C’est à l’occasion du congrès annuel de l’UICN, ce 13 décembre, qu’Allain Bougrain Dubourg, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), présente le manifeste de l’association destiné aux différents candidats à l’élection présidentielle de 2007.
2007 : quels projets politiques pour la biodiversite ?
Le Comité français de l’UICN (Union mondiale pour la nature) organise, le 13 décembre 2006 au Conseil régional d’Ile-de-France, le 7ème Congres français de la nature, qui sera une rencontre unique avec ceux de ses membres qui ont pris des initiatives publiques importantes pour nourrir le débat préalable aux élections nationales du printemps 2007.
Les partis politiques notés par l’Alliance pour la Planète
L’Alliance pour la planète a étudié l’action des Parlementaires et des gouvernements durant la période 1997-2006. Cette étude a porté sur l’évaluation de la distance entre les décisions politiques, et leur mise en œuvre, et les demandes formulées par l’Alliance pour la planète dans ses 24 mesures. Elle s’est appuyée sur la consultation de textes législatifs et règlementaires et d’expertises.
Le résultat, rendu public mardi 12 décembre, est sans appel. Les « performances » des partis au pouvoir depuis 1997, notées sur 20, sont affligeantes :
L’UMP arrive bonne dernière, avec 4,5/20.
Son alliée l’UDF s’en sort légèrement mieux, avec 5/20.
Le PC atteint 5,5/20, tandis que le PS arrache un 6,5/20.
la publicité peut nuire gravement à l’environnement
De plus en plus de publicités utilisent abusivement l’argument
écologique pour vanter comme « bon pour l’environnement » des activités
et des produits en réalité polluants ou dont le bilan écologique est
négatif. Ces publicités peuvent être abusives voire mensongères, ne
pas respecter la législation, ni même les propres recommandations
écologiques et de développement durable du BVP (Bureau de Vérification
de la Publicité), organisme interprofessionnel d’autodiscipline en la
matière.
Ces publicités, qui ne font souvent que camoufler le peu d’efforts
consentis par beaucoup d’entreprises au regard des enjeux écologiques actuels, montrent par ailleurs leur peu de volonté et d’empressement à adopter un comportement écologiquement responsable. En donnant une image « verte » à des entreprises, des services et des produits qui ne le sont pas, ce « blanchiment écologique » (greenwashing) des activités industrielles et commerciales minimise et banalise la nécessité impérative de changer nos comportements de consommation.
En outre, ce blanchissement participe directement à la désinformation
des consommateurs et contrecarre les efforts importants de
sensibilisation faits en ce sens par les associations, par les
pouvoirs publics (ADEME par exemple) ; il dilue également la démarche
de progrès déjà initiée par quelques entreprises courageuses.
L’impact environnemental des publicités ne s’arrête d’ailleurs pas au
contenu de leur message : de nombreuses publicités sont dommageables
pour l’environnement par nature (prospectus, éclairages « énergivores
», paysages dégradés, etc.), voire enfreignent manifestement le code
de l’environnement (affichages publicitaires illégaux, par exemple).
Leurs moyens-mêmes de réalisation peuvent aussi être très polluants :
voyages de repérages, déplacements en avion, prises de vues par
hélicoptère.
Aujourd’hui, l’Alliance pour la planète dénonce le caractère
irresponsable de ces publicités ainsi que l’immobilisme du BVP dans la
régulation de ces activités.
Elle saisit les autorités publiques et demande une réglementation de
l’usage de l’argument écologique, un renforcement radical du système
de contrôle des publicités, la limitation des publicités pour les
produits les plus polluants et les plus « énergivores » ainsi que la
limitation de l’impact des activités publicitaires sur l’environnement.
Pour alerter les pouvoirs publics, l’opinion et le secteur
publicitaire, l’Alliance présente sur son site internet
(www.lalliance.fr) une sélection de publicités concernées et les
commentaires qui démontrent l’abus de l’argument écologique au regard de la loi ou des recommandations du BVP.
Revoir la réglementation, une nécessité
L’Alliance pour la planète estime nécessaire la mise en place d’une
règlementation de l’usage de l’argument écologique et d’une limitation
des publicités pour les produits les plus polluants ou les plus «
énergivores ». En effet, en dépit de son rôle affiché de régulateur,
le BVP – une association des professionnels de la publicité –
n’empêche pas de nombreuses publicités de véhiculer un discours
trompeur construit sur l’argument écologique. Les recommandations
faites par le BVP ne sont pas contraignantes pour l’annonceur. Leur
violation n’implique aucune sanction.
De ce fait, l’Alliance pour la planète demande que soit institué un
organisme public indépendant doté de l’autorité et des moyens
nécessaires pour sanctionner les dérives de la publicité en matière
d’environnement.
Cette campagne « Publicité et environnement » est portée par 34
associations, membres de l’Alliance pour la Planète.
Action Consommation
Adéquations
ADOME
Agir pour l’Environnement
Agrisud
Alliance Terre et environnement
Amis de la Terre France
APREIS
Arutam
Association de Coopération Sociétale
Blue Initiative
CNIID
Coeur de Forêt
Collect-IF
EcoForum
Ecolo Café
Ecologie sans frontière
Fondation Nicolas Hulot
France Nature Environnement
Good Planet
Greenpeace France
L’Age de Faire
NégaWatt
Mains d’oeuvre
MDRGF
NégaWatt
Objectif
Bio
Paroles de Nature
Réseau Action Climat (RAC)
Réseau Cheminements
Résistance à lagression publicitaire (R.A.P.)
Syndicat des simples
Tchendukua
WWF-France
Documents joints
Les biocarburants : une grave menace masquée de vert
Les biocarburants (produits à partir de la biomasse végétale) ne règleront pas le problème du changement climatique, mais vont en aggraver bien d’autres.
L’idée de remplacer les carburants d’origine fossile par des biocarburants (produits à partir de la biomasse végétale) peut paraître un pas dans la bonne direction pour éviter l’aggravation du changement climatique. Pourtant, non seulement les plans pour leur production et leur utilisation ne sont pas la solution de ce problème mais ils en aggravent bien d’autres.
Les biocarburants que l’on propose d’adopter sont le biodiesel (obtenu à partir des plantes oléagineuses) et l’éthanol (obtenu à partir de la fermentation de la cellulose contenue dans les végétaux). Parmi les nombreuses cultures qui s’adaptent à cette fin figurent le soja, le maïs, le colza, l’arachide, le tournesol, le palmier à huile, la canne à sucre, le peuplier et l’eucalyptus.
Étant donné que les grands consommateurs du Nord n’envisagent pas de réduire vraiment leur consommation démesurée de carburants et que, dans la plupart des cas, ils ne disposent pas de terres agricoles suffisantes pour produire la matière première nécessaire à l’élaboration de leurs propres biocarburants, leurs gouvernements et leurs entreprises prévoient d’encourager, surtout dans les pays du Sud, les cultures destinées à la production de biodiesel et d’éthanol.
Il faut souligner que, dans les régions boisées du Sud, une telle politique n’impliquera aucun changement en matière d’exploitation pétrolière ou gazière. Celle-ci va non seulement se poursuivre mais s’élargir, puisque les carburants fossiles continueront d’être l’élément principal de la matrice énergétique des pays du Nord. Par contre, l’affaire des biocarburants ajoutera de nouvelles atteintes à celles que subissent déjà les forêts.
Le soja et le palmier à huile, qui semblent être les principaux candidats pour la production de biodiesel à l’échelle industrielle, suffisent à prouver ce qui précède. Le premier est devenu la principale cause de déboisement dans l’Amazonie brésilienne et au Paraguay, même avant que l’on commence à le planter pour produire de l’énergie. Le deuxième est lui aussi la cause principale de déboisement en Indonésie, et commence à porter atteinte aux forêts dans bien d’autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.
CONSOMMATEURS OU CITOYENS ?
Université Populaire de l’eau et du Développement Durable
Mardi 12 décembre 2006
CONSOMMATEURS OU CITOYENS ?
Les consommateurs ne peuvent prétendre « changer le monde » à travers leurs seuls comportements d’achat, si les autres acteurs économiques n’infléchissent pas leurs modes d’action. Il revient donc également aux consommateurs d’exercer leur vigilance et d’interpeller les institutions, collectivités territoriales, entreprises, syndicats…
Avec Véronique Gallais, présidente de l’association Action consommation.
Accueil à partir de 19 heures – début de la séance à 19 h 30
A l’Agence de développement du Val de Marne – 23 rue Raspail, à Ivry sur Seine (métro mairie d’Ivry)
Fréquence Terre
Manifeste 2007 pour le développement durable
Conscient que les enjeux environnementaux nécessitent une mobilisation de tous et un engagement fort de l’État et qu’ils seront au cœur des débats de la période électorale à venir, Convictions lance un nouveau Manifeste 2007 pour le développement durable qu’il souhaite notamment soumettre aux candidats à l’élection présidentielle de 2007.
Les entreprises marocaines et les enjeux du développement durable
Trop d’ordures, c’est trop nul !
Le premier site internet pour apprendre aux enfants à réduire leurs déchets
Je jette, tu jettes, il jette : chaque jour nous produisons beaucoup trop de déchets : plus de 360 Kg/an. En changeant nos gestes ou nos habitudes, il est possible de diminuer leur quantité et leur dangerosité.
Pour répondre à cet enjeu majeur, la fédération France Nature Environnement a mis en ligne en novembre 2004 un site internet entièrement consacré à la réduction des déchets www.preventiondechets.fr . Deux ans après, c’est désormais spécifiquement aux enfants que s’adresse le message.
FNE ouvre à partir du 30 novembre 2006 un nouveau site sur la réduction des déchets à vocation pédagogique et ludique pour les enfants et leurs encadrants.
Le sympathique petit hérisson LULU qui est la mascotte de FNE sur la prévention, accueille les enfants et leur propose de passer une journée avec lui en adoptant les bons gestes : au réveil, à l’école, pendant les repas, en jouant ou en faisant les courses.
S’ils suivent les bons conseils de Lulu, les enfants pourront éviter chacun jusqu’à 100 Kg de déchets par an !!
Alors, venez donc passer un samedi avec Lulu !!!
Vingt propositions pour un développement durable du transport aérien
Rubans du développement durable: les onze collectivités locales lauréates
Dexia Crédit Local, l’Association des maires de France, l’Association des maires de grandes villes de France et le Comité 21 ont décerné ce jour les trophées de la 4ème édition des Rubans du développement durable à 11 collectivités locales.
Cette année, la cérémonie s’est déroulée sous le haut patronage de Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée nationale, en présence d’Eric Raoult, vice-président de l’Assemblée nationale, de Gérard Bayol, président du directoire de Dexia Crédit Local, de Jacques Pélissard, président de l’AMF, de Jean-Marie Bockel, président de l’AMGVF et de Eric Guillon, président du Comité 21.
Jean-Marie Pelt, président de l’Institut européen d’écologie et président du jury 2006 des Rubans du développement durable, a salué l’implication déterminante des collectivités territoriales dans la prise en compte des grandes priorités de demain pour le respect de la planète.
Selon les organisateurs, la répartition régionale de ces onze collectivités locales lauréates «témoigne d’une prise en compte réelle de la problématique du développement durable sur l’ensemble du territoire français.»
Forum des Métiers de l’Environnement
Invitation au forum des Métiers de l’Environnement organisé par les étudiants de l’Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne.
C’est quand le bonheur ?
Le pacte écologique de Nicolas Hulot
NICOLAS HULOT INVITE LES CANDIDATS ET LES CITOYENS À MANIFESTER LEUR VOLONTÉ D’AGIR EN SIGNANT LE PACTE ÉCOLOGIQUE
POURQUOI UN PACTE ECOLOGIQUE ? Nous ne pouvons plus attendre pour que les enjeux écologiques et climatiques soient enfin considérés comme une priorité. Les experts sont formels : une crise écologique sans précédent nous guette à échéance rapide, et cette menace amplifie et accélère toutes les tensions entre les hommes sur la planète. Au cours de son mandat, le prochain Président de la République aura la lourde tâche d’accompagner les changements auxquels nous sommes contraints. L’emploi, l’activité économique, la solidarité, la démocratie et le bien-être de tous dépendent en grande partie de ses choix politiques. Sans avoir la vanité de croire que la France peut changer la donne mondiale, elle peut jouer un rôle majeur à l’échelle internationale et entraîner l’Europe dans son sillage si elle fait de l’impératif écologique la priorité de sa politique. C’est une chance unique d’engager une profonde mutation économique sociale et culturelle de nos sociétés, en s’appuyant sur une mobilisation collective. Nicolas Hulot et les experts de Comité de Veille Écologique de la Fondation proposent qu’elle s’organise autour d’un PACTE ÉCOLOGIQUE.
Les français et le développement durable
Avec désormais plus de 6 Français sur 10 qui pensent et commencent à agir « développement durable » au quotidien, l’étude « De la pensée à l’action, les 8 façons de faire bouger les Français ! », menée par Ethicity avec le soutien de l’ADEME, démontre une sensibilité de plus en plus forte des Français pour la protection de l’environnement. L’étude a permis également de distinguer 8 familles de citoyens, en fonction de leurs degrés d’attente en matière d’informations et de leurs moteurs d’action spécifiques.
12 collectivités récompensées au Défi pour la Terre
12 collectivités ont été récompensées au concours Défi pour la Terre des Collectivités
Lancé en novembre 2005, le Défi pour la Terre des Collectivités vient de récompenser ses premiers lauréats à l’occasion du salon des Maires et des collectivités qui se tient actuellement à Paris.
Convaincues que seule une action collective de grande envergure permettra à chacun de prendre la mesure de son rôle pour préserver la planète, la Fondation Nicolas Hulot et l’ADEME lançaient en mai 2005 une opération de mobilisation nationale à l’attention du grand public : le Défi pour la Terre. Quelques mois plus tard, avec le parrainage de l’Association des Maires de France et en partenariat avec le Groupe Moniteur, suivait le concours Défi pour la Terre des Collectivités. Du 22 novembre 2005 au 1er septembre 2006, toutes les communes et groupements de communes de France métropolitaine et des DOM-TOM ont ainsi été invités à mettre en place des actions concrètes de sensibilisation des citoyens et à le faire savoir.
La conférence sur le climat donne un avenir au protocole de Kyoto
La 12e conférence des Nations Unies sur le changement climatique , qui s’est achevée vendredi 17 Novembre à Nairobi, a permis de dégager un consensus international sur deux points : la division par deux des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 et la prorogation du protocole de Kyoto après 2012, date de son échéance.
Annoncée comme une étape de transition dans la politique internationale sur le climat, la conférence de Nairobi n’avait pas pour objectif d’aboutir à de nouvelles négociations mais plutôt de consolider les mécanismes existants. Les avancées permises en deux semaines peuvent donc paraître dérisoires, compte-tenu de l’ampleur et de l’urgence de ces questions, mais les négociations ont toutefois permis d’obtenir quelques résultats. Tout d’abord, la communauté internationale reconnaît unanimement la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et se fixe l’objectif de les diviser par deux à l’horizon 2050. Par ailleurs, l’avenir du Protocole de Kyoto a été largement débattu pour admettre, in fine, que son processus doit être poursuivi au-delà de 2012, date qui marque la fin des premiers engagements. Pour Greenpeace, « les progrès réalisés ici à Nairobi sont importants. La décision de réviser le Protocole de Kyoto d’ici 2008 devrait nous permettre d’éviter toute discontinuité entre la période d’engagement de 2008 à 2012, et la seconde période démarrant en 2012 » explique Laetitia De Marez , chargée des questions climatiques au sein de l’ONG. Pragmatique, Friends of the Earth International a estimé que « de toutes façons, nous n’avons ni le temps ni le choix de négocier autre chose. Le cadre existant peut fonctionner et nous ne pouvons pas nous permettre d’en négocier un autre », a ajouté FOEI
Eco-Parlement des jeunes® : la remise officielle des lettres ouvertes !!
Ca y est ! Le moment fort de ce deuxième Eco-Parlement des jeunes® vient d’avoir lieu. Près de 134 jeunes délégués se sont rencontrés pour partager les conclusions de leurs projets environnementaux. Ils ont remis officiellement à des personnalités représentant les destinataires les 7 Lettres ouvertes pour l’environnement réalisées de façon collaborative. Lettres ouvertes qui ont empli Nelly OLIN, ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, de bonheur.
Lire la suite dans la Newsletter Ensemble lettre de liaison des acteurs français de l’Eco-Parlement des jeunes.
Numéro spécial sur l’événement parisien.
Découvrez les 7 lettres ouvertes pour l’environnement
La Lettre aux Pouvoirs Publics
La Lettre aux Organisations internationales
Le mot du Co-président
7 Lettres ouvertes pour l’environnement qui témoignent de la capacité des jeunes [de toute l’Europe et au-delà] à faire le monde et font preuve d’une richesse infinie, celle de l’enthousiasme, du partage et de l’échange pour des européens maîtres de leur destin.
Si le rôle des jeunes est bien de questionner et de solliciter, il revient à la société civile et aux entreprises, au coté des institutions nationales de leur donner les moyens d’être, de se construire et de dire afin qu’ils puissent devenir auteur et acteur de la société d’aujourd’hui et construire au mieux leur vie de demain [celle du 21éme siècle].
Ce second Eco-Parlement des jeunes a tenu toutes ses promesses : 120 projets de terrains concrets, plus de 1 000 échanges, débats et décisions collectives sur Internet entre les classes, et d’innombrables rencontres humaines entre jeunes et professionnels de tous horizons, lors de rencontres locales, nationales et internationales.
Il manque quelque chose sur le savoir-faire du REN qui a permis à tout ça de prendre forme !! C’est un processus pédagogique innovateur et efficace…
Le Réseau Ecole et Nature entend bien répondre à l’appel des jeunes et continuer de tenir toute sa place avec ses partenaires dans cette dynamique créatrice d’énergie pour un avenir meilleur pour tous en Europe et ailleurs.
Francis Thubé
Co-président du Réseau Ecole et Nature
Remerciements aux structures impliquées dans l’Eco-Parlement des jeunes
Le Père Noël se mettra-t-il au vert ?
Le programme Iter : une coopération entre 7 partenaires internationaux
Le programme international de fusion thermonucléaire Iter franchit aujourd’hui une étape très importante de sa réalisation avec la signature à Paris de l’accord international fixant le cadre juridique et financier de la coopération entre les sept partenaires internationaux.
La cérémonie de signature a eu lieu à l’Elysée après une allocution du président Jacques Chirac.
Cet accord parachève l’accord politique signé le 28 juin 2005 entre l’Europe, les Etats-Unis, la Russie, le Japon, la Chine, et la Corée du sud auxquels s’est jointe en décembre 2005 l’Inde, au bout de plusieurs années de difficiles négociations, notamment sur le lieu d’implantation du futur réacteur.
Pour certains partenaires, l’accord devra encore être ratifié par les parlements nationaux dans les six mois, mais désormais le programme va « sortir du virtuel » pour exister financièrement et juridiquement, souligne une source proche du dossier.
Après l’installation ces derniers mois des multiples structures tant nationales qu’internationales chargées de la mise en place du projet, désormais « on entre dans le vif du sujet ». La construction du réacteur prendra dix ans et sa mise en exploitation est attendue pour 2018.
Le programme Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) doit permettre des recherches sur la fusion nucléaire, une solution de rechange à la fission, en visant à reproduire ce qui se passe au coeur du soleil. Un kilogramme de combustible de fusion permet de produire une énergie équivalente à environ 10 millions de litres de pétrole, indiquent les experts.
Les scientifiques se donnent 40 ans pour aboutir à une production industrielle, soit à la fin programmée des réserves pétrolières dans le monde.
Fer de lance du programme, l’agence Iter international, présidée par le Japonais Kaname Ikeda, a déjà pris ses quartiers à Cadarache (Bouches-du-Rhône), lieu d’implantation du futur réacteur où une soixantaine de scientifiques – sur le millier attendu à terme – sont déjà à pied d’oeuvre dans des locaux provisoires.
Le site, au milieu de la garrigue à une centaine de kilomètres de Marseille, sera défriché au premier trimestre prochain et les travaux de réacteur commenceront courant 2008.
Il faudra auparavant aménager une route capable d’accueillir les énormes pièces du réacteur, construites un peu partout dans le monde et qui seront acheminées depuis le port de Marseille jusqu’à Cadarache.
Mais hormis pour des aménagements locaux, comme la construction de bâtiments et de zones d’activités dont la Provence espère la création de quelque 1.500 emplois (sur environ 3.000 en France, directs et indirects), la majeure partie des appels d’offres ne seront pas lancés avant l’année prochaine.
La plupart émaneront de l’agence Iter Europe, basée à Barcelone (Espagne) qui est chargée de gérer la contribution financière de l’UE. L’UE s’est engagée à financer 50% (12% pour la France) du coût global.
Les Etats-Unis, la Russie, le Japon, la Chine et la Corée du Sud assumeront chacun 10% du projet. L’arrivée de l’Inde permettra aux partenaires de disposer en outre d’une réserve stratégique de 500 millions d’euros.
Sur le coût de 10 milliards d’euros, 4,6 mds sont prévus pour la construction du réacteur. 4,8 mds financeront l’exploitation pendant au moins 20 ans et 0,5 md sera provisionné pour le démantèlement pendant une période d’environ 10 à 15 ans.
