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Pour les consommateurs, la décroissance n’est pas un sujet tabou selon l’étude « Sustainability Trends 2022 » pour Kantar Insights

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L’étude « Sustainability Trends 2022 » menée par Kantar Insights livre une analyse de 7,6 milliards de points de données relatifs au développement durable collectés grâce aux requêtes Google de consommateurs de plus de 90 pays sur 5 ans et dans trois secteurs : l’alimentation et la boisson, la distribution et les banques. Les résultats révèlent les réflexions à l’œuvre chez les consommateurs pour agir de manière plus durable dans leur quotidien. Selon Pierre Gomy, Head of Marketing, Central & Southern Europe, Kantar Insights : « Cette étude révèle deux insights-clé : d’une part, que les consommateurs sont de plus en plus enclins à consommer moins mais mieux, et d’autre part, qu’ils abordent leur investissement et leur rapport à la finance en prenant de plus en plus en considération son impact sur la planète et la société. »

1- CONSOMMER MOINS MAIS MIEUX

L’analyse des requêtes Google montrent que les consommateurs sont de plus en plus conscients et souhaitent être acteurs du changement. L’étude note un intérêt croissant pour les sujets en lien avec le développement durable, à tel point qu’ils acceptent même l’idée de décroissance.
  • MOINS CONSOMMER : Dans le monde, la surconsommation et le gaspillage ont fait l’objet de 246 millions de recherches sur Google en moyenne par mois lors des 5 dernières années. Ces recherches sont en lien avec l’univers de la distribution, mais les analyses des experts de Kantar Insights observent également un intérêt croissant pour ces sujets dans le domaine de l’alimentation, preuve d’une transformation des comportements des consommateurs. Elles représentent 3 millions de recherches en moyenne mensuelle, soit +27% sur les 2 dernières années.
  • S’ÉLOIGNER DES MODÈLES DE SURCONSOMMATION ET DE LEURS EXCÈS : Le volume des recherches sur la fast-fashion a plus que doublé en 5 ans : les consommateurs se demandent si Zara, Shein, Cider, Gap ou encore H&M peuvent être considérées comme des marques fast-fashion. Ils se sont informés sur le lien entre ces marques et les Ouighours : les recherches autour des conditions de travail des Ouighours ont en effet augmenté de 87% sur les 2 dernières années. Dans un autre domaine, la souffrance animale reste un sujet essentiel pour l’alimentaire avec 155 millions de recherches en moyenne par mois.
« Symbole de cette surconsommation, la fast-fashion est montrée du doigt depuis quelques années, et il est donc naturel que les consommateurs cherchent à éviter les marques les moins responsables pour consommer en accord avec leurs valeurs. » révèle Patricia Flores, Deputy Head, Brand Expertise, Kantar Insights France.
  • L’ESSOR DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE : Pour consommer moins et mieux, l’économie circulaire apparait de plus en plus comme une des solutions. En conséquence, les recherches sur ce sujet sont en forte progression avec une augmentation de +15% en 2 ans. Vinted bénéficie tout particulièrement de cet intérêt avec un volume de recherches en progression de 76% depuis 2020, et 7 millions de recherches mensuelles.
  • (RE)DONNER DE LA VALEUR AU TEMPS : Être plus responsable demande également de reconsidérer le temps : on privilégie ce qui dure au jetable, on prend le temps de faire pour joindre l’utile à l’agréable, plutôt que de chercher à gagner du temps à tout prix. D’où l’intérêt croissant pour la durabilité qui connaît +31% de recherches depuis 2020, le concept de slow-living avec +52% de recherches sur les 2 dernières années et le fait de cuisiner en grande quantité pour toute la semaine, avec un volume de recherche sur le batch cooking en augmentation de +132% de recherches depuis 2 ans.
  • LES DÉCHETS REMIS EN QUESTION : Alors que l’objectif Zéro déchet peut désormais sembler inatteignable avec une régression des recherches sur le sujet de -34% depuis 2 ans, les consommateurs cherchent à limiter les emballages et à donner une seconde vie aux déchets. Ainsi, les recherches concernant le vrac sont en progression de (+59%) depuis 2 ans tandis que les consommateurs s’informent toujours plus sur la manière d’utiliser leurs déchets : le terme compost connait +38% de recherches supplémentaires, le terme upcycling 22% et le terme gestion des déchets +15% en 2 ans. Ils recherchent également des alternatives responsables à leurs pratiques actuelles : les distributeurs d’eau suscitent +13% d’intérêt dans les recherches depuis 2 ans, alors que la question des emballages alternatifs – qui reste encore absconse – connaît une progression de 30% en 2 ans.

2 – ÉPARGNER DE MANIERE RESPONSABLE

L’étude « Sustainability Trends 2022 » de Kantar Insights révèle de fortes attentes dans le secteur de la banque et de la finance en termes de responsabilité.
  • ENTRE RENTABILITÉ ET RESPONSABILITÉ : Depuis 2020, l’utilisation que les banques et les acteurs de la finance font de l’argent qui leur est confié est un sujet qui intéresse de plus en plus les consommateurs avec une croissance de +27% pour le sujet de l’investissement en l’espace de 2 ans.
« Même si les notions de rendement et la rentabilité restent fondamentaux, les investissements verts et socialement responsables génèrent de plus en plus d’intérêt avec respectivement +79% et +82% de recherches en 2 ans » constate Roman Ptaszynski, Deputy Head of Analytics, Central & Southern Europe, Kantar Insights.
Le terme de gouvernance sociale et environnementale a été recherché plus de 1,35 millions de fois en moyenne par mois depuis 2017 et cela progresse vite avec une croissance de +260% sur les 2 dernières années. Un enseignement, parmi d’autres, démontrant que les consommateurs expriment de plus en plus le besoin de « trier les déchets des pépites » à la fois sur des considérations financières classiques mais aussi sur la valeur de durabilité de leur investissement… sustainability_trends_03_2022.pdfTélécharger la présentation en anglais

MÉTHODOLOGIE

L’étude « Sustainability Trends 2022 » de Kantar Insights livre une analyse des recherches sur Google relatives au développement durable sur une période de 5 ans (entre mars 2017 et mars 2022) dans le monde (à l’exception de la Chine). Elle révèle les réflexions à l’œuvre chez les consommateurs pour agir de manière plus durable dans leur quotidien. Ces résultats permettent ainsi de nourrir les acteurs des secteurs de l’alimentation, des boissons, de la distribution et de la banque. Cette analyse repose sur 7,6 milliards de points de données collectés sur 5 ans, issus de l’évaluation de 12 963 tendances, regroupées en 360 thématiques.

A propos de Kantar

Kantar est le leader mondial des données, des études et du conseil basés sur la preuve par la mesure. Nous offrons une compréhension unique et exhaustive de la façon dont les individus pensent, ressentent et agissent, à l’échelle mondiale et locale, dans plus de 90 marchés. En combinant l’expertise approfondie de nos collaborateurs, nos ressources en matière de données et de références, nos analyses et nos technologies innovantes, nous aidons nos clients à comprendre les individus et à trouver la croissance : understand people and inspire growth.

 

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Océan : un plan d’urgence pour la résilience des récifs coralliens du Patrimoine mondial de l’UNESCO

image1440x560cropped.jpg Tous les récifs coralliens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial risquent de disparaître d’ici la fin du siècle. À l’occasion de la conférence « Notre océan » aux Palaos, Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, annonce un plan d’urgence pour donner à ces récifs les meilleures chances de survie, avec le soutien du Global Fund for Coral Reefs. Elle appelle également à une mobilisation internationale pour empêcher la disparition des récifs. Dotés d’une biodiversité exceptionnelle, les récifs coralliens des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO couvrent plus d’un demi-million de km2 dans le monde, l’équivalent de la superficie de la France. Ils jouent un rôle essentiel dans l’absorption des émissions de CO2 et protègent les côtes des tempêtes et de l’érosion. Plus d’une centaine de communautés autochtones en dépendent pour leur subsistance. Ils servent, par ailleurs, de points de référence pour évaluer l’impact du changement climatique sur les récifs du monde entier.
Analyse : Les récifs coralliens du patrimoine mondial risquent de disparaître d'ici 2100, à moins que les émissions de CO2 ne diminuent drastiquement
Analyse : Les récifs coralliens du patrimoine mondial risquent de disparaître d’ici 2100, à moins que les émissions de CO2 ne diminuent drastiquement
Cependant, les récentes données scientifiques concernant ces récifs coralliens sont alarmantes. Ils blanchissent beaucoup plus rapidement que ne le laissaient supposer les prévisions initiales. Ces coraux « blanchis » sont très vulnérables aux carences nutritionnelles et aux maladies, leur taux de mortalité en est particulièrement élevé. Cette année, pour la première fois, un blanchissement massif des coraux s’est même produit à une période traditionnellement plus fraîche, dite de La Niña. Selon le scénario actuel d’émissions, l’ensemble des récifs du patrimoine mondial risque de disparaître d’ici la fin du siècle.
Avant et après le blanchissement des coraux dans la Grande Barrière de corail.
Avant et après le blanchissement des coraux dans la Grande Barrière de corail.

Réduire les pressions locales pour donner aux récifs les meilleures chances de survie

Le réchauffement de la température des océans, dû aux émissions mondiales de CO2, constitue la première menace pour les récifs coralliens. Les dernières données du GIEC confirment que les États doivent réduire drastiquement les émissions de carbone pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris conclu en 2015. Mais les récifs coralliens sont aussi souvent confrontés à un ensemble de pressions locales, telles que la pollution, la surpêche ou la destruction de leur habitat. L’UNESCO va mobiliser ses ressources et ses partenaires pour réduire ces pressions locales et offrir aux récifs coralliens les meilleures chances de survie.
« À l’occasion de la conférence “Notre océan” aux Palaos, j’appelle à une mobilisation internationale pour prévenir la disparition des récifs coralliens. L’UNESCO apporte sa contribution par un plan d’urgence pour la résilience des récifs coralliens du patrimoine mondial, en particulier dans les pays en développement. L’UNESCO s’associera au Global Fund for Coral Reefs pour financer ces actions », annonce Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.
capture_d_e_cran_2022-04-14_a_14.11_56.png Ce partenariat entre l’UNESCO et le Global Fund for Coral Reefs (GFCR), un fonds public-privé dirigé par les Nations Unies, permettra d’investir dans des stratégies de résilience climatique. Les actions se focaliseront sur la réduction des facteurs locaux de dégradation, la gestion durable des zones marines protégées et le soutien aux communautés locales. Le patrimoine mondial compte 29 sites avec des récifs coralliens, dont 19[[19 sites :
  1. Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize
  2. Îles atlantiques brésiliennes : les Réserves de Fernando de Noronha et de l’atol das Rocas
  3. Sanctuaire de faune et de flore de Malpelo, Colombie
  4. Zone de conservation de Guanacaste, Costa Rica
  5. Parc national de l’île Cocos, Costa Rica
  6. Îles Galápagos, Équateur
  7. Parc national de Komodo, Indonésie
  8. Parc national de Ujung Kulon, Indonésie
  9. Aire protégée des îles Phoenix, Kiribati
  10. Îles et aires protégées du Golfe de Californie, Mexique
  11. Sian Ka’an, Mexique
  12. Archipel de Revillagigedo, Mexique
  13. Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo, Panama
  14. Parc naturel du récif de Tubbataha, Philippines
  15. Rennell Est, Îles Salomon
  16. Parc de la zone humide d’iSimangaliso, Afrique du Sud
  17. Parc national marin de Sanganeb et Parc national marin de la baie de Dungonab – île de Mukkawar, Soudan
  18. Baie d’Ha-Long, Viet Nam
  19. Archipel de Socotra, Yémen]] sites dans des pays en développement.
« En raison du réchauffement climatique, les pratiques locales de conservation des récifs ne suffisent plus à protéger les écosystèmes récifaux les plus importants du monde. Néanmoins, un récif sain et résilient est mieux armé pour se régénérer et survivre après un épisode de blanchiment  », explique Fanny Douvere, responsable du programme marin au Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le succès de l’initiative des Récifs Résilients de l’UNESCO

t=3by2 Ce nouveau plan à grande échelle s’appuiera sur la réussite de l’initiative « Récifs Résilients » lancée par l’UNESCO et ses partenaires lors du précédent sommet « Notre océan », en 2018. Au cours des quatre dernières années, ils ont travaillé sur 4 récifs pilotes inscrits au patrimoine mondial en Australie, au Belize, en France (Nouvelle-Calédonie) et aux Palaos. Cette initiative a démontré que des actions concrètes sont en mesure de réduire les pressions locales tout en permettant aux communautés locales de continuer à subvenir à leurs besoins. À titre d’exemple, dans le lagon sud des îles Rock (Palaos), l’initiative « Récifs Résilients » forme des gestionnaires du site et les communautés aux dernières connaissances scientifiques, à la gestion de la pêche et aux questions d’adaptation et de résilience. La mise en place d’un permis et de quotas de pêche, ainsi que de mesures de protection des habitats et des cycles de vie des espèces, contribuent au bon renouvellement des stocks de poissons. Sur la côte australienne de Ningaloo, l’initiative « Récifs Résilients » développe des solutions pour faciliter la reproduction des coraux. Lorsqu’un corail meurt à la suite d’un événement de blanchiment, des morceaux s’en détachent et s’accumulent sur le récif, créant une sorte de « gravats » qui empêche la croissance de nouveaux coraux. Pour que les œufs fécondés puissent s’installer et éclore sur un récif, la surface doit au contraire être propre et dure. La solution, expérimentée consiste à installer sur le récif de petites structures en forme d’étoile faites de barres d’acier : elles permettent aux œufs fécondés de se fixer et de se développer. La construction de ces « étoiles » est confiée aux populations autochtones, ce qui crée des emplois locaux.
Les récifs coralliens abritent la plus grande biodiversité de tous les écosystèmes du monde.
Les récifs coralliens abritent la plus grande biodiversité de tous les écosystèmes du monde.
L’initiative « Récifs Résilients » se poursuit jusqu’en 2024, avec un montant total alloué de 10 millions de dollars.

Les récifs au cœur de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques

coralreefmartin.jpg De ce nouveau plan pour la résilience des récifs du patrimoine mondial à la surveillance de la qualité de l’eau pour protéger les récifs coralliens en Tanzanie, en passant par le déploiement des nanotechnologies pour rendre les récifs plus résistants dans les Caraïbes, la conservation et la restauration des récifs est au cœur de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable 2021-2030. capture_d_e_cran_2022-04-14_a_14.22_04.png Lancée en 2021 sous la coordination de l’UNESCO, cette Décennie rassemble des scientifiques, des gestionnaires des océans, des membres des communautés locales et autochtones, ainsi que des investisseurs publics et privés, pour développer conjointement des solutions de conservation et de revitalisation des écosystèmes récifaux dans le monde. capture_d_e_cran_2022-04-14_a_14.25_30.png ****

À propos de l’UNESCO

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies chargée des sciences océaniques. Elle coordonne des programmes mondiaux tels que la cartographie des océans, la prévention des risques de tsunami, les réserves de biosphère marines, ainsi que de nombreux projets de recherche scientifique et d’éducation relative à l’océan. Programmes de l’UNESCO pour l’Océan – https://fr.unesco.org/themes/planète-océan

À propos du Fonds mondial pour les récifs coralliens (GFCR)

Le Fonds mondial pour les récifs coralliens a été lancé en 2020 par les Nations Unies, la Fondation de la famille Paul G. Allen et la Fondation Prince Albert II de Monaco, avec le soutien de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI). Son objectif est de mobiliser 625 millions de dollars d’ici 2030. – https://globalfundcoralreefs.org Dossier de presse : Programmes de l’UNESCO pour l’océan

 

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Transformations agroécologiques pour des systèmes alimentaires durables : Panorama de la recherche France-CGIAR

La version française du Dossier d’Agropolis International n°26 consacré à l’agroécologie vient de paraître ! « Transformations agroécologiques pour des systèmes alimentaires durables. Panorama de la recherche France-CGIAR«  La transformation agroécologique des systèmes agro-alimentaires est urgente. Une variété de voies possibles et de moyens d’action publique sont devant nous. Des leçons doivent également être tirées des expériences et des réalisations passées au Nord comme dans d’autres parties du monde. Ces questions ont conduit près de 500 scientifiques et experts en agroécologie français et étrangers de tous les centres CGIAR ainsi que de plus de 100 universités et organisations de recherche nationales et internationales à collaborer pour réaliser cette publication. Les auteurs mettent ainsi leur expertise à la disposition des décideurs politiques, des services de vulgarisation, des ONG et des associations d’agriculteurs engagés dans la promotion de la transition agroécologique. Ils présentent de nouvelles façons de mener des recherches basées sur des approches systémiques et transdisciplinaires, de mettre en œuvre des méthodes participatives et inclusives, de se référer à des théories du changement construites de façon plausible sur des solutions intégrées basées sur les solutions, de favoriser les partenariats avec les systèmes nationaux de recherche agricole, tout en améliorant l’orchestration des efforts de recherche pour converger vers des systèmes alimentaires durables ! La Commission française pour la recherche agricole internationale (CRAI) et Agropolis International, au nom du Cirad, d’INRAE et de l’IRD et en partenariat avec CGIAR, ont réalisé ce numéro de la série Les dossiers d’Agropolis international, avec le soutien des ministères français en charge des Affaires étrangères et de l’Agriculture et de la Région Occitanie. Le thème de l’agroécologie est l’une des priorités du plan d’action commun signé le 4 février 2021 par les Ministres français et le Président du Board de CGIAR. Il est d’usage que le Président d’Agropolis International rédige l’éditorial qui ouvre chacun des Dossiers. Compte tenu du sujet, j’ai également le plaisir et l’honneur de le signer en tant que membre du Conseil d’Administration du One CGIAR. En effet, l’année où les Nations Unies organisent un Sommet sur les Systèmes Alimentaires et à l’aube d’une réforme radicale de CGIAR en One CGIAR visant à positionner ce dispositif mondial de premier plan pour mieux répondre aux enjeux posés par les Objectifs du développement durable, je me réjouis d’ouvrir un Dossier entièrement consacré aux recherches et aux partenariats en agroécologie. Quel bel engagement dont je félicite les initiateurs ! Car c’est bien là pour moi une des voies centrales pour rendre nos systèmes alimentaires durables. Nous l’avions déjà identifié quand, au Groupe d’Experts de Haut Niveau (HLPE) du Comité des Nations Unies pour la Sécurité Alimentaire que j’avais l’honneur de présider à l’époque, nous avions publié en 2019 le rapport « Approches agroécologiques et autres approches novatrices pour une agriculture et des systèmes alimentaires durables propres à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition ». C’est bien parce qu’il s’agit là d’approches essentielles pour le futur de la planète que, avec le changement climatique et les systèmes alimentaires durables, l’agroécologie figure parmi les trois priorités du Plan d’Action signé le 4 février 2021 par le gouvernement français et pour One CGIAR, par Marco Ferroni, le président de son Conseil d’Administration. Je suis impressionné par la qualité et le nombre des contributions qui structurent les trois parties de cet important document, provenant de chercheurs des établissements français comme de ceux du CGIAR, le plus souvent en collaboration. Je le suis également par le nombre des auteurs provenant des quelques 70 établissements partenaires et d’organisations démontrant l’engagement de tous les acteurs, au-delà de la recherche, dans les travaux scientifiques en agroécologie. Cela confirme bien à quel point cette thématique implique aujourd’hui plusieurs centaines de chercheurs, de représentants des administrations, d’agents des services de développement, d’organisations professionnelles agricoles, de travailleurs des mondes associatifs sur l’ensemble des continents. Les pages qui suivent illustrent la diversité des travaux réalisés dans les champs, dans les territoires, dans le domaine des politiques. Ils montrent également tout ce qui reste à faire, ensemble je le souhaite ! Patrick Caron, Président d’Agropolis International Membre du Conseil d’Administration de One CGIAR

Comité éditorial et scientifique

  • Kwesi Atta Krah (IITA)
  • Jean-Luc Chotte (IRD)
  • Chantal Gascuel (INRAE)
  • Vincent Gitz (CIFOR)
  • Etienne Hainzelin (CIRAD)
  • Bernard Hubert (INRAE, Agropolis International)
  • Marcela Quinteiro (Alliance of Bioversity International and CIAT)
  • Fergus Sinclair (ICRAF)
  • Isabelle Amsallem (Agropolis International)
Transformations agroécologiques pour des systèmes alimentaires durables : Panorama de la recherche France-CGIAR capture_d_e_cran_2022-04-14_a_12.05_57.png Ce document est publié avec la contribution et le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, de la région Occitanie, des centre de recherche (Cirad, INRAE et IRD) et du CGIAR. – Plus d’informations et téléchargement

 

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Innovation et Développement durable, la place du droit en faveur de l’innovation durable un livre de Emilie Collomp

capture_d_e_cran_2022-04-14_a_11.46_05.png Un travail issu d’une réflexion amorcée pendant le 1er confinement et achevée à l’été 2021 sur le rôle du droit dans les interactions entre innovation et recherche de développement durable. Bien qu’innovation et développement durable représentent deux enjeux cruciaux pour l’avenir du développement et la survie de l’humanité, ils peuvent s’accorder ou au contraire entrer en conflit. A l’heure de la transition, au cœur des crises contemporaines, cet essai interroge les raisons de la dissonance entre ces concepts, porte une réflexion sur la place du droit de l’innovation au regard de l’intégration des défis sociaux et environnementaux relevant du bien commun et sur les finalités de l’innovation.
Innovation et développement durable. La place du droit en faveur de l'innovation durable par Emilie Collomp
Innovation et développement durable. La place du droit en faveur de l’innovation durable par Emilie Collomp

Résumé

« L’innovation est un processus créatif qui accompagne le développement humain depuis l’aube des temps tandis que le développement durable demeure un concept récent issu de l’émergence de la conscience environnementale. Bien qu’innovation et développement durable représentent deux enjeux cruciaux pour l’avenir et pour la survie de l’humanité, ils ne se conjuguent pas de façon évidente de sorte que l’on peut se demander s’ils sont compatibles. Au carrefour du droit et d’autres disciplines, cet essai explore les raisons possibles de cette dissonance qui interroge les rapports de l’Homme avec la nature et leur évolution au gré de la crise climatique et sanitaire. Le droit étant le reflet de la société, l’ouvrage examine d’une part la place faite aux objectifs de développement durable en droit français et le cadre juridique de leur conciliation avec les intérêts économiques de l’innovation. D’autre part, il cherche à mettre en valeur les outils juridiques du droit de l’innovation (droit économique et de la propriété intellectuelle) propices à la stimulation d’une « innovation durable ». Cet ouvrage s’adresse aux entrepreneurs, aux juristes, étudiants, directeurs du développement durable (etc…) qui souhaitent s’engager dans la transformation et valoriser leurs innovations en ce sens. »

L’auteure : Emilie COLLOMP

Emilie COLLOMP
Emilie COLLOMP
Emilie Collomp est depuis plus de vingt ans avocate et médiatrice. Anciennement inscrite au Barreau de Paris, elle est désormais installée à Aix-en-Provence où elle a fondé son cabinet. Elle exerce dans des domaines à forte innovation (industrielle, informatique, numérique, secteur de la Santé, des Arts, du design, sociétés à impact …). Elle accompagne des entreprises et porteurs de projets innovants notamment en matière de propriété intellectuelle et dans les aspects contractuels nécessaires à leur déploiement. Convaincue que l’économie doit désormais intégrer les défis sociaux et contraintes environnementales planétaires, elle s’intéresse à la réflexion sur les fonctions de l’innovation et s’interroge sur le rôle du droit y afférent au regard de ces enjeux capture_d_e_cran_2022-04-14_a_11.47_08.png

 

Rapport du Giec sur l’atténuation du changement climatique : 3 ans pour agir !

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Dans un contexte sensible de guerre en Ukraine exposant la dépendance des économies aux énergies fossiles, les experts climat de l’ONU (Giec) ont publié leur éventail de scénarios, pistes et solutions pour limiter le réchauffement et ses impacts déjà dévastateurs. Selon les scientifiques, l’humanité n’a plus que trois ans pour agir si elle veut conserver un monde « vivable ». S’il reste possible d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, une action très forte et rapide est indispensable. Comment faire ? Quelles propositions portent les acteurs et principales parties prenantes pour y arriver ? Analyse, décryptage et propositions de la FNH, l’IDDRI, l’UNIGE …
Cet article sera actualisé avec vos contributions

Le programme énergétique de Marine Le Pen : tout pour les énergies fossiles, rien pour le climat selon Nicolas Goldberg pour la grande conversation 2022

capture_d_e_cran_2022-04-12_a_16.08_35.png La crise énergétique et la publication du sixième rapport du GIEC placent les enjeux de l’énergie et du climat sur le devant de la scène politique. La « fin du mois » se rapproche désormais de la « fin du monde », ces deux problèmes ayant pour point commun la même racine : notre addiction aux énergies fossiles. Alors qu’une politique responsable pour l’industrie, le climat et le pouvoir d’achat consisterait à tenter de nous débarrasser progressivement de cette addiction, l’analyse du programme de Marine Le Pen est sur le sujet sans équivoque : son application conduirait à un renforcement de notre dépendance aux énergies fossiles… pour le plus grand bonheur des nations pétro-gazières. Examinons cela en détail. Par Nicolas Goldberg Le programme énergétique de Marine Le Pen : tout pour les énergies fossiles, rien pour le climat

Moratoire sur l’éolien et le solaire : une impasse électrique

Déjà inscrit au programme de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017, la défense d’un moratoire sur l’éolien dans le programme de la présidente du Rassemblement National (RN) n’est plus surprenante. Ce qui l’est davantage en revanche, c’est la façon dont cette idée a progressivement gagné les autres formations politiques : Xavier Bertrand (LR) avait inscrit la même idée dans son programme aux élections régionales de 2021, et Valérie Pécresse, candidate officielle du parti LR appelait à développer l’éolien terrestre avec parcimonie. Cette évolution des partis voisins a obligé la candidate du RN à durcir sa position en 2022 : outre le moratoire, il est maintenant question de « démanteler » les éoliennes existantes. Mieux encore : le moratoire ne concernerait désormais plus seulement l’éolien mais aussi l’énergie solaire… Pourtant, l’ensemble des scénarios réalisés par les experts sont formels : que la France redéveloppe le nucléaire ou non, l’éolien terrestre et le solaire seront indispensables pour répondre à nos besoins en électricité. C’est l’une des conclusions formulées par le rapport « Futurs Energétiques 2050 » réalisé par RTE : « un moratoire sur les énergies renouvelables (et l’éolien en particulier) rend impossible la réindustrialisation et le respect des trajectoires climatiques à compter de la décennie 2030 »[[ https://assets.rte-france.com/prod/public/2022–02/BP50_Principaux%20re%CC%81sultats_fev2022_Chap5_scenarios%20mix%20production%20consommation.pdf (page 201, chapitre les mix de consommation-production)]]. Et pour cause ! L’objectif minimal d’éolien terrestre serait de doubler sa production d’ici 30 ans, quand bien même nous arriverions à maintenir une part significative de nucléaire dans notre mix électrique à cet horizon. Pour le solaire, il faudrait multiplier nos efforts par plus de cinq pour passer d’une capacité installée de 10 GW aujourd’hui à plus de 50 GW en 2050. Cette conclusion est d’ailleurs partagée dans le troisième volet du sixième rapport du GIEC qui met largement en avant le rôle du solaire et de l’éolien pour décarboner rapidement nos économies d’ici 2030. En s’opposant à l’éolien et au solaire, Marine Le Pen ne s’oppose ainsi pas seulement aux conclusions des experts français mais aussi à celles du GIEC qui nous alerte périodiquement sur notre situation climatique. A noter au passage que, pour l’éolien, cette multiplication de puissance ne veut pas nécessairement dire qu’il y aura beaucoup plus d’éoliennes installées. En effet, nous disposons sur notre sol d’environ 9 000 éoliennes installées d’une puissance moyenne comprise entre 1,8 MW et 3 MW, à comparer aux 35 000 éoliennes installées en Allemagne sur un territoire plus petit et plus densément peuplé. Avec des éoliennes 2 à 3 fois plus puissantes demain, nous pourrions remplacer les éoliennes existantes en fin de vie par des installations plus puissantes (opération nommée « repowering ») et éviter la multiplication des mâts.
Extrait des Futurs Energétiques 2050 de RTE : dans les six scénarios de production étudiés, avec et sans EPR, l’éolien terrestre devrait poursuivre son ascension si nous voulons atteindre la neutralité carbone d’ici 2050
Extrait des Futurs Energétiques 2050 de RTE : dans les six scénarios de production étudiés, avec et sans EPR, l’éolien terrestre devrait poursuivre son ascension si nous voulons atteindre la neutralité carbone d’ici 2050
Interrogée plusieurs fois sur la nature des moratoires qu’elle propose, Marine Le Pen fait généralement plusieurs erreurs quant à leur coût dont elle voudrait protéger les Français :
  • Dans son programme, elle prétend vouloir « rendre les 5 Mds€ de taxe aux Français » qui paient ces énergies. Or, depuis 2016, la taxe sur la facture d’électricité qui servait entre autres à financer les énergies renouvelables est déjà gelée, et les charges sont en réalité prises en compte par le budget de l’Etat. Par ailleurs, annuler les contrats de paiement des énergies renouvelables serait illégal : on ne revient pas unilatéralement sur un contrat passé entre l’Etat et une contrepartie.
  • Quant à dire que ne pas investir dans ces énergies ferait les affaires des Français, avec des prix de marché qui atteignent des sommets là où l’électricité éolienne se vend autour de 80 €/MWh, les calculs sont vite faits : cela reviendrait à devoir acheter notre électricité à un prix plus élevés sur les marchés, alors qu’avec les nouveaux contrats d’achat, les énergies renouvelables rendent l’argent à l’Etat lorsque les prix mensuels de marché sont plus chers que leur prix de revient.
Enfin, il est à rappeler qu’en raison des baisses de production de notre parc nucléaire historique, la France se trouve aujourd’hui dans l’obligation d’importer de l’électricité, parfois au maximum de la capacité de nos interconnexions avec les pays voisins. Mettre une contrainte de plus sur de nouveaux moyens de production d’électricité sans carbone nous contraindrait à produire plus d’électricité à partir d’énergies fossiles et à importer tout bonnement davantage. Drôle de paradoxe pour un parti qui prône la défense de la souveraineté nationale. Ainsi, sur les renouvelables, en prônant un moratoire, le RN nous enfermerait dans une impasse climatique, financière et électrique…
Extrait du troisième volet du 6e rapport du GIEC : si le nucléaire peut avoir un intérêt dans certains cas particuliers après 2030, d’ici là, les solutions à plus fort potentiel et moindre coût pour l’énergie sont clairement l’éolien et le solaire
Extrait du troisième volet du 6e rapport du GIEC : si le nucléaire peut avoir un intérêt dans certains cas particuliers après 2030, d’ici là, les solutions à plus fort potentiel et moindre coût pour l’énergie sont clairement l’éolien et le solaire

La folie des grandeurs sur le nucléaire au mépris de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), des délais et des capacités industrielles

Pour de nombreux candidats, le sujet du nucléaire relève plus du marqueur politique que de la rationalité technique. Sur ce point, la position de Marine Le Pen ne fait pas exception à la règle. Elle a révélé son scénario « Marie Curie » dans les colonnes du Point en mars dernier : doublement de notre consommation d’électricité d’ici 2050, 5 paires d’EPR d’ici 2031, puis 5 nouvelles paires d’ici 2036.. Ces annonces sont totalement contraires à ce que prône la filière nucléaire : selon les audits indépendants réalisés pour le compte de l’Etat, décider aujourd’hui d’une relance du nucléaire ferait qu’au mieux une première paire d’EPR pourrait être disponible entre 2035 et 2037. Nous serions loin des 20 EPR préconisés par Madame Le Pen qui voudrait une première paire dès 2031. Il faut également rappeler que la filière industrielle a elle-même émis quelques doutes sur sa capacité à produire plus de 14 EPR d’ici 2050, même si certains acteurs, comme le GIFEN par exemple, souhaitaient plus d’optimisme, mais loin des 20 EPR dès 2036 préconisés par Mme Le Pen. L’objectif de Mme Le Pen serait ainsi de pouvoir conserver 70% d’électricité nucléaire d’ici 2050 dans notre mix électrique. Cette position est d’autant plus cocasse que la candidate du RN dit en même temps vouloir agir sous le contrôle de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). L’intention est noble mais, dans ce cas, appliquer le programme de Mme Le Pen sur le nucléaire serait contraire à ce que le président de ladite ASN a lui-même récemment déclaré au journal Le Monde : selon lui, les scénarios reposant sur une part de 50% de nucléaire ou plus dans notre mix électrique prennent des hypothèses ambitieuses qui ne sont en l’état pas validées par l’autorité de sûreté. Et pour cause, ces scénarios voudraient que le nucléaire actuel soit prolongé au-delà de 60 ans, ce qui n’a rien de garanti et ce qui n’est pas l’intention d’EDF à date. Encore un paradoxe donc… Ces contradictions sont à prendre au sérieux : si nous ne pouvons pas répondre à nos besoins en électricité en raison d’un moratoire sur le renouvelable ou d’hypothèses extravagantes sur le nucléaire, c’est la poursuite de l’exploitation des énergies fossiles qui nous attend, ou bien même l’ouverture de nouvelles centrales à gaz…
Mix électrique selon Marine Le Pen révélé par le journal Le Point pour une consommation électrique totale de 940 TWh : des hypothèses extravagantes de déploiement d’EPR
Mix électrique selon Marine Le Pen révélé par le journal Le Point pour une consommation électrique totale de 940 TWh : des hypothèses extravagantes de déploiement d’EPR

Les passoires thermiques à nouveau autorisées, et tant pis pour ceux qui ne peuvent pas se chauffer

Interrogée par l’AMORCE, une association de collectivités territoriales, Marine Le Pen a en outre déclaré être opposée à l’interdiction progressive des passoires thermiques à partir de 2025. Pourtant, les bâtiments sont, avec les transports, la principale cause d’émissions de gaz à effet de serre dans notre pays. De plus, c’est en raison de logements mal isolés, où le froid guette chaque hiver, et mal chauffés (avec des moyens de chauffage peu efficaces et souvent, des énergies fossiles comme le fioul ou le gaz naturel) que nos bâtiments sont responsables d’inconforts chez les plus précaires et de gaspillage d’énergie. La candidate du RN semble ici oublier que 3,2 millions de ménages vivent en situation de précarité énergétique, principalement parmi les 30% de Français les plus pauvres, et que le nombre de foyers ayant des difficultés à payer leurs factures d’énergie a presque doublé entre 2013 et 2020. Revenir sur cette interdiction progressive, qui vise exclusivement les propriétaires bailleurs et qui commencerait par des gels de loyers, revient à envoyer un très mauvais signal : les rénovations seraient facultatives… et tant pis pour les locataires qui doivent choisir chaque hiver entre grelotter ou consentir de colossales dépenses de chauffage. Pire, Marine Le Pen s’était exprimée en 2020 pour le maintien des chaudières au fioul. Il reste encore en France 3 millions d’équipements de ce type que les lois de programmation énergétique prévoient de supprimer progressivement d’ici 2027, avec des interdictions d’installation et de rénovation à partir de 2022. Marine Le Pen reviendra-t-elle réellement sur ces avancées ? Si cet engagement est maintenu, notre dépendance aux énergies fossiles pour le chauffage s’installerait dans la durée… Les locataires, pénalisés par ce mode de chauffage cher et inefficace, en pâtiront là encore.
Tweet de Mme Le Pen annonçant vouloir revenir sur les interdictions de chauffage au fioul.
Tweet de Mme Le Pen annonçant vouloir revenir sur les interdictions de chauffage au fioul.

Baisser la TVA sur les produits pétroliers : une mesure non ciblée de plus de 12 Md€ sans aucun effet pour les entreprises et ne faisant que soutenir la demande

C’est l’une des rares mesures du programme énergétique de Mme Le Pen qui pourrait avoir un effet positif à court terme sur le pouvoir d’achat des ménages : la baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur tous les produits énergétiques (électricité, gaz, fioul et essence). Nous sommes toutefois sceptiques sur cette mesure pour plusieurs raisons :
  • Compte tenu de l’ensemble des autres mesures du programme de Mme Le Pen, cette baisse ne ferait qu’amputer le budget de l’Etat pour soutenir notre demande énergétique, freinant ainsi tout sevrage des énergies fossiles et diminuant l’intérêt des économies d’énergie ;
  • Cette mesure serait non ciblée et n’aurait aucun effet pour les entreprises non énergétiques (qui, rappelons-le, ne sont pas assujetties à la TVA mais paient leur énergie comme tout le monde au prix fort). Que vous soyez riches ou pauvres, cette baisse de TVA sera la même pour tous. Pire, plus vous consommez d’énergie, ce qui est généralement le cas pour les classes aisées, plus vous profiterez de cette baisse… De quoi creuser un peu plus les inégalités ;
  • Cette mesure se cumulerait à toutes les baisses de taxes proposées par Marine Le Pen, cette fois pour un manque à gagner pour l’Etat chiffré autour de 12 Mds€. Alors qu’elle prône le retour d’un Etat fort et souverain, ses mesures les plus emblématiques reviendraient plutôt à en assécher les ressources et donc la capacité d’action…
Ainsi, le programme de Marine Le Pen est clair : s’affranchir de tout ce que les récents rapports d’expertise préconisent pour notre système énergétique et le climat, que ce soit l’Autorité de Sûreté Nucléaire (dont elle prétend se réclamer) ou le GIEC, dont elle conteste visiblement les constats. Toute mesure d’économie d’énergie serait à proscrire pour satisfaire une demande électrique qui devrait doubler et qui serait satisfaite par un programme nucléaire s’affranchissant de toutes les limites exprimées par les experts, les autorités de sûreté ou la filière nucléaire elle-même. Seules les baisses de taxes, soutenant une demande mortifère en énergies fossiles, seraient à même d’amortir les effets sur notre pouvoir d’achat à court terme, mais en nous enfermant dans une consommation en hausse qui compenserait probablement ces baisses. Il est par ailleurs à noter que le programme de Mme Le Pen ne comporte aucune mesure à même de baisser la consommation d’énergies fossiles dans les transports, pourtant principal secteur responsable de nos émissions de gaz à effet de serre. Au final, ce ne sera pas seulement le climat qui en pâtira mais également le pouvoir d’achat, car cette crise des énergies fossiles ne ferait que s’empirer sous son mandat… pour le plus grand bonheur des pays producteurs de gaz et de pétrole.

 

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Guérir ensemble de l’éco-anxiété, nouveau mal du siècle, le Jour de la Terre 2022

visuel_jdlt-geres_geres.png Insomnie ? Stress ? Colère ? Les changements climatiques nous affectent déjà, nous sommes de plus en plus nombreux·ses à ressentir ces symptômes chacun·e de notre côté. Cela s’appelle l’éco-anxiété. La campagne 2022 du Jour de la Terre met en lumière ce mal méconnu qui gagne du terrain et les remèdes pour guérir ensemble ! Pointer du doigt cette année « l’éco-anxiété », c’est la nouvelle campagne du Jour de la Terre pour sensibiliser le plus grand nombre à l’éco-anxiété, phénomène de troubles psychologiques causés par les bouleversements climatiques. Ce mal méconnu qui prend de l’ampleur, affecte notamment les jeunes et les citoyen.ne.s les plus engagé.e.s dans la protection de l’environnement et dans la lutte contre le réchauffement climatique. Vendredi 22 avril, le Jour de la Terre invite chacun à réduire ses symptômes en prenant part à des actions concrètes et collectives pour la planète. visuel_jdlt2022__geres.jpg PASSEZ À L’ACTION : MEILLEUR REMÈDE CONTRE L’ÉCO-ANXIÉTÉ Inondations fréquentes, feux de forêts, difficultés d’accès aux ressources… Cette situation d’alarme planétaire génère chez certaines personnes, de l’anxiété, car le corps et le cerveau ne sont pas toujours préparés à des changements aussi drastiques et à l’incertitude qu’ils génèrent. Cette question de santé mentale touche de plus en plus d’entre nous et se manifeste entre autres par des symptômes tels que le stress, la colère, les troubles du sommeil ou encore la tristesse. La manière la plus efficace pour combattre ce phénomène est l’action collective. Le site web GuerissonsEnsemble.fr est un moyen pour tous ceux et celles qui ressentent des symptômes, de faire entendre leur voix et de se déclarer éco-anxieux pour le Jour de la Terre. Ils et elles recevront un email expliquant les remèdes préconisés car passer à l’action ensemble, peut nous aider à guérir ensemble. Si vous êtes éco-anxieux, agissez pour vous, agissez pour la planète. rejoignez le mouvement Jour de la Terre ! – Partagez vos actions sur les réseaux sociaux en utilisant #TousMaladesJourdelaTerre #GuérissonsEnsemble #JourdelaTerre2022 #JourdelaTerreFrance

Inscriptions

Portée cette année en France par le Geres*, cette 52ème édition du Jour de la Terre qui se déroulera le 22 avril pro- chain invite chacun à passer à l’action en créant des évène- ments, afin d’installer des réflexes simples visant à mieux protéger notre environnement ce jour-là, mais également les autres jours de l’année. Le principe : toutes les bonnes idées, individuelles ou groupées, simples ou innovantes, sont les bienvenues. Alors répondez à l’appel #Jourdela- Terre2022 et inscrivez votre action sur le calendrier d’ac- tivités en ligne. Les premiers projets voient le jour En France, de premiers acteurs commencent à identifier leurs projets dans le cadre de cette nouvelle édition : Inauguration de la centrale photovoltaïque de l’école primaire de Cachan (94) par la coopérative solaire citoyenne locale, randonnée sensorielle, conférences et ateliers dans le Parc naturel régional des Causses du Quercy (46), ciné débat-projection de film par le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme à Dracénie (83), ramassage de dé- chets dans l’écoquartier de la Mairie de Crolles (38), dix démarches entrepreneuriales inspirantes et environne- mentales par Synergie Pei à la Réunion (97) ou encore la Marche pour le climat et la justice sociale lancée par Unis Pour Le Climat et la biodiversité… Et vous, quelle(s) action(s) mènerez-vous le 22 avril ?

COMMENT PASSER À L’ACTION ?

Vous êtes un acteur du milieu scolaire, une organisation, une municipalité, un individu… ? Vous désirez organiser une activité dans le cadre du Jour de la Terre ce 22 avril mais vous manquez d’inspiration ? Cliquez sur le lien ci- après pour trouver des idées d’action à engager : jourdelaterre.org/fr/activites/idees-daction
Pour rappel, plus grand mouvement environnemental participatif mondial, le Jour de la Terre agit comme un catalyseur de la prise de conscience et de l’éducation environnementale et se positionne comme le promoteur de l’éco-citoyenneté et de l’action. Célébré à travers le monde chaque 22 avril depuis 1970, ce sont des millions d’actions qui sont réalisées à travers 193 pays afin de sensibiliser et encourager citoyen.ne.s, associations, institutions et entreprises à s’engager pour l’environnement.
Pour s’inscrire dans le cadre des événements Jour de la Terre, votre initiative doit :
  • 1. Sensibiliser positivement les citoyen.ne.s aux solutions existantes et développer de nouvelles pratiques en faveur de l’environnement ;
  • 2. Être inclusive et encourager la participation de toutes et tous, sans aucune discrimination ; 3. Stimuler l’éducation et l’action en faveur de l’environnement ;
  • 4. Être apolitique et non religieuse;
  • 5. Favoriser le passage à l’action;
  • 6. Rester non-commerciale, à l’exception des partenaires autorisés du Jour de la Terre ; 7. Respecter l’environnement et les principes du développement durable ;
  • 8. Demeurer pacifiste et solidaire ;
  • 9. Respecter l’utilisation du logo du Jour de la Terre et de sa marque déposée.

e Jour de la Terre c’est quoi ?

capture_d_e_cran_2022-04-09_a_09.59_13.png Le Jour de la Terre fut célébré pour la première fois, aux États-Unis, le 22 avril 1970. Au fil des ans, Jour de la Terre Canada est devenue une organisation ainsi qu’une journée environnementale participative d’envergure, célébrée à partir de 1990 dans plusieurs pays à travers le monde. C’est à cette date que le Jour de la Terre arrive en . Cette année-là, des milliers d’activités sont organisées et une participation sans précédent de citoyens impliqués pour leur environnement prend ses racines dans la capitale et dans les quatre coins de l’hexagone. Jusqu’à la COP21, il s’agissait de la mobilisation en environnement la plus importante du pays ! La mission du Jour de la Terre : Accompagner les personnes et les organisations à diminuer leur impact sur l’environnement. Le Jour de la Terre agit comme un catalyseur de la prise de conscience et de l’éducation environnementale et se positionne comme le promoteur de l’éco-citoyenneté et de l’action. À compter de cette année, cet événement est porté et piloté sur le territoire français par l’ONG de développement internationale Geres, née en 1976 à Marseille.

À propos du Geres

Logo-Geres.png Créé en 1976, le Geres est une ONG de développement international qui défend la cause de la Solidarité climatique. En cohérence avec son double mandat de lutte contre la pauvreté et de lutte contre les changements climatiques, le Geres agit pour une transition énergétique, juste, ambitieuse et inclusive. Il ambitionne de permettre au plus grand nombre de vivre dignement dans un espace juste et sûr, entre plancher social et plafond écologique. En tant qu’actrice de terrain, l’ONG encourage le développement et la diffusion de solutions innovantes et de proximité. Elle accompagne les politiques territoriales climat-énergie et mobilise l’ensemble des acteurs en les incitant à agir et à soutenir les plus vulnérables. Le Geres place au cœur de sa mission le développement de filières créatrices d’emplois et l’appropriation des actions par l’ensemble des parties prenantes afin d’instaurer des dynamiques de changement, de développer des stratégies de résilience et d’ouvrir le champ des possibles pour que chacune et chacun soit acteur d’un développement durable. Parmi les réalisations du Geres en France, citons deux actions qui illustrent son mandat : une mission de coordination de l’IRAEE (Inter-Réseau Agriculture, Énergie, Environnement), composé d’acteurs professionnels du secteur agricole de la région Sud pour accompagner l’agriculture régionale dans une transition énergétique durable et une mission globale de lutte contre la précarité énergétique auprès des ménages modestes à Marseille. A l’international, les équipes du Geres facilitent entre autres l’accès à une énergie productive durable pour de Très Petites Entreprises (TPE) installées dans des villages maliens via le développement de Zones d’Activités Electrifiées (ZAE). Au Cambodge, elle accompagne les responsables d’usines textiles afin que ceux-ci adoptent des pratiques et des équipements énergétiquement plus efficaces et intègrent une part d’énergies renouvelables dans leur fonctionnement. Dans le même temps, elle offre aux ouvrières et ouvriers de l’usine des conditions de travail décentes grâce à un travail de terrain avec les associations locales. En chiffres, le Geres c’est 142 collaborateurs, 160 000 bénéficiaires directs, 73 projets menés dans 11 pays, 124 partenaires opérationnels et 7,3 M de budget en 2020.

 

Les rapports du GIEC sont sans appel : 3,5 milliards d’êtres humains sont exposés au changement climatique

Alors que le premier rapport traitait de la compréhension physique du système climatique et du changement climatique, ce nouveau rapport (le 2eme sur 3) porte sur les impacts, l’adaptation et la vulnérabilité des sociétés humaines et des écosystèmes au changement climatique. Comparé aux précédentes versions, ce rapport intègre davantage l’économie et les sciences sociales, et souligne plus clairement le rôle important de la justice sociale dans l’adaptation au changement climatique.

Cet article se concentre sur le résumé à l’intention des décideurs et le résumé technique. Il y a des mots très forts dans ce rapport, des concepts très importants, validés par les gouvernements. Ce rapport insiste sur les structures sociales et politiques, ce qui montre bien que nous avons notre avenir climatique entre nos mains. De nombreux leviers d’actions sont présentés dans le rapport et ces connaissances doivent absolument être mises à disposition du plus grand nombre.

Planet@liment, un projet de sensibilisation sur l’alimentation du monde au service du développement durable.

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« Mon assiette, ma planète » pour comprendre les enjeux de l’alimentation durable et trouver des solutions concrètes

Comment nourrir dans le futur près de 10 milliards de terriens sans impacter de façon irréversible notre planète ? L’exposition « Mon assiette, ma planète » ne prétend pas fournir LA solution mais apporter des connaissances et des éléments de réponse à ce défi. Au carrefour de différentes problématiques – santé, sécurité alimentaire et nutritionnelle, empreinte environnementale, production agricole, innovation, facteurs socio-culturels, etc. – notre alimentation est plus que jamais un enjeu social et politique. Riche des contributions d’une trentaine de scientifiques, l’exposition montre les limites du modèle actuel, la diversité des systèmes alimentaires et l’interdépendance entre les différents secteurs impliqués. Elle met également en exergue l’importance de nos choix de consommateurs mais aussi celle des choix collectifs et en particulier des politiques publiques à mettre en œuvre, et le nécessaire engagement d’une pluralité d’acteurs. Elle ouvre des perspectives vers des pratiques mieux adaptées pour la durabilité. « Mon assiette, ma planète » pour comprendre les enjeux de l’alimentation durable et trouver des solutions concrètes L’exposition « Mon assiette, ma planète » [[du 1er au 9 avril 2022 à la Halle Tropisme de Montpellier]] est lancée dans le cadre de Planet@liment, un projet de sensibilisation sur l’alimentation du monde au service du développement durable. Multi acteurs et multi supports, il est porté par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) Occitanie pendant 2 ans, en partenariat avec la Chaire UNESCO Alimentations du Monde, l’Académie de Montpellier et deux associations de médiation scientifique (Kimiyo et Les Ateliers Ludosophiques). 17PAN-planet@liment_Page_01.png Si le projet Planet@liment a vocation à être étendu à l’international, il commencera par se faire connaître en France. Dans le cadre des Quatre saisons de l’agroécologie et de l’alimentation durable, organisées par Montpellier Méditerranée Métropole et l’association Marchés Paysans, une première édition a lieu du 1 au 9 avril 2022 à la Halle Tropisme. com.png

17 panneaux déclinés en version numérique & augmentée pour informer, responsabiliser et accompagner

Comment communiquer auprès des jeunes, des enseignants, des aînés et du grand public pour sensibiliser aux enjeux et aux solutions pour une alimentation plus durable ? En 17 panneaux,mettant en valeur dessins 3D et interviews de scientifiques, l’exposition « Mon assiette, ma planète » permet de partager les dernières données scientifiques et de développement sur ce sujet qui nous concerne tous. Elles sont fournies par des chercheurs de l’Institut de Recherche pour le Développement et par la Chaire UNESCO « Alimentations du Monde ». Toutes les collectivités et les établissements accueillant du public peuvent ainsi devenir les acteurs du changement pour un monde meilleur ! En effet, « Mon assiette, ma planète » est une exposition itinérante, prête à installer en extérieur ou en intérieur. Elle peut aussi être diffusée en ligne. Zoom sur les thématiques abordées : Les mangeurs / les repas
  • • Systèmes alimentaires durables au cœur d’enjeux multiples
  • • Tout se mange… ou presque
  • • Un repas, toute une aventure !
  • • Du dehors au-dedans
Les conséquences de ce que l’on mange sur le vivant
  • • Empreinte environnementale de la production alimentaire
  • • Manger pour (sur) vivre ou vivre pour manger
  • • Choisit-on vraiment ce que l’on mange ?
Les facteurs qui influencent ce que l’on mange
  • • Patrimoine alimentaire et biodiversité
  • • Sécurité et souveraineté alimentaires
  • • Quand la publicité s’installe dans notre quotidien alimentaire
  • • Manger local, oui, mais pas n’importe quoi…
Les solutions pour une alimentation durable
  • • Approche One Health pour l’alimentation
  • • Critères d’une alimentation adaptée ?
  • • Comment nourrir 10 milliards d’humains sans détruire la planète ?
  • • Aliments du futur… le salut viendra de la diversité !

Planet@liment, un projet interdisciplinaire de médiation scientifique sur les alimentations pour un monde durable

planetaliment_schéma.png L’alimentation doit se réinventer pour s’orienter vers des modes de production et de consommation plus durables. Pour être pertinent et efficace, ce changement doit être abordé à 360°, car il est au carrefour de nombreux enjeux. Repenser notre conception de l’alimentation va en effet avoir des répercussions sur l’agriculture, la pêche, l’eau, la santé, l’éducation, la culture, la politique, la mondialisation… Pourtant, comme le souligne l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette transition est indispensable pour « protéger et respecter la biodiversité et les écosystèmes » et « optimiser les ressources naturelles et humaines ». Chacun pourra également se nourrir grâce à des modèles économiquement équitables et accessibles, abordables, tout en ayant la garantie d’une nutrition sûre et saine. Dans ce contexte, l’équipe du Projet Planet@liment encourage un dialogue scientifique, transdisciplinaire et innovant avec la société.
Julie Sansoulet, responsable communication et culture scientifique de l'IRD Occitanie
Julie Sansoulet, responsable communication et culture scientifique de l’IRD Occitanie
Julie Sansoulet, responsable communication et culture scientifique de l’IRD Occitanie, porteuse du projet, souligne :
« Nous voulons montrer aux différents publics que l’alimentation est un enjeu de développement durable et global pour la Région Occitanie, mais aussi pour les pays du Sud, méditerranéens et tropicaux. »

Accompagner la réflexion grâce à un projet de sensibilisation ambitieux

Déployé pendant 2 ans, il vise à sensibiliser les scolaires de niveau primaire et secondaire, les aînés ainsi que le grand public, au fonctionnement et bienfaits du système alimentaire global. Il participe ainsi à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) fixés par l’Organisation des Nations Unies d’ici à 2030. AdobeStock_291894055.jpeg Pour ce faire, de multiples outils multimédias et immersifs sont développés par un consortium de partenaires implantés en Région Occitanie et dans les régions méditerranéennes et tropicales, aux compétences disciplinaires et statuts complémentaires :
  • Exposition itinérante « Mon assiette, ma planète » (papier et digitale) dans les collèges et les lycées, avec des animations (expérimentation culinaire et échange d’expériences gastronomiques avec les pays du Sud).
  • Art mural : Fresques murales sur l’empreinte environnementale de l’alimentation pour démocratiser l’accès à la science auprès des jeunes issus de quartiers ou milieux défavorisés.
  • Jeux immersifs : Eurodéputés, société civile, journalistes ou encore lobbyistes… Chacun devra jouer un rôle pour voter une loi, dans une dynamique de co-construction.
  • Ateliers intergénérationnels : Ainé.e.s, jeunes, médiateurs.trices, chefs.ffes… seront réuni.e.s pour la transmission du savoir et la lutte contre les inégalités sociales.
  • Formation des enseignants : Formations labellisées et alternatives au secondaire.
  • Scolaires : Interventions des chercheurs en classe et apprenti.e.s chercheur.e.s en laboratoire.
  • Médias sociaux : Médiation par TikTok, Instagram, YouTube et collaboration avec des influenceurs.

IRD : Une science engagée pour un futur durable

L’IRD est un établissement public français placé sous la double tutelle des ministères de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et de l’Europe et des Affaires étrangères. Il porte une démarche originale de recherche, d’expertise, de formation et de partage des savoirs au bénéfice des territoires et pays qui font de la science et de l’innovation un des premiers leviers de leur développement. Les avancées scientifiques sont nécessaires pour faire progresser le développement durable et humain : cette conviction, l’IRD la porte partout où il est présent, partout où il agit avec ses partenaires. L’IRD, c’est un acteur français majeur de l’agenda international pour le développement. Son modèle est original : le partenariat scientifique équitable avec les pays en développement, principalement ceux des régions intertropicales et de l’espace méditerranéen. Les priorités de l’IRD s’inscrivent dans la mise en œuvre, associée à une analyse critique, des Objectifs de développement durable (ODD) adoptés en septembre 2015 par les Nations unies, avec pour ambition d’orienter les politiques de développement et de répondre aux grands enjeux liés aux changements globaux, environnementaux, économiques, sociaux et culturels qui affectent la totalité de la planète. Les systèmes alimentaires durables sont une des 9 priorités de l’Institut.

Pour en savoir plus

cropped-planetaliement_long_coul.pngDécouvrir l’exposition « Mon assiette, ma planète » . – Pour toute demande d’emprunt contacter: communication.occitanie@ird.fr L’exposition est prêtée à titre gratuit et le transport est à la charge de l’emprunteur. Il est aussi possible de céder gratuitement les fichiers haute définition. – Site web : https://planetaliment.com/ Rejoignez également Planet@aliment sur les réseaux sociaux, sur lesquels ils sont très actifs !
  • TikTok : https://www.tiktok.com/@planetaliment
  • YouTube : https://www.youtube.com/channel/UC5vNPo4QSeXCWnqLGpgpa2g
  • Instagram : https://www.instagram.com/planet__aliment/
Institut de recherche pour le développement – Délégation régionale IRD Occitanie
  • L’actualité du projet Planet@liment
  • Site web : https://www.ird.fr/
  • Facebook : https://www.facebook.com/IRD.DR.Occitanie
  • LinkedIn IRD : https://www.linkedin.com/company/ird_2/mycompany/
  • LinkedIn Julie Sansoulet : https://www.linkedin.com/in/julie-sansoulet-5a400531/

 

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Mali : la quête d’eau potable de la Fondation Maliba

Aliou Diallo, Président de la Fondation Maliba
Aliou Diallo, Président de la Fondation Maliba
Si l’eau est source de vie, l’accès à cette ressource reste une problématique majeure dans de nombreuses régions du monde à cause de la sécheresse et surtout de la pauvreté. Pour relever ce défi au Mali, la Fondation Maliba construit des forages depuis plusieurs années. Son président Aliou Diallo espère ainsi soulager ses compatriotes en attendant de grands projets dans ce sens, une fois à la tête de l’Etat.

Un projet gouvernemental en question

En plus de composer avec l’insécurité et la pauvreté extrême, de nombreux Maliens doivent se battre chaque jour pour trouver de l’eau à boire et à cuisiner. Les gouvernements successifs, gangrenés par la corruption et la gabegie, n’ont pas pu résoudre ce problème ou au moins soulager une bonne partie des citoyens. Lorsqu’il prend la présidence de la transition en mai 2021, le colonel Assimi Goita lance un programme de construction de forages. Plus de neuf mois après, le gouvernement malien a réussi à fournir une trentaine d’installations. Un bilan un peu maigre d’autant qu’on ignore la profondeur du fonds de souveraineté dont il alloue les 2/3 au programme. D’ailleurs, on accuse maintenant le président de se servir goulument dans les caisses de l’Etat et de chercher à se faire une publicité en conduisant lui-même cette initiative. Pourtant, il y a la Direction nationale de l’hydraulique qui se charge des projets liés aux ressources en eau et aux ouvrages hydrauliques.

La Fondation Maliba en soutien à l’Etat

Soit ! Le gouvernement malien peut toutefois compter sur le travail inlassable de quelques organisations comme la Fondation Maliba de l’homme d’affaires Aliou Diallo. Cet établissement philanthropique apporte de l’eau potable aux populations maliennes depuis plus de 20 ans. De février 1997 à novembre 2018, il a réalisé plus de 300 forages d’eau équipés en pompes solaires dans les zones rurales, à hauteur de 2 milliards 325 millions de FCFA. Depuis janvier 2019, cette association mène également une campagne nationale d’accès à l’eau potable avec 130 forages sortis de terre un peu partout sur le territoire malien, même dans les zones en conflits. Pour l’amour de ses compatriotes et de son pays, Aliou Diallo maintient ses activités là où les grandes compagnies et organisations internationales ont levé le camp.

Le Mali, une puissance verte grâce à Hydroma ?

En témoigne ses activités énergétiques à Bourakébougou. En effet, sa compagnie Hydroma, pionnière mondiale de l’exploitation de l’hydrogène naturel, a produit pendant 8 ans de l’électricité verte afin de la distribuer gratuitement aux habitants. Elle lancera bientôt une production à grande échelle censée donner au Mali son indépendance énergétique et lancer véritablement son industrialisation. Pour revenir à la Fondation Maliba et son programme d’eau, notons que cette organisation a permis à ce jour à plus de 400 000 personnes d’avoir accès à l’eau potable. Désormais, elle vise le cap d’un million de bénéficiaires. A côté de l’eau, cette association intervient dans divers autres domaines. Comme celui de l’éducation nationale avec la construction et la réhabilitation des classes, la distribution de matériels pédagogiques, ainsi que l’octroi de bourses pour l’étranger (France, Canada, Maroc, Algérie, Tunisie, etc.).

Un plan pharaonique pour la reconstruction du Mali

Aussi, la Fondation Maliba lutte-t-elle pour l’autonomie financière des femmes. Ce à travers le don de matériel de transformation alimentaire (séchage de poisson), l’installation de moulins à grain pour les coopératives et surtout le lancement annuel de programme de formation à la fabrication et la commercialisation de savon. Notons en outre ses actions dans le secteur médical avec la construction et la réhabilitation des centres de santé, ainsi que la distribution d’équipements médicaux. Grâce à toutes ces œuvres financées en fonds propres, Aliou Diallo ne cesse de gagner la sympathie des Maliens, qui louent son patriotisme et ses qualités managériales. Désirant en faire davantage pour son pays, le riche entrepreneur souhaite briguer la magistrature suprême de son pays. C’est seulement là-bas qu’il pourrait aisément déployer son « plan Marshall » pour le Mali, un programme pharaonique de reconstruction.

 

Le Photoscope de la FNE, un outil indispensable au déploiement de projets photovoltaïques exemplaires

capture_d_e_cran_2022-03-30_a_17.28_40.png Le Photoscope est le dernier né des scopes développés par France Nature Environnement. Son objectif est simple : permettre aux associations, citoyens, collectivités ou tout autre acteur de comprendre les enjeux énergétiques et environnementaux de l’énergie solaire photovoltaïque. Fervente défenseure des énergies renouvelables, France Nature Environnement soutient le déploiement d’une filière photovoltaïque exemplaire et nécessaire à une véritable transition énergétique.

LE PHOTOVOLTAÏQUE, UNE ÉNERGIE INDISPENSABLE À NOTRE TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

L’énergie solaire est l’énergie la plus répandue et la mieux répartie dans le monde. Son gisement est considérable et illimité. Et la France en est bien pourvue, elle dispose du 5e gisement européen. Energie fiable et prévisible, mature technologiquement, compétitive, vertueuse du point de vue environnemental selon les surfaces sur lesquelles elle s’implante, elle est indispensable à la transition énergétique.
Pour Michel Dubromel de France Nature Environnement : « trop de projets photovoltaïque au sol se retrouvent sur des espaces naturels, agricoles et forestiers en contradiction avec les priorités inscrites dans les lois et alors même que d’autres surfaces pourraient être utilisées : bâti, surfaces artificialisées, polluées, parking. Les impacts sur la biodiversité sont réels, comme tout projet d’origine humaine, mais encore insuffisamment documentés. Des progrès sont donc encore nécessaires afin d’identifier et de privilégier les zones de moindre enjeux écologiques et d’appliquer de manière plus efficiente la séquence Eviter-Réduire-Compenser. C’est pour cela que nous avons conçu le Photoscope. Pour apporter des clés de lecture en termes de prise en compte de l’environnement, de la biodiversité et des populations et faciliter le dialogue entre les acteurs d’un territoire, idéalement en amont des projets au moment de la planification. »

LE PHOTOSCOPE, UN OUTIL D’INFORMATION ET DE DIALOGUE TERRITORIAL

Favoriser l’émergence de projets vertueux est l’objectif qui nous a guidés dans l’élaboration du Photoscope ! Dernier-né des Scopes de France Nature Environnement, le Photoscope est un outil d’analyse des projets de parcs photovoltaïques, d’aide au positionnement mais aussi un outil de dialogue territorial à utiliser le plus en amont possible des projets, afin de préserver les sites naturels, agricoles et forestiers en identifiant avec l’ensemble des acteurs d’un territoire d’autres sites évitant un impact environnemental trop important. Comme les autres Scopes, il prend la forme d’un livret en deux parties :
  1. La première présente 7 recommandations de France Nature Environnement pour une filière solaire responsable, les informations utiles pour construire son positionnement (enjeux énergétique et environnementaux) et les clés pour participer au dialogue territorial à ce sujet (étapes, réglementation, accès à l’information…).
  2. La seconde détaille les critères pour se positionner face à un projet précis, en identifiant des bonnes pratiques et/ou des points de vigilance pouvant le concerner. En renseignant la grille d’analyse, il est ainsi possible de faire un premier bilan du projet.
Outre la grille d’analyse, une synthèse bibliographique complète ces supports en apportant entre autres des éléments sur les connaissances actuelles relatives aux impacts de ces installations sur la biodiversité. Le Photoscope s’adresse aux associations, mais aussi aux porteurs de projets – publics, privés ou citoyens -, aux collectivités territoriales, aux services instructeurs, aux professionnels du solaire ou à toute personne souhaitant approfondir ses connaissances sur le sujet. Il a vocation à évoluer dans le temps, à la lumière des retours d’expérience, de l’évolution de la réglementation et des connaissances scientifique.
Selon David Marchal, directeur adjoint à la direction exécutive de l’expertise et des programmes à l’ADEME : « La bonne appropriation sociale dont bénéficie aujourd’hui la filière photovoltaïque doit être pérennisée pour réaliser la transition écologique. L’outil PHOTOSCOPE proposé par FNE peut y contribuer à l’échelle de chaque projet en mettant l’accent sur la concertation et une évaluation partagée des enjeux énergétiques et environnementaux. L’ADEME partage l’objectif d’évaluer avec toutes les parties prenantes les options en matière de sélection des sites, ainsi que les solutions d’implantation qui soient adaptées à chaque projet. Cet objectif s’inscrit dans la feuille de route environnementale pour la filière française du photovoltaïque [[« Comment mener la filière photovoltaïque vers l’excellence environnementale ? : Feuille de route, benchmark, rapport final et synthèse des travaux », ADEME, 2021.]]. C’est pourquoi, nous remercions FNE pour la qualité du travail réalisé et son engagement dans la transition écologique »
Pour Nicolas Wolff, Vice-président et Directeur Général Europe Boralex : « Quel que soit le scénario énergétique que privilégiera la France, toutes les prévisions font état du même constat : les énergies renouvelables vont devoir faire la différence dans les décennies à venir. Leur déploiement doit s’accélérer pour permettre à la France d’atteindre ses objectifs de neutralité carbone à horizon 2050. En informant et favorisant le dialogue, l’outil Photoscope développé par FNE prend dans ce contexte une place d’autant plus importante. Il traduit une vision partagée du développement énergétique et est le fruit d’une mise en commun des compétences sur les enjeux du solaire photovoltaïque, énergie indispensable à la transition énergétique et à la sécurité d’approvisionnement de notre pays. Nous sommes très heureux d’avoir soutenu FNE dans l’élaboration du Photoscope. »

LES ÉNERGIES RENOUVELABLES, SI PRÉCIEUSES POUR NOTRE AVENIR

Les énergies renouvelables (ENR) sont indispensables pour décarboner notre système énergétique. Elles sont aussi notre seule voie d’avenir pour reprendre en mains nos choix énergétiques, notre souveraineté, préserver notre pouvoir d’achat – les coûts de production ENR sont les seuls à constamment baisser -, et préserver la biodiversité. Alors qu’il était prévu que 23 % de la consommation finale d’énergie de la France soit issue d’énergies renouvelables, ces énergies ne représentaient que 19,1 % en 2020 ! Ce retard nous oblige à déployer les ENR dans des délais de plus en plus courts au regard de l’urgence climatique et à y associer d’importantes mesures de sobriété. La volonté de France Nature Environnement, accompagnée de l’ADEME et de Boralex, est de favoriser l’implication de tous les acteurs dans le développement responsable et exemplaire de la filière solaire, en favorisant le dialogue, les relations de confiance, un processus d’amélioration continue des pratiques et des connaissances. Le Photoscope de la FNE, un outil indispensable au déploiement de projets photovoltaïques exemplaires Le Photoscope a été développé avec la collaboration de nos partenaires l’ADEME et Boralex. – Grille d’analyseSynthèse bibliographique

Les outils Scopes de France Nature Environnement

capture_d_e_cran_2022-03-30_a_17.29_48.png France Nature Environnement est résolument engagée dans la transition énergétique, qui repose sur 2 piliers : tourner le dos aux énergies fissiles et fossiles grâce aux énergies renouvelables et mettre l’accent sur la sobriété énergétique. Pour que le développement des filières de production d’énergies renouvelables soit le plus vertueux possible, France Nature Environnement plaide pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux, accompagnée d’un dialogue renforcé entre les associations de protection de l’environnement et les porteurs de projets (collectivités, industriels, citoyens). Pour cette raison, FNE développe pour l’ensemble des 5800 associations de son mouvement comme pour tous les porteurs de projets, une série d’outils, les « Scopes », pour les différentes filières. Ces documents regroupent :
  • Le Méthascope, paru en 2016 : outil d’aide au positionnement sur les projets de méthanisation
  • L’Eoloscope terrestre, paru en 2020 : outil d’aide au positionnement sur les projets de parcs éoliens terrestres
  • L’Eoloscope offshore, paru en 2020 et mis à jour en 2021: outil d’aide au positionnement sur les projets de parcs éoliens marins.
  • Le Photoscope, paru en 2022 : outil d’aide au positionnement sur les projets de parcs photovoltaïques.

 

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5G et Environnement : un livre blanc du CSF Infrastructures Numériques

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LA FILIÈRE INFRASTRUCTURES NUMÉRIQUES PUBLIE LE NOUVEAU LIVRE BLANC « 5G ET ENVIRONNEMENT »

À l’heure où la 5G est au cœur des débats environnementaux, le groupe de travail 5G du Comité Stratégique de Filière Infrastructures Numériques, copiloté par l’AFNUM et la Fédération Française des Télécoms, étudie, à travers le livre blanc « 5G et environnement », l’impact environnemental de la 5ème génération de systèmes mobiles. Ce travail collectif répond aux nombreuses interrogations liées aux possibles impacts environnementaux associés au déploiement de la 5G. Ce questionnement est légitime, mais les prises de position s’appuient parfois sur des arguments partiels, et il nous paraît utile de les compléter ou de les corriger pour contribuer à un débat de société sain et argumenté. Les premières études sur l’impact de l’introduction de la 5G sur les réseaux, montrent que la 5G permet une réduction importante de la consommation énergétique des stations de base par rapport à la consommation en 4G et que cette baisse s’amplifie avec le temps. Selon une récente étude de l’Arcep[[Arcep, Consommation énergétique des réseaux mobiles, mise à jour le 14 janvier 2022]], l’augmentation du réseau mobile par la 5G en complément de la 4G et en lieu de la 4G seule, permettra pour la période 2021-2028 dans les zones à fort besoin capacitaire une baisse cumulée des consommations énergétiques allant jusqu’à 10 fois la consommation électrique des stations de base durant l’année 2020 et une baisse des émissions de GES (en phase d’usage) allant jusqu’à 8 fois celles de l’année 2020. Dans des zones moins denses, ces économies sont réduites mais restent très significatives : 3 fois l’énergie électrique consommée par les stations de base au cours de l’année 2020, et 2 fois les émissions de GES (en phase d’usage) au cours de l’année 2020. Selon la Commission européenne[[European Commission, Directorate-General for Communication, Supporting the green transition : shaping Europe’s digital future, Publications Office, 2020,]], les technologies numériques telles que l’IA, le calcul à haute performance et le stockage centralisé des données, pourraient permettre une réduction des émissions de GES égale à 7 fois les émissions générées par le secteur des TIC et une réduction des émissions mondiales pouvant aller jusqu’à 15 %. Aussi, plusieurs études montrent depuis 2010 une stabilité des émissions carbone associées au numérique alors même que le trafic réseau est en croissance exponentielle. Ainsi, l’impact du numérique est estimé à 2% des émissions de GES mondiaux en prenant en compte les réseaux, les centres de données et les équipements des clients. Cet impact descend à 1.3% si l’on exclut les téléviseurs et les écrans[3] (soit un périmètre restreint aux TIC). Si l’ensemble de ces constats permet une vision plus équilibrée de l’impact du numérique et de la 5G sur la consommation énergétique et les émissions carbone, il ne s’agit pas pour autant de se détourner de l’objectif de réduction des émissions de GES. En effet, les gains de performance énergétique évoqués ci-dessus pourraient à terme être contrebalancés par l’accroissement du nombre de terminaux connectés et ainsi ne pas permettre d’atteindre les objectifs de forte réduction des émissions carbone imposés par la COP 21. Il convient de ce fait de poursuivre les efforts, en particulier ceux visant l’allongement de la durée de vie de terminaux et un usage généralement plus sobre du numérique. En ce sens, la 5G présente un indéniable potentiel de réduction de l’empreinte environnementale des réseaux et peut également, grâce à ses externalités positives, contribuer à réduire de manière significative l’empreinte environnementale d’autres secteurs.

Contribution et éclairage du CSF Infrastructures Numériques sur la question environnementale associée au numérique et à la 5G

Contribution et éclairage du CSF Infrastructures Numériques sur la question environnementale associée au numérique et à la 5G Executive Summary À l’heure où la 5G est au cœur des débats environnementaux, le groupe de travail du CSF a souhaité, à travers ce livre blanc « Contribution et éclairage du CSF Infrastructures Numériques sur la question environnementale associée au numérique et à la 5G » aborder la question de la 5ème génération de système mobile de manière raisonnée et constructive afin d’évaluer d’une part l’impact environnemental véritable de la 5G et d’autre part, ses externalités positives sur d’autres secteurs.

Une 5ème génération de système mobile plus performante pour de nouveaux usages

Évolution de la 4G, la 5G a pour principal objectif d’améliorer et enrichir la qualité d’expérience actuelle sur les applications existantes et à venir, tout en répondant aux besoins croissants de connecter de plus en plus d’objets. La 5G vise une grande diversité d’applications, incluant le très haut débit mobile (eMBB), la connexion d’un nombre massif d’objets connectés (mMTC) et les communications critiques à très faible latence et très haute fiabilité (URLLC). Le très haut débit sera déployé grâce à la combinaison d’antennes dites « Massive MIMO » – qui émettent le signal uniquement dans la direction du mobile en communication – avec des fréquences plus élevées, dans les bandes 3,5 GHz et 26 GHz en particulier. La très faible latence, quant à elle, repose sur des technologies logicielles provenant du cloud et des systèmes d’information comme la virtualisation, mais également sur des optimisations des protocoles de communication. La 5G actuelle dite « Non-StandAlone », déployée selon l’option 3GPP [[3rd Generation Partnership Project : coopération entre organismes de normalisation en télécommunications tels que : l’UIT, l’ETSI, l’ARIB/TTC, le CCSA, l’ATIS et le TTA, qui produit et publie les spécifications techniques pour les réseaux mobiles.]], s’appuie largement sur les infrastructures 4G existantes et il faudra attendre la 5G « StandAlone » pour la concrétisation des usages 5G les plus performants et innovants.

Une évaluation scientifique de la 5G à l’aune de ses bénéfices et de ses risques

Les informations vulgarisées aujourd’hui sur cette nouvelle technologie provoquent des inquiétudes. Arguant le risque d’une consommation énergétique ascendante et difficilement contrôlable, les détracteurs de la 5G dénoncent aussi son impact environnemental. En gardant à l’esprit que la 5G ne peut s’entendre sans une appréhension globale des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), les études scientifiques montreraient au contraire une certaine stabilité des émissions carbone associées au numérique alors même que les utilisations, et le trafic de données, sont exponentiels. En effet, cet impact du numérique est estimé à 2% des émissions de GES mondiaux en prenant en compte les réseaux, les centres de données et les équipements des clients y compris les téléviseurs. Cet impact a été évalué à 1.3% sans les TV et les écrans (périmètre plus classique des TIC)[[Chiffres extraits de l’étude Malmodin, J., 2020. The ICT sector’s carbon footprint. Presentation at the techUK conference in London Tech Week on ‘Decarbonising Data’, 2020.]]. En outre, l’un des intérêts majeurs de la 5G est d’avoir intégré la problématique de la consommation énergétique dès le début de sa conception. L’efficacité énergétique de la 5G devrait être, d’ici 2025, améliorée d‘un facteur x10 par rapport à la 4G, pour une amélioration à terme (2030) d’un facteur 20 ou plus. [[ 5G : energy efficiency by design”] ] Cela étant dit, cette vision optimiste de l’empreinte carbone du numérique ne doit pas nous détourner de l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, réitéré lors de la COP21. L’évaluation de l’empreinte environnementale des réseaux doit être effectuée de manière systémique en prenant en compte à la fois les effets induits positifs du numérique sur l’empreinte carbone d’autres secteurs, les possibles effets rebonds, et, de manière plus transversale, les régulations et les pratiques d’usage qui pourraient être mises en place, y compris pour inciter à une certaine forme de sobriété. En ce sens, les nouvelles technologies comme la 5G peuvent potentiellement améliorer l’empreinte carbone d’autres secteurs, en réduisant jusqu’à 15% de leurs émissions carbone. La 5G pourrait ainsi être déployée dans de nombreux domaines afin d’améliorer l’efficacité énergétique et la productivité de ces derniers. Territoires intelligents, contrôle amélioré du processus de production dans l’industrie, réalité augmentée, gestion technique des bâtiments, optimisation des trajets et diminution du risque d’accidents sur la route, téléconsultation et télé-expertise sont autant de projets dont la concrétisation sera permise grâce à la connectivité de masse, l’amélioration de la qualité de service et des performances et la faible latence, propres à la 5G. D’un point de vue sociétal, la baisse des émissions de gaz à effet de serre ne se fera pas sans encourager à un usage plus sobre du numérique. S’il est admis que les terminaux représentent une part significative de l’impact carbone, l’allongement de leur durée d’utilisation ainsi que le réemploi et le reconditionnement sont autant de solutions moins énergivores pour agir de manière proactive sur l’impact environnemental de nos usages numériques. Le débat sur l’impact environnemental du numérique n’est pas clos. Cependant, ces délicates questions de société doivent être abordées avec une approche scientifique critique, qui mesure les apports économiques et les conséquences environnementales de l’innovation.

À propos du CSF Infrastructures Numériques

Le 22 novembre 2018, le Conseil national de l’industrie a labellisé le Comité Stratégique de Filière « Infrastructures numériques » (« CSF »). Le Comité a identifié 4 projets structurants, dont les feuilles de route sont détaillées dans le contrat de filière. Tous font l’objet d’engagements réciproques industrie/État. La signature du contrat par l’industrie, les organisations syndicales, Régions de France et le Gouvernement en décembre 2019 a constitué un moment fort pour cette filière qui est un maillon essentiel de la numérisation de notre pays et dont le potentiel économique est considérable. La filière des infrastructures numériques rassemble les fabricants de composants et d’équipements réseaux, les opérateurs d’infrastructures fixe et mobile et de services de communications électroniques, les fabricants de matériels et câbles de communication/très haut débit et les industriels des réseaux d’initiative publique. Enfin, elle peut compter sur de nombreux centres de recherche et pôles de compétitivité pour favoriser son essor économique et développer les activités de R&D [Recherche et Développement]. – https://csf-infrastructures-numeriques.fr

À propos de l’AFNUM

L’AFNUM (Alliance Française des Industries du Numérique) est l’association professionnelle qui représente, en France, les équipementiers réseaux et les industriels du secteur de IT, de l’électronique grand public, des systèmes d’impression, de la photographie, des antennes et des objets connectés. Le poids économique des adhérentes de l’AFNUM est en France de 100.000 emplois, dont 32.500 emplois directs, pour 28 milliards d’euros de chiffre d’affaires. L’AFNUM est membre de la FIEEC, du MEDEF et de Digitaleurope. – https://www.afnum.fr

À propos de la Fédération Française des Télécoms

Créée le 24 septembre 2007, la Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms) réunit les opérateurs de communications électroniques en France. Elle a pour mission de promouvoir une industrie responsable et innovante au regard de la société, de l’environnement, des personnes et des entreprises, de défendre les intérêts économiques du secteur et de valoriser l’image de ses membres et de la profession au niveau national et international. Pour réaliser ses missions, la Fédération organise dans l’intérêt de ses membres, un dialogue structuré et constant avec l’ensemble des parties prenantes du secteur et de son environnement institutionnel et privé. Elle privilégie chaque fois que possible la régulation ouverte. Elle assure de façon exigeante la représentation du secteur sur les questions d’intérêt commun dans le respect absolu des règles de la concurrence en vigueur. – https://www.fftelecoms.org

 

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Transition énergétique : c’est la clé pour faire face à la crise mondiale de l’énergie et du climat selon l’IRENA

International Renewable Energy Agency (IRENA), IRENA Headquarters Masdar City, Abu Dhabi, . . Emirats Arabes Unis
International Renewable Energy Agency (IRENA), IRENA Headquarters Masdar City, Abu Dhabi, . . Emirats Arabes Unis

Les Perspectives pour les transitions énergétiques mondiales, qui présentent les actions à privilégier jusqu’en 2030 pour ne pas dépasser 1,5 °C, exhortent les gouvernements à accélérer la transition énergétique pour améliorer la sécurité énergétique, la résilience et l’accès à une énergie abordable pour tous.

Les interventions à court terme pour faire face à la crise énergétique actuelle doivent s’accompagner d’une attention soutenue aux objectifs de moyen et long terme de la transition énergétique. La hausse des prix des combustibles fossiles, les préoccupations en matière de sécurité énergétique et l’urgence des changements climatiques soulignent à quel point il est pressant de se tourner au plus vite vers un système énergétique propre, selon les Perspectives pour les transitions énergétiques mondiales 2022 (LIEN).

Publiées aujourd’hui par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) à l’occasion du Dialogue sur la transition énergétique de Berlin, ces Perspectives définissent les domaines et les actions prioritaires qui doivent être mis en œuvre sur la base des technologies disponibles, d’ici à 2030, pour parvenir à l’objectif de zéro émission nette au milieu du siècle. Dressant également un bilan des progrès réalisés à ce jour dans toutes les utilisations de l’énergie, elles montrent clairement que le rythme et l’ampleur de la transition vers les énergies renouvelables sont insuffisants.

« La transition énergétique est loin d’être sur la bonne voie, et seule la mise en œuvre d’actions radicales dans les années à venir pourra éviter de réduire, voire d’anéantir, nos chances d’atteindre les objectifs climatiques », a déclaré Francesco La Camera, Directeur général de l’IRENA. « Aujourd’hui, les gouvernements doivent relever plusieurs défis : la sécurité énergétique, la reprise économique et le coût de la facture énergétique pour les ménages et les entreprises. La réponse à ces préoccupations réside en grande partie dans l’accélération de la transition. Mais la mise en place de mesures conformes à l’Accord de Paris et au programme de développement durable relève d’un choix politique. Les investissements dans de nouvelles infrastructures de combustibles fossiles ne feront que perpétuer des pratiques économiquement insoutenables, renforcer les risques existants et accentuer les menaces liées aux changements climatiques. »

« Il est grand temps d’agir », a ajouté M. La Camera. « Les événements récents démontrent clairement que la hausse du prix des combustibles fossiles peut conduire à la précarité énergétique et à une perte de compétitivité industrielle. 80 % de la population mondiale vit dans des pays qui sont des importateurs nets de combustibles fossiles. Pourtant, tous les pays ont à leur disposition des énergies renouvelables qui leur offrent la possibilité de briser leur dépendance à l’égard des importations et de dissocier leur économie du coût des combustibles fossiles tout en stimulant la croissance économique et la création d’emplois ».

Les Perspectives prévoient que les investissements nécessaires seront de 5 700 milliards d’USD par an jusqu’en 2030 et qu’il sera impératif de réorienter 700 milliards d’USD par an des fonds destinés aux combustibles fossiles pour éviter les actifs irrécupérables. Cela dit, investir dans la transition apporterait des avantages socio-économiques et sociaux concrets, en ajoutant 85 millions d’emplois dans les énergies renouvelables et autres technologies accompagnant la transition d’ici 2030 dans le monde entier. Ces gains dépasseraient largement les pertes de 12 millions d’emplois dans les industries liées aux combustibles fossiles. Globalement, les Perspectives indiquent que dans la plupart des pays, les bénéfices de la transition énergétique seraient supérieurs à ceux du statu quo.

Les énergies renouvelables devraient augmenter massivement dans tous les secteurs, pour passer des 14 % de l’énergie totale qu’elles représentent aujourd’hui à environ 40 % en 2030. Selon les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les ajouts annuels mondiaux d’énergies renouvelables devraient tripler d’ici à 2030. Dans le même temps, il faudrait radicalement remplacer l’électricité produite à partir du charbon, éliminer progressivement les actifs liés aux combustibles fossiles et moderniser les infrastructures.

Les Perspectives considèrent l’électrification et l’efficacité comme des moteurs clés de la transition énergétique, alimentés par les énergies renouvelables, l’hydrogène et la biomasse durable. La décarbonisation des utilisations finales sera au centre des préoccupations, avec de nombreuses solutions possibles comme l’électrification, l’hydrogène vert et l’utilisation directe des énergies renouvelables. L’électromobilité est considérée comme l’un des principaux piliers du progrès de la transition énergétique qui fera augmenter les ventes de véhicules électriques (VE) jusqu’à atteindre une flotte mondiale de VE vingt fois plus importante qu’aujourd’hui.

Cependant, il est nécessaire de compter sur un ensemble complet de politiques transversales et structurelles couvrant toutes les filières technologiques et les objectifs de transition équitable pour atteindre les niveaux de déploiement requis d’ici 2030. Le rehaussement des ambitions des contributions déterminées au niveau national (CDN) et des plans énergétiques nationaux dans le cadre du Pacte de Glasgow pour le climat doit apporter des certitudes et orienter les stratégies d’investissement dans le sens du scénario à 1,5 °C.

En particulier, les plus grands consommateurs d’énergie et émetteurs de carbone du G20 et du G7 doivent montrer l’exemple et mettre en œuvre des plans et des investissements ambitieux au niveau national et international. Il leur faudrait contribuer à l’approvisionnement mondial de 65 % d’énergies renouvelables dans la production d’énergie d’ici à 2030. Pour garantir un monde inclusif et égalitaire, le financement, le transfert de connaissances et l’assistance en matière climatique devraient être intensifiés.

Enfin, pour permettre une transition rapide qui respecte les objectifs en matière climatique et de développement, un engagement politique est nécessaire en vue de soutenir la coopération internationale au plus haut niveau. La réalisation des Objectifs de développement durable et l’accès universel à l’énergie moderne d’ici 2030 doivent rester les principaux axes d’une transition énergétique juste et inclusive. Un cadre politique global et holistique peut servir à rassembler les pays pour faciliter les flux internationaux de financement, de capacités et de technologies.

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Lire les Perspectives pour les transitions énergétiques mondiales de l’IRENA (2022)

À propos de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA)

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L’IRENA, principale agence intergouvernementale pour la transformation énergétique mondiale, accompagne les pays dans leur transition vers un futur propulsé par les énergies renouvelables, et constitue à la fois la plate-forme principale pour la coopération internationale, mais aussi un centre d’excellence, et un référentiel en matière de politiques, de technologies, de ressources et de connaissances financières au sujet des énergies renouvelables. Comptant 167 membres (166 États ainsi que l’Union européenne) et 17 pays supplémentaires engagés dans le processus d’adhésion, l’IRENA promeut la large adoption et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergies renouvelables dans un objectif de développement durable, d’accès à l’énergie, de sécurité énergétique, de prospérité et de croissance économique à faible émission de carbone.

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Connectivité et qualité écologique au service de la biodiversité européenne, un projet CERES

capture_d_e_cran_2022-03-28_a_18_30.03.png L’Union Européenne place la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité en tête de ses priorités. Le projet CERES, initié en 2018, réunit des chercheurs et gestionnaires de milieux naturels français, espagnols et portugais. Il met en œuvre des actions pour maintenir et améliorer des réseaux de continuités écologiques afin d’améliorer la biodiversité et les fonctions écologiques des milieux naturels. Cette initiative transnationale vise une double approche : la qualité et la connectivité écologique des espaces forestiers et rivulaires. Le projet est mis en œuvre sur les territoires du Sud-Ouest Européen (SUDOE). Le 24 et 25 mars, après plusieurs années d’études, de recherches et d’expérimentations en milieux forestiers et rivulaires, les acteurs du projet ont présenté les conclusions et avancées majeures du projet. 7be0e6_907ab1b501184e659a2002f799c2fbe1 mv2.jpeg En Europe, cette gestion durable et multifonctionnelle des forêts est au cœur des actions quotidiennes des forestiers, qui veillent notamment à la santé des forêts, au respect de la biodiversité, à la protection des eaux et des sols tout en produisant du bois pour des utilisations variées.

Au cœur du projet CERES

Les paysages du SUDOE se composent d’une mosaïque d’écosystèmes semi-naturels, agricoles et forestiers interconnectés. Les écosystèmes forestiers et rivulaires sont des milieux complexes, à l’intérieur desquels s’opèrent de nombreuses interactions entre espèces et habitats naturels. La connectivité écologique entre milieux forestiers et milieux associés à la forêt nécessite des réservoirs de biodiversité forestière qui permettent aux différentes espèces (faune et flore) de se déplacer, d’accomplir leurs cycles biologiques et de faire face au changement climatique en étant capables de se déplacer vers des zones plus favorables. Les espaces boisés des cours d’eau jouent un rôle de connexion territoriale en établissant des « corridors » entre les espaces terrestres : les différents gestionnaires de ces zones doivent conjuguer ces notions avec leurs actions, afin de garantir une conservation de la biodiversité compatible avec les enjeux socio-économiques liés à l’usage de ces milieux (production de bois, fréquentation, infrastructures…). Maintenir et améliorer la connectivité écologique entre ces milieux naturels est l’un des leviers majeurs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique.
Forêt domaniale du Pic Saint-Loup
Forêt domaniale du Pic Saint-Loup
Le projet CERES vise une double approche : mêler biodiversité et connectivité écologique à différentes échelles géographiques. Les partenaires (français, espagnols et portugais) concentrent des actions concrètes sur la connectivité des forêts et des ripisylves (forêts qui bordent les cours d’eau) dans le sud de l’Europe. Ainsi, des sites pilotes ont été sélectionnés pour y réaliser des travaux d’amélioration de la qualité des habitats naturels afin de favoriser la connectivité écologique. Ils consistent par exemple à aider à la régénération de la forêt, planter des haies, créer du bois mort sur pied, favoriser du bois mort au sol, maintenir des arbres et des corridors à forte valeur environnementale ou encore engendrer la création d’environnements favorables aux espèces cibles notamment. Quotidiennement concernés par l’intégration de la biodiversité dans la production du bois, les gestionnaires et propriétaires forestiers sont ainsi au cœur du projet CERES. C’est grâce à leur collaboration avec les acteurs scientifiques et naturalistes que ces sites dits « pilotes » ont été définis et les travaux menés.

Les actions mises en place

Les partenaires du projet ont mis en place plusieurs actions concrètes pour répondre à l’ensemble des objectifs précédemment énoncés : – L’élaboration d’un outil commun de caractérisation de la qualité et de la connectivité écologique des écosystèmes forestiers et rivulaires de l’espace SUDEO. – La mise en place de 12 projets pilotes démonstratifs d’amélioration de la qualité et de la connectivité écologique des écosystèmes forestiers. – La définition de stratégies conjointes de gestion concertée des écosystèmes forestiers de l’espace SUDOE. Ces actions ainsi que leurs conclusions ont été présentés lors de la conférence finale du projet CERES qui s’est déroulée le 24 et 25 mars 2022 à Montpellier (34). Forêt domaniale du Pic Saint-Loup

Focus sur le site pilote CERES de la forêt domaniale du Pic Saint-Loup (Hérault)

Sortie découverte sur le site pilote CERES
Sortie découverte sur le site pilote CERES
La forêt domaniale du Pic Saint Loup est une forêt publique domaniale présente sur le territoire des communes de Viols-en-Laval, Argelliers, Mas-de-Londres, Cazevieille et Saint- Martin-de-Londres dans le département de l’Hérault. La gestion de la forêt est assurée par l’Office National des Forêts,en application du Code forestier car elle fait partie des forêts domaniales françaises. C’est l’un des plus beaux sites naturels et de randonnée de la région des Garrigues, avant-poste des Cévennes. Elle forme un site naturel protégé et héberge un certain nombre de rapaces. Cette forêt domaniale est composée aux 3⁄4 de taillis de chênes verts et pubescents sur sols calcaires. Même si les enjeux de production y sont assez faibles, une partie des peuplements doit être renouvelée, en respectant au maximum les fonctions principales de cette forêt que sont l’accueil du public et la préservation de la biodiversité.
Conférence finale du projet CERES
Conférence finale du projet CERES
Dans le cadre de la conférence finale du projet CERES, une session sur le terrain a été organisée le vendredi 25 mars 2022, de 9h30 à 12h00. Cette sortie avait pour objectif de mettre en exergue les actions concrètes menées par les acteurs du projet, afin d’expérimenter des modalités alternatives de coupes en taillis méditerranéen, en faveur de la biodiversité et de la connectivité écologique.
Conférence finale du projet CERES
Conférence finale du projet CERES

À propos du projet CERES

7be0e6_d8f5e9a3b.png Le projet CERES (Connectivité des Écosystèmes forestiers et Rivulaires de l’espace SUDOE) vise une double approche (biodiversité/connectivité) à différentes échelles géographiques. Les partenaires, chercheurs et gestionnaires, travaillent au rapprochement des méthodes utilisées à l’échelle du SUDOE pour identifier les infrastructures vertes et bleues (réservoirs de biodiversité et connecteurs écologiques), à la mise en œuvre d’actions démonstratives innovantes et/ou expérimentales d’amélioration/maintien de la qualité et de la continuité écologique dans plusieurs zones. Ce travail est complété par un volet de sensibilisation/diffusion à destination des élus, des gestionnaires, des chercheurs et du grand public sur l’importance d’améliorer l’intégrité écologique des habitats et la connectivité. Le projet CERES est porté par FORESPIR (Chef de File, France-Espagne-Andorre), en partenariat avec les Centres Régionaux de la Propriété Forestière d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine (France), l’Office National des Forêts – ONF (France), l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement – INRAE – UMR DYNAFOR (France), le Centre de Recerca Ecològica i Aplicacions Forestals – CREAF (Espagne), le Consorci Centre de Ciència i Tecnologia Forestal de Catalunya – CTFC (Espagne), la Fundación interuniversitaria Fernando González Bernáldez para los espacios naturales – FUNGOBE (Espagne), la Fundacion Centro de Servicios y Promocion Forestal y de su Industria de Castilla y Leon – CESEFOR (Espagne) et l’Instituto Superior de Agronomia – Universidad de Lisboa (Portugal). capture_d_e_cran_2022-03-28_a_18.27_04.png Le coût total du projet est de 1 272 214,00 €, financé par le programme SUDOE V avec le soutien du fonds FEDER de 954 160,50 €.

À propos de Forespir

7be0e6_06576c14a92149aca6698e8be2455f5f mv2.png FORESPIR est un Groupement franco-espagnol-andorran créé en 1999 par les principaux acteurs forestiers du massif des Pyrénées dans le but de contribuer au maintien et au développement des fonctions économiques, écologiques et sociales des forêts pyrénéennes. Le Groupement développe et met en œuvre des projets de coopération sur divers sujets en lien avec la multifonctionnalité de la forêt de montagne : la production de bois, la biodiversité, le rôle protecteur des forêts contre les risques naturels, le changement climatique… Ces programmes sont multi-partenariaux et transfrontaliers (France, Espagne et Andorre) dans le cadre du programme INTERREG POCTEFA ou transnationaux (France, Espagne, Andorre et Portugal) dans le cadre du programme INTERREG SUDOE. FORESPIR coordonne notamment les projets INTERREG SUDOE « CERES » et INTERREG POCTEFA « CONECTFOR ». – www.forespir.com

 

Budget Climat : analyse croisée des programmes des candidats

Depuis un an, I4CE – L’Institut de l’économie pour le climat a rencontré les équipes des principaux candidats pour les inciter à préparer leur budget pour le climat. La fin du « quoiqu’il en coûte » laisse planer le doute sur la manière dont l’Etat financera la lutte contre les changements climatiques. Ce doute, nous leur avons demandé de le lever. Découvrez quels sont les candidats qui ont des propositions pour le climat, ceux qui ont un plan pour financer la transition… et ceux qui n’en ont pas.

Cinq propositions de l’IDDRI pour assurer un suivi renforcé du cadre Biodiversité pour l’après-2020

Par Juliette Landry, Julien Rochette, Matthieu Wemaëre (Iddri) Tandis que l’érosion de la biodiversité se poursuit à l’échelle globale, les États négocient actuellement le futur cadre mondial qui succédera au plan stratégique 2011-2020 des Nations unies pour la biodi- versité, et qui devra être adopté lors de la COP 15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), organisée à Kunming (Chine) en 2022. Ce cadre devra permettre de renouveler les objectifs de la communauté internationale et de poser les bases d’une meilleure gouvernance mondiale de la biodiversité. Il comprendra non seulement de nouveaux objectifs et cibles d’action, mais également des mécanismes destinés à en assurer une mise en œuvre effective. Cela apparaît particulièrement nécessaire au regard du fossé important entre l’ambition des objectifs d’Aichi 2011-2020 et les résultats de mise en œuvre, jugés insuffisants pour enrayer la perte toujours croissante de la biodiversité. Ce décalage s’explique en partie par le fait que les États ne sont ni incités ni contraints par le cadre actuel : pas de dynamique, peu d’amélioration continue, pas de mécanisme de transparence ou de redevabilité, pas de régime d’observance ou de sanctions, peu de moyens pour soutenir la mise en œuvre et renforcer les capacités. Sur la route de la COP 15, le développement d’un nouveau mécanisme de transparence constitue donc un enjeu crucial pour crédibiliser et renforcer les politiques de biodi- versité. Dans ce contexte, ce Document de propositions met en lumière cinq propositions pour assurer un suivi renforcé du cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020 (post-2020).

Messages clés

  • Le renforcement des Stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB). Tout en restant l’outil central dans la mise en œuvre de la CDB, l’ambition des SPANB devra être alignée avec la Vision et les objectifs à 2050 et la planification des mesures de mise en œuvre avec les objectifs et cibles mondiaux à 2030. Leur portée juridique devrait également être renforcée par une meilleure opposabilité au niveau national.
  • Le renforcement du rapportage, à travers des rapports périodiques, suivant un format harmonisé, sur les mesures prises par les Parties et sur les progrès réalisés pour atteindre les objectifs fixés au niveau national pour s’aligner sur les objectifs à 2030 et 2050.
  • La mise en place d’une procédure obligatoire de revue-vérification individuelle, avec une phase de vérification technique des rapports nationaux et une seconde phase plus politique permettant de faire des recommandations aux pays pour améliorer la mise en œuvre.
  • La mise en place d’un bilan périodique mondial, nécessaire pour évaluer les efforts collectifs de tous les pays par rapport aux objectifs et cibles définis internationalement.
  • L’établissement d’un mécanisme de respect des obligations, via l’établissement d’une procédure spécifique dans le cadre de la convention elle-même, en complémentarité avec les procédures établies dans le cadre de ses deux protocoles (Cartagena et Nagoya).
1. LE RENFORCEMENT DES SPANB COMME OUTIL PRINCIPAL DE MISE EN ŒUVRE DE LA CDB À L’ÉCHELLE NATIONALE Prévus par l’article 6 de la CDB, les SPANB constituent l’instrument privilégié de mise en œuvre de la convention à l’échelle nationale. L’expérience montre que ces outils sont souvent peu clairs et/ou incitatifs ni engageants, avec des dispositions difficilement mesurables et donc vérifiables. Pour autant, les SPANB devraient continuer à jouer un rôle central dans le cadre post- 2020 et trois pistes d’amélioration du système peuvent être envisagées.
  • Améliorer l’alignement des SPANB avec le cadre mondial Il convient de caler l’ambition des futurs SPANB sur celle du cadre mondial, en demandant aux pays de les aligner avec la Vision et les objectifs à 2050, et de planifier les mesures nationales de mise en œuvre avec les objectifs et cibles mondiaux à 2030, en utilisant des « indicateurs phares » adoptés au niveau international pour faciliter le suivi de la mise en œuvre des mesures nationales. Chaque pays devrait pouvoir décliner ces objectifs et cibles au niveau national en fixant des objectifs et cibles mesurables, ce qui permettra de faciliter la comparaison des actions et des besoins pour la mise en œuvre au niveau national. Compte tenu du fait que certains SPANB couvrent des périodes allant au-delà de 2020, il conviendrait par ailleurs de les aligner dans le temps en visant l’échéance de 2030, et de prévoir, le cas échéant, leur révision à cet effet.
  • Renforcer la portée des SPANB Si les pays ont l’obligation d’élaborer des SPANB, leur contenu n’est pas juridiquement obligatoire en droit international. Très souvent, les SPANB prennent la forme d’un document d’orientation stratégique qui ne s’impose pas aux acteurs nationaux. Il conviendrait donc de rendre les SPANB juridiquement opposables aux acteurs, ce qui faciliterait l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques publiques. À cet effet, il conviendrait de prévoir l’obligation pour chaque pays d’adopter des textes de nature législative ou réglementaire au niveau national, dans le but de rendre les objectifs et cibles nationaux alignés sur le cadre mondial juridiquement opposables à l’ensemble des parties prenantes, y compris et en premier lieu à l’État.
  • Des engagements nationaux en complément des SPANB Outre les SPANB révisés, il pourrait être demandé aux pays de soumettre, dans un délai d’un an après la COP 15, des « enga- gements nationaux » (national targets), comme autant d’in- dications sur les contributions nationales à la réalisation des objectifs et des cibles du futur cadre mondial. L’objectif serait de mobiliser politiquement, dès après la COP 15, tous les pays à agir pour la biodiversité tout en guidant la révision des SPANB. Ces engagements pourraient être formulés de manière directe avec des informations pour les rendre crédibles et soumis via un formulaire-type au secrétariat de la CDB qui pourrait les mettre à disposition dans un registre dédié, où seraient également enre- gistrés ensuite les SPANB une fois révisés. Dans le prolongement du Programme d’action de Charm El-Cheikh à Kunming pour la nature et les peuples, les engagements volontaires des acteurs non étatiques pour la biodiversité pourraient également y être intégrés en lien avec les engagements et SPANB de chaque pays.

2. LE RENFORCEMENT DU RAPPORTAGE

Prévus par l’article 26 de la CDB, des rapports nationaux doivent être établis régulièrement par les pays en application des décisions de la COP afin d’indiquer les résultats des mesures prises pour atteindre les objectifs de la convention. Il est aujourd’hui impératif d’améliorer ces rapports nationaux pour évaluer la mise en œuvre du cadre post-2020. À cet effet, les modalités de rapportage doivent être renforcées tant sur le contenu et la fréquence que sur la forme des rapports nationaux.
  • Contenu Les Parties devraient continuer à faire périodiquement rapport sur les mesures prises, les progrès réalisés pour l’atteinte des objectifs et cibles nationaux, ainsi que sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du cadre post-2020. Le contenu et la formulation des objectifs globaux eux-mêmes, accompagnés d’indicateurs phares et spécifiques et précis, aura une portée déterminante sur la formulation des SPANB et, en conséquence, sur le contenu des rapports nationaux.
  • Fréquence La périodicité du rapportage est un élément clé de la dynamique de progression de l’ambition puisqu’elle permet de suivre régulièrement les progrès réalisés. La fréquence de 4 ans semble garantir un certain équilibre entre les exigences internationales de suivi de la bonne application de la CDB et la nécessité de ne pas créer une charge administrative démesurée. Toutefois, il serait opportun de prévoir la soumission d’un rapport bisannuel, basé sur l’agrégation des « cibles nationales », qui rapporterait spécifiquement de manière globale et harmonisée sur les progrès réalisés pour tenir les engagements pris par les pays pour contribuer à l’atteinte des objectifs et cibles à 2030. Il faudra par ailleurs synchroniser le calendrier des rapports nationaux avec le bilan périodique mondial et poursuivre la réflexion plus globale sur une éventuelle synchronisation avec d’autres conventions ou processus du cluster biodiversité, dans un objectif de cohérence et d’efficacité.
  • Format Il conviendrait d’harmoniser le format des rapports nationaux sous la forme d’un modèle standard, structuré autour des objectifs et cibles nationaux mesurables, des indicateurs « phares », des indicateurs complémentaires sur base volontaire et des indicateurs nationaux et/ou locaux qui seront établis par les pays en suivant des lignes directrices de la COP. Cette harmonisation du format permettrait une meilleure comparabilité des données entre pays et faciliterait leur agrégation au niveau international. La soumission en ligne des informations dans le modèle standard et leur mise à disposition du public permettrait également de mieux comprendre les besoins des Parties, notamment les pays en développement. Enfin, cette harmonisation devrait être pensée en gardant à l’esprit la nécessité de synchroniser les rapports nationaux de la CDB avec ceux de ses protocoles (Cartagena et Nagoya), mais également avec d’autres conventions environnementales, ce qui améliorerait la mise en cohérence et réduirait la charge administrative des points focaux, tout en les incitant à communiquer et à coopérer entre eux.
3. UNE AMÉLIORATION DE LA REVUE-VÉRIFICATION INDIVIDUELLE Dans le cadre actuel, il incombe à la COP, en lien avec le secrétariat et l’Organe subsidiaire chargé de l’application (SBI en anglais), de suivre la mise en œuvre de la CDB, essentiellement sur la base des informations fournies par les Parties dans leurs rapports nationaux. Il n’existe aucune procédure d’application générale pour évaluer les informations fournies par les pays, ni évaluer leurs besoins de soutien, ni vérifier le respect de leurs obligations conventionnelles, ni permettre aux Parties d’ouvrir une discussion à ce sujet. Ce n’est pas l’objet des Perspectives mondiales de la diversité biologique préparées par le secrétariat, qui s’attachent à faire une synthèse collective et une analyse des rapports nationaux. Quant au mécanisme d’examen volontaire par les pairs, c’est une première réponse à la prise de conscience de la nécessité de mettre en place des mécanismes d’examen renforcés au titre de la convention, mais cela reste pour l’ins- tant une procédure facultative, lourde car réalisant une analyse détaillée, reposant entièrement sur la bonne volonté des Parties, à la portée par essence limitée.
  • Un suivi-vérification obligatoire mais facilitateur Rendre obligatoire la revue-vérification des rapports nationaux inciterait forcément les pays à soumettre des rapports nationaux de meilleure qualité et aurait pour vertu de les rendre redevables de leur action nationale aux yeux de la communauté internationale. Cette revue-vérification pourrait être menée par des experts indépendants reconnus ou accrédités par la COP. Cela permet- trait d’identifier les forces et les faiblesses, et donc les besoins de chaque pays, et servir de base à un dialogue politique facilitateur avec les autres pays, donc entre les pairs, pour échanger des bonnes pratiques et tirer les leçons de l’expérience, et favoriser ainsi la coopération entre les pays. Cette seconde phase plus politique pourrait se dérouler au sein du SBI, et donner lieu à des recommandations qui pourraient être reprises par la COP.
  • Fréquence et organisation Avec un mécanisme de revue-vérification obligatoire, il n’est pas envisageable de faire un examen individuel systématique de tous les rapports nationaux, compte tenu du nombre élevé de Parties à la CDB. Il est donc proposé de réaliser cette revue-vérification de manière continue en examinant chaque année une quarantaine de pays désignés par le SBI, éventuellement sous forme de session d’examen en ligne une ou plusieurs fois par an, afin de permettre un examen de tous les pays tous les 5 ans. Il est aussi envisageable d’effectuer cette revue-vérification lors de chaque réunion du SBI en sélectionnant un échantillon de pays ou en suivant une approche régionale ou alphabétique.
  • Conséquences Les résultats du suivi-vérification doivent permettre à la fois de déterminer l’efficacité de l’action individuelle de chaque pays pour atteindre ses objectifs et cibles nationaux et de fournir des éléments d’information et de comparaison pour évaluer les efforts collectifs dans le cadre du bilan périodique mondial. Au-delà du fait que la vérification pointe du doigt le pays qui n’a pas tenu ses engagements, cette procédure a d’abord une voca- tion facilitatrice pour assister les Parties ayant rencontré des difficultés pour tenir leurs engagements et stimuler la coopéra- tion entre les pays pour y répondre.

4. LA MISE EN PLACE D’UN BILAN PÉRIODIQUE MONDIAL

L’intérêt d’un bilan périodique mondial est de pouvoir évaluer les efforts de l’ensemble des Parties pris collective- ment par rapport aux objectifs et cibles globaux, dans le but de progresser vers plus d’ambition pour protéger la biodiversité. Le bilan mondial permettrait à la fois d’institutionnaliser et d’approfondir les Perspectives mondiales de la diversité biologique et pourrait être nourri non seulement par les éléments commu- niqués par les Parties (SPANB révisés, rapports nationaux, rapports bisannuels, etc.), mais également par d’autres sources d’information, comme les travaux de l’IPBES, des organisations inter-gouvernementales, de la société civile, des communautés autochtones et locales et des autres parties prenantes.
  • Calendrier, fréquence et organisation Compte tenu du temps nécessaires à la révision des SPANB et du fait que les rapports nationaux sur l’après-2020 ne seront pas encore disponibles, on peut envisager lors de le COP 16 (2024) un premier bilan mondial de l’ambition, ou Global Gap Report, résultant de l’agrégation des engagements pris sous la forme de contributions nationales à la réalisation de chaque but et objectif du cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020, tout en tenant compte des 6e rapports nationaux sur l’avant-2020 prévus en 2018. Les 6e rapports devraient être actualisés ou soumis, si ce n’était pas le cas, en 2023, en synchronisation avec les rapports des protocoles de Nagoya et de Carthagène. Le premier bilan de l’ambition interviendrait un an après le premier bilan global de l’Accord de Paris sur le climat dont il pourra utilement tenir compte, sans risque d’être dans son ombre.
FIGURE 1. Possible calendrier 2022-2032 pour le mécanisme de revue
FIGURE 1. Possible calendrier 2022-2032 pour le mécanisme de revue
Sur la base des 7e rapports nationaux (améliorés) qui seraient soumis en 2026 et un démarrage à cette date de la procédure de suivi-vérification, et avec la 7e édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique, il serait alors possible de démarrer en 2029 la phase technique du bilan mondial pour collecter et évaluer toutes les informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du cadre post-2020 en tenant compte des premiers résultats du suivi-évaluation. La phase politique du bilan périodique mondial pourrait alors se tenir lors de la COP 19 (2030), en parallèle des discussions visant à fixer lors les objectifs et cibles à échéance 2040 et permettre une révision des SPANB et des engagements pour la période 2030-2040 en tenant compte de l’état de la biodiversité et des progrès réalisés.
  • Une dynamique de progression vers plus d’ambition Pour jouer le rôle d’un mécanisme d’ambition (ratcheting mechanism) à l’instar du modèle donné par l’Accord de Paris, il conviendrait de prévoir de respecter un principe de progression des mesures nationales dans le cadre de l’ajustement et de la révision des SPANB et/ou des engagements pris en complément au vu des résultats de chaque bilan périodique mondial. Cette synchronisation des processus d’établissement des rapports, de revue-vérification, d’évaluation globale suivie d’une révision du niveau de l’ambition permettrait de développer une dynamique de mise en œuvre effective et d’amélioration continue au sein de la convention.
5. L’ÉTABLISSEMENT D’UN MÉCANISME DE RESPECT DES OBLIGATIONS La transparence peut aussi être renforcée par l’établissement d’une procédure d’observance dans le cadre de la convention elle-même, en complémentarité avec les procédures établies dans le cadre de ses deux protocoles.
  • Objectif et nature Les procédures de non-respect ont essentiellement une finalité de promotion du droit, même si elles doivent aussi permettre de traiter les cas de non-respect. Ainsi, dans le cadre des protocoles de Cartagena et de Nagoya, l’objectif des procédures et mécanismes de respect des obligations est de promouvoir le respect des dispositions des textes, de traiter les cas de non-respect et de fournir le cas échéant des conseils ou une assistance. Dans le cadre de la CDB, il conviendrait d’adopter une décision de la COP pour mettre en place une telle procédure, qui devrait être transparente, non accusatoire et non punitive, et viserait à promouvoir le respect des dispositions du cadre conventionnel.
  • Structure et fonction Les Parties pourraient décider d’utiliser un organe existant (comme le SBI) ou créer un organe ad hoc. Utiliser le SBI permet- trait d’approfondir le mécanisme d’examen des progrès accomplis dans l’application qui se met actuellement en place. Toutefois, cet organe présente l’inconvénient d’être ouvert à toutes les Parties, ce qui pourrait alourdir son fonctionnement. Il y a là un choix à faire entre la représentativité et la légitimité d’un organe plénier et l’efficacité d’un organe plus restreint. Si la procédure de respect vient en complément du cadre de transparence renforcé, il pour- rait être plus opportun de la confier à un comité dédié composé de représentants des Parties. Cela permettrait de tendre vers une véritable procédure formalisée de respect.
FIGURE 2. Le cycle du mécanisme de revue
FIGURE 2. Le cycle du mécanisme de revue
  • Déclenchement de la procédure L’organe désigné devrait pouvoir a minima être activé par un ou plusieurs pays qui rencontrent eux-mêmes des difficultés dans la mise en œuvre. Dans ce cas, la procédure serait entièrement volontaire. Il est également possible de prévoir une procédure activée soit par le secrétariat, soit par l’organe de contrôle lui-même dans certains cas précis et déterminés. C’est ce qui a été prévu dans le cadre de l’Accord de Paris. En revanche, il n’est sans doute pas souhaitable, au vu de l’esprit très incitatif de la procédure, que son déclenchement puisse être activé par une ou plusieurs Parties ayant des réserves sur le respect des obligations d’une autre Partie.
  • Mesures possibles Prévoir des sanctions semble peu adapté aux objectifs poursuivis ici qui doivent conduire à favoriser l’engagement et l’assistance à l’application de la convention et la mise en œuvre des actions visant à contribuer à l’atteinte des objectifs et cibles mondiaux.
Cette série de propositions, ambitieuse, vise à répondre au défi majeur actuellement rencontré par le droit international de l’environnement : son application effective. Appliqué au contexte de la CBD et au futur cadre post-2020 pour la biodiversité, ces propositions impliquent un remodelage important du cadre de transparence, depuis l’élaboration des SPANB jusqu’aux mécanismes de non-respect, et la mise à disposition de ressources financières adéquates pour le renforcement des capacités, notamment dans les pays en développement. Leur mise en œuvre impose par ailleurs de nouveaux modes d’organisation, à échelle nationale comme internationale, dont il ne faut pas éluder la complexité, mais qui constituent une partie essentielle de la réponse à la perte de biodiversité. 202203-PB0222-suivi%20post2020.pdf

 

Climat : PMI distingué pour l’engagement de ses fournisseurs

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Philip Morris International (PMI), le leader mondial de l’industrie du tabac, a été désigné en 2021 leader mondial pour l’engagement de ses fournisseurs en matière de lutte contre le changement climatique. Une reconnaissance attribuée par le CDP, une organisation à but non lucratif qui publie les données sur l’impact environnemental des plus grandes entreprises internationales.

Pour la cinquième année consécutive, Philip Morris International a reçu la meilleure notation en matière d’engagement de ses fournisseurs contre le changement climatique par le CDP (Carbon Disclosure Project). L’industriel du tabac figure également au Classement de l’engagement des fournisseurs (Supplier engagement leaderboard) de cette organisation à but non lucratif. PMI se place ainsi parmi des 8% d’entreprises qui ont accepté de divulguer l’impact environnemental de leur activité dans le questionnaire sur le climat mené par le CDP.

Ce questionnaire permet au CDP d’évaluer et de noter l’efficacité avec laquelle chaque entreprise engage ses fournisseurs dans la lutte contre le changement climatique. Il couvre des questions sur la gouvernance, les objectifs, les émissions de la chaîne d’approvisionnement (scope 3) et l’engagement de la chaîne de valeur. En participant à ce questionnaire, les grandes entreprises peuvent sensibiliser aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et accompagner les fournisseurs vers une économie durable et décarbonée.  

« Je suis fier que PMI ait été une fois de plus reconnu comme un leader mondial de la durabilité pour nos efforts en matière d’engagement des fournisseurs. Nous croyons fermement que tous les partenaires de la chaîne de valeur doivent travailler ensemble pour avoir un impact positif durable sur l’environnement et la société dans son ensemble », a déclaré Hafed Belhadj, responsable des achats du groupe américain. Et de continuer en précisant que « les fournisseurs ont fait preuve d’un engagement considérable, et leurs efforts remarquables au fil des ans ont aidé PMI a avancé dans son programme de durabilité ».

En octobre dernier, Philip Morris International a présenté son plan de transition vers une économie à faible émission de CO2. Afin que ce plan fonctionne, les fournisseurs doivent adopter les objectifs fondés sur la science (SBT) établis par PMI. Ces SBT s’alignent sur l’ambition de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement mondial à 1,5°C. « Le rôle des fournisseurs dans la décarbonisation de notre activité est très pertinent. Nous leur fournissons des conseils et un soutien pour réduire les impacts environnementaux liés à la culture du tabac et, surtout, nous nous associons à eux pour la mise en œuvre d’actions qui permettront d’accroître la résilience de notre chaîne d’approvisionnement agricole face aux risques posés par le changement climatique », conclut le Vice-président de PMI Pedro Braga.

 

 

La Responsabilité Elargie des Producteurs – Filière piles et accumulateurs portables, une publication du Cercle National du Recyclage

Une nouvelle fiche REP qui tombe pile

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4ème numéro de la série sur les filières REP, le Cercle National du Recyclage s’est penché sur les piles et accumulateurs portables. Pour ce faire, certaines exigences du cahier des charges ont été étudiées en prenant en compte les actions réalisées par l’éco-organisme en charge de la filière et les données chiffrées de la filière. Représentant l’intérêt des collectivités locales en charge de la gestion des déchets lors des prochains échanges, le Cercle National du Recyclage s’appuie sur son analyse pour émettre des propositions afin d’améliorer la filière dans sa globalité dont le recours à une prime au retour dans les départements à faibles performances. Le bilan de la filière piles et accumulateurs portables, étudiée entre 2016 et 2020, ainsi que les avis du Cercle National du Recyclage sont synthétisés dans la fiche intitulée : « La responsabilité Elargie des Producteurs – Filière piles et accumulateurs portables en 12 pages »

A l’aube d’un nouveau projet de règlement européen qui va booster les objectifs de taux de collecte, le Cercle National du Recyclage insiste pour une montée en puissance forte de la filière avec un renforcement important des moyens mis en œuvre au global. Le Cercle National du Recyclage émet plusieurs propositions aux éco-organismes dans cette fiche, parmi lesquelles intensifier la communication et l’information ainsi que la recherche et le développement mais aussi expérimenter la prime au retour notamment dans les départements à faible performance.

La première fiche publiée portait sur la filière des emballages ménagers, la deuxième sur la filière des déchets d’équipements électriques et électroniques. D’autres filières REP, notamment la filière papiers graphiques et la filière textile d’habillement, linge de maison et chaussures, sont en cours d’analyse et leurs résultats seront publiés prochainement sous le même format.

Fiche_REP_Piles_et_Accumulateurs_portables.pdf

Les fiches sur les filières REP

Ces documents sont consultables et téléchargeables librement sur le site www.cercle-recyclage.asso.fr, dans la rubrique « Dossiers techniques ».

A propos

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Cercle National du Recyclage

5 rue Jules de Vicq

59000 LILLE

 

Avis du CESE sur l’acceptabilité des nouvelles infrastructures de transition énergétique : transition choisie, transition subie ?

Le CESE formule des préconisations pour une transition énergétique choisie et non pas subie

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté son projet d’avis intitulé « Acceptabilité des nouvelles infrastructures de transition énergétique : transition choisie, transition subie ? », sur saisine du Premier ministre Jean Castex. Face à l’urgence climatique à nouveau soulignée par le dernier rapport du GIEC, la nécessité d’accélérer la transition énergétique en renforçant les investissements dans les énergies renouvelables semble partagée par le plus grand nombre. Et ce, à plus forte raison alors que la guerre en Ukraine met en évidence le problème de la dépendance aux énergies fossiles de l’Europe et de la France. Il apparaît néanmoins que la mise en œuvre de la transition énergétique s’accompagne de contestations locales. Plusieurs facteurs les sous-tendent : tout d’abord, un manque de coordination et de territorialisation de ces infrastructures qui sont pourtant très visibles et qui modifient l’équilibre d’un territoire et son paysage, notamment dans les espaces ruraux du fait de leur faible densité. Ensuite, un sentiment d’injustice entre des centres urbains qui consomment davantage d’énergie et des zones rurales dont la population peut avoir le sentiment de subir les inconvénients de la transition énergétique, sans y voir de bénéfices directs. Apparaît aussi un flou sur la compréhension des enjeux de la transition énergétique, sur la légitimité des projets d’EnR et la répartition équitable des efforts et des retombées. C’est pourquoi le Premier ministre a saisi le CESE de la question de l’acceptabilité des nouvelles infrastructures de transition énergétique. Dans son avis, le CESE formule 23 préconisations pour favoriser l’expression éclairée de tous les publics sur l’acceptabilité locale des projets, permettre leur appropriation éventuelle et engager une réflexion collective sur les choix nationaux et territoriaux de la transition énergétique, parmi lesquelles :

Se doter d’une trajectoire lisible et partagée

Le CESE recommande de planifier davantage le développement des EnR en amplifiant le rôle de stratège et planificateur de l’Etat sur les EnR via un programme national d’aménagement du territoire, garantissant l’intérêt général et la dimension de service public des EnR. Pointant un manque préjudiciable de concertation avec le public sur les orientations majeures de la transition énergétique et de lisibilité sur les évolutions du quotidien en 2030 puis 2050, le CESE préconise d’organiser un grand débat public national sur le sujet, en abordant concrètement le récit global de la transition énergétique et les évolutions possibles des modes de vie. Le CESE préconise de développer les filières industrielles et l’emploi, via des clauses d’appels d’offres par exemple, et de mesurer l’emploi correspondant.

Favoriser une dynamique territoriale

Le CESE recommande d’organiser à l’échelle des départements, de parcs naturels régionaux ou d’intercommunalités, des concertations volontaires énergie-climat-paysage, permettant aux parties prenantes du territoire d’orienter leurs choix entre les possibilités d’EnR et les efforts de sobriété. Le CESE préconise de systématiser une concertation préalable aux projets d’EnR quand aucun processus n’est imposé par le code de l’environnement. Une fois que celle-ci a trouvé un consensus, le CESE recommande de mettre en œuvre une procédure accélérée d’autorisation des projets. Le CESE demande la mise en place effective d’un médiateur de l’éolien et plus largement des EnR, s’inspirant des médiateurs de la consommation. Le CESE réitère sa recommandation aux pouvoirs publics de renforcer les moyens humains et financiers des services centraux et déconcentrés du ministère de la Transition écologique avec des délais suffisants pour exercer leur mission d’expertise, d’instruction et de contrôle.

Définir un nouveau contrat social territorial

Le CESE préconise de clarifier, dans les PPE régionalisées et la PPE nationale, la contribution des territoires aux objectifs de la stratégie nationale bas carbone. Les nouveaux déséquilibres entre territoires induits par le développement des EnR dans des zones peu denses au bénéfice de la consommation nationale devraient faire l’objet de contrat de réciprocité. Le CESE recommande de consacrer une part du coût des chantiers des projets d’EnR à des entreprises et emplois locaux, de rééquilibrer les retombées fiscales par rapport aux impacts, de diversifier les modes de financement des projets et d’inciter à des cobénéfices environnementaux Le CESE préconise enfin de renforcer l’éducation à la transition écologique pour sensibiliser le plus grand nombre. Cet avis a été rapporté par Claire Bordenave (groupe CGT) et Nicolas Richard (groupe environnement et nature) au nom de la commission environnement, présidée par Sylvain Boucherand (groupe environnement et nature). Il a été présenté lors de l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental du 23 mars à 14h30. L’avis a été adopté avec 133 voix pour, 1 voix contre et 26 abstentions.

Synthèse

FI05_infrastructures_transition_energetique.pdfTélécharger le texteTélécharger la note de synthèse

A propos du CESE

capture_d_e_cran_2022-03-23_a_16.39_28.png DPCESE_2021.pdf Palais d’Iéna – Siège du CESE 9 place d’Iéna, 75016 Paris Accès : Bus n°32, 63, 82 (Iéna) / Métro ligne 9

 

Documents joints

La solution aux crises de l’eau se trouverait-t-elle sous nos pieds ?

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Les eaux souterraines représentent 99 % de toutes les réserves d’eau douce liquide sur Terre. Cependant, cette ressource naturelle est souvent mal comprise et par conséquent, sous-évaluée, mal gérée voire malmenée. D’après le dernier Rapport mondial des Nations Unies « Eaux souterraines : rendre visible l’invisible » sur la mise en valeur des ressources en eau, publié par l’UNESCO, l’immense potentiel des eaux souterraines et la nécessité de les gérer de façon durable, ne peuvent désormais plus être négligés.

Ma COOP – La Vie au Vert vue par les médias et partenaires

Ma COOP – La Vie au Vert est une expérience qui, depuis 10 ans, prouve qu’il est possible d’avoir une épicerie coopérative, ouverte toute l’année, dans une commune rurale de moins de 200 habitants … et de créer 10 emplois en soutenant les producteurs locaux ! Sans communication, seul le bouche à oreille … et les médias ou certains partenaires qui posent un regard « objectif » sur notre projet. Articles et vidéos pour tout voir et tout savoir sur notre projet.