMEO), les participants obtiendront des résultats plus rapides et plus fiables. » Déclaration de Flavia Sollazzo, directrice en charge de la transition énergétique, Environmental Defense Fund Europe. « Nous saluons la déclaration des importateurs et exportateurs d’énergie annoncée aujourd’hui par les États-Unis et signée par l’Union européenne, le Japon, le Canada, la Norvège et le Royaume-Uni. Il s’agit d’une étape importante vers la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des opérations pétrolières et gazières dans le monde. En tant que premier importateur mondial de pétrole et de gaz, nous félicitons l’UE pour son rôle de leader dans la lutte mondiale contre les émissions de méthane. Cette déclaration souligne la nécessité de prendre des mesures rapides et crédibles pour réduire les émissions de méthane, qui peuvent nous aider à rester dans les limites des objectifs de Paris, à savoir un réchauffement de 1,5 degré. Il est encourageant de voir les pays unir leurs forces et confirmer leur engagement en faveur de la réduction des émissions de méthane, d’abord à travers le mondial pour le méthane (GMP) lors de la COP26, et désormais avec cette déclaration commune. Si les pays travaillent ensemble, le GMP et les objectifs de Paris sont encore à portée de main. Nous attendons avec impatience que cela se traduise concrètement à travers des obligations strictes en matière de mesure, de notification et de vérification (MRV), de détection et de réparation des fuites (LDAR) et de limitation des pratiques de ventilation et de torchage. L’année à venir sera cruciale pour que les pays signataires s’engagent et mettent en place des actions réelles. Nous encourageons l’UE à adopter de toute urgence le règlement sur le méthane actuellement en cours de négociation. Un cadre solide est nécessaire pour lutter efficacement contre les émissions de méthane dans le secteur de l’énergie tout au long de la chaîne d’approvisionnement en pétrole, gaz et charbon, y compris dans le cadre des importations. Profitons de cette opportunité pour accroître nos ambitions et montrer l’exemple en adoptant une réglementation forte sur le méthane. » capture_d_e_cran_2022-11-14_a_17.11_58.png

 

« Les combustibles fossiles sont une impasse », rappelle le Conseiller climat de l’ONU à la COP27

Des jeunes militants manifestent lors de la COP27 à Charm El-Cheikh pour demander aux dirigeants de mettre un terme à l'utilisation des combustibles fossiles.
Des jeunes militants manifestent lors de la COP27 à Charm El-Cheikh pour demander aux dirigeants de mettre un terme à l’utilisation des combustibles fossiles.
Abandonner les combustibles fossiles et trouver des solutions alternatives qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre étaient au centre de la « Journée de la décarbonisation » vendredi à la Conférence des Nations Unies sur le climat en Égypte.
Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris de 2015 et prévenir les pires effets de la crise climatique, le monde doit abandonner les combustibles fossiles le plus rapidement possible, a déclaré Selwin Hart, Conseiller spécial du Secrétaire général pour l’action climatique.
« Il n’y a aucun argument autour de la science. Mais bien sûr, les pays en développement, en particulier les plus pauvres, auront besoin d’aide pour faire la transition vers un avenir basé sur les énergies renouvelables », a-t-il expliqué.
M. Hart, qui est originaire de la petite nation insulaire de la Barbade et a agi en tant que négociateur dans le passé lors de plusieurs conférences des Nations Unies sur le climat (COP), a souligné que l’accent devrait être mis sur l’élimination des obstacles auxquels les pays en développement sont confrontés pour accélérer leur transition vers énergies renouvelables. « Par exemple, le coût du capital. Les investissements dans les énergies renouvelables, de par leur nature, sont à forte intensité de capital. Quatre-vingt pour cent de l’investissement doit être initial, car il faut acheter les panneaux solaires, le stockage des batteries et l’installation, et cela coûte cher », a-t-il souligné, ajoutant toutefois que les coûts de fonctionnement sont nuls car il n’est pas nécessaire d’acheter du pétrole ou du diesel pour alimenter une centrale d’énergie renouvelable.
Les parcs éoliens et les panneaux solaires produisent de l'électricité et réduisent la dépendance à l'énergie alimentée au charbon.
Les parcs éoliens et les panneaux solaires produisent de l’électricité et réduisent la dépendance à l’énergie alimentée au charbon.

Une comparaison frappante

L’expert a donné un exemple frappant des conditions injustes auxquelles sont confrontés les pays du monde en développement en matière de transition énergétique.
« Je vais comparer l’Algérie et le Danemark. Le Danemark possède l’un des pires potentiels d’énergies renouvelables [tandis que] le potentiel d’énergies renouvelables de l’Algérie est probablement 70 fois plus élevé. Mais le Danemark a sept fois plus de panneaux solaires que l’Algérie. La raison en est le coût du capital », a-t-il expliqué, faisant référence au rendement attendu par ceux qui fournissent du capital aux entreprises.
La communauté internationale doit tout faire pour résoudre ce problème, a-t-il déclaré. Pour M. Hart, la mobilisation des milliers de milliards de dollars nécessaires pour effectuer la transition devrait être l’objectif, au lieu d’injecter des capitaux dans de nouveaux projets de combustibles fossiles, qu’il considère comme un risque réel qui pourrait conduire à investir dans des actifs bloqués ou à transférer des dettes aux générations futures.
« Les combustibles fossiles sont une impasse, comme l’a dit un Secrétaire général… Nous devons augmenter le déploiement des énergies renouvelables à environ 60% de la capacité énergétique totale au cours des huit prochaines années, ce qui signifie environ un triplement de la capacité d’installation au cours de cette décennie », a-t-il ajouté.
Et pour l’expert, c’est plus que possible, car le monde a triplé sa capacité d’énergie renouvelable au cours de la dernière décennie.
« Nous devons juste le refaire cette décennie. Les technologies sont là, la finance est là. Cela doit simplement être déployé au bon endroit, là où se trouvent les émissions et là où se trouvent la croissance démographique et la demande énergétique », a-t-il insisté.
Les centrales à énergie fossile sont parmi les plus grandes émettrices de gaz à effet de serre.
Les centrales à énergie fossile sont parmi les plus grandes émettrices de gaz à effet de serre.

Décarboniser l’industrie

La décarbonisation est un raccourci pour trouver des modes de vie et de travail alternatifs qui réduisent les émissions et capturent et stockent le carbone dans nos sols et notre végétation. Elle nécessite un changement radical de notre modèle économique actuel, axé sur la croissance à tout prix. Vendredi était la « Journée de la décarbonisation » à la COP27 à Charm El-Cheikh. Un nouveau rapport des Nations Unies souligne l’importance d’une action rapide et à grande échelle pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre des pays à forte intensité énergétique, qui représentent environ 25% des émissions totales de CO2 dans le monde et 66% dans le secteur industriel. L’étude pointe du doigt l’industrie du ciment, la sidérurgie, la chimie et la pétrochimie comme les principaux émetteurs et identifie les mesures pratiques clés pour leur permettre de passer à une économie neutre en carbone.
« L’adoption d’approches d’économie circulaire pour aider à réduire les besoins en nouveaux matériaux sera cruciale à cet égard. Les solutions doivent être mises en œuvre sans délai », a déclaré la Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, Olga Algayerova, dans un communiqué.
La principale recommandation est en effet « une économie circulaire du carbone », basée sur la réduction, la capture, la réutilisation et l’élimination du carbone, ainsi qu’un élan d’innovation et de recherche pour relever le défi posé par le besoin de hautes températures et les processus chimiques requis qui sont actuellement atteints le plus efficacement par la combustion de combustibles fossiles. Une autre recommandation clé est la création de secteurs industriels pour « partager les émissions » et réduire les coûts, créant des emplois verts et durables. Parallèlement, un plan directeur pour accélérer la décarbonation de cinq secteurs majeurs – l’électricité, le transport routier, l’acier, l’hydrogène et l’agriculture – a également été présenté ce vendredi par la Présidence de la COP27. Les gouvernements représentant plus de la moitié du PIB mondial, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, ont défini un plan d’action de 12 mois avec 25 actions collaboratives à mettre en œuvre d’ici la COP28 pour aider à rendre les technologies propres moins chères et plus accessibles partout. onu_infos-11.png
  1. Pour approfondir voir aussi sur le site de l’ONU : Pour un climat vivable : les engagements en faveur du zéro émission nette doivent être étayés par des mesures crédibles

 

S’adapter ou mourir de faim : à la COP27, les défis et solutions agricoles face au changement climatique

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Les petits agriculteurs des pays en développement produisent un tiers de la nourriture mondiale, mais ils ne reçoivent que 1,7% des financements climatiques alors même qu’ils sont contraints de faire face aux sécheresses, aux inondations, aux cyclones et à d’autres catastrophes. La Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP27, à Charm el-Cheikh, a focalisé samedi son attention sur la question vitale de l’adaptation de l’agriculture et des systèmes alimentaires dans le contexte du changement climatique.

Face à l’urgence écologique, peut-on trouver les voies d’un dialogue entre les jeunes et les institutions ?

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A l’heure de la double crise climatique et démocratique, ce décryptage propose d’analyser les rapports existants entre les jeunes et les institutions et les manières de les réinventer dans un contexte de transition écologique. « Face à l’urgence écologique, peut-on trouver les voies d’un dialogue entre les jeunes et les institutions ? » écrit par Pauline Bureau et Lucile Schmid pour la Fabrique écologique a été publié il y a un an mais reste toujours d’actualité …

« Notre avenir nous est volé ! », disent de jeunes militants aux négociateurs de la COP27

Des jeunes militants protestent pour exiger des dirigeants qu'ils assument leur responsabilité en matière de pertes et de dommages.
Des jeunes militants protestent pour exiger des dirigeants qu’ils assument leur responsabilité en matière de pertes et de dommages.
Armés de t-shirts, de banderoles, de pancartes, de mégaphones, et surtout de témoignages déchirants étayés par des faits scientifiques et financiers, des jeunes ont envahi jeudi les couloirs du centre accueillant la Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP27, en Egypte, pour exiger des négociateurs qu’ils examinent la question des « pertes et dommages ».
« Il y a des catastrophes climatiques et des destructions, et mon pays finit par emprunter de l’argent au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale pour faire face aux répercussions… Nos pays ne peuvent pas se développer à cause des coûts de la crise climatique », a déclaré un jeune militant africain lors de l’une des nombreuses manifestations qui ont eu lieu jeudi au centre de conférence international qui accueille la COP27 à Charm El-Cheikh.

« Notre avenir nous est volé et c’est une injustice », a-t-il déclaré.

Les « pertes et dommages » font référence aux coûts encourus par les pays qui ont le moins contribué au changement climatique, mais qui supportent le poids de ses impacts, tels que l’élévation du niveau de la mer et les phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents.
Des jeunes militants asiatiques protestent pour exiger des dirigeants qu'ils assument leur responsabilité en matière de pertes et de dommages.
Des jeunes militants asiatiques protestent pour exiger des dirigeants qu’ils assument leur responsabilité en matière de pertes et de dommages.

Dette écologique

Actuellement, des pays en développement comme le Pakistan, le Bangladesh et bon nombre de pays africains sont contraints de payer des coûts très élevés pour se remettre des catastrophes induites par le climat, et les jeunes pensent qu’il est temps que les gros pollueurs paient leur dette écologique.
« C’est une question qui a été mise de côté COP après COP. Le fait que nous soyons dans un pays africain cette année est très significatif. C’est un fait scientifique que les pays avec le moins de ressources économiques et avec à peine la responsabilité des émissions sont ceux qui finissent par souffrir le plus… Il s’agit de réparation et de justice sociale », a déclaré Bruno Rodriguez, jeune militant argentin à ONU Info.
L’appel des jeunes est clair : ils veulent la création d’un mécanisme de financement des « pertes et dommages » qui puisse fournir un financement supplémentaire et facilement accessible pour aider les pays en développement à s’adapter et à limiter les « impacts irréversibles sur la vie des jeunes ».
« Nous ne voulons pas de prêts ; nous ne voulons pas de davantage de dettes. Payez maintenant pour les pertes et les dommages », était le message d’un militant des Philippines.

La communauté scientifique est d’accord

10 points clés à retenir de 2020 sur les sciences du climat
10 points clés à retenir de 2020 sur les sciences du climat
Le rapport annuel 10 New Insights in Climate Science, qui fournit une synthèse concise des conclusions les plus urgentes sur la recherche liée au changement climatique pour éclairer les négociations de la COP, souligne également l’importance d’aborder la question des « pertes et dommages », la qualifiant « d’impératif planétaire urgent ». Lors de la publication du rapport ce jeudi, qui a coïncidé avec la « Journée de la jeunesse et de la science » à la COP27, les scientifiques ont souligné que des « pertes et dommages » se produisent déjà et augmenteront considérablement en fonction des modèles de trajectoires actuels. « Bien que nombre de pertes et dommages puissent être calculés en termes monétaires, il existe également des pertes et dommages non économiques qui doivent être mieux compris et pris en compte », ont averti les auteurs du rapport, appelant à une réponse politique mondiale coordonnée « urgente » sur la question. Le document d’information, compilé par le Programme de recherche sur le climat et soutenu par ONU Climat (CCNUCC), souligne également que beaucoup de ces conséquences ne peuvent être évitées par de simples mesures d’adaptation et qu’agir rapidement pour réduire les émissions est une bien meilleure option. 10 New Insights in Climate Science 2022 (Anglais)
« Le rapport indique que le potentiel d’adaptation au changement climatique n’est pas illimité, et cela n’empêchera pas toutes les pertes et tous les dommages que nous pouvons voir maintenant », a déclaré le chef de d’ONU Climat, Simon Stiel.
Cependant, a-t-il dit, « les actions d’adaptation ne peuvent se substituer à des actions d’atténuation ambitieuses [pour réduire les émissions] ».
Lettres d'enfants et de jeunes dans leur pavillon à la COP27.
Lettres d’enfants et de jeunes dans leur pavillon à la COP27.

« Expulsez les pollueurs »

Pour les auteurs du rapport, la réalité que des dizaines de milliers de personnes meurent actuellement des effets du changement climatique doit être au cœur des négociations. Ils ont également souligné que plus de 3 milliards de personnes habiteront des « points chauds de vulnérabilité » – des zones les plus susceptibles d’être affectées par des aléas climatiques – d’ici à 2050, soit le double d’aujourd’hui. Lors de leur journée à la COP27, les jeunes se sont exprimés non seulement en protestant, mais aussi avec de la musique, de la danse, des vêtements colorés et des dessins. Un chant entendu était « Expulsez les pollueurs » alors que trois ONG ont dénoncé que sur la liste des participants inscrits à la COP27, il y a plus de 600 lobbyistes des combustibles fossiles, soit une augmentation de 25% par rapport à l’année dernière.
« L’influence des lobbyistes des combustibles fossiles est plus grande que celle des pays et des communautés en première ligne. Les délégations des pays africains et des communautés autochtones sont éclipsées par les représentants des intérêts des entreprises », a dénoncé un groupe de manifestants de l’organisation Kick Big Polluters Out.
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Documents joints

Afterres2050 Biodiversité – Un scénario fondé sur la nature et pour la nature

Afterres2050 est l’actualisation 2026 d’un scénario d’utilisation durable des terres agricoles et forestières pour satisfaire les besoins alimentaires, énergétiques, en matériaux, et réduire les gaz à effet de serre. Solagro a publié en 2022 le volet Biodiversité d’un scénario fondé sur la nature et pour la nature avec 12 propositions d’actions concrètes et réalistes pour préserver la biodiversité tout en luttant contre le changement climatique.

A la COP27, les investissements « sales » dans les combustibles fossiles sont sur le banc des accusés

Des gens protestent contre le financement des combustibles fossiles lors de la COP27 à Charm El-Cheikh, en Égypte.
Des gens protestent contre le financement des combustibles fossiles lors de la COP27 à Charm El-Cheikh, en Égypte.
A la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP27), la journée de mercredi avait pour thème le financement, l’occasion pour des militants de réclamer une réorientation des centaines de milliards de dollars investis chaque année dans les combustibles fossiles pour aider à financer des projets d’énergies renouvelables.
Plus de 50 militants de tous âges et de tous horizons ont envahi la zone principale du centre de conférence à Charm El-Cheikh pour scander : « Arrêtez de financer les combustibles fossiles, arrêtez de financer la mort ». Susan Huang, Représentante de l’ONG Oil Change International, était parmi les participants dénonçant le fait que les pays riches, comme l’a noté le Secrétaire général des Nations Unies plus tôt cette semaine, continuent d’investir de l’argent dans les combustibles fossiles à un moment où une transition vers les énergies renouvelables est nécessaire.
« Lors du sommet du G7 l’année dernière, il y avait un accord pour mettre fin au financement public des combustibles fossiles d’ici la fin de cette année. Mais l’Agence internationale de l’énergie a déclaré qu’en fait, la lenteur de la transition vers les énergies renouvelables est ce qui exacerbe la crise climatique et la crise énergétique. Nous exhortons donc les dirigeants mondiaux à tenir leur engagement et à arrêter le financement public des combustibles fossiles », a-t-elle déclaré à ONU Info.
Selon Mme Huang, ces investissements causent également des dommages incroyables, détruisent la biodiversité et dévastent les moyens de subsistance à travers le monde.
Dipti Bhatnagar, de Friends of the Earth International au Mozambique, a également prononcé un discours passionné. « Les pays riches veulent s’emparer des énormes réserves de gaz et les gens sont dépossédés de leurs terres. Un million de personnes sur les 23 millions d’habitants [du Mozambique] vivent dans des camps de réfugiés à cause du gaz. Nous disons non à plus de financement du gaz. Nous ne laisserons pas l’Afrique brûler », a-t-elle déclaré.
Les militants ont clairement indiqué que la meilleure façon d’accroître l’accès à l’énergie dans le monde et de répondre aux besoins des plus vulnérables est d’investir dans des plans d’énergies renouvelables soutenus au niveau communautaire.
Les centrales électriques à combustibles fossiles sont l'un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre qui causent le changement climatique.
Les centrales électriques à combustibles fossiles sont l’un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre qui causent le changement climatique.

Un nouvel outil pour responsabiliser les pollueurs

Le Secrétaire général des Nations Unies a également appelé les gouvernements et le secteur financier à cesser de continuer à investir dans les combustibles fossiles. António Guterres s’exprimait lors du lancement d’un nouvel outil permettant de recenser les émissions de gaz à effet de serre et qui a été créé par la coalition Climate TRACE dirigée par l’ancien Vice-Président américain Al Gore. L’outil combine les données satellitaires et l’intelligence artificielle pour montrer les émissions d’installations de plus de 70.000 sites dans le monde, y compris des entreprises en Chine, aux États-Unis et en Inde. Cela permettra aux dirigeants de connaître le lieu et l’étendue des émissions rejetées. M. Guterres a expliqué que les données publiées par l’initiative montrent qu’en raison de la sous-déclaration des fuites de méthane et d’autres activités associées à la production de pétrole et de gaz, les émissions sont plusieurs fois plus élevées que celles signalées précédemment.
« Cela devrait être un signal d’alarme pour les gouvernements et le secteur financier, en particulier ceux qui continuent d’investir et d’assurer la pollution par les combustibles fossiles », a-t-il déclaré à la plénière de la COP27.
Pour sa part, Al Gore a noté que les catastrophes liées au changement climatique coûtent actuellement à l’économie mondiale 2.500 milliards de dollars par an. Et pourtant, des solutions existent pour inverser la donne et relancer les investissements dans les énergies renouvelables, a-t-il dit. Selon lui, le potentiel de financement des énergies renouvelables en Afrique est négligé avec pratiquement aucun accès au financement pour le continent.
« Le potentiel de l’éolien et du solaire est 400 fois plus important que les réserves totales de combustibles fossiles de l’Afrique et il est exempt de pollution et crée plus d’emplois, mais il y a un déficit de financement », a-t-il souligné.
capture_d_e_cran_2022-11-10_a_08.59_19.png Il a ensuite expliqué que l’outil Climate TRACE, qui combine des données fiables et vérifiées de plus de 100 institutions et 30.000 capteurs, peut aider les gouvernements à cibler leurs actions. « Il est impossible pour les émetteurs de tricher », a-t-il expliqué, précisant qu’actuellement les 14 principales sources d’émission individuelles dans le monde sont toutes des champs de pétrole et de gaz.
« L’une des premières informations les plus frappantes de ce travail est l’ampleur des émissions de la production de pétrole et de gaz – en particulier celles qui n’ont pas été signalées auparavant », a déclaré M. Guterres, qualifiant les données de « source critique » d’information pour lutter contre la crise climatique.
Le Secrétaire général a souligné que le nouvel outil serait crucial pour les chefs d’entreprise qui s’efforcent de décarboner leurs chaînes d’approvisionnement, pour les gouvernements qui s’efforcent d’aligner l’élaboration des politiques sur leurs plans climatiques et pour les investisseurs qui s’efforcent de suivre les progrès du secteur privé vers l’objectif net zéro.
« Le problème est encore plus grand que nous avons été amenés à le croire et cela signifie que nous devons travailler encore plus dur pour accélérer l’élimination de tous les combustibles fossiles », a-t-il averti.
Des jeunes militants pour le climat défilent à Birmingham au Royaume-Uni pour réclamer la justice climatique et mettre fin à la combustion des combustibles fossiles.
Des jeunes militants pour le climat défilent à Birmingham au Royaume-Uni pour réclamer la justice climatique et mettre fin à la combustion des combustibles fossiles.

Engagements et initiatives

Mercredi également, avec une promesse de 20 millions de dollars, la Nouvelle-Zélande s’est ajoutée à la liste, aux côtés de l’Ecosse, de la Norvège, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, de ceux qui ont promis de financer la question des pertes et dommages (paiements aux pays en développement faibles émetteurs et touchés par la catastrophe du changement climatique). De son côté, le Royaume-Uni a déclaré qu’il autoriserait des reports de paiement aux pays touchés par des catastrophes climatiques. L’Africa Climate Risk Facility, une initiative de la Déclaration de Nairobi sur l’assurance durable, a également été lancée, les signataires s’engageant à souscrire 14 milliards de dollars de couverture pour les risques climatiques d’ici 2030. L’Envoyé américain pour le climat, John Kerry, a également organisé un événement lors de la COP27 annonçant des plans pour que les entreprises « achètent des crédits carbone » et soutiennent les pays qui abandonnent le charbon. Dans le cadre du plan proposé, appelé Energy Transition Accelerator, les organismes publics pourraient gagner des crédits carbone en réduisant leurs émissions s’ils réduisent leur utilisation de combustibles fossiles et augmentent l’utilisation des énergies renouvelables.
Sur cette note, lors d’une conférence de presse de l’UNICEF, la jeune militante allemande Luisa Neubauer a envoyé un message clair aux dirigeants mondiaux faisant des promesses à la COP27 : « Ne venez pas ici et parlez d’action climatique tant que vous vous engagez dans une nouvelle infrastructure de combustibles fossiles à travers le monde. Ne venez pas ici et parlez de justice climatique alors que le financement des combustibles fossiles explose. Ne venez pas ici pour essayer d’expliquer que l’argent pourrait manquer pour l’adaptation et les pertes et dommages alors que les investissements dans les combustibles fossiles dans le monde montent en flèche, jour après jour ».
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COP14 : Adoption de la Déclaration de Wuhan sur la Convention de Ramsar pour préserver les zones humides

COP 14 : Adoption de la Déclaration de Wuhan sur la Convention de Ramsar pour préserver les zones humides
COP 14 : Adoption de la Déclaration de Wuhan sur la Convention de Ramsar pour préserver les zones humides

14ème session de la Conférence des Parties Contractantes (COP14) à la Convention de Ramsar sur les zones humides

Rendez-vous phare, cette COP a lieu du 5 au 13 novembre 2022, sous une forme hybride, à Wuhan (Chine) et à Genève (Suisse). Cette Convention vise à protéger les milieux humides dont le rôle dans la régulation du climat, l’atténuation des impacts des dérèglements climatiques et le soutien à la biodiversité sont essentiels. La 14è Conférence des parties est l’occasion de réaffirmer l’urgence de mettre en œuvre les principes de la Convention sur les zones humides : conserver, restaurer et veiller à l’utilisation rationnelle des zones humides. dan-meyers-t9001.jpg

La Convention de Ramsar : préserver un patrimoine naturel exceptionnel menacé

La Convention de Ramsar sur les milieux humides est un traité intergouvernemental adopté le 2 février 1971 à Ramsar en Iran. Entrée en vigueur en 1975, elle regroupe aujourd’hui 172 pays. Elle engage les Etats membres à la conservation et à l’utilisation durable de leurs milieux humides, et prévoit la création d’un réseau mondial de zones humides d’importance internationale : les sites Ramsar. Ce réseau est en constante extension à travers le monde pour conserver et gérer durablement les milieux humides au patrimoine écologique inestimable. La désignation de sites au titre de la Convention de Ramsar constitue un label international qui met en lumière la valeur patrimoniale des sites, récompense et valorise les actions de gestion durable qui y sont menées et encourage ceux qui les mettent en œuvre. La conférence des parties contractantes, organe directeur de la Convention, se réunit tous les 3 ans pour examiner le bilan des trois années précédentes, approuver le plan de travail des trois années suivantes et décider des actions à engager pour renforcer la préservation de ces milieux toujours très menacés.

La COP 14 : une dynamique collective pour protéger des milieux vulnérables

Plusieurs enjeux majeurs seront abordés lors de cette COP :
  • En termes de gouvernance, la poursuite des travaux sur le renforcement de l’efficacité de la Convention, l’amélioration de son fonctionnement et l’articulation de ses travaux avec les autres accords multilatéraux sur l’environnement, en particulier sur le climat et la biodiversité, pour lesquels les milieux humides sont de formidables clés d’entrée ;
  • En termes de contenu, seize projets de résolutions porteront sur des sujets de fond : adoption du cadre pour la préparation du nouveau Plan stratégique qui sera entériné à la prochaine COP, priorités de travail du Groupe d’évaluation scientifique et technique, nouveau cadre pour le volet communication/sensibilisation et nombre de résolutions techniques portant par exemple sur le renforcement de la protection des petites zones humides, ou la meilleure intégration des enjeux concernant les milieux humides dans les stratégies de développement durable et les programmes d’éducation.

L’adoption de la « Déclaration de Wuhan »

Devant la perte accélérée des zones humides, la Déclaration réaffirme qu’il est urgent pour les Parties contractantes de mettre en œuvre la Convention et toutes les actions nécessaires, à tous niveaux, pour la préservation et la restauration des zones humides, en collaboration avec d’autres accords multilatéraux sur l’environnement pour lesquels ces milieux constituent des solutions. La Déclaration formule l’intention commune de renforcer la volonté et l’action pratique et notamment :
  • Agir pour les zones humides pour affronter les nombreux défis actuels, notamment pour atténuer les changements climatiques, s’adapter à leurs effets et réduire les risques de catastrophe, pour préserver la ressource en eau, et pour soutenir les nombreuses espèces qui dépendent de ces milieux ;
  • Intégrer les actions pour les zones humides dans les politiques nationales ;
  • Soutenir la participation et une large mobilisation multi‑acteurs qui est d’importance critique pour la mise en œuvre de la Convention.
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L’engagement de la France en faveur des milieux humides

La France compte un réseau riche de sites Ramsar, avec 52 sites désignés dont 12 outre-mer, couvrant plus de 3,6 millions d’hectares, et de nombreux projets en cours. Pionnière du nouveau label des Villes Ramsar, elle compte aussi 6 villes labellisées sur les 43 Villes lauréates au niveau mondial. La France a lancé, en mars 2022, le quatrième plan national en faveur de la protection des milieux humides. Portant sur la période 2022-2026, ce plan amplifie les actions en faveur de la connaissance, la protection et la restauration des milieux humides. Plusieurs actions phares ont été retenues, telles que :
  • Mobiliser les territoires pour une approche stratégique de leurs milieux humides, des plus emblématiques aux milieux ‘ordinaires’ ;
  • Doubler la superficie des milieux humides sous protection forte en métropole d’ici 2030 et renforcer l’inscription de ces milieux dans l’ensemble des aires protégées en métropole et en outre-mer ;
  • Préserver des zones humides par l’acquisition de 8 500 hectares d’ici à 2026 ;
  • Accélérer l’extension du réseau Ramsar en France, avec la labellisation de 2 sites par an sur le territoire national ;
  • Restaurer 50 000 hectares de zones humides d’ici à 2026 ;
  • Développer des pratiques économiques (agricoles, forestières, aquacoles, piscicoles) et de loisirs (cynégétiques, sportives et touristiques) qui préservent les milieux humides ;
  • Développer des méthodes du label bas carbone valorisant des projets de protection et de restauration des milieux humides ;
  • Cartographier l’ensemble des zones humides françaises d’ici fin 2024 grâce à la production d’un référentiel au 1/10 000ème.
[infographie] Les milieux humides, amortisseurs du changement climatique
[infographie] Les milieux humides, amortisseurs du changement climatique
« Nous le savons, une planète en bonne santé permet aux espèces et aux écosystèmes de se développer. Les zones humides sont des réservoirs de biodiversité que nous devons protéger à tout prix. C’est l’objectif de cette COP 14 et du réseau Ramsar. La France est pionnière du nouveau label des Villes Ramsar, sur la protection et la restauration de ce patrimoine naturel vulnérable et avec le quatrième plan national en faveur de la protection des milieux humides, elle amplifie les actions en faveur des milieux humides jusqu’en 2026. » déclare Bérangère Couillard, secrétaire d’État chargée de l’Écologie.
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Attribution d’un Prix Ramsar du mérite à M. Jérôme Bignon

Une cérémonie chaleureuse s’est tenue lundi 7 novembre pour la remise des Prix Ramsar à quatre personnes dont l’engagement exceptionnel permet de mobiliser largement et de faire avancer la cause des milieux humides. La France salue la remise du Prix du mérite Ramsar à Jérôme Bignon, qui, tout au long de ses mandats électifs (ancien député et ancien Sénateur de la Somme), n’a eu de cesse de défendre la cause des espaces naturels et notamment des milieux humides, en tant que Président du Conservatoire du littoral (de 2008 à 2012), de Président de l’Agence des aires marines protégées (de sa création en 2006 jusqu’à 2012), de premier Président du Conseil d’orientation de l’Office français de la biodiversité depuis 2021. Jérôme Bignon est par ailleurs membre fondateur et Président, depuis sa création en 2011, de l’association Ramsar France, qui rassemble les gestionnaires français de sites Ramsar.
« Je suis très honoré de recevoir ce prix du mérite lors de la COP14 de Ramsar, a déclaré M. Bignon. Il témoigne de mon attachement à la Baie et à la vallée de la Somme, de l’influence positive de Luc Hoffmann dans la convention de Ramsar dans le Monde et en France, et des actions menées par Ramsar France et les nombreuses structures françaises qui œuvrent chaque jour pour la prise en compte, la préservation et la restauration des zones humides. »

 

L’action climatique est aussi un enjeu économique selon France Stratégie

L’action climatique : un enjeu macroéconomique
L’action climatique : un enjeu macroéconomique
Compte-tenu du rythme et de l’ampleur de l’effort à fournir dans la lutte contre le réchauffement climatique, il devient indispensable de prendre en compte dès maintenant son impact sur l’économie. La Première ministre a confié à Jean Pisani-Ferry une mission d’évaluation des impacts macroéconomiques de la transition écologique, dont France Stratégie assure le secrétariat et qui bénéficie de l’appui de l’Inspection générale des finances. La transition climatique est une grande transformation, analogue par son ampleur aux révolutions industrielles du passé, que le retard pris et le nouveau contexte géopolitique commandent de conduire à un rythme accéléré. Dans les années qui viennent, elle va affecter la croissance, l’inflation, les finances publiques, la compétitivité, l’emploi et les inégalités, en France et au niveau international. Ces incidences sont aujourd’hui mal comprises et mal prises en compte. L’objet de cette note est de mieux les cerner. D’un point de vue économique, cette transition va reposer sur trois mécanismes principaux : la substitution de capital à des combustibles fossiles, qui va impliquer une augmentation substantielle des investissements (au total de l’ordre de 2,5 points de PIB en 2030, soit 70 milliards aux prix de 2021) ; la réorientation accélérée du progrès technique vers les alternatives aux énergies fossiles et l’amélioration de l’efficacité énergétique ; la modération des usages et des consommations énergivores (sobriété). Le dosage entre ces trois mécanismes relève de choix collectifs, qui peuvent différer d’un pays à l’autre et qui peuvent aussi varier dans le temps.

Choc sur l’offre, inflation, finances publiques : les impacts de la transition climatique sur l’économie

À moyen terme (2030), il faut miser sur les technologies déjà fiables, et donc combiner substitution du capital aux énergies fossiles et efforts de sobriété. Il ne faut pas se cacher les coûts économiques de ces efforts. L’investissement va certes stimuler la demande, mais l’essentiel se joue du côté de l’offre :
  • Parce que du capital matériel (équipements, bâtiments), immatériel (brevets) et humain (qualifications) va être dévalorisé, la production potentielle va très certainement baisser ;
  • Parce que les efforts de recherche-développement seront principalement orientés vers l’économie de combustibles fossiles, les gains de productivité du travail et donc la croissance risquent d’être temporairement réduits.
Mettre un prix sur une ressource jusqu’ici gratuite (un climat stable) constitue un choc négatif sur l’offre et entraîne une réduction du potentiel productif. Cela reste vrai quelles que soient les modalités retenues (tarification du carbone, réglementation, incitations). Combiné à un choc de demande positif, une réduction de l’offre est source de tensions inflationnistes. De surcroît, la crédibilité incertaine des politiques climatiques contribue à une situation d’insuffisance globale des investissements dans l’extraction et la production d’énergie, qui risque de constituer une contrainte à la croissance. Quant aux finances publiques, elles devront porter le poids des investissements publics et soutenir les efforts des entreprises et ménages insuffisamment solvables.

Les conditions du succès

Les politiques publiques ont la capacité de réduire substantiellement les coûts économiques de la transition, elles peuvent notamment :
  • Construire un consensus sur la stratégie climat en vue de permettre à chacun d’inscrire son propre effort dans une perspective d’ensemble, et d’augmenter ainsi l’efficacité des actions ;
  • S’engager de façon crédible dans ces transformations, notamment par la planification écologique. Il est nécessaire que la planification des actions publiques prenne appui sur une trajectoire de prix implicite du carbone. Même en l’absence d’une fiscalité générale du carbone (au-delà des seuls marchés de quotas européens), cela permet de garantir un minimum de rationalité des choix publics ;
  • Se doter d’une doctrine d’emploi des fonds publics. Il y a beaucoup de mauvaises raisons de s’endetter, la transition climatique n’en fait pas partie. Il faut que la réforme du Pacte de stabilité prenne cette dimension en compte ;
  • Mieux articuler stratégie nationale et stratégie européenne. Le climat est une compétence européenne, mais nombre d’actions (politique énergétique, transports, logement) relèvent de principalement de décisions nationales. Entre ces deux niveaux, la coordination est aujourd’hui insuffisante.

Les suites

Cette note d’étape vise à soumettre à la discussion un cadre d’analyse certes simplifié et encore partiel, mais aussi explicite que possible. Les travaux à venir, qui donneront lieu à un rapport au printemps 2023, vont s’attacher à compléter ce premier éclairage, notamment sur les dimensions internationales qui n’ont été que rapidement évoquées, à identifier les zones aveugles de notre connaissance des mécanismes de la transition, à quantifier les ordres de grandeur en jeu, et surtout à intégrer des blocs de l’analyse qui restent à ce stade disjoints les uns des autres. Ils viseront à ce titre à contribuer à une meilleure prise en compte des enjeux économiques dans la construction de la stratégie française énergie climat.

Note « L’action climatique : un enjeu macroéconomique »

L’action climatique : un enjeu macroéconomique

A propos de France Stratégie

capture_d_e_cran_2022-11-09_a_17.52_11.png Institution autonome, placée auprès du Premier ministre, France Stratégie contribue, par ses propositions, à l’action publique et éclaire le débat. Elle réalise des études originales sur les grandes évolutions économiques et sociales, et les enjeux de soutenabilité. Elle produit également des évaluations de politiques publiques à la demande du gouvernement. Les résultats de ses travaux s’adressent aux pouvoirs publics et aux citoyens. France Stratégie se situe au 20, avenue de Ségur 75007 Paris. Adresse postale : France Stratégie – TSA 90725 – 75334 PARIS Cedex 07

 

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