Accueil Blog Page 81

La Maison Magique, éco-habitat autonome, écologique et durable, un livre de Benjamin Adler et Pauline Massart

La Maison Magique, éco-habitat autonome, écologique et durable, un livre de Benjamin Adler et Pauline Massart
La Maison Magique, éco-habitat autonome, écologique et durable, un livre de Benjamin Adler et Pauline Massart

Il était une fois…

…une incroyable et formidable aventure humaine contée par Benjamin Adler et Pauline Massart. La Maison magique, c’est le nom que donnera Nohéa, la fille de Benjamin et Pauline, du haut de ses 7 ans, à cette maison vertueuse, deuxième Earthship officiel à voir le jour en France à Biras, en Dordogne. Earthship (ou Géonef) est un habitat autonome qui respecte six principes :
  1. un abri confortable qui ne nécessite pas de carburant,
  2. un accès à l’eau,
  3. un accès à l’électricité,
  4. un accès à la nourriture,
  5. la maîtrise et le traitement de nos déchets biologiques,
  6. la maîtrise et le traitement de nos ordures.
La Maison Magique Elle a été construite, en 2017, grâce à un chantier-école qui a mobilisé une centaine de personnes venues des quatre coins du monde. Elle est conçue pour permettre la récupération et l’usage de l’eau de pluie ; elle produit sa propre électricité (avec ses panneaux solaires), sa propre nourriture (avec sa serre située sous une grande baie vitrée orientée plein sud) ; elle assure une température naturelle entre dix-huit et vingt-deux degrés toute l’année… Tout cela en harmonie complète avec son environnement et la nature. Ce récit raconte le parcours de cette famille pour sortir cet étonnant projet de terre avec ses obstacles, financiers ou administratifs, et de riches rencontres qui permettent sa réalisation. Face au dérèglement climatique, à la sobriété énergétique qui s’annonce, ce livre propose des pistes concrètes qui inspireront l’habitat de demain ; il donne des clés pour tous ceux qui veulent se lancer dans un projet similaire en France. Il se veut stimulant, engagé, écologique et constitue un partage d’expériences et de conseils qui nous encourage à les suivre sur ce chemin. Il constitue un exemple qui donne de l’espoir face à la transition écologique et ouvre des voies de résilience face à la crise climatique.

L’éco-habitat de demain

« Réutiliser, mutualiser, recycler : le triptyque constitue le socle de la pensée Earthship« , expliquent les auteurs.
La Maison Magique, éco-habitat autonome, écologique et durable, un livre de Benjamin Adler et Pauline Massart
La Maison Magique, éco-habitat autonome, écologique et durable, un livre de Benjamin Adler et Pauline Massart
Cette habitation semi-enterrée est fabriquée en partie avec la récupération et le recyclage de matériaux : pneus, bouteilles en verre, canettes…

Les auteurs

Pauline Massart, Benjamin Adler et Nohéa habitent La Maison Magique
Pauline Massart, Benjamin Adler et Nohéa habitent La Maison Magique
Avec entre autres, l’association Zéro Déchet Dordogne, Pauline Massart conseille et accompagne les entreprises, organisations et collectivités pour repenser leurs comportements et fonctionnements afin d’optimiser l’usage de nos ressources. Benjamin Adler a été journaliste pendant 15 ans. Depuis 2017, il co-dirige Détroit, une agence de communication très engagée en faveur de la transition écologique et un programme de contribution climat pour le sport, Game Earth, qu’il a co-fondé.

 

OGM : un encadrement en sursis dans l’Union Européenne ?

0

Depuis son adoption en mars 2001, la directive 2001/18 encadre la dissémination volontaire des OGM sur le territoire de l’Union européenne. Elle définit ce qu’est un OGM, impose que toute dissémination d’OGM fasse l’objet d’une autorisation suite à une évaluation des risques sanitaires et environnementaux et encadre un étiquetage des OGM commercialisés, leur identification et leur bio-surveillance.
À partir de 2013, cet encadrement a été progressivement allégé : dossiers plus légers et procédures administratives simplifiées ont accéléré les autorisations. En 2021, 20 ans après l’adoption de la directive, le débat sur les nouveaux OGM place cette directive au cœur de toutes les attentions. Dans ce dossier, Inf’OGM fait le point sur les offensives en cours.

Des avancées notables entre ministres de l’Environnement pour l’Union Européenne

La santé humaine et environnementale et la protection des milieux naturels ont été au cœur des discussions qui ont eu lieu du 20 au 21 janvier à Amiens dans le cadre de la Présidence du Conseil de l’Union européenne. Les ministres se sont retrouvés pour aborder des enjeux majeurs lors de plusieurs sessions : produits chimiques, déforestation importée, agroécologie, transition juste, interactions environnement, climat et énergie, notamment avec les enjeux relatifs à la forêt et au bois Du 20 au 21 janvier, les ministres de l’Environnement se sont retrouvés autour des questions de biodiversité et de santé humaine et environnementale. Deux sessions conjointes réunissant les ministres de l’Environnement et les ministres de l’Energie ont abordé le rôle de la forêt et du bois dans les politiques climatiques, énergétiques et environnementales et le concept de « transition juste ».

1ère session de travail des ministres de l’Environnement

Thème : la transition agro-écologique : cohérence et harmonisation européennes en matière de produits phytopharmaceutiques Cet échange a permis :
  • de partager les meilleures pratiques nationales concernant la réduction de l’utilisation des pesticides et de constater les politiques ambitieuses mises en place par plusieurs Etats membres ;
  • d’identifier les mesures les plus pertinentes à retenir collectivement au niveau européen, pour atteindre l’objectif de réduction de moitié d’ici 2030 de l’usage des pesticides, élément majeur de la transition agro-écologique ;
  • de pointer le besoin d’un effort coordonné pour rechercher des alternatives aux produits phytopharmaceutiques et pour offrir des solutions aux agriculteurs ;
  • de porter une attention particulière au sujet des « mesures miroirs » visant notamment à exiger le respect de normes en vigueur dans l’Union Européen pour les produits importés.
  • de constater un intérêt marqué des Etats membres sur le principe d’interdiction de l’exportation extra-européenne des produits chimiques dont l’usage est prohibé dans l’Union européenne ;
Cette première session de travail s’inscrivait dans le cadre de la révision à venir de la directive relative à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable, qui sera discutée en Conseil agriculture. Celle-ci doit permettre d’atteindre les objectifs du Pacte vert et ceux de la stratégie biodiversité 2030. Les ministres de l’environnement auront l’occasion d’y revenir lors du Conseil environnement de juin.

Déjeuner de travail des ministres de l’Environnement

Thème : mise en œuvre de la stratégie européenne pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques Ce déjeuner de travail a été l’occasion d’identifier les priorités des Etats membres afin d’influer sur les principales initiatives législatives à venir en 2022 et d’avancer collectivement sur le retrait du marché des substances chimiques dangereuses. Plusieurs initiatives importantes sont attendues d’ici à la fin de l’année :
  • la définition transversale de la notion de perturbateurs endocriniens au sein du règlement CLP (règlement relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage) ;
  • la proposition de révision du règlement REACH relatif à l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques ;
  • les restrictions applicables à ces substances.
  • La mise en œuvre du concept « une substance/une évaluation » et la nécessité de disposer d’une définition harmonisée des nanomatériaux ont été examinées.
  • Là encore, les échanges ont porté sur les enjeux associés à l’interdiction de l’exportation des produits chimiques dont l’usage est prohibé dans l’Union européenne.

2ème session de travail des ministres de l’Environnement

Thème : lutter contre la déforestation importée Priorité de la PFUE, la lutte contre la déforestation importée est au cœur des discussions entre Etats membres. Cette session de travail a été l’occasion de recueillir plus précisément les principaux éléments de position des Etats membres sur la proposition législative de la Commission et d’ouvrir le débat sur les enjeux de la coopération avec les pays tiers. La proposition de la Commission a reçu un accueil très positif sur ce sujet qui doit permettre aux européens de consommer des produits avec la garantie qu’ils n’ont pas contribué à la destruction des forêts tropicales. Plusieurs dispositions seront débattues lors des prochaines semaines :
  • l’extension du champ du règlement à d’autres produits de base, tels que l’hévéa ;
  • la prise en compte de l’impact de ces productions sur d’autres écosystèmes fragiles et riches en biodiversité, tels que les prairies et les zones humides, et donc de leur possible intégration dans le périmètre du règlement ;
Les échanges techniques vont désormais s’intensifier afin de construire un dispositif européen efficace, contrôlable et pouvant servir de référence dans le reste du monde

Session conjointe de travail des ministres de l’Environnement et des ministres de l’Energie

Thème : le rôle de la forêt et du secteur bois dans les politiques environnementales, climatiques et énergétiques Cette session a réaffirmé le rôle clé et complexe de la forêt et du secteur du bois pour la réussite des politiques climatique, environnementale et énergétique européennes. Des points de compréhension communs ont été identifiés afin de définir des objectifs ambitieux et conciliables, en particulier dans le cadre des négociations sur le règlement LULUCF et la directive RED III du paquet Fit for 55. La volonté commune de favoriser les usages du bois pour contribuer au renforcement des puits de carbone des Etats membres, tout en préservant les écosystèmes forestiers, a été rappelée par un nombre important de ministres. Plusieurs orientations majeures se sont dégagées des échanges :
  • le caractère incontournable des puits de carbone forestiers dans l’atteinte de la neutralité climatique en 2050 et le renforcement de l’action publique en faveur des forêts ;
  • l’utilisation accrue du bois vers des usages à longue durée de vie ;
  • l’amélioration du recyclage et de la valorisation énergétique des déchets issues de biomasse ;
  • la pertinence du principe « d’usage en cascade » de la biomasse qui doit être appliqué avec discernement.

Déjeuner de travail conjoint des ministres de l’Environnement et des ministres de l’Energie

Thème : la transition juste Le déjeuner de travail conjoint a permis une discussion positive sur les opportunités offertes par la transition bas-carbone et sur la notion de transition juste. De nombreux ministres ont insisté sur l’importance de garantir une transition juste, via des mesures d’accompagnement pour faciliter la reconversion des travailleurs et des entreprises mais également aider les ménages, en donnant la priorité aux plus modestes. Les débats sont toutefois encore très ouverts sur les modalités et les moyens à mettre en œuvre, aux niveaux national ou européen, pour y parvenir. Ainsi, sur l’extension d’un marché carbone aux secteurs du transport routier et du bâtiment, il ressort que cette proposition ne fait pas consensus et doit être discutée en profondeur, en incluant des approches alternatives. La vigilance quant à une trop forte volatilité du prix du carbone et l’importance d’assurer une lisibilité des prix pour favoriser l’investissement de long terme et l’émergence de technologies de rupture ont été soulignées au cours des discussions.

DOSSIER

DP Réunions informelles des ministres de l’Environnement et des ministres de l’Énergie Amiens, du 20 au 22 janvier 2022

Source

Ministère de la Transition écologique
Ministère de la Transition écologique

 

Documents joints

« Mettre l’humain au cœur du changement »

0

Depuis 40 ans, le régime libéral déréglementé règne en maître sur nos conditions de vie. Il a généré une évolution technologique d’une rapidité jamais vue dans l’histoire des sociétés humaines. Après avoir démontré son efficacité pour améliorer, après guerre, la vie matérielle des hommes, le système s’est emballé au point que les citoyens semblent en avoir perdu la maîtrise.

Le rôle de la finance dans les dérèglements de l’économie a été moteur et explique beaucoup de la perte de sens dont souffrent nos sociétés et du désenchantement de ses citoyens. Avec ce livre, Bernard Gervais, ancien banquier spécialiste des fusions-acquisitions, partage son analyse du “système” et propose des solutions concrètes pour remettre l’humain au cœur du changement.

Rapport IRENA-BAD : La transition énergétique au cœur de l’avenir économique de l’Afrique

vcsprasset_3571491_694386_edd595b9-066b-4116-a443-08c38fa8d2cc_0.jpg Le rapport démontre la nécessité de créer un cadre complet de mesures, vers un Pacte vert pour l’Afrique, pour supprimer les dépendances structurelles, faire grimper le PIB de 6,4 % et créer 26 millions d’emplois d’ici 2050 Un cadre politique intégré construit autour de la transition énergétique pourrait apporter une vague de nouveaux investissements dans l’énergie durable en Afrique, et ainsi générer une amélioration de l’économie de 6,4 % dans la région d’ici 2050, selon les résultats d’une analyse publiée aujourd’hui par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD). Le rapport Renewable Energy Market Analysis: Africa and Its Regions (Analyse du marché des énergies renouvelables : Afrique et ses régions) montre que l’Afrique prospère de manière significative grâce au développement permis par les énergies renouvelables, tout en améliorant considérablement l’accès à l’énergie et en offrant de puissants avantages sociaux et environnementaux aux personnes présentes sur le continent. Cette vision d’une transition énergétique en Afrique alignée sur les projets climatiques à l’échelle mondiale, montre que le continent créera 26 millions d’emplois de plus pour l’ensemble de l’économie d’ici 2050 que ne le prévoient les scénarios habituels. Le nombre d’emplois créés grâce à la transition énergétique en Afrique serait quatre fois supérieur à celui des pertes d’emploi liées aux combustibles fossiles, ce qui représenterait un profit net conséquent pour les économies régionales. Environ deux millions de personnes travaillent actuellement dans l’industrie des combustibles fossiles en Afrique.
« On demande trop souvent aux gouvernements et aux peuples africains de s’appuyer sur des combustibles fossiles non durables pour alimenter leur développement alors que les solutions d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique offrent d’intéressantes alternatives économiques socialement avantageuses », a déclaré Francesco La Camera. « La transition offre une opportunité unique à l’Afrique de respecter ses exigences en matière de développement. Grâce à des ensembles de politiques créées sur mesure, les pays africains peuvent exploiter leurs forces et leurs ressources pour surmonter les dépendances structurelles établies depuis longtemps. »
« L’Afrique a d’abondantes sources d’énergies renouvelables, sur lesquelles elle peut durablement fonder son ambitieux développement socio-économique. Toutefois, un engagement politique fort, un cadre de transition énergétique juste et équitable, et des investissements massifs sont nécessaires. La Banque africaine de développement s’engage à soutenir la transition énergétique du continent, en facilitant la hausse des investissements du secteur privé grâce à sa vaste gamme d’instruments de financement vert, notamment le Fonds pour l’énergie durable en Afrique », explique le Dr Kevin Kariuki, Banque africaine de développement, vice-président de l’électricité, l’énergie, le climat et la croissance verte.
Le charbon, le gaz naturel et le pétrole représentent ensemble actuellement environ 70 % de la production totale d’électricité en Afrique et l’énergie conventionnelle attire beaucoup plus de financement que les énergies renouvelables, en raison d’un processus établi qui favorise une production thermique à moins forte intensité de capital, note le rapport. Le financement de la transition énergétique doit devenir plus accessible. Des efforts coordonnés doivent être déployés pour garantir que les dépenses publiques, principale source de financement de la transition énergétique en Afrique, se concentrent clairement sur les énergies renouvelables. vcsprasset_3571491_694388_f802d736-2aa8-479a-b815-b729fb0d5857_0.jpg Sur les 2,8 milliards d’USD investis dans les énergies renouvelables dans le monde entre 2000 et 2020, seulement 2 % sont allés à l’Afrique, malgré l’énorme potentiel d’énergie renouvelable du continent et la nécessité d’apporter de l’énergie moderne à des milliards de citoyens qui n’y ont toujours pas accès. Alors que le taux d’accès à l’énergie en Afrique subsaharienne est passé de 33 % à 46 % au cours de la dernière décennie, dû à une croissance démographique rapide, 570 millions de personnes n’avaient toujours pas accès à l’électricité en 2019, soit 20 millions de plus qu’il y a 10 ans. Environ 160 millions de personnes de plus n’avaient pas accès à un mode de cuisson propre à cette même période.
« Il est impératif de permettre aux pays africains, qui ont peu contribué aux émissions historiques de gaz à effet de serre, de se développer, tout en reconnaissant la nécessité de faire face à l’urgence climatique », a déclaré le directeur général La Camera. « La coopération internationale, y compris la coopération Sud-Sud, sera essentielle pour mobiliser des ressources et un savoir-faire à une échelle et à une vitesse proportionnelles aux besoins des économies d’Afrique, de ses communautés et de sa population. »
Renewable Energy Market Analysis: Africa and its RegionsAccéder aux conclusions complètes du rapport

À propos de la Banque africaine de développement

capture_d_e_cran_2022-01-19_a_12.21_43.png Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement dédiée au développement en Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : La Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Nigeria Trust Fund (NTF). Présente sur le terrain dans 41 pays africains avec un bureau extérieur au Japon, la BAD contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. – Plus d’informations sur www.afdb.org

À propos de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA)

capture_d_e_cran_2022-01-19_a_12.22_04.png L’IRENA, principale agence intergouvernementale pour la transformation énergétique mondiale, accompagne les pays dans leur transition vers un futur propulsé par les énergies renouvelables, et constitue à la fois la plate-forme principale pour la coopération internationale, mais aussi un centre d’excellence, et un référentiel en matière de politiques, de technologies, de ressources et de connaissances financières au sujet des énergies renouvelables. Comptant 166 membres (165 États ainsi que l’Union européenne) et 18 pays supplémentaires engagés dans le processus d’adhésion, l’IRENA promeut la large adoption et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergies renouvelables dans un objectif de développement durable, d’accès à l’énergie, de sécurité énergétique, de prospérité et de croissance économique à faible émission de carbone. – www.irena.org

 

Documents joints

RIZE est la première plateforme certifiée pour la finance carbone dans l’agriculture,

#FINANCEVERTE
Accélérer la transition vers l'agriculture durable En simplifiant l'accès à la finance carbone
Accélérer la transition vers l’agriculture durable En simplifiant l’accès à la finance carbone

Rize facilite le financement carbone pour les agriculteurs

Rize est une start-up technologique dont la mission est d’accélérer la transition vers l’agriculture durable en facilitant l’accès aux financements carbone. Rize est le premier opérateur de crédits carbone certifiés à proposer une solution clé en main pour soutenir les agriculteurs dans leur transition agroécologique et la restauration de la santé de leur sol. L’approche unique de cette jeune société est de rendre la finance carbone simple et accessible à l’ensemble des agriculteurs, notamment grâce à une plateforme digitale pensée avec les agriculteurs et développée par les équipes de Rize. Le projet a été lancé par deux ingénieurs, Etienne Variot et Samuel Collin. Anciens diplômés de l’école polytechnique, et après un début de carrière respectivement dans la finance et l’innovation, ils ont choisi de mettre leurs compétences au service de l’environnement et des grands défis du siècle, dans un format start-up qui favorise l’action. C’est ainsi que naît Rize en septembre 2020 pour répondre aux grands défis du domaine agricole : transition écologique, nouveaux usages, etc. La transition bas carbone dans le secteur agricole s’est imposée comme une évidence pour le duo. Principalement parce que l’agriculture est un secteur phare de la lutte contre le changement climatique et a le potentiel de devenir le plus grand puits de carbone naturel en Europe devant la foresterie.
« Avec Rize nous souhaitons apporter un financement simple d’emploi pour que les agriculteurs puissent facilement s’engager dans la transition et se concentrer sur la réussite de leur projet. Une centaine d’agriculteurs nous font confiance et sont déjà engagés avec Rize dans le premier projet Label Bas Carbone grandes cultures en France », explique Etienne Variot, co-fondateur de Rize.
Sur la plateforme de Rize, les agriculteurs peuvent découvrir et comprendre leur empreinte carbone. Ils peuvent ainsi définir leur plan d’action, puis s’engager dans un programme de crédits carbone pour se financer. Au-delà de la plateforme, Rize a créé une infrastructure de suivi carbone qui repose sur plusieurs technologies de pointe, dont un calculateur d’empreinte carbone, de la modélisation avancée de sols, ou encore des modules d’imagerie satellitaire et d’intelligence artificielle. Cette infrastructure est construite pour répondre aux exigences des cadres de certification les plus robustes pour les crédits carbone. Actuellement, Rize rassemble une équipe de 14 personnes et espère doubler ses effectifs à l’horizon 2023. Fin 2021, la start-up a été reconnue parmi les 30 Foodtechs les plus prometteuses en Europe par Plug&Play et a fait son entrée au célèbre classement des “Future 40” de Station F. Avec plus d’une vingtaine de partenaires en France qui déploient aujourd’hui ses solutions, Rize projette de réunir plusieurs milliers d’agriculteurs d’ici fin 2022, et de s’ouvrir sur l’Europe. En 2022, Rize compte par ailleurs renforcer ses atouts : un parcours toujours plus simple pour les agriculteurs, une solution clé en main, une infrastructure de suivi carbone de pointe pour renforcer la confiance de la finance carbone dans l’agriculture et attirer plus de fonds en faveur de la transition agroécologique.

Inverser le changement climatique …

capture_d_e_cran_2022-01-19_a_12.06_44.png Il n’y a plus de doute, selon le GIEC, le réchauffement climatique et les activités humaines sont intimement liés. Notre prochain défi est de maintenir le réchauffement planétaire en dessous de 2°C. Nous pouvons tous y contribuer dès maintenant. Tout d’abord, en réduisant nos émissions mais aussi en retirant le carbone de l’atmosphère. Ce n’est qu’en associant les deux que nous y parviendrons Chaque action compte. Ensemble, contribuons dès aujourd’hui

… grâce à l’agriculture

capture_d_e_cran_2022-01-19_a_12.07_31.png Heureusement, des solutions existent. Même si l’agriculture est responsable de 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il existe des alternatives durables aux pratiques actuelles. Les agriculteurs ont non seulement le pouvoir de réduire leurs propres émissions mais aussi de capter le carbone de l’atmosphère et de le stocker dans la matière organique de leurs parcelles. Par conséquent, ils amélioreront la santé et la biodiversité de leurs sols. La transition vers une agriculture durable est nécessaire et les agriculteurs ont besoin de financement et de soutien pour faire le pas en avant. **************************************

À propos de Rize

Rize a été créée en septembre 2020 par Etienne Variot et Samuel Collin, anciens camarades de promo de l’Ecole Polytechnique et des Ponts et Chaussées. Leurs parcours les rassemblent quelques mois auparavant autour du désir de mettre leurs compétences au service des enjeux d’aujourd’hui, dans un format start-up qui met en avant l’action. La mission de Rize est d’accélérer la transition vers l’agriculture durable en facilitant l’accès au financement carbone pour les agriculteurs. Rize offre aux agriculteurs l’accès à des outils pédagogiques de compréhension de leur empreinte carbone, des outils de suivi et pilotage carbone, et prend en charge toute la gestion technique et administrative (auprès du Label Bas Carbone notamment) pour la certification de crédits carbone jusqu’à leur valorisation auprès d’acheteurs volontaires.

 

L’application mobile qui permet de suivre, comprendre et maîtriser sa consommation d’énergie, gratuitement et quel que soit son fournisseur par Hello Watt

Hello Watt lance son app pour accompagner toujours plus de Français dans la maîtrise de leur consommation d’énergie, à l’heure où les tarifs du gaz comme de l’électricité flambent et que les températures, elles, ne cessent de baisser. Plus on est informé, moins on consomme ! Une étude du CNRS démontre ainsi que se doter d’outils d’analyse de ses consommations d’énergie permet de la réduire de 10% en moyenne[[« The diffusion of smart meters in France : A discussion of the empirical evidence and the implications for smart cities » (Journal of Strategy and Management, Emerald, 2015)]], ce qui correspond à environ 200 €/an pour un foyer-type. Informer les ménages sur leur consommation est donc un enjeu primordial, pour le porte-monnaie mais aussi, plus largement, pour la planète. VisualscoachconsoHelloWatt.png C’est là toute l’ambition d’Hello Watt, le conseiller énergie qui démocratise des solutions pour réduire les factures d’énergie des particuliers. L’application, gratuite, donne la possibilité à l’usager non seulement de suivre ses consommations, mais également de comparer ses données à celles de logements équivalents, d’analyser ses consommations par poste de dépenses (chauffage, eau chaude, etc.), ou encore de réduire ses factures (grâce à des conseils personnalisés, en changeant de fournisseur, ou en programmant des alertes pour être averti quand la consommation dépasse un certain seuil). Pour y parvenir, l’application d’Hello Watt s’appuie sur les données de consommation issues des compteurs Linky pour l’électricité et Gazpar pour le gaz (une fois l’accord obtenu du consommateur) et les algorithmes d’analyse des données développés en interne par la start-up. Elle permet de visualiser sa consommation d’électricité et de gaz de manière horaire, quotidienne, mensuelle, en kWh et en €. capture_d_e_cran_2022-01-19_a_11.53_45.png Simple et efficace, l’app Hello Watt vient répondre à un besoin : aujourd’hui, les particuliers ne savent pas ce qui consomme chez eux ni ce qu’ils peuvent faire pour maîtriser leur consommation. Or, d’après une récente étude du Médiateur national de l’énergie, 84 % d’entre eux se disent préoccupés par leurs dépenses énergétiques. Peu de fournisseurs proposent une application gratuite d’évaluation des performances énergétiques, et quand ils le font, le service est plus basique, moins précis, moins riche en fonctionnalités. L’application Hello Watt est ainsi la seule à donner accès à une analyse de la consommation par usages, ce qui est primordial pour identifier des surconsommations et proposer des solutions personnalisées et quantifiées. Les particuliers ne s’intéressent pas à leur consommation ? Ils ne veulent pas partager leurs données pour accéder à un suivi détaillé ? Quelques chiffres pour combattre certaines idées reçues : ● Notre Coach Conso, déjà disponible en ligne avant de devenir une app, compte 32 000 utilisateurs ; ● Nos utilisateurs se connectent en moyenne 5 fois par mois, passent 3 minutes sur la web-app et consultent 6 pages différentes environ.

A propos d’Hello Watt

cphellowattgoogleplaystore1_001.png Hello Watt est le conseiller énergie des particuliers. Cette plateforme web permet de reprendre le contrôle de sa consommation d’énergie grâce à plusieurs services : comparateur, achats groupés, autoconsommation solaire, rénovation énergétique et une web-app pour suivre et maîtriser sa consommation. Hello watt existe depuis 2017, compte plus de 200 000 utilisateurs sur l’ensemble du territoire français et est constituée d’une équipe de plus de 160 personnes. La startup, qui a une forte croissance, s’impose sur le marché sans levée de fonds et grâce à un programme R&D ambitieux.
L’application Hello Watt sur Google Play : un coach pour maîtriser sa consommation d’énergie
L’application Hello Watt sur Google Play : un coach pour maîtriser sa consommation d’énergie
Télécharger l’application « Hello Watt Suivi Conso Énergie » pour Android
L’application Hello Watt sur Apple Store : un coach pour maîtriser sa consommation d’énergie
L’application Hello Watt sur Apple Store : un coach pour maîtriser sa consommation d’énergie
Télécharger l’application « Hello Watt Suivi Conso Énergie » pour Apple

 

Le TOP 5 des métiers à Impact qui recrutent fortement en 2022 selon Birdeo

La biodiversité, Le numérique responsable et la finance verte concentrent l’essentiel des besoins

Birdeo, cabinet de recrutement et chasseur de tête spécialisé dans le Développement Durable et l’Impact, a dressé, pour la 4ème année consécutive, son TOP 5 des postes les plus recherchés par nos entreprises françaises pour 2022 (réalisé sur une base de plus d’une centaine entreprises clientes). Le marché des emplois responsables s’annonce pour les prochains mois doublement impactés par une pénurie de compétences désormais généralisée, et une urgence de transformation radicale de nos organisations, aux niveaux techniques et managériaux.
Rappel du top 5 en 2021 : les « conseillers en transition neutralité carbone », les « chefs de projet taxonomie verte », les « chefs de projet écoconception et recyclabilité », les « responsables contenu de marque responsable » ainsi que les « chefs de projet hydrogène ».

1 – LE MANAGER DECARBONATION

La mission principale du Manager Décarbonation est de repenser l’offre de services ou de produits d’une entreprise dans le but d’alléger le plus possible l’empreinte carbone de son activité, et de répondre ainsi à l’ambition de neutralité carbone de la France à l’horizon 2050 et s’aligner sur la trajectoire 1,5 degrés des “Science-Based Targets”. Cette compétence est particulièrement recherchée dans les secteurs du transport, de la construction et des infrastructures. – Profil :
  • Diplôme BAC+5 avec une spécialisation environnement ou RSE.
  • Savoir-faire : excellente maîtrise du bilan carbone (scope 1, 2 et 3), de la méthode Assessing Low Carbon Transition (ACT), outils de mesure d’impact et construction d’une stratégie de compensation carbone.
  • Savoir-être : excellente capacité relationnelle, assertivité, data-oriented, force de proposition et de conviction pour fédérer les parties prenantes.
– Rémunération : de 45 à 55 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

2 – LE/LA CHARGÉ.E DE REPORTING PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE

Avec la mise en place de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), qui remplace la NFRD actuellement en vigueur et qui étend l’obligation de reporting à un plus grand nombre d’entreprises, le poste de chargé de reporting performance extra-financière devient de fait de plus en plus stratégique au sein des organisations. Son rôle n’est plus seulement d’analyser les données, il doit désormais avoir la capacité de les comprendre et de les utiliser dans l’aide à la prise de décision pour l’ensemble des métiers de l’entreprise. Au regard des évolutions réglementaires et concernant la digitalisation des informations, la personne sera amenée à travailler sur l’optimisation et les évolutions nécessaires aux outils de reporting existants. – Profil :
  • Diplôme BAC +5 Ecole ingénieur ou Ecole de Commerce avec une spécialisation RSE / finance de marché.
  • Savoir-faire : expertise du reporting extra-financier, consolidation de données financières, veille réglementaire, pilotage de gestion de projets et conduite du changement.
  • Savoir-être : qualités relationnelles, pédagogie, polyvalence, rigueur, capacité d’analyse et vulgarisation des informations extra-financières.
– Rémunération : de 45 à 55 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

3 – LE MANAGER NUMÉRIQUE RESPONSABLE

C’est LE gros enjeu des mois qui viennent, de plus en plus souligné par les parties prenantes du secteur : l’urgence d’intégrer des considérations environnementales aux innovations technologiques. L’objectif du manager numérique responsable est ainsi d’être capable de mesurer cet impact afin de pouvoir définir une stratégie numérique plus neutre en carbone et vertueuse : du choix du matériel informatique à toute la gestion technologique pensée autour (visio, cloud, mail…). – Profil :
  • Diplôme Bac+5 Ecole ingénieur informatique avec une spécialisation environnement.
  • Savoir-faire : excellente maîtrise des impacts environnementaux, leur identification et calcul. Compréhension des outils et technologies utilisés en entreprises, du matériel aux applications, et des enjeux d’un environnement Tech en pleine croissance. Enfin, avoir la capacité de travailler dans un environnement international.
  • Savoir-être : qualités relationnelles, pédagogie, curiosité, agilité, rigueur et capacité d’analyse.
– Rémunération : de 50 à 60 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

4 – LE CHEF DE PROJET BIODIVERSITÉ

Le chef de projet biodiversité a comme mission de mettre en œuvre et de coordonner la politique de l’entreprise en matière de changement climatique et de biodiversité. Il existe aujourd’hui des outils pointus pour mesurer l’impact des activités des organisations sur la biodiversité, notamment celui de la CDC Biodiversité, qui implique d’évaluer et de proposer des pistes d’amélioration. – Profil :
  • Diplôme Bac+5 Ecole ingénieur avec une spécialisation environnement et biodiversité.
  • Savoir-faire : gestion de projets complexes et maîtrise des outils de mesure d’impact.
  • Savoir-être : animation, pédagogique, esprit d’initiative et vulgarisation.
– Rémunération : de 45 à 55 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

5 – ANALYSTE DATA ESG

L’Analyste Data ESG intervient notamment sur les différents sujets liés à la collecte, la maîtrise et le traitement des données Environnementales, Sociales et de Gouvernance (ESG). Il intervient plus particulièrement sur les données liées au carbone, climat et biodiversité, dans une optique d’intégration dans l’analyse de la valeur globale de l’entreprise ou du projet d’investissement. Il participe à l’élaboration de nouveaux outils et modèles, en étroite collaboration avec les différentes équipes. L’analyste Data ESG contribue également aux efforts de transparence sur la prise en compte des considérations ESG dans la gestion et la présentation des informations, vis-à-vis des parties prenantes externes. – Profil :
  • Diplôme Bac+5 Ecole de Commerce option finance, Master en Statistiques & Data Science ou Ecole ingénieur.
  • Savoir-faire : connaissance de la réglementation sectorielle, maîtrise des outils ESG internes et externes, compétences en modélisation financière et/ou gestion des données
  • Savoir-être : aptitudes organisationnelles et relationnelles, esprit d’équipe, capacité de vulgarisation certaines informations.
– Rémunération : de 45 à 55 K euros par an en moyenne selon l’expérience et la localisation.

A propos de Birdeo

capture_d_e_cran_2022-01-19_a_10.55_06.png Créé en 2010, Birdeo est le cabinet leader en France en recrutement et chasse de tête spécialisé dans le Développement Durable et l’Impact. En 11 années, Birdeo a accompagné de nombreuses références telles que LVMH, BNP Paribas, Sephora, Danone, Bonduelle, PwC, ou encore la communauté B Corp, dans leurs recherches de talents répondant aux nouveaux enjeux sociétaux des entreprises : RSE, achats et finances responsables… En 2019, Birdeo a lancé People4Impact : la première plateforme de recrutement dédiée aux indépendants des métiers de la RSE et du Développement Durable.

 

Baromètre 360 IMPACT pour évaluer l’intégration, l’alignement et l’empreinte positive des politiques RSE des entreprises

Le baromètre « 360Impact » publié lundi 17 janvier 2022 par le site « Raisons d’être », propose de porter un regard panoramique sur la politique RSE des 50 plus grandes entreprises mondiales, issues de 19 secteurs professionnels. Le classement, réalisé par le directeur de l’Institut des Transitions Aymeric Bourdin, se base sur des données officielles et prend en compte l’ensemble des enjeux, à la fois environnementaux, sociaux, économiques et éthiques. Ce baromètre holistique entend évaluer l’intégration, l’alignement et l’empreinte positive des politiques RSE des entreprises. Le podium de cette année distingue Schneider Electric, HP et LVMH. Marie-Hélène Plainfossé, ancienne directrice de la RSE du groupe Galeries Lafayette et directrice de la publication de Raisons d’être, approuve la démarche : « mon engagement pour une politique RSE inclusive, qui prend en compte aussi bien le bien-être du salarié, l’intégration de chacun, que l’impact environnemental ou l’apport à la société, permet enfin de donner aux citoyens la possibilité d’appréhender les politiques de RSE dans leur globalité ». Ces deux dernières années ont profondément modifié la relation de chacun à l’entreprise et au travail. La crise sanitaire a mis le fonctionnement traditionnel de l’entreprise en question : c’est l’ensemble de son écosystème (collaborateurs, parties prenantes, institutionnels, clients, fournisseurs etc.) qui exige de l’entreprise qu’elle devienne actrice de la vie sociale et citoyenne. C’est cette vision de l’entreprise que défend Marie-Hélène Plainfossé, qui après avoir dirigé la RSE du groupe Galeries Lafayette est aujourd’hui directrice de la publication de « Raisons d’être », indicateur d’évaluation des entreprises eco-responsables. Pour elle, la politique RSE d’une entreprise doit sortir d’un certain « green-washing » et s’inscrire dans une démarche plus large, dans le respect des 17 Objectifs du Développement Durable (ODD) de l’Onu, fixés en 2015. En effet, si les entreprises sont de plus en plus nombreuses à intégrer ces critères dans leur démarche RSE, voire à en faire des éléments essentiels de leurs décisions stratégiques, la tentation de se concentrer sur quelques objectifs facilement atteignables, en oubliant leur interdépendance, peut être forte. Le baromètre « 360Impact » de « Raisons d’être » propose ainsi de porter un regard panoramique sur la politique RSE des 50 plus grandes entreprises mondiales, issues de 19 secteurs professionnels. Le classement, réalisé par le directeur de l’Institut des Transitions Aymeric Bourdin, se base sur des données officielles et prend en compte l’ensemble des enjeux, à la fois environnementaux, sociaux, économiques et éthiques. Baromètre 360 IMPACT pour évaluer l’intégration, l’alignement et l’empreinte positive des politiques RSE des entreprises
Le podium de cette année distingue Schneider Electric, HP et LVMH. Marie-Hélène Plainfossé, qui supporte la démarche, complète : « mon engagement pour une politique RSE inclusive, qui prend en compte aussi bien le bien-être du salarié, l’intégration de chacun, que l’impact environnemental ou l’apport à la société, permet enfin de donner aux citoyens la possibilité d’appréhender les politiques de RSE dans leur globalité ».
Infographie du Baromètre 360 IMPACT pour évaluer l’intégration, l’alignement et l’empreinte positive des politiques RSE des entreprises « 360Impact » a atteint son objectif principal : fournir une grille de lecture aux décideurs et aux citoyens afin de favoriser une politique RSE positive, intégrée et inclusive, ayant un impact significatif et durable sur la transformation de la société – au bénéfice de tous.

A propos de Raisons d’être

Raisons d'être - Le média des futurs durables et désirables
Raisons d’être – Le média des futurs durables et désirables
Raisons d’être est un cercle de réflexion, d’analyse et d’action consacré aux thématiques RSE. Face à l’urgence des défis auxquels notre planète et nos sociétés sont confrontées, nous croyons à l’émergence d’initiatives vertueuses portées par l’engagement des individus, des collectifs et des entreprises. Nous voulons rendre visibles ces projets et ces idées à impact positif pour qu’ils inspirent auprès de tous la perspective de futurs durables et désirables, à inventer ensemble, jour après jour. Raisons d’être est la tribune de toutes celles et ceux qui font bouger les lignes, le manifeste de tous les acteurs du bien commun, un accélérateur de tous les progrès.

 

Documents joints

Une majorité de la population, en faveur d’une règlementation européenne plus stricte en matière d’émissions des voitures, se dit prête à en payer le prix

Le public réclame les voitures les plus propres possible, au moment où la Commission européenne étudie le texte réglementaire sur les émissions des véhicules.
Selon un nouveau sondage YouGov, une large majorité de la population soutient la mise en œuvre de règles européennes plus strictes à destination des constructeurs automobiles en matière de pollution atmosphérique. Plus des trois quarts (76 %) des sondés de France déclarent que les constructeurs devraient être légalement tenus de réduire les émissions des voitures neuves autant que techniquement possible. YouGov, mandaté par Transport & Environment (T&E), a interrogé plus de 8 000 personnes dans sept pays de l’UE – l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne, la Roumanie et la République tchèque. Plus de la moitié (56 %) des personnes interrogées en France se déclarent prêtes à payer 500 € de plus lors de l’achat d’une voiture neuve – soit la somme maximale déboursée par les fabricants afin de réduire la pollution d’une voiture[[54 % des sondés se déclarent prêts à payer 500 € de plus lors de l’achat d’une voiture neuve ou d’occasion.]]. La Commission européenne évalue actuellement des propositions réglementaires sur les émissions des véhicules afin d’améliorer la mauvaise qualité de l’air de nombreuses villes européennes, qui cause des milliers de morts prématurées chaque année. La Commission estime qu’il en coûterait entre 100 et 500 € par voiture, mais le secteur automobile craint que ces véhicules plus propres n’entament leur marge de bénéfice, et militent pour affaiblir les nouveaux règlements[[Témoignage oral de Kerstin Jorna, directeur général en charge du marché intérieur, de l’industrie, de l’entreprenariat et des PME à la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (15 juin 2021).]]. 72dfc1bd-648b-df58-230f-8040b580fc70.jpg eb65f655-5449-3462-f0f5-4c064fe1b4fd.jpg Diane Strauss, directrice du bureau français de T&E a déclaré : « Le secteur automobile prétend que la réduction d’émissions des véhicules coûte trop cher quand, en réalité, cela représente un budget moindre que la peinture d’une voiture. Le grand public se déclare prêt à payer la différence et défend des normes plus strictes, sur toute la durée de vie du véhicule et dans toutes les conditions, y compris pour les trajets courts en ville. » Le sondage montre également que le public réclame largement que l’on impose aux fabricants de réduire les émissions des véhicules en tout temps, et non seulement dans des conditions de circulation idéales. Les trois quarts (75 %) des sondés en France s’accordent sur le fait que les voitures doivent s’en tenir à un minimum légal de pollution quel que soit le moment, l’endroit, ou les circonstances de conduite[[En réponse à la question suivante, 48 % des personnes interrogées se déclarent « fortement d’accord » et 29 % sont « plutôt d’accord » : « Dans quelle mesure êtes-vous d’accord avec l’énoncé suivant ? « Les voitures devraient s’en tenir à un minimum légal de pollution quel que soit le moment, l’endroit, ou les circonstances de conduite. »]]. En effet, les limitations actuelles en matière de pollution ne s’appliquent pas aux courts trajets en ville – dans le cadre desquels les voitures s’arrêtent et redémarrent plus souvent – ou aux fortes accélérations, malgré une émission plus importante dans ces contextes.
Diane Strauss, Directrice du bureau français de T&E : « L’an dernier, le Conseil d’Etat [[ Site du Conseil d’Etat.]] a condamné la France à payer 10 millions d’euros pour les mesures insuffisantes en matière de qualité de l’air. Malgré cela, certains membres du gouvernement continuent de réclamer des normes peu contraignantes, au profit des constructeurs et au dépend de la santé des français. »
En avril, la Commission européenne doit proposer les nouvelles règles « Euro 7 », qui établiront un cadre légal pour les 100 millions de voitures au diesel et à l’essence qui seront vendues en Europe après 2025. La réduction de la pollution atmosphérique est une priorité absolue du Green Deal européen, et la Commission étudie actuellement des recommandations de normes après consultation d’experts indépendants dans le but d’examiner les meilleures technologies disponibles. Les émissions liées au transport routier constituent une source majeure de pollution atmosphérique, ce qui cause une grande variété de maladies graves, notamment des affections du cœur et des poumons, ainsi que des cancers. Chaque année en UE, la pollution liée au transport routier est responsable de dizaines de milliers de morts prématurées, ce qui représente des dizaines de milliards en dépenses de santé. De plus, la mauvaise qualité de l’air nuit davantage aux foyers à faibles revenus et aux minorités. 30d2d02a-607e-5127-d526-0db6b3282c72.pngwww.transportenvironment.org

 

Un plan de bataille pour le climat socialement désirable : le temps du consensus et de l’action

capture_d_e_cran_2022-01-18_a_15.56_48.pngAccélérer la lutte contre le changement climatique en mobilisant les institutions et les citoyens à tous les niveaux, est-ce possible  ? C’est en tout cas le pari que fait ce rapport du Think Tank Terra Nova qui propose « Un plan de bataille pour le climat socialement désirable : le temps du consensus et de l’action » avec quinze propositions et un processus de déploiement institutionnel. L’objectif de neutralité carbone en 2050 est ambitieux, et la France n’est pour le moment pas sur la bonne trajectoire. Nous savons comment faire la transition énergétique et nous connaissons les risques à ne pas la faire : risque climatique, dépendance de notre économie aux énergies fossiles et crise énergétique actuelle. Mais, si ce constat est largement partagé, le compromis pour l’action peine à émerger. Le prochain quinquennat comportera de nombreux jalons pour l’énergie et le climat comme pour l’ensemble des sujets d’organisation de notre société. Cette note plaide pour un déploiement institutionnel avec un rendez-vous annuel devant le Parlement, un contrôle de l’impact de l’ensemble des lois et règlements sur le recours aux énergies fossiles, une évaluation systématique des politiques publiques sur le climat et, enfin, une gouvernance plus participative de la transition énergétique.

Arnaud Montebourg : un écolo de terrain à la manœuvre ?

La remontada de la France, c’est le crédo d’Arnaud Montebourg pour cette campagne présidentielle. Parmi les grands sujets abordés par le candidat, économie et écologie sont étroitement liés. Pas très étonnant puisque l’homme est à la fois un familier du monde de l’entreprise et un écologiste convaincu, son point fort résidant sans aucun doute dans sa capacité à proposer des solutions concrètes et surtout réalisables. « On peut articuler écologie et économie. L’entreprise est parfaitement capable de remplir des missions de protection de la planète. » Cette déclaration d’Arnaud Montebourg, extraite d’une interview qu’il a donnée au journal Le Monde en janvier 2019, résume bien le programme du candidat à la présidence de la République. Preuve qu’il a de la suite dans les idées et une certaine constance, bientôt trois ans ont passé depuis cette déclaration et aujourd’hui, économie et écologie sont deux des piliers de la Remontada de la France qu’il appelle de ses vœux. Et contrairement à une Marine Le Pen qui semble découvrir le sujet alors qu’elle prétendait que l’écologie était « la nouvelle religion des bobos gogos » il y a encore quelques années, ou à Yannick Jadot qui n’a aucune expérience dans le monde de l’entreprise et dont le programme en matière d’écologie se heurte souvent à la réalité économique, Arnaud Montebourg est le seul à faire des propositions réalistes où écologie et économie ne s’opposent pas mais, au contraire, vont de pair. Un entrepreneur « successful » doublé d’un écologiste convaincu Cas exceptionnel dans cette présidentielle, Arnaud Montebourg est le seul des candidats à être aussi chef d’entreprise. En effet, après son départ du gouvernement en 2014, l’ex-ministre du Redressement productif a quelque chose que bien peu d’hommes politiques avant lui ont eu le courage d’opérer : repartir de zéro pour se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat. Fidèle à ses convictions, le fervent défenseur du « Made in France » n’a évidemment pas vendu son âme sur l’autel du capitalisme à tout crin, mais il s’est investi dans des projets qui défendent l’économie française. Ainsi, en 2018, Arnaud Montebourg a créé la marque « Bleu blanc ruche » qui, comme son nom l’indique, commercialiste des miels labellisés Origine France garantie. Outre cet engagement sur la provenance des produits, la marque d’Arnaud Montebourg va plus loin en s’engageant auprès des apiculteurs à acheter leur production de miel au-dessus des prix du marché. « En 2018 par exemple, nous avons acheté entre 5 et 18 % plus cher que les cours », se félicite Arnaud Montebourg. L’engagement économique et social de cette démarche entrepreneuriale se double également d’un réel volontarisme écologique puisque Bleu blanc ruche entend bien lutter contre la disparition des abeilles en contribuant au repeuplement des ruches des apiculteurs. La défense de cette belle cause a d’ailleurs valu à Arnaud Montebourg de recevoir le Prix de l’environnement du salon Made in France Expo qui s’est tenu à Paris en novembre dernier. honey-bees-gf7ccae537_1920.jpg C’est sensiblement la même approche qui a conduit Arnaud Montebourg à co-fonder, avec François Moulias, la Compagnie des amandes. Partant du constat que les Français consomment 40000 tonnes d’amandes par an et que seulement 700 tonnes sont produites en France, l’ex-ministre souhaite réintroduire la culture des amandiers dans notre pays et développer une vraie filière. « En 1948, il y avait 10 000 hectares d’amandiers en Provence mais nous avons abandonné cette production qui a désormais une offre mondiale inférieure à la demande, explique Arnaud Montebourg. La demande est considérable et est structurellement en hausse mais il n’existe pas de produit français. Mon action présente à la tête de la Compagnie des Amandes fait partie de mon engagement en faveur du Made in France ». En septembre dernier, l’entreprise a planté ses premiers arbres sur 150 hectares répartis dans le Vaucluse et l’Aude et s’est fixé l’objectif d’atteindre les 2000 hectares sur l’arc méditerranéen d’ici 2024. Véritable « serial-entrepreneur », Arnaud Montebourg a également lancé une marque de glaces bio et équitable baptisée La Mémère, et créé l’entreprise à mission CO2RESPONSABLES dont l’objectif est de contribuer à réduire l’empreinte de l’économie française tout en soutenant le financement d’une agriculture plus vertueuse dans la lutte contre le changement climatique. Une écologie pragmatique et « praticable » Fort de sa solide expérience aussi bien en tant que chef d’entrepreneur, qu’en tant que Ministre, et mû par des convictions profondément ancrées depuis de nombreuses années, Arnaud Montebourg a bâti un programme où l’écologie tient une part importante. « La remontada écologique est un volet central de mon projet » assumait-il en octobre dernier sur le plateau de C à vous. Mais là où le candidat à la présidentielle se démarque, c’est qu’il n’hésite pas à faire des propositions qui prennent résolument leurs distances avec le dogme écologique actuel. Par exemple, plutôt que d’instaurer une taxe carbone sur tout ou presque comme le suggère Yannick Jadot, alors même que ce dispositif de fiscalité écologique est massivement rejeté par les Français, Arnaud Montebourg souhaite que celle-ci ne soit applicable qu’aux importations lointaines, expliquant que « l’essentiel de notre CO2 est celui que l’on importe par les produits venant de Chine ou de l’étranger ». Autre point essentiel où son programme et ses propositions tranchent avec les idées des écologistes, le candidat de la Remontada souhaite bien sûr investir dans les énergies renouvelables, mais également dans le nucléaire. Celui qui se présente comme un « écologiste praticable » estime que le recours aux seules énergies renouvelables n’est ni suffisant pour couvrir les besoins de notre pays, ni rentable. Et il a bien conscience que les Français ne sont pas disposés à voir fleurir des éoliennes partout. Pragmatique, Arnaud Montebourg précise qu’il n’est certes pas « un fanatique du nucléaire », mais qu’il lui semble que c’est la seule solution pour en finir avec les énergies fossiles en France. Car c’est le point essentiel de la Remontada écologique qu’Arnaud Montebourg appelle de ses vœux : sortir notre pays du pétrole ! Un impératif à la fois économique, la facture pétrolière de notre pays s’élevant à 45 milliards chaque année, mais aussi écologique. Si l’idée est bonne, et de toute façon incontournable pour assurer la transition écologique de notre pays, en revanche, les modalités de financement de cette mesure que le candidat propose le sont peut-être un peu moins. En effet, pour commencer tout de suite ces investissements de l’après-pétrole, il suggère de « nationaliser les sociétés concessionnaires d’autoroutes » (SCA) afin de financer l’écologisation des transports, notamment la généralisation de la voiture électrique. Le problème est que l’on voit mal comment cette nationalisation va pouvoir effectivement servir sa cause. Déjà parce qu’un tel projet coûterait entre 20 et 40 milliards d’indemnités à l’État, mais aussi parce qu’on peut raisonnablement douter de la capacité de l’État à assurer la gestion des autoroutes comme le font les SCA, et donc à maintenir le niveau actuel d’entretien et de sécurité de ces infrastructures. Et parce que l’argent est le nerf de la guerre, il n’est pas certain que l’État soit en mesure de mettre sur la table les milliards d’euros que les SCA investissent dans la transition écologique afin de préparer la mobilité de demain, notamment en développant des solutions bas carbone et en favorisant le déploiement massif des bornes de recharge électrique. Bref, la décarbonation de la route doit prendre d’autres contours que le candidat saura trouver, car habile intellectuellement et assez humble pour reconnaître qu’une mesure est perfectible.

 

Ressources pour sensibiliser les maîtres d’ouvrage et les professionnels du bâtiment

Podcasts, bande-dessinée, vidéo, fiches pratiques… PROFEEL publie une collection d’outils de sensibilisation aux approches low-tech lors d’opérations de rénovation énergétique de logements. Gratuites et à vocation pédagogiques, ces ressources s’adressent à la fois aux particuliers et aux professionnels du bâtiment. Elles donnent les principales clés d’une démarche ou de solutions low-tech en rénovation.

L’économie de l’hydrogène laisse entrevoir une nouvelle dynamique énergétique mondiale selon l’IRENA

Transport-and-trade.jpg?la=en&hash=4C8DD79959EF054620F58A56BDD2C7B5151C5EC3 L’IRENA affirme que l’hydrogène vert pourrait perturber le commerce mondial et les relations énergétiques bilatérales en entraînant un repositionnement des États, avec l’émergence de nouveaux exportateurs et utilisateurs d’hydrogène. La croissance rapide de l’économie mondiale de l’hydrogène pourrait apporter des changements géoéconomiques et géopolitiques importants en générant une vague d’interdépendances inédites, selon une nouvelle analyse de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). D’après le rapport intitulé « Geopolitics of the Energy Transformation: The Hydrogen Factor », l’hydrogène serait en train de modifier la géographie du commerce de l’énergie et de régionaliser les relations énergétiques, comme en témoigne l’émergence de nouveaux centres d’influence géopolitique construits autour de la production et de l’utilisation de l’hydrogène, alors que le commerce traditionnel du pétrole et du gaz est en déclin. Sous l’effet de l’urgence climatique et des engagements des pays à réduire leurs émissions nettes à zéro, l’IRENA estime que l’hydrogène couvrira jusqu’à 12 % de la consommation mondiale d’énergie d’ici 2050. La croissance du commerce et des investissements ciblés sur un marché dominé par les combustibles fossiles et actuellement évalué à 174 milliards d’USD va probablement stimuler la compétitivité économique et modifier le panorama de la politique étrangère avec la conclusion d’accords bilatéraux très éloignés du type de relations qui caractérisaient le marché des hydrocarbures au XXe siècle. « L’hydrogène pourrait s’avérer être le chaînon manquant vers un avenir énergétique sans danger pour le climat », signale Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA. « L’hydrogène profite clairement de la révolution des énergies renouvelables, l’hydrogène vert s’imposant comme le joker qui permettra d’atteindre la neutralité climatique sans compromettre la croissance industrielle et le développement social. Mais l’hydrogène n’est pas le nouveau pétrole. Et la transition ne consiste pas à changer de carburant mais à changer de système, d’où des perturbations politiques, techniques, environnementales et économiques. » « C’est l’hydrogène vert qui amènera toutes sortes de nouveaux participants sur le marché, diversifiera les itinéraires et les sources d’approvisionnements et entraînera une déconcentration du pouvoir vers une multitude d’acteurs. Avec la coopération internationale, le marché de l’hydrogène pourrait être plus démocratique et plus inclusif, et offrir de nouvelles perspectives aussi bien aux pays développés qu’aux pays en développement. » L’IRENA estime que plus de 30 % de l’hydrogène pourrait être dédié au commerce transfrontalier d’ici 2050, un pourcentage plus élevé que pour le gaz naturel aujourd’hui. Des pays qui ne sont pas des acteurs traditionnels du négoce d’énergie établissent des relations bilatérales autour de l’hydrogène. Alors que de plus en plus d’intervenants et de nouvelles classes d’importateurs et d’exportateurs nets émergent sur la scène mondiale, il est peu probable qu’on assiste à une militarisation et à une cartellisation du commerce de l’hydrogène, contrairement à ce qu’on observe avec l’influence géopolitique du pétrole et du gaz. Le commerce transfrontalier d’hydrogène est appelé à se développer considérablement. En effet, plus de 30 pays et régions prévoient déjà aujourd’hui une forte activité commerciale. Certains pays qui se projettent en tant que futurs importateurs, comme le Japon et l’Allemagne, misent déjà sur la diplomatie dans le domaine de l’hydrogène. Les exportateurs de combustibles fossiles considèrent de plus en plus l’hydrogène propre comme un moyen intéressant de diversifier leur économie. C’est le cas, par exemple, de l’Australie, d’Oman, de l’Arabie saoudite ou des Émirats arabes unis. Néanmoins, des stratégies de transition économique plus larges s’imposent car l’hydrogène ne compensera pas les pertes de revenus du pétrole et du gaz. Le potentiel technique de production d’hydrogène dépasse largement la demande mondiale estimée. Les pays les plus capables de produire de l’électricité renouvelable bon marché seront les mieux placés pour produire de l’hydrogène vert compétitif. Alors que certains pays comme le Chili, le Maroc ou la Namibie sont aujourd’hui des importateurs nets d’énergie, ils sont en passe de devenir des exportateurs d’hydrogène vert. Tirer parti du potentiel de régions comme l’Afrique, les Amériques, le Moyen-Orient et l’Océanie pourrait limiter le risque de concentration des exportations, mais de nombreux pays auront besoin de transferts de technologie, d’infrastructures et d’investissements à grande échelle. La géopolitique de l’hydrogène propre se déroulera probablement en différentes étapes. D’après le rapport, on assistera dans les années 2020 à une grande course au leadership technologique. Mais la demande ne devrait décoller qu’au milieu des années 2030. À ce moment-là, l’hydrogène vert concurrencera les coûts de l’hydrogène fossile à l’échelle mondiale, un phénomène annoncé encore plus tôt dans des pays comme la Chine, le Brésil et l’Inde. L’hydrogène vert était déjà abordable en Europe lors de la flambée des prix du gaz naturel en 2021. La remise à neuf des gazoducs devrait encore stimuler la demande et faciliter le commerce de l’hydrogène. Les pays dotés d’un vaste potentiel d’énergie renouvelable pourraient devenir des sites d’industrialisation verte et utiliser leur potentiel pour attirer des industries très énergivores. De plus, prendre part à la chaîne de valeur de l’hydrogène peut stimuler la compétitivité économique. La fabrication d’équipements comme les électrolyseurs et les piles à combustible, en particulier, pourrait stimuler l’activité. La Chine, le Japon et l’Europe ont déjà acquis une longueur d’avance dans la production, mais l’innovation transformera encore le paysage manufacturier actuel. L’hydrogène vert peut renforcer l’indépendance, la sécurité et la résilience énergétiques en réduisant la dépendance aux importations et la volatilité des prix et en renforçant la flexibilité du système énergétique. Cependant, les matières premières nécessaires à l’hydrogène et aux technologies renouvelables posent la question de la sécurité matérielle. Les pénuries et les fluctuations de prix pourraient se répercuter sur les chaînes d’approvisionnement en hydrogène et avoir une incidence négative sur les coûts et les revenus. Façonner les règles, les normes et la gouvernance de l’hydrogène pourrait conduire à une concurrence géopolitique ou ouvrir une nouvelle ère de coopération internationale renforcée. En particulier, aider les pays en développement à déployer des technologies de l’hydrogène vert et à développer les industries de l’hydrogène permettrait d’éviter d’accentuer encore les écarts en matière de décarbonisation au niveau mondial et favoriserait l’équité et l’inclusion en créant des chaînes de valeur locales, des industries vertes et des emplois dans les pays riches en énergies renouvelables. – Lire le rapport « Geopolitics of the Energy Transformation: The Hydrogen Factor »

À propos de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA)

capture_d_e_cran_2022-01-17_a_16.55_06.png L’IRENA, principale agence intergouvernementale pour la transformation énergétique mondiale, accompagne les pays dans leur transition vers un futur propulsé par les énergies renouvelables, et constitue à la fois la plate-forme principale pour la coopération internationale, mais aussi un centre d’excellence, et un référentiel en matière de politiques, de technologies, de ressources et de connaissances financières au sujet des énergies renouvelables. Comptant 167 membres (166 États ainsi que l’Union Européenne) et 17 pays supplémentaires engagés dans le processus d’adhésion, l’IRENA promeut la large adoption et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergies renouvelables dans un objectif de développement durable, d’accès à l’énergie, de sécurité énergétique, de prospérité et de croissance économique à faible émission de carbone.

 

Climat et énergie : les propositions de l’ingénierie aux candidats pour les élections 2022

Focus climat : atteindre la neutralité carbone

ACCROCHE.png À quelques mois des présidentielles, Syntec-Ingénierie dévoile ses propositions pour les élections 2022. Parce qu’elles interviennent dès l’origine des projets et des ouvrages, les entreprises d’ingénierie sont en première ligne pour réduire leur impact final et les rendre les plus vertueux possible. Engagées depuis plus de deux ans à travers une charte climat collective, elles présentent à travers leur fédération professionnelle des solutions concrètes pour concevoir un avenir durable. Avec 73 000 entreprises regroupant près de 312 000 professionnels sur le territoire, l’ingénierie se démarque comme le premier pourvoyeur d’emplois dans le domaine environnemental. Les entreprises d’ingénierie accompagnent leurs clients publics et privés dans la lutte contre le dérèglement climatique, grâce à des actions visant à réduire notre consommation d’énergie, améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, ou encore concevoir des mobilités plus sobres. Fortes de leur expertise, elles adressent des propositions concrètes aux candidats pour atteindre la neutralité carbone. L’industrie, l’énergie et la formation figurent parmi les autres thématiques traitées par Syntec-Ingénierie MISER SUR L’INNOVATION ET L’EXCELLENCE TECHNOLOGIQUE POUR CONCEVOIR UN AVENIR DURABLEConsulter les propositions de l’ingénierie pour les élections 2022

Faire de la commande publique un levier de la lutte contre le changement climatique

En France, la commande publique représente près de 200 milliards d’euros et 8 % du PIB. Elle peut constituer un levier majeur de mise en œuvre de la transition écologique par son poids, mais également par son effet d’entrainement sur la commande privée. Dans ce contexte, Syntec-Ingénierie recommande de :
  • Accélérer l’application des mesures prévues au sein de la loi Climat et résilience dans le cadre de la commande publique, en fixant de nouvelles échéances à la hauteur de l’urgence climatique.
  • Définir des standards élevés dépassant le cadre actuel des marchés publics pour une commande publique plus vertueuse écologiquement :
    • Intégrer la dimension environnementale au sein des critères de sélection des offres liées aux marchés publics, en fixant un seuil minimal applicable à la pondération des critères environnementaux et en élaborant une méthode d’appréciation des critères environnementaux objectivable.
    • Instaurer des clauses incitatives, sous forme de primes, pour une meilleure performance environnementale de l’ouvrage ou du projet
    • Imposer un taux minimum de 25% de réemploi des matériaux, au sein des projets publics de construction et de rénovation de bâtiments.
  • Renforcer l’engagement de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics en faveur d’une commande publique qui tende vers la neutralité carbone, en étendant le champ des collectivités territoriales soumises à l’obligation d’élaborer un schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables (SPASER)[[Rapport parlementaire « Une commande publique sociale et environnementale », Nadège Havet et Sophie Beaudouin-Hubière, Octobre 2021]].

Placer les enjeux de la transition écologique au cœur des formations scientifiques et techniques

Impliqué au sein des transitions de notre pays, l’ingénieur doit intégrer dans ses réflexions et ses décisions, la raréfaction des ressources, le changement climatique, la protection de la biodiversité, mais aussi leurs conséquences sociétales. Pourtant, seules 26% des formations d’écoles d’ingénieurs abordent les enjeux liés au climat de manière obligatoire, selon le Shift Project. Dans cette perspective, Syntec-Ingénierie propose de :
  • Valoriser et déployer le référentiel « Former l’ingénieur du XXIème siècle aux enjeux socio-écologiques » au sein de l’ensemble des écoles d’ingénieurs sous tutelle de l’État, dès qu’il sera opérationnel à la rentrée 2022, pour des ingénieurs diplômés en 2027.
  • Créer une certification obligatoire par la voie de la formation initiale sur les enjeux climat-énergie, dans toutes les filières scientifiques et techniques post-bac, élaborée sur le modèle du TOEIC, permettant d’évaluer les capacités du candidat aux enjeux climatiques.

Rendre nos bâtiments plus sobres en les adaptant aux besoins de populations

Les bâtiments neufs ne représentent qu’1% des surfaces construites chaque année. Dans un contexte d’urgence climatique, la priorité doit donc être donnée aux travaux de rénovation énergétique du patrimoine existant. Par ailleurs, le développement du télétravail et le passage au modèle de flex office imposent de repenser l’usage et la destination du parc de bureaux existants, dont l’offre a connu une hausse annuelle de +21% en septembre 2021. Syntec-Ingénierie formule plusieurs propositions :
  • Intensifier et pérenniser les financements en faveur de la rénovation énergétique, condition indispensable pour atteindre l’objectif fixé en 2050.
  • Investir plus largement dans la recherche des matériaux bio-sourcés pour produire des connaissances techniques applicables et exploitables à grande échelle.
  • Structurer une filière hors-site compétitive en France, en accompagnant l’émergence de clusters regroupant constructeurs, ingénieries et architectes, seule condition pour faire face à la concurrence étrangère.
  • Pour faire face à une demande croissante de logements, lever les différents freins réglementaires qui peuvent limiter la réversibilité des bâtiments tertiaires en logements, et proposer des mesures fiscales incitatives pour favoriser son accélération.

Développer les mobilités propres pour assurer la desserte de tous les territoires.

Les transports restent l’un des secteurs qui émet le plus de gaz à effets de serre. Il est par ailleurs confronté à l’explosion du e-commerce, qui impose une adaptation des mobilités et de l’aménagement urbain. Le transport routier de marchandises en milieu urbain représente désormais entre 15 et 20% des émissions de CO2, selon l’ADEME. Dans ce contexte, Syntec-Ingénierie propose plusieurs pistes d’actions :
  • Poursuivre les investissements au service du ferroviaire, mode de transport durable :
    • Moderniser le réseau : désaturation des nœuds ferroviaires, programme de commande centralisée du réseau (CCR), signalisation embarquée (ERTMS…)
    • Développer des lignes de desserte fine pour désenclaver et irriguer tous les territoires .
    • Poursuivre les investissements engagés dans le train à hydrogène.
  • Accompagner les aménagements visant à réguler la circulation entre le centre-ville et la périphérie et favorisant l’intermodalité, afin d’offrir une solution alternative à la voiture individuelle : parcs-relais, voies réservées, cars express, solutions tram-train.
  • Engager une réflexion sur la taxation des livraisons par le biais des plateformes de vente par internet qui pourrait financer les infrastructures de transport liées aux nouveaux usages de la mobilité dans les villes.

Rendre nos territoires moins vulnérables et plus résilients

Un Français sur quatre est exposé à un risque d’inondation sur son lieu d’habitation, la quasi-totalité des communes de France ont depuis 1982 été frappées par une catastrophe naturelle, une grande partie de notre littoral est menacée par des submersions marines et par le recul du trait de côte[[Rapport d’information sénatorial sur la gestion des risques climatiques et l’évolution de nos régimes d’indemnisation, Nicole Bonnefoy, 2019]] Si nous pouvons limiter les effets du dérèglement climatique, nous ne pourrons malheureusement pas revenir sur certaines conséquences irréversibles, comme la hausse du niveau de la mer ayant déjà fragilisé nos territoires. Syntec-Ingénierie propose ainsi de :
  • Mieux intégrer l’adaptation au changement climatique dans les politiques publiques et dans les outils réglementaires et de planification (SCOT, PLU, SDAGE…), comme dans les secteurs prioritaires
  • Engager une gestion patrimoniale des réseaux et des infrastructures, en rendant plus automatique dans le cadre des diagnostics d’ouvrage (infrastructures, bâtiments, …) des études de vulnérabilité aux risques climatiques.
  • Garantir un régime assurantiel conçu sur la base d’un partenariat public entre l’État et les assureurs, qui permette la prise en charge par les pouvoirs publics de la hausse des primes d’assurance liées aux aléas climatiques.

Focus énergies : préserver notre souveraineté et répondre aux nouveaux besoins

Les entreprises d’ingénierie spécialisées dans les énergies (nucléaire, renouvelables, hydrogène…) sont plus que jamais prêtes à relever le défi de la transition énergétique. Réalisation d’études techniques et prospectives, développement de nouvelles énergies, conseils et conception, suivi des fabrications et de la construction, maintenance des installations… Fortes de leur expertise, elles adressent des propositions concrètes aux candidats pour innover et accompagner la filière dans la production d’un mix énergétique capable de préserver notre souveraineté et de répondre aux nouveaux besoins de la société.

Permettre une énergie à la fois propre et à prix abordable

La consommation d’électricité liée à l’électrification des usages est amenée à augmenter de +30% à +75% à l’horizon 2050 selon les scénarios de RTE[1]. Dans le même temps, l’électricité peut être soumise à des évolutions brutales de prix, pesant sur le pouvoir d’achat des ménages. Pour assurer une énergie propre et à un prix abordable, Syntec-Ingénierie adresse plusieurs propositions :
  • Revoir les règles du marché unique européen de l’électricité, aboutissant à une fixation de prix injuste pour la France, en découplant les prix de l’électricité du marché du gaz.
  • En complément des énergies renouvelables intermittentes, soutenir le nucléaire, pour éviter de recourir aux centrales à charbon très polluantes et limiter l’utilisation des centrales au gaz.
  • Questionner la réduction et le plafonnement de la production d’électricité nucléaire, dont le coût est très faiblement dépendant du prix du combustible, l’uranium, à la différence des énergies fossiles.

Accompagner l’énergie nucléaire du futur

L’énergie nucléaire permet de répondre à plusieurs impératifs pour notre pays : la souveraineté industrielle et la sécurité d’approvisionnement, la poursuite de l’objectif de la neutralité carbone, et enfin la réponse aux besoins en électricité, qui pourrait atteindre jusqu’à 55% de l’énergie consommée en 2050[2]. Pour que la France conserve sa souveraineté nucléaire et rattrape son retard technologique vis-à-vis de plusieurs puissances étrangères, la production d’énergie nucléaire doit néanmoins évoluer et devenir plus compétitive, encore plus sûre et plus attractive pour nos talents. A cet effet, Syntec-Ingénierie plaide pour :
  • Accélérer le lancement de nouveaux réacteurs nucléaires :
    • Lancer dès 2022 le programme EPR2 : il est non seulement indispensable pour garder les compétences en France et préserver notre capacité à construire des centrales, mais il est également nécessaire pour soutenir la filière à l’export.
    • Développer les Small Modular Reactor (SMR) qui participent à renforcer la filière nucléaire civile française et sa crédibilité à l’international, en proposant un produit innovant compétitif.
  • Améliorer la compétitivité du secteur en accélérant sa transition digitale, à travers la mise en place d’une plate-forme numérique à l’échelle de la filière, visant à exploiter les opportunités permises par le développement de la data.
  • Faire de la France une pionnière en matière de réduction des déchets nucléaires, en investissant massivement dans les programmes de recherche et les solutions innovantes.

Faire de la France le champion mondial de l’hydrogène bas-carbone

Le pays dispose d’un atout majeur par rapport à d’autres pays, lui permettant de devenir un leader mondial en matière d’hydrogène bas-carbone : sa production nucléaire. Produite par électrolyse, l’hydrogène bas-carbone nécessite en effet une très forte production d’électricité durant les prochaines années qui ne peut être assurée par la seule voie des énergies renouvelables. En ce sens, Syntec-Ingénierie encourage à :
  • Favoriser le couple nucléaire-hydrogène pour faire de l’Hexagone un leader mondial de l’hydrogène bas-carbone.
  • Lancer une série de « grands projets hydrogène » à l’échelle nationale afin d’aider à la structuration de la filière, de massifier au plus vite la production d’hydrogène sur le territoire et faire ainsi baisser les coûts de production.
  • Garantir la formation de 10 000 ingénieurs parmi les 100 000 emplois prévus dans le cadre la stratégie nationale hydrogène, afin de répondre aux besoins prioritaires de la filière révélés par l’étude France Hydrogène consacrée aux « Compétences métiers de la filière hydrogène ».
Consulter dans leur intégralité les propositions portées par Syntec-Ingénierie pour les élections 2022

A propos de Syntec-Ingénierie

image001-24.jpg Avec près de 400 entreprises adhérentes et 13 délégations régionales, Syntec-Ingénierie est la fédération professionnelle de l’ingénierie. De la conception à la réalisation, les entreprises d’ingénierie pilotent les projets dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures et de l’industrie. Garantes des solutions technologiques, elles concrétisent les idées nouvelles qui répondent aux défis et modes de vie de demain : infrastructures connectées, smart building, industrie du futur, ville durable… L’ingénierie est un secteur dynamique et créateur de richesses qui compte 47,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 312 000 emplois partout en France.[[source : Etude Kyu Lab pour Syntec-Ingénierie sur l’ingénierie française]] Présidée par Pierre Verzat depuis novembre 2018, Syntec-Ingénierie a pour missions de promouvoir l’ingénierie et ses métiers, de représenter l’ingénierie et de défendre la profession ; et d’anticiper et décrypter les enjeux sociétaux pour favoriser le développement de l’ingénierie de demain.

 

Documents joints

Alliance pour la Préservation des Forêts – Bilan de l’année 2021

L’année 2021 a été marquée par de grands rendez-vous internationaux (Congrès mondial de la Nature de l’UICN, COP26…), qui ont contribué à ériger la biodiversité au même rang que le Climat. Malgré cette prise de conscience collective, l’année 2021 s’est achevée tristement sur ce même constat : la déforestation dans le monde continue, et ce malgré des engagements politiques toujours plus nombreux et la mobilisation toujours plus importante du secteur privé dans ses efforts pour l’enrayer. L’année 2022 s’ouvre pourtant sur une note d’espoir : l’Union Européenne négociera dans les prochains mois une règlementation pour des produits zéro-déforestation. Cela démarre sous la Présidence française de l’UE, la France qui est le 1er pays à s’être doté d’une Stratégie Nationale de lutte contre la Déforestation Importée en 2018. Pour avoir contribué à l’élaboration de cette stratégie et siégeant à son comité de suivi aux côtés de toutes les parties prenantes et sous le pilotage du Gouvernement, notre espoir est grand de voir cette initiative aboutir sur une règlementation ambitieuse. Cette proposition de règlementation va en effet permettre de fixer un cadre et d’instaurer les mêmes règles du jeu pour l’ensemble des entreprises qui importent ou exportent des matières premières à risque de déforestation. Nous formulons nos vœux à l’endroit des membres du Parlement européen et du Conseil de l’UE pour qu’un certain nombre de points soient renforcés :
  • Le périmètre des zones protégées ne doit pas se limiter aux seules forêts mais aussi aux autres écosystèmes naturels comme les savanes, les prairies, les mangroves… ;
  • Les mêmes obligations en matière de diligence raisonnable doivent incomber aux acteurs économiques, qu’ils importent d’un pays à fort ou à faible risque de déforestation ;
  • Le Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) des peuples autochtones et des communautés locales doit être intégré à cette réglementation afin de mieux prendre en compte le respect des droits humains.
L’Alliance pour la Préservation des Forêts portera ces points auprès des pouvoirs publics durant les semaines à venir qui s’annoncent décisives et à quelques mois de la COP15. Jamais un Gouvernement n’est allé aussi loin et cette règlementation est l’opportunité de montrer la voie aux autres pays et ainsi agir plus rapidement et plus efficacement dans la lutte contre la déforestation. Guillaume Réveilhac Président de l’Alliance pour la Préservation des Forêts

Un outil d’auto-évaluation pour évaluer son programme d’achats responsables

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement des entreprises à se prémunir du risque de déforestation dans leurs chaînes d’approvisionnement, l’Alliance pour la Préservation des Forêts a élaboré au cours de l’année 2021 un référentiel et un outil d’auto-évaluation visant à évaluer la politique d’achats de l’entreprise. Cet outil opérationnel permet à toute entreprise, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, de comprendre où elle se situe en matière de lutte contre la déforestation et de conversion des écosystèmes et lui proposer un plan d’actions pour diminuer puis éradiquer le risque de déforestation. Un webinaire de présentation de cet outil a été organisé en novembre 2021 par l’Alliance pour la Préservation des Forêts. Vous pouvez accéder au replay ci-dessous. – Pour accéder à cet outil, Laure d’Astorg et Laure Grégoire sont à votre disposition.

Retour sur 2021

2021, c’est aussi la forte mobilisation de l’Alliance pour la Préservation des Forêts au Congrès Mondial de la Nature qui s’est tenu à Marseille en septembre dernier, pour témoigner des efforts du secteur privé dans la lutte contre la déforestation. Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour visionner nos temps forts au Congrès Mondial de la Nature.
L’Alliance est un collectif d’entreprises engagées pour des matières premières durables, traçables et plus respectueuses des écosystèmes naturels. Alliance pour la Préservation des Forêts – 9 boulevard Malesherbes 75008 Paris

 

Les Français et l’environnement : un sursaut vert, vraiment ? Entre motivation et scepticisme selon une étude Essity

A travers l’étude mondiale « Un sursaut vert, vraiment ? » réalisée dans 10 pays et auprès de plus de 10 000 répondants, Essity, Groupe leader dans l’hygiène et la santé, a cherché à comprendre l’état d’esprit des Français et les obstacles à l’émergence de pratiques plus durables. Une enquête riche en enseignements sur les perceptions liées au dérèglement climatique ! 3 constats forts prédominent :
  • Dans le contexte de la COVID-19, les Français agissent toujours plus en faveur de l’environnement.
    • 96% d’entre eux se préoccupent de plus en plus de l’environnement depuis le début de la crise sanitaire
  • Ils sont également les plus enclins – parmi l’ensemble des pays interrogés – à dépenser davantage pour des produits respectueux de l’environnement.
    • 48% des Français sont prêts à payer au moins 10% plus cher des produits d’hygiène et de santé plus respectueux de l’environnement.
  • Néanmoins, les Français sont aussi les champions du monde en matière de pessimisme quant à leur capacité à enrayer le dérèglement climatique.
    • A peine 45% croient en leur capacité à lutter efficacement contre le changement climatique ; le plus faible pourcentage, parmi les pays interrogés !

Parce que le développement durable est une priorité chez Essity, le Groupe a voulu en savoir plus sur le sentiment, les attentes et les perspectives en matière de protection de l’environnement dans le monde. infographie_etude_essity.jpgChez les Français[[Etude réalisée auprès d’un panel de 1001 répondants en France]], les chiffres le montrent, la crise sanitaire de la Covid-19 a accéléré la prise de conscience de l’impact de leur mode de vie sur l’avenir de la planète. La dernière étude Essity est ainsi éloquente et révèle plusieurs constats frappants.
« En tant qu’entreprise mobilisée sur le sujet, notre rôle est d’impulser une réflexion sur l’intégration du développement durable dans notre quotidien. Nous devons toujours mieux comprendre les besoins des consommateurs, pour les guider vers de meilleurs choix en faveur de la protection de notre écosystème », explique Estelle Vaconsin, Directrice développement durable d’Essity.
Selon Marie-Eve Laporte, Professeur associée à l’IAE Paris – Sorbonne Business School et experte de l’analyse du comportement des consommateurs, « cette étude très intéressante donne confiance en l’avenir. Elle montre que l’environnement et la santé figurent désormais au coeur des priorités des citoyens, notamment les jeunes, et qu’ils sont prêts à agir en ce sens ».
Dans le contexte de la COVID-19, les Français agissent toujours plus en faveur de l’environnement C’est un fait. Depuis le début de la crise sanitaire, 96% des Français se préoccupent davantage de l’écologie. Ainsi, ils passent 57 minutes de plus par semaine à réaliser des activités visant à protéger l’environnement. Par exemple, le tri et le recyclage des déchets, dont 45% considèrent qu’il s’agit de l’action ayant le meilleur impact positif sur la planète. Cet aspect se reflète particulièrement chez les 18-25 ans qui sont 64% à avoir modifié leur mode de vie, de façon plus en phase avec les enjeux environnementaux. Ce tableau peut s’expliquer par une prise de conscience de la fragilité de notre modèle et l’envie d’éviter de nouvelles catastrophes écologiques à l’avenir. Les Français plus enclins à dépenser davantage pour des produits plus « verts » 48% des Français sont prêts à payer au moins 10% plus cher, pour des produits d’hygiène et de santé plus respectueux de l’environnement. En moyenne, ils pourraient dépenser 18% en plus pour ce type de produits. Parmi les 10 pays cibles, les Français seraient d’ailleurs les plus enclins à accroître la valeur de leur panier d’achats. Celui-ci s’appuie sur la qualité et la durabilité des produits, deux dimensions essentielles dans un achat. C’est ce que confirme l’étude Essity. Les 3 premiers critères qui inciteraient les Français à payer des produits plus chers sont le Made in France (31%), la présence de matériaux d’origine naturelle (29%) ou recyclables (24%). Champions du monde… du pessimisme ! Pourtant, malgré toute cette bonne volonté, les Français manquent de confiance. A peine 45% d’entre eux croient en leur capacité à lutter efficacement contre le changement climatique. Il s’agit du plus faible pourcentage des pays interrogés ! A titre de comparaison, les Italiens sont 70%, les Britanniques et Espagnols 61%.
« En tant que française, je constate une fois encore, que mes compatriotes sont les plus pessimistes. Il faut toutefois nuancer : ils ont tendance à juger durement le comportement des autres, mais sont généralement beaucoup plus confiants en leurs propres capacités. On peut donc garder espoir, même en France ! », déclare Marie-Eve Laporte.

Le Groupe Essity

capture_d_e_cran_2022-01-14_a_11.25_22.png Essity, Groupe international leader dans l’hygiène et la santé, est engagé à améliorer le bien-être grâce à des produits et solutions essentiels à la vie quotidienne. Nos produits sont commercialisés dans environ 150 pays sous les marques mondiales leaders TENA et Tork, ainsi que d’autres marques fortes, telles que JOBST, Leukoplast, Libero, Libresse, Lotus, Nosotras, Saba, Tempo, Vinda et Zewa. Essity compte environ 46.000 collaborateurs dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires net de 11,6 milliards d’euros en 2020. Le Groupe a son siège mondial à Stockholm, en Suède et est coté au Nasdaq de Stockholm. Essity repousse les limites pour plus de bien-être et contribue à une société durable et circulaire. – Plus d’informations sur www.essity.com. Essity en France En France, Essity compte environ 2.500 collaborateurs répartis sur 8 sites, dont un centre de Recherche et Développement mondial spécialisé dans l’hygiène papier basé en Alsace. Essity fabrique et commercialise des produits d’hygiène et de santé leaders sur leurs marchés à travers des marques de renom telles que Actimove, Cutimed, Delta-Cast, Demak’Up, JOBST, Leukoplast, Lotus, Nana, Okay, Radiante, TENA, Tensosport et Tork. Depuis 10 ans, Essity est partenaire de la Croix-Rouge française et permet la distribution d’environ 100.000 kits hygiène par an aux personnes défavorisées ou sans abri. – Plus d’informations sur www.essity.fr

 

Utiliser le jumeau numérique en ingénierie pour optimiser matériaux, flux et ressources face à l’urgence climatique

À l’occasion d’InfraBIM Open, congrès international dédié à la transformation digitale des Infrastructures, qui débute ce lundi 10 janvier, Syntec-Ingénierie se positionne résolument en faveur du déploiement du jumeau numérique. À travers une note de position et une vidéo, les entreprises d’ingénierie mettent en pleine lumière les nombreux atouts du jumeau numérique au regard de l’urgence climatique. Elles appellent à généraliser son usage au plus vite, aussi bien dans le bâtiment, l’industrie, que les infrastructures, pour atteindre la neutralité carbone.

Le jumeau numérique, un levier d’action majeur pour lutter contre le dérèglement climatique

Avec l’adoption de la première Stratégie Nationale Bas-Carbone en 2015, la France s’est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050. Alors que de nombreux progrès restent à faire, Syntec-Ingénierie appelle à déployer massivement l’usage du jumeau numérique. Encore trop peu utilisé, cet outil technologique innovant jouit pourtant d’un énorme potentiel : il permet de réduire au minimum l’empreinte carbone de tous les ouvrages. Véritable clone d’un ouvrage réel, il améliore la gestion de son cycle de vie, à toutes les étapes et en temps réel. Le jumeau numérique au service du changement climatique – Note de position Syntec Ingénierie Dans sa note de position, publiée à l’occasion d’InfraBIM Open, les entreprises d’ingénierie énumèrent ses avantages, en particulier :
  • En phase de spécification et de conception préliminaire ou détaillée, il aide dès l’initialisation du cycle de développement à objectiver les exigences attendues et à prévoir les coûts d’investissement et d’exploitation.
  • En phase de prototypage, il permet d’optimiser les performances en les simulant de manière prédictive à partir de modèles multi physiques ou comportementaux dédiés.
  • En phase de chantier ou d’industrialisation, il peut intégrer des modèles destinés à améliorer respectivement la construction et la chaîne de fabrication.
  • En phase d’exploitation, couplé aux données collectées dans l’environnement opérationnel, il permet de se corriger et de s’ajuster aux comportements réels de l’ouvrage, pour en améliorer les usages.
Consulter la note de position

Un levier technologique complexe, parfaitement maîtrisé par l’ingénierie système

Optimisation des flux, réduction drastique des quantités de matériaux et des ressources utilisés… À titre d’exemple, la rénovation du lycée Bréquigny à Rennes par l’intermédiaire du jumeau numérique a permis de diviser par 2 le prix au mètre carré, et par 2,5 l’empreinte carbone des produits de construction, par rapport à la construction d’un bâtiment neuf. Si le jumeau numérique est un outil puissant, Syntec-Ingénierie insiste néanmoins sur le fait qu’il est un outil complexe. Et rappelle que l’ingénierie système détient toutes les compétences nécessaires pour en exploiter le plein potentiel. « Parmi la multitude d’acteurs qui interviennent dans la réalisation des ouvrages, des installations industrielles et des bâtiments, l’ingénierie se démarque par son rôle de pilote méthodologique. Les entreprises d’ingénierie ont, en effet, la particularité d’intervenir tout au long du cycle de vie des ouvrages Fortes de leur vision d’ensemble des systèmes complexes et dynamiques, elles sont en première ligne pour opérer le jumeau numérique et appellent aujourd’hui à son déploiement rapide, au regard de ses multiples potentialités. » explique Blaise Sola, Pilote du GT Jumeau Numérique/Climat de Syntec-Ingénierie.

A propos de Syntec-Ingénierie

logo-syntec-ingenierie.png Avec près de 400 entreprises adhérentes et 13 délégations régionales, Syntec-Ingénierie est la fédération professionnelle de l’ingénierie. De la conception à la réalisation, les entreprises d’ingénierie pilotent les projets dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures et de l’industrie. Garantes des solutions technologiques, elles concrétisent les idées nouvelles qui répondent aux défis et modes de vie de demain : infrastructures connectées, smart building, industrie du futur, ville durable… L’ingénierie est un secteur dynamique et créateur de richesses qui compte 47,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 312 000 emplois partout en France.[[source : Etude Kyu Lab pour Syntec-Ingénierie sur l’ingénierie française]] Présidée par Pierre Verzat depuis novembre 2018, Syntec-Ingénierie a pour missions de promouvoir l’ingénierie et ses métiers, de représenter l’ingénierie et de défendre la profession ; et d’anticiper et décrypter les enjeux sociétaux pour favoriser le développement de l’ingénierie de demain. – www.syntec-ingenierie.fr

 

Documents joints

Propositions du Club des villes & territoires cyclables et marchables

capture_d_e_cran_2022-01-11_a_14.41_29.png De la confirmation des aménagements cyclables de transition à la mission parlementaire sur la filière vélo, l’année 2021 a confirmé la solution vélo. 2022, le Club des villes & territoires cyclables et marchables place la complémentarité de la marche et du vélo comme enjeu essentiel et formule des propositions pour les élections à venir. Pour Françoise Rossignol, Présidente du Club des villes et territoires cyclables et marchables « 2022 sera l’année des mobilités actives ! Les collectivités s’organisent pour construire des politiques de mobilités actives inclusives, dans tous les types de territoires urbains, périurbains, ruraux. Le Club les accompagne, favorise le partage d’expériences, fédère les acteurs des politiques publiques qui relèvent le défi des mobilités du XXIème siècle. Avec cette évolution du nom pour dire la complémentarité de la marche et du vélo, le Club entend montrer sa détermination pour inventer les politiques publiques de demain , favoriser les déplacements décarbonés, bénéfiques pour la santé et pour l’environnement et pour construire des villes où l’espace public est mieux partagé et profite à tous. » Pour Guillaume Gouffier-Cha, co-président du Club des élus nationaux pour le vélo, député du Val-de-Marne « La filière vélo trace sa route dans le paysage économique français. Enfin ! Et bravo à tous les acteurs de la filière vélo. Les collectivités, rassemblées au sein du Club des villes et territoires cyclables et marchables, sont des acteurs à part entière de la réussite de l’émergence de la filière. Les conclusions de la mission que le Premier ministre m’a confiée il y a quelques mois seront rendues fin janvier-début février. Mais je peux vous l’assurer, la France détient avec le vélo un véritable trésor qu’elle doit faire vivre pour développer les territoires, créer des emplois, faire rayonner son savoir-faire et s’inscrire pleinement dans la grande marche vers les mobilités actives. »

Retour sur 2021

  • Aménagements cyclables de transition (« Coronapistes ») qui s’ancrent de façon pérenne dans les schémas cyclables des villes de toutes tailles ;
  • Ouverture de la prime à la conversion aux vélos à assistance électrique dans le cadre de la loi Climat ;
  • La pratique vélo est en forte augmentation. Les compteurs vélo ont enregistré +28% de passages en 2021 par rapport à 2019 ; dans le détail, + 31% en urbain, +20% en périurbain, +14% en rural ;
  • Le vélo est devenu un enjeu majeur des RDV électoraux (municipal, départemental et régional) ;
  • La 1ère édition de Mai à vélo, présidé par le Club, avec de 1 500 évènements à travers la France ;
  • Lancement de la plateforme « Comment ça roule » pour observer la pratique dans les territoires, du tour de France de la filière vélo. Participation record pour les Talents du Vélo 2021.

1/ L’importance d’intégrer la marche pour un meilleur partage de l’espace public par les collectivités

Le club des villes et territoires cyclables (CVTC) devient le club des villes et territoires cyclables et marchables (CVTCM). Si ce changement de nom intervient fin 2021, le Club s’intéresse à la marche depuis sa création (1989), en se mobilisant pour faire reconnaitre l’ensemble des mobilités actives et pour défendre la place des piétons dans l’espace public (le Code de la rue…). Nous faisons le constat que la marche et les piétons demeurent encore trop souvent absents des politiques publiques. Une des questions essentielles qui interroge les élus et tous ceux qui agissent sur les enjeux d’urbanisme et de mobilités est celle du partage de l’espace public et sa redistribution, alors que la voiture a pris une place trop importante.Il faut redonner sa juste place aux vélos et aux piétons en travaillant à leur cohabitation harmonieuse. Alors qu’un discours général tend à mettre en exergue les conflits entre les usagers, les élu.e.s du Club sont plus que jamais mobilisés pour dépasser ces conflits et pour construire les politiques de déplacement actives de demain, réponses efficaces au dérèglement climatique, à l’enclavement de certains territoires, au fléau de la sédentarité et aux effets bénéfiques pour le pouvoir d’achat des Français.

2/ Nos propositions et attentes pour les élections présidentielles et législatives

Pour le Club, l’élection présidentielle et les élections législatives de 2022 représentent une occasion de faire connaître ses propositions et ses attentes. Des propositions seront portées en commun avec les associations partenaires du Club, notamment la FUB et Vélo &Territoires. Nos attentes s’établissent autour de 4 principales propositions :
  • Soutenir la construction d’infrastructures pour sécuriser les déplacements à vélo dans tous les territoires.
    • Cela implique de financer la construction de pistes cyclables maillées et interconnectées, tant dans les agglomérations que pour relier les territoires peu denses aux villes centres et aux gares. Cela implique également de développer une offre de stationnement sécurisé pour que la peur du vol ne soit plus un frein à la pratique. Il est nécessaire d’augmenter la dotation annuelle du fonds mobilités actives de 50 à 500 millions d’euros (comme c’est le cas dans les pays européens les plus avancés). Ce fonds devra également soutenir la transformation de l’espace public pour améliorer les conditions de marchabilité.
  • Agir massivement sur les trajets domicile-travail.
    • L’enquête Mobilité des personnes de l’INSEE a parlé ! 41% des trajets en voiture font moins de 5 kms. C’est un vivier considérable pour le développement du vélo, surtout si les infrastructures nécessaires ont été mises en place grâce à l’effort financier consenti par le fonds mobilités actives. LE FMD reste un outil peu connu et peu mobilisé…Pour le Club il est nécessaire de le rendre obligatoire pour tous les salariés du public et du privé et d’augmenter son plafond à 600 euros car dans certains territoires, l’intermodalité reste couteuse.
  • Pacifier les villes et les villages en faisant du 30 km/h la norme et le 50 km/h l’exception.
    • Cette évolution constatée dans de nombreuses villes françaises pourrait devenir un référentiel national, comme c’est le cas en Espagne, par exemple.
  • Développer le savoir rouler à vélo qui est la clé des changements de comportement pour les générations futures.
    • Ce dispositif repose aujourd’hui sur des volontés et des initiatives locales. Il est important de donner des moyens aux collectivités pour le généraliser à l’échelle nationale.

3/ La filière vélo : du Tour de France à la mission parlementaire

En 2021, la filière vélo en France poursuit son essor avec une augmentation en valeur de 25% (chiffres Union sports et cycles). Elle est particulièrement dynamisée par la hausse de la pratique et par le développement du VAE. Les collectivités ont toute leur place dans ce développement et soutiennent l’émergence de filières économiques locales. C’est pourquoi le Club a organisé un tour de France qui a permis d’observer l’engouement et l’innovation des entreprises du secteur. Cela s’est fait en partenariat avec le Club des élus nationaux pour qu’ils s’emparent du sujet afin d’aider à la constitution d’ une politique industrielle vélo structurée en France. Suite à ce tour de France, le premier ministre a confié une mission parlementaire au député Guillaume Gouffier Cha, co président du Club des élus nationaux pour le vélo. Les conclusions de ce rapport sont très attendues et seront l’occasion de poser les bases d’une nouvelle économie du vélo en France et en Europe, en arrivant à point nommé avec le démarrage de la présidence francaise du Conseil de l’Union européenne.

 

Un score environnemental global et unifié dans l’univers des vêtements et des chaussures à l’initiative de Glimpact

Cette proposition, d’un score environnemental global et unifié dans l’univers des vêtements et des chaussures à l’initiative de Glimpact, s’inscrit dans le cadre de l’appel à projet Xtex du ministère de la Transition écologique qui vise à définir une méthode d’affichage environnemental dans le contexte de l’application dès 2022 de la loi Climat et Résilience sur le secteur du textile. Sont notamment associées au consortium conduit par Glimpact les marques : image-6.png L’acteur du conseil Bartle, expert notamment sur les enjeux de la RSE, et L’Empreinte® le guide d’achat spécialiste de l’affichage environnemental, s’associent également à cette initiative pour y apporter leur expertise. Fondé sur la méthode scientifique « PEF », de définition et de mesure de l’empreinte environnementale globale (prenant en compte les 16 principales catégories d’impact de l’activité humaine sur la planète dont l’empreinte carbone), l’initiative du consortium intervient au moment même où la Commission Européenne a adopté, le 16 décembre 2021, une recommandation appelant les Etats membres et les entreprises de l’Union européenne à utiliser cette méthode comme seule référence européenne pour la mise en œuvre du Green Deal, comme du plan stratégique pour l’économie circulaire. Le dispositif conçu par Glimpact, fondé sur sa technologie internet, que les marques partenaires testeront sur leurs produits, proposera dès le premier trimestre 2022, à tous les acteurs du textile (PME ou grands groupes) de calculer, d’afficher et de réduire l’empreinte environnementale de leurs produits. Pour le volet de l’affichage environnemental auprès des consommateurs, il prendra la forme d’une application mobile, « Glimpact Smartphone », qui leur permettra de connaitre le score environnemental des vêtements qu’ils achètent. Par ce dispositif que les marques partenaires s’engagent à tester sur leurs produits dans une démarche volontariste de contribution active à l’affichage environnemental tel qu’institué par l’article 2 de la loi Climat et Résilience, le Consortium Glimpact, entend proposer un véritable éco-système d’évaluation objective, rigoureuse et fiable de l’empreinte environnementale des produits d’habillement, mais aussi de réduction de cette empreinte par une approche d’éco-conception, visant à mobiliser tous les acteurs : les marques, les distributeurs et les consommateurs. Conduit par Glimpact, acteur indépendant et impartial, ce consortium porte la conviction que l’affichage environnemental des produits de l’univers du textile et de la chaussure, doit nécessairement se fonder sur la méthode PEF, élaborée sous l’égide de la Commission européenne, au terme de 8 années d’expérimentation et de concertation avec la communauté scientifique, des organisations professionnelles et non-gouvernementales, et qu’elle recommande désormais aux Etats membres de l’UE d’adopter dans la mise en œuvre du Green Deal ou de son plan d’action sur l’économie circulaire. Une telle approche que le Commissariat général au développement durable (CGDD) pilotant l’appel à projet XteX, est donc invité à retenir dans la cadre du choix qui lui appartient désormais de faire des projets qui seront évalués dans le cadre de l’expérimentation gouvernementale, permettrait à la France qui présidera l’Union européenne en janvier 2022, d’être le premier Etat membre à adopter la nouvelle doctrine scientifique adoptée par la Commission européenne en matière de définition et d’évaluation de l’empreinte environnementale et donc à l’affirmer comme la méthode unique pour mettre en œuvre une vraie transition écologique de l’industrie textile. Par ce choix, elle placerait les acteurs français de l’industrie textile au cœur des enjeux majeurs du Green Deal.

Un score environnemental global et unifié, s’appuyant sur la méthode PEF :

La méthode PEF (Product Environnemenat Footprint), que Glimpact rend accessible par sa technologie dans la cadre du dispositif d’affichage environnemental proposé par le consortium, est issue d’un long processus d’élaboration engagé dès l’année 2013 par la Commission européenne dans le cadre de son initiative « Single Market for green product » avec la communauté scientifique européenne, notamment le Join Research Center et plus de 400 organisations professionnelles et autres organisations non-gouvernementales. Elle définit un cadre clair et scientifiquement robuste de mesure de l’empreinte environnementale globale prenant en compte les 16 catégories d’impact de l’activité humaine sur la planète, notamment l’empreinte carbone, mais aussi l’utilisation des ressources naturelles fossiles ou minérales, l’utilisation des ressources en eau, l’eutrophisation des rivières et des océans, les émissions de particules fines, l’utilisation des terres agricoles ou encore la toxicité (écotoxicité ou toxicité humaine). Cette méthode consacre l’approche des analyses de cycle de vie (ACV) en la précisant par des règles d’application claires, et les 16 catégories d’impacts sont ainsi mesurées tout au long du cycle de vie des produits. Elle définit un score fiable, par normalisation et pondération des 16 indicateurs d’impact, exprimé en point d’impact sur une échelle continue, permettant de comparer objectivement les produits entre eux, dans une même catégorie ou entre catégories. La Commission européenne, a annoncé le 16 décembre 2021 par la voix de son Commissaire à l’Environnement, à la pèche et aux océans, Virginijus Sinkevičius, qu’elle avait adopté une recommandation officielle appelant les Etats, les ONG et les entreprises à utiliser la méthode PEF/OEF (dans sa toute nouvelle version améliorée des dernières avancées apportées par les scientifiques du Joint Rechearch Center). Cette méthode est désormais considérée par la Commission européenne comme la plus fiable, comparable et vérifiable, pour s’inscrire dans une logique crédible de fabrication de produits susceptibles de se réclamer de meilleures performances environnementales, contribuant ainsi au Green Deal européen et aux ambitions du plan stratégique pour l’économie circulaire de l’UE.

Un dispositif d’affichage et d’éco-conception inédit associant les marques et les consommateurs prenant la forme d’un véritable Eco-système

La méthode et son dispositif d’application proposés par le consortium Glimpact, visant tous les acteurs de l’affichage environnemental, outre une approche originale de communication d’un score environnental fiable permettant de comparer objectivement les produits au sein d’une même catégorie et entre catégorie, s’articule autour de deux composantes majeures : une application en ligne dédiée aux marques, d’évaluation, d’affichage et d’optimisation de l’empreinte environnementale globale de leurs produits, et une application smartphone dédiée aux consommateurs leur permettant d’accéder à un score environnemental clair, robuste et objectif des produits qu’ils achètent (dans une première étape l’application donnera accès aux consommateurs à un score générique par produit selon leur type et composition, ce score s’affinera selon les données spécifiques que fourniront les marques volontaires). De manière complémentaire, L’Empreinte partenaire du consortium, proposera une application innovante et originale de la méthode au travers d’un guide d’achat destiné aux consommateurs. Au travers de ces deux composantes indissociables, et plaçant les marques et les industriels (acteurs incontournables car dépositaires des données spécifiques indispensables pour produire une évaluation objective des produits au niveau des marques), comme les consommateurs eux-mêmes, au centre du dispositif de production et de communication d’un éco-score robuste, la démarche du consortium conduit par Glimpact, entend mettre en place un véritable écosystème vertueux rassemblant toutes les parties prenantes et créant les conditions d’une dynamique d’éco-conception chez les industriels.

A propos de Glimpact

glimpact.png Glimpact, jeune start-up française, installée également en Belgique, est la première plateforme digitale permettant l’évaluation, l’analyse et la réduction de l’empreinte environnementale global des produits et des organisations, prenant en compte les 16 catégories d’impact de l’activité humaine sur la planète, tout au long du cycle de vie. Elle est fondée sur la méthode PEF (Product Environmental Footprint), mise au point par la communauté scientifique européenne et adoptée par l’UE en 2021. S’appuyant sur une équipe de passionnés – experts de la performance environnementale, du traitement des données et du big data – Glimpact change radicalement la vision des entreprises comme celle des citoyens des enjeux de la transition écologique. Après 4 années d’existence, Glimpact peut déjà revendiquer une expertise et une expérience solide auprès d’acteurs majeurs de l’industrie ou de la distribution, et notamment les groupes Lacoste, Decathlon, Camaïeu, Hanes Brands Inc (Dim – Playtex…), Chantelle, Mars, Carrefour, Spadel, Adeo, Lyreco, Pimkie, Galler, Puratos ou encore Bewital.

 

Pourquoi restaurer les rivières ? Les réponses de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse

Redonner aux rivières altérées par les aménagements et les activités humaines un fonctionnement naturel, c’est se protéger contre les crues, améliorer la qualité de l’eau, favoriser le retour de la biodiversité et s’adapter au changement climatique, rien de moins. C’est aussi penser développement économique, lien social et qualité de vie ! Une somme de bénéfices que les territoires ont à considérer, alors même que l’urgence à agir sonne à leurs portes.
Le Bez - affluent de la Drôme - A-C Monnier
Le Bez – affluent de la Drôme – A-C Monnier

OBSERVER

« CHANGEONS DE PARADIGME : AMÉNAGEONS LES TERRITOIRES AVEC LES RIVIÈRES, NON CONTRE ELLES ! »  par Laurent ROY, Directeur général de l’agence de l’eau   » Le moment est venu d’aménager les territoires autrement, en intégrant l’eau, les rivières, la nature, le vivant. Nous héritons d’une tradition « hygiéniste » considérant l’eau comme une nuisance à évacuer des villes : par des tuyaux pour se débarrasser de la pollution, en endiguant les rivières voire en les enterrant pour s’en protéger. L’enjeu est de passer à une logique d’aménagement qui bénéfice d’une eau bien visible, qui s’infiltre au lieu de ruisseler sur des surfaces imperméabilisées, avec des cours d’eau renaturés conçus comme autant d’atouts : pour réduire les risques d’inondations, auto-épurer les eaux, augmenter la biodiversité, ou développer l’attractivité touristique et économique en améliorant le cadre de vie. Il ne s’agit donc plus d’opérer contre les rivières et les milieux naturels, mais avec ceux-ci, en les aidant à nous aider. L’eau est une ressource rare, qu’il convient de conserver dans les nappes et dans les zones humides. Toutes les actions qui redonnent un fonctionnement naturel aux rivières sont à mener « sans regret », c’est une certitude !

COMPRENDRE

ET SI LA RIVIÈRE REDEVENAIT
UN ATOUT POUR MON TERRITOIRE ?
Un livret argumentaire de l’agence de l’eau pour découvrir les bénéfices multiples de la restauration des rivières.. Destiné aux élus, ce document est rédigé sous la forme de fiches pratiques et illustré de retours d’expériences, témoignages et chiffres clés. Toutes les bonnes raisons d’agir résumées en 44 pages !
Une rivière plus naturelle, gérée à l’échelle du bassin versant, est plus forte face au changement climatique.
Une rivière plus naturelle, gérée à l’échelle du bassin versant, est plus forte face au changement climatique.

ÉCOUTER

LA RENAISSANCE DU RHÔNE Au cœur de Lyon coule un fleuve : le Rhône. 
Symbole de puissance, il commence son chemin depuis les glaciers Suisse, trace la vallée du Rhône, irrigue la Camargue avant de rejoindre la Méditerranée.
Bernard Pont le connaît bien. Il travaille pour la réserve naturelle de l’île de la Platière près de Valence, depuis 30 années. C’est une toute petite partie de ce grand fleuve mais il faut y faire une pause pour qui veut comprendre les transformations subies par le Rhône, puis sa renaissance.   « La renaissance du Rhône » racontée par Bernard PONT, conservateur à l’Ile de la Platière, est réalisée dans le cadre de la collection du podcast En immersion

DAME RIVIÈRE REVIENT EN WONDER WOMAN

La renaturation des rivières c’est :
  • 1l Des gains financiers 
  • 2l Une résilience vis-à-vis de la sécheresse
  • 3l Une utilité sociale
-> Lire le dossier dédié.

DISTINCTION ÉCOLOGIQUE



Déjà 69 rivières primées par l’agence de l’eau pour la qualité de leurs eaux. La distinction écologique « Rivière en bon état » valorise les actions des gestionnaires qui ont permis d’assurer ce succès. L’agence de l’eau évalue le bon état d’une rivière selon 5 critères : sa diversité biologique, l’absence de certains polluants organiques ou chimiques, la maîtrise des prélèvements d’eau par rapport au débit de la rivière, l’absence de dégradations physiques (digues, berges, seuils…) et la présence d’une gouvernance claire et efficace.
Rendez-vous en mai 2022 pour connaître les prochaines rivières récompensées.
REPÈRES 
La renaturation des rivières en chiffres 

 
500 M€ 
Aides engagées par l’agence de l’eau pour la restauration des milieux aquatiques et de la biodiversité entre 2019 et 2024.



198 km
Linéaire de cours d’eau restaurés en 3 ans dans le bassin Rhône-Méditerranée sur un objectif de 300 entre 2019 et 2024.
l BOITE À OUTILS l
En savoir plus sur l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse