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Ressources Urbaines, l’agence de presse des quartiers

Depuis les émeutes qui ont secoué la France, les quartiers sont devenus l’un des abcès de fixation de la crise du « modèle social français ». Les crises politiques qui se multiplient en témoignent, sans que ces dernières ne provoquent pour l’instant d’évolution sensible de la situation, à la grande inquiétude de secteurs sans cesse plus importants de la population française.
Violences urbaines, montée du phénomène religieux et des questions identitaires (communautarismes, racismes et corporatismes), précarité, mais aussi et de manière positive, créativité culturelle (cultures urbaines), dynamisme économique (nouveaux entrepreneurs) ou renouveau des solidarités (mouvement associatif) : les questions nées dans les quartiers ne touchent plus seulement ceux-ci mais l’ensemble de la société française.
Les quartiers populaires sont un condensé des changements qui bouleversent la France, pour le meilleur ou pour le pire. Ces quartiers ont besoin d’un regard nouveau, qui leur rende leur dignité, leur sens et leur place dans la société française. Ressources Urbaines veut remettre les quartiers populaires au cœur de la France. Cette agence fournit des informations, textes et images, pour témoigner et comprendre la réalité afin de changer notre regard sur les quartiers et leurs habitants.

Le père Noël mangera-t-il votre cadeau en route ?

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Noël approche… et avec, la course aux cadeaux !

Voici donc une idée de cadeau, très facilement adaptable et qui fera plaisir à au moins deux personnes… Pourquoi deux ?
Et bien simplement car ce sera un cadeau issu du commerce équitable, qui en plus d’éblouir le destinataire, permettra à un producteur du Sud de vivre dignement… et peut-être à ses enfants de recevoir eux aussi un petit quelque chose pour Noël…

Environnement, solidarité, emploi: le nautisme au 21ème siècle !

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L’association « Observatoire Sport et Développement Durable » est heureuse de vous offrir la première édition du guide de sensibilisation sur le nautisme et le développement durable : « Environnement, solidarité, emploi : le nautisme au 21ème siècle ».

Acheter « vert », un nouveau guide du WWF pour l’achat de papier

Le guide propose également une grille d’analyse qui permet aux acheteurs d’évaluer la performance environnementale de leurs fournisseurs actuels et futurs en matière de recyclage, de gestion responsable des forêts, de lutte contre la pollution et les changements climatiques. Le guide fournit aussi des recommandations pour améliorer les pratiques des fournisseurs.

Le papier fait partie intégrante de notre développement culturel. Or la consommation mondiale de papier a quadruplé ces 40 dernières années et continue d’augmenter. Cette énorme croissance menace les dernières forêts naturelles d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine, d’Asie et de Russie, et menace aussi les hommes qui en dépendent pour leur survie. La France importe plus de la moitié de ses produits papiers ; il est donc primordial de vérifier l’origine du bois et la bonne gestion de la forêt dont il est issu. Le traitement de la pâte et du papier rejette aussi de grandes quantités de gaz à effet de serre dans l’environnement et un large éventail de composants polluants, qu’il faut tenter de minimiser.

Cette vigilance sur l’achat papier est d’autant plus nécessaire que certaines certifications appliquées au papier, comme la certification NF environnement, n’offrent pas de garanties suffisantes sur la légalité et la qualité de l’exploitation des forêts. Par exemple, l’entreprise PT Kertas Tjiwi Kimia récemment certifiée, vient d’être sanctionnée pour dumping par les Etats Unis, en partie à cause d’approvisionnement en bois illégal. Seule la certification FSC garantit aujourd’hui que le bois utilisé est issu de forêts bien gérées.

« Les acheteurs et les fabricants de papier doivent prendre leurs responsabilités. Le WWF recommande aux structures qui achètent de grandes quantités de papier d’utiliser ce nouveau guide. Il est important que les acheteurs de papier influencent leurs fournisseurs afin qu’ils minimisent leur impact environnemental sur la perte de biodiversité, sur le changement climatique, sur la pollution de l’air et de l’eau », explique Serge Orru, Directeur du WWF France.

« Tetra Pakvoit dans le Guide d’achat du papier du WWF un outil important pour analyser la performance environnementale des industries forestières et papetières », explique Lena Dahl, responsable de la politique forestière chez Tetra Pak International. « La grille d’analyse du guide fournit des données comparables pour les acheteurs et les décideurs. Tetra Pak a évalué la performance globale de ses fournisseurs de papier depuis de nombreuses années. Nous recherchons maintenant si nous pouvons intégrer des critères supplémentaires dans l’évaluation de nos fournisseurs ».

Le WWF favorisera la transparence du secteuret rendra les acheteurs et les fabricants de papier responsables en leur offrant une nouvelle « boîte à outils pour le papier » disponible sur internet.

Vu du ciel : 6 milliards d’hommes à nourrir

« Vu du Ciel » entame sa seconde saison avec le même intérêt : celui de faire un état des lieux de la planète bleue. Présentée par Yann Arthus-Bertrand, le photographe rendu célèbre par le livre et les expositions « La Terre vue du Ciel », cette nouvelle série de quatre documentaires est donc consacrée aux grands enjeux environnementaux du siècle à venir.

12 personnalités pour 12 regards sur la planète

Intemporel et atypique, ce premier hors-série de Echo Nature ouvre ses pages à douze personnalités qui font référence dans leurs domaines respectifs, avec l’objectif d’établir un instantané de la planète et de décripter quelques pistes d’avenir …

Jardiner durablement et cultiver un potager bio

Avec Jardiner durablement, découvrez des méthodes simples et économiques pour éviter le gaspillage de l’énergie et des ressources naturelles. Avec Un coin de potager bio, aprenez à cultiver un panier de légumes en pleine santé dans un potager en accord avec la faune et la flore de votre jardin.

Graines de changement N°35 Octobre – Novembre 2007 | une revue mensuelle de l’information positive sur le web

Ces jardins qui cultivent la vie
Parce que la nature transmet la force de la vie, l’association Belles Plantes et ses homologues internationaux créent des jardins guérisseurs pour aider les enfants autistes, les personnes âgées ou les malades du cancer à guérir plus vite (…)

Le design au service des plus démunis
Sur les 6,5 milliards de personnes qui vivent sur terre, près de 90% n’ont pas accès à des produits et services de base : une exposition est consacrée aux designers qui inventent des solutions destinées aux populations les plus démunies (…)

Étancher sa soif… sans assoiffer la planète
A l’heure où l’eau en bouteille est l’objet de controverses croissantes, les initiatives fleurissent pour faire redécouvrir l’eau du robinet ou donner un supplément d’âme à l’eau de source (…)

Le premier label musical éthique et participatif voit le jour
S’inspirant des principes du commerce équitable et refusant de considérer l’artiste comme un produit marketing, le label lillois Reshape-music propose aux internautes de fixer eux-mêmes le prix d’achat de la musique qu’ils achètent (…)

Le marché du skate aborde l’écologie comme sur des roulettes !
Emmenée par quelques marques pionnières et des entrepreneurs visionnaires comme le Français Pierre-André Sénizergues, propriétaire de la marque de chaussures Etnies, l’industrie du skateboard fait déferler une vague verte sur le béton (…)

La conférence de Bali sur le changement climatique

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Les catastrophes naturelles qui menacent la Terre si rien n’est fait pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre seront à l’esprit de tous les participants à la conférence des Nations unies sur le changement climatique qui s’ouvre aujourd’hui à Bali, mais les pays restent très divisés sur les moyens d’agir.

Téléthon 2007 : réussir le grand virage des traitements

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Dès la fin des années 1980, l’AFM dessinait le chemin du médicament et ses étapes : les premières cartes du génome humain, l’identification des gènes responsables de maladies, la preuve de concept pour des thérapies nouvelles… Stratégie payante : avec 40 essais cliniques en cours ou en préparation, l’AFM entre dans l’ère des traitements, 20 ans seulement après le premier Téléthon. Il s’agit aujourd’hui de transformer les essais en véritables succès thérapeutiques, un défi ambitieux et coûteux puisqu’un essai sur l’homme coûte plusieurs millions d’euros et que la mise au point d’un médicament nécessite plus de 10 ans.

En soutenant les équipes publiques de recherche, en engageant des partenariats avec les industriels, en développant des outils d’intérêt général, l’AFM n’a qu’un objectif : accélérer la mise au point des thérapeutiques pour guérir des maladies encore incurables. Du premier Téléthon en 1987 à aujourd’hui, la recherche scientifique et médicale a ainsi énormément progressé. Grâce à l’impulsion de l’AFM et au Téléthon, les pistes thérapeutiques et les essais cliniques se multiplient. La générosité des français est une nouvelle fois nécessaire pour avancer et vaincre la maladie. Alors, les 7 et 8 décembre prochains, on compte sur vous.

Santo, les explorateurs de l’île planète

Santo. Une île aux antipodes dont le nom sonne comme une invitation au voyage. Un confetti perdu au milieu du Pacifique, qui fut le théâtre d’une aventure exceptionnelle : Santo 2006. La plus grande expédition scientifique jamais organisée au chevet de la biodiversité. Forêts, grottes, récifs coralliens, profondeurs abyssales : quatre mois durant, tous les milieux de cette véritable « île planète », concentré des écosystèmes les plus riches et les plus fragiles sur Terre, ont été passés au peigne fin par près de cent soixante chercheurs naturalistes venus de vingt-cinq pays différents.

« Les stations de montagnes s’engagent pour la planète » avec le WWF : second forum international d’Avoriaz les 17 et 18 janvier 2008

Invitation Forum International d’Avoriaz

« Les stations de montagnes s’engagent pour la planète »

A la croisée de nombreux secteurs économiques et de 6 pays, les Alpes sont un réservoir de biodiversité et une ressource importante pour ses habitants. Il existe dans les Alpes des milieux naturels d’une grande diversité et d’une incroyable beauté. Le WWF travaille en réseau pour préserver cette Eco- Région qui, d’un point de vue écologique, joue un rôle clé en Europe. C’est dans ce contexte et dans le cadre de son partenariat avec le groupe Pierre & Vacances que le WWF soutient le 2ème forum international « Les stations de montagnes s’engagent pour la planète ».

SECOND FORUM INTERNATIONAL D’AVORIAZ : 17 et 18 janvier 2008

Le 19 janvier 2007, la station d’Avoriaz accueillait le premier forum international sur le thème : «Les stations de montagne s’engagent pour la planète». L’objectif était de réunir sur une journée les meilleurs spécialistes internationaux de l’environnement en montagne pour nourrir une réflexion mobilisatrice sur l’avenir des stations écologiques de montagne.

Destinée à tous les acteurs de la montagne (professionnels de l’exploitation des stations, entreprises touristiques, collectivités, etc.), cette première édition consistait à dresser un panorama des enjeux du développement durable pour les stations de montagne, puis à faire un bilan des initiatives actuelles et un partage des bonnes pratiques des acteurs internationaux les plus engagés sur ces sujets, parmi lesquels: l’OCDE, les représentants de stations américaines, canadiennes ou autrichiennes…

Fort du succès de cette première édition qui a réuni de nombreux professionnels de la montagne venus de toute l’Europe, Avoriaz et Pierre & Vacances souhaitent, sous le haut patronage de l’Organisation Mondiale du Tourisme, réitérer l’événement en l’enrichissant. En effet, après avoir posé les premières bases de réflexion, il s’agit désormais de lancer une triple dynamique de fertilisation croisée des expériences, d’apprentissage à partir des meilleures pratiques et de diffusion des solutions concrètes à mettre en place sur chacun des enjeux écologiques de demain.

Pour sa deuxième édition, le Forum se déroulera sur deux jours : les 17 et 18 janvier 2008 à Avoriaz.

L’enrichissement du contenu de ces rencontres se fera notamment par l’organisation, en parallèle des ateliers/conférences, d’une exposition de matériels et produits innovants, qui apportent des solutions aux enjeux liés à la protection de l’environnement.

Ces rencontres sont donc l’occasion pour les entreprises les plus avancées du secteur de venir exposer les équipements les plus innovants en matière de performance environnementale : enneigement et entretien hivernal des pistes de ski, aménagement et entretien des terrains en montagne, énergies renouvelables, gestion de l’eau et des déchets en montagne, etc.

Parmi les intervenants :

Francesco FRANGIALLI, Secrétaire Général Organisation Mondiale du Tourisme.

Laurent REYNAUD, directeur du Syndicat National des Téléphériques de France.

Matthew HAMILTON, responsable environnement station d’Aspen Snowmass (Colorado).

Christian MANTEI, directeur d’Odit France.

Arthur DE JONG, responsable développement durable Whistler Blackcomb (Canada).

Gian Paul CALONDER, responsable environnement de Davos (Suisse).

Luke CARTIN, responsable environnement de Vails Resorts (Colorado).

Thobias LUTHE, Responsable environnement de la Fédération allemande de ski.

Wimmer WOLFGANG menant le projet « eco-modell » à Chental (Bavière).

Une conférence neutre en CO2, grâce au partenariat avec Action Carbone.

Prolongez votre séjour le temps d’un week-end à Avoriaz, la première station sans voitures depuis sa création en 1967.

Les tables rondes auront lieu le jeudi 17 et le vendredi 18 janvier, à Avoriaz, Salle des Festivals.

Traductions simultanées de tous les débats.

Pour tout renseignement, contactez Marie-Christine – Tél: 04 50 74 24 20 – www.avoriaz.com

Le Grenelle Environnement à l’École : les élèves agissent en faveur de la planète

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Inciter les jeunes à réfléchir, à élaborer un projet et à faire des
propositions concrètes en faveur de la lutte contre les changements climatiques, de la préservation de la biodiversité, ou encore de la construction d’une démocratie écologique… tel est l’objectif du “Grenelle Environnement à l’École : l’École agit !“.
Cette initiative du ministère de l’Éducation nationale parrainée par
Nicolas Vanier, explorateur de l’Arctique, écrivain et réalisateur, débute fin novembre 2007 par le lancement d’un appel à projets dans les académies pour aboutir, en mai 2008, à la sélection d’une quinzaine de propositions d’élèves.

Acheter et donner pour un monde meilleur

Depuis 1989, les fondateurs de la Fédération Européenne pour l’Ethique et le Développement Durable (FEDD) travaillent à l’évaluation des pratiques éthiques des entreprises et l’analyse des associations. Résultat de ces études, deux guides indispensables viennent de paraître pour décrypter les pratiques de 1000 grandes marques et de 72 associations humanitaires.

Invitation à la remise des prix du concours Mountain Wilderness « Changer d’approche »

La remise des prix du concours MW « changer d’approche » aura lieu le mardi 11 décembre 2007 à 19h dans les locaux de la Maison de la Montagne de Grenoble. Les gagnants se verront remettre des prix pour les récompenser d’avoir pratiqués la montagne d’une manière exemplaire.

« Faites des sorties montagne en transports en commun », le défi n’était pas évident pourtant il a été relevé par quelque 400 pratiquants de la montagne.

Ce concours avait pour but de démontrer que les transports en commun (TC) permettaient d’accéder à la montagne pour des activités de pleine nature. C’est chose faite avec le recueil d’une centaine de sorties de tous niveaux qu’elles soient d’alpinisme, de ski de randonnée, de randonnée pédestre ou d’escalade.

Les critères de sélection étaient l’intelligence de l’utilisation des TC, l’originalité de la sortie et son côté « wilderness », la contribution à l’économie locale, la relation avec la nature et enfin la motivation ayant conduit à utiliser les TC (le niveau de difficulté n’entrait pas en compte).

Le 11 décembre a été décrété « journée internationale des montagnes » par la FAO et le thème de 2007 est le changement climatique. Comment mieux montrer les évolutions possibles de nos comportements de pratiquants de la montagne que par le résultat très positif de l’initiative « changer d’approche » ?

Ce concours a été rendu possible grâce à de nombreux partenariats avec : Les régions Rhône-Alpes et PACA, le Conseil général de l’Isère, l’association Camptocamp, Montagnes Magazine, Black Diamond, Patagonia, Petzl, Simond, Climbing attitude et les magasins Satoriz.

Venez nombreux voir les résultats de ce concours et écouter le récit d’expériences inédites !

– Accès vélo et transports en commun : 3, rue Raoul Blanchard – 38000 Grenoble / Tram A ou B arrêt Office du Tourisme

— 

Carmen GRASMICK

mountain wilderness france

5, Place Bir Hakeim – 38000 Grenoble

T. 04 76 01 89 08 – F. 04 76 01 89 07

www.france.mountainwilderness.org

– Pour contacter les chargés de mission :

Aurélien Dautrey

Vincent Neirinck

Un PC portable qui fonctionne à la force du mollet

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Pédaler pour alimenter son PC portable. C’est l’idée qu’à eu l’Université Polytechnique de Madrid pour répondre au concours lancé en avril 2007 par Intel sur le continent européen. C’est ce concept qui a été primé le 29 novembre dernier. Le défi Intel CORE (Competition On Renewable Energy) visait à « concevoir un dispositif permettant d’alimenter des PC portables à partir d’une source d’énergie durable et renouvelable ».

The Global Warning

La fonte des glaces, tout le monde en parle… à tel point que l’ampleur du réchauffement climatique est occultée. Qu’est-ce que ça peut bien faire quelques degrés de plus, après tout ? Pourtant les signes sont bien là : la Nasa a constaté que l’Arctique a perdu environ 10% de sa couche de glace permanente tous les dix ans depuis 1980 (à ce rythme, la disparition de la banquise arctique est prévue avant 2040), recul des glaciers, sécheresses graves dans beaucoup de pays d’Afrique Subsaharienne, la terre devient aride à mesure que le monde se réchauffe, les insulaires de Tuvalu perdent du terrain face à la montée de la mer, incendies attisés par des vents chauds et secs en Californie, incendies dans le sud de l’Europe, inondations monstres en Grande-Bretagne, ouragan Katrina en Louisiane et Nouvelle-Orléans, ouragan Dean aux Caraïbes, 2007 sixième année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des observations il y a 150 ans, diminution des ressources d’eau potable et d’irrigation, probablement un milliard de migrants climatiques d’ici à 2050… Des épisodes de plus en plus chers. Selon les assurances, les dégâts causés par les catastrophes naturelles dans le monde sont en constante augmentation depuis les années 50, avec des épisodes particulièrement coûteux. Selon la base de données EM-DAT (the International Disaster Database), l’augmentation en nombre des catastrophes est significative : EM-DAT.jpg Les effets se font déjà durement sentir alors même que la hausse de la température mondiale moyenne n’est « que » d’environ 1 degré depuis 1850 ! giec.jpg Rappelons que le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) prévoit d’ici 2100 une augmentation des températures de 1,8 à 4 degrés par rapport à la période 1980-1999… « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs », comme l’a si bien dit Jacques CHIRAC, au Sommet Mondial du Développement Durable à Johannesburg en 2002. Selon le rapport du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), les changements climatiques risquent de condamner des millions de personnes à la pauvreté. De 2000 à 2004, les catastrophes climatiques ont affecté 262 millions de personnes, dont 98% vivant dans les pays en développement. Tout le monde s’accorde pour dire que le monde doit agir vite pour le climat. Pourtant, aujourd’hui encore, les hommes politiques s’empressent d’aller voir de leurs propres yeux les glaciers fondre pour se convaincre de l’impact du réchauffement climatique… – Aller-retour au Groenland en septembre dernier pour Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, du développement et de l’aménagement durables du gouvernement. – Ban Ki-Moon, le Sécretaire Général des Nations Unies, en Antarctique en novembre dernier pour s’informer sur le réchauffement. « Les plus sceptiques en reviennent, dit-on, convertis. Les autres plus convaincus encore qu’il est urgent d’agir. » 17495309_p-2.jpg Alors que les rencontres des Nations Unies sur le climat se préparent (Bali, Indonésie) 3 – 14 décembre, Cop13_logo.jpg l’ONG Les Amis de la Terre vient de publier le rapport « La voix des populations affectées par le changement climatique ». Basé sur les témoignages de populations de 9 pays différents, il relate leurs expériences face aux impacts dévastateurs des changements climatiques. arton665-a3928.jpg Le photographe britannique Sebastian Copeland a voulu « donner un visage au changement climatique » en montrant l’Antarctique. Une exposition à Paris, jusqu’au 11 décembre à l’hôtel Westin, et son livre « Antarctica » sont sa façon d’illustrer les statistiques et les données souvent arides sur le climat. Voir son site Antarctica : The Global Warning. antarctica.jpg

 

La contribution des collectivités à l’éducation au développement durable par Eric Guillon Président du Comité 21

Focus | Nouveau numéro 86 Infos 21

Le Grenelle a su mobiliser une énergie collective sans précédent autour des enjeux de l’environnement. Cette consultation « inédite » a donné les moyens à de multiples groupes sociaux et aux simples citoyens de se projeter dans l’avenir et d’émettre des propositions opérationnelles sur nos modes de vie présents et futurs. On le sait cependant, cette mue de la France passe nécessairement par le renforcement des capacités des acteurs : responsables administratifs et territoriaux, dirigeants, syndicats et salariés, citoyens… L’ancrage des réformes dans les territoires et les entreprises, de même que la participation des citoyens à une prise de décision publique renouvelée et plus participative supposent un effort sans précédent d’éducation pour une réelle compréhension et appropriation des enjeux de développement durable. De citoyens, nous devons gagner le statut d’éco-citoyen en s’appropriant les enjeux du développement durable.

Le développement durable a besoin de s’inscrire dans une réalité de vie pour être crédible auprès des citoyens. Le succès des pédibus, des vélos stations ou du tri sélectif en témoigne. Or ces démarches passent systématiquement par une phase d’éducation aux enjeux globaux ou locaux et par une phase de concertation sur les objectifs et les modalités d’actions.

Les collectivités locales l’ont compris et jouent une part croissante dans l’éducation au développement durable. Comment conduire une politique de maîtrise de l’énergie, de mobilité, de réhabilitation urbaine… sans l’adhésion de la population ? Cette adhésion repose sur des étapes clés : sensibilisation aux enjeux, renforcement des connaissances, construction d’une vision partagée, appropriation de la démarche de progrès, contribution -individuelle et collective- à la réussite du plan d’actions. Les collectivités doivent s’engager dans de vraies stratégies d’éducation au développement durable pour une culture commune du développement durable sur leur territoire.

C’est dans cette optique que le Comité 21, en partenariat avec le groupe SUEZ, vient de publier un guide intitulé « La contribution des collectivités à l’éducation au développement durable – enjeux, recommandations et retours d’expériences ». Outil méthodologique indispensable pour les collectivités, ce guide propose de mettre en place une stratégie d’éducation au développement durable pour amener le citoyen à s’engager concrètement dans la vie de son territoire.

Le Comité 21 a placé au premier rang de ses missions l’éducation au développement durable. SUEZ, partenaire de nombreuses collectivités territoriales pour l’éducation des jeunes et des consommateurs à la gestion durable des ressources, a souhaité accompagner le Comité 21 pour la réalisation de ce guide.

Il propose des recommandations stratégiques et méthodologiques, assorties des retours d’expériences, en France et en Europe. Une version électronique est téléchargeable sur le nouveau site du Comité 21 ou et sur celui de SUEZ – rubrique développement durable.

Eric Guillon, président du Comité 21

Rapport agricole du village de Peokoye | Projet Tourisme Ecovillage d’Accueil Solidaire de l’Association Itinérance

arton603-ded48.jpg Yacouta est le village moteur du projet TEAS. En effet, c’est non seulement dans ce village que le centre d’hébergement écovillage de l’association Itinérance doit être mis en place et c’est également le village ou le barrage a été réalisé – Voir aussi : Tourisme éco village solidaire au Burkina Faso Sur le village de Yacouta, 9 cultures différentes sont présentes : le petit mil, le sorgho, le maïs, les arachides, le niébé, le gombo, le sésame, l’oseille et les pois chiches. Les cultivateurs de Yakouta ne connaissent pas exactement le nombre de champ de chaque culture dont le village dispose mais ils nous ont néanmoins relaté qu’il y en a beaucoup et que leur nombre augmente au fil du temps car les besoins sont de plus en plus important et l’accroissement démographique que connaît le village pousse à exploiter plus de terrains. Le petit mil, le sorgho et le maïs sont cultivés dans des champs à part, distincts les uns des autres et les autres cultures y sont associées. Concernant les quantités de production annuelles, aucun système pour calculer le poids n’est disponible, ce qui est le cas pour tous les villages sur lesquels nous travaillons. L’évaluation en tins (fagots de céréales) est estimée de 200 à 300 sur un champ lorsque la saison est bonne. Toutefois, certains paysans nous ont affirmé qu’ils n’atteignent parfois même pas 40 tins, étant alors très difficile pour eux de vivre toute l’année. Selon les différents témoignages recueillis, le village de Yacouta ne connaît pas trop de difficultés alimentaires lorsque la saison est bonne, c’est-à-dire lorsque la pluie tombe suffisamment, car beaucoup arrivent à obtenir des récoltes qui leur tiennent toute l’année. Toutefois, les bonnes saisons étant de plus en plus rare ( 2006 était apparemment une saison plutôt bonne mais les 4 années antérieures étaient très mauvaises), la grande majorité des familles du village de Yakouta, ne parvient à vivre plus de 5 ou 6 mois avec leurs récoltes. Alors que les anciens nous ont affirmé qu’il y a encore 30 ans, la pluie tombait en abondance et l’autosuffisance alimentaire du village était assurée, les conditions de vie au sein du village sont aujourd’hui beaucoup plus difficiles du fait du manque d’eau croissant. Peokoye.jpg ASSOCIATION ITINERANCE 11BP 426 OUAGA 11 tel(00226) 78 90 12 12

 

Le barrage des Trois Gorges « globalement bénéfique »…

Cette année, la Chine est devenue le 1er émetteur de CO2 au monde, en partie à cause de ses centrales électriques au charbon. En effet, la demande énergétique des Chinois ne cessent de croître, tirée par la forte croissance économique du pays qui avoisine 11%. Pour diminuer l’impact environnemental de son approvisionnement en électricité, la Chine a lancé il y a 13 ans la construction du barrage hydroélectrique le plus gigantesque au monde (200 mètres de hauteur et 2 kilomètres de large) : le barrage des Trois Gorges sur le fleuve Yangtze, d’une capacité prévue de 22 500 MW en 2009 ; A titre de comparaison, la capacité moyenne d’une centrale nucléaire française est de 2 600 MW. Ce qui est une bonne chose, me direz-vous, puisque l’énergie hydroélectrique est une énergie renouvelable. Certes, mais… Bien qu’il fasse la fierté de beaucoup de Chinois et de touristes, ce barrage pharaonique construit sur une zone géologique à risques ne provoque pas le même enthousiasme pour les habitants du site, qui le voient plutôt d’un autre oeil… A une dizaine de kilomètres du barrage, des secousses qui ont commencé lorsque le barrage est entré en opération font trembler les modestes maisons en béton des habitants de Maoping, provoquant des lézardes du sol au plafond. Et les habitants du site vivent aussi dans la peur des risques de glissements de terrain. Ce sont en partie des personnes qui avaient déjà été relogées dans les années 90 après avoir dû quitter les zones englouties. La plupart veut partir, mais ils n’en ont pas les moyens, et les autorités font la sourde oreille. «Pourtant, cette semaine encore, le gouvernement Chinois a minimisé les risques écologiques entraînés par le barrage, affirmant que les bénéfices étaient supérieurs aux désavantages. « Globalement, en ce qui concerne l’impact sur l’environnement du projet des Trois Gorges, les bénéfices dépassent les conséquences négatives », a affirmé Wang Xiaofeng, l’un des responsables de la construction. M. Wang a souligné que le barrage permettait d’économiser l’équivalent de 50 millions de tonnes de charbon et d’éviter l’émission de 100 millions de tonnes de CO2, en produisant une électricité « propre », pour le sud, l’est et le centre du pays. Les bénéfices concernent également le contrôle des inondations, a-t-il dit.» Source : Dan MARTIN SANDOUPING (Chine) (AFP)- Jeudi 29 novembre “ Globalement bénéfique ”… pourtant, au final, ce sont 1,4 million de personnes qui ont été déplacées pour laisser place au barrage (116 villages ont disparu, parfois avec des chefs-d’oeuvre de l’histoire de la Chine), et on estime que 4 millions de personnes supplémentaires devront être relogées par mesure de « sécurité écologique » au cours des 10 ou 15 ans à venir… Proportionnellement à la population de la France, ce seraient environ 250 000 personnes, soit la ville entière de Nantes ! Faut-il “sacrifier des gens du peuple” au nom de l’environnement ? C’est pourtant ce qui est en train de se passer en Chine où le président Hu Jintao ne cesse de prôner l’harmonie sociale du pays et depuis peu un développement durable. Est-ce cela le développement durable à la chinoise ? Où l’individu lambda ne pèse pas bien lourd face au “bien global” du peuple. Il s’avère aujourd’hui que même d’un point de vue environnemental, les dommages collatéraux du barrage sont très lourds : sédimentation, érosion des sols d’où une perte de terres agricoles et des risques accrus de glissements de terrain, multiplication anormale des mauvaises herbes aquatiques et des algues, importants changements dans la faune et la flore, etc. Alors qu’en 1994, un rapport officiel avait montré que « les aspects négatifs de la réalisation outrepassaient les aspects positifs » sur le plan écologique… Pékin aurait dû écouter l’avis de ses experts. Espérons que les prochains projets “verts” chinois seront mieux étudiés en amont pour permettre un réel développement durable et que la voix des experts sera prise en compte : ex. la plus grande centrale solaire au monde prévue dans la ville de Dunhuang, dans le Gansu (nord-ouest de la Chine), d’une capacité de 100 MW pour 2011. gansu.jpg Il en va également de la responsabilité des pays industrialisés qui doivent aider la Chine à développer des technologies plus propres, et au rendement energétique plus efficace. Ex. transfert de technologie par le biais des MDP (Mécanisme pour un Développement Propre) dans le cadre du Protocole de Kyoto visant à limiter les émissions de gaz à effet (GES). Les pays industrialisés ayant ratifié le Protocole ont des obligations de réductions de leurs émissions de GES, et le Protocole leur alloue un quota annuel d’émissions. Les pays ou entreprises ratificateurs ont aussi la possibilité d’investir dans un projet de réduction des émissions de GES dans un pays en développement en échange de quoi on leur distribuera un volume équivalent d’Unités de Réductions d’Emissions Certifiées qu’ils pourront, soit revendre sur le marché international de droits d’émission, soit déduire de leurs obligations internationales de réduction.

 

Acheter « vert », un nouveau guide du WWF pour l’achat de papier

25_Reg.jpg A l’occasion de la Semaine du papier organisée à Bruxelles par la Confédération des Industries européennes de papier, le WWF, organisation mondiale de protection de l’environnement, lance aujourd’hui son Guide d’achat du papier : « WWF guide for buying Paper ». Depuis les produits d’emballage jusqu’aux ramettes de papier en passant par les mouchoirs, ce nouveau guide permet à tous de mieux comprendre les principaux impacts environnementaux de l’industrie papetière et d’identifier les articles en papier produits de façon responsable. Le guide propose également une grille d’analyse qui permet aux acheteurs d’évaluer la performance environnementale de leurs fournisseurs actuels et futurs en matière de recyclage, de gestion responsable des forêts, de lutte contre la pollution et les changements climatiques. Le guide fournit aussi des recommandations pour améliorer les pratiques des fournisseurs. Le papier fait partie intégrante de notre développement culturel. Or la consommation mondiale de papier a quadruplé ces 40 dernières années et continue d’augmenter. Cette énorme croissance menace les dernières forêts naturelles d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine, d’Asie et de Russie, et menace aussi les hommes qui en dépendent pour leur survie. La France importe plus de la moitié de ses produits papiers ; il est donc primordial de vérifier l’origine du bois et la bonne gestion de la forêt dont il est issu. Le traitement de la pâte et du papier rejette aussi de grandes quantités de gaz à effet de serre dans l’environnement et un large éventail de composants polluants, qu’il faut tenter de minimiser. Cette vigilance sur l’achat papier est d’autant plus nécessaire que certaines certifications appliquées au papier, comme la certification NF environnement, n’offrent pas de garanties suffisantes sur la légalité et la qualité de l’exploitation des forêts. Par exemple, l’entreprise PT Kertas Tjiwi Kimia récemment certifiée, vient d’être sanctionnée pour dumping par les Etats Unis, en partie à cause d’approvisionnement en bois illégal[1]. Seule la certification FSC garantit aujourd’hui que le bois utilisé est issu de forêts bien gérées. « Les acheteurs et les fabricants de papier doivent prendre leurs responsabilités. Le WWF recommande aux structures qui achètent de grandes quantités de papier d’utiliser ce nouveau guide. Il est important que les acheteurs de papier influencent leurs fournisseurs afin qu’ils minimisent leur impact environnemental sur la perte de biodiversité, sur le changement climatique, sur la pollution de l’air et de l’eau », explique Serge Orru, Directeur du WWF France. « Tetra Pak voit dans le Guide d’achat du papier du WWF un outil important pour analyser la performance environnementale des industries forestières et papetières », explique Lena Dahl, responsable de la politique forestière chez Tetra Pak International. « La grille d’analyse du guide fournit des données comparables pour les acheteurs et les décideurs. Tetra Pak a évalué la performance globale de ses fournisseurs de papier depuis de nombreuses années. Nous recherchons maintenant si nous pouvons intégrer des critères supplémentaires dans l’évaluation de nos fournisseurs ». Le WWF favorisera la transparence du secteur et rendra les acheteurs et les fabricants de papier responsables en leur offrant une nouvelle « boîte à outils pour le papier » disponible sur internet – Contacts : Emmanuelle Neyroumande, chargée de mission Forêt au WWF-France – Tél. : 01 55 25 84 54