La corruption et ses coûts faramineux entravent le développement durable dans tous les pays, mais de nouveaux efforts font leur chemin, a déclaré mardi la Présidente du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) lors d’une réunion spéciale pour lutter contre le fléau et donner un coup de pouce bien nécessaire au Programme de développement durable à l’horizon 2030.Une vendeuse de fruits manifeste contre la corruption au Ghana.
« La corruption draine plus de 5% du PIB mondial », a déclaré Lachezara Stoeva. « Sur les quelque 13.000 milliards de dollars de dépenses publiques mondiales, jusqu’à 25% sont perdus à cause de la corruption ».
Cela se traduit par au moins 3.000 milliards de dollars de dépenses publiques.
Sous le thème Libérer le pouvoir de transformation de l’Objectif de développement durable (ODD) 16 : Améliorer la gouvernance et réduire la corruption, la réunion spéciale visait à identifier des solutions concrètes pour promouvoir les pratiques de lutte contre la corruption à tous les niveaux.
Les participants ont également réfléchi au rôle des principes pour une gouvernance efficace et ont mis en exergue des instruments tels que la Convention des Nations Unies contre la corruption.
Des enjeux jamais aussi élevés
« Une réponse résolue à la corruption, ancrée dans l’ODD 16, ouvrirait la voie pour rapprocher l’ambition de l’Agenda 2030 de la réalité », a déclaré Mme Stoeva. « Les enjeux n’ont jamais été aussi importants ».
En effet, les coûts de la corruption ne sont pas que financiers, a-t-elle expliqué.
« La corruption contribue à la perte de ressources naturelles, exacerbe la pauvreté et les inégalités, érode la confiance et la cohésion sociale et sape la stabilité économique et politique », a-t-elle dit.
Affiche anticorruption en Namibie.
La corruption affecte les femmes
La corruption affecte également de manière disproportionnée les femmes, les pauvres et les groupes vulnérables, et érode le capital humain, a-t-elle souligné.
À mi-parcours de la mise en œuvre de l’Agenda 2030, l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des 17 ODD n’a jamais été aussi grande, a-t-elle dit, soulignant que « la corruption se dresse sur notre chemin ».
« Les progrès sur l’ODD 16 sur la paix, la justice et des institutions fortes peuvent déclencher un cercle vertueux », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’objectif est une « exigence indispensable » pour la mise en œuvre efficace de tous les ODD.
En retour, les progrès sur les ODD deviennent un facteur favorisant des réponses plus efficaces à la corruption, a-t-elle souligné.
Citant des « progrès significatifs » dans l’utilisation des instruments disponibles, la cheffe du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) a déclaré que les pays avaient mis en œuvre une variété de mesures, que la sensibilisation avait été accrue et que de meilleurs cadres législatifs et réglementaires étaient en place.
En outre, les parties prenantes exploitent le potentiel des TIC (technologies de l’information et de la communication) et des données, a-t-elle précisé. Les parlements, les citoyens et la société civile sont engagés dans le suivi des risques de corruption et des réponses anti-corruption, a-t-elle ajouté.
Relever les défis avec des approches sur mesure
Cependant, relever efficacement les défis nécessite des efforts soutenus de lutte contre la corruption et des approches sur mesure qui impliquent de multiples parties prenantes et combinent divers accords, lois et conventions internationaux, a-t-elle déclaré.
« Il est essentiel de renforcer le suivi et l’évaluation pour améliorer la lutte contre la corruption, recueillir des preuves de réformes efficaces et rendre compte des progrès réalisés sur l’ODD 16 », a-t-elle dit.
Les conclusions de la réunion spéciale fourniront des informations aux prochains rassemblements, notamment le Sommet sur les ODD au siège des Nations Unies à New York en septembre et la Conférence sur l’ODD 16, qui se tiendra à Rome en mai.
Le phénomène météorologique El Niño a de fortes probabilités de se former cette année et pourrait faire grimper les températures jusqu’à battre de nouveaux records de chaleur, dans un contexte de réchauffement climatique, a alerté mercredi une agence des Nations Unies.Le phénomène météorologique El Niño a de fortes probabilités de se former cette année et pourrait faire grimper les températures jusqu’à battre de nouveaux records de chaleur.L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a aussi relevé que dans de nombreuses régions du monde, ce phénomène aurait des effets inverses, sur les conditions météos, à ceux de l’épisode La Niña de longue durée.
El Niño est un phénomène climatique naturel généralement associé à une augmentation des températures, une sécheresse accrue dans certaines parties du monde et de fortes pluies dans d’autres. L’OMM et les Services météorologiques et hydrologiques nationaux suivront donc de près l’évolution de la situation.
El Niño est généralement associé à une augmentation des précipitations dans certaines régions du sud de l’Amérique du Sud, le sud des États-Unis, la Corne de l’Afrique et l’Asie centrale. En revanche, El Niño peut provoquer de graves sécheresses en Australie, en Indonésie et dans certaines zones du sud de l’Asie.
Nouvelle flambée des températures mondiales et des records de chaleur
El Niño s’est produit pour la dernière fois en 2018-2019 et a laissé la place à un épisode particulièrement long de La Niña, qui provoque les effets inverses, notamment une baisse des températures. En dépit de cet effet modérateur, les huit dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées. Sans La Niña, la situation de réchauffement aurait pu être pire.
Le rapport, établi avec les contributions de nombreux experts et centres météorologiques mondiaux, calcule à 80% la probabilité qu’un El Niño se manifeste entre juillet et septembre. Le risque est de 60 % pour la période de mai à juillet, et de 70% entre juin et août − des valeurs bien plus élevées que lors du précédent bulletin il y a deux mois.
A ce stade, il n’est pas possible de prédire l’intensité ou la durée du Niño qui se profile. Le dernier en date était considéré comme faible, mais celui d’avant, entre 2014 et 2016, était puissant et il a eu des conséquences désastreuses.
Une fillette marche avec un conteneur d’eau dans la région d’Afar en Ethiopie.
« Nous venons de connaître les huit années les plus chaudes jamais enregistrées, bien que l’épisode La Niña de ces trois dernières années ait freiné temporairement l’augmentation des températures mondiales. L’apparition d’un phénomène El Niño entraînera très probablement une nouvelle flambée des températures mondiales et augmentera le risque de battre des records de chaleur», a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.
Alertes précoces pour tous
Selon les rapports de l’OMM sur l’état du climat mondial, 2016 a été l’année la plus chaude jamais observée en raison d’un phénomène El Niño très puissant couplé au réchauffement d’origine humaine dû aux gaz à effet de serre. L’effet sur les températures mondiales se manifeste généralement l’année qui suit le développement du phénomène et, dans le cas présent, c’est en 2024 qu’il sera donc probablement le plus évident.
« Le monde devrait se préparer au développement d’El Niño, qui est souvent associé à une augmentation de la chaleur, de la sécheresse ou des précipitations dans différentes régions du monde. Il pourrait apporter un soulagement face à la sécheresse que subit la Corne de l’Afrique et à d’autres effets liés à La Niña, mais il pourrait aussi déclencher des phénomènes météorologiques et climatiques plus extrêmes. Cette situation appelle l’attention sur la nécessité de mettre en œuvre l’Initiative des Nations Unies en faveur d’alertes précoces pour tous, afin d’assurer la sécurité des personnes », a précisé M. Taalas.
Les phénomènes El Niño et La Niña sont des facteurs déterminants du système climatique de la Terre, mais ce ne sont pas les seuls.
Outre son Bulletin Info-Niño/Niña habituel, l’OMM publie désormais régulièrement un Bulletin saisonnier sur le climat, qui indique que des températures supérieures à la normale sont attendues dans toutes les zones terrestres de l’hémisphère Nord et de l’hémisphère Sud, sans exception.
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Vérifier les labels et les offres des fournisseurs
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Tout mettre en œuvre pour consommer moins d’énergie au quotidien
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Course de caisses à savon sur la nationale lors d’un rassemblement à l’appel des Soulèvements de la Terre contre le projet d’autoroute A69 entre Castres et Toulouse, près de Soual (Tarn).Sophie Del Fa, Université catholique de Louvain (UCLouvain)
À la suite de la manifestation violemment réprimée contre les méga-bassines à Sainte-Soline le 25 mars dernier, les Soulèvements de la Terre (ci-après les SdlT), collectif écologiste co-organisateur de l’évènement dans les Deux-Sèvres, s’est retrouvé sous les projecteurs médiatiques et politiques qui lui font vivre un véritable tournant.
Malgré la menace de dissolution par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin (qui n’a pour le moment pas donné suite), et les attaques récurrentes de la part de ses détracteurs, le mouvement semble rester fédérateur et continue à prendre de l’ampleur.
Dans le contexte de la mobilisation nationale en France contre la réforme des retraites et de la multiplication des luttes écologiques en Europe et dans le monde, les SdlT incarnent une nouvelle mobilisation des luttes écologistes et anticapitalistes radicales. De quoi est faite cette « terre qui se soulève » ?
Une histoire en train de se faire
La formation des SdlT en 2021 par des activistes issu·e·s de la Zone-à-Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes n’est pas anodine. En effet, la ZAD marque un tournant dans l’histoire du mouvement écologiste français. Tout d’abord, parce qu’elle a été victorieuse à Notre-Dame-des-Landes et parce que son existence perdure.
Place de la République, Paris, Europe. Nuit debout, 14 mai 2016.Wikimedia, CC BY-NC-ND
En ce sens, les SdlT incarnent un mouvement radical. Terme qu’il faut entendre ici dans son sens étymologique, c’est-à-dire qui a rapport au principe d’une chose et sa racine. La lutte des SdlT est donc radicale puisque le mouvement se rapporte aux fondements de ce qui fait l’écologie c’est-à-dire, les relations que nous entretenons avec les différentes entités (les humains et l’ensemble du vivant) qui composent le monde social. Cette radicalité se structure autour de trois éléments principaux explorés ici : les dimensions fédératrices et décentralisées, la rhétorique des alliances vivantes et une pensée fine et réflexive des stratégies de luttes.
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Un mouvement fédérateur et décentralisé
Les SdlT ne se désignent ni comme une association, ni comme un groupe constitué, mais comme un réseau anticapitaliste de luttes locales à la croisée de l’écologie et des questions sociales. En effet, bien que l’agro-industrie, l’accaparement des terres, l’artificialisation des sols et l’écologie sans transition soient visées, les SdlT considèrent que les questions écologiques et sociales ne font qu’une et sont interdépendantes. Ainsi, les luttes écologiques doivent s’arrimer à des solutions pour améliorer les conditions sociales des individus et inversement.
Parmi ces personnes, on trouve des figures politiques d’Europe Écologie Les Verts et de la LFI/Nupes. De plus, des personnalités connues se sont mobilisées pour s’opposer à la dissolution et soutenir le mouvement. Enfin, force est de constater l’appui inconditionnel de plusieurs intellectuel·le·s reconnu·e·s comme Naomi Klein, Alain Damasio, Andreas Malm ou Philippe Descola. Les SdlT apparaissent donc comme un réseau hyper fédérateur, ce qui contribue à son unicité.
Soirée de soutien le 12 avril 2023 aux Soulèvements de la Terre, de nombreux intellectuels et figures issues du monde associatif et paysan y ont participé.
À cela s’ajoute une volonté de décentralisation puisque les SdlT agissent en réseau afin de visibiliser et relayer des luttes locales portées par des collectifs citoyens. Par exemple, Bassines Non Merci groupe organisé contre les méga-bassines, la Voie est Libre contre le projet d’autoroute A69 Toulouse-Castres ou le groupe No Tav mobilisé contre le chantier ferroviaire Lyon-Turin.
Cette volonté décentralisatrice s’est concrétisée dernièrement avec l’appel à la création de comités locaux partout en France afin de prouver au gouvernement l’impossible dissolution d’un mouvement aux multiples ramures. Cet appel a d’ailleurs dépassé les frontières françaises et a été entendu en Belgique et en Suisse.
« Nous sommes le vivant qui se défend »
La deuxième dimension structurante du mouvement est la rhétorique des alliances vivantes qui se déploie à travers la structuration de la lutte en « saisons » et des slogans tels que « Nous ne défendons pas la nature, c’est la nature qui se défend », « Nous sommes le vivant qui se défend », « Nous sommes les soulèvements de la terre », ses déclinaisons sur le thème de l’eau ainsi que « Ce qui repousse partout ne peut être dissout ».
Inédite dans les mouvements sociaux bien que fortement inspirée par le mouvement zapatiste, cette rhétorique n’est pas sans lien avec une école de pensée théorique issue de plusieurs anthropologues. Des figures telles que Philippe Descola, Anna Tsing ou encore Tim Ingold ont montré comment la société capitaliste a imposé une séparation hiérarchique entre Nature et Culture, plaçant la Culture comme supérieure à la Nature qu’il faut domestiquer, maîtriser et s’approprier.
Philippe Descola, invité des matins de France Culture autour de « Figuration et défiguration du monde », 2022.
Pourtant, cette façon de concevoir le lien Nature/Culture n’est pas propre à l’ensemble des sociétés humaines et est particulièrement destructrice pour les écosystèmes vivants. Si bien que la nécessité de revoir cette séparation est cruciale. En se revendiquant comme étant la Terre qui se soulève, les SdlT, matérialisent ce geste théorique. En effet, les humains incarnent l’ensemble de ce vivant qui se défend produisant alors des alliances terrestres et vivantes qui représentent des manières inédites de se mobiliser.
Il ne s’agit plus de s’en tenir à des manifestations classiques, c’est-à-dire la traditionnelle marche d’un point A à un point B, mais de déployer des « manifestations impactantes » (ou manif’actions). Ces dernières peuvent prendre plusieurs formes : occupations, blocages, démantèlements, jeux. Toutes ces stratégies s’inspirent du « be water » ayant eu cours lors des manifestations à Hong Kong et des gilets jaunes c’est-à-dire le fait d’être imprévisibles, rapides et toujours en mouvement.
Hong Kong, la mobilisation ne faiblit pas, France 24, 2019.
Par ailleurs, les violences lors de la manifestation de Sainte-Soline amène le collectif à réfléchir à ces tactiques. En effet, le changement d’échelle dû à la grande participation et la militarisation de l’état implique une réadaptation et peut-être de nouvelles formes encore plus imperceptibles de luttes.
Une ingéniosité nouvelle
Étant donné ces trois dimensions structurantes, les SdlT semblent tendre vers un empouvoirement des luttes écologistes (cela étant d’ailleurs reconnu dans une note récente des renseignements français).
À la fois fédérateurs et décentralisés, donnant une place centrale aux territoires naturels et développant des stratégies de luttes diverses, les SdlT essaiment une multitude de soulèvements terrestres dont il deviendra difficile de suivre toutes les occurrences.
Du fait de ce devenir multiple, furtif et diffusé dans plusieurs lieux, les SdlT ont sûrement trouvé une nouvelle voie pour s’organiser contre « l’ordre républicain » tel que le nomme le philosophe du politique Jacques Rancière qui souligne la dépolitisation des enjeux de partage des ressources, la militarisation du maintien de l’ordre et le recours au passage en force législatif avec le 49.3.
Le mouvement veut en outre se réapproprier les territoires menacés de destruction et pour inclure dans la lutte un ensemble composite de classes sociales (allant des classes populaires aux classes bourgeoises). Ce faisant, il essaime une écologie radicale et sociale dont les futurs échos pourraient prendre une ampleur insoupçonnée.
La pollution de l’air, principalement due à l’utilisation de combustibles fossiles, est un problème grave dans les villes indiennes.Les Nations Unies organisent à Genève une série de réunions ayant pour objectif de réduire la pollution due aux produits chimiques et aux déchets. Plus de 2.000 délégués du monde entier sont attendus pour ces réunions organisées pendant deux semaines sous le thème « Accélérer l’action : Objectifs pour une gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets ».
Ils doivent prendre de nouvelles décisions clés pour lutter contre la pollution et atteindre les objectifs des conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm (BRS COPs), les trois principaux accords multilatéraux sur l’environnement pour la gestion rationnelle des produits chimiques et des déchets, ont précisé le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un communiqué conjoint.
Les délégués étudieront notamment l’inscription de nouvelles substances chimiques, jugées très préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement, en vue de leur élimination dans le cadre de la Convention de Stockholm, de la soumission de substances chimiques et de pesticides supplémentaires à la procédure de consentement préalable en connaissance de cause ou encore à l’examen d’une proposition d’amendement concernant le processus d’inscription dans le cadre de la Convention de Rotterdam.
Enfin, ces réunions permettront d’élaborer des lignes directrices techniques sur la gestion écologiquement rationnelle des déchets plastiques, des déchets de POP (polluants organiques persistants) et des déchets électroniques dans le cadre de la convention de Bâle.
S’exprimant lors de la séance d’ouverture des BRS COPs, Rolph Payet, Secrétaire exécutif des trois conventions, a souligné que « les objectifs relatifs aux polychlorobiphényles (PCB) fixés par la convention de Stockholm, à savoir l’élimination de l’utilisation des PCB dans les équipements d’ici à 2025 et la gestion écologiquement rationnelle des liquides contenant des PCB et des équipements contaminés par des PCB d’ici à 2028, sont sur le point d’être atteints. »
« Il est donc impératif que la communauté internationale, les donateurs et les institutions de financement accélèrent leur action pour aider les Parties à atteindre ces objectifs », a-t-il ajouté.
Un ouvrier pulvérise de l’insecticide sur les surfaces d’un abri pour contrôler la propagation des moustiques
Inscription de polluants organiques persistants
Parmi les nouvelles substances chimiques jugées inquiétantes, il y a le pesticide méthoxychlore, le Dechlorane Plus et UV-328.
Le méthoxychlore a été utilisé pour remplacer le DDT contre un large éventail de parasites sur les cultures de plein champ, les fruits, les légumes, les plantes ornementales, ainsi que sur le bétail et les animaux de compagnie. Hautement toxique pour les invertébrés et les poissons, notamment en raison de ses effets de perturbation endocrinienne, il a été détecté dans l’environnement et le biote de l’Arctique et de l’Antarctique, loin de sa production et de son utilisation. Le méthoxychlore a également été détecté dans le sérum humain, les tissus adipeux, le sang du cordon ombilical et le lait maternel.
Le Dechlorane Plus est quant à lui, un retardateur de flamme et l’UV-328 un absorbeur d’UV. Ces deux substances chimiques sont largement utilisées comme additifs plastiques, y compris pour des utilisations qui nécessitent un certain temps pour être éliminées, telles que les véhicules à moteur, les machines industrielles et les dispositifs médicaux
Les trois substances chimiques sont donc proposées pour inscription sur la base d’un processus d’examen rigoureux des risques, des options de gestion et des solutions de remplacement par le comité d’étude des polluants organiques persistants (POP) des Nations Unies.
Renforcement de l’efficacité de la Convention de Rotterdam
La onzième réunion de la conférence des parties à la Convention de Rotterdam (RC COP-11) examinera l’inscription de quatre pesticides, de deux préparations pesticides extrêmement dangereuses et d’un produit chimique industriel à l’annexe III de la convention.
Il s’agit du fongicide iprodion, qui présente un risque élevé à long terme pour les organismes aquatiques, et de l’insecticide terbufos, pour lequel un risque extrêmement élevé pour les organismes terrestres a été identifié. Ces deux substances seront examinées pour la première fois par la Conférence des Parties.
« La gestion en toute sécurité de ces produits chimiques et pesticides dangereux est l’un des principaux objectifs de la Convention de Rotterdam et contribue en même temps à la réalisation de l’objectif 7 du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal adopté en décembre 2022 », a souligné Christine Fuell, Secrétaire exécutive par intérim de la Convention de Rotterdam.
La réunion examinera également, entre autres points importants, une proposition d’amendement pour renforcer l’efficacité de la convention en créant une voie permettant d’inscrire les produits chimiques relevant de la convention dans une nouvelle annexe VIII lorsque tous les efforts visant à parvenir à un consensus pour les inscrire à l’annexe III ont échoué.
Des militants écologistes lancent un projet visant à transformer le système de gestion des déchets du pays.
Gestion rationnelle des déchets
La seizième réunion de la conférence des parties à la Convention de Bâle examinera également la possibilité d’adopter des directives techniques pour la gestion écologiquement rationnelle des déchets plastiques, ainsi que des déchets contenant des polluants organiques persistants ou contaminés par ceux-ci.
Les parties discuteront des moyens possibles d’améliorer le fonctionnement de la procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC), qui est la pierre angulaire du régime de la Convention de Bâle visant à contrôler les mouvements transfrontaliers de déchets, des approches électroniques des documents de notification et de mouvement et des travaux visant à clarifier davantage les opérations d’élimination et les déchets dangereux couverts par la convention.
Les Conventions de Bale, de Rotterdam et de Stockholm ?
La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination est l’accord environnemental international le plus complet sur les déchets dangereux et autres déchets. Son objectif principal est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets néfastes des déchets dangereux et autres déchets. Son champ d’application couvre un large éventail de déchets définis comme « dangereux » en fonction de leur origine et/ou de leur composition et de leurs caractéristiques, ainsi que d’autres types de déchets nécessitant une attention particulière, notamment les déchets ménagers, les cendres d’incinération et les déchets de matières plastiques.
La Convention de Rotterdam sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC) applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l’objet d’un commerce international est administrée conjointement par la FAO et le PNUE. Les 165 parties à cette convention juridiquement contraignante partagent la responsabilité et coopèrent pour gérer en toute sécurité les produits chimiques dans le commerce international. À ce jour, 54 produits chimiques, pesticides et préparations sont inscrits à l’annexe III. La convention n’introduit pas d’interdictions mais facilite l’échange d’informations entre les parties sur les produits chimiques et les pesticides dangereux, ainsi que sur leurs risques potentiels, afin d’éclairer et d’améliorer la prise de décision au niveau national.
En outre, par le biais de la procédure PIC, elle fournit un mécanisme juridiquement contraignant pour soutenir les décisions nationales sur l’importation de certains produits chimiques et pesticides afin de minimiser les risques qu’ils posent pour la santé humaine et l’environnement.
La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants est un traité mondial visant à protéger la santé humaine et l’environnement contre les produits chimiques qui restent intacts dans l’environnement pendant de longues périodes, sont largement distribués géographiquement, s’accumulent dans les tissus adipeux de l’homme et de la faune et ont des effets nocifs sur la santé humaine ou sur l’environnement.
L’exposition aux polluants organiques persistants (POP) peut avoir des effets graves sur la santé, notamment certains cancers, des malformations congénitales, des dysfonctionnements des systèmes immunitaire et reproducteur, une plus grande vulnérabilité aux maladies et des lésions des systèmes nerveux central et périphérique. La convention exige de ses parties qu’elles prennent des mesures pour éliminer ou réduire les rejets de POP dans l’environnement.
À ce jour, cette convention juridiquement contraignante compte 186 parties, ce qui lui confère une couverture quasi universelle. 31 substances chimiques d’intérêt mondial ont été répertoriées dans le cadre de la convention de Stockholm.
Les Dividendes Climat sont une nouvelle information extra financière qui correspond à l’impact climatique positif d’une entreprise, mesurée par les émissions évitées ou séquestrées, pouvant être revendiquée par les actionnaires de l’entreprise. Ce nouvel indicateur est développé par l’Association Dividendes Climat, co-fondée par l’Ademe, Sweep, Team for the Planet, Mirova et la Fondation Kanopée Partage qui a pour mission d’encourager le financement de la transition écologique.
Si le monde veut vraiment s’écarter du gouffre, il doit joindre le geste à la parole et avancer vers un avenir plus durable pour tous, ont déclaré mardi de jeunes orateurs à l’ouverture du Forum annuel des jeunes du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) au Siège de l’ONU à New York.
Les jeunes sont de précieux agents de changement et, partout dans le monde, ils prennent les choses en main et défendent des solutions innovantes pour accélérer la réalisation des objectifs de développement durable (ODD). Du 25 au 27 avril, des milliers de jeunes leaders du monde entier se réunissent à l’occasion de l’édition 2023 du Forum des jeunes du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). En personne et en ligne, ils apporteront leurs solutions, leurs recommandations et leurs initiatives, partageant leurs idées pour garantir un avenir durable pour tous.
La Journée internationale de la Terre nourricière est l’occasion de réfléchir à la façon dont l’humanité a traité notre planète et, reconnaissons-le, nous en avons été de piètres gardiens. Et si un flux constant de rapports a dressé un tableau légitimement inquiétant de l’état actuel de la planète, il ne faut pas perdre espoir : les idées novatrices pour une action sérieuse en faveur du climat sont plus nombreuses que jamais et de plus en plus de personnes dans le monde travaillent ensemble à des solutions pour aider à réparer les dommages causés à notre fragile habitat.
« Nous devons mettre un terme à ces guerres insensées contre la nature » – Guterres
La journée internationale de la terre nourricière est l’occasion pour les citoyens du monde entier de faire entendre leur voixÀ l’occasion de la Journée internationale de la Terre nourricière, célébrée le 22 avril, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a invité les citoyennes et les citoyens du monde entier à faire entendre leur voix et à exiger des instances dirigeantes qu’elles fassent la paix avec la nature.
Cette journée est l’occasion de réfléchir à la relation que l’humanité entretient avec la nature, a indiqué le chef de l’ONU dans son message.
« De l’air que nous respirons à l’eau que nous buvons, en passant par le sol où pousse notre nourriture, notre santé dépend de celle de la Terre nourricière », a-t-il expliqué. « Et pourtant, nous semblons vouloir la détruire à tout prix ».
« Par nos actes, nous ravageons forêts et jungles, terres agricoles et zones humides, océans et récifs coralliens, rivières, mers et lacs », a-t-il regretté. « La diversité biologique s’effondre ; un million d’espèces sont au bord de l’extinction ».La Journée internationale de la Terre Mère est célébrée chaque année le 22 avril.
Mettre fin à la guerre contre la nature
Le Secrétaire général de l’ONU a insisté qu’il fallait mettre « un terme à ces guerres acharnées et insensées contre la nature ».
Agissons toutes et tous à notre niveau afin de protéger notre maison commune, pour le bien de l’humanité et de la planète, aujourd’hui et pour les générations futures
Des outils, des connaissances et des solutions nécessaires sont à notre disposition, a-t-il dit. « Mais nous devons accélérer la cadence ».
Pour cela, il a indiqué qu’il fallait intensifier l’action climatique, en réduisant plus drastiquement et plus rapidement les émissions afin de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 °C.
Il faut également investir massivement dans l’adaptation et la résilience, en particulier en faveur des communautés et des pays les plus vulnérables qui contribuent le moins à la crise climatique.
« L’existence d’écosystèmes sains, des océans et des rivières aux forêts et aux prairies, est aussi indispensable à la lutte contre les changements climatiques », a-t-il ajouté. « Attelons-nous à mettre en œuvre l’accord historique de l’ONU pour la biodiversité, afin de garantir que 30% des terres et des eaux de la planète soient protégés d’ici à 2030 ».
Selon le Secrétaire général, « les gouvernements doivent montrer la voie à chaque étape du chemin. Mais les entreprises, les institutions et la société civile ont également un rôle crucial à jouer ».
Faire la paix avec la nature
Enfin, le chef de l’ONU a demandé que nous nous inspirions de la sagesse, des connaissances et du sens de la conduite acquis de longue date par les peuples autochtones, « qui assurent la bonne intendance de l’environnement depuis des millénaires et détiennent une grande partie des solutions aux crises mondiales du climat et de la biodiversité ».
Il a invité les citoyennes et les citoyens du monde entier à faire entendre leur voix – que ce soit à l’école, au travail, au sein de leur communauté confessionnelle ou sur les médias sociaux – et à exiger des instances dirigeantes qu’elles fassent la paix avec la nature.
« Agissons toutes et tous à notre niveau afin de protéger notre maison commune, pour le bien de l’humanité et de la planète, aujourd’hui et pour les générations futures », a-t-il conclu.
Que ce soient les processus démocratiques, la cohésion sociale ou le bien-être des populations, aucun pays n’est épargné des effets néfastes de la désinformation, y compris dans l’espace francophone. De nombreuses voix s’élèvent pour s’y opposer – toutefois la plupart sont issues du monde occidental et anglo-saxon. L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) souhaite renforcer les initiatives de lutte contre la désinformation en français, ainsi que dans les différentes langues locales de ses 88 pays membres. Pour en savoir plus sur la plateforme internet ODIL et le projet de lutte contre la désinformation que mène l’OIF, ONU Info a rencontré Bertrand Levant, chef de projet « Lutte contre la désinformation ».
La sécheresse en Somalie entraîne des déplacements de population.Des sommets des montagnes aux profondeurs des océans, le changement climatique a poursuivi sa progression en 2022, constate le rapport publié annuellement par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Sécheresses, inondations et vagues de chaleur ont touché des communautés sur tous les continents et coûté plusieurs milliards de dollars. Par ailleurs, la banquise de l’Antarctique a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré et la fonte de certains glaciers européens a été littéralement spectaculaire.
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L’état du climat mondial 2022 montre les changements à l’échelle planétaire sur terre, dans les océans et dans l’atmosphère, causés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur.
Le rapport indique que les années 2015-2022 ont été les huit plus chaudes jamais enregistrées, malgré l’effet refroidissant d’un épisode La Niña au cours des trois dernières années. De plus, la fonte des glaciers et l’élévation du niveau de la mer – qui a de nouveau atteint des niveaux record en 2022 – se poursuivront pendant des milliers d’années.
Icebergs dans la mer de Bellingshausen en Antarctique.
Impacts du changement climatique
« Alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter et que le climat ne cesse de changer, les populations du monde entier continuent d’être gravement touchées par les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes », a indiqué le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.
Ainsi en 2022, une sécheresse persistante en Afrique de l’Est, des précipitations record au Pakistan et des vagues de chaleur record en Chine et en Europe ont touché des dizaines de millions de personnes. Elles ont entraîné une insécurité alimentaire, stimulé les migrations de masse et coûté des milliards de dollars en pertes et dommages, a-t-il ajouté.
Le rapport note également une augmentation de la sous-alimentation qui a été exacerbée par les effets combinés des risques hydrométéorologiques et de la Covid-19, ainsi que par les conflits et les violences prolongés.
De plus, tout au long de l’année, des événements climatiques et météorologiques dangereux ont entraîné de nouveaux déplacements de population et aggravé les conditions de vie d’un grand nombre des 95 millions de personnes qui étaient déjà déplacées au début de l’année.
Le rapport met aussi l’accent sur les écosystèmes et l’environnement. Il montre comment le changement climatique affecte les événements naturels récurrents, tels que la floraison des arbres ou la migration des oiseaux.
Moins de la moitié des pays les moins avancés et seulement un tiers des petits États insulaires en développement disposent d’un système d’alerte précoce multirisque.
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Améliorer les capacités d’alerte précoce
« Toutefois, la collaboration entre les agences des Nations Unies s’est avérée très efficace pour faire face aux conséquences humanitaires des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, notamment en réduisant la mortalité et les pertes économiques qui y sont associées », s’est félicité Petteri Taalas.
Ainsi l’initiative des Nations Unies « Des alertes précoces pour tous » vise à combler le déficit de capacité existant afin de garantir que chaque personne sur Terre soit desservie par des services d’alerte précoce. À l’heure actuelle, une centaine de pays ne disposent pas de services météorologiques adéquats.
« Pour mener à bien cette tâche ambitieuse, il faut améliorer les réseaux d’observation et investir dans les capacités d’alerte précoce et dans les services hydrologiques et climatologiques », a insisté M. Taalas.
Journée de la Terre
Le rapport de l’OMM, publié en amont de la Journée de la Terre 2023, fait écho au message du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui insiste sur le fait que « nous disposons des outils, des connaissances et des solutions nécessaires » mais que « nous devons accélérer la cadence ».
« Il nous faut intensifier l’action climatique, en réduisant plus drastiquement et plus rapidement les émissions afin de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 °C. Il faut également investir massivement dans l’adaptation et la résilience, en particulier en faveur des communautés et des pays les plus vulnérables – qui sont ceux qui ont le moins contribué à cette crise », estime le chef de l’ONU.
Le rapport de l’OMM fait suite à la publication du rapport sur l’état du climat en Europe par le service Copernicus sur le changement climatique de l’Union européenne. Il complète le sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui contient des données jusqu’en 2020.
– Le rapport annuel de l’OMM souligne la progression continue du changement climatiqueOrganisation météorologique mondiale (OMM)
Très prisé des Français, le jardinage n’est pas seulement l’occasion d’embellir son environnement proche, mais aussi de mieux le connaître. Creuser pour installer les jeunes plants devient l’occasion de drôles de rencontres avec le peuple des sols qui évolue sous nos pieds. Au delà des vers de terre, qui travaillent la terre au plus grand bénéfice du système racinaire des végétaux, il nous reste infiniment à découvrir pour saisir l’incroyable biodiversité des sols. Des équipes de recherche y travaillent en France depuis le début des années 2000, en documentant cette richesse au travers du Groupement d’intérêt scientifique “sol”, dont Battle Karimi (Inrae) nous présente les travaux sur les bactéries. De son côté, Tiphaine Chevallier (IRD) nous aide à identifier toutes les ressources disponibles et accessibles pour une vraie mise à niveau des sols.
Le changement des comportements humains est l’une des clés pour résoudre les challenges auxquels l’humanité doit faire face, comme la pollution de la planète ou la dépendance aux énergies fossiles. Une préconisation récurrente vise à rendre le changement plus facile, en diminuant les efforts, les sacrifices et l’investissement nécessaires. Par exemple, le plan de sobriété énergétique « je baisse, j’éteins, je décale » pourrait laisser entendre que résoudre les problèmes environnementaux n’exigerait pas d’efforts et consisterait en une succession de gestes simples au quotidien. Mais des résultats en sciences comportementales suggèrent que la facilitation systématique des comportements écoresponsables n’est pas sans risques et peut cacher des revers. Plusieurs raisons expliquent, en effet, comment une plus grande facilité peut parfois s’avérer contre-productive et pourquoi un certain degré de difficulté peut même être souhaitable.
Si la mobilisation contre les mégabassines semble marquer une rupture dans le militantisme écologiste en France, Sainte-Soline expose au grand jour des tendances déjà à l’œuvre dans les mobilisations écologistes récentes et contribue à les renforcer, selon Lucien Thabourey, Sociologie du militantisme écologiste à Sciences Po. Depuis l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes en 2018, l’attention médiatique portée aux mobilisations écologistes s’est déplacée vers les marches, grèves et actions de désobéissance civile pour le climat. Les événements de Sainte-Soline marquent une triple rupture par rapport aux dynamiques récentes du militantisme écologiste.
« Les forêts ont-elles un impact important sur le climat ? »
« Quels sont les atouts des emballages alimentaires en bois ? »
« Pourquoi est-ce intéressant d’aménager son intérieur en bois ? »
… Écologique, économique, naturel et esthétique, le bois est une ressource précieuse.
Pour vous informer sur la gestion durable des forêts et les multiples usages du bois, l’interprofession nationale France Bois Forêt et l’Institut national de la consommation vous proposent une série de vidéos intitulée : « Le bois, les forêts, et nous ! La minute info », présentée sous la forme de questions/réponses, ainsi qu’un message de sensibilisation.
-* 57% des étudiants franciliens jugent tout à fait prioritaire la lutte contre le réchauffement climatique
47% ne s’estiment pas suffisamment informés
63% utilisent les transports en commun plutôt que la voiture
Si, chez certains étudiants, le changement climatique peut être source d’anxiété, leurs comportements individuels ne reflètent pas toujours cette appréhension, à l’exception notable des modes de transport et des achats de produits reconditionnés, qu’ils privilégient.
Parmi ceux qui n’ont pas encore adopté les autres manières d’agir allant dans le sens de la sobriété, beaucoup déclarent qu’ils pourraient le faire assez facilement : des progrès importants sont donc possibles au sein de cette population. Cependant, la contrainte économique, qui pèse fortement sur les étudiants, pourrait primer sur les considérations écologiques.
L’avis des étudiants sur les solutions à privilégier pour résoudre le problème du changement climatique est assez partagé, comme d’ailleurs celui de l’ensemble des Franciliens. Interrogés à ce sujet, un tiers seulement estiment qu’il faudra modifier de façon importante nos modes de vie. Un quart considèrent que nos dirigeants doivent imposer des contraintes fortes à tous et 16% que c’est aux États de rechercher un accord au niveau mondial.
Comment appréhender la notion de « droit(s) des générations futures » ? Depuis la Seconde Guerre mondiale, la conscience de la vulnérabilité du genre humain face aux effets de la puissance technologique a conduit à identifier une responsabilité à l’égard de l’humanité à venir. Appliquée à l’habitabilité de la planète et au vivant en général, au-delà de l’espèce humaine, cette notion ne concerne d’ailleurs pas seulement l’avenir, car « nous sommes déjà les générations futures ! » et nous expérimentons d’ores-et-déjà les conséquences de la dégradation des entités naturelles.
C’est la fin de l’eau facile. Il n’y a plus une goutte à perdre.
« L’eau est encore trop fréquemment considérée comme une ressource inépuisable et gratuite ». Le constat (et la mise en garde) que l’on trouve dans le rapport d’inspection interministériel, paru le 11 avril sur la gestion de l’eau en France à l’été 2022, est on ne peut plus clair. Après cette sécheresse estivale qui a frappé l’Europe, l’approche de la gestion de l’eau dans notre pays doit connaître une évolution radicale. Difficultés d’accès à cette ressource essentielle et baisse des rendements agricoles, les enjeux sont majeurs et porteurs de profonds conflits, comme l’ont illustré les récents événements dramatiques de Sainte-Soline autour du stockage.
Le plan « eau » du gouvernement présenté fin mars pourra-t-il répondre à des situations semblables à celle de l’été 2022, qui ne manqueront pas de se répéter dans le contexte du réchauffement climatique global ? Si les mesures de sobriété proposées par Emmanuel Macron sont nombreuses, aucun cadre législatif ne semble toutefois prévu pour mettre ce plan à exécution, analyse Benoît Grimonprez (Université de Poitiers).
Bien que le commerce mondial ait atteint le chiffre record de 32.000 milliards de dollars en 2022, le volume du commerce mondial devrait largement ralentir en 2023, avec une augmentation limitée à 1%, a indiqué jeudi la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), saluant la bonne santé des produits écologiques.Parmi les produits verts qui se portent particulièrement bien figurent les véhicules électriques et hybride, selon la CNUCED.
Dans un contexte de détérioration des conditions économiques et de montée des incertitudes, la croissance est devenue négative au cours du dernier semestre de l’année et devrait stagner au premier semestre 2023, a détaillé l’agence onusienne.
Les prévisions de la CNUCED pour le premier trimestre 2023 indiquent que le commerce mondial des biens augmentera d’environ 1% en termes de valeur.
Dans le même temps, le commerce des services devrait bondir d’environ 3%, en raison de la demande croissante de services liés aux technologies de l’information et de la communication, et de la reprise des secteurs des voyages et du tourisme, selon la dernière mise à jour des données sur le commerce mondial.
D’une manière générale, les perspectives commerciales restent incertaines dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes et d’inquiétudes concernant l’inflation, les prix élevés des matières premières – en particulier pour l’énergie, l’alimentation et les métaux – et la combinaison risquée des taux d’intérêt élevés et de la dette publique. La situation pourrait toutefois s’améliorer au cours du second semestre de l’année, selon la CNUCED.
Mise à jour du Rapport sur le Commerce et le Développement publiée le 12 avril par la CNUCED
Des perspectives commerciales incertaines
Parmi les facteurs positifs, elle met en avant la perspective d’une récession évitée dans l’Union européenne et aux États-Unis, mais aussi un dollar américain plus faible, qui a chuté de près de 7% entre novembre 2022 et février 2023. « La plupart des échanges étant libellés en dollars, un dollar plus faible entraînerait une augmentation de la demande de biens échangés », indique le rapport.
De plus, les inquiétudes concernant les perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale et les coûts d’expédition se sont également atténuées. L’Indice des taux de fret conteneurisé de Shanghai est revenu aux niveaux d’avant la pandémie et devrait rester bas tout au long de l’année 2023.
L’Indice des directeurs d’achat en Chine a augmenté de plus de 5 points de pourcentage depuis décembre 2022, ce qui indique une forte activité dans les secteurs de la fabrication et des services. « Dans l’ensemble, bien que les perspectives du commerce mondial restent incertaines, les facteurs positifs devraient compenser les tendances négatives », souligne le rapport.
A noter que le commerce mondial a atteint une valeur record de 32.000 milliards de dollars en 2022. Si les importations et les exportations de biens verts sont restées soutenues tout au long de l’année 2022, la plupart des produits ont vu leur commerce commencer à décliner au cours du second semestre de l’année – et le ralentissement s’est poursuivi au cours du quatrième trimestre, selon le rapport.
Le document montre que le commerce mondial des biens, d’une valeur de 25.000 milliards de dollars en 2022, a diminué de 3% au quatrième trimestre. En revanche, les échanges de services sont restés pratiquement constants, terminant l’année à 7.000 milliards de dollars.
Un parc éolien au Monténégro. L’énergie propre, comme l’énergie éolienne, est un élément clé pour atteindre l’objectif de zéro émission nette.
Un parc éolien au Monténégro. L’énergie propre, comme l’énergie éolienne, est un élément clé pour atteindre l’objectif de zéro émission nette.
La bonne performance du commerce des « produits verts »
Plus globalement, la bonne nouvelle est la bonne performance du commerce des « produits verts », dont la croissance est restée forte tout au long de l’année. Les biens verts, également appelés « biens écologiques », désignent les produits conçus de façon à utiliser moins de ressources ou émettre moins de polluants que leurs équivalents traditionnels.
Contrairement à la tendance globale à la baisse, le commerce de ces produits verts a augmenté d’environ 4% au cours du second semestre de l’année. Leur valeur cumulée a atteint le chiffre record de 1.900 milliards de dollars en 2022, soit une augmentation de plus de 100 milliards de dollars par rapport à 2021.
Parmi les biens verts qui se sont particulièrement bien portés figurent les véhicules électriques et hybrides (+25%), les emballages non plastiques (+20%) et les éoliennes (+10%).
« C’est une bonne nouvelle pour la planète », a affirmé Alessandro Nicita, l’un des auteurs du rapport ajoutant que « ces biens sont essentiels à la protection de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique ».
Cette bonne nouvelle arrive quelques jours seulement après la publication du dernier rapport des Nations Unies sur le climat, dans lequel les scientifiques ont lancé un « dernier avertissement », affirmant que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre pousse la planète au bord d’un changement irréversible
À propos de la CNUCED
Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
La mondialisation, notamment l’expansion phénoménale du commerce, a contribué à sortir des millions de personnes de la pauvreté. Mais trop peu de personnes en ont bénéficié. Et d’immenses défis restent à relever.
Nous aidons les pays en développement à accéder plus équitablement et plus efficacement aux avantages d’une économie mondialisée. Et nous les aidons à s’équiper pour faire face aux inconvénients potentiels d’une plus grande intégration économique. Pour ce faire, nous fournissons des analyses, facilitons la recherche d’un consensus et offrons une assistance technique. Cela les aide à utiliser le commerce, l’investissement, la finance et la technologie comme vecteurs d’un développement inclusif et durable.
En travaillant au niveau national, régional et mondial, nous aidons les pays à :
comprendre les options permettant de relever les défis du développement au niveau macroéconomique
réaliser une intégration bénéfique dans le système commercial international
diversifier leurs économies pour les rendre moins dépendantes des matières premières
limiter leur exposition à la volatilité financière et à l’endettement
attirer les investissements et les rendre plus favorables au développement
améliorer l’accès aux technologies numériques
promouvoir l’esprit d’entreprise et l’innovation
aider les entreprises locales à progresser dans les chaînes de valeur
accélérer la circulation des marchandises à travers les frontières
protéger les consommateurs contre les abus
réduire les réglementations qui étouffent la concurrence
s’adapter au changement climatique et utiliser les ressources naturelles plus efficacement.
Avec d’autres départements et agences des Nations Unies, nous mesurons les progrès accomplis en fonction des objectifs de développement durable, tels qu’ils sont définis dans l’Agenda 2030.
Nous soutenons également la mise en œuvre du financement du développement , tel que mandaté par la communauté internationale dans le programme d’Addis-Abeba de 2015, avec quatre autres acteurs institutionnels majeurs : la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’Organisation mondiale du commerce et le Programme des Nations Unies pour le développement.
Si nous travaillons principalement avec les gouvernements, pour faire face efficacement à l’ampleur et à la complexité de la réalisation des Objectifs de développement durable, nous pensons que des partenariats et une coopération plus étroite avec le secteur privé et la société civile sont essentiels.
En définitive, nous sommes au service des citoyens des 195 pays qui composent notre organisation. Notre objectif est la prospérité pour tous.
Le plan « eau » du gouvernement présenté fin mars pourra-t-il répondre à des situations semblables à celle de l’été 2022, qui ne manqueront pas de se répéter dans le contexte du réchauffement climatique global ? Si les mesures de sobriété proposées par Emmanuel Macron sont nombreuses, aucun cadre législatif ne semble prévu à ce jour pour mettre ce plan à exécution. Dans ces batailles de l’eau, le secteur agricole, plus gros consommateur de la ressource en France, se trouve en première ligne. Pour les professionnels de l’agriculture, suivre le mot d’ordre de la sobriété risque malheureusement de ne pas suffire. Ce sont les pratiques agricoles elles-mêmes qui doivent évoluer et s’adapter à la nouvelle donne climatique.
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