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Amaelles, le collectif qui aime la relation d’aide et de soin à la personne

À l’occasion du mois de l’ESS, AMAELLES, un collectif français d’entreprises associatives d’aide et de soins à la personne, revient sur les valeurs et initiatives qui le fondent : défendre et transformer les emplois, du secteur de l’aide et du soin à la personne, et promouvoir leur utilité sociale. Toutes les associations, qui chaque jour innovent, inventent, se transforment au service du bien commun et de leurs clients, patients et résidents, sont invitées à rejoindre le collectif.

L’action écologique des régions, enjeux et bonnes pratiques : 9 propositions de la Fabrique écologique

1536e4fb-7e99-d78b-3a84-92589aa07f01.png À l’occasion des élections régionales en 2021, La Fabrique Écologique a publié un dossier « L’action écologique des régions. Les enjeux et les bonnes pratiques – Neuf propositions structurantes, concrètes et innovantes ». Les compétences des régions en matière écologique sont très importantes, en particulier en termes de transport, de formation et d’apprentissage, d’aménagement du territoire et de développement économique. Leur rôle s’accroit avec les plans de relance français et européens, les régions pouvant mobiliser d’importantes ressources financières afin de mettre en œuvre leurs politiques. Ces collectivités doivent donc jouer un rôle clé dans l’accélération de la transition écologique. Au-delà de la description succincte des principaux enjeux de la transition écologique, ce document a deux caractéristiques qui en font son originalité : – Il analyse les bonnes pratiques déjà suivies par les différentes régions dans ce domaine, non pour se livrer à des comparaisons qui auraient à vrai dire peu de sens, mais pour inspirer les idées et les réflexions et l’action future des élus. ; – Il met l’accent sur quelques propositions structurantes, innovantes et concrètes que les régions ont de nombreuses voies et possibilités d’action pour accélérer le rythme de la nécessaire transition, se mettre en phase avec les objectifs climat et mieux protéger la biodiversité, avec le souci de promouvoir un mode de développement plus durable au service de chacun et chacun.

Synthèse : « L’action écologique des régions »

Les compétences des régions en matière écologique sont importantes, en particulier en termes de transport, de formation et d’apprentissage, d’aménagement du territoire et de développement économique. Elles doivent donc jouer un rôle clé dans la transition écologique. Le présent dossier vise à informer les électrices et les électeurs, nourrir leur réflexion, alimenter les débats et permettre ainsi que ce sujet si essentiel soit au cœur des prochaines campagnes électorales. Pour cela, il analyse les bonnes pratiques déjà suivies par les différentes régions dans ce domaine et met l’accent sur quelques propositions structurantes, innovantes et concrètes. Pour être mises en œuvre dans de bonnes conditions, les actions écologiques devront enfin prendre impérativement en compte leurs impacts sur les plus défavorisés. Une bonne façon d’y parvenir est de privilégier la co-construction citoyenne, avec des modalités adaptées.
Le 26 mai 2021, La Fabrique Écologique a organisé un Atelier Co-Écologique autour de ce dossier. Deux grands témoins : Chantal Jouanno, Présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et ancienne secrétaire d’État chargée de l’écologique, et Michel Bardé, ancien Vice-président du Conseil Économique, Social et Environnemental. Le débat était animé par Géraud Guibert, Président de La Fabrique Écologique. Les discussions ont porté sur le climat, l’énergie et l’aménagement du territoire (1), avant d’aborder les questions d’agriculture, de biodiversité et de formation (2), et enfin de conclure sur les enjeux de mobilité (3). lfe_dossier_re_gionales-1.pdf
Ce dossier comporte une quinzaine de propositions concrètes et structurantes dont le détail figure dans les différentes fiches de ce dossier. Les neuf d’entre elles qui nous ont paru les plus importantes et utiles sont les suivantes :
  • 1) Mettre au point des trajectoires carbone d’ici à 2050 dans les secteurs où la région est compétente, avec des objectifs précis et affichés et des étapes crédibles. Le Haut Conseil pour le climat a longuement décrit dans un de ses derniers rapports les insuffisances de méthodologie des travaux des observatoires régionaux de l’énergie et du climat. Les régions sont en outre en situation différente vis-à-vis des objectifs climat et de la faisabilité d’atteindre la neutralité carbone. Enfin, le découpage régional des émissions ne correspond ni aux compétences des conseils régionaux ni à l’empreinte carbone sur le territoire régional, qui comprend notamment les émissions importées. Il est cependant possible et utile que, secteur par secteur, les régions fixent plus précisément leurs objectifs de réductions de gaz à effet de serre, sur les trois scopes.
  • 2) Prévoir un débat d’orientation climatique préalable au débat d’orientation budgétaire.La transversalité de la prise en compte du sujet climat a beaucoup progressé dans l’organisation administrative et les initiatives de nombreuses régions. Les régions, comme les autres collectivités locales de plus de 50000 habitants doivent présenter un rapport sur leur situation en matière de développement durable. Mais ce document est un outil peu opérationnel pour définir une stratégie climatique et en fixer les étapes. Il ne donne pas lieu en outre à un débat spécifique entre les élus. C’est pourquoi il est proposé aux régions de mettre en place un débat d’orientation climatique préalablement au débat d’orientation budgétaire, sur la base d’une délibération fixant la stratégie climatique et les mesures à prendre pour son avancée.
  • 3) Dans le cadre d’un aménagement du territoire plus respectueux de la nature et protégeant la biodiversité, programmer le suivi et l’achèvement de la réalisation de trames continues vertes et bleues  ; pour privilégier les centres multi-fonctions habitat-commerce-loisir, pénaliser, dans le régime d’aides aux implantations d’activités économiques et commerciales, les implantations en périphérie des agglomérations et généraliser, au sein des espaces ruraux, l’aide aux opérations de revitalisation des centres-bourgs comprenant l’installation ou la sauvegarde de services, de commerces de proximité et de tiers-lieux.
  • 4) Utiliser davantage le levier des cantines scolaires des lycées pour développer de nouvelles filières bio et locales et en mesurer les résultats. Ceci suppose notamment la mise en place de nouvelles solutions logistiques pour les circuits courts. Il est par ailleurs important de les faire connaître de manière cohérente, par exemple par une plateforme internet permettant de faciliter l’identification des initiatives locales (guides, diagnostics, …) et d’inspirer les initiatives nouvelles. Il s’agit ainsi de porter une attention particulière à la logistique et à la cohérence des informations, en s’assurant qu’il s’agit bien de filières locales et bio.
  • 5) Faire en sorte que la région se porte candidate pour expérimenter des compétences plus importantes en matière d’énergies renouvelables : un complément régional des tarifs d’achat pour certaines énergies renouvelables, financés par le consommateur régional d’électricité ; un pilotage complet par la région d’un champ éolien offshore.
  • 6) Intégrer un volet économie circulaire à toute aide au développement économique des entreprises, qu’il s’agisse d’études ou de mise en œuvre. Cela pourrait se traduire par des engagements pris par les entreprises concernées ou par les opérateurs pour davantage d’éco-conception dans la fabrication des produits, la mise en place de boucle locale pour valoriser les fournisseurs sur place, des engagements supplémentaires en matière de responsabilité sociale et environnementale, ou encore par l’alimentation des marchés locaux.
  • 7) Créer dans les filières concernées de la transition écologique des campus spécialisés et alliant recherche – innovation – formation, afin de produire un écosystème complet, attractif, vecteur d’emplois et donc de dynamisme économique.
  • 8) Établir une vraie politique de réduction de la mobilité subie, par exemple en mettant en place un bonus-malus sur les entreprises en fonction de la distance moyenne de trajet de leurs salarié.e.s. L’objectif est d’inciter les entreprises à recruter des personnes vivant à proximité de leur lieu d’exercice professionnel afin de réduire la durée de la mobilité pendulaire d’une part, et de décourager les stratégies de délocalisation loin des bassins d’emplois.
  • 9) Mettre en place une politique pleinement cohérente pour le vélo (installation de garages à vélos, aides financières à l’achat d’un vélo y compris électrique pour les jeunes et les ménages à faible revenu, développement de nouveaux axes sécurisés).

 

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La relation entre la compétitivité à long terme et le développement durable est confirmée pour 85% des entreprises, selon la nouvelle étude Sustainability de SAP

capture_d_e_cran_2022-11-28_a_17.32_57.png SAP dévoile les résultats de la première édition de sa nouvelle étude dédiée au lien entre la responsabilité environnementale et son impact sur la conception du business. Y-a-t’il compatibilité entre profitabilité et durabilité ? 85% des entreprises interrogées par le Groupe SAP le confirment. Nous assistons à une accélération de l’intégration des enjeux durables dans les politiques de gestion ainsi qu’une appréciation grandissante de l’apport pour le développement des affaires : 34% des entreprises indiquent vouloir augmenter leurs investissements pour construire un plan de lutte contre ces problématiques à horizon 3 ans, un chiffre qui s’est vu multiplié par 5 en 1 an. Loin d’être une contrainte imposée aux entreprises, le développement durable est une conception du développement qui s’inscrit dans une perspective long terme : pour plus de 85% des entreprises françaises, la relation entre la compétitivité à long terme et le développement durable est une relation positive, et 75% d’entre elles déclarent voir un lien positif entre la durabilité et la profitabilité.

34% des entreprises veulent augmenter leurs investissements sur les sujets liés au développement durable.

Plus que jamais, les entreprises se sentent concernées par ces enjeux, néanmoins, pour la plupart, elles ne sont pas suffisamment outillées pour collecter les données nécessaires quant à leur impact environnemental : 37% seulement estiment pouvoir collecter les données, et ce uniquement depuis 2 à 5 ans. Mise en cause ? La qualité des datas collectées qui est insatisfaisante pour plus de 63% des entreprises françaises, notamment à cause d’un manque de transparence dans les calculs ou les prévisions (39%), ou par une fréquence beaucoup trop faible de la collecte (35%).

+93% des entreprises considèrent que les législations sont bénéfiques autant pour l’environnement que pour le business.

Près de 94% des entreprises françaises témoignent du double bénéfice business/responsabilité qu’imposent les règlementations et les législations. Ce constat est partagé par 93% des entreprises dans le monde, soulignant d’une part l’unanimité de la nécessité d’avoir une règlementation sur le développement durable, mais aussi et surtout les bénéfices. Dans les mesures légales les plus efficaces qui poussent les entreprises à s’engager sur des actions d’amélioration de leurs impacts, les taxes arrivent en première position (53%), suivies par les provisions pour l’innovation et la taxe carbone avec respectivement 51% et 38% des réponses. Votre entreprise a-t-elle un talent pour le développement durable ? (Anglais)

Méthodologie de l’étude

Le centre de recherche SAP Insights a recueilli des données auprès de 6 669 personnes interrogées dans 40 pays et 29 secteurs d’activité. Les répondants avaient la plus haute connaissance des objectifs et des processus de durabilité de leur organisation. Les enquêtes ont été menées en ligne au mois d’avril 2022. Certains chiffres proviennent de données normalisées entre les groupes de répondants entre 2021 et 2022.

À propos de SAP

image001-11.png La stratégie de SAP vise à aider chaque organisation à fonctionner en “entreprise intelligente”. En tant que leader du marché des logiciels d’application d’entreprise, nous aidons les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs à opérer au mieux : 77 % des transactions commerciales mondiales entrent en contact avec un système SAP®. Nos technologies de Machine Learning, d’Internet des objets (IoT) et d’analytique avancées aident nos clients à transformer leurs activités en “entreprises intelligentes”. SAP permet aux personnes et aux organisations d’avoir une vision approfondie de leur business et favorise la collaboration afin qu’elles puissent garder une longueur d’avance sur leurs concurrents. Nous simplifions la technologie afin que les entreprises puissent utiliser nos logiciels comme elles le souhaitent – sans interruption. Notre suite d’applications et de services de bout en bout permet aux clients privés et publics de 25 secteurs d’activité dans le monde de fonctionner de manière rentable, de s’adapter en permanence et de faire la différence. Avec son réseau mondial de clients, partenaires, employés et leaders d’opinion, SAP aide le monde à mieux fonctionner et à améliorer la vie de chacun. 1_2kabe1oh?wid=_1921661&iframeembed=true&playerId=kaltura_player_1_2kabe1oh&entry_id=1_2kabe1oh&flashvars[leadWithHTML5]=true&flashvars[sideBarContainer.plugin]=true&flashvars[sideBarContainer.position]=left&flashvars[sideBarContainer.clickToClose]=true&flashvars[chapters.plugin]=true&flashvars[chapters.layout]=vertical&flashvars[chapters.thumbnailRotator]=false&flashvars[streamSelector.plugin]=true&flashvars[EmbedPlayer.SpinnerTarget]=videoHolder&flashvars[dualScreen.plugin]=true&flashvars[hotspots.plugin]=true SAP Responsible Design & Production, une solution du Cloud co-développée avec Accenture sur SAP Business Technology Platform, fournit des informations sur mesure qui permettent aux entreprises de suivre le rythme des réglementations REP et des taxes sur le plastique, d’intégrer les principes de circularité dans les processus de gestion de base et d’optimiser la conception pour une activité durable. Depuis plus de dix ans, SAP montre l’exemple en tant qu’entreprise durable. En plus d’avoir été nommé leader de l’industrie du logiciel dans le Dow Jones Sustainability Indices (DJSI) pendant 14 années consécutives, l’adhésion de SAP à la Value Balancing Alliance et le SAP Integrated Report illustrent son engagement à intégrer les performances économiques, environnementales et sociales pour guider les décisions commerciales. capture_d_e_cran_2022-11-28_a_17.49_04.png

 

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Chaleur renouvelable : la grande oubliée de la stratégie énergétique française ? Le rapport de Carbone 4

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capture_d_e_cran_2022-11-28_a_17.14_56.png Le rapport de Carbone 4 sur la chaleur renouvelable offre un panorama complet et clair de la filière, pour tout comprendre sur cette forme d’énergie qui représente 45% de nos besoins énergétiques finaux. Permettra-t-il d’en finir avec cette méconnaissance qui l’empêche d’avoir la place qui est la sienne dans la stratégie nationale de décarbonation de l’énergie ? « Chaleur renouvelable : la grande oubliée de la stratégie énergétique française ? » est une étude approfondie qui met en lumière l’importance de l’énergie sous forme de chaleur, et ses filières complémentaires locales, matures et vertueuses, déjà prêtes à se déployer massivement en France pour la décarboner.
Auteurs et autrices : Michaël Margo, Céleste Grillet Contributeurs & contributrices : Alexandre Joly

Synthèse

1. La chaleur est le premier usage énergétique en France et représente 45% de l’énergie finale consommée

La décarbonation de la production de cette chaleur (aujourd’hui produite à 60 % par des énergies fossiles) est un enjeu majeur de la décarbonation du mix énergétique français.

2. La décarbonation de la production de chaleur passe par le triptyque : baisse des besoins, renouvelable, électrification

Pour décarboner cette chaleur, dont la répartition des besoins se décompose en 50 % résidentiel, 30 % industrie et 20 % tertiaire, trois solutions s’offrent à nous :
  • Moins en consommer : via de la sobriété (baisse de la température dans les logements, diminution de la production en période de pointe hivernale pour les usines), ou de l’efficacité énergétique (rénovation thermique pour les particuliers ou optimisation de processus dans l’industrie) ;
  • Produire de la chaleur à partir de sources renouvelables : la biomasse est la première source de production de chaleur renouvelable (65 %), suivie de loin par la géothermie, le solaire thermique, les gaz renouvelables, les déchets et la chaleur de récupération – certaines de ces filières sont matures et rentables et leur potentiel parfois sous-exploité, c’est l’objet de cette publication ;
  • Électrifier la production de chaleur : sous couvert d’avoir une production d’électricité bas-carbone abondante et bon marché, la production de chaleur peut s’électrifier dans certains cas ; par exemple avec des pompes à chaleur pour les particuliers, ou par un changement de machine pour les industriels (haut-fourneau à four à arc électrique par exemple).

3. 38% de chaleur renouvelable en 2030

C’est l’objectif affiché par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), qui détaille les ambitions par filière. À date, seul le déploiement des Pompes À Chaleur (PAC) aérothermiques semble se dérouler à la bonne vitesse. La part de renouvelable n’était qu’à 23% en 2020, un changement de régime rapide et ciblé s’impose.

4. Les filières de production de chaleur sans combustion sont pertinentes pour répondre à une part importante des besoins

Les besoins en chaleur sont variés en nature et en contrainte (température nécessaire, durée de stockage, etc.) et toutes les technologies ne sont pas pertinentes pour y répondre. La basse température couvre 75 % des besoins en chaleur, en grande partie les besoins du résidentiel, du tertiaire, et 30 % des besoins de l’industrie, et gagne à ne pas passer par une combustion (biomasse, gaz, déchets) pour être produite. La combustion entraine des températures bien plus élevées que celles nécessaires aux usages basse température et doit être privilégiée pour les usages qui le nécessitent.

5. Solaire thermique et géothermie disposent d’un potentiel significatif et d’acteurs nationaux

Parmi les filières sans combustion, deux d’entre elles ont une zone de pertinence technique et économique en particulier pour alimenter des réseaux de chaleur et les procédés industriels basse température : la géothermie et le solaire thermique (respectivement 5 % et 1 % de la chaleur renouvelable produite en 2020). Les acteurs de ces filières sont prêts à passer à la vitesse supérieure, portés par de nouveaux modèles pour agir “en base” dans de nouveaux réseaux de chaleur en construction, des procédés industriels ou encore fournir des solutions de stockage de chaleur intra voire inter-saisonnières. D’après l’ADEME, les coûts d’investissement élevés de ces technologies sont encore un frein à leur déploiement accéléré.

6. Les opérateurs de réseaux comme les industriels s’adaptent à ces nouvelles intégrations

L’adaptation des réseaux de chaleur existants à l’ajout de capacités renouvelables sans combustion nécessite un changement du modèle d’opération et un abaissement des températures d’usage. Les opérateurs de réseaux se forment à ces enjeux et parviennent de mieux en mieux à gérer ces intégrations, qui permettent de gagner en efficacité et en rendement. Les industriels mènent aussi des réflexions sur les températures de service et les boucles utilisées à l’échelle de chaque procédé pour que les sources de chaleur renouvelables sans combustion deviennent compatibles avec leurs besoins.

7. Le soutien financier à la filière reste faible

et passe principalement par des appels à projets et des aides à l’investissement (et non une obligation d’achat ou un complément de rémunération garanti), via le fonds chaleur de l’ADEME. Ce fonds chaleur a une dotation en 2022 de 370 millions d’euros (relevée à 520 millions au printemps dans le contexte de la crise ukrainienne). Cela paraît faible devant les 24 Mds d’euros dépensés dans le bouclier tarifaire français sur le pétrole, l’électricité et le gaz pour l’année 2022 qui ne soutiennent aucune transformation du système énergétique.

8. Une évolution du rôle attribué par défaut à chaque filière est nécessaire

Les filières de la géothermie et du solaire thermique pourraient gagner en vitesse de développement, si les bureaux d’étude, notamment, les incluaient systématiquement dans leurs propositions de dimensionnement. En effet le plus souvent, elles sont considérées comme un appoint par rapport à une filière avec combustion, pour baisser légèrement l’empreinte carbone de la production de chaleur. Dans les faits, elles ont parfois la capacité de constituer la base du réseau ou du procédé industriel, voire la totalité de la production nécessaire, pour un bilan coûts / besoin en matériaux / émissions de gaz à effet de serre intéressant.

9. L’électrification est un vecteur de décarbonation qui doit être priorisé selon les secteurs

La SNBC prévoit une augmentation d’environ 30 % de la consommation d’électricité entre 2019 et 2050. La décarbonation de certains secteurs comme les transports ou certains volets de l’industrie passe majoritairement par de l’électrification. La production d’électricité étant limitée, il est crucial de prioriser les usages pour lesquels elle a le plus d’impact, et qui ne peuvent être décarbonés autrement. En ce qui concerne la chaleur, on peut distinguer l’électrification directe (radiateurs électriques), de l’électrification indirecte (pompes à chaleur aérothermiques et géothermiques) qui présente un meilleur rendement. Il est également possible de produire directement de la chaleur décarbonée, ce qui permet à l’usager (industriel, collectivité, particulier) de s’affranchir de l’incertitude sur les prix et sur la disponibilité de l’électricité et modère la demande électrique.

10. Préserver (autant que possible) la biomasse

Le développement de ces filières de production de chaleur renouvelable sans combustion a un autre intérêt majeur : arbitrer une partie des conflits d’usage de la biomasse. Le bilan net de l’Utilisation des Terres, Changement d’Affectation des Terres et Forêt (UTCATF) en France en 2020 est un puits de 14 MtCO2e. Dans le Paquet Climat européen, la France s’est engagée à atteindre 34 MtCO2e net d’absorption par an dès 2030 pour ce secteur de l’UTCATF. La forêt constitue la principale contribution à l’absorption brute (30 MtCO2e en 2020, soit 75 % des absorptions), les terres cultivées et les zones artificialisées constitues les principaux émetteurs bruts. Or l’absorption de carbone par la forêt a diminué de presque 60 % en 12 ans (70 MtCO2e en 2008 à 30 MtCO2e en 2020). La forêt possède de plus un rôle essentiel dans la décarbonation de la construction, et de certains produits manufacturés. La filière bois-énergie, qui doit rester l’usage final le plus dégradé du bois, constituera toujours une part de production importante pour la chaleur renouvelable, mais gagnerait à ne pas être une solution par défaut, davantage un opportunisme local en fonction des sources d’approvisionnement disponibles et si d’autres filières ne peuvent pas offrir le même service.

Introduction

L’année 2022 nous a rendus témoins d’événements climatiques extrêmes sur tous les continents. La rentrée de septembre s’est tenue sur un fil entre tensions sur l’approvisionnement énergétique, autant en gaz qu’en électricité, et prix des marchés de l’énergie qui explosent. Forts de cette prise de conscience renouvelée que nos systèmes économiques et sociaux se basent avant tout sur l’énergie, citoyens, entreprises et administration publiques réaffirment leur volonté de “passer à l’action”. Les gouvernements français et européens attaquent de front des chantiers colossaux qui n’ont que trop tardé :
  • Plus de sobriété (« faire moins pour consommer moins ») ;
  • Plus d’efficacité énergétique (« faire autant et consommer moins ») ;
  • Plus de bas-carbone (« produire en émettant moins de carbone l’énergie dont on a besoin »).
Sobriété, efficacité et moins carboné sont, dans cet ordre, des leviers indispensables à activer rapidement et massivement pour lutter contre le changement climatique à la vitesse et à la hauteur nécessaire. En France, le premier secteur consommateur d’énergie (30 % du total) et le plus émetteur de gaz à effet de serre (30 % du total) est le transport. Il constitue à ce titre le plus gros consommateur de la première énergie utilisée en France : le pétrole. Si l’on considère les usages finaux de l’énergie, ce ne sont plus les transports mais les besoins en chaleur qui occupent la tête du podium (45 % de l’énergie finale). C’est sur cette production de chaleur bas-carbone que nous allons nous pencher dans cette publication. Produire de la chaleur, qui est la forme finale la plus dégradée de l’énergie, n’est pas en soit un défi technique. Ce qui l’est en revanche c’est de la produire au bon moment, à la bonne température, en quantité suffisante, la transporter efficacement, voire la stocker. Aujourd’hui, le fossile représente 60 % de la production de chaleur et c’est le gaz naturel qui permet en majorité de répondre à ces contraintes (40 % de la production de chaleur). Le caractère fortement émetteur de CO2 et la disponibilité limitée de cette source d’énergie poussent à chercher des substituts, et à se diriger vers la production de chaleur d’origine renouvelable, ou a minima bas-carbone. Où en est la France sur le développement de la chaleur renouvelable ? Quelles sont les filières porteuses d’espoir ? Comment est-ce financé ? Est-on aligné avec la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) ? Chaleur renouvelable : la grande oubliée de la stratégie énergétique française ?

A propos de Carbone 4

Carbone 4
Carbone 4
Carbone 4 accompagne la transformation du monde vers la décarbonation et l’adaptation au changement climatique. Trait d’union entre l’excellence scientifique et le monde économique, nous aidons nos client·es à appréhender le monde qui se dessine, avec lucidité et enthousiasme. Notre mission : guider et éclairer nos client·es vers des stratégies assurant pérennité et résilience, dans un monde soumis à la dérive climatique et à des ressources finies.
  • https://www.carbone4.com/

 

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Ingenius, une revue numérique grand public pour comprendre les grands enjeux scientifiques

L’École des Ponts ParisTech lance une nouvelle revue numérique Ingenius qui a pour objectif de donner la parole aux chercheurs et experts de l’École dans une logique de science ouverte et de vulgarisation de la recherche pour mieux faire comprendre les grands enjeux scientifiques d’aujourd’hui et de demain. Elle permettra aussi de valoriser les projets et travaux des élèves-ingénieurs. Les premiers contenus diffusés sont consacrés au thème du changement climatique et de la transition énergétique sous des formats variés (articles, vidéos, podcasts…). Le lancement d’Ingenius est consacré au thème du changement climatique et de la transition énergétique en écho avec la COP27 qui s’est déroulée du 6 au 18 novembre dernier.

Le label « Ville Durable et Innovante » accompagne les collectivités engagées dans des stratégies de développement durable

vdi_dunkerque_port_littoral_ville.jpg En juillet 2022, le Cerema et Efficacity ont lancé le label Ville Durable et Innovante pour accompagner les collectivités engagées dans des stratégies de développement durable et innovant. capture_d_e_cran_2022-11-28_a_09.46_06.png

Le label « Ville Durable et Innovante » : un outil de pilotage des politiques publiques de développement durable des collectivités.

Le label Ville Durable et Innovante (VDI) a vocation à accompagner les collectivités dans l’élaboration, la mise en œuvre et la reconnaissance de leurs stratégies et feuilles de route de développement durable et innovant en articulation avec les labels Climat Air Energie (CAE) et Economie Circulaire (ECI) du programme ADEME « Territoire Engagé Transition Ecologique », afin de couvrir l’ensemble des thématiques du développement durable. Il apporte un appui aux collectivités pour répondre aux multiples défis auxquels elles font face en intégrant de manière coordonnée les enjeux environnementaux, sociaux, économiques et de résilience, et en s’appuyant sur les écosystèmes d’innovation et sur l’apport des technologies numériques au service de la ville durable.

Tout connaitre sur le label Ville Durable et Innovante

Label Ville Durable et Innovante : accompagner les collectivités dans leur stratégie de développement durable

Vers une dimension internationale du label

capture_d_e_cran_2022-11-28_a_09.45_21.png Le Label VDI a vocation à devenir un label international : il sera expérimenté en 2023 au sein d’un réseau de collectivités européennes qui s’engageront ensemble en réponse à un appel à projets européen fin 2022. Des expérimentations sont également prévues en 2022 et 2023 dans plusieurs pays du Maghreb et d’Asie.
Le label Ville Durable et innovante: Garantir aux collectivités une transition équilibrée de leur territoire
Le label Ville Durable et innovante: Garantir aux collectivités une transition équilibrée de leur territoire

Un AMI pour lancer une dynamique

Depuis le 18 octobre 2022, le Cerema et Efficacity, ont lancé un Appel à Manifestation d’intérêt (AMI Label VDI), afin de stimuler l’engagement de nombreux EPCI dans le processus de labellisation. Quelques communes pourront également rejoindre la démarche, et bénéficieront d’échanges entre pairs et avec les équipes du Label afin de stabiliser avec elles une pondération du référentiel VDI adaptée à l’échelle communale. Le formulaire d’inscription à l’AMI est à remplir avant le mercredi 14 décembre 2022 minuit, afin de pouvoir bénéficier d’un accompagnement adapté, à partir de début 2023 qui sera subventionné à 50%.
  • En savoir + : https://www.label-vdi.fr/actualites/lancement-ami-pour-engager-dans-la-labellisation-vdi

Cerema

capture_d_e_cran_2022-11-28_a_09.45_35.png Le Cerema est un établissement public sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, premier établissement à pilotage partagé entre l’Etat et les collectivités territoriales. Il est présent partout en métropole et dans les Outre-mer grâce à ses 26 implantations et ses 2 500 agents. Détenteur d’une expertise nationale mutualisée, le Cerema accompagne l’État et les collectivités territoriales pour la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et la cohésion des territoires pas l’élaboration coopérative, le déploiement et l’évaluation de politiques publiques d’aménagement et de transport. Doté d’un fort potentiel d’innovation et de recherche incarné notamment par son institut Carnot Clim’adapt, le Cerema agit dans 6 domaines d’activités : Expertise & ingénierie territoriale, Bâtiment, Mobilités, Infrastructures de transport, Environnement & Risques, Mer & Littoral.
  • https://www.cerema.fr/fr/actualites/label-ville-durable-innovante-dossier

Efficacity

capture_d_e_cran_2022-11-28_a_09.45_49.png Créé en 2014, Efficacity est l’Institut français de R&D dédié à la transition énergétique et écologique des villes. Efficacity est un centre de R&D partenariale unique en France fédérant une trentaine d’acteurs publics et privés. L’Institut rassemble une centaine de chercheurs et experts de tous horizons, travaillant ensemble à développer et mettre en œuvre des solutions innovantes pour construire la ville de demain : une ville efficiente énergétiquement et massivement décarbonée. Efficacity est situé au cœur du campus de la Cité Descartes à Marne-la-Vallée, 1er cluster français de la ville durable.
  • https://efficacity.com/efficacity-et-le-cerema-lancent-le-label-ville-durable-et-innovante/

 

Flocon Vert, le label des destinations touristiques de montagne engagées dans la la transition écologique, avec Mountain Riders

capture_d_e_cran_2022-11-28_a_09.32_23.png Mountain Riders accompagne les territoires dans le processus de candidature et de labellisation Flocon Vert. Cette démarche a pour objectif d’engager et de structurer la transition écologique des stations de montagne en impliquant les parties prenantes du territoire. Le Flocon Vert donne au grand public une vision claire des destinations touristiques de montagne engagées. 20 destinations de toutes tailles et représentant plusieurs massifs Français sont déjà labellisées. Le Flocon Vert est une démarche de labellisation pour garantir l’engagement durable des destinations touristiques de montagne. Cette démarche est développée par l’association Mountain Riders pour accompagner les territoires dans leur transition et donner aux amoureux de la montagne une vision claire des destinations touristiques engagés. « Choisir une station Flocon Vert pour ses vacances, c’est soutenir un tourisme responsable ! »

Origines du Flocon Vert

Eco Guide des stations de montagne En 2006, l’association Mountain Riders lançait l’Eco Guide des stations de montagne. Basé sur un questionnaire envoyé aux mairies, offices du tourisme et remontées mécaniques, cet Eco Guide recensait les bonnes initiatives des destinations en matière de développement durable. L’Eco Guide apportait ainsi une vision des actions entreprises et du travail qu’il restait à faire. C’était un premier pas ! En 2011, Mountain Riders et plus de 70 structures partenaires expertes du tourisme en montagne et du développement durable ont travaillé pour formaliser des critères d’éligibilité pour un label de durabilité. Le Flocon Vert était né. Depuis 2011, afin de prendre en compte les évolutions environnementales, sociétales et règlementaires, le cahier des charges est mis à jour tous les 5 ans. En 2022, cette actualisation a mobilisé plus de 40 experts.

Le Flocon Vert aujourd’hui

capture_d_e_cran_2022-11-28_a_09.32_48.png La collaborations avec les destinations touristiques a permis d’identifier un besoin fort d’accompagnement. La démarche de labellisation implique aujourd’hui l’organisation de plusieurs ateliers sur les territoires engagés. Au cours de ces ateliers, un travail avec l’office de tourisme, la mairie, les exploitants du domaine skiable permet de co-construire une vision à long terme du développement de leur territoire. Après une phase de diagnostic partagé, les acteurs économiques du territoire sont invités à participer à la mise en œuvre de solutions concrètes pour donner forme à la transition.

Les forces du Flocon Vert

Amélioration continue
Amélioration continue
  • Amélioration continue : Le Flocon Vert valorise les destinations touristiques ayant une politique ambitieuse de développement durable. La labellisation n’est possible que si le territoire est en mesure de fournir une stratégie formalisée et un plan d’action concret sur 3 ans. Mountain Riders accompagne les acteurs dans ce travail. C’est tout l’enjeu de la démarche !
Co-construction
Co-construction
  • Co-construction : Le Flocon Vert a été crée et développé dans une logique de co-construction. C’est un travail permanent avec une pluralité d’acteurs : associations, experts, membres du comité de labellisation, auditeurs, universitaires, collectivités et représentants politiques. Au sein d’ateliers animés sur les territoires de montagne, les outils de l’intelligence collective permettent d’inclure et de mobiliser tous les acteurs du changement : citoyens, socio-professionnels, associations locales, parcs et réserves naturelles, ONF, régies, …
Méta-label
Méta-label
  • Méta-label : La durabilité ne se limite pas à l‘écologie. Pour que le développement touristique des territoires soit soutenable, il est essentiel de prendre en compte les aspects sociaux-culturels, économiques, politiques et environnementaux. Le Flocon Vert donne une vision claire des niveaux d’engagements des territoires (actions, projets, normes, labels, certifications, …) sur des critères aussi diversifiés que : stratégie, participation, aménagement, mobilités, résilience, diversification, suivi et stratégie économique, emploi, économie locale, vie locale, sensibilisation, confort d’usage, famille, offre culturelle, sols, air, énergies, biodiversité, eau, déchets.
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Cahier des charges du Flocon Vert

Cahier des Charges – Flocon Vert – 2017

Les membres du Comité Flocon Vert

Les membres du Comité Flocon Vert
Les membres du Comité Flocon Vert

20 destinations labellisées

Exemples d’actions réalisées par les 20 destinations touristiques de montagne labellisées Flocon Vert en 2022 : 20 destinations de montagne labellisées Flocon Vert 2022
Flocon Vert, le label des destinations touristiques de montagne engagées dans la la transition écologique, avec Mountain Riders

 

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Et si le monde d’après était déjà là ?

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Depuis 50 ans, avec « Halte à la Croissance », nous savons que nous allons collectivement droit dans le mur et nous poursuivons inlassablement nos efforts pour y aller encore plus vite ! Pourquoi ? Le « bug humain » évoque l’idée que l’être humain serait trop assoiffé de nourriture, de pouvoir et de sexe pour se préoccuper de notre avenir commun. Il est pourtant, même dans ce cas là, indispensable et urgent d’agir si nous voulons au moins continuer à jouir de la vie … non ? Toutes nos activités économiques, nos organisations sociales, nos ressources naturelles vitales reposent sur un équilibre que nous contribuons chacun à perturber durablement par nos achats, nos déplacements, nos consommations d’énergie et de ressources naturelles. Cette période de confinement(s) m’a donné envie de réactiver CDURABLE.info en sommeil depuis 7 ans, le temps d’appliquer concrètement l’esprit coopératif en zone rurale pour créer de l’emploi et soutenir une consommation et une production locale et responsable. D’autres initiatives existent partout : CDURABLE.info est là pour les faire connaitre et vous mettre en relation pour passer à l’action et devenir un acteur du changement pour un monde plus désirable, responsable et vivable.

Climat : comment les collectivités territoriales financent leur transition – une anaIyse I4CE

Climat : comment les collectivités territoriales financent leurs investissements
Climat : comment les collectivités territoriales financent leurs investissements

Les chiffres qui recensent les besoins d’investissement ou d’ingénierie des collectivités sont ceux tirés de l’étude publiée en octobre.
L’enjeu de ce rapport est, dans le contexte du dialogue budgétaire et du débat sur la situation exacte des finances locales, d’introduire la discussion sur le financement de ces besoins : entre autofinancement des collectivités, mobilisation supplémentaire de l’emprunt et subventions et dotations de l’Etat, qui doit payer, comment et combien ? Par ailleurs I4CE fait pour la première fois une analyse détaillée des financements spécifiquement climat apportés par l’Etat aux collectivités. Enfin, I4CE attire l’attention de tous sur les risques liés au climat d’incertitude actuel sur la possibilité même d’une accélération des investissements des collectivités.

Synthèse

I4CE - Institute for Climate Economics
I4CE – Institute for Climate Economics
Selon les travaux d’I4CE, les collectivités territoriales doivent, pour remplir les engagements européens et internationaux de la France en matière de neutralité carbone, plus que doubler leurs investissements annuels en direction du climat (12 Mds€ annuels contre 5,5 Mds€ actuellement), pour atteindre environ 20 % du total de leurs dépenses d’investissement actuelles. La présente étude a pour objectif de décrypter les modalités de financement des investissements des collectivités territoriales, tous secteurs confondus, et de mettre en avant la façon dont le contexte macroéconomique actuel est susceptible de percuter la nécessité d’une accélération de ceux dédiés au climat.
Le premier levier de financement de l’investissement des collectivités territoriales est leur capacité d’autofinancement
Le premier des leviers de financement de l’investissement des collectivités territoriales est leur capacité d’autofinancement par l’excédent qu’elles dégagent entre leurs recettes de fonctionnement (fiscalité, dotations et produits des services) et leurs dépenses de fonctionnement (masse salariale, dépenses de fonctionnement courant, subventions, prestations diverses et intérêts de la dette). Sur les 67 Mds€ de dépenses d’investissement réalisées en 2021, 39 Mds€, soit 59 % du total ont été ainsi autofinancées. Les dotations et subventions reçues par les collectivités de la part de tiers (État et ses opérateurs, Europe, autres collectivités) constituent le second levier de financement, dont la part est stable dans le temps (25 Mds€, soit 37 % des dépenses d’investissement en 2021). Les subventions et dotations de l’État et de ses opérateurs qui sont directement dédiées aux actions climat des collectivités ont été quantifiées par I4CE dans la présente publication : d’un montant total de 2,7 Mds€ en autorisations d’engagement en 2023, elles sont en forte hausse sous l’effet, notamment, de la création du « Fonds vert » (qui inclut des dépenses pour d’autres enjeux environnementaux néanmoins). L’endettement constitue le dernier levier de financement du programme d’investissement des collectivités. Le flux net d’emprunt du secteur local (emprunts nouveaux – remboursements effectués) a représenté au total 3 Mds€ en 2021, soit 4 % des dépenses d’investissement, après un pic à 8 % en 2020 du fait de la crise sanitaire.
Subventions de l'Etat et de ses operateurs specifiquement dediees à l'investissement climat des collectivites
Subventions de l’Etat et de ses operateurs specifiquement dediees à l’investissement climat des collectivites
L’accélération des dépenses en direction du climat est menacée par le haut niveau d’incertitude qui caractérise aujourd’hui tous les leviers de financement de l’investissement public local.
La capacité d’autofinancement des collectivités dans les années à venir sera en effet affectée par une croissance des dépenses de fonctionnement qui pourrait être plus rapide que celles de leurs recettes, sous l’effet notamment de la crise énergétique, de l’inflation, des pressions sur la masse salariale et de la remontée des taux d’intérêt. Dans le même temps, les dotations de l’État, en fonctionnement comme en investissement, sont annoncées stables en valeur. Dans ce contexte, le risque majeur est celui d’une anticipation par les collectivités d’une contraction de leur épargne qui les conduirait à prendre, dès aujourd’hui, des décisions prudentes dans la programmation de leurs investissements, y compris pour ceux dédiés au climat. Bien qu’en hausse, les subventions et dotations de l’État (et de ses opérateurs) directement dédiées aux actions climat des collectivités ne constituent qu’une faible part des sources de financement de leurs investissements. Dès lors, le « Fonds vert », s’il envoie un signal positif aux porteurs de projet, ne peut constituer une réponse à la hauteur de l’enjeu d’accélération des actions climat des collectivités. Le caractère pérenne des financements directement dédiés à la transition écologique au sein du Fonds vert n’est par ailleurs pas garanti. L’augmentation du recours à l’emprunt dans les collectivités constitue un autre levier possible de financement pour accélérer les investissements climat, d’autant que les établissements bancaires développent leur offre spécifiquement dédiée à la transition écologique. Néanmoins, la loi de programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027, encore en discussion au Parlement, prévoit dans sa version initiale une trajectoire de désendettement des collectivités qui est contradictoire avec une mobilisation accrue de l’emprunt, sans que des leviers précis aient été mis en avant pour la mettre en œuvre. Enfin, le plafonnement des dépenses de fonctionnement pourrait compromettre la capacité des collectivités à conduire les recrutements nécessaires pour mettre en œuvre la transition et accompagner un programme d’investissement ambitieux. Le besoin d’ingénierie pour mettre en œuvre ces actions est de son côté évalué par I4CE à 1,5 Md€ annuel, soit 2 % de la masse salariale totale des collectivités. Dès lors, dans le cadre de la planification écologique souhaitée par le gouvernement, les chantiers de « France Nation Verte » et de l’« agenda territorial » devraient avoir parmi leurs objectifs celui d’élaborer un cadre financier susceptible d’accompagner et orienter dans la durée cette accélération des investissements indispensable pour l’atteinte de la neutralité carbone à l’échelle nationale.

Climat : comment les collectivités territoriales financent leurs investissements – I4CE

Climat : comment les collectivités territoriales financent leurs investissements

 

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Les facteurs du changement, un documentaire de Cyril Dion sur les engagements écologiques de La Poste

Les facteurs du changement, un documentaire de Cyril Dion sur les engagements écologiques de La Poste
Les facteurs du changement, un documentaire de Cyril Dion sur les engagements écologiques de La Poste
« Pour la première fois, Cyril Dion, écrivain et réalisateur engagé, a souhaité observer de l’intérieur la réalité des actions d’une entreprise qui s’engage sur une trajectoire compatible avec les accords de Paris : La Poste. A travers ce film, co-réalisé par Thierry Robert (cinquième rêve), Cyril Dion rend compte du chemin accompli par La Poste dans la décarbonation de ses activités mais pose aussi en creux une question qui s’adresse à toutes les entreprises : comment concilier croissance économique et lutte contre le réchauffement climatique ? Depuis près de 20 ans, La Poste entreprend une transition écologique tant en interne que sur le terrain. Dans ce documentaire d’une vingtaine de minutes, Cyril Dion se penche sur le sujet et part à la rencontre des acteurs de ce changement. C’est d’abord avec Gisèle et Yohann que ce voyage commence. Ces deux facteurs, fiers de leur métier, expliquent à Cyril avec passion comment se traduisent ces actions en faveur du climat. Massification des chargements, mutualisation des tournées, voitures électriques et vélo-cargo… les méthodes pour réduire l’impact écologique se sont développées et le métier de facteur a quant à lui évolué.
Philippe Wahl, P-DG du Groupe La poste et Cyril Dion, réalisateur du film
Philippe Wahl, P-DG du Groupe La poste et Cyril Dion, réalisateur du film
Après avoir découvert sur le terrain les multiples « casquettes vertes » de Gisèle et Yohann, Cyril se rend auprès d’experts pour comprendre comment la Poste a mis en place cette politique écologique. À travers les témoignages de Christophe, Laure et Marie-Laure, respectivement Directeurs des transports, de la RSE et de la Plate-forme Industrielle Courrier d’Auvergne, Cyril démontre que La Poste a su s’adapter aux évolutions de la société en intégrant au cœur de sa politique l’écologie. Une preuve pour les entreprises du monde entier que cela est possible et que le changement doit également passer par elles ! »
« Facteurs du changement »
« Facteurs du changement »

La Poste, cas d’école en matière d’engagement environnemental des entreprises

Fortement engagée dans sa transition énergétique depuis près de 20 ans, La Poste continue d’agir pour le climat afin de décarboner l’ensemble de ses activités. Dans son film-documentaire réalisé par Thierry Robert et produit par Le cinquième rêve, Cyril Dion, auteur et militant écologiste, explore les actions concrètes mises en place en interne et sur le terrain, ainsi que leur lecture par les Postiers. Il pose aussi en creux une question qui s’adresse à toutes les entreprises : croissance économique et lutte contre le réchauffement climatique sont-elles compatibles ?
De gauche à droite : Philippe Wahl, Cyril Dion et Philippe Dorge
De gauche à droite : Philippe Wahl, Cyril Dion et Philippe Dorge

Des engagements au quotidien pour une croissance économique respectueuse de l’environnement

Questionner l’engagement réel des entreprises devient aujourd’hui indispensable à l’heure des grandes transitions énergétiques et économiques. Afin d’y répondre, La Poste intensifie sa stratégie « bas carbone » en s’engageant notamment à doubler le nombre de véhicules utilitaires électriques d’ici 2025 et en préparant la sortie des camions du gazole. Si les engagements du groupe sont pris au siège, l’ensemble des collaborateurs est sensibilisé à ces questions actuelles : c’est en partant à la rencontre des acteurs de ce changement que Cyril Dion recueille leur témoignage, des facteurs sur le terrain aux décisionnaires.

Le synopsis de l’histoire d’un engagement d’entreprise publique

Cyril Dion
Cyril Dion
Dans son documentaire, Cyril Dion s’entretient avec plusieurs Postiers incarnant les missions du groupe. C’est d’abord avec Gisèle et Yohan que ce voyage commence. Ces deux facteurs expliquent à Cyril avec passion comment ils intègrent dans leur quotidien ces actions en faveur du climat : massification des chargements, mutualisation des tournées, voitures électriques et vélo-cargo… Autant de petites révolutions qu’il faut intégrer dans le quotidien des tournées. Des témoignages forts de collaborateurs engagés, désireux de mieux connaitre les actions du groupe. C’est dans ce sens que Cyril accompagne ces facteurs à la rencontre des experts, qui ont « pensé » cette politique écologique. Un temps d’échange durant lequel ces derniers détaillent une vision plus large de la politique de La Poste, sans sous-estimer les difficultés réelles.
Pour Philippe Dorge, Directeur général adjoint du groupe La Poste, en charge de la branche Services-Courrier-Colis: « Si La Poste est l’une des entreprises les plus engagées pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, l’enjeu climatique exige un véritable changement de paradigme. Mais nous sommes prêts à relever ce défi tout en gardant notre coup d’avance ! »
Film complet « Facteurs du changement » Un documentaire de Cyril Dion et de Thierry Robert

À propos de « La Poste »

image002-9.png La Poste est une société anonyme à capitaux publics, filiale de la Caisse des Dépôts et de l’Etat. Le groupe La Poste est organisé en quatre branches : Services-Courrier-Colis, Grand Public et Numérique, GeoPost, La Banque Postale qui constitue avec sa filiale CNP Assurances le 11e bancassureur européen. La Poste distribue plus de 18 milliards d’objets par an dans le monde (lettres, imprimés publicitaires et colis), 6 jours par semaine. Attaché à sa présence territoriale, le groupe compte 17 000 points de contact (bureaux de poste, agences postales communales, relais poste commerçants) et 18 000 points d’accès à un service postal (Pickup, carrés pros, consignes ou encore drive colis). En 2021, le groupe La Poste a réalisé un chiffre d’affaires de 34,6 milliards d’euros, dont 41 % à l’international, et emploie près de 245 000 collaborateurs, dans 63 pays sur 5 continents dont 193 000 en France. Entreprise à mission depuis juin 2021, leader de la transition écologique et de la finance verte, La Poste ambitionne d’atteindre le « zéro émission nette » à horizon 2050. Avec son plan stratégique « La Poste 2030, engagée pour vous », l’entreprise publique se fixe l’ambition de devenir la première plateforme européenne du lien et des échanges, humaine et digitale, verte et citoyenne, au service de ses clients dans leurs projets et de la société tout entière dans ses transformations.

À propos de « Le cinquième rêve »

Le cinquième rêve est une société de production fondée en 2008 à Dieulefit, dans la Drôme. Sa vocation est de produire des films de grande qualité, qui mettent en lumière les destins extraordinaires des gens qui décident de vivre leurs rêves, et qui questionnent la place de l’homme dans son univers. Leurs documentaires sont diffusés sur des chaînes françaises et étrangères et ont gagné à ce jour 67 Prix dans les festivals internationaux et une nomination aux Emmy Awards en 2019.
  • www.lecinquiemereve.fr

 

Black Friday, 25 novembre 2022, une coalition d’ONG veut faire payer à Amazon des salaires justes, ses impôts et son impact sur la planète

Black Friday : mettons Amazon hors-service !

Faire payer à Amazon des salaires justes, ses impôts et son impact sur la planète.
Faire payer à Amazon des salaires justes, ses impôts et son impact sur la planète.
Fermetures de magasins, dégradation des conditions de travail, augmentation de l’impact climatique, évitement des taxes et des impôts,… Alors que les rapports alertant sur les dangers des grandes plateformes de la vente en ligne se sont accumulés, de nouveaux entrepôts ouvrent leur porte. Le Black Friday est l’occasion pour de nombreux collectifs de rappeler au Gouvernement et à l’Élysée la nécessité d’encadrer un modèle responsable des crises environnementales, sociales et économiques en cours. Ce vendredi 25 novembre, c’est le Black Friday, fête de la surproduction et de la surconsommation préparée à coups de publicités massives et de promotions extrêmes, afin d’inciter les citoyen·nes à acheter des millions de produits en pleine crise climatique et sociale. Plusieurs centaines de collectifs se mobilisent vendredi et samedi pour stopper la multinationale prédatrice, détruisant la planète, les territoires et les solidarités. Amazon a un impact climatique colossal, basé sur une augmentation continue de la production de biens pour proposer un catalogue le plus large possible et le moins cher. Ces produits inondent ensuite le marché pour concurrencer les autres acteurs. Alors que plus de 80% de l’empreinte carbone d’un produit textile ou électronique est effectuée lors des phases d’extraction et de fabrication, augmenter la production conduit à la catastrophe climatique (1). Le nombre de ventes par Amazon a ainsi augmenté de 23% en 2021 (2), dépassant la barre des 1 milliards de produits distribués chaque année. Pire, le gouvernement se refuse à encadrer l’entreprise climaticide, permettant la construction de 7 nouveaux entrepôts Amazon en France en 2022 (3). Des implantations qui empêchent les territoires concernés d’implanter une production locale et de réduire notre production. leaflet_back.png
Pour Vincent Drezet, porte-parole d’Attac « Le criminel climatique Amazon se développe et s’implante en profitant de la connivence d’élue·s et du gouvernement alors que cette multinationale détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée. Pire, aucune volonté politique n’est à l’œuvre pour empêcher la firme de dissimuler ses bénéfices dans des paradis fiscaux. Amazon c’est 90 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2021 et 0€ d’impôts sur les sociétés en France. C’est à nous, ensemble de mettre hors service Amazon et son monde, et promouvoir les alternatives locales
A la place des emplois détruits, il est proposé des emplois aux conditions de travail infernales dans les plateformes de e-commerce. Elles se traduisent par un nombre élevé et permanent de travailleurs intérimaires, une augmentation des inaptitudes à reprendre le travail, un nombre élevé d’abandons de postes. Ce sont près de la moitié des effectifs qui ont été remplacés en 2021 (4) et aboutissent à l’épuisement rapide des bassins d’emplois. Au vu de l’urgence climatique et sociale, nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre pour poursuivre et amplifier les actions en faveur du développement d’une économie locale, créatrice d’emploi, génératrice de lien social tout en étant compatible avec les impératifs climatiques. Pour Étienne Coubard, chargé de mobilisation aux Amis de la Terre « Cette période marquée par les crises environnementales, sociales et de hausse des prix montre notre vulnérabilité et le besoin d’encadrer le secteur de la vente en ligne. Une nécessité pour pouvoir relocaliser notre production, créer des emplois de qualité et justement rémunérés. A contre courant de la position actuelle du Gouvernement, un choix doit s’opérer pour être en phase avec les enjeux de sobriété, de maîtrise des prix et endiguer notre dépendance à l’importation.» Nos actions vont se poursuivre partout en France ces 25 et 26 novembre pour mettre hors d’état de nuire Amazon, sensibiliser toujours plus de monde et interpeller les pouvoirs publics afin qu’ils agissent enfin contre les désastres sociaux, écologiques et fiscaux générés par Amazon. Elles s’inscrivent dans une mobilisation internationale avec des actions dans plus de 30 pays dans le cadre de la campagne « Make Amazon Pay«  (5).
Notes :
  1. Quantis & The Climate Works Foundation, Measuring Fashion, 2018
  2. Le Parisien, En 2021, Amazon a fait un chiffre d’affaires record de 9 milliards d’euros en France, 29 septembre 2022
  3. Moult-Chicheboville (14), Briec (29), Rivesaltes (66), Longvic (21), Calais (62), Brebières (62) et Toulouse (31).
  4. L’humanité, Révélations. Amazon France : les vrais chiffres d’une casse sociale « inouïe », 7 novembre 2022

 

Black Friday, les droits humains et la planète ne sont pas en soldes ! Signez l’initiative citoyenne européenne « bons vêtements, salaire décent »

Exigeons un salaire vital pour celles et ceux qui fabriquent nos vêtements !
Exigeons un salaire vital pour celles et ceux qui fabriquent nos vêtements !

Saviez-vous qu’au Bangladesh, les travailleurs et travailleuses de l’industrie textile gagnent autour de 3€ par jour ?

b05d2ced-5f3d-4d75-9733-d562a42f24a2.png Or, pour vivre décemment et couvrir leurs besoins fondamentaux, chaque famille devrait gagner minimum 12€ par jour. En moyenne dans le monde entier, les personnes qui fabriquent nos vêtements gagnent 2 à 5 fois moins que ce dont ils ont besoin pour vivre décemment.

Et ce n’est pas tout !

  • 80% : ce n’est pas une super réduc’, mais bien le pourcentage de vêtements qui finissent dans une décharge ou sont incinérés !

Les droits humains et la planète ne sont pas en soldes !

En ce jour de Black Friday, interrogeons-nous sur ce qui se cache derrière les promos et discounts : la fast-fashion est bâtie sur un modèle de surproduction, qui exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements et ne respecte pas les limites de la planète !
Poussons les marques et les industriels de la fast fashion à prendre leur responsabilité !
Pour le Black Friday, œuvrons ensemble pour une mode équitable : exigeons de l’Union Européenne qu’elle garantisse un salaire vital pour celles et ceux qui fabriquent nos vêtements ! Comment ? capture_d_e_cran_2022-11-25_a_10.17_56.png Rejoignez la campagne Good Clothes, Fair Pay !
La campagne Good Clothes, Fair Pay (Pour une mode responsable, un salaire juste) est une initiative citoyenne européenne (ICE) : un instrument de démocratie participative qui permet aux citoyen·ne·s d’interpeler directement la Commission européenne. Si nous atteignons 1 million de signatures, celle-ci devra répondre. En 2013, la première ICE à atteindre 1 million de signatures, Right2Water, a conduit à l’inclusion du droit à l’eau potable et à l’assainissement au cœur des politiques européenne, puis quelques années plus tard à la directive eau potable. Cette campagne est menée par une coalition citoyenne, et soutenue par des ONG et des expert·e·s des salaires vitaux.
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Une Initiative citoyenne européenne

Good Clothes, Fair Pay (Bons vêtements, salaire décent)

Nous invitons la Commission européenne à proposer une législation obligeant les entreprises actives dans le secteur de l’habillement et de la chaussure à exercer un devoir de vigilance en ce qui concerne les salaires minimums vitaux dans leur chaîne d’approvisionnement. La législation doit atteindre les objectifs suivants :
  • compléter et renforcer le «cadre de l’Union relatif à la gouvernance d’entreprise durable» et la «directive de l’UE relative à des salaires minimaux adéquats»;
  • exiger des entreprises qu’elles recensent, préviennent et atténuent les incidences négatives sur le droit fondamental à un salaire minimum vital, le droit à la liberté d’association et le droit de négociation collective;
  • réduire la pauvreté dans l’Union et dans le monde, en accordant une attention particulière à la situation des femmes, des migrants et des travailleurs sous contrat précaire ainsi qu’à la nécessité de lutter contre le travail des enfants;
  • interdire les pratiques commerciales déloyales qui causent des préjudices réels et potentiels pour les travailleurs du secteur de l’habillement et de la chaussure ou y contribuent et promouvoir des pratiques d’achat équitables;
  • donner aux consommateurs un droit à l’information sur les entreprises du secteur de l’habillement et de la chaussure;
  • améliorer la transparence ainsi que l’obligation de rendre des comptes des entreprises du secteur de l’habillement et de la chaussure.

L’objectif et d’atteindre 1 million de signatures.

 

Réduire la mortalité des oiseaux causée par les lignes électriques, un partenariat européen

Partenariat entre associations de protection de la nature (LPO, France Nature Environnement [FNE]) et entreprises (RTE, Enedis)
Partenariat entre associations de protection de la nature (LPO, France Nature Environnement [FNE]) et entreprises (RTE, Enedis)

Un partenariat pour réduire l’impact des réseaux électriques sur les oiseaux en Europe

Rare exemple de coordination entre des associations de protection de la nature (LPO, France Nature Environnement [FNE]) et des entreprises (RTE, Enedis), le Comité National Avifaune (CNA) favorise les relations entre les gestionnaires du réseau électrique français et les naturalistes, afin d’élaborer et mettre en œuvre des actions de protection ciblées et coordonnées visant à limiter l’impact des lignes électriques sur les oiseaux. Le CNA se réunit en colloque le 25 novembre 2022 pour présenter les progrès et innovations réalisés depuis sa création en 2004, dont le déploiement de ses activités à l’échelle européenne. CNA%20nouveaux%20logos.JPG Les oiseaux font l’objet d’une attention particulière à proximité des lignes électriques car ils sont historiquement exposés à deux principaux types de dangers : la collision et l’électrocution. La vulnérabilité diffère selon les espèces en fonction de leur taille, de leur répartition et de leur comportement mais pour certains rapaces emblématiques comme le Vautour moine, le Gypaète barbu, l’Aigle de Bonelli ou le Milan royal, les lignes électriques constituent un risque majeur de mortalité. Sur les 70 oiseaux admis pour électrocution dans les centres de soins pour la faune sauvage de la LPO en 2021, 88% étaient des rapaces et seuls 3 ont survécu. Face à ce constat, la LPO et FNE se sont associées dès 2004 aux gestionnaires des réseaux français, RTE et Enedis, pour créer le Comité National Avifaune afin de travailler ensemble à la recherche de solutions. S’est installée au fil des ans une relation de confiance et une implication durable, où prime le souci de mieux protéger les espèces. Rejoint depuis 2013 par le Ministère de la Transition Energétique, le CNA permet le retour d’expériences sur les initiatives menées, l’analyse des difficultés rencontrées sur le terrain et la mobilisation des acteurs locaux.

Un déploiement européen

Réduire la mortalité des oiseaux causée par les lignes électriques, un partenariat européen En janvier 2023, le projet LIFE SafeLines4Birds, entièrement dédié à la sécurisation des oiseaux susceptibles d’évoluer aux abords de lignes électriques, débutera pour 6 ans et visera également à apporter des solutions aux risques de collisions, d’électrocution et de dérangement de l’avifaune. Doté d’un budget total de près de 15 millions d’euros cofinancé par la Commission Européenne, il permettra notamment l’installation de 180 plateformes pour la nidification des cigognes et la mise en place de 4000 dispositifs de dissuasion de rapprochement des oiseaux des lignes électriques en France, en Belgique et au Portugal.
LIFE Gypconnect
LIFE Gypconnect
Dans le cadre du projet LIFE Gypconnect également financé par l’Europe et coordonné par la LPO entre 2015 et 2022 pour la sauvegarde du Gypaète barbu, un inventaire des installations présentant un danger pour ce rapace avait déjà abouti à la neutralisation de près de 13 km de lignes électriques. De telles actions seront poursuivies jusqu’en 2028 par le nouveau projet LIFE Gyp’Act.
Agissons pour demain en faveur du Gypaète barbu…
Agissons pour demain en faveur du Gypaète barbu…

L’innovation au service des oiseaux

Les échanges au sein du CNA ont permis de sélectionner, puis de perfectionner des dispositifs pour protéger les oiseaux à proximité des installations à risque, par exemple grâce à des balises qui ont un rôle préventif dans la percussion des lignes par les oiseaux, grâce à leurs bandes réfléchissantes qui tournoient dans l’air. Enedis a mis au point un procédé innovant qui permet d’installer ces « balises avifaunes » sur les câbles à haute tension dans des lieux difficiles d’accès (montagnes, zones humides), sans couper le courant, à l’aide de drones spécialement conçus à cet effet. D’autres balises ont été mises au point, pour RTE, afin d’équiper des tronçons à forts enjeux pour certaines espèces menacées. Constituées de deux demi-sphères rouge et jaune en aluminium qui s’emboîtent, ces « avisphères » restent visibles par les oiseaux de jour comme de nuit, quel que soit leur angle de vol. L’application mobile « Avifaune et câbles » recense également les zones sensibles et répertorie les lignes à risque. C’est un outil précieux pour les gestionnaires de réseaux qui peuvent ainsi profiter de travaux de maintenance courante pour réaliser des opérations de protection des oiseaux en neutralisant un danger ainsi signalé. Dans un premier temps utilisée dans le Parc national de la Vanoise, elle sera bientôt déployée sur un territoire plus vaste. Les pylônes électriques offrent même aujourd’hui de nouveaux sites de nidification à certaines espèces protégées, comme le Balbuzard pêcheur dont près de 30% de la population française niche à leur sommet. capture_d_e_cran_2022-11-25_a_10.07_15.png

 

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Pour une pensée systémique de Donella H. Meadows

Livre concis et crucial, Pour une pensée systémique offre un aperçu de la résolution de problèmes à des échelles allant du niveau personnel au niveau mondial. Écrit par Donella Meadows, autrice principale de Limites à la croissance dans un monde fini publié il y a 50 ans, cet ouvrage rend accessible, à l’aide d’exemples simples et non sans humour, les concepts et outils de la pensée systémique, dont les moyens de réparer les systèmes dysfonctionnels.

Mieux intégrer la biodiversité dans la planification territoriale, un partenariat entre la Fédération nationale des SCoT et l’Office français de la biodiversité

À l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités Locales, le président de la Fédération nationale des SCoT et le directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB) ont conclu un nouveau partenariat pour favoriser l’intégration de la biodiversité dans la planification territoriale. Lutte contre l’artificialisation des sols, changement climatique, gestion des risques, réindustrialisation et souveraineté alimentaire, la France vit aujourd’hui une « véritable révolution dans l’aménagement de son territoire », selon la Fédération nationale des SCoT. Cette association d’élus représentant les structures porteuses d’un schéma de cohérence territoriale est convaincue que la réponse à ces enjeux passe notamment par une meilleure prise en compte de la biodiversité dans la planification territoriale. Cette conviction est pleinement partagée par l’OFB qui a proposé, en collaboration avec le centre national de la fonction publique territoriale, un cycle de webinaires « biodiversité et planification territoriale » en juin dernier.

Des objectifs communs en faveur de nouveaux modes d’aménagement des territoires

« Pour mener à bien cette « révolution », il faudra compter sur la mobilisation de tous les acteurs – État, Régions, Départements et bloc local, ainsi que les aménageurs – qui devront redoubler d’imagination », assure Michel Heinrich, président de la Fédération des SCoT.
À l’occasion de ses Rencontres nationales, la Fédération des SCoT a présenté une étude intitulée : s’engager dans de nouveaux modèles d’aménagement : choisir pour ne pas subir ! Cette publication, à laquelle l’OFB a contribué, a vocation à aider les élus et leurs techniciens à identifier les questions à se poser et à définir un cadre de réflexion notamment sur la définition des besoins, la création de valeurs, les conditions d’une densité appropriée par les habitants, la qualité du dialogue local ou le rôle des espaces non bâtis comme épicentre des transitions. 53_638047932901157514.png

Faire des espaces naturels l’un des piliers des SCoT

Michel Heinrich, invite à poser un autre regard sur les espaces naturels qui sont « autant d’opportunités de développement, d’attractivité et de préservation du territoire que le bâti. Il faut arrêter d’appréhender ces espaces comme des contraintes supplémentaires, mais plutôt parvenir à les intégrer dans des projets stratégiques de territoires ».
56_638048118909182799.jpg La Fédération s’attachera d’ailleurs à essaimer les bonnes pratiques en termes d’intégration de la biodiversité dans les SCoT grâce à une publication spécifique en 2023 que l’OFB diffusera dans ses centres de ressources. Le Salon des Maires et des Collectivités Locales offre aussi l’occasion pour le directeur général de l’OFB, Pierre Dubreuil, de rappeler l’importance d’un dialogue étroit entre collectivités et gestionnaires d’aires protégées. Il insiste également sur l’avancée que constitue la loi Climat et Résilience pour la consolidation de la Trame verte et bleue, qui s’articule pleinement avec la mise en œuvre de l’objectif « zéro artificialisation nette » (ZAN).

Renforcer la place accordée aux sols et à leur multifonctionnalité dans la planification

Beaucoup de travaux sur les sols concernent les espaces agricoles alors qu’avec la mise en œuvre de l’objectif ZAN, l’enjeu est aussi d’inclure cette question dans l’enveloppe urbaine. La définition d’un gradient de naturalité du tissu urbain, en croisant par exemple plusieurs critères, comme l’indice de perméabilité des sols, le taux d’occupation des sols par le végétal ainsi que la diversification des strates végétales, pourrait permettre de renforcer la place accordée aux sols vivants dans la planification territoriale. Pour cela, la Fédération nationale des SCoT s’inspirera de la démarche initiée par la Métropole de Tours pour créer en 2023 la méthodologie d’un atlas des sols déclinable sur l’ensemble des territoires de SCoT.
Selon Pierre Dubreuil, « mobiliser les acteurs pour qu’ils protègent les sols vivants et les restaurent, c’est contribuer à rendre tangible le fait d’habiter et de produire sans détruire les écosystèmes et sans altérer les services vitaux qu’ils rendent ».
Pierre Dubreuil, directeur général de l’OFB et Michel Heinrich, président de la Fédération des SCoT.
Pierre Dubreuil, directeur général de l’OFB et Michel Heinrich, président de la Fédération des SCoT.

La Fédération Nationale des SCoT

scot.png La Fédération Nationale des SCoT, créée en juin 2010, a pour ambition de regrouper l’ensemble des structures porteuses de SCoT avec un objectif double : mettre en réseau et capitaliser les expériences de chacun, et participer activement aux politiques nationales d’aménagement du territoire. Elle est, depuis le 22 avril 2011, présidée par Michel Heinrich, également Président du Syndicat mixte du SCoT des Vosges Centrales et de la Communauté d’agglomération d’Épinal. Les instances de la Fédération reproduisent le binôme «élus/techniciens » qui existe dans les établissements publics en charge des SCoT. C’est par la richesse de cette complémentarité ́ des approches politiques et techniques que se dessine une vision d’avenir pour les territoires. C’est pourquoi la Fédération nationale des SCoT se veut un endroit d’échanges et de réflexions, au plus près des réalités territoriales et des préoccupations de chacun : elle représente tous les SCoT, qu’ils soient urbains, ruraux ou périurbains.
  • www.fedescot.org

L’Office français de la biodiversité

capture_d_e_cran_2022-11-24_a_17.26_58.png Établissement public de l’État créé le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité est placé sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il a pour missions la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine, ainsi que la gestion équilibrée et durable de l’eau, dans l’Hexagone et en Outre-mer. Il est chargé de développer la connaissance scientifique et technique des espèces, des milieux et de leurs usages, de surveiller et de contrôler les atteintes à l’environnement, de gérer des espaces protégés, d’appuyer la mise en œuvre des politiques publiques, et de mobiliser l’ensemble de la société, acteurs socio-économiques comme citoyens.
  • www.ofb.gouv.fr

 

Biosourcer l’achat public : un levier stratégique pour décarboner

capture_d_e_cran_2022-11-24_a_17.01_05.png Dans le cadre du Salon des Maires, la filière industrielle, en partenariat avec la Direction générale des Entreprises du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, présente les actions mises en œuvre pour favoriser la commande publique des produits de peinture et de détergence biosourcés.
Des produits plébiscités par les Français  
Des produits plébiscités par les Français  

Stratégie nationale d’accélération des produits biosourcés et des biotechnologies industrielles : favoriser la commande publique pour les produits biosourcés

Cette expérimentation s’inscrit dans la stratégie nationale dédiée aux produits biosourcés, annoncée par le Gouvernement le 10 décembre 2021, avec la volonté politique d’accélérer le développement des biotechnologies industrielles françaises et la fabrication de produits biosourcés, en soutien des ambitions du plan France 2030. Pour répondre à cette ambition, les industriels fabricants des produits de peintures décoratives et de produits de détergence ont travaillé pour faciliter la commande publique de produits biosourcés. Cette expérimentation doit permettre d’accélérer la décarbonation de l’achat public, en favorisant l’adoption des produits biosourcés durables pour ces deux catégories de produits. En coordination avec la Direction générale des entreprises, la filière des produits biosourcés a développé en 2022 des documents de communication, des guides techniques de filière et un référencement des produits biosourcés via une plate-forme dédiée sur l’AgroBioBase. Ces éléments pourront notamment être partagés auprès de la communauté des achats durables, la plate-forme d’échanges RAPIDD. A cette occasion, les représentants de l’Etat et de l’industrie se sont exprimés :
Gary Norden, chef de projet à la Direction générale des entreprises : « La commande publique est un levier essentiel de la politique de l’État en matière de développement durable. Elle doit tenir compte notamment de la performance environnementale des produits, en particulier de leur caractère biosourcé. Le développement de produits biosourcés en France contribue en effet à la souveraineté du pays ainsi qu’à l’atteinte des objectifs environnementaux, via notamment la substitution des produits pétrosourcés avec des produits issus de biomasses françaises. Le recours aux produits biosourcés permet par ailleurs de pérenniser ou créer des emplois locaux, industriels ou agricoles. »
Antoine Peeters, vice-président de l’ACDV et DGA de Bioeconomy For Change : « Les produits biosourcés sont nombreux et touchent tous les domaines de notre quotidien. Ils apportent des solutions opérationnelles aux collectivités et acheteurs publics en permettant de réduire notre dépendance économique et notre empreinte climatique. »
Stephan Auberger, PhD, DG de SALVECO et administrateur de FHER : « Compte-tenu de son poids économique et de son effet d’entraînement, l’achat public joue un rôle majeur dans la transition écologique. En lançant cette expérimentation sur les produits biosourcés des secteurs de la détergence et de la peinture, l’Etat encourage la performance environnementale des produits et doit donner un formidable coup d’accélérateur aux produits biosourcés. »
Guillaume Clément, PDG groupe Blanchon et administrateur de la FIPEC : « Nous devons accompagner la bascule de la pétrochimie à la chimie biosourcée, car c’est un levier d’indépendance stratégique et de décarbonation pour la France. Cela s’inscrit dans l’histoire naturelle de notre industrie. Il faut désormais accélérer grâce à ce type de soutien public. »
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La Direction générale des Entreprises

Au service du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, la Direction générale des Entreprises (DGE) conçoit et met en œuvre les politiques publiques concourant au développement des entreprises. Son action est au cœur des chantiers du gouvernement pour la transformation économique du pays. Elle porte des missions à la fois sectorielles (politique industrielle, régulation du numérique et déploiement des infrastructures, politiques de soutien à l’artisanat, au commerce, aux services et au tourisme), transverses (simplification règlementaire, politique d’innovation) et relatives à la transformation numérique et écologique de l’économie.
  • Retrouvez les actualités de la DGE sur https://www.entreprises.gouv.fr

L’Association Chimie du Végétal

Regroupant soixante-cinq d’adhérents représentatifs de l’ensemble de la chaine de valeur de la filière[[Industriels en amont (agroindustriels et chimistes), entreprises de biotechnologie, industriels dits en aval (utilisateurs de composés issus de biomasse), pôles de compétitivité, organismes professionnels]], l’Association Chimie du Végétal (ACDV) a été créée il y a près de 15 ans. Elle s’est donné pour mission de promouvoir la filière des ingrédients, matériaux et produits biosourcés. Au carrefour de compétences multi-secteurs et multi-activités, l’ACDV est un interlocuteur réfèrent, reconnu par les pouvoirs économiques et politiques, français et européens.
  • Retrouvez les actualités de l’ACDV sur www.chimieduvegetal.com

FIPEC

La FIPEC représente le secteur des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs, préservation du bois. Le secteur réalise un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros, et compte plus de 20 000 salariés au sein de 147 entreprises. A travers les 5 syndicats (AFCALE, AFEI, AFICAM, SIPEV, SPB) qui réunissent ses adhérents, la FIPEC occupe une place prépondérante dans le domaine de la parachimie, dans des secteurs d’activité extrêmement variés : automobile (peintures, colles), bâtiment (peintures, enduits, vernis, colles, adhésifs, mastics et préservation du bois), ouvrages d’art (peinture anticorrosion), transports, aéronautique, électroménager, produits manufacturiers, cosmétiques, électronique, équipement médical, revêtement métal, bois, marine, imprimerie (encres, colles), emballages (vernis, encres, colles), beaux-Arts et loisirs créatifs (couleurs, encres, colles et adhésifs).
  • https://fipec.org/

FHER

Fédération de l’Hygiène et de l’Entretien Responsable, FHER représente en France les entreprises qui formulent, fabriquent et commercialisent les produits destinés à laver, nettoyer et entretenir le linge, la vaisselle et l’ensemble des surfaces que ce soit dans les foyers, dans les collectivités, les services de santé ou dans l’industrie. FHER fédère 80 % des entreprises du secteur, TPE, PME ou grands groupes de dimension internationale. Ses 124 adhérents représentent 13 400 salariés avec 95 sites de production en France et génèrent un chiffre d’affaires de 6 Md€.
  • https://www.fher.org/

Bioeconomy For Change (B4C)

Bioeconomy For Change est le réseau de référence de la bioéconomie en France, en Europe et à l’international. Il rassemble 500 adhérents, depuis l’amont agricole jusqu’à la mise sur le marché de produits finis (coopératives agricoles, établissements de recherche et universités, entreprises de toute taille, acteurs publics, etc.). Son ambition ? Faire de la France l’un des leaders mondiaux dans la valorisation de biomasse. Pour réussir ce challenge, Bioeconomy For Change travaille à renforcer la compétitivité et l’industrialisation des entreprises de la bioéconomie par l’innovation, en structurant et fédérant un réseau unique au monde. Fort d’une équipe de 35 spécialistes, ses activités sont orientées autour des bioressources, de l’alimentation humaine et animale, de la chimie biosourcée et des biotechnologies industrielles, des produits et matériaux biosourcés, des bioénergies, des procédés et technologies. Bioeconomy For Change contribue au développement de la bioéconomie et aux stratégies d’innovation au niveau régional, national et européen. Depuis 2005, B4C a accompagné plus de 350 projets pour un investissement total de 3 milliards d’euros sur les territoires.
  • www.bioeconomyforchange.eu

 

Les Français les moins aisés s’inquiètent du changement climatique (étude groupe Casino)

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Le groupe Casino vient de publier les résultats de son étude inédite réalisée avec l’IFOP sur le rapport des Français les moins aisés à la transition écologique. Une tendance claire en ressort : le changement climatique est un facteur d’inquiétude et un accélérateur d’engagements pour cette catégorie de la population.

La nouvelle édition de l’Université de la Terre se déroulera les 25 et 26 novembre prochains à la maison de l’UNESCO de Paris. L’occasion pour le groupe Casino de réaliser une étude inédite avec l’institut de sondage IFOP sur le rapport des Français les moins aisés à la transition écologique. Le distributeur stéphanois vient d’en livrer les résultats.

Jean-Charles Naouri Président-directeur général du groupe Casino
Jean-Charles Naouri Président-directeur général du groupe Casino

Le groupe de Jean-Charles Naouri a interrogé 1 000 personnes gagnant moins de 2 000 euros nets par mois et représentant un échantillon de la population française âgée de 18 ans et plus.

Premier constat : le changement climatique est un facteur d’inquiétude et un accélérateur d’engagement pour les Français les moins aisés. 86% des personnes interrogées se disent inquiètes à l’égard du réchauffement climatique, et 32% sont très inquiètes. Ce sont les femmes (90%) et les plus jeunes (87%) qui expriment la plus grande inquiétude concernant l’avenir de la planète.

L’étude du groupe Casino montre également des sondés engagées qui estiment agir au quotidien pour l’environnement. En effet, 55% des Français les moins aisés considèrent « faire plus d’effort que les autres ». 81% d’entre eux se disent aussi prêts à fournir davantage d’efforts dans leur vie quotidienne en matière d’environnement et de lutte contre le changement climatique. Un engagement d’autant plus palpable chez les 18-24 ans (88%).

« La prise de conscience de l’urgence écologique chez les Français est incontestable. Pour les Français à moins de 2 000€ net par mois, leurs efforts sont cantonnés encore à l’acceptation et aux recours aux pratiques vertueuses les moins engageantes. Ils marquent le besoin d’être épaulés et aidés pleinement par les pouvoirs publics et acteurs du privé pour avoir plus d’impact positif sur la planète », précise le directeur du département Opinion de l’IFOP Jérôme Fourquet.

A travers leurs réponses, les sondés assument leurs prises d’initiative pour préserver l’environnement. Ils souhaitent même aller encore plus loin pour faire bouger les choses à leur propre échelle. 87% se disent par exemple prêts à pratiquer davantage le tri sélectif. Dans le même temps, 86% des Français prévoient de réduire leur consommation d’énergie, et 74% veulent recourir plus souvent à des produits de seconde main. 

Les sondés font toutefois face à une réalité freinant leurs ambitions : le portefeuille. En effet, dans la mesure où seulement un Français gagnant moins de 2 000 euros par mois sur 4 se sent suffisamment soutenu par les pouvoirs publics, les mesures nécessitant de lourds moyens financiers sont écartées. Seulement 36% des interviewés envisagent par exemple de se tourner vers la voiture électrique.

Selon le directeur de l’engagement de la RSE du groupe Casino Matthieu Riché, « cette étude confirme l’inquiétude des Français vis-à-vis du changement climatique et qu’ils sont prêts à agir encore plus. L’étude démontre aussi la nécessité de soutenir les Français à faible et moyen revenus, en rendant accessible les produits plus respectueux de l’environnement, c’est-à-dire en protégeant leur pouvoir d’achat tout en leur permettant d’acheter des produits durables. Le pouvoir d’achat durable est l’une des clefs de la transition pour l’alimentaire ».

Les faibles revenus des sondés impactent aussi leurs consommations des produits du quotidien. 22% ont par exemple du mal à trouver des denrées alimentaires produites dans leur région, et 63% ne peuvent pas s’acheter les produits sanitaires et d’entretien respectueux de l’environnement, faute de moyens financiers. 

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Risque inondation : Comprendre et prévenir. Un décryptage de l’INRAE

capture_d_e_cran_2022-11-24_a_16.22_01.png Des millions d’Européens sont exposés au risque inondation. Chaque année en France, les inondations causent de 650 à 800 millions d’euros de dégâts et continuent de tuer. C’est ce qui a conduit à la mise en place de la Directive européenne sur les inondations en octobre 2007, pour engager des plans d’actions permettant d’en réduire les effets négatifs. Comprendre, anticiper et protéger, trois piliers indispensables pour réduire ce risque. Depuis de nombreuses années, les scientifiques d’INRAE mènent des travaux de recherche et d’expertise pour mieux comprendre les phénomènes liés aux inondations et concevoir des outils et méthodes pour s’en prémunir. Des hydrologues et des hydrauliciens, mais aussi des spécialistes de la géomécanique et du génie civil à Lyon (69), Aix-en-Provence (13) et Antony (92) s’intéressent à cette problématique. Il est également impératif de mesurer l’impact économique des inondations, et de construire une culture du risque qui y est associée. Ces volets sont traités par les équipes d’économistes, sociologues et politistes, notamment à Montpellier (34). Ces scientifiques sont également amenés à mobiliser leurs expertises dans des situations d’urgence à l’international. Leurs résultats sont également mis à disposition des pouvoirs publics, au premier rang duquel le SCHAPI, le Service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations, rattaché au ministère en charge de l’écologie. Des solutions qui sont in fine à destination des gestionnaires du risque dans les territoires, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la compétence GEMAPI, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations. De la connaissance des quantités de précipitations jusqu’à la gestion des masses d’eau qui menacent les humains et les infrastructures, de l’intégration de la résistance des ouvrages à la dimension socioéconomique du risque, autant de travaux qu’INRAE conduit en étroite collaboration avec des partenaires de longue date tels que Météo France, le Cerema ou encore l’Université Gustave Eiffel. En s’appuyant sur les travaux de pointe menés par INRAE, nous vous proposons quelques éléments clé pour mieux appréhender les enjeux du risque inondation dans les territoires.

INONDATION 1er risque naturel en France

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Lexique

  • Barrage: ouvrage de retenue d’eau plus ou moins importante, pour réguler le débit d’un cours d’eau par exemple.
  • Crue: augmentation du débit, et donc de la hauteur d’un cours d’eau. La crue est par essence naturelle, elle n’entraîne pas forcément une inondation.
    • Lente : se fait en plusieurs jours sur les fleuves et grands cours d’eau.
    • Rapide : ≤ 12 heures dans de petits bassins versants.
    • Soudaine: de quelques minutes à quelques heures dans de petits bassins versants (≤ 6h).
    • Extrême : rare par son intensité et sa fréquence (de décennale, soit 1 chance sur 10 chaque année de se produire, à décamillénale, soit 1 chance sur 10 000 chaque année de se produire).
  • Culture du risque : manière dont les citoyens comprennent et se repré- sentent le risque. Doit être entretenue car elle influence la façon dont les individus vont se protéger ou non face à un risque qui est présent et connu car récurrent.
  • Digue : ouvrage surélevé généralement de grande longueur (plusieurs centaines de mètres à des dizaines de km), qui s’oppose au passage de l’eau ou la canalise. Située latéralement aux cours d’eau ou à la mer.
  • Inondation : submersion, rapide ou lente, d’une zone située habituelle- ment hors de l’eau.
    • Par débordement, le cours d’eau sort de son lit.
    • Par ruissellement, les eaux de pluie ne peuvent pas ou plus s’infiltrer dans le sol. • Par remontée de nappe phréatique, l’eau remonte alors du sous-sol.
    • Par submersion marine, le niveau de la mer augmente.
  • Risque inondation : combinaison de l’aléa crue et de la vulnérabilité du territoire (habitations, commerces, voies, pâturages).

Expérimentation

Laboratoire d’hydraulique et d’hydromorphologie sur le site d’INRAE à Lyon-Villeurbanne. Des équipements exceptionnels de 300 m2 pour simuler différents types d’inondations.
  • MONTAGNE : Transport de sédiments lors de fortes précipitations dans les torrents et piémonts.
  • VILLE : Deux niveaux : échanges d’eau entre les rues et le réseau sous-terrain. Analyse de la diffusion des polluants.
  • PRAIRIE : Simulation de crue extrême engloutissant forêts et prairies.

Aperçu

  • Projet DEUFI: 9 partenaires en Europe.
    • Objectif ? Étudier les échanges d’eau entre les rues et les bâtiments, à l’échelle individuelle.
    • Comment ? Une maquette de ville pour simuler des inondations, estimer les dommages et le nombre de victimes.
  • Digues 2020: suite du projet DiguesELITE (2013-2017).
    • Objectif ? Tester et éprouver le mélange sol-chaux comme composant d’une digue maritime, capable de résister à la pression de la montée des eaux.
    • Comment ? Avec une véritable digue implantée et instrumentée en front de mer à Salin-de-Giraud (13).

Solutions

  • Vigicrues : site et application développés par l’État pour les particuliers et les communes. Indique 4 niveaux de vigilance (rouge, orange, jaune, vert) autour des fleuves équipés de capteurs. Outil de simulation mis au point par INRAE. www.vigicrues.gouv.fr
  • Vigicrues Flash : service d’avertissement de l’État pour les préfectures et les communes concernées par les crues soudaines sur les cours d’eau non instrumentés, associé à une plateforme web d’information en temps réel accessible à tous. Modèle de prévision développé par INRAE. apic-vigicruesflash.fr
  • BDHI : base de données historique, recensant les principales inondations ayant entraîné des dommages importants en France, depuis le Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui, dont l’inventaire est coordonné par INRAE pour le ministère en charge de l’écologie. bdhi.developpement-durable.gouv.fr

Risque inondation : Comprendre et prévenir. Un décryptage de l’INRAE

Risque inondation : Comprendre et prévenir. Un décryptage de l’INRAE

A propos de l’INRAE

capture_d_e_cran_2022-11-24_a_16.26_26.png INRAE, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement est né le 1er janvier 2020. Il est issu de la fusion entre l’Inra, Institut national de la recherche agronomique et Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture. Une ambition pour la vie, l’humain, la terre L’humanité et la planète font face à un changement global qui crée de nouvelles attentes vis-à-vis de la recherche : atténuation et adaptation au changement climatique, sécurité alimentaire et nutritionnelle, transition des agricultures, préservation des ressources naturelles, restauration de la biodiversité, anticipation et gestion des risques. S’y ajoutent des enjeux plus territorialisés qui incluent les conditions de vie et de rémunération des agriculteurs, la compétitivité économique des entreprises, l’aménagement des territoires, l’accès à une alimentation saine et diversifiée pour chacun.

 

Documents joints

Il faut passer de l’âge du progrès à l’âge de la résilience selon Jerémy Rifkin

Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
Après l’ère du « progrès », place à l’âge de la résilience. La Terre a été mise à mal par l’activité humaine au cours des derniers siècles et il est urgent de transformer notre rapport à notre environnement. Jeremy Rifkin, essayiste renommé et auteur de très nombreux livres traduits en plus de 35 langues, articule ses connaissances en biologie, économie, histoire, physique et sociologie pour dresser un diagnostic interdisciplinaire de notre époque. Il ne s’agit plus de courir après l’efficacité et l’autonomie du monde naturel mais de faire grandir notre capacité de résilience. Il faut imaginer des relations biophiles, qui traversent et dépassent les frontières administratives pour répondre au plus près aux transformations environnementales provoquées par le réchauffement climatique.
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
12bd1a3f-e5f3-ed44-cfc8-6d7cc75d88d3.jpg Dans ce livre, Jeremy Rifkin relit la modernité et le grand récit du progrès, alerte sur l’état de la Terre et des relations humaines, sur l’impasse qu’est le capitalisme, sur la marchandisation de la nature et la manipulation génétique. Il montre que la course à l’efficience a guidé l’organisation sociale et économique depuis le début de la Révolution industrielle mais se heurte aux limites physiques de la planète. La pensée économique néolibérale s’avère déconnectée d’une réalité temporelle et physique.
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
Face à ces constats, à l’incompatibilité entre le capitalisme, l’idéal de progrès et d’efficience et le caractère limité des ressources naturelles, Jeremy Rifkin imagine demain, un monde plus résilient. Il s’appuie sur les travaux d’une nouvelle génération de physiciens, de chimistes et de biologistes à la pointe de la recherche pour mettre en avant une nouvelle vision de ce qu’est la nature humaine et rend caduque la vieille idée qui faisait de nous des êtres autonomes agissant les uns sur les autres et sur le monde naturel.
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
71f41cc6-bb7e-2f34-88e3-d9042ac7e064.jpg Ce livre propose des nouveaux chemins pour penser notre époque et dessine des perspectives d’adaptation aux bouleversements et à notre environnement. Il ne s’agit plus de dominer les ressources naturelles mais d’assurer l’intendance des écosystèmes régionaux. La gouvernance doit être partagée entre les écorégions et la résilience devenir centrale dans nos sociétés.
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
fd46222d-525c-3978-ed12-5e0c45edd953.jpg Jeremy Rifkin est essayiste, spécialiste de prospective. Il a notamment travaillé sur l’impact sociétal de potentialités scientifiques et techniques nouvelles. Il est à l’origine de plusieurs concepts, comme celui de la troisième révolution industrielle, qui lui ont valu de jouir d’une grande influence et de conseiller l’Union européenne ainsi que des chefs d’État du monde entier. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, qui ont été traduits en plus de trente-cinq langues. Il a publié aux Liens qui libèrent La troisième révolution industrielle, La société du coût marginal zéro, Une nouvelle conscience pour un monde en crise et Le New Deal vert mondial.
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
Jeremy Rifkin répond aux médias francophones dont CDURABLE.info
L'âge de la résilience  La Terre se réensauvage, il faut nous réinventer
L’âge de la résilience La Terre se réensauvage, il faut nous réinventer

Peut-on encore croire au progrès ?

Les Rencontres d’Entreprises & Médias se sont tenues en 2022 sur le thème « Peut-on encore croire au progrès ? ». A cette occasion, était projeté en avant-première le documentaire éponyme réalisé par ELEPHANT avec Entreprises & Médias. Ce film d’une trentaine de minutes interroge, au regard des enjeux du XXIème siècle, notre rapport à l’innovation, aux sciences, à la démocratie et conséquemment à l’avenir de l’Humanité. Alors qu’il n’y a plus d’évidence du progrès, que sa redéfinition s’impose, philosophes, experts académiques et économistes nous livrent un plaidoyer en sa faveur. Tous s’accordent également sur la nécessité d’inventer un nouveau récit fédérateur nous guidant vers un monde meilleur ; défi d’ampleur face auquel les communicants joueront un rôle décisif. 315ca0e9-e8b5-40b9-ab6e-64b5473369f9
  • www.entreprises-medias.org

L’âge de la résilience La Terre se réensauvage, il faut nous réinventer

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Le Baromètre de l’engagement citoyen et solidaire

HelloAsso, la plateforme numérique qui connecte les acteurs du lien social et les citoyens, dévoile les résultats d’une étude inédite sur les évolutions et tendances d’engagement et de mobilisation citoyenne en France, en partenariat avec OpinionWay. Réalisée sur un panel représentatif de la population française, le baromètre de l’engagement citoyen et solidaire donne à voir les grandes évolutions en matière de mobilisation et de cohésion sociale depuis la crise sanitaire. Il établit par ailleurs un panorama des thématiques qui mobilisent le plus les Français dans le cadre de leurs activités associatives, sociales et citoyennes.

“Homicide Marchand” de Gustave Tatouche : le Manifeste d’un citoyen bien décidé à “raisonner” le capitalisme

Si le monde semble de plus en plus fou, s’interroge-t-on encore sur la part de responsabilité du capitalisme dans les nombreux dérèglements du monde, dont celui climatique ? Gustave TATOUCHE, auteur essayiste qui a passé une grande partie de sa vie à analyser ces mécanismes, propose dans son deuxième essai aux éditions BoD une solution sociétale globale, à débattre, qu’il a appelé le « raisonalisme ». Il s’agit d’un modèle politique, écologique, philosophique voire existentiel qui repense toutes les composantes de notre société à commencer par l’école
“Homicide Marchand” de Gustave Tatouche : le Manifeste d’un citoyen bien décidé à “raisonner” le capitalisme
“Homicide Marchand” de Gustave Tatouche : le Manifeste d’un citoyen bien décidé à “raisonner” le capitalisme

Le Raisonalisme, quèsaco ?

Un système alternatif qui propose de « raisonner » le capitalisme en limitant ses conséquences néfastes comme l’enrichissement démesuré de quelques-uns aux dépens des autres.
Comment ? Grâce à un ingénieux mécanisme de régulation prenant pour étalon la valeur moyenne d’une maison dans un pays. Pour en en savoir plus, lisez ce manifeste ! Vous y apprendrez que le raisonalisme est aussi un modèle politique, écologique, philosophique, voire existentiel, qui repense toutes les composantes de notre société à commencer par l’école. Au vu de l’urgence sociétale actuelle et de ses impasses, après un essai sur le raisonalisme publié en 2014 aux Éditions Réfraction, Gustave Tatouche a souhaité reprendre les idées et préconisations phares du concept de “raisonalisme” qu’il avait développé, cette fois de façon plus accessible et agréable à lire. Il s’est rapproché pour cela d’une journaliste diplômée de SciencesPo, ancienne éditrice au journal Le Monde, et cette collaboration s’est traduite sous la forme de ce manifeste Homicide marchand, dont elle a été la plume principale.

Sommaire

• Le capitalisme se meurt, vive le raisonalisme ! • Chapitre 1 : De ma naissance à celle du raisonalisme… • Chapitre 2 : Un raisonalisme écologico-compatible ! • Chapitre 3 : À l’école du raisonalisme : une toute autre façon de faire société • Conclusion

Une proposition sociale inédite

Avec ce manifeste, Gustave Tatouche souhaite susciter la discussion. S’il ne prétend pas détenir la vérité universelle, il désire contribuer au débat citoyen. Gustave n’est sans doute pas un expert bardé de prix et de diplômes. Mais, à son échelle, il questionne depuis des années les différents mythes capitalistes. Comme celui de la croissance infinie. Car, sous couvert de liberté individuelle, le capitalisme nous fait nous comporter comme des enfants capricieux, tandis que le communisme était un modèle trop « parental ». Il est donc grand temps de trouver une troisième voie. Un système qui, avec sa logique, nous ferait enfin atteindre un âge sociétal adulte. Le concept de raisonalisme, qui peut être appliqué à de nombreux endroits de la société actuelle, est riche en propositions systémiques pour l’économie, la sphère médiatique ou l’école. Toutes méritent d’être mises sur la table, à l’heure où les partis politiques semblent avoir renoncé à amender le capitalisme, sauf à prétendre tout dénigrer.
« Le réchauffement climatique nous somme d’agir vite. Ce que j’ai nommé « raisonalisme » fait appel à la raison, mais n’y voyez aucune connotation morale. Il s’agirait d’inscrire dans notre Constitution, à la suite d’un référendum, un mécanisme global de régulation économique. Mécanisme dont je vais parler ici. Espérons que ma voix sera, cette fois, entendue. »

Extrait

“En France, on peut légitimement avoir des doutes sur la pérennité de notre système puisque le même réseau d’eau potable sert à notre consommation alimentaire, à évacuer les selles des toilettes, ou à laver les voitures… est-ce bien raisonnable ? Et trop peu d’actions sont menées pour utiliser l’eau recyclée provenant de la récupération des eaux de pluie par exemple. Le nouveau réseau d’eau potable, grand chantier que je propose de lancer, devrait permettre de disposer dans chaque bâtiment d’un robinet dédié à l’eau uniquement destinée à être bue. Ce réseau de distribution, indépendant et parallèle à celui existant, serait protégé par l’État au même titre que les domaines sensibles régaliens. Deuxième idée d’axe d’investissement, nous pourrions réhabiliter la plupart de nos sites industriels en friche et réparer un maximum d’ouvrages publics délaissés. Un mois avant l’effondrement du pont Morandi, à Gênes, en août 2018 (au triste bilan de 43 victimes), un rapport avait pointé du doigt le fait qu’en France 7 % des ponts présentaient « à terme un risque d’effondrement ». Soit tout de même plus de 800 ouvrages ! Cela fait froid dans le dos. Le raisonalisme est un système résolument ouvert qui permet de débattre d’initiatives sociales innovantes telles que le revenu universel ou de base, ou encore l’octroi systématique d’un patrimoine « de départ » pour tout jeune actif (idée développée par Thomas Piketty). Mon premier essai avait d’ailleurs été particulièrement apprécié à sa sortie, en 2014, par le journaliste Christian Bidonot, qui considère que mes propositions pourraient parfaitement être compatibles avec celle d’un Revenu de développement.”

L’avis des premiers lecteurs.trices

Cet étonnant manifeste foisonne de propositions que certains jugeront utopiques, mais de nombreux domaines y sont approchés de manière innovante, comme cette idée d’équi-villa, le tout dans une perspective globale très intéressante. J’ai apprécié un texte à la plume légère soutenant une thèse innovante proposant, à défaut d’éradiquer le capitalisme, d’en minimiser son impact majeur, la destruction des valeurs humanistes.”
Avec un départ type roman autobiographique et un style d’écriture journalistique, les questions sérieuses de la vie quotidienne arrivent ensuite. Un cocktail inédit (parfois explosif comme sur l’éducation !) de solutions plutôt bien ficelées et documentées. J’en conseille la lecture, consistante mais pas trop longue, qui tranche des débats habituels.”
Ce livre m’a ouvert l’esprit sur de nombreuses solutions plus raisonnables à considérer dès maintenant, pour une société plus juste et plus respectueuse de l’environnement. Je ne peux qu’en recommander la lecture.”
Avec des mots de tous les jours, l’auteur parle de notre quotidien pour en déduire un projet de société. Il nous interroge par exemple sur nos excès, notre vitesse, aussi bien sur la route que dans la façon de gérer les richesses de nos vies et de notre environnement.

À propos de Gustave Tatouche

Gustave Tatouchegustave.tatouche.free.fr

Informations pratiques

Homicide Marchand” de Gustave Tatouche • Éditeur : Books on Demand • Sortie : 20 août 2022 • ISBN: 9782322440986 • 156 pages • Prix : 15,90 €
  • Site web Editions Réfraction : http://editionsrefraction.free.fr/