Accueil Blog Page 92

Le béton, mis au défi des enjeux environnementaux

Responsable de 40% de la consommation énergétique globale, le bâtiment est une clé pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il serait à l’origine de 30% des émissions nationales de GES. Le béton de ciment, le plus produit et consommé dans le monde, occupe une place centrale. Les enjeux se jouent à l’échelle mondiale avec quelques grandes puissances dont la Chine avec 2 400 000 millions de tonnes de béton en 2017, soit 700 000 millions de tonnes de plus que le reste du monde (Inde 270 000 millions USA 86 300 millions).
Ce décryptage se concentre sur le cas de la France. D’une part parce que les entreprises françaises du bâtiment font référence sur le plan international et que leurs pratiques sont en ce sens significatives à analyser. D’autre part parce que ce secteur va devoir faire face à de nouvelles obligations de responsabilité dans un cadre législatif renouvelé par la récente loi sur l’économie circulaire.
Un décryptage par Guillaume Buttin, chargé de mission de la Fabrique écologique

Au 1er trimestre 2020, un quart de la consommation électrique de France métropolitaine a été couverte par les énergies renouvelables

capture_d_e_cran_2020-05-26_a_11.55.16.png

Publication du Panorama de l’électricité renouvelable au 31 mars 2020

Panorama de l’électricité renouvelable au 31 mars 2020La puissance totale du parc électrique EnR – éolien, solaire, hydroélectricité et bioénergies – s’élève, fin mars 2020, à 54 234 MW. Cela représente une hausse annuelle de 2 574 MW. Sur le premier trimestre de 2020, 468 MW de nouvelles installations ont été raccordés aux réseaux d’électricité métropolitains, les filières éolienne et solaire comptant respectivement pour 277 MW et pour 173 MW. Les énergies renouvelables ont participé à hauteur de 25% à la couverture de la consommation d’électricité de France métropolitaine au cours des douze derniers mois, un chiffre en hausse par rapport aux douze mois précédents, notamment du fait d’une forte production éolienne qui couvre 8,3% de la consommation électrique en année glissante (et 13,8% en février). Durant le premier trimestre 2020, 37,6 TWh d’électricité renouvelable ont été produits, ce qui constitue un nouveau record trimestriel dépassant de plus de 10% le précédent record observé au premier trimestre 2018 (33,7 TWh) [[Du 1er janvier au 31 mars 2020, l’impact de la crise sanitaire sur la consommation d’électricité est resté relativement limité, en raison de la période étudiée, comprenant seulement 15 jours de confinement. Les équipes des gestionnaires de réseau ont mis en place des plans de continuité pour poursuivre l’acheminement de l’électricité et assurer la disponibilité du réseau pour les moyens de production. De leur côté, les équipes exploitant les moyens de production d’électricité renouvelable ont maintenu les opérations essentielles afin de garantir leur production.]]. Le parc éolien atteint 16 771 MW au 31 mars 2020 avec 277 MW raccordés sur le dernier trimestre. Sur une année, la croissance s’élève à 1 413 MW. A fin 2023, la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) vise un parc de 24 100 MW pour la filière éolien terrestre. Le taux d’atteinte de cet objectif s’élève actuellement à 70%. La filière a connu un trimestre record sur le plan de la production. En effet, elle a produit 14,5 TWh sur le dernier trimestre et 38,6 TWh sur les douze derniers mois, en hausse de 36% par rapport à l’année précédente. Le taux de couverture de la consommation par l’énergie éolienne s’élève à 8,3% sur les douze derniers mois, en hausse par rapport à la période précédente. Il s’élève à 10,8% sur le dernier trimestre et à 13,8% sur le seul mois de février, durant lequel le facteur de charge mensuel a atteint 50,6% La puissance du parc solaire s’élève à 9 609 MW au 31 mars 2020, avec 173 MW raccordés au cours du dernier trimestre. Sur les douze derniers mois, 913 MW ont été raccordés, A fin 2023, la PPE vise un parc de 20 100 MW, objectif qui est actuellement atteint à 47%. Avec 11,7 TWh produits durant les douze derniers mois, en hausse de 2,6% par rapport aux douze mois précédents, la filière solaire couvre 2,5% de la consommation électrique en année glissante. Le parc hydroélectrique atteint une puissance installée de 25 717 MW, en hausse de 177 MW sur une année. A fin 2023, la PPE vise un parc de 25 700 MW, un objectif d’ores et déjà atteint. Avec 60,2 TWh injectés sur les réseaux durant les douze derniers mois (64,8 TWh en incluant la part non renouvelable), la production hydraulique est en hausse de 5,7% par rapport à la période précédente. Le taux de couverture de la consommation par l’hydroélectricité s’établit à 12,7% sur les douze derniers mois et 13,3% pour le dernier trimestre. La filière bioénergies électriques atteint une puissance installée de 2 137 MW avec 70 MW de nouvelles capacités installées en un an, dont 15 MW raccordés sur le dernier trimestre. Sa production annuelle s’est élevée à 7,7 TWh (9,8 TWh en incluant la part non renouvelable), en hausse de 0,8% par rapport aux douze mois précédents. La filière couvre ainsi 1,6% de l’électricité annuelle consommée. Afin de répondre aux objectifs de la transition énergétique de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix électrique en 2030, les réseaux de transport et de distribution continuent d’évoluer pour permettre l’intégration de la production d’électricité renouvelable, tout en garantissant la sécurité et la sûreté du système électrique, ainsi que la qualité d’alimentation des consommateurs. Ces résultats sont issus du Panorama de l’électricité renouvelable au 31 mars 2020, élaboré chaque trimestre par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), RTE, Enedis, l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF) et l’Agence ORE, Opérateurs de Réseaux d’Energie. Ce document est complété d’un supplément technique sur les Technologies pour la production d’électricité renouvelable.

Panorama de l’électricité renouvelable au 31 mars 2020

Panorama de l’électricité renouvelable au 31 mars 2020Télécharger le Panorama de l’électricité renouvelable au 31 mars 2020

Technologies pour la production d’électricité renouvelable

Descriptif des Technologies pour la production d’électricité renouvelableTélécharger le descriptif des Technologies pour la production d’électricité renouvelable

 

Documents joints

Les avantages de l’immobilier neuf : acheter un appartement, un bureau, une maison ou investir dans un bien locatif

img-03.jpg Vous souhaitez trouver un appartement neuf ou une maison neuve à acheter ? Vous voulez découvrir les biens immobiliers neufs à la vente dans le secteur géographique de votre choix ? Aujourd’hui, rien de plus simple ! Quel que soit le type de bien immobilier que vous recherchez, studio, 2 ou 3 pièces, 4 pièces et plus, il existe sur le marché de très nombreux biens disponibles. Vous pouvez utiliser, par exemple, le moteur de recherche d’un spécialiste des programmes immobilier neuf. Vous pourrez ainsi accéder à toutes les annonces immobilières actuellement à la vente qui correspondent à vos besoins. img-01.jpg L’immobilier neuf en France est un secteur très dynamique et les promoteurs immobiliers proposent régulièrement de nouveaux programmes, qu’il s’agisse d’appartements dans des immeubles neufs ou de lotissements résidentiels avec de belles maisons neuves … Que vous vouliez acheter un bien immobilier neuf pour habiter ou investir pour le mettre en location, il existe des milliers d’annonces immobilières dans le neuf, dans toutes les régions de France, pour permettre à chacun de trouver le programme neuf ou le bien qui fera son bonheur !

Trouver un appartement neuf

Appartement neuf
Appartement neuf
Si vous êtes à la recherche d’un appartement neuf à acheter, vous pourrez découvrir tous les biens immobiliers disponibles à la vente dans le neuf. Quel que soit le type d’appartement neuf que vous recherchez, studio, 2 ou 3 pièces, 4 pièces et plus, utilisez le moteur de recherche d’appartements neufs pour avoir accès aux annonces immobilières correspondantes. – Accéder au moteur de recherche Appartements neufs

Acheter une maison neuve

Maison neuve
Maison neuve
Si vous voulez acheter une maison neuve pour en faire votre logement, ou même investir dans un bien immobilier neuf, de préférence une maison, vous avez la possibilité de consulter et comparer toutes les offres de maisons neuves disponibles à la vente pour trouver celle qui répond à vos critères de recherche. Utilisez le moteur de recherche de maisons neuves pour découvrir les nombreux biens immobiliers à vendre parmi lesquels se trouve certainement la maison neuve que vous recherchez. – Utiliser le moteur de recherche de Maisons neuves

Investir dans un programme neuf

Programme immobilier neuf
Programme immobilier neuf
Si vous cherchez à investir dans un programme immobilier neuf, vous souhaiterez connaître tous les programmes correspondants disponibles à la vente, que ce soit des appartements ou des maisons. Vous pouvez utiliser le moteur de recherche de programmes ou de promoteurs immobiliers pour choisir le programme immobilier neuf dans lequel vous souhaitez investir. – Accéder au moteur de recherche Programmes immobiliers neufs

Autres services immobiliers et logements neufs

Guide de la défiscalisation
Guide de la défiscalisation
Visiteonline.fr référence les meilleures annonces en immobilier neuf et propose des services complémentaires qui vous aideront dans votre démarche d’investissement ou d’achat d’un bien immobilier neuf : – un service d’annuaire des promoteurs immobiliers, – des conseils en financement de biens immobiliers, – un guide pour défiscaliser et amortir au mieux votre investissement en fonction de votre situation.

Contact

VisiteOnline.fr spécialiste de l’immobilier neuf, en vidéo
VisiteOnline.fr spécialiste de l’immobilier neuf, en vidéo
Expli’site 3 boulevard du Palais 75004 PARIS Tél : 01 55 95 89 89

 

La guerre des mondes d’après ou l’Alliance pour la planète

Vous avez certainement entendu parler voire participé, ces dernières semaines, aux nombreuses initiatives et consultations pour le « monde d’après ». Force est de constater qu’il en existe beaucoup… Une profusion qui est un gage de vitalité démocratique et d’engagement de la société civile. Si ces démarches se veulent constructives et porteuses d’espoir, il y a un risque que leur utilité et leur efficacité soient diluées du fait de leur éparpillement, alors que, globalement, elles prônent toutes l’intelligence collective et la coopération… À moins que pour cela, il faille justement attendre le monde d’après !

Il faudrait donc que les nombreuses propositions puissent être agrégées d’une manière ou d’une autre. Cela permettrait d’éviter La guerre des mondes d’après ! Relations d’Utilité Publique nous propose donc un récapitulatif des initiatives et consultations des acteurs pour co-construire ensemble le « monde d’après »

L’adaptation au changement climatique sur le littoral

Les littoraux français sont des espaces fragiles qui subissent à la fois la pression anthropologique mais aussi les aléas du changement climatique. Toujours très attractifs, les littoraux sont convoités alors même que les catastrophes environnementales s’y multiplient depuis les dernières décennies. Ils sont l’objet notamment de deux phénomènes : l’érosion côtière et la submersion maritime. Alors que le GIEC revoit à la hausse ses estimations sur l’élévation du niveau des mers sur les prochaines décennies, la situation devient très préoccupante.

La crise du Covid-19 rappelle à quel point l’anticipation des crises et des situations d’urgence est indispensable dans la gestion des risques. La notion de résilience reprend tout son sens et sera nécessaire pour faire face aux bouleversements que connaîtra le littoral dans les prochaines années.

La Note rappelle les travaux récents, propose quatre grands principes qui devraient guider l’élaboration des politiques de gestions des risques littoraux et définit trois pistes permettant une meilleure adaptation des littoraux.

Le gouvernement doit soutenir le secteur ferroviaire, pour le Réseau Action Climat de France

uploadedfile_d0931315abf57a1a9b469d98b229ff75-2.png SOUTIEN AU SECTEUR FERROVIAIRE : LE GOUVERNEMENT DÉRAILLE En Allemagne, le soutien imminent de 7 milliards d’euros pour sauver la Deutsche Bahn (et avec elle les chemins de fer allemands) n’est pas sans rappeler les récentes annonces françaises en faveur d’Air France. Pendant ce temps, le Gouvernement français fait effectivement le choix de soutenir une compagnie aérienne sans lui imposer de contreparties environnementales et sociales solides mais se refuse toujours à soutenir la SNCF. Cette inégalité de traitement entre secteurs s’illustre aussi dans l’application différenciée des mesures sanitaires et laisse planer le doute quant à la volonté du Gouvernement d’opérer une réelle transition écologique dans le secteur des transports.

Des plans de sauvetage pour l’avion et l’automobile, mais rien pour le train

Plusieurs mesures en faveur du secteur aérien et du secteur automobile ont été annoncées ces dernières semaines. Alors que de nouvelles annonces sont attendues, le Gouvernement se refuse toujours à évoquer des mesures similaires en faveur de la SNCF. Pourtant, le groupe qui a largement démontré son rôle vital pendant la crise, pour les marchandises comme pour pour le transfert de malades, est lui lourdement touché. Le 3 mai dernier, le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou évoquait des pertes à hauteur de deux milliards d’euros. Au contraire, et plutôt que de soutenir le secteur ferroviaire, essentiel pour faire face au défi climatique, le Secrétaire d’État aux transports Jean-Baptiste Djebbari évoquait à la mi-avril de potentiels reports des travaux prévus sur le réseau ferroviaire, pourtant indispensables. De plus, les annonces du Gouvernement sur le report modal de l’avion vers le train restent floues et insuffisantes et n’ont pour le moment pas été mises en œuvre. De même que le renforcement des connexions intermodales pour la desserte des hubs aéroportuaires qui n’a pas été abordé.

Une inégalité de traitement financière mais aussi sanitaire

Les récentes déclarations concernant une exemption des mesures de distanciation physique dans les avions illustrent une différence de traitement d’autant plus incompréhensible qu’elle se fait au détriment de la sécurité sanitaire des passagers et semble aller à l’encontre de l’article 1er du décret n° 2020-545 du 11 mai 2020(1) qui précise que “la distanciation physique d’au moins un mètre entre deux personnes […] [doit être observée] en tout lieu et en toute circonstance”. Car si un avion n’est rentable qu’avec un taux de remplissage minimum de 75 %, un TGV ne l’est lui aussi qu’à partir de 60 %. Pourtant la SNCF appliquera bien les règles de distanciation physique pour garantir la sécurité de ses voyageurs, avec un taux de remplissage de ses trains de moins de 50 %.

Un enjeu de justice sociale …

Les seules mesures de soutien annoncées jusqu’à lors sont en faveur du secteur aérien et du marché automobile neuf. Or prendre l’avion ou s’acheter une voiture neuve ne répond aux besoins que d’une minorité de Français. Au contraire, soutenir le ferroviaire, mais aussi les transports en commun, c’est soutenir des transports qui profitent au plus grand nombre.

Et de transition écologique

À l’image des mesures prises en faveur du vélo, qu’il faudra confirmer, cette sortie de crise appelle à réorienter les investissements en faveur de la transition écologique. Sans soutien de la part de l’Etat, la crise financière que traverse la SNCF risque d’accentuer la dégradation d’un réseau ferroviaire déjà mal en point[[Dans son rapport de février 2020, le préfet F. Philizot estimait que 40% du réseau de petites lignes étaient menacés de fermeture faute d’investissements massifs dans les prochaines années.]]. Les trains sont pourtant un allié essentiel pour le climat et la qualité de l’air. En moyenne, un déplacement en train émet au moins 10 fois moins de CO2 que le même trajet en voiture et jusqu’à 50 fois moins de CO2 que l’avion. À l’instar des propositions faites par la Convention Citoyenne pour le Climat, il est urgent de soutenir le train et d’engager un grand plan d’investissement dans les infrastructures ferroviaires, pour une mobilité plus propre, plus inclusive et pour la transition écologique.

Membres du Réseau Action Climat de France

capture_d_e_cran_2020-05-15_a_10.35.08.png

 

Qu’est-ce que le commerce équitable ? Un livret de Max Havelaar Frace pour expliquer et jouer avec les enfants de 4-7 ans

capture_d_e_cran_2020-05-15_a_09.52.04.png Consomm’acteur.rice, qu’ils aient repris le chemin de l’école ou non, vos enfants sont toujours en quête d’activités ! Coloriage, recette de cuisine… Ils sont plein de ressources ! Pour vous aider à combler leur énergie débordante, Max Havelaar France vous propose un livret ludo pédagogique spécial 4-7ans pour leur expliquer et jouer autour la démarche du commerce équitable. Livre 4-7 ans 20 pages élaborées spécialement pour éveiller la curiosité de vos bambins sur ce qu’ils mangent tout en s’amusant. Ce livret ludique et original vous permettra de leur faire passer un joli moment instructif ! Soutenir le commerce équitable, c’est agir pour un monde plus juste et plus durable. Soyez fair-play 😉 !

Max Havelaar France

capture_d_e_cran_2020-05-15_a_09.52.13.png Max Havelaar France agit en faveur d’une économie mondiale éthique et responsable. Nous mobilisons et accompagnons les entreprises, les consommateurs et les pouvoirs publics pour transformer leurs pratiques et développer un commerce équitable. Créé pour lutter contre les injustices causées par le commerce mondialisé et améliorer la situation des producteurs des régions pauvres du monde, le commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar est une approche globale reposant sur des leviers de développement durable : économiques, sociaux et environnementaux. – En savoir plus sur : maxhavelaarfrance.org

 

Documents joints

Des Organisations non gouvernementales et agricoles dénoncent les manoeuvres partisanes de l’industrie agricoles

Diminution de la rémunération des agricultrices et agriculteurs, recul sur les règles environnementales : le lobby de l’agro-alimentaire industrielle est à la manœuvre pendant la crise du covid-19. Loin de vouloir aider l’ensemble de la profession, le syndicat majoritaire et d’autres acteurs tels que les distributeurs instrumentalisent la crise pour imposer en sous-main leur vision d’une agriculture « à la française ». À coup de communication mensongère, de pression sur les agriculteurs et de tentatives de détricotage de la réglementation sanitaire et environnementale, ils conduisent l’alimentation vers une impasse et les paysans vers la précarité économique, tout ceci dans un contexte d’émergence d’une crise alimentaire majeure partout dans le monde.
De nombreux acteurs du secteur agro-alimentaire profitent de la situation pour redorer leur image et revenir sur certaines avancées environnementales.
Au niveau international, la FAO et le Forum Économique mondial plaident pour une non-restriction des échanges commerciaux mettant délibérément de côté les mesures structurelles de soutien à la transformation de notre système alimentaire. Le 7 avril dernier, la Copa-cogeca a, par exemple, demandé à la Commission européenne de reporter la stratégie “de la Fourche à la fourchette”. En France, le 22 avril, les fédérations agricoles bretonnes ont demandé au Président de la République de “libérer la compétitivité française” des “contraintes de la surrèglementation [qui] asphyxient la production”. Une communication tellement scandaleuse que même l’interprofession bovine, Interbev, s’en est finalement désolidarisée. En parallèle, des syndicats agricoles ont déposé, en pleine crise et sans concertations réelles, des chartes leur permettant de réduire de moitié les distances nationales minimales entre les zones d’épandage de pesticides et les habitations, pour certaines cultures. Le 6 mai les coopératives agricoles françaises demandaient sans scrupule le report d’une des mesures centrales du quinquennat sur les pesticides à savoir la séparation de la vente et du conseil (une mesure qui aurait dû être appliquée depuis bien longtemps déjà). Si la grande distribution se targue dès le début de la crise d’être un véritable “service public” en s’approvisionnant localement, elle aura attendu une crise sanitaire pour se tourner vers les agriculteurs français. De plus, le secteur, en pleine crise sanitaire a augmenté une partie de ses marges en mettant en place des pratiques commerciales inacceptables. Concernant la viande bovine par exemple, si les prix aux consommateurs sont restés stables, les prix d’achat payés aux producteurs diminuent encore plus drastiquement depuis le début du confinement.

Une bataille culturelle et sémantique se joue dans les médias

Depuis le début de la crise, la FNSEA a communiqué sans relâche pour valoriser les agriculteurs français à coup de #OnVousNourrit, et convaincre un maximum de consommateurs que si un produit est français, alors il est durable. Le 7 mai dernier, le syndicat majoritaire est allé plus loin encore sur cet axe de communication en s’appropriant un champ lexical altermondialiste fort : celui de la souveraineté alimentaire. Cette communication, dénuée de propositions structurantes, reste ambiguë. Pire, elle laisse à penser que la souveraineté alimentaire se joue uniquement au niveau français et européen, occasion de ressortir la vieille antienne de la vocation exportatrice de la France qui ne fait que contribuer à paupériser les paysans, en France et dans les pays en développement.

Tout cela dans un contexte qui révèle encore et toujours la fragilité de notre système agricole et alimentaire

La crise sanitaire révèle les fragilités d’un secteur agricole et alimentaire qui n’est pas si résilient qu’il pourrait paraître. Les difficultés économiques majeures que traverse le secteur agricole révèlent sa grande vulnérabilité face aux crises. Cela s’explique par une forte dépendance aux échanges et chaînes de valeur mondialisées, à des difficultés logistiques, à une main d’œuvre fortement précarisée, à un fort endettement et une absence notable de diversité de productions et de débouchés. En parallèle, la précarité alimentaire explose depuis le début de la crise du fait de la fermeture des cantines et la baisse des revenus. Cette conjonction de faits inacceptables montre à l’envi que les tenants de l’agriculture industrielle ne reculent devant rien, même devant l’instrumentalisation d’une crise sanitaire majeure pour défendre un système périmé. Pourtant cette épreuve collective devrait nous apprendre au contraire que le temps est venu pour une agriculture paysanne et agroécologique. Les organisations signataires de ce communiqué soutiennent tous les agricultrices et agriculteurs : personne ne doit être laissé de côté. Mais elles ne soutiennent pas tous les modèles agricoles. Plus que jamais, alors que le constat de la fragilité du secteur est à son comble, la relance à penser dès aujourd’hui doit être synonyme d’une transformation du système agricole et alimentaire pour créer des emplois dignement rémunérés, protéger l’environnement et la santé de tous. Ceci doit passer par une réorientation à 180° des aides agricoles vers l’agroécologie sans pesticide, et les productions diversifiées au niveau des territoires, et non par une agriculture 4.0. Cela doit également passer par un abandon pur et simple des systèmes d’élevage industriel lié à une forte baisse de notre consommation de viande industrielle, l’abandon des intrants chimiques, la protection des sols agricoles, la révision des règles commerciales et la fin de politiques prédatrices pour la souveraineté alimentaire des pays du Sud. Ce sont des mesures structurelles qui accompagnent une transition agroécologique et paysanne dont nous avons plus que besoin aujourd’hui.

Signataires :

uploadedfile_2a7091d88405ccbe70b6c069547ec07e.jpg Greenpeace France – Le Réseau Action Climat – Les Amis de la Terre – Le CCFD-Terre Solidaire – Générations futures – La Fédération nationale d’agriculture biologique – La Confédération paysanne – Réseau CIVAM

 

Les forêts sont accessibles, mais respectons ces milieux fragiles

Dans son plan de « déconfinement », le gouvernement a confirmé que les forêts étaient à nouveau accessibles à partir du 11 mai, sauf mesures particulières précisées par arrêtés communaux ou par les Préfets selon les départements. Une bonne nouvelle, qui s’accompagne cependant de quelques mesures nécessaires à la protection de la nature que nous rappelle l’Office National des Forêts. L’occasion de (re)découvrir la Charte du Promeneur « J’aime la forêt : ensemble, protégeons-là !« 

Bloom accuse : l’imposture du label MSC

BLOOM vient de publier, avec des coauteurs des universités de New York (États-Unis) et de Dalhousie (Canada), une étude démontrant que les pêcheries certifiées par le label MSC sont principalement destructrices et industrielles, à l’inverse de la communication déployée par le MSC.

De son coté et en réaction à cette publication, le MSC alerte les citoyens sur la vision simpliste de la pêche durable présentée par Bloom.

A vous de vous faire votre propre opinion …

Appel unitaire de 12 organisations pour « Construire la paix et la sécurité »

En cette veille de commémoration de la victoire sur le nazisme, Le Secrétariat National du Mouvement de la Paix nous transmet l’appel « Construire la paix et la sécurité » signé par 12 organisations agissant pour la Paix et le désarmement nucléaire. paix_dossier_dans-le-monde_20718924_drupal.jpg Ces organisations estiment en effet que « La grave crise sanitaire et économique mondiale provoquée par la pandémie de Covid-19 fait émerger une prise de conscience de l’interdépendance de nos sociétés. (…) Seule une coopération régionale et internationale permettra une gestion effective de la pandémie. » Elles estiment qu' »En signant puis ratifiant le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, la France donnerait un signal fort en faveur du désarmement nucléaire« . Ces organisations appellent « avec gravité à la réorientation urgente des priorités nationales et internationales, afin que s’engage la construction d’une sécurité commune et que s’instaure une véritable culture de la Paix« .

Texte de l’Appel – Construire la paix et la sécurité

« La grave crise sanitaire et économique mondiale provoquée par la pandémie de Covid-19 fait émerger une prise de conscience de l’interdépendance de nos sociétés. Les États européens qui ont tenté d’apporter une réponse individuelle à la crise n’ont eu d’autre choix que d’admettre l’urgence d’une coopération en matière de sécurité sanitaire. Seule une coopération régionale et internationale permettra une gestion effective de la pandémie. Au-delà de la lutte sanitaire contre le Covid-19, les défis à relever sont multiples et simultanés : soutenir les plus démunis, porter secours aux populations des pays dont les systèmes de santé ne peuvent lutter contre la pandémie et dont l’économie s’effondre, porter la recherche scientifique, mais aussi transformer cette crise en opportunité de faire évoluer nos sociétés et nos économies vers des modes de développement plus écologiques. La pandémie de coronavirus met aussi en lumière la faiblesse des États en matière de sécurité internationale et l’inadéquation des conceptions de la sécurité basée sur la force au détriment du droit et de la réalisation des droits humains. Combien paraissent scandaleux la poursuite des conflits locaux et internationaux ! Combien l’arme nucléaire, symbole ultime de la puissance étatique pour certains, apparaît vaine pour combattre les menaces du XXIe siècle ! La garantie d’une sécurité internationale ne peut être assurée sans une élimination complète et négociée des armes de destruction massive. Il ne faut pas oublier qu’en France, la Loi de Programmation Militaire a alloué 37 milliards d’euros à la modernisation de l’armement nucléaire pour les années 2019 à 2025. Serons-nous assez insensés pour poursuivre cette gabegie ? Si l’idée qu’un “autre monde” est possible après la pandémie, ce dernier ne pourra se construire qu’en mettant fin à la course aux armements – qu’ils soient nucléaires ou conventionnels ; en réengageant un véritable processus de désarmement nucléaire multilatéral, progressif et équilibré ; en agissant pour convaincre les Etats-Unis et la Russie de proroger le Traité New START, qui avait pour but de contenir la course aux armements nucléaires entre ces deux pays et d’ouvrir la voie à de nouvelles réductions de leurs arsenaux. Le report de l’examen du Traité de Non-Prolifération à 2021 ne doit pas non plus constituer une aubaine politique pour un désengagement des États en matière de désarmement nucléaire. Rappelons que ce traité – auquel la France est partie depuis 1992 – prévoit dans son article VI l’élimination des armes nucléaires. Cet engagement doit être mis en œuvre par les États nucléaires, tout comme la signature et la ratification du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). En signant puis ratifiant le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, la France donnerait un signal fort en faveur du désarmement nucléaire. A l’heure où la pandémie est exploitée à des fins politiques par certains dirigeants pour remettre en cause le multilatéralisme, nous devons répéter qu’une solution à la crise ne pourra être trouvée que dans le cadre d’une coopération interétatique, dans le respect de la Charte des Nations Unies et s’appuyant sur les objectifs du développement durable (ODD), la culture de la paix et les accords de Paris sur le climat. Face aux replis nationalistes, nous appelons avec gravité à la réorientation urgente des priorités nationales et internationales, afin que s’engage la construction d’une sécurité commune et que s’instaure une véritable culture de la Paix. LE 7 MAI 2020 »

Organisations signataires de l’Appel

  • ABOLITION DES ARMES NUCLEAIRES-MAISON DE VIGILANCE
  • ACDN – Action des citoyens pour le désarmement nucléaire
  • AFCDRP – Maires pour la Paix, Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix
  • AMFPGN – IPPNW France, Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire
  • GRIP, Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité
  • ICAN France (Campagne Internationale pour abolir les armes nucléaires)
  • IDN – Initiatives pour le Désarmement Nucléaire
  • LIFPL – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté
  • LE MOUVEMENT DE LA PAIX
  • MAN – Mouvement pour une alternative non violente-
  • PUGWASH France (personnalités des mondes universitaire et politique)
  • PNND – France, Parlementaires pour le Désarmement Nucléaire.

 

Le Temps Est Venu ! Les 100 principes d’un nouveau monde

La crise tragique du Covid-19 a démontré notre fragilité, notre communauté de destin et notre capacité, face aux dangers tangibles et immédiats de s’affranchir des dogmes politiques et économiques. Alors que le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité, les inégalités croissantes sont des risques qui nous menacent tout autant, et nécessitent des réponses d’ampleur dans les plus brefs délais, le retour aux vieilles habitudes se profile.

Le Temps Est Venu ! Non à un retour à la normale

Aujourd’hui est parue une tribune intitulée « Non à un retour à la normale » en écho à l’appel de Nicolas Hulot #LeTempsEstVenu. Publié dans « Le Monde », cet appel signé par 200 artistes, scientifiques et intellectuels (dont 20 prix Nobel) est à l’initiative d’Aurélien Barrau, Juliette Binoche, de Nicolas Hulot et de la Fondation Pour la Nature et l’Homme. Cette tribune est accompagnée de propositions concrètes pour reconstruire le monde, sans reproduire reproduire les mêmes erreurs. Une mobilisation citoyenne d’envergure est nécessaire pour de ne pas revenir « comme avant ».

Financer son projet grâce au microcrédit entre particuliers

Après 2 mois de confinement, nous avons eu le temps de réfléchir, imaginer, rêver … au jour d’après. Vous avez même peut-être un projet né de cette période de réflexion et de remise en cause du fonctionnement de nos vies personnelles et professionnelles. Si nous voyons le bout du tunnel de cette crise sanitaire, avec une perspective de sortie « proche », nous savons que la crise économique va imposer un nouveau départ à bon nombre d’entre nous : nouvelle activité, nouveau projet … Et le financement de votre projet ne passe pas forcément par la banque, il peut aussi être participatif, de type micro-crédit ou love money, et rester entre particuliers.

Financer un projet

Le microcrédit entre particuliers peut-il permettre de financer votre projet ? Oui, s’il s’agit d’acquérir un vélo pour devenir livreur éco-responsable mais s’il vous faut acheter une camionnette de livraison, vous allez devoir envisager un prêt financier classique. Tout dépend du niveau de financement dont vous avez besoin : finfrog.fr est une plateforme de financement participatif qui vous propose d’accéder en ligne à des mini-prêts de 100 à 600 € en 24H. Vous pouvez également avoir un projet participatif, sous forme associative ou coopérative, qui va permettre le financement par les adhésions, abonnements et/ou souscriptions de vos membres (c’est le cas de lafourche.fr par exemple) ou par le capital apporté par vos associés (coopérative de consommateurs comme macooplavieauvert.fr) Dans ces deux cas une forme de solidarité s’instaure entre particuliers : ceux qui ont les moyens d’aider financièrement une initiative ou un projet à naître, parce qu’ils espèrent en bénéficier directement par les services qu’il apportera ou indirectement par l’intérêt financier versé. C’est aussi un moyen d’aider celles et ceux qui ont des compétences, de l’imagination et du courage mais qui n’ont pas accès au crédit bancaire, quelles que soient les raisons.

Financement participatif

principal-539.jpgLe prêt entre particuliers est devenu, avec le développement du numérique, une réelle alternative au financement bancaire classique. Né aux États-Unis, il est à la finance participative, ou « crowdfunding » en anglais, ce que le bitcoin est à la monnaie; une forme numérique et sans intermédiaire bancaire, qui peut utiliser un serveur dédié accessible uniquement en ligne. Tout le monde n’a pas des grand-parents ou parents prêts à financer vos besoins et cela n’est parfois pas facile de mettre des relations d’argent entre membres d’une famille. Si vous avez un besoin de trésorerie pour effectuer un achat ou une réparation, sachez que des particuliers souhaitent faire raisonnablement fructifier leur épargne tout en soutenant l’économie réelle et seront prêts à vous prêter. Pour faciliter les transactions financières entre vous, il existe de nombreuses solutions collaboratives, qui sont autant d’intermédiaires, tiers de confiance entre emprunteurs et prêteurs.

Conditions d’accès au micro-crédit

Intérêt social : Les personnes majeures, ayant un compte courant et résidente en France, même si elles sont exclues du système bancaire et du crédit classique, en situation de chômage, allocataires des minimas sociaux ou étudiants, peuvent en bénéficier. – Intérêt économique : Les entrepreneurs, freelances, indépendants et intérimaires, y verront également une solution adapté à l’évolution des modes de travail et au contexte actuel du marché, pour financer la création ou le développement de leur projet professionnel

Plateforme en ligne

logo-mariae_2x.pngPour pouvoir le rôle d’intermédiaire entre particuliers et proposer du micro-crédit, comme des crédits, les plateformes en ligne doivent impérativement être agréées par l’Autorité du contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et être immatriculées en qualité d’intermédiaire participatif auprès de l’ORIAS ( Registre unique des intermédiaires en assurance, finance et banque). Comme pour un prêt bancaire classique, obtenir un prêt entre particuliers nécessite l’établissement d’un contrat entre les parties et la transmission de justificatifs.

Quel projet financer ?

one-03@2x.png Tous types de projets peuvent être financés par un micro-crédit : – la réalisation de travaux d’aménagement – la réparation d’un véhicule – l’achat d’un ordinateur – le règlement d’une créance – un voyage

Combien ça coûte ?

Il existe ce que l’on appelle un taux d’usure en vigueur. Fixé par la Banque de France, il varie en fonction du montant emprunté et de la durée de remboursement. Publiés chaque trimestre au Journal Officiel, voici les taux d’usure en vigueur depuis le 1er avril 2020 : capture_d_e_cran_2020-05-06_a_17.08.22.png Contrat de crédit consentis à des consommateurs n’entrant pas dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation ou ne constituant pas une opération de crédit d’un montant supérieur à 75 000 euros destinée à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. – Prêts d’un montant inférieur ou égal à 3000 euros 21,31% – Prêts d’un montant supérieur à 3000 euros et inférieur ou égal à 6000 euros 11,20% – Prêts d’un montant supérieur à 6000 euros 5,68% Source

 

Les étapes pour avoir le gaz dans mon logement suite à un déménagement

Le compteur de gaz est souvent fermé lors de votre emménagement, pour des raisons évidentes de sécurité. Les démarches à réaliser pour obtenir un nouveau compteur à votre nom dépendent directement du logement dans lequel vous emménagez. Selon l’âge de votre logement, les formalités peuvent s’avérer plus ou moins longues et coûteuses. Il vous faudra dans tous les cas faire ouvrir un nouveau compteur de gaz le plus en amont possible afin d’effectuer votre emménagement dans les meilleurs conditions, et résilier le contrat de votre ancienne habitation. L’essentiel à savoir pour organiser son déménagement gaz
  • Dans votre nouveau logement : prévoyez la mise en service du gaz au moins 2 semaines avant votre date prévue d’emménagement. Il vous suffit de souscrire auprès du fournisseur de gaz de votre choix ;
  • Dans votre ancien logement : n’oubliez pas de résilier votre contrat au plus tard à la date du jour de votre déménagement en contactant votre fournisseur de gaz ;
  • Si vous emménagez dans un logement neuf, il vous faudra aussi peut-être réaliser les démarches pour raccorder votre logement au réseau de gaz ;
  • La mise en service de votre compteur de gaz sera facturée par GRDF (le gestionnaire du réseau quel que soit votre fournisseur).
Fournisseurs d'électricité
Fournisseurs d’électricité
Pensez à effectuer aussi les démarches pour l’électricité si vous décidez de ne pas souscrire un contrat commun pour le gaz et l’électricité auprès d’un seul et même fournisseur.

Souscrire un contrat de gaz

contrat_gaz.pngIl est important de bien suivre les étapes pour la souscription d’une offre de gaz naturel afin de ne pas vous retrouver, le jour de votre emménagement, dans un logement sans chauffage ni eau chaude et sans possibilité de cuisiner. Cela vaut biensur aussi pour l’ouverture de votre compteur électrique. Vous ne pouvez pas reprendre le contrat de gaz de l’ancien locataire. Le locataire sortant doit résilier son contrat, et le nouveau locataire doit souscrire à une nouvelle offre, auprès d’ un fournisseur adapté à ses besoins. Bon à savoir : les infos utiles pour votre souscription – Le numéro PCE (Point de Comptage et d’Estimation) de l’ancien occupant ; – Le nom de l’ancien occupant ; – Le relevé du compteur de gaz (à transmettre le jour même du déménagement) ; – Un RIB pour le prélèvement automatique des factures. Une fois votre contrat souscrit, c’est votre nouveau fournisseur qui contactera GRDF (le gestionnaire du réseau) pour la mise en service du gaz dans le délai que vous aurez choisi (attention : plus le délai est court, plus la prestation est chère).
Si vous emménagez dans un logement neuf, vous aurez peut-être d’autres démarches à effectuer. Avant de pouvoir souscrire un contrat, il vous faudra au préalable demander à GRDF le raccordement de votre logement au réseau de gaz. Il vous faudra également obtenir le certificat de conformité à présenter au technicien GRDF le jour de la mise en service (si le chauffagiste est un Professionnel du Gaz, c’est lui qui s’en charge).

Comment choisir votre fournisseur de gaz naturel ?

Fournisseurs de gaz
Fournisseurs de gaz
Il existe de nombreux fournisseurs de gaz en France dont le plus connu est le fournisseur historique, Engie (ex GDF). Vous pouvez choisir de souscrire chez Engie ou auprès de n’importe quel autre fournisseur. Sachez que la qualité du gaz comme les services de dépannage ne dépendent pas de votre fournisseur mais de GRDF. Ainsi, les seules différences possibles entre les fournisseurs concernent le prix, la qualité de service et l’investissement dans les énergies vertes. Fournisseurs de gaz naturel
Sélection de fournisseurs partenaires. * TR = Tarif réglementé du gaz commercialisé par Engie.
Sélection de fournisseurs partenaires. * TR = Tarif réglementé du gaz commercialisé par Engie.
Les frais de mise en service de votre accès au gaz sont identiques pour tous les clients car ils sont facturés par GRDF. Sachez que si vous êtes bénéficiaire du chèque énergie, vous n’aurez pas à payer ces frais. – En savoir plus sur les tarifs du gaz et de l’électricité ici Pour effectuer vos démarches de souscription d’un contrat d’approvisionnement en gaz et/ou en électricité, vous pouvez vous laisser guider par un conseiller Selectra joignable par téléphone au 09 73 72 73 00. Il déterminera avec vous l’offre la mieux adaptée à vos besoins et la plus économique compte tenu de votre profil de consommation.
Lire aussi : Comment expliquer la variation du prix du gaz ?

 

Comment expliquer la variation du prix du gaz ?

Alors que les prix du pétrole ont chuté avec la pandémie, atteignant des prix négatifs reflétant une baisse significative de la demande et une offre très abondante, les modifications du prix du gaz sont à peine plus complexe à expliquer.

Comment calculer le prix d’un kilowattheure (kWh) de gaz ?

Le prix du kWh de gaz varie d’abord en fonction du fournisseur d’énergie. Engie (que nous connaissions sous le nom de GDF Suez) est le fournisseur historique de gaz et, à ce titre, il se doit de vous proposer les tarifs réglementés. Avec l’ouverture à la concurrence, des fournisseurs alternatifs de gaz (Direct Energie, eni…) proposent des offres mais sont-elles réellement moins chères qu’Engie ? Mais le prix du kilowattheure de gaz varie également en fonction de deux autres paramètres : – Le niveau de consommation du logement (le prix du kWh diminue proportionnellement quand le niveau de consommation augmente) – La zone tarifaire du logement (le prix du kWh est le plus bas pour la zone 1, zone la plus proche du réseau de distribution de gaz), sauf pour les classes de consommation base et B0., et le plus élevé pour la zone 6, la plus éloignée. Exception, le prix du kWh est constant pour le niveau de consommation de Base (consommation inférieure à 1 000 kWh/an), et ce, quelle que soit la zone tarifaire. Exemple de prix au 3/04/2020 du gaz en consommation Base (Zones tarifaires de 1 à 6)
  • Total Direct Énergie : Offre classique : 0.0679 € TTC
  • Eni : Offre astucio eco : 0.0698 € TTC
  • Engie (ex-GDF Suez) : Tarifs réglementés : 0.0710 € TTC
Pour un niveau de consommation B1 (comprise entre 6 001 et 30 000 kWh/an) et B2i (entre 30 001 et 300 000 kWh/an), le prix du kWh € HT varie selon la zone tarifaire mais reste inférieur de 7% chez le fournisseur alternatif eni par rapport aux tarifs réglementés d’Engie (ancien GDF Suez).
Prix du gaz en consommation B1 et B2i
Prix du gaz en consommation B1 et B2i

Convertir des m3 en kWh

Votre compteur affiche une consommation mesurée en m3 et pourquoi alors êtes-vous facturés sur la base d’un prix du kWh ? Rassurez-vous, c’est normal ! Le gaz naturel distribué en France provient de différents gisements gaziers, qui n’ont pas les mêmes qualités et notamment un pouvoir calorifique différent. Ainsi, pour un volume identique de gaz consommé, selon son origine, vous pouvez bénéficier d’une quantité d’énergie différente. De plus,, selon l’altitude de votre lieu de consommation, un mètre cube (m3) de gaz ne libérera pas la même quantité d’énergie. C’est la raison pour laquelle, l’unité de mesure du compteur de gaz (en m3) ne peut pas directement servir d’unité de facturation. La quantité de gaz (m3) doit donc être convertie en quantité d’énergie (kWh) pour pouvoir être facturée au client. Le coefficient qui permet la conversion varie donc selon plusieurs facteurs (altitude, qualité, …) mais on estime qu’en moyenne 1 m3 de gaz équivaut à 10 kWh.

Qu’est-ce que les tarifs règlementés du Gaz ?

Depuis le 20 novembre 2019, les particuliers ne peuvent plus souscrire à un contrat de gaz aux tarifs réglementés. Les foyers français qui sont encore détenteurs d’un contrat de gaz aux tarifs réglementés ont jusqu’au 30 juin 2023 pour changer de contrat et souscrire à une offre de marché. Fixé par les pouvoirs publics et géré par les fournisseurs historiques, le tarif réglementé du gaz concernait encore 38% des ménages en juin 2019. Engie a donc arrêté la commercialisation de ses offres à tarif réglementé depuis le 20 novembre 2019. Les professionnels doivent souscrire à une offre au prix de marché avant le 1er décembre 2020. Les particuliers ont eux jusqu’au 30 juin 2023 pour souscrire une nouvelle offre. Des associations de consommateurs dénoncent la fin des tarifs réglementés du gaz car il n’y aura plus de prix de référence pour le gaz. Ce tarif permettait de comparer les offres à prix fixes et les offres à prix indexés sur le tarif réglementé. Les fournisseurs alternatifs affirment que le consommateur sera gagnant : comparer les offres de marché et faire jouer la concurrence lui permettra de choisir celle qui est la mieux adaptée à ses besoins et à son budget. fournisseurs-gaz-france-2019.png La fin des tarifs réglementés signifie aussi que les fournisseurs alternatifs vont redoubler d’efforts pour capter de nouveaux clients … Un des risques pour le consommateur est d’être victime de démarchage abusif, notamment par téléphone et mail !

Loi Energie-Climat

La loi Energie Climat adoptée en 2019 a pour objectif de lutter contre le réchauffement climatique. En visant la neutralité carbone d’ici 2050, les mesures de cette loi visent une sortie progressive des énergies fossiles et une régulation du secteur de l’électricité et du gaz. Le Conseil d’Etat a jugé le maintien du tarif réglementé de vente de gaz contraire au droit européen en juillet 2017. Il a considéré que le maintien des tarifs réglementés « constitue une entrave à la réalisation du marché concurrentiel du gaz« . C’est dans ce contexte que la loi Energie Climat organise une suppression progressive des contrats au tarif réglementé. Exception pour l’éélectricité, considéré comme un produit de première nécessité ou énergie “non substituable”, contrairement au gaz qui lui n’est pas utilisé par tous les ménages, qui conserve les tarifs réglementés.

La fixation des tarifs du gaz

Chaque année en juillet, les ministères de la Transition Ecologique et Solidaire et de l’Economie et des Finances établissent un barème afin de couvrir les coûts hors approvisionnement et d’approvisionnement et une formule afin de refléter l’évolution pendant l’année des coûts d’approvisionnement. Les coûts d’approvisionnement regroupent les coûts liés à l’achat de gaz naturel auprès des producteurs (extraction des gisements, transport jusqu’aux frontières françaises etc…) Les coûts hors approvisionnement regroupent eux les coûts d’infrastructure, c’est-à-dire les frais de transport, de distribution et de stockage du gaz naturel, ainsi que les coûts de commercialisation. Le reste de l’année, la CRE peut faire évoluer à la hausse ou à la baisse le tarif réglementé en fonction de l’évolution du prix du gaz sur les marchés internationaux. Cette évolution mensuelle intègre le concept de lissage, c’est-à-dire un ajustement pour corriger les variations saisonnières.
Historique des évolutions pour les particuliers depuis 2005
Historique des évolutions pour les particuliers depuis 2005
  • Entre 2005 et décembre 2012, les tarifs réglementés du gaz naturel ont augmenté de 80% en moyenne pour les particuliers.
  • Entre janvier 2013 et décembre 2015, ces mêmes tarifs ont baissé de plus de 12%.
  • De 2016 à 2018, les tarifs ont fluctué tant à la baisse qu’à la hausse.
  • En 2019, les prix du gaz ont baissé suite gel des prix lié au mouvement des gilets jaunes. Une légère hausse des tarifs de 3% HT a suivi en novembre 2019.
Pourquoi ces évolutions du prix du gaz si marquées ? La loi de l’offre et de la demande régit les marchés de gros du gaz naturel, sur lesquels sont indexés les tarifs réglementés. Lorsque l’offre est abondante (depuis le développement aux Etats-Unis de l’exploitation du gaz de schiste ), les prix du gaz baissent. Quand l’offre est faible (suite à une crise politique dans un pays producteur par exemple), les prix du gaz augmentent. Et réciproquement, si la demande augmente, le prix du gaz augmente, si la demande baisse (grâce aux progrès de l’efficacité énergétique ou d’une faible croissance), le prix du gaz baisse.
Lire aussi : Les étapes pour avoir le gaz dans mon logement suite à un déménagement

 

Où sont les étoiles ? Aux fenêtres contre la pollution lumineuse

Les Ambassadeurs de la Nuit sont une cinquantaine de personnes désireuses de participer à des actions concrètes de sensibilisation et de lutte contre la pollution lumineuse. Lancé en décembre 2019 à Montpellier par France Nature Environnement Languedoc-Roussillon, le groupe de bénévoles s’est réuni le 29 février dernier à 1h du matin au centre-ville de Montpellier pour photographier pas moins de 350 commerces éclairés la nuit illégalement. En ce jour de nouvelle lune, FNE LR vous invite à une nouvelle action de sensibilisation.

Profiter du confinement pour repérer les éclairages illégaux depuis sa fenêtre

FNE Languedoc-Roussillon a lancé une action de sensibilisation à la pollution lumineuse. C’est l’occasion d’agir !
Tout faux : un panneau publicitaire éclairé, une enseigne lumineuse, une vitrine et un lampadaire boule
Tout faux : un panneau publicitaire éclairé, une enseigne lumineuse, une vitrine et un lampadaire boule

Trop de lumière nocturne est mauvais pour la santé

Depuis quelques décennies l’éclairage nocturne n’arrête pas d’augmenter. Ces lumières prolongent la journée et font peu à peu disparaître la nuit. L’espèce humaine a besoin d’obscurité. La lumière règle notre rythme circadien et influence la sécrétion de certaines hormones. Une désynchronisation hormonale peut être notamment un facteur de stress, d’obésité, de cancer. Plusieurs études ont montré que pour être en bonne santé nous avons besoin d’obscurité.

La nature aussi a besoin de nuit

Aujourd’hui nous savons que de nombreuses espèces vivantes ont besoin d’obscurité pour se déplacer, se nourrir, se reproduire, communiquer, vivre. Les animaux et les plantes subissent encore plus les désagréments de la pollution lumineuse nocturne car ils n’ont ni toit sur la tête ni volets. Cette disparition de l’obscurité est un des facteurs de la destruction de la biodiversité qu’il serait facile de réduire avec un peu de volonté.

Interdit d’éclairer vitrines et enseignes après 1h du matin

En 2013, un arrêté ministériel a réglementé l’éclairage des commerces et des bureaux allumés la nuit. Depuis 7 ans il est interdit d’éclairer une vitrine de magasin après 1h du matin. Fin 2018 la réglementation a été renforcée et étendue à de nouveaux éclairages. – Pollution lumineuse Bien que la réglementation soit stricte, les contrôles demeurent inexistants et de nombreux élus ne sont même pas au courant de son existence. Nous demandons donc à ce que le respect de l’arrêté du 27 décembre 2018 relatif aux nuisances lumineuses soit enfin assuré ! cp_poll_lum_image2.png

Devenez un Ambassadeur de la Nuit et agissez pour le retour des étoiles depuis chez vous…

A l’occasion de la nouvelle lune, ce jeudi 23 avril, et en cette période de confinement où l’absurdité de certains éclairages est encore plus flagrante, nous invitons les citoyens à faire remonter leurs observations : après 23h, prenez en photo depuis chez vous la pollution lumineuse qui vous entoure. Ensuite envoyez-nous votre photo via le site des Sentinelles de la Nature ou en la publiant sur les réseaux sociaux avec le #oùsontlesétoiles. Vous participerez ainsi à la prise de conscience collective de cette pollution. Nous vous invitons à vous mobiliser pour un monde plus respectueux du vivant, contre le gaspillage énergétique et pour le retour des étoiles !

Présentation FNE

poll_lum_type_2019.pdfTélécharger la présentation FNE

Contact

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT LANGUEDOC-ROUSSILLON 18 RUE DES HOSPICES – 34090 MONTPELLIER 09 72 62 18 15 – www.fne-languedoc-roussillon.fr

 

Documents joints

Oser la relance par le local !

0

Le Bureau de l’AMRF propose à partir de l’expérience actuelle dans les villages ruraux de prioriser l’action sur des enjeux forts pour faire du local un point d’appui clé pour la relance du pays. Agir « depuis le haut et le bas » en même temps, avec un plan Européen et une implication de la commune, actrice clé pour l’économie, le numérique et les personnes âgées. La crise actuelle montre que les inégalités territoriales d’avant la crise amplifient leurs effets pendant. Il convient d’avoir pour ambition de réduire les inégalités avant les prochaines crises environnementales, sanitaires et sociales.

Publication de la Stratégie française pour l’énergie et le climat

0

Le ministère de la Transition écologique et solidaire publie la Stratégie française pour l’énergie et le climat qui fixe le cadre menant la France vers une société décarbonée. La publication, malgré la crise, de ces textes structurants pour tous les secteurs d’activité marque la volonté du Gouvernement de maintenir pleinement son ambition écologique. La Stratégie concerne les secteurs de la construction, des transports, de l’agriculture, de l’industrie, de l’énergie ou encore des déchets et fixe les trajectoires permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

10 propositions de Green Cross pour un financement raisonné du transport aérien

cropped-header1170x250.png

Alors que le Monde traverse une crise sanitaire, économique et sociétale sans précédent de par la pandémie du Covid-19, de nombreux secteurs économiques sont fortement impactés, et sollicitent massivement des aides d’Etat et subventions publiques.

L’attribution de ces aides, dans la continuité de l’Accord de Paris (CoP 21) peut et doit se faire, en particulier au vu des montants inégalés, de manière à construire une société et des territoires plus résilients, et non à maintenir un état de fait qui ne pouvait perdurer, soit parce que non étayé économiquement, soit parce que générateur d’externalités environnementales et sociétales que la planète ne peut physiquement pas supporter.

A cet égard, les décisions qui se prennent actuellement en France pour soutenir le secteur aérien seront fortes de sens, et d’impact. Soit elles peuvent permettre de mettre en place, en forte complémentarité avec les autres moyens de transport, une mobilité saine, écologique sociale et économique de demain, soit elles décupleront une distorsion entre des acteurs français sous perfusion n’ayant pas entrepris le virage de la transition écologique, et un monde de la mobilité, du tourisme et des déplacements d’affaires en pleine mutation, dans un contexte de crise non conjoncturelle mais structurelle.

Le transport aérien a déjà effectué, ces dernières années, de profondes mutations :

  • Les constructeurs et motoristes ont considérablement fait évoluer leurs gammes pour réduire leurs consommations, proposer des avions moins émissifs et plus silencieux,
  • De nombreuses compagnies, souvent de nouveaux acteurs, ont mis en place des démarches de transport aérien plus responsables, autour de l’efficacité énergétique, de la sortie opérationnelle du plastique jetable à usage unique, et de mesures de compensation effective de ce qui ne peut être réduit,
  • La démarche CORSIA, encore trop timide dans ses engagements puisque uniquement indexée sur la croissance à venir ( ?) du secteur aérien, a néanmoins prouvé et la possibilité de quantification des émissions, et la possibilité d’une coopération internationale pour un transport aérien plus écologique.

Aujourd’hui, la France est à la croisée des chemins. Les décisions et modalités d’application qui seront prises quant au soutien à la filière peuvent conduire soit à inscrire le pays dans une logique d’innovation et de responsabilité écologique, soit à obérer les innovations déjà entreprises vers la transformation écologique du secteur, et donner l’impression de conforter des dynamiques économiques qui ne sont plus adaptées au secteur actuel.

Les évolutions actuelles des cours du pétrole, sont extrêmement liées à la chute de la demande dans un secteur déjà en excédent d’offre. Elles incitent à mettre en place des dispositifs fiscaux, éventuellement flottants, pour éviter toute régression écologique dans le choix des mobilités. Il s’agit en particulier de limiter les distorsions économiques handicapant le train, solution de mobilité la plus écologique et un atout de la France, sur les autres formes de mobilités. Il s’agit également de réaffirmer le principe pollueur-payeur notamment par la mise en place rapide d’une fiscalité carbone, dont l’aérien pourrait être l’un des premiers obligés. Les initiatives déjà prises en ce sens en Suède, en Allemagne, en Suisse, en Grande-Bretagne mais également en Nouvelle-Zélande et au Japon, montrent toute l’opportunité et tout l’intérêt d’agir maintenant, et de mettre en place des dispositifs à la hauteur des enjeux.

Les préoccupations sanitaires des voyageurs conduisent également à repenser en profondeur les déplacements, en particulier aérien, qu’il s’agisse de l’approche et de l’arrivée à l’aéroport, des contrôles et du transit aéroportuaire, du parcours aérien proprement dit, et de l’arrivée à destination.

La situation et les évolutions à venir sur le secteur est fortement différente entre la France Métropolitaine et les Outre-Mers. Ces derniers ont un besoin structurel vital d’infrastructures aériennes permettant non seulement une continuité territoriale importante, mais également une coopération de voisinage leur permettant de démultiplier leur résilience sanitaire et sociale, économique, alimentaire et humaine. Les difficultés rencontrées, notamment en Océanie, dans l’Océan Indien et aux Antilles, montrent l’importance d’une démarche prospective, d’aménagement du territoire et de coopération régionale actualisées. Les solutions apportées, y compris dans l’urgence, ont ébauché de nouvelles perspectives, en particulier via la solidarité européenne, et des coopérations et solidarités de voisinage surpassant les difficultés.

On ne saurait également traiter des évolutions du transport aérien, et de leur financement, sans évoquer l’impact de la crise sur les comportements touristiques et les déplacements professionnels. La réponse aux préoccupations sanitaires s’accompagnera probablement d’une recherche de tourisme plus durable. Ceci générera des attentes accrues quant aux comportements des opérateurs, tant en terme de responsabilité financière, sociale qu’écologique, mais également de comportements individuels en quête de sens, et de responsabilité. Ces évolutions laissent également préjuger des incertitudes tant sur la demande que sur l’offre de transport, ainsi que sur les destinations et modes opératoires, qui conduisent à préparer le secteur à une grande versatilité, à une performance accrue, et à une capacité de résilience à développer.

C’est pourquoi Green Cross effectue, à destination des décideurs publics et privés français, à l’échelon national comme sur les territoires, 10 propositions pour un financement raisonné du transport aérien, à même de répondre aux enjeux et urgences actuelles.

Accélérer et rendre irréversible le renouvellement de la flotte pour des avions plus responsables.

L’évolution récente des technologies, en très grande partie imputable aux innovations des entreprises françaises et européennes, ont fait émerger une génération entière d’avions plus économiques, écologiques et silencieux que leurs prédécesseurs. Alors que le secteur est actuellement surcapacitaire, et que le démantèlement des avions est une activité intense en emplois, économiquement viable et utile écologiquement, nous proposons d’accélérer ce mouvement de renouvellement.

Proposition 1 : rendre fiscalement incontournable (taxation et/ou incitation au démantèlement) le démantèlement écologiquement et socialement responsable des avions de la flotte consommant plus de 30% de carburant de plus par kilomètre-passager que le leader de leur catégorie.

Cette proposition sera accélérée dans sa réalisation si l’on s’assure que dans les plans de reprise des compagnies aériennes, ce sont bien les avions les plus sobres qui sont remis en service les premiers.

Proposition 2 : obliger à ce que la remise en service commence par les avions les plus sobres dans leurs émissions (probablement les plus récents).

Développer l’efficacité opérationnelle et la responsabilité écologique aérienne du secteur aérien

De nombreuses actions ont été effectuées, soit par les opérateurs européens (et britanniques), soit par les institutions du transport aérien, via la recherche et l’innovation financée par le secteur public européen et national. Ceci a rendu possible des avancées opérationnelles majeures en opération aériennes, qu’il s’agisse des aéroports et moyens au sol, de l’opération des avions, ou bien du guidage aérien. Ces dynamiques doivent être encouragées et accélérées.

Proposition 3 : systématiser l’éco-pilotage en vol et au sol (groupe de parking dans tous les aéroports internationaux du territoire pour limiter l’usage de l’APU, routes plus directes, roulage au moins un moteur en moins, approche équilibrée pour la réduction du bruit).

Proposition 4 : rendre obligatoire la certification Airport Carbon Accreditation (ACA) niveau 3 ou supérieur de tous les aéroports du territoire (outremers compris), et ce avant le 1er janvier 2022, et faciliter en contrepartie la réalisation des opérations nécessaires à cette certification.

Fiscaliser le transport aérien pour une responsabilité écologique accrue

Dans le respect de la feuille de route issue de la CoP 21, mais également de la programmation pluriannuelle de l’énergie et de la loi d’orientation sur les mobilités, il est essentiel de s’assurer que les mobilités en France évoluent pleinement dans le respect des objectifs d’émissions carbone, de qualité de l’air fixées à l’échelle européenne. L’évolution actuelle des prix du pétrole, en l’absence de fiscalité du carbone, ne permet plus actuellement que les choix de rationalité économique soit en rapport avec les externalités générées sur la planète.

Les exemptions fiscales historiques du secteur aérien créent une distorsion de concurrence envers les modes de transport plus écologiques, et ne permettent même pas aux compagnies ayant investi dans du matériel moderne et écologique de tirer le fruit de leur investissement.

C’est pourquoi nous affirmons, au-delà des controverses et de la réticence des représentations actuelles du secteur à envisager l’éventualité d’une fiscalité, qu’il est essentiel que la puissance publique prenne ses responsabilités, et, à l’image de la dynamique actuellement entreprise en Grande-Bretagne ou en Allemagne, mette en place cette fiscalité écologique du secteur aérien trop souvent retardée, mais éminemment nécessaire à l’échelle de la France Métropolitaine, et plus largement de l’Europe. Cet outil sera un outil de compétitivité, dont les opérateurs aériens qui joueront le jeu en sortiront renforcés et en bonne situation de compétitivité, à l’échelle nationale, européenne et internationale.

Proposition 5 : instaurer une taxe carburant (sur le JET-A1) qui fonctionne comme une TIPP flottante (40% quand le pétrole est sous 50 euros / baril, 20% entre 50 et 80 euros / baril, 8% au-delà)

Proposition 6 : défiscaliser temporairement les carburants alternatifs durables (au seins défini par l’OACI) n’entraînant ni compétition avec l’alimentation humaine, ni occupation de foncier agricole ou consommation de ressources en eau ou en biodiversité.

La compensation carbone, dont les évolutions des deux dernières années ont montré qu’elle correspondait à une attente sociétale forte, voire essentielle, peut être à la fois encouragée, accompagnée et renforcée par la loi.

Proposition 7 : rendre obligatoire la compensation carbone pour tous les trajets intra-France (métropole et outremers), au départ et à destination de la France, et ce sur une base de compensation de 24 euros la tonne de CO2 émise en 2021, évaluée annuellement jusqu’à atteindre 100 euros la tonne en 2035).

Il est possible pour ceci de reprendre les modes de calculs suggérés par CORSIA, mais en imposant la compensation non sur la croissance du secteur, mais bien sur l’ensemble du trafic, et en intégrant tous les trajets interne France (y compris les outremers), au départ et à destination de la France,

Impliquer l’ensemble de la filière du transport aérien (depuis le constructeur jusqu’au voyagiste) dans une approche globale

Les difficultés récentes entre voyagistes et opérateurs aériens montrent l’importance de développer, par exemple autour de la responsabilité environnementale, une nouvelle éthique relationnelle dans l’organisation de bout en bout du déplacement aérien, et du voyage. De nombreux français en ont fait les frais puisqu’elles ont engendré des refus de remboursement sur des montants particulièrement élevés.

Proposition 8 : obtenir de l’ensemble des voyagistes (physiques et en ligne) proposant des voyages à des voyageurs français qu’ils consacrent 10% de leurs commissions à des projets de compensation à haute valeur écologique et sociale.

Au-delà des effets d’annonce effectués par certains opérateurs, communiqués largement mais parfois peu suivi d’effets, le transport aérien a la capacité d’effectuer une transformation écologique, sociale et économique pertinente autour de la sortie du plastique, de l’économie circulaire, de la diversité et du handicap, qui doit être encouragée par une incitation législative forte et des échéances resserrées.

Proposition 9 : obliger à la mise en place sous 24 mois d’une politique écologiquement responsable appliquée de manière opérationnelle: 0 plastique jetable à usage unique au 15 juin 2021, gestion des déchets de bord 5 flux, accessibilité aux personnes à mobilité réduite…).

Le voyageur ne sera incité, quel que soit le moyen de transport en commun, à reprendre son voyage que parce que les conditions sanitaires lui seront garanties comme irréprochables, par des engagements où tous les opérateurs de la filière jouent leur part.

Proposition 10 : généraliser d’une approche sanitaire et de santé irréprochable, sur l’ensemble du parcours voyageur (mise à disposition de masques, gel et gants), prise de température voyageur, présence d’un cabinet médical en aéroport ayant des capacités de test rapide – cf. Corée du Sud, Australie…, gestion des eaux propres et usées, recyclage et valorisation des équipements usagés…).

Nous recommandons un petit succès rapide, essentiel pour la protection du consommateur.

De nombreux témoignages font état d’annulations, de surfacturations ou de reports massifs et abusifs de compagnies françaises, qu’il s’agisse de vols commerciaux ou de vols de rapatriement. Cette situation va à l’encontre de la nécessaire exemplarité et intégrité dont doivent faire preuve des sociétés aidées par la puissance publique, et il convient d’y mettre bon ordre par une mission d’enquête et des actions correctives appropriées.

Petit succès rapide : mettre en place avant juin une mission d’enquête parlementaire sur les annulations / reports : surfacturations de vols opérés dans le contexte du rapatriement par les compagnies aériennes françaises ou ayant opéré à la demande d’opérateurs français.

Enfin, il est temps que l’Etat réaffirme son rôle d’aménageur visionnaire de long terme, tant en terme de maillage territorial des aéroports, de plateformes multimodales que de structuration des filières aéronautiques. C’est l’engagement qu’il a pris lors de l’Accord de Paris, et cet engagement nécessite une politique cohérente de maîtrise de l’empreinte carbone, des ressources en eau, de la biodiversité et du foncier :

  • mise en complémentarité, et en réseau opérationnel de l’offre aérienne avec le train, conduisant à privilégier systématiquement le train pour tous les déplacements inférieurs à 3 heures par une simplicité d’usage, et des taxes spécifiques adaptées,
  • développement sur les outremers d’une offre aérienne adaptée et responsable permettant et la continuité territoriale (en particulier sur la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie, Wallis-et-Futuna, la Guyane), et une intégration régionale accrue,
  • accompagnement à l’innovation écologiquement responsable du secteur aérien, à une meilleure prise en compte de la santé dans l’expérience aérienne et ferroviaire (espace, pressurisation ou conditionnement d’air avec des filtres adaptés, lumière…), et à une performance écologique ambitieuse.

Ceci peut être fait en considérant que le transport aérien français est fait d’une myriade d’acteurs, et qu’il convient dans les aides de respecter la neutralité vis-à-vis de la concurrence, et que la majorité des aéroports sont opérés grâce aux concours des régions, chambres de commerces, collectivités locales et représentations consulaires.

Tout ceci peut être fait à court terme, et dans le respect d’une compétitivité forte de la France dans le secteur aérien, d’un message qui rassure et responsabilise le voyageur, et d’un niveau d’exigence et d’accompagnement qui permette au secteur d’innover et de devenir encore plus compétitif, engagé, et innovant.

Nicolas Imbert, directeur de Green Cross

3ème rapport des Artisans de la transition sur la politique climatique de la Banque nationale suisse

5d920acf5fca3.png Les Artisans de la transition ont rendu public leur troisième rapport sur la politique climatique de la Banque nationale suisse et aimeraient vous inviter à en prendre connaissance : il n’est pas technique et il est extrêmement instructif. Voici quelques points clefs.

Incompétence

Après avoir opposé un « no comment » pendant plusieurs années à propos du réchauffement climatique, la BNS a enfin livré sa vision des risques climatiques fin 2019. Selon elle, la Suisse n’étant pas en bord la mer, ses biens matériels étant bien assurés, la redondance des centres de calcul des banques étant garantie et l’industrie lourde étant très peu présente dans le pays, les risques que pose le changement climatique à l’économie et au système financier suisses seraient modérés, voire faibles.

Message erroné

Pour prendre les bonnes décisions, les acteurs financiers scrutent les messages des banques centrales jusque dans leurs moindres détails. Sur le changement climatique, le message que la BNS envoie à toute la place financière suisse est très clair : il n’y aurait pas de problème. Et tout indique que les acteurs financiers suivent cette appréciation. Le montant des prêts que Crédit Suisse a accordé à la filière des énergies fossiles dans le monde depuis quatre ans équivaut à 1,7 fois ses fonds propres. UBS a multiplié par neuf ses investissements annuels dans le charbon en 2019. Trois quart des soixante plus grandes caisses de pension suisses n’ont aucune politique climatique.

Mauvaise gestion

Ce manque de vision et d’anticipation se reflète dans la gestion du portefeuille d’actions de la BNS. Pour la troisième fois, l’association Artisans de la transition a analysé les investissements de la BNS dans l’industrie des énergies fossiles. Selon les calculs du prestataire ISS-Ethix, la BNS est responsable de 43,3 millions de tonnes d’émissions de CO2eq par an, soit presque autant que la Suisse entière (47 millions de tonnes de CO2eq en 2017). En outre, 40 % de cet argent sont placés dans des entreprises qui n’ont aucune stratégie pour respecter l’accord de Paris sur le climat. Ce portefeuille favorise une trajectoire de réchauffement de 4 à 6°C d’ici 2100, ce qui rendra la Terre largement inhabitable à l’horizon du siècle.

Bonne nouvelle !

Rapport Artisans de la Transition : « Sur le climat, la BNS égare la place financière suisse »La bonne nouvelle est que de plus en plus d’économistes de haut vol se mettent à défendre une approche radicalement différente des risques liés au réchauffement du climat. Ces personnes qualifiées appellent à aplatir la courbe des risques climatiques. Le rapport des Artisans de la transition documente leurs prises de position, ainsi que l’initiative de la Banque centrale européenne (BCE) d’inclure les risques climatiques au coeur de son action.

Cinq propositions

Les Artisans de la transition adressent en conséquence des recommandations à la BNS et à la Finma, l’autorité de surveillance des acteurs financiers. Plus largement, ils demandent la création en Suisse d’une coordination finance-climat au sein de la Confédération pour respecter l’accord de Paris. La place financière suisse a une telle taille qu’elle peut largement aider à faire la différence. – 1) Après un long immobilisme sur le changement climatique, la Banque nationale suisse (BNS) a rejoint, en avril 2019, le Réseau des banques centrales et de superviseurs pour le verdissement du système financier. En novembre, elle a fait connaître sa vision des risques dus au changement climatique. – 2) La redondance des centres de calcul des banques, le filet de sécurité des assurances, la situation du pays loin du littoral marin et une économie très peu dotée en industrie lourde amènent la BNS à juger modérés les risques liés au changement climatique pour l’économie et le secteur financier suisses. – 3) Cette évaluation profondément défaillante induit la place financière suisse en erreur et l’expose à de très graves conséquences. De 2016 à 2019, Credit Suisse a prêté 75 milliards de dollars à la filière des énergies fossiles dans le monde, soit 1,7 fois ses fonds propres. UBS a multiplié par neuf ses investissements annuels dans le charbon en 2019. Trois quart des soixante plus grandes caisses de pension suisses n’ont aucune politique climatique. Or, des politiques climatiques ambitieuses jointes à l’évolution du marché vers des énergies moins intensives en carbone pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat entraîneront une dépréciation massive de ces actifs. – 4) La BNS est très en retard sur la réflexion au sein des banques centrales en Europe pour comprendre et tenir compte de la gravité des risques climatiques. Réunis sous l’égide de la Banque des règlements internationaux basée à Bâle, un groupe d’éminents économistes explique très bien pourquoi : « L’accumulation de CO2 atmosphérique au-delà de certains seuils peut conduire à des impacts irréversibles, ce qui signifie que les causes biophysiques de la crise seront ensuite difficiles sinon impossibles à supprimer, écrivent-ils. Alors que, dans une crise ordinaire, il est possible [aux banques centrales] de sortir d’affaire les banques en détresse, cela sera beaucoup plus difficile avec des économies rendues non viables à cause du changement climatique. » – 5) Les risques climatiques soumettent les démocraties à un choix qui rappelle leur face à face avec la pandémie de Covid-19 : réorienter leur économie pour endiguer le plus vite possible les émissions de CO2 en acceptant de mettre à mal des pans entiers d’activités qui dépendent des énergies fossiles ou laisser filer leur trajectoire actuelle et causer des dégâts physiques tellement énormes qu’ils ne pourront que détruire l’économie ? Si elle veut garder une chance de pouvoir gérer les chocs à venir pour sauver l’économie, la BNS doit se joindre aux voix qui appellent en urgence à « aplatir la courbe des risques climatiques » pour éviter l’effondrement des économies.

A vous de jouer !

Prenez le temps de lire ce rapport et d’en parler autour de vous, faites le circuler le plus possible. Il sera peut-être de nature à suggérer de nouvelles pistes d’action et de mobilisation pour enrayer la crise climatique. Rapport Artisans de la Transition : « Sur le climat, la BNS égare la place financière suisse »Télécharger le rapport 2020  (pdf)

Pourquoi un rapport sur la BNS au moment où la Suisse est confrontée à la pandémie de Covid-19 ?

Parce que la BNS tiendra son assemblée générale le 24 avril et parce que la crise sanitaire aiguë actuelle ne doit pas masquer aux yeux des Suisses la poursuite de la crise chronique bien plus grave qui affecte le climat et bouleversera les conditions de vie des humains pendant les siècles à venir. L’arrêt momentané forcé d’une partie importante de l’économie implique la mise sur pied prochaine de plans de relance, qui devront absolument tenir compte de la donne climatique et écologique. Pour élaborer ces plans, la BNS sera mise à contribution. Or, il y a de fortes chances qu’elle n’aidera pas à en écarter les composantes de l’économie qui gonflent la courbe des risques climatiques alors qu’il est impératif de l’aplatir. D’où l’intérêt éminent d’alerter, dans un langage accessible à tous, sur ce problème aigu en cette période cruciale. Ce rapport montre le poids de la BNS au sein de la place financière helvétique et mondiale, son retard marqué dans la compréhension des risques climatiques sur les autres banques centrales européennes, en particulier la BCE, le risque que cela représente pour l’économie suisse et l’influence positive et peut-être décisive que la BNS pourrait avoir sur la dynamique économique helvétique si elle changeait sa vision des risques climatiques.

La BNS a le pouvoir d’influencer le cours du changement climatique

La BNS a le pouvoir d'influencer le cours du changement climatique
La BNS a le pouvoir d’influencer le cours du changement climatique

 

Documents joints