Pour la deuxième année consécutive, la Fondation Jean-Jaurès s’associe à la Banque européenne d’investissement pour examiner la perception du dérèglement climatique, son impact sur les populations et les attentes en termes de politiques publiques pour répondre à l’urgence climatique. Cette année une attention particulière est portée sur les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
Si la violence et la pauvreté dominent les préoccupations citoyennes, le changement climatique et la dégradation de l’environnement sont un enjeu majeur pour les citoyens du continent latino-américain. Le crime et la violence constituent le principal défi auquel doivent faire face les pays de notre étude*, selon leurs habitants. Citée par près des deux tiers des répondants (64%), la lutte contre la violence est l’enjeu qui domine au niveau de la région, suivi par la pauvreté et les inégalités économiques (49%). Le Salvador, le Panama et le Paraguay sont les seuls pays à accorder une plus forte importance aux problématiques de chômage, alors que cet enjeu socio-économique arrive au troisième rang des préoccupations au niveau global (40%). Le changement climatique et la dégradation de l’environnement sont considérés comme un défi majeur par près de quatre répondants sur dix (39%), dans les pays latino-américains et des Caraïbes.
Une majorité écrasante des citoyens latino-américains ressentent d’ores et déjà les effets tangibles du changement climatique dans leur quotidien et dans leurs conditions de vie. Il s’illustre dans la réalité quotidienne de plus de 9 personnes interrogées sur 10 (91%) du Mexique en passant par l’Amérique centrale, les Caraïbes et l’Amérique du Sud. 57% des citoyens disent affirment que ce phénomène impacte beaucoup leur vie quotidienne. Les populations urbaines sont plus nombreuses à déclarer en ressentir les conséquences au quotidien (92%), comparativement aux habitants des zones rurales (84%). Sept citoyens sur 10 reconnaissent un effet négatif de l’évolution du climat sur leurs revenus ou moyens de subsistance (70%). Si ce sentiment est majoritaire dans tous les pays étudiés, il est très marqué dans les Andes (Pérou, 77% ; Équateur 75% ; Colombie 74%) et en Amérique centrale (Costa Rica 76% ; El Salvador 75%), ainsi qu’au Mexique (75%).
Les effets de la dégradation climatique sur leur santé ou celle de leurs proches est la principale répercussion du changement climatique perçue par la majorité des citoyens d’Amérique latine et des Caraïbes. Interrogés sur la nature des impacts du changement climatique sur leurs conditions de vie, les citoyens des 13 pays étudiés pointent en premier lieu des répercussions d’ordre sanitaire. Ils sont en effet plus d’un sur deux (52%) à sentir de manière tangible les effets du changement climatique sur leur santé (déshydratation, problèmes respiratoires, etc). Les effets sur la santé sont particulièrement ressentis au Salvador (68%), au Mexique (60%) et au Costa Rica (59%). Au niveau du sous-continent, les habitants des grandes villes sont plus nombreux à déclarer ressentir des effets du changement climatique sur leur santé que les habitants des zones rurales (55% contre 36%).
Le sujet de la migration climatique inquiète la majorité des habitants d’Amérique latine et des Caraïbes. On remarque que le sujet de la migration climatique suscite des inquiétudes réelles parmi les populations des 13 pays interrogés. La moitié de la population de ces pays (54%) considère qu’elle pourrait dans le futur être contrainte de déménager dans une autre région ou un autre pays en raison du changement climatique et de ses conséquences. Cette crainte est exprimée de manière encore plus vive au Mexique (59%) ainsi que dans les pays andins (Équateur 61% ; Colombie 58% ; Pérou 54%), mais également auprès des jeunes générations (59% des moins de 30 ans partagent cette appréhension) et de la population active (57%). Au global, dans 9 pays sur les 13 étudiés, la moitié des habitants estiment qu’ils pourraient devoir déménager en raison du changement climatique.
Enquête Climat : focus sur l’opinion dans 13 pays d’Amérique latine
L’écopsychologie est un champ de recherche apparu dans les années 1990, qui fait l’hypothèse d’une intelligence écologique supérieure, ancrée dans les fondements inconscients de la psyché. Le fond de l’âme, ce ne serait pas tant la sexualité ou la volonté de puissance – mais la nature elle-même. Détruire la nature, ce serait donc aussi détruire nos âmes. Pourquoi les Modernes sont fous (et comment nous guérir). « Écopsychologie : le soin de l’âme et de la Terre » est un livre fondateur pour penser d’un même geste la guérison de l’âme et de la Terre
Créées il y a plus de 30 ans, les Assises des déchets sont devenues une institution, avec des objectifs clairs : promouvoir les initiatives au service de la souveraineté matière et énergie, partager les retours d’expériences, faire mieux en matière de formation, d’éducation, de consommation, d’écocitoyenneté… Les 17e Assises des déchets, sur le thème « L’économie circulaire au service de la souveraineté » se tiendront les 27 & 28 septembre 2023 à Nantes.
Dans le cadre de sa rubrique « L’Œil de La Fabrique Écologique », présentant à intervalle régulier ce que La Fabrique Écologique retient d’un article scientifique international peu évoqué dans le débat public, La Fabrique Écologique a le plaisir de vous présenter l’Œil n°49 : L’éducation holistique : nouvelle méthode d’enseignement au changement climatique ?L’éducation holistique : nouvelle méthode d’enseignement au changement climatique ?“Changes in Students’ Knowledge, Values, Worldview, and Willingness to Take Mitigative Climat Action after Attending a Course on Holistic Climate Change Education” est un article publié en 2022 et écrit par Tolppanen et al. L’intérêt de cette étude est qu’elle nous fait découvrir un système alternatif d’enseignement au changement climatique, dit « holistique », en considérant les effets de ce système sur les représentations des apprenants et sur l’action climatique.
De cet article, La Fabrique Écologique retient trois points essentiels :
: Dans de nombreux pays, l’éducation au changement climatique est principalement axée sur la dimension physico-chimique de ce phénomène et la diffusion de données scientifiques. Elle apporte ainsi des connaissances mais sans enseigner aux apprenants des approches plus proactives pour répondre aux enjeux climatiques. Le modèle d’éducation alternatif considéré par les auteurs vise à répondre à cette limite en conjuguant acquisition des connaissances et réévaluation des représentations et des comportements sociaux et individuels en fonction de l’objectif d’atténuation climatique.
: L’éducation holistique peut être définie comme un nouveau paradigme éducatif proposant une approche créative, globale et multidisciplinaire qui conçoit le processus d’Enseignement-Apprentissage comme un tout, où l’élève est capable d’interconnecter différentes connaissances. Appliquée à la thématique du changement climatique, elle vise à accroître les connaissances, développer la réflexion, aborder les valeurs et les visions du monde, motiver les apprenants à agir, mobiliser les émotions associées aux enjeux climatiques, et créer des scénarios futurs de ce à quoi le monde pourrait et devrait ressembler. Cependant, bien que ces objectifs éducatifs soient largement acceptés, il n’y a pas de consensus sur la manière dont l’éducation holistique peut permettre de les atteindre dans la pratique.
: Les auteurs soulignent un accroissement des connaissances scientifiques chez les apprenants ayant suivi un cours relevant de cette approche. Mais les connaissances de ces derniers sur les moyens d’action concrets n’augmentent que très faiblement. Du coup, il n’y a pas de vrai changement dans leur volonté de prendre des mesures d’atténuation. En revanche, on observe une revalorisation de la biodiversité chez les apprenants, ce qui est un facteur puissant de comportement pro-environnemental. La formation a également permis aux participants d’identifier des stratégies plus respectueuses de l’environnement pour satisfaire leurs plaisirs hédoniques, et de réaliser qu’il était possible de vivre librement tout en préservant l’environnement.
Perspectives en France
En 2019, il a été décidé de renforcer les enseignements sur le changement climatique du primaire au lycée. Il s’agit entre autres de faire intervenir des experts issus de domaines différents, afin d’intégrer l’aspect transdisciplinaire de ce sujet dans les classes. Plusieurs initiatives inspirées de l’éducation holistique voient par ailleurs le jour en dehors du système éducatif national, par exemple l’Université des Colibris, qui propose des formations en ligne pour enseigner des savoirs et savoir-faire visant à permettre aux apprenants de contribuer à une société plus écologique et solidaire.
L’avis de Pauline Bureau, Vice-présidente de LFE
« Loin d’être une approche « miracle » pour inciter à l’action climatique, l’éducation holistique nous invite néanmoins à une transition écologique intérieure et profonde, à changer les modes de pensée ayant permis le dérèglement écologique contemporain »
La crise climatique menace de dislocation les sociétés humaines et les écosystèmes, mais on ne fait rien. Si ce n’est d’innombrables conférences mises en scène, au cours desquelles on s’embrasse en jetant des confetti. La science a parlé : il faut réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre, mais on les augmente chaque année. Ce livre de Fabrice Nicolino raconte pour la première fois les raisons de ce qu’il faut appeler un sabotage. Par les multinationales, mais aussi par l’ONU, dont les responsables du dossier ont partie liée avec les industries les plus destructrices du climat.
Alors que la communauté internationale appelle à progressivement sortir des hydrocarbures, l’Afrique, responsable de seulement 2 % des émissions carbone, a fait savoir à la COP27 qu’elle entendait bien utiliser ses ressources de pétrole et de gaz pour doper son développement et mettre fin à la misère endémique qui caractérise encore trop de ses pays, par une « transition équitable » controversée mais que ses dirigeants considèrent comme incontournable.
La transition vers des énergies dites propres est désormais partout à l’ordre du jour face au changement climatique. La décarbonation mondiale a déjà commencé dans l’Union européenne, en pointe dans ce domaine, et qui vise 42,5 % d’énergies renouvelables en 2030. Les instances internationales prêchent toutes cette révolution qui signifie à terme la sortie universelle des hydrocarbures. Un véritable défi, selon le secrétaire général de l’ONU Antonio Gutteres, qui, avant la COP27, a appelé à un « pacte historique » entre les pays développés et émergents pour favoriser cette transition.
Si une telle marche forcée semble à la portée des pays les plus riches – l’indice de développement humain de l’UE est de 0,896 en 2021 – elle parait en revanche irréaliste à court terme pour des pays aux ressources insuffisantes en matière de capital financier, de technologie et d’infrastructures. En Afrique subsaharienne, l’IDH est de 0,544, et la priorité reste la sortie de la misère, l’accès inclusif à l’électricité et l’amélioration des conditions de vie élémentaires. Le haut niveau de technologies et d’investissements nécessaires à l’implémentation des énergies renouvelables est un obstacle majeur, alors que les pays développés rechignent à financer ces programmes en Afrique. De leur côté, nombre de pays d’Afrique veulent avant tout se doter d’infrastructures élémentaires pour désenclaver les régions les plus pauvres, et d’un embryon d’industrie pour transformer eux-mêmes leurs propres ressources naturelles. Mais pour cela, ils ont besoin d’énergie bon marché, facile à exploiter massivement et rapidement.
Par ailleurs, malgré l’urgence climatique soulignée par le GIEC ou les institutions telles que l’ONU, la Chine et les États-Unis, notablement, ne semblent pas si pressés d’amorcer leur propre transition énergétique. De nouveau signataires des Accords de Paris depuis 2021, les États-Unis restent le plus gros pollueur mondial, et un grand consommateur d’hydrocarbures. Pis, depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Union européenne, pourtant championne des énergies renouvelables, a considérablement augmenté ses importations de pétrole et de gaz, et même de charbon !
Dans ce contexte, il est compréhensible que les dirigeants africains, lors de la COP27 en novembre dernier, aient exprimé clairement leurs intentions : oui, l’Afrique veut participer à l’effort mondial pour le climat, mais la priorité reste le développement, y compris au moyen des hydrocarbures. « Le pétrole et le gaz ont été le socle du développement mondial pour des centaines d’années » argumente Tiffany Wognaih, associée chez AfricaMatters, société de conseil londonienne. « Pourquoi l’Afrique – une région qui est toujours en développement – ne serait-elle pas autorisée à en bénéficier de la même façon ? ».
Ironie de la situation actuelle : les pays souffrant le plus du changement climatique sont précisément ceux qui ont le moins émis de gaz à effet de serre, tandis que ceux qui cherchent à imposer l’abandon rapide des hydrocarbures sont moins touchés par le changement climatique, alors qu’ils y auraient le plus contribué, en utilisant les hydrocarbures. Une situation qui leur permet en outre de financer et organiser ladite transition, et qui constitue une « injustice climatique » soulignée dans le dernier rapport de la BAD.
Ces deux mots se sont imposés comme un leitmotiv pour le leadership africain. Car dans les discussions internationales sur le climat et les mesures à prendre, le déséquilibre pointé plus haut entre les pays s’étant développés grâce aux hydrocarbures et ceux en voie de développement est souvent un non-dit. De là, un sentiment légitime de « concurrence déloyale » pour les Africains qui disposent de 7 % des réserves mondiales de gaz et de pétrole, et qui, avec 17,5 % de la population mondiale, ne sont responsables que de 2 % des émissions de CO2 de la planète. Une part qui pourrait monter à 3,5 % selon les estimations de l’Agence Internationale de l’Énergie, si l’Afrique exploitait pleinement ses ressources.
L’aspect financier déjà évoqué est colossal. « Si vous allez nous dire de laisser nos ressources dans le sol, protestait Maggy Shino, commissaire au pétrole de la Namibie lors de la COP27, alors vous devez vous préparer à nous proposer une compensation suffisante ». Selon la BAD il faudrait 1300 à 1600 milliards de dollars sur la période 2020-2030 pour mettre en œuvre l’action climatique de l’Afrique, un besoin non couvert laissant subsister un déficit annuel de financement pouvant atteindre 127,2 milliards de dollars. Réaliste, la commissaire conclut : « Nous allons développer toutes nos ressources énergétiques pour le bénéfice du peuple car notre problème c’est la pauvreté énergétique ».
« Nous allons développer toutes nos ressources énergétiques pour le bénéfice du peuple car notre problème c’est la pauvreté énergétique »
Le sujet est en effet avant tout social et humain. L’extraction et l’exploitation du gaz et du pétrole sont un atout incontournable dont des pays à revenus moyens ou faibles ne sauraient se passer, avec leurs multiples externalités positives, entre décuplement des ressources financières, accès à l’énergie et développement réticulaire du tissu socio-économique autour des activités énergétiques. En Mauritanie, en Tanzanie et au Sénégal, la coopération entre énergéticiens locaux et extra-africains permet de doter enfin les populations locales de la « fée électricité », alors qu’en 2020, 52 % des Africains n’y avaient toujours pas accès.
La rentabilité des hydrocarbures et leur impact sur l’évolution rapide d’un pays ne sont plus à démontrer, comme l’illustrent les pays du Golfe Persique. L’Arabie Saoudite est passée en quelques décennies d’une société pastorale rustique à l’un des pays les plus riches et développés du monde avec un IDH de 0,875 (35e mondial). Aujourd’hui le Royaume travaille activement à l’après-pétrole grâce à un fonds souverain de 620 milliards de dollars mobilisé pour diversifier son économie en investissant cette manne pétrolière tous azimuts, et notamment dans les énergies renouvelables, avec 10 milliards de dollars d’investissements prévus d’ici 2026.
Le Mozambique, cas d’école
Parmi les pays d’Afrique, le Mozambique est emblématique des enjeux évoqués ici. Miné par la misère (IDH 0,446), théâtre depuis cinq ans d’une violente insurrection régionale, il semblait condamné à son sort jusqu’à la découverte en 2010 de réserves de gaz monumentales, avec le potentiel pour devenir un des cinq principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL).
L’exploitation prochaine de ces ressources, dès que la situation sécuritaire le permettra, ouvre à ses populations un avenir nouveau que le pays entend exploiter au mieux. Pour gérer les revenus massifs escomptés – jusqu’à 96 milliards de dollars, à comparer au PIB de 2021 de 15,8 milliards de dollars –le président Filipe Nyusi, a suivi la recommandation du FMI, en travaillant à doter d’emblée le pays d’un fonds souverain.
Les attentes sont grandes, amplifiées par les délais, d’autant que l’approche inclusive sensée présider au projet est susceptible de bénéficier aux populations locales, et de contribuer à assécher le terreau propice à l’insurrection qui a pour l’instant empêché d’avancer dans la mise en place des installations gazières au Cabo Delgado, territoire déshérité jouxtant les champs gaziers sous-marins. Seul un des gisements a commencé à être exploité, en novembre dernier, grâce à un bateau-usine. Une solution plus onéreuse, moins efficace et moins génératrice d’emplois localement que le projet « Afungi » porté par Mozambique LNG.
Les acteurs socio-économiques du pays, au-delà des débats politiciens, appellent tous de leurs voeux l’exploitation stratégique du gaz, condition-clé pour que le pays amorce son décollage, par des industries et des infrastructures s’inscrivant dans le sillage des énergéticiens. Alors que les partenariats entre ces derniers et les entreprises nationales commencent à se nouer, on estime le potentiel de création de postes pour le développement des installations à 15 000 emplois directs. Concrètement, et alors que les travaux sont en pause, de premiers accords ont été passés entre Mozambique LNG et l’Institut d’Industrie et de Commerce de Pemba pour former les premières centaines de jeunes aux métiers de l’hôtellerie, et plus largement pour la formation de 2500 jeunes au BTP, à la mécanique, à l’administratif, à l’agronomie et au tourisme, anticipant le développement majeur de la région.
D’ailleurs, les intervenants étrangers ne s’y trompent pas : la BAD prévoit 8 % de croissance en 2023 pour l’économie mozambicaine, les pays voisins soutiennent les actions de sécurisation. Mais les aides de quelques millions d’euros ne changeront pas le destin du Mozambique, contrairement à l’exploitation de son gaz naturel.
Un nouveau rapport, publié aujourd’hui par le Fonds international de développement agricole (FIDA), un organisme des Nations Unies, et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), montre que les investissements conjoints dans l’agriculture à petite échelle des pays en développement améliorent non seulement la capacité des populations rurales vulnérables à faire face à des chocs climatiques et économiques de plus en plus fréquents, mais ont aussi une incidence positive sur l’environnement et le climat, en aidant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à restaurer des terres dégradées et à réduire les pertes de biodiversité.
Les principaux fabricants de billets de banque utilisent deux matériaux de base : soit les fibres de lin et de coton, soit le polymère. Matière plastique, le polymère apparaît aujourd’hui comme un non-sens environnemental tant son empreinte carbone est désastreuse et son origine issue de matières fossiles non renouvelables. Pour répondre à ce nouveau phénomène, les géants de l’industrie fiduciaire se sont réunis pour fabriquer un « billet vert », aux performances environnementales et sécuritaires surprenantes.
Nos billets de banque ne sont pas de vulgaires morceaux de papier imprimés, mais sont devenus des bijoux de technologie. La plupart – comme les euros – sont conçus à partir de fibres de lin et de coton, mais certains sont fabriqués à partir d’une matière plastique habilement appelé « polymère » par ses promoteurs, le polymère. C’est aux banques centrales du monde entier que revient de faire ce choix : ces dernières années, plusieurs d’entre elles ont opté par les billets en plastique que les Britanniques connaissent déjà bien puisque le principal producteur de billets en polymère – De La Rue – est installé au Royaume-Uni.
Le premier pays à être passé au polymère a été l’Australie, arguant des avantages en termes de sécurité offert par le support plastique mis au point par la Commonwealth Scientific and Industreal Research Organisation (CSIRO) et l’Université de Melbourne. Nous sommes alors en 1988, une époque où le dérèglement climatique et la décarbonation de l’économie n’étaient pas encore à l’ordre du jour. Depuis, d’autres pays comme le Vietnam, la Roumanie, l’Angola, le Mexique ou le Canada ont opté pour cette solution technique avant que la Banque centrale du Royaume-Uni, en 2012, tente d’imposer ce modèle à sa sphère d’influence.
Le polymère, une matière plastiqueLa Banque centrale européenne ne souhaite pas suivre la banque d’Angleterre. La nouvelle coupure reste en papier alors que les Britanniques auront des billets en plastique en 2016. Explications.
Une bataille commerciale et technique fait donc rage entre les producteurs de billets en fibre naturelles et ceux en polymère. La Banque centrale à Londres préfère ces derniers car ils seraient « plus propres, plus sûrs et plus durables que les billets en papier » offrant une « une meilleure résistance à la contrefaçon ». La Banque centrale européenne (BCE), quant à elle, tient au papier pour la production des euros, car le papier permet d’intégrer directement dans la masse des éléments d’authentification comme des fils de sécurité ou des filigranes. Même la Fed américaine – qui avait été tentée par l’aventure polymère pour ses billets de 100 dollars – a préféré conserver le papier, dont les propriétés actuelles protègent des salissures, de l’humidité davantage que le plastique.
Les différences se situent également lors de la fabrication et en fin de vie des billets : l’empreinte carbone de la production est bien plus importante pour les billets en polymère, tandis que leur recyclage est problématique, contrairement à ce que l’on pourrait croire.
Plusieurs études se sont en effet penchées sur la question de l’impact environnemental des deux modes de fabrication. L’étude intitulée The Environmental Cost of Spending: Polymer vs Paper Banknotes établit de nombreuses comparaisons : si les billets en polymère ont une durée de vie supérieure (x1,33), les émissions de CO2 des billets en fibres naturelles sont bien inférieures : 2,92kg contre 8,77kg pour les billets en polymère de £10, soit trois fois plus. A l’heure où les pays, aux quatre coins du monde, font la chasse aux émissions carbone pour entrer dans les clous de la transition énergétique, l’argument écologique joue clairement en faveur du papier naturel.
Selon les chiffres les plus récents, 95% des billets en circulation aujourd’hui dans le monde sont fabriqués à partir de papier en fibres naturelles, contre 5% en polymère. Ces chiffres s’expliquent par les performances des papiers utilisés, tant en termes de sécurité que d’environnement.
« Pour minimiser l’impact écologique, le coton des billets est dérivé des résidus issus du peignage du coton de l’industrie textile, explique Clemens Berger, président de Louisenthal, un leader du papier haute sécurité. Pour la production de billets de banque, les fibres courtes constituent une matière première idéale de haute qualité. Bien que le plastique soit réputé être un peu plus durable, il ne l’est en aucun cas. Des études ont révélé que les billets de banque en plastique sont nettement plus néfastes pour la planète que les billets en coton, car ils ont une empreinte carbone élevée et augmentent les déchets permanents en fin de vie. Selon les statistiques, entre 1950 et 2015, plus de 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde. Pas même 10% de cette quantité a été recyclée. »
Après son empreinte carbone lors de sa production, c’est bien à l’étape du recyclage que l’utilisation du polymère pose problème alors que le monde post-Covid a du mal à se défaire de l’utilisation des plastiques à usage unique, impossibles à recycler. Le désastre écologique créé par les masques chirurgicaux pullulant dans la nature est là pour le rappeler : non, le plastique n’est pas fantastique.
The Green Banknote Initiative
Comme ces vingt dernières années, la recherche, le développement, et l’innovation restent donc au cœur du réacteur pour l’industrie fiduciaire. Douze siècles après son invention en Chine, la « monnaie papier » semble bien garder une longueur d’avance. Surtout sur les billets en plastique, transition écologique oblige.
L’utilisation de terres rares dans diverses technologies modernes a attiré l’attention au fil des ans. Mais avec l’augmentation de la demande de véhicules électriques (VE), la question a été mise en avant. En 2022, 82 % du marché des voitures électriques utilisaient des moteurs électriques basés sur des aimants permanents à base de terres rares. La Chine contrôle en grande partie l’approvisionnement en terres rares, ce qui a entraîné une forte volatilité des prix au cours des dernières années, avec une forte hausse en 2011/2012 et une forte augmentation entre 2021 et 2022. Par rapport à d’autres technologies, plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour éliminer l’utilisation des terres rares dans les moteurs électriques, qui seront présentées dans cet article avec leurs avantages, leurs inconvénients et leur adoption.
La Journée internationale de la jeunesse est l’occasion pour le Secrétaire Général des Nations Unies de « célébrer la détermination, les idées et le leadership des jeunes dans notre quête d’un monde meilleur ». Face à tous les défis actuels, les jeunes demandent d’agir plus vite et avec audace pour inventer des solutions afin d’atteindre la justice sociale, économique et climatique ainsi que la paix et la prospérité pour tous. Une note d’orientation de l’ONU appelle les États à faire de la participation des jeunes la norme dans les décisions et politiques publiques partout dans le monde.
À mesure que le changement climatique s’intensifie dans le monde, les vagues de chaleur record devraient devenir plus fréquentes, laissant dans leur sillage des perturbations urbaines – et souvent des morts. Mais les experts affirment que les villes, qui sont particulièrement sujettes au réchauffement, peuvent lutter contre certains des pires effets des vagues de chaleur en plantant des arbres, en restaurant les plans d’eau et en recourant à d’autres solutions naturelles.
Les méthodes de refroidissement traditionnelles contribuent de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre, exacerbant la crise climatique. Les technologies de refroidissement respectueuses du climat peuvent offrir des solutions. Une action internationale coordonnée en faveur d’un refroidissement efficace sur le plan énergétique et respectueux du climat permettrait d’éviter jusqu’à 460 milliards de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre – soit environ huit ans d’émissions mondiales (par rapport au niveau de 2018) – au cours des quatre prochaines décennies, selon le rapport de synthèse sur les émissions et les politiques de refroidissement (rapport en anglais) du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
L’ennéagramme des personnalités peut-il être utile à l’écologie ? … S’il y a bien un sujet capable de rassembler tous les humains, c’est leur habitat commun : la Terre ! Beaucoup d’humains font des efforts pour « être écolo » et peuvent même se mettre la pression avec le discours alarmiste ambiant. Et si l’écologie nous invitait à aller voir un peu plus loin que le tri des déchets, la réduction de la vitesse et toutes ces approches basées sur le « faire » ? Avec Fabien Delcourt, Créateur d’Epanessence, spécialiste de l’ennéagramme et Auteur de « l’ingrédient secret de la réussite« , explorons les dangers de l’idéologie écologique pour envisager une approche plus respectueuse et transversale de l’écologie.
Déclin sans précédent de la biodiversité, de la glace de mer. Augmentation des températures marines et terrestres, vagues de chaleur, incendies … Le mois de juin a été déclaré le mois le plus chaud jamais enregistré par l’ONU, le mois de Juillet vient de battre les recors mondiaux selon Copernicus, ce qui rappelle brutalement l’intensification de l’impact du changement climatique. Les explications de l’océanographe Annalisa Bracco (Georgia Institute of Technology), qui revient sur les canicules marines du printemps 2023, en partie dues au phénomène El Niño qui affecte les océans du monde entier.
L’été est là et avec lui… les vacances et le temps libre. Pour mieux profiter de la nature sur votre lieu de vacances, France Nature Environnement vous propose 7 pistes d’actions et de nombreuses ressources, proposées notamment par plusieurs associations du mouvement. À vous de choisir le programme.
Après le changement climatique, avec les records mondiaux de chaleur en Juin, puis en Juillet, le Secrétaire Général des Nations Unies annonce que « l’ère de l’ébullition globale est arrivée » ! Mais, si nous pouvons encore arrêter le pire, nous devons « transformer une année de chaleur brûlante en une année d’ambition brûlante » …
Le « jour du dépassement » des ressources que la Terre est capable de régénérer en un an tout en absorbant ses déchets tombe le 2 août cette année. Au début des années 1970, cette journée arrivait fin décembre. Ce Mercredi 2 Août 2023 est le Jour du dépassement où l’humanité a déjà utilisé toutes les ressources que la Terre est capable de générer en 2023. Un rappel brutal de l’Organisation des Nations Unies qu’il nous faut agir #PourLaNature, prendre l’engagement d’adopter des modes de consommation & de production durables pour stopper cette tendance létale.
La biodiversité est au cœur de notre quotidien : elle conditionne notre santé, notre alimentation et la résilience de nos territoires face au changement climatique. Partie intégrante de la planification écologique, notre stratégie nationale biodiversité a pour ambition selon le gouvernement de stopper puis inverser en une décennie, l’effondrement du vivant. Cette stratégie a été bâtie, en concertation avec les acteurs de terrain, les collectivités, les associations et les citoyens pour prendre des mesures aux effets rapides et concrets sur toutes les pressions qui s’exercent sur le vivant. Deux ans après le lancement de la Stratégie nationale biodiversité 2030, la France reste mobilisée pour protéger et restaurer le vivant sur tous les territoires.
STRATÉGIE NATIONALE BIODIVERSITÉ 2030
2 ans après le lancement de la Stratégie nationale biodiversité 2030
Sur le terrain, cette mobilisation se traduit par des actions concrètes :
Le renforcement et l’extension des aires protégées, sur terre comme en mer ;
L’accélération de la restauration des écosystèmes (zones humides, cours d’eau, forêts etc) ;
La réduction des pressions sur la biodiversité, notamment par la diminution de l’usage des produits phytosanitaires ;
L’accompagnement des collectivités, engagées dans des projets de renaturation, de désimperméabilisation et de restauration des continuités écologiques.
Mais le constat scientifique reste sans appel : la biodiversité continue de décliner. Cette réalité impose une accélération des efforts. La France dispose d’une biodiversité exceptionnelle et abrite plus de 200 000 espèces, soit près de 10 % des espèces connues dans le monde. Cette richesse est aujourd’hui fragilisée. La protéger, c’est protéger notre avenir.
L’objectif est clair : stopper l’érosion du vivant d’ici 2030, puis inverser la tendance.
L’État prévoit de poursuivre son action en renforçant les moyens, en accompagnant les territoires et en mobilisant l’ensemble de la société.
« Deux ans après le lancement de la Stratégie nationale biodiversité 2030, la France est engagée pour protéger ses écosystèmes, restaurer les milieux dégradés et transformer en profondeur ses modèles de développement. Cette dynamique est bien réelle : sur le terrain, les projets se multiplient et la mobilisation s’amplifie. Mais le constat reste sans appel : la biodiversité continue de décliner. Face à cette urgence, notre responsabilité est claire : accélérer. La biodiversité conditionne notre santé, notre alimentation, notre sécurité et la résilience de nos territoires face au changement climatique. Notre objectif est de stopper l’érosion du vivant d’ici 2030, puis inverser la tendance. Nous avons enclenché le mouvement. Nous devons maintenant changer d’échelle. »
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature
Le projet de Stratégie Nationale Biodiversité 2030
« Cette stratégie vient concrétiser les engagements internationaux de la France pris à la COP 15, avec l’accord historique de Kunming-Montréal. Elle démontre l’ambition de notre pays pour des mesures fortes pour préserver et restaurer notre biodiversité. »
Aujourd’hui, cette Stratégie Nationale Biodiversité (SNB) doit accélérer nos efforts pour préserver et restaurer le vivant, en actionnant tous les leviers à notre disposition pour :
D’abord, réduire toutes les pressions qui s’exercent sur la biodiversité.
Ensuite, travailler avec tous les acteurs et les professionnels, notamment les secteurs qui ont le plus d’impact sur la biodiversité, comme l’agriculture, la pêche, l’énergie ou la construction.
Enfin, restaurer la nature lorsqu’elle a été dégradée, partout où c’est possible. Avec la plantation d’un milliard d’arbres adaptés au climat futur, nous pouvons ramener de la nature en ville, restaurer les sols et 50 000 hectares de zones humides d’ici 2026.
Cette stratégie requiert la mobilisation de tous :
exemplarité de l’État,
engagement des collectivités locales,
transparence des entreprises,
participation des citoyens.
Une mobilisation réunissant, chaque année, ses acteurs pour la Fête de la nature en mai.
L’état investira près d’un milliard d’euros supplémentaires pour la biodiversité.
Évolution temporelle de l’abondan relative des populations d’oiseaux par groupe de spécialisation (STOC)
« La biodiversité est inestimable. Nous devons la protéger. Grâce à la planification écologique, et cette Stratégie nationale biodiversité : nous y parviendrons. L’enjeu est immense. Nous sommes mobilisés.»
Elizabeth Borne – 1ère Ministre
20 MESURES PHARES
POUR RÉDUIRE LES PRESSIONS QUI S’EXERCENT SUR LA BIODIVERSITÉ
1| POURSUIVRE LA DYNAMIQUE D’EXTENSION DU RÉSEAU D’AIRES PROTÉGÉES : D’ici à 2030, 10% du territoire national sous protection forte avec 5% de la mer métropolitaine. D’ici 2025, 100 % des récifs coralliens ultramarins seront protégés, la protection des mangroves sera doublée et la protection des herbiers de posidonie sera renforcée. Un parc national de zones humides sera créé d’ici 2030.
2| LUTTER CONTRE L’ARTIFICIALISATION : La consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers sera divisée par deux d’ici 2030 permettant de préserver 120 000 hectares par an. 15M€ seront annuellement mobilisés. L’État encouragera la réalisation d’atlas de la biodiversité communale, pour une bonne prise en compte de la biodiversité dans la révision des plans locaux d’urbanisme intercommunaux.
3| LUTTER CONTRE NOS IMPACTS IMPORTÉS Un service de contrôle sera créé pour mettre en œuvre les nouvelles obligations en matière de devoir de diligence raisonnée des entreprises sur le plan environnemental (commerce des espèces en danger, lutte contre la déforestation importée, minerai de conflit…) et accompagner efficacement les entreprises.
4| LIMITER LA SURFRÉQUENTATION : Le nombre de territoires emblématiques couverts par un label Grands Sites de France sera doublé d’ici 2027. Les espaces les plus menacées feront l’objet d’actions de protection.
5| ACCÉLÉRER LA TRANSITION AGROÉCOLOGIQUE : Un nouveau plan Ecophyto sera engagé fin 2023, aligné avec l’objectif promu au niveau européen de réduction de 50 %, d’ici 2030, des usages et de l’exposition aux produits phytopharmaceutiques. Le soutien à l’agriculture biologique et à ses débouchés permettront d’atteindre 21% de la surface agricole utile en 2030.
6| RENFORCER LA LUTTE CONTRE LA POLLUTION PAR LES PLASTIQUES : En 10 ans, les 94 décharges littorales répertoriées seront résorbées. D’ici 2025, 50 % des communes littorales seront engagées dans la démarches plages sans plastiques pour atteindre 100 % d’ici 2030.
7| LUTTE CONTRE LES POLLUTIONS LUMINEUSES : Afin de baisser de 50 % la pollution lumineuse en France d’ici 2030, nous porterons l’extension des règlementations encadrant les usages non essentiels, en facilitant les contrôles et sanctions, en déployant les trames noires et par le renouvellement accéléré des équipements publics.
8| MIEUX GÉRER LES ESPÈCES EXOTIQUES ENVAHISSANTES : D’ici 2025, 500 opérations coup de poing contre des espèces exotiques envahissantes seront organisées. D’ici 2030, le taux d’établissement d’espèces exotiques envahissantes connues ou potentielles sera réduit d’au moins 50%. Les opérations coup de poing seront prolongées pour mobiliser collectivement les acteurs sur des endroits sensibles et les collectivités seront accompagnées pour intégrer cette gestion dans leurs actions courantes.
POUR RESTAURER LA BIODIVERSITÉ DÉGRADÉE PARTOUT OÙ C’EST POSSIBLE
9| ACCÉLÉRER LA RESTAURATION DES ÉCOSYSTÈMES : La France soutient l’adoption d’un règlement européen pour la restauration de la nature ambitieux et mesurable. Elle le déclinera à travers un plan de restauration national et élaborera par ailleurs des plans de restauration spécifiques aux outre-mer. En outre, 50000 ha de zones humides seront restaurés d’ici 2026. Un plan pour protéger les sols forestiers sera déployé d’ici la fin 2023. Promouvoir les solutions fondées sur la nature : 70 opérations mettant en œuvre les solutions fondées sur la nature seront organisées d’ici 2027 pour restaurer des zones humides, renaturer ou restaurer des cours d’eau afin de renforcer la résilience des territoires au changement climatique.
10| RENFORCER LA RÉSILIENCE DU SYSTÈME FORESTIER : 1 milliard d’arbres d’essences diversifiées plus adaptées au climat futur seront plantés sur la décennie afin de rendre nos forêts et nos villes plus résilientes face au changement climatique, tout en favorisant la biodiversité des écosystèmes forestiers.
11| RESTAURER LES CONTINUITÉS ÉCOLOGIQUES : D’ici à 2030, les trames vertes et bleues seront restau- rées notamment par la résorption des points noirs inscrits dans le schéma de planification régional.
12| RENFORCER LA PROTECTION DES ESPÈCES MENACÉES, EN PARTICULIER EN OUTRE-MER : D’ici 2030, les 300 espèces endémiques les plus menacées suivant les critères de la liste rouge de l’UICN seront protégées via un plan de conservation, en renforçant notre action pour la flore et les espèces ultra-marines.
POUR MOBILISER TOUS LES ACTEURS
13| ACCÉDER À LA NATURE À MOINS DE 15 MINUTES DE CHEZ SOI : Dans le cadre du fonds vert, l’État soutient les projets de renaturation et de désimperméabilisation des villes. Le plan nature en ville sera renforcé avec l’ambition de verdir rapidement les plus grandes collectivités.
14| RENFORCER LA FORMATION DES ÉLÈVES (ÉCOLE, COLLÈGE, LYCÉE) À LA PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ, INCLUANT LA CONNEXION À LA NATURE : D’ici à 2030, accueil de 10 fois plus de jeunes en service civique. Le dispositif des aires éducatives sera généralisé en passant de 1000 à 18000, soit un établissement scolaire (école, collège) sur trois d’ici la fin du quinquennat en mer, sur terre et sur les fleuves.
15| INTÉGRER UN SOCLE COMMUN DE FORMATION SUR LA BIODIVERSITÉ ET LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE DÈS 2023- 2024 : D’ici à 2030, tous les maires de France seront formés aux enjeux biodiversité et climat (30000 élus) ainsi que les cadres de l’État et des collectivités territoriales.
16| MOBILISER LE MONDE ÉCONOMIQUE : 5000 entreprises seront labellisées Engagées pour la nature d’ici 2025. Le déploiement des obligations de reporting extra-financier renforcera la prise en compte de la biodiversité dans la stratégie d’entre- prise et la transparence des impacts des par les grands groupes. Les TPE et les TPM-PME seront accompagnées par BPI France et l’Ademe dans le diagnostic de leurs enjeux biodiversité et les leviers dont elles disposent pour réduire leur empreinte.
POUR GARANTIR LES MOYENS D’ATTEINDRE CES AMBITIONS
17| COMMUNICATION : Une communication de grande ampleur sera engagée pour sensibiliser les Français au risque que constitue l’effondrement de la biodiversité. Tous les ans, la Fête de la nature sera déployée partout fin mai avec l’objectif de passer d’1 million à 5 millions de participants d’ici 2027
18| UNE GOUVERNANCE CLAIRE, TERRITORIALISÉE, EN PARTENARIAT AVEC LES RÉGIONS : La SNB constitue la trajectoire de la Nation. Son déploiement reposera sur le partenariat entre l’État et les régions, via leur stratégie régionale biodiversité. Le Comité national pour la biodiversité sera chargé du suivi annuel des résultats et l’OFB suivra les indicateurs de mise en œuvre de la stratégie, sous la supervision du SGPE qui activera les actions correctrices en cas de déviation des trajectoires.
19| DES MOYENS D’ACTIONS DE L’ÉTAT AUGMENTÉS : Le Gouvernement s’engage à mobiliser de nouveaux moyens en faveur de la biodiversité. Dès 2024, le budget sera augmenté de 264 M€, en plus des 475 M€ du plan eau, de la pérennisation des financements en faveur des friches et de la renaturation dans le cadre du fonds vert, ainsi que des 100 M€ de dotation biodiversité pour les communes rurales.
20| POUR FINANCER SA PRÉSERVATION, DÉPLOIEMENT DES CONTRATS BIODIVERSITÉ ENTRE ACTEURS ÉCONOMIQUES : Dans le cadre du projet de loi industrie vertes, des crédits de renaturation entre acteurs économiques seront créés avec les sites naturels de restauration et de renaturation pour développer des engagements volontaires solides et vérifiables des entreprises, en miroir des crédits des labels bas-carbone.
Classeur des fiches mesures de la stratégie nationale biodiversité 2030
Canicules, a-t’on tiré les leçons de 2003 ? Le terrible épisode de chaleur de 2003 a permis d’améliorer la prise en charge des personnes âgées, mais n’a pas marqué de tournant en matière d’adaptation des villes selon le dossier de La Croix. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) rappellent que les conditions météorologiques extrêmes obligent à agir. En France, l’état a un plan d’adaptation aux vagues de chaleur dès cet été 2023 en 15 actions phares.
L’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des défis majeurs du développement humain dans le monde. L’égalité, est non seulement une question politique et étique, mais aussi une garantie de l’efficacité des politiques de développement. En renforçant les droits des femmes et des filles, c’est l’humanité entière qui progresse. L’ODD 5 : « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » est un socle transversal à tous les Objectifs du développement durable pour 2030. Baromètre 2023 des solutions durables sur l’égalté de genre dans le monde à mi-parcours des ODD.
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est indispensable pour recruter comme pour répondre aux appels d’offres publics. Peu d’entreprises misent sur la participation des salariés. Un choix dans l’ADN d’Enerfip, une plateforme de financement participatif dédiée aux énergies renouvelables située à Montpellier.
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