Cette note rédigée par Guillaume Simonet, Expert associé du Programme adaptation aux changements climatiques au Comité 21, a été nourrie de deux webinaires : un débat sur les outils d’opérationnalisation de l’adaptation pour les territoires et organisations, et des scénarios climatiques en mars et avril 2023.
Le dessalement des eaux, quand l’utiliser et à quel prix ?
L’addition risque d’être salée ! Le bleu de notre planète peut s’avérer trompeur… Oui, l’eau est là presque partout sur Terre, mais seule une petite fraction est douce. Présente dans les océans, mers, glaciers ou nappes souterraines, l’eau est en effet à plus de 97% salée. Et sur ces 3% d’eau douce, seule une part infime nous est accessible. Face à la multiplicité des usages de cette ressource vitale et aux besoins accrus dans le contexte du réchauffement global, les initiatives pour tenter d’accroître sa disponibilité se multiplient. Il y a la réutilisation des eaux usées traitées, longtemps discrète en France, mais qui suscite depuis l’été 2022 un intérêt grandissant. Une autre piste concerne le dessalement. Une solution qui peut sembler évidente compte tenu de l’immensité des réserves d’eau salée. Corinne Cabassud (INSA Toulouse) nous explique en détail comment on dessale l’eau et revient sur le coût énergétique, très lourd, de ce processus.
Écoconception : nouvelles règles de l’UE pour que les produits durables deviennent la norme
- L’objectif est de faire en sorte que les produits soient plus durables et faciles à réparer, à améliorer et à recycler
- Interdiction de détruire les textiles et les appareils électroniques invendus
- La Commission doit donner la priorité aux exigences en matière d’écoconception, par exemple pour l’acier, les textiles, les meubles, les pneumatiques et les produits chimiques
Des produits plus durables et des consommateurs mieux informés
Le rapport interdit l’obsolescence programmée, ce qui signifie que les fabricants ne doivent pas limiter la durée de vie d’un produit par des caractéristiques de conception et doivent mettre à disposition des mises à jour des logiciels, des consommables, des pièces de rechange et des accessoires pendant une durée appropriée. Les produits devraient également être faciles à réparer et les consommateurs devraient avoir accès à des instructions en matière de réparation. Les produits ne peuvent être vendus que s’ils sont accompagnés d’un « passeport produit », contenant des informations exactes et à jour. Ce passeport permettrait aux consommateurs et aux entreprises de faire des choix éclairés lors de l’achat de produits, de faciliter les réparations et le recyclage et d’accroître la transparence sur l’impact environnemental de ce qu’ils achètent. Les députés souhaitent que les consommateurs puissent comparer les passeports de produits via une plateforme en ligne.Interdiction de détruire les invendus
Les opérateurs économiques qui détruisent des marchandises invendues devront déclarer le nombre annuel et le pourcentage de produits qu’ils ont rejetés, ainsi que les raisons. Sur la base de ces informations, les députés souhaitent que la Commission identifie les produits pour lesquels une interdiction de destruction devrait être introduite. En outre, le rapport demande une interdiction spécifique de la destruction des textiles et chaussures invendus, ainsi que des équipements électriques et électroniques, un an après l’entrée en vigueur de la loi.Produits prioritaires
Les députés souhaitent que la Commission donne la priorité à un certain nombre de groupes de produits dans son premier plan de travail qui sera adopté dans les trois mois suivant l’entrée en vigueur des nouvelles règles. Ces produits prioritaires incluent le fer, l’acier, l’aluminium, les textiles (notamment les vêtements et les chaussures), les meubles, les pneus, les détergents, les peintures, les lubrifiants et les produits chimiques. RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception applicables aux produits durablesLa rapporteure Alessandra Moretti (S&D, Italie) a déclaré: « Il est temps de mettre fin au modèle consistant à « prendre, fabriquer, jeter », si néfaste pour notre planète, notre santé et notre économie. Cette loi garantira que les nouveaux produits sont conçus de manière à apporter des avantages à tous, à respecter les limites de notre planète et à protéger l’environnement. Les produits durables deviendront la norme, ce qui permettra aux consommateurs d’économiser de l’énergie, de réparer et de faire des choix environnementaux intelligents lorsqu’ils font leurs achats, et, en fin de compte, d’économiser de l’argent« .Prochaines étapes : Le rapport devrait être adopté lors de la session plénière de juillet 2023 et constituera la position de négociation du Parlement avec les gouvernements de l’UE sur la forme finale de la législation.
Contexte
Le 30 mars 2022, la Commission a présenté une proposition de règlement visant à établir un cadre général pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception pour les produits durables et à abroger les règles actuelles qui se concentrent uniquement sur les produits liés à l’énergie. Les règles révisées s’appliqueront à presque tous les produits du marché intérieur (à l’exception des denrées alimentaires, des aliments pour animaux, des médicaments, des organismes vivants). La proposition fait partie d’un train de mesures sur l’économie circulaire, qui comprend également une stratégie européenne pour des textiles durables et une proposition visant à donner aux consommateurs les moyens d’agir pour la transition écologique. Annexes au RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception applicables aux produits durablesEn savoir plus
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Adopter une vision européenne commune sur les réformes de l’architecture financière internationale pour le développement durable
Extrait
Le contexte européen révèle que le type de réformes actuelles des banques multilatérales de développement et de l’architecture financière internationale pour le développement durable est en fait débattu depuis longtemps sous diverses formes et dans plusieurs forums. Cependant, en 2023, une véritable tribune permet d’aborder ces questions urgentes et de concrétiser un ambitieux programme de réformes. L’Europe a donc un rôle central à jouer pour atteindre cet objectif. Les parties concernées sont déjà d’accord sur un certain nombre de questions et il y aura de nombreuses occasions de les approfondir tout au long de l’année. Si une coalition européenne de « champions » pouvait émerger de ce processus pour appliquer concrètement et dans les plus brefs délais certaines des actions proposées et construire des alliances progressistes avec des pays du Sud, cela permettrait vraiment à l’Europe de rétablir la confiance et de retrouver sa crédibilité auprès de ses partenaires du monde entier. Adopter une vision européenne commune sur les réformes de l’architecture financière internationale pour le développement durableCONCLUSION
Le contexte européen révèle que le type de réformes actuelles des BMD et de l’architecture financière internationale pour le développement durable est en fait débattu depuis longtemps sous diverses formes et dans plusieurs forums. Cependant, 2023 constitue une opportunité pour aborder ces questions urgentes et concrétiser un ambitieux programme de réformes. L’Europe a donc un rôle central à jouer pour atteindre cet objectif. Les parties concernées sont déjà d’accord sur un certain nombre de questions et il y aura de nombreuses occasions de les appro- fondir tout au long de l’année. Si une coalition européenne de « champions » pouvait émerger de ce processus pour appliquer concrètement et dans les plus brefs délais certaines des actions proposées et construire des alliances progressistes avec des pays du Sud, cela permettrait vraiment à l’Europe de rétablir la confiance et de retrouver sa crédibilité auprès de ses partenaires du monde entier.Une note de Élise Dufief (Iddri), Danièle Fattibene (ETTG), Niels Keijzer (IDOS), San Bilal (ECDPM) et Frédérique Dahan (ODI)
Sommet pour un nouveau pacte financier mondial : quelles conditions de succès ?
Financement%20monde.png?itok=E8MVXcJf Les 22 et 23 juin prochains, Paris accueillera le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, sous l’égide du Président Emmanuel Macron, de la présidence indienne du G20, et de la Première ministre de la Barbade Mia Mottley. L’objectif annoncé est de jeter les bases d’un nouveau système pour relever les défis mondiaux communs, en particulier la lutte contre les inégalités, le changement climatique et la protection de la biodiversité, de définir les principes des réformes à venir et de fixer une trajectoire vers un partenariat financier plus équilibré entre le Sud et le Nord. Dans un contexte multilatéral crispé et de crises environnementales aiguës, qu’attendre d’un sommet à la fois nécessaire et sous tension ?Un système défaillant, des enjeux cruciaux
Si les ambitions affichées pour ce sommet sont aussi fortes, c’est que les attentes sont importantes. Comme le rappellent les Nations unies , le constat de l’incapacité de l’architecture internationale actuelle à remplir ses missions essentielles et à soutenir un financement stable à long terme en faveur des Objectifs de développement durable est largement partagé. Les retards pris dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris et de l’Agenda 2030 apparaissent de plus en plus dûs à des besoins de financement non couverts, notamment en raison de l’incapacité de l’architecture financière internationale à canaliser les ressources à l’échelle et à la vitesse nécessaires vers les économies les plus vulnérables du monde. Pour le secrétariat général des Nations unies, cet échec constitue une menace croissante et systémique pour le système multilatéral lui-même, car il entraîne une aggravation des disparités, de la fragmentation géoéconomique et des fractures géopolitiques à travers le monde. Début 2023, 52 pays en développement à revenu faible ou intermédiaire, représentant plus de 40 % de la population la plus pauvre du monde, étaient soit en situation de surendettement, soit exposées à un risque élevé de surendettement ; parmi eux, 25 ont des remboursements du service de la dette extérieure supérieurs à 20 % de leurs recettes totales[[PNUD, 2023.]]. Les coûts d’emprunt sont ainsi plus élevés pour les pays en développement sur les marchés financiers, surtout en tenant compte du risque de défaillance et de la volatilité des marchés, et de nombreux gouvernements endettés sont incapables d’investir suffisamment dans la réalisation des droits fondamentaux en matière de santé, d’éducation et de protection sociale. L’accès des pays aux liquidités en temps de crise varie considérablement, et seule une petite partie des droits de tirage spéciaux (DTS) est allouée aux pays en développement : le continent africain, qui abrite 1,4 milliard de personnes et plus de 60 % de l’extrême pauvreté dans le monde, n’a ainsi reçu que 5,2 % de la dernière émission de DTS. De fait, les pays à faible revenu réclament de plus en plus de progrès sur des questions telles que l’allègement de la dette, et dénoncent l’incapacité des pays riches à respecter les engagements mondiaux existants, comme celui de contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars de financement climatique chaque année. Aujourd’hui, les flux de financement de la lutte contre le changement climatique n’atteignent pas les pays qui en ont le plus besoin, mais sont orientés là où il est le plus rentable . Au résultat, l’endettement des pays les plus pauvres ne fait qu’augmenter, et les rend encore plus vulnérables à la prochaine catastrophe.
Une nouvelle méthode, une nouvelle approche
Le défi pour le sommet de juin n’est donc ni plus ni moins que de reconstruire la confiance dans le système international et de déterminer des règles du jeu équitables et plus favorables aux pays en développement pour répondre aux enjeux de développement, de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité. Des discussions sont ainsi nécessaires à la fois sur la réforme des institutions issues de Bretton Woods qui ne peut plus être incrémentale, et sur ce qui dysfonctionne dans le système financier international et ses règles ; le tout en privilégiant un ancrage renforcé dans la réalité et les besoins des pays. Pour être efficace, la réforme du système financier doit mieux appuyer les dynamiques nationales existantes afin de mieux identifier les besoins et de contribuer à une approche cohérente permettant de trouver les solutions au niveau national, qui s’inscrivent dans des trajectoires de développement durable sur le long terme.
- l’échelle : répondre aux enjeux de développement, climatiques et environnementaux avant la fin de cette décennie nécessite un afflux massif de capitaux au-delà de ce que les pays peuvent mobiliser aujourd’hui. Au-delà du slogan, « passer de milliards à des milliers de milliards » nécessite un changement d’approche pour atteindre l’échelle ;
- l’innovation : des approches et des instruments innovants sont nécessaires pour atteindre cette échelle, inaccessible dans le cadre de la structure actuelle.
- le changement systémique : seule une approche radicale et globale peut permettre d’atteindre l’échelle et l’innovation nécessaires.
Quels résultats possibles pour le sommet ?
Certaines limites et imperfections peuvent être corrigées dès cette année et dans les années à venir, malgré le manque de confiance dans le système. Parmi les possibles résultats du sommet pourraient être annoncés un cadre pour la suspension des remboursements de la dette pour les pays frappés par des catastrophes naturelles (voire les pandémies), un état des lieux de la façon dont les pays développés pourraient réacheminer leur allocation de droits de tirage spéciaux du FMI, de nouvelles voies pour réacheminer les DTS, et la présentation et éventuellement l’annonce de nouveaux partenariats pour une transition énergétique juste. Mais des changements progressifs, s’ils sont utiles, ne suffiront pas pour les pays qui en ont le plus besoin, ni pour rétablir la confiance entre les pays du Sud et les pays déjà industrialisés. Le chantier étant immense, le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial n’est pas une fin en soi, mais doit contribuer à renforcer une dynamique politique sur un triple horizon temporel : (1) conforter lors du sommet un cadre politique et des coalitions pour le mettre en œuvre et des premières actions concrètes, (2) poser les bases pour des décisions plus difficiles en 2023 et 2024 dans le cadre du G20 en s’appuyant sur le leadership des présidences actuelle du G20 (Inde) et à venir (Brésil), (3) à l’horizon 2030 environ, ouvrir des discussions encore plus difficiles politiquement sur des mécanismes financiers internationaux (comme la création d’un nouveau mécanisme soutenu par des DTS pour accélérer les investissements dans la transition vers une économie sobre en carbone et la résilience) ou la mise à jour des règles du système financier pour mieux assurer la stabilité et la durabilité. Ces discussions sont indispensables pour jeter les bases d’un nouveau système capable de relever les défis communs.
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Le Secrétaire général des Nations Unies appelle à l’élimination des combustibles fossiles afin d’éviter une « catastrophe climatique »

« Il est temps de se réveiller et d’agir », a dit M. Guterres.
Une catastrophe se profile à l’horizon
Les politiques actuelles conduisent à une augmentation de la température de 2,8 degrés. Il est encore possible de la limiter à 1,5 degré Celsius.
Le chef de l’ONU a affirmé qu’il était encore possible de limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, mais que cela nécessiterait une réduction de 45 % des émissions de carbone d’ici à 2030. Toutefois, les politiques actuelles conduisent à une augmentation de la température de 2,8 degrés d’ici la fin du siècle, ce qui « annonce une catastrophe », a souligné M. Guterres. Il a appelé à une action mondiale immédiate en faveur d’émissions nettes zéro « et cela doit commencer par le cœur pollué de la crise climatique : l’industrie des combustibles fossiles ».« Regardons les choses en face. Le problème ne se limite pas aux émissions des combustibles fossiles. Il s’agit des combustibles fossiles, un point c’est tout », a déclaré le Secrétaire général.
Laisser les combustibles fossiles « là où ils doivent être » dans le sol
Les pays doivent progressivement éliminer les combustibles fossiles, « laisser le pétrole, le charbon et le gaz dans le sol, là où ils doivent être, et stimuler massivement les investissements dans les énergies renouvelables », a-t-il ajouté.
Pour se faire le chef de l’ONU a évoqué plusieurs instruments, dont le Pacte de solidarité climatique à travers lequel les pays riches aideraient les économies émergentes à réduire leurs émissions. Une autre proposition de programme d’accélération appelle les gouvernements à éliminer progressivement le charbon d’ici à 2040, à mettre fin au financement international public et privé du charbon et à transférer les subventions accordées aux combustibles fossiles vers les énergies renouvelables, entre autres mesures. La responsabilité des industries de combustibles fossiles « Mais l’industrie des combustibles fossiles et ceux qui la soutiennent ont une responsabilité particulière », a-t-il déclaré, soulignant leur revenu net faramineux de 4.000 milliards de dollars l’année dernière.Je viens de rencontrer un groupe de leaders de #ActionClimatique issus de la société civile du monde entier.
— ONU Info (@ONUinfo) June 15, 2023
La société civile doit être présente à la table des négociations, dans tous les pays, pour contribuer à l'élaboration des politiques et contribuer au changement. https://t.co/QstTbS2AJ0
« Pourtant, pour chaque dollar dépensé pour le forage et l’exploration du pétrole et du gaz, seuls quatre cents ont été consacrés aux énergies propres et à la capture du carbone. Échanger l’avenir contre trente pièces d’argent est immoral », a regretté M. Guterres.
Prendre le devant de la transition
M. Guterres a insisté sur le fait que l’industrie des combustibles fossiles devrait utiliser ses ressources massives « pour conduire, et non entraver » la transition mondiale vers les énergies renouvelables. À l’heure actuelle, l’industrie « n’atteint même pas les objectifs très bas de réduction des émissions opérationnelles qu’elle s’est fixée », a déploré le chef de l’ONU. Il a appelé les entreprises de combustibles fossiles à présenter de nouveaux plans de transition crédibles, complets et détaillés qui prévoient la réduction des émissions « en amont et en aval de la chaîne de valeur » – de la production au raffinage, de la distribution et à l’utilisation. Ces plans doivent également fixer des objectifs clairs et à court terme en vue de la transition vers des énergies propres.Cesser le trafic d’influence visant à freiner le progrès
« Les entreprises du secteur des combustibles fossiles doivent également cesser leur trafic d’influence et leurs menaces juridiques visant à freiner le progrès. Je pense en particulier aux récentes tentatives de subversion des alliances net zéro, en invoquant la législation antitrust », a-t-il déclaré.
« Les gouvernements ont un rôle essentiel à jouer pour rétablir la vérité. Ils doivent apporter leur contribution en rassurant clairement les citoyens. L’action collective en faveur du climat n’enfreint pas les règles antitrust : elle préserve la confiance du public », a-t-il ajouté.
La responsabilité des institutions financières
Les institutions financières doivent cesser d’investir dans le charbon, dans la prospection de nouveaux gisements de pétrole et de gaz et dans l’expansion des réserves de pétrole et de gaz – et investir plutôt dans la transition équitable dans les pays en développement.
Le chef de l’ONU a également demandé aux institutions financières d’élaborer des plans détaillés, en précisant qu’elles devaient encourager la transformation énergétique mondiale. Ces plans devraient inclure une stratégie explicite visant à éliminer progressivement les actifs liés aux combustibles fossiles de leurs portefeuilles afin de garantir l’alignement sur l’objectif de zéro émission nette, et divulguer toutes les activités de lobbying et d’engagement politique.« Les institutions financières du monde entier doivent cesser de prêter, de souscrire et d’investir dans le charbon, où que ce soit – y compris dans les nouvelles infrastructures, centrales et mines de charbon », a-t-il déclaré.
« Elles doivent également s’engager à cesser de financer et d’investir dans la prospection de nouveaux gisements de pétrole et de gaz et dans l’expansion des réserves de pétrole et de gaz, en investissant plutôt dans la transition équitable dans les pays en développement », a fait valoir le chef de l’ONU.

Risque de greenwashing de la finance durable : 70% des fonds seraient concernés selon le baromètre Weefin
WeeFin dévoile aujourd’hui son baromètre de la finance durable, résultat de l’étude des documents de communication ESG d’un panel de 50 fonds Article 8 et 9, et en particulier de l’analyse de leurs annexes précontractuelles SFDR. Une étude minutieuse menée depuis plusieurs mois par leurs équipes pour comprendre les causes de ces accusations et les obstacles auxquels les sociétés de gestion sont confrontées afin de pouvoir les aider à surmonter ces défis et les accompagner à adopter des stratégies plus ambitieuses en matière de durabilité.
Deux premières études publiées respectivement en janvier et mars avaient déjà mis en exergue les interprétations et pratiques divergentes des investisseurs face aux consignes des régulateurs, puis les erreurs les plus fréquemment commises au sein des annexes précontractuelles (il en était notamment ressorti que seules 20% des annexes étudiées étaient pleinement conformes aux exigences réglementaires).
Les résultats de ce baromètre parlent d’eux-mêmes : bien qu’une proportion d’acteurs du panel ait adopté une approche ESG ambitieuse qui dépasse les exigences réglementaires, la majorité d’entre eux a encore une marge de progression et doit mettre en œuvre de nombreuses mesures pour améliorer ses pratiques.
Synthèse
Ce baromètre de la finance durable établi par WeeFin révèle notamment que :- ● 70% des fonds analysés présentent des problèmes structurels ou un risque élevé de greenwashing ;
- ● 62% des fonds à thématique environnementale (Article 8 et 9) n’ont pas de politique d’exclusion stricte des énergies fossiles ;
- ● Les petites et grandes sociétés de gestions ont de plus forts risques d’être accusées de greenwashing ;
- ● Chez les sociétés de gestion de taille moyenne, il y a une grande disparité : 30% d’entre elles ont des pratiques ESG que l’on pourrait qualifier d’irréprochables quand, 30% également présentent des problèmes structurels ;
- ● 28% des fonds Article 8 et 36% des fonds Article 9 labellisés ISR disposent d’une poche d’investissement durable dont la définition ne respecte pas les critères réglementaires ;
- ● 28% des fonds Article 8 et 24% des fonds Article 9 ne communiquent pas assez d’information ESG, preuve de la crainte des conséquences réglementaires et réputationnelles en cas d’erreur.


- 1. Un niveau d’ambition ESG trop faible : inadéquation entre les engagements que le fonds est censé prendre en raison de sa labellisation, de sa dénomination durable ou de sa classification SFDR et le niveau d’ambition réel (exemples: absence d’indicateur d’émissions carbone scope 3 en LCA pour les fonds climats, non exclusion du charbon dans les fonds climat ou seuil supérieur à 5%) ;
- 2. Une communication insuffisante : manque de précisions en matière de pratique et d’engagement en matière de durabilité (exemples: absence de réponse ou réponse hors sujet aux questions de l’annexe précontractuelle, absence d’informations sur ce que contient la poche “Autres”, c’est-à-dire non ESG) ;
- 3. Communication disproportionnée : déséquilibre entre les déclarations et la réalité des engagements (exemples: longueur excessive de l’annexe précontractuelle alors l’ambition ESG est faible, présence du terme « durable » ou d’un terme thématique de type aqua, biodiversité ou climat dans le nom du fonds).

“Notre baromètre montre que les institutions financières sont souvent démunies pour mettre en oeuvre leur thèse de durabilité, du fait du nombre et de l’hétérogénéité des enjeux auxquels elles font face, de l’accès aux bonnes données et au manque de temps nécessaire pour les analyser” explique Grégoire Hug, CEO et co-fondateur de WeeFin, “Le coeur du problème réside souvent dans le manque de ressources, qui les empêche d’élaborer et de piloter efficacement une stratégie ESG pertinente et avec de l’ambition. C’est pour ces raisons que nous avons créé WeeFin : pour être un catalyseur de la finance durable en aidant les acteurs de la place à déployer le niveau d’exigence attendu”.
A propos de WeeFin
WeeFin est une fintech fondée en 2018 afin de démocratiser l’investissement socialement responsable (ISR). Sa plateforme Saas ESG Connect aide les acteurs de l’investissement à se réapproprier leurs stratégie ESG en optimisant le traitement de leurs données extra-financières et le respect de leurs obligations réglementaires.
Pour plus d’informations : https://weefin.co/
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Du carburant durable pour décarboner le transport aérien ?
A l’heure où les enjeux de transport aérien responsable sont cruciaux pour les constructeurs aéronautiques et pour les compagnies aériennes, l’Académie des technologies rappelle dans son rapport 2023 comment il sera possible de décarboner rapidement le secteur aérien. Décarboner dans un rapport de 10 à 1 le transport aérien, sans remettre en cause infrastructures aéroportuaires et flottes actuelles et à venir est possible grâce au carburant aviation durable (SAF / Sustainable Aviation Fuel).
Application « QuelProduit » : Un score environnemental fiable grâce au Planet-Score
L’UFC-Que Choisir met à la disposition des utilisateurs la nouvelle version de son application gratuite « QuelProduit » qui leur permet désormais, grâce au Planet-Score, de connaître la valeur environnementale de plus de 135 000 produits alimentaires. L’Association invite les consommateurs à l’utiliser au quotidien pour préserver leur santé et œuvrer par leurs achats à la préservation de l’environnement.
Comment la finance peut-elle contribuer à la décarbonation de nos économies ? Le point de vue de l’expert KEDGE Luis Reyes

Quels instruments/outils financiers peuvent contribuer à la décarbonation de l’investissement ?
Parmi les moyens provenant du secteur privé, l’émission d’actions (et leur prix) peut être favorisée par la perception des acheteurs, influencés positivement par des campagnes de prestige pour les projets vertueux par exemple ou potentiellement le contraire lorsqu’elles sont calomnieuses pour certains projets moins respectueux des critères Environnementaux, Sociaux, de Gouvernance (ESG). Ces derniers, lorsqu’ils sont issus des agences de notation, peuvent également influencer le coût de la dette, les conditions d’octroi de celle-ci, leur maturité et/ou le montant des intérêts à verser. L’action climatique : un enjeu macroéconomique Avec comme objectif d’avoir une bonne image et de bonnes conditions pour obtenir un crédit, les entreprises font souvent appel à des cabinets d’audit ou de conseil, afin de valoriser les bonnes pratiques existantes et/ou de formuler une stratégie (entre autres de communication) pour mieux se positionner dans leur marché respectif. Une autre possibilité est l’émission d’obligations thématiques, dont les plus célèbres sont les green bonds ou les « prêts à impact positif » qui facilitent le financement des projets dits verts en ciblant soit l’utilisation des fonds, soit en engageant le débiteur à créer un impact grâce au montant emprunté. Mais attention, cela ne concerne pas tous ce qui est appelé « vert » [[Quelques [simulations réalisées pour l’économie française peuvent être trouvés dans l’ouvrage Économie appliquée] ] de Jacques Mazier et Luis Reyes]]. La réglementation, qui repose souvent sur un code éthique et/ou une liste de bonnes/mauvaises pratiques (comme la taxonomie verte, espèce de boussole de la finance durable) est un outil complémentaire qui peut contribuer à aligner les objectifs, les moyens à disposition (ou façons de faire) et les résultats.Quel est le rôle des autorités économiques dans la décarbonation de l’investissement ?
Les autorités économiques d’un pays sont, de façon simplifiée, la banque centrale et l’administration publique. La première contrôle la circulation d’argent, qui se traduit par des changements dans le taux d’intérêt et la valeur relative de la monnaie nationale vis-à-vis d’autres monnaies, des prix des biens et services, des prix des actifs financiers, et elle joue aussi un rôle majeur dans la réglementation du secteur financier. La seconde joue un rôle clé également, notamment du point de vue budgétaire, fiscal, d’allocation de ressources et aussi règlementaire (surtout) sur le secteur réel. Les finances publiques, menées par ces deux instances, sont certainement un outil puissant pour faire face au défi de la transition climatique[[Certains exemples du second type incluent VW en 2015 ou bien plus récemment ORPEA et TotaEnergies.]]. Quelques questions à se poser à propos de cette dernière ; comment les administrations doivent-elles faire l’allocation de dépenses ? [Bien entendu, les grosses entreprises privées sont concernées puisqu’elles produisent souvent les biens et/ou services demandés par le secteur public]. Qui doit payer la facture : les ménages les plus aisés, les multinationales fortement financiarisées ? Faudra-t-il laisser la porte ouverte à un endettement public plus important ? Si oui, quels sont les montants à mobiliser, comment peuvent-ils être financés et sur combien de temps ? Enfin, quels instruments financiers doivent être favorisés ?
En savoir plus sur Luis Reyes :
Luis Reyes est directeur du MSc Sustainable Finance, enseignant chercheur en économie et finance internationale, et co-titulaire de la Chaire LCL Finance à impact. Rattaché au SEEFAR, centre d’expertise à KEDGE Business School, il est titulaire d’un doctorat en modélisation macroéconomique par l’Université Paris 13. Ses recherches portent sur la modélisation stock-flux cohérente, l’inflation, le taux de change et la financiarisation.A propos de KEDGE Business School
KEDGE Business School est une Ecole de management française de référence présente sur 4 campus en France (Paris, Bordeaux, Marseille et Toulon), 4 à l’international (2 en Chine à Shanghai et Suzhou, et 2 en Afrique à Dakar et Abidjan) et 3 campus associés (Avignon, Bastia et Bayonne). La communauté KEDGE se compose de 15 000 étudiants (dont 23% d’étudiants étrangers), 200 professeurs permanents (dont 50% d’internationaux), 300 partenaires académiques internationaux et 80 000 diplômés à travers le monde. KEDGE propose une offre de 38 formations en management et en design pour étudiants et professionnels, et déploie des formations sur-mesure pour les entreprises au niveau national et international. Depuis 2020, KEDGE a créé son propre Centre de Formation des Apprentis. Membre de la Conférence des Grandes Ecoles et accréditée AACSB, EQUIS et AMBA, labellisée EESPIG et certifiée Qualiopi, KEDGE Business School est une institution reconnue par l’Etat français, avec des programmes visés. KEDGE est classée par le Financial Times 39ème meilleure Business School en Europe en 2022 et 42ème mondiale pour son Executive MBA en 2022.
- https://kedge.edu/
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Publicité, communication et transition écologique : comment agir au plan territorial ?
Réguler la publicité et mettre la communication au service des enjeux environnementaux sont deux leviers régulièrement cités pour accélérer la transition écologique. Les collectivités territoriales disposent d’une part des compétences pour réguler la publicité dans l’espace public et pratiquent la communication publique. Elles bénéficient donc de nombreuses opportunités pour faire évoluer les pratiques de communication publique et commerciale dans le sens de la transition écologique. Cette étude fait un état des lieux des leviers dont disposent les communes et intercommunalités pour mettre pleinement la communication, qu’elle soit publique ou commerciale, au service de la transition de leur territoire. Elle a été réalisée en partenariat avec l’ADEME, La Poste, Cap’Com, Intercommunalités de France et France urbaine.
La biodiversité est en déclin en France depuis 10 ans
À l’occasion des dix ans de la mise en ligne des premiers indicateurs, l’Observatoire national de la biodiversité (ONB) retrace les grandes tendances de la biodiversité au niveau national sur la dernière décennie. Quels constats peut-on dresser en 2023 à partir des indicateurs publiés par l’ONB ? Comment la biodiversité et les menaces qui pèsent sur elle ont-elles évolué sur le territoire ?
Impact d’El Niño sur la variabilité du trait de côte mondial, une étude de l’IRD et du CNES
L’évolution interannuelle des traits de côte à l’échelle mondiale est dominée par El Niño[[Phénomène océanique se caractérisant par le réchauffement d’un immense réservoir d’eau superficielle qui s’étend du Pacifique central jusqu’aux côtes du Pérou et de l’Equateur.]]. C’est ce que démontre une étude menée par plusieurs organismes de recherche, dont l’IRD et le CNES, et publiée le 12 juin dans Nature Communications. Plus spécifiquement, les chercheurs soulignent l’influence du phénomène climatique et océanographique ENSO (El Niño – oscillation australe) sur les côtes, et ce à l’échelle mondiale. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont exploité, pour la première fois, des données satellites obtenues entre 1993 et 2019 sur les positions du trait de côte et niveau de la mer, ainsi que divers produits de modèles numériques globaux. Ces données leur ont permis de révéler que les littoraux sont impactés par trois principaux facteurs : le niveau de la mer, les vagues océaniques et les rivières. Or, El Niño agit directement sur ces facteurs. Les résultats de cette étude fournissent un nouveau cadre pour comprendre et prévenir des risques côtiers induits par le climat.
Les zones côtières sont des systèmes dynamiques fragiles et complexes qui sont de plus en plus menacés par les effets combinés de la pression anthropique et du changement climatique. Alors que le niveau de la mer touche directement la mobilité côtière, les vagues ont un impact à la fois sur l’érosion et l’accrétion ainsi que sur les niveaux d’eau lors des tempêtes. Les rivières, elles, affectent la disponibilité sédimentaire côtière et les variations de niveaux d’eau induits par les changements de salinité.

À l’échelle décennale ou centennale, l’élévation du niveau de la mer et l’influence des cours d’eau domineront par rapport aux vagues, qui devraient afficher des tendances plus contrastées à travers le monde. Par conséquent, la compréhension et la prévision de l’évolution du trait de côte revêtent une grande importance pour la gestion des zones côtières. Elles permettent notamment d’anticiper les menaces potentielles, de manière à disposer d’un délai suffisant pour mettre en œuvre des mesures d’adaptation efficaces.
Référence Rafael Almar, Julien Boucharel, Marcan Graffin, Gregoire Ondoa Abessolo, Gregoire Thoumyre, Fabrice Papa, Roshanka Ranasinghe, Jennifer Montano, Erwin W.J. Bergsma, Mohamed Wassim Baba and Fei-Fei Jin. Influence of El Niño on the variability of global shoreline position, Nature Communications, 12 juin 2023. DOI : https://doi.org/10.1038/s41467-023-38742-9

Les Français toujours plus concernés par les enjeux de biodiversité selon un sondage BVA pour l’OFB
Dans le cadre des objectifs fixés par le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, et par la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires chargée de l’Écologie, Bérangère Couillard, l’OFB a mandaté en novembre 2022 le cabinet BVA pour la réalisation d’un baromètre sur la perception de la biodiversité par les Français. Quatre ans après un premier sondage, il permet d’apprécier l’évolution de la préoccupation des Français pour la nature et le monde vivant. Selon cette nouvelle enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 personnes[[L’étude commandée par l’OFB à BVA a été réalisée par internet du 25 au 30 novembre 2022 auprès d’un échantillon de 2000 Français âgés de 15 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession, région et catégorie d’agglomération.]], plus de 8 Français sur 10 se sentent concernés par l’état de la biodiversité et 94% d’entre eux jugent qu’il est important, si ce n’est crucial, de se mobiliser pour la protéger et la restaurer.
Des Français concernés, optimistes et prêts à se mobiliser
Parmi les Français interrogés, 85 % estiment que leur avenir et leur quotidien dépendent de l’état de la biodiversité. Ce chiffre est en forte augmentation par rapport à 2018 (+ 17 points). La majorité d’entre eux (98 %) ont déjà entendu le terme biodiversité, grâce à la télévision, internet ou dans la presse (+ 2 points par rapport à 2018). Près de la moitié (45 %) savent dire exactement ce qu’englobe cette notion (soit 8 points de plus par rapport à 2018) et le reste (53 %) ne peut en donner une définition précise.
Les pratiques commencent également à changer. Une grande partie des répondants dit agir au quotidien avec des pratiques économes visant à limiter la consommation excessive.
Ainsi, 93 % évitent le gaspillage, 76 % consomment moins et 62% indiquent moins manger de viande. Au niveau des transports, 67 % des personnes interrogées déclarent prendre moins l’avion et 62 % utilisent désormais le vélo, les transports en commun ou la marche en remplacement de la voiture pour les courts trajets.
Le changement de qualité de vie des générations futures (63 %), la problématique d’accès à l’eau (60%) et les territoires rendus inhabitables (53 %) sont perçus comme les conséquences les plus probables de l’érosion de la biodiversité. Une majorité des Français reste toutefois optimiste pour l’avenir. En effet, 85% d’entre eux pensent qu’il est encore temps d’agir, un sentiment qui reste stable par rapport à 2018.
Si le pouvoir exécutif et les entreprises sont ciblés par les Français (respectivement 68% et 57% d’entre eux) comme ayant le plus grand rôle à jouer, les citoyens arrivent en troisième position avec 56% de Français qui pensent que leur propre mobilisation est essentielle pour opérer des changements en profondeur.
Leur engagement est motivé principalement par la dégradation de la nature et les menaces sur les espèces animales (42%), et la préservation de l’avenir de l’humanité (39 %). Pour passer à l’action, les Français se disent en attente d’information sur l’impact individuel de leur mode de vie (39 %) et sur les bonnes pratiques à adopter (32%).
Des résultats encourageants pour l’OFB
« Il faut se réjouir de voir que la préservation de la biodiversité est devenue un enjeu important pour les Français. C’est encourageant ! Toutefois, la notion même de biodiversité reste encore assez floue, souvent confondue avec des termes plus larges comme l’agriculture ou la protection de l’environnement. Or, on ne protège bien que ce que l’on connait. Un travail de pédagogie et de diffusion des connaissances reste donc encore à poursuivre. C’est ce à quoi nous œuvrons au sein de l’Office français de la biodiversité », déclare Olivier Thibault, directeur général de l’OFB.Fort désormais de mieux connaître la perception des Français quant à la biodiversité, l’OFB entend poursuivre et amplifier ses actions de connaissance, de sensibilisation et de mobilisation de l’ensemble de la société civile pour enrayer la perte du vivant. L’OFB mène d’ores et déjà de multiples initiatives en direction d’un grand nombre d’acteurs : collectivités, entreprises, associations, gestionnaires d’espaces naturels, agriculteurs ou encore citoyens. Programmes de mobilisation, événements de sensibilisation, animation d’ateliers et de conférences, publication de guides techniques, financements de projets en faveur de la biodiversité… l’OFB apporte son expertise et développe des outils et dispositifs pour favoriser et faciliter le passage à l’action de tous. Et pour accompagner notamment les Français dans ces changements, l’OFB organise régulièrement des campagnes de sensibilisation par le biais de partenariats médiatiques ambitieux : avec Konbini pour les jeunes ou encore avec Jamy Gourmaud. Il met également à disposition plusieurs outils tels que la plateforme Agir pour la biodiversité, qui regroupe tous les gestes à intégrer à son quotidien pour protéger la biodiversité. Aussi, l’OFB et ses partenaires accompagnent les citoyens dans leurs engagements vis-à-vis de la nature par le biais de formations gratuites et accessibles à tous (MOOC) ou encore la mise en place de programmes de sciences participatives, qui permettent aux citoyens de devenir acteurs de la préservation de la biodiversité (Vigie-nature, En quête d’eau, etc.). Pour télécharger le kit média contenant les infographies du baromètre, cliquez ici.
A propos de l’Office français de la biodiversité (OFB)
L’Office français de la biodiversité (OFB) est un établissement public dédié à la protection et la restauration de la biodiversité en métropole et dans les Outre-mer, sous la tutelle des ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture.
Établissement public de l’État créé le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité est placé sous la tutelle des ministres de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il a pour missions la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine, ainsi que la gestion équilibrée et durable de l’eau, dans l’Hexagone et en Outre-mer. Il est chargé de développer la connaissance scientifique et technique des espèces, des milieux et de leurs usages, de surveiller et de contrôler les atteintes à l’environnement, de gérer des espaces protégés, d’appuyer la mise en œuvre des politiques publiques, et de mobiliser l’ensemble de la société, acteurs socio-économiques comme citoyens.
- www.ofb.gouv.fr
Franprix (groupe Casino) souhaite labelliser sa lutte contre le gaspillage

La politique de Responsabilité Sociale, Sociétale et Environnementale du groupe Casino a pour ambition de proposer des modes de consommation responsables, et d’améliorer la durabilité de son modèle d’affaires en soutenant la confiance accordée par les principales parties prenantes avec lesquelles il entretient un dialogue constant. Un engagement aujourd’hui mondialement reconnu.
LA POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE DU GROUPE CASINO
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Des gestes simples pour sauver les abeilles cet été
Le mois de juin coïncide avec le pic de la saison apicole sur certaines régions de France. Une période cruciale pour les abeilles domestiques comme sauvages. Après une forte mortalité des colonies d’abeilles en raison de la sécheresse et de l’utilisation de pesticides, il est important de se mobiliser pour préserver et sauver ces pollinisateurs essentiels à notre écosystème. Il existe des gestes simples que nous pouvons tous mettre en place pour protéger les abeilles. Un Toit pour les Abeilles en liste quelques-uns pour nous.
Le Dictionnaire du Climat : comprendre les enjeux de l’action climatique
Le changement climatique est l’enjeu déterminant de notre époque. Chaque jour, de plus en plus de personnes s’engagent dans l’action climatique. Les acteurs sur le terrain connaissent déjà les nombreux termes et concepts liés au changement climatique. Cependant, si vous commencez tout juste à vous intéresser au sujet, il n’est pas forcément évident de s’y retrouver. C’est pourquoi le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a réalisé ce lexique de termes et de concepts liés au changement climatique. Si vous avez du mal à suivre la conversation sur le climat, alors ce Dictionnaire du Climat est fait pour vous.
Le MANTA : une initiative révolutionnaire pour lutter contre la pollution plastique dans les océans



17 tonnes de plastique déversées chaque minute dans les océans
D’où l’idée d’aller collecter les déchets « non pas au milieu des océans mais aux embouchures des fleuves, dans les mangroves, etc. et de créer des bateaux « qui vont aller dépolluer les océans et faire en sorte que ces plastiques ne partent pas au milieu des océans parce qu’après ils se désagrègent en micro-particules et là c’est une mission impossible », explique-t-il. À travers son projet MANTA, « un géant des mers contre la pollution », Yvan Bourgnon et ses équipes ont pour objectif de nettoyer les océans du monde. Ce projet se distingue par son approche holistique de la lutte contre la pollution plastique. Le MANTA est un navire de 56 mètres de long, qui permettra de collecter les déchets plastiques à grande échelle dans les océans. Il devrait être mis à l’eau en 2026. Il permettra aussi d’analyser les morceaux de plastique récupérés afin de mieux comprendre l’origine des déchets et leur impact sur l’environnement marin. En rassemblant des données précises, l’équipe de MANTA espère sensibiliser le public et les décideurs sur les causes profondes de cette crise mondiale. Yvan Bourgnon, skipper franco-suisse s’est engagé depuis plusieurs années dans la lutte contre la pollution plastique des océans avec son association « The Sea Cleaners » Le projet MANTA ne se limite pas à la collecte des déchets plastiques, il vise également à collaborer avec les communautés côtières et les acteurs locaux. Yvan Bourgnon souligne l’importance de travailler ensemble pour développer des pratiques plus durables. En sensibilisant les populations locales aux dangers de la pollution plastique, The Sea Cleaners encourage une prise de conscience collective et des actions concrètes. L’objectif est d’impliquer les communautés dans la préservation des océans et de les responsabiliser en tant qu’acteurs essentiels du changement.« L’objectif est de travailler avec vous à terre pour que le problème soit résolu à la source et on va mettre autant d’énergie sur terre que sur mer pour vraiment tarir le problème à la source au bout d’un certain délai » a-t-il expliqué.Selon lui, on peut sauver les océans, mais si on ne fait rien « dans les 30 prochaines années, 25 à 30% des océans vont être dégradés définitivement », a déploré le marin.


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Course vers les fonds marins : des questions en suspens, des précautions à prendre. Un décryptage de l’IDDRI

- La première porte sur l’exploitation des ressources minérales des grands fonds marins. Après avoir opéré dans une certaine obscurité depuis sa création, l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), instance intergouvernementale chargée de réglementer leur exploitation et de protéger l’environnement marin, est désormais sous le feu des projecteurs, en particulier depuis que Nauru a activé en juin 2021 la règle dite « des deux ans ». L’Iddri fait le point sur les discussions – complexes – actuellement en cours et décrypte les enjeux des prochaines réunions de l’AIFM qui se tiendront en juillet, appelant les acteurs à répondre aux appels de précaution formulés par la communauté scientifique, désormais rejointe par quelques États pionniers.
- La seconde publication porte sur le « tourisme bleu », activité très visible sur nos côtes, mais dont les impacts environnementaux et sociaux sont peu discutés à l’échelle intergouvernementale. Secteur particulièrement marqué par la crise Covid, le tourisme maritime et côtier reprend aujourd’hui des couleurs et il est donc impératif de profiter de cette renaissance pour tirer les leçons du passé et rendre les pratiques plus durables. Le rapport identifie les tendances actuelles du tourisme mondial et met en lumière des voies possibles pour rendre son futur plus résilient et plus durable. Il sera d’ailleurs présenté par l’un de ses auteurs, Angelo Sciacca, lors de la 20e réunion de la Commission méditerranéenne de développement durable, à Marseille, du 14 au 16 juin.
Messages clés
- L’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) se trouve à un moment décisif alors qu’elle fait face à de lentes avancées en matière d’élaboration des réglementations encadrant l’exploitation minière, à une échéance imminente et à une absence de consensus concernant l’interprétation de dispositions et processus juridiques cruciaux.
- Le cadre de gouvernance n’est aujourd’hui pas prêt pour réglementer l’exploitation minière des fonds marins conformément au mandat et aux objectifs de l’AIFM et d’autres accords internationaux pertinents.
- Confrontés à des difficultés et des contradictions, les États doivent s’investir dans le processus, réfléchir attentivement à leurs positions et s’évertuer à atteindre un consensus quant à la voie à suivre.
- À la suite des appels pressants formulés par les scientifiques et une coalition croissante d’États et de parties prenantes, les membres de l’Assemblée de l’AIFM pourraient adopter une politique générale qui fournisse des orientations et mette en place une pause de précaution.
- Auteurs : Glen Wright, Klaudija Cremers, Julien Rochette

logo.svg L’Iddri, think tank qui facilite la transition vers le développement durable Institut indépendant de recherche sur les politiques et plateforme de dialogue multi-acteurs, l’Iddri identifie les conditions et propose des outils pour placer le développement durable au cœur des relations internationales et des politiques publiques et privées
ODD : la France présentera son bilan à l’ONU en intégrant les 23 recommandations pour une France plus durable de l’Institut Open Diplomacy
L’Institut Open Diplomacy a organisé, le 22 mai dernier, une Conférence Contributive pour permettre aux acteurs non-étatiques de contribuer activement à la Revue Nationale Volontaire présentée par la France en juillet à l’ONU pour dresser le bilan de son action relative aux Objectifs de Développement Durable. La Commission 2030 chargée d’animer ce processus contributif a retenu 23 recommandations ambitieuses et 5 initiatives exemplaires pour enrichir la RNV.


« A l’heure où 80% des indicateurs des Objectifs de Développement Durable stagnent ou régressent, comme en atteste le dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies, la société française se montre mobilisée pour accélérer la mise en oeuvre des ODD, tant par de nouvelles suggestions politiques que par des exemples inspirants issus des quatre coins du pays » précise Thomas Friang, le Fondateur et Directeur général de l’Institut Open Diplomacy, qui a présidé la Commission 2030.
→ 23 RECOMMANDATIONS POUR UNE FRANCE PLUS DURABLE
- Systématiser la notion d’évaluation d’impact fondée sur les ODD
- Traiter les inégalités de patrimoine comme un facteur déterminant de la transition juste
- Engager un effort massif pour renforcer l’accès aux droits de tous, en particulier des populations les plus vulnérables
- Développer une politique de sanctions exemplaires contre toutes les formes de discrimination
- Élever le droit à l’accès à une eau potable comme un droit fondamental
- Engager, par un reporting systématique, la responsabilité de toutes les formes d’organisations dans la transformation des modèles
- Mener à bien une Convention citoyenne sur la fin du consumérisme
- Renforcer les mesures ciblées sur les secteurs critiques pour accélérer la transition
- Recenser, fédérer et visibiliser les initiatives pédagogiques existantes qui contribuent activement à l’éducation au développement durable en France
- Initier des Revues Locales Volontaires au sein des Conseils municipaux des jeunes
- Approfondir la place des ODD dans la formation initiale et continue en général et pour les élus locaux en particulier
- Aligner notre politique agricole avec nos objectifs en matière de développement durable
- Transformer nos modes d’alimentation en profondeur
- Améliorer l’efficacité des dispositifs de lutte contre les publicités nocives
- Enrichir et déployer rapidement le 4e Plan National Santé Environnement
- Consolider le système de soins français par de nouvelles mesures transformatrices
- À l’heure de la planification écologique, employer les ODD comme référence dans tout processus de gouvernance multiscalaire
- Encourager la conception de projets de territoires en se fondant sur les ODD
- Renforcer les dispositifs existants de centralisation et diffusion des outils et bonnes pratiques pour les acteurs engagés
- Poursuivre et amplifier les efforts diplomatiques engagés pour une gouvernance économique mondiale plus favorable aux Objectifs de Développement Durable
- Mobiliser toutes les ressources diplomatiques nécessaires pour défendre une approche européenne de la comptabilité extra-financière fondée sur la double-matérialité
- Adapter la politique d’aide publique au développement (APD) pour mieux tenir compte des particularités locales des bénéficiaires finaux dans l’esprit partenarial de l’Agenda 2030
- Renforcer le pilotage politico-statistique de l’Agenda 2030 grâce aux bonnes pratiques internationales existantes
→ 5 PROJETS PHARES POUR UNE FRANCE PLUS DURABLE
- ODD 6 – Accès à l’eau et assainissement – Calydial (Isère) est le premier établissement associatif et de santé rénale à avoir installé un traitement d’eau de dernière génération couplé à un système de fabrication sur place des concentrés acides pour les séances de dialyse. Économie de 40 % de l’eau consommée, soit l’équivalent d’une piscine olympique par an.
- ODD 7 – Énergies propres et à coût abordable – La Mairie de Castelnau-le-Lez (Hérault) a créé une centrale photovoltaïque avec l’office HLM de la métropole de Montpellier. Cette centrale composée de 2500M2 d’ombrières produit 500 kWc soit 660 MWh/an permettant d’alimenter les écoles et les bâtiments administratifs de la ville en électricité à bas coûts en utilisant le réseau public d’électricité, cela représentent 1/3 de l’électricité de la mairie contractualisé pour 30 ans.
- ODD 9 – Investissements, Innovation et infrastructures – Les équipes d’ingénieurs de Farm3 (Doubs) sont les premières au monde à développer une ferme verticale pour la sylviculture : le projet FarmTree ! Une pépinière d’arbres 4.0 qui permet de produire localement des essences plus tolérantes à la sécheresse avec moins d’eau et aucun pesticide. Plus de 5000 super arbres poussent dans 20m2, sans abîmer les sols et la biodiversité.
- ODD 11 – Villes et communautés durables – Le projet ‘Territoires zéro chômeur de longue durée’ vise à permettre à tous l’accès à un emploi décent en créant autant d’emplois utiles que de besoins, en respect des humains et de l’environnement. Conçu par des personnes exclues de l’emploi et d’autres engagées avec elles, porté par ATD Quart Monde (Seine-Saint-Denis) et rejoint par de nombreux acteurs, il s’appuie sur la mobilisation de territoires en associant les habitants, privés d’emploi ou non, les acteurs économiques, sociaux et les institutions. 3000 emplois créés sur 60 territoires actifs.
- ODD 17 – Partenariats pour réaliser les ODD – Les Maisons 3 ZÉRO, conçues par Convergences et Acted (Paris) sont des espaces de collaboration pour multiplier et accélérer les partenariats, les innovations et les solutions dans un pays par les acteurs locaux. La première Maison 3 ZÉRO a été inaugurée en 2019 à Manille où des dizaines d’entrepreneurs et d’organismes de la société civile sont accompagnés dans leur développement. Une deuxième Maison a ouvert au Tadjikistan et d’autres sont en cours de développement dans 10 pays. Le déploiement de ces Maisons se fait aussi en France et dans ces territoires en démarrant à Compiègne dans l’Oise en partenariat avec l’Hermitage, un tiers-lieu d’innovations rurales et citoyennes.
A propos de l’Institut Open Diplomacy
L’Institut Open Diplomacy est un think tank dédié à l’étude des conditions d’une paix durable pour les générations futures. Cette association reconnue d’intérêt général pour ses travaux scientifiques couvre tout le spectre des enjeux internationaux avec un objectif : aider le grand public à comprendre la vie internationale pour pouvoir participer le plus activement possible à la vie de la cité à l’heure de la mondialisation. Fondé en 2010, ce think tank est notamment à l’origine du Y20, groupe officiel d’engagement du G20 envers les jeunes, et des Rencontres du Développement Durable, anniversaire des Objectifs de Développement Durable des Nations unies en France.
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Les technologies numériques à notre secours pour face aux défis mondiaux selon l’UIT

« Alors que nous entrons dans le monde de l’après-pandémie, la technologie évolue plus rapidement que jamais », a expliqué Tomas Lamanauskas, Vice-Secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), indiquant que la « secousse » COVID a accéléré le rythme d’adoption des technologies « avant même que des plateformes telles que ChatGPT n’entament leur ascension fulgurante ».Malgré les appels à la prudence, il est de plus en plus urgent de tirer parti de ces technologies pour le bien, a-t-il insisté. Les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies fournissent un cadre essentiel pour le faire et comme l’a récemment déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres « aucun pays ne peut se permettre de les voir échouer ». Pourtant, à mi-parcours du Programme de développement durable à l’horizon 2030, à peine 12 % des cibles des ODD sont sur la bonne voie, a déploré Tomas Lamanauskas.
Le temps presse
En effet, les fractures numériques persistent, avec 2,7 milliards de personnes toujours hors ligne dans le monde et un fossé numérique flagrant entre les hommes et les femmes, en particulier dans les pays les moins avancés.Les fractures liées à l’intelligence artificielle (IA) se creusent rapidement, car la plupart des pays ne disposent pas des infrastructures, des capacités informatiques ou des ressources humaines et de l’expertise nécessaires pour tirer le meilleur parti de ces nouveaux outils.Les pays et les communautés doivent saisir l’occasion d’accélérer la transformation numérique durable pour tous
« Le temps presse », appelle Tomas Lamanauskas. « Les pays et les communautés doivent saisir l’occasion d’accélérer la transformation numérique durable pour tous ».Le Colloque mondial des régulateurs (GSR) de l’UIT se tient à Sharm el-Sheikh, Égypte jusqu’au 8 juin. Il réunit les responsables des autorités nationales de régulation des télécommunications/TIC du monde entier et permet aux régulateurs de partager leurs points de vue et leurs expériences sur les questions de régulation les plus urgentes qu’ils ont identifiées.

Un plan pour sauver le numérique au service des ODD
Hélas, une solution unique et simple pour mettre le monde numérique à la portée de tous grâce à une connectivité universelle n’existe pas, selon UIT. Même si le haut débit mobile couvre 95 % de la population mondiale, de nombreuses personnes luttent pour rester en ligne – ou choisissent de ne pas le faire, parce que l’internet n’est pas suffisamment abordable, utile ou fiable.« Pour combler ce fossé de la « connectivité utile », il faut combler cinq autres fossés : celui des revenus, celui des zones urbaines et rurales, celui des générations, celui de l’éducation et celui de la parité hommes-femmes », a ajouté le Vice-Secrétaire général de l’UIT.Tout d’abord, une infrastructure est nécessaire pour interconnecter. Selon des estimations récentes de l’UIT et du Fonds monétaire international (FMI), les besoins d’investissement dans la connectivité numérique s’élèvent à environ 400 milliards de dollars. Selon des données du groupe de travail sur le haut-débit des Nations Unies, l’accès de tous les Africains au haut débit d’ici à 2030 coûterait près de 110 milliards d’USD.


