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Duralim présente un nouvel outil de lutte contre la déforestation importée

vcsprasset_3743778_269143_841dd9bb-5771-4fef-85c5-e8ba6dd61a1c_0.png La plateforme collaborative Duralim agit au quotidien avec tous les acteurs en faveur d’une alimentation durable des animaux d’élevage. Tous les maillons des filières agricoles et alimentaires peuvent s’y impliquer. Afin de lutter contre la déforestation liée à l’importation de soja, Duralim présente son nouvel outil : l’Observatoire du risque de déforestation importée.
Jean-François Arnauld, Président de Duralim
Jean-François Arnauld, Président de Duralim
« Créé en février 2021, l’Observatoire du risque de déforestation importée est un véritable nouvel outil de pilotage. Il quantifie la part de soja sans garantie vis-à-vis du risque de déforestation et cherche à réduire cette incertitude dans les prochaines années » annonce Jean-François Arnauld, Président de Duralim.
Le soja est un incontournable et un indispensable de l’alimentation animale. Sa teneur en protéines, son profil en acides aminés ainsi que le besoin limité en intrants pour sa culture le rendent difficilement substituable. Le tourteau de soja compte en moyenne aujourd’hui pour 12% du panier de matières premières mises en œuvre par les fabricants d’aliments. Si la France en produit localement, les quantités de soja français disponibles sont insuffisantes pour répondre aux besoins de l’élevage français. Le soja consommé par la Ferme France est donc très souvent issu de l’importation, principalement du Brésil. La France entretient des relations économiques de longue date avec le Brésil, qui pendant longtemps a été l’un des rares pays à produire du soja non OGM, particularité exigée par de nombreuses filières françaises. La France a ainsi importé 3,2 Mt de soja en 2019/2020 dont 2,03 Mt en provenance directe du Brésil[[en équivalents graines de soja]].
Patricia Le Cadre, directrice des études en alimentation et filières animales chez Céréopa
Patricia Le Cadre, directrice des études en alimentation et filières animales chez Céréopa
Dans ce contexte, Duralim travaille à rendre plus durable l’alimentation des animaux d’élevages et la question du soja s’est naturellement posée. Duralim a donc créé l’Observatoire du risque de la déforestation importée. Son comité de pilotage est composé d’importateurs de soja, de fabricants d’aliment, de fédérations SIQO ainsi que de la grande distribution. Sa méthodologie cible les 6 principales filières animales concernées. Il mesure la part de soja dans les rations de chacune de ces filières : le soja représente ainsi 3,5% de l’alimentation des animaux. Il quantifie et identifie la part de soja sans garantie vis-à-vis du risque de déforestation et/ou de conversion d’écosystèmes : le soja sans garantie zéro-déforestation représente au global 2,2% de l’alimentation des animaux. Enfin, il permet aux entreprises membres de Duralim de mesurer leur risque de contribution à la déforestation et/ou conversion au Brésil. L’objectif de Duralim est de réduire cette part de soja sans garantie pour atteindre progressivement 0% de soja sans garantie zéro-déforestation. « Les membres de Duralim se sont engagés à atteindre 100% d’approvisionnements durables en soja d’ici 2025. » déclare Jean-François Arnauld.

Dossier de présentation

Dossier de présentation Duralim

Film de présentation

 

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3 conseils pour optimiser l’autonomie d’une flotte de véhicules électriques

Quand des réticences s’expriment chez les conducteurs sur le passage au véhicule électrique, le sujet de l’autonomie, et de la disponibilité des bornes de recharge, revient en leitmotiv. C’est un sujet crucial sur lequel les entreprises fournir des réponses immédiates en organisant assez simplement l’accès aux informations clés : cartographie augmentée du parc de bornes privées et publiques, et écoconduite revisitée sur les nouvelles motorisations.

 

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Trois conseils pratiques aux gestionnaires de flottes et chefs d’entreprises qui passent à l’électrique, par : Julien Rousseau, PDG de SuiviDeFlotte, éditeur de solutions de gestion de flotte

Conseil N° 1 – Optimisez votre parc de bornes d’entreprise

On compte 212 000 bornes de recharge privées en France, soit à peu près 90% du parc total de bornes de recharge. [1] Avant de penser à l’augmenter, une entreprise doit déjà optimiser son utilisation [2] avec deux mesures très simples, la mise à jour de son référentiel de points de charge et le contrôle du bon usage des bornes par tous.

 

Lorsqu’on équipe son entreprise ou le domicile de ses salariés en points de charge, sur différents sites avec parfois par différents prestataires, on peut finir par s’y perdre. Il est essentiel de constituer et mettre à jour un référentiel à partager avec les conducteurs pour qu’ils privilégient l’utilisation des bornes de l’entreprise. Au-delà de la simple localisation et du nombre de bornes, on relèvera la puissance et le type de prise.

Enfin, on connait tous le désagrément des voitures ventouses dans les parkings d’entreprises qui squattent des places, on peut le revoir quelquefois avec les bornes de recharge, certains conducteurs traînant à déplacer leur véhicule alors qu’il est complètement chargé. Pour contrôler la rotation des véhicules aux bornes, des solutions toutes simples existent, pour rappeler l’usage des moyens partagés par tous, comme une simple notification envoyée aux conducteurs sitôt que leur véhicule est chargé. Personne ne pourra plus dire qu’il n’a pas vu le temps passer…

 

Conseil N°2 : facilitez l’autonomie en mobilité

Près de 30 000 bornes de recharges publiques sont à disposition en France, dont 6% de points de charge rapides permettant de récupérer jusqu’à 80% d’autonomie en l’espace de 20 à 30 minutes.[3] Avec un point de charge rapide tous les 70km environ, planifier de longues distances en électrique devient donc vraiment envisageable. Mais encore faut-il connaitre la géolocalisation de chaque borne bien sûr, leurs caractéristiques et leur disponibilité.

 

Le grand public va se débrouiller avec des appli dédiées sur Google Maps ou Chargemap.com, mais en entreprise, le responsable du parc automobile doit donner accès à ce type d’information.  Les conducteurs dotés d’un véhicule électrique, devront avoir accès a minima et en permanence au nombre de bornes par station, aux types de prise disponible, à la puissance de recharge et même à la disponibilité de chaque borne en temps réel. Car on ne recharge pas sur n’importe quelle borne, sans avoir vérifier la compatibilité de la prise avec le véhicule et la puissance de recharge.

 

Conseil N°3 : faites le pari de l’écoconduite

Ce n’est pas parce que l’impact environnemental d’un VE est plus faible [4]qu’il faut faire l’impasse sur l’écoconduite. Veiller à adopter une conduite responsable au volant d’un véhicule électrique permet de réduire sa consommation électrique. Dans la même logique qu’avec une voiture à motorisation thermique, on doit veiller à une conduite responsable : accélération, freinage, anticipation.

 

De façon générale, si un VE est capable d’accélérations très soudaines, il est tout de même conseillé d’accélérer de manière progressive. On voit alors la consommation baisser très significativement. De même, l’utilisation de la climatisation et du chauffage impacte votre consommation, autant l’éviter quand l’usage ne se justifie pas.

 

On ne le sait bien souvent pas avant d’avoir pris soi-même le volant d’un véhicule électrique, mais on peut réduire sa consommation – et donc augmenter l’autonomie – en utilisant le freinage dit « régénératif ». Lorsqu’on lâche l’accélérateur d’un VE, la décélération peut sembler déroutante. En réalité, l’énergie dissipée lors des décélérations et des freinages est récupérée pour recharger la batterie. Il est donc nécessaire d’anticiper au maximum lors de la conduite pour profiter de ce freinage régénératif qui vous permettra de réduire la consommation et d’augmenter l’autonomie.

 

En entreprise, sensibiliser les conducteurs à ce genre de comportement et en percevoir l’évolution, passe par la mise en place d’outils d’écoconduite.

Grâce à la connectivité des véhicules, l’outil analyse le comportement de conduite des conducteurs. Il donne par exemple une indication précise du pourcentage de batterie récupéré grâce au freinage régénératif. L’algorithme d’écoconduite peut analyser ce qui peut être économisé grâce à une conduite plus responsable (économie d’énergie en Kilowatt-heure ou rejet de de CO2 potentiellement évité), et donner des scores au conducteur selon son « comportement électrique » – gestion de la batterie, consommation du véhicule, freinage régénératif-. Il existe même des indicateurs d’usure pour contrôler que le conducteur n’altère pas prématurément sa batterie par un mauvais usage de la recharge.

 

 

 

[1] Source : Avere

[2] Pour vous initier concrètement à cette transformation technologique, vous pouvez suivre nos conseils sur la WebSerie « Le moment électrique », le-moment-electrique.com

[3] Source : Avere, chiffres juillet 2020

[4] Même si cela fait encore débat, une étude récente de la Fédération européenne des Transports et de l’Environnement affirme qu’en Europe, un véhicule électrique produit, durant tout son cycle de vie, 63% de CO2 de moins que son équivalent thermique. Même dans le pire scénario – lorsque la batterie est fabriquée en Chine et qu’elle est utilisée en Pologne, là où l’énergie provient du charbon -, un VE émet, produit, rejette 22% de CO2 de moins.

 

 

Philip Morris International (PMI) : son site de Neuchâtel certifié neutralité carbone

Le site de Neuchâtel (Suisse) du groupe Philip Morris International (PMI) vient d’être certifié « neutralité carbone » par l’ONG zurichoise My Climate. Une certification qui symbolise les efforts du leader mondial de l’industrie du tabac en matière environnementale, mais également pour faire évoluer son image et démontrer son sens des responsabilités sociales et sociétales.

Basée à Zurich, la fondation MyClimate a certifié vendredi 4 juin la « neutralité carbone » du site de Neuchâtel du numéro un mondial du tabac. PMI a profité de l’occasion pour inaugurer une installation de pyrolyse de biomasse qui doit permettre d’économiser 2500 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent du travail de photosynthèse de 60.000 arbres.

Le groupe PMI « a fait les investissements qui sont nécessaires qui nous permettent de réduire de façon conséquente les émissions », a indiqué Massimo Andolina, Senior Vice Président des opérations mondiales de Philip Morris International. Ce dernier se dit « convaincu qu’il n’y a pas de business durable sans avoir une planète où l’on peut vivre et que le défi est de créer de la valeur ajoutée en réduisant nos émissions de CO2 ».

Le site de Neuchâtel est le deuxième site de production de l’industriel à être certifié « neutralité carbone » par la fondation MyClimate. Il va devenir un site pilote en vue d’équiper les autres unités de production du groupe PMI de la même technologie de pyrolyse de biomasse, a également indiqué Massimo Andolina à l’occasion de l’inauguration de l’installation.

1er « rapport d’activité intégré » de PMI, ce document fournit un panorama complet de la transformation du groupe en inscrivant les indicateurs financiers et opérationnels dans une perspective environnementales, sociales et de gouvernance.

Au-delà de ses engagements environnementaux, le groupe PMI est engagé depuis plusieurs années dans une révolution de son modèle économique et de son positionnement sociétal, puisque le groupe a annoncé en 2016 souhaiter arrêter « d’ici 10 à 15 ans » la commercialisation de cigarettes et se réorienter vers la conception et la commercialisation de dispositifs « sans fumée » (Smoke Free) pour accompagner les fumeurs dans leur sevrage tabagique.

A ce titre, PMI a investi plus de 8 milliards de dollars au cours des dix années écoulées pour le développement de son dispositif de tabac à chauffer, Iqos, aujourd’hui leader du marché, qui permet de chauffer des capsules de tabac à une température de 350 degrés sans entraîner de combustion, ce qui réduirait selon PMI sa nocivité par rapport à la cigarette de l’ordre de 90% à 95%.

1er « rapport d’activité intégré » de PMI, ce document fournit un panorama complet de la transformation du groupe en inscrivant les indicateurs financiers et opérationnels dans une perspective environnementales, sociales et de gouvernance.

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Accélération du risque de submersion marine à l’échelle mondiale : le rôle des vagues révélé par l’IRD

Les risques de submersion marine ont augmenté de près de 50 % à l’échelle mondiale entre 1993 et 2015. C’est ce que révèle une étude internationale coordonnée par l’IRD et impliquant des chercheurs du CNES et de Mercator Océan, publiée dans la revue Nature Communications le 18 juin 2021. IRD_60246.jpg?h=8571b22a&itok=U79kH5TA En combinant données satellitaires et modèles numériques, les chercheurs montrent que ces risques de submersion sont amenés à s’accélérer, notamment dans la zone intertropicale. Ce phénomène s’explique par une combinaison de facteurs : l’élévation globale du niveau de la mer, mais aussi le déferlement des vagues sur les côtes, majeur mais peu pris en compte jusqu’à présent dans les prévisions climatiques. Les régions côtières situées à faible altitude abritent près de 10 % de la population mondiale. Outre l’érosion et l’élévation du niveau de la mer persistants, ces zones aux écosystèmes uniques font face à des aléas dévastateurs, tels que les épisodes de submersion et d’inondation comme les tempêtes Katrina et Xynthia – qui ont frappé les Etats-Unis en 2005 et l’Europe en 2010 – ou encore le Typhon Haiyan l’Asie en 2013 (plus gros cyclone tropical jamais mesuré). Ces phénomènes épisodiques sont exacerbés par le réchauffement climatique et les pressions d’origine humaines, telles que les aménagements côtiers, le développement des infrastructures, l’urbanisation galopante et sa densification. Si leur ampleur et fréquence restent incertaines, les scientifiques estiment que les pays de la zone intertropicale seront particulièrement vulnérables. Ces épisodes de submersion marine surviennent lorsque le niveau extrême des eaux côtières dépasse l’élévation maximale de la côte (dune, falaise, digue). Leurs conséquences sont importantes : rupture des protections (brèches) et inondations de zones jusque-là épargnées. Les scientifiques ont observé que ce niveau extrême résulte d’une combinaison de plusieurs processus: le niveau régional de la mer, la circulation océanique, le transfert de masse des continents vers l’océan (calottes glaciaires, eaux terrestres, glaciers), la surcote durant les tempêtes due à la pression atmosphérique et aux vents, la marée, et enfin les effets du déferlement des vagues.
Schéma expliquant le phénomène de submersion marine
Schéma expliquant le phénomène de submersion marine
Malgré le rôle important que jouent les vagues océaniques dans la détermination du niveau de la mer à la côte, leur contribution était jusqu’à présent largement négligée dans les modèles de prévision des risques de submersion, faute d’une précision suffisante de la topographie des côtes.

Quantifier les événements passés pour estimer les risques futurs

Dans cette étude, des chercheurs français – de l’IRD, du CNES, de Mercator Océan – hollandais, brésiliens, portugais, italiens et nigérians ont combiné l’utilisation d’un modèle numérique mondial inédit d’élévation de surface avec une nouvelle estimation du niveau extrême des eaux côtières, réalisée grâce à des données d’altimétrie satellitaire et en tenant compte des ondes de marées, d’analyses du déferlement des vagues et des mesures existantes de protection naturelles et artificielles des côtes. Ils ont tout d’abord quantifié, pour la première fois, l’augmentation mondiale des événements de submersion marine entre 1993 et 2015. Pour cela, ils ont précisé, grâce aux données satellitaires, deux paramètres clés de la topographie des côtes : la pente et l’élévation maximale subaérienne des côtes. Le niveau extrême des eaux côtières a été calculé à une résolution horaire, de façon à identifier le nombre potentiel annuel d’heures de franchissement des protections littorales dans chaque zone. Résultat : en 23 ans, le nombre d’heures par an de submersion marine agrégé au niveau mondial a augmenté de près de 50 %. « La combinaison des marées et des épisodes de grandes vagues est le principal contributeur au franchissement épisodique des côtes », indique Rafaël Almar, chercheur en dynamique littorale à l’IRD, qui a coordonné l’étude. « Nous avons identifié des points chauds où l’augmentation des risques de submersion marine est plus élevée, comme le golfe du Mexique, le sud de la Méditerranée, l’Afrique de l’Ouest, Madagascar et la mer Baltique ».

Accélération au cours du XXIe siècle

Les scientifiques ont réussi de plus à proposer une première évaluation mondiale du potentiel de submersion marine au cours du XXIe siècle, en prenant en compte différents scénarios de hausse du niveau de la mer. Ainsi, le nombre d’heures de submersion potentiel pourrait augmenter fortement d’ici à la fin du siècle, avec un rythme plus rapide que l’élévation moyenne du niveau de la mer. « L’accélération de la submersion marine est exponentielle et sera clairement perceptible dès 2050, quel que soit le scénario climatique. A la fin du siècle, l’intensité de l’accélération dépendra des trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre suivies, et donc de la hausse du niveau de la mer. Pour le scénario de fortes émissions, le nombre d’heures de submersions marines pourrait être multiplié par 50 fois par rapport à ce que nous connaissons actuellement », alerte Rafaël Almar. « De plus en plus de régions seront exposées au risque de submersion côtière, en particulier dans la zone intertropicale, au Nord-Ouest des Etats-Unis, en Scandinavie et à l’extrême est de la Russie ». Des études complémentaires devront être conduites à des échelles locales et régionales, pour détailler ces projections mondiales qui constituent une base solide pour proposer des mesures efficaces d’adaptation dans les points chauds identifiés. – Référence : Rafael Almar, Roshanka Ranasinghe, Erwin W.J. Bergsma, Harold Diaz, Angelique Melet, Fabrice Papa, Michalis Vousdoukas, Panagiotis Athanasiou, Olusegun Dada, Luis Pedro Almeida, Elodie Kestenare. A global analysis of extreme coastal water levels with implications for potential coastal overtopping, Nature Communications, 18 juin 2021. DOI :10.1038/s41467-021-24008-9 cp-nature-coms-franchissement-co_tes-final.pdf

 

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Irrigation et sécheresse : un nouveau cadre règlementaire pour sécuriser et mieux encadrer les prélèvements d’eau

L’eau doit être gérée et partagée collectivement car sa disponibilité est essentielle pour de nombreux usages : se nourrir, se laver, travailler, irriguer, produire de l’énergie, mais aussi préserver la qualité des milieux naturels.

Le décret publié ce jour encadre le volume d’eau qui peut être prélevé dans les milieux naturels (rivières et nappes souterraines) sans les mettre en danger. Pour les agriculteurs, les prélèvements pour l’irrigation sont désormais mieux encadrés et plus sécurisés juridiquement.

Ce décret permet en outre de mieux organiser la gestion des crises liées à la sécheresse, qui tendent à se répéter, et d’harmoniser au niveau national les différentes mesures de restriction des usages de l’eau. Les acteurs pourront ainsi anticiper et organiser dans la durée leurs activités en période de sécheresse.

Ce décret a été élaboré dans le cadre d’un large processus de concertation avec l’ensemble des acteurs concernés (associations de collectivités, représentants de la profession agricole, pêcheurs de loisirs et professionnels, associations environnementales…) réunis au sein du Comité National de l’Eau.

Le Varenne agricole de l’eau et du changement climatique lancé le 28 mai par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, permettra d’identifier les outils d’accompagnement des agriculteurs vers une meilleure adaptation aux changements climatiques à venir.

Pour Barbara Pompili, « il est crucial de s’interroger sur les usages de l’eau et le partage de cette ressource si précieuse et qui deviendra plus rare à l’avenir. Ce sont aux territoires de s’accorder sur sa disponibilité et sa répartition, mais c’est à l’Etat de fixer le cadre dans lequel ces discussions puis les actions mises en œuvre doivent se tenir. Ce décret vient compléter et renforcer le cadre existant pour faciliter un accès équitable et durable à l’eau ».

Pour Bérangère Abba, « ce texte appelle à un changement de regard sur la gestion de l’eau. Il permettra d’adapter nos besoins aux quantités d’eau effectivement disponibles dans les rivières et les nappes souterraines. Il apporte des réponses équilibrées aux usagers, notamment aux agriculteurs, sur les prélèvements qu’ils peuvent effectuer sans remettre en cause le fonctionnement du cycle de l’eau. La disponibilité de l’eau est un enjeu vital que le changement climatique rend dès maintenant plus aigu.».

Décret n° 2021-795 du 23 juin 2021 relatif à la gestion quantitative de la ressource en eau et à la gestion des situations de crise liées à la sécheresse

Annexe : Présentation plus détaillée du contexte et du contenu du décret

La loi prévoit de nombreux outils pour résorber les déséquilibres quantitatifs structurels des eaux (rivières et nappes souterraines) et pour assurer la gestion des crises en cas de sécheresse, afin notamment de préserver en priorité l’alimentation en eau potable des populations.

Ainsi, depuis 2006, dans les secteurs en déficit structurel, une gestion collective de l’eau d’irrigation a été mise en place : une autorisation pluriannuelle de prélèvement est accordée par le préfet à un OUGC (Organisme Unique de Gestion Collective), chargé ensuite de répartir entre les irrigants les volumes d’eau pouvant être prélevés. Sur son périmètre, l’autorisation de l’OUGC se substitue à toutes les autorisations de prélèvements pour l’irrigation. On parle ainsi d’autorisation unique de prélèvement (AUP). On recense en France 49 OUGC.

50 autorisations uniques de prélèvement ont été délivrées à ces OUGC. A noter qu’un même OUGC peut avoir plusieurs autorisations et que tous les OUGC n’ont pas encore d’autorisation (procédure en cours).

6 autorisations uniques de prélèvements ont été annulées ou partiellement annulées par le juge au niveau national.

Les experts estiment par ailleurs que le changement climatique pourrait conduire dès la fin du siècle à une baisse de 10 à 40 % du débit de nos rivières et du niveau des nappes, et à une augmentation des épisodes de sécheresse que nous constatons dès à présent.

Le décret clarifie le cadre règlementaire en matière de gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, et de gestion des crises de sécheresse :

– La notion de volume prélevable, essentielle pour déterminer les autorisations de prélèvement, fait l’objet d’une définition explicite.

– Le rôle du préfet coordonnateur de bassin est renforcé avec la mise en place, dans les bassins en déséquilibre structurel, d’une stratégie d’évaluation des volumes prélevables.

– Les autorisations de prélèvement pour l’irrigation sont mieux encadrées et sont plus robustes sur le plan juridique. Si elles autorisent temporairement des prélèvements supérieurs aux ressources, ces autorisations doivent viser le retour à l’équilibre quantitatif aux échéances fixées par les schémas directeurs d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE), conformément à la directive cadre sur l’eau.

– La gestion des crises liées à la sécheresse est mieux organisée par une meilleure anticipation des acteurs concernés, une harmonisation des mesures de restriction des différents usagers sur le territoire national, et une plus grande réactivité dans la prise de décision.

Ce décret complète les nombreuses actions initiées pour une meilleure gestion de l’eau comme le renforcement des projets de territoires pour la gestion de l’eau (PTGE) et la mise en place du comité d’anticipation et de suivi hydrologique en mai dernier.

Les projets territoriaux de gestion de l’eau (PTGE) sont des démarches territoriales qui associent l’ensemble des acteurs, et qui prévoient des actions diversifiées comme les économies d’eau, l’évolution des pratiques agricoles, et si nécessaire, le stockage de l’eau dans des retenues ou le transfert à partir d’une ressource plus abondante. Le gouvernement a pour objectif d’élaborer au moins 50 projets de territoire pour la gestion de l’eau d’ici 2022 et 100 d’ici 2027. A ce jour, 43 PTGE ont été adoptés et 30 supplémentaires sont en cours de concertation.

WENOW lance la 1ère plateforme d’engagement climat au monde avec 13 partenaires pionniers

WeNow veut accélérer la transition bas carbone en transformant à grande échelle les comportements capture_d_e_cran_2021-06-26_a_17.08.54.pngWeNow, greentech spécialiste de la transition climatique, lance aujourd’hui la 1ère plateforme d’engagement climatique au monde, qui fait du jeu le principal levier de motivation. Cette plateforme internationale, qui vise plusieurs millions d’utilisateurs à horizon 3 ans, va permettre d’informer, de former et de concrètement passer à l’action en faveur du climat grâce au gaming. Chaque utilisateur sera récompensé pour l’adoption de gestes sobres et pourra contribuer à la neutralité carbone planétaire en investissant dans le développement de projets de séquestration des émissions CO2 labellisés. Dans une enquête inédite menée auprès d’un échantillon de 420 salariés Français et dévoilée aujourd’hui, 75% des répondants affirment vouloir être accompagnés ou formés aux enjeux climatique par leur entreprise. Cette nouvelle plateforme répond ainsi à un besoin réel d’engagement et d’action. coupe_mockup_paysage.png -> La plateforme EngageNow (s’engager maintenant) est le résultat d’un travail de recherche & developpement d’un an, en partenariat avec Kairos Agency qui a conçu et développé cet outil dans une logique d’éco-conception. EngageNow vise dans un premier temps une cible BtoB, avant une ouverture au grand public d’ici la fin de l’année 2021. -> EngageNow a reçu le soutien financier de la Banque Publique d’Investissement (BPI) conjointement avec la Région Ile-de-France. WeNow s’appuie sur des partenaires à l’expertise reconnue en matière de transition climatique qui recommandent le projet : l’ONU par la voix de son responsable de l’action mondiale pour le climat , B Lab France représentant le mouvement B Corp, le fonds Raise Impact. -> 5 entreprises pionnières (grands groupes et ETI) sont parmi les premières à investir dans EngageNow et vont dès à présent proposer à leurs salariés cet outil de formation et de management innovant, alors que des discussions sont en cours avec une soixantaine d’entreprises pour souscrire et utiliser la plateforme dès la rentrée. Europcar Mobility Group, Carglass® France, Rubis Energie, Fretlink, Alphi -> 4 entreprises référentes en matière d’action au service de la transition écologique sont également partenaires du projet pour apporter leur expertise dans le cadre des contenus présentés sur la plateforme : Lemon Tri, PUR Projet, Citron et le média EKOPO. EngageNow vise à engager plusieurs millions d’utilisateurs et ainsi permettre une réduction massive de leur empreinte carbone à court terme et ambitionne de rassembler un nombre d’utilisateurs aussi important que les plateformes de gaming actuelles (plus de 100 millions). Le projet ambitionne de contribuer aux politiques RSE et à l’ensemble des actions climats des organisations privées et publiques à changer d’échelle pour avoir un impact important et durable au sein de leur chaîne de valeur. Pour l’empreinte qui ne peut être réduite, EngageNow proposera aux utilisateurs de financer la création de puits de carbone.

Qu’est ce EngageNow ?

capture_d_e_cran_2021-06-26_a_16.58.54.png EngageNow est une plateforme numérique d’engagement pour le climat. En clair, un site internet qui permet d’agir concrètement pour réduire son empreinte carbone grâce à 3 leviers principaux : – 1- L’information et la sensibilisation. La première étape de la transition climatique consiste à comprendre ce qu’est le changement climatique et de quels moyens nous disposons à titre individuel et collectif pour agir pour le climat. – 2- La réalisation de son bilan carbone personnel. EngageNow propose à chacun de réaliser de manière ludique son propre bilan carbone personnel et de suivre son évolution ou le comparer à son réseau. – 3- Le passage à l’action à travers le gaming. EngageNow propose des défis climats à ses utilisateurs, individuels ou par équipes et anime la plateforme à travers tous les leviers classiques du gaming. EngageNow va également progressivement intégrer des récompenses et des incentives motivantes. – 4- Contribuer à la biodiversité ou à la neutralité carbone mondiale en finançant le développement de projets de séquestration carbone. EngageNow est la première plateforme de ce type, qui permette de mesurer sa contribution à la transition climatique, d’agir en tant qu’entreprise ou individus en visant la neutralité carbone mondiale. Côté entreprises, EngageNow permet aussi d’associer toute leur chaîne de valeur, en amont comme en aval de leurs opérations.

Pourquoi EngageNow est unique ?

EngageNow est la seule plateforme qui mêle plusieurs approches pour aider au passage à l’action en faveur du climat. La plupart des approches existantes aujourd’hui couvrent une partie des besoins : sensibilisation ou contribution climat ou bilan carbone personnel ou coaching pour le passage à l’action. – Pour en savoir plus et demander une démo : www.engagenow.fun Dossier de presse – Loi 4D | Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territorialesTélécharger le Dossier de presse – Loi 4D | Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

A propos de WeNow

WeNow est une Greentech spécialiste de l’innovation climatique qui accélère la transition bas-carbone des entreprises depuis 2014 en s’appuyant sur une méthodologie simple : mesurer, réduire et neutraliser les émissions de CO2. WeNow agit sur 3 leviers : la formation, le conseil en mobilité et éco-conduite, et le développement de projets labellisés Bas-carbone ministère de la Transition écologique incluant une garantie de séquestration CO2. WeNow est la seule solution française recommandée par l’ONU depuis 2018. La même année, WeNow a été labellisée Solar Impulse Efficient Solution par la fondation de Bertrand Piccard. Début 2020, WeNow a bouclé sa première levée de fonds depuis sa création. WeNow est également reconnue entreprise B Corp, le label des entreprises responsables, depuis août 2018.

 

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De grandes marques mondiales présentent leurs premières bouteilles issues d’un procédé de recyclage enzymatique

capture_d_e_cran_2021-06-26_a_17.18.42.png Le Consortium – composé de Carbios, L’Oréal, Nestlé Waters, PepsiCo et Suntory Beverage & Food Europe – a produit des échantillons de bouteilles de qualité alimentaire en utilisant un procédé révolutionnaire de recyclage enzymatique La possibilité de recycler à l’infini le plastique PET[[PET: Polyethylene Terephthalate]] devient une réalité : le Consortium, réunissant Carbios, L’Oréal, Nestlé Waters, PepsiCo et Suntory Beverage & Food Europe, annonce aujourd’hui avoir produit avec succès les premières bouteilles en PET de qualité alimentaire entièrement fabriquées à partir de plastique recyclé par voie enzymatique, une première mondiale. En utilisant la technologie de recyclage enzymatique du PET développée par Carbios, chaque membre du Consortium a réalisé avec succès des échantillons de bouteilles pour un de ses produits phares, dont Biotherm®, Perrier®, Pepsi Max®[[Sur d’autres marchés mondiaux, Pepsi Max® est également connu sous les appellations Pepsi Black ou Pepsi Zero Sugar]] et Orangina®. Cette annonce est l’aboutissement de près de dix années de recherche et développement menées par Carbios afin d’élaborer un procédé de recyclage innovant et d’optimiser une enzyme qui dans la nature participe normalement à la dégradation des plantes. En adaptant cette enzyme, Carbios a affiné son procédé et optimisé cette enzyme de manière à ce qu’elle déconstruise n’importe quel type de plastique en PET (quelle que soit sa couleur ou sa complexité) en ses différents constituants de base. Ces derniers peuvent ensuite être utilisés pour la production de nouveau plastique, de qualité équivalente au plastique vierge. Le procédé breveté de recyclage enzymatique mise au point par Carbios permet de recycler un large éventail de plastiques PET en rPET[[rPET : Polyethylene Terephthalate Recyclé]] de qualité alimentaire. Les plastiques en PET qui autrement s’accumuleraient en décharge ou seraient incinérés, peuvent désormais être ré-intégrés dans un système circulaire et continu de recyclage. De plus, le procédé est opéré à des niveaux de performance élevés – 97% du plastique est déconstruit en seulement 16 heures – une efficacité 10 000 fois supérieure à celles obtenues à ce jour sur d’autres essais de recyclage enzymatique de plastique (article revu par les pairs dans Nature). Ensemble, ces marques vont maintenant travailler à l’industrialisation de cette innovation pour aider à satisfaire la demande mondiale en matériaux durable pour les packaging. En septembre 2021, Carbios inaugurera son démonstrateur industriel avant de démarrer, d’ici 2025, une unité industrielle d’une capacité de 40 000 tonnes.
À propos de cette annonce, Jean Claude Lumaret, Directeur Général de Carbios, a déclaré: « C’est une première mondiale: à partir de plastiques colorés et complexes recyclés par voie enzymatique, nous avons produits des bouteilles transparentes de qualité alimentaire ayant des propriétés identiques au PET vierge. En partenariat avec les membres du Consortium, nous avons démontré la viabilité de cette technologie. Il s’agit d’une innovation majeure qui pourrait fermer complètement la boucle du recyclage et l’approvisionnement en plastiques PET à l’échelle mondiale, afin qu’ils ne deviennent plus jamais des déchets. »
Jacques Playe, Directeur Packaging et Développement de L’Oréal, déclare : « Nous travaillons avec Carbios depuis 2017 pour développer ce premier flacon à base de PET recyclé par voie enzymatique, une technologie alternative au recyclage mécanique. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer sa faisabilité en phase pilote et sommes ravis de pouvoir créer, avec nos partenaires, les packagings du futur. Il s’agit d’une innovation prometteuse pour l’avenir qui illustre notre engagement à mettre sur le marché des emballages plus respectueux de la planète et qui s’inscrit dans une démarche de circularité engagée depuis plus de 15 ans. »
Jean-François Briois, Responsable Science des Matériaux d’Emballage et Durabilité Environnementale, Nestlé Waters R&D monde, a ajouté : « C’est passionnant pour nous de constater que la qualité des prototypes de bouteilles fabriqués à partir de PET colorés recyclés est similaire à celle du PET vierge clair. Quand nous atteindrons l’échelle industrielle, cette technologie de recyclage enzymatique nous permettra de produire des bouteilles en rPET de haute qualité et ainsi d’accompagner Nestlé Waters dans sa volonté d’encourager l’économie circulaire et de réduire l’utilisation de plastiques vierges. »
Ron Khan, Vice-Président monde, Emballages et Boissons, PepsiCo a souligné : « PepsiCo est engagée dans la mise en œuvre d’une économie circulaire afin de concrétiser sa vision selon laquelle l’emballage ne doit jamais devenir un déchet. Nous nous efforçons de réduire les quantités de plastique vierge que nous utilisons et, grâce à la technologie révolutionnaire de recyclage enzymatique mise au point par Carbios, nous pouvons maintenir des matériaux précieux au sein de l’économie circulaire, réduire les déchets et franchir un pas supplémentaire vers un véritable système en boucle fermée. »
Roberto Vanin, Responsable R&D, Suntory Beverage & Food Europe, a ajouté :« La problématique mondiale des déchets plastiques exige une réflexion novatrice transformatrice, des partenariats créatifs et des marques innovantes qui s’associent pour trouver de nouvelles solutions. Investir en permanence dans de nouvelles façon de s’attaquer au problème des déchets et mettre en œuvre un procédé réellement circulaire tel que la technologie révolutionnaire de Carbios sera clé pour accompagner Suntory Beverage & Food Europe dans son ambition d’utiliser 100% de plastique durable. »
Le recyclage enzymatique résout le problème de la dégradation des propriétés du plastique inhérent au recyclage conventionnel et peut être appliqué à tous les types de plastique PET. Le processus de recyclage de Carbios opérant en conditions douces, réduit également l’empreinte carbone du traitement des déchets de PET. En effet, en tenant compte de la substitution de la production de PET vierge, il permet potentiellement une économie de 30% d’émissions de CO2 par rapport à une fin de vie en incinération ou mise en décharge.[[Analyse préliminaire du cycle de vie du recyclage du PET, Carbios, 2021]] Ces premières bouteilles de qualité alimentaire représentent une étape majeure de la validation de la technologie de Carbios par les membres du Consortium. Ce partenariat s’inscrit dans la tendance croissante des marques de différents secteurs à collaborer pour relever des défis mondiaux et à travailler, ensemble, en faveur d’une économie circulaire où la production de plastique vierge est limitée. Carbios accordera des licences d’exploitation de sa technologie aux producteurs de PET dans le monde entier afin d’accélérer l’adoption à l’échelle internationale du recyclage enzymatique pour toutes sortes de produits à base de PET.

À propos du recyclage enzymatique

Environ 70 millions de tonnes de plastique PET sont fabriquées dans le monde chaque année, soit environ 20 % de la totalité du plastique. Mais du fait de la répétition des processus thermomécaniques conventionnels, le plastique utilisé pour les emballages se dégrade au fil du temps et le maintien de la qualité exige la fabrication de nouveau plastique vierge. capture_d_e_cran_2021-06-26_a_17.43.11.png Carbios a réussi à optimiser des enzymes naturellement présentes dans les composts, qui dans la nature participent normalement à la dégradation des plantes. Le plastique PET est fabriqué à partir d’une chaîne de constituants appelés monomères et ces enzymes optimisées sont extrêmement efficaces pour déconstruire le plastique PET en ses deux constituants de base : l’acide téréphtalique et l’éthylène glycol. Ces monomères peuvent ensuite être recombinés pour créer le polymère PET, de qualité vierge et alimentaire, selon une boucle fermée.

À propos de Carbios et du Consortium

Carbios, une entreprise de chimie verte, développe des procédés biologiques innovants afin de révolutionner la fin de vie des plastiques et des textiles. Grâce à un procédé unique combinant enzymes et plastiques, Carbios vise à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs et aux enjeux de la transition énergétique au sens large en relevant l’un des défis majeurs de notre époque : la pollution par les plastiques et textiles. Carbios fait partie des « Technology Pioneers » nommés par le Forum économique mondial 2021. Le Consortium a été créé par Carbios et L’Oréal en 2017. Ils ont été rejoints par Nestlé Waters, PepsiCo et Suntory Beverage & Food Europe en 2019. – Plus d’information sur http://www.carbios.com

À propos de L’Oréal

Depuis plus de 100 ans, L’Oréal est dédié au métier de la beauté. Avec un portefeuille international de 35 marques diverses et complémentaires, le Groupe a réalisé en 2020 un chiffre d’affaires de 27,99 milliards d’euros et compte 85 400 collaborateurs dans le monde. Leader mondial de la beauté, L’Oréal est présent dans tous les circuits de distribution : le marché de la grande consommation, les grands magasins, les pharmacies et parapharmacies, les salons de coiffure, le travel retail, les boutiques de marque et le ecommerce. L’Oréal s’appuie sur son excellence dans les domaines de la recherche et de l’innovation et ses 4 000 chercheurs pour répondre à toutes les aspirations de beauté dans le monde. L’Oréal a défini d’ambitieux objectifs de développement durable pour le Groupe à l’horizon 2030 et souhaite offrir de l’autonomie à son écosystème pour créer une société plus inclusive et durable. – Plus d’information sur https://www.loreal.com/fr/mediaroom/

À propos de Nestlé Waters

Fondée en 1992, Nestlé Waters est la division eau du groupe Nestlé et une leader mondiale d’embouteillage d’eau. Nestlé Waters emploie plus de 33 000 personnes dans le monde. Avec plus de 39 usines de production situées dans 28 pays à travers le monde, Nestlé Waters possède un portefeuille unique de 50 marques, parmi lesquelles Nestlé Pure Life, Perrier et S.Pellegrino, Acqua Panna, Vittel, Buxton, Erikli. – Plus d’information sur https://www.nestle.com/brands/bottledwater

À propos de PepsiCo

Chaque jour, dans plus de 200 pays du monde entier, les consommateurs apprécient les produits de PepsiCo. En 2020, le groupe a enregistré plus de 70 milliards de dollars de revenus annuels au niveau mondial, grâce à un large portefeuille varié de produits alimentaires et de boissons qui comprend 23 marques, dont Frito-Lay, Gatorade, Pepsi-Cola, Quaker, Tropicana et Sodastream, générant chacune un chiffre d’affaires annuel estimé à plus d’1 milliard de dollars. Au cœur du groupe PepsiCo se trouve le projet Winning with Purpose qui traduit la vision de PepsiCo d’être le leader mondial des produits alimentaires et des boissons. Winning with Purpose reflète l’ambition de PepsiCo d’accélérer sa croissance de manière durable et d’insuffler de la responsabilité́ dans toutes ses actions. – Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.pepsico.com

À propos de Suntory Beverage & Food Europe :

Suntory Beverage & Food Europe (SBFE) a été créé en 2014 et est une des cinq divisions du groupe japonais Suntory, l’une des plus grandes entreprises de boissons dans le monde. Nous sommes fiers de faire partie d’un groupe familial, riche d’un héritage de 120 ans et sommes guidés au quotidien par l’esprit fondateur de Shinjiro Torii. SBFE s’appuie sur 3800 collaborateurs passionnés travaillant pour nos marques iconiques comme Schweppes[[Détenue et commercialisée dans les territoires respectifs de SBFE]], Orangina, Lucozade, Ribena, La Casera, Oasis, Pulco et MayTea dans différentes filiales à travers l’Europe. Tous nos collaborateurs sont engagés et passionés pour produire des boissons délicieuses et toujours plus naturelles. Tout ce que nous entreprenons découle de notre promesse « Mizu To Ikiru » (« Donner vie à l’eau »). Nous croyons en l’harmonie. La nature est au cœur de notre business et nous œuvrons au quotidien pour protéger la planète pour les générations futures. – Plus d’informations sur www.suntorybeverageandfood-europe.com

 

Déclaration d’Antarctica 2020 suite à la réunion du Traité sur l’Antarctique

a2020_logo.jpg La réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (RCTA), organisée par la France à l’occasion de son 60e anniversaire, vient de s’achever sur un message vidéo du président Macron, qui a souligné l’importance de l’Antarctique et de son océan Austral, et la façon dont les changements dans la région sont « un indicateur de l’état de santé de notre planète« . La réunion qui a été ouverte le 15 juin par le Premier ministre français, Jean Castex, a été l’occasion pour les gouvernements de prendre des mesures importantes pour sauvegarder l’Antarctique, une région assiégée par l’accélération des crises du climat et de la biodiversité. Dans son discours de clôture, le président Macron a souligné la nécessité pour le monde de se concentrer sur le bien de la planète et les mesures à prendre dans les semaines à venir pour protéger de vastes zones de l’océan Austral.
« L’Antarctique et l’océan Austral jouent un rôle tellement vital dans le fonctionnement de la planète que nous devons agir de toute urgence pour les sauvegarder. Cette année, alors que nous célébrons les 60 ans du système du Traité sur l’Antarctique ici à Paris, nous félicitons le président Macron d’avoir souligné la nécessité d’agir, et nous l’exhortons à travailler avec les autres dirigeants mondiaux pour obtenir le plus grand acte de protection océanique au monde, dans l’esprit du Protocole de Madrid, dont le 30e anniversaire sera célébré en octobre. » a déclaré Pascal Lamy, Président du Forum de Paris sur la Paix et champion d’Antarctica2020.
Plus tard dans l’année, les États membres d’un important organe relevant du système du traité sur l’Antarctique – la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) – auront l’occasion historique de protéger près de 4 millions de km2 de l’océan Austral en créant trois nouvelles zones marines protégées à grande échelle dans l’Antarctique oriental, la mer de Weddell et la péninsule Antarctique. Pendant des années, les avancées en matière de protection marine supplémentaire ont été très lentes, les gouvernements bloquant les décisions de conservation, incapables de parvenir à un accord unanime sur une protection supplémentaire.

Discours de clôture du Président Macron lors de la 43ème RCTA

« 2021 est la Super Année de l’Océan avec des opportunités en or pour prendre des décisions clés sur la biodiversité et l’action climatique. Le discours du président Macron lors de cette importante réunion sur l’Antarctique arrive à point nommé et nous suivrons de près la façon dont les dirigeants se coordonnent pour parvenir à un consensus lors de la réunion de la Convention CAMLR de 2021, en octobre prochain, dans l’objectif de protéger trois grandes zones marines en Antarctique. Il est grand temps, et nous sommes engagés dans une course contre la montre.  » a déclaré Geneviève Pons, DG de l’Europe Jacques Delors et championne d’Antarctica2020.
Antarctica2020 est un groupe d’influenceurs issus du monde du sport, de la politique, des affaires, des médias et de la science qui œuvrent pour assurer la protection intégrale et efficace de l’océan Austral de l’Antarctique par le biais d’un réseau d’aires marines protégées dans la région.

 

L’Union des Industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (UIVEC) réagit à l’arrêt de la cour de cassation sur le Cannabidiol CBD

Le mercredi 23 juin 2021, la Cour de Cassation a rendu un arrêt grandement attendu par les acteurs du secteur dans une affaire liée au cannabidiol (CBD). L’UIVEC, syndicat professionnel représentatif des différents acteurs situés sur toute la chaîne de valeur de la filière des extraits de chanvre, prend bonne note de cette décision de la Cour de cassation dont l’apport se limite à rappeler aux tribunaux français leur obligation de se conformer à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans l’affaire Kanavape. Dans son jugement, la Cour de cassation rappelle en effet les conclusions de l’affaire Kanavape (CJUE, 19 novembre 2020) au nom desquelles le principe de libre circulation des marchandises “s’oppose à une réglementation nationale interdisant la commercialisation du cannabidiol (CBD) légalement produit dans un autre État-membre, […] à moins que cette réglementation soit propre à garantir la réalisation de l’objectif de protection de la santé publique et n’aille pas au-delà de ce qui est nécessaire pour qu’il soit atteint”. Notant que, dans l’affaire, la Cour d’appel s’était bornée à appliquer l’arrêté du 22 août 1990 (déclaré contraire au droit européen), sans chercher à déterminer si les produits avaient légalement été fabriqués dans un des Etats membres de l’UE, la Cour de Cassation a jugé que la Cour d’appel n’avait pas justifié sa décision. Cet arrêt se limitant ainsi à un simple rappel de la jurisprudence en vigueur, l’UIVEC rappelle la nécessité de faire progresser le cadre juridique français relatif aux extraits de chanvre, appelé à évoluer depuis les conclusions de la CJUE dans l’affaire Kanavape. Depuis l’arrêt de la Cour européenne en novembre dernier, des travaux interministériels sont menés en France afin de réviser le cadre légal applicable au chanvre et aux extraits de chanvre comme le CBD. L’UIVEC rappelle ainsi qu’il est primordial d’adopter des réglementations adéquates pour encadrer l’ouverture du marché du CBD en France, en particulier concernant les différentes typologies de produits finis pouvant contenir du CBD. Les autorités françaises doivent en effet prévoir un cadre clair autour des différents marchés de débouché du CBD, de manière à sécuriser le développement de ce nouveau marché, notamment pour les activités d’extraction et de production de chanvre. L’UIVEC continuera donc son travail avec les autorités françaises en ce sens. Le marché français du cannabidiol est estimé à près de 700 millions d’euros dès 2022 en cas de réglementation favorable (hors commercialisation des fleurs “brutes” à fumer). La France, premier pays producteur de chanvre en Europe, dispose de tous les atouts pour devenir l’un des leaders mondiaux sur le secteur des extraits de chanvre, à condition qu’elle se dote d’une réglementation adaptée aux réalités économiques, agricoles et de marché du secteur. L’union des industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (UIVEC) rassemble les acteurs économiques et industriels établis, représentatifs de l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur du chanvre (producteurs, transformateurs, distributeurs, laboratoires et marques). Constituée dans un contexte favorable au développement et à l’encadrement du marché des produits contenant du CBD, les adhérents de l’UIVEC représentent, à date, plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulés et 15 000 emplois. L’UIVEC défend les intérêts des professionnels du secteur et œuvre pour garantir la sécurité et la qualité des produits aux consommateurs.

RAPPORT DE FILIÈRE

UNION DES INDUSTRIELS POUR LA VALORISATION DES EXTRAITS DE CHANVRE L’année 2021 devrait marquer l’ouverture d’un marché encadré des produits contenant des extraits de chanvre, en particulier du cannabidiol (CBD) en France. Dans ce contexte, l’Union des Industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (UIVEC) publie ce jour son rapport technique de la filière des extraits de chanvre. Fruit d’un travail collaboratif entre les acteurs représentatifs de toute la chaîne de valeur (de la production aux produits finis), ce document de 46 pages rassemble les connaissances, les observations et les recommandations des acteurs du secteur des extraits de chanvre pour permettre la structuration d’une filière favorable aux agriculteurs, aux acteurs économiques ainsi que protectrice pour les consommateurs. Rapport technique de la filière des extraits de chanvre UVIECTélécharger le Rapport technique de la filière des extraits de chanvre UVIEC

Documents joints

Le prix de la plupart des nouvelles énergies renouvelables, plus bas que les combustibles fossiles les moins chers selon l’IRENA

Un nouveau rapport, confirmant que les énergies renouvelables pourraient permettre aux pays émergents de réaliser des économies de 156 milliards USD, incite à abandonner la filière charbon

Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), la part des énergies renouvelables dont le coût est inférieur à celui de l’option à base de combustibles fossiles la plus compétitive a doublé en 2020. Le coût de 62 % de l’ensemble de la production d’énergie renouvelable ajoutée l’année dernière, soit 162 gigawatts (GW), était inférieur à celui des nouvelles centrales à base de combustibles fossiles les moins chères.

Le rapport Coût de la production d’énergie renouvelable en 2020 montre que le coût des technologies renouvelables a continué de baisser significativement d’année en année. Le solaire thermique à concentration (CSP) a baissé de 16 %, l’éolien terrestre de 13 %, l’éolien offshore de 9 % et le solaire photovoltaïque de 7 %.

Ces niveaux de coûts rendent également les énergies renouvelables de plus en plus compétitives par rapport aux centrales au charbon existantes. Dans le contexte d’une stratégie d’économie à zéro émission nette, la rentabilité des énergies renouvelables à faible coût offre aux pays développés et en développement un solide argument en faveur de l’abandon de la filière charbon. Les nouveaux projets d’énergies renouvelables ajoutés en 2020 permettront aux pays émergents d’économiser jusqu’à 156 milliards USD sur l’ensemble de leur durée de vie.

« Aujourd’hui, les énergies renouvelables sont la source d’électricité la moins chère », a affirmé le directeur général de l’IRENA, Francesco La Camera. « Les énergies renouvelables offrent aux pays concernés la possibilité d’échapper progressivement à leur dépendance au charbon grâce à une solution économiquement attrayante leur garantissant de pouvoir répondre à la demande énergétique croissante sans renoncer à réduire les coûts, créer des emplois, stimuler la croissance et atteindre leurs objectifs en matière de climat. Je suis heureux de constater que de plus en plus de pays choisissent d’introduire les énergies renouvelables dans leurs économies, et suivent la voie de l’IRENA pour atteindre l’objectif du zéro émission nette à l’horizon 2050. »

« Nous avons déjà largement dépassé le point d’inflexion pour le charbon », a ajouté M. La Camera. « Après le récent engagement du G7 à atteindre zéro émission nette et à mettre fin au financement mondial du charbon à l’étranger, il appartient désormais au G20 et aux économies émergentes d’appliquer ces mesures. Nous ne pouvons pas nous permettre une transition énergétique à deux vitesses, dans laquelle certains pays deviendraient rapidement verts tandis que d’autres resteraient prisonniers de l’ancien système à base de combustibles fossiles. En ce sens, la solidarité mondiale a un rôle essentiel à jouer, aussi bien sur le plan de la diffusion de la technologie que des stratégies financières et du soutien à l’investissement. Nous devons faire en sorte que dans la transition énergétique, personne ne soit laissé pour compte. »

Les projets d’énergies renouvelables ajoutés l’année dernière réduiront les coûts du secteur de l’électricité d’au moins 6 milliards USD par an dans les pays émergents, par rapport aux combustibles fossiles à un niveau de production équivalent. Les deux tiers de ces économies proviendront de l’éolien terrestre, et dans une moindre mesure de l’hydroélectricité et du solaire photovoltaïque. À cette réduction des coûts s’ajoutent les avantages économiques et le recul des émissions de carbone. Les quelque 534 GW de capacité renouvelable ajoutés dans les pays émergents depuis 2010 à des coûts inférieurs à l’option charbon la moins chère réduisent chaque année les coûts de l’électricité d’environ 32 milliards USD.

Sur la période 2010-2020, il s’est produit une amélioration spectaculaire de la compétitivité des technologies solaires et éoliennes, puisque la CSP, l’éolien offshore et le solaire photovoltaïque ont tous rejoint l’éolien terrestre dans la fourchette de coûts des nouvelles capacités à base de combustibles fossiles, lesquelles offrent une solution de moins en moins intéressante. En l’espace de dix ans, le coût de l’électricité a baissé de 85 % pour le solaire photovoltaïque à échelle industrielle, 68 % pour le solaire thermique à concentration (CSP), 56 % pour l’éolien terrestre et 48 % pour l’éolien offshore. Avec des prix d’enchères record de 1,1 à 0,03 USD/kWh aujourd’hui, le prix du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre est continuellement plus bas que celui des nouvelles options au charbon les moins chères sans aucun soutien financier.

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Le rapport de l’IRENA montre par ailleurs que les nouvelles énergies renouvelables sont également plus performantes que les centrales au charbon existantes en termes de coûts d’exploitation, et rendent l’électricité issue du charbon de moins en moins intéressante. Aux États-Unis, par exemple, 149 GW ou 61 % de la capacité totale de production à base de charbon coûte plus chère que la nouvelle capacité renouvelable. Le retrait et le remplacement de ces centrales par des énergies renouvelables réduiraient les dépenses de 5,6 milliards USD par an et économiseraient 332 millions de tonnes de CO2, atténuant ainsi d’un tiers les émissions de carbone aux États-Unis. En Inde, 141 GW de la capacité installée au charbon est plus chère que la nouvelle capacité renouvelable. En Allemagne, aucune centrale au charbon existante n’a des coûts d’exploitation inférieurs à ceux d’une nouvelle installation de production à base de solaire photovoltaïque ou d’éolien terrestre.

À l’échelle mondiale, plus de 800 GW de l’ensemble des centrales au charbon existantes coûte plus chère que les nouveaux projets solaires photovoltaïques ou éoliens terrestres mis en service en 2021. Le démantèlement de ces centrales pourrait entraîner une réduction des coûts de production d’électricité de 32,3 milliards USD par an et éviter l’émission d’environ 3 Gt de CO2 par an, soit 9 % des émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie en 2020 ou l’équivalent de 20 % de la réduction nécessaire d’ici 2030 pour limiter l’augmentation de température à 1,5 °C selon la voie décrite dans l’ouvrage Perspectives pour les transitions énergétiques mondiales de l’IRENA.

Les perspectives à l’horizon 2022 prévoient une nouvelle baisse des coûts mondiaux de l’énergie renouvelable, l’éolien terrestre devenant 20 à 27 % moins cher que la nouvelle option de centrale au charbon la plus rentable.

74 % de tous les nouveaux projets solaires photovoltaïques mis en service sur les deux prochaines années, et qui ont fait l’objet d’appels d’offres ou de ventes aux enchères, auront un prix d’adjudication inférieur à celui des nouvelles centrales au charbon. Cette tendance confirme que les énergies renouvelables à faible coût ne constituent pas seulement l’épine dorsale du système électrique, mais qu’elles permettront aussi l’électrification d’utilisations finales comme les transports, les bâtiments et l’industrie, et ouvriront la voie vers une électrification compétitive indirecte grâce à l’hydrogène renouvelable.

Lisez le rapport complet Coût de la production d’énergie renouvelable en 2020.

Infographie interactive

À propos de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA)

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L’IRENA, principale agence intergouvernementale pour la transformation énergétique mondiale, accompagne les pays dans leur transition vers un futur propulsé par les énergies renouvelables, et constitue à la fois la plate-forme principale pour la coopération internationale, mais aussi un centre d’excellence, et un référentiel en matière de politiques, de technologies, de ressources et de connaissances financières au sujet des énergies renouvelables. Comptant 164 membres (163 États ainsi que l’Union Européenne) et 20 pays supplémentaires engagés dans le processus d’adhésion, l’IRENA promeut la large adoption et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergies renouvelables dans un objectif de développement durable, d’accès à l’énergie, de sécurité énergétique, de prospérité et de croissance économique à faible émission de carbone.

Une agriculture biologique pour nourrir l’Europe en 2050 : une étude du CNRS

L’alimentation est devenue l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle. Selon une étude menée par des scientifiques du CNRS1, un système agro-alimentaire biologique et durable, respectueux de la biodiversité, pourrait être mis en place en Europe et permettrait une cohabitation équilibrée entre agriculture et environnement. Le scénario envisagé repose sur trois leviers. – Le premier impliquerait un changement de régime alimentaire, avec une consommation moindre de produits animaux, ce qui permettrait de limiter l’élevage hors sol et de supprimer les importations d’aliments pour le bétail. – Le deuxième levier propose l’application des principes de l’agro-écologie, avec la généralisation de rotations de cultures2 longues et diversifiées intégrant des légumineuses fixatrices d’azote, ce qui permettrait de se passer des engrais azotés de synthèse comme des pesticides. – Le dernier levier consisterait à rapprocher culture et élevage, souvent déconnectés et concentrés dans des régions ultra-spécialisées, pour un recyclage optimal des déjections animales. Selon ce scénario, il serait donc possible de renforcer l’autonomie de l’Europe, de nourrir la population attendue en 2050, d’exporter encore des céréales vers les pays qui en ont besoin pour l’alimentation humaine, et surtout de diminuer largement la pollution des eaux et les émissions de gaz à effet de serre par l’agriculture. Cette étude est publiée dans One Earth le 18 juin 2021. graphical_abstract_franc_ais_-_small.png
Évolution depuis 50 ans des échanges extérieurs de l'Europe en matière de produits alimentaires
Évolution depuis 50 ans des échanges extérieurs de l’Europe en matière de produits alimentaires

Notes

Des scientifiques du laboratoire Milieux environnementaux, transferts et interactions dans les hydrosystèmes et les sols (CNRS/Sorbonne Université/EPHE) sont impliqués. Plusieurs universités européennes ont également participé : Universidad Politecnica de Madrid en Espagne ; Chalmers University of Technology en Suède ; University of Natural Resources and Life Sciences en Autriche et le Joint Research Centre en Italie. La rotation de culture est la suite de cultures échelonnées au fil des années sur une même parcelle. Il s’agit de changer d’année en année la catégorie de ce qui est cultivé pour ainsi entretenir le sol et le préserver naturellement.

Bibliographie

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Reshaping the European agro-food system and closing its nitrogen cycle: The potential of combining dietary change, agroecology, and circularity. Gilles Billen, Eduardo Aguilera, Rasmus Einarsson, Josette Garnier, Simone Gingrich, Bruna Grizzetti, Luis Lassaletta, Julia Le Noe and Alberto Sanz-Cobena. One Earth, 18 juin 2021.

 

Documents joints

Rapport sur la situation mondiale des énergies renouvelables 2021 : l’urgence de politiques structurelles et de réglementations solides pour sortir d’un monde encore fossile à 80%

Le réseau international REN 21 a publié, le 15 juin 2021, son rapport Renewables Global Status Report 2021 sur l’état d’avancement des énergies renouvelables au niveau mondial. Il montre que malgré une tendance de fond au développement des énergies renouvelables, leur rythme de déploiement reste insuffisant pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, faute de politiques publiques et d’investissements favorisant réellement la transition énergétique vers un monde décarboné.

L’année 2020 a certes établi un nouveau record dans les capacités renouvelables installées, avec 250 GW au niveau mondial pour un investissement de plus de 300 milliards USD, dans un contexte de crises sanitaire et économique. Ainsi, pour la 6ème année consécutive les nouvelles capacités renouvelables représentent plus de 80% des nouvelles capacités installées dans le monde pour la production d’électricité.

Cependant, malgré cette tendance de fonds, le rythme de déploiement est loin de celui préconisé par l’IRENA pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris, et l’analyse des plans de relance annoncés par les pays du G20 montre que seuls 7% des montants annoncés seraient dirigés vers les énergies renouvelables, contre 6 fois plus en faveur des énergies fossiles. Celles-ci demeurent ainsi prépondérantes avec plus de 80% de l’énergie produite au niveau mondial à partir de ces ressources finies – comme 10 ans auparavant – et plus de 500 milliards USD en subvention.

Le rapport souligne que si 2020 a été marquée par l’affichage d’ambitions renforcées en matière d’atteinte de la neutralité carbone à travers le monde, dans les faits, la plupart des pays du G20 n’ont pas fixé d’objectifs pour le déploiement des énergies renouvelables ou, comme la France, ne les ont pas atteints en 2020 par faute d’une feuille de route claire et applicable. Autre constat, la prédominance de politiques en faveur de la transition du secteur électrique, sans que les secteurs de la chaleur et du transport soient suffisamment ciblés.

Les experts du REN-21 appellent donc à une transition structurelle des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables dans toutes les activités sociétales et économiques, et proposent de retenir la part des énergies renouvelables comme indicateur de performance pour toute politique énergétique, économique et décision d’investissement.

Face à l’urgence climatique, l’heure n’est plus aux annonces, mais à une action cohérente et déterminée pour le développement des EnR. Car comme le soulignent les auteurs : « Les objectifs « net zéro » ne suffisent pas à eux seuls pour accroitre l’attractivité des énergies renouvelables ou pour atteindre les objectifs fixés de parts d’énergies renouvelables. Parallèlement à tout type d’objectif, des politiques et des réglementations solides sont nécessaires pour garantir la réalisation de ces objectifs ».

Télécharger le Rapport Renewables Global Status Report 2021

A propos du SER

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) regroupe 400 adhérents, représentant un secteur générant plus de 150 000 emplois. Elle est l’organisation professionnelle qui rassemble les industriels de l’ensemble des filières énergies renouvelables : bois-énergie, biocarburants, éolien, énergies marines, gaz renouvelables, géothermie et pompes à chaleur, hydroélectricité, solaire et valorisation énergétique des déchets. Le SER a pour mission de défendre les droits et les intérêts de ses membres et de resserrer les liens qui les unissent, notamment pour développer la filière industrielle des énergies renouvelables en France et promouvoir la création d’emplois et de valeur ajoutée sur le territoire national.

Suivre le SER sur www.enr.fr // Twitter : @ser_enr // LinkedIn : Syndicat des énergies renouvelables

La décarbonation de l’économie française passera par la route !

Pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, le secteur de transports doit continuer sa mue, mais les efforts entrepris jusqu’alors sous l’impulsion des pouvoirs publics ne sont pas forcément bien répartis. Explications. 1440px-rd794_fore_t_coe_tquen.jpg Il faut décarboner l’économie française, entend-on dans les discours officiels. A l’Économie et aux Finances, Bruno Le Maire le matraque régulièrement : « Notre priorité ? Construire une économie décarbonée. » Aux transports, Jean-Baptiste Djebbari fait de même : « Notre projet, c’est de préserver nos libertés et de décarboner nos activités. La France a tous les atouts pour réussir. » Et évidemment, à la Transition écologique, Barbara Pompili monte au front le plus souvent possible : « Avec 30 milliards d’euros pour décarboner l’économie grâce au Plan de relance, la France se distingue au sein du G20 en matière de transition écologique. Continuons ! » Mais de quoi parlent-ils exactement ? Oxygéner l’économie française Comme dans tout procès, il y a des accusés. Selon les statistiques les plus récentes publiées par le ministère de la Transition écologique, la France se situe dans la moyenne mondiale, avec 5 tonnes de CO2 produites par habitant chaque année, et serait dans la bonne direction, avec une réduction de ces émissions de 19% entre 1990 et 2018. Quelque 70% d’entre elles sont imputables à notre consommation énergétique : dans ces 70%, 42% viennent des transports, 23% du résidentiel tertiaire, 17% de l’industrie manufacturière et la construction et 14% de l’industrie de l’énergie. « Compte tenu de l’impact de la crise sanitaire sur les perspectives de croissance, les projections 2020-2030 d’émissions de gaz à effet de serre sont revues à la baisse pour le monde, l’Union européenne et la France, estime Rexecode. Grâce à l’impact supplémentaire du Plan de relance, la France pourrait atteindre en 2030 un niveau d’émissions proche de son objectif. » Si la tendance actuelle semble positive, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les objectifs fixés pour 2030. Le gouvernement actuel a donc sorti le carnet de chèques avec son Plan de relance de 100 milliards d’euros annoncé en septembre dernier par Jean Castex, dont 30 milliards pour la seule transition écologique et 11,5 milliards pour les transports. Objectif du dispositif : accélérer la transition et donner aux collectivités locales les moyens de participer activement au processus. Mais à y regarder de plus près, certaines orientations laissent perplexe : sur les 11,5 milliards consacrés aux transports, le rail se taille la part du lion avec 4,7 milliards, tandis que la route ne récolte que 2 milliards. Pourtant, 9 Français sur 10 utilisent leur voiture quotidiennement. Cette réalité impose une évidence : pour verdir l’économie, le gouvernement français doit impérativement verdir le secteur routier. Verdir les transports : une priorité L’impact des transports sur l’environnement est évident. Selon le ministère de la Transition écologique de Barbara Pompili, ils seraient responsables de 29% des émissions totales de GES, devant le BTP (19%), l’agriculture (19%) et l’industrie (18%). Dans le détail, l’Agence de la transition écologique ADEME estime que « la route représente plus de 80% de la consommation d’énergie de ce secteur, suivi de l’aérien (15%), du ferroviaire (2%) et de la navigation intérieure (0,4%). » Les critiques les plus virulentes vont même plus loin : pour Robert Joumard, directeur de recherche à l’Inrest (Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité), 18000 décès seraient imputables chaque année à la pollution automobile (3,5% du total des décès en France). Selon ce chercheur, « la croissance de la mobilité n’est pas durable vis-à-vis de la consommation d’espace et de ressources non-renouvelables, et des émissions de gaz à effet de serre ». La seule solution : décarboner notre façon de vivre la route. Il faut ainsi resituer le chantier prioritaire : ce sont aux infrastructures et aux constructeurs automobiles de s’adapter et de promouvoir de nouveaux usages plus verts. Vers une route bas carbone La route bas carbone est un grand chantier commencé il y a une dizaine d’années, et il ne fait que s’accélérer. Côté constructeurs automobiles, il suffit pour s’en convaincre de regarder les spots de publicité à la télévision qui ne promeuvent plus que des véhicules électriques ou hybrides. La bascule est en train de se faire, avec plus de 100 000 immatriculations de voitures électriques en 2020. Si elles ne représentent qu’une part de marché encore assez faible (6,4% en 2020), elles suivent une courbe exponentielle, avec une progression de +169% par rapport à 2019. Le raz-de-marée de l’électrique est inexorable, d’autant que l’État français s’est engagé à bannir la vente de véhicules à moteur thermique d’ici 2040. Pour accompagner cette révolution, l’éternelle question de la poule et de l’œuf ne se pose pas vraiment : les infrastructures doivent prendre les devants. Car il faut bien alimenter en énergie ces véhicules et leur proposer des aménagements spécifiques. Pour cela, l’État vient donc de débloquer au printemps 2021 une aide de 100 millions d’euros pour le développement des bornes de recharge électrique sur les grands axes de l’Hexagone. Une enveloppe bien en-deçà de ce qu’il faudrait pour atteindre l’objectif plusieurs fois repoussé des 100 000 bornes sur le territoire cette année, avec un horizon encore utopique de 7 millions de bornes en 2030. Pour y arriver, les pouvoirs publics français pourraient s’inspirer du grand plan de l’Administration Biden aux États-Unis de 2300 milliards de dollars sur quinze ans pour réparer 10000 ponts et plus de 30000 kilomètres de routes, et qui met au centre de sa politique la lutte contre le dérèglement climatique. En attendant, ce sont les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) qui prennent les devants en France pour assurer la distribution d’électricité pour les parcours longue distance. Comme de nombreuses industries françaises, ces entreprises ont mis la transition énergétique au cœur de leur développement. Dans le domaine autoroutier, le nº1 français – Vinci Autoroutes, avec plus de 50% du réseau concédé – met les bouchées doubles pour asseoir sa stratégie bas carbone : multiplication des bornes de recharge, files dédiées au transport en commun sur les voies rapides, incitation au covoiturage, points de jonction avec d’autres types de transports… En région Occitanie présidée par Carole Delga par exemple, Vinci Autoroutes a annoncé l’année dernière un investissement de 1,7 milliard d’euros en faveur de la décarbonation des transports routiers. « En transformant l’infrastructure autoroutière avec des aménagements et des équipements ciblés – comme des bornes électriques –, explique Pierre Coppey, le PDG de Vinci Autoroute, on crée les conditions du déploiement de mobilités plus efficientes, plus collectives, plus propres. Notre ambition est d’inventer l’autoroute du XXIe siècle. Et de même que l’autoroute est en train de s’ouvrir aux mobilités vertes, elle pourra accueillir demain les véhicules totalement autonomes et connectés, qui marqueront la prochaine révolution des mobilités. » Aux pouvoirs publics de vraiment prendre la mesure de la révolution en cours et de l’accompagner au mieux. Condition sine qua non pour tenir leurs engagements à long terme.

 

Plus de 100 000 Français raccordés en autoconsommation individuelle au premier trimestre 2021

Selon Enedis, le gestionnaire de réseaux d’électricité, ce sont plus de 100 000 clients qui sont raccordés en autoconsommation individuelle au premier trimestre 2021. Pour ce faire, la plupart d’entre eux disposent de panneaux photovoltaïques sur leur toiture. D’après les prévisions, plus de 100 opérations d’autoconsommation collective devraient être mises en place d’ici la fin de l’année 2021.

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L’essor et le développement de l’autoconsommation photovoltaïque en France

Depuis quelques années, l’autoconsommation solaire tend à se développer rapidement. Que ce soient les particuliers ou les entreprises, nombreux sont ceux à adopter un projet d’autoconsommation photovoltaïque individuel ou collectif. Encouragés par la modification des règles d’installation et les évolutions de la loi, l’autoconsommation d’électricité via les panneaux solaires est de plus en plus adoptée. Les aspirations des Français semblent évoluer en faveur de l’autoconsommation solaire grâce aux changements des décisions gouvernementales ainsi qu’à l’essor de ce type de projet.

Pour le premier trimestre 2021, selon le gestionnaire de réseaux d’électricité Enedis, plus de 100 000 clients possèdent un système en autoconsommation individuelle, par le biais de panneaux solaires. Particuliers et entreprises sont de plus en plus nombreux à s’ancrer dans la production d’électricité. D’ici la fin de l’année 2021, ce serait plus d’une centaine d’opérations d’autoconsommation collective qui devrait voir le jour. Effectivement, avec l’évolution des lois, l’autoconsommation collective devrait considérablement croître.

Les enjeux et les avantages de l’autoconsommation solaire individuelle et collective

Avec le temps, l’image de l’autoconsommation solaire tend à s’améliorer. Pendant longtemps, ce système était principalement adopté pour la revente de production d’électricité. Aujourd’hui, cela va bien au-delà d’une simple revente et l’autoconsommation photovoltaïque s’impose comme étant un véritable geste écologique. C’est une façon de produire en autonomie son électricité, afin d’éviter la sur-consommation et afin de diminuer son empreinte écologique. Certains l’adoptent pour leur consommation personnelle, certains pour la revente et certains combinent les deux en vendant le surplus.

C’est plus particulièrement l’autoconsommation collective qui devrait considérablement se développer d’ici les prochaines années. Selon Enedis, un système collectif représente seulement 2 producteurs pour 12 consommateurs. Dans tous les cas, l’autoconsommation est la solution idéale pour produire sa propre énergie afin de favoriser l’écologie, tout en revendant le surplus de production. Bien souvent, la vente est gérée par les entreprises qui possèdent des champs photovoltaïques dédiés à cet usage. Les particuliers aspirent davantage à l’autoconsommation pure et dure. Pour eux, l’objectif est de profiter d’une solution plus respectueuse de l’environnement et performante pour bénéficier des avantages économiques et écologiques sur le long terme.

 

Les collectivités territoriales en collaboration avec les acteurs privés répondent aux enjeux de la transition écologique des territoires

logo-63.png Au-delà de la gestion de la crise sanitaire, la reprise du rythme de la transformation qu’appelle la transition écologique sur les territoires figure parmi les priorités du SNDGCT[[Présidé par Stéphane PINTRE, le SYNDICAT NATIONAL DES DIRECTEURS GÉNÉRAUX DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES créé en 1948 est une organisation professionnelle qui regroupe des dirigeants territoriaux de collectivités (DGS, Directeurs Généraux Adjoints des Services, cadres de direction du CNFPT et agents retraités des catégories précitées) et de centres de gestion. Il compte aujourd’hui 4 000 adhérents.]]. Durant cette période d’isolement et en attendant ses prochaines Assises Territorialis® , il a mis en place une série de webinaires en collaboration avec des acteurs de la sphère privée engagés dans les Partenariats des Savoirs du SNDGCT. Enjeux de la transition écologique, énergie, gestion des déchets…, autant de thématiques abordées avec des grands témoins et des partenaires experts. Un premier webinaire a été réalisé le 16 mars dernier, le prochain sur la transition énergétique aura lieu le 8 juin prochain avec Enedis, et un troisième est prévu avec Véolia sur la gestion des déchets à l’automne.

« Enjeux de la transition écologique dans les collectivités territoriales »

Il s’agissait de poser les principes généraux sur ce thème transversal afin de lancer une dynamique de réflexion et préparer aux webinaires suivants, qui seront plus concrets et techniques. Julien Dossier, expert en neutralité carbone et auteur d’un ouvrage inspirant sur l’accompagnement de la transition écologique dans les territoires, a partagé sa vision avec les 80 Directeurs Généraux participants. – En savoir plus sur : www.renaissanceecologique.fr Le métronome écologique impose une action plus rapide de tout le territoire Julien Dossier présente une autre manière d’aborder la transition à travers une approche fondée sur une fresque typique de la Renaissance italienne, dont la particularité est de proposer une allégorie du bon gouvernement. Dans sa version moderne, les collectivités sont pour lui des acteurs majeurs de cette fresque. Mais ce qu’il nous rapporte ici est que le fait majeur, c’est l’urgence, le rythme du métronome qui s’emballe. Il est donc nécessaire d’agir rapidement avec des actions coordonnées à l’échelle de chaque territoire, à court, moyen et long terme, de façon simultanée et sur les 24 chantiers qu’il identifie dans son ouvrage. ▪ La prise de conscience est réelle mais les moyens engagés sont insuffisants Autre intervenant, Emmanuel Couet, conseiller au sein du cabinet Semaphore, qui a présenté le Plan Climat (PCAET) construit et voté par Rennes Métropole lorsqu’il en était le président. Il a pu soutenir l’idée qu’il faut une évolution des cultures autour de la consommation. Les collectivités doivent accompagner et inciter, plus encore que ce qui est actuellement prévu, compte tenu des objectifs fixés. Il faut décentraliser et créer une intelligence du territoire autour du bloc local, donc les collectivités. ▪ Les DGS peuvent jouer un rôle déterminant de mobilisateur et de mise en synergie de l’ensemble Xavier Boivert, DGS de la Ville de Mordelles et représentant du SNDGCT à cette table ronde retient de ces interventions que le corps social est donc visiblement à la fois conscient de l’urgence mais réticent face aux ruptures qui sont nécessaires pour assurer une véritable transition. Le résultat de cette tension entre les objectifs ambitieux et les moyens insuffisants mis en œuvre, rend le travail du DGS très délicat. Il mérite une véritable stratégie qui peut prendre trois dimensions : l’accompagnement des élus avec une vraie culture de la transition à créer, le pilotage de l’administration qui doit intégrer la dimension écologique partout et de plus en plus, et une action plus diffuse mais nécessaire vers tous les acteurs locaux, pour tendre vers des objectifs communs de transition.
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« Il faut se projeter dans un monde où il est possible d’agir. Ce qui se joue, c’est notre capacité à planifier (…) et à synchroniser. Il faut un dessein pour pouvoir concevoir un dessin [au sens de la fresque]. ». Julien Dossier « Il y a un consensus sur les objectifs (…), les plans climats sont assez ambitieux et pourtant il y a un décalage entre les objectifs affichés et les moyens mobilisables ou mobilisés. (…) Nous sommes plus souvent face à des résistances que face à un mouvement des citoyens qui nous pousse et qui nous appuie. ». Emmanuel Couet « Le DGS se retrouve au milieu d’une tension entre le vouloir et le pouvoir. La mission transition, quand elle existe, doit être bâtie au bon niveau, par exemple sous la supervision du DGS, et autour d’une stratégie assumée et affirmée par l’exécutif. ». Xavier Boivert
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L’impact de la pandémie en matière de pollution plastique est gravissime selon l’Oeil de la Fabrique écologique

capture_d_e_cran_2021-05-06_a_16.47.19.png COVID pollution: impact of COVID-19 pandemic on global plastic waste footprint”, article paru dans la revue Heliyon en février 2021, est écrit par David E. Bassey, Nsikak U. Benson et Thavamani Palanisami. Il s’intéresse aux déchets plastiques générés à l’échelle mondiale en raison de la pandémie – gants, combinaisons médicales de protection, masques ou encore bouteilles de désinfectant à main – et tente d’évaluer leur empreinte environnementale et leurs impacts sur les écosystèmes. Cette production de déchets à usage unique est d’une telle ampleur que les récents efforts mondiaux pour diminuer l’utilisation des plastiques pourraient être réduits à néant. La majorité de ces déchets ont une autre particularité : ils sont de nature biomédicale et nécessitent donc un traitement spécifique ce qui complexifie la crise actuelle. – #1 En raison de l’explosion du nombre de contaminations, les États ont dans leur grande majorité imposé ou fortement recommandé le port du masque facial afin de réduire la transmission du virus. La consommation de produits et matériaux en plastique à usage unique a dépassé les frontières du monde médical pour se généraliser à l’ensemble de la population. Cette pratique était toutefois antérieure à la pandémie dans certains pays du continent asiatique. Les chiffres sont sans appel : 1,6 million de tonnes de déchets d’équipements de protection à usage unique seraient générées chaque jour dans le monde. En 2020, le poids de ces déchets plastiques serait de l’ordre de 585 millions de tonnes. À titre d’exemple, entre le début de la pandémie et mars 2020, la quantité de déchets médicaux générés et traités avait augmenté de 23% en Chine. – #2 Une part non négligeable de ces déchets est rejetée dans des décharges ouvertes ou non contrôlées, et sort donc des circuits traditionnels de gestion. Non biodégradables, ils peuvent contenir et accumuler des polluants toxiques et des agents pathogènes, ce qui représente un risque sanitaire important. La toxicité du SRAS-COV-2 pour les organismes marins est encore inconnue, mais dans la mesure où des molécules du virus ont été détectées dans des échantillons d’eaux usées aux Pays-Bas, en Australie ou encore aux États-Unis, la situation est très préoccupante. Dans l’ensemble, ces déchets représentent des contaminants organiques et inorganiques et auront des conséquences sur notre santé et sur celle des organismes terrestres et marins, même s’il reste à déterminer l’ampleur de leurs impacts. – #3 La capacité des installations de gestion des déchets est largement dépassée. Ce problème est encore plus aigu dans les pays à revenus faibles et intermédiaires et fortement peuplés. Les installations y sont souvent vétustes ce qui entrave la possibilité d’une gestion efficace. Dans l’ensemble, le secteur fait face à un déficit d’innovations pour créer de nouveaux équipements dont la matière n’est pas du plastique, et réutilisables après désinfection et stérilisation. La stratégie de gestion des déchets biomédicaux doit impérativement être repensée pour respecter ces six étapes : identification, collecte, séparation, stockage, traitement, élimination. Un travail de sensibilisation et de formation est également nécessaire. L’avis de Géraud Guibert, président de LFE «Il est urgent que des mesures soient prises pour une vraie stratégie de gestion des déchets liés à la crise sanitaire, en France et dans le monde L’impact de la pandémie en matière de pollution plastique est gravissime selon l’Oeil de la Fabrique écologiqueTélécharger l’article écrit par Quinteau Raphaël

 

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Cap sur l’innovation chez SuiviDeFlotte

SuiviDeFlotte continue sa progression sur le marché de la géolocalisation et de la gestion de flottes de véhicules. 2020 a conforté un modèle de développement fondé sur l’innovation continue et une organisation drivée par l’écoute Clients.

L’an dernier, une centaine de nouveautés fonctionnelles ou ergonomiques ont été ajoutées, tant sur le portail web que sur les applications mobiles (côté conducteur comme côté gestionnaire de flotte). En particulier, les spécificités liées aux véhicules électriques et hybrides ont été intégrées, pour accompagner les entreprises dans l’électrification partielle de leurs parcs.

 

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« Ce flux d’innovations continues est immédiatement accessible par tous nos clients, car nous proposons une seule et même version de notre outil à tout le monde, dans le Cloud. Cela nous permet d’anticiper et de répondre aux nouveaux besoins de nos utilisateurs, de montrer notre implication constante dans l’évolution de nos solutions, et de solliciter des remontées terrain », explique Julien Rousseau, CEO de SuiviDeFlotte. « Nous sommes sur un marché très dynamique, avec beaucoup de premiers équipements dans les petites entités : l’accompagnement client, le clé-en-main, l’ergonomie, le partage de bonnes pratiques, sont essentiels pour satisfaire et fidéliser nos nouveaux utilisateurs.»

En anticipation sur les évolutions du marché ou en réponse aux idées remontées par les utilisateurs, SuiviDeFlotte lance chaque année trois nouvelles éditions majeures de sa solution, avec des fonctionnalités qui viennent s’intégrer dans la gamme des offres.

 

« Aujourd’hui, le marché attend beaucoup de simplicité mais la différence se fait sur la qualité de la restitution de la data, sur les rapports décisionnels et les services additionnels comme l’écoconduite, la gestion simplifiée des amendes, les alertes maintenance, la prise en charge des véhicules électriques et hybrides…. Pour 2021, nous préparons des nouveautés sur notre offre de gestion de parc pour les flottes intermédiaires (20 à 500 véhicules), avec un outil intégré incluant géolocalisation et gestion de parc. Exploiter en gestion de parc la data issue de la télématique ouvre aux entreprises de vrais avantages. Les décisions managériales sont simplifiées et les gains monétaires évidents. »

Résultat : son modèle de croissance est conforté, les clients sont au rendez-vous, l’entreprise a su prendre le virage de l’électrique pour accompagner ses clients dans l’électrification de leur parc de véhicules et la recherche d’économies. Les indicateurs sont au vert : 300 nouveaux clients, un taux de renouvellement des contrats de 85 % et 10 ouvertures de postes pour 2021.

L’entreprise a conforté en 2020 ses références sur ses marchés historiques – l’énergie, le transport et la construction, en signant de nouveaux contrats avec des entités comme Barbosa, Guesneau Rénovation, Creusot Pneus, Eiffage Énergies et Eiffage Construction.

SuiviDeFlotte a également réalisé une percée auprès des acteurs de la livraison express (Pro-Courses, par exemple) qui cherchent à optimiser leur qualité de service face à l’afflux des livraisons du e-commerce. Un secteur sur lequel SuiviDeFlotte était jusqu’alors relativement absente et qui lui ouvre des perspectives significatives de développement pour 2021.

 

Au total, 300 nouvelles références sur l’année qui concerne tout le mid-market et des flottes petites et moyennes, de 10 à 80 véhicules !

 

Projet MONTCLIMA – Un séminaire sur la gestion et la prévention des feux de forêt prouve que 95% des incendies sont causés par l’activité humaine

À l’occasion de la Journée Mondiale de la Terre, le Projet européen SUDOE Montclima a organisé, le 22 avril 2021, son deuxième séminaire transnational sur « les stratégies de gestion et de prévention des feux de forêt dans l’espace SUDOE », à Leiria, au Portugal. Cette rencontre, à vocation internationale, a été accueillie par la Communauté partenaire de la Région de Leiria (CIMRL). De nombreux intervenants prenant part au projet SUDOE Montclima et affiliés à des organismes partenaires ont mutualisé les dernières données recueillies sur les feux de forêt et échangé sur les bonnes pratiques à mettre en place, pour augmenter la résilience des territoires du sud-ouest face au risque et aux feux de forêt.

LES RISQUES NATURELS : UN CONSTAT ALARMANT

274.000 hectares ont brûlé l’année dernière, entre janvier et août 2020, sur le territoire du sud-ouest européen (SUDOE). La thématique du séminaire et l’emplacement ne sont pas anodins. La région de Leiria, au Portugal a connu d’importants incendies de niveau 6, jusqu’à atteindre le triste record de 350 000 hectares de végétation brûlée. Selon les études, un incendie se déclenche tous les trois jours et 95% des causes incendiaires sont provoquées par l’homme. « L’hiver 2019, 42 000 hectares ont brulé dans les Pyrénées Orientales. Il s’agissait des incendies liés aux pratiques agricoles, forestières ou pastorales, et il est devenu primordial d’encadrer les pratiques de brûlage des pâturages, afin de prévenir et protéger la population. De plus le changement climatique va provoquer une expansion du risque des incendies dans les zones de montagne, c’est pourquoi il est nécessaire de rester vigilant pour accorder les moyens de prévention. » -Rémi Savazzi – ONF

LE FACTEUR ANTHROPIQUE EN PREMIÈRE LIGNE

Ce séminaire sur la gestion et la prévention des feux de forêt est l’occasion de mettre en lumière tous les dommages des feux de forêt et analyser comment les pratiques de gestion agricole affectent le territoire. Les études menées sur le terrain pour définir les foyers des feux, ont permis d’identifier que la 95% des incendies ont une cause anthropique. Ces zones sujettes aux incendies sont toujours des zones rurales. En effet, l’un des principaux facteurs qui déclenchent les feux de forêt sont les brûlages non- contrôlés en faveur de la régénération des pâturages (l’écobuages). Ces départs de feux, en corrélation avec des éléments naturels favorables comme le taux d’humidité, la température et le vent, provoquent des incendies dévastateurs. C’est pourquoi, la prévention et la sensibilisation des populations est primordiale pour ralentir les risques d’incendies.

LES BONNES PRATIQUES IDENTIFIÉES

Lors du séminaire plusieurs outils techniques de gestion et prévention des incendies ont été dévoilés : des capteurs pour analyser le taux d’humidité dans les forêts, l’indice IEP développé par météo France en collaboration avec ONF qui intègre la variable du vent, ou encore des cartographies pour allier prévention et production du bois dans les espaces de forêt privées. Ainsi que plusieurs techniques de prévention simple pour prévenir la population comme un code de bonnes pratiques et conduite à tenir face à un feu de forêt dans le pays Basque.

LE PROJET MONTCLIMA : UNE DÉMARCHE EUROPÉEENE

Ce séminaire sur les différentes stratégies de gestion et de prévention des feux de forêt était le deuxième du projet SUDOE Montclima. Il s’inscrit dans une série de séminaires autour des risques naturels analysés par le projet (incendies, érosion, inondations et sécheresse). Cette série a commencé en 2020 et se déroulera jusqu’à la fin du projet en 2022. Le premier séminaire du projet, avec une perspective « multirisque », abordait la relation entre les différents risques naturels et le changement climatique en zone de montagne. Cet événement s’est tenu à Soria en octobre 2020 (Espagne). Ces rendez-vous sont l’opportunité pour les entités membres et associées du projet Montclima de se regrouper autour de plusieurs problématiques majeures sur la gestion des risques en zones de montagne. Le prochain séminaire, qui aura lieu à Barcelone au cours du mois de septembre 2021, traitera des pratiques forestières adaptatives et les risques de sécheresse. « La Journée Mondiale de la Terre est une journée symbolique, qui nous met face à l’importance de notre rapport à l’environnement et à notre gestion des risques naturels d’une manière plus intégrale. Notre objectif à travers ce séminaire est de trouver les meilleures pratiques à adopter. Elles sont fondées sur l’expérience et les apprentissages communs. Les montagnes sont des espaces fragiles face aux risques naturels. Le projet Montclima œuvre au quotidien pour améliorer la résilience des territoires face à ces risques. » Eva García-Balaguer, OPCC-CTP.

À propos du projet Montclima

Piloté par la Communauté de Travail des Pyrénées (CTP) et son Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique (OPCC), le projet Montclima a pour objectifs l’étude de la gestion et la prévention des risques naturels climatiques dans les zones de montagne du sud-ouest de l’Europe. Avec un budget de 1,4 millions d’euros, le projet est soutenu par le programme européen de coopération de l’espace Sud-ouest européen (Interreg SUDOE) et est cofinancé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). Le projet Montclima se déroulera jusqu’à décembre 2022 pour proposer des pistes d’amélioration aux problématiques de prévention, de gestion des risques naturels et contribuer à améliorer la résilience des territoires de montagne du sud-ouest européen.

Partenaires

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Dossier de présentation

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Le collectif Notre Constitution Écologique se mobilise avant l’examen du projet de loi constitutionnel au Sénat.

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L’Appel pour une Constitution Écologique fête ses 3 ans !

«Lancé le 24 avril 2018, notre Appel a franchi la barre des 100.000 signatures. Au même moment, le Sénat s’apprête à étudier le projet de loi constitutionnelle issu de la Convention Citoyenne pour le Climat. A cette occasion, Notre Constitution Écologique sort une vidéo pour rappeler les enjeux autour de cette réforme et prévoit une mobilisation début mai avant les débats au Sénat.»
L’occasion de voir aboutir une proposition phare de la Convention Citoyenne pour le Climat. Notre Constitution Écologique se mobilise depuis 2018 pour voir aboutir une réforme constitutionnelle à la hauteur des enjeux écologiques et climatiques. Mais cette réforme constitutionnelle, annoncée dès 2017 par le Gouvernement, a sans cesse été repoussée, jusqu’à ce que la Convention Citoyenne reprenne l’idée d’une modification de l’article 1er de la Constitution, avec la formulation suivante: « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique ».
«Il s’agit là d’ériger la préservation de l’environnement, et plus particulièrement de la biodiversité et du climat, comme les enjeux majeurs de notre époque et comme principes méritant une protection plus solide, à l’abri des changements de majorité.»

Une adoption par l’Assemblée nationale et prochainement par le Sénat

Cette proposition a été transcrite dans le projet de loi constitutionnelle adopté sans amendement par les députés le 16 mars dernier. À compter du 5 mai, les sénateurs étudieront à leur tour ce projet de loi. Bien que nous aurions souhaité voir inscrits le principe de non-régression et les limites planétaires dans le texte, afin de doter la France d’une Constitution écologique encore plus ambitieuse, nous espérons, à minima, que le texte sera conservé, notamment le terme “garantit” qui est gage d’efficacité de la proposition. L’enjeu est double. Intégrer ce terme précis dans la Constitution, obligerait l’État à agir et à fournir des résultats en matière de protection de l’environnement. De plus, pour que ce projet de loi constitutionnelle soit soumis au vote citoyen, le projet de réforme doit être voté dans les mêmes termes par les deux chambres (Sénat et Assemblée Nationale). Les députés ont déjà validé la proposition de la CCC en conservant le terme “garantir”, il est donc fondamental que le Sénat vote la proposition dans les mêmes termes !
«Aujourd’hui, grâce à cette proposition, nous avons enfin l’opportunité d’avoir une Constitution écologique !»

Appel à mobilisation

À quelques jours de l’ouverture des débats au Sénat, Notre Constitution Écologique publie une vidéo faisant intervenir citoyens de la Convention Citoyenne, juristes, comédiens, scientifiques et autres acteurs de la société civile pour rappeler les enjeux autour de cette réforme et soutenir notre mobilisation à venir.
«Alors que les débats sur la loi Climat ont pris fin à l’Assemblée nationale, et que le projet de loi qui en sort n’est pas à la hauteur des objectifs climatiques que la France s’est fixée, ce projet de loi constitutionnel est une occasion pour les sénateurs d’agir de manière concrète et ambitieuse, avant qu’ils examinent à leur tour le reste des propositions de la Convention Citoyenne.»
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Noé lance l’application Papillonline pour améliorer le suivi des papillons communs en France

Alors que le printemps marque le retour de la saison des observations naturalistes de papillons, Noé lance Papillonline, une application gratuite permettant à chacun d’identifier les papillons, en savoir plus sur les espèces observées et enregistrer ses observations. L’objectif : favoriser la participation à l’Opération Papillons, programme de sciences participatives que l’association Noé gère en collaboration avec le Muséum national d’Histoire naturelle, visant à mieux suivre les populations de papillons et ainsi mieux les protéger. Avec au total plus de 50 espèces de papillons communs, l’application est dès à présent disponible en téléchargement sur les smartphones Apple et Android. Elle se divise en deux grandes parties : une première, la liste des espèces, est dédiée au public connaissant déjà le papillon observé et qui souhaite en apprendre plus sur celui-ci. La seconde partie est le guide pas-à-pas, qui permet d’identifier l’espèce observée en répondant à plusieurs questions concernant par exemple la forme du papillon, sa couleur, et les motifs présents sur les ailes. gnu4t.jpg Pensées de façon identiques, les fiches descriptives de chaque espèce apportent ainsi les principales caractéristiques, anecdotes insolites, forme de la chenille et risque de confusion avec d’autres espèces. On apprend ainsi que le Citron détient le record de longévité au stade adulte, pouvant vivre jusqu’à 12 mois, et que l’Argus bleu au stade de chenille échange son miellat contre la protection des fourmis ! En complément, pour assurer un suivi des espèces observées, les fonctions appareil photo et carnet d’observations s’ajoutent à l’application pour garder en mémoire les papillons déjà rencontrés.

Observer les papillons pour enrayer leur déclin et protéger l’environnement

Cette application conjugue ainsi la didactique et la découverte naturaliste avec une réelle ambition d’améliorer l’état de conservation des espèces : en fin d’observation (une fois la photo enregistrée dans le carnet d’observation et l’espèce identifiée), les utilisateurs de l’application sont invités à se rendre sur le site Sciences Participatives au Jardin, qui leur permet de renseigner leurs observations et de les transmettre aux équipes de recherche du Muséum national d’Histoire naturelle.
« Avec l’application Papillonline, nous cherchons à rendre l’observation naturaliste ludique et accessible à tous, tout en proposant de contribuer à l’amélioration des connaissances scientifiques, et par extension mieux protéger les espèces et leurs milieux. » souligne Angélique Daubercies, en charge des programmes de sciences participatives chez Noé.
Entre 1990 et 2017, 39% des populations de papillons des prairies ont disparu en Europe. En cause, l’artificialisation des sols et l’usage de pesticides, mais également un déficit de connaissances sur les papillons qui mène à des statuts de protection souvent trop bas au regard de leur déclin. Fragiles et éphémères, les papillons sont en plus des espèces dites bio-indicatrices, c’est à dire particulièrement sensibles aux variations de leur habitat (pollution, artificialisation des sols…). Observer et constater l’abondance et la diversité ou au contraire l’absence de papillons renseigne ainsi sur la « bonne santé » du milieu naturel dans lequel ils sont observés. Des conclusions peuvent ainsi être envisagées dans le cadre des études de recherches basées sur ces observations citoyennes. « Les papillons connaissent un déclin d’autant plus inquiétant que nombre d’espèces participent beaucoup à la pollinisation de nos végétaux. Les citoyens ont un vrai rôle à jouer pour nous aider à effectuer ce recensement et mieux conserver ces espèces, car nombres de milieux où évoluent les papillons ne sont pas accessibles aux chercheurs, notamment les jardins privés qui représentent un million d’hectares en France ! » note également Marika Dumeunier, directrice du pôle national de Noé

L’impératif du suivi des données, un challenge à relever

Pour convertir les observations enregistrées dans l’application en données exploitables par les scientifiques, il est nécessaire de suivre ces données sur plusieurs années. Des animations seront ainsi prévues au fil de la saison 2021 pour inciter à utiliser cette application et découvrir le programme de sciences participatives Opération Papillons. Lancé en 2006, ce programme co-porté par Noé et le Muséum national d’Histoire naturelle fêtera ses 15 ans cette année et repose sur plus de 10.000 observateurs bénévoles mobilisés depuis son lancement.
« En numérisant la découverte des papillons grâce à cette application, nous espérons une nouvelle vague d’engagement dans ce programme de sciences participatives, notamment des publics plus jeunes et connectés » confirme enfin Angélique Daubercies.
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Application téléchargeable sur : – App StoreGoogle Play

A propos de Noé

noe_.pngNoé est une association de protection de la nature, d’intérêt général et à but non lucratif, créée en 2001 par Arnaud Greth, son Président – Fondateur. Elle déploie en France et à l’international des actions de sauvegarde de la biodiversité pour le bien de toutes les espèces vivantes, y compris de l’espèce humaine. Pour cela, Noé met en œuvre des programmes de conservation d’espèces menacées, de gestion d’espaces naturels protégés, de restauration de la biodiversité ordinaire et des milieux naturels, de reconnexion de l’Homme à la nature, et de soutien aux activités économiques et aux organisations de la société civile favorables à la biodiversité.

 

12 acteurs de la transition alimentaire soutiennent un affichage environnemental fiable et pertinent

L’ITAB et ses partenaires se mobilisent pour un affichage environnemental fiable et pertinent

image004-6.png Parce qu’informer correctement les consommateurs sur l’empreinte écologique des produits est une priorité, 12 acteurs de la transition agricole et alimentaire soutiennent le projet « affichage environnemental » de l’ITAB et de ses partenaires scientifiques. Ils appellent également à respecter le calendrier initialement prévu par le législateur pour définir cet affichage. L’enjeu : proposer une méthode de scoring intégrant l’ensemble des impacts environnementaux. En application de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire, une expérimentation de 18 mois a été engagée par le gouvernement pour définir, d’ici fin 2021, un affichage environnemental destiné aux produits alimentaires. Un appel à projets a été lancé fin septembre 2020 afin de recueillir les propositions pour ce futur affichage. Les pouvoirs publics ont retenu la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV) comme « socle de base » de ces travaux, et en particulier la base de données Agribalyse de l’ADEME qui compile les impacts environnementaux des produits agricoles et alimentaires estimés selon cette méthode. Cependant, la méthode ACV présente de nombreuses lacunes et limites[[- http://itab.asso.fr/activites/Agribalyse.php]] : elle ne prend pas en compte, ou très mal, certains impacts environnementaux essentiels, par exemple l’impact des pesticides et les enjeux autour de la biodiversité. L’ACV ne rend pas non plus compte des effets positifs de certaines pratiques sur l’environnement, notamment au niveau agricole : modes extensifs d’élevage (pâturage, plein air), cahiers des charges type agriculture biologique, etc. En 2020, des chercheurs INRAE ont par exemple indiqué que ces lacunes importantes pouvaient conduire à des conclusions erronées[[- « Evaluer les impacts environnementaux de l’agriculture biologique : l’analyse du cycle de vie doit faire mieux », Van der Werf et al. (2020)]] : « La méthodologie et les études actuelles d’ACV ont tendance à favoriser les systèmes agricoles intensifs utilisant beaucoup d’intrants et à donner une image inexacte des systèmes agroécologiques moins intensifs tels que l’agriculture biologique… L’ACV évalue les systèmes agroécologiques de manière inadéquate. ». Refléter correctement ces impacts dans un affichage environnemental destiné à informer les consommateurs est un enjeu évidemment immense pour le développement de systèmes agricoles et alimentaires durables. En l’état de la méthodologie ACV, nous sommes très loin du compte ! C’est pourquoi l’ITAB et ses partenaires ont proposé un projet dans le cadre de l’expérimentation lancée par l’Etat, afin d’éclairer les options concrètes permettant d’améliorer ou de suppléer les données ACV. Les catégories d’impact qui seront prioritairement travaillées concernent la biodiversité, l’impact des pesticides sur la santé humaine et les écosystèmes, l’impact carbone et notamment le stockage du carbone dans les sols (dimensions incluses en théorie en ACV mais aujourd’hui manquantes), ainsi que l’impact en matière de bien-être animal, l’accès plein air, ou encore l’usage des antibiotiques… Le choix du format d’affichage sera également abordé. Les propositions seront rendues publiques et mises à disposition de tous les acteurs. Les résultats des différents projets devraient être remis fin juin 2021, ce qui laisse très peu de temps. D’autant que la base de données Agribalyse a été rendue publique très tardivement (30 septembre 2020) et a subi des modifications importantes jusqu’à début janvier 2021. La moitié des 20 structures qui participent ont ainsi déposé leur dossier il y a moins de 3 semaines et en pratique, il n’y aura eu que 9 mois, et non 18 mois comme prévu dans la loi, entre le lancement de l’appel à projets et la fin de l’expérimentation. Nous demandons que l’intégralité des 18 mois prévus pour contribuer soit maintenue, comme l’ont souhaité plusieurs organisations participant à cette expérimentation, ainsi que 18 députés de la majorité présidentielle dans une récente tribune. Les politiques publiques qui seront basées sur ces travaux méritent en effet mieux que cette précipitation.

Dossier

Mars 2021 : L’ITAB démarre des travaux sur les indicateurs complémentaires pour l’affichage environnemental des produits alimentaires. Dossier déposé par l’ITAB auprès de l’ADEME et du Ministère de la Transition Ecologique et SolidaireVoir le Dossier déposé par l’ITAB auprès de l’ADEME et du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire

 

Documents joints