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Fonds international de développement agricole (FIDA) - Fonds pour l’environnement mondial (FEM)

Aider financièrement les petits exploitants pauvres a des avantages pour le climat et l’environnement

Selonun rapport conjoint du FIDA et du FEM

Un nouveau rapport, publié aujourd’hui par le Fonds international de développement agricole (FIDA), un organisme des Nations Unies, et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), montre que les investissements conjoints dans l’agriculture à petite échelle des pays en développement améliorent non seulement la capacité des populations rurales vulnérables à faire face à des chocs climatiques et économiques de plus en plus fréquents, mais ont aussi une incidence positive sur l’environnement et le climat, en aidant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à restaurer des terres dégradées et à réduire les pertes de biodiversité.

« Le partenariat entre le FIDA et le FEM profite à 78 millions de personnes dans 100 pays, en améliorant leurs moyens d’existence et en leur permettant d’améliorer leur résilience », a déclaré Jyotsna Puri, Vice-Présidente adjointe du Département de la stratégie et des savoirs du FIDA.
2e8564d7-ea74147.jpg « Nos organisations unissent leurs fonds pour avoir une incidence rapide sur les communautés rurales du monde entier et un effet multiplicateur sur les systèmes et les institutions », a ajouté la Vice-Présidente adjointe du FIDA, le seul organisme spécialisé des Nations Unies et la seule institution financière internationale ayant pour mission exclusive de réduire la pauvreté et d’améliorer la sécurité alimentaire dans les zones rurales des pays en développement. Ce partenariat avec le FEM permet au FIDA de dynamiser ses actions visant à favoriser une gestion durable des terres et de l’eau, l’agriculture climato-compatible, l’agroécologie, la conservation de la biodiversité, l’adaptation aux changements climatiques et le renforcement de la résilience, explique le nouveau rapport du FIDA et du FEM, intitulé The IFAD-GEF Advantage III. Rapport du FIDA et du FEM – Aout 2023 Par exemple, un projet visant à développer l’agriculture familiale, cofinancé par le FIDA et par le FEM, a restauré 30 000 hectares de terres dégradées au Niger. Ce programme a ainsi évité l’émission de 5,25 millions de tonnes de CO2, tout en récupérant près de 190 000 hectares grâce à des pratiques de « régénération naturelle dirigée par les agriculteurs », qui favorisent la repousse des arbres pour augmenter le couvert végétal ligneux. Le rapport souligne par ailleurs que la collaboration entre le FIDA et le FEM a également contribué à stimuler l’innovation à l’échelle nationale. Au Cambodge, des « subventions d’essai » ont permis de réduire les risques liés au processus d’adoption de technologies fondées sur les énergies renouvelables en appuyant la vérification et la validation par les petits exploitants et les petites et moyennes entreprises. Ces subventions ont été suivies d’autres « subventions de lancement » dans le cadre d’une approche de cofinancement avec les entreprises visant à mettre en place des chaînes d’approvisionnement locales, des formations et des services après-vente. Près de 18 000 petits exploitants ont ainsi pu adopter différentes technologies fondées sur les énergies renouvelables, telles que séchoirs solaires pour la transformation des denrées alimentaires, pompes à eau solaires portables pour irriguer les cultures, briquettes de biochar pour chauffer les poussins récemment éclos, couveuses solaires pour chauffer les œufs, et techniques d’hydroponie solaire pour faire pousser des légumes avec moins d’eau. La capacité du FIDA à associer différentes sources de financement du développement ouvre de nouvelles possibilités pour faire face aux défis mondiaux pressants comme la transformation de nos modes de production, de transport, de stockage et de consommation des aliments.
le FIDA codirige le nouveau Programme intégré sur les systèmes alimentaires du FEM
le FIDA codirige le nouveau Programme intégré sur les systèmes alimentaires du FEM
En collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), son agence sœur, le FIDA codirige le nouveau Programme intégré sur les systèmes alimentaires du FEM, par le biais duquel environ 230 millions d’USD, destinés à être complétés par des cofinancements supplémentaires, devraient être acheminés, sous forme de subventions, vers les pays œuvrant en faveur de l’instauration de systèmes agroalimentaires nationaux durables produisant des avantages environnementaux à l’échelle mondiale. Le portefeuille actuel d’interventions du FIDA et du FEM représente un investissement total de près de 200 millions d’USD dans 35 projets relatifs à l’agriculture et au développement rural dans les différentes régions du monde. Les projets récemment approuvés en 2022 et 2023 représentent à eux seuls plus de 64 millions d’USD en subventions du FEM, accompagnés de cofinancements d’une valeur non négligeable de 347 millions d’USD. Par ailleurs, 13 projets dans 18 pays, d’une valeur avoisinant les 100 millions d’USD, sont en cours de conception par le FIDA et le FEM, et d’autres projets, d’une valeur de 100 millions d’USD également, sont, quant à eux, en cours de définition.

A propos du FIDA

Fonds international de développement agricole (FIDA)
Fonds international de développement agricole (FIDA)
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est situé à Rome, centre névralgique des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Il investit dans les populations rurales, leur donnant les moyens de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer la résilience. Depuis 1978, le Fonds a octroyé plus de 24 milliards de dollars dans des pays en développement sous forme de dons ou de prêts à faible taux d’intérêt.

Pourquoi les populations rurales ?

Pourquoi aider les populations rurales ?
Pourquoi aider les populations rurales ?
Ici commence le changement Pour libérer l’humanité de la pauvreté et de la faim, il faut commencer par le monde rural. On estime que trois milliards de personnes – soit environ 40% de la population mondiale – vivent en milieu rural dans les pays en développement. La plupart d’entre elles tirent leurs revenus et leur nourriture de l’agriculture paysanne et familiale. Les populations rurales produisent les denrées alimentaires qui nourrissent leurs pays, mais elles souffrent de la pauvreté de manière disproportionnée: 80% des femmes, des enfants et des hommes touchés par l’extrême pauvreté vivent en milieu rural et non en ville. Investir dans la population rurale offre une solution à long terme à de nombreux problèmes qui se posent à nous aujourd’hui. La faim, la pauvreté, le chômage des jeunes et les migrations forcées sont autant de sujets profondément enracinés dans les zones rurales, et qui peuvent tous connaître des avancées considérables grâce à des investissements dans l’agriculture paysanne et le développement rural inclusif. Pourquoi l’agriculture ? En Afrique subsaharienne, l’investissement dans l’agriculture peut être jusqu’à onze fois plus efficace pour réduire l’extrême pauvreté qu’un investissement dans tout autre secteur. Pourquoi ? Parce que les petites exploitations agricoles prospères fournissent des emplois aux travailleurs non qualifiés. Les petites fermes familiales génèrent des revenus qui sont dépensés dans les communautés rurales et qui stimulent l’économie locale, ce qui contribue aussi à assurer la paix et la sécurité. Et ces mêmes exploitations produisent aussi notre nourriture à tous. En lien avec la jeunesse
Dans une région reculée de Jordanie, de jeunes hommes transportent la récolte de tomates du jour. La faim, la pauvreté, le chômage des jeunes et les migrations forcées sont autant de problèmes profondément enracinés dans les zones rurales.
Dans une région reculée de Jordanie, de jeunes hommes transportent la récolte de tomates du jour. La faim, la pauvreté, le chômage des jeunes et les migrations forcées sont autant de problèmes profondément enracinés dans les zones rurales.
La jeune génération, qui compte aujourd’hui 1,8 milliard de personnes, n’a jamais été aussi nombreuse. La plupart de ces jeunes vivent dans les zones rurales de pays à revenu faible ou intermédiaire. Ils risquent deux à trois fois plus que les adultes d’être touchés par le chômage et sont aussi plus exposés à la pauvreté. Si bien qu’il est aussi plus probable qu’ils quittent leur foyer pour partir chercher du travail. Aussi, si l’on n’investit pas dans les zones rurales pour construire une économie rurale solide offrant des perspectives attrayantes aux jeunes, ils seront forcés d’émigrer, d’abord vers les grandes villes puis, s’il n’y trouvent pas d’emploi correct, vers les pays voisins, voire plus loin. Tracer un nouveau chemin vers l’avenir
Le FIDA et les ODD
Le FIDA et les ODD
Il est essentiel de développer les zones rurales pour en finir avec la faim et la pauvreté, et réaliser les nouveaux objectifs de développement durable (ODD). Les projets appuyés par le FIDA permettent d’améliorer l’accès des ruraux pauvres aux marchés et aux services, afin d’accroître leur production et leurs revenus. Plus encore, ces projets contribuent à la transformation socioéconomique des communautés rurales et favorisent l’égalité des sexes et l’intégration sociale. Investir dans les populations rurales, c’est investir dans un avenir plus prometteur pour tous.

 

Documents joints

A propos du Fonds pour l’environnement mondial (FEM)

Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) est une famille de fonds dédiés à la lutte contre la perte de biodiversité, le changement climatique, la pollution et les pressions sur la santé des terres et des océans. Ses subventions, son financement mixte et son soutien politique aident les pays en développement à répondre à leurs principales priorités environnementales et à adhérer aux conventions environnementales internationales. Au cours des trois dernières décennies, le FEM a fourni plus de 23 milliards de dollars et mobilisé 129 milliards de dollars en cofinancement pour plus de 5 000 projets nationaux et régionaux.

  • https://www.thegef.org/

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Cyrille Souchehttp://cdurable.info
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