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Introduction à l’entreprise régénérative  : un parcours 100% digital de Butterfly School

La Butterfly School propose un parcours 100% digital pour penser croissance et décroissance, performance et ralentissement, observer les transformations possibles des modèles économiques, appliquer les principes du vivant au business, déconstruire l’entreprise pour mieux la recréer ensemble. Butterfly est un mouvement co-créé par AXA Climate, LUMIÅ, La Jolie Prod et Regenerescence pour amorcer une transition concrète vers l’idéal de l’entreprise régénérative.

Cette formation propose un mélange de vidéos, d’interviews, d’exercices pédagogiques et de lives hebdomadaires avec des experts et la communauté.

Elle s’adresse aux entreprises désireuses d’aller au-delà de la réduction d’impacts négatifs, pour se mettre sur la voie du régénératif, c’est à dire pour apprendre à opérer dans le respect des limites planétaires, en accord avec les principes du vivant.

La formation propose une double approche :

  • Business : autour de la transformation des modèles économiques, via le décryptage de cas concrets et variés d’entreprises qui ont ouvert la voie du régénératif.
  • Culturelle : pour questionner en profondeur la logique volumique du “toujours plus” et changer le regard qu’on porte sur l’entreprise.

S’inspirer des principes du vivant

Se connecter à la formidable capacité de création des systèmes vivants pour s’approprier leurs principes et les intégrer à nos quotidiens.

Le fascinant principe de sous-optimalité

L’exemple de la photosynthèse est éloquent. La capacité des plantes à capter la lumière du soleil et à la transformer en une autre type d’énergie est très faible. Quand un panneau solaire transforme jusqu’à 30% des photons en électricité, la photosynthèse plafonne péniblement à 2%. Mais cette sous-optimalité d’apparence dissimule une robustesse phénoménale. La couleur verte, en effet, absorbe bien moins l’énergie dans le spectre lumineux que le noir. Mais elle permet de capter la lumière même lorsque celle-ci est très faible (dans une forêt très dense et obscure, sous un ciel très nuageux plusieurs jours d’affilée…). Cela garantit une régularité pour l’organisme de la plante.

Imaginez que la nature décide d’optimiser la photosynthèse et de foncer le vert de ses feuilles jusqu’à tendre vers le noir. Son rendement s’en trouverait amélioré et les plantes aux feuilles sombres pourraient alors transformer en énergie 12 à 13% des rayons du soleil. Ce qu’elles gagneraient en rendement, elles le perdraient en capacité à capter la lumière dans des conditions d’obscurité prolongée.

La recherche de la performance a été remplacée par celle de la robustesse et de la résilience. La sous-optimalité sert à ça : être prêt à résister en temps de crise.

Déconstruire l’entreprise volumique

Avec simplicité, humour et empathie, il nous faut comprendre et déconstruire la logique volumique à l’œuvre dans la plupart de nos entreprises actuelles. Logique largement responsable des crises écologiques de notre époque.

Réduire nos impacts négatifs sur la planète ne suffit pas. Notre enjeu collectif : transformer nos entreprises extractives en entreprises régénératives.

nous transformons nos business models, nos organisations, nos missions collectives.

Nous changeons de paradigme : nos entreprises sont des êtres vivants, en connexion avec le reste du vivant.

Dévoiler l’entreprise régénérative

Apprendre à substituer à cette logique volumique le mouvement régénératif et acquérir des outils concrets. Découvrir l’entreprise comme un système vivant, intimement liée à des écosystèmes vivants, avec lesquels elle va entrer en équilibre.

La boussole des principes du vivant

L’exemple de Playa Viva et le tourisme régénératif

Rien à voir avec les hôtels 5 étoiles de la côte, leurs piscines bétonnées et leur nourriture industrielle. Lors de la conception de Playa Viva, il y a 15 ans, David a posé une intention pour ce resort : qu’il s’attache à régénérer son territoire, les communautés aux alentours et ses clients. Voire pourquoi pas créer un nouveau marché : le tourisme régénératif.

Il a fallu d’abord comprendre le lieu, son histoire, ses traditions, ses contraintes physiques, géologiques, hydrologiques. Puis il a fallu construire sans détruire, renoncer, faire des investissements osés et des choix ambitieux de réduction d’impacts. Il a fallu embarquer des clients dans l’aventure d’une nouvelle façon de voyager.

En repartant de la singularité de son territoire, Playa Viva a renoncé à considérer la performance financière comme une fin en soi et a commencé à la voir comme un moyen. Un moyen de vivre « bien » tout en dédiant une partie de la richesse accumulée à la préservation et à la régénération d’un lieu, de ses conditions de vie, de la vitalité de ses habitants et de son écosystème naturel.

Quinze ans plus tard, Playa Viva s’est développé sur le terreau de cette intention originelle, a tissé un réseau économique à l’échelle du bassin versant, a ramené l’eau sur un sol aride, tout en ouvrant un nouveau marché.

Pour tout comprendre, et pour rêver un peu, voici la vidéo :

Butterfly School – Playa Viva

Le Projet Butterfly

Accompagner les entreprises sur
le chemin du régénératif

Une entreprise régénérative opère comme un système vivant, dans le cadre des limites planétaires.

Elle se met au service des écosystèmes vivants, humains comme non-humains, pour régénérer les conditions de la vie sur Terre. Quels que soient sa taille, son territoire, son secteur d’activité, une entreprise peut s’engager sur le chemin du régénératif et faire basculer son modèle économique, sa culture et son organisation.

Les Éclaireurs

Une quarantaine d’éclaireurs français et internationaux – scientifiques, économistes, philosophes, activistes, entrepreneurs – partagent leur expérience et leur vision du monde pour nous aider à comprendre les défis de la régénération et reconsidérer notre lien au vivant humain et non humain, sous des points de vue nuancés et variés.

La démarche de Butterfly est née de trois intentions simultanées :

Réconcilier

Business et Culture pour permettre la mise en mouvement concrète d’entreprises en tant que systèmes vivants.

Faire évoluer

ensemble notre façon de voir le monde.

Régénérer

un champs de pratique dans lequel chaque système vivant développe ses capacités et son potentiel.

Le projet s’articule aujourd’hui autour de trois activités :

  • La formation, avec la Butterfly School qui donne des outils aux entreprises pour se mettre sur le chemin du régénératif
  • L’accompagnement à la transformation régénérative des entreprises sur leur modèles économiques, leur culture, leur organisation, leurs fonctions clés (Marketing, RH, Investissements,…)
  • L’ancrage des entreprises sur les territoires en lien avec les sujets géologie, eau, biodiversité, communautés,…

2023, année de croissance pour la finance solidaire

Un succès ininterrompu. C’est ce que confirme le nouveau baromètre de la finance solidaire FAIR. En 2023, les encours ont progressé de 15%, passant d’un total de 26,3 milliards d’euros à 30 milliards d’euros. Depuis 2008, c’est la troisième meilleure année de collecte d’épargne solidaire en valeur absolue, derrière 2020 et 2021. Le baromètre est publié dans La Croix du 19 juin.

FAIR et le quotidien La Croix viennent de publier la 22ᵉ édition du Baromètre de la finance solidaire !

Baromètre de la finance solidaire : tout pour mieux comprendre la finance solidaire et son évolution

Ce mercredi 19 juin, le Baromètre de la finance solidaire 2024, publié dans les pages du quotidien La Croix, vous dévoile :

  • les grandes tendances et l’impact de la finance solidaire en France (chiffres consolidés par l’Observatoire de la finance à impact social au 31/12/2023)
  • des reportages centrés sur des initiatives citoyennes qui ont vu le jour ou se sont développées grâce à la finance solidaire : Fermes en vie (Feve), Moulinot et Local en bocal
  • la liste des placements labellisés Finansol ainsi que des informations pratiques
  • et l’interview de Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix en 2006

« Après une croissance ralentie en 2022, à + 7,4 %, le cru 2023 a renoué avec le rythme d’avant-Covid, à savoir une hausse entre 15 et 20 % »

Patrick Sapy, directeur général de FAIR.

+17,6%

C’est la hausse de l’épargne salariale soli- daire en 2023. Celle-ci augmente à un rythme plus soutenu que l’épargne salariale classique. La part du solidaire continue donc de croître au sein de l’épargne salariale : elle en représen- tait 9,5 % en 2023 contre 8,4 % en 2021

Quels établissements et entreprises proposent des placements labellisés Finansol ?

4,4 milliards d’euros.

C’est l’encours des fonds solidaires au sein des fonds communs de placement, Sicav et unités de compte des contrats d’assurances-vie. Ils ont bénéficié d’une forte augmentation en souscriptions nettes (550 millions d’euros) et d’un effet de marché positif de 400 millions d’euros.

Comment devenir épargnant solidaire ?

Épargner solidaire, c’est facile et accessible à tous !

Vous avez des économies et souhaitez les faire fructifier tout en soutenant l’accès à l’emploi, à la santé ou au logement, l’écologie ou encore l’entrepreneuriat dans les pays en développement ? Optez dès maintenant pour une économie plus respectueuse des hommes et de l’environnement : épargnez solidaire. Trois possibilités s’offrent à vous.

VIA VOTRE ÉTABLISSEMENT FINANCIER

VIA VOTRE ENTREPRISE

VIA UNE ENTREPRISE SOLIDAIRE

« Le côté désintéressé de l’être humain est refoulé par le système capitaliste »

Muhammad Yunus, qui a sorti des millions de pauvres de la misère à l’aide du microcrédit, veut refonder le capitalisme grâce à l’altruisme. Il estimeque c’est la seule solution pour permettre à l’humanité de répondre aux défis sociaux et environnementaux auxquels elle est confrontée.

Dans votre livre « Vers une économie à trois zéros« , vous affirmez que le capitalisme a échoué
et que le « social business » permettra de se débarrasser de la pauvreté, du chômage
et des émissions de carbone. N’est-ce pas un peu utopique ?

M. Y. : Je ne vois pas comment le capitalisme pourrait régler le réchauffement climatique, le chômage ou les inégalités, puisqu’il a engendré toutes ces problématiques. Le capitalisme a poussé l’être humain à chercher le maximum de profits comme si celui-ci était seulement guidé par son intérêt particulier. Moi, je constate depuis quarante ans que les êtres humains ne sont pas uniquement égoïstes. Ils
sont également altruistes. Ils travaillent pour gagner de l’argent mais aussi pour améliorer la société,
l’environnement, aider les autres… Le côté désintéressé est totalement refoulé par le système capitaliste aujourd’hui. C’est pourquoi le « social business » complète le capitalisme. Si gagner de l’argent participe au bonheur, régler des problèmes sociaux ou environnementaux grâce à votre argent vous rendra encore plus heureux, c’est une expérience extraordinaire. Si vous ne me croyez pas, essayez !

L’usine de la Grameen Danone Foods produit des yaourts enrichis en micronutriments à des prix abordables, à Bogra (Bangladesh), depuis 2006. Sandro Di Carlo Darsa/Danone Communities

Baromètre FAIR La Croix 2024-2025

77% des Français ont adopté la sobriété énergétique pour faire baisser leurs factures

En partenariat avec Ipsos, l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations a interrogé les Français sur leurs pratiques en matière de sobriété énergétique. Il en ressort que les consommateurs ont largement adopté de nouveaux gestes d’économie d’énergie, principalement pour faire baisser leurs factures. Mais alors qu’ils aimeraient aller encore plus loin dans leur démarche, ils se considèrent mal accompagnés et mal informés pour être en mesure de le faire.

60% des Français ont adopté au moins une nouvelle pratique d’économie d’énergie en 2023

LES DÉPENSES ÉNERGÉTIQUES : UN POSTE DE DÉPENSE IMPORTANT AU SEIN DES FOYERS FRANÇAIS, NOTAMMENT EN MILIEU RURAL.

Les dépenses énergétiques représentent un poste budgétaire important pour les foyers français. La facture d’énergie (électricité, gaz, fioul) dédiée à leur logement s’élève à 138,8 euros en moyenne par mois (en zone rurale, elle atteint 155,8 euros/mois).

EN 2023, 6 FRANÇAIS SUR 10 ONT ADOPTÉ DE NOUVEAUX GESTES POUR RÉDUIRE LEUR CONSOMMATION D’ÉNERGIE.

C’est pourquoi, afin de réduire leur consommation d’énergie, 60% des Français ont adopté au moins un nouveau geste en 2023. Cet objectif d’économies (77 %) arrive d’ailleurs bien loin devant celui de la protection de l’environnement (18%).

UNE PROPORTION IMPORTANTE DE FRANÇAIS A D’ORES ET DÉJÀ INVESTI FINANCIÈREMENT POUR DIMINUER LEUR CONSOMMATION EN FAISANT RÉALISER DES TRAVAUX D’ISOLATION PAR EXEMPLE.

Alors que 99% de la population affirme avoir déjà mis en place des pratiques énergétiques auparavant, en moyenne, 13 nouveaux gestes ont été adoptés par les Français l’année dernière. Il s’agit en priorité de gestes simples à réaliser au quotidien, comme :

  • ●  Limiter en permanence le chauffage à 19 degrés dans toutes les pièces en hiver la journée (21% vs 51% qui avaient déjà adopté ce geste)
  • ●  Éteindre toujours ses appareils en marche, ou en veille, lorsqu’ils ne sont pas utilisés (20% vs 58%)
  • ●  Privilégier une douche rapide à un bain (19% vs 70%)
EN 2023, LES GESTES LES PLUS ADOPTÉS POUR RÉDUIRE LEUR CONSOMMATION D’ÉNERGIE SONT D’ABORD DES GESTES DU QUOTIDIEN.

Des gestes que les Français affirment majoritairement (75%) vouloir faire perdurer dans le temps, même si les prix de l’énergie reviennent à baisser.

EN REVANCHE, LES GESTES NÉCESSITANT DES INVESTISSEMENTS FINANCIERS RENCONTRENT PLUS DE FREINS, EN PARTICULIER CHEZ LES LOCATAIRES QUI AIMERAIENT POURTANT QUE CES TRAVAUX SOIENT FAITS.

En revanche, les nouvelles pratiques qui nécessitent un investissement financier peinent à convaincre. Si les Français affirment qu’ils aimeraient pouvoir réaliser des travaux au sein de leur habitat, ils déclarent ne pas en avoir les moyens notamment en ce qui concerne le fait d’installer des panneaux solaires (41%), une chaudière individuelle à haute performance énergétique (35%), ou encore de réaliser des travaux d’isolation (31%).

DES GESTES ADOPTÉS EN PRIORITÉ POUR DIMINUER LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE, LA SAUVEGARDE DE L’ENVIRONNEMENT ARRIVE LOIN DERRIÈRE.

Le véhicule utilisé par les usagers représente quant à lui, un poste de dépense conséquent dans le budget des Français. Les automobilistes affirment que leur facture mensuelle dédiée (carburant et entretien) s’élève en moyenne à 112,3 euros par mois (130,7 euros en zone rurale). Près d’1 usager sur 4 envisage d’ailleurs d’acheter un véhicule électrique d’ici 5 ans (22%) et cela séduit encore davantage les jeunes de 18-24 ans qui sont 42% à l’envisager.

PLUS D’1 FRANÇAIS SUR 4 ENVISAGE D’ACHETER UN VÉHICULE ÉLECTRIQUE D’ICI MOINS DE 5 ANS, UN SOUHAIT PLUS FORT CHEZ LES CATÉGORIES LES PLUS AISÉES.

Avec ces nouvelles pratiques mises en place, 51% des Français constatent avoir réalisé des économies d’énergie et cela leur a permis de gagner en pouvoir d’achat. Cet impact perçu reste néanmoins modéré et les économies financières réalisées limitées :

●  46% : constatent des économies réalisées entre 11 et 50 euros

●  27% : 10 euros économisés ou moins

●  Et, pour seulement 13%, plus de 50 euros

PLUS D’1 FRANÇAIS SUR 2 ESTIME AVOIR PU RÉALISER DES ÉCONOMIES D’ÉNERGIES EN ADOPTANT DES GESTES POUR RÉDUIRE SA CONSOMMATION MAIS LEUR IMPACT EST PERÇU COMME MODÉRÉ.

Dans la majorité des cas, ces économies réalisées ont servi à financer des dépenses indispensables.

DANS LES FAITS, LES ÉCONOMIES RÉALISÉES PAR LES FRANÇAIS RESTENT LIMITÉES…

40% des consommateurs affirment qu’ils les ont utilisés par exemple pour l’alimentation ou les frais de santé… 28% ont épargné leurs économies, et seuls 20% en ont profité pour faire des achats plaisirs (loisirs, vêtements…).

… ET DANS LA MAJORITÉ DES CAS, CES ÉCONOMIES ONT ÉTÉ UTILISÉES POUR FAIRE FACE À DES DÉPENSES INDISPENSABLES.

Pour 92%, faire baisser la facture est un enjeu essentiel. Néanmoins, près d’1 Français sur 2 n’a pas connaissance des investissements qu’il pourrait mettre en place pour continuer à faire des économies d’énergies

PRÈS D’1 FRANÇAIS SUR 2 ESTIME QU’IL LUI SERA DIFFICILE D’ADOPTER PLUS DE GESTES POUR FAIRE PLUS D’ÉCONOMIES D’ÉNERGIE

Bien que les Français envisagent de faire perdurer leurs nouvelles habitudes, 47% considèrent qu’il leur sera difficile d’aller encore plus loin dans l’adoption de nouveaux gestes (notamment 60% des personnes âgées de 70 ans ou plus). Pour autant, la majorité des Français (60%) prévoit tout de même d’essayer d’en faire davantage dans les mois à venir (72% des plus jeunes, entre 18 et 24 ans).

MAIS LA MAJORITÉ D’ENTRE EUX PRÉVOIE DE LE FAIRE, MÊME SI SEULEMENT 1 FRANÇAIS SUR 10 DIT QU’IL LE FERA CERTAINEMENT.

Faire baisser la facture représente un enjeu important, voire essentiel pour l’ensemble des consommateurs (92%) et, parmi eux, principalement pour les locataires de leurs logements (94%).

MAIS LA MAJORITÉ D’ENTRE EUX PRÉVOIE DE LE FAIRE, MÊME SI SEULEMENT 1 FRANÇAIS SUR 10 DIT QU’IL LE FERA CERTAINEMENT.
ET LES FRANÇAIS SONT MAJORITAIREMENT CONVAINCUS DE POUVOIR FAIRE PLUS D’ÉCONOMIES D’ÉNERGIE, EN PARTICULIER DANS LEURS GESTES DU QUOTIDIEN.

Si les Français sont prêts à faire des efforts, près d’1 sur 2 avoue ne pas avoir connaissance des investissements qu’il pourrait mettre en place pour aller plus loin dans sa démarche d’économie d’énergie, ni connaissance des aides dont il pourrait disposer pour y arriver.

PRÈS D’1 FRANÇAIS SUR 2 NE CONNAÎT PAS LES INVESTISSEMENTS QU’IL POURRAIT FAIRE POUR FAIRE PLUS D’ÉCONOMIES ET LES AIDES DONT IL POURRAIT DISPOSER POUR Y ARRIVER.

En matière de sobriété énergétique, les Français attendent avant tout que les acteurs de l’énergie (82%), ainsi que les pouvoirs publics (81%) puissent les informer sur les bons comportements à adopter. Ils ont aussi des attentes envers les enseignes de grande surface, qui ont, pour près de 7 Français sur 10 (67%), un rôle à jouer.

POUR LES ACCOMPAGNER, LES FRANÇAIS ESTIMENT QUE LES ACTEURS DE L’ÉNERGIE ET LES POUVOIRS PUBLICS SONT LES MIEUX PLACÉS MAIS PRÈS DE 7 FRANÇAIS SUR 10 CONSIDÈRENT QUE LES ENSEIGNES DE GRANDE SURFACE ONT UN RÔLE À JOUER.

Les consommateurs sont aussi nombreux à considérer que les commerçants doivent fournir des efforts pour mettre en place des mesures efficaces (52% le considèrent pour les petits commerçants, 32% pour les enseignes de grande distribution).

LES FRANÇAIS ATTENDENT AUSSI PLUS D’EFFORTS EN MATIÈRE DE MESURES DE SOBRIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE DE LA PART DE LA GRANDE DISTRIBUTION.

Méthodologie : Enquête réalisée par Ipsos, sur un échantillon de 1000 personnes interrogées par internet du 12 au 18 mars 2024 et respectant la méthode des quotas appliquée au sexe, à l’âge, à la profession, à la région et la catégorie d’agglomération.

Le marché français atteint un record selon l’Observatoire de l’Énergie Solaire Photovoltaïque

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Le marché solaire français confirme sa vigueur avec un rythme de raccordement trimestriel proche du gigawatt selon la 50ème édition de l’Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque. Il aura fallu du temps, mais la dynamique semble désormais enclenchée, déclare Antoine HUARD, Président de France Territoire Solaire.

Le volume des raccordements solaires atteint un record historique au 1er trimestre 2024


50ème édition de l’Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque
Evolution du parc photovoltaïque dans le Monde

La filière solaire française déploie des installations de toutes tailles, qui répondent à une forte demande des particuliers, des entreprises et des territoires.

Antoine HUARD, Président de France Territoire Solaire
Production d’électricité photovoltaïque en France

Afin d’assurer la pérennité de cette dynamique, la visibilité et la stabilité des dispositions réglementaires sont plus que jamais indispensables.

Antoine HUARD, Président de France Territoire Solaire
Analyse du parc photovoltaïque français

« L’instabilité autour de l’arrêté tarifaire sur les installations de 100 à 500 kW et la moindre visibilité du fait de la situation politique sont de nature à altérer la dynamique économique, l’investissement et l’emploi des entreprises du secteur, ainsi que toutes les retombées positives qui l’accompagnent – en termes de recettes fiscales pour les collectivités, de souveraineté industrielle ou de décarbonation »

Antoine HUARD, Président de France Territoire Solaire
Analyse du marché de l’autoconsommation

Par rapport au dernier trimestre, ce 1er trimestre est marqué :

  • par une légère hausse du segment «autoconsommation» (totale ou partielle), restant à un niveau très haut avec plus de 54 000 installations raccordées
  • par une stabilité du segment des installations domestiques (<9 kW), avec 186 MW raccordés,
  • par une légère hausse du segment des moyennes toitures (9à100kW), avec 112 MW raccordés,
  • par une très forte hausse du segment des grandes toitures (100 à 250 kW), avec un volume raccordé de 316 MW, ce qui est un record absolu.
  • par une hausse notable du segment des très grandes toitures (250 kW à 1 MW), avec un volume raccordé de 21 MW,
  • par une baisse significative du segment des grandes installations (1 MW et +), avec 277 MW raccordés.

La part d’électricité photovoltaïque dans la consommation brute d’électricité en France est de 2,2% au 1er trimestre 2024

50ème édition de l’Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque
Projets en file d’attente

La file d’attente sur le réseau de distribution est à nouveau marquée par une hausse par rapport au précédent trimestre. La file d’attente sur le réseau de transport n’est pas connue. Nous observons donc que le stock de projets atteint 23 GW au terme de ce 1er trimestre 2024.

Évolution des tarifs d’achat d’électricité solaire photovoltaïque en France

Le prix de marché de l’électricité est revenu aux environs de 60 €/MWh.

50ème édition de l’Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque

50ème édition de l’Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque

Comment concilier les enjeux économiques et les impératifs écologiques dans la gestion des déchets par les commerçants ?

A l’approche des Jeux Olympiques, la gestion des déchets des 153 000 commerces, 34 000 cafés, hôtels et restaurants d’Ile-de-France est une question incontournable au regard de la transition écologique. Les textes et normes applicables se sont multipliés depuis le début des années 90 et ont pu conduire à une complexification des démarches de prévention, de tri et de recyclage. Face à ce constat, la CCI Paris Ile-de-France a publié un rapport : « La gestion des déchets par les commerçants d’Ile-de-France : concilier les enjeux économiques et les impératifs écologiques ». Objectifs : dresser un état des lieux de la réglementation et proposer des pistes de réponse pour concilier enjeux économiques et impératifs écologiques.

Gestion des déchets par les commerçants d’Ile-de-France

La transition écologique est un enjeu incontournable et un levier de compétitivité pour les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité.

Les entreprises sont engagées de longue date, notamment concernant la prévention et la gestion des déchets. Les obligations en la matière n’ont cessé de se multiplier depuis le début des années 1990 et sous l’impulsion de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage pour une économie circulaire dite « loi AGEC ».

Les professionnels les plus directement impactés par l’afflux de voyageurs, notamment pendant les J0, sont les commerces, cafés, hôtels et restaurants. Tous sont volontaires et conscients des enjeux mais face aux contraintes organisationnelles et financières, le contexte réglementaire et opérationnel des entreprises gagnerait à être clarifié.

État des lieux de la réglementation et des objectifs à atteindre en matière de prévention et de réduction des déchets

ÉTAT DES LIEUX DE LA RÉGLEMENTATION ET DES OBJECTIFS À ATTEINDRE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION ET DE RÉDUCTION DES DÉCHETS

Enjeu majeur du XXIe siècle, la transition écologique impose de revoir l’organisation des entreprises mais aussi les modes de consommation. En matière de gestion des déchets, l’accent est mis sur la prévention, le tri et le recyclage. A titre d’exemple, la loi AGEC prévoit à l’échelle nationale la fin progressive de tous les emballages en plastique à usage unique d’ici 2040 ou encore le réemploi de 5 % des emballages mis sur le marché en France en 2023.

Des objectifs ambitieux et des échéances proches … Cela nécessite de faire appel à de nouveaux outils et de repenser les habitudes comme l’ensemble d’un système. D’où la mobilisation de plusieurs leviers par l’État, tous plus ou moins connus des entreprises mais dont la mise en œuvre à grande échelle est loin d’être généralisée.

Leviers en amont de la collecte des déchets :

  • l’éco-conception qui passe, par exemple, par la diminution de la masse de l’emballage ou l’augmentation de la recyclabilité
  • l’extension des filières de Responsabilité Élargie aux Producteurs (REP, reposant sur le principe « pollueur-payeur »), notamment celle des emballages professionnels issus du secteur de la restauration
  • la responsabilité sociale environnementale (RSE) par laquelle les entreprises identifient les risques environnementaux et sociétaux résultant de leur activité, de celle de leurs filiales, de leurs fournisseurs et de leurs sous-traitants.

Leviers en aval de la collecte des déchets :

  • l’obligation de tri de 5 à 9 flux : en 2016 cela visait le papier, le carton, le métal, le plastique, le verre et le bois. D’autres flux ont été ajoutés ou le seront, comme le tri des textiles programmé pour le 1er janvier 2025
  • la consigne pour réemploi : emballage pour lequel l’acheteur verse une somme d’argent (la consigne) qui lui est rendue lorsqu’il retourne l’emballage afin que ce dernier soit réemployé
  • la consigne pour recyclage : en échange d’une contrepartie (financière par exemple), les consommateurs rapportent leurs contenants vides en vue de leur recyclage
  • la collecte des biodéchets : déchets alimentaires ou végétaux. Ils représentent 30 % des déchets ménagers en France (source : Ademe)

Le commerçant joue un rôle fondamental dans la gestion des déchets produits par son activité, d’autant qu’il doit faire de la prévention et de la sensibilisation auprès de sa clientèle. Sur ce dernier point, les obligations des professionnels se sont intensifiées depuis 2016 :

Relever les nouveaux enjeux liés à la gestion des déchets

L’Ile-de-France c’est 153 000 commerces et près de 33 782 établissements de restauration1. La production de déchets et biodéchets qui en sont issus est aujourd’hui encore difficile à mesurer, notamment car une grande partie est assimilée aux déchets ménagers et donc collectée par le service public. Le chiffrage des « déchets d’activités économiques » (DAE) correspond essentiellement à ceux des gros producteurs, qui ont recours à des opérateurs privés, et à ceux de plus petites structures dont certains flux (cartons, huiles usagées…) peuvent faire l’objet de collectes séparées.

Des concessionnaires de marché peu impliqués dans le tri des déchets

Les contraintes économiques

Les actions visant à améliorer la gestion des déchets engendrent des coûts financiers à la charge des entreprises qui semblent avoir été sous-estimés (embauche de personnel formé, achat de matériel adapté, travaux de mise en conformité, immobilisation d’espace…). Par exemple, la contrainte temps peut s’avérer lourde au regard du rythme de réception des marchandises, en particulier dans la distribution alimentaire avec l’achalandage des rayons et le tri supplémentaire dans un secteur où les cadences sont déjà importantes.

A ces contraintes, s’ajoute une tarification locale souvent inadaptée, notamment avec le paiement de la Taxe d’Enlèvement des Ordures ménagères (TEOM), calculée sur la base de l’empreinte foncière et non pas sur le volume de déchets produits.

Autre questionnement, celui de l’absence de modèle d’affaires abouti concernant de nouveaux modèles économiques, tels que la collecte des biodéchets et la vente en vrac. Sur la première, on peut redouter que la concurrence accrue entre acteurs d’un marché encore immature aboutisse à la fragilisation des contrats conclus par les commerçants. Sur la seconde, la vente en vrac, c’est un dispositif encore en devenir (entretien des rayons chronophage, offre de produits limitée car les marques nationales sont encore réticentes…).

schéma 3

Le casse-tête logistique de la gestion des déchets

La gestion des déchets soulève des difficultés spécifiques dont il faut bien avoir conscience si on veut la rendre performante et efficiente.

Source : https://www.icompact.fr/legislation/valorisation-des-bio-dechets/

Pour ne mentionner que la problématique des biodéchets, la multiplication des collectes risque d’entraîner une congestion de la voirie et un encombrement de l’espace public, aggravé par l’obligation de collecte séparée impliquant l’installation de bacs dédiés. En zone dense, les professionnels se trouvent rapidement limités par des contraintes d’espaces. C’est particulièrement vrai pour les établissements de restauration rapide qui doivent prévoir de la place pour stocker de la vaisselle réemployable.

Par ailleurs, la formation aux nouveaux gestes de tri, à la gestion des déchets et au respect des règles d’hygiène est chronophage pour l’employeur qui doit sans cesse s’adapter dans un contexte où le turn-over des employés est important. Plus globalement, la connaissance des professionnels est encore insuffisante face à l’émergence de nouvelles pratiques comme la consigne, le compostage ou encore la méthanisation.

Enfin, les normes de réduction et de réemploi des emballages se heurtent à des normes d’hygiène très contraignantes qui peuvent menacer la réputation d’un établissement si elles ne sont pas respectées.

Des objectifs de réduction et de gestion des déchets qui répondent à des attentes sociétales mais qui cristallisent de nombreux enjeux politiques

Les collectivités locales sont souvent loin d’être prêtes pour appliquer l’ensemble des obligations en matière de collecte et de réduction des déchets. Elles ont alors tendance à prioriser la sensibilisation et la mise en place d’action à destination des particuliers.

D’autant que les nouveaux équipements devant être implantés peuvent faire l’objet d’un rejet de la part de la population (impact de la méthanisation…).

Enfin, certains leviers sont considérés comme trop expérimentaux. Ainsi la consigne pour recyclage aboutit parfois à une complexification du tri et est coûteuse à mettre en place, même si ses bénéfices en termes de gisement des matériaux collectés sont réels. Autre questionnement, celui sur l’intérêt environnemental de la réutilisation des emballages qui dépend de nombreux facteurs dont la standardisation des contenants et l’optimisation des distances.

RELEVER LES NOUVEAUX ENJEUX LIÉS À LA GESTION DES DÉCHETS

Les recommandations de la CCI Paris Ile-de-France pour faciliter la gestion des déchets des commerces et CHR

Si l’on peut craindre que les échéances de mise en œuvre des objectifs nationaux soient difficilement respectées, il est nécessaire d’amorcer une réflexion sur la création et le développement d’un écosystème favorable à la mise en conformité des commerçants, cafés, hôtels, restaurants. Il est indispensable de :

  • Sensibiliser, informer et former massivement les entreprises via des actions telles que la distribution de « guide de bonnes pratiques » ou encore l’organisation d’ateliers
  • Sensibiliser et communiquer auprès des citoyens à travers des messages nationaux pour pérenniser les bons gestes en matière de réduction des déchets
  • Faciliter la mise en relation des commerçants et CHR avec les prestataires privés
  • Alerter les professionnels sur le contenu des contrats et engagements souscrits
  • Valoriser les initiatives locales des commerçants pour ériger des modèles inspirants et accélérer le passage à l’action comme c’est le cas avec l’organisation des éco-défis
Plusieurs leviers sont mis en avant tels que l’éco-conception, le réemploi et la sobriété permettant de réduire la surconsommation d’emballages, notamment ceux en plastique, et de s’inscrire dans une démarche d’économie circulaire

Repenser les logiques organisationnelles de la collecte des déchets est également essentiel pour atteindre les objectifs fixés par la loi AGEC et accompagner les professionnels. Il est préconisé de :

  • Préserver un socle minimal de service public de collecte pour les TPE émettant de faibles quantités de déchets et ce, en incluant la collecte des biodéchets
  • Repenser le service de collecte en incitant les collectivités à revoir à terme le dimensionnement des poubelles des professionnels et la fréquence des collectes pour s’adapter aux nouvelles réglementations et inciter au tri
  • Privilégier l’expérimentation des solutions sur le « temps long » pour estimer leur faisabilité avant de les rendre obligatoires en pensant un modèle économique sur toute chaîne
  • Apporter des soutiens financiers et matériels adaptés comme le financement de diagnostic déchets pour les entreprises, le déploiement davantage de postes de manager de centre-ville ou encore l’octroi de crédit d’impôts pour les professionnels engagés dans les nouveaux gestes de tri
  • Encourager la mutualisation de la collecte entre professionnels pilotée par un manager de centre-ville pour encadrer la mise en place du dispositif et le pérenniser
  • Mesurer les conséquences organisationnelles de la consigne en tenant compte des spécificités des commerces situés en zone urbaine dense avant de rendre la consigne pour réemploi obligatoire
Au fil du temps, les obligations se sont intensifiées envers les commerçants et les restaurateurs/hôteliers à travers différents supports liés à l’acte d’achat. On citera en particulier la suppression de la mise à disposition des sacs plastique

Afin d’encourager les professionnels à s’investir dans le tri à la source et réduire le nombre de déchets produits, des conditions structurelles doivent être aménagées pour faciliter la mise en œuvre de ces nouvelles obligations. Il s’agit notamment de :

  • Impliquer et responsabiliser les concessionnaires de marchés dans la gestion des déchets en exigeant des bilans annuels chiffrés sur les déchets collectés et en insérant des clauses relatives à l’obligation de tri dans les contrats
  • Prévoir une capacité de méthanisation en adéquation avec les volumes de déchets franciliens à traiter puisqu’à l’horizon 2026, seulement 50 % du gisement francilien pourra être absorbé
  • Repenser et optimiser la tarification locale pour les entreprises ne faisant pas appel au service public de collecte en prévoyant notamment l’exonération de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), en instaurant TEOMi pour calculer la taxation sur les volumes de déchets réellement collectés ou encore en harmonisant l’application de la Redevance spéciale (RS) pour les commerçants et CHR
  • Agréer dans les meilleurs délais l’Eco-organisme de la Responsabilité élargie des producteurs pour les emballages utilisés par les CHR

Auteur : Frédéric Amblard
Expertes : Céline Delacroix et Andréa Ribeiro

  1. selon les chiffres du Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services-Crocis ↩︎

La nécessité de repenser les périodes de promotions pour une réduction de leur impact environnemental

Rituel commercial saisonnier et ancré dans les habitudes des consommateurs, les soldes sont à l’aube d’une transformation nécessaire. Traditionnellement attendues, elles sont aujourd’hui confrontées à une réalité changeante : l’urgence écologique et une concurrence accrue de nouvelles formes de promotions.

Cette année, les soldes d’été démarrent le mercredi 26 juin 2024 et se termineront le mardi 23 juillet 2024

L’obsolescence des soldes traditionnelles

Les soldes traditionnelles, bien que toujours populaires, montrent des signes de désuétude. Les marques, soumises à la loi AGEC, doivent se débarrasser de leurs anciennes collections à chaque saison. Ce modèle est de plus en plus boudé par les consommateurs, surtout comparé à d’autres périodes de promotion comme le Black Friday. Le caractère limité dans le temps des soldes pousse à l’achat impulsif, souvent de produits superflus, soulevant des préoccupations écologiques majeures. De plus, l’essor du marché de la seconde main, proposant des articles neufs à des prix inférieurs, remet en question l’efficacité des soldes traditionnelles.

Une alternative durable

Pour atténuer les impacts environnementaux des soldes, Origami Marketplace, un acteur de la transformation digitale et de la stratégie RSE des marques, propose une alternative innovante : le développement de places de marché dédiées. Ces plateformes permettraient de répartir les promotions sur une période plus longue, réduisant ainsi les pics de pollution et offrant aux consommateurs des opportunités d’achat à prix réduits de manière continue.

Un nouveau cycle de vie pour les produits

Certaines catégories de produits, comme les articles retournés, pourraient être disponibles en ligne en permanence, offrant ainsi un nouveau cycle de vie aux produits qui ne peuvent être vendus comme neufs. Origami envisage de lancer une marketplace de déstockage en ligne, semblable à un village de marques virtuel, ouvert toute l’année. Un modèle qui s’inspire des plateformes de seconde main pour permettre aux marques de proposer efficacement leurs fins de stock et retours de produits.

Engagez votre entreprise dans une démarche circulaire

Il faut avoir une consommation raisonnée

Les soldes devraient permettre aux marques d’écouler efficacement leurs invendus tout en encourageant une consommation raisonnée. Elles offrent une opportunité d’acquérir des produits à moindre coût, sachant que la seconde main remplit également ce rôle de manière plus écologique. Les promotions doivent inciter les consommateurs à privilégier des produits de meilleure qualité plutôt que de succomber à une frénésie d’achats, un comportement qui ne correspond pas au modèle actuel des soldes.

Les soldes d’été 2024 pourraient marquer un tournant vers une consommation plus consciente et un impact environnemental réduit. Il est temps de repenser les périodes de promotions pour les aligner sur les impératifs écologiques de notre époque et les attentes des consommateurs modernes.

Comment s’adapter à la chaleur en gardant son logement frais tout l’été ?

Rester au frais dans son logement en été, tout en évitant de consommer trop d’énergie, c’est possible. Des aménagements adaptés du logement et du jardin permettent d’éviter de recourir à la climatisation. Et si l’installation d’un système de climatisation est nécessaire, il existe des solutions satisfaisantes pour limiter les coûts énergétiques et les risques pour l’environnement. Ce guide de l’Ademe fait le point sur les bons gestes et les aménagements permettant de protéger de la chaleur un logement, ainsi que sur les systèmes de climatisation.

Alors que les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et intenses, il est important d’aménager son logement pour préserver au mieux la fraîcheur et vivre de façon confortable pendant tout l’été, et explorer toutes les solutions avant de recourir à la climatisation.

Dans un contexte d’urgence climatique et de hausse des prix de l’énergie, limiter ses consommations d’électricité est essentiel et une climatisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’on ne le croit.

Des solutions alternatives existent. Au-delà des simples comportements de « bon sens » comme fermer les volets et fenêtres en journée, aérer au bon moment, brasser l’air efficacement… il est possible de mieux protéger son logement de la chaleur, en installant des protections solaires, en engageant des travaux de rénovation, en végétalisant les alentours de la maison…

DES GESTES ESSENTIELS POUR ÉVACUER LA CHALEUR ET CAPTER LA FRAÎCHEUR

Effectuer les bons gestes au bon moment est indispensable pour rafraîchir votre logement. Stopper les rayons du soleil, aérer et capter la fraîcheur la nuit sont les clés d’un logement confortable 24 h / 24.

Le meilleur moyen de garder son logement frais en journée est d’empêcher la chaleur d’y entrer.

En soirée, la nuit, tôt le matin, quand l’air extérieur est frais, c’est le moment d’ouvrir.

un équipement acheté dans l’urgence pour faire face à une situation exceptionnelle risque fort de se révéler coûteux à l’usage et mal adapté.


Comment adapter son logement à la chaleur ?

Comment aménager son appartement quand il fait chaud ? Comment isoler sa maison ? Différentes solutions existent pour que votre logement reste confortable quand les températures augmentent. Certaines peuvent être mises en place rapidement, d’autres à plus long terme. Elles varient aussi en fonction de vos moyens financiers.


FAIRE DU JARDIN UN ÎLOT DE FRAÎCHEUR

Bien aménagé et bien végétalisé, votre jardin peut devenir votre meilleur allié pour lutter contre les vagues de chaleur.

LES SYSTÈMES POUR RAFRAÎCHIR ET CLIMATISER

Rafraîchisseurs d’air, climatiseurs et pompes à chaleur réversibles peuvent être des solutions d’appoint quand toutes les solutions ne suffisent pas pour garder un logement confortable. À condition de faire le bon choix.

Le géocooling est un système de rafraîchissement passif. Grâce à un échangeur, la chaleur captée par le circuit intérieur est transférée dans les capteurs enfouis dans le jardin sans utiliser la pompe à chaleur. Résultat ? La chaleur circule de l’intérieur vers l’extérieur uniquement grâce au circulateur ou à la pompe du forage.

RÉCENTE ET DURABLE : LA CLIMATISATION ADIABATIQUE

Elle fonctionne sur un principe naturel, consistant à rafraîchir l’air par évaporation d’eau. Aspiré par un ventilateur, l’air chaud passe à travers un filtre humidifié. En s’évaporant, l’eau absorbe la chaleur, refroidissant ainsi l’air qui peut être soufflé dans la pièce à rafraîchir. Ce climatiseur peut être installé en toiture ou en façade. L’air rafraîchi est diffusé à l’intérieur par un réseau simple de conduits ou directement dans la pièce.

Comment fonctionne le refroidissement adiabatique ?

Guide Ademe :
« Comment garder son logement frais tout l’été ? »

(Re)donner et faire confiance à la jeunesse dans notre société

La Fabrique Spinoza publie une étude scientifique qui dépeint et analyse, sans détours ou caricatures, la réalité complexe et nuancée de la jeunesse et ses bouleversements. Elle invite à repenser l’école comme aide à la construction de soi ; à refonder l’orientation pour que celle-ci ne soit pas un processus anxiogène mais au contraire une exploration enthousiasmante ; à réinventer le rapport au travail pour répondre à la quête de sens, d’utilité, de responsabilité et d’horizontalité à laquelle aspirent les jeunes.

Aujourd’hui, pour la première fois, cinq générations cohabitent dans la cité, à la maison et au travail. Cet intergénérationnel nous pousse vers de nouveaux modèles de société : plus inclusive, plus solidaire, plus plurielle. Mais plus de générations, c’est davantage de visions du monde, de façons d’agir, d’héritages et de cultures. Plus de générations, c’est un risque accru d’entretenir le mythe de la fracture intergénérationnelle

Jasmine Manet – directrice générale de Youth Forever

En s’appuyant sur une méthodologie rigoureuse (recherche documentaire et scientifique, interviews d’experts et spécialistes des neurosciences, entretiens qualitatifs), l’étude fait de très nombreuses propositions concrètes pour faire des jeunes des moteurs de la transformation de la société.

Ce que vous trouverez dans cette étude

L’étude est riche et touffue. Quelques repères pour agrémenter votre navigation.
Le corps de l’étude se divise en 4 grandes parties :

  1. PARTIE 1 : RÉALITÉS ET IMAGINAIRES AUTOUR DES JEUNESSES
  2. PARTIE 2 : DE LA CONFIANCE À LA CONSTRUCTION DE SOI
  3. PARTIE 3 : LA CONNAISSANCE DE SOI ET LES EXPÉRIMENTATIONS POUR ORIENTER LES JEUNES DANS LE TEMPS LONG
  4. PARTIE 4 : LES JEUNES : MOTEURS DE LA TRANSFORMATION DU TRAVAIL ET DE LA SOCIÉTÉ

Vous trouverez la table des matières en page 39.

En amont de la table des matières, vous croiserez dans cet ordre :

  1. Le plaidoyer de Maryan, la Marianne des jeunesses
  2. Un “résumé exécutif”
  3. Les 4 axes politiques tranchés
  4. Les 12 propositions chocs et brèves
  5. Les 14 principes pour une orientation refondée
  6. La préface de Jasmine Manet, directrice générale de Youth Forever
  7. Une présentation de la Fabrique Spinoza
  8. Les grands enseignements détaillés
  9. Un édito de Nicolas Bouteloup : que dirait Spinoza de la jeunesse ?
  10. L’introduction
  11. Notre méthodologie

12 propositions brèves et chocs

  1. Sensibiliser l’écosystème éducatif et d’orientation aux bouleversements de la jeunesse et installer les enseignants en “développeurs de confiance” ;
  2. Évaluer les établissements sur la capacité à délivrer un “gain de confiance” ;
  3. Créer un “Chèque éducation” ou “Pass orientation” financé à disposition des familles / jeunes ;
  4. Instaurer l’orientation comme un cours à part entière, évalué, et tout au long de la scolarité ;
  5. Repenser les étapes de l’orientation en incluant des activités organisées autour de la connaissance de soi et le développement des soft skills dès l’école primaire ;
  6. Instaurer et valoriser un droit opposable au “mécénat d’orientation” afin que les salariés puissent contribuer à orienter les jeunes ;
  7. Inverser le paradigme du stage en créant une plateforme où les stagiaires choisissent leurs entreprises (et refonder l’expérience du stage) ;
  8. Transformer (et élargir leurs fonctions) les espaces d’orientation en Centres de Développement de la Jeunesse ;
  9. Faire connaître à toute une classe d’âge le Service Civique qui conjugue exploration, temps long, connaissance de soi, “soft skills”, utilité, et sens de l’intérêt général ;
  10. Développer un parcours d’orientation inter-opérable en double entonnoir s’appuyant sur une cartographie dynamique des solutions publiques et de la société civile ;
  11. Créer un projet interdisciplinaire dans le secondaire permettant d’interroger “l’objet travail” ;
  12. Lancer une semaine de l’intergénérationnel en entreprise pour favoriser la compréhension mutuelle jeunes-seniors sur la relation au travail.

La nouvelle génération est épouvantable…

J’aimerais tellement en faire partie.

Oscar Wilde

Et si vous testiez le slow tourisme cet été ?

Imaginez-vous faire une randonnée sur un chemin de transhumance, apprendre la « cuisine blanche », organiser une fête ou encore récolter des herbes avec des maraîchers pendant vos prochaines vacances. Vous y êtes ? Ces exemples, tirés d’un vrai séjour, illustrent les ingrédients qui composent le slow tourisme. Alors, prêts à voyager autrement ? L’Ademe nous invite à tester le slow tourisme cet été !

D’où vient ce concept ?

Le slow tourisme s’inscrit dans le sillage du mouvement slow food initié en 1986 par Carlo Petrini. Face à l’installation d’un McDonald’s en plein centre de Rome, il avait voulu ramener les Italiens vers les restaurants traditionnels et familiaux.

Le slow tourisme renvoie lui aussi à un ré-ancrage local, incluant la nature, la culture et les habitants. Cette tendance a connu un nouvel élan avec la pandémie du Covid-19, qui a éloigné bon nombre de vacanciers du tourisme de masse. 

Le slow tourisme, l’art de découvrir un territoire à 360°

Le slow tourisme est la combinaison de 4 ingrédients clés : l’expérience, le temps, les mobilités bas carbone et la protection du patrimoine.

  • L’ « expérience » désigne le fait de choisir des activités de découverte du territoire qui impliquent la rencontre et l’échange avec les habitants.
  • Le « temps » se réfère au fait de choisir des temporalités plus lentes et plus riches : c’est le fameux « prendre son temps » !
  • Qui dit slow tourisme dit aussi les « mobilités bas carbone », plus précisément le fait de privilégier les transports collectifs et les mobilités douces pour se rendre à destination et pour se déplacer pendant le séjour. « Les mobilités à destination et sur place représentent 77 % des émissions de gaz à effet de serre liées au voyage explique Sophie Portier, Responsable du Fonds Tourisme Durable à l’ADEME, c’est pourquoi le slow tourisme doit intégrer les mobilités bas carbone (transport en commun, marche à pieds, vélo) ». 
  • Enfin, le slow tourisme intègre des activités liées à la protection et valorisation des patrimoines matériels et immatériels : cuisine, savoir-faire, architecture, nature… 
Le « slow tourisme », un tourisme alternatif pour un voyage plus respectueux de l’environnement.
© Arnaud Bouissou / Terra

Un slow touriste est quelqu’un de sensible au tourisme durable, prêt à partir en vacances  près de chez lui en transports en commun et curieux de découvrir le territoire sous toutes les coutures

Julie Dautriche, Cheffe de projet Formes émergentes de Tourisme à l’ADEME

Le slow tourisme, ce n’est pas « mange-prie-aime1» pour autant !

Attention toutefois… on met beaucoup de choses derrière le slow tourisme qui sont en réalité du slow washing. Or, il ne s’agit pas de simplement « prendre son temps »« faire un stage de yoga pour se ressourcer » ou « déconnecter des écrans » pendant une semaine.

Autre confusion à éviter : penser que le slow tourisme se confond avec le tourisme durable ou avec le tourisme responsable. Pour nous aider à y voir clair, l’ADEME propose la définition suivante : 

« le slow tourisme et l’éco-tourisme sont deux formes émergentes du tourisme responsable »

Ademe

La différence entre les deux ? Le slow tourisme intègre systématiquement les 4 ingrédients clés vus plus haut et pas seulement la dimension écologique. « La notion d’identité du territoire est très forte dans le slow tourisme, souligne Sophie Portier, il ne s’agit pas de faire des activités qu’on pourrait dupliquer n’importe où. L’expérience dans le Gers ne sera pas la même que dans la vallée de la Roya ! »

Slow Tourisme Lab – Slow tourisme, écotourisme, tourisme responsable quelles différences ?

Le slow tourisme en France, ça donne quoi ?

Des initiatives fleurissent un peu partout sur le territoire. Cucina Bianca par exemple, est une auberge située à La Brigue (06) qui est spécialisée dans la « cuisine blanche », un produit de la tradition pastorale des hautes vallées du Piémont, de la Ligurie et des Alpes-Maritimes. Elle a créé un séjour slow tourisme transfrontalier pour les personnes souhaitant découvrir cette spécialité. Au programme ? Découverte des lieux de production des ingrédients (rencontre avec les éleveurs et les bergers, randonnées nocturnes sur des chemins de transhumance), cours de cuisine avec initiation aux sügeli et pâtes fraîches locales (suivi d’une dégustation !), implication dans l’organisation d’un évènement festif et culturel autour de la Cucina Bianca…

La cucina bianca, qu’est ce que c’est ?

D’autres projets de slow tourisme naissent, avec toujours comme point de départ une spécificité locale : la remise en activité d’un rucher fortifié dans la vallée de la Roya évolue vers des randonnées et circuits à vélo, les itinéraires équestres en Occitanie se transforment en séjours découverte du patrimoine… 

Top des destinations slow tourisme en France

Quels sont les freins à son développement ?

Le slow tourisme implique de nouveaux modèles économiques et une façon inédite d’appréhender l’offre touristique elle-même« Il y a beaucoup de choses à inventer et pour cela les aides financières sont un coup de pouce au développement de la filière » explique Julie Dautriche, Cheffe de projet Formes émergentes de Tourisme à l’ADEME. « Les porteurs de projet doivent convaincre les banques, trouver un modèle à l’équilibre entre recettes et dépensesc’est une réflexion à mener, par exemple, avec les Chambres de Commerce et d’Industrie locales » souligne-t-elle.

Le Slow Tourisme : voyager autrement sur la Côte d’Azur !

Autre frein identifié : l’aspect juridique. Développer une offre de slow tourisme implique de proposer une pluralité d’activités, ce qui peut entraîner des structures juridiques complexes. « Pour les agriculteurs qui voudraient se diversifier avec le slow tourisme, c’est un casse-tête » précise Julie Dautriche. 
Même constat du côté des transports, un aspect crucial du slow tourisme. Car comment proposer une offre slow touristique lorsqu’on est dans un territoire mal desservi par les transports en commun ?

Le quatrième frein porte sur la « connaissance » du slow tourisme, qui est encore faible et mériterait une meilleure mise en valeur.

L’ADEME à la rescousse 

Le slow tourisme n’est pas un sujet nouveau. La Direction Générale des Entreprises (DGE) a mené des études dès 2019 pour favoriser son émergence. « La DGE l’a vu comme une opportunité de créer une nouvelle filière de tourisme durable pour relancer l’industrie touristique après la crise du Covid-19 » explique Julie Dautriche. 

Dans ce sens, deux appels à projets ont été opérés et lancés par l’ADEME en 2021 (73 lauréats, dont la Cucina Bianca) et en 2023 (56 lauréats) en partenariat avec le réseau des agences de tourisme et conseils régionaux (ADN Tourisme). « Nous avons compris que les porteurs de projets qui réussissaient le mieux étaient ceux qui étaient accompagnés par les acteurs des territoires » précise Sophie Portier. Avec un objectif clair en tête : créer une véritable filière du slow tourisme en France.

3 bonnes raisons de tester le slow tourisme cet été !

  1. Le slow tourisme est économique : nul besoin d’aller au bout du monde, vous pouvez vous évader en France (qui est la 1re destination touristique mondiale, rappelons-le).
  2. Le slow tourisme est différent : vous allez voyager comme vous ne l’avez jamais fait auparavant.
  3. Le slow tourisme est unique : chaque territoire vous proposera ses spécificités, aucune expérience ne se ressemblera.
Ademe
Slow tourisme dans le Lot secret …
  1. « Eat, Pray, Love » : titre d’un film américain de 2010, où l’héroïne, jouée par Julia Roberts, explore le monde différemment en visitant l’Italie, l’Inde et Bali. ↩︎

Le Manifeste rEUse : un engagement en faveur de l’économie circulaire et de la durabilité

L’Europe doit choisir la direction future du continent, en particulier en ce qui concerne les politiques environnementales, l’innovation économique et l’autonomie stratégique. À une époque où les préoccupations environnementales sont souvent éclipsées par des engagements superficiels, des associations et entreprises s’unissent pour défendre le manifeste rEUse en faveur de l’emballage durable, une initiative qui intègre l’urgence environnementale aux ambitions économiques et stratégiques de l’Europe. 

Chaque année, des millions de tonnes de déchets d’emballage contribuent à la mise en décharge et à la pollution des océans, exacerbant la crise mondiale de l’épuisement des ressources et de la dégradation de l’environnement. La réutilisation des emballages n’est pas seulement une option, mais une nécessité pour le développement durable. En réponse à ce problème urgent, des entreprises et des associations de premier plan de toute l’Europe ont annoncé leur adhésion au manifeste rEUse, s’engageant à opérer des changements révolutionnaires dans les systèmes de réutilisation des emballages afin de favoriser une économie circulaire.

Le Manifeste rEUse : un engagement en faveur de l’économie circulaire et de la durabilité

Le manifeste rEUse est une déclaration collective d’acteurs industriels de premier plan qui reconnaissent le besoin urgent de s’attaquer à la crise environnementale actuelle causée par le modèle « fabriquer, utiliser, gaspiller » qui prévaut actuellement. En signant ce manifeste, les entreprises et les associations s’engagent à mettre en œuvre et à promouvoir des systèmes de réutilisation à grande échelle, marquant ainsi une évolution significative vers des solutions d’emballage durables.

Principaux engagements du manifeste rEUse

  1. Adopter les systèmes de réutilisation : Mettre en place des systèmes solides dans toute l’Europe afin que les emballages puissent être réutilisés plusieurs fois, en s’appuyant sur des options de retour et une logistique efficaces.
  2. Design des systèmes et impact sur l’environnement : Passer d’emballages à usage unique à des emballages réutilisables afin de réduire considérablement les déchets, l’extraction de matières premières, la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.
  3. Favoriser le changement : Améliorer les opérations, les chaînes d’approvisionnement et l’emballage des produits pour les aligner sur les principes de réutilisation et de circularité, en inspirant une participation plus large de l’industrie.
  4. Des infrastructures accessibles : Développer un réseau pour la collecte, le tri et le nettoyage efficaces des emballages réutilisables, afin d’améliorer la commodité et l’acceptation par les consommateurs.
  5. Approche collaborative : Favoriser la coopération entre les marques, les détaillants, les consommateurs, les organisations et les décideurs politiques pour renforcer les systèmes de réutilisation à travers le continent.
  6. Création d’emplois et croissance économique : Utiliser le passage aux systèmes de réutilisation comme catalyseur de nouvelles opportunités d’emploi et pour revigorer l’économie européenne.
  7. Une législation claire et ambitieuse : Plaider en faveur de politiques qui soutiennent l’adoption rapide de systèmes de réutilisation, en offrant une sécurité juridique et en encourageant les investissements.
  8. Innover pour la circularité : Investir en Recherche & Développement pour améliorer le design, l’efficacité et l’expérience utilisateur des emballages réutilisables.
  9. Éduquer et engager les consommateurs : Sensibiliser les consommateurs aux avantages environnementaux des emballages réutilisables et promouvoir les comportements durables.
  10. Des rapports transparents : Diffuser régulièrement les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable afin d’inspirer le plus grand nombre et ainsi garantir la responsabilité.

Reuse Economy : 10 leviers pour passer à l’échelle

Exploiter le “stock existant” pour sécuriser l’économie
Jusqu’ici, les modèles économiques reposent majoritairement sur l’extraction de ressources neuves. Or comment continuer à produire dans un monde de ressources contraintes ? La reuse economy propose de déplacer la création de valeur vers l’usage et la durée de vie des produits et des biens manufacturés. Réemploi, reconditionnement, réparation, remanufacturing, ces pratiques permettent de :
– réduire la dépendance aux importations
– sécuriser les approvisionnements
– stabiliser les coûts matières
– relocaliser des activités industrielles

Dans un contexte de tensions géopolitiques et de fragilisation des chaînes d’approvisionnement, la dépendance européenne aux matières premières devient un enjeu économique majeur. Pour certaines matières critiques, la dépendance européenne aux importations dépasse 90 %, exposant directement les industries aux tensions géopolitiques. 

Et si les ressources stratégiques de l’Europe étaient déjà sur son sol, dans les produits, équipements et matériaux qu’elle a déjà fabriqués ? Réemploi, réparation, reconditionnement, remanufacturing : sommes-nous capables d’exploiter ces gisements domestiques pour sécuriser notre souveraineté industrielle ? Quels mécanismes doit-on mettre en place pour y parvenir ? 

Ces questions stratégiques sont au cœur d’une publication collective1 « Reuse Economy : 10 leviers pour passer à l’échelle ». Elle propose un cadre opérationnel pour structurer l’ensemble des dimensions nécessaires à cette nouvelle économie et ainsi transformer ces ressources inexploitées en opportunité économique majeure pour l’Europe.

  1. 27 contributeurs européens, 5 nationalités :
    – Constance Bachoud, Directrice Innovation, R&D et RSE, Valdélia, France.
    – Guillaume Balas, Délégué général, Fédération Envie, France.
    – Maxime Bleskine, Cofondateur et Président, VoltR, France.
    – Carine de Boissezon, Chief Impact Officer, EDF, France.
    – Fabrice Bonnifet, Président, C3D, France.
    – Daniel Broche, Président, Reconomia, France.
    – Christian Bruère, Co Fondateur, Mob-ion, France.
    – Eva Comble, Cheffe de Projet Réemploi, EDF, France.
    – Catherine Conway, Director & Reuse Lead, GoUnpackaged, UK.
    – Stephan Cren, Head of Innovation, GS1, France.
    – Florent Curel, Responsable, Club de la Durabilité, France.
    – Valentin Fournel, Directeur Innovation Eco-conception & Réemploi, Citéo, France.
    – Régis Koenig, Directeur Réparation et Durabilité, Fnac-Darty, France.
    – Eric Launois, Co-Fondateur, Factoryz, France.
    – Justine Laurent, Directrice générale, Circulab, France.
    – Emmanuelle Ledoux, Directrice Générale, INEC, France.
    – Davide Mazzanti, Co-founder & CEO, Sykell, Allemagne.
    – Emmanuel Mossay, Professeur invité UCLouvain & UNamur, Belgique et Université du littoral de la côte d’Opale, France.
    – Boris Palmer, Maire deTübingen, Allemagne.
    – Baptiste Perrissin-Fabert, Directeur Général Délégué, Ademe, France.
    – André Peters, Sociologue certifié en Finances publiques – Chercheur associé, Belgique.
    – Paul Ploberger, Public Affairs Lead, Refurbed, Autriche.
    – Nadjib Renaï, Délégué Général, RCube, France
    – Fernando Rodriguez Mata, General Director, New ERA, Belgique.
    – Pierre-Emmanuel Saint-Esprit, Dir. Economie Circulaire et Décarbonation des Clients, Manutan, France.
    – Joan Marc Simon, Founder & executive director, Zero Waste Europe, Belgique.
    – Bertrand Swidersky, Directeur RSE, Carrefour, France. ↩︎

Un appel à l’action

L’alliance rEUse invite tous les chefs d’entreprise, les associations et les consommateurs à la rejoindre dans cette initiative cruciale. En signant le Manifeste rEUse, les parties prenantes s’engagent non seulement à améliorer les résultats environnementaux, mais aussi à favoriser la croissance économique et l’innovation au sein du secteur européen.

Ensemble, nous pouvons créer un avenir durable qui donne la priorité au bien-être de notre planète et de ses habitants.

La gestion des forêts françaises au cœur du combat pour le climat

La Journée mondiale de l’environnement, qui a eu lieu le 5 juin, a mis l’accent cette année sur l’urgence de la restauration des terres, de l’arrêt de la désertification et de la lutte contre la sécheresse. En France, ces trois grands défis liés aux effets du réchauffement climatique résonnent tristement avec les menaces qui pèsent sur les massifs forestiers. La restauration des forêts – l’une des principales pompes à carbone du pays – constitue en effet un enjeu majeur des prochaines années et de notre avenir climatique.

Les prairies, les broussailles et les savanes font partie d’un ensemble particulier d’écosystèmes qui couvre environ la moitié de la surface émergée de la planète et qui abrite des millions de personnes. Photo :Damian Patkowski/Unsplash

L’impact du dérèglement climatique sur les forêts françaises

Les effets du changement climatique n’ont pas épargné les forêts françaises. Les grandes vagues de chaleur et de sécheresse estivales qui sévissent en France depuis 2018 ont conduit à un dépérissement des arbres affectant aujourd’hui quelque 300 000 hectares. Un contexte qui a fait augmenter la mortalité des arbres de + 80% sur les dix dernières années, selon l’IGN, tandis que les experts constatent un ralentissement de leur croissance. Un des exemples les plus frappants des conséquences de cette sécheresse : les grands incendies de 2022 qui ont brûlé 61 921 hectares de forêt (soit sept fois plus que la moyenne annuelle).

Forêts françaises : un avenir lié au changement climatique

À cela s’ajoute le développement de maladies et la pullulation d’insectes qui s’attaquent aux massifs forestiers dont les défenses immunitaires sont devenues vulnérables en raison de la sécheresse. Avec les étés caniculaires et le manque d’eau, les arbres doivent en quelque sorte « choisir » entre l’énergie qu’ils mettent dans leur croissance et celle qu’ils mettent dans leurs défenses face aux nuisibles. Dans le même temps, des automnes trop doux ont favorisé le foisonnement de ces parasites, terminant de faire des arbres des proies faciles. Parmi les dégâts les plus notables : la prolifération du champignon « chalarose » – une maladie provoquée par le champignon « Chalara fraxinea » qui colonise les feuilles et les jeunes rameaux des frênes l’été, et fait chuter prématurément le feuillage dès mi-août – ainsi que de parasites comme les chenilles processionnaires qui dévorent les chênes, ou encore des scolytes qui ravagent les pins et les épicéas.

Nos forêts peuvent-elles survivre au réchauffement climatique ? © Getty – Guillaume Temin

Asséchés, brûlés et gangrénés de parasites, non seulement les arbres de nos forêts dépérissent et meurent sous les coups de butoir du réchauffement climatique, mais ils exercent moins efficacement leur fonction essentielle de « pompe à carbone » naturelle. En d’autres termes, ils absorbent (par photosynthèse) et stockent moins de CO₂ qu’auparavant tandis que le couvert forestier n’a jamais été aussi vaste et continue de s’étendre (17,3 millions d’hectares en France métropolitaine, soit 31 % du territoire). C’est notamment le cas en zone méditerranéenne où le stock de carbone affiche un niveau deux fois inférieur à celui du Grand Est. Si rien n’est entrepris, la France pourrait bien perdre sa première protection face aux émissions de CO₂. Aussi, l’urgence de la restauration des forêts françaises s’appuie sur le travail quotidien des forestiers et une adaptation des sylvicultures au climat de demain.

Forêt française : limiter l’uage du bois est une fausse bonne idée

L’urgence de la restauration de nos forêts

Cette politique de restauration est d’autant plus impérative que certaines espèces pourraient être menacées de disparition si les scénarios les plus pessimistes venaient à se produire. D’après une étude de la revue Nature Ecology & Evolution, ce serait près d’un tiers du réservoir d’espèces d’arbres européennes qui deviendrait inutilisable dans les prochaines années. C’est par exemple le cas du hêtre dans certaines forêts. Pour éviter les conséquences que de telles extinctions pourraient avoir sur l’économie, la biodiversité et le climat, les forestiers réfléchissent d’ores et déjà à planter les espèces d’avenir, c’est-à-dire celles qui ont la capacité de résistance suffisante pour traverser le siècle. Un véritable casse-tête, l’enjeu étant de pouvoir trouver des espèces à la fois susceptibles de survivre aux conditions climatiques actuelles (gel et dégel en hiver) et à celles pronostiquées en 2100 ; mais aussi compatibles pour cohabiter avec les espèces actuelles ; et qui répondent à des critères objectifs comme la conservation des habitats, le stockage du CO₂ et la production de bois.

Les forêts françaises souffrent du changement climatique, à l’instar de la forêt communale de Plateau d’Hauteville (Ain), le 8 juin 2023. © Maxppp – CATHERINE AULAZ

Par ailleurs, si ces études alarmistes ont le mérite d’éveiller les consciences, les évolutions futures du climat demeurent incertaines dans une large mesure. En effet, il ne s’agit pas non plus de se débarrasser des espèces actuelles condamnées par les études pour les remplacer par des essences exotiques. Cela pourrait provoquer l’apparition de nouveaux pathogènes, l’accélération de la baisse du puits de carbone et l’accentuation de la menace lors des périodes de gel.

Attaque de scolytes sur un massif d’épicéas dans les Vosges. Le réchauffement climatique augmente ces attaques en fragilisant les populations d’arbres plantées trop bas qui souffrent de la chaleur et de la sécheresse. (Yann Avril/Naturimages)

Le travail de boisement et de reboisement des forestiers est donc essentiel pour la survie des écosystèmes français et le maintien des puits de carbone. C’est seulement l’ancrage à long terme d’une sylviculture durable qui permettra aux forêts françaises de devenir résilientes face au changement climatique : développement de forêts « mosaïques » qui misent sur la diversification des essences ; contrôle de la dégradation des sols, des risques hydrauliques et des glissements de terrain ; récoltes d’assainissement permettant de prévenir l’expansion des ravageurs et des maladies etc. Grâce à ces pratiques durables mises en œuvre, les forestiers seront plus susceptibles de trouver les réponses adaptées aux défis environnementaux du 21e siècle.

Infographie : la “forêt mosaïque”, une nouvelle sylviculture face au changement climatique

Élections législatives : notre futur se joue maintenant !

« Nous sommes à la veille d’un moment historique » rappelle Greenpeace qui sort de sa neutralité comme certains syndicats. « Après le choc des élections européennes, qui ont vu l’extrême droite arriver en tête en France, puis de la dissolution de l’Assemblée nationale, nous aurons la possibilité de voter de nouveau les 30 juin et 7 juillet prochains. Face au risque de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, nous devons nous mobiliser pour éviter des régressions majeures sur les enjeux environnementaux et sociaux et nos libertés fondamentales. Une opportunité historique s’offre à nous pour construire une société plus juste, plus solidaire et respectueuse de la planète. Cette élection est donc cruciale. Voici pourquoi et comment aller voter.« 

Les représentants du collectif « Nouveau Front Populaire » présentent les principales mesures du contrat de rupture en conférence de presse

L’extrême droite, une menace ultime pour notre avenir

l’extrême droite représente le pire choix possible pour la protection du climat et de la biodiversité, pour l’amélioration de notre qualité de vie et de notre pouvoir d’achat et pour nos droits.

Si ces partis (d’extrême droite) se targuent de porter des mesures pour protéger les Françaises et les Français, la vérité est tout autre. Dernier exemple en date : Jordan Bardella revient sur la promesse de son parti d’abroger la réforme des retraites qui risque pourtant d’aggraver fortement les inégalités sociales. Sans compter qu’elle ne tient pas compte des conséquences du changement climatique sur la santé et les conditions de vie. 


ONG, fédérations et syndicats se mobilisent …

Appel de l’Intersyndicale à une marche unitaire le 15 juin à République (Paris)

Identifer les initiatives proches de chez soi, avec la cartographie des Résistances Locales d’Action Justice Climat qui appelle au réveil de toutes celles et tous ceux qui se battent pour la justice climatique et sociale.

« Ensemble, nous devons lutter, nous mobiliser, non seulement pour combattre les idées de l’extrême droite (…) mais aussi et surtout lutter pour une société juste, égalitaire, écologique, anti-raciste ». 

 » Notre modèle démocratique et notre capacité à réussir la transition écologique sont en jeu « 

France Nature Environnement, réunie en Assemblée Générale, « appelle tous les électeurs et toutes les électrices à s’unir contre les idées d’extrême-droite en votant pour un programme mettant le vivant et les plus vulnérables d’entre nous au cœur de ses préoccupations, défendant les libertés démocratiques et des politiques à même de répondre aux défis écologiques, économiques et sociaux de notre époque. »

Pour y voir plus clair, le Réseau Action Climat a publié une analyse de la législature 2022-2024 sur 11 propositions concrètes pour l’écologie et la justice sociale. Retrouvez également notre analyse des votes des élu·es des quatre partis ou coalitions majeures sur cinq thématiques principales : climat et justice sociale, agriculture, santé, biodiversité et démocratie.

Les entreprises de l’ESS France appellent à la mobilisation pour le renouveau de notre démocratie républicaine

Les entreprises et organisations de l’économie sociale et solidaire réunies au sein de l’organisation représentative ESS France lancent, lors du Congrès des 10 ans de la loi de l’ESS, un appel à la mobilisation pour la République.


L’extrême droite passe également totalement à côté des enjeux écologiques actuels et pousse même des propositions qui nous feraient reculer sur presque tous les secteurs environnementaux. Par exemple, le RN est prêt à tourner le dos aux énergies renouvelables, propose de prolonger l’autorisation de la vente de voitures thermiques et refuse de taxer le kérosène des avions. 

Ce parti s’est aussi donné pour cheval de bataille la lutte contre « l’écologie punitive » et revendique une écologie « nationale » basée sur le localisme et le protectionnisme. Cette stratégie de diabolisation cache avant tout une absence totale d’ambition climatique.

L’initiative du Front populaire, un espoir à consolider pour une justice environnementale et sociale 

Les élections européennes du 9 juin le prouvent : l’extrême droite a de plus en plus de poids en France. Suite aux résultats records qu’elle a obtenu à cette occasion, Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale. Cette décision (…) met en péril notre démocratie, dans un contexte où la France est déjà bien fragilisée par de nombreuses crises.

La politique du gouvernement actuel est largement responsable de cette situation : en creusant les inégalités, en prenant l’initiative de régressions majeures sur des sujets écologiques et sociaux, en criminalisant et stigmatisant les activistes et les acteurs de l’écologie, en menant un exercice extrêmement autoritaire du pouvoir, en niant la voix des citoyens et des citoyennes, Emmanuel Macron a déroulé le tapis rouge à l’extrême droite, désormais aux portes du pouvoir.

Nous pouvons encore changer ce mauvais scénario. Cette décision de dissoudre l’Assemblée nationale peut représenter une opportunité unique de nous unir pour défendre

  • de vraies mesures sociales qui améliorent notre pouvoir d’achat et luttent contre les inégalités (…).
  • des mesures environnementales ambitieuses (…)

Nous devons nous mobiliser pour faire de ce moment politique majeur le point de départ vers un avenir durable, désirable et équitable pour toutes et tous, loin des discours de haine, de la division et du repli sur soi. En ce sens, nous saluons l’initiative courageuse portée par les responsables politiques de la gauche sociale et écologiste qui ont décidé de s’unir pour former un Front populaire qui doit porter un programme de changement radical pour répondre aux inquiétudes légitimes face aux crises actuelles. Nous les appelons à poursuivre leur travail indispensable d’union autour de valeurs partagées de justice sociale, de protection de l’environnement, d’égalité des droits et de la défense des libertés fondamentales.

Uni·es, nous sommes plus fort·es. Uni·es, nous pouvons répondre à la tentation du pire. Nous appelons à rejoindre les manifestations intersyndicales qui auront lieu le week-end des 15 et 16 juin dans toute la France.

Pourquoi votre vote aux élections législatives peut-il tout changer ?

L’Assemblée nationale : un rôle crucial !

En France, c’est l’Assemblée nationale qui fait les lois. En votant aux élections législatives, vous élisez les 577 député·es qui auront un réel pouvoir puisqu’ils et elles votent les lois et contrôlent l’action du gouvernement. 

Chaque département élit un·e ou plusieurs député·es en fonction de sa démographie. Ils et elles sont élu·es au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. En d’autres termes : la candidate ou le candidat ayant le plus de voix au second tour est élu·e député·e.

Pourquoi ce scrutin est-il un moment historique ? 

Si le président Emmanuel Macron n’obtient pas la majorité lors des élections législatives les 30 juin et 7 juillet, il devra choisir un·e Premier·ère ministre, issu·e de la nouvelle majorité à l’Assemblée Nationale.

Après l’arrivée en tête du Rassemblement national aux élections européennes en France, Jordan Bardella risquerait par exemple de devenir Premier ministre. Cette cohabitation serait catastrophique pour l’avenir de notre pays et notre tissu social. Ce scénario cauchemardesque peut être évité en faisant le choix d’élire un maximum de député·es qui portent un programme ambitieux pour les enjeux environnementaux et sociaux à l’Assemblée nationale

Pourquoi l’abstention n’est-elle pas la solution ?

Alors que nous vivons un moment de bascule, il est essentiel que les citoyens et les citoyennes expriment leur choix pour l’avenir du pays. Ne pas voter reviendrait à renoncer à influencer les décisions politiques à venir, et à laisser les autres décider à sa place. Participer activement à ces élections permettra de faire entendre sa voix et d’espérer un futur désirable.

Comment savoir sur quelle liste électorale je suis inscrit·e ?

Est-il possible de n’être inscrit-e sur aucune liste électorale ?

Ai-je besoin de ma carte électorale pour voter ?

Comment je fais si je ne suis pas chez moi le week-end des élections ou que je vis dorénavant trop loin de mon bureau de vote ?

Aucun·e de mes proches ne peut aller voter à ma place, comment faire ?

Je suis disponible le jour des élections et je veux aider, quoi faire ?

Est-ce que je peux prendre autant de procurations que je le souhaite ?

Plus nous serons nombreuses et nombreux à faire entendre notre voix dans les urnes les 30 juin et 7 juillet prochains, plus nous pourrons faire front contre l’extrême droite et défendre un avenir durable et juste.

Veille environnementale : deux piliers pour une question stratégique

Sommes-nous dans une période de rupture ou de continuité ? Dans quelle mesure les transitions actuelles – écologiques, énergétiques, technologiques… – annoncent-elles des changements majeurs ? La tribune d’Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl SAS, aborde les deux piliers stratégiques de la veille environnementale

La veille environnementale vise à évaluer à la fois le cadre réglementaire et les initiatives innovantes susceptibles de transformer les pratiques.

Ces questions sont essentielles, notamment pour le secteur agricole, qui traverse régulièrement des mutations de fond. Il est crucial aujourd’hui d’être extrêmement vigilant face à l’évolution de l’environnement.

Premier pilier : la veille réglementaire

Dans ce champ, la veille implique une observation attentive et continue. Elle est généralement définie comme la collecte d’informations variées concernant l’environnement du secteur d’activité. Cette veille couvre de multiples dynamiques, qui concernent les grands exploitants agricoles ainsi que l’agro-industrie dans son ensemble : informations, innovations, statistiques, données de santé, éléments environnementaux, réglementation, ainsi que les tendances et perspectives émergentes dans nos écosystèmes, dont l’impact n’est pas toujours immédiatement mesurable.

Pour simplifier, on pourrait diviser cette veille en deux axes principaux pour le secteur agro-industriel : le premier est réglementaire, et le second axé sur les initiatives et l’innovation. Le volet réglementaire est une veille approfondie, spécialisée et technique. Il s’agit de surveiller des domaines spécifiques comme la pollution de l’air intérieur, des sols, les rejets atmosphériques, le traitement des déchets ou encore celui des eaux. Pour ces sujets, des experts sont mobilisés pour analyser minutieusement les textes législatifs en discussion, ainsi que les lois adoptées – à l’échelle nationale mais également européenne.

Ces experts examinent chaque phrase, chaque mot, en évaluant leurs conséquences pour les agro-industriels, tous secteurs confondus. Leur objectif est d’extraire des lois et règlements les informations les plus pertinentes pour permettre aux professionnels de rester conformes au cadre environnemental et écologique tout en étant opérationnels. Ils interviennent également lorsque les textes réglementaires modifient certains seuils, nécessitant des investissements.

Second pilier : la veille de l’innovation et des initiatives

Ce premier axe de la veille environnementale doit être complété par une action centrée sur l’observation de l’innovation et des initiatives dans le secteur de l’agriculture et du développement durable. Cette veille est l’apanage des veilleurs, et les solutions techniques à leur disposition sont précieuses. Leur action se concentre en grande partie sur les mouvements des laboratoires et des incubateurs. Grâce à l’intelligence artificielle (IA) et au Machine Learning, il s’agit de repérer les initiatives, inventions et trouvailles, y compris les plus inattendues.

Quelles sont les tendances et inventions permettant de réduire l’empreinte carbone ? Telle est souvent la problématique observée, dans un contexte réglementaire exigeant des efforts et des résultats environnementaux. Les veilleurs surveillent également tout ce qui concerne l’utilisation et la gestion de l’eau, un sujet appelé à être réglementé plus strictement à l’avenir.

On comprend ici que la veille environnementale repose véritablement sur deux piliers : l’un est technique, l’autre lié à l’innovation. Dans un contexte aussi changeant que le nôtre, cet aspect est particulièrement important à observer et analyser. D’autant plus dans un secteur – l’agro-industrie – qui se situe à la croisée des problématiques environnementales et de santé publique, avec des enjeux territoriaux et identitaires majeurs dans notre pays. 

Rendre irrésistible la bascule de l’économie extractive vers l’économie régénérative !

62 entreprises imaginent, produisent, diffusent et financent les récits avec le mouvement de la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC) qui place les entreprises au cœur de la redirection écologique. Leurs dirigeants réalisent un parcours pour repenser leurs modèles d’affaires dans le cadre des limites planétaires et accélérer la bascule culturelle vers l’économie régénérative.

Les entreprises participantes :

  • Médias : Bayard, Konbini, My Little Paris, So Good, Vert, Voxe
  • Régies publicitaires : France.TV Publicité, M6 Publicité
  • Agences conseil, créa et média : Extrême Agency, Havas Paris, Ipama, La Netscouade, Nikita, Marsatwork, l’agence Mieux, Moonlike, Nouvel Air Studio, Qwamplify, Shortlinks, OMG – Omnicom, Pixelis, Publicis, Syneido, The Good Company, The Oval Office, WPP (BCW, Landor et GroupM)
  • RP & Influence : Look Sharp, Sœurette Productions
  • Etudes marketing : Enov
  • Evénementiel : Auditoire, OorZone
  • Annonceurs : Bouygues Construction, Club Med, Groupe Bonduelle, Leroy Merlin, Maeva, OnlyLyon
  • Production de jeux vidéo, production audiovisuelle : La Jolie Prod’, Miam ! Animation, Mobile Film Festival, Netflix, Nightshift,  Oble TV, Séquences Clés Production, Ubisoft
  • Acteurs de l’éducation : AD Education, ESCP Business School, Narrativ
  • Culture : Le Centre International des Arts en Mouvements, la Cité européenne des scénaristes, Lunii
  • ESS : Coup de pousse, L’Arbre aux Étoiles, Mom’ârtre, Singa, Voisin Malin
Crédit photo : Naïade Plante

Retour sur la 1ère session de ce parcours, fin avril 2024 à l’Académie du Climat

Cette 1ère session avait pour objectif principal de poser le constat scientifique du dépassement des limites planétaires en lien avec nos modes de vie et les récits qui les façonnent. Il s‘agissait ensuite d’explorer le rôle et le pouvoir des récits dans la bascule culturelle nécessaire à un mode de vie soutenable.

Les 3 piliers pour une entreprise régénérative

Yamina Saheb, enseignante à PSIA et chercheuse à l’OFCE de Sciences Po Paris, autrice du volet III du rapport du GIEC et experte internationale des politiques d’atténuation du changement climatique, a partagé son constat sur l’état du climat à travers un graphe simplifié et humanisé. Elle a insisté sur la nécessité dune mobilisation collective pour parvenir à de nouvelles politiques et sur l’importance des mots dans nos récits. C’est d’ailleurs grâce à elle que, pour la première fois en 2022, le mot “sobriété “ est apparu dans le rapport du GIEC. La sobriété (un ensemble de mesures politiques et de pratiques du quotidien permettant d’éviter la demande en énergie, matériaux, sols, eau et toutes ressources naturelles tout en garantissant le bien-être de tous dans le respect des limites planétaires), a-t-elle rappelé, est notre seul scénario de survie possible.

Limites planétaires

Les participants ont assisté une conférence sur le progrès avec l’historien François Jarrige (maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, auteur de On arrête parfois le progrès). Ils ont aussi écouté le témoignage de la réfugiée syrienne Nadia Al Soleman (Présidente Singa Nantes) interviewée par Hanieh Hadizadeh (Présidente Singa Paris). Ils ont pris connaissance de l’état des écosystèmes avec les chercheurs Judith Pigneur (géologue), Charlène Descollonges (spécialiste des hydrosystèmes), Françoise Gaill (océanographe et biologiste marine), Philippe Grandcolas (biologiste spécialisé en biodiversité) et Alexandre Joly (ingénieur en énergie).

imaginer les futurs possibles et désirables

Les méthodes d’accompagnement et l’expérience tête, cœur, corps vécue par les dirigeants pendant le parcours CEC s’appuient sur des pratiques et méthodologies de référence

Ils ont pris encore davantage conscience de la responsabilité des récits avec David Colon, enseignant et chercheur à Sciences Po (Paris), spécialiste de l’histoire de la propagande des industries polluantes. Ils sont entrés dans les aspects très concrets de leurs métiers en explorant les récits dominants dans la fiction avec Yasmina Auburtin (Imagine 2050), la part du traitement des questions environnementales dans les médias avec Eva Morel (Quota Climat), l’évolution du marché de la communication avec Renaud Fossard (Communication et Démocratie).

Ils ont aussi écouté Florent Souillot (Responsable du numérique des Editions Gallimard – Flammarion, co-fondateur de l’association Lève les Yeux) sur les conséquences de l’usage excessif des écrans sur le développement cognitif. Ils ont enfin voyagé dans l’espace et le temps pour commencer à imaginer les futurs possibles et désirables avec Jean-Pierre Goux (écrivain, mathématicien, ingénieur, auteur notamment de La Révolution Bleue) et Mathieu Baudin (Directeur de L’Institut des Futurs Souhaitables).

Diffusion et démultiplication

Ils ont échangé en petits groupes (camps de base) pour explorer leurs réactions personnelles, intégrer leurs apprentissages, commencer à agir de manière plus consciente et alignée sur les impératifs écologiques et sociaux contemporains.

Les marches à franchir pour un impact “net positif »

Dates et thématiques des sessions 2024 :

  • 2e session (26 et 27 juin) : CHANGER DE CAP. Découvrir les récits nécessaires à un mode de vie soutenable, comprendre l’économie régénérative, projeter le rôle de son organisation dans la transformation de la société.
  • 3e session (17 et 18 septembre) : (RE)LIRE LE MONDE. S’inspirer du vivant et d’autres cultures pour redéfinir notre rapport au monde, découvrir de nouvelles boussoles pour repenser les modèles d’organisation, de gouvernance et de performance.
  • 4e session (5 et 6 novembre) : EXPÉRIMENTER EN COOPÉRATION. Découvrir la force mobilisatrice d’un travail en écosystème, l’émergence de nouveaux récits en coopération avec des créatifs et des entreprises alumnis d’autres CEC représentatives de différents secteurs, initier un livrable collectif en coopération.
  • 5e session (17 et 18 décembre) : SE METTRE EN COHÉRENCE. S’inspirer de nouveaux modèles de leadership régénératifs, approfondir sa feuille de route en pensant l’embarquement de ses parties prenantes en particulier internes.
  • 6e session (29 et 30 janvier 2025) : PRENDRE SON ENVOL. S’inspirer des travaux des autres participants, finaliser sa feuille de route, célébrer la fin du parcours, et présenter le  travail collectif.

Rapport CEC : Une grande bascule vers l’entreprise régénérative

Découvrez les rapports de fin de parcours de la CEC qui compilent les apprentissages, résultats et méthodologies développées au cours de plusieurs mois de travail.

Pourquoi s’engager dans un parcours CEC ?

Le soutien au développement des véhicules électriques est-il adapté ?

La transition vers la voiture électrique est l’un des leviers essentiels pour décarboner le secteur des transports à l’horizon 2050. La part de marché des véhicules électriques neufs a déjà atteint 17% en France en 2023 (15% dans l’Union européenne), contre 2% en 2019. Dans la continuité des analyses des effets du plan de relance, France Stratégie examine les dispositifs de soutien au développement des véhicules électriques. Actualisant par ailleurs des travaux publiés en 2022, les co-autrices explorent de manière approfondie les enjeux et les perspectives de transition vers une mobilité durable et son coût, tout en analysant les dispositifs de soutien existants par types de ménages.


La demande mondiale d’électricité pour les véhicules électriques va augmenter de 630% d’ici 2030

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Une analyse de l’impact des mesures de soutien sur la progression du marché de la voiture électrique et des effets sur les finances publiques

En France, l’intervention publique pour encourager l’adoption de la motorisation électrique repose principalement sur des subventions – comme la prime à la conversion (PAC) et le bonus écologique – et sur un malus portant sur les émissions de CO2 ou le poids.

D’après les estimations réalisées pour le comité d’évaluation du plan de relance, le bonus-malus expliquerait 40 % de la progression de la part de marché des véhicules électriques de 2019 à 2021, et un tiers de la réduction des émissions des véhicules neufs.

Le coût pour les finances publiques serait de 600 euros par tonne de CO2 évitée, voire 800 euros en tenant compte des pertes de recettes fiscales induites.

Bonus/Malus écologique et prime à la conversion, des dispositifs nécessaires mais pas toujours suffisants 

Alors que les ménages représentent moins de la moitié des ventes de véhicules neufs, ils représentent les deux tiers des ventes de véhicules électriques. Mais les ménages modestes ne représentent que 15 % à 20 % des achats éligibles au bonus, malgré un bonus de 7 000 euros depuis 2023, contre 4 000 euros aujourd’hui pour les autres ménages.

Le surcoût à l’investissement entre des citadines électrique et thermique est rentabilisé par des gains à l’usage de trois à six ans pour un ménage modeste éligible au bonus et à la PAC (contre dix ans pour un ménage « supérieur »).

Pourtant, en dépit des aides, l’accès au neuf reste entravé par un investissement initial élevé, particulièrement pour les ménages modestes. C’est pourquoi l’essentiel des transactions de véhicules des ménages se font sur le marché de l’occasion (85 % en 2023), où l’offre en électrique est faible (1,5 % du parc est électrique en 2023).

Un accompagnement à poursuivre en particulier pour les ménages modestes sans alternative à la voiture individuelle

Le leasing social – qui ne requiert pas d’apport initial − est une alternative intéressante pour accélérer le passage à l’électrique ; il a connu un grand succès auprès des ménages modestes, qui en ont davantage bénéficié en six semaines début 2024 (50 000 dossiers) que du bonus écologique en une année (30 000 en 2023). Sous réserve d’une évaluation qui reste à conduire, le leasing social semble une voie à poursuivre tant que le marché de l’occasion électrique n’a pas atteint une taille suffisante.

Pour les ménages intermédiaires et supérieurs, il s’agira de trouver l’équilibre entre hausse du malus pour les véhicules thermiques et baisse du bonus pour l’électrique.

L’intervention publique gagnerait également à cibler des véhicules de taille raisonnable et produits avec de l’énergie décarbonée. Le score environnemental constitue une avancée importante en la matière.

Note d’analyse

La transition vers la voiture électrique est l’un des leviers essentiels pour décarboner le secteur des transports à l’horizon 2050. La part de marché des véhicules électriques neufs a déjà atteint 17 % en France en 2023 (15 % dans l’Union européenne), contre 2 % en 2019.

Le véganisme, serait-il l’idiot utile de la société de consommation ?

On peut être végane pour diverses raisons : pour la planète, pour sa santé ou par souci du bien-être animal. Le véganisme peut aussi être mis en avant en lien avec diverses ambitions et par de multiples moyens. Ainsi le véganisme se retrouve-t-il lié au développement de l’IA ou à la vente d’automobiles sans cuir animal. On parlera alors de « veganwashing » lorsque le véganisme est instrumentalisé. C’est l’objet du dernier livre de l’historien Jérôme Segal, qui publie aux éditions Lux « Veganwashing, l’instrumentalisation politique du véganisme ». Il y explique comment les véganes, alors même qu’ils représentent moins de 1 % de la population mondiale, font l’objet d’instrumentalisations politiques ou économiques grandissantes. Morceaux choisis où l’auteur interroge le positionnement des véganes face au développement de produits industriels véganes.

Produits véganes dans un supermarché autrichien. Tischbeinahe, CC BY

Jérôme Segal, Sorbonne Université


Si le capitalisme s’accommode bien du véganisme, c’est parce que celui-ci s’affirme comme un style de vie particulier participant à la construction identitaire et relevant également d’un courant, voire parfois d’une mode. Le véganisme comporte de ce fait une dimension ontologique importante, « végane » est un attribut du sujet, on « est » végane.

Dans un article sur les « opérations de veganwashing » et leur impact sur la lutte pour la cause animale en Italie, le chercheur en sciences politiques Niccolò Bertuzzi explique que le véganisme est historiquement anticapitaliste, mais que cette influence a aujourd’hui tendance à s’estomper pour des raisons pragmatiques :

« Les défenseurs des animaux ont réagi (et réagissent encore) de différentes manières aux opérations de veganwashing lancées de plus en plus fréquemment par les grandes compagnies et, plus généralement, par le capitalisme contemporain. Il est rare qu’ils […] revendiquent la nature historiquement antagoniste et contre-hégémonique du véganisme. Au contraire, la priorité accordée à l’amélioration des conditions de vie des animaux non humains, la considération d’une diminution immédiate du nombre de leurs morts, ou même une plus grande possibilité de choix pour les consommateurs humains, ont incité d’autres acteurs de l’arène à évaluer des positions conciliantes (ou même un soutien explicite) envers des acteurs fortement caractérisés par leur nature capitaliste (hégémonique). »

Lorsqu’on interroge les militants de la cause animale sur leurs positions par rapport aux grandes multinationales qui offrent des gammes de produits véganes, les réactions sont aussi variées qu’instructives.

Jérémy Dubois est cofondateur de Mission Sentience, une association qui sensibilise les jeunes à ce concept, et il anime des formations au militantisme animaliste. Pour lui, toute offre végane est bonne à prendre, car la nourriture a ceci de particulier que sa consommation est limitée par la satiété. « Tout steak végétal acheté est un steak animal en moins, car les gens n’en mangent pas deux en même temps », explique-t-il. Selon cette logique, l’accusation de veganwashing à l’encontre des industries serait un des effets collatéraux d’une action somme toute efficace.

Autrice d’un livre sur les manifestations linguistiques du spécisme, Marie-Claude Marsolier ne s’inquiète pas, elle non plus, de l’augmentation de l’offre en produits véganes proposés par l’industrie alimentaire. Elle y voit même des avantages qui pourraient s’avérer décisifs à long terme :

« Les multinationales de l’industrie de la viande, en développant des gammes de produits véganes, adoptent bien sûr une stratégie de diversification afin d’anticiper le potentiel développement du marché végétalien, donc sans que cela soit vraisemblablement motivé par des considérations éthiques. Cependant, en le faisant, elles apportent, d’une part, leur caution à des produits véganes, toujours suspects d’insuffisance sur le plan gustatif ou nutritionnel, et, d’autre part, elles réduisent le “fossé ontologique” entre produits carnés et végétaux (“D’accord, c’est pas du ‘vrai’ saucisson, mais c’est toujours fabriqué par la société X”). Enfin c’est aussi une assurance que ces compagnies ne lutteront pas activement contre le véganisme puisqu’elles sont à même de profiter d’un changement du marché en sa faveur. »

D’autres se réjouissent des prises de conscience que l’achat de ces produits peut susciter. Responsable de l’antenne française de Generation Vegan, Flavien Bascoul précise par exemple qu’« il ne faut pas s’imaginer que des gens qui se trouveraient conduits vers le véganisme pour des raisons x ou y, ne seraient pas capables d’en venir par la suite à réaliser que l’enjeu vis-à-vis des animaux est fondamental, dans une démarche végane ». De la même façon, Tobias Leenaert affirme que les changements d’avis sur certaines questions morales découlent parfois d’un changement de comportement au lieu de le provoquer :

« L’importance et le poids des arguments moraux en tant que moteur de changement sont relatifs. Nous voulons que les gens deviennent végétaliens parce qu’ils se soucient des animaux, et nous devons élever la conscience morale des gens si nous voulons obtenir un changement durable. Mais cette préoccupation pour les animaux peut résulter d’un changement de comportement pour d’autres raisons. C’est une voie plus indirecte, mais si elle fonctionne, nous devons l’utiliser. »

Le marché des « protéines alternatives » est en plein développement. Shutterstock

Flavien Bascoul, de son côté, propose en outre une expérience de pensée intéressante : « Imaginons le cas inverse : si une grande entreprise qui ne faisait que des produits véganes se mettait demain à diversifier son offre en vendant de la viande. Je ne pense pas que les lobbyistes pro-viande se questionneraient pour savoir si oui ou non ça va dans le sens de leurs intérêts… »

Dans l’ensemble, c’est plutôt le pragmatisme qui l’emporte. Laurent, un militant alsacien engagé dans les actions de terrain, est conscient de la prépondérance du capitalisme dans la société et fait le constat suivant :

« Bien sûr que c’est le capitalisme qui est derrière ces produits, mais je pense qu’il faut utiliser le système tel qu’il est, à notre avantage. Tout ce que ces grands groupes veulent, c’est faire des profits, et le végétal va prendre des parts de marché. Du coup, la part des produits d’origine animale va se réduire, moins d’animaux vont mourir. […] Fin 2021, Danone a décidé de transformer une usine dans le Gers qui utilisait du lait de vache pour en faire une usine de produits alternatifs végétaux, c’est une bonne chose ! Utilisons le capitalisme ! Je respecte les positions anarchistes ou anticapitalistes mais il faut être pragmatique. »

Tom Bry-Chevalier, doctorant de la Chaire Économie du Climat de l’université de Lorraine et spécialiste des viandes alternatives, va dans le même sens et estime que l’offre d’alternatives industrielles à la viande « participe à normaliser la nourriture végétale et à la rendre accessible. Sans être naïf sur les intentions des grandes marques (qui ne font probablement pas ça par pur altruisme), je vois mal comment on peut considérer que cela ne va pas dans le bon sens ».

Dans les sociétés occidentales, le végétarisme et le végétalisme sont essentiellement motivés par des préoccupations de santé ou par des préoccupations relatives au bien-être animal ou à la protection de la nature. Shutterstock, CC BY-SA

Un des premiers militants et penseurs de la cause animale en France a une position plus nuancée à ce sujet, mais souhaite tout de même garder l’anonymat. Selon lui, les alternatives proposées par les grandes compagnies doivent être encouragées, mais elles ne changeront pas grand-chose :

« Je pense qu’il s’agit d’une excellente chose. C’est une façon d’intégrer le véganisme dans une certaine normalité, de le faire sortir de son ghetto végane, et c’est ainsi que la consommation de produits d’origine animale devrait baisser dans les prochaines années. On sait désormais pertinemment que cette consommation ne baissera pas parce que les véganes seront de plus en plus nombreux, mais plutôt parce que le reste de la population mangera de plus en plus de produits végés et véganes, sans cesser pour autant de manger également des produits animaux, mais en quantité progressivement moindre. Le rêve de véganiser le monde en convainquant chaque personne de devenir végane ne se réalisera pas. Pas comme ça, en tout cas. »

Que se passerait-il si tout le monde était végan ?

La polarisation des véganes de part et d’autre d’un purisme du porte-monnaie (soucieux de ne pas financer telle compagnie en achetant ses saucisses végés, parce qu’elle produit aussi des saucisses de cadavres de cochons) est à mon avis un effet de leur crispation identitaire en tant que véganes ; si on veut réduire l’exploitation animale, alors les saucisses végés (même non véganes) de Herta sont une excellente chose, une bonne nouvelle, et il est logique d’encourager leur vente, si tant est que ce soit nécessaire.

Je pense cependant que ce n’est pas l’augmentation de la consommation de produits végés qui changera les choses pour les animaux, mais bien plus la lutte culturelle et politique pour changer notre rapport aux animaux et les lois qui les concernent – une lutte culturelle et politique un peu freinée par l’engouement pour la stratégie végane, qui a tendance à être hégémonique.

Mathilde Sapin, du collectif Anonymous for the Voiceless qui installe des écrans de télévision dans les rues piétonnes pour montrer des films sur l’exploitation animale, ajoute une dimension comparatiste :

« Je suis pour banaliser l’offre végétale, tout faire pour éviter qu’elle reste marginale […]. C’est une étape nécessaire, mais pas une fin en soi. Végétaliser les supermarchés ne sera pas suffisant sans éthique. Les Allemands, qui sont en avance sur l’offre végétale, consomment à peu près tout autant d’animaux terrestres que les Français chaque année (79 kg par personne) »

De la même façon, comme on l’a vu, malgré sa forte proportion de véganes et l’abondance de son offre végétale [et près de 4 % de sa population qui se déclare végane], Israël a une consommation de viande qui monte à 99 kilos par personne et par an. L’offre végane n’entraîne donc pas forcément une réduction de la souffrance animale.

Cet extrait est issu de « Veganwashing, l’instrumentalisation politique du véganisme », de Jérôme Segal, Lux éditeur, 168 pages. Lux, Fourni par l’auteur

Parmi les personnes interrogées, d’autres encore se demandent si ces gammes véganes des grands groupes ne se vendent pas au détriment de marques 100 % véganes qui, elles, intègrent la cause animale dans leur communication. De plus, on peut penser que les véganes gagneraient tout de même, sur le plan des idées, à dénoncer toutes les compagnies qui participent à l’exploitation animale, y compris celles qui végétalisent leur offre pour verdir leur image. Autrement dit, la question du veganwashing demeure et ne pourra être résolue tant qu’on réduira le véganisme à un simple boycott.

Jérôme Segal, Histoire, sociologie, Sorbonne Université

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Comment adapter nos forêts au changement climatique ?

La forêt, qui couvre près d’un tiers du territoire de la France métropolitaine, souffre : des arbres meurent, victimes du réchauffement climatique ou d’attaques de ravageurs (insectes, champignons). Cependant, elle aide à réduire la concentration de CO2 dans l’atmosphère grâce au stockage et à la séquestration du carbone, d’une part, à la substitution des énergies fossiles par l’utilisation du bois pour le chauffage ou la construction, d’autre part. L’ONF, en collaboration avec des partenaires comme l’INRAE, a testé plusieurs solutions pour des forêts plus résilientes.

Les forêts souffrent du changement climatique

L’augmentation de la température à la surface de la terre modifie la répartition des pluies et des vents ce qui entraîne des évènements climatiques extrêmes plus fréquents. Les écosystèmes sont alors menacés et la forêt n’y échappe pas. Températures élevées et manque de pluie assèchent les sols. Les arbres ainsi privés d’eau, souffrent. On parle de stress hydrique et certaines essences voient leur feuillage sécher et tomber plus tôt dans la saison. Les forêts se trouvent alors plus exposées au risque d’incendie et aux attaques de parasites. Certains parasites prolifèrent, et en s’attaquant au tronc, aux feuilles et aux racines, ils peuvent conduire à la mort d’arbres déjà affaiblis par le réchauffement climatique.


Sapins dépérissants, Ventoux

Le manque d’eau, un risque réel pour les arbres.

Quand le besoin en eau de l’arbre est trop élevé par rapport à l’eau disponible dans le sol et que les stomates des feuilles (sortes de «pores» qui permettent les échanges gazeux) ne sont pas totalement fermés, des bulles d’air se forment dans les vaisseaux de l’arbre et empêchent la conduction de l’eau, créant une embolie que l’on appelle cavitation et qui conduit au dépérissement de l’arbre et à terme à sa mort.

Les conséquences :

En 2100, 50% de la forêt basculerait en inconfort climatique si l’on suit la prévision des +4° indiquée par le gouvernement dans sa trajectoire d’adaptation au changement climatique. Ces sécheresses à répétition mettent les arbres dans des états de stress hydrique important. Les sapins et les hêtres rougissent, les épicéas sont attaqués par les scolytes, les châtaigniers par la maladie de l’encre… Même le chêne, pourtant moins sensible aux variations climatiques, est concerné.

Résultat : une « tempête silencieuse »

La mortalité des arbres s’est accélérée dans des proportions sans précédent.

670 000 hectares de forêts sont touchées par des dépérissements dans l’hexagone (dont 300 000 ha de forêts publiques sur les 4,6 millions gérés par l’ONF).

  • Augmentation du taux de mortalité en 10 ans.
  • Capacité de séquestration du carbone divisée par 2 en 10 ans.

Les 3 atouts de la forêt et du bois face au changement climatique

Afin d’assurer leur croissance, les arbres absorbent le CO2 présente dans l’atmosphère. En France, 31,2 millions de tonnes de CO2 sont ainsi séquestrées chaque année dans les forêts.

Même coupés, les arbres continuent leur lutte contre le réchauffement climatique. Une partie du CO2 reste stocké dans le bois, un matériau durable. Le bois est aussi le matériau le plus renouvelable. Dans une forêt bien gérée, chaque arbre coupé laisse place à un nouvel arbre.

Le bois, substitué au ciment et à l’acier dans la construction, permet de limiter des rejets de CO2. Pour se chauffer on l’utilise à la place du charbon, du pétrole et du gaz naturel.

Séquestration, Stockage, Substitution, sont les 3 atouts de la forêt et du bois dans la lutte face au réchauffement climatique. On les appelle les 3S. Ils représentent 27% des émissions de CO2 en France.

1 tonne de CO2, c’est ce que peut stocker 1 m3 de produits fabriqués en bois.

Un panel de solutions pour des forêts plus résilientes

Face au changement climatique, on agit en terrain incertain. La meilleure formule est de tester plusieurs solutions. De nombreuses actions ont déjà été mises en place sur le terrain, depuis une dizaine d’années, grâce notamment aux travaux de recherche menés par l’ONF en collaboration avec des partenaires comme l’INRAE. Ces actions vont dans le sens d’une modification progressive un peu partout des forêts en France, avec l’impératif de créer les conditions d’une forêt plus diversifiée et équilibrée face aux enjeux climatiques, environnementaux et sociétaux.

1- Vers une forêt mosaïque

L’ONF a retenu le concept de forêt mosaïque comme fondement de l’adaptation des forêts aux changements climatiques. Le principe est la diversification, c’est-à-dire une forêt offrant un paysage varié, organisé en futaie régulière (arbres sensiblement de même âge au sein d’une même parcelle), irrégulière (arbres de tous âges au sein d’une même parcelle), zone de régénération naturelle, zones de plantations, îlots d’avenir où sont testées des essences nouvelles à caractère plus résistant aux sécheresses, tout en continuant d’y associer des zones en libre évolution (réserves biologiques, îlots de sénescence) nécessaires pour préserver la biodiversité.

2 – Privilégier la régénération naturelle

La régénération naturelle compte encore pour 80% de la régénération de la forêt. Cela signifie que l’ONF cherche en priorité à donner un coup de pouce à la nature. Les forestiers de l’ONF dégagent les jeunes pousses pour permettre leur croissance, tout en laissant se faire la germination naturelle des graines apportées par le vent ou par certains animaux.

Très vieux chêne, réservoir de biodiversité, forêt domaniale de Cadarache

Alors que les dépérissements s’accélèrent, l’ONF fait le choix d’accompagner les dynamiques d’évolution spontanées. Quatre cas de figure sont possibles :

  • La forêt est jugée apte à résister à l’évolution climatique (50% de la forêt française serait dans ce cas) : l’ONF poursuit sa stratégie « historique » de renouvellement par régénération naturelle. C’est le scénario de reconduction de l’existant.
  • La forêt en place est jugée vulnérable pour les essences-objectifs, mais d’autres essences présentes s’avèrent nettement mieux adaptées. L’objectif sera alors de favoriser ces dernières pour obtenir un mélange plus résilient. C’est le scénario de recombinaison entre espèces en place, par régénération naturelle.
  • La forêt en place est jugée vulnérable pour l’ensemble des essences qui la composent. Dans ce cas on ne peut plus se limiter à la seule régénération naturelle. Il faut injecter du « sang neuf » sous forme d’enrichissement par des provenances ou des essences plus résistantes, ayant des gênes issus d’autres essences au tempérament plus méridional. C’est le scénario de transformation sur base d’essences autochtones.
  • La forêt est située dans un secteur qui pourrait sortir des domaines biogéographiques et bioclimatiques connus de notre pays, pour basculer dans des situations climatiques connues uniquement à l’étranger. Les essences de secours seront donc elles aussi à identifier hors de France. Dans ce cas extrême, minoritaire en surface, l’introduction raisonnée et maitrisée d’espèces exotiques se justifie, sauf à considérer que le maintien d’une forêt à cet endroit n’est plus un objectif. On est là dans le domaine expérimental mené par le service Recherche, Développement et Innovation (RDI) de l’ONF, avec les projets d’îlot d’avenir et les dispositifs expérimentaux de diversification en gestion.

3 – Mettre en œuvre le renouvellement forestier

Le Gouvernement a lancé, à l’automne 2020, un plan de relance doté d’un volet forestier comprenant une mesure dédiée au renouvellement forestier, avec 60 millions d’euros et 10 100 ha pour la forêt domaniale. D’autres aides locales (Région, mécénat, compensation défrichement…) sont venues renforcer le dispositif gouvernemental d’aides au renouvellement forestier.

En Provence – Alpes – Côte d’Azur, cela s’est traduit au total par :

  • 57 forêts publiques concernées 308 000 plants
  • 510 hectares de forêts renouvelées ou enrichies.

Reconstitution d’un peuplement forestier, en forêt domaniale du Toulourenc (massif forestier du Mont-Ventoux), avec le soutien du plan de relance.

Dans le cadre du plan d’investissement France 2030, 500 millions d’euros ont été attribués aux forêts françaises qui s’ajoutent aux 300 millions d’euros déjà déployés en 2021 dans le cadre du Plan de Relance pour rendre la filière forêt-bois plus résiliente.

Avec France 2030 « renouvellement forestier », 40 millions d’euros sont affectés à la forêt domaniale et 5000 ha de peuplements sont ou vont être régénérés.

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur :

  • 960 000 € affectés à la forêt domaniale,
  • 219 ha de peuplements régénérés.

4 – Diversifier les ressources génétiques forestières


Verger conservatoire de pins de Salzmann

Pour réussir l’adaptation au changement climatique, même si la régénération naturelle reste privilégiée, il faudra recourir plus que par le passé à la plantation ou à l’enrichissement. Ceci nécessite de disposer de ressources génétiques adaptées. Pour cela, plusieurs leviers doivent être mobilisés :

  • les vergers à graines,
  • la valorisation des ressources génétiques forestières via les conservatoires et banques de graines méridionales ou rares,
  • la mise en place de dispositifs expérimentaux.

Ces dispositifs sont pilotés par le département Recherche, Développement et Innovation (RDI) de l’ONF qui réunit 70 chercheurs mobilisés aux côtés des forestiers.

Les îlots d’avenir

L’enjeu des îlots d’avenir : planter une diversité d’essences capables de résilience face au changement climatique. – ©ONF / Yves Baugin

En créant en pleine forêt des « îlots d’avenir », l’ONF cherche à connaitre les essences d’arbres qui, demain, sauront résister aux climats plus chauds et secs. Ce dispositif, unique en France, permettra de démultiplier les résultats des expérimentations et de tester de nouvelles essences et provenances d’arbres afin de sélectionner les plus adaptées. Un véritable laboratoire pour les chercheurs de l’ONF.

424 îlots d’avenir ont déjà été implantés en France dont 24 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans 6 forêts domaniales, totalisant 8 250 plants de 6 essences (sapin de Céphalonie, calocèdre, cèdre de l’Atlas, pin noir de Salzmann, sapin de Douglas, pin blanc de Bosnie).


Dispositifs expérimentaux réalisés en pépinière @Léa Penades

La forêt refuge pour la faune sauvage

Plusieurs inventaires ont permis t’attester la présence d’espèces remarquables.

  • Les oiseaux : plus de 150 espèces dont certaines vulnérables comme le Grand Duc d’Europe, la Chevêche, le Butor étoilé, le Crabier chevelu…
  • Les chiroptères (chauve-souris) : 11 espèces inventoriées, dont les plus intéressantes : la Barbastelle d’Europe, Le Noctule de Leisler, la Pipistrelle commune et soprane, le Molosse de Cestoni, le Petit rhinolophe…
  • Les insectes : de nombreux coléoptères saproxyliques sont des bio-indicateurs qui attestent de la qualité écologique des forêts comme la Lucane cerf-volant, le Grand Capricorne, le Taupin… Deux espèces très rares, le Pique-Prune et le Bupreste du chêne, inféodés aux troncs et cavités des vieux arbres feuillus.
Animaux de la forêt : les merveilles de la nature à découvrir absolument !

La forêt domaniale abrite aussi des espèces plus communes :

  • des grands mammifères : renard, blaireau, sanglier, chevreuil et des espèces introduites (mouflon de Corse et cerf Sika),
  • des petits mammifères : fouine, lièvre et lapin,
  • des oiseaux chassables : bécasse, grive, pigeon et perdrix rouge.

Une technologie thermoélectrique recycle la chaleur perdue pour alimenter notre avenir

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La thermoélectricité détrônera-t-elle le photovoltaïque ? Présentée comme une percée dans le domaine de l’énergie durable, cette technologie de pointe, qui recycle la chaleur résiduelle — habituellement perdue — pour alimenter notre avenir, est issue d’un partenariat franco-polonais. Serons-nous bientôt capables d’utiliser l’énergie électrique issue du recyclage ?

Mise en œuvre du pacte vert pour l’Europe : Rendre notre système énergétique propre

Ces dernières années, l’importance de passer aux sources d’énergie renouvelables est de plus en plus soulignée. Les instituts de recherche français, utilisant des technologies développées en Pologne, pourraient jouer un rôle clé dans la transformation énergétique vers un avenir vert.

Pour l’un c’est un déchet, pour l’autre un trésor

Ce vieux dicton illustre parfaitement l’idée de l’économie circulaire, qui vise à réutiliser ce qui devient actuellement un déchet. L’énergie traditionnelle n’utilise qu’environ 40% de l’énergie provenant du charbon et d’autres combustibles fossiles. Le reste, soit plus de la moitié, se disperse sous forme de chaleur résiduelle. Cette chaleur résiduelle pourrait être une source d’énergie gratuite, tout comme le vent ou le soleil.

Il est beaucoup moins coûteux d’utiliser l’énergie générée par un autre processus que de l’acheter ou de la produire, cela fonctionne comme tout processus de recyclage… mais appliqué à l’énergie. De plus, l’utilisation de l’énergie résiduelle peut améliorer l’efficacité industrielle et réduire les coûts énergétiques pour les consommateurs. La chaleur résiduelle pourrait remplacer une quantité significative de combustibles fossiles, contribuant à la transformation verte des systèmes énergétiques.

La France sait comment utiliser les “déchets des centrales électriques”

La France récupère déjà avec succès l’énergie du combustible nucléaire, et cela depuis près de 60 ans à l’usine de La Hague, avec la récupération des matériaux usés, qui peuvent être réutilisés pour alimenter à nouveau les centrales nucléaires.

La France deviendra-t-elle un pionnier de la thermoélectricité ?

La chaleur résiduelle disponible dans l’UE représente environ 2860 TWh d’énergie par an. C’est presque équivalent à la demande totale de l’UE pour le chauffage et l’eau chaude dans les bâtiments résidentiels et commerciaux, qui est de 3180 TWh par an dans les 27 pays de l’UE et au Royaume-Uni.

Face à la situation actuelle du marché de l’énergie et à l’épuisement progressif des sources d’énergie non renouvelables, les pays de l’Union européenne mettent de plus en plus l’accent dans leur législation sur l’utilisation des sources d’énergie renouvelables. L’un des principaux objectifs stratégiques de l’Union européenne est d’améliorer l’efficacité énergétique. L’objectif en matière d’efficacité énergétique a été fixé pour 2030 : une consommation d’énergie primaire ne dépassant pas 1 273 Mtoe, et une consommation d’énergie finale – 956 Mtoe, ce qui représente une amélioration de l’efficacité de 32,5%.

Un système énergétique efficace est celui dans lequel au moins 50% de l’énergie utilisée pour produire de la chaleur ou du froid provient de sources d’énergie renouvelables ou de chaleur résiduelle (par exemple, des installations industrielles ou des systèmes de canalisation) ou 75% de la chaleur provenant de la cogénération.

L’une des technologies qui permet de transformer cette énergie thermique résiduelle en énergie électrique sont les modules thermoélectriques. Les ingénieurs des centres polonais ont développé une petite version de ces modules, sans pièces mécaniques mobiles.

“Nos appareils produisent des matériaux thermoélectriques qui aideront à obtenir de l’énergie électrique sans utiliser de combustibles fossiles. Ils permettent d’utiliser la chaleur naturelle qui existe déjà dans notre environnement, par exemple du soleil ou de divers processus industriels, et de la convertir en électricité. Cela non seulement économise de l’énergie, mais prend également soin de notre planète et fournira aux générations futures plus d’énergie propre.”

Dr. Ing. Marcin Rosiński.
L’entreprise Genicore, qui a gagné la confiance de la NASA, est un leader dans le domaine des matériaux thermoélectriques. La machine qu’ils offrent, appelée U-FAST Glovebox1, occupe seulement 3 m², mais coûte autant qu’un grand appartement à Varsovie. Cet outil peut faciliter la production auparavant difficile de matériaux thermoélectriques.

Des recherches sur les matériaux thermoélectriques sont menées avec succès en Pologne depuis des années. Les scientifiques de Cracovie ont créé des modules thermoélectriques dix fois plus efficaces que les cellules photovoltaïques à des coûts de production similaires. Selon les créateurs, le processus technologique de production, ainsi que le coût du matériel de la nouvelle solution, ne diffèrent pas de celui d’un élément photovoltaïque de taille similaire.

“Compte tenu de la densité de puissance nettement supérieure des convertisseurs thermoélectriques, le prix pour 1W de puissance électrique devrait être nettement plus avantageux que celui des panneaux photovoltaïques”

Professeur Wojciechowski de Cracovie

Le prix plus l’efficacité dix fois supérieure permettent de poser la thèse que la thermoélectricité est l’une des tendances écologiques les plus importantes en énergie.

La thermoélectricité détrônera-t-elle le photovoltaïque ?

“Ce n’est pas nécessaire, elle peut même coexister avec le photovoltaïque. Des modules thermoélectriques placés dans une centrale solaire peuvent augmenter l’efficacité d’une installation photovoltaïque, qui occupe souvent des hectares entiers et de cette façon réduire même de 40% la surface nécessaire pour obtenir de l’alimentation”

Dr. Ing. Marcin Rosiński de la société Genicore basée à Varsovie.

Quelques dizaines de nanomètres, ce sont les dimensions des grains de matériaux produits, soit environ plusieurs centaines de fois moins que l’épaisseur d’un cheveu humain. Pour une production aussi précise, il faut des machines qui fonctionnent sous une pression de l’ordre de 35 tonnes et avec une intensité de courant de plusieurs milliers d’ampères2. De petites tailles qui peuvent contribuer à de grands changements dans le domaine de l’énergie.

La production d’appareils thermoélectriques permettent la collecte de l’énergie thermique nécessaire à la numérisation de l’industrie. Ces matériaux sont utilisés dans de nombreux domaines, tels que : la production d’énergie électrique verte à partir de la chaleur résiduelle, les dispositifs de sécurité industrielle, la protection contre les brûlures par contact, les alimentations pour les réseaux de chauffage urbain, les capteurs de fuite de gaz dans des endroits éloignés, la récupération de la chaleur résiduelle pour l’alimentation à distance dans l’IoT, et les systèmes de récupération de la chaleur résiduelle dans les industries caractérisées par une grande quantité de chaleur résiduelle.

La Thermoélectricité : Génération et refroidissement thermoélectrique – IUT DE SAINT NAZAIRE

La technologie thermoélectrique offre de nombreux avantages, tels que la capacité de fonctionner hors réseau, la durabilité et la production d’énergie renouvelable dans des endroits difficiles d’accès. Elle contribue également à réduire l’empreinte CO2 de l’industrie, à améliorer l’efficacité énergétique et à permettre la récupération de la chaleur résiduelle.

Les dispositifs polonais soutiennent la recherche française.

Testée et prouvée avec la NASA et d’autres agences spatiales, cette technologie est reconnue sur la scène internationale. Des machines, comme U-FAST Glovebox, permettent de préparer des poudres frittées sans exposition à l’atmosphère. C’est une nouvelle étape dans le processus innovant de frittage par plasma d’étincelles. Le CNRS a déjà passé commande d’une telle machine, ayant déjà acheté et testé un appareil du fabricant polonais. Mais ce n’est pas le seul à collaborer avec les Polonais – l’Université Paris-Est Créteil et l’ICMPE – Institut de Chimie et des Matériaux Paris-Est ont également équipé leurs laboratoires avec le premier appareil SPS créé par les Polonais.

Pas seulement pour l’énergie thermique

Selon les scientifiques, l’appareil de GeniCore produit des matériaux qui ont de nombreuses applications. Il n’est donc pas difficile d’imaginer une entité qui souhaiterait produire des matériaux sur commande pour des clients spécifiques dans de nombreux secteurs – presque tous, de l’énergie et des carburants, à la métallurgie et à la pétrochimie. Les thermoélectriques résolvent en effet divers problèmes. Partout où il y a des tuyaux et des équipements qui chauffent considérablement, ils améliorent la sécurité au travail, mais on peut aussi imaginer des batteries thermoélectriques qui ne se déchargent pas pour les besoins de l’IoT. Un autre avantage des thermoélectriques est qu’ils ne nécessitent aucun entretien, n’ont pas de pièces mobiles et peuvent produire de l’énergie pendant de nombreuses années.

Le magazine “Science” confirme qu’il y aura de nombreuses applications pour les matériaux thermoélectriques. La technologie ne sera pas seulement utile dans les centrales électriques. Elle sera également très efficace dans l’industrie automobile, utilisée par exemple pour créer une nouvelle génération de moteurs de voitures plus écologiques, ainsi que dans l’industrie lourde, dans les raffineries, les aciéries comme une énergie efficace et à faible émission.

En collaboration avec 12 partenaires européens, Genicore mène actuellement des recherches dans le cadre du projet de technologie thermoélectrique, permettant la réduction de la pollution par l’utilisation des déchets miniers.

Une chose est sûre, l’industrie énergétique mondiale s’oriente vers l’acquisition d’énergie rapide, bon marché, sans émission et utilisant des sources renouvelables. Dans ce contexte, la transformation est inévitable et les Français pourraient bien trouver la réponse à ces défis en passant à une économie circulaire dans ce secteur critique et sans sacrifice. Les problèmes liés à l’énergie verte seront-ils résolus par les Français en utilisant les réalisations polonaises ?

  1. U-FAST Glovebox élimine ce qui rendait auparavant la production de thermoélectriques coûteuse et difficile en raison des conditions atmosphériques, permettant de produire des thermoélectriques dans des conditions de teneur en oxygène et d’humidité contrôlées. La combinaison de la technologie SPS (Spark Plasma Sintering) avec une chambre à gants (Glovebox) permet de fabriquer des matériaux par un processus de frittage directement après l’étape de synthèse mécanique. ↩︎
  2. GeniCore se spécialise dans les machines Spark Plasma Sintering, une technologie de frittage qui permet la production rapide et économique de matériaux thermoélectriques. ↩︎

Produire de l’hydrogène renouvelable à partir des déchets ménagers pour une mobilité verte

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Implantée à côté de l’Unité de Valorisation Énergétique (UVE) du Syndicat mixte de traitement des déchets urbains du Val-de-Marne (SMITDUVM) à Créteil (94), la future station de production et de distribution d’hydrogène produira 1 tonne d’hydrogène par jour à partir de la valorisation énergétique des déchets. Après un chantier de 12 mois, la station fournira, dès 2025, une solution énergétique renouvelable1 à tous les acteurs de la mobilité verte du Val-de-Marne, et plus largement de l’Ile-de-France.

La plus puissante centrale de production et distribution d’hydrogène raccordée à une unité de valorisation énergétique (UVE) des déchets

Construite et exploitée par la société H2 Créteil, qui réunit SUEZ, SIPEnR, filiale du SIPPEREC et la Banque des Territoires, la future centrale utilisera l’électricité produite à partir de la combustion des déchets ménagers des 19 communes2 du SMITDUVM pour produire de l’hydrogène renouvelable par électrolyse de l’eau. SUEZ, qui exploite l’UVE de Créteil, met à disposition le terrain sur lequel seront installés les équipements de production et de distribution d’hydrogène.

Le groupe SUEZ fournira l’eau et l’électricité renouvelable nécessaires à la production d’hydrogène, financera la majorité du projet3 et pilotera la construction de la station. En 2025, la station produira 1 tonne d’hydrogène renouvelable par jour. A terme, elle pourra même doubler sa production et distribuer jusqu’à deux tonnes par jour.

«Le modèle de l’usine de Créteil repose sur le traitement le plus vertueux possible des déchets via leur valorisation énergétique. Cette future station hydrogène, produite à partir d’électricité verte et adaptée aux mobilités du futur, s’inscrit dans une logique de développement durable, seule réponse possible aux défis climatiques qu’affronte d’ores et déjà notre planète. »

Axel Urgin, Président du Syndicat Mixte de Traitement des Déchets Urbains du Val-de- Marne (SMITDUVM)
Contribuer à la transition écologique et énergétique des territoires

Une solution circulaire et locale pour accompagner la transition énergétique du territoire

Avec cette nouvelle infrastructure, le Syndicat mixte de traitement des déchets urbains du Val- de-Marne (SMITDUVM) agit pour la transition énergétique du territoire. La tonne d’hydrogène renouvelable, produite et distribuée chaque jour sur le site d’H2 Créteil, alimentera les flottes de véhicules lourds publics et des collectivités (bus, bennes à ordures ménagères, poids lourds, véhicules utilitaires, …) ainsi que les véhicules légers des particuliers.

Le site de Créteil présente une configuration optimale pour le développement de la mobilité hydrogène. Sa situation géographique, à une douzaine de kilomètres de Paris, présente un atout majeur : il est situé à proximité d’un nœud routier important (A86, RN 6 et RN 406) et de nombreuses zones commerciales. Les véhicules à hydrogène pourront rouler dans la zone à faibles émissions de la Métropole du Grand Paris et au-delà sans pollution.

Ce projet est l’un des premiers à produire localement un hydrogène d’origine renouvelable, à un prix aussi compétitif que celui du diesel. Il permettra d’éviter l’émission d’environ 1 500 tonnes d’équivalent CO2 par an.

« Ce projet s’inscrit dans la mission de SUEZ de permettre à ses clients de créer de la valeur sur tout le cycle de vie de leurs installations de gestion des déchets. Il vient compléter nos technologies de production d’énergie locale et durable à partir des déchets et des eaux usées : chaleur urbaine, électricité, gaz renouvelable. Il renforce notre action pour soutenir la transition énergétique du secteur de la mobilité. »

Sabrina Soussan, Présidente Directrice Générale de SUEZ

Faire de vos déchets une source d’énergie locale et renouvelable

Un pas de plus vers la transition écologique du Val-de-Marne

Cette centrale hydrogène s’inscrit dans le plan de développement engagé depuis de nombreuses années pour améliorer l’empreinte écologique de l’unité de valorisation énergétique, qui produit déjà de la chaleur pour alimenter le réseau de chauffage urbain de Créteil et de l’électricité, vendue sur le réseau public. Ce projet, soutenu et financé par l’ADEME, la Région Ile-de-France et la Commission Européenne, illustre la volonté des territoires de développer des énergies alternatives pour accélérer leur transition écologique.

Il s’inscrit dans la dynamique du plan hydrogène en France qui prévoit de consacrer 7 milliards d’euros d’ici à 2030 au développement de cette énergie d’avenir, bénéfique à la création d’emplois, à la qualité de l’air et à la lutte contre le changement climatique.

« SIPEnR déploie la transition énergétique avec les territoires. A Créteil, nous mettons notre ingénierie en commun avec SUEZ et la Banque des Territoires pour proposer aux habitants et aux entreprises une solution concrète, innovante et ambitieuse de mobilité bas carbone. »

Florence Crocheton-Boyer, Présidente de SIPEnR
  1. L’énergie issue de l’UVE est une énergie de récupération ayant une origine à 50% renouvelable. Dans son contrat avec l’UVE exploitée par ValoMarne, H2 Créteil achète uniquement une partie de l’énergie renouvelable produite par l’UVE et s’en assure par la fourniture de garanties d’origine. ↩︎
  2. Bry-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Nogent-sur-Marne, Le Perreux-sur- Marne, Saint-Maur-des Fossés, Villiers-sur-Marne, Alfortville, Boissy-Saint-Léger, Bonneuil-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Créteil, La Queue-en-Brie, Le-Plessis-Trévise, Limeil-Brévannes, Noiseau, Ormesson-sur-Marne, Sucy-en-Brie, Villeneuve-Saint-Georges ↩︎
  3. Aux côtés de la société d’économie mixte SIPEnR, qui outre sa participation financière apportera son expertise du montage juridique, la Banque des Territoires, Groupe Caisse des Dépôts, partenaire de mise en œuvre du programme CEF Transport Alternative Fuels Infrastructure Facility de la Commission Européenne, apporte le solde du besoin en fonds propres du projet. ↩︎

Apprendre le pouvoir des récits pour bâtir un monde respectueux des limites planétaires et de la dignité humaine !

Lancé début Juin à l’Académie du Climat, le MOOC IMAGINE 2050 est une formation en ligne destinée aux industries culturelles et créatives et aux entreprises. Avec une version gratuite pour les particuliers, grâce à une coalition de partenaires fondateurs et entreprises engagées.

Ce programme de 90 minutes à la pédagogie divertissante offre aux professionnel·le·s et à toute personne concernée par les récits, les outils nécessaires à la compréhension des enjeux et l’inspiration pour amorcer la promotion des récits socio-écologiques dont nos sociétés ont urgemment besoin. 

Le MOOC IMAGINE 2050 est aussi une réponse directe à la responsabilité de ces métiers dans la représentation de modes de vie soutenables : en formant les créatif·ve·s, les journalistes, les auteur·rice·s, il devient possible d’observer bientôt des changements positifs et durables dans les messages véhiculés par les oeuvres et les contenus.

« Ce Mooc est pour Imagine 2050 un aboutissement : il permet de faire passer à l’échelle la métamorphose des leaders culturels et économiques, à laquelle nous oeuvrons depuis des années. Nous espérons qu’il contribuera à accélérer la mutation de notre rapport au monde et l’émergence d’un nouveau projet de société. »

Magali Payen, présidente d’Imagine 2050

Une formation en ligne pour changer nos récits de société.

À l’issue de ce MOOC, vos récits deviendront des outils de transformation massive, qu’ils soient des séries de fiction, des vidéos, des articles de presse, des reportages, des posts sur les réseaux sociaux, des chansons ou encore des spots publicitaires.

Une formation en ligne dynamique, joyeuse et ludique, conçue par des professionnel.le.s de la communication et de l’audiovisuel.

Les spécialités par métiers et par thématiques

Après les 90 minutes de formation du tronc commun du MOOC IMAGINE 2050, optez pour des modules complémentaires de 40 minutes avec une approche spécialisée pour vous perfectionner.

Objectifs pédagogiques :

  • Focaliser par métier (création publicitaire, fiction, jeu vidéo,…) et/ou par secteur d’activité (alimentation, mobilité, santé,…).
  • Proposer des grilles de lecture et présenter les outils existants.
  • Inspirer les professionnels avec des études de cas.

Demandez aussi un module sur-mesure

Votre entreprise a des besoins particuliers ? Besoin de former une branche spécifique de vos équipes aux enjeux de transition écologique ? Vous pouvez demander la réalisation d’un module sur-mesure, taillé pour les objectifs de votre entreprise.

La pêche durable c’est bien plus de poissons dans les océans !

La Journée Mondiale de l’Océan est un moment privilégié pour célébrer notre lien commun avec les océans. C’est l’occasion pour MSC de nous rappeler leur importance et la nécessité absolue de les protéger. Aujourd’hui, nos océans sont sous pression et plus d’un tiers des stocks mondiaux de poissons sont surexploités. Les bénéfices des pratiques de pêche plus durables pour la santé de nos océans sont étayés par des preuves scientifiques apportées par les experts du MSC.

Ensemble, protégeons nos océans par des choix durables.

MSC

La pêche durable c’est bien plus de poisson ?

16 millions de tonnes de produits de la mer sauvages supplémentaires pourraient être pêchés chaque année si les pêcheries mondiales étaient gérées de manière durable.

La pêche durable c’est bien plus de science ?

*Le MSC a accordé plus de 4 millions d’euros pour financer des projets qui nous aident à comprendre et à améliorer la vie dans les océans.

> Retrouvez tous les projets financés par le MSC en France

Protection des tortues marines. Des acteurs engagés pour une pêche palangrière de l’espadon durable à La Réunion

La pêche durable c’est bien plus de biodiversité ?

*Plus de 400 améliorations ont été apportées par les pêcheurs certifiés MSC pêche durable au cours des 3 dernières années pour aider à protéger la biodiversité de nos océans.


Ritu Singh, Responsable communication scientifique du MSC UK :

La pêche durable c’est bien plus de couleurs ?

*Saviez-vous que vous pouvez protéger l’océan et consommer du poisson ? En soutenant la pêche durable, vous participez à mettre plus de couleurs dans nos océans. 

Explications avec Loren Hiller, Responsable partenariats entreprises du MSC UK & Irlande :

La pêche durable c’est bien plus de passion ?

*Plus de 38 millions de personnes travaillent dans le secteur de la pêche. Pour contribuer à protéger l’avenir de la pêche, nous récompensons les pratiques durables.

> Découvrez les témoignages de pêcheurs français

La pêche au bleu ! Embarquez avec les pêcheurs de hareng en mer du nord !

La pêche durable c’est bien plus de choix ?

*Vous pouvez trouver des produits avec le label bleu MSC dans 66 pays, provenant de plus de 500 pêcheries certifiées durables. MSC travaille avec les pêcheries et les acteurs du marché pour assurer une offre en produits de la mer durables près de chez vous.

Seth McCurry, Responsable partenariats entreprises du MSC UK et Irlande :

La pêche durable c’est bien plus pour tout le monde. 

MSC

Plus de 500 pêcheries sont engagées pour une pêche plus durable et une amélioration continue de leurs pratiques. La pêche durable, c’est plus pour aujourd’hui, pour demain et pour les générations futures. C’est bien plus de poissons mais aussi bien plus de science, de biodiversité et de couleurs dans nos océans.


Pour une pêche équitable

Lettre Ouverte pour une Pêche Équitable

« Les fonds publics financent la pollution et l’épuisement de nos ressources côtières. Le processus actuel récompense les prises de volume élevé sans tenir compte de la surpêche, des dommages causés aux fonds marins ou des émissions. Depuis des décennies, les petits pêcheurs à faible impact pêchent de manière responsable, mais sont négligés. Au lieu de cela, les quotas et les subventions profitent à ceux qui font le plus de dégâts. Nous demandons au commissaire européen chargé de l’environnement, des océans et de la pêche de rendre la pêche équitable et de soutenir les pratiques responsables pour les populations et la planète en réaffectant les ressources et les opportunités.« 
LES PÊCHEURS EUROPÉENS APPELLENT À PLUS D’ÉQUITÉ

https://makefishingfair.org


Trois choses que vous pouvez faire pour protéger nos océans

  1. Encourager les pêcheurs qui protègent nos océans en choisissant des produits de la mer plus durables.
  2. Soutenir les entreprises, les produits et les organisations caritatives qui contribuent à préserver la santé et la faune de nos océans.
  3. Apprenez-en plus sur les océans et partagez vos découvertes avec vos amis et votre famille sur Twitter, Instagram ou Facebook.


Plus d’informations sur la Journée Mondiale de l’Océan du MSC