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Le WWF alerte sur l’empreinte écologique de la France qui dépasse sa capacité biologique nationale depuis le 14 juillet 2007

14 juillet 2007 … Fête Nationale ou défaite écologique ?

Le 14 juillet, c’est le jour de la Fête Nationale en France, jour du défilé, de la traditionnelle Garden-party à l’Elysée. Mais cette année, le 14 juillet a revêti une autre dimension beaucoup moins festive et hélas passée inaperçue dans les médias.. En effet, ce sera le jour à partir duquel l’empreinte écologique de la France (5,6 hectares par personne) dépassera sa capacité biologique nationale (3,0 hectares par personne).

A compter de ce jour, et comme chaque année, la France vivra « à crédit » sur ses ressources écologiques, autrement dit elle doit faire appel aux capacités naturelles des autres pays pour combler son déficit et assurer son mode de vie. Un mode de vie qui nécessite 3 planètes si tout le monde vivait comme un Français s’était ému en 2002 à Johannesburg, l’ancien président de la République, Jacques Chirac.

Le 14 juillet, jour de défaite écologique
nationale ? Ou jour possible de prise
de conscience du défi considérable que
révèle l’empreinte écologique, à l’heure où
s’entame la préparation du Grenelle
de l’Écologie ?

L’empreinte écologique est un outil de mesure de l’impact écologique de l’homme sur la planète. Fruit du travail de nombreux chercheurs dans le monde et popularisée par le WWF, elle évalue la surface nécessaire en hectares pour produire les ressources naturelles que nous utilisons, et pour absorber les déchets (y compris le CO2) que nous produisons. Elle peut s’appliquer à un pays, une collectivité, une entreprise, un individu.

Calculez votre empreinte écologique

Dotée d’une forte capacité d’évocation qui la rend très pédagogique pour le grand public, largement diffusée dans de nombreux pays, l’empreinte écologique est un indicateur qui permet de compléter et d’enrichir l’évaluation des progrès de nos modes de vie vers un développement plus respectueux de l’environnement.

Le WWF, qui a popularisé cet indicateur, souhaite partager ses connaissances et les véhiculer au plus grand nombre, pour permettre à tous de considérer, comme le déclarait Michel Barnier, ancien ministre de l’Environnement, « le caractère durable ou non durable des modes de production et de consommation, et d’éclairer la valeur relative des variations du PIB ».

A l’heure de la préparation du Grenelle de l’environnement, le WWF-France lance donc « Empreinte écologique », une newsletter dont le premier numéro paraîtra le jour de la fête Nationale. Cette publication trimestrielle a pour vocation de mieux faire connaître l’outil, de tenir informé de son actualité (évolution, utilisation, etc.) et enfin de susciter la réflexion.

Mer, Tous Solidaires !

Méditerranée 2000 et AquaScience-UNSA, membres du Réseau Mer « Education à l’Environnement » lancent, en
partenariat avec la Région Provence–Alpes-Côte-d’Azur, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse, et la
Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée, une campagne régionale de mobilisation aux gestes
respectueux du littoral méditerranéen, baptisée « Mer, Tous Solidaires ! ».

Le nucléaire n’est pas la solution à la crise climatique | Par Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts

Ce texte récemment publié dans Ouest France et signé Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts, nous a été transmis par Michael Luzé :

Avant même de rencontrer les principales organisations environnementales pour le Grenelle de l’environnement, Alain Juppé, bref ministre d’Etat chargé de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable, affirmait qu’il n’existe pas de «solution sans le nucléaire». Cette position inflexible confortait les partisans du nucléaire répétant inlassablement : «Le nucléaire ne produit pas de CO2». Il convient de répondre à certaines contrevérités largement répandues.

S’il est effectivement peu émetteur de gaz à effet de serre, le nucléaire ne représente que 2% de la consommation finale d’énergie dans le monde, il ne permet donc d’économiser qu’une infime part des émissions de gaz à effet de serre. Seule la construction immédiate de plusieurs milliers de réacteurs dans le monde, notamment dans des régions géographiquement et politiquement instables, permettrait au nucléaire de jouer un rôle face à la crise climatique. L’exemple iranien et bien d’autres dans le monde, rappellent chaque jour qu’un usage civil du nucléaire peut mener au nucléaire militaire.

De plus, en confondant habilement énergie et électricité, les férus du
nucléaire se gardent bien de rappeler que les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, comme les transports ou l’agriculture, utilisent bien peu d’électricité ! Dès lors, le nucléaire ne saurait être d’une quelconque utilité dans la réduction de CO2 et autres gaz incriminés.

D’autre part, le nucléaire ne garantit pas l’indépendance énergétique de la France. L’uranium utilisé dans les centrales est importé dans sa totalité et les stocks sont limités à une durée d’environ 70 ans. Si le monde entier, à l’exemple de la France, se jetait dans l’impasse nucléaire, cette durée se réduirait à 10 ans.

Le chantage à l’emploi autour du nucléaire est aussi un dangereux alibi.
Alors que nos partenaires qui sortent du nucléaire créent un grand nombre d’emplois dans les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie, la France ignore ces marchés du futur. Elle refuse ainsi de créer des emplois durables, non-délocalisables et équitablement répartis sur le territoire.

Une réelle volonté politique qui ferait le choix de l’efficacité
énergétique pourrait potentiellement réduire notre consommation énergétique de 50% sans altérer notre confort
. La fin du gaspillage est la seule véritable garantie de notre indépendance énergétique. En concentrant plus de 90% des subventions publiques allouées à l’énergie, le nucléaire se rend même coupable de priver les alternatives existantes des moyens qu’elles nécessitent pour constituer une réelle solution face à la crise climatique.

Dépassé, anti-démocratique et coûteux (bien au-delà des prix indiqués sur les factures EDF), le nucléaire bénéficie d’un acharnement thérapeutique qui s’opère au détriment des réelles attentes des citoyens, mais aussi et surtout, des générations futures.

Il est une autre politique plus réaliste. Nous pouvons choisir la fin du
gaspillage, les énergies renouvelables et le développement soutenable pour notre pays
. Les études à l’appui d’un scénario alternatif au nucléaire ne demandent qu’à être mises en oeuvre. Faut-il encore avoir le courage, l’intelligence et la responsabilité de sortir des schémas du siècle passé!

Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts

Le spot contre la corrida de la SPA censuré par le BVP ?

Renaud avait prêté sa voix à un spot de 30 secondes dénonçant la barbarie de la corrida. Ce spot, voulu par la Société Protectrice des Animaux (SPA) en coopération avec le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC) et la Fédération des Luttes Anti Corridas (FLAC), ne pourra être diffusé : le BVP (Bureau de Vérification de la Publicité) refuse de lui accorder son aval. « Pourtant trois modifications avaient déjà été apportées afin de se plier aux exigences de cet organisme qui semble perdre toute objectivité quand il est question de corrida » déclare Renaud, qui n’hésite pas à parler de censure. A trois reprises en effet la SPA a dû remanier ce spot à la demande du BVP pour ne pas « heurter la sensibilité des plus jeunes ».
Renaud en colère
Renaud en colère
« Avec tout ce que l’on voit à la télévision, le BVP nous prend carrément pour des imbéciles. Protéger la jeunesse ce serait commencer par interdire les arènes aux moins de 15 ans et les soustraire à la violence d’un spectacle de torture et de sadisme. De qui se moque le BVP ? Est-ce réellement un organisme indépendant ? » s’interroge Renaud. « Je suis très en colère et ignorais que le BVP pratiquait une censure aussi scandaleuse », a également déclaré Renaud, cité par la SPA, dans une lettre adressée au président du BVP, Jean-Pierre Teyssier, en lui demandant « d’accepter la diffusion de ce spot ». « Nous souhaitons dénoncer la souffrance infligée à un animal, la persistance de cette tradition intolérable dans un pays moderne, la nécessaire prise en compte de l’intérêt supérieur de l’animal face aux traditions archaïques », a-t-il ajouté. Pour la Présidente de la SPA, Caroline LANTY, « cette affaire est très préoccupante car il est clair que les défenseurs des animaux, parce qu’ils dénoncent des pratiques qui nuisent à certains intérêts économiques, ont de plus en plus de mal à se faire entendre. La position du BVP est difficile à comprendre tant les images montrées ont été édulcorées à l’extrême. Il serait très souhaitable que le BVP ait la sagesse et l’objectivité de revoir sa position et de revenir sur sa décision dans les meilleurs délais ». De son côté le BVP confirme son avis négatif. « Nous sommes toujours très réservés sur la possibilité de finaliser un tel spot », a déclaré Joseph Besnainou, directeur général du BVP, jugeant que ce dernier « reste de nature à choquer le public et à porter préjudice à l’ensemble des intervenants du secteur » de la corrida. « A notre connaissance, les corridas sont autorisées en France », a-t-il rajouté, soulignant également la présence dans ce spot d’« images assez violentes » et de « termes très durs, comme celui de barbarie ».

Visionnez le spot « censuré » et faites-vous votre propre opinion

Signez la pétition de la SPA : « Non à la corrida ! »

Signez la pétition de la SPA
Signez la pétition de la SPA
La SPA demande l’abrogation de l’alinéa 3 de l’article 521.1 du code pénal, qui tolère que des sévices graves et des actes de cruauté soient infligés à des animaux sous couvert de tradition locale. Télécharger la pétition Signer la pétition

 

Epargne … socialement responsable ?

Epuisement des matières premières, surproduction, perte de créativité, environnement et conditions de vie mis en cause pour le simple profit, tout cela ne relève plus depuis un certain temps d’un discours militant mais d’une prise de conscience globale.

Faut-il plus de pub ? Pour AlterEco, la publicité c’est « rendre public ».

00251.gif Cdurable.info soutient les rares initiatives ou la publicité consiste à diffuser une information honnête et transparente au public, avec humour quand c’est possible … Chez ALTER ECO, toute la sainte journée, bien évidemment, nous nous décarcassons pour que notre démarche soit connue du grand public. Seulement voilà : budget publicité pour de la télé en « prime » avant le 20h, point il n’y en a ! Alors la publicité elle passe par quel média ? Par chacun ! Par le bouche-à-oreille. Par les journalistes qui relatent les enjeux du Commerce Equitable. Par le reroutage de cette newsletter. Par la qualité des produits qui parle d’elle-même. Par les magasins qui proposent une gamme crescendo dans leur rayon. Et ce mois-ci, dans notre équipe, Eric s’est lancé dans une giga-production publicitaire… Chapo et Bravo à toi Eric, athlétique, pour ton audace communicative sous l’eau glacée ! Pour le prochain numéro, il paraît que la version femme est en préparation… !!? Avec des grosses ficelles ou en faisant dans la dentelle, la créativité est en chacun de nous et elle est interactive. Alors libre antenne à vous tous et merci pour les pubs équitables que vous voudrez nous adresser. L’équipe Alter-Eco 00257.jpg Le Commerce Equitable ALTER ECO par simple colis chez vous ? Sur la boutique en ligne www.alterecodirect.com dans le champ « code avantage« , saisissez CDURABLE07 et recevez un produit découverte, en complément de votre 1ère commande.

 

La Spationaumie : Architecture et Développement Durable

Parce qu’elle prend en compte toutes les exigences et les contraintes de l’architecture, et qu’elle s’inscrit fondamentalement dans les dimensions du Développement Durable, la Spationaumie est une discipline de conception de l’espace, supérieur à l’architecture. La Spationaumie est supérieure, non pas du point de vu universitaire ou artistique, mais au plan de la mise en oeuvre intellectuelle de tous les paramètres et concepts. Des paramètres qui sont, à mon avis, les exigences minimales de chacun d’entre nous.

france 5 propose des centaines de vidéos pour l’éducation au développement durable

Pourquoi ce site ? Le «développement durable», tout le monde en parle, depuis plus de 20 ans. Dans un esprit citoyen, education.france5.fr s’engage et propose une centaine de vidéos sur des thèmes liés à l’environnement : climat, énergie, ressources naturelles, déchets, biodiversité. En 2007, le moment est venu de résoudre les problèmes et chacun, dans son domaine, peut agir. ddfrance5.jpg ACTION ! Des vidéos et des pistes pédagogiques à découvrir sur lesite.tv lesite.tv, l’espace vidéo des enseignants et des élèves créé par France5 et le Sceren CNDP, présente tout au long du mois d’août ses contenus consacrés à l’environnement et au développement durable : de nombreuses vidéos, accompagnées de pistes pédagogiques et classées par points des programmes scolaires. Cette semaine : l’eau et le paysage.

 

Exposition Vivants du développement durable et de la biodiversité

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Cdurable.info a rencontré Nicole Bru à l’occasion du lancement de l’exposition Vivants créée par l’association GoodPlanet.org de Yann Arthus Bertrand et financée par la Fondation Bru, qu’elle préside pour soutenir la recherche, l’éducation, l’environnement ou le patrimoine en faveur d’un développement durable.

Jean-Louis Borloo demande « Une Déclaration des droits de l’homme et du développement durable »

Dans un entretien au Journal du Dimanche (édition du 29 juillet), Jean-Louis Borloo annonce qu’il va demander à l’Académie française, en collaboration avec d’autres institutions culturelles dans le monde, de rédiger une Déclaration des droits de l’Homme et du développement durable .

Jean-Louis Borloo : « Il s’agit de bâtir le pacte écologique de tous les Français. Le temps des constats est derrière nous. Celui du passage à l’acte est venu. Le développement durable, c’est la nouvelle frontière française. Le processus enclenché par Nicolas Sarkozy, avec la création de ce grand ministère et la mise en place du « Grenelle environnement », est une grande première qui déjà suscite l’intérêt de sept grands pays ! Nous nous préparons à livrer une véritable bataille économique. La croissance verte, qui ne lèse pas les générations futures, c’est possible. Les experts prédisent que des mesures ambitieuses permettraient de la doper de 1,5 point. Mais c’est aussi une bataille éthique et morale, le développement durable, c’est les droits de l’homme du XXIe siècle ! Pour formaliser ce formidable élan, je compte demander à l’Académie française de rédiger, en collaboration avec d’autres institutions culturelles dans le monde entier, une « Déclaration des droits de l’homme et du développement durable ». »

Pour le ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Aménagement durable, « il faut progressivement construire des logements et des bureaux à énergie positive », c’est-à-dire produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Côté transports, il faut « améliorer les lignes régionales et de banlieue » et « favoriser la construction de tramways ». Dans cette persective nouvelle, « L’Etat a un rôle essentiel de définition des objectifs et de régulation ».

Il affirme: « La croissance verte, qui ne lèse pas les générations futures, c’est possible » .

Comment mettre en pratique une démarche de responsabilité « RSE »

1. Un chemin d’apprentissage et d’amélioration continu

Il n’y a pas de « meilleure » voie pour mettre en pratique une politique RSE (responsabilité sociale, sociétale, environnementale, économique et gouvernance ), en vue de développer la mission d’une organisation – qu’elle soit entreprise, collectivité territoriale, ou organisation syndicales, professionnelle, associative,… – et répondre à l’enjeu désormais critique d’un « développement soutenable ». Le développement soutenable est une vision systémique. Sa réponse au niveau de l’organisation, la RSE, est avant tout un chemin d’apprentissage et d’amélioration continus, pas à pas. L’attractivité, l’acceptabilité et donc la prennité de l’organisation dépendent de la viabilité des relations de « bon voisinage » qu’elle entretient avec son environnement au sens large (environnement humain, économique, technologique, écologique, territorial), qu’il soit local ou international. Deux impératifs de conduite, facteurs de succès, guident un engagement vers le développement durable : 1. « fais ce que tu dis » : mettre en place un Système Intégré de Management qui met en ligne stratégie et contribution au développement durable 2. « dis ce que tu fais » : rendre compte sincèrement des succès et des échecs rencontrés sur le chemin Au démarrage, l’organisation doit tout d’abord s’assurer qu’elle est conforme avec les réglementations existantes. Puis l’organisation, poussée par une surveillance accrue et par une demande croissante de transparence de la part de la société civile, élargit son périmètre de prise en compte des risques (particulièrement le risque sur le capital de réputation) : elle cherche à minimiser les risques en adoptant une approche de précaution. Enfin, l’introduction de la notion de « valeur d’utilité » transforme les processus – notamment de production – et aide l’organisation à éliminer une grande part des nouveaux risques sociétaux. La pratique intégrée – dans les processus d’affaire et dans l’environnement de la société civile – est l’étape suivante : pour y parvenir, l’organisation doit mettre en œuvre un système intégré de management, qui permette, depuis le territoire local, de gérer les interfaces entre par exemple le management de la diversité, une « éco-/ socio-efficience », une réussite économique, la mobilité du personnel, ou l’équilibre territorial pour les populations locales….

2. Mettre en pratique les 4 processus clés d’une politique RSE :

La priorité pour une équipe de direction ou d’élus d’une organisation consiste à prendre conscience de l’urgence d’apporter des réponses innovantes et soutenables aux grands enjeux critiques (crise environnementale, crise sociales, crise sociétale), puis d’engager quatre processus opérationnels dans son organisation. Nous aidons les organisations à professionnaliser ceux-ci depuis des années : 1. Construire un processus de décision assis sur une « bonne gouvernance » : Une « bonne gouvernance », ancrée solidement dans la culture et le contexte de l’organisation, lui permet de s’engager au plus au niveau et prouver qu’elle réalise bien ses engagements tout en associant ses parties prenantes à la construction et à l’évaluation des décisions prises. Elle lui permet d’adopter les principes de référence internationaux qui serviront de socle à un référentiel d’engagements opposables de l’organisation et à son cheminement progressif vers un développement soutenable. Le mode de gouvernance veille à la mise en cohérence entre toutes les entités et avec les attentes des parties prenantes, analysées et cartographiées en préalable. 2. Dialoguer et se concerter avec ses parties prenantes Dialoguer et se concerter avec ses parties prenantes, au coeur d’un pilotage intégré de la RSE, permet d’enrichir la capacité de l’organisation à arbitrer des dilemmes extraordinairement difficiles à résoudre. Cela repose sur des règles de base, des pièges et des facteurs clés de succès qu’il convient de connaître pour réussir son cheminement vers un développement soutenable. Le dialogue et la concertation avec les parties prenantes – entreprises, riverains, collectivités locales, associations, ONG, agences de notation, médias, organisations internationales, gouvernement,… – permettent de qualifier les enjeux et les impacts, hiérarchiser les objectifs et les actions, et identifier les indicateurs et les voies d’évaluation. L’organisation peut ainsi stimuler une innovation soutenable. 3. Intégrer les critères du développement durable dans le management au quotidien Professionnaliser la RSE permet d’actualiser le système de pilotage de l’organisation sur 2 axes : – Les processus de management, notamment de ressources humaines (développer des systèmes de pilotage opposables, mobiliser des réseaux d’intelligence stratégique : savoir, enjeux et lobbying, construire des réseaux d’échange des savoirs, inciter, accompagner, former, reconnaître et récompenser les acteurs et les entités qui s’engagent et progressent dans la démarche, intégrer ses critères dans toutes les fonctions de l’organisation (marketing, R&D, achats, production…) – Les pratiques professionnelles d’équipe, ainsi aidées par des outils d’auto-évaluation RSE calés sur le référentiel d’engagement de l’organisation Prenons deux exemples d’application, parmi d’autres : a) Mobiliser la capacité d’innovation soutenable du personnel Si les enjeux économiques à court-terme s’opposent souvent à la vision d’une contribution stratégique à un développement soutenable, force est de reconnaître que le « développement durable » est un formidable moteur de création de sens, donc de mobilisation des salariés, et ainsi de stimulation de leur capacité d’innovation orientée vers cette vision. La créativité des équipes se met ainsi au service d’une innovation soutenable, moteur de compétitivité… durable ! b) Pratiquer des achats responsables : Outre les critères traditionnels de qualité, de délai et de prix, un nombre croissant de consomm’acteurs, en quête de sens, sélectionne ses achats à partir de critères contribuant à un développement soutenable. La tendance est plutôt aujourd’hui à privilégier des critères de discrimination positive telle le respect de l’environnement, le respect des droits de l’homme, la garantie de conditions d’intégrité physique et morale des populations et des conditions de travail et de rémunération décentes pour les travailleurs, la responsabilité vis-à-vis de l’équilibre socio-économique et culturel des territoires locaux, la solidarité envers les populations les plus démunies, qu’elles résident dans les pays du Sud ou du Nord. Les achats des organisations, privées et publiques, ont un impact significatif sur les éco-systèmes et les systèmes économiques, culturels, territoriaux, technologiques et sociaux locaux ou nationaux. La non-conformité sociale, sociétale ou environnementale d’un fournisseur risque aujourd’hui de se retourner contre le donneur d’ordre juridiquement, financièrement, et en termes de réputation. La Direction des Achats de l’organisation devient l’acteur central de cette mise en cohérence des conduites de responsabilité des fournisseurs avec les principes et les engagements de développement durable adoptés par l’organisation: elle participe à la conception du produit, travaille de concert avec les techniciens, contribue aux processus de veille technologique, d’innovation et de recherche-développement chez les fournisseurs afin de les introduire dans la conception du produit. 4. Mesurer et évaluer les progrès – et reculs ! Mesurer et évaluer permet d’abord aux managers de l’organisation de connaître ses progrès et ses échecs sur cette voie. Puis de se préparer à rendre compte aux parties prenantes, dans un esprit de transparence et d’authenticité, sur les modalités de conduite de la responsabilité de l’organisation. La réponse ne saurait se réduire à compiler des indicateurs appartenant aux différents segments de performance. Dans l’attente d’une intégration des critères environnementaux, sociaux et sociétaux à la démarche comptable, c’est pourtant l’état de l’art actuel. En matière économique, c’est facile, en tout cas connu. Concernant l’environnement, les mesures de consommation de ressources ou de taux de rejets sont mesurables. Pour le personnel, le bilan social a le mérite d’exister mais il est très réducteur. La qualification des impacts qualitatifs de l’organisation d’une part, et de l’évolution des perceptions des populations impactées de l’autre quant à leur acceptabilité, autrement dit l’évaluation du sens créé par une politique RSE, reste à inventer…

 

Le déferlement Nord > Sud

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Les exportations de produits vers les pays en voie de développement ont des impacts importants sur leur économie.

La piscine biologique n’est pas pour les collectivités !

En matière de traitement de l’eau de baignade, deux logiques opposées se cotoient: la désinfection et l’épuration. Alors que la première montre aujourd’hui ses limites, la seconde ouvre de nouvelles perspectives. L’expérience montre que l’épuration biologique, en éliminant les pollutions organiques est de nature à maintenir une très bonne qualité bactériologique de l’eau.

Et cependant, le quotidien Libération (édition du samedi 28 juillet) rappelle que ce procédé pour les piscines ouvertes au public, n’a pas d’agrément …

Extrait : Parmi les attributs du site touristique vert, figure le bassin de baignade écologique: une piscine bio, sans chlore, ni produits chimiques, garnie de plantes d’eau assurant l’élimination des bactéries par phytoépuration. C’est le procédé retenu par Huttopia à Rambouillet pour sa piscine de 200 m3. Mais, ce faisant, l’entreprise a mis les pieds dans le pédiluve: la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) des Yvelines ne sait pas comment classer l’objet. (…)

La revue de presse du développement durable

Chaque semaine, retrouvez l’essentiel de l’actualité du développement durable avec une sélection d’articles issus des principaux médias français.

Suivre l’actualité du Grenelle de l’environnement disponible sur le site du MEDAD

Jean-Louis BORLOO a présenté le 6 juillet à la presse les grandes orientations du Grenelle Environnement. L’organisation du Grenelle Environnement portée par Jean Louis BORLOO, Dominique BUSSEREAU et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, vise à créer les conditions favorables à l’émergence de cette nouvelle donne française en faveur de l’environnement. Il réunit pour la première fois l’Etat et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables. Il doit aboutir à la fin du mois d’octobre à un plan d’action de 15 à 20 mesures concrètes et quantifiables recueillant un accord le plus large possible des participants. Ce plan, dont les mesures seront évaluées a priori et a posteriori , sera donc un point de départ à la mobilisation de la société française pour inscrire son développement dans une perspective durable. _DSC0104ab-59b5c.jpg La première phase est consacrée au dialogue et à l’élaboration des propositions au sein des groupes. Six groupes de travail seront constitués pour préparer cette échéance : – un groupe « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie » – un groupe « préserver la biodiversité et les ressources naturelles » – un groupe « instaurer un environnement respectueux de la santé » – un groupe « adopter des modes de production et de consommation durables » – un groupe « construire une démocratie écologique » – un groupe « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité » Les groupes de travail sont composés de 40 membres répartis en 5 collèges. Ces collèges ont pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l’Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.

 

Vivre autrement pour un développement durable et solidaire

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Abordant chaque année un thème essentiel, les Semaines Sociales de France permettent à un large public de s’informer, de réfléchir, de débattre et d’imaginer ce que pourrait être un monde plus juste et plus fraternel. Près de 4.000 personnes y ont participé en 2006 à Paris. Cdurable.info s’intéresse : comment vivre autrement pour contribuer à un développement durable et solidaire ?

De l’huile de palme durable

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Afin de diminuer les effets néfastes de la déforestation entraînée par le commerce de l’huile de palme, The Body Shop a annoncé qu’il se fournirait exclusivement en huile de palme produite de manière durable pour ses savons.

La lente progression de l’agriculture biologique

Entre 2001 et 2006, le nombre d’exploitations agricoles biologiques a progressé de 2,5% par an indique l’Observatoire National de l’Agriculture Biologique de 2006, publié par l’Agence Bio.

A la fin 2006, ce ne sont pas moins de 11.640 exploitations agricoles qui s’étaient engagées dans ce mode de production respectueux de l’environnement. Au total ce sont 552.824 hectares qui sont concernés, soit 2% de la Surface Agricole Utile.

En 2006, près de 2/3 des exploitations certifiées se situaient dans 7 régions : Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Bretagne et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
La densité la plus importante d’exploitations bio se trouve dans la Drôme (532), le Maine-et-Loire (326), la Loire-Atlantique (315) et le Lot-et-Garonne (292).

En cinq ans, les taux d’augmentation les plus forts ont été enregistrés en Alsace, suivi par Provence-Alpes-Côte d’Azur. En revanche, en valeur absolue, les évolutions les plus fortes ont été notées en Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées.

Près d’1/4 des surfaces certifiées sont localisées dans deux régions : Midi-Pyrénées et Pays de la Loire. Rhône-Alpes est en 3e position avec près de 49 000 hectares.

En terme de surface, la Drôme est le premier département français depuis 2006, devant la Loire-Atlantique et l’Aveyron.
La part des surfaces certifiées bio dans l’ensemble des territoires agricoles régionaux est la plus élevée en PACA (6,3%), devant Languedoc-Roussillon (4,3%), Franche-Comté (3,5%), Rhône-Alpes et Alsace (3,3%).

Dans le département de la Drôme, le taux de pénétration atteint 10%, devant les Alpes-de-Haute-Provence (8,2%) et les Hautes-Alpes (7%).
Au cours des cinq dernières années, en valeur absolue, les augmentations les plus fortes ont été observées en Midi-Pyrénées (+56%), en PACA (+64%), Pays de la Loire (+35%) et Rhône-Alpes (+43%).

Transformation bio : près de 5 000 entreprises concernées

4883 entreprises de transformation étaient certifiées en 2006, dont 4198 dans le domaine des productions végétales, 616 en productions animales. En 10 ans, le nombre d’entreprises certifiées a été multiplié par 8.

« La peur de la nature » de François Terrasson

À l’heure où de lourdes menaces pèsent sur notre environnement et ou les certitudes scientifiques s’accumulent, il semble que l’homme soit incapable de protéger son bien le plus précieux : sa planète. Qu’elle en est la raison profonde ? Le livre choc de François Terrasson, éminent maître de conférence au Muséum national d’Histoire naturelle décédé en 2006, est réédité depuis juin 2007 par les éditions Sang de Terre.

D’ici à quinze ans, quelle vision partagée du territoire pour l’économie et l’environnement ?

Le Colloque Orée, organisé en partenariat avec le magazine Valeurs Vertes pour la troisième année consécutive, se tiendra le lundi 24 septembre prochain, de 8h30 à 17h30, à l’occasion des 16èmes Entretiens Ecologiques du Sénat.

Devenez des « Anges gardiens de la planète » !

Nous avons le plaisir et l’immense joie de vous annoncer la naissance de l’action « Anges gardiens de la planète », le dernier-né de NiceFuture. AGP_bandeau_400px.jpg Ce site vous propose de devenir, mois après mois, un véritable bienfaiteur de la planète et d’obtenir (gratuitement) votre passeport personnel d’Ange gardien ! Vous voulez bien contribuer à protéger votre environnement, sans trop chambouler votre quotidien ? Pendant un an, suivez les 24 gestes conseillés. Adoptez-les à votre cadence : en douceur, au rythme de deux par mois, annoncés par un e-mail. Et, à chaque fin de mois, vous pourrez vérifier le jackpot que votre geste a apporté à la planète en enregistrant la quantité de votre participation.