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Accord des Nations Unies pour une surveillance mondiale des gaz à effet de serre

Cent quatre-vingt-treize pays ont approuvé à l’unanimité la création d’un mécanisme mondial de surveillance des gaz à effet de serre, a annoncé mercredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Les concentrations de gaz à effet de serre piégeant la chaleur sont à des niveaux records.
Les concentrations de gaz à effet de serre piégeant la chaleur sont à des niveaux records.

Cette décision historique intervient alors que les concentrations de gaz à effet de serre piégeant la chaleur sont à des niveaux records – « plus élevés qu’à tout moment au cours des 800.000 dernières années », a averti l’OMM.

Données de la Terre et de l’espace

Le Congrès météorologique mondial approuve la création de la Veille mondiale des gaz à effet de serre
Le Congrès météorologique mondial approuve la création de la Veille mondiale des gaz à effet de serre

Le nouveau Global Greenhouse Gas Watch combinera les observations de la Terre et de l’espace avec la modélisation, pour combler les lacunes critiques en matière d’information. Il s’appuiera sur l’expérience de l’OMM dans la coordination de la collaboration internationale en matière de prévision météorologique.

L’agence a déclaré que l’échange de données sera « libre et sans restriction », en soutien à l’Accord de Paris sur le changement climatique.

Selon l’OMM, entre 1990 et 2021, l’effet de réchauffement sur notre climat des principaux gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone, le méthane et l’oxyde nitreux, a augmenté de près de 50%.

« Nous savons d’après nos mesures que les concentrations de gaz à effet de serre sont à des niveaux record », a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. « L’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone de 2020 à 2021 a été supérieure au taux de croissance moyen au cours de la dernière décennie et le méthane a connu la plus forte augmentation d’une année sur l’autre depuis le début des mesures ».

Beaucoup encore à apprendre

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« Mais il y a encore des incertitudes, notamment en ce qui concerne le rôle dans le cycle du carbone de l’océan, de la biosphère terrestre et des zones de pergélisol », a souligné M. Taalas.

« Nous devons donc entreprendre une surveillance des gaz à effet de serre dans un cadre intégré du système terrestre afin de pouvoir tenir compte des sources et des puits naturels, à la fois tels qu’ils fonctionnent actuellement et tels qu’ils changeront en raison du changement climatique. Cela fournira des informations vitales et un soutien pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris », a-t-il dit.

Lars Peter Riishojgaard, Directeur adjoint de l’OMM pour les infrastructures, a déclaré que « la décision de l’agence météorologique des Nations Unies sur le défi générationnel de l’atténuation du changement climatique est une étape historique ».

« La surveillance mondiale des gaz à effet de serre, coordonnée au niveau international et ouverte à tous et fonctionnant dans le cadre de la politique d’échange libre et sans restriction de données de l’OMM, fournira des informations précieuses, opportunes et faisant autorité sur les flux de gaz à effet de serre aux parties à la CCNUCC (le secrétariat de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques), qui les aidera dans leurs efforts pour atténuer le changement climatique », a-t-il ajouté.

M. Riishojgaard a déclaré qu’il y avait « un soutien très fort de la part de la communauté scientifique et du secteur privé » pour le nouveau projet de surveillance.

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Quelle Trajectoire de Réchauffement de Référence choisir pour l’Adaptation au Changement Climatique (TRACC) ?

Avec une température moyenne sur la France métropolitaine 3°C plus chaude qu’elle n’était au début du 20ème siècle, 2022 a été l’année la plus chaude enregistrée en France depuis 1900. Si les effets dramatiques du réchauffement climatique sont déjà visibles sur notre territoire, ils nécessitent de fixer une trajectoire commune de réchauffement, qui permettra de bâtir une véritable stratégie d’adaptation. A quel climat doit-on se préparer et à quel horizon temporel ? Le Gouvernement lance aujourd’hui, jusqu’à mi-septembre, une consultation publique en ligne sur la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC).

Les impacts économiques de la transition écologique

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Réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030 et viser la neutralité en 2050 suppose une transformation de grande ampleur de nos économies. Si la neutralité climatique est atteignable, et si nous ne sommes pas durablement condamnés à choisir entre croissance et climat, cette transition nécessitera des investissements significatifs, et aura des répercussions sur la compétitivité, la croissance, l’emploi, l’inflation, les finances publiques, et le bien-être.
Le rapport « les incidences économiques de l’action pour le climat », qui a été remis à la Première ministre par Jean Pisani-Ferry le 17 mai, vise à éclairer ces différentes questions et les décisions qui vont devoir être prises. Onze rapports thématiques sont publiés en même temps.

Les réseaux sociaux favorisent davantage l’isolement que le lien social selon les Français

Les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire

Quels sont tous les mots, toutes les impressions qui vous viennent à l’esprit lorsque vous pensez à l’univers des réseaux sociaux ? – Question ouverte, réponses spontanées
Quels sont tous les mots, toutes les impressions qui vous viennent à l’esprit lorsque vous pensez à l’univers des réseaux sociaux ? – Question ouverte, réponses spontanées
Les zooms de l’Observatoire Cetelem analysent les modes de vie et proposent d’explorer un grand thème en sollicitant l’avis des Français au travers de trois vagues de sondage. Ils ont choisi d’explorer  » Les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire « . La première enquête s’est intéressée aux usages qu’ont les Français des réseaux sociaux et à la façon dont ils les perçoivent.81% des utilisateurs de réseaux sociaux s’y rendent quotidiennement, dont 18% toutes les heures voire plus… une proportion qui atteint 46% chez les 15-24 ans. • Les Français utilisent les réseaux en priorité pour se divertir (51%), discuter avec leurs proches (51%), s’informer sur l’actualité (27%), ou trouver de l’inspiration (26%). • Les réseaux sociaux sont perçus par les Français comme un danger plutôt qu’un bénéfice pour les enfants et adolescents (81%), la vie privée (78%) et la qualité de l’information (62%). • Si leur promesse initiale était de rassembler et connecter les personnes entre elles, aujourd’hui les réseaux sociaux sont davantage vus comme un facteur d’isolement social (58%) que de lien (42%). • Pour les Français, les réseaux sociaux riment davantage avec addiction (86%) qu’avec partage communautaire (84%). Un risque d’addiction qui est autant reconnu par les jeunes (89% chez les 15-24 ans) que par les plus seniors (86% chez les 65 ans et plus).

Des réseaux pas si virtuels

Pouvez-vous citer les différents réseaux sociaux que vous connaissez (que vous ayez un compte personnel ou non sur ce réseau) ? – Question ouverte, réponses spontanées
Pouvez-vous citer les différents réseaux sociaux que vous connaissez (que vous ayez un compte personnel ou non sur ce réseau) ? – Question ouverte, réponses spontanées
Les géants Facebook, Instagram, Twitter, TikTok, Snapchat, YouTube ou encore WhatsApp sont les réseaux sociaux que les Français connaissent le plus. Cependant, notoriété ne rime pas nécessairement avec popularité : si YouTube (84%) et WhatsApp (72%) jouissent d’une très bonne image, d’autres sont plus controversés, avec des taux de mauvaise image relativement élevés : Facebook (35%), mais surtout Twitter (44%) et TikTok (56%). A noter que les plus jeunes ont une image des réseaux nettement meilleure que les autres générations. Pour les utilisateurs, les réseaux sociaux sont une réalité de tous les jours puisque 81% d’entre eux indiquent s’y rendre quotidiennement. Et ils sont 18% à les consulter toutes les heures voire plus souvent, un chiffre qui atteint 46% chez les 15-24 ans. Les Français affirment être inscrits en moyenne sur 4 réseaux sociaux différents, et jusqu’à 7 pour les 15-24 ans. Cependant, ils ne publient régulièrement que sur 2 d’entre eux en moyenne. Facebook est le réseau le plus utilisé avec 71% de la population qui y a un compte et qui l’utilise, devant WhatsApp (56%), YouTube (55%) et Instagram (49%). Les autres réseaux (Snapchat, Pinterest, TikTok, Twitter, LinkedIn…) recueillent moins d’1/3 d’inscrits actifs, voire moins de 10% pour les réseaux les plus confidentiels, comme Telegram, Fortnite ou Mastodon. Par rapport au reste de la population, les 15-24 ans se déclarent davantage présents sur presque tous les réseaux sociaux… à l’exception notable de Facebook, seuls 45% d’entre eux indiquent l’utiliser contre 66% chez les 65 ans et plus. Concrètement, lorsqu’ils sont derrière leur écran, la plupart des utilisateurs regardent les publications de leurs amis (89%), consultent leurs messages (86%), ou encore scrutent les publications suggérées par les algorithmes (69%). Et pour cause, se divertir et se détendre (51%), mais aussi discuter avec leurs proches (51%) sont les objectifs premiers des utilisateurs ; s’informer sur l’actualité (27%) et trouver de l’inspiration (26%) apparaissent comme des bénéfices secondaires. Rares sont ceux qui avouent chercher à y élargir leur cercle social (12%), faire leur autopromotion (7%) ou booster leur ego (5%)… Néanmoins, les Français imaginent volontiers que ce sont de véritables priorités pour les autres : ainsi, pour 44% d’entre eux, si les gens utilisent les réseaux sociaux, c’est pour élargir leur cercle social, et pour 40%, c’est pour booster leur ego.

Des Français sur leurs gardes

Plus précisément, à vos yeux, l’univers des réseaux sociaux est-il synonyme de... ? Si pour les Français, réseaux sociaux riment avant tout avec  » influenceurs  » (91%), ils soulignent également l’esprit de communauté (84%), de partage (83%) et de divertissement (80%) qui y règne. Mais malgré ces points positifs, le sentiment d’un danger l’emporte. En effet, les Français mettent aussi en avant les risques d’addiction (86%), les fake news qui s’y diffusent (75%), ainsi que les discours intolérants (73%). Du fait d’une acculturation très différente aux réseaux sociaux, le regard porté sur ces plateformes n’est pas le même chez les jeunes et les plus âgés. Parmi les points les plus différenciants, tendanciellement, les plus jeunes associent davantage les réseaux au divertissement, à l’information et à la mobilisation que leurs aînés, qui tendent plutôt à mettre l’accent sur les dérives possibles (complotisme, narcissisme…). Les différentes tranches d’âge sont en revanche relativement unanimes concernant le risque d’addiction induit par ces réseaux : 89% chez les 15-24 ans et 86% chez les 65 ans et plus.

Un réel impact tant sur les individus que sur la société

Enfin, selon vous, l’existence des réseaux sociaux est dans l’ensemble... ?
Enfin, selon vous, l’existence des réseaux sociaux est dans l’ensemble… ?
Si les Français manifestent aujourd’hui des opinions vives et contrastées au sujet des réseaux sociaux, c’est notamment parce que selon eux, ces réseaux et leur développement ont un impact bien réel et palpable sur les individus et la société. À un niveau personnel, une courte majorité perçoit un impact des réseaux dans leur quotidien, qu’il s’agisse de la manière dont ils occupent leur temps (58%), dont ils échangent avec leurs proches (56%), ou dont ils s’informent (50%), avec des fortes variations selon l’âge, les plus jeunes se sentant particulièrement impactés (80% chez les 15-24 ans contre 25% chez les 65 ans et plus). Du point de vue collectif, les réseaux sociaux sont également perçus comme ayant de vrais effets sur le monde réel : par exemple, pour 57%, ils permettent de créer des mobilisations pour changer les choses. Aux yeux des Français, l’existence des réseaux sociaux est davantage synonyme de danger (50%) que de bénéfice (33%) pour la société en général. En effet, s’ils leur concèdent des effets bénéfiques sur le lien social (54%) et l’accessibilité de l’information (50%), ils les perçoivent essentiellement comme un danger pour les enfants et adolescents (81%), la vie privée (78%) et la qualité de l’information (62%). Et pour cause, d’un point de vue psychologique, ils attribuent surtout des effets négatifs à la fréquentation des réseaux sociaux : sur la santé mentale en général (64%), sur l’esprit critique (58%) ou encore l’estime de soi (51%). En définitive, les Français portent un regard très mitigé sur la capacité des réseaux à rassembler, et pratiquement 6 sur 10 (58%) d’entre eux estiment qu’ils favorisent davantage l’isolement que le lien social (42%). A noter que les jeunes de 15-24 ans ne sont pas si inconscients du danger que représentent les réseaux sociaux puisque 45% d’entre eux les voient comme un facteur d’isolement.
« Du point de vue collectif comme du point de vue individuel, l’âge change radicalement la perception de l’impact des réseaux sur le quotidien : beaucoup plus que leurs aînés, les plus jeunes indiquent à quel point les réseaux ont un impact sur leur quotidien. Beaucoup plus que les autres, même s’ils ne nient pas les possibles risques qu’ils visualisent presque autant que leurs aînés, la Gen Z souligne les bénéfices que les réseaux peuvent apporter à la société« , commente Flavien Neuvy, Directeur de l’Observatoire Cetelem.

Rapport de l’étude

Les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire – Mai 2023
Méthodologie : Enquête réalisée par Harris Interactive en ligne les 27 et 28 avril 2023. Échantillon de 1 109 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

À propos de l’Observatoire Cetelem

observatoire-cetelem-logo.png L’Observatoire Cetelem est une structure d’études et de veille économique de BNP Paribas Personal Finance, créée en 1985 et dirigée par Flavien Neuvy. Sa vocation est d’observer, éclairer et décrypter l’évolution des modes de consommation en France et à l’international. Pour répondre à cette exigence, l’Observatoire Cetelem a mis en place un dispositif fondé sur la diversité et la complémentarité de contenus avec : – Les Observatoires : 2 études de référence grand public annuelles menées au niveau international, l’une sur l’automobile à l’échelle mondiale (17 pays), l’autre sur la consommation au niveau européen (17 pays). – Les zOOms, les modes de vie en vue, proposent d’explorer un grand thème (tourisme responsable, télétravail, place des animaux dans la société…) en 3 temps, sollicitant l’avis des Français au travers de 3 vagues de sondage.

 

Documents joints

Eau et biodiversité : La clé est dans les champs ! Un dossier du magazine des acteurs de l’eau

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse publie son magazine « Sauvons l’eau ! », 3 fois par an. Il a pour objectif d’informer sur l’actualité de l’eau et des milieux aquatiques sur les bassins Rhône-Méditerranée et Corse et de partager les expériences des collectivités et des acteurs économiques qui agissent pour atteindre le bon état des eaux. Le dossier de ce numéro porte sur l’eau et la biodiversité : la clé est dans les champs selon le magazine des acteurs de l’eau. capture_d_e_cran_2023-05-22_a_15.24_30.png Alors que le nombre d’agriculteurs a été divisé par quatre en 40 ans, l’agriculture française est à la croisée de chemins semés d’embûches : assurer la souveraineté alimentaire du pays, adapter les techniques et usages aux enjeux environnementaux et climatiques, développer de nouvelles variétés culturales et méthodes agronomiques… Mais elle détient des leviers clés pour la préservation et la restauration de l’eau et de la biodiversité. L’heure d’une mobilisation massive – des consommateurs, agriculteurs, élus et chercheurs – a sonné ! Sauvons l’eau N°50

Résilience des territoires et égal accès à la ressource !

L’année 2022 et son exceptionnelle sécheresse ont constitué un tournant, en rappelant la nécessité d’assurer une meilleure gestion de la ressource en eau. À cette fin, l’agence de l’eau s’investit pleinement aux côtés des autres services de l’État afin d’accompagner la transition vers un modèle plus sobre et durable. Elle participe aussi concrètement à la mise en œuvre du Fonds vert pour l’accélération de la transition écologique, agissant à l’échelle de ses bassins comme opérateur pour les actions liées à la stratégie nationale biodiversité 2030 et, dans la majorité des régions, à la renaturation des villes. Elle a en outre voté, en décembre dernier, deux appels à projets afin d’aider les territoires à s’adapter plus vite et plus fort aux effets du changement climatique et à sécuriser leur alimentation en eau potable. Dotés d’une enveloppe de 30 millions d’euros, ils contribueront à réduire la vulnérabilité aux risques de crues ou de sécheresse. Le volet « eau » de la planification écologique territoriale va également nous permettre d’intensifier les actions existantes et de déployer de nouvelles mesures pour répondre aux objectifs de sobriété. La diminution des prélèvements agricoles, la lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau potable et une plus grande réutilisation des eaux usées figurent parmi les pistes envisagées ; les arbitrages seront rendus prochainement par le Gouvernement. En tant que présidente du conseil d’administration de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, je poursuivrai ces efforts, car il est fondamental d’accroître la résilience de nos territoires et de garantir un égal accès à une ressource en eau qualitative. Fabienne Buccio, Préfète du Rhône et de la région Auvergne-Rhône- Alpes, présidente du conseil d’administration de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse
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Documents joints

Nous devons « cesser la guerre que nous livrons à la nature » selon l’ONU

La biodiversité est le tissu vivant de notre planète. Elle est à la base du bien-être humain présent et futur, et son déclin rapide menace aussi bien la nature que les êtres humains, a prévenu l’ONU à l’occasion de la Journée internationale de la diversité biologique. Selon le rapport d’évaluation de la biodiversité mondiale publié en 2019 par la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) de l’UNESCO, les principaux facteurs mondiaux de perte de biodiversité sont le changement climatique, les espèces envahissantes, la surexploitation des ressources naturelles, la pollution et l’urbanisation.

Les pays du G7 sont « au cœur de l’action climatique 10 ans trop tard », selon l’ONU

Le monde compte sur le bloc des démocraties industrialisées du G7 pour faire preuve de leadership et de solidarité à l’échelle mondiale, a déclaré le chef de l’ONU dimanche, s’adressant aux journalistes à Hiroshima, au Japon, qu’il a décrit comme un « symbole mondial des conséquences tragiques lorsque les nations ne parviennent pas à travailler ensemble » et abandonnent le multilatéralisme.
Le Secrétaire général António Guterres s'adresse à la presse, à l'issue de son voyage au Japon pour le Sommet du G7 d'Hiroshima 2023.
Le Secrétaire général António Guterres s’adresse à la presse, à l’issue de son voyage au Japon pour le Sommet du G7 d’Hiroshima 2023.
Le G7, qui comprend l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, ainsi que l’Union européenne, se réunit dans la ville où la première bombe atomique a été larguée en 1945, un lieu que le Secrétaire général António Guterres a décrit comme un « testament de l’esprit humain ».
« À chaque visite, je suis inspiré par le courage et la résilience des Hibakusha », a-t-il déclaré, faisant référence aux survivants de ce terrible acte de guerre. « Les Nations Unies sont à leurs côtés. Nous ne cesserons jamais d’œuvrer en faveur d’un monde exempt d’armes nucléaires ».

Les nantis et les démunis

M. Guterres a déclaré que son message aux dirigeants du G7 était clair et simple : « Alors que la situation économique est partout incertaine, les pays riches ne peuvent ignorer le fait que plus de la moitié du monde – la grande majorité des pays – souffre d’une profonde crise financière ».

Les pays riches ne peuvent pas ignorer le fait que la grande majorité des pays du monde souffrent d’une profonde crise financière.

Il a réitéré son point de vue, exprimé pour la première fois lors d’une visite officielle en Jamaïque la semaine dernière, selon lequel les problèmes auxquels sont confrontés les pays en développement ont trois dimensions : morale, liée au pouvoir et pratique. S’attardant sur la « partialité systémique et injuste » du système économique et financier mondial, sur le caractère obsolète de l’architecture financière mondiale et sur le fait que, même dans le cadre des règles actuelles, les économies en développement ont été laissées pour compte et vendues à découvert, le chef de l’ONU a déclaré que le G7 avait le devoir d’agir dès maintenant. Redistribution du pouvoir Il a affirmé que le système financier créé par le réalignement de Breton Woods après la Seconde Guerre mondiale avait tout simplement « échoué à remplir sa fonction essentielle de filet de sécurité mondial », face aux chocs économiques provoqués par la COVID et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le Secrétaire général a dit qu’il était temps de corriger le système de Breton Woods et de réformer le Conseil de sécurité des Nations Unies.
« Il s’agit essentiellement de redistribuer le pouvoir en fonction des réalités du monde actuel », a fait valoir M. Guterres.
Il a ajouté que le G7 ne pouvait plus se contenter d’être un spectateur : « Dans notre monde multipolaire, alors que les divisions géopolitiques s’accentuent, aucun pays ou groupe de pays ne peut rester les bras croisés alors que des milliards de personnes luttent pour satisfaire leurs besoins fondamentaux en matière de nourriture, d’eau, d’éducation, de soins de santé et d’emploi ».
Le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres rencontre Fumio Kishida, Premier ministre du Japon, lors du Sommet du G7 à Hiroshima en 2023.
Le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres rencontre Fumio Kishida, Premier ministre du Japon, lors du Sommet du G7 à Hiroshima en 2023.

10 ans trop tard

Soulignant les dangers qu’il y a à négliger le rythme du changement climatique, il a indiqué les domaines spécifiques dans lesquels les plus riches du monde jouent un rôle essentiel dans la réussite de l’action en faveur du climat. Les projections actuelles montrent que l’humanité se dirige vers une augmentation de la température de 2,8 °C d’ici la fin du siècle, a-t-il déclaré aux journalistes, et les cinq prochaines années devraient être les plus chaudes jamais enregistrées, selon les derniers chiffres de l’agence météorologique des Nations Unies, l’OMM. Il a déclaré que le G7, avec son énorme poids économique et financier, était « au cœur de l’action climatique », qui fonctionne, « mais il est au moins 10 ans trop tard ».
« Notre programme d’accélération vise à rattraper le temps perdu. Il demande à tous les pays du G7 d’atteindre l’objectif de zéro émission nette le plus près possible de 2040, et aux économies émergentes de le faire le plus près possible de 2050 », a précisé M. Guterres.
Un pacte de solidarité climatique appelle le G7 à mobiliser des ressources pour aider les économies moins bien loties à accélérer la décarbonisation, afin de ne pas dépasser la limite de 1,5° de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels.
Le Secrétaire général António Guterres se joint aux dirigeants du monde entier qui se recueillent au Mémorial de la paix d'Hiroshima.
Le Secrétaire général António Guterres se joint aux dirigeants du monde entier qui se recueillent au Mémorial de la paix d’Hiroshima.

Élimination progressive du charbon

« Cela nécessite des délais plus courts pour éliminer progressivement les combustibles fossiles et augmenter les énergies renouvelables. Cela signifie qu’il faut donner un prix au carbone et mettre fin aux subventions accordées aux combustibles fossiles. J’appelle le G7 à éliminer complètement le charbon d’ici à 2030 », a indiqué le chef de l’ONU.
Mais il a également lancé un appel en faveur de la justice climatique, au nom des pays qui ont le moins contribué à la crise, mais qui en souffrent le plus.
« Il est grand temps que les pays développés fournissent les 100 milliards de dollars par an promis », a-t-il ajouté.
Le chef de l’ONU a également réaffirmé que le Fonds pour les pertes et dommages convenu à Charm el-Cheikh, lors de la COP27 l’année dernière, « doit être mis en œuvre ». onu_infos-27.png

 

30 bonnes raisons de développer la bio depuis 30 ans

Léa Nature fête ses 30 ans en 2023 ! 30 ans d’alliance fertile entre l’écologie & l’économie. A l’origine de Léa Nature, un formidable pari : faire connaître et développer l’usage de la phytothérapie, redécouvrir les vertus des plantes et des ingrédients naturels grâce à une large gamme de produits bénéfiques pour la santé et l’environnement. Pour affirmer ses principes fondateurs, Charles Kloboukoff, le Président-Fondateur a fait le choix de rallier et fédérer des dirigeants pionniers de la bio, partageant les mêmes valeurs pour un monde plus vert et… vertueux. Il crée au fur et à mesure de son développement et par croissances externes un village de PME bio familiales, un modèle économique unique. Partie d’une personne en 1993, Compagnie Léa Nature, la holding familiale, rassemble aujourd’hui 2000 salariés, répartis sur 22 sites.

Journée mondiale de l’abeille

Les apiculteurs du monde entier vivent du miel doré que produisent leurs abeilles, mais celles-ci jouent également un rôle essentiel dans la pollinisation de 87 des 115 principales cultures vivrières du monde. La Journée mondiale de l’abeille, célébrée samedi, est l’occasion de promouvoir leurs pratiques agricoles durables et de respecter le rôle de ces pollinisateurs dans la nature.

L’influence des grandes entreprises sur la gouvernance mondiale de l’agroalimentaire

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Aujourd’hui, la mainmise des grandes entreprises sur la gouvernance du système alimentaire mondial est la norme. Le Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food) publie un rapport  » L’influence croissante des grandes entreprises dans la gouvernance des systèmes alimentaires et comment la contrer<:i> » pour expliquer comment fonctionne la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire et comment rebasculer le pouvoir des entreprises aux citoyens.

Les progrès mondiaux pour gérer les risques de catastrophe sont insuffisants selon l’ONU

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Les progrès mondiaux en matière de gestion des risques de catastrophe ont été faibles et insuffisants, mettant en péril les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, a déclaré jeudi la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Les États membres de l’ONU sont réunis au Siège de l’ONU, à New York, pour examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe – un accord historique conclu en 2015 visant à réduire les dommages, les pertes et les décès dus aux aléas naturels et anthropiques d’ici la fin de la décennie.

De nouveaux records de températures sont attendus ces cinq prochaines années selon l’OMM

Sous l’effet des gaz à effet de serre et de la survenue d’El Niño, les températures mondiales devraient battre des records ces cinq prochaines années, a mis en garde mercredi à Genève, une agence des Nations Unies. Selon un nouveau bulletin publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), il est probable à 98% qu’au moins l’une des cinq prochaines années soit la plus chaude jamais enregistrée. Il est probable à 66% que la température moyenne annuelle à la surface du globe dépasse de plus de 1,5 °C les niveaux préindustriels pendant au moins l’une des cinq prochaines années, soit entre 2023 et 2027.

L’agriculture intensive est à l’origine de la disparition des oiseaux en Europe

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Une large collaboration scientifique européenne a quantifié pour la première fois l’impact direct de différentes activités humaines sur les oiseaux à l’échelle du continent : les données recueillies pendant près de 40 ans montrent une perte de près d’un quart du nombre d’oiseaux sur cette période. Plus précisément, l’étude démontre l’effet négatif et prépondérant de l’intensification des pratiques agricoles. Ces travaux, dirigés par deux scientifiques du CNRS et un doctorant de l’Université de Montpellier ont impliqué des chercheurs et chercheuses du Museum national d’histoire naturelle et de nombreux pays d’Europe. Ils sont publiés dans PNAS la semaine du 15 mai 2023.

Contenu biosourcé, plastiques compostables et recyclage chimique : il faut plus d’innovation et de durabilité dans le nouveau règlement UE sur les emballages (PPWR) selon la Renewable Carbon Initiative

La prise de position de la Renewable Carbon Initiative met en lumière les opportunités pour l’Union Européenne d’ouvrir la voie vers une industrie de l’emballage durable et de promouvoir l’innovation. En novembre 2022, la Commission a adopté la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif aux emballages et aux déchets d’emballages[[modifiant le règlement (UE) 2019/1020 et la directive (UE) 2019/904, et abrogeant la directive 94/62/CE]]. Le règlement proposé comprend plusieurs règles qui, si elles sont mises en œuvre, favoriseraient une économie circulaire beaucoup plus renforcée dans le secteur de l’emballage, grâce à des quotas de réutilisation et de recharge plus élevés, à une plus grande utilisation de matériaux recyclés et au compostage obligatoire de certains produits difficiles à recycler.
La Renewable Carbon Initiative (RCI) salue cette proposition et souhaite faire plusieurs suggestions pour la renforcer et rapprocher sa réalisation des réalités du marché européen.
En tant que partisan d’une transition accélérée de l’utilisation des ressources fossiles aux sources de carbone renouvelables dans l’industrie européenne, la Renewable Carbon Initiative promeut le recyclage, la biomasse et la capture et l’utilisation du carbone (CCU) en tant que sources de carbone durables pour les secteurs qui ne peuvent pas être décarbonés en raison de leur nature même – ce qui inclut tous les produits fabriqués à partir de la chimie organique, y compris les emballages. Ces trois sources de carbone – que nous appelons carbone renouvelable – doivent être soutenues pour permettre une économie du carbone véritablement circulaire qui ne nécessite pas de matières premières fossiles vierges supplémentaires provenant du sol.
À ce titre, la RCI appelle les responsables politiques à redoubler d’efforts dans plusieurs domaines.
  • Tout d’abord, la proposition PPWR sur les emballages et déchets d’emballages devrait saisir l’opportunité de stimuler le potentiel de la biomasse et de la capture et de l’utilisation directes du carbone pour contribuer à une industrie de l’emballage durable. Ces matériaux peuvent permettre des réductions de gaz à effet de serre similaires à celles des emballages recyclés et offrent aux producteurs une certaine flexibilité dans la mise en œuvre de solutions durables, accélérant ainsi la transition verte de l’UE et réduisant la dépendance aux matières premières fossiles dans le secteur de l’emballage. La RCI demande donc à la Commission, au Parlement européen et au Conseil de l’UE d’inclure dans la proposition un objectif complémentaire de contenu renouvelable encourageant l’utilisation de matières premières biosourcées et basées sur le CO2 dans les emballages, comme c’est le cas pour le recyclage.
  • En outre, la RCI se réjouit de voir que l’article 8 de la proposition de la Commission exige que certains types d’emballages de thé et de café, que les étiquettes collées aux fruits et légumes ainsi que les sacs de transport en plastique légers soient compostables industriellement dans des installations de traitement des biodéchets sous conditions contrôlées. Cette disposition s’appuie sur des preuves scientifiques qui ont montré que pour certains types d’emballages, la biodégradation ou le compostage offrent de réels avantages environnementaux. La RCI demande donc instamment aux responsables politiques d’honorer les données scientifiques et de maintenir l’article 8 en l’état – il s’agit d’un grand pas en avant vers un paysage de l’emballage plus durable en Europe.
  • La RCI est convaincue que pour atteindre les ambitieux quotas de recyclage et les objectifs en matière de contenu recyclé, les technologies devront évoluer. Les technologies de recyclage mécanique offrent sans aucun doute des solutions importantes et précieuses pour la gestion des déchets plastiques. Elles sont bien établies, fonctionnent à grande échelle et produisent moins d’émissions de gaz à effet de serre que le recyclage chimique. Cependant, elles montrent également des limites importantes : seulement certains types de plastiques peuvent être recyclés mécaniquement et le taux de recyclage est limité par la contamination de ces plastiques par certaines substances. Les technologies de recyclage mécanique ne permettent ainsi que de boucler la boucle de recyclage des plastiques. Les technologies de recyclage avancées, telles que la dépolymérisation[[thermochimique, solvolyse, enzymolyse]], la gazéification ou la pyrolyse offrent la possibilité de valoriser les flux de déchets qui ne peuvent être recyclés par les technologies conventionnelles et permettent ainsi d’élargir la boucle de recyclage aux polymères, monomères et autres molécules.
  • Ces nouvelles technologies profiteraient fortement d’un soutien politique plus important et la RCI appelle les responsables politiques à créer des conditions fiables pour leur développement et leur implémentation. Comme première étape, il est urgent que les responsables politiques définissent des méthodes acceptables de bilan massique pour le traçage des matériaux recyclés et renouvelables tout au long des chaînes de valeur, afin de garantir la sécurité des marchés. La méthodologie de calcul et de vérification du pourcentage de contenu recyclé récupéré à partir des déchets de post-consommation et contenu dans les emballages, comme définie dans le texte de la PPWR, doit prendre en compte les modèles de chaîne de contrôle du bilan de masse et mettre en place des règles appropriées.
23-05-10_rci-position-ppwr_final-498uc4.pdf

A propos de Renewable Carbon Initiative

La RCI regroupe différentes entreprises, institutions et associations qui abordent les défis de la transition vers le carbone renouvelable en adoptant de multiples approches. 20-09-17-Renewable-Energy-and-Renewable-Carbon-1024x576.png L’initiative pour le carbone renouvelable (« Renewable Carbon Initiative », RCI) a été fondée en septembre 2020 par onze grandes entreprises originaires de six pays, sous la direction du nova-Institut (Allemagne). L’objectif de cette initiative est de soutenir et d’encourager la transition entre le carbone fossile et le carbone renouvelable pour tous les matériaux et produits chimiques organiques.

 

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Le Say on Climate est-il nécessaire ? Une tribune de Laurent Chaudeurge, Responsable de l’ESG chez BDL capital management

Le Say on Climate est une initiative simple et pertinente. Elle propose que lors de l’assemblée générale, les actionnaires aient un vote consultatif sur la qualité de la stratégie climat de l’entreprise. Cette méthode permet non seulement de favoriser le dialogue au sein de l’entreprise mais aussi la responsabilisation collective autour du plus grand défi de notre génération : la lutte contre le réchauffement climatique. Généralement, les idées simples et de bon sens se répandent rapidement et largement. Mais ce n’est pas le cas du Say on Climate. En 2021, 3 entreprises françaises ont soumis un vote Say on Climate à leur AG, en 2022 elles étaient 10, moins de 10% du SBF120. Même s’il est plein de bon sens, le Say on Climate n’a pas d’existence juridique. Jusqu’à maintenant, seules les actions volontaires des entreprises ou les résolutions de certains actionnaires ont permis de mettre le Say on Climate à l’ordre du jour de quelques assemblées générales. L’absence de réglementation freine la majorité des entreprises et inquiète certains actionnaires. Leurs raisons sont légitimes. L’interrogation la plus répandue porte sur la notion juridique de séparation des pouvoirs entre le conseil d’administration et les actionnaires. En droit français, la mise en place de la stratégie est de la responsabilité du conseil d’administration. Pour certains, les actionnaires ne sont donc pas habilités à voter sur la stratégie climat qui est une partie de la stratégie générale de l’entreprise. L’interprétation des textes est plus nuancée, notamment car le vote proposé n’est que consultatif et ne « contraint » pas le conseil d’administration dans l’élaboration de sa stratégie d’entreprise. Dans son rapport récent, le Haut Comité Juridique de la Place Financière de Paris (HCJP) écrit d’ailleurs que reconnaître aux actionnaires la possibilité de voter sur la stratégie climatique de la société au moyen d’un vote consultatif ne heurte aucune règle juridique. rapport_54_f.pdf Cependant, même si la tenue d’un vote Say on Climate est juridiquement acceptable, les entreprises comme les actionnaires s’inquiètent parfois des conséquences possibles d’un tel vote. Que se passe-t-il si le vote est défavorable ? Qu’en est-il s’il est favorable mais que la stratégie climat n’est pas assez ambitieuse ? Si l’entreprise a soumis une fois le vote à ses actionnaires, est-il attendu qu’elle le soumette désormais chaque année ? Le HCJP propose que le conseil d’administration explicite ex ante quelles seraient les actions prises dans l’hypothèse d’un vote défavorable. Il explique aussi que le fait d’avoir obtenu un vote favorable de la part des actionnaires ne modifie en rien le régime juridique de responsabilité du conseil d’administration en l’allégeant, ou des actionnaires, en le renforçant. Enfin, il indique qu’il n’est pas judicieux de fixer in abstracto une fréquence de proposition du Say on Climate. Il suggère que ce soit le conseil d’administration qui la détermine. De son côté, la Commission Climat et Finance Durable (CCFD) a elle aussi publié récemment des recommandations concrètes pour favoriser l’institutionnalisation du Say on Climate. Publication de la Commission Climat et finance durable : résolutions climatiques En parallèle, les entreprises ont fait beaucoup de progrès dans la transparence de l’information environnementale à destination des actionnaires. Pour la plupart, elles se sont aussi fixé des objectifs chiffrés de réduction des émissions de GES à horizon 2030. Elles entament la troisième étape : le déploiement de leur stratégie pour atteindre ces objectifs. Cette phase est la plus importante car elle concrétise les initiatives nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique. Elle permet à l’entreprise de réduire ses risques comme des hausses de coûts liés la réglementation du CO2, un coût du capital plus élevé ou des attaques de greenwashing par exemple. C’est donc la pérennité du modèle économique qui est en jeu. Dans ce contexte, il est illusoire de penser que le Say on Climate est la solution ou la garantie d’une stratégie réussie. Il est un point de passage possible et peut contribuer à la responsabilisation des parties prenantes. Mais ne nous y trompons pas, qu’il soit présent ou absent des assemblées générales, le Say on Climate n’exonère pas les actionnaires de leur nouvelle obligation : savoir analyser la qualité et l’exigence de la stratégie climat des entreprises dans lesquelles ils investissent.

A propos de BDL Capital Management

tribunebdlcmsayonclimatediffusion6_001.png BDL Capital Management est une société de gestion indépendante créée en 2005. Depuis 18 ans, nous gérons l’épargne de clients institutionnels (compagnies d’assurance, caisses de retraites, mutuelles…), de banques privées et de conseillers en gestion de patrimoine. L’investissement dans les actions européennes est notre expertise, l’analyse approfondie des entreprises est notre particularité. BDL Capital Management gère 3 milliards d’euros sur 3 stratégies : – La gestion fondamentale, déclinée au sein de BDL Rempart et BDL Convictions, 2 fonds qui ont plus de 10 ans d’historique. – La gestion quantamentale à travers le fonds Durandal. – La gestion labellisée ISR avec notre fonds BDL Transitions, lancé en 2019.

 

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Top 50 de l’entrepreneuriat à impact en France : quelles sont les 50 structures les plus impactantes ?

Carenews présente les résultats de la 3ᵉ Édition du Top 50 de l’entrepreneuriat à impact en France. Ce classement unique repose sur l’analyse de plus de 17 000 données chiffrées sur l’impact. Les 50 lauréats sont dévoilés ce jour lors d’une cérémonie au Philanthro-Lab à Paris. Dans cette édition, on retrouve 60% d’entreprises et 40% de structures associatives. Leur moyenne d’âge est de 11 ans et celle de leurs fondateurs 43 ans. Les candidats ont répondu à 80 questions portant essentiellement sur des données chiffrées. Elles obtiennent ainsi une note qui s’appuie sur cinq catégories : la robustesse de l’organisation, la responsabilité des pratiques, l’intensité et la maturité de l’engagement, la qualité et la pertinence de la solution, l’ampleur et la pérennité de l’impact.

Le classement des lauréats selon leur note

  1. Lemon Tri
  2. Corecyclage
  3. HelloAsso
  4. makesense
  5. Konexio
  6. Télémaque
  7. Make ICI
  8. Ikambere
  9. Habitat et Humanisme
  10. ipso santé
  11. Neosilver
  12. Django Mesh Bip Pop
  13. Écotable
  14. Bellevilles
  15. Fondation Mozaïk
  16. Pandobac
  17. Moulinot
  18. Domani
  19. Groupe Vitamine T
  20. Yuka
  21. La Cloche
  22. Tryanda
  23. Matrice
  24. Hello Charly
  25. Enactus France
  26. ChangeNOW
  27. DesCodeuses
  28. Label Emmaüs
  29. Wimoov
  30. Ateliers Amasco
  31. Weavers
  32. Sinny&Ooko
  33. deuxièmeavis.fr
  34. Ma Chance Moi Aussi
  35. MyTroc
  36. Obole
  37. Sistech
  38. Agence du Don en Nature
  39. COLORI
  40. éthi’Kdo
  41. Vox Populi
  42. Digital4Better x fruggr
  43. Ecolhuma
  44. KOEO
  45. Social Builder
  46. MiiMOSA
  47. Wenabi
  48. Les Marmites Volantes
  49. Cueillette Urbaine
  50. Troopy

Le classement des lauréats selon les catégories

  • Catégorie 1 : Formation professionnelle et accès à l’emploi
L’activité économique est une dimension essentielle de l’insertion. Les lauréats de cette catégorie participent à la création d’emploi pour des personnes en difficulté, leur fournissent une source de revenus ou facilitent leur accès à la formation professionnelle.
  1. Konexio forme au numérique des personnes éloignées de l’emploi,
  2. Make ICI ouvre des manufactures collectives aux artisans,
  3. Fondation Mozaïk agit en faveur d’un recrutement plus inclusif,
  4. Groupe Vitamine T œuvre pour l’insertion par l’activité économique locale,
  5. DesCodeuses forme des femmes défavorisées aux métiers du digital,
  6. Wimoov permet le déplacement de publics empêchés,
  7. Weavers favorise l’insertion sociale de personnes exilées,
  8. Sistech accompagne des femmes réfugiées vers l’emploi dans le numérique,
  9. Vox Populi agit pour l’intégration durable de publics défavorisés en entreprise,
  10. Social Builder donne aux femmes les clés de l’insertion dans le numérique.
  • Catégorie 2 : Accès au logement
Les structures candidates et lauréates se donnent pour mission de construire ou de proposer des logements d’urgence ou temporaires pour des personnes ayant des difficultés d’accès à un logement pérenne. Habitat et Humanisme loge des personnes en situation de fragilité.
  • Catégorie 3 : Accès à une éducation de qualité et à la culture
Donner à chacun la possibilité de développer ses compétences et son potentiel, lutter contre les inégalités scolaires et le décrochage, faciliter l’accès à l’éducation ou à une pratique artistique et culturelle : les organisations de cette catégorie proposent des solutions destinées à atteindre ces objectifs.
  1. Télémaque met en lien jeunes de milieux modestes et tuteurs d’entreprise,
  2. Hello Charly aide les jeunes dans la construction de leur projet professionnel,
  3. Enactus France développe les compétences transverses des individus,
  4. Ateliers Amasco suscite le plaisir d’apprendre pendant les vacances,
  5. Ma Chance Moi Aussi renforce les chances des enfants vulnérables,
  6. COLORI enseigne aux enfants le code et la technologie sans écran,
  7. Ecolhuma appuie enseignants et chefs d’établissements dans leur mission.
  • Catégorie 4 : Accès à la santé et à un parcours de soin de qualité
Ces candidats et lauréats contribuent à améliorer l’accès aux soins et le quotidien des personnes en situation de dépendance, ainsi que la prise en charge sanitaire en règle générale. Ainsi, ils améliorent la qualité et l’espérance de vie, en particulier des personnes souffrant de pathologies.
  1. Ikambere prend en charge des femmes vivant avec des maladies chroniques,
  2. ipso santé réinvente la pratique médicale à travers des cabinets de proximité,
  3. Tryanda accompagne patients, aidants et soignants dans leur quotidien,
  4. deuxièmeavis.fr propose un deuxième avis médical par téléconsultation.
  • Catégorie 5 : Création, maintien du lien social et lutte contre l’isolement
Les lauréats et candidats de cette catégorie œuvrent pour rapprocher des citoyens issus de religions, générations et cultures différentes, dans le but de promouvoir le « vivre ensemble » et de recréer du lien social. Ils luttent aussi contre l’isolement des publics fragiles. Ainsi, ils mettent en relation des individus ou groupes qui se rencontrent peu dans leur vie quotidienne.
  1. Neosilver propose des ateliers pour les personnes âgées en établissement,
  2. Django Mesh Bip Pop met en lien personnes fragiles et aidants,
  3. Domani offre une alternative aux maisons de retraite au cœur des villes,
  4. La Cloche lutte contre l’isolement des personnes sans domicile,
  5. Agence du Don en Nature redistribue les invendus non-alimentaires.
  • Catégorie 6 : Accompagnement et soutien des porteurs de projet à impact
Ces organisations agissent dans deux objectifs : aider à la création d’activité en lien avec les problématiques sociales, sociétales ou environnementales d’une part, et aider les entrepreneurs à impact à se structurer et se développer de l’autre.
  1. HelloAsso aide les associations à collecter des fonds par une plateforme,
  2. makesense rassemble les communautés d’acteurs engagées,
  3. Bellevilles lutte contre la gentrification par l’acquisition de logements,
  4. Matrice soutient l’innovation sociale par la formation et l’incubation,
  5. ChangeNOW organise chaque année un salon d’exposants à impact positif,
  6. Sinny&Ooko crée des tiers-lieux axés sur la transition écologique et sociale,
  7. Obole appuie les levées de fonds d’organismes d’intérêt général,
  8. KOEO facilite le développement du mécénat de compétences,
  9. MiiMOSA, plateforme de financement participatif pour la transition agricole,
  10. Wenabi met en relation associations et collaborateurs d’entreprises.
Nous existons pour être utiles aux associations. Notre position dans le classement est une reconnaissance du modèle audacieux et solidaire que nous avons mis au service de celles et ceux qui créent de la valeur sociale.” Hannah Berkouk, VP Social Impact de HelloAsso
  • Catégorie 7 : Consommation et production responsables
Dans cette catégorie, les lauréats et candidats accroissent l’accès à une consommation éthique et durable par l’information du consommateur, la production, la vente et la promotion de produits respectueux des femmes, des hommes, des animaux et de l’environnement ou par la garantie de tarifs accessibles.
  1. Label Emmaüs propose une alternative aux sites de commerce en ligne,
  2. Écotable labellise les restaurants selon leur démarche écologique,
  3. Yuka, une application d’information nutritionnelle et environnementale,
  4. éthi’Kdo, une carte cadeau multi-enseignes éthique, écologique et solidaire,
  5. Les Marmites Volantes déploie une offre de restauration locale et de saison.
  • Catégorie 8 : Lutte contre le gaspillage, recyclage, revalorisation et réduction des déchets
Dans une logique d’économie circulaire, ces organisations luttent contre le gaspillage et facilitent la collecte, la gestion, le tri et la valorisation des déchets. Ils favorisent aussi la seconde vie de produits.
  1. Lemon Tri recycle les déchets et facilite le réemploi,
  2. Corecyclage aide les organisations à réduire leur production de déchets,
  3. Pandobac accompagne les remplacement des emballages jetables,
  4. Moulinot valorise les biodéchets en compost, digestat ou biogaz,
  5. MyTroc facilite le prêt et l’échange de biens et de services en ligne.
«  Toute l’année, on se donne un mal fou pour maximiser notre impact et rendre nos activités les plus contributives possible. Mais on a souvent du mal à décrocher le nez de notre guidon (passion vélo!). Le TOP 50, c’est maintenant un rendez-vous incontournable pour objectiver ces efforts, prendre un peu de hauteur et mesurer le chemin qu’il reste à parcourir« . Augustin Jaclin, co-fondateur de Lemon Tri
  • Catégorie 9 : Agriculture durable et maintien de la biodiversité
Transformer l’agriculture par des méthodes respectueuses de l’environnement et des espèces, promouvoir et former à la transition agricole et alimentaire, régénérer la biodiversité : ce sont les objectifs des organisations de cette catégorie. Cueillette Urbaine aménage des fermes et potagers participatifs en ville.
  • Catégorie 10 : Transition énergétique et mobilité durable
Les structures lauréates et candidates œuvrent pour accélérer le recours aux énergies renouvelables, améliorer l’efficacité énergétique et la réduction de la consommation d’énergie. Elles contribuent aussi à offrir des solutions innovantes pour une mobilité durable.
  1. Digital4Better x fruggr, logiciel de réduction de l’impact numérique,
  2. Troopy, solution de scooters électriques partagés et en libre-service.

Les grands enseignements de cette troisième édition

Le secteur démontre sa capacité à rebondir face aux crises. Les résultats des lauréats étaient affectés par la pandémie de Covid-19 l’année dernière, ils retrouvent cette année une dynamique vigoureuse. Le chiffre d’affaires moyen des sociétés – 2,7 millions d’euros – augmente de 17 % par rapport à 2021. ● Une partie des structures lauréates ont une certaine maturité : elles ont 11 ans d’ancienneté en moyenne. En même temps, les candidats de moins de trois ans représentent 25 % des participants. Sept d’entre eux atteignent la liste des lauréats. ● Les six structures triplement lauréates consacrent 80 jours par collaborateur en moyenne aux actions de plaidoyer. Une dimension importante, qui témoigne de leur niveau d’engagement élevé. ● La mesure d’impact s’impose comme un outil phare. 100 % des lauréats et 80 % des candidats en ont réalisé au moins une. Elle garantit un impact réel et tangible. ● 19 des 30 des entreprises lauréates disposent de l’agrément ESUS : une montée en puissance qui traduit les bénéfices qu’il représente pour les entreprises agréées en termes d’accès aux financements.
Entre l’impact washing et l’impact mania, il est difficile aujourd’hui d’avoir des repères sur ce secteur engagé. Ce Top 50 a été créé pour confronter la réalité des données chiffrées aux grands discours. Aujourd’hui indispensable, alors que les crises — humanitaires, sociales, écologiques — se succèdent, l’entrepreneuriat à impact connaît une montée en puissance, non seulement des solutions qu’il défend, mais aussi de ses acteurs.Flavie Deprez, directrice générale et co-fondatrice de Carenews

Une étude de 136 pages

LANDING_PAGE_PLEZI_%282%29.png?1683580751 Les 52 000 données collectées au fil des années ont permis la réalisation de trois études de plus de 100 pages, qui donnent une image concrète et réaliste de l’entrepreneuriat à impact.

À propos de Carenews

capture_d_e_cran_2023-05-10_a_16.05_23.png Créé en 2014 par Guillaume Brault et Flavie Deprez, Carenews, le média des acteurs de l’engagement, décrypte au quotidien l’actualité du mécénat, de l’engagement sociétal et de l’économie sociale et solidaire (ESS). Entreprise solidaire d’utilité sociale, Carenews s’est donné pour mission d’accélérer le développement de l’engagement sociétal, en informant, fédérant et animant le secteur. La troisième édition du Top 50 de l’entrepreneuriat à impact est soutenue par BNP Paribas, CDC Habitat, la Fondation groupe EDF, le Groupe VYV, la MAIF et Schneider Electric.

 

Le Forum des Nations Unies sur les forêts

La gestion durable des forêts du monde est au cœur du Forum des Nations Unies sur les forêts, qui s’est ouvert lundi au Siège des Nations Unies à New York. Des parties prenantes du monde entier, des États membres aux partenaires de la société civile, sont réunis pour discuter de cette ressource planétaire essentielle. Voici cinq points essentiels à connaître selon l’ONU.

Il est urgent d’adopter un « Pacte Bleu » pour protéger nos océans

Les opportunités économiques et les moyens de subsistance offerts par les océans aux pays en développement sont menacés par le changement climatique, la pollution et la surpêche, prévient un nouveau rapport de l’agence des Nations Unies chargée du commerce et du développement, qui réclame l’adoption d’un « Pacte Bleu » pour protéger les océans.

Sauver la Terre depuis l’espace

Katherine Calvin, scientifique en chef de la NASA, a fait part à ONU Info de ses expériences terrestres et intergalactiques et expliqué comment le fait de voir la Terre depuis l’espace a poussé des générations à agir en faveur du climat.

Quelle place pour l’écologie populaire dans la transition écologique ?

Le réchauffement climatique et toutes les atteintes à l’environnement (recul de la biodiversité, pollutions, exploitation des ressources…) se « vivent » de manières très différenciées selon que l’on habite en ville ou à la campagne, que l’on peine plus ou moins à boucler son budget… Si notre marge de manœuvre est importante pour intégrer des pratiques plus durables au quotidien, en agissant sur la façon dont nous nous alimentons, nous déplaçons et consommons, tout ne se résume pas aux seuls effets de notre volonté. La question des inégalités sociales est au cœur des problématiques écologiques. Quelle place alors dans la « transition » pour les classes populaires, rurales et urbaines, sur lesquelles les contraintes économiques pèsent fortement ? Au-delà des oppositions entre les bobos des centres urbains et les autres « en périphérie », Theodore Tallent (Sciences Po) explore les spécificités d’une écologie populaire en France. Et nous montre en quoi elle diffère du discours dominant sur les enjeux environnementaux…

Nancy se rapproche de Torreón au Mexique pour végétaliser le centre ville face au réchauffement climatique

Au cours de ces derniers mois, la Ville de Nancy s’est rapprochée de la ville de Torreón pour un échange d’expérience. Cette ville mexicaine, qui subit un climat semi désertique, était à la recherche d’un partenaire français pour partager expériences et bonnes pratiques en matière de végétalisation de la ville, de biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’appel à projet France-Mexique 2021, lancé par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Végétaliser nos villes
Végétaliser nos villes
Les deux villes ont soumis une candidature conjointe à cet appel. Si Nancy et Torreón se situent dans des zones climatiques différentes, elles sont confrontées à des défis similaires face au dérèglement climatique et souhaitent continuer à collaborer en matière de politique d’aménagement de la nature en ville et à partager compétences et bonnes pratiques. FSQ1h1PX0AEz5IV?format=jpg&name=large
  • En mai 2022, une délégation nancéienne a effectué un déplacement à Mexico et à Torreón pour rencontrer les acteurs clés de l’environnement ainsi que l’équipe d’IMPLAN (Institut municipal de planification du développement et de la compétitivité de Torreón). Ensemble, ils ont ciblé les actions conjointes qui pourraient être mises en place en faveur de la biodiversité. La délégation nancéienne a pris conscience sur place de l’urgence climatique et environnementale de Torreón qui est confrontée à des vagues de chaleur et de sécheresses intenses, ainsi qu’à des épisodes pluvieux pouvant être violents.
Parc de la Pépinière
Parc de la Pépinière
  • Une délégation de Torreón est venue du 25 au 30 septembre 2022 à Nancy afin de rencontrer les acteurs clés de la Ville et découvrir Nancy. Ainsi, Nancy et Torreón ont commencé à bâtir un projet autour d’un échange de jardiniers arboristes et d’une session de formations virtuelles sur les enjeux climatiques et la démocratie participative. Un arboriste de Nancy est parti 3 semaines à Torreón pour voir et échanger sur les pratiques. Nancy accueille actuellement un jardinier de Torreón.
Ces échanges ont déjà permis aux jardiniers mexicains de découvrir les techniques du paillage et du compostage. Parallèlement, le système de gestion des eaux grises par la Ville de Torreón a particulièrement intéressé les équipes nancéiennes. Rapport Développement Durable 2022 du Grand Nancy logo_metropole_couleur.svg

 

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