Les huit dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde, dépassant toutes de plus d’un degré les températures de l’ère préindustrielle, selon le rapport d’une agence onusienne publié ce jeudi à Genève.
Une fillette marche avec un conteneur d’eau dans la région d’Afar en Ethiopie.
Ce nouveau document de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme ainsi ses prévisions de novembre dernier, qualifiées alors de « chronique du chaos climatique » par le chef de l’ONU António Guterres.
Ces huit années les plus chaudes jamais enregistrées au niveau mondial sont le résultat « de l’augmentation constante des concentrations de gaz à effet de serre et de la chaleur accumulée », selon ce rapport de six grands ensembles de données internationales sur les températures, regroupés par l’OMM.
Au niveau mondial, l’année écoulée se classe au cinquième rang, seulement battue par des années récentes, et a encore été marquée par un cortège de phénomènes extrêmes qui illustrent les conséquences du réchauffement climatique.
Selon l’OMM, la probabilité de dépasser – temporairement – la limite de 1,5°C de l’Accord de Paris sur le climat augmente avec le temps.
Le scénario de l’influence refroidissante de La Niña en janvier-mars 2023
« Des vagues de chaleur record ont été observées en Chine, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud. La sécheresse qui perdure dans la Corne de l’Afrique menace de provoquer une catastrophe humanitaire », a déclaré dans un communiqué, Petteri Taalas, Secrétaire général de l’OMM.
En dépit de l’influence refroidissante du phénomène climatique La Niña, l’année 2022 est « environ 1,2 degré » plus chaude que la période 1850-1900, avant que la révolution industrielle ne produise ses effets sur le climat, affirme l’agence onusienne.
Par ailleurs, la mise à jour de l’OMM sur El Niño/La Niña indique qu’il y a environ 60% de chances que La Niña persiste pendant la période janvier-mars 2023, et qu’elle devrait être suivie de conditions ENSO neutres (ni El Niño ni La Niña).
Plus globalement, la température moyenne sur dix ans pour la période 2013-2022 est supérieure de 1,14 [1,02 à 1,27] °C à la référence préindustrielle de 1850-1900. Ce chiffre est à comparer aux 1,09 °C enregistrés entre 2011 et 2020, selon les estimations du sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), et indique que le réchauffement à long terme se poursuit.
Catastrophes climatiques dramatiques
Climat : le nouvel an démarre avec des records de chaleur dans plusieurs pays d’Europe – ONU
Selon l’OMM, le réchauffement de la planète et les autres tendances à long terme du changement climatique devraient se poursuivre en raison des niveaux records de gaz à effet de serre qui piègent la chaleur dans l’atmosphère. Des vagues de chaleur extrêmes, des sécheresses et des inondations dévastatrices ont touché des millions de personnes et coûté des milliards cette année, selon le rapport.
Outre les températures, la planète a subi une avalanche d’événements extrêmes, rappelle le rapport : inondations historiques au Pakistan après une vague de chaleur printanière exceptionnelle, canicules et méga-feux de forêt en Europe de l’Ouest, canicules estivales aussi dans le centre et l’est de la Chine, inondations dévastatrices dans plusieurs pays africains, sécheresse dans la Corne de l’Afrique, etc.
« En 2022, nous avons été confrontés à plusieurs catastrophes météorologiques dramatiques qui ont coûté beaucoup trop de vies et de moyens de subsistance et qui ont mis à mal la santé, l’alimentation, la sécurité énergétique et hydrique et les infrastructures », a ajouté M. Taalas, rappelant aussi les inondations dévastatrices au Pakistan.
Le rapport final sur l’état du climat sera publié en avril 2023
De plus, la fin de l’année 2022 a été marquée par de violentes tempêtes ont touché de vastes régions d’Amérique du Nord.
« Il est nécessaire d’améliorer la préparation à de tels événements extrêmes et de veiller à ce que nous atteignions l’objectif des Nations unies en matière d’alertes précoces pour tous dans les cinq prochaines années », a souligné le chef de l’OMM, relevant que seule la moitié des 193 membres disposent d’un système d’alerte précoce approprié.
L’Accord de Paris, conclu en 2015 sous l’égide de l’ONU, vise à limiter le réchauffement bien en dessous de 2 degrés Celsius, si possible 1,5 degré. Pour y parvenir, les pays du globe doivent toutefois tenir leurs objectifs de réduction des gaz à effets de serre.
Or selon l’agence onusienne basée à Genève, chaque décennie a été plus chaude que la précédente, depuis les années 1980. « Cette tendance devrait se poursuivre ».
A noter que les chiffres des températures seront intégrés dans le rapport final de l’OMM sur l’état du climat en 2022, qui sera publié en avril 2023, à l’occasion de la Journée de la Terre.
Afin de nourrir les débats sur le projet d’affichage environnemental, le Collectif En Vérité, qui réunit 60 marques alimentaires demandant la transparence sur les emballages, a décidé d’interroger les Français pour comprendre ce qu’ils souhaitent vraiment savoir et voir, à même le packaging, concernant la valeur environnementale de leur alimentation. Cette étude menée avec BVA vise à s’assurer que l’affichage qui sera retenu par les pouvoirs publics répond aux attentes des Français et est un levier efficace pour encourager la transition alimentaire. En effet, si pour 86% des Français, un score environnemental est essentiel, il doit avant tout répondre à des critères précis et discriminants tels que l’utilisation de pesticides, le mode d’élevage et l’origine.
Manifeste Think Smartgrids pour une nouvelleAlors que les émissions dues à la combustion d’énergie fossile et aux procédés industriels représentent près de 85 % des émissions de CO2 dans le monde, électrifier les usages est une priorité pour atteindre la neutralité carbone, en parallèle des mesures de sobriété et d’efficacité énergétique. Think Smartgrids publie ce mardi 10 janvier un manifeste pour une nouvelle « révolution électrique », au service de la décarbonation. Une véritable révolution est en effet nécessaire pour accomplir une transformation d’une ampleur et d’une rapidité sans précédent de nos systèmes énergétiques.
Même avec des mesures fortes de sobriété et d’efficacité énergétique, la production d’électricité devra s’accroître fortement dans les décennies à venir, en déployant massivement des moyens de production décarbonés, qu’ils soient nucléaires ou renouvelables.
Si la stratégie nationale bas carbone (SNBC) prévoit bien une baisse de 40% de la consommation d’énergie finale de la France à horizon 30 ans, les gestionnaires de réseau d’électricité français RTE et Enedis tablent aussi sur une croissance d’au moins 30% de la consommation d’électricité d’ici à 2050. L’électrification des usages de l’énergie concernera avant tout les trois principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre, à savoir le transport (environ 30% des émissions), le bâtiment (23%) et l’industrie (25%).
Une articulation cohérente entre cette électrification et le déploiement des énergies renouvelables rend nécessaire un emploi généralisé de nouvelles technologies de l’énergie et du numérique pour une optimisation des flux d’électricité au bénéfice de la collectivité, en développant notamment l’usage de la flexibilité, nécessaire au bon fonctionnement du réseau électrique. L’efficience et la résilience du système électrique seront ainsi garanties.
Les recommandations détaillées dans le document recouvrent notamment :
Le déploiement massif des pompes à chaleur pour décarboner les bâtiments ;
L’électrification des processus thermiques et autres processus utilisant des énergies fossiles dans l’industrie ;
Le développement du pilotage de la recharge des véhicules électriques pour assurer leur bonne intégration au réseau électrique et une stratégie ambitieuse concernant la durabilité et le recyclage des batteries ;
Le développement et le déploiement d’outils numériques pour moduler en temps réel la production et la consommation d’électricité, et ainsi garantir l’équilibre futur du réseau ;
La normalisation et l’interopérabilité des outils et des formats de données ;
Le besoin en R&D et innovation, ainsi qu’une coordination renforcée entre acteurs académiques et industriels, pour progresser notamment sur la flexibilité et sur l’électronique de puissance, toutes deux essentielles pour réussir le pari de l’électrification.
Le besoin en investissements, d’une part pour soutenir l’innovation et la recherche, d’autre part pour soutenir le développement et la nécessaire adaptation du réseau électrique, colonne vertébrale de la transition énergétique.
Pour Think Smartgrids, investir dans de nouvelles solutions numériques pour permettre notamment le pilotage de la production, de la consommation et du stockage d’électricité, ainsi que des réseaux électriques en eux-mêmes sera essentiel pour réussir la transition énergétique. Cette révolution électrique pour décarboner notre mix énergétique sera associée à de multiples externalités positives, comme la création d’emplois dans nos industries, la réduction des dépenses énergétiques des ménages et des entreprises, ou encore une plus grande indépendance énergétique de la France.
Think Smartgrids
Association professionnelle présidée par Marianne Laigneau, CEO d’Enedis, Think Smartgrids rassemble une centaine d’acteurs français des réseaux électriques intelligents ou « smart grids ». Des startups aux grands groupes, en passant par les laboratoires de recherche, universités et associations professionnelles, les activités de ses membres couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur des smart grids : ingénierie électronique, gestionnaires de réseaux, automatisation, équipements et systèmes d’information, modèles d’affaire, formation, conseil, recherche et régulation. La Commission de Régulation de l’Énergie et l’État, à travers la Direction des Entreprises et la Direction Générale de l’Energie et du Climat, sont membres observateurs de l’association.
Think Smartgrids a pour vocation de représenter et de développer la filière française des Smart Grids, dans et avec les territoires français et internationaux, au bénéfice du consommateur, de l’attractivité du territoire et de la transition écologique. L’association valorise les solutions de la filière smart grids qui contribuent à la sobriété, à la sécurité d’approvisionnement et à la compétitivité du système électrique.
Think Smartgrids éclaire également la filière sur les solutions à expérimenter pour demain.
L’opérateur de technologies digitales pour les entreprises Hub One a lancé en novembre Hub One GreenTrack, une solution accompagnant les acteurs de la restauration rapide dans le réemploi et la traçabilité de leur vaisselle réemployable. Un outil permettant à la filière de répondre aux exigences de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC), qui interdit la vaisselle jetable dès le 1er janvier 2023.
La Loi AGEC oblige les acteurs de la restauration livrée à domicile à troquer leurs contenants jetables par de la vaisselle réutilisable.
La loi AGEC, qui demande aux chaînes de restauration rapide de plus de 20 places assises d’abandonner les contenants jetables à usage unique pour les repas servis sur place dès le 1er janvier, pour passer à la vaisselle réemployable, va bouleverser les modes de production et de consommation de la filière. Une réglementation qui va, in fine, transformer en profondeur son modèle économique. Les acteurs du secteur doivent donc être accompagnés aussi bien sur l’aspect stratégique que sur le volet technologique.
D’un point de vue opérationnel, les restaurateurs devront notamment être prêts à gérer la vaisselle réutilisable, plus encombrante que les contenants jetables, et minimiser les vols et les pertes de vaisselle , qui coûteraient jusqu’à 3 000 euros par mois, d’après les restaurateurs.
Gérer et optimiser des stocks de vaisselle réemployable
C’est la raison pour laquelle l’opérateur de technologies digitales pour les entreprises Hub One a lancé fin novembre sa solution Hub One GreenTrack. Objectif : aider les restaurateurs à se conformer à la loi AGEC, sans impacter leur rentabilité, alourdir le geste métier ou encore réduire la fluidité du parcours client.
Hub One GreenTrack propose deux fonctionnalités au service de la traçabilité et de la gestion de la vaisselle réemployable.
Il y a tout d’abord Hub One GreenTrack Check, une solution logicielle et matérielle conçue pour simplifier les inventaires et les opérations de gestion des stocks (réception, expédition, recyclage, contrôle poubelle, modification fiches articles…).
Les restaurateurs ont juste à passer un terminal mobile de lecture de tag RFID devant leur vaisselle pour scanner le tag RFID individuel. Ils peuvent ensuite retrouver la quantité de vaisselle lue en se rendant simplement sur l’application.
Nommée GreenTrack Safe, la deuxième solution digitale permet de sécuriser la vaisselle réemployable.
Composée d’une solution matérielle, la table de lecture anti-fraude, associée à son logiciel, GreenTrack Safe permet de réduire les vols et les pertes rencontrées par les restaurateurs suite à la mise en place de la loi AGEC.
Cette table de lecture est intégrée au comptoir et permet d’associer instantanément la vaisselle d’une commande à une personne pour appliquer une consigne, un prêt ou un vouchers personnalisé. Exclusivité Hub One, ce matériel a été conçu spécialement pour répondre aux besoins du secteur sans modifier le geste métier, sans besoin de ressources supplémentaires ni impact sur le parcours client.
Hub One GreenTrack Check et Safe disposent par ailleurs d’un service premium qui accompagne les restaurateurs dans la mise en œuvre opérationnelle de leur solution et son déploiement sur tout le territoire national. Les professionnels peuvent aussi compter sur une maintenance ou encore une hotline accessible 24h/24. Les équipes de Hub One proposent également de les accompagner dans la gestion de leurs projets et de les former directement sur le terrain.
Au-delà des deux fonctionnalités présentées, l’opérateur de technologies digitales a créé un outil de pilotage intuitif (Hub One GreenTrack Dash Board) aidant les professionnels à suivre en temps réel leurs indicateurs de gestion. Ce tableau de bord offre dans un premier temps une vision des stocks en temps réel, afin d’anticiper les réapprovisionnements et de contrôler les fraudes. Les chaînes de restauration rapide ont aussi la possibilité de comparer les stocks de leurs différents établissements. Cette solution leur permet enfin de viser le stock juste grâce à la vision sur la rotation des contenants.
Dans un second temps, les secteurs de la vente à emporter et de la vente livrée devront également abandonner les contenants à usage unique. Afin d’avoir un coup d’avance, Hub One GreenTrack a déployé une base de données centralisée et unifiée dans le cloud qui apporte dès aujourd’hui une réponse technologique, et opérationnelle aux enjeux de traçabilitétraçabilité, de gestion et de consigne de toute la filière.
« La solution proposée par Hub One répond à la problématique urgente de mise en conformité des acteurs de la restauration rapide pour la restauration sur place, mais s’inscrit également dans une tendance de long terme : celle de la transformation de nombreux acteurs de la restauration et des emballages vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement », précise le Directeur Traçabilité de Hub One Benoît Duchêne.
La reconstitution de la couche d’ozone est en bonne voie, selon des experts
La couche d’ozone devrait se reconstituer dans les quatre décennies à venir et l’élimination progressive à l’échelle mondiale des substances chimiques nocives pour l’ozone contribue déjà à l’atténuation du changement climatique, selon un groupe d’experts.
La conclusion de ce groupe d’experts parrainé par les Nations Unies a été présentée lundi lors de la 103e réunion annuelle de l’American Meteorological Society.
Après avoir examiné pour la première fois les technologies innovantes telles que la géo‑ingénierie, le groupe d’experts met aussi en garde contre les effets indésirables que ces dernières pourraient avoir sur la couche d’ozone.
Rapport d’évaluation quadriennal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozoneLe rapport d’évaluation quadriennal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone du Groupe de l’évaluation scientifique du Protocole de Montréal parrainé par les Nations Unies, confirme que l’élimination progressive de près de 99% des substances interdites qui détruisent l’ozone a permis de préserver la couche d’ozone et contribué de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil.
Si les politiques actuelles restent en place, la couche d’ozone devrait retrouver les valeurs de 1980 (avant l’apparition du trou dans la couche d’ozone) d’ici environ 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du monde.
Les variations de la taille du trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique, notamment entre 2019 et 2021, ont été largement influencées par les conditions météorologiques. Néanmoins, la superficie et la profondeur du trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique diminuent lentement depuis l’an 2000.
« Selon le dernier rapport quadriennal, la reconstitution de la couche d’ozone est en bonne voie, ce qui est une nouvelle fantastique. On ne saurait trop insister sur l’impact du Protocole de Montréal sur l’atténuation du changement climatique. Au cours des 35 dernières années, le Protocole est devenu un véritable fer de lance de la défense de l’environnement », a déclaré Meg Seki, Secrétaire exécutive du Secrétariat de l’ozone du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). « Les analyses et les examens entrepris par le Groupe de l’évaluation scientifique restent une composante essentielle du travail associé au Protocole qui contribue à informer les politiques et les décideurs ».
Incidences sur le changement climatique
Le dixième rapport du Groupe de l’évaluation scientifique confirme l’impact positif que le Traité a déjà eu sur le climat. Accord supplémentaire conclu en 2016, l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal impose la réduction progressive de la production et de l’utilisation de certains hydrofluorocarbures (HFC). S’ils n’appauvrissent pas directement l’ozone, les HFC sont de puissants gaz à effet de serre. Selon le Groupe de l’évaluation scientifique, cet amendement devrait permettre d’éviter un réchauffement de 0,3 à 0,5 °C d’ici à 2100 (sans compter les contributions des émissions de HFC-23).
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« Les mesures prises pour l’ozone établissent un précédent en matière d’action climatique. La réussite enregistrée dans l’élimination progressive des substances chimiques destructrices de l’ozone nous montre ce qui peut et doit être fait – de toute urgence – pour abandonner les combustibles fossiles, réduire les gaz à effet de serre et limiter ainsi la hausse des températures », a déclaré le Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas.
La dernière évaluation a été réalisée sur la base d’études, de recherches et de données approfondies recueillies par un vaste groupe international d’experts, issus pour nombre d’entre eux de l’OMM, du PNUE, de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), de l’Administration américaine pour l’aéronautique et l’espace (NASA) et de la Commission européenne.
La géo-ingénierie
Pour la première fois, le Groupe de l’évaluation scientifique s’est penché sur les effets potentiels sur l’ozone de l’injection d’aérosols dans la stratosphère (SAI). La SAI est une méthode envisagée par certains pour réduire le réchauffement climatique en augmentant la réflexion de la lumière du soleil. Le groupe d’experts met toutefois en garde contre les conséquences involontaires de cette pratique qui « pourrait également influer sur les températures, la circulation et les taux de production et de destruction de l’ozone dans la stratosphère ainsi que sur son transport ».
Protocole de Montréal
Le Protocole de Montréal est un accord mondial visant à protéger la couche d’ozone de la Terre en éliminant progressivement les produits chimiques qui l’appauvrissent. Ce texte historique, entré en vigueur en 1989, est l’un des accords mondiaux en matière d’environnement ayant obtenu le plus de résultats. Grâce à la collaboration des nations du monde entier, la couche d’ozone est en voie de reconstitution et de nombreuses retombées environnementales et économiques positives ont été enregistrées.
Alors que 87% de la population estime que les gouvernements ne sont pas à la hauteur de l’urgence écologique, 67% des Français déclare souffrir d’éco-anxiété, une tendance particulièrement marquée chez les 16-25 ans qui sont 75% à juger leur avenir « effrayant ». Alors, comment agir pour construire un monde plus harmonieux et durable ? « Des solutions existent, accessibles à tous et rapides à mettre en œuvre« . C’est ce que veut démontrer Frédéric Lowe, philosophe et auteur de l’essai de spiritualité-scientifique : « Le Plan de Dieu : itinéraire pour revenir à nous.«
Le géant de l’e-commerce et filiale du groupe Casino, Cdiscount, abrite dans ses vastes entrepôts de Cestas (Gironde) et de Réau (Seine-et-Marne) des robots innovants : des emballeuses 3D permettant de confectionner des cartons parfaitement adaptés aux produits à envoyer à leurs clients.
La période actuelle est synonyme d’explosion de la livraison de colis. En effet, même si Noël est passé, il y a toujours les retardataires qui envoient leurs cadeaux ou encore les retours de colis. Bref, les acteurs de la livraison ont encore du pain sur la planche.
Afin de gagner en efficacité en cette période de forte demande, les retailleurs disposent aujourd’hui de nombreuses solutions améliorant leur logistique, comme les robots mobiles autonomes (AMR), les logiciels de gestion des stocks, les outils assurant une traçabilité des produits, ou encore les technologies permettant aux opérateurs de se concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée.
On peut également citer les machines permettant d’emballer au plus près les colis avant qu’ils soient livrés. Des robots très utiles quand on sait que les produits achetés sur internet arrivent souvent trop emballés ou dans des cartons trop grands. Afin de réduire le gaspillage au maximum, tout en réhaussant la productivité, le poids lourd du e-commerce Cdiscount a été le premier e-commerçant en Europe à investir dans ces robots connectés dès 2016.
Cdiscount, site e-commerce du groupe Casino
Une stratégie mise en place notamment dans son entrepôt de Cestas (Gironde), le plus grand entrepôt d’e-commerce français. En fin d’année, la filiale du groupe Casino expédie de ce site environ 75 000 colis par jour. Au total, 4,5 millions de colis sont expédiés des sites logistiques sur la période de Noël.
Pour diminuer la quantité folle de carton générée, Cdiscount a déployé une solution adaptée : l’emballeuse 3D. Cette technologie scanne au millimètre près la dimension des colis et confectionne ainsi des cartons sur mesure pour tous les articles qui passent sous son scanner.
« La machine va découper le carton en fonction des dimensions des produits à stocker. Et on va ensuite venir emballer le colis exactement aux dimensions des produits pour avoir un colis optimisé avec zéro vide. Grâce à cette emballeuse 3D, on économise environ 30 % de carton par colis », explique Olivier Josse, le directeur du site Cdiscount de Cestas. Par ailleurs, Cdiscount rassemble les produits d’une même commande dans un seul et même colis.
Les consommateurs peuvent également être acteurs de la réduction de leur empreinte carbone en décidant, quand cela est possible, de sur-emballer leur produit. Pour une commande de cafetière ou d’imprimante par exemple, l’étiquette est alors collée sur l’emballage premier du produit sans carton supplémentaire. Cette démarche, associée au regroupement des commandes a permis d’économiser 1,3 million de colis cette année.
Malgré des événements météorologiques catastrophiques et l’émergence d’une crise énergétique due à la guerre en Ukraine, les émissions de gaz à effet de serre ont continué d’augmenter en 2022. Mais l’ONU a maintenu l’urgence climatique en tête des priorités mondiales, parvenant à des accords majeurs sur le financement de l’adaptation au changement climatique – COP 27 – et sur la préservation des écosystèmes naturels terrestres et marins – COP 15. Retour sur une année de travail obstiné de l’ONU en faveur d’ accords internationaux sur le climat et la biodiversité.
Philip Morris International (PMI) a annoncé cette semaine de nouvelles ambitions environnementales. L’industriel du tabac vise notamment la neutralité carbone d’ici 2040 et d’atteindre un niveau zéro de déforestation dans ses chaînes d’approvisionnement en matériaux à base de papier et de pâte à papier, d’ici 8 ans. PMI a par ailleurs lancé l’initiative Perfect Forest pour soutenir la gestion durable des forêts, et a fixé des objectifs environnementaux et sur les ressources en eau.
Philip Morris International veut réduire les impacts environnementaux de ses activités commerciales. Une ambition qui s’illustre à travers deux stratégies principales : lutter contre le changement climatique et préserver la nature. Dans ce cadre, le cigarettier a publié un plan présentant, entre autres, ses engagements en matière de biodiversité et d’eau.
A travers son plan de transition bas carbone 2021, le groupe américain vise tout d’abord à atteindre la neutralité carbone dans ses opérations directes (scopes 1+2) d’ici 3 ans, et sur l’ensemble de sa chaîne de valeur (scopes 1+2+3) en 2040. PMI a également fixé un objectif pour ses fournisseurs critiques, qui consiste à adopter des objectifs basés sur la science (SBT) à l’horizon 2025.
En ce qui concerne la préservation de la nature, la multinationale a publié son Manifeste zéro déforestation 2020. Si elle a déjà cessé la déforestation brute des forêts primaires et protégées, elle compte atteindre zéro déforestation nette des forêts naturelles et préserver les forêts associées à la chaîne d’approvisionnement du tabac en 2025. L’entreprise prévoit également une déforestation brute nulle dans ses chaînes d’approvisionnement en matériaux à base de papier et de pâte à papier d’ici 2030.
Pour promouvoir la gestion durable des forêts, PMI a lancé une initiative fondée sur la nature (SFN) nommée Perfect Forest™. Cette solution vise à soutenir la captation du carbone, à protéger les ressources en eau, à équilibrer les éléments du sol ou encore à préserver les habitats naturels, éléments essentiels pour soutenir la biodiversité.
En clair, Philip Morris International ambitionne une perte nette zéro sur les écosystèmes connectés à sa chaîne de valeur d’ici 2033 et un impact positif sur la nature d’ici 2050. Le groupe prévoit aussi un impact positif sur les ressources en eau d’ici 2050, en mesurant notamment les progrès en termes de volume d’eau optimisé et restauré.
« Comme le démontrent nos nouvelles ambitions, PMI comprend que la décarbonisation, la protection de la biodiversité, la gestion forestière et la gestion de l’eau sont profondément liées. Nous aspirons à montrer l’exemple dans la gestion responsable et durable des ressources naturelles qui peut permettre la promotion et la protection des écosystèmes naturels », a affirmé la directrice du développement durable de PMI Jennifer Motles.
Les efforts en matière de gestion du climat, des forêts et de l’eau ont été reconnus par le Carbon Disclosure Project (CDP), l’organisation qui publie des données sur l’impact environnemental des plus grandes entreprises. Le 13 décembre dernier, elle a attribué à PMI le score Triple A, plaçant ainsi le groupe parmi les 1 000 entreprises les plus transparentes et durables au monde.
« Le capital naturel est une richesse que nous partageons tous et dont nous dépendons tous. Il est essentiel que nous fassions notre part pour le protéger, le gérer de manière durable et le nourrir. Nous sommes fiers que le CDP ait une fois de plus reconnu les efforts de PMI pour faire exactement cela. […]. En outre, la préservation des écosystèmes naturels par une gestion appropriée des ressources en terres et en eau contribue à accroître la résilience de nos systèmes de production et à réduire les risques opérationnels », a expliqué Massimo Andolina, Vice-président principal des opérations mondiales chez PMI.
Selon le nouveau rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), les catastrophes liées à la météorologie, à l’eau et au climat, comme les inondations extrêmes, la chaleur et la sécheresse, ont touché des millions de personnes et coûté des milliards cette année, alors que les signaux et l’impact du changement climatique induit par l’homme se sont intensifiés.
Les événements de 2022 ont une fois de plus souligné la nécessité évidente de faire beaucoup plus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer leur suivi et de renforcer l’adaptation au changement climatique, notamment par l’accès universel aux alertes précoces, rappelle l’Organisation météorologique mondiale.
Des chefs renommés ainsi que des cuisiniers et des agriculteurs autochtones du monde entier, ont contribué à un nouveau livre de cuisine comprenant des recettes délicieuses et respectueuses du climat. Les boulettes de crabe préparées avec du fonio, une ancienne céréale d’Afrique de l’Ouest, ou la ratatouille mitonnée avec des produits imparfaits pour réduire le gaspillage alimentaire. Ce ne sont là que quelques-unes des 70 recettes incluses dans le livre de cuisine récemment lancé intitulé Cookbook in Support of the United Nations: For People and Planet (En soutien aux Nations Unies : pour les gens et la planète).
Il existerait neuf limites planétaires à ne pas franchir avant que l’humanité n’assiste à un changement d’état irréversible de l’écosystème. Après le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, l’ulisation des sols et la perturbation du cycle de l’azote, la pollution chimique en janvier, c’est la sixième qui vient d’être dépassée en 2022 : l’eau douce. Depuis plus de 10 000 ans, tout au long de l’holocène, la Terre est restée dans un état stable. Si certaines limites sont franchies, nous pourrions assister à un changement d’état irréversible de l’écosystème planétaire dont nous dépendons pour respirer, boire et manger. Pierre Ropert fait le point pour France Culture.
Les enseignements de Martin Aylward
– N°110 de l’Application MindMind – La méditation pour vivre mieux« Nous vivons des temps intenses, en période de dysfonctionnement politique, incertitude économique, polarisation sociale et dégradation écologique.
Des manifestations de grande envergure ont eu lieu à travers le monde entier comme celles menées par Extinction Rébellion et ses partenaires.
Elles tirent la sonnette d’alarme sur notre situation écologique, en utilisant l’action directe non-violente pour faire pression sur les gouvernements et les grosses entreprises afin qu’ils assument davantage de responsabilités et deviennent plus réactifs à notre situation.
Peut-être vous réfléchissez vous-même à l’état du monde et à votre propre situation, à votre vie votre travail, à la façon dont vous dépensez votre argent et à ce que vous soutenez.
Ainsi un changement majeur pour un monde plus équitable et durable doit bien venir des gouvernements et des entreprises, mais cela ne signifie pas que les individus sont insignifiants où impuissants.
Nous avons des voix avec lesquelles parler.
Nous avons des corps que nous pouvons mettre dans la rue.
Nous avons des oreilles pour écouter les autres qui souffrent, qui ont peur ou qui sont confus. Nous avons des cœurs pour ressentir ce qui se passe, des esprits pour discerner notre propre orientation sur ces sujets.
Chacun de nous a le souhait naturel d’aligner ses valeurs intérieures sur ses actions extérieures. Ce qui n’est pas facile dans un monde complexe.
Peut-être que vous achetez prince principalement des produits biologiques. Peut-être avez-vous réduit ou éliminé la viande de votre régime alimentaire.
Peut-être que vous prenez soin de votre consommation d’électricité, de carburant et de plastique.
Peut-être que c’est très vivant pour vous cette question : comment aligner vos valeurs avec votre, vos actions personnelles avec le monde dans lequel vous voudriez vivre et vos démarches pour prendre soin d’une planète précaire.
La pratique de la méditation peut sembler très éloignée de cette réalité.
La méditation, c’est le moment où nous nous retirons de l’activité. Nous apprenons à rester calme et à demeurer à l’écoute de la vie telle qu’elle est.
C’est là que nous laissons être notre expérience. Nous accueillons le flux naturel de la vie tout autour de nous et en nous.
Là où nous cessons de contrôler, de gérer et de corriger notre expérience.
Nous cédons l’autorité à ce qui est plutôt que penser à ce qui pourrait ou devrait être.
Donc si cette réflexion porte sur la pratique de la méditation et cet esprit justement de « laisser être », pourquoi alors parler des façons dont nous dépensons notre argent, notre temps et notre énergie.
Pourquoi parler politique, économie et écologie ici ? Parce qu’il soit intérieur où extérieur, c’est toujours le même monde d’expérience.
Ce sont les états soit disant intérieurs, la confusion, la distraction, la peur, la haine et la cupidité, qui conduisent très directement à ce que ces expressions se manifestent à l’extérieur dans ce que j’appelle la société.
Nous prenons ce mot société comme s’il était quelque chose, une entité qui existe en dehors de nous. Mais la société, c’est nous ! Nous tous.
La culture, c’est ce qu’on construit et qu’on maintient ensemble par nos attitudes et nos actions.
Si nous voulons un monde juste, il faut qu’on se comporte de manière juste.
Si on veut un monde paisible, nous devons nous comporter de manière paisible.
Et cela comprend très directement ce monde intérieur : demeurer paisiblement, se comporter paisiblement, vivre ensemble paisiblement.
Tous ces aspects ont les mêmes racines.
Si nous voulons un monde durable, nous devons veiller à la fois à la durabilité intérieure, ce qui est le domaine de la méditation, et à la durabilité extérieure.
Comprendre et prendre soin de notre écosystème et comprendre et prendre soin de notre ego-système.
Voici un moment ensemble pour bien prendre soin de cet écosystème : ce corps-esprit-cœur-univers qui est assis là. »Martin Aylward
La Conférence des Nations Unies sur la biodiversité, COP15, s’est conclue tôt lundi à Montréal, au Canada, par un accord historique visant à protéger 30 % des terres, des zones côtières et des eaux intérieures de la planète d’ici la fin de la décennie. Le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal vise également à réduire de moitié le gaspillage alimentaire.
La 15e conférence des Parties (COP15) à la Convention sur la diversité biologique, présidée par la Chine, s’est tenue à Montréal du 7 au 19 décembre 2022 afin d’adopter un cadre stratégique mondial pour la biodiversité sur la période 2020-2030.
La France salue l’adoption d’un accord historique et continuera de porter ces engagements aux niveaux national et international aux côtés des 116 pays de la Coalition pour la Haute Ambition pour la Nature et les Peuples (HAC). La HAC, co-présidée par la France avec le Costa-Rica et le Royaume-Uni, a adopté, avant même la fin de la COP, un nouveau mécanisme de mise en œuvre afin de réaliser l’objectif 30×30 qui vise à protéger 30% des espaces terrestres et 30% des espaces maritimes d’ici à 2030.
Le constat de l’effondrement de la biodiversité est sans appel : 1 million d’espèces sont menacées d’extinction, 75% de surface terrestre est altérée de manière significative et 85% des zones humides ont disparu.
Face à ce constat, la France salue un accord ambitieux qui définit un cap clair pour mettre fin à la perte de la biodiversité et la restaurer en fixant des objectifs quantifiés, mesurables et dotés d’un cadre de suivi. Cet accord dynamique tiendra compte de l’évolution des écosystèmes pour adapter les actions et les efforts de préservation.
Des financements conséquents en faveur de la biodiversité
L’accord prévoit des financements importants permettant :
un changement en profondeur de nos modèles économiques avec des financements conséquents pour les pays en développement et un engagement de tous à mettre fin aux subventions néfastes à la biodiversité à hauteur de 500 milliards de dollars par an d’ici 2030 ;
une mobilisation générale de 200 milliards par an d’ici 2030 de toutes sources (publiques, privées, internationales et nationales) ;
une solidarité à destination des pays en développement avec la mobilisation de 30 milliards de dollars d’ici à 2030 de la part des pays développés et de tous les contributeurs publics ou privés. A cet effet, un nouveau fonds établi par le Fonds mondial pour l’environnement (FEM) sera créé dès 2023 pour contribuer à la mise en œuvre du cadre et mobiliser ainsi les ressources nécessaires à cet effet. Conformément à ses engagements, la France a prévu le doublement de ses financements à hauteur de 1 milliard d’euros par an d’ici 2025.
Protéger 30% des terres et 30% des mers à l’horizon 2030
L’accord prévoit la protection de 30% des terres et de 30% des mers à échéance 2030. Cet objectif constitue l’accomplissement de l’action engagée au One Planet Summit de janvier 2021 avec la création de la Coalition pour la Haute Ambition pour la Nature et les peuples. A Montréal, cette Coalition s’est en plus engagée à accompagner ses membres dans la mise en œuvre de cet objectif ambitieux avec notamment la création d’un secrétariat, d’une plateforme et d’une assistance technique dédiée. Le comité directeur a également signé un protocole d’accord avec l’Initiative pour les ressources mondiales (WRI) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), qui accueilleront cette plateforme HAC 2.0.
La France en lien avec l’Union européenne a défendu et obtenu des engagements forts :
la réduction des pesticides et des excès de nitrates de moitié ;
30% de restauration des écosystèmes terrestres et maritimes dégradés d’ici à 2030 ;
la protection de 30% d’aires terrestres et de 30% d’aires marines ;
la réduction de 50% de l’introduction des espèces exotiques envahissantes ;
l’arrêt de l’extinction des espèces protégées dues aux activités anthropiques d’ici 2050 ;
la préservation à travers la planification spatiale des écosystèmes les plus importants sur l’ensemble de la planète.
Une solution a été trouvée sur la question des informations de séquençage numérique des ressources génétiques (Digital sequence information – DSI) afin que les bénéfices tirés de leur utilisation participent à la préservation de la biodiversité, tout en garantissant l’accès à ces informations pour la recherche et l’innovation.
Toutefois, la France regrette l’absence d’engagement chiffré sur l’augmentation de la surface des espaces naturels d’ici à 2050, des engagements insuffisants sur la protection des espèces, l’absence d’objectif chiffré pour la réduction de l’empreinte écologique ainsi que le respect des limites planétaires.
Dans les prochains mois, la France poursuivra son engagement en faveur de la biodiversité en déclinant cet accord au sein de la Stratégie nationale pour la biodiversité 2030 (SNB).
Enfin, cet accord constitue un signal fort à deux mois des négociations qui se tiendront à New York le 20 février 2022 visant à adopter le texte d’un instrument international juridiquement contraignant pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ – Biodiversity Beyond National Jurisdiction).
« Il y a eu à Montréal un sursaut de la communauté internationale pour se mettre d’accord malgré des positions encore très éloignées il y a quelques jours. Je salue les efforts conjugués de la Chine, du Canada et de l’Union européenne qui a porté d’une seule et même voix un haut degré d’ambition. Cette COP est un succès pour l’Union européenne, sous présidence tchèque, et pour la France qui a fait du 30×30 un symbole fort de cette négociation dans le cadre de la Coalition pour la Haute Ambition pour la Nature et les Peuples »
Christophe Béchu
Le monde naturel offre à l’humanité des bienfaits incalculables pour la santé, et on pense qu’il recèle de nombreuses autres percées en matière de santé qui n’ont pas encore été découvertes. Cependant, nous risquons de perdre ces avantages si nous continuons à dégrader l’environnement. Les menaces qui pèsent sur la nature sont au cœur des discussions de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité, la COP15, qui doit s’achever le 19 décembre.
Pourquoi la biodiversité est bonne pour notre santé ? Les Nations Unies nous rappellent que les écosystèmes naturels fournissent des biens et des services qui soutiennent toute vie sur cette planète, y compris la vie humaine et notre santé.
L’urgence écologique est plus présente que jamais dans notre quotidien. Qu’en faisons-nous ? Comment agir, plus et mieux, tout de suite ? C’est à ces questions que Nicolas Imbert se propose de répondre, fort d’un regard neuf et sans concessions qui replace l’humain au cœur du développement. Fruit de vingt-cinq ans d’expériences de terrain et d’actions concrètes, Plaidoyer pour un monde plus durable offre à chacun des solutions accessibles pour accélérer l’émergence d’un monde réellement durable et pacifié, en un mot re-pansé.
Les zones à faibles émissions ou ZFE ont été créées dans le but de limiter la pollution de l’air dans les grandes agglomérations. Concrètement, dans ces zones, les véhicules les plus polluants sont interdits à la circulation. À quoi doivent s’attendre les automobilistes pour 2023 ?
ZFE : quels sont les changements pour 2023 ?
En quoi consiste une ZFE ?
Fin 2022, on compte 11 agglomérations ayant mis en place une ZFE-m (pour Zone à faibles émissions mobilité) et notamment Paris, Aix-Marseille, Lyon, Nice, Strasbourg ou encore Montpellier et Grenoble.
Chaque ZFE applique ses propres restrictions et pour savoir si vous avez ou non le droit de rouler dans les villes concernées par ces zones, vous devez vous fier à votre vignette Crit’Air. La vignette Crit’Air vous renseigne sur le niveau de pollution de votre véhicule et s’il est, ou non, autorisé à la circulation dans ces zones.
Quels changements prévoir en 2023 ?
Dans la ZFE de la ville de Paris et de la Métropole du Grand Paris, depuis le 1er juin 2021, les véhicules particuliers non classés ou munis d’une vignette Crit’Air 4 (voitures diesel datant d’avant 2006) ou Crit’Air 5 (voitures diesel datant d’avant 2001) ne sont plus autorisés à circuler du lundi au vendredi de 8h à 20h (hors jours fériés). En 2023, dès le 1er juillet, les voitures équipées d’une vignette Crit’Air 3 (voitures diesel d’avant 2011 et voitures essence d’avant 2006) devraient rejoindre la liste des véhicules non autorisés à circuler dans la zone.
Pour Grenoble en revanche, ce sont les voitures particulières classées Crit’Air 5 qui vont être interdites de circuler dans les 13 communes formant la ZFE dès 2023, ce qui représente, selon les chiffres de la Métropole de Grenoble, 2 % du parc de véhicules circulant actuellement dans la Métropole.
À Montpellier, les voitures non classées, comme celles mises en circulation avant le 1er janvier 1997 sont interdites à la circulation dans les 11 villes de la ZFE depuis le 1er juillet 2022. Au 1er janvier 2023, ce sont les vignettes Crit’Air 5 qui seront bannies de la zone. Contrairement à Paris, les restrictions sont applicables 7j/7 et 24h/24.
En bref, il est essentiel de se renseigner des conditions de circulation appliquées dans chaque ZFE pour savoir précisément si votre véhicule y est autorisé à circuler ou non.
Le prêt à taux zéro pour financer une voiture plus « propre »
Sachez aussi qu’à partir du 1er janvier 2023, le gouvernement met en place une expérimentation d’une durée initiale de 2 ans et instaure un prêt à taux zéro accordé aux automobilistes qui souhaiteraient financer l’acquisition d’un véhicule plus propre, c’est-à-dire une voiture dont les émissions de CO² ne dépassent pas 50g CO²/km. Pour en bénéficier, il faudra pouvoir justifier que votre lieu de résidence (ou la ville où vous travaillez) appartient bien à une ZFE. Le prêt sera accordé sous conditions de ressources. Son montant est plafonné à 30 000 € dans le cas d’un achat et 10 000 € dans le cas d’une location et ne pourra pas excéder le coût d’acquisition du véhicule.
Dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP15), qui se déroule à Montréal, au Canada, les Nations Unies ont récompensé dix programmes à travers le monde pour leur rôle dans la restauration du monde naturel. Ces initiatives, nommées « Fleurons de la restauration mondiale », peuvent bénéficier d’une promotion, de conseils ou de financements soutenus par les Nations Unies. Elles ont été sélectionnées dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, un mouvement mondial coordonné par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle vise à prévenir et à inverser la dégradation des espaces naturels à travers la planète.
Ce décryptage de Marie-Jeanne Gaertner pour la Fabrique écologique retrace le parcours des mouvements allemands en faveur de la protection de l’environnement depuis la seconde moitié du XXème siècle jusqu’à nos jours. Il n’a pas pour objectif de porter un jugement sur l’impact de ces mouvements sur le mix énergétique allemand, mais de montrer les interactions en Allemagne entre la mobilisation anti nucléaire et proclimat, souvent peu connues et sous estimées en France.
Couvrir nos besoins énergétiques : 2050 se prépare aujourd’hui, par Marie Suderie et Pierrick Dartois« Couvrir nos besoins énergétiques : 2050 se prépare aujourd’hui » a été écrit écrit par Marie Suderie et Pierrick Dartois pour La Fabrique de l’industrie, un laboratoire d’idées indépendant, une plateforme de réflexion consacrée aux perspectives de l’industrie en France et à l’international. Cet ouvrage propose un tableau prospectif complet des mix énergétiques possibles à l’horizon 2050. Il illustre la pertinence économique d’un mix électrique qui repose sur un développement ambitieux, tant du nucléaire que des énergies renouvelables.
Emmanuel Macron a annoncé en février 2022 un plan de développement des énergies renouvelables et de modernisation du parc nucléaire, qui font l’objet de deux projets de loi distincts déposés au Parlement. Ces textes sont cruciaux car pour soutenir un projet de réindustrialisation volontariste, nos besoins en électricité décarbonée seront en réalité plus élevés qu’annoncé.
Dans les prochaines années, notre consommation totale d’énergie va diminuer mais notre consommation d’électricité décarbonée va s’accroître très sensiblement. Même si le parc nucléaire est renouvelé à un rythme très soutenu (jusqu’à 14 nouveaux réacteurs EPR2 sont prévus), il devra être complété par un déploiement massif des énergies renouvelables. Cette configuration inédite, où nucléaire et renouvelables se complèteraient, réclamera de nouveaux moyens de flexibilité pour préserver l’équilibre constant entre offre et demande d’électricité.
Pour atteindre comme prévu la neutralité carbone en 2050, la France doit réduire drastiquement son utilisation des énergies les plus carbonées (gaz, pétrole et charbon). Notre consommation totale d’énergie va diminuer mais notre consommation d’électricité décarbonée va s’accroître très sensiblement. Le président Emmanuel Macron a donc annoncé en février 2022 à Belfort sa volonté de développer massivement les énergies renouvelables tout en modernisant le parc nucléaire. L’avenir est-il tout tracé pour autant ?
Non, montrent les auteurs de cet ouvrage. D’abord parce qu’il ne faudrait pas oublier que l’exécutif s’est également donné pour objectif – salutaire – de renforcer notre base industrielle : nos besoins en électricité seront donc plus élevés qu’annoncé. Ensuite, même si le renouvellement du parc nucléaire est mené à un rythme très soutenu, celui-ci sera nécessairement complété par d’importantes capacités renouvelables, à déployer massivement elles aussi.
Enfin, cette configuration inédite, où nucléaire et EnR se compléteront, réclamera également de développer de nouveaux moyens de flexibilité (modulation de la demande, imports-exports, stockage) pour préserver l’équilibre constant entre offre et demande.
Cet ouvrage propose un tableau prospectif complet des mix énergétiques possibles à l’horizon 2050, en optimisant les coûts, sous contrainte d’évolution de la demande, de renouvellement de l’offre et des engagements climatiques du pays. Ce faisant, il met au jour les principales technologies énergétiques dans lesquelles il est opportun d’investir en priorité. En plus d’éclairer les citoyens sur la question essentielle de la souveraineté énergétique, il offre des pistes de réflexion d’une grande utilité pour les décideurs publics et les entreprises.
Le nucléaire, clé d’un mix électrique économiquement supportable
Par Emilie Binois
Les travaux de Pierrick Dartois et Marie Suderie confirment l’intérêt économique d’une relance du nucléaire, déjà souligné par RTE. Ils montrent aussi qu’il sera nécessaire de déployer un supplément d’effort pour couvrir réellement tous nos besoins en électricité.
Sortir de notre dépendance aux combustibles fossiles, principalement au profit d’une électricité bas carbone, est une condition sine qua non à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone en 2050. Les États signataires de l’accord de Paris anticipent donc une très forte électrification de leurs usages et doivent transformer leur mix énergétique en conséquence.
Pour augmenter la production d’électricité décarbonée en France et atteindre ainsi l’objectif « net zéro » en 2050, Emmanuel Macron a annoncé à Belfort, en février 2022, sa volonté de développer massivement les énergies renouvelables (EnR) tout en modernisant le parc nucléaire. Plus précisément, l’exécutif a esquissé deux scénarios dont un prévoit la construction de 6 EPR2 d’ici 2050 et l’autre en ambitionne 14.
Si les coûts de construction de ces installations nucléaires sont, à première vue, un frein à la mise en œuvre du deuxième scénario, le coût complet du mix électrique plaide pourtant en sa faveur. C’est en tout cas le résultat de l’analyse effectuée par Pierrick Dartois et Marie Suderie, les auteurs du nouvel ouvrage « Couvrir nos besoins énergétiques : 2050 se prépare aujourd’hui » publié par La Fabrique de l’industrie. Leurs travaux montrent en effet que le développement résolu du nucléaire permet de réduire les coûts de distribution et de préserver le solde exportateur de la France. De cette première conclusion découle une deuxième : le développement du nucléaire en France permettrait de produire l’hydrogène le moins cher d’Europe à l’horizon 2050.
Couvrir nos besoins énergétiques : 2050 se prépare aujourd’hui, par Marie Suderie et Pierrick Dartois
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La Fabrique de l’industrie est une plateforme de réflexion consacrée aux perspectives de l’industrie en France et à l’international. Nous travaillons sur les relations de l’industrie avec les territoires, sur l’attractivité des métiers industriels, sur les opportunités et les défis liés à la mondialisation et au changement technique et sur sa compétitivité. Les thèmes de l’emploi, des compétences et de la transition énergétique sont également au cœur de nos recherches. En collaborant avec un grand nombre d’institutions, nous organisons la confrontation de points de vue et d’analyses, démarche indispensable pour traiter avec justesse d’une réalité complexe.
La Fabrique produit des ouvrages, des synthèses et des documents de travail multimédias, tous accessibles gratuitement en ligne. Nous partageons notre expertise pour contribuer au débat public en répondant aux sollicitations des médias et en participant à des conférences.
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