Nicolas Sarkozy a annoncé son « Plan Marshall » pour l’environnement au travers d’un discours fort et volontariste. Sur la forme, on a pu constater un Président engagé, avec pour témoins directs l’ensemble du gouvernement ainsi que de nombreuses personnalités reconnues parmi lesquelles 3 symboles forts : José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne, Al Gore et Wangari Matai, tous deux Prix Nobel de la Paix pour leur combat en faveur du développement durable.
Nouveau Consommateur : qui sont les rois de l’économie verte ?
Nouveau Consommateur N°22 (Novembre / Décembre 2007) vient d’arriver chez votre marchand de journaux.
Il y a quatre ans naissait le Nouveau Consommateur. Ce magazine participe depuis des années à la diffusion des bonnes et réalisables manières de vivre en harmonie avec soi-même, la nature et le vivant. Consommer éthique et responsable et ne pas accrocher sa vie à un chariot !
Au sommaire de ce numéro :
Enquête : Qui sont les Rois verts de l’économie
Environnement, écologie, développement durable, commerce équitable, énergies vertes… Autant d’expressions à la mode qui, au-delà des idéaux de beaucoup, sont devenues l’idée d’un seul. Et cette idée fit sa réussite ! Depuis les énergies renouvelables jusqu’au loisir éthique, en passant par l’industrie, l’agriculture et le commerce, des entrepreneurs du monde entier inspirent l’air du temps et exhalent un nouveau souffle de vie. Mais peut-on faire rimer philosophie avec profit, capital avec idéal, ou écologie avec économie ? A travers le survol de quelques success-story, entreprises pionnières d’une autre consommation, mais aussi celui des inévitables dérives d’une économie archaïque scotchée à son pouvoir, ce grand dossier rappelle que nous sommes tous, actuellement, au carrefour de deux mondes…
Dossier : Vivre bio et acheter équitable sur le Net
Produits bio et équitables : et si vous les commandiez sur le Net ? Si la décision est prise, les produits ne sont pas toujours faciles à trouver. Et quand les magasins sont trop éloignés et que le temps nous manque, il reste une solution. Les acheter en ligne. Après tout, la toile Internet est là pour ça ! Et elle offre de plus en plus de choix. Comment s’y retrouver ?
Avec le développement constant du commerce bio et équitable sur Internet, il faut se rendre à l’évidence, on s’y perd un peu. Ici quelques conseils et recommandations pour un achat citoyen en toute tranquillité. Sans compter que le web est aussi une ressource des plus riches pour s’informer. Que ce soit pour l’alimentation, la maison, le jardinage, que ce soit en matière de cosmétique naturelle et de textile bio et équitable, de nombreux sites existent pour faciliter vos achats et regorgent de bons produits et même de bonnes affaires. Petite sélection de ces sites (bien) pratiques. Guide pratique du bio, tous les amateurs de naturel vont se régaler…
Mais aussi :
– Les ravages du bois illégal :14 millions d’hectares de forêt tropicale disparaissent chaque année, soit l’équivalent de la forêt française. Que faire lorsque 40% de nos importations de bois sont illégales, en provenance majoritairement des forêts tropicales ?
– Beauté magnifiée pour les fêtes ! : « Les privilèges de la beauté sont immenses. Elle agit même sur ceux qui ne la constatent pas. », écrivait Jean Cocteau. Plus que quelques jours et la magie de Noël frappera à nouveau : décors féeriques, froid polaire, lumières scintillantes, effervescence des derniers préparatifs… Tout doit être parfait pour ce moment unique, à commencer par votre beauté qui doit être sublimée. Cette année, ré- enchantez la magie de Noël à travers une beauté équitable, naturelle et biologique. Etre la plus belle en symbiose avec Dame Nature… une promesse digne des plus grands contes de Noël. 24 h pour se pomponner…
– Regard sur le bio dans le monde – Focus sur l’Italie : Dans le cadre des Assises nationales de l’agriculture biologique organisées par l’Agence BIO à Paris ce 2 octobre 2007 Andrea Ferrante, Président de l’AIAB (Association italienne de l’agriculture biologique) a présenté la dynamique de développement de l’agriculture biologique en Italie. Aperçu sur un pays, le 2ème champion dans l’Union européenne… par Elisabeth Mercier, Directrice de l’Agence BIO
Portraits et rencontres :
– Serge Orru, directeur général de WWF-France, Humaniste écolo : depuis plus d’un an, Serge Orru est directeur général de WWF-France. La première organisation mondiale de protection de la nature regroupe 140 000 membres dans notre pays. Chaleureux mais déterminé, il met un point d’honneur à réunir la protection de l’environnement à celle des diversités humaines et culturelles…
– Allain Bougrain-Dubourg, naturaliste – « Je suis un utopiste raisonné »: Allain Bougrain-Dubourg est l’un des écologistes les plus actifs et inventifs. Depuis plus de 30 ans, il a parcouru tous les continents pour mieux connaître les animaux, rencontré des chercheurs et des protecteurs d’espèces en danger et cohabité avec des populations qui vivent en harmonie avec la nature (Massaïs, Inuits…). Son dernier ouvrage, Curieux de nature, 30 ans de passion pour la planète (Editions Flammarion), retrace toutes les expériences qui composent ce carnet de vie illustré des photographies de l’auteur. Rencontre ave un curieux et un passionné…
Retrouvez l’intégralité des ces articles dans le Nouveau Consommateur Numéro 22 (Novembre- Décembre 2007)
Aides et Seyes s’associent pour la lutte contre le sida : l’écharpe verte passe au rouge

Sortie du 1er guide pratique des aides locales au développement durable.
Le 1er guide pratique des aides locales au développement durable publié par Secteur Public présente plus de 250 aides et fournit une réponse concrète sur l’effort public face aux nouveaux enjeux environnementaux. Le guide présente les dispositifs opérationnels accessibles aux citoyens, aux associations, aux collectivités territoriales, aux entreprises, etc.
Festival du livre et de la presse d’écologie
Pour la 5ème année, le festival du livre et de la presse d’écologie ouvrira ses portes le dimanche 18 novembre 2007 au Trianon dans le 18ème arrondissement de Paris.
Climat : Le GIEC rédige une synthèse pour contraindre les Etats à aller beaucoup plus loin
L’océan Arctique sera-t-il vide de glaces l’été en 2050 ou en 2080 ? La mousson africaine montera-t-elle plus au nord, ou se rétractera-t-elle plus au sud ? Les cyclones tropicaux seront-ils plus nombreux et intenses, ou le seront-ils moins ? Le niveau des océans ne va-t-il s’élever que d’un demi-mètre, ou plus d’ici à la fin du siècle ? Honnêtes, les scientifiques chargés d’explorer le futur climatique de la planète l’avouent souvent : ils ne «savent pas tout», explique Pascale Braconnot à Libération (édition du 13 novembre 2007), du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, CNRS-CEA, université de Versailles-Saint-Quentin). C’est dans ce contexte que les représentants d’une centaine de pays se retrouvent cette semaine à Valence en Espagne pour s’accorder sur un document de synthèse sur les risques croissants liés aux changements climatiques, qui devrait contraindre les gouvernements à aller beaucoup plus loin. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), récompensé par le prix Nobel de la paix avec l’ancien vice-président démocrate américain Al Gore, se réunit jusqu’au 17 novembre pour condenser 3.000 pages de travaux en un rapport de synthèse de 25 pages destiné aux décideurs. Selon une dépêche de l’AFP, les experts mondiaux du climat s’affrontent sur le contenu final, que certains jugent fade, voire déjà dépassé. Explications.
Les 19èmes Rencontres Cinéma-Nature du 3 au 6 avril à Dompierre-sur-Besbre dans l’Allier
Festival de films sur la nature et l’environnement, les Rencontres Cinéma-Nature proposent au public des projections sur grand écran, une compétition de films, des rencontres avec les réalisateurs, des forums, un concours photo amateurs avec pour thème 2008 « eaux dormantes, eaux vives », un Espace-Nature sur le thème 2008 « Sauve qui peut l’eau ! » avec exposition, animations, jeux et de nombreuses autres surprises à découvrir à Dompierre !
Pour plus d’informations : 04 70 34 62 81
Place Yves Deret – 03290 Dompierre-sur-Besbre
Lancement de la plateforme du réseau francophone Responsabilité sociétale en vue du développement durable
A l’occasion de la 5e rencontre du Groupe de travail ISO 26000 – Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale, qui se tient à Vienne, Autriche, du 5 au 9 novembre 2007, le réseau francophone sur la Responsabilité sociétale en vue du développement durable (RSDD) se dote d’une plateforme d’échanges et d’information.
Ce nouvel outil d’information et d’échanges pour les membres du réseau RSDD comprend également une partie accessible au public. La partie accessible au public offre la possibilité de télécharger des documents relatifs à la responsabilité sociétale, les publications du réseau, ainsi que de consulter directement les dépêches publiées sur le portail RSDD de Mediaterre. La partie réservée aux membres du réseau permettra de stocker des documents et de faciliter les échanges autour des axes de son cadre d’action 2006-2009.
Le réseau RSDD a pour objectif de promouvoir les connaissances et les pratiques de responsabilité sociétale des organisations en vue du développement durable dans l’espace francophone. Il s’organise autour d’échanges sur les thématiques liées à la responsabilité sociétale, le renforcement des capacités en la matière, ainsi que la diffusion de l’information, des connaissances et des expériences.
Le réseau RSDD s’est constitué suite au séminaire international Normalisation et responsabilité sociétale pour le développement durable dans l’espace francophone (Marrakech, Maroc, 13 au 15 décembre 2005) et avec le lancement du processus d’élaboration de l’ISO 26000 – Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale des organisations.
Ses membres sont des personnes individuelles issues de structures de différents types : organismes de normalisation, organisations publiques, entreprises, associations, consultants. Le réseau comprend le Groupe francophone du Groupe de travail ISO 26000, dont un espace privilégié d’échanges est aménagé sur la plateforme du réseau RSDD.
Le réseau RSDD est une initiative soutenue par l’Institut de l’Energie et de l’Environnement de la Francophonie (IEPF). Le secrétariat est assuré par le Centre International de Ressources et d’Innovation pour le Développement durable (CIRIDD).
Enercoop : une entreprise solidaire pour une électricité verte
Depuis le 1er Juillet vous avez la possibilité de changer de fournisseur. Un an après le démarrage de son activité, la coopérative Enercoop établit un premier bilan positif à de nombreux égards.
Dans un contexte de prise de conscience généralisée face aux enjeux écologiques, l’approche écologique de la coopérative a suscité un intérêt important de la part des consommateurs et des médias. Cela n’est pas passé inaperçu aux yeux des fournisseurs d’électricité, qui ont peu à peu développé des offres « vertes ».
Deux outils ont été créés pour aider le consommateur à faire le tri parmi celles-ci, tous deux plébiscitent Enercoop. Enercoop est en cours d’obtention du label « EVE » (Electricité VErte) récompensant les démarches écologiques en matière d’électricité. Ce label est entre autres porté par le WWF et le CLER. L’association Greenpeace a attribué la meilleure note, et de loin, à Enercoop (17,1/20 devant GEG :10,4) lors de la réactualisation du classement des différents fournisseurs d’électricité, « Ecolo Watt ».
Aujourd’hui, ce sont déjà 1 157 consommateurs qui ont choisi Enercoop ! Parmi eux, 376 professionnels tels que l’Arene IDF, Biocoop, Greenpeace, Ecocert, Energie-Cités, la Nef … et 781 particuliers, chiffre qui place Enercoop en 3e position parmi les 10 nouveaux fournisseurs ! Au-delà d’un acte de consom’action, ces personnes ont choisi en grande majorité d’aller plus loin dans leur engagement en devenant membres de la coopérative. Enercoop compte aujourd’hui 950 sociétaires.
Ce succès est prometteur pour Enercoop, et pour la construction, ensemble, d’un autre modèle écologique et solidaire. Retour sur l’histoire de cette coopérative unique en France.
Vers une professionnalisation des associations?
Même s’il ne s’y limite pas, le développement durable est largement investi par les acteurs du monde associatif. Un monde lui même en pleine évolution
Le 13 novembre 2056 : Ouverture d’un procès improbable à La Haye.
Au Tribunal Pénal International de La Haye s’ouvre un procès, il y a peu, encore improbable. Il oppose les technologies les plus avancées aux libertés fondamentales dont l’homme doit disposer pour vivre.
Petit rappel : après un moratoire d’une vingtaine d’années, les semenciers obtinrent, dans les années vingt, l’autorisation d’inclure dans leurs semences génétiquement modifiées un gène dit « Terminator ». Ce gène empêchait qu’une graine issue d’une moisson puisse être replantée : la graine fille était stérile. Ce dispositif génétique protégeait la propriété intellectuelle des laboratoires de génie génétique et des semenciers.
Parmi les arguments qui ont justifié la mise en place de ce moratoire, certains experts citèrent le chiffre de 1,6 milliards. C’était le nombre de personnes, de par le monde, dépendantes des semences issues de leurs récoltes pour assurer leur subsistance. Le moratoire avait été voté afin de donner le temps à ces populations, avec l’aide internationale, de sortir de cette pauvreté et ainsi d’être capables d’acheter leurs semences. Elles devaient, elles aussi, pouvoir « bénéficier des avancées du génie génétique ». Le moratoire tint vingt ans. Il fut levé sous la pression des lobbies agro-alimentaires.
En à peine sept ans, on vit alors s’abattre des famines à répétition sur les pays les plus pauvres et les plus dépendants de leur agriculture. La communauté Internationale dû intervenir d’urgence, auprès de ces populations. Les opinions publiques occidentales ayant été fortement choquées par des images telles qu’on pensait ne plus jamais en voir.
Aujourd’hui, ces pays, las de faire les frais du droit international, attaquent en justice les grands groupes industriels et les laboratoires pour voir enfin leurs droits fondamentaux reconnus.
Olivier Parent
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Journalisme, Anticipation & Prospectives : FuturHebdo, le monde dans 50 ans est le magazine hebdomadaire de notre futur immédiat. Chaque lundi, le monde décrit tel qu’il pourrait être dans 50 ans.
Les Ateliers de la Terre : l’écologie de l’information
Un mois après la conclusion du Grenelle de l’Environnement, Les Ateliers de la Terre – Forum International pour le Développement Durable lancé avec le soutien de l’ADEME et d’entreprises poursuivent la réflexion dans le cadre de la deuxième édition du Forum qui se déroulera à Courchevel les 7 et 8 décembre 2007. Cette année, les discussions s’articuleront autour du thème « Le cycle de vie de l’information sur le développement durable ». Les participants y débattrons de thématiques liées à l’information sous tous ses aspects (économique, outil de sensibilisation, de communication, etc.) tels que : Peut on parler de débat public au sujet du Grenelle de l’environnement ? Information et controverse scientifique : comment assurer la fiabilité des sources ? Le développement durable est il un outil de bonne conscience pour les entreprises ? Développement durable et information : les médias sont-ils prêts ?
Développement durable et marketing
Même si tout le monde le fait depuis quelques temps, si les médias reprennent le sujet encore et encore, et si les consommateurs y sont enfin sensibles, il est plus que temps de parler développement durable et marketing, parce qu’on n’a plus le temps d’attendre !
Ouverture des candidatures au Trophée RSE PACA édition 2008
La revue de presse du développement durable n°12



L’écologie : de la contrainte à l’opportunité business | Mardi 27 novembre à 19h30 | ESSEC Paris
Le Club ESSEC Entrepreneuriat Social vous invite à la conférence : « L’écologie : de la contrainte à l’opportunité business »
Mardi 27 novembre à 19h30 précises
à la Maison des ESSEC – 70, Rue Cortambert – 75016 Paris
(Métro Passy ou La Muette)
M. Farid Baddache (E99), consultant et professeur associé à l’Université de Versailles St Quentin sur le développement durable et la responsabilité sociétale des organisations, animera la discussion autour de :
Mme Malia Belkacem, Chargée de mission développement durable de Suez
Mme Céline Simon, Directeur Chargée de projet développement durable de SGIV-AVEMCE (PME de conception, fabrication, pose et maintenance d’enseignes publicitaires)
M. Pascal Canfin, Journaliste et Président de la commission Economie et Social des Verts.
Notre modèle économique basé sur un productivisme forcené a pour conséquence une surexploitation de ressources naturelles limitées, et une détérioration de notre environnement. L’état de la planète est alarmant (réchauffement climatique, pollutions ….). Nous sommes désormais confrontés à une pénurie des matières premières, comme l’indique la hausse des cours mondiaux. Si nous ne réagissons pas vite, nous allons droit dans le mur.
Face à ce constat, l’entreprise est un acteur clé qui a son rôle à jouer. Mais de nombreuses entreprises sont frileuses car elles doivent faire face à des contraintes en apparence difficilement conciliables : les yeux rivés sur les indicateurs de la concurrence, de la part de marché et de la marge, les managers n’identifient encore pas suffisamment la manière dont ils pourraient nourrir leurs réflexions en activant désormais le levier de la donne environnementale, perçu comme une contrainte supplémentaire.
Pourtant, de nombreux exemples d’entreprises pionnières prouvent qu’il est possible de concilier logique économique et protection de l’environnement. Certaines mêmes arrivent à améliorer leur rentabilité, et à en tirer un avantage concurrentiel. Serait-il donc possible de faire de cette apparente contrainte une opportunité business ? Si oui, quels sont les facteurs clés de succès pour rentrer dans un cercle vertueux ? Comment passer des intentions aux actes ? Ces expériences sont elles généralisables à toutes les entreprises ? Ces questions, et bien d’autres encore, seront abordées lors de cette conférence axée autour trois acteurs qui nous font part de leur expérience dans le domaine
Inscriptions :
Prix diplômé du Groupe ESSEC à jour de leur cotisation : 15 € – Autres : 38 € – Étudiant : 8 €
Conformément à l’usage du club, seules les inscriptions accompagnées du règlement seront prises en compte
– Contact : Delphine Bouteloup – ESSEC Alumni – 70 rue Cortambert – 75116 PARIS
La face cachée du prêt-à-porter « made in mondialisation »
« Inspiré par le passé, mais en nous tournant vers le futur. 5 mots ont toujours reflété les valeurs de notre marque : Casual. Cool. Clean. Classic. Confident.
Gap, c’est la marque de vêtements premium casual cool issue de l’atmosphère cool et ouverte de San Francisco.
inspiré de la façon dont on vit. »
Gap publie également un rapport de « Social Responsibility » sur son site.
«Gap Inc.’s commitment to doing business in a socially responsible manner is a fundamental part of who we are, especially for our employees and our customers.»
Glenn Murphy, Chairman and CEO of Gap Inc.
Tout semble aller pour le mieux dans la meilleure des modes.
Pourtant de l’autre coté du miroir, les victimes de la mode ne sont pas celles que l’on croit…
Comme la plupart des grandes marques de prêt-à-porter, Gap fait fabriquer la majeure partie de sa production de vêtements en Asie. Or le 28 octobre Gap s’est fait épinglé par le journal hebdomadaire britannique The Observer. Le journaliste Dan McDougall, envoyé spécial à New Delhi, a fait paraître une enquête dénonçant les conditions de travail déplorables de mineurs dans une dizaine d’ateliers textiles à New Delhi qui fabriquaient des chemises pour la marque.
Indian ‘slave’ children found making low-cost clothes destined for Gap
Une vingtaine d’enfants auraient immédiatement été secourus par les autorités et ONG locales. Et Gap a aussitôt fait retirer les vêtements concernés de son réseau de distribution et a dû renoncer à vendre sa dernière collection de vêtements pour enfants.
Comment en est-on arrivé là?
Bien que Gap ait imposé à ses fournisseurs un code de conduite afin de mettre fin à ces pratiques, il semblerait que le fournisseur mis en cause ait dû faire appel à un sous-traitant non autorisé. Et d’une manière générale, la raison évoquée pour ce genre de recours illégal de la part des fournisseurs contractuels est bien souvent la nécessité de pouvoir suivre les cadences des commandes en flux tendus…
D’apres les ONG, 60 millions d’enfants travailleraient illégalement en Inde et selon les Nations unies, leur travail représenterait 20% du Produit Intérieur Brut local. Les enfants sont « recrutés » dans les villages pauvres et les parents reçoivent 20 à 30 euros en échange de quoi on leur promet que leurs enfants apprendront un métier en ville. Seulement, « Une fois qu’ils sont partis, les parents n’ont plus de nouvelles » confie Ramesh Gupta, le président de l’ONG La Marche mondiale contre le travail des enfants et les conditions de travail des enfants sont très dures (16 heures par jour, travail « gratuit » ou sous-payé, violences au travail, environnement sanitaire malsain, etc.).
Une fois de plus, voir article Un an sans « Made in China », on met en évidence les limites de la régulation de la mondialisation et les difficultés qu’ont les multinationales à faire suivre et contrôler la mise en place de leur code de conduite en matière de responsabilité éthique et sociale.
Durant ces dernières décennies, l’Inde et la Chine sont devenus les ateliers du monde (voir aussi China Blue), et on se rend bien compte qu’il est extrêmement difficile, à la fois pour les multinationales elles-mêmes mais aussi pour les cabinets d’audit et agences de notation, de faire des contrôles réguliers et suffisants sur le terrain pour s’assurer à 100% du bon suivi de ces codes de conduite.
Il existe encore un décalage important entre ce que font savoir les multinationales et ce qu’elles savent réellement faire appliquer tout au long de leur chaîne d’approvisionnement.
Pour en revenir au prêt-à-porter, on parle aujourd’hui de mode éthique (ou mode solidaire), une mode tendance qui respecte l’environnement et l’être humain.
En octobre dernier a eu lieu l’Ethical Fashion Show à Paris pour promouvoir :
«
– Une mode qui prend en compte les normes édictées par l’Organisation Internationale du Travail : respect des droits fondamentaux en matière de salaires, de santé, de liberté syndicale.
– Une mode qui recycle, récupère et travaille en étroite collaboration avec les artisans.
– Une mode qui réinvestit une partie de ses bénéfices dans des projets communautaires (éducation, formation, logements, santé…).
– Une mode qui travaille les matières naturelles, traite et colore avec des ingrédients et des méthodes respectueux de l’environnement.
– Une mode qui a la volonté de parvenir à un juste rapport créativité/qualité/prix.
– Une mode qui respecte l’environnement et l’humain.
– Une mode qui travaille pour aujourd’hui et pour demain dans un objectif de développement durable, soit « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.»
2050 #17 | la lettre d’information sur le Développement Durable, les Médias et la Publicité
Voici le numéro 17 (novembre/décembre 2007) de 2050, la lettre d’information sur le Développement Durable, les Médias et la Publicité, concue et réalisée par Alice Audouin, Responsable développement durable d’Havas Média France.
Au sommaire de ce numéro 17 :
– Art Contemporain : deux initiatives vertes
– Interview : Sébastien Kopp, co-fondateur de Veja
– Tableau d’Honneur des meilleurs rapports de développement durable ou RSE
– Une Green Doctor sur TF1
– Les 5 règles d’or de la consom’action
– Les TIC : le problème ou la solution ?
– etc.
Le Plan B de Lester Brown, pour un pacte écologique mondial
Dans son dernier ouvrage, Lester Brown dresse l’état d’une planète en péril, mais surtout propose de construire un autre futur via un programme d’actions chiffrées censé rectifier la «trajectoire d’effondrement» prise par nos sociétés. Il redéfinit une économie durable à la fiscalité redéployée, repense le rôle de la cité. Un livre essentiel préfacé par Nicolas Hulot.
La Semaine de Solidarité Internationale
Du 17 au 25 Novembre, c’est la 10ème Semaine de la Solidarité Internationale, le temps fort pour les Organisations de la Solidarité Internationale qui y dénoncent les inégalités toujours croissantes entre le Nord et le Sud.
Buy&Care, le salon des achats professionnels responsables | Pollutec – Paris Villepinte du 27 au 30 novembre 2007
Un nouveau marché émerge, celui des produits ou services « responsables ». Sur ce marché, la demande a d’abord précédé l’offre, mais aujourd’hui, un grand nombre de fournisseurs ont déjà intégré dans leurs catalogues des produits ou services responsables. La première édition de Buy&Care, salon des achats professionnels responsables s’inscrit dans ce contexte porteur et répond aux besoins des acheteurs désireux de prendre en compte la protection de l’environnement et le respect de la personne dans leur politique d’achats.
■ Un contexte privilégié
Le marché des achats responsables est largement soutenu par les autorités publiques, notamment via :
– la stratégie nationale de développement durable incluant le volet « Etat Exemplaire » (16 % du PIB en termes d’achats) et la mise en place d’un Plan national des achats publics durables (mars 2007). Ce plan concerne directement 250 000 acheteurs publics français, et bien plus d’acheteurs privés.
– la stratégie européenne de développement durable.
– Depuis le 1er septembre 2006, le nouveau code des marchés publics incite les acheteurs de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics à prendre en compte les objectifs de développement durable dans leurs achats.
– En 2005 et 2006 sur Pollutec, les espaces « Produits & Développement Durable » qui présentaient une sélection de produits écologiques, ont remporté un vif succès auprès des visiteurs.
– En 2006, 47% des visiteurs de Pollutec ont déclaré être intéressés par la création d’un espace sur le thème « Achats éco-responsables et bio-produits ».
Organisé en concomitance avec Pollutec Horizons, le salon Buy&Care a pour ambition de réunir des acheteurs et des entreprises présentant une offre de produits* et services* assimilés à des achats responsables répondant aux exigences d’un écolabel officiel ou équivalent et /ou présentant un réel bénéfice écologique ou sociétal :
• Édition/communication et événementiel
• Emballages
• Entretien
• Espaces verts
• Fournitures/consommables et mobiliers de bureaux
• Fournitures d’énergie
• Informatique et bureautique
• Mobilité
• Papiers
• Restauration
• Urbanisme, construction et rénovation
• Vêtements et accessoires
* Un comité technique constitué d’experts issus du Ministère de l’Ecologie du Développement et de l’Aménagement Durables, de l’ADEME, de l’association Les Eco Maires, de la société Achat Concept Eco et de FIDAREC aura la charge de valider les produits exposés.
■ Les animations
– Un Forum de conférences dédié à l’achat responsable
Le Forum Buy&Care propose pendant 4 jours un tour d’horizon complet des bonnes pratiques et solutions disponibles aujourd’hui sur le marché, avec notamment l’organisation d’ateliers thématiques animés par un acheteur privé, un acheteur public, un fournisseur et un grand témoin journaliste ou institutionnel. Les intervenants débattront des solutions disponibles en matière de papier et d’enveloppes, de produits et services d’entretien, de mobilier, d’édition, de restauration, de matériel informatique…
– La Compagnie Des Acheteurs de France (CDAF) invite l’ensemble des acheteurs à participer à une conférence intitulée « Achat responsable, passer de l’envie à l’acte ! » mardi 27 novembre à 14h, salle 503 (accès libre et gratuit).
■ Les prix et trophées
Les Trophées de l’Eco-Conception de stands distingueront les exposants du salon ayant adopté une démarche globale d’Eco-conception dans la réalisation de leur stand.
Le Prix de la Communication Ecolabels, décerné par AFAQ AFNOR, récompensera les titulaires de la marque NF Environnement, et de l’Ecolabel Européen à travers leurs actions de communication mises en place pour valoriser leur certification.
■ Les visiteurs
Tous les acheteurs des collectivités locales, du monde de l’industrie et des entreprises tertiaires sont invités :
• Acheteurs publics et privés (dont acheteurs de la grande distribution…)
• Directeurs et responsables des Services généraux, de l’Environnement, du Développement Durable, de l’Urbanisme, de la Communication, des Ressources Humaines, des Finances…
• Architectes et autres prescripteurs du Bâtiment
• Ingénieurs
