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Formation Éducation à l’Environnement & au Développement Durable

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Les actions du réseau Vivacités Île-de-France consistent à représenter et à valoriser ses adhérents par l’organisation de rencontres et par la participation à des événementiels, à coordonner des projets pédagogiques, des animations pédagogiques, des balades urbaines, de création d’outils pédagogiques, également, l’élaboration de formations.

La revue de presse du développement durable n°9

Retrouvez l’essentiel de l’actualité du développement durable avec une sélection d’articles issus des principaux médias français. Cette semaine, la presse revient largement sur le Prix de la Paix décerné conjointement à Al Gore et aux membres du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Dans Libération Fabrice Rousselot y voit le signe d’une « revanche verte ». Hervé Kampf dans Le Monde analyse les propositions exprimées par George Bush lors de sa conférence sur la sécurité et le climat. Accablant. Toujours dans Le Monde, Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation à l’INRA nous explique les conséquences d’une possible extinction des abeilles. Edifiant. Et pendant ce temps, le Ministre d’Etat à l’écologie défend une mesure destinée à modifier le comportement des consommateurs : la généralisation de l’étiquette carbone, un indicateur qui formule l’impact du dit produit sur l’environnement. Une mesure consensuelle, simple et non contraignante. Loin des mesures urgentes attendues par les associations. D’où l’inquiétude exprimée par José Bové dans Libération. Pour lui, ce « Grenelle s’apparente en fait à une consultation superficielle, sans obligation de résultats ».

Acheter du bois tout en protégeant les forêts africaines. Avec le WWF :  » je dis non au bois illégal »

Mise à jour Novembre 2008 : Des entreprises engagées pour un commerce responsable du bois focus_marche.gif Après l’appel au boycottage des salons de jardin fabriqués en teck illégal d’Indonésie en 2006, l’association de préservation de la nature WWF a lancé, vendredi 12 octobre, une campagne pour freiner l’exploitation des forêts tropicales du bassin du Congo. Selon le WWF, la plus grande partie du bois industriel produit en Afrique Centrale est exportée vers les pays européens, et la France en est le plus grand importateur. Sensibiliser les consommateurs de ce bois aux enjeux de la gestion durable des forêts du Bassin du Congo et à la nécessité d’acheter du bois certifié est un moyen d’encourager les concessionnaires dans leurs efforts pour une bonne gestion et une certification crédible des forêts. C’est pourquoi, la sensibilisation des consommateurs Français est indispensable pour améliorer les pratiques de gestion forestière. Les activités illégales
En achetant du ois faites le bon choix !
En achetant du ois faites le bon choix !
39 % des importations françaises de bois tropical sont présumées d’origine illégale. On estime qu’environ la moitié des transactions internationales de bois serait issues de l’exploitation forestière illégale et du commerce lié. Ce chiffre se base sur la comparaison entre les volumes de bois déclarés à l’exportation par les pays producteurs et ceux déclarés à l’importation par les pays importateurs. Selon l’étude de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (« Le marché du bois en France : Situation actuelle et perspectives à court terme », septembre 2006), les données issues des statistiques douanières, relatives au commerce des espèces tropicales sont malheureusement trop peu fiables, absentes ou inutilisables. Ainsi, certains pays d’une importance prioritaire tels que la RCA et la RDC (pour les pays producteurs) et la Chine (pour les pays consommateurs) n’ont fourni aucune réponse sur leurs importations et leurs exportations. Les pratiques contraires aux réglementations nationales ont lieu tout au long de la filière : de l’exploitation à la commercialisation en passant par la transformation et le transport. Elles se traduisent par des coupes dans des zones protégées ou en dehors des concessions, l’abattage d’espèces protégées, des coupes d’arbres n’ayant pas atteint le diamètre minimal d’exploitation, le non paiement des taxes d’exportation, la falsification de permis CITES et le non-respect du quota d’exportation. Ces pratiques illégales sont renforcées par l’insuffisance des contrôles due au manque de moyens financiers et matériels, par la corruption et la pauvreté. Les sociétés étrangères, notamment celles implantées depuis des décennies dans le Bassin du Congo, ont un rôle moteur à jouer dans la diminution des pratiques frauduleuses ainsi que dans l’application d’une gestion plus durable des forêts africaines. Dans le secteur forestier où la transparence fait cruellement défaut, seul le label FSC permet de lutter efficacement contre l’exploitation forestière aveugle et le commerce de bois illégal. Car cette certification repose sur une chaîne de traçabilité qui permet de vérifier jusqu à l’achat final que bois est bien issu d’une forêt certifiée. La France a ratifié en 1998 l’Accord International sur les bois tropicaux selon lequel, depuis 2000, toutes les exportations de bois et de produits dérivés des bois tropicaux doivent provenir de sources gérées de façon durable. Cet accord n’est cependant pas appliqué, comme en témoigne l’afflux de produits en bois tropicaux d’origine illégale sur le marché français venant principalement d’Afrique et du Brésil. Au Cameroun, 50 % du bois était exploité illégalement au début des années 2000 (rapport WWF, 2002 « The timber footprint of the G8 and China »). En 2006/2007, le WWF estime que ce taux serait de 30%, notamment grâce à la mise en place d’un nouveau système d’adjudication des concessions forestières bien plus transparent. bois_tropical_haut_titre.jpg Dans un tel contexte, il est impératif de promouvoir, d’appliquer et de renforcer les réglementations en vigueur. Le WWF demande notamment qu’une loi soit votée, rendant illégale l’entrée sur le territoire européen des bois issus de l’exploitation frauduleuse. Les accords internationaux destinés à améliorer la gestion des forêts tropicales étant peu efficaces à ce jour, une responsabilité importante revient aux acheteurs et aux consommateurs. Pour faire son choix en toute connaissance de cause et en toute responsabilité, il est indispensable que le consommateur, public et privé, puisse clairement identifier l’essence qui compose le produit, grâce à la mention de son nom scientifique. Certaines essences, telles que l’Ayous (particulièrement présente sur le marché français, actuellement classée comme « Menacée » sur la liste rouge de l’UICN du fait de sa surexploitation), possèdent plusieurs noms commerciaux selon le pays producteur et/ou consommateur; Le risque avéré est alors d’acheter un produit en « Abachi » ou en « Wawa », sans savoir qu’il s’agit en réalité d’Ayous. A travers cette campagne, trois cibles sont visées :
Dépliant disponible auprès des enseignes partenaires du WWF (Castorama et Leroy Merlin)
Dépliant disponible auprès des enseignes partenaires du WWF (Castorama et Leroy Merlin)
les consommateurs, en les incitant à acheter des produits en bois tropicaux de provenance légale et issus d’une gestion forestière durable. Les bons conseils sont repris dans un Consoguide distribué notamment auprès des enseignes partenaires du WWF (Castorama et Leroy Merlin). – les distributeurs de bois afin qu’ils s’engagent à s’approvisionner auprès de fournisseurs dont les exploitations sont gérées durablement et donc à vendre davantage de produits labellisés FSC. – les acheteurs publics (gouvernement, collectivités) car ¼ des importations françaises de bois africain est utilisé dans les marchés publics. Le gouvernement français s’est engagé (document en annexe), en 2005, à ne plus utiliser que du bois et des produits dérivés issus d’une exploitation durable. A ce jour, aucun résultat concret n’est encore visible. Des villes comme Bonn, Barcelone ou Genève se sont engagées à privilégier dans leurs appels d’offres le bois labellisé. Paris, Lille, Lyon ou Calais se sont déjà engagées dans une démarche similaire visant à favoriser l’achat de bois issu de forêts gérées durablement, c’est-à-dire certifié FSC. Un des partenaires du Club ProForêts, le Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais, s’est engagé à privilégier le bois certifié FSC dans ses approvisionnements. Dans une délibération de mai 2005, le Conseil Régional s’engage notamment : – à veiller au strict respect de la convention CITES sur le commerce des espèces menacées, – à s’assurer de la traçabilité de tous les achats financés par la région en termes d’appellation de l’essence, de mode d’exploitation des forêts et de pays d’origine, – à éviter l’utilisation de bois tropicaux issus de forêts gérées non durablement. Les recommandations du WWF aux acheteurs de produits tropicaux Acheter en priorité des produits portant le label FSC. Il garantit la légalité des bois qui entrent dans sa composition ainsi que la réelle prise en compte des aspects écologiques et sociaux dans la gestion forestière. A défaut, vérifier que l’espèce n’est pas menacée, que le bois ne provient pas d’un pays à risque et qu’il présente des garanties de traçabilité et de légalité. Sans ces garanties minimales (légalité, traçabilité), le risque de contribuer à la destruction des forêts tropicales est grand. Sources : WWF France

 

Atlas pour un monde durable

Voici l’extrait d’un entretien avec Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, auteur de l’Atlas pour un monde durable. Vous êtes l’auteur de plusieurs ouvrages sur les mesures à prendre pour sauvegarder l’environnement. Ce sujet vous préoccupe depuis toujours… Depuis très longtemps et depuis le début de mes engagements publics de jeune citoyen, dans les années 70, j’ai eu la chance d’être l’un des collaborateurs du premier ministre français de l’environnement, notre pays a été les premier pas européen à se doter d’un ministère de l’environnement en 1971, après l’Angleterre, et puis ensuite, à l’assemblée nationale, un peu solitairement, parce que ce n’était pas la mode, cela paraissait comme un sujet marginal, de m’engager comme rapporteur du Ministère de l’environnement qui avait déjà à cette époque un budget très modeste et puis d’essayer d’aller un peu plus loin, de faire un premier rapport que j’avais appeler chacun pour tous, accompagné d’une centaine de propositions concrètes et puis ensuite, au-delà du travail parlementaire, je me suis dit qu’il fallait parler aux gens, expliquer ce que je croyait, ce que je crois toujours, sur ce défi qui est probablement, le plus grave et le plus important pour notre vie quotidienne, et pour notre destin pour tous, et je l’ai accompagné quelques temps plus tard d’un Atlas, déjà des cartes, des images pour illustrer et donner plus de force au discours. Cet engagement-là, je le continue aujourd’hui, et dans toutes les fonctions que j’ai occupées par la suite, par exemple au Ministère des Affaires Etrangères, mon premier discours aux Ambassadeurs de France, ils étaient d’ailleurs assez surpris, le premier objectif, la priorité N° 1 de l’action extérieure de la France sera de lutter contre le réchauffement climatique. Pourquoi un Atlas ? Le sujet est-il plus facile à appréhender par le biais de la cartographie ?
Extrait de l'Atlas pour un monde durable
Extrait de l’Atlas pour un monde durable
A coup sûr, une carte, parfois une image, cela vaut mieux qu’un long discours ou qu’un long texte et j’ai toujours pensé, j’avais déjà publié cet Atlas des risques majeurs en 1992 que l’importance, la gravité de ces enjeux écologiques, exigeaient pour être compris, pour mobiliser, d’être expliqués d’une manière pédagogique et simple. Donc il s’agit de dire la vérité des chiffres et des faits, il s’agit de les illustrer et notamment de les illustrer dans leur dimension globale, notre sort ici et partout en France où que nous habitions, dépend de ce que nous pouvons faire individuellement, dans notre commune, dans notre région, de ce que fera notre pays, et les autres pays européens avec lui, mais cela dépend aussi de ce qui se passe dans le reste du monde. On a dit, avec une pensée globale et une action locale, mais pour bien comprendre la pensée globale, il faut avoir une vision globale de la planète. Voilà ce que permet une carte, on voit bien que tout le monde est concerné, que les même enjeux se produisent ou s’aggravent, de manière dépendante les uns des autres, et c’est aussi pourquoi, nous avons privilégié la carte. Une carte proactive, une carte avec des chiffres, avec des faites, avec des commentaires, avec des propositions. Un Atlas pédagogique aussi. En 144 pages, Cet ouvrage permet de faire comprendre les enjeux et donne des propositions précises. Comment avez-vous articulé le sommaire de cet ouvrage ?
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Ce sommaire part de ce que sont les droits de chacune et de chacun des citoyens, les droits humains, de manger correctement, le droit de respirer un air pur, de boire de l’eau potable, faute de quoi les maladies infectieuses se développent et se propagent, notamment dans les pays les plus pauvres. Le droit de vivre dignement. A partir de cette réaffirmation des droits humains, j’ai voulu carte par carte, chapitre par chapitre, expliquer en quoi ces droits étaient aujourd’hui, menacés, mis en cause, sur l’ensemble de la planète, c’est en cela que les cartes sont nécessaires, et actuellement plus gravement encore dans les pays les plus pauvres. Et sujet par sujet, nous expliquons quels sont ces enjeux, et j’ai voulu aussi, comme je l’avais fait il y a une quinzaine d’années, pour que, en connaissant cette réalité, on ne se panique pas, il s’agit de comprendre, non pas pour s’effrayer, mais pour réagir, pour agir j’ai voulu montrer qu’il n’y avait pas de fatalité et qu’il était encore temps même s’il est tard, il n’est pas trop tard, et donc j’ai accompagné cette explication pédagogique, cette illustration avec des cartes d’un certains nombres de propositions. S’appuyant sur plus de 100 cartes et de nombreux documents iconographiques, qui nous font voyager de Los Angeles à Chennaï, du delta du Mékong au barrage chinois des Trois-Gorges, du lac Victoria au pôle Nord… Michel Barnier nous propose, avec une équipe de spécialistes, un état des lieux suivi de propositions précises, pour sauver notre planète. Michel Barnier est l’auteur des 100 nouvelles mesures en faveur de l’environnement (1990), du Défi écologique (1991) et d’un Atlas des risques majeurs (1992). Quinze ans après et fort de son expérience internationale, il dresse aujourd’hui dans l’Atlas pour un monde durable, le bilan des risques majeurs et propose les mesures qui permettent encore, si elles sont prises à temps, d’éviter le pire.

 

Lait : ne tarissons pas la source africaine !

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Chaque année, la faim progresse. Elle touche aujourd’hui 852 millions de personnes et tue 6 millions d’enfants ! 80 % des victimes de la faim sont des paysans et leurs familles. Si les causes sont multiples, l’Union Européenne et la France portent une part de responsabilité. Les
citoyens français peuvent et doivent interpeller leurs dirigeants.

Action Carbone

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Action Carbone, le programme de l’Association GoodPlanet a été lancé
officiellement le 11 octobre 2006, jour de la sortie nationale du film sonnette
d’alarme d’Al Gore « Une vérité qui dérange », et de sa projection à la Maison de
la Chimie devant députés, sénateurs et journalistes à l’initiative de Yann Arthus-
Bertrand. Né de la volonté de compenser les émissions de gaz à effet de serre
liées aux déplacements du photographe de la Terre Vue du Ciel depuis ses
débuts, Action Carbone a pour but de permettre aux collectivités, aux entreprises
et aux particuliers de faire de même.

Le coût de la pollution en Chine

En juillet dernier, un rapport de la Banque Mondiale (« Le coût de la pollution en Chine : estimations économiques des préjudices physiques ») faisait état de 750.000 décès prématurés par an en Chine dus à la pollution.

Pollution aux PCB : après le Rhône, tous les fleuves en alerte

« Franchement, on n’a pas de solution intégrale. La quantité de sédiments pollués est impressionnante. En l’état actuel, on ne sait pas faire. » Venue à Lyon lancer le comité d’information et de suivi sur le Rhône, Nathalie Kosciusko-Morizet ne cachait pas, mercredi 11 octobre, son pessimisme : il sera difficile de débarrasser le fleuve de ses PCB, ces polluants persistants dans l’environnement. Le drame est tel que la secrétaire d’Etat à l’Ecologie a annoncé aussi la mise en place d’un plan national sur les PCB. Car le Rhône n’est pas le seul concerné par cette pollution. «La quasi-totalité des grands fleuves français et européens est touchée. […] Tous les pays au passé industriel ont eu des rejets de PCB avant que ceux-ci ne soient interdits dans les années 80», a-t-elle expliqué. En France, à part le Rhône, seul fleuve où la consommation de poisson est interdite, d’autres points chauds ont été identifiés. Et notamment la Seine. Le site du ministère de l’Ecologie a mis en ligne une cartographie de toutes les zones où les mesures de PCB ont révélé des concentrations supérieures aux normes européennes.
Les PCB, non solubles dans l’eau, se fixent d’abord dans les sédiments puis remontent l’ensemble de la chaîne alimentaire, stockés dans les tissus graisseux des organismes vivants où ils deviennent potentiellement cancérigènes. Sans en préciser les modalités, Nathalie Kosciusko-Morizet s’est déclarée favorable à une «enquête d’imprégnation», afin de mesurer les doses de PCB chez les populations les plus exposées, notamment les pêcheurs et les populations ayant consommé de fortes quantités de poissons du ­Rhône.

Peut-on encore sauver la Planète ? La communauté internationale face aux défis écologiques

A l’occasion de la venue en France de Mikhaïl Gorbatchev, Président de Green Cross International, l’Agence Française de Développement et Green Cross France vous invitent le 26 Octobre 2007 à 9h à Sciences Po à la conférence/débat : PEUT-ON ENCORE SAUVER LA PLANÈTE ?

9h-10h15 : Dégradations environnementales et pauvreté : enjeux pour la paix et la sécurité

– Michel Rocard, Ancien Premier Ministre et Député Européen
– Henri Rouillé d’Orfeuil, Président de Coordination Sud
– Jean-Michel Severino, Directeur Général de l’Agence Française de Développement

Les populations vulnérables des pays en développement sont les premières victimes des dégradations environnementales. L’insécurité alimentaire et la dégradation des conditions sanitaires, la multiplication des conflits pour l’accès aux ressources naturelles affectent directement la stabilité internationale. Les programmes de lutte contre la pauvreté ne peuvent aujourd’hui être pensés sans une prise de conscience globale de ces défis planétaires.

10h45-12h : Le défi d’une gouvernance mondiale de l’environnement

– Michel Camdessus, Ancien Directeur Général du Fonds Monétaire International
– Mikhaïl Gorbatchev, Président de Green Cross International
– Ngozi Okonjo Iweala, Directrice générale de la Banque mondiale

Les bouleversements écologiques auxquels le monde est confronté dépassent largement les frontières nationales. La préservation de l’environnement et la mise en place de politiques de développement durable appellent à des actions transnationales, globalisées. La nécessité d’une gouvernance mondiale de l’environnement fait désormais l’objet d’un large consensus parmi l’ensemble des acteurs concernés, publics comme privés. Cependant, sa mise en œuvre pratique rencontre de nombreuses difficultés : refus de certains pays de signer le Protocole de Kyoto, controverses autour de la création d’un organisme onusien chargé de l’environnement, sont autant d’éléments qui font aujourd’hui débat.

Le prix Nobel de la paix décerné à Al Gore et au GIEC

Le prix Nobel de la paix à été décerné conjointement vendredi 12 octobre à l’ancien vice-président américain Al Gore, ainsi qu’aux membres du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat). Pour le président du comité Nobel, Ole Danbolt Mjoes, Al Gore est probablement « l’individu qui a fait le plus pour que l’on comprenne mieux à travers le monde les mesures qui doivent être adoptées ». Une allusion au film documentaire An Inconvenient Truth, réalisé en 2006 par David Guggenheim, qui met en images le combat d’Al Gore contre le réchauffement de la planète.

Objectif ville durable : « inventer la cité de demain »

Malgré les progrès réalisés en matière d’habitat ou de transports, la ville continue d’être très polluante et consommatrice d’énergie. D’où la nécessité, pour faire mieux, de repenser la ville dans son ensemble, afin de réduire les impacts sur l’environnement.
Or les étudiants d’aujourd’hui seront les habitants des villes de demain. Aussi, le magazine La Recherche, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) et Generali, souhaitent encourager, à travers la 4e édition de leur concours sur le développement durable, la réflexion des jeunes sur la ville : comment la rendre pérenne, augmenter la proximité, favoriser les déplacements et la mixité tout en en limitant son impact sur l’environnement ?

Tourisme éco village solidaire au Burkina Faso

Les études de terrain ont été lancées peu de temps après la création de l’association, soit à partir du 28 mai 2006. Ces études ont porté sur les 12 villages recensés pour le projet TEAS et ont pu faire ressortir les principales attentes et besoins des communautés locales. C’est ainsi que l’association a utilisé ces études pour déterminer les objectifs principaux du projet

Artisans du monde Paris XXème organise un petit déjeuner solidaire le 13 octobre pour la campagne Alimenterre 2007

Le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) lance la semaine prochaine au niveau national la campagne « ALIMENTERRE 2007 – LAIT : ne tarissons pas la source africaine ».

Pour soutenir cette campagne, Artisans du Monde Paris 20ème organise un petit déjeuner solidaire le samedi 13 octobre de 10h à 12h.

Artisans du monde aura la chance d’accueillir un partenaire du Sénégal qui apportera son témoignage. Bocar DIAW est en effet président et fondateur de la fédération nationale des acteurs de la filière lait local du Sénégal (FENAFILS) et gérant d’une laiterie depuis 1999.

La crise de l’agriculture africaine est parfaitement illustrée par la production laitière. Cette dernière est insuffisante pour répondre à la demande locale et subit en plus la concurrence des produits agricoles européens. Cette situation risque de d’aggraver par les accords de partenariat économique (APE) en cours de négociation pour décembre 2007 entre les pays européens et les pays africains.

La campagne sera relayée dans toute la France par plus de 200 associations.

Le petit déjeuner a lieu à la boutique Artisans du monde, 8 rue boyer, paris 20

Regards sur la Terre 2008 : Nature, Biodiversité et Développement

Il est désormais impossible de le nier : nous sommes au seuil d’une crise majeure. Des gènes aux écosystèmes en passant par les espèces, tous les éléments de la biodiversité se détériorent. En cause : la présence d’une seule espèce, Homo sapiens, devenu l’ennemi numéro 1 de la nature. Bien que brutale et rapide, cette détérioration sans précédent de notre environnement échappe pourtant largement à l’attention de l’humanité. En effet, l’urbanisation croissante de nos sociétés nous éloigne, nous déconnecte de la nature. Et nous fait également oublier notre dépendance vis-à-vis d’elle. C’est à cette « crise silencieuse » que Regards sur la Terre 2008 consacre son dossier. Les neufs chapitres qui le composent cherchent ainsi à clarifier les concepts, présenter les acteurs et éclairer les débats actuels afin de repenser les réponses à apporter au défi de la conservation de la biodiversité. Que retenir de ces différentes analyses ? En premier lieu sans doute que la dégradation de la nature se poursuit inexorablement alors même que nous savons désormais à quel point la biodiversité est indispensable au bien-être humain. Toutefois, si le développement démographique et économique entraîne quasi-systématiquement une détérioration des écosystèmes, on aurait tort de réduire la relation entre nature et développement à une simple causalité négative. D’autant plus que la relation causale inverse est sans doute tout aussi importante : l’appauvrissement de la biodiversité peut à son tour saper les fondements de la croissance économique.
Regards sur la Terre 2008
Regards sur la Terre 2008
Mais le message principal de ce dossier n’est pas une déclaration défaitiste : malgré l’ampleur de la crise, des solutions existent. Le XIXème siècle a connu les premiers efforts de conservation de la nature. Le XXème les a intensifiés. Et au cours des dernières décennies, des structures de gouvernance locales, nationales et internationales ont été créées, de nouveaux concepts ont été définis, des approches novatrices ont été mises en œuvre. Rien de cela, bien sûr, n’a été suffisant pour enrayer la dégradation de la nature. Mais les analyses montrent toutefois que la lutte n’a pas été vaine et nombre d’expériences ont été couronnées de succès. « Nous devons maintenant clarifier nos stratégies, élargir nos efforts, déployer les politiques nécessaires et mettre en œuvre les financements requis, concluent Jacques Loup (AFD) et Sheila Wertz-Kanounnikoff (Iddri), qui introduisent le dossier biodiversité de ce deuxième opus de Regards sur la Terre ; les moyens techniques, financiers et humains existent ; à nous de savoir les mobiliser et les mettre en œuvre. » Regards sur la Terre a interrogé quatre personnalités étrangères d’origine et d’expérience différentes, toutes impliquées dans le développement durable, en leur posant plusieurs questions. Leurs réponses témoignent des différentes sensibilités qui s’expriment dans le développement durable, mais également d’un large consensus sur les évènements marquants de l’année et les problèmes à venir. – Sir Nicholas STERN est Professeur d’économie et responsable de l’Observatoire sur l’Inde du Centre de Recherche sur l’Asie à la LSE (London School of Economics), ancien Directeur au Trésor britannique, il a été chargé par le Premier Ministre d’un rapport sur les coûts du changement climatique. – Claude MARTIN est l’ancien Directeur Général de WWF International. – Achim STEINER est Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). – Jacques WEBER est économiste au CIRAD, Directeur de l’Institut Français de la Biodiversité, enseignant à l’EHESS et à l’Université Paris VI.

 

LA POLITIQUE ECOLOGIQUE A LA FRANCAISE

Depuis l’investiture de notre nouveau président et de son gouvernement, il semble que la donne a radicalement changé la position de notre pays sur la scène politique internationale. Quant au début du nouveau ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables, il laisse entendre que la France est présente, mais cela ne signifie pas forcément active…

Le 11 octobre 2056 : La fusion homme-machine fait débat.

La rue s’est emparé d’un nouveau débat provoqué par les « Enhanced People » (EP).

Toujours à l’affût de ce que la technologie peut apporter à l’humanité, ces promoteurs de l’homme « technologiquement amélioré » ont rebondi sur la dernière innovation de Santel, le géant indien de la mémoire et du stockage informatique : implanter dans le cerveau des cellules artificielles mémorielles, autrement dit de la RAM dans le cerveau ! On parle, dans un premier temps, de gigaoctets. Mais les EP imaginent déjà pouvoir utiliser cette mémoire pour garder avec soi, pourquoi pas… la bibliothèque du Congrès… ou, dans un proche avenir, des souvenirs artificiels : vivre des aventures inimaginables…sans risques.

Les EP revendiquent un droit : « L’humanité a souffert pendant des siècles d’une contingence matérielle qui semblait immuable. Aujourd’hui, il est donné à l’homme un sésame vers un avenir meilleur : la maîtrise de ses imperfections et des lourdeurs de son corps ! ».

Derrière les réticences que laissent percevoir les personnalités publiques et politiques, on sent le fantôme du scandale des clones, de 27, et la question : « Comment faire bénéficier l’Humanité de toutes les merveilles que lui promettent les progrès de la technique et la protéger des risques de dépendance à ces mêmes technologies ? ».

Les anciens partis politiques écologistes réfléchissent à ce qui leur rappelle les combats qu’ils menèrent au début du XXIe siècle contre les OGM. Ils ont perdu beaucoup de batailles, gagné certaines, comme le moratoire sur le clonage humain de 2027, d’une guerre qui semble se relancer dans cette question des implants.

Olivier Parent

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Journalisme, Anticipation & Prospectives : FuturHebdo, le monde dans 50 ans est le magazine hebdomadaire de notre futur immédiat. Chaque lundi, le monde décrit tel qu’il pourrait être dans 50 ans.

Pesticides en Antilles : une malhonnêté scientifique ?

Souvenez-vous. Le 17 septembre dernier, le Professeur Dominique Belpomme, cancérologue réputé à l’hôpital Georges Pompidou à Paris, annonce « un désastre sanitaire aux Antilles » à la une du Parisien. Cdurable.info avait relayé l’info. Dès lors, dès qu’un micro lui est tendu, Dominique Belpomme prédit une affaire « plus grave que le sang contaminé ». La France s’est émue entraînant de nombreuses réactions politiques. En cause, un insecticide, le chlordécone, employé aux Antilles pour le charançon du bananier. Interdit aux Etat-Unis en 1977 en raison de sa toxicité, les Antilles ont continué à l’utiliser jusqu’en 1993. Dans les bananeraies antillaises, les nappes phréatiques ont été polluées par l’insecticide, transmettant le poison aux fruits et légumes-racines cultivés et consommés localement. Le Professeur, dans un rapport rédigé pour l’Assemblée Nationale, établissait une relation entre la pollution au chlordécone et de nombreux cas de cancer. Dans Le Figaro (édition du 17/09/07), s’il reconnaissait que les scientifiques n’ont « pas encore la preuve épidémiologique » que ces cancers sont « liés au chlordécone », il expliquait aussi qu’on a en revanche « pu démontrer scientifiquement que toutes les femmes enceintes et tous les enfants qui naissaient » en Guadeloupe étaient « contaminés au chlordécone ». L’hebdomadaire Marianne (n°546 – du 6 au 12 octobre) dans son dossier « Le temps des imposteurs » révèle que derrière la catastrophe sanitaire annoncée se cache « une malhonnêteté scientifique » selon les propres mots du Dr Luc Multigner de l’Inserm. Explications.

Ferme écologique Au Petit Colibri : le maire agriculteur veut la stopper

Je suis Agnès Falgoux. Vous aussi, vous pouvez soutenir la ferme Au Petit Colibri, menacée de fermeture, dont je vous transmets l’appel ci-dessous :

Plus de 60 formations développement durable en France : l’offre se multiplie

A l’occasion de la rentrée universitaire Novethic.fr, le site de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises propose aux étudiants la nouvelle version du seul guide recensant les formations existantes en France sur le développement durable. Au cours de ces dernières années, les formations intégrant le développement durable se sont multipliées avec la montée en puissance de l’intérêt des étudiants pour ces problématiques. Cette offre croissante de formations ne correspond cependant toujours pas aux réalités du marché du travail.

« Réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère  » le défi technologique lancé par la Fondation Altran pour son prix 2008

Dans le cadre de son prix 2008, La Fondation Altran propose comme à tous les porteurs de projets (français et internationaux) de plancher sur le thème « Réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère : notre défi technologique ».

La Fondation Altran pour l’Innovation vient de lancer son prix 2008 sur le thème de la réduction du taux de CO2 dans l’atmosphère. Le réchauffement climatique est aujourd’hui une préoccupation majeure pour l’ensemble de la communauté internationale et fait indéniablement partie des principaux enjeux que nous aurons tous à soutenir et à affronter ces prochaines décennies. Actuellement, les experts estiment que les risques climatiques sont principalement liés à l’accroissement de la quantité de CO2 dans l’atmosphère et cette hausse serait majoritairement causée par l’action de l’homme.

En un siècle, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 50%et leur concentration actuelle dans notre atmosphère n’a jamais été aussi élevée. Désormais l’Homme vit sur une planète en sursis où concentration de CO2 dans l’atmosphère rime avec effet de serre et réchauffement de la planète… ce qui fragilise les équilibres climatiques et écologiques. Face à ce constat, comment pouvons-nous enrayer cette équation infernale ?

ET SI L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE ETAIT LA SOLUTION ?

Devant l’enjeu majeur que représente la réduction du CO2, la Fondation Altran a décidé d’en faire son thème pour l’année 2008 : « Réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère : notre défi technologique ! ». Ce prix, qui est lancé aujourd’hui, est ouvert à tous les porteurs de projets (français et internationaux) en lien avec ce thème, qu’ils viennent des domaines de l’environnement, de l’énergie, de l’automobile, de l’industrie, du bâtiment, de l’aéronautique… Les projets seront soumis à un jury de spécialistes internationaux indépendants du Groupe Altran.

Ce prix récompensera un projet technologique et innovant répondant à l’une de ces problématiques :
– Réduire la consommation d’énergie
– Réduire la production de CO2 en améliorant l’efficacité énergétique et en optimisant les procédés
– Améliorer et développer les technologies de capture du CO2
– Améliorer et développer les technologies de stockage du CO2
– Revaloriser ou recycler le CO2 en développant les techniques de conversion du CO2

UNE DOTATION UNIQUE ET ORIGINALE

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Total doit-il quitter la Birmanie ?

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En 1948, au lendemain de l’occupation britannique et japonaise, la Birmanie (ou Myanmar) devient indépendante. Une démocratie parlementaire est alors instaurée jusqu’en 1962, date du coup d’état militaire du général Ne Win.

Le 8 août 1988, un mouvement de protestation de la population avait déjà eu lieu qui fût violemment réprimé par l’armée. Les militaires ont ouvert le feu sur la foule, bilan : plus de trois mille morts…
Conséquence indirecte de cette insurrection, des élections libres ont lieu en 1990 qui ont abouti à la victoire la National League for Democracy, dirigée par Aung San Suu Kyi (fille du général Aung San, le père de l’indépendance en 1947 et mort assassiné) avec plus de 80% des voix. Mais les élections sont annulées par la dictature militaire qui s’empare à nouveau du pouvoir de force et Aung San Suu Kyi est emprisonnée puis assignée à résidence.

Depuis la Birmanie est un Etat de non-droit, propriété privée de la junte militaire…

Le 25 septembre 2007, plusieurs dizaines de milliers de manifestants pacifiques emmenés par des bonzes descendent dans la rue à Rangoun (mouvement déclenché le 19 août, à la suite d’une augmentation des prix des carburants et des transports en commun : 66% pour l’essence, 100% pour le diesel et plus de 500% pour le gaz). Mais à nouveau, la répression fait rage et les militaires interviennent avec plusieurs tirs de sommation (faisant 10 morts au moins selon un bilan officiel) et procèdent à des arrestations par milliers.

C’est donc dans ce contexte, à l’heure où le peuple birman est oppressé par un régime extrêmement corrompu avec la main mise sur l’économie, que l’on est en droit de se poser la question sur la responsabilité sociétale de Total en Birmanie.

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Le projet Yadana de Total (champ de gaz situé en mer d’Andaman, à 60 km environ de la côte birmane la plus proche) soulève de nombreuses controverses. Total subit de fortes pressions de la société civile pour retirer ses investissements de Birmanie. Mais vendredi dernier, le directeur général de Total, Christophe de Margerie, a fait savoir dans Le Monde.fr qu' »Investir aujourd’hui en Birmanie serait une provocation, mais Total ne se retirera pas« .

Total a créé un site internet Total en Birmanie pour expliquer pourquoi la Compagnie décide de rester en Birmanie malgré sa situation politique désastreuse. L’entreprise avance, entre autres, l’argument que par sa présence, elle contribue au développement économique et social et à la protection de l’environnement.
La Compagnie se justifie en mettant en avant son objectif de  » réaliser des projets économiques rentables dans le respect des lois locales et internationales applicables, et en conformité avec son propre Code de Conduite.« 

Mais comment s’en assurer dans un pays où les lois locales ne sont pas en faveur des travailleurs (pratique du travail forcé) et où les lois internationales sont tout simplement ignorées (corruption, violations des Droits de l’Homme, droits des travailleurs). Total aura beau faire valoir son Code de Conduite, la Compagnie sera difficilement en mesure d’en assurer le suivi dans un Etat de non-droit.

D’ailleurs, à maintes reprises, le Groupe a été accusé par des travailleurs birmans (relayés par certaines ONG et par des médias occidentaux) de « séquestration arbitraire et travail forcé« . Des travailleurs auraient « été contraints par l’armée du Myanmar d’exécuter, sur le chantier de construction du gazoduc de Yadana, des tâches assimilables à du travail obligatoire« .

Trois ans plus tard, le parquet de Nanterre a considéré que l’enquête menée « n’a aucunement fait état d’arrestations et de séquestrations véritables, mais de travail forcé », délit qui n’est pas réprimé en tant que tel par le droit français, et a déposé une demande de non-lieu.
Source : Novethic.fr Birmanie : Total trouve un accord avec les plaignants, Véronique Smée, Mis en ligne le : 29/11/2005

Et dans un régime extrêmement corrompu où les dirigeants ont la main mise totale sur l’économie, on peut se demander si investir en Birmanie ne favorise pas finalement le régime en place ? Est-ce que ça ne revient pas à aider et cautionner un régime qui contribue à oppresser le peuple ? Et financer la fortune de dirigeants ubuesques ? Alors que le pays est richissime en hydrocarbures, la population n’en bénéficie pas. Le produit intérieur brut (PIB) est extrêmement bas. Selon The Economist, Total verse aux généraux birmans environ 450 millions de dollars par an en contre partie de l’exploitation du gaz. Il faut croire que tous ces revenus partent directement dans la poche des généraux au pouvoir.

Selon Transparency International, une ONG luttant contre la corruption des gouvernements, le Myanmar est classé comme étant le pays le plus corrompu du monde avec la Somalie (Indice de perceptions de la corruption de 1.4 en 2007) !

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* CPI Score est l’Indice de perceptions de la corruption (le score de 10 indique l’absence de demandes de pots-de-vin et celui de 0 une corruption systématique)

Le cœur du sujet, finalement, c’est de se demander si on peut parler de développement durable en l’absence de démocratie. Car les deux sont intimement liés. Pour que le développement durable puisse fonctionner, il faut impulser et favoriser les mécanismes de démocratie.

Leur slogan à une époque était : « Vous ne viendrez pas chez nous par hasard« . Avec l’exemple au Myanmar, « Total ne vient pas en Birmanie par hasard« 
Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme (LDH)

Aujourd’hui le Groupe Total a une position de force vis-à-vis de la junte militaire qu’il pourrait utiliser comme un tremplin vers la démocratie et pour faire pression sur le régime.
Selon Bernard Butori, coordinateur Unsa-Total, financièrement, la Compagnie ne courrait aucun danger si elle devait se retirer de Birmanie. Myanmar ne représente qu’1% de la production mondiale de pétrole de Total. Mais alors pourquoi ne le fait-elle pas ?

Alors qu’à l’inverse, des sanctions économiques sur les hydrocarbures, ou le retrait de Total affaiblirait définitivement la junte.

Au contraire le Groupe se déresponsabilise totalement et ne cesse de se parer d’arguments tels que :


« C’est au niveau de l’Etat qu’il faut agir. C’est un régime intolérable. Toutes les pressions, les sanctions concertées au niveau des instances internationales doivent être intensifiées. »

« Il est vrai que l’exploitation pétrolière ou minière dégage des revenus importants pour les Etats hôtes et que la transparence dans l’ usage de ces revenus est d’autant moins assurée que le système politique local ne favorise pas un réel débat et des contrôles efficaces sur leur emploi. Mais à supposer que la chose soit possible, ce n’est pas à une compagnie pétrolière que de prétendre dicter à un Etat le  » bon usage  » de ses revenus ; seules des organisations internationales peuvent légitimement introduire ce type de  » conditionnalité  » dans leurs interventions. »

« Le Groupe s’est toujours tenu, conformément à ses principes, dans une attitude de stricte neutralité vis-à-vis du pouvoir »

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En 1996, Madame Aung San Suu Kyi, la figure emblématique de l’opposition birmane à la dictature militaire, déclarait que Total : « est le premier soutien du régime militaire birman ».

Finalement Total a beau se « racheter » avec quelques actions locales socio-économiques, j’ai trouvé que ce dessin de Plantu résume assez bien ce qu’il en est réellement…

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