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Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)

Le Dictionnaire du Climat : comprendre les enjeux de l’action climatique

Un guide pratique sur le changement climatique

Le changement climatique est l’enjeu déterminant de notre époque. Chaque jour, de plus en plus de personnes s’engagent dans l’action climatique. Les acteurs sur le terrain connaissent déjà les nombreux termes et concepts liés au changement climatique. Cependant, si vous commencez tout juste à vous intéresser au sujet, il n’est pas forcément évident de s’y retrouver. C’est pourquoi le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a réalisé ce lexique de termes et de concepts liés au changement climatique. Si vous avez du mal à suivre la conversation sur le climat, alors ce Dictionnaire du Climat est fait pour vous.

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Météo vs Climat
Météo vs Climat

Les conditions météorologiques (ou la météo) désignent les conditions atmosphériques à un moment donné dans un endroit particulier, notamment la température, l’humidité, les précipitations, la nébulosité, le vent et la visibilité. Les conditions météorologiques ne surviennent pas isolément, elles ont un effet d’entraînement. Les conditions météorologiques qui existent dans une région finissent par affecter le temps qu’il fait à des centaines ou des milliers de kilomètres.

Le climat est la moyenne des conditions météorologiques dans une région donnée sur une période plus longue, habituellement de 30 ans ou plus, qui représente l’état général du système climatique.
L’activité humaine à l’ère industrielle, et particulièrement au cours du siècle dernier, modifie sensiblement le climat de notre planète en libérant des gaz à effet de serre nocifs.
 

Emissions de gaz à effet de serre
Emissions de gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre sont des gaz qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère, provoquant le réchauffement climatique et le changement climatique. Les principaux gaz à effet de serre émis par l’activité humaine sont le dioxyde de carbone, le méthane et l’oxyde nitreux, ainsi que les gaz fluorés utilisés pour le refroidissement et la réfrigération. Afin de prévenir des changements climatiques catastrophiques, il incombe aux gouvernements du monde entier d’œuvrer de concert en vue de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et de maintenir le réchauffement climatique en dessous du seuil dangereux de 1,5 °C.

Réchauffement climatique vs changement climatique
Réchauffement climatique vs changement climatique

Le réchauffement climatique est une hausse de la température moyenne de la surface terrestre qui se produit lorsque la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmente. Ces gaz absorbent davantage de rayonnement solaire et retiennent davantage de chaleur, ce qui a pour conséquence que la planète se réchauffe. Brûler des combustibles fossiles, abattre des forêts et pratiquer l’élevage sont des activités humaines qui libèrent des gaz à effet de serre et contribuent au réchauffement climatique.

Le changement climatique désigne les transformations à long terme du climat de la Terre qui réchauffent l’atmosphère, les océans et les terres. Le changement climatique affecte l’équilibre des écosystèmes qui soutiennent la vie et la biodiversité, et a un impact sur la santé. Il provoque également des phénomènes météorologiques plus extrêmes, tels que des ouragans, des inondations, des vagues de chaleur et des sécheresses plus intenses et/ou plus fréquentes, et entraîne une élévation du niveau de la mer et une érosion côtière en raison du réchauffement des océans, de la fonte des glaciers et de la disparition des nappes glaciaires.

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Crise climatique
Crise climatique
La crise climatique fait référence aux graves problèmes causés ou susceptibles d’être causés par les changements climatiques qui affectent la planète. Depuis les années 1800, la température moyenne de la Terre a augmenté de 1,1 °C, ce qui a déjà causé des préjudices importants dans de nombreuses régions du monde. Les scientifiques s’attendent à ce qu’une augmentation au-delà de 1,5 °C entraîne une série de points de bascule dangereux qui rendraient de nombreux changements irréversibles et qui constitueraient une menace très grave pour la civilisation humaine.
Boucle de rétroaction
Boucle de rétroaction
Les boucles de rétroaction climatique se produisent lorsqu’un changement climatique déclenche d’autres changements, dans une réaction en chaîne qui se renforce au fil du temps. En fin de compte, les boucles de rétroaction peuvent déclencher des points de bascule, à partir desquels les changements dans les systèmes climatiques de notre planète deviennent graves et irréversibles. Actuellement, les scientifiques ont conscience de l’existence de certaines boucles de rétroaction dont les graves effets entraînent le réchauffement climatique. Par exemple, à mesure que la banquise dans l’Arctique fond, une plus grande quantité de chaleur est absorbée par les eaux océaniques plus foncées, ce qui accélère le processus de réchauffement et intensifie la fonte des glaces. De la même manière, lorsque les incendies brûlent les forêts, ils libèrent des gaz à effet de serre, ce qui entraîne davantage de réchauffement et de feux de forêt. Parmi les autres boucles de rétroaction figurent le dégel du pergélisol, le dépérissement des forêts et les infestations d’insectes.
Point de bascule
Point de bascule
Un point de bascule est un seuil au-delà duquel certaines transformations causées par le changement climatique deviennent irréversibles. Ces transformations peuvent avoir des effets soudains et dangereux avec des conséquences très graves pour l’avenir de notre planète. Les scientifiques ont déjà recensé plusieurs points de bascule tels que le dépérissement des forêts et des coraux, la fonte du pergélisol et des glaciers, le réchauffement des océans profonds et l’acidification, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires.
Dépassement climatique
Dépassement climatique
En vertu de l’Accord de Paris, il est attendu des pays qu’ils prennent les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C. Toutefois, même les meilleurs scénarios indiquent maintenant une forte probabilité de dépassement de ces objectifs, même de manière temporaire. Le dépassement climatique désigne la période pendant laquelle le réchauffement aura été supérieur à 1,5 °C, avant de retomber. Cette période se produira probablement vers le milieu de ce siècle. Plus le réchauffement climatique durera, plus sa dangerosité s’accroîtra. Une période prolongée de températures plus élevées aura des effets dévastateurs et irréversibles sur les écosystèmes naturels, la biodiversité et les communautés humaines, en particulier dans les zones sèches, les zones côtières et d’autres endroits vulnérables. Réduire considérablement les émissions au cours de cette décennie est d’une importance extrême pour limiter la durée et les effets du dépassement climatique. 25b755dpngitfa3a.png
Atténuation
Atténuation
L’atténuation désigne toute mesure prise par les gouvernements, les entreprises et les personnes en vue de réduire, séquestrer ou prévenir les émissions de gaz à effet de serre. Parmi les exemples d’atténuation figurent la transition vers des énergies renouvelables comme l’énergie éolienne et solaire, l’investissement dans le transport sans carbone, la promotion d’une agriculture et d’une utilisation durables des terres, la plantation de forêts pour servir de puits de carbone, ainsi que l’évolution des pratiques de consommation et des habitudes alimentaires. Le saviez-vous ? Afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que les changements climatiques seront irréversibles, il est impératif que des mesures d’atténuation soient prises dans le monde entier afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45 % avant 2030 et d’atteindre zéro émission nette de CO2 au début des années 2050.
Adaptation
Adaptation
L’adaptation désigne les mesures qui contribuent à réduire la vulnérabilité aux effets actuels ou anticipés du changement climatique. Parmi les exemples d’adaptation figurent la plantation de variétés de cultures plus résistantes à la sécheresse ou à l’évolution des conditions climatiques, la gestion des terres en vue de réduire les risques de feux de forêt, la construction d’ouvrages plus solides contre les inondations, le transfert des infrastructures des zones côtières affectées par l’élévation du niveau de la mer, ainsi que l’élaboration de mécanismes d’assurance spécifiques aux menaces liées au climat.
Résilience
Résilience
La résilience est la capacité d’une communauté ou d’un environnement à anticiper et à gérer des événements climatiques dangereux, à se rétablir et à se transformer après le choc qui s’ensuit, avec des préjudices minimes pour le bien-être social, l’activité économique et l’environnement. La planification à long terme, les systèmes d’alerte précoce, la formation à de nouvelles compétences, la diversification des sources de revenu des ménages, le renforcement des solutions fondées sur la nature et la mise en place de solides capacités d’intervention et de rétablissement des communautés sont des exemples de renforcement de la résilience dans un cadre communautaire. 9%5B50%5D.png?itok=EDX-zlCR
Empreinte carbone
Empreinte carbone
L’empreinte carbone est une mesure des émissions de gaz à effet de serre rejetées dans l’atmosphère par une personne, une organisation, un produit ou une activité. Une plus grande empreinte carbone signifie davantage d’émissions de dioxyde de carbone et de méthane, et donc une plus grande contribution à la crise climatique. Mesurer l’empreinte carbone d’une personne ou d’une organisation consiste en l’examen des émissions directes résultant de la combustion de combustibles fossiles pour la production d’énergie, le chauffage et les déplacements terrestres et aériens, ainsi que des émissions indirectes résultant de la production et de l’élimination de tous les aliments, les biens manufacturés et les services qu’elles consomment. Les empreintes carbone peuvent être réduites en passant à des sources d’énergie à faibles émissions de carbone telles que l’énergie éolienne et solaire, en améliorant l’efficacité énergétique, en renforçant les politiques et les réglementations de l’industrie, en changeant les habitudes d’achat et de déplacement et en réduisant la consommation de viande et les déchets alimentaire.
Justice climatique
Justice climatique
La justice climatique signifie placer l’équité et les droits humains au cœur de la prise de décisions et de l’action en matière de changement climatique. L’un des aspects de la justice climatique est lié à la responsabilité historique inégale que les pays portent par rapport à la crise climatique. Le concept suggère que les pays, les industries et les entreprises qui se sont enrichis grâce aux activités ayant émis le plus de gaz à effet de serre ont la responsabilité d’aider à atténuer les effets du changement climatique sur les personnes affectées, en particulier dans les pays et communautés les plus vulnérables, qui sont souvent ceux et celles qui ont le moins contribué à la crise. Même à l’intérieur d’un même pays, en raison des inégalités structurelles fondées sur la race, l’origine ethnique, le genre et le statut socioéconomique, les responsabilités dans la lutte contre le changement climatique doivent être réparties équitablement, la plus grande responsabilité reposant sur ceux qui ont le plus contribué à la crise et qui en ont profité le plus. Un autre aspect de la justice climatique est celui qui est intergénérationnel. Les enfants et les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas contribué de façon significative à la crise climatique, mais ils subiront de plein fouet les effets du changement climatique à mesure qu’ils avancent dans leur vie. Parce que leurs droits humains sont menacés par les décisions des générations précédentes, ils doivent jouer un rôle central dans toutes les décisions et actions climatiques. 8%5B46%5D.png?itok=myDXP6A4
Solutions fondées sur la nature
Solutions fondées sur la nature
Les solutions fondées sur la nature favorisent l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets à l’aide de systèmes et de processus naturels visant à restaurer les écosystèmes, à préserver la biodiversité et à établir des moyens d’existence durables. Il s’agit de mesures qui accordent la priorité aux écosystèmes et à la biodiversité et qui sont conçues et mises en œuvre avec la pleine participation et le consentement entier des communautés locales et des peuples autochtones. Les toitures végétalisées et les parcs et jardins urbains, la restauration de zones humides, de savanes et d’autres écosystèmes, la préservation des forêts de mangroves ou l’adoption de pratiques agricoles régénératives, en sont des exemples.
Le saviez-vous ? Les solutions fondées sur la nature sont perçues comme étant tout aussi avantageuses pour les personnes que pour la nature. Elles peuvent créer des emplois, offrir de nouvelles possibilités de subsistance plus résilientes et augmenter les revenus tout en protégeant la planète.
Connaissances autochtones
Connaissances autochtones
Les modes de vie des peuples autochtones sont intrinsèquement faibles en carbone et mettent l’accent sur l’équilibre entre les humains et le monde naturel. Leurs pratiques traditionnelles ont peu d’effet sur l’environnement et y sont sensibles, favorisant des écosystèmes autosuffisants. Les peuples autochtones ont été parmi les premiers à remarquer les changements climatiques, et leurs connaissances et leurs pratiques les aident à faire face à leurs répercussions et à s’y adapter. Le savoir autochtone, qui est intergénérationnel et communautaire, est une excellente source de solutions climatiques constructives qui sont en mesure de faire progresser l’atténuation, d’améliorer l’adaptation et de développer la résilience. Il peut également compléter les données scientifiques par des informations précises sur le paysage qui sont essentielles à l’évaluation des scénarios de changement climatique. Les peuples autochtones protègent environ 80 pour cent de la biodiversité restante dans le monde, mais ils continuent d’être exclus de la quasi-totalité des processus décisionnels mondiaux sur le changement climatique. Leurs connaissances collectives, leurs judicieuses perspectives et leurs droits sur leurs terres ancestrales, territoires et ressources et leurs modes de vie doivent être reconnus et inclus dans les politiques et les actions climatiques.
Pertes et préjudices
Pertes et préjudices
Il n’y a pas de définition convenue des « pertes et préjudices » dans les négociations internationales sur le climat. Toutefois, le terme peut faire référence aux effets inévitables du changement climatique qui se produisent malgré des mesures d’atténuation et d’adaptation ou en leur absence. Il est important de souligner qu’il y a des limites à ce que l’adaptation peut accomplir : lorsque les points de bascule sont franchis, les effets du changement climatique peuvent devenir inévitables. Les pertes et préjudices peuvent être économiques et non économiques. Les pertes et préjudices économiques peuvent comprendre les coûts de reconstruction des infrastructures endommagées à plusieurs reprises par des cyclones ou des inondations, ou la perte de terres côtières (et d’habitations et d’entreprises) due à l’élévation du niveau de la mer et à l’érosion côtière. Les pertes et préjudices non économiques incluent les effets négatifs auxquels il peut être difficile d’attribuer une valeur monétaire. Il peut s’agir de traumatismes causés par une catastrophe naturelle liée au climat, de pertes humaines, du déplacement de communautés, de la perte d’histoire et de culture ou de la perte de biodiversité.
Sécurite climatique
Sécurite climatique
Le changement climatique peut exacerber l’insécurité alimentaire, hydrique et des moyens d’existence, avec des effets en cascade tels que les déplacements et les migrations et une concurrence accrue pour les ressources naturelles, toutes des situations comportant des conséquences susceptibles d’entraîner une aggravation des tensions et de l’instabilité dans un pays ou une région. En outre, les effets du changement climatique peuvent aggraver ou prolonger les conflits violents existants et rendre plus difficiles la mise en œuvre de l’action climatique et l’établissement de la paix et de son maintien. La sécurité climatique désigne l’évaluation, la gestion et la réduction des risques pour la paix et la stabilité engendrés par la crise climatique. Cela signifie veiller à ce que l’action visant à atténuer les changements climatiques et à s’y adapter aille au-delà du simple fait de ne pas porter préjudice au climat et contribue positivement à la paix et à la stabilité. Cela signifie également que la prévention des conflits et les interventions de consolidation de la paix tiennent compte des effets du changement climatique. Les solutions techniques à l’action climatique et à l’adaptation peuvent constituer des opportunités permettant de bâtir la paix et de réparer le tissu social, en particulier dans les pays touchés par les conflits et la fragilité. Le saviez-vous ? L’action climatique peut aider à atténuer les facteurs sous-tendant les conflits et les fragilités. Par exemple, l’accès à l’énergie renouvelable peut favoriser l’accès à l’eau propre, à la lumière, à la chaleur et aux moyens de subsistance, ainsi qu’aux services de base et d’urgence. L’action climatique donne également une impulsion au développement économique local, tout en mettant les pays sur la voie du développement durable vers le redressement.
Financement climatique
Financement climatique
Le financement climatique désigne les ressources financières et les instruments qui sont utilisés pour soutenir l’action engagée contre le changement climatique. Le financement climatique est essentiel pour lutter contre le changement climatique en raison des investissements à grande échelle qui sont nécessaires pour assurer la transition vers une économie mondiale à faibles émissions de carbone et pour aider les sociétés à renforcer leur résilience et à s’adapter aux effets du changement climatique. Le financement climatique peut provenir de différentes sources, publiques ou privées, nationales ou internationales, bilatérales ou multilatérales. Il peut recourir à différents instruments tels que les subventions et les dons, les obligations vertes, les échanges de dette, les garanties et les prêts assortis de conditions de faveur. Il peut également être utilisé pour différentes activités, y compris l’atténuation, l’adaptation et le renforcement de la résilience. Parmi les fonds multilatéraux auxquels les pays peuvent accéder figurent le Fonds vert pour le climat (FVC), le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et le Fonds pour l’adaptation (FA). Les pays à revenu élevé ayant historiquement contribué de façon importante au changement climatique se sont engagés à verser 100 milliards de dollars chaque année pour financer l’action climatique dans les pays à faible revenu. Toutefois, cet objectif n’a pas encore été atteint et davantage de financement est exigé pour les interventions d’atténuation et d’adaptation.
Le saviez-vous ? Nombre d’études et de rapports montrent que les investissements dans la lutte contre le changement climatique peuvent produire des résultats qui dépassent de loin les coûts initiaux. Une étude de la Banque mondiale montre qu’un investissement de 1 dollar peut rapporter, en moyenne, 4 dollars de bénéfices.
Zéro émission nette
Zéro émission nette
Pour atteindre zéro émission nette, il est nécessaire de veiller à ce que les émissions de dioxyde de carbone provenant de l’activité humaine soient équilibrées par les efforts humains pour éliminer les émissions de dioxyde de carbone (par exemple, en créant des puits de carbone pour absorber le dioxyde de carbone), ce qui met fin à l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. La transition vers zéro émission nette exige une transformation complète de nos systèmes d’énergie, de transport, de production et de consommation. Cela est nécessaire pour éviter les pires conséquences du changement climatique.
Le saviez-vous ? Pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C, les gouvernements du monde entier doivent veiller à ce que la totalité des émissions de gaz à effet de serre culminent avant 2025 et atteindre zéro émission nette dans la deuxième moitié de ce siècle. Le GIEC a recommandé de réduire les émissions de CO2 à l’échelle mondiale de 45 % avant 2030 (par rapport aux niveaux de 2010) et d’atteindre zéro émission nette au début des années 2050.
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Décarbonation
Décarbonation
La décarbonation signifie réduire la quantité d’émissions de gaz à effet de serre qu’une société produit et augmenter la quantité absorbée. Cela consiste à changer de nombreux aspects de l’économie, sinon tous, depuis la façon dont l’énergie est produite jusqu’à la manière dont les biens et les services sont produits et livrés, en passant par les méthodes de construction des bâtiments et de gestion des terres. Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et maintenir la viabilité de l’objectif de rester en dessous d’un réchauffement de 1,5°, les gouvernements et les entreprises doivent rapidement mettre en œuvre la décarbonation d’ici 2030. Une décarbonation significative exige des investissements substantiels dans les infrastructures et les transports à faibles émissions de carbone, dans les sources d’énergie renouvelable, dans l’économie circulaire et l’efficacité des ressources, ainsi que dans la restauration des terres et des sols. Il est également nécessaire de repenser les modèles économiques actuels axés sur la croissance à tout prix.
Energie renouvelable
Energie renouvelable
L’énergie renouvelable est une énergie dérivée de sources naturelles qui sont constamment réapprovisionnées, telles que le vent, la lumière du soleil, le flux de l’eau et la chaleur géothermique. Contrairement à l’énergie produite à partir de combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz, qui représentent 75% des émissions nocives de gaz à effet de serre entraînant le changement climatique, l’énergie produite à partir de sources renouvelables est bon marché, propre, durable et génère plus d’emplois. La transition des combustibles fossiles aux énergies renouvelables dans tous les secteurs – l’énergie, le chauffage et le refroidissement, le transport et l’industrie – est essentielle pour faire face à la crise climatique. Pour rester en dessous de 1,5 °C du réchauffement de la planète, le monde doit éliminer progressivement l’utilisation des combustibles fossiles et subir une profonde transformation du système énergétique par l’électrification rapide et l’approvisionnement en énergie à partir de sources renouvelables.
Le saviez-vous ? En 2022, les sources renouvelables ont fourni 29 pour cent de l’électricité mondiale. Avec des investissements judicieux, l’électricité bon marché à partir de sources renouvelables pourrait fournir 65% de l’approvisionnement mondial total en électricité d’ici 2030.
Puits de carbone
Puits de carbone
Un puits de carbone est tout ce qui absorbe plus de carbone de l’atmosphère qu’il n’en libère. Les forêts, les terres humides, les océans et le sol sont les plus importants puits de carbone au monde. Aujourd’hui, l’activité humaine, telle que la combustion de combustibles fossiles et la déforestation, libère davantage de carbone dans l’atmosphère que ce qui peut être absorbé par les puits de carbone naturels de la Terre, ce qui entraîne le réchauffement climatique et le changement climatique. En conséquence, la protection et l’expansion des puits de carbone constituent une stratégie essentielle dans la lutte contre le changement climatique et dans la stabilisation du climat.
Elimination du C02 vs captage du C02
Elimination du C02 vs captage du C02
L’élimination du dioxyde de carbone est le processus qui consiste à éliminer les émissions de gaz à effet de serre de l’atmosphère à travers des mesures telles que la plantation d’arbres ou le captage et la séquestration du dioxyde de carbone des biocarburants et des plantes bioénergétiques. L’élimination du carbone pourrait ralentir, limiter ou même inverser le changement climatique, mais elle ne remplace pas la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le captage et le stockage du dioxyde de carbone consistent à prélever les émissions produites par la production d’électricité ou l’activité industrielle et à les stocker en profondeur sous terre. En résumé, l’élimination du dioxyde de carbone est l’élimination des émissions de dioxyde de carbone après leur entrée dans l’atmosphère. Le captage et le stockage du dioxyde de carbone est la rétention des émissions de carbone juste après qu’elles ont été émises, mais avant qu’elles ne puissent entrer dans notre atmosphère. L’efficacité de ces processus reste en grande partie non testée.
Marché du carbone
Marché du carbone
Les marchés du carbone sont des systèmes d’échange dans lesquels le carbone est quantifié en « crédits carbone » qui peuvent être achetés et vendus. Les entreprises ou les particuliers peuvent utiliser les marchés du carbone pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en achetant des crédits carbone à des entités qui éliminent ou réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Un crédit carbone échangeable équivaut à une tonne de dioxyde de carbone, ou à la quantité équivalente d’un autre gaz à effet de serre, qui est réduite, séquestrée ou évitée. Lorsqu’un crédit est utilisé pour réduire, séquestrer ou éviter les émissions, il devient une compensation et n’est plus échangeable.
Agriculture régénérative
Agriculture régénérative
L’agriculture régénérative est une façon de cultiver qui protège la santé des sols et la restaure et, en conséquence, réduit l’utilisation de l’eau, prévient la dégradation des terres et favorise la biodiversité. En réduisant autant que possible le labourage des terres, en pratiquant la rotation des cultures et en utilisant le fumier et le compost animaux, l’agriculture régénérative garantit que le sol stocke davantage de carbone, conserve davantage d’humidité et est en meilleure santé grâce aux communautés fongiques florissantes. L’agriculture intensive est responsable du tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, utilise 70 pour cent de l’eau douce que nous consommons et entraîne la dégradation des sols par l’utilisation de machinerie lourde, d’engrais chimiques et de pesticides. Elle est également la principale contributrice à la perte de biodiversité. En revanche, l’agriculture régénérative contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à conserver l’eau et à restaurer les terres. Par ailleurs, un sol sain produit plus de nourriture ainsi qu’une meilleure nutrition et a d’autres effets positifs sur les écosystèmes et la biodiversité.
Reboisement vs boisement
Reboisement vs boisement
Les forêts offrent des avantages considérables en éliminant le dioxyde de carbone et les polluants de l’atmosphère, en prévenant l’érosion des sols, en filtrant l’eau et en hébergeant la moitié des espèces terrestres d’animaux, de plantes et d’insectes. Le reboisement et le boisement sont deux des solutions naturelles les plus efficaces pour lutter contre le changement climatique et limiter ses effets. Le reboisement est le processus consistant à replanter des arbres dans des zones où le couvert arboré était récent, mais où des forêts ont été perdues en raison de feux de forêt, de périodes de sécheresse, de maladies ou d’activités humaines telles que le défrichage agricole. Le boisement est le processus de plantation d’arbres dans des zones qui n’ont pas été boisées dans l’histoire récente. Le boisement aide à restaurer les terres agricoles abandonnées et dégradées, à prévenir la désertification, à créer des puits de carbone et à générer de nouvelles opportunités économiques pour les communautés locales. 10.png?itok=DjXU9axf
Réensauvagement
Réensauvagement
Le réensauvagement est la restauration massive des écosystèmes endommagés par l’activité humaine. Plus que la conservation, qui est centrée sur la sauvegarde d’espèces spécifiques grâce à une intervention humaine dédiée, le reboisement consiste à réserver de grandes zones pour que le monde naturel se régénère selon ses propres modalités. Cela nécessite parfois la réintroduction d’espèces essentielles qui ont peu à peu disparu dans une région particulière, telles que les castors, les loups ou les grands herbivores, qui contribuent à façonner des écosystèmes entiers. Le réensauvagement peut aider à lutter contre le changement climatique en éliminant plus de dioxyde de carbone de l’atmosphère grâce à des processus naturels sains tels que la régénération naturelle des forêts. Il aide également à prévenir l’extinction des espèces en créant des habitats à haute valeur naturelle qui permettent aux espèces sauvages de s’adapter aux changements climatiques et de se déplacer vers le nord à mesure que le réchauffement s’intensifie.
Economie circulaire
Economie circulaire
Actuellement, nous utilisons plus de ressources naturelles qu’il n’en existe sur la Terre pour maintenir les niveaux actuels de consommation humaine. Les estimations montrent que si nous poursuivons sur cette voie, nous aurons besoin de l’équivalent de presque trois planètes de ressources naturelles. Avoir une économie circulaire signifie que les systèmes économiques reposent sur la réutilisation et la régénération des matériaux ou des produits, en veillant à ce que la production et la consommation se fassent d’une manière durable ou écologique qui réduit et réutilise les déchets. Les approches de l’économie circulaire peuvent aider les pays à accélérer leur transition vers des économies plus résilientes et à faibles émissions de carbone tout en créant de nouveaux emplois verts.
Economie bleue
Economie bleue
Les océans du monde, leur température, leur chimie, leurs courants et leur vie, sont le facteur déterminant des systèmes mondiaux qui rendent la Terre habitable pour l’humanité. Notre eau de pluie, notre eau potable, la météo, le climat, le littoral, une grande partie de notre nourriture, nos médicaments et même l’oxygène dans l’air que nous respirons, sont tous fournis et régulés par les mers. Cependant, à cause du changement climatique, la santé de nos océans est désormais menacée. Le concept d’« économie bleue » vise à promouvoir le développement économique, l’inclusion sociale et la préservation ou l’amélioration des moyens d’existence tout en assurant la durabilité environnementale des océans et des zones côtières. L’économie bleue comporte diverses composantes, notamment des industries maritimes traditionnelles établies comme la pêche, le tourisme et le transport maritime, mais également des activités nouvelles et émergentes, telles que l’énergie renouvelable au large des côtes, l’aquaculture, les activités d’extraction des fonds marins et la biotechnologie marine.
Emplois verts
Emplois verts
Les emplois verts sont des emplois décents qui contribuent à protéger et à restaurer l’environnement et à lutter contre le changement climatique. Les emplois verts se trouvent à la fois dans la production de produits et de services verts, tels que les énergies renouvelables, et dans les processus écologiques, tels que le recyclage. Les emplois verts aident à améliorer l’efficacité énergétique et l’efficacité des matières premières, à limiter les émissions de gaz à effet de serre, à réduire les déchets et la pollution, à protéger et à restaurer les écosystèmes, et à soutenir l’adaptation aux effets du changement climatique. Au fur et à mesure de l’expansion du marché des emplois verts, les pays doivent s’assurer que la main-d’œuvre est équipée des compétences et de l’éducation spécifiques nécessaires pour les exercer. Cet objectif peut être atteint en investissant dans la formation des jeunes à de futurs emplois verts et en recyclant les travailleurs des industries à forte intensité de carbone. Ce dernier élément est essentiel pour garantir que les pays poursuivent une transition juste et ne laissent personne pour compte.
Ecoblanchiment
Ecoblanchiment
Le public exerçant une pression croissante pour faire face à la crise climatique, les entreprises du secteur privé se joignent à la transition vers une économie mondiale à faibles émissions de carbone. Toutefois, leurs efforts peuvent parfois se transformer en un exercice de marketing plutôt qu’en une action réelle et significative. L’écoblanchiment désigne les situations dans lesquelles une entreprise formule des affirmations trompeuses au sujet de ses retombées environnementales positives ou de la durabilité de ses produits et services afin de convaincre les consommateurs qu’elle agit sur le changement climatique. Dans certains cas, l’écoblanchiment peut être involontaire, en raison d’une insuffisance des connaissances en matière de questions environnementales. Cependant, il peut aussi être réalisé intentionnellement comme un exercice de marketing et de relations publiques, en exploitant l’appui du public aux politiques environnementales à des fins de profit. L’écoblanchiment peut nuire à la confiance du public à l’égard de la durabilité et permettre que les effets environnementaux négatifs se poursuivent sans répit. just%20transition%20v4.jpg?itok=f4eisTTQ
Transition juste
Transition juste
Dans le contexte du changement climatique, la transition vers une économie à faible émission ou à zéro émission nette de carbone exige une transformation massive de nos systèmes économiques. Une telle transformation risque d’accroître encore les inégalités sociales, l’exclusion et les troubles civils et de rendre les entreprises, les secteurs d’activité et les marchés moins concurrentiels. Au fur et à mesure que les pays s’efforcent d’atteindre leurs objectifs climatiques, il est essentiel qu’ils veillent à incorporer l’apport et la participation de la société tout entière, de toutes les communautés, de tous les travailleurs et de tous les groupes sociaux au changement structurel qui se produit. Assurer une transition juste signifie que les pays choisissent de verdir leur économie à travers des voies et des approches de transition qui renforcent l’égalité et l’inclusion. Cela signifie qu’il est nécessaire d’examiner les répercussions de la transition sur différents groupes de travailleurs à l’échelle de l’économie et d’offrir des possibilités de formation et de recyclage favorisant un travail décent et visant à ne laisser personne pour compte.
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est un traité environnemental international adopté en 1992 pour lutter contre les perturbations anthropiques dangereuses du système climatique. Il est entré en vigueur en 1994 et bénéficie d’une adhésion quasi universelle, ayant été ratifié par 199 parties. C’est le traité parent de l’Accord de Paris et du Protocole de Kyoto. Le secrétariat de la CCNUCC est l’entité des Nations Unies chargée d’appuyer la réponse mondiale à la menace constituée par le changement climatique. Le Secrétariat facilite les négociations intergouvernementales sur le changement climatique en organisant entre deux et quatre séances de négociation chaque année, dont la plus importante est la Conférence des Parties (CdP). Il fournit également une expertise technique, contribue à l’analyse et à l’examen de l’information sur les changements climatiques et tient à jour le registre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).
COP
COP
La conférence annuelle des Nations Unies consacrée aux changements climatiques, appelée « Conférence des Parties » ou « COP », est organisée dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) depuis 1995. Lors de la 21e COP, ou COP21, qui a eu lieu en 2015, l’Accord de Paris a été signé. La conférence réunit maintenant tous les pays qui sont parties à l’Accord de Paris afin d’examiner les prochaines étapes à suivre pour lutter contre le changement climatique et d’établir d’autres accords juridiquement contraignants visant à soutenir l’action climatique. La prochaine conférence, la COP28, se tiendra dans les Émirats arabes unis en décembre 2023.
Accord de Paris
Accord de Paris
L’Accord de Paris est un traité international juridiquement contraignant qui vise à limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, de préférence à 1,5 °C, par rapport aux niveaux préindustriels. Il a été adopté par 196 Parties en 2015 lors de la COP21 à Paris et est entré en vigueur en 2016. L’Accord de Paris est une réalisation historique de la coopération internationale sur le changement climatique, car il s’agit d’un accord contraignant qui impose à toutes les Parties d’intensifier leurs efforts de lutte contre le changement climatique et de s’adapter à ses effets. Il fournit également les instruments permettant aux pays développés d’aider les pays en développement dans leurs efforts d’atténuation et d’adaptation au regard du changement climatique, tout en créant un cadre favorisant la transparence du suivi et la communication des résultats. 1%20image_0.png?itok=Q1zSjBMu
Contributions Déterminées au niveau National (CDN)
Contributions Déterminées au niveau National (CDN)
Les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) sont des engagements et des plans d’action en faveur du climat que chaque pays est tenu d’élaborer conformément à l’objectif de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Les CDN représentent des plans de court à moyen terme qui sont mis à jour tous les cinq ans avec des objectifs plus ambitieux sur le climat. Les CDN décrivent les priorités en matière d’atténuation et d’adaptation qu’un pays doit chercher à atteindre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, renforcer la résilience et s’adapter au changement climatique, ainsi que les stratégies de financement et les approches de suivi et de vérification. En 2023, le premier d’une série d’« états des lieux » mondiaux évaluera les progrès réalisés dans la mise en œuvre des CDN et des objectifs de l’Accord de Paris.
Transparence
Transparence
En vertu de l’Accord de Paris, les pays doivent régulièrement rendre compte de la mise en œuvre de leurs Contributions Déterminées au niveau National. Il est crucial que ces rapports soient produits dans la transparence afin de permettre à la communauté mondiale d’évaluer avec précision les progrès collectifs réalisés et d’instaurer la confiance sur le fait que chacun joue son rôle. Des rapports transparents permettent aux gouvernements et aux organismes internationaux d’avoir accès à des données fiables et de prendre des décisions fondées sur des données probantes. Ils améliorent également notre compréhension scientifique du changement climatique et des mesures et politiques nécessaires pour les atténuer et s’adapter à leurs effets. En fin de compte, la transparence est essentielle pour libérer le plein potentiel de l’Accord de Paris, en promouvant la confiance, la collaboration et le transfert des connaissances et en encourageant la poursuite des ambitions quant aux objectifs climatiques.
Plans Nationaux d’Adaptation (PNA)
Plans Nationaux d’Adaptation (PNA)
Les Plans Nationaux d’Adaptation (PNA) aident les pays à planifier et à mettre en œuvre des mesures visant à réduire la vulnérabilité aux effets du changement climatique et à renforcer la capacité d’adaptation et la résilience. Les PNA sont liés aux Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et à d’autres politiques et programmes nationaux et sectoriels. Pour que les PNA réussissent, ils doivent être participatifs, inclusifs, sensibles au genre et transparents. Cela signifie qu’au stade de la conception, les PNA doivent évaluer les besoins spécifiques et les vulnérabilités des différents groupes du pays, accorder une attention particulière aux personnes les plus vulnérables aux effets du changement climatique et les impliquer dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies et de programmes. 11.png?itok=RRJWPJpL
Stratégies à long terme
Stratégies à long terme
En vertu de l’Accord de Paris, les pays sont invités à communiquer des stratégies à long terme de réduction des émissions qui prévoient une transformation de l’ensemble de la société sur plusieurs décennies, généralement jusqu’en 2050. Les documents de stratégies à long terme s’alignent sur les objectifs à long terme de limiter le réchauffement climatique et d’atteindre zéro émission nette d’ici à 2050. Les stratégies à long terme vont au-delà des CDN à court terme et constituent un guide dont les pays s’inspirent pour poursuivre un développement à faible émission de carbone, stimuler l’innovation, planifier des infrastructures durables et promouvoir des transitions justes et équitables pour leur main-d’œuvre. Lorsque les pays communiquent officiellement leur stratégie à long terme à la CCNUCC, cela s’appelle une Stratégie de développement à faible taux d’émission à long terme (LT-LEDS).
REDD+
REDD+
La conservation et la restauration des forêts peuvent fournir plus du quart des réductions d’émissions de gaz à effet de serre nécessaires pour éviter les effets les plus néfastes du changement climatique. REDD+ est un cadre convenu par les pays engagés dans les négociations internationales sur le climat qui vise à freiner le changement climatique en réduisant la déforestation et la dégradation des forêts, ainsi qu’à gérer et conserver durablement les forêts dans les pays en développement. REDD signifie la « Réduction des émissions provenant du déboisement et de la dégradation des forêts ». Le « + » désigne le rôle de la conservation, de la gestion durable des forêts et de l’amélioration des stocks de carbone forestier.
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un organisme indépendant fondé sous les auspices de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Le rôle principal du GIEC est d’évaluer la littérature scientifique et ses conclusions sur le changement climatique et également de mettre des informations scientifiques essentielles et des recommandations fondées sur des preuves à la disposition des décideurs et du grand public. Il est largement reconnu comme étant la source d’information la plus crédible en ce qui concerne les aspects scientifiques du changement climatique et l’analyse complexe de ses effets, des risques associés et des possibilités d’adaptation et d’atténuation. end-graphic.jpg?itok=Rb99e794

 

Aider les pays à atteindre leurs objectifs climatiques

Le PNUD travaille avec plus de 120 pays et territoires pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et relever les défis du changement climatique.

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