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la publicité peut nuire gravement à l’environnement

L’Alliance pour la Planète fait campagne : « la publicité peut nuire gravement à l’environnement » L’Alliance pour la Planète, collectif de près de 80 mouvements, associations et ONG, milite pour une meilleure et réelle prise en compte de l’environnement en France. Cette semaine, elle engage son action « Publicité et environnement » afin que soit limité et contrôlé l’impact de la publicité sur l’environnement et stoppé l’utilisation abusive de l’argument écologique : – à travers le lancement d’un dossier complet sur le site Internet www.lalliance.fr – en interpellant les pouvoirs publics et les acteurs professionnels. Compte tenu de la situation d’urgence écologique actuelle et de la multiplication des risques graves pour la santé publique due à nos modes de production et de consommation, l’Alliance pour la Planète considère quelle est en droit d’exiger des entreprises et des annonceurs qu’ils respectent la loi et leur propre déontologie en matière d’environnement. Pour ce faire, un contrôle efficace des activités publicitaires est nécessaire. Des pratiques de blanchiment écologique De plus en plus de publicités utilisent abusivement l’argument écologique pour vanter comme « bon pour l’environnement » des activités et des produits en réalité polluants ou dont le bilan écologique est négatif. Ces publicités peuvent être abusives voire mensongères, ne pas respecter la législation, ni même les propres recommandations écologiques et de développement durable du BVP (Bureau de Vérification de la Publicité), organisme interprofessionnel d’autodiscipline en la matière. Ces publicités, qui ne font souvent que camoufler le peu d’efforts consentis par beaucoup d’entreprises au regard des enjeux écologiques actuels, montrent par ailleurs leur peu de volonté et d’empressement à adopter un comportement écologiquement responsable. En donnant une image « verte » à des entreprises, des services et des produits qui ne le sont pas, ce « blanchiment écologique » (greenwashing) des activités industrielles et commerciales minimise et banalise la nécessité impérative de changer nos comportements de consommation. En outre, ce blanchissement participe directement à la désinformation des consommateurs et contrecarre les efforts importants de sensibilisation faits en ce sens par les associations, par les pouvoirs publics (ADEME par exemple) ; il dilue également la démarche de progrès déjà initiée par quelques entreprises courageuses. « Pour préparer l'avenir, nous mettrons en service dès 2012 la nouvelle génération de centrale nucléaire, l'EPR. EDF, leader européen des énergies de demain ». L’impact environnemental des publicités ne s’arrête d’ailleurs pas au contenu de leur message : de nombreuses publicités sont dommageables pour l’environnement par nature (prospectus, éclairages « énergivores », paysages dégradés, etc.), voire enfreignent manifestement le code de l’environnement (affichages publicitaires illégaux, par exemple). Leurs moyens-mêmes de réalisation peuvent aussi être très polluants : voyages de repérages, déplacements en avion, prises de vues par hélicoptère. Aujourd’hui, l’Alliance pour la planète dénonce le caractère irresponsable de ces publicités ainsi que l’immobilisme du BVP dans la régulation de ces activités. Elle saisit les autorités publiques et demande une réglementation de l’usage de l’argument écologique, un renforcement radical du système de contrôle des publicités, la limitation des publicités pour les produits les plus polluants et les plus « énergivores » ainsi que la limitation de l’impact des activités publicitaires sur l’environnement. Pour alerter les pouvoirs publics, l’opinion et le secteur publicitaire, l’Alliance présente sur son site internet (www.lalliance.fr) une sélection de publicités concernées et les commentaires qui démontrent l’abus de l’argument écologique au regard de la loi ou des recommandations du BVP. Revoir la réglementation, une nécessité « Changer le monde sans changer la planète » L’Alliance pour la planète estime nécessaire la mise en place d’une règlementation de l’usage de l’argument écologique et d’une limitation des publicités pour les produits les plus polluants ou les plus « énergivores ». En effet, en dépit de son rôle affiché de régulateur, le BVP – une association des professionnels de la publicité – n’empêche pas de nombreuses publicités de véhiculer un discours trompeur construit sur l’argument écologique. Les recommandations faites par le BVP ne sont pas contraignantes pour l’annonceur. Leur violation n’implique aucune sanction. De ce fait, l’Alliance pour la planète demande que soit institué un organisme public indépendant doté de l’autorité et des moyens nécessaires pour sanctionner les dérives de la publicité en matière d’environnement. Cette campagne « Publicité et environnement » est portée par 34 associations, membres de l’Alliance pour la Planète. Action Consommation Adéquations ADOME Agir pour l’Environnement Agrisud Alliance Terre et environnement Amis de la Terre France APREIS Arutam Association de Coopération Sociétale Blue Initiative CNIID Coeur de Forêt Collect-IF EcoForum Ecolo Café Ecologie sans frontière Fondation Nicolas Hulot France Nature Environnement Good Planet Greenpeace France L’Age de Faire NégaWatt Mains d’oeuvre MDRGF NégaWatt Objectif Bio Paroles de Nature Réseau Action Climat (RAC) Réseau Cheminements Résistance à lagression publicitaire (R.A.P.) Syndicat des simples Tchendukua WWF-France

 

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Directeur de la Publication CDURABLE.info depuis 2005. Cdurable.info a eu 18 ans en 2023 ... L'occasion d'un nouveau départ vers un webmedia coopératif d'intérêt collectif pour recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant ...

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1 COMMENTAIRE

  1. Publicité et environnement
    A propos de la campagne Publicité et environnement de l’Alliance pour
    la planète, une émission « Service Public » sur ce thème est
    écoutable en ligne sur le site de France Inter. Les commentaires
    d’auditeurs sont également tout à fait intéressants.

    Débat avec :
    Anne Chanon, responsable de la déontologie du BVP (Bureau de
    vérification de la publicité) et Jacques-Olivier Barthes, directeur de
    la communication du WWF + un reportage avec Jean-Christophe Vandewelde
    de RAP (Résistance à l’agression publicitaire)