Dans la continuité de la publication de sa feuille de route pour une transition numérique écologique, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable a adopté ce mercredi une proposition de loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France (« REEN »). Le président de la commission Jean-François Longeot a insisté sur le caractère inédit d’un texte abordant pour la première fois un angle mort des politiques publiques : la chaîne de valeur numérique, des terminaux aux centres de données, en passant par les réseaux. Il a par ailleurs souligné que cette proposition de loi était complémentaire des travaux menés par la commission pour assurer l’aménagement numérique du territoire : garantir la couverture intégrale du territoire en fibre permettra de recourir à une connexion filaire ou Wifi, beaucoup moins énergivore qu’une connexion mobile.
Les applications de notation, un ingrédient de poids sur le chemin de la transition alimentaire ? Un Rapport Terra Nova
Synthèse
Dans le prolongement de ses travaux sur la transition alimentaire, Terra Nova s’intéresse ici aux applications de notation alimentaire et à leur incidence avérée sur les décisions d’achat des consommateurs. Ces outils ont rencontré un succès important, comme l’indique le nombre élevé de leurs utilisateurs. Selon les résultats d’une étude IFOP réalisée en 2019, 25 % des consommateurs français utilisent désormais une application de notation en faisant leurs courses. La très large diffusion d’applications comme Yuka, certainement la plus connue de toutes, témoigne de ce mouvement de fond. Ces applications répondent à des demandes fortes et légitimes de consommateurs qui sont de plus en plus soucieux de la qualité sanitaire et nutritionnelle de leur alimentation et de celle qu’ils donnent à leurs enfants: une information tierce, instantanée et synthétique, qu’ils ne trouvent pas toujours sur l’emballage des produits (en particulier lorsque la marque a décidé de ne pas afficher le Nutri-score du produit). En quelques années, ces applications ont permis de faire bouger des lignes et de faire évoluer le rapport de force entre consommateurs, distributeurs, industriels (transformateurs) et producteurs. De nombreux dispositifs ont émergé, en réponse à à ces nouveaux besoins, que ce soit à l’initiative des distributeurs, des consommateurs, de la puissance publique ou d’ONG. L’ouverture des informations ainsi que la construction de bases de données ont rendu possibles de nouveaux usages. De nombreux industriels et distributeurs ont réagi en proposant leurs propres outils, en améliorant la qualité nutritionnelle de leurs produits ou en collaborant avec les initiateurs de ces nouvelles solutions. Toutefois, cet engouement suscite encore des interrogations de la part de certains industriels, scientifiques et associations de consommateurs. Les principales critiques concernent la rigueur scientifique des systèmes de pondération, la fiabilité des données utilisées, la transparence des algorithmes et l’usage des données personnelles des utilisateurs. Alors que le nombre d’initiatives ne cesse d’augmenter, l’objectif de cette note est de faire le point sur les applications et outils existants pour orienter le consommateur dans son souhait d’améliorer la qualité nutritionnelle, sanitaire, sociale et environnementale de son alimentation mais également de mettre en lumière les risques, les limites et les possibilités nouvelles créés par ces instruments.Dossier du rapport
SOMMAIRE- 1. De nouveaux besoins chez les consommateurs
- 1.1. L’impact avéré de l’alimentation sur la santé
- 1.2. La multiplication des crises sanitaires
- 1.3. Le rôle de l’alimentation dans la transition écologique et sociétale
- 1.4. Une évolution des pratiques alimentaires
- 2. L’émergence de nouveaux outils pour y répondre
- 2.1. Les réponses de l’État
- 2.1.1. La reconnaissance officielle du Nutri-score
- 2.1.2. L ’Oqali
- 2.1.3. La labellisation
- 2.2. Les applications classiques de notation nutritionnelle
- 2.2.1. De la confrontation à la coopération
- 2.2.2. L’émergence de nombreux acteurs
- 2.2.3. Open Food Facts
- 2.2.4. Yuka
- 2.3. Les nouvelles applications de personnalisation alimentaire
- 2.3.1. My label
- 2.3.2. Siga
- 2.3.3. Des applications en réponse aux besoins physiologiques des utilisateurs
- 2.3.4. Les applications pour des régimes alimentaires spécifiques
- 2.1. Les réponses de l’État
- 3. La réponse des industriels
- 3.1. Une modification de la composition nutritionnelle des produits
- 3.2. La mise en place de leurs propres outils d’information nutritionnelle
- 3.2.1. Des applications : « Y’a quoi dedans ? », « l’Appli des consos »
- 3.2.2. Une plateforme numérique « Num–alim » alimentée par une base de données « CodeOneline food »
- 3.3. La collaboration avec les applications existantes
- 3.4. Les chartes d’engagements
- 4. Propositions
- 4.1. Implication continue des consommateurs
- 4.2. Renforcement des efforts dans la recherche
- 4.3. Une plus forte régulation des applications de notation
- 4.4. Pousser les industriels à aller plus loin dans leurs démarches
- 4.4.1. Responsabilisation renforcée des interprofessions
- 4.4.2. Affichage du Nutri-score sur l’intégralité des produits
- 4.4.3. Communication obligatoire de la composition nutritionnelle des produits dans une base de données open data gérée par l’Oqali
- 4.4.4. Accroître le nombre d’accords collectifs volontaires entre producteurs, filières et pouvoirs publics.
- Conclusion
A propos de Terra Nova
Terra Nova est un think tank progressiste indépendant ayant pour but de produire et diffuser des solutions politiques innovantes en France et en Europe.
La direction de Terra Nova est assurée par le président de Terra Nova, Lionel Zinsou, et par le directeur général de Terra Nova, Thierry Pech. La direction détermine la politique générale de Terra Nova et prend les décisions nécessaires à sa mise en œuvre.
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Une décennie pour le développement de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone en France
Rapport sur l’hydrogène en France
« L’année qui se termine restera marquante à plusieurs égards. Pour tous, l’ampleur de la crise sanitaire, sociale, économique encore en cours a profondément bouleversé nos certitudes et nos habitudes, notre manière de travailler, de nous déplacer, de nous rencontrer. Pour nous, professionnels de l’hydrogène, l’année 2020 restera aussi l’année du passage à l’échelle. Le passage à l’échelle pour lequel nous nous mobilisons chaque jour depuis longtemps et qui va permettre à l’hydrogène de devenir une alternative compétitive dans la course aux solutions bas carbone pour atteindre la neutralité à l’horizon 2050. Cinq ans après les accords de Paris, l’urgence climatique n’a jamais été aussi forte. Les conséquences de la crise sanitaire sur des secteurs entiers de notre économie la double d’une urgence économique plus que pressante. Dans ce contexte, l’hydrogène a un rôle déterminant à jouer, non seulement pour atteindre nos objectifs climatiques, mais également pour créer de la valeur en développant la compétitivité de notre industrie et l’emploi sur tout le territoire. Le gouvernement français l’a bien compris et a saisi l’opportunité de la relance pour concrétiser un soutien d’ampleur à notre filière. La stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné, rendue publique le 8 septembre dernier, signe un programme ambitieux et cohérent où l’économie rejoint l’écologie, en ligne avec la vision exposée dans notre Manifeste en juillet. Décarboner l’industrie et investir dans des capacités de production pour faire émerger une filière française compétitive de l’électrolyse, développer une mobilité lourde décarbonée, soutenir la R&D et le développement de compétences sur les briques technologiques clés, ces trois axes doivent permettre à la France de devenir un champion de l’hydrogène renouvelable et bas carbone aux niveaux européen et mondial. Elle en a les atouts et le montant du soutien annoncé lui en donne les moyens. En janvier dernier, nous évoquions tous la décennie de l’hydrogène. Nous y entrons aujourd’hui résolument avec le dynamisme qui est le nôtre et avec le soutien que nous donne la stratégie gouvernementale. Une stratégie qui reconnaît notre filière comme une industrie à part entière – à haute valeur ajoutée environnementale, technologique et économique – et qui nous engage. Si nous serons vigilants sur sa mise en oeuvre qui doit bénéficier aux acteurs industriels français dans le cadre d’un développement économique des territoires, nous avons maintenant la responsabilité de co-construire un déploiement harmonieux, coordonné et structuré, à la fois sur l’ensemble de la chaîne de valeur et sur tout le territoire national. Sachons saisir cette opportunité unique et nous montrer à la hauteur des défis qui sont devant nous ! » Philippe Boucly, Président de France Hydrogène
Infographie : Perspective 2020-2030 : Une décennie pour le développement de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone
Infographie : Perspective 2020-2030 : Une décennie pour le développement de l’hydrogène renouvelable et bas-carboneRapport L’hydrogène en France – Édition 2020
Rapport sur l’hydrogène en France – Edition 2020A propos de France Hydrogène
Réunissant près de 250 membres, France Hydrogène fédère les acteurs de la filière française de l’hydrogène structurés sur l’ensemble de la chaîne de valeur : des grands groupes industriels développant des projets d’envergure, des PME-PMI et start-ups innovantes soutenues par des laboratoires et centres de recherche d’excellence, des associations, pôles de compétitivités et des collectivités territoriales mobilisés pour le déploiement de solutions hydrogène. Son ambition : accélérer le développement de solutions hydrogène pour réussir la transition énergétique, dynamiser l’économie et créer de la valeur localement pour améliorer la qualité de vie de tous.Documents joints
Le Traité sur la charte de l’énergie pollue la lutte climatique et protège les pollueurs
Peu connu, le Traité sur la charte de l’énergie (TCE) est entré en vigueur à la fin des années 1990, notamment pour sécuriser les approvisionnements énergétiques des pays de l’UE. Détourné de sa fonction, il est désormais utilisé par les investisseurs pour intimider et sanctionner les pouvoirs publics lorsque ces derniers envisagent de modifier les réglementations portant notamment sur des infrastructures et investissements insoutenables du point de vue climatique.
Pour Maxime Combes, en charge des enjeux commerce/relocalisation à l’Aitec et porte-parole d’Attac France, « à l’heure où il faudrait accélérer l’abandon du charbon, du gaz et du pétrole, arrêter de prospecter et mettre en exploitation de nouveaux gisements, fermer des centrales polluantes, rendre plus contraignantes les normes industrielles, le TCE est une puissante arme aux mains des pollueurs pour dissuader les pouvoirs publics de prendre de telles mesures, et les sanctionner sinon ».Alors que l’accord de Paris sur le climat se montre incapable d’imposer aux États récalcitrants des politiques climatiques plus ambitieuses, un accord international contraignant sur le climat existe : le Traité sur la Charte de l’énergie ! Il protège notamment les investisseurs qui depuis des dizaines d’années ont investi dans les énergies fossiles. Le TCE est un puissant outil du droit international qui contribue à dissuader les pouvoirs publics, et les sanctionner le cas échéant, s’ils viennent à prendre des décisions réellement ambitieuses en matière climatique. C’est ainsi que la loi Hulot sur les hydrocarbures a été édulcorée, que le plan de sortie du charbon aux Pays-Bas est ralenti, que l’Italie est attaquée pour avoir introduit un moratoire sur les forages offshore, parmi des dizaines d’exemples. Le TCE contribue donc à rendre risqué, d’un point de vue juridique et financier, les politiques consistant à modifier les réglementations afin d’accélérer la transition énergétique. Le TCE induit un risque de « gel réglementaire » : des mesures rendues nécessaires par l’aggravation de la crise climatique sont édulcorées ou abandonnées. Le TCE dote l’industrie fossile d’un garde du corps juridique et d’une police d’assurance qui contribuent à pérenniser un système énergétique climaticide. De plus en plus contesté, le TCE fait désormais l’objet d’un processus de négociation en vue de sa « modernisation », avec une nouvelle réunion prévue ces 16 et 17 décembre. La note montre combien ce processus n’a quasiment aucune chance de voir les 53 membres du TCE se mettre d’accord pour subordonner le droit des investisseurs aux objectifs climatiques. Pour la société civile, le temps est donc venu d’en sortir. Idéalement au niveau de l’UE, a minima au niveau français. Ce n’est ni un objectif inatteignable ni idéaliste : l’Italie a déjà pris cette décision et son retrait du TCE est effectif depuis presque 5 ans. Le temps est venu que la France et l’UE en fassent autant. Au nom de l’impératif climatique et de la démocratie.
Note
briefingpaper_charte_energie_1_.pdf?pk_campaign=Infolettre-2652&pk_kwd=france-attac-org-img-pdfPour aller plus loin
-> En décembre 2019, dans une lettre ouverte signée par Attac et l’Aitec, 278 syndicats et associations ont appelé l’UE et les États-membres à se retirer du TCE -> Ce 8 décembre, 200 scientifiques ont appelé l’UE et les États-membres à se retirer du TCE
Une reprise verte à la suite de la pandémie est essentielle pour combler le fossé de l’action climatique, selon un rapport de l’ONU
- Un reprise verte à la suite de la pandémie peut permettre aux niveaux d’émissions prévus pour 2030 de se rapprocher des niveaux nécessaires pour atteindre l’objectif d’un réchauffement à 2°C, mais davantage de réductions seront nécessaires pour atteindre l’objectif de 1,5°C de réchauffement
- La baisse des émissions liée à la pandémie en 2020, qui représente jusqu’à 7 %, aura un impact négligeable sur le changement climatique
- Les nouvelles promesses visant à atteindre zéro émissions nettes sont les bienvenues, mais elles doivent être traduites dans les engagements que les pays ont pris dans le cadre de l’Accord de Paris et être soutenues par des mesures rapides
« L’année 2020 est en passe de devenir l’une des plus chaudes jamais enregistrées, et les incendies, les tempêtes et les sécheresses continuent de faire des ravages », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. « Cependant, le rapport du PNUE sur les écarts entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions montre qu’une reprise verte à la suite de la pandémie peut réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et contribuer à ralentir le changement climatique. J’exhorte les gouvernements à soutenir une reprise verte lors de la prochaine étape des interventions budgétaires liées à la COVID-19 et à renforcer sensiblement leurs ambitions en matière de climat en 2021 ».Chaque année, le rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions évalue l’écart entre les émissions prévues et les niveaux conformes aux objectifs de l’Accord de Paris, qui consiste à limiter le réchauffement climatique au cours de ce siècle à un niveau bien inférieur à 2 °C et à viser 1,5 °C de réchauffement. Le rapport constate qu’en 2019, les émissions totales de gaz à effet de serre, qui comprennent les changements d’affectation des terres, ont atteint un nouveau sommet de 59,1 gigatonnes d’équivalent CO2 (Gt éq CO2). Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de 1,4 % par an en moyenne depuis 2010, avec une augmentation plus rapide de 2,6 % en 2019 en raison d’une forte augmentation des incendies de forêt. Cette année, en raison de la réduction des déplacements, de la baisse de l’activité industrielle et de la diminution de la production d’électricité en raison de la pandémie, les émissions de dioxyde de carbone devraient diminuer de jusqu’à 7 % en 2020. Toutefois, cette baisse se traduit par une réduction de 0,01 °C seulement du réchauffement climatique à l’horizon 2050. En attendant, les CDN restent insuffisantes.
Une relance verte est essentielle
Toutefois, une reprise verte à la suite de la pandémie pourrait réduire jusqu’à 25 % des émissions prévues en 2030 sur la base des politiques en place avant la COVID-19. Une reprise verte porterait les émissions en 2030 à 44 Gt éq CO2, au lieu des 59 Gt éq CO2 prévus, ce qui dépasse de loin les réductions d’émissions prévues dans les CDN inconditionnelles, qui orienteraient le monde sur la voie d’une augmentation des températures de 3,2 °C. Une telle reprise verte placerait les émissions dans la fourchette qui donne 66 % de chances de maintenir les températures en dessous de 2 °C, mais serait encore insuffisante pour atteindre l’objectif de 1,5 °C. Les mesures à privilégier dans le cadre de la relance budgétaire verte comprennent un soutien direct aux technologies et infrastructures à émissions zéro, la réduction des subventions aux combustibles fossiles, l’interdiction de construire de nouvelles centrales au charbon et la promotion de solutions fondées sur la nature, notamment la restauration des paysages et le reboisement à grande échelle. Selon le rapport, les mesures de relance budgétaire verte ont été limitées jusqu’à présent. Environ un quart des membres du G20 ont consacré une partie de leurs dépenses, jusqu’à 3 % du PIB, à des mesures à faible intensité de carbone. Il reste néanmoins une possibilité importante pour les pays de mettre en œuvre des politiques et des programmes écologiques. Selon le rapport, les gouvernements doivent saisir cette occasion lors de la prochaine étape des interventions budgétaires liées à la COVID-19. Le rapport constate également que le nombre croissant de pays s’engageant à atteindre des objectifs zéro émissions nettes d’ici le milieu du siècle constitue un « développement significatif et encourageant ». Au moment où le rapport était achevé, 126 pays couvrant 51 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre avaient adopté, annoncé ou envisagé des objectifs de zéro émissions nettes. Pour rester réalisables et crédibles, ces engagements doivent toutefois être traduits d’urgence en politiques et actions fortes à court terme et être reflétés dans les CDN. Les niveaux d’ambition de l’Accord de Paris doivent encore être à peu près multipliés par trois pour atteindre la trajectoire des 2°C et par cinq au moins pour atteindre celle des 1,5°C.Une modification des habitudes de consommation est essentielle
Chaque année, le rapport examine également le potentiel de secteurs spécifiques. En 2020, il examine le comportement des consommateurs et les secteurs du transport maritime et aérien. Les secteurs du transport maritime et aérien, qui représentent 5 % des émissions mondiales, doivent également être pris en compte. Les améliorations technologiques et opérationnelles peuvent accroître le rendement énergétique, mais les augmentations prévues de la demande signifient que cela ne se traduira pas par une « décarbonisation » et des réductions absolues de CO2. Selon le rapport, ces deux secteurs doivent combiner l’efficacité énergétique et une transition rapide vers l’abandon des combustibles fossiles. Le rapport indique qu’une action plus vigoureuse en faveur du climat doit inclure des changements de comportement de consommation du secteur privé et des particuliers. Environ deux tiers des émissions mondiales sont liés aux ménages privés, lorsqu’on utilise une comptabilité basée sur la consommation. Les plus riches en portent la plus grande responsabilité : les émissions de 1 % de la population mondiale les plus riches représentent plus du double de la part combinée des 50 % les plus pauvres. Ce groupe devra réduire son empreinte d’un facteur 30 pour rester en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris. Parmi les actions possibles pour soutenir et permettre une consommation plus faible de carbone, citons le remplacement des vols intérieurs et de courte distance par le rail, des mesures d’incitation et des infrastructures permettant l’utilisation du vélo et le covoiturage, l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements et des politiques visant à réduire le gaspillage alimentaire.Résumé exécutif en Français
Résumé exécutif en Français du Rapport annuel du PNUE sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions 2020À propos du Programme des Nations unies pour l’environnement
Le PNUE est le principal porte-parole mondial en matière d’environnement. L’organisation joue un rôle de chef de file et encourage les partenariats pour assurer la protection de l’environnement en encourageant, en informant et en permettant aux nations et aux peuples d’améliorer leur qualité de vie sans compromettre celle des générations futures.
– www.unep.org
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Relever le défi de l’accès à l’énergie : Stratégie, innovation et mobilisation collective
Livre Blanc de recommandationsL’Agence de la Transition écologique (ADEME), l’Agence Française de Développement (AFD) et le Syndicat des énergies renouvelables (SER) ont organisé le 10 décembre l’événement virtuel « Relever le défi de l’accès à l’énergie : stratégie, innovation et mobilisation collective ». Il a réuni plus de 300 entreprises, associations, ONG, financeurs, collectivités territoriales, organismes de recherche, et partenaires internationaux. Son objectif : renforcer la mobilisation collective de la filière française à l’échelle mondiale, et accélérer l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable n°7 des Nations Unies visant l’accès universel à une énergie propre, moderne et abordable à l’horizon 2030.
Dans un contexte où 770 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité et 2,6 milliards n’ont pas accès à des modes de cuisson propre dans le monde, les solutions hors réseaux fondées sur les énergies renouvelables jouent un rôle de plus en plus crucial et nécessitent d’être largement déployées. Bien que fortement touchée par la crise sanitaire, la filière française se mobilise : entre présentation d’études, partages d’expériences et débats thématiques, la richesse du programme de cette journée a permis de mettre en avant le savoir-faire français et identifier les priorités pour le secteur. En particulier, la question du financement s’est de nouveau imposée comme un enjeu de premier plan, et plusieurs dispositifs de soutien ont été présentés.
Malgré sa tenue en virtuel, cet événement a permis de créer des synergies et renforcer la coopération entre les acteurs, notamment lors des sessions de networking qui ont connu un large succès avec environ 250 prises de contact.
Brochure de présentation du savoir-faire françaisCette rencontre s’inscrit dans la lignée de la conférence du 7 juin 2018 organisée par l’ADEME et le SER, qui avait donné l’impulsion à un Groupe de travail national sur l’accès à l’énergie. Fort de deux années de collaborations, il s’est enrichi d’un nombre grandissant de membres et a acquis une reconnaissance certaine dans le secteur. Plus d’une centaine d’acteurs, publics et privés, sont aujourd’hui investis dans ce groupe. Lors de cette journée, ils ont pu présenter les premiers résultats de ces travaux : un Livre Blanc de recommandations et une brochure de présentation du savoir-faire français dans le domaine, publiés en octobre dernier. Les échanges ont permis de donner une nouvelle dynamique à cette mobilisation et de définir les activités pour l’année à venir. Faciliter l’accès à des financements adaptés aux petits projets, et accompagner les Etats dans la définition d’une planification pluriannuelle d’accès à l’énergie font notamment partie des ambitions du Groupe de travail pour 2021.
Cet événement a également permis aux lauréats de l’appel à projets « Solutions innovantes pour l’accès à l’énergie durable hors réseaux » (SolInAE) lancé par l’ADEME et l’AFD en 2019, de présenter les technologies et modèles innovants qu’ils déploient en Afrique subsaharienne, et annoncer leurs stratégies de passage à l’échelle pour accroître leur impact. Grâce au partenariat avec des acteurs locaux, ils travaillent au plus près des besoins des populations rurales afin de créer des activités économiques pérennes et d’améliorer leurs conditions de vie grâce à l’accès à l’énergie. Une brochure de présentation des lauréats SolInAE a été publiée en octobre dernier.
La mobilisation des acteurs de l’accès à l’énergie se poursuit, comme en témoigne le succès de cette rencontre. Grâce aux nombreux projets qu’ils développent ou soutiennent, ils concourent à l’atteinte de l’objectif d’accès universel à l’énergie en 2030. Pour y parvenir, il est nécessaire de porter l’accès à l’énergie comme un enjeu prioritaire pour 2021, et la filière française y est engagée. Brochure de présentation des lauréats SolInAE
« L’ADEME est impliquée depuis une trentaine d’années dans l’appui à la mise en œuvre de solutions d’accès à l’énergie pérennes répondant aux besoins des zones rurales et péri-urbaines. Avec l’AFD et le SER, nous sommes très heureux d’avoir pu réunir ce jour la communauté des acteurs de l’accès à l’énergie durable. Nous restons évidemment pleinement mobilisés pour les accompagner et renforcer la mobilisation collective pour créer une véritable dynamique et faciliter le déploiement de nouveaux projets innovants », Arnaud Leroy, Président de l’ADEME.
« Je me réjouis de l’organisation de cet évènement virtuel sur le défi de l’accès à l’énergie qui témoigne, de façon bien réelle, de la force de la collaboration entre l’Agence de la Transition écologique (ADEME), le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l’Agence Française de Développement (AFD). Cette coopération contribue à renforcer la mobilisation collective de la filière française à l’échelle mondiale au service de la transition énergétique dont l’AFD a fait une priorité alors que plus de 700 millions de personnes vivent aujourd’hui sans accès à l’électricité, principalement sur le continent africain. Pour atteindre le 7e Objectif de développement durable visant l’accès universel à une énergie propre, moderne et abordable à l’horizon 2030, l’AFD s’emploie ainsi à faciliter le financement de projets à petite échelle et à accompagner les Etats dans la définition de plans d’accès de long-terme dans le cadre d’initiatives partenariales », déclare Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement.
Pour Jean-Louis Bal, Président du SER « La crise sanitaire a mis en exergue le besoin de renforcer les synergies entre les secteurs de la santé, de l’eau et de l’accès à l’énergie. Seuls 28% des établissements de santé en Afrique subsaharienne disposent d’un accès fiable à l’électricité. Par ailleurs, un développement économique durable peut difficilement s’affranchir d’un accès à une énergie compétitive, fiable et renouvelable. L’atteinte de l’Objectif de Développement Durable n°7 doit donc être une priorité des 10 prochaines années pour pouvoir répondre aux crises sanitaires et économiques. Les acteurs français sont prêts à relever ce défi. »
L’ADEME EN BREF
À l’ADEME – l’Agence de la transition écologique -, nous sommes résolument engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources. Sur tous les fronts, nous mobilisons les citoyens, les acteurs économiques et les territoires, leur donnons les moyens de progresser vers une société économe en ressources, plus sobre en carbone, plus juste et harmonieuse. Dans tous les domaines – énergie, air, économie circulaire, alimentation, déchets, sols… – nous conseillons, facilitons et aidons au financement de nombreux projets, de la recherche jusqu’au partage des solutions. À tous les niveaux, nous mettons nos capacités d’expertise et de prospective au service des politiques publiques. L’ADEME est un établissement public sous la tutelle conjointe du ministère de la Transition écologique et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
– www.ademe.fr
L’AFD EN BREF
Institution financière publique et solidaire, l’Agence Française de Développement (AFD) est l’acteur central de la politique de développement de la France. Elle s’engage sur des projets qui améliorent concrètement le quotidien des populations, dans les pays en développement, émergents et l’Outre-mer français. Intervenant dans de nombreux secteurs -énergie, santé, biodiversité, eau, numérique, formation-, l’AFD accompagne la transition vers un monde plus sûr, plus juste et plus durable, un monde en commun. Son action s’inscrit pleinement dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD). Présente dans 115 pays via un réseau de 85 agences, l’AFD accompagne plus de 4000 projets de développement. En 2018, elle a engagé 11,4 milliards d’euros au financement de projets.
– www.afd.fr
LE SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES EN BREF
Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) regroupe 400 adhérents, représentant un secteur générant plus de 150 000 emplois. Elle est l’organisation professionnelle qui rassemble les industriels de l’ensemble des filières énergies renouvelables : bois-énergie, biocarburants, éolien, énergies marines, gaz renouvelables, géothermie et pompes à chaleur, hydroélectricité, solaire et valorisation énergétique des déchets. Le SER a pour mission de défendre les droits et les intérêts de ses membres et de resserrer les liens qui les unissent, notamment pour développer la filière industrielle des énergies renouvelables en France et promouvoir la création d’emplois et de valeur ajoutée sur le territoire national.
– www.enr.fr
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ENGIE annonce produire du gaz renouvelable à partir de déchets solides non recyclables, une première mondiale
Avec le soutien de l’ADEME, la plateforme GAYA s’inscrit dans les objectifs fixés par la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte qui vise à réduire de 50 % les quantités de déchets enfouis d’ici 2025 par rapport à 2010 et de 30 % la consommation d’énergies fossiles en 2030 par rapport à 2012 en vue de préserver l’environnement et de renforcer l’indépendance énergétique de la France. Elle participe directement à la raison d’être du Groupe ENGIE visant à « accélérer la transition vers une économie bas carbone, par des solutions plus sobres en énergie et plus respectueuses de l’environnement ».
Un an après la production de biométhane à partir de biomasse forestière, la plateforme GAYA a réalisé une première mondiale et franchi une étape historique avec ses premiers mètres cubes de gaz renouvelable produits à partir de Combustibles Solides de Récupération (CSR). En l’absence de filières de recyclage dédiées, ces combustibles sont majoritairement composés de bois, papiers, cartons ou encore de plastiques issus de déchets d’activités économiques. Le démonstrateur d’ENGIE a validé en conditions industrielles le fonctionnement intégré de l’ensemble de la chaîne des technologies innovantes. Cette configuration permet de maximiser la production de gaz renouvelable.
« Avec GAYA nous avons fait des avancées scientifiques majeures pour le développement et l’industrialisation des filières de production de gaz renouvelable. Le modèle de la plateforme contribue à la transition énergétique avec la production de gaz renouvelable et à l’économie circulaire en valorisant des déchets jusqu’à présent destinés à l’enfouissement. Les tests réalisés à partir de CSR montrent que l’on sait désormais produire du gaz renouvelable à partir de ce type de déchets », souligne Adeline DUTERQUE, Directrice d’ENGIE Lab CRIGEN, le centre de Recherche & Développement Corporate du Groupe ENGIE.
La construction d’une première unité industrielle au Havre pourrait débuter en 2023
Sur la base des travaux déjà menés, ENGIE projette la construction d’une première unité industrielle au Havre à partir de 2023, le projet SALAMANDRE. Ainsi, dès 2026, près de 70 000 tonnes par an de déchets non recyclables permettront de produire jusqu’à 150 GWh de gaz renouvelable soit l’équivalent de la consommation de 670 bus urbains. En outre, le procédé multi-énergies permettra également de produire environ 45 GWh de chaleur renouvelable pour servir des besoins urbains ou industriels. En alternative à l’enfouissement appelé à disparaitre, la chaîne GAYA se positionne comme la filière de référence pour la valorisation de déchets non recyclables en produisant un gaz renouvelable stockable, substituable au gaz naturel et de fait, valorisable pour de multiples usages finaux : mobilité durable, industries, tertiaire.Historique
Né d’un projet de Recherche & Développement collaboratif réunissant onze partenaires d’excellence, GAYA traduit une ambition visant à lancer des projets centrés sur des nouvelles technologies de l’énergie. Il s’agit d’un projet extrêmement ambitieux ayant reçu le soutien financier de l’ADEME. – Dates clés :- 2010 : lancement du projet GAYA, coordonné par ENGIE, co-financé par l’ADEME et rassemblant 11 partenaires issus des mondes industriel, institutionnel et académique, en France et en Europe.
- 2012 à 2017 : conception, construction et mise en exploitation de la plateforme GAYA.
- 20 octobre 2017 : inauguration officielle.
- Fin novembre 2018 : premières injections de biomasse dans le gazéifieur et production de gaz de synthèse épuré.
- 13 novembre 2019 : première production de biométhane à partir de biomasse forestière.
- 17 novembre 2020 : première production de gaz renouvelable à partir de déchets (CSR).
- 10 brevets déposés.
- Parmi les tout premiers démonstrateurs de gazéification et de méthanation en France et en Europe / Soutenu par l’ADEME / a rassemblé 11 partenaires incluant ENGIE (CEA, LGC, LRGP, CTP, UCCS, FCBA, UCFF, CIRAD, RAPSODEE, REPOTEC).
- Capacité : un gazéifieur d’environ 600 kWth en biomasse et déchet entrants ; 30-40 Nm3/h de biométhane / 15 à 25 personnes permanentes sur le site.
– GAYA et les CSR, comment ça marche ?
Les déchets d’activités économiques non dangereux sont préparés, devenant ainsi des combustibles solides de récupération selon les normes en vigueur. Ils sont ensuite gazéifiés à très haute température pour produire un gaz de synthèse à haut pouvoir calorifique. Le gaz de synthèse résultant de cette première conversion est ensuite épuré pour être transformé en biométhane dans un procédé catalytique de méthanisation.
– Découvrir le projet Gaya
A propos d’ENGIE
Nous sommes un groupe mondial de référence dans l’énergie bas carbone et les services. Notre raison d’être est d’agir pour accélérer la transition vers un monde neutre en carbone, grâce à des solutions plus sobres en énergie et plus respectueuses de l’environnement, en conciliant performance économique et impact positif sur les personnes et la planète. Nous nous appuyons sur nos métiers clés (gaz, énergies renouvelables, services) pour proposer des solutions compétitives à nos clients. Avec nos 170 000 collaborateurs, nos clients, nos partenaires et nos parties prenantes, nous formons une communauté d’Imaginative Builders, engagés chaque jour pour un progrès plus harmonieux.
Chiffre d’affaires en 2019 : 60,1 milliards d’euros. Coté à Paris et Bruxelles (ENGI), le Groupe est représenté dans les principaux indices financiers (CAC 40, DJ Euro Stoxx 50, Euronext 100, FTSE Eurotop 100, MSCI Europe) et extra-financiers (DJSI World, DJSI Europe et Euronext Vigeo Eiris – World 120, Eurozone 120, Europe 120, France 20, CAC 40 Governance).
Le Pape François se joint à 25 pays pour lutter contre la pauvreté et la faim lors des annonces officielles des contributions au FIDA
“À l’heure où nous luttons partout dans le monde contre les effets de la COVID-19 et de l’évolution rapide du climat, notre interdépendance est plus manifeste que jamais. Il est essentiel que nous travaillions main dans la main pour transformer nos systèmes alimentaires et accroître la prospérité et le bien-être des populations rurales les plus vulnérables de notre planète, afin de prévenir les migrations massives et les conflits et de bâtir un monde stable et en paix pour tous”, a déclaré Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA. “Les annonces faites aujourd’hui traduisent non seulement l’engagement des pays contributeurs en faveur de l’élimination de la pauvreté et de la faim, mais aussi la confiance qu’ils placent dans le FIDA et sa capacité à financer des programmes qui ont un impact fort.”
Le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État de Sa Sainteté le Pape, s’est fait l’écho de ce sentiment dans une déclaration. “Nous ne pouvons rester silencieux face à tant de souffrances et d’adversité, ” a-t-il indiqué. “Aujourd’hui, plus que jamais, la communauté internationale doit unir ses forces pour préparer et concrétiser un avenir qui soit durable, inclusif et juste pour tous. L’action que nous nous devons de mener est à notre portée: aider les plus pauvres et les plus vulnérables dans le monde.”
La Suède a annoncé une contribution qui est plus élevée de 60 pour cent par rapport à sa dernière contribution. “La Suède continue à apporter un soutien résolu au travail important du FIDA pour éradiquer la faim et renforcer des systèmes alimentaires durables,” a commenté Peter Eriksson, Ministre suèdois chargé de la coopération internationale au développement.
Se déclarant “fiers de soutenir le FIDA”, les Pays Bas ont aussi annoncé une contribution importante. “Les Pays-Bas attachent une grande importance à leur partenariat avec le FIDA qui fait une différence pour les ruraux et continuent à être un bailleur de fonds engagé en faveur du développement rural pour lutter contre la pauvreté et la faim, ” a expliqué Kitty van der Heijden, Directrice générale de la coopération internationale au Ministère néerlandais des affaires étrangères.– Actif dans les zones rurales reculées de près de 100 pays du monde entier, le FIDA est l’un des plus importants bailleurs de fonds multilatéraux dans le domaine de l’agriculture et du développement rural à l’échelle mondiale. Depuis plus de 40 ans, l’action que mène le FIDA a montré qu’investir dans les zones rurales favorise la prospérité, la sécurité alimentaire et la résilience face aux changements climatiques, aux catastrophes naturelles, aux flambées des prix ou à d’autres chocs, tels que la pandémie de COVID-19 qui peuvent provoquer des crises humanitaires. Les études montrent également que la croissance économique du secteur agricole contribue à réduire la pauvreté deux à trois fois plus efficacement que celle des autres secteurs. De nombreux autres États membres ont faire part de leur intention d’annoncer des contributions en hausse lors de cette première séance d’annonces. La Finlande a augmenté sa contribution de plus de 40 pour cent. Le Japon a aussi annoncé une contribution importante. La Grèce, le Luxembourg, Sao Tomé-et-Principe ont fortement accru leur contribution. Le Cap-Vert et d’autres pays ont annoncé leur contribution et ont ainsi rejoint ceux qui l’avaient fait plus tôt dans l’année dont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali qui avaient annoncé un doublement de leur dernière contribution et la Gambie, la Sierra Leone et l’Ouganda qui avaient annoncé aussi des augmentations importantes. De nombreux autres pays ont confirmé leur intention d’annoncer des contributions en hausse lors de la séance principale d’annonces des contributions en février 2021. Le FIDA a appelé les donateurs à augmenter considérablement leur contribution afin de mettre en œuvre un programme de travail global d’au moins 11 milliards d’USD entre 2022 et 2024, notamment dans le cadre du nouveau Programme de participation du secteur privé au financement et de l’amplification de son programme précurseur dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques (le programme ASAP+). Ce niveau d’investissement permettrait d’aider 140 millions de ruraux à accroître leur production et leurs revenus grâce à un plus large accès aux marchés, ce qui contribuerait à créer des emplois et à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des personnes les plus vulnérables au monde. Le FIDA tient une place unique dans la communauté des organisations internationales. Un nombre important de ses États membres contribuent à la reconstitution de ses ressources de base, dont des pays qui sont parmi les plus pauvres au monde, témoignant ainsi de la valeur qu’ils accordent à l’appui qu’ils reçoivent du Fonds. –
Le FIDA investit dans les populations rurales en les dotant des moyens de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience. Depuis 1978, il a octroyé 22,4 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons, dans le cadre de projets dont ont bénéficié quelque 512 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est situé à Rome, centre névralgique des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Quel est le regard des français sur les nouvelles technologies
A l’heure où se multiplient les controverses sur les risques liés au déploiement de certaines technologies (ex : 5G, compteurs Linky, reconnaissance faciale, intelligence artificielle…), quel est l’état de la relation de la société au progrès technologique et notamment la capacité des institutions et des experts à l’informer sur ce sujet. Pour la troisième année consécutive, l’Académie des technologies a donc cherché à mesurer le degré d’intérêt des Français pour les découvertes scientifiques et technologiques mais aussi les préoccupations qu’elles peuvent susciter, notamment sur le plan sanitaire et environnemental. Réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 Français, cette enquête met en lumière la relation très paradoxale de l’opinion publique avec le progrès technologique en montrant notamment que les nouvelles technologies passionnent les Français autant qu’elles les inquiètent…
La pollution de l’environnement par les métaux lourds et leurs effets toxicologiques sur les humains
La pollution de l’environnement par les métaux lourds et leurs effets toxicologiques sur les humains
Cet article qui traite de la pollution et la toxicité des métaux lourds a été rédigé par Jessica Briffa, Emmanuel Sinagra et Renald Blundell, et publié en septembre dernier dans la revue Heliyon. Le terme « métaux lourds » est utilisé pour décrire les éléments chimiques métalliques et les métalloïdes qui sont naturellement toxiques ou au-delà d’un certain seuil pour l’environnement et pour l’Homme. L’objectif de cette étude est de mettre en lumière les effets toxicologiques des métaux lourds sur l’Homme (1), les sources de pollution de ces éléments et la manière dont ils sont produits dans notre environnement (2) ainsi que les solutions de lutte contre la pénétration des métaux lourds dans le corps humain (3). Les auteurs ne donnent pas en revanche de chiffres sur l’évolution de la place des métaux lourds dans l’environnement. – #1 Les auteurs rappellent que tous les métaux lourds ne sont pas toxiques pour l’Homme. Certains, appelés éléments essentiels, sont nécessaires à la vie car requis pour diverses fonctions biochimiques et physiologiques. D’autres peuvent en revanche affecter négativement l’organisme des êtres humains et engendrer des dommages sur les organites cellulaires. Leur présence dans le corps humain est à l’origine de nombreux effets toxiques tels que la cancérogénicité[[Cancérogénicité : propension d’une substance à provoquer un cancer.]], l’infertilité, la déficience du système immunitaire et de l’ADN[[D’après l’étude des auteurs, il est apparu que les ions métalliques interagissent avec l’ADN et les protéines nucléaires, causant ainsi des dommages à l’ADN.]]. – #2 L’utilisation des métaux lourds est due à l’urbanisation et l’industrialisation. Ils peuvent générer trois types de pollution, du sol, de l’eau et de l’air. Lorsqu’ils sont présents dans le sol, ils ne sont pas dégradables, affectent la biodégradabilité des polluants organiques[[Polluants organiques : substances chimiques issues de l’activité humaine ou de la matière organique, qui sont normalement absentes ou présentes dans l’environnement dans des concentrations naturelles plus faibles. Suivant leur nature, certains sont biodégradables (carbamates) et d’autres persistants (dioxines).]] et leur toxicité peut augmenter en réagissant avec d’autres composantes. Dans le cas de la pollution de l’eau, ils sont transportés sur de longues distances et s’introduisent dans les sédiments ou à la surface. Passant dans la chaîne alimentaire par ingestion directe ou indirecte, ils présentent des risques pour l’ensemble de la biosphère. Les métaux lourds peuvent enfin être présents dans l’atmosphère sous différentes formes (particules, gouttelettes, forme gazeuse,..) et sont à l’origine de la formation de pluies acides et de graves problèmes de santé. – #3 L’étude analyse deux solutions possibles pour réduire au minimum la pénétration des métaux lourds dans le corps humain. Il est possible de retirer les métaux lourds du sol, des sédiments et des eaux en utilisant des plantes vasculaires et hyperaccumulatrices[[Plantes hyperaccumulatrices : ce type de plantes a un système de racines permettant une absorption sélective du contaminant. C’est le processus de la bioaccumulation.]] qui absorbent les métaux lourds et se dégradent de manière à les éliminer totalement. Différentes espèces absorbent différents métaux lourds, leur choix est donc essentiel. L’usage de la culture intercalaire, visant à cultiver plus d’une culture en même temps et sur le même terrain comme par exemple le maïs avec le pois chiche, va dans le même sens, en augmentant la diversité et la stabilité des champs et en réduisant l’utilisation d’engrais.L’avis de Géraud Guibert, Président de LFE Les effets des métaux lourds sur la santé restent insuffisamment connus et pris en compte. Des solutions fondées sur la nature existent pourtant pour limiter leur présence, il faut les développer.La pollution de l’environnement par les métaux lourds et leurs effets toxicologiques sur les humains
Documents joints
Avis du CESE « Pour une alimentation durable ancrée dans les territoires »
Le CESE présente ses préconisations en faveur d’un système alimentaire durable proche des territoires
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté aujourd’hui son projet d’avis « Pour une alimentation durable ancrée dans les territoires ».
La récente crise sanitaire, le changement climatique, la dégradation de l’environnement, l’augmentation de la précarité alimentaire, les nombreux mouvements sociaux, la demande sociétale de « savoir ce que l’on mange », font plus que jamais de l’alimentation un enjeu capital pour notre société et interrogent profondément le système alimentaire mondialisé construit au XXème siècle.
Bien que plusieurs politiques publiques aient été mises en place ces dernières années en faveur d’une transition vers une alimentation durable, et que de nombreuses initiatives visant à replacer les territoires, le consommateur et le producteur au centre du système alimentaires aient vu le jour, de nombreuses difficultés persistent. Il s’agit dès aujourd’hui d’aborder l’alimentation d’un point de vue holistique, regroupant plusieurs aspects liés à la justice social, économique et environnementale ainsi qu’au bien-être des personnes. L’ancrage local de l’offre alimentaire constitue par ailleurs un vecteur de développement capital pour les territoires.
Cet avis, qui s’inscrit dans le prolongement de l’avis du CESE « Fractures et transitions : réconcilier la France » voté en mars 2019 dans le cadre du Grand Débat, vise à rendre plus visibles les opportunités liées à l’ancrage territorial d’une alimentation durable. Il s’agit également de rappeler que la revalorisation de notre système alimentaire passe par la revalorisation des territoires de métropole et d’Outre-mer. Nombre d’initiatives émanant du tissu associatif, des acteurs économiques ou des collectivités territoriales doivent être aujourd’hui mieux soutenues afin de créer des systèmes alimentaires territoriaux plus durables.
Pour élaborer ses conclusions, le CESE s’est notamment appuyé sur le Conseil National de l’Alimentation, avec lequel il a établi un partenariat, ainsi que sur des échanges avec des responsables de Projets Alimentaires Territoriaux qui ont fait part de leurs expériences et ressentis.
Le CESE formule ainsi plusieurs préconisations dont :
Renforcer la démocratie alimentaire
Le CESE préconise la mise en place d’une politique publique de création de « Maisons de l’Alimentation Durable » au niveau approprié en fonction de la population. Intégrant des espaces « alimentation » ouverts à tous les publics, comme ceux qui existent dans certains centres sociaux et socioculturels, elles associeraient tous les acteurs pour élaborer un programme d’éco-citoyenneté alimentaire.
Le CESE préconise que les communes et les intercommunalités favorisent le développement d’écosystèmes alimentaires locaux pour soutenir les agriculteurs, les TPE et les artisans locaux, en attribuant des chèques « alimentation durable locale » aux personnes en situation de précarité alimentaire, valorisant des productions agroécologiques et en s’appuyant notamment sur le système des monnaies locales complémentaires.
Un programme spécifique à la restauration scolaire, mis en place dans l’ensemble des Départements et Régions d’Outre-mer, doit permettre l’accès de chaque élève à une offre de restauration scolaire de qualité, fondée sur la priorité donnée aux productions locales et aux circuits courts ou de proximité. De plus, pour le CESE, chaque territoire ultramarin doit se doter d’au moins un projet d’éducation alimentaire durable, structurant et porteur d’innovation, dans le cadre du Programme national pour l’alimentation, permettant de diffuser les messages de prévention en matière de santé nutritionnelle.
Développer les systèmes alimentaires locaux et durables
Le CESE préconise de rendre obligatoire dans chaque métropole un « contrat de logistique » associant l’ensemble des parties prenantes sur le modèle des PAT, pour rééquilibrer les approvisionnements et organiser la résilience alimentaire territoriale. Il s’appuierait sur les Marchés d’Intérêt National (MIN), éventuellement renommés Marchés d’Intérêt Territorial, en leur assignant réglementairement des missions de soutien, en particulier logistique, aux filières locales et aux structures d’aide alimentaire.
Afin de renforcer la cohérence des messages quel que soit le type de restauration hors domicile, le CESE propose la création d’une mention « Qualité durable » s’ajoutant à la mention « Fait maison » pour reconnaître officiellement les restaurants commerciaux qui respectent les dispositions de l’article 24 de la Loi EGalim.
Le CESE préconise que chaque territoire ultramarin se dote d’un projet agricole et alimentaire territorial porté par les collectivités territoriales. Les pouvoirs publics accompagneront, notamment par la formation, les petits producteurs qui pourront se regrouper par exemple sous forme coopérative, dans un système alimentaire territorial structuré et organisé. La structuration des filières vivrières territoriales en aval, l’équipement en infrastructures de transformation, de logistique et de distribution en circuits courts et de proximité (via les artisans ou commerçants locaux), sont des priorités à mettre en œuvre à l’échelle de chaque territoire.
Mettre en cohérence les politiques publiques au service d’une transition rapide vers une alimentation durable
Le CESE propose que la prochaine PAC soit profondément réformée et réorientée vers la souveraineté alimentaire de l’Europe organisée par territoire, en inscrivant la transition agroécologique dans l’ensemble de ses dispositifs de financement. Dans cet objectif, il préconise de renforcer la conditionnalité environnementale, d’introduire la conditionnalité sociale dans l’attribution des aides PAC, d’accroitre la part du premier pilier consacrée aux paiements pour services environnementaux (via les éco-programmes) en ciblant sur les pratiques favorables à l’eau, à la biodiversité, aux prairies permanentes et au maintien des fermes en agriculture biologique, de façon proportionnelle aux services rendus.
Le CESE préconise de reconnaître la haute valeur sociale de l’emploi en production agricole et transformation agroalimentaire en intégrant notamment les enjeux sociaux dans les cahiers des charges des Signes officiels de la qualité et de l’origine (SIQO) et les Projets Alimentaires Territoriaux ;
Le CESE préconise de renforcer et mieux flécher les actions de lutte contre le gaspillage alimentaire au sein du fonds national pour l’économie circulaire créé en 2015 pour financer les actions de suivi, d’études et d’animation territoriales, ainsi que les outils logistiques et de transformation des surplus saisonniers
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Cet avis est rapportée par Florence Denier-Pasquier (groupe environnement et nature) et Albert Ritzenthaler (groupe CFDT), pour la section de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation. Il a été présentée lors de l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental le 9 décembre à 14h.
L’avis a été adopté en plénière à 156 voix pour.
Convention Citoyenne pour le Climat : les 15 mesures phares
Alors que le 5ème anniversaire de l’Accord de Paris arrive à grands pas et que les émissions de gaz à effet de serre de la France ne sont pas alignées sur une trajectoire de limitation du réchauffement à 1,5°C, le projet de loi Climat permettrait de rectifier en partie le tir. Tout en rappelant que l’ensemble des propositions de la Convention doivent être reprises sans filtre, le Réseau Action Climat expose ici les 15 mesures les plus structurantes de la Convention Citoyenne pour le Climat, qui, si elles n’étaient pas reprises, décrédibiliseraient complètement l’objectif de cette loi spécifique. Le Réseau Action Climat attend un projet de loi Climat à la hauteur de l’urgence climatique, permettant de créer de nombreux emplois, mais aussi de réduire la précarité énergétique et alimentaire.
Les pistes et signaux d’un monde durable et désirable pour le monde d’Après …
Un jour, une fake news, une solution : projetez-vous dans l’après avec l’Avent de 4D. Pour cette période de l’Avent, 4D a créé un calendrier de l’Après, relayé chaque jour sur les réseaux sociaux. Ce calendrier est une véritable boîte à outils combinant les rapports, méthodes développées par 4D sur les deux dernières années. Ces outils sont pour vous ! Retrouvez notre article composé des solutions pour l’Après : Les pistes et signaux d’un monde durable et désirable.
Les entreprises bio doivent aller plus loin vers la biodiversité selon Synabio
Le SYNABIO, suite à un travail collaboratif d’un an avec ses adhérents, publie aujourd’hui ses indicateurs de progrès qu’il encourage à déployer dès à présent dans les entreprises bio à horizon 2022 et 2030.
1/ La bio : une base solide pour préserver la biodiversité
Le déclin massif de la biodiversité menace, plus que jamais, la sécurité alimentaire mondiale. Les dernières études pointent une diminution allant jusqu’à 80% des populations d’insectes ailés en Europe depuis 30 ans [sources]. Cet effondrement nous prive peu à peu des services écosystémique rendus par ces êtres vivants (pollinisation, lutte contre les ravageurs…) et remet en cause la pérennité de nos systèmes de production. D’ailleurs, On trouve en moyenne 30 % d’espèces en plus et 50 % d’individus en plus dans les parcelles en agriculture biologique (source : « The effects of organic agriculture on biodiversity and abundance » Bengtsson, J. et al. 2005). Depuis toujours, les acteurs de la bio intègrent le respect du vivant au coeur de leurs pratiques. L’interdiction des pesticides et des engrais de synthèse a conduit à une profonde modification des pratiques agrobiologiques, induisant une approche systémique de la biodiversité. L’agriculture biologique se présente donc comme une base solide pour préserver la biodiversité. Néanmoins, pour répondre à l’urgence et aux attentes croissante de la société civile sur cette question, il est temps pour notre secteur de réaffirmer son rôle de pionnier à travers des indicateurs de progrès mesurables, au-delà des exigences du règlement bio européen.2/ Des indicateurs de progrès pour l’amont et l’aval des filières bio
Découvrez ci-dessous les 19 indicateurs de progrès que le SYNABIO encourage les filières et les entreprises bio à atteindre à horizon 2022 et 2030. Ces indicateurs ont été co-construit sur une année par un groupe de travail composé d’une dizaine d’entreprises adhérentes au SYNABIO et fortement engagée sur le sujet (Adatris ; Bjorg Bonneterre et cie ; Biolait ; Biocoop ; Bodin ; Coteaux Nantais ; Léa Nature ; Les près rient bio ; Nutrition et Santé ; Triballat Noyal) avec l’appuis technique du cabinet SOLAGRO et la consultation d’une dizaine de parties prenantes.

3/ Une mise en œuvre accompagnée en 2021
Le SYNABIO proposera dès 2021 à ses membres et partenaires un programme d’accompagnement pour les aider à déployer ces engagements au sein de leurs organisations et participer ainsi au développement d’une bio cohérente, exigeante et durable.En savoir plus
Ils soutiennent l’initiative :
SYNABIO
16 rue Montbrun, 75014 Paris
+33 (0)1 48 04 01 49
Tri & recyclage des emballages et des papiers : la minute info
– Qui paie pour le tri et le recyclage de nos emballages ?
– Qu’est-ce qu‘un emballage biodégradable ?
– C’est quoi un emballage compostable ?
– Peut-on recycler tous les papiers ?
– Quand je suis en vacances, je ne m’y retrouve plus dans les consignes de tri de la ville ?
– Quels logos faut-il regarder sur l’emballage pour bien trier ?
– Peut-on trier les emballages salis comme les cartons de pizza ou les conserve ?
– On m’a dit que les consignes de tri sur le plastique avaient changé, c’est vrai ?
– C’est quoi la différence entre recyclable et recyclé ?
– Est-ce qu’on réduit les forêts pour fabriquer le papier ?
Toutes les réponses à ces questions de consommateurs en une série de 10 vidéos avec l’INC – Institut national de la consommation et avec l’application gratuite Le Guide du tri, accessible sur www.consignesdetri.fr,
Hydrogène : Aliou Diallo et l’Allemagne, en pointe dans la filière
Huit ans après avoir lancé l’exploitation d’hydrogène naturel au Mali, Aliou Diallo se présente désormais comme un pionnier du secteur à l’échelle mondiale. Ce n’est donc pas une surprise si l’Allemagne, qui ambitionne de devenir numéro Un de cette filière, porte un intérêt particulier aux travaux de sa société Hydroma.
Depuis 2012, l‘homme d’affaires malien Aliou Diallo fait mentir la communauté scientifique et les industriels en exploitant avec succès l’hydrogène naturel. Jusqu’en 2010, cette ressource n’avait aucun intérêt pour le secteur de l’énergie, qui jugeait sa quantité insuffisante et sa production coûteuse. Mais avec peu de moyens et de connaissances, l’entrepreneur africain a pu la transformer en électricité verte grâce à une unité pilote installée près du village de Bourakébougou. Ainsi, a-t-il a démontré que l’hydrogène naturel était totalement vertueux car abondant, renouvelable, propre et moins cher. Fort de cette réussite, Aliou Diallo a lancé en juin 2019, la production à grande échelle avec des fonds issus de la vente de ses actions dans la mine d’or malienne Wassoul’Or.
« Grâce à tous nos travaux sur l’hydrogène, nous avons attiré l’attention du milieu scientifique allemand »
Sa compagnie Hydroma se positionne donc aujourd’hui comme pionnière de l’exploitation de l’hydrogène naturel au monde. Un statut qui fait d’Aliou Diallo un invité de marque dans les salons de l’énergie et un acteur respecté de nombreux pays. Parmi ces derniers, figure l’Allemagne, qui ambitionne de devenir d’ici une décennie le numéro Un de l’hydrogène. La locomotive de l’Union européenne (UE) a récemment lancé un plan hydrogène de 9 milliards d’euros pour atteindre son objectif.
« Grâce à tous nos travaux sur l’hydrogène, nous avons attiré l’attention du milieu scientifique allemand. Dans le programme national de l’hydrogène en Allemagne, les experts ont parlé de l’hydrogène blanc, qui renvoie à l’hydrogène naturel. J’étais récemment en Allemagne et on a eu des réunions avec de hauts responsables des ministères. Celui qui chapeaute même le programme de l’hydrogène naturel en Allemagne a dit : ‘’Bravo Mr Aliou Diallo parce que grâce à vos travaux nous avons pu inscrire l’hydrogène blanc dans notre programme national de l’hydrogène’’ », a confié Aliou Diallo dans une interview sur la chaîne Africable Télévision.
Rencontre avec une société bavaroise pour l’exportation de l’hydrogène naturel
A l’occasion de son dernier voyage en Allemagne, dans le cadre de la signature de partenariats, le PDG d’Hydroma a également visité une société en Bavière spécialisée dans le transport de l’hydrogène avec des iso-conteneurs, dans lesquels on mélange l’hydrogène au toluène. Ce qui rend inflammable cette ressource. « Cela peut être une solution énergétique mixte pour exporter l’hydrogène et électrifier presque toute l’Afrique et donner de l’électricité aux 621 millions d’Africains qui n’en ont pas », a estimé l’entrepreneur malien, qui envisage bientôt exporter sa production d’hydrogène naturel en Afrique voire en Europe.
Dans ce cadre, il se penche sur la construction d’un pipeline qui partira de Bourakébougou jusqu’aux portes du Vieux continent en passant par le Sahel. Selon Aliou Diallo, l’Afrique regorge tellement de réserves en hydrogène naturel qu’elle ne pourra en consommer qu’entre 5 à 10% de sa production. Essentiellement pour ses besoins en électricité, pour la fabrication de produits dérivés comme l’engrais (en le transformant en ammoniac), et pour la mobilité légère et lourde, entre autres. « Donc le reste que faut-il faire avec ? Si on veut avoir des sources de devises, il faut aller vers l’exportation. Il faut alors trouver la meilleure voie d’exportation, celle qui s’adapte le mieux à l’hydrogène vert et à l’hydrogène naturel dans les différents pays cités », a-t-il déclaré sur Africable Télévision. Cet excédent devrait notamment aller vers l’Allemagne.
7 primés au Sommet des jeunes activistes 2020 sur le monde post-COVID-19 avec plus de 8600 participants de près de 100 pays
A l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, le 20 novembre 2020, la deuxième édition du Sommet des jeunes activistes (Young Activists Summit, #YAS20) a récompensé sept jeunes activistes pour leurs réalisations exceptionnelles en faveur d’un monde meilleur. Sous le slogan, ‘Notre monde, un autre monde’, la session en direct a donné aux jeunes à travers la planète une plateforme pour être ensemble et s’exprimer sur le monde post-COVID-19 qu’ils souhaitent construire.
Co-organisé par l’ONG dev.tv, l’Office des Nations Unies à Genève, la Radio Télévision Suisse (RTS) et sa plateforme GenèveVision, ainsi que par l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID), le Sommet a primé sept jeunes activistes qui ont contribué à un monde meilleur :
- Vanessa Nakate, 24 ans, Justice climatique, Ouganda
- Mohamad Al Jounde, 19 ans, Education des réfugiés, Syrie
- Fiona Amony, 24 ans, Droits des filles, Ouganda
- Alexandra Cerezo, 24 ans, Mode éthique et durable, Guatemala
- Zahraa Issa, 21 ans & Emma Sleiman, 15 ans, Solidarité après l’explosion à Beyrouth, Liban
- Finlay Pringle, 13 ans, Conservation du milieu marin, Royaume-Uni
« Beaucoup de gens dans mon pays diraient que nous avons des problèmes beaucoup plus importants et que la crise climatique est le dernier sur la liste. Mais je crois que nous ne pouvons atteindre aucun autre objectif si nous avons le changement climatique. Nous ne pouvons pas atteindre la un monde sans faim, sans justice climatique« , a déclaré Vanessa Nakate.
Pour nouer un dialogue intergénérationnel, des experts de renommée internationale se sont joints à la discussion, notamment la négociatrice de l’Accord de Paris, Laurence Tubiana. « Pour l’Afrique, le changement climatique est un énorme défi. Mais en même temps, c’est une fantastique opportunité, en raison des investissements qui peuvent y être réalisés et qui permettent à un continent de se doter d’une véritable économie verte, en dépassant toutes les anciennes technologies« .
Les sept activistes ont pris part à une discussion interactive en direct avec plus de 8600 personnes de près de 100 pays (cf liste ci-dessous*) et le hashtag #YAS20 a atteint plus de 2,8 millions de personnes sur les réseaux sociaux. Le Facebook live a été diffusé par entre autres, TV5 Monde, l’Office des Nations Unies à Genève, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, et les Centres d’Information des Nations Unies à Beyrouth et à Panama City.
Le Young Activists Summit a lancé la campagne ‘The world we want, time for change’. Le 20 novembre, le hashtag #YAS20 avait déjà atteint plus de 2,8 millions de personnes. La campagne comportera des web-documentaires et culminera lors de la Journée des droits humains (le 10 décembre 2020). Les experts du Sommet ainsi que d’autres personnalités, notamment le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría, y participeront. Les jeunes sont en droit d’exiger que les plans de relance qu’ils financeront soient employés à la reconstruction de sociétés durables, qui tiennent compte des intérêts des générations actuelles et futures.
Liste des pays inscrits au 19 novembre 2020
Algeria, Angola, Argentina, Austria, Bangladesh, Belgium, Benin, Bolivia, Bosnia & Herzegovina, Botswana, Brazil, Bulgaria, Burkina Faso, Cameroon, Canada, Cabo Verde, Central African Republic, Chile, China, Colombia, Comoros, Czech Republic, Democratic Republic of Congo, Ecuador, Egypt, El Savador, Ethiopia, Finland, France, Gambia, Germany, Ghana, Guatemala, Honduras, Hungary, India, Indonesia, Italy, Ivory Coast, Jordan, Kenya, Lebanon, Lesotho, Liberia, Libya, Luxembourg, Malawi, Malaysia, Maldives, Mali, Mauritius, Mexico, Morocco, Mozambique, Nepal, Netherlands, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, Panama, Peru, Philippines, Portugal, Russia, Rwanda, Saint-Vincent Grenadines, Saudi Arabia, Senegal, Sierra Leone, Slovenia, Somalia, South Africa, Spain, Sri Lanka, South Sudan, Switzerland, Taiwan, Tchad, Trinidad & Tobago, Tunisia, Turkey, Uganda, United Arab Emirates, United Kingdom, United States, Venezuela, Vietnam, Yemen, Zambia.
Semaine Européenne de Réduction des Déchets et Covid-19
L’association No Plastic In My Sea lance une campagne sur les réseaux sociaux pour inviter à privilégier les mesures de protection et les modes de consommation qui génèrent moins de déchets en plastique
Nature et volume des déchets liés à la COVID-19
Si la priorité est évidemment celle de la protection des personnes, le recours massif aux masques jetables génère un flux de déchets plastique extrêmement conséquent. Ces déchets en polypropylène ne sont par ailleurs pas recyclables, même si des filières émergent.
Des impacts sur l’environnement déjà constatés
Ces volumes soudains de déchets génèrent des difficultés de tri et de traitement, ainsi que des pollutions et des risques de contamination. L’association Mers Propres avait alerté dès le mois de mai sur la présence de masques dans la mer et le bilan du World Clean Up Day France de septembre fait apparaitre une forte présence de masques. Or, un masque met 450 ans à se dégrader dans l’environnement. Aucune quantification précise n’existe en France mais l’ONU évoque un risque de 75% de masques qui finiront dans la nature au plan mondial. Si en France, notre système de collecte des déchets permettra d’éviter un tel niveau de fuite dans l’environnement, il n’existe pas de mesure précise de la pollution générée. Or, si on fait l’hypothèse de 5% de fuite dans l’environnement sur les 300 000 tonnes de plastique estimées plus haut, cela engendrerait 15 000 tonnes de pollution plastique en un an pour la France.S’appuyer sur les positions scientifiques en faveur du masque lavable et lever les freins
Après un période de confusion en début de pandémie, le sujet des masques est devenu très sensible ; la priorité a été de diffuser largement cette pratique de protection dans la population et d’assurer l’approvisionnement. Ainsi, malgré une succession d’avis scientifiques en faveur du masque lavable, c’est bien le masque jetable qui est devenu la norme dans toutes les grandes entreprises à raison de 2 à 3 par jour. – Le Haut Conseil de la Santé publique recommande pourtant de « favoriser le port de masque grand public en tissu réutilisable (selon les préconisations de l’AFNOR), en facilitant le choix et l’accès des masques pouvant être réutilisés jusqu’à 50 fois…et en simplifiant les conditions d’entretien ». – L’Académie Nationale de Médecine a déclaré dans un communiqué «dans l’espace public, les masques en tissu, lavables, doivent être préférés aux masques jetables pour d’évidentes raisons économiques et écologiques : ils peuvent être lavés à la main ou en machine, avec un détergent, comme le linge de corps, la température de 60°C n’étant pas plus justifiée pour le lavage des masques que pour le lavage des mains». PROTOCOLE NATIONAL POUR ASSURER LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES SALARIÉS EN ENTREPRISE FACE À L’ÉPIDÉMIE DE COVID-19 Certes, le protocole du Ministère du Travail recommande aujourd’hui «des masques grand public, de préférence réutilisables, couvrant à la fois le nez, la bouche et le menton, répondant aux spécifications de la norme AFNOR ». Mais, il n’y a pas eu de communication forte en faveur du masque réutilisable et les contraintes n’ont pas été allégées, ni sur le lavage toujours conseillé à 60 degrés, ni sur l’obligation pour l’employeur d’assurer ou de compenser l’entretien des masques lavables fournis aux salariés, ce qui l’a souvent amené à privilégier le masque jetable. L’étude récente de Que choisir sur la possibilité de laver les masques jetables n’a pas non plus permis une évolution des recommandations. La Direction générale de la Santé évoque des réflexions sans aucune échéance précise et incite à jeter les masques chirurgicaux après usage.La Semaine Européenne de Réduction des Déchets est l’occasion de lever les derniers freins et de privilégier les masques lavables de norme AFNOR plus écologiques et plus économiques.
La campagne
Dans l’esprit du #NoPlasticChallenge organisé tous les ans, l’association diffuse 4 visuels sur les réseaux sociaux accompagnés d’informations et de chiffres clés pour inviter les particuliers, les entreprises, les représentants du personnel à interroger leurs pratiques et à privilégier : – les masques lavables, – l’accès sécurisé à l’eau du robinet plutôt que la bouteille plastique, – une consommation moins emballée, – et à éviter de systématiser la commande en ligne, source de déchets importants.
noplasticinmysea.org
No Plastic In My Sea est une association loi 1901. Sa vocation est d’alerter sur la pollution plastique dans les océans et de proposer des alternatives à l’utilisation de ce matériau. Elle assure veille et plaidoyer, en relation avec d’autres organisations, afin de développer une prise de conscience sur ce sujet et d’initier des actions concrètes pour réduire l’impact environnemental du plastique. Elle est membre du mouvement international Break Free From Plastic.
Black Friday, un report qui cache le manque de volonté politique du Gouvernement face à Amazon selon les Amis de la Terre
Le Black Friday: problématique en temps normal et partiellement interdit !
Le Black friday a toujours été dénoncé par les commerces de petite taille qui n’ont pas les marges pour afficher les promotions agressives des grandes surfaces et des géants du web. D’avantage captifs d’une clientèle locale, il serait beaucoup plus risqué pour eux d’augmenter artificiellement les prix quelques jours, voire quelques heures avant le black friday pour pouvoir afficher des rabais de -70%… Amazon, Zalando, H&M ont déjà été condamnées pour promotion abusives par la DGGCRF en 2017(1). L’UFC Que choisir vient de mettre en demeure plusieurs sites de e-commerce de retirer leur publicité pour le Black Friday (2)… Car faire de la publicité pour des journées de promotion en dehors des soldes est désormais interdit par la Loi économie circulaire! La décision du Gouvernement de reporter d’une semaine seulement le Black Friday et la réouverture sous condition des petits commerces pour rééquilibrer la concurrence a donc de quoi faire grincer des dents.Les aides insuffisantes de l’Etat aux commerces de proximité
Rappelons que les aides de 10 000 euros pour les commerces fermés sont insuffisantes pour prévenir les faillites. Les loyers du premier confinement n’ont pas été annulés, pour la seconde fermeture les bailleurs sont simplement incités via crédits d’impôts à renoncer à leurs loyers…(3). Les prêts garantis par l’Etat coûtent des taux d’intérêts à partir d’octobre 2020. Les commerces sont donc surendettés (4) et continuent de perdre du chiffre d’affaires au profit de la vente en ligne, dont le taux de pénétration a bondi cette année. Dans le textile l’e-commerce est passé de 15 à 23% des ventes (5). Le manque d’ambition politique du Gouvernement aura un coût social extrêmement grave: 150 000 à 300 000 emplois seraient menacés à très court terme (6)!Derrière les discours, le soutien du Gouvernement à Amazon
Ces dernières semaines, les ministres ont pu tenir des propos durs voire des appels au boycott d’Amazon. Ces discours qui n’engagent à rien, cachent, en réalité, une politique extrêmement favorable aux géants du e-commerce :- exclusion des entrepôts de e-commerce du moratoire sur les zones commerciales, contrairement à ce que demandait la Convention Citoyenne pour le Climat
- autorisation préfectorale de 13 projets Amazon depuis un peu plus d’un an (7)
- réduction par deux de leurs impôts locaux à partir de 2021(8)
Notes
- (1) Le Parisien, Fausses promotions : lourdes amendes pour les stars de l’e-commerce, 23/02/2017
- (2) L’Union, Black Friday: l’UFC-Que Choisir dénonce des «arnaques et fausses promos» de six grandes enseignes, 20/11/2020
- (3) L’internaute, Loyers commerciaux : ce qu’il faut savoir sur l’aide, 18/11/2020
- (4) LCP, Ca vous regarde, Succès d’Amazon: tous coupables ?
- (5) Le Parisien, Habillement : les ventes en ligne, bouée de sauvetage pour le secteur textile, septembre 2020.
- (6) Procos et EY Parthenon, Commerce spécialisé : une chance pour la France, juin 2020.
- (7) Depuis l’autorisation du méga entrepôt Brétigny, l’Etat a ainsi autorisé les entrepôts centre de tri et agences de livraison de Senlis, Annecy, Noisy-le-Grand, Avion, Carquefou, St-Etienne-du-Rouvray, qui sont désormais ouverts. L’Etat a également autorisé les sites de Fournès/Pont du Gard, de Lyon St Exupéry, de Metz, et 2 projets à Belfort, qui font actuellement l’objet de recours. Le préfet du Haut Rhin s’apprêtait également à autoriser le projet d’Ensisheim avant qu’Amazon n’y renonce.
- (8) La doctrine de Bercy les considérant comme des sites industriels et non commerciaux les entrepôts de e-commerce vont donc bénéficier de la réduction de 50% de la CVEA, de la CFE et de la TFPE, alors que le Gouvernement refuse toujours de les assujettir à la TASCOM.
- (9) Fevad, Classement FEVAD 2020 des sites e-commerce en nombre de clients, septembre 2020 ; LSA Conso, La part de marché d’Amazon.fr a décru au T4 2018, selon Fox Intelligence, janvier 2019
- (10) Allianz & Euler hermes, The View : Retail Sector in the US : Towards destructive destruction, juillet 2020
- (11) CDN – Market Place Pulse, Market Places Year in Review, 2019. 211 859 vendeurs tiers seraient actifs sur Amazon.fr. D’après les chiffres annoncés par Amazon en 2019, le nombre d’emploi induit par les PME françaises vendant sur sa market place était de “+ 10 000”. Même en considérant qu’il ne s’agit que de sociétés unipersonnelles, elles ne représentent que 4,7% de ce montant total.
- (12) Commission européenne, Communiqué de presse : Pratiques anticoncurrentielles: la Commission adresse une communication des griefs à Amazon, 11/11/20
14 recommandations de l’UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature, votées par le Congrès mondial de la nature
Congrès mondial de la nature de l’UICN : Noé appelle à généraliser les alternatives écologiques aux pesticides de synthèse
Le 4 novembre dernier, plus de 1000 organisations membres de l’UICN (États, agences gouvernementales, ONG, organisations de peuples autochtones) ont adopté 109 recommandations dont l’objectif est de proposer des actions concrètes pour répondre aux enjeux de préservation de la biodiversité. Ces recommandations sont à l’origine de l’adoption de traités internationaux de grande ampleur, comme la Convention de Ramsar sur les zones humides, la Convention du Patrimoine mondial de l’UNESCO, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et la Convention sur la diversité biologique (CDB). Sur ces 109 recommandations, 14 étaient coordonnées par le Comité français de l’UICN.La généralisation des alternatives aux pesticides adoptée
Parmi les 14 recommandations, l’association Noé (qui est un des membres de l’UICN) a porté, avec les experts de la commission droit et politiques environnementales du Comité français de l’UICN, une recommandation emblématique : généraliser les pratiques et techniques alternatives à l’utilisation des pesticides de synthèse. Cette motion a notamment été travaillée en lien avec Joël Labbé, sénateur du Morbihan, et membre de la commission droit et politiques environnementales du Comité français de l’UICN.
L’usage de produits phytosanitaires de synthèse, notamment en agriculture, est en effet reconnu comme l’une des causes principales du déclin de la biodiversité au niveau mondial. En Europe, de nombreux rapports ont pointé la responsabilité prépondérante des pesticides dans le déclin des insectes pollinisateurs, ou encore des vers de terre.
Ainsi, cette recommandation incite à l’adoption massive de pratiques issues de l’agroécologie et de l’agriculture biologique, ainsi qu’à un arrêt définitif d’utilisation de ces produits phytosanitaires dans la gestion des espaces verts publics et privés. Cette motion très largement plébiscitée par les membres de l’UICN, avec près de 90% de votes favorables, envoie un signal fort aux gouvernements nationaux et locaux, aux acteurs privés et aux citoyens, en leur demandant d’agir dès maintenant pour la généralisation des alternatives aux pesticides. Elle est aussi un message adressé aux États pour agir dans le cadre de la COP Biodiversité de l’ONU, qui aura lieu en Chine en 2021, et qui définira des objectifs de biodiversité pour 2030.
Une recommandation qui fait écho à l’extension de la loi Labbé
L’adoption de cette recommandation par les membres de l’UICN rappelle la nécessité d’une prise de conscience immédiate sur les dangers liés à l’utilisation des pesticides de synthèse. A ce sujet en France, la loi Labbé, dont le sénateur Joël Labbé est à l’origine, interdit l’utilisation des pesticides de synthèse aux collectivités depuis 2017 et aux particuliers depuis 2019. Elle doit prochainement être étendue à tous les lieux de vie grâce à la publication d’un nouvel arrêté interministériel. Les pesticides devraient donc être interdits sur les espaces verts de copropriétés, des hôtels, dans les campings, les parcs d’attractions, sur les zones commerciales, les espaces verts des lieux de travail, les établissements d’enseignement ou de santé, ainsi que sur les terrains de sport et dans les cimetières. Pour Joël Labbé, cela témoigne d’une évolution culturelle forte : « Au moment du vote de la loi Labbé, on nous affirmait que les citoyens n’étaient pas prêts à accepter la végétation spontanée, surtout dans les cimetières. Aujourd’hui les paysages liés aux pratiques du zéro-phyto sont largement plébiscités et plus de 80% des citoyens souhaitent jardiner sans pesticides ». Cette extension de la loi Labbé sera ainsi une première étape pour accélérer la transition vers un modèle respectueux de la santé et de la biodiversité, qui doit par ailleurs être soutenue fortement par les pouvoirs publics.L’extension de la loi Labbé, encore trop de zones toujours pas non concernées
Malheureusement, si l’extension prochaine de la loi Labbé est une avancée, il reste cependant des espaces non concernés par le texte du gouvernement, comme les forêts privées, les voies SNCF, les autoroutes et les zones techniques ou de stockage des entreprises. « Ce sont tout de même 69 herbicides et insecticides de synthèse qui sont encore autorisés sur environ 20 millions d’hectares de zones non-agricoles, dont la plupart accueillent du public », rappelle Valérie Collin, Secrétaire générale de Noé. La mobilisation doit donc rester entière pour suivre avec la plus grande vigilance les prochaines décisions des pouvoirs publics dont nous attendons des signaux forts pour soutenir la transition vers le zéro pesticide de synthèse.
Evénements et initiatives de novembre 2020 en faveur d’un développement durable : une sélection de l’agence RUP
Depuis 5 ans, l’agence RUP – Relations d’Utilité Publique rédige avec un ton décalé, une newsletter mensuelle sur des événements et initiatives relevant du développement durable et de l’économie sociale et solidaire. Elle est diffusée par mail à plus de 5000 personnes et sur CDURABLE.info …
Peace Forum de Paris du 11 au 13 novembre
10 000 personnes inscrites pour écouter dirigeants du monde entier et porteurs de projet promouvant le multilatéralisme et la diplomatie non-gouvernementale
Lancement de Alumni for the planet le 12 novembre
Après les étudiants pour le climat, les ancien·nes diplômé·es de l’enseignement supérieur s’engagent pour le climat et l’environnement
Covid et évènementiel Zéro Déchet: quelles solutions ? le 13 novembre
Et si l’écologie était l’avenir de l’événementiel ?
Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées du 16 au 22 novembre
La 24e édition de cet événement organisé par LADAPT
Autonome en énergie, un futur pas si lointain ? le 14 novembre
L’Atelier 21 créé par Cédric Carles présentera plusieurs trouvailles LowTech libres de droits
Conférence fundraising et innovation du 16 au 18 novembre
L’Association française des fundraisers explore l’innovation dans le fundraising
Forum habitat durable le 17 novembre
Un nouvel entrant sur le marché des événements dédiés au DD
Échelles et leviers d’action pour la mise en place d’un quartier 100% circulaire le 17 novembre
Orée, l’Ademe et le Ministère de la Transition écologique organisent ensemble ce séminaire
2021 sera-t-il le mois de l’EE*SS ? e* pour environnemental le 17 novembre
Un enjeu très intéressant pour l’ESS. Dommage que le e ne soit pas synonyme de féminisation du panel…
1er Sommet mondial d’Ashoka du 17 au 19 novembre
Entrepreneurs sociaux du monde entier, unissez-vous !
Périmètres et mesures de l’ESS du 18 au 20 novembre
L’Association pour le développement des données sur l’économie sociale organise son 29ème colloque
(Re)Connaissance des modèles socio-économiques d’intérêt général le 19 novembre
Le Rameau, laboratoire d’innovations partenariales, lance un cycle d’un an sur les modèles socio-économiques. RUP est ravie d’en être partenaire
Bénévolat, entraide : ils font vivre la solidarité le 19 novembre
Le Mouvement UP valorise des personnes qui ont décidé de consacrer du temps à incarner et faire vivre la solidarité
L’eau : au cœur des réponses aux crises sanitaires et environnementales le 19 novembre
Action contre la faim organise une conférence sur les enjeux de l’eau
Semaine européenne de la réduction des déchets du 21 au 29 novembre
1ère SERD après la promulgation de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire
Annonce du Baromètre Max Havelaar de la transition alimentaire le 24 novembre
La transition alimentaire vue du point de vue de l’acteur phare du commerce équitable
The Big Green du 24 au 25 novembre
Encore un nouvel événement sur la RSE
Forum Admical du 24 au 25 novembre
Le RV incontournable des fondations d’entreprise et de la philanthropie
Salon des maires et des collectivités locales du 24 au 26 novembre
34 900 maires connectés en même temps sur une plateforme numérique…un plaidoyer pour les fusions de communes !
Rencontres internationales de la transition énergétique le 25 novembre
GreenUnivers et Business France vont parler de la relance en Europe
Tribunes de la presse du 26 au 28 novembre
10ème édition de cet événement organisé par des journalistes sur les grands enjeux sociétaux
La ruée vers l’or vert : quelle économie de la biomasse ? du 30 novembre au 4 décembre
En cinq débats interactifs en ligne, Entreprises pour l’Environnement souhaite explorer les enjeux du partage des sols et de la biomasse
Femmes en science : pourquoi est-ce une nécessité ? le 1er décembre
Un sujet important rarement abordé
Petit manuel pour l’entreprise : comment agir pour le climat ?
Pascale Baussant publie un livre sur l’engagement des PME en faveur de la lutte contre le changement climatique
Larfeuille, nouvelle maroquinerie Made in France
Jérôme Auriac, le président d’Eloquentia, lance une maroquinerie de qualité fabriquée par des personnes en insertion
A propos de Relations d’Utilité Publique
Relations d’Utilité Publique est une agence fondée en 2006 par Vincent David. Elle est dirigée par sept associé‧e‧s passionné‧e‧s par les questions sociales, économiques, écologiques et politiques, aux méthodes collaboratives et aux engagements multiples. Spécialiste des enjeux sociétaux, elle se propose de vous accompagner dans votre stratégie de communication, d’influence et de mobilisation, et dans sa mise en œuvre opérationnelle.
