Face à l’urgence écologique et aux enjeux sanitaires, la transition agricole et alimentaire, donc de l’élevage, est indispensable mais s’avère complexe. Cette note de La Fabrique Ecologique s’attelle à réconcilier le besoin de protéger les prairies permanentes, pour les services écosystémiques qu’elles rendent et la nécessité de réduire notre consommation de protéines animales et la place de l’élevage dans notre production agricole.
La présente note « Les prairies et l’élevage des ruminants au cœur de la transition agricole et alimentaire », issue du groupe de travail présidé par François Demarcq. propose plusieurs recommandations pour parvenir à la transition agricole et alimentaire.
Les prairies et l’élevage des ruminants au cœur de la transition agricole et alimentaire
Une transformation profonde des économies et sociétés peut sauver la planète de la catastrophe climatique selon l’ONU

Le monde se dirige vers une augmentation des températures bien supérieures à l’objectif fixé par l’Accord de Paris de 2015 sur le climat, prévient un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) qui recommande une transformation en profondeur des économies et des sociétés pour éviter une accélération de la catastrophe climatique.
« Les recommandations du rapport d’aujourd’hui sont claires », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres. « Mettre fin à notre dépendance aux combustibles fossiles. Éviter de nouvelles infrastructures de combustibles fossiles. Investir massivement dans les énergies renouvelables ». « Les engagements envers le net zéro ne valent rien sans des plans, des politiques et des mesures pour les atteindre », a-t-il ajouté. Selon lui, il faut combler l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre « avant que la catastrophe climatique ne nous touche tous ».
COP27 à Charm El-Cheikh
L’avertissement du chef de l’ONU intervient moins de deux semaines avant la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP27), qui aura lieu à Charm El-Cheikh, en Egypte, où les dirigeants mondiaux discuteront des moyens de faire face à l’urgence climatique. Messages clés du Rapport 2022 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissionsLe rapport « nous dit en termes scientifiques ce que nous dit la nature depuis le début de l’année à travers des inondations mortelles, des tempêtes et des incendies violents : nous devons cesser de remplir notre atmosphère de gaz à effet de serre, et nous y atteler rapidement », a déclaré Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE. « Nous avons eu l’occasion de procéder à des changements progressifs, mais ce temps est révolu. Seule une transformation en profondeur de nos économies et de nos sociétés peut nous sauver d’une accélération de la catastrophe climatique ».Résumé du Rapport 2022 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions Mercredi, l’Agence des Nations Unies pour le climat (CCNUCC) a également prévenu que les engagements des Etats sont « très loin » de répondre à l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a indiqué pour sa part que les concentrations atmosphériques des trois principaux gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote) ont battu de nouveaux records en 2021.

Une année gâchée
Le rapport du PNUE constate qu’en dépit de la décision prise par tous les pays lors du sommet sur le climat de 2021 à Glasgow, au Royaume-Uni (COP26), de renforcer les contributions déterminées au niveau national (CDN) et de certaines mises à jour de la part des nations, les progrès sont terriblement insuffisants. Les CDN soumises cette année ne réduisent que de 0,5 gigatonne d’équivalent CO2, soit moins d’1%, les émissions mondiales prévues en 2030. En raison de cette absence de progrès, le monde se dirige vers une augmentation des températures bien supérieures à l’objectif fixé par l’Accord de Paris, à savoir un réchauffement bien inférieur à 2°C, voire 1,5°C. On estime que les CDN inconditionnelles ont 66% de chances de limiter le réchauffement de la planète à environ 2,6 °C au cours de ce siècle. En ce qui concerne les CDN conditionnelles, qui dépendent d’un soutien extérieur, ce chiffre est réduit à 2,4°C. Les politiques actuelles conduiraient à elles seules à une augmentation de 2,8°C, ce qui met en évidence les conséquences de l’écart entre les promesses et les actions en matière de réductions des émissions sur les températures. Dans le meilleur des cas, la mise en œuvre complète des CDN inconditionnelles et les engagements supplémentaires pour atteindre zéro émission nette ne laissent entrevoir qu’une augmentation de 1,8°C. Il y a donc de l’espoir. Toutefois, ce scénario n’est pas crédible à l’heure actuelle en raison de l’écart entre les émissions actuelles, les objectifs à court terme des CDN et les objectifs à long terme de zéro émission nette.Des coupes sans précédent sont nécessaires
Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, le monde doit réduire de manière sans précédent les gaz à effet de serre au cours des huit prochaines années. On estime que les CDN inconditionnelles et conditionnelles réduiront les émissions mondiales en 2030 de 5 et 10% respectivement, par rapport aux émissions basées sur les politiques actuellement en place. Pour se placer sur la voie la moins coûteuse permettant de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, les émissions doivent diminuer de 45 % par rapport à celles envisagées dans le cadre des politiques actuelles d’ici à 2030. Pour atteindre l’objectif de 2°C, une réduction de 30 % est nécessaire. Pour atteindre des réductions aussi massives, une transformation à grande échelle, rapide et systémique est nécessaire. Le rapport explore les manières de parvenir une partie de cette transformation dans les secteurs et systèmes clés.« Réformer l’économie mondiale et réduire de près de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 est un défi de taille, voire impossible selon certains, mais nous devons essayer », a déclaré Mme Andersen. « Chaque fraction de degré compte : pour les communautés vulnérables, pour les espèces et les écosystèmes, et pour chacune et chacun d’entre nous. » « Même si nous n’atteignons pas nos objectifs d’ici à 2030, nous devons nous efforcer de nous rapprocher le plus possible des 1,5 °C. Cela signifie mettre en place les bases d’un avenir à zéro émission nette : un avenir qui nous permettra de faire baisser les dépassements de température et d’offrir de nombreux autres avantages sociaux et environnementaux, comme un air pur, des emplois verts et un accès universel à l’énergie ».

Électricité, industrie, transports et bâtiments
Le rapport constate que la transformation vers zéro émission nette dans les secteurs de l’approvisionnement en électricité, de l’industrie, des transports et du bâtiment est en cours, mais doit être beaucoup plus rapide. Le secteur de l’approvisionnement en électricité est le plus avancé, grâce à la réduction considérable des coûts de l’électricité renouvelable. Toutefois, le rythme du changement doit s’accélérer parallèlement aux mesures visant à assurer une transition juste et un accès universel à l’énergie. Dans le secteur du bâtiment, les meilleures technologies disponibles doivent être rapidement appliquées. Dans les secteurs de l’industrie et des transports, les technologies zéro émission nette doivent être développées et déployées. Pour faire avancer la transformation, tous les secteurs doivent éviter de s’enfermer dans de nouvelles infrastructures à forte intensité de combustibles fossiles, faire progresser les technologies zéro émission nette, les appliquer, et poursuivre les changements de comportement.Les systèmes alimentaires peuvent être réformés
Les domaines d’intervention relatifs aux systèmes alimentaires, qui représentent environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre, comprennent la protection des écosystèmes naturels, les changements de régime alimentaire en provenance de la demande, l’amélioration de la production alimentaire au niveau des exploitations agricoles et la décarbonisation des chaînes d’approvisionnement alimentaire. Les mesures prises dans ces quatre domaines peuvent réduire les émissions des systèmes alimentaires prévues pour 2050 et réduire les niveaux actuels d’émission d’environ un tiers, alors qu’elles pourraient presque doubler si les pratiques actuelles étaient maintenues. Les gouvernements peuvent faciliter la transformation en réformant les subventions et les régimes fiscaux. Le secteur privé peut réduire les pertes et le gaspillage de nourriture, utiliser des énergies renouvelables et développer de nouveaux aliments à émissions de carbone moindre. Chaque citoyen peut changer son mode de vie et consommer des aliments tout en ayant la durabilité environnementale et la réduction des émissions de carbone à l’esprit, ce qui apportera également de nombreux avantages pour la santé.Le système financier doit permettre la transformation
La transformation mondiale vers une économie à faibles émissions devrait nécessiter des investissements d’environ 4 000 à 6 000 milliards de dollars par an. Il s’agit d’une part relativement faible (1,5 à 2 %) du total des actifs financiers gérés, mais significative (20 à 28 %) en termes de ressources annuelles supplémentaires à allouer. La plupart des acteurs financiers, malgré leurs intentions déclarées, ont mis en place des mesures limitées en matière d’atténuation du changement climatique en raison d’intérêts à court terme, d’objectifs contradictoires et d’une reconnaissance insuffisante des risques climatiques. Les gouvernements et les principaux acteurs financiers devront s’orienter de manière crédible vers une seule direction : une transformation du système financier, de ses structures et de ses processus, impliquant les gouvernements, les banques centrales, les banques commerciales, les investisseurs institutionnels et les autres acteurs financiers. Le rapport recommande six approches pour assurer la réforme du secteur financier, à mener simultanément :- Rendre les marchés financiers plus efficaces, notamment grâce aux taxonomies et à la transparence.
- Introduire une tarification du carbone, comme des taxes ou des systèmes de plafonnement et d’échange.
- Encourager des comportements financiers appropriés, par le biais d’interventions de politique publique, de taxes, de dépenses et de réglementations.
- Créer des marchés pour les technologies à faible émission de carbone, en déplaçant les flux financiers, en stimulant l’innovation et en contribuant à l’établissement de normes.
- Mobiliser les banques centrales : les banques centrales sont de plus en plus intéressées par la lutte contre la crise climatique, mais des actions plus concrètes en matière de réglementation sont nécessaires.
- Créer des « clubs » climat de pays coopérants, des initiatives financières transfrontalières et des partenariats pour une transformation juste, qui peuvent modifier les normes politiques et changer le cours du financement grâce à des dispositifs d’engagement financier crédibles, tels que des garanties souveraines.

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La déforestation n’est pas une fiction. Nouvelle campagne de sensibilisation de Greenpeace France

La déforestation n’est pas une fiction
Toutes les deux secondes, l’équivalent d’un terrain de football de forêt est détruit de la surface de la planète, impactant dramatiquement les espèces qui y vivent [1]. Au mois d’août, plus de 33 000 départs de feux ont été recensés en Amazonie [2]. Un triste record depuis 2010… particulièrement inquiétant quand on sait que la plupart de ces feux sont déclenchés par des éleveurs liés au secteur agro-industriel afin de faire place nette pour leurs immenses troupeaux de bovins ou par des producteurs de soja destiné à l’exportation
Une campagne pour dénoncer le rôle de l’élevage dans la déforestation
Cette campagne a pour objectif de dénoncer le rôle de l’élevage (vaches, poulets…) dans la déforestation mondiale, particulièrement au Brésil. Pour accroître la production de bovins et répondre à la demande d’aliments pour l’élevage en Europe, le complexe agro-industriel détruit massivement des écosystèmes forestiers essentiels à l’équilibre de la planète, tels que l’Amazonie ou le Cerrado au Brésil. En Amazonie brésilienne, 88% des terres déboisées le sont pour créer des pâtures pour le bétail [3]. La déforestation n’est ps une fiction À travers ce film d’animation de 45 secondes conçu par l’agence Strike et produit par Madame de Sanzillon (QUAD) et un dispositif en ligne, cette prise de parole illustre de manière simple et accessible le lien entre élevage industriel et déforestation. L’enjeu : sensibiliser à l’importance de réduire sa consommation de produits d’origine animale et appeler à agir avec Greenpeace.Le soja : une cause majeure de la déforestation
Greenpeace se mobilise dans le monde entier contre le fléau de la déforestation et pour la promotion d’une agriculture responsable. La demande en soja pour nourrir les animaux d’élevage a explosé ces dernières années. Pour y répondre, des écosystèmes entiers comme la savane du Cerrado au Brésil sont détruits et remplacés par d’immenses champs de soja, qui est ensuite exporté dans le monde entier.L’Europe, complice de cette tragédie
Grande importatrice de matières premières à risque de déforestation, l’Europe participe activement à ce drame. En Europe, près de 90% du soja consommé est destiné à nourrir les animaux d’élevage [4]. Entre 2005 et 2017, les importations de l’UE ont provoqué la déforestation de 3,5 millions d’hectares de terres et plus de 80% de la déforestation tropicale importée par l’UE concernait le soja. [5]. Selon Laurence Veyne, co-directrice du programme chez Greenpeace France : “Les forêts sont essentielles à la vie humaine et à la biodiversité : près de 2 milliards de personnes en dépendent directement dans le monde et les deux tiers des espèces animales et végétales y habitent [6]. Par ailleurs, elles jouent également un rôle de régulateur pour le climat en produisant une partie de l’oxygène que nous respirons et en absorbant le carbone émis dans l’atmosphère. Il est donc essentiel de les protéger et de mettre fin à la déforestation en réduisant notamment notre consommation de viande et de produits laitiers.” Pour Jérôme Gonfond, président de l’agence Strike : « Avec cette campagne, nous avons voulu déclencher une discussion entre les générations. Que les jeunes parents expliquent à leurs enfants – Non, la Déforestation n’est pas un film d’animation à aller voir au cinéma. C’est une réalité. Nous avons voulu rendre cette information accessible à toutes et à tous, pour que les gens puissent repenser leurs modes de consommation et changer les comportements.” Isabelle Darroman – Productrice chez Madame de Sanzillon : “Sur les sujets responsables, le choix de la forme est particulièrement important pour qu’un message engagé devienne engageant. Ici celui de l’animation fut une évidence et la sensibilité du réalisateur Paul Lavau était pertinente après de notre double audience. Nous sommes fiers, chez Madame, d’avoir accompagné Strike et Greenpeace sur ce sujet essentiel face à l’urgence !”Notes :
- [1] Source : FAO et PNUE. 2020. La situation des forêts du monde 2020. Forêts, biodiversité et activité humaine.
- [2] Données analysées par Greenpeace Brésil et récoltées sur : https://queimadas.dgi.inpe.br/queimadas/portal-static/estatisticas_estados/
- [3] Source : https://mapbiomas-br-site.s3.amazonaws.com/Nota%20T%C3%A9cnica/Nota_T%C3%A9cnica_UE_07.07.2022.pdf
- [4] Source : Kroes H et Kuepper B (2015), pp. 9-11. 87% du soja consommé est destiné à l’alimentation animale, dont près de 50% pour la volaille (poulets de chair et poules pondeuses), 24% pour les porcs, 16% pour les vaches laitières, 7% pour les bovins allaitants, 4% pour le poisson d’élevage et la production d’autres viandes : https://www.greenpeace.fr/soja-deforestation/
- [5] Source : https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2021-04/20210414_Rapport_Quand-les-europeens-consomment-les-forets-se-consument_WWF.pdf
- [6] Source : https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/biodiversity/
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L’impact de l’éolien terrestre en France est une création nette de richesse selon une étude Asterès
Le Think Tank Asteres en partenariat avec CGN Europe Energy s’associent afin d’évaluer les impacts économiques et environnementaux du développement du parc éolien terrestre en France.
Méthode : Cette étude se décompose entre une analyse des dix dernières années, qui permet de chiffrer l’impact de l’éolien en 2021, et une projection sur les dix années à venir.
Résultats en bref de 2012 à 2030
- De 2012 à 2030 : 2,2 milliards € de valeur ajoutée nette en France et plus de 35 000 emplois créés.
- D’aujourd’hui à 2030 :
- Le développement futur de la filière éolienne devrait créer 472 M€ de valeur ajoutée directe et indirecte nette pour l’économie française en 2030.
- Ces effets directs et indirects devraient eux-mêmes entrainer la création de 599 M€ de valeur ajoutée supplémentaire via les effets d’entrainement.
- La croissance de la filière éolienne devrait ainsi permettre de créer presque 9 900 emplois directs et indirects et plus de 7 500 emplois supplémentaires par effet d’entrainement entre 2021 et 2030, soit approximativement 17 500 emplois au total.

Synthèse
Entre 2012 et 2030, la filière éolienne terrestre en France devrait créer plus de 2 Mds€ de valeur ajoutée et plus de 35 000 emplois, net des effets de substitution sur les autres énergies, notamment le nucléaire et les énergies fossiles. Cette étude se décompose entre une analyse des dix dernières années, qui permet de chiffrer l’impact de l’éolien en 2021, et une projection sur les dix années à venir.
En se substituant au nucléaire et aux énergies fossiles, l’éolien terrestre a créé 1,1 Md€ de valeur ajoutée nette en 2021 et plus de 17 900 emplois nets sur dix ans. La valeur ajoutée directe et indirecte nette créée par le développement de la filière s’élève à 570 M€ en 2021, à laquelle s’ajoutent 568 M€ de valeur ajoutée créée par les effets d’entrainement sur le reste de l’économie. Le développement de la filière éolienne a également permis la création de presque 10 700 emplois directs et indirects entre 2012 et 2021. Les effets en chaîne ont permis de créer 7 200 emplois supplémentaires sur la période. Ces emplois et cette valeur ajoutée sont présents dans l’économie en 2021 et se sont déployés depuis dix ans.
- L’évaluation de l’impact économique net du développement de la filière éolienne sur les dix dernières années nécessite de prendre en compte les effets de substitution. La hausse de la production éolienne s’est réalisée au détriment d’autres sources d’électricité et l’impact économique de l’éolien doit intégrer ces effets de substitution. En outre, la perte de valeur dans les énergies substituées est différente lorsque la baisse repose sur des fermetures de centrales ou sur une baisse du facteur de charge de centrales toujours en activité. Asterès estime que depuis dix ans, 63% de la production éolienne supplémentaire s’est substituée à du nucléaire, dont 23% à la fermeture de Fessenheim, 27% s’est substituée au charbon, dont 27% à des fermetures de centrales, et 10% s’est substituée au fioul, dont 9% à des fermetures de centrales.
- Le développement de la filière éolienne a créé 889 M€ de valeur ajoutée directe et indirecte en France et plus de 16 000 emplois. En parallèle, 318 M€ de valeur ajoutée et 5 500 emplois ont été perdus dans les autres filières par effet de substitution. L’estimation de la valeur ajoutée directe et indirecte logée en France distingue trois cas de figure : l’installation d’éoliennes, la fermeture de centrales existantes et la baisse de charge des centrales qui restent ouvertes. Pour chaque source d’énergie électrique concernée (éolienne, nucléaire, charbon, fioul), des études et des données publiques permettent d’évaluer la part de valeur ajoutée directe et indirecte en France rapportée à l’investissement, au coût total d’exploitation ou aux coûts variables. Pour l’éolien, le taux de valeur ajoutée directe et indirecte en France s’élève à 36% de l’investissement et 66% des coûts pour la phase exploitation. Pour le nucléaire, la valeur ajoutée directe et indirecte représente 84% des coûts d’exploitation, utilisés comme référence pour les fermetures de centrales, et 67% des coûts variables, utilisés comme référence pour les baisses de facteur de charge. Ces mêmes indicateurs sont à 60% et 14% pour le charbon et à 60% et 9% pour le fioul. Ces taux de valeur ajoutée permettent d’évaluer un montant de valeur créée ou détruite en France et un nombre d’emplois créés ou perdus en France pour chaque énergie.
- Les effets d’entrainement nets du déploiement de l’éolien en France se chiffrent à 568 M€ en 2021 et plus de 7 200 emplois sur dix ans. La valeur ajoutée directe et indirecte nette logée en France implique des commandes auprès de fournisseurs et des consommations par les salariés. Ces deux stimuli créent des effets d’entrainement dans l’économie chiffrés grâce au Modèle d’Impact d’Asterès (MIA) qui permet de suivre l’ensemble des flux économiques générés par une entreprise ou un secteur.
À horizon 2030, l’impact économique du développement de la filière éolienne devrait être à nouveau positif, à hauteur de 1,1 Md€ de valeur ajoutée nette et de 17 500 emplois. La méthode suivie pour évaluer l’impact économique du déploiement de l’éolien depuis dix ans peut être utilisée pour se projeter à 2030. La principale différence repose sur le coût futur de l’éolien, en baisse, et sur le type de substitution. En effet, d’ici 2030, une partie non-négligeable de l’électricité produite en plus sera de la création nette quand une partie se substituera au gaz et une autre à la consommation directe d’essence et de fioul (en plus des classiques nucléaire et électricité à base de fioul et de charbon comme pour la période 2012 – 2021). Dans le détail, le développement futur de la filière éolienne devrait créer 472 M€ de valeur ajoutée directe et indirecte nette pour l’économie française en 2030. Ces effets directs et indirects devraient eux-mêmes entrainer la création de 599 M€ de valeur ajoutée supplémentaire via les effets d’entrainement. La croissance de la filière éolienne devrait ainsi permettre de créer presque 9 900 emplois directs et indirects et plus de 7 500 emplois supplémentaires par effet d’entrainement entre 2021 et 2030, soit approximativement 17 500 emplois au total.
SOMMAIRE
1. Substitution : L’éolien remplace du nucléaire et des énergies fossiles
- 1.1. Méthode : calculer des taux de substitution
- 1.2. Eolien terrestre : une hausse considérable en dix ans
- 1.3. Substitution : une baisse de nucléaire, de fioul puis de charbon
2. Valeur ajoutée directe et indirecte en France : évaluation pour l’eolien, le nucléaire, le charbon et le fioul
- 2.1. Méthode : calculer la valeur qui reste en France pour chaque énergie
- 2.2. La filière éolienne : une création brute de valeur de 889M€
- 2.3. La substitution au nucléaire : une perte de 233 M€ de valeur ajoutée
- 2.4. La substitution au charbon : une perte d’emplois marquée
- 2.5. La substitution au fioul : une perte de 22M€ de valeur ajoutée
3. Résultats : une création nette de 1,1 Md€ de valeur pour la filière éolienne
- 3.1. Effets directs et indirects : 570 M€ en 2021 Et 10 700 emplois en dix ans
- 3.2. Effets d’entrainement sur l’économie : 568 M€ et 7 200 emplois supplémentaires
- 3.3. Effets totaux : 1,1 MD€ de valeur ajoutée en 2021 et 17 900 emplois en dix ans
4. Prospective : Une création nette de 1,1 MD€ à horizon 2030 pour l’éolien
- 4.1. Substitution : à horizon 2030, l’éolien terrestre remplacera aussi du gaz, du diesel et de l’essence
- 4.2. Valeur directe et indirecte en France : évaluation pour l’éolien en 2030, le gaz, l’essence et le diesel
- 4.3. Résultats : 1,1 Md€ de valeur ajoutée et plus de 17 500 emplois supplémentaires en 2030
5. Annexes 40
Impact de l’éolien terrestre en France : une création nette de richesse

Des résidus de pesticides omniprésents dans les cheveux des eurodéputés selon une étude Pollinis
L’analyse de cheveux de 44 eurodéputés, journalistes et scientifiques révèle la présence de pesticides chez 91 % des personnes testées. Des résultats qui montrent la contamination généralisée et persistante de notre environnement.
Une étude menée par l’association POLLINIS montre l’omniprésence de pesticides dans l’organisme des 30 eurodéputés, et 14 journalistes et scientifiques qui ont participé à la campagne de tests cheveux organisée les 14 et 15 juin 2022 au Parlement européen à Bruxelles.
Les analyses menées pour identifier 62 pesticides par le laboratoire indépendant IRES – Kudzu Science révèlent la présence de pesticides dans l’organisme de 40 personnes sur les 44 testées, dont une majorité est interdite au sein de l’Union européenne.
CHIFFRES CLÉS :
- 91 % des échantillons testés contiennent au moins un pesticide ;
- Les échantillons contiennent en moyenne 3 pesticides ;
- Sur les 27 pesticides différents retrouvés dans l’ensemble des échantillons, 55 % sont interdits au sein de l’Union européenne en usage agricole ;
- 95 % des échantillons positifs contiennent au moins 1 pesticide interdit en usage agricole dans l’Union européenne ;
- Le 4,4 DDE est la substance détectée le plus fréquemment. Il s’agit d’un métabolite du 4,4 DDT, pesticide interdit dans l’UE depuis 1978.
« Le troisième pesticide le plus détecté dans notre étude – la transfluthrine – est d’ailleurs autorisé en insecticide domestique sous le règlement REACH, dont la révision indispensable vient d’être repoussée par la Commission européenne. Ces résultats montrent l’urgence de réviser ce texte censé écarter du marché les substances chimiques nocives pour l’environnement et la santé humaine », prévient Barbara Berardi, directrice de la recherche à POLLINIS.L’analyse des cheveux est une méthode de plus en plus utilisée aujourd’hui, car les concentrations de pesticides détectées sont directement corrélées à un niveau d’exposition réel. Ces produits — dont l’impact dévastateur sur les pollinisateurs et la biodiversité est déjà largement documenté — ont également des effets néfastes sur la santé humaine, y compris à très faible concentration. De plus, la toxicité accrue issue de l’interaction entre plusieurs substances (effet cocktail) fait de l’exposition chronique à différents pesticides un risque potentiel pour la santé humaine. Rapport sur la contamination aux pesticides
CITATIONS
« Les résultats de cette analyse montrent que l’exposition aux pesticides est massive et généralisée », relève Nicolas Laarman, Délégué général de POLLINIS. « Alors que le Parlement européen entame les discussions sur le nouveau règlement sur la réduction de l’usage des pesticides d’ici 2030, et notamment des pesticides les plus dangereux, il est urgent que l’Union européenne réforme son système d’évaluation du risque qui ne prend en compte ni les effets chroniques, ni les effets cocktails de ces substances sur la santé humaine et l’environnement » affirme Nicolas Laarman.
« Les résultats de l’étude de POLLINIS sur la présence généralisée de pesticides dans les organismes montrent que la décision de la Commission européenne de reporter les négociations sur le règlement REACH est un très mauvais signal et un nouveau coup dur tant pour nos politiques environnementales que de santé humaine, » dénonce Eric Andrieu (eurodéputé S&D, France). « Ces pesticides disséminés dans nos champs finissent dans nos assiettes puis dans le corps de chacun d’entre nous. C’est un danger au quotidien pour tous les citoyens, consommateurs et agriculteurs. Cela doit cesser ! »

« Les pesticides ne connaissent pas de frontières : ils sont transportés par le vent, s’infiltrent dans les eaux souterraines et dans les sols pour y rester pendant des décennies. Ils s’accumulent même dans nos corps, » explique Sarah Wiener (eurodéputée Greens/EFA, Autriche). « Les analyses de POLLINIS démontrent encore une fois le risque de santé auquel nous sommes exposés tous les jours. La moitié des pesticides découverts sont bannis dans l’Union européenne à cause de leur toxicité. Cela ne peut pas continuer ainsi. »
« Les résultats des tests montrent clairement que les Européens dans leur vie quotidienne ont une possibilité d’être exposés aux pesticides, même à des pesticides dont l’utilisation est bannie dans l’UE », déclare Anja Hazekamp (Députée GUE/NGL, Pays-Bas). « Je suis inquiète pour les députés européens dont les résultats montrent des cocktails de résidus de pesticides et je suis inquiète du fait que les citoyens européens sont toujours exposés à des pesticides toxiques. Un autre fait alarmant est que l’effet cocktail n’est toujours pas testé et personne n’est sûr de leurs effets sur la santé humaine. C’est pourquoi je continue à me battre pour un environnement libre de produits toxiques, et plus spécifiquement pour une interdiction de l’utilisation de tous les pesticides dangereux qui devrait également s’appliquer à l’alimentation importée »
« La pollution toxique porte atteinte à nos corps. Pendant combien de temps encore ? L’agriculture durable, l’économie circulaire ainsi que la lutte contre le cancer : tous ces secteurs ont besoin de produits sûrs. C’est la dynamique à suivre et pour permettre à l’industrie de la diriger, notre législation doit s’y accorder », déclare Martin Hojsík (eurodéputé Renew Europe, Slovaquie)

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Décarboner l’hôtellerie et la restauration avec Clorofil, premier calculateur gratuit d’empreinte carbone
À l’occasion d’EquipHotel, le salon pour les professionnels de la filière restauration et hôtellerie, l’équipe de Clorofil a présenté son calculateur d’empreinte carbone développé en collaboration avec ClimateSeed. Une solution innovante et gratuite, à destination des établissements indépendants, portée par le Groupe majorian.

Rendre les professionnels de l’hospitalité et de la restauration acteurs de la transition écologique
Selon l’ADEME, les hébergements et les restaurants en France représentent 13% des émissions de gaz à effet de serre du secteur touristique – une industrie particulièrement énergivore qui concentre à elle seule 11% des émissions de GES au total. Avec son calculateur intégré, l’application web Clorofil propose aux professionnels de l’hôtellerie et de la restauration de participer à l’effort collectif de neutralité carbone visé pour 2050 (Accord de Paris, Cop 21) en mesurant gratuitement leurs émissions de GES. La plateforme, très intuitive, a été développée en partenariat avec ClimateSeed, expert de la mesure et de la réduction de CO2, selon la méthode Bilan Carbone® de l’ADEME. Elle permet de comptabiliser l’ensemble des émissions – directes et indirectes – émises par l’établissement sur 5 grandes catégories : l’énergie, les achats, les déchets, les prestations liées à l’hôtellerie/restauration, la mobilité.
« Avec Clorofil, nous anticipons une obligation légale qui concernera dès 2024 toutes les entreprises de + de 250 salariés, et sans doute ultérieurement toutes les entreprises dont les hôtels et restaurants : celle de communiquer leur bilan carbone. Notre outil, très simple d’usage, s’adresse spécifiquement à ces établissements, et ce quelle que soit leur taille. L’objectif est que chacun puisse s’approprier facilement la mesure de son empreinte carbone et bénéficier, s’il le souhaite, de notre accompagnement pour engager sa réduction » Noëlle Fustier, Directrice de Clorofil
Réduire ses émissions de GES et compenser son empreinte résiduelle avec l’appui de Clorofil


« Clorofil s’inscrit parfaitement dans la mission de majorian d’accompagner les indépendants de l’hôtellerie et de la restauration vers des pratiques économiquement viables, socialement justes et durables pour la planète » Carole Pouchet, CEO de majorian
« La collecte des données est parfois complexe. Clorofil, facilite cette démarche afin de la rendre plus accessible et d’encourager une plus grande implication de la part des hôteliers et restaurateurs » Édouard Blin, directeur ingénierie, conseil et opérations chez ClimateSeed
« L’outil Clorofil est pensé pour les hôtels et les restaurants et permet de les faire avancer plus vite dans une démarche vertueuse pour la planète » Ludovic Poyau, Président de la Commission EcoDurable de l’UMIH, Président restaurateur et hôtelier
A propos de majorian
L’eau potable n’est pas un luxe, mais un droit humain, selon l’ONU

Retour sur investissement trois à six fois supérieur aux coûts
Pour tous ceux qui n’ont plus à marcher des heures chaque jour pour rapporter une eau souvent impropre à la consommation, le retour sur investissement, en matière de santé et de productivité est trois fois supérieur aux dépenses dans les zones urbaines et six fois plus grand dans les régions rurales, affirme le nouveau rapport. Pourtant, cette avancée si positive reste fragile, inégale et inéquitable. Deux autres milliards de personnes, soit un quart de la population mondiale, sont toujours privés d’eau potable, avec des conséquences encore tragiques. Chaque année, un million et demi de personnes, surtout des nourrissons et des enfants, meurent des suites de maladies évitables causées par une eau insalubre. Les progrès n’ont pas réduit l’incertitude. « L’accès à l’eau a sauvé des vies, en premier lieu celles d’enfants, mais le changement climatique érode ces avancées », rappelle Maria Neira, Directrice du Département de l’environnement, du changement climatique et de la santé de l’OMS. La fréquence des sécheresses et des inondations exacerbent l’insécurité hydrique, perturbent les approvisionnements et dévastent des communautés. De quoi justifier, aux yeux des auteurs du rapport, une mobilisation mondiale et un quadruplement des investissements par les Etats et par les organisations internationales, indispensables pour atteindre avant 2030 l’objectif de développement durable d’accès universel à l’eau potable. « Un prix faible à payer au regard des millions de vies sauvées », affirment-t-ils.
Liens évidents entre l’accès à l’eau, santé et développement
Ce rapport sur l’Etat de l’eau dans le monde est le premier à mettre aussi précisément en valeur les liens entre l’eau, la santé et le développement, fournissant des recommandations aux gouvernements et aux partenaires internationaux assorties d’exemples de stratégies appliquées par divers pays visant à réaliser l’objectif d’accès universel à l’eau potable.« L’investissement dans l’eau et l’assainissement est indispensable à la santé, à la croissance économique et à l’environnement. Des enfants en bonne santé deviennent des adultes bien portants qui contribuent mieux à l’économie et à la société », résume Saroj Khumar Jha, Directeur du département Water Global Practice du groupe Banque mondiale. « Ce principe est au centre du projet Capital humain de la Banque mondiale, et le secteur privé doit mener des actions essentielles pour accélérer l’approvisionnement en eau et les services d’assainissement inclusifs et durables dans les zones urbaines et rurales », ajoute-t-il.
Besoin d’engagement politique et de bonne gouvernance de l’eau
L’OMS, l’UNICEF et la Banque mondiale insistent sur la nécessité d’un spectaculaire regain d’investissement et d’engagement politique, d’une part pour renforcer les institutions existantes par de meilleures législations et réglementations touchant la qualité des services et leurs contrôles. Les financements doivent aussi être accrus pour assurer un fonctionnement et une efficacité optimals. Quant à l’augmentation des capacités, elle doit s’accompagner de la formation et de la promotion d’un personnel qualifié ainsi que d’un accès aux innovations technologiques. Ces efforts de gouvernance exigent aussi des progrès dans la collecte de données permettant de mieux comprendre les inégalités d’accès à l’eau potable et de contribuer à une meilleure prise de décision pour ce service vital.« Nos efforts doivent s’intensifier pour assurer que tous peuvent bénéficier d’un accès fiable à l’eau », rappelle Maria Neira. « Il ne s’agit pas d’un luxe, mais d’un droit humain ».
Approfondir :
Rapport sur la situation de l’eau potable dans le monde (en anglais)
Directives de qualité pour l’eau de boisson
Documents joints
Acteur majeur de l’économie circulaire, TOMRA célèbre ses 50 ans
Les équipes de TOMRA France viennent de célébrer les 50 ans de leur groupe, TOMRA. L’événement a été organisé à Salon de Provence vers le nouveau siège social de TOMRA France. L’occasion de partager avec les collaborateurs de la France, le parcours et les projets de TOMRA, leader mondial des machines de tri optique.
Frédéric Durand, responsable de TOMRA France, a déclaré : « Les équipes TOMRA ont un fort sentiment d’appartenance, avec une culture d’entreprise forte et un objectif commun : mener la révolution des ressources dans un monde où chaque ressource compte. Célébrer en cette rentrée 2022, tous ensemble au plan français, les 50 ans d’histoire de notre Groupe, permet de se préparer aux enjeux, de partager nos modes opératoires pour améliorer en continu notre capacité d’écoute et de réponse aux enjeux de nos clients industriels. Nous attachons beaucoup d’importance à la marque entreprise qui est garante, pour le client, de la qualité, du caractère éthique et de la sécurité des produits qui l’achète. »
Une entreprise à mission
TOMRA a été fondée en Norvège le 1er avril 1972 par les frères Petter et Tore Planke, qui ont mis au point le premier distributeur automatique inversé (DVA) entièrement automatisé. Cette invention a révolutionné les processus de recyclage des bouteilles, et son concept est utilisé aujourd’hui dans le monde entier. L’approche pionnière et transformatrice de TOMRA a permis le développement au fil du temps de nouvelles activités, non seulement autour des automates de collecte, mais aussi dans les solutions de tri avancées pour les industries alimentaires, de recyclage et minières.
50 ans après sa création, TOMRA est un acteur mondial engagé dans l’économie circulaire.
TOMRA veut accompagner les objectifs mondiaux du recyclage, qui portent à 40% le taux de collecte des déchets, et à 30% celui du recyclage des plastiques d’ici 2030. Pour ce faire, l’entreprise prévoit de poursuivre sa croissance et d’augmenter ses effectifs, dans le monde et en France.
En France, TOMRA à Salon de Provence, dirige et anime en parallèle les deux départements, TOMRA Food pour les industries agroalimentaires et l’agriculture, et TOMRA Recycling Sorting, pour le traitement des déchets ménagers, plastiques, DEEE, métaux, bois, etc. Sa division dédiée au recyclage des déchets, TOMRA Recycling Sorting, fournit des solutions de tri à base de capteurs et de services numériques connectés. Ses machines identifient et extraient des flux de déchets, des gisements de matériaux purs, hautement valorisables qui reviennent dans le circuit productif en tant que matières premières secondaires. Ces dispositifs participent ainsi au fonctionnement de l’économie circulaire dans les filières métaux, plastiques, papier, emballages, verre, bois, etc. Présent dans plus de 100 pays dans le monde, TOMRA Recycling Sorting a installé quelques 8 200 unités de tri pour le recyclage des déchets et des métaux. Il emploie dans le monde 4 600 personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel de 1 milliard d’euros. Très engagé dans l’innovation, 20 % des effectifs du groupe et 8 % de ses revenus sont consacrés à la R&D.
Dans le domaine alimentaire, les machines de tri TOMRA Food permettent d’apporter la qualité et la sécurité alimentaires. TOMRA Food s’engage à mener la révolution des ressources dans un monde où chaque ressource compte. Nous sommes là pour transformer les process, et aider nos clients à nourrir le monde, améliorer leurs rendements, minimiser les déchets et créer une valeur durable. En se concentrant sur le tri, TOMRA Food travaille avec ses clients pour maximiser la valeur tout au long de la chaîne alimentaire, de la récolte à la transformation et au conditionnement, de la distribution et à la consommation, grâce à nos outils numériques et aux datas. Cela participe à créer un monde plus durable, à relever les défis du changement climatique, alors que nous sommes tous confrontés à la dégradation de l’environnement naturel, et à la montée des inégalités.
Progression des investissements dans les « Climate Tech » selon le rapport annuel Speedinvest et Dealroom sur l’Industrial Tech en Europe
Speedinvest, fonds d’investissement paneuropéen, et Dealroom.co, dévoilent la troisième édition de leur rapport annuel sur l’écosystème européen de l’Industrial Tech. Ce rapport identifie 18 secteurs clés représentant 748 entreprises européennes proposant des innovations technologiques industrielles et partage les prévisions records d’investissement en capital-risque sur ce segment de la tech.
En bref
- La France est le second pôle de technologie industrielle après l’Allemagne : avec 2 licornes (Exotex et Ivalua) et 2,7 milliards d’euros investis entre 2015 et 2022 ;
- À l’échelle européenne, l’industrial tech compte 5 nouvelles licornes en 2022 ;
- Avec 4,7 milliards de dollars à ce jour, les investissements en capital-risque dans les technologies industrielles européennes en 2022 sont sur le point de dépasser ceux réalisés en 2021 ;
- Les investissements en capital-risque dans les technologies industrielles axées autour du climat ont déjà atteint 1,1 milliard de dollars cette année et sont en passe de dépasser les niveaux de 2021.
L’industrial tech en 2022 : une année record en termes d’investissements
Avec plus d’un tiers de l’économie mondiale basée sur l’industrie, soit près de 23 000 milliards de dollars de production, le secteur des technologies industrielles connaît ces dernières années un engouement sans précédent de la part des fonds d’investissement. Selon le rapport, et avec 4,7 milliards de dollars levés en 2022, le secteur est bien parti pour battre le record de l’année précédente avec des prévisions pour la fin d’année 2022 estimées à 6 milliards de dollars d’investissements en capital-risque. Ce qui le placerait en 4ème position des secteurs ayant perçu le plus de capitaux en Europe. Il arrive derrière le secteur immobilier (+ 50%), le tourisme (+ 27%) ou encore le domaine de la recherche d’emplois (+19%).

« L’accroissement des investissements dans la sphère technologique industrielle européenne est encourageant. Les innovations de ruptures portées par l’Industrial Tech sont essentielles à la fois pour améliorer la productivité de l’Europe et garantir que le continent atteigne ses objectifs en matière d’émissions carbone grâce aux innovations technologiques liées au climat. Avec un investissement total en capital-risque qui devrait atteindre près de 6 milliards de dollars d’ici la fin de l’année, ce rapport met en lumière l’engouement des investisseurs pour le secteur. L’Industrial Tech est en passe de devenir l’un des secteurs à la croissance la plus rapide dans le capital-risque européen« . Marie-Helene Ametsreiter, General Partner chez Speedinvest
Le développement durable au cœur des problématiques des startups de l’Industrial Tech
La Climate Tech regroupe les entreprises technologiques travaillant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et s’impose cette année comme un secteur porteur et stratégique, présent dans de nombreux sous-segments de l’Industrial Tech. D’après le rapport, l’investissement en capital-risque dans la Climate tech pourrait ainsi atteindre les 1,4 milliards de dollars d’ici la fin de l’année contre 1,2 milliard pour 2021 contribuant à l’objectif de neutralité carbone fixé par les accords de Paris d’ici à 2050. Une croissance tirée notamment par les startups utilisant des matériaux de pointe – nécessaires au développement de produits et de processus durables, plus performants – (61%) ou opérant dans le secteur de l’énergie (59%), la robotique (15%) et la logistique (21%). On dénombre désormais 60 fonds actifs dans l’industrial tech investissant dans startups de la Climate Tech à l’image de Twaice, Sylvera et Greyparrot soutenues par Speedinvest. Au total, à date, les plus grands fonds d’investissement européens dédiés à la Climate Tech tels que Bridge ou Lightrock ont déjà levé 1,8 milliards de dollars pour soutenir les startups axées sur les questions de durabilité.
“L’Europe abrite des entreprises de premier plan dans plusieurs segments industriels allant de l’automobile à l’énergie, et l’année 2022 a vu ces entreprises augmenter considérablement leurs investissements dans les nouvelles technologies industrielles. Cette tendance, ainsi que l’augmentation de l’activité de capital-risque dans ce domaine, propulse le secteur à un stade déterminant de son développement – avec de grandes promesses pour l’industrie à l’échelle mondiale. » Yoram Wijngaarde, PDG et fondateur de Dealroom.coS’appuyant sur l’expertise collective des partenaires de Speedinvest et sur les données de Dealroom.co, l’Industrial Tech Report 2022 donne une vision globale de l’évolution des investissements dans le secteur en Europe.
À propos de Speedinvest
Speedinvest est un fonds paneuropéen de capital-risque doté de 600 millions d’euros d’actifs sous gestion et de 40 investisseurs basés à Berlin, Londres, Munich, Paris, et Vienne. Grâce à ses équipes spécialisées par secteurs, Speedinvest finance des start-ups au stade d’amorçage aux technologies les plus innovantes d’Europe. Speedinvest et ses experts opérationnels internes accompagnent les startups et les entrepreneurs sur le déploiement de leurs activités, les ressources humaines ou encore sur l’expansion sur le marché américain. Wefox, Bitpanda, TIER Mobility, GoStudent, Curve, CoachHub, Schüttflix, TourRadar, Adverity, et Twaice sont parmi les nombreuses startups qui composent le portefeuille du fonds, qui en compte plus de 250 aujourd’hui. – Pour en savoir plus : www.speedinvest.com.À propos de Dealroom.co
Dealroom.co est le principal fournisseur de données sur les écosystèmes des startups, des entreprises en phase de démarrage et des entreprises en croissance en Europe et dans le monde. Fondée à Amsterdam en 2013, Dealroom travaille aujourd’hui avec de nombreux investisseurs, entrepreneurs et organisations gouvernementales parmi les plus éminents au monde pour fournir de la transparence, des analyses et des aperçus sur l’activité du capital-risque. Nos offres comprennent des ensembles de données via SaaS et API ainsi que des rapports personnalisés et des plateformes d’écosystèmes sur mesure. – https://dealroom.co/
La plateforme télématIque SuiviDeFlotte.net aux couleurs des ZFE
Sans avoir aucune donnée à saisir et sans surcoût, les gestionnaires de flottes et les conducteurs vont découvrir sur SuiviDeFlotte.net une nouvelle version de la plateforme et de son application mobile, comprenant la gestion des ZFE.
Des vignettes Crit’Air attribuées à chaque véhicule, VL, VU et poids lourds, et une cartographie enrichie
SuiviDeFlotte.net permet aux gestionnaires de flottes de maîtriser immédiatement l’impact des Zones à Faibles Emissions (ZFE) sans aucun surcroît de travail, grâce à un enrichissement automatique de la base de données de véhicules : la bonne vignette Crit’Air est associée à chaque véhicule, grâce à l’interconnexion avec les services de l’Etat.
Les applications sur mobile et la version desktop de SuiviDeFlotte, font apparaître cette nouvelle donnée sur la fiche véhicule, que ce soit sur les rapports ou la cartographie. Les ZFE sont présentes sur la cartographie, où elles s’ajoutent aux autres informations (bornes de recharge électrique, vigilance météo, points d’intérêt…). Toutes les ZFE sont repérées au plan national. En cliquant sur la ville, l’utilisateur accède à l’ensemble des restrictions : véhicules interdits, vignettes autorisées, plage horaire d’application, le cas échéant…
Une aide à la décision
Le chef d’exploitation peut identifier dès à présent les véhicules qui ne peuvent plus exercer sur certaines zones et qu’il devra retirer de certaines tournées d’interventions. Si les véhicules doivent se rendre systématiquement sur des ZFE dans le cadre de leurs missions de services, il sait ainsi si son parc pourra faire face à l’activité ou s’il va falloir prévoir un renouvellement anticipé de véhicules. L’entreprise peut étayer ses prises de décisions car le gestionnaire de parc aura accès, pour chaque véhicule, à un historique des traversées dans des zones ZFE, mettant en évidence lorsqu’un véhicule ne pouvait traverser une zone avec sa vignette.

« 10 agglomérations ont mis en place des ZFE pour réguler leur traversée. Leur nombre va croître rapidement d’ici 2025 et concernera tout le territoire, y compris des villes moyennes : 45 ZFE sont déjà annoncées. D’autre part, le maillage est complexe à prendre en compte dans la gestion opérationnelle de la flotte. Les municipalités n’adoptent pas toutes les mêmes critères. Et, même, au sein d’une même agglomération, plusieurs ZFE peuvent coexister avec des règles différentes sur les vignettes Crit’Air autorisées. C’est donc un paramètre qui non seulement complexifie le dispatch des véhicules entre collaborateurs selon les missions, mais qui va aussi impacter les achats en matière de motorisations », explique Julien Rousseau, PDG de SuiviDeFlotte.net.
Le dispositif ZFE est incontournable, il accélère les renouvellements de flottes et, en attendant, oblige les gestionnaires à intervertir les véhicules, selon leurs conformités face aux dispositions prises par les municipalités.
Les ZFE font la loi dans la circulation en ville
Les ZFE sont une contrainte immédiate : pour traverser certaines agglomérations, il faut, si la vignette n’est pas autorisée, contourner ces Zones sous peine d’amende. Le respect de la réglementation est d’autant plus complexe pour le gestionnaire et le conducteur, que les restrictions ne sont pas les mêmes sur toutes les Zones, et que le nombre de villes concernées croît rapidement.
Et sauf à avoir une flotte 100% dernière génération, essence Euro 5 ou 6, électrique, gaz ou hybride rechargeable, toutes les flottes sont plus ou moins concernées par ces restrictions, dès qu’elles font de la route en ville et au national. Et on n’oublie pas que 57 % des véhicules roulent encore au Diesel en France. En 2021, 456 425 immatriculations de VP et VUL concernent encore un modèle diesel. (source PFA)
SuiviDeFlotte.net fait de l’innovation participative
C’est l’intégration des ZFE qui caractérise cette nouvelle édition de la plateforme de géolocalisation et de gestion de flottes SuiviDeFlotte.net, mais on retrouve aussi d’autres évolutions ergonomiques et fonctionnelles, en provenance du comité d’innovation de l’entreprise.
Une série de développements ont été apportés pour faire gagner du temps aux conducteurs et aux gestionnaires de parc : accès facilité au « mode vie privée » ou à l’identification conducteur grâce à un système de QR Code d’identification des véhicules à apposer dans l’habitacle, refonte de la gestion des coûts et des contrats, accès revisité à l’ANTAI pour la gestion des PV en ligne… Toutes ces innovations sont issues de mon-idee.suivideflotte.net, qui alimente une politique d’innovation participative. Le comité interne se charge de hiérarchiser les quelques 700 idées soumises depuis 2019 par les utilisateurs, clients et personnels de l’entreprise.
Une nouvelle édition, c’est à la fois un argument de fidélisation des clients, et un levier de conquête de nouveaux clients, les équipes marketing et commerciales vont dérouler leurs plans d’actions sur le terrain et sur le Net, les nouveautés apportées s’inscrivent toujours dans l’air du temps et permettent de se différencier avec une approche pédagogique.
« Les clients sont entendus, leurs remarques en tant qu’utilisateurs préparent des chantiers d’évolution. Ils s’approprient l’outil et le voient évoluer tous les 4 mois, avec la sortie de nos éditions. C’est une réactivité qu’ils apprécient », commente Julien Rousseau.

S’adapter pour survivre : 5 façons d’aider les pays à affronter la crise climatique
Les effets de l’urgence climatique se font sentir dans le monde entier et les Nations Unies appellent à davantage d’investissements pour aider les pays à s’adapter à un environnement de plus en plus instable. Pour atteindre l’objectif de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels, les pays n’ont d’autre choix que de réduire considérablement les émissions de carbone. D’où l’intérêt de ces cinq méthodes éprouvées pour aider les nations à devenir plus résilientes face au changement climatique.
Mali : les clés du développement durable selon Aliou Diallo

A l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la République du Mali, Aliou Diallo a publié un message dans lequel il dévoile les conditions du développement durable de son pays. Il s’agit de quatre chantiers prioritaires, à savoir la paix, la refondation de l’armée, la démocratie et la promotion du secteur privé.
La République du Mali a célébré, le 22 septembre, le 62e anniversaire de son indépendance. Cette fête a été marquée par plusieurs discours, dont celui d’Aliou Diallo, président d’honneur d’ADP-Maliba. Dans son message à la nation, l’homme d’affaires fait des propositions pour permettre au Mali de renaître de ses cendres, alors que le pays fait face à une crise multidimensionnelle depuis plusieurs années.
Intégrer les milices et groupes armés aux FAMA

Fidèle à sa politique de dialogue, Aliou Diallo reste convaincu qu’il faudra d’abord rechercher une paix véritable car « nous savons tous qu’il ne pourrait y avoir de développement durable sans paix durable », a soutenu l’ex député de Kayes. Pour obtenir cette paix, Aliou Diallo recommande d’impliquer davantage les chefs traditionnels et les religieux dans le processus de réconciliation nationale. Ces personnalités respectables incarnent l’autorité ancestrale. Elles pourront donc « jouer un rôle important dans la réconciliation et la recherche de la paix avec certains fils du pays qui ont pris les armes ». Ce qui devrait faciliter l’intégration de tous les maliens membres des groupes armés et des milices d’autodéfense dans l’armée.
Grâce à la fusion des forces armées, l’Etat pourra retrouver son autorité sur toute l’étendue du territoire national. Mais il faudra ensuite veiller à ce que cette nouvelle armée soit « bien formée, bien encadrée et bien équipée, pour lui permettre de remplir sa mission régalienne ». S’il est élu à la présidentielle prochaine, Aliou Diallo prévoit de financer la modernisation de l’armée malienne avec son plan Marshall pour le Mali. Il s’agit d’un gigantesque programme de reconstruction sur le modèle de l’Allemagne d’après seconde guerre.
L’ADP – MALIBA, défenseur et promoteur de la démocratie au Mali

Aliou Diallo estime en outre que la renaissance de son pays passera par la promotion et la pérennisation de la démocratie. « La démocratie malienne, chèrement acquise, ne doit pas être mise entre parenthèse », a prévenu le milliardaire malien. Pour la préserver, l’Etat doit solliciter davantage les partis politiques dans ses prises de décisions, surtout les partis disposant d’une forte représentation comme le sien. En effet, sa formation fait désormais partie des épouvantails de la politique nationale après sa razzia aux législatives d’avril 2020.
Aliou Diallo note que l’ADP – MALIBA a « toujours privilégié la conquête démocratique du pouvoir comme seule et unique voie pour accéder à la magistrature suprême ». C’est pourquoi, il se présente à nouveau à la présidentielle de 2024 après celle de 2018 à l’issue de laquelle il avait créé la surprise en finissant troisième. Présenté comme le favori du prochain scrutin, l’entrepreneur se prépare activement. Sa Fondation Maliba, toujours aux côtés des démunis, n’est pas en reste.
Financer l’entreprenariat jeunes

Enfin, le philanthrope malien préconise d’investir dans le secteur privé pour sortir le Mali du marasme économique. « Tous les grands pays développés ont réussi à créer de l’abondance et une ère de prospérité économique grâce à leur secteur privé. L’Etat ne doit pas se substituer au secteur privé, mais plutôt le promouvoir et l’accompagner », a-t-il souligné.
Par conséquent, le fondateur d’Hydroma invite à la mise en place de conditions favorables à l’émergence d’un « puissant secteur privé créateur d’emplois, de richesses et de prospérité économique pour le bien de tous les maliens ». Son plan Marshall va financer massivement l’entrepreneuriat pour résorber le chômage des jeunes et faire reculer la pauvreté au Mali. Ce programme vise aussi la construction, dans toutes les régions, des infrastructures essentielles (ponts, routes, écoles, hôpitaux, universités, centrales électriques, usines, etc.).
Les aides à la mobilité durable pour les particuliers en France
Pour la première fois, une étude de l’IDDRI (l’Institut du développement durable et des relations internationales) analyse de manière exhaustive les différentes aides à la mobilité proposées par l’Etat et les collectivités locales pour réduire l’empreinte carbone des déplacements sur le territoire. Celle-ci révèle l’insuffisance, la complexité et les inégalités des dispositifs d’aides à la mobilité durable partout en France. Le Secours catholique, le Réseau Action Climat et Transport & Environment se sont saisis de cette étude et alertent les décideurs sur la nécessité d’une politique d’accompagnement plus ambitieuse et cohérente à l’échelle nationale, sans quoi de nombreux citoyens risqueraient de basculer dans la précarité mobilité, laissant ainsi les inégalités s’aggraver.
Budget vert : les dépenses de l’Etat pour l’environnement augmentent-elles ? Un billet d’analyse de l’I4CE
Dépenses favorables : elles progressent, mais attention à la fin des crédits du plan France Relance
Le budget vert apporte évidemment une réponse à cette question : les dépenses dites « favorables » à l’environnement augmentent de 4,5 milliards entre 2022 et 2023. Les dépenses favorables sont celles qui contribuent positivement à au moins un critère environnemental parmi les six évalués, dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation au climat futur, sans contribuer négativement aux autres critères environnementaux.
Mais les arcanes budgétaires ont conduit les auteurs du budget vert à exclure du total les crédits du plan France Relance favorables à l’environnement qui, après avoir connu un pic en 2022, s’amenuisent en 2023. Que se passe-t-il si on prend en compte l’évolution de ces crédits ? Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, les dépenses favorables progressent tout de même mais la hausse est plus modérée : + 2,4 milliards d’euros. Surtout, l’incertitude est forte pour 2024 et les années qui suivront. L’essentiel du plan de relance a déjà été engagé et ses crédits vont continuer à diminuer.
Dépenses défavorables : du brut ou du net ?
Les dépenses défavorables à l’environnement ont été scrutées de près par les ONG et les médias. Elles progressent en 2023 avec l’adoption du bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité. Les règles budgétaires conduisent les auteurs du budget vert à ne retenir que le coût « net » du bouclier, c’est-à-dire la dépense brute (45 milliards d’euros), moins les recettes exceptionnelles prélevées sur les producteurs d’énergies, principalement les producteurs d’énergies renouvelables ayant signé des contrats de rémunération avec l’Etat. Le coût net du bouclier tarifaire est de 8,9 milliards d’euros en 2023. Mesuré à son coût brut, il fait bondir encore plus les dépenses défavorables de l’Etat. Quoiqu’il en soit, réussir à le réduire dans un contexte d’inflation compliqué est bien un débat politique à 45 milliards…
Quant aux autres dépenses défavorables à l’environnement, elles augmentent légèrement et dépassent les 10 milliards d’euros. Elles concernent avant tout des niches fiscales qui permettent à des secteurs de bénéficier d’une fiscalité allégée sur l’énergie. I4CE a montré que l’estimation de leur coût pour le budget de l’Etat dépend de choix méthodologiques, et que d’autres choix que ceux retenus dans le cadre du budget vert conduiraient à tripler leur coût.
Dépenses fiscales défavorables au climat : quelles sont-elles et combien coûtent-elles ?
Les dépenses en faveur de l’adaptation
Le budget vert s’intéresse aux dépenses favorables à l’adaptation de la France aux impacts du changement climatique. Mais la manière dont le budget vert estime les dépenses favorables à l’adaptation pose problème. Disons-le à grand trait : il considère les dépenses pour les politiques de l’eau, de la forêt, des transports ou encore de la ville comme systématiquement favorables à l’adaptation. Malheureusement, il y a trop d’exemples du contraire pour considérer que ces dépenses prennent toujours en compte le climat futur, et que les opérateurs publics qui utilisent cet argent se posent sérieusement la question de l’adaptation avant d’investir. Pour que cela devienne systématique, pour que l’ensemble des financements publics qui nous engagent dans la durée prennent en compte les évolutions du climat (à l’image des collèges, lycées ou Universités qui vont être construits ou rénovés dans les prochaines années et qui devront impérativement être confortables même en période de canicule), l’adaptation doit devenir un objectif prioritaire de tous les investisseurs publics.Une photo c’est bien, un film serait mieux
Le budget vert donne une photographie très utile du budget de l’Etat. Une photographie un peu floue, qui se précise année après année depuis la première édition de 2020. La photo deviendra bientôt, espérons-le, un film qui donne à voir la trajectoire prévue des dépenses favorables et défavorables pour les cinq, dix voire quinze prochaines années. Car c’est bien du film dont nous avons besoin. Comment allons-nous financer les investissements dans la transition écologique, et quelle sera la part des pouvoirs publics là-dedans ? Sachant que, ne serait-ce que pour transformer nos bâtiments, notre mobilité et notre production d’énergie, il nous faut investir jusqu’à 30 milliards d’euros supplémentaires par an. Édition 2022 du Panorama des financements climatLe budget vert ne répond pas à cette question, mais cela pourrait changer : les députés ont adopté, avec le soutien du Gouvernement, un amendement à la loi de programmation des finances publiques pour le quinquennat, amendement demandant à l’Etat de programmer dans la durée les financements pour la transition écologique. Une information au moins aussi importante que la publication du budget vert la veille.
- Lire aussi : Panorama des investissements climat en France
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Budget 2023 : quelle place pour l’adaptation au changement climatique ? Billet d’analyse de l’I4CE

Forte hausse pour le budget de la sécurité civile
Commençons par le budget de la sécurité civile. Pour son directeur, Alain Thirion, l’intensité et la succession des évènements climatiques de l’été 2022 ont amené notre système de réponse « proche de sa rupture capacitaire ». Dès lors, pour anticiper les prochaines crises et ne plus revivre les situations tendues, le budget 2023 de la sécurité civile connait une hausse de ses moyens de près de 60%. Cette hausse correspond certes à des augmentations de crédits sans lien avec l’évolution du climat (jeux olympiques de Paris 2024, nouvelles tensions géopolitiques), mais aussi – surtout – au renouvellement de la flotte d’avions et d’hélicoptères qui assurent les missions de secours, de reconnaissance aérienne et de lutte contre les feux de forêt, ainsi que les infrastructures liées. Déjà engagée depuis plusieurs années, les échéanciers de paiements ont en fait été accélérés dans le budget 2023. Ce renouvellement contribuera à améliorer la réponse opérationnelle, mais sera-t-il suffisant pour faire face à l’évolution des risques au premier rang duquel les feux de forêt ? Des discussions sont en cours au ministère de l’intérieur en lien avec l’ensemble des ministères pour tenter de répondre à cette question.Malgré la sécheresse persistante : le budget des agences de l’eau reste gelé depuis deux ans
Alors que la France connait toujours en octobre un épisode de sécheresse intense qui touche l’ensemble de son territoire, le budget des agences de l’eau pour 2023 dont les missions recouvrent -entre autres – l’adaptation au changement climatique, est toujours gelé à sa valeur de 2021, soit 2,2 milliards d’euros. Le gel de leur budget pose évidemment question dans le nouveau contexte climatique, alors que les besoins additionnels sont estimés autour de 300 M€/an et qu’elles connaissent une baisse d’effectifs depuis plus de 10 ans. Le manque de budget a été mis en lumière cet été, l’Etat ayant dû l’augmenter en urgence de 100 millions d’euros pour faire face à la sécheresse estivale. Une enveloppe exceptionnelle qui, donc, ne sera pas pérennisée. Plusieurs amendements ont été déposés à l’Assemblée pour rehausser, suspendre et supprimer le plafond des dépenses des agences. Ils ont tous été rejetés.Des moyens toujours limités pour les principaux opérateurs qui contribuent à l’adaptation
À la suite des violents orages qui ont frappé la Corse cet été, Météo-France s’est retrouvé sur le devant de la scène et une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur le dysfonctionnement de son système d’alerte qui a été déclenché trop tardivement. Pour certains, c’est le manque de moyen de l’opérateur qui en est l’origine. En 10 ans, Météo-France a perdu près de 25% de ses postes et 17% de sa subvention pour service publique.
Un fonds vert à 2 milliards d’euros, mais combien pour l’adaptation ?
Lors de son discours du 13 octobre aux Assises Nationales de la Prévention des Risques, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Christophe Béchu a confirmé la volonté du gouvernement de rehausser le budget dédié au nouveau Fonds vert. Initialement doté d’1,5 milliards d’euros, les crédits à engager en 2023 atteindront finalement 2 milliards d’euros. Les crédits dédiés à l’adaptation quant à eux, initialement prévus à 135 millions d’euros, devraient aussi logiquement augmenter. Si l’annonce de ce fonds est une bonne nouvelle pour l’adaptation des collectivités, plusieurs points de vigilance subsistent. Tout d’abord, quelle sera in fine la part du Fonds réellement dédié à l’adaptation ? En finançant « tout ce qui est bon pour le climat », le fonds laisse la liberté aux collectivités quant à son utilisation. Elles auront la possibilité d’investir dans des projets de zones à faibles émissions, de rénovations énergétiques autant que de renaturation ou de désimperméabilisation des sols. Dans ces conditions, il est difficile de connaitre précisément à quelle hauteur le Fonds vert contribuera à renforcer la résilience de la France.
Des discussions à engager dès maintenant pour préparer la suite
Le climat change et il n’est plus possible de ne pas en tenir compte. Cela nécessite de réinterroger un grand nombre de politiques qui contribuent déjà à l’adaptation : la sécurité civile, la prévention des risques ou encore la gestion de la ressource en eau. Mais cela nécessite aussi d’intégrer ce nouveau paramètre dans de nombreuses politiques discutées par ailleurs : construire des bâtiments ou des villes en tenant compte de l’évolution de la chaleur, recomposer le littoral avec la hausse du niveau de la mer ou encore réinventer certains modèles touristiques ou agricoles. Ces « chantiers » de l’adaptation demandent des moyens financiers et humains spécifiques dont l’ampleur exacte reste à définir. Pour ne pas perdre de temps, il est nécessaire d’engager sans attendre des discussions pour chacun d’entre eux afin de situer plus finement le niveau de besoin à engager notamment par l’état. Et préparer ainsi, dès maintenant, la future loi de programmation énergie-climat, la future stratégie française énergie-climat et le budget 2024.
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L’Indice de réparabilité des appareils pour la maison ouvre la voie vers la durabilité des produits
Depuis le 1er janvier 2021, conformément à la loi antigaspillage pour une économie circulaire (AGEC), cinq produits pilotes sont soumis à l’indice de réparabilité, un outil visant à transmettre au consommateur une meilleure information sur le caractère réparable de ses achats. Alors que cet indice s’étendra dès le 4 novembre à de nouvelles catégories de produits, le Gifam, Groupement des marques d’appareils pour la maison, s’est associé à Agoragroup pour créer une plateforme d’information de référence recensant l’ensemble des appareils soumis à l’indice de réparabilité.
En bref
L’indice de réparabilité a été créé par l’ensemble de la filière : pouvoirs publics, industriels, consommateurs et associations. Il vient en plus de l’étiquette énergie pour mieux informer le consommateur et pour encourager la réparation
Il existe des informations dispersées sur les différents sites des fabricants et des distributeurs avec un enjeu fort de mise à jour des données. D’où l’intérêt d’une plateforme pour centraliser, transmettre et actualiser l’info sur monindicedereparabilite.fr, une plateforme :
- Complète dans l’exhaustivité des données collectées ou transmises par les fabricants
- Fiable grâce à un travail en concertation avec tous les acteurs et parties prenantes de la filière
- Impartiale avec un financement par les marques dans l’intérêt général sans but lucratif
- Simple et lisible avec une recherche intuitive par marque, catégorie d’appareils ou référence
- Évolutive vers l’indice de durabilité et pourquoi pas intégrer plus d’informations (étiquette énergie et futures normes sur le recyclage des pièces ou la part de produits recyclés utilisés)
L’indice concerne aujourd’hui 1000 références. La plateforme permet d’identifier les marques engagées à transmettre leurs données liées à l’indice de réparabilité. 28 marques ont financé le développement initial permettant à tous les autres, quelle que soit leur taille, d’accéder à la plateforme pour une somme forfaitaire.
Le Gifam fixe trois 3 missions à la plateforme monindicedereparabilite.fr réalisée par AgoraGroup :
- Faciliter l’information des consommateurs et des professionnels avec l’indice de réparabilité
- Recueillir des données pour mesurer la durée de vie des produits réparables et leur recyclage
- Favoriser l’économie circulaire et le développement durable de toute la filière
- 2015 : info sur la réparabilité en affichant la durée de la disponibilité des pièces détachées
- 2021 : loi AGEC et naissance de l’indice de réparabilité avec la création d’un baromètre Gifam sur la durée de vie des produits
- 2022 : Bilan du déploiement de l’indice de réparabilité et lancement de la plateforme en ligne monindicedereparabilite.fr
- 2024 : Vers un indice de durabilité en France et bientot en Espagne et en Allemagne pour préparer un indice européen
Le fonds réparation (abondé par l’éco participation qui finance déjà le recyclage) aide à lever le frein sur le coût incompressible d’une intervention pour réparer un produit (-10 à 15% de remise sur le coût de la réparation) par rapport à l’achat d’un produit neuf)
Loi anti-gaspillage
Transformer notre système en profondeur : tel est l’objectif de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, dont les 130 articles permettent de lutter contre toutes les différentes formes de gaspillage. La loi vise à transformer notre économie linéaire, produire, consommer, jeter, en une économie circulaire.
Elle se décline en cinq grands axes :
- sortir du plastique jetable ;
- mieux informer les consommateurs ;
- lutter contre le gaspillage et pour le réemploi solidaire ;
- agir contre l’obsolescence programmée ;
- mieux produire.
Elle fixe de nouveaux objectifs pour les années à venir.
Loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC)
Depuis la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC), le Gifam aide les fabricants à engager la transition vers une économie circulaire de leurs produits.
Indice de réparabilité

Mis en place il y a près de deux ans, l’indice de réparabilité est un dispositif ambitieux et unique à l’échelle mondiale, issu d’un travail collaboratif initié en 2018 par les pouvoirs publics et associant les parties prenantes : fabricants, ONG, associations de consommateurs, réparateurs et acteurs de la distribution. Depuis le 1er janvier 2021, il est obligatoire pour cinq catégories d’appareils : les lave-linge à hublot, les smartphones, les PC portables, les téléviseurs et les tondeuses. Son objectif : attribuer à chaque appareil issu de ces catégories une note sur 10 indiquant leur caractère plus ou moins réparable.
Aujourd’hui, l’indice de réparabilité constitue un outil fiable et efficace pour améliorer l’information délivrée aux consommateurs et faire émerger des appareils de plus en plus réparables. A partir du 4 novembre 2022 il s’étendra à de nouveaux produits : les lave-linge top, lave-vaisselle, aspirateurs (filaire, non filaire et robot) et nettoyeurs haute-pression. A terme, l’indice de réparabilité évoluera vers un indice de durabilité, incluant des paramètres supplémentaires.
Engagés sur les enjeux de sensibilisation des consommateurs à la réparabilité et la durabilité des appareils depuis de longues années, les fabricants d’électroménager ont souhaité aller encore plus loin dans leur démarche en lançant une plateforme d’information dédiée au dispositif, accessible à l’adresse : www.monindicedereparabilite.fr

Pensée pour devenir un outil de référence autant pour les consommateurs que pour les distributeurs, cette plateforme vise à répertorier au sein d’un espace unique les catégories d’appareils et références soumises à l’indice de réparabilité (incluant les appareils hors électroménager), afin de clarifier l’information transmise aux consommateurs avant leur achat. Son architecture et son fonctionnement ont été pensés pour proposer une vue exhaustive des notes attribuées à chacun des appareils concernés. L’information dispensée sera impartiale, sans classement ou mise en avant arbitraire des produits, afin que le consommateur puisse faire son choix en disposant d’informations complètes.
Concrètement, les utilisateurs pourront entrer la catégorie, la marque et la référence du produit pour obtenir l’ensemble de ses caractéristiques.

Cette plateforme a par ailleurs vocation à être évolutive : les indices déjà calculés pourront être mis à jour et elle pourra également évoluer en fonction des obligations légales autour de l’indice de réparabilité.
« Pour assurer le succès de l’indice de réparabilité et sa compréhension, il nous semble indispensable que les consommateurs aient une vision exhaustive de l’ensemble des produits qui y sont soumis. » commente Véronique Denise, Présidente du Gifam.
Une plateforme développée par Agoragroup
Né sous l’impulsion des marques d’électroménager, monindicedereparabilite.fr a été entièrement créé par Agoragroup, spécialiste de l’ingénierie IT de la gestion du service après-vente et de la réparation des biens de consommation.
Partenaire historique des fabricants, Agoragroup est en contact quotidien avec les acteurs de la chaine à travers son expertise IT en matière de gestion du SAV. La société gère notamment 8 millions de commandes de pièces détachées par an et accompagne 2 millions de consommateurs chaque année.
Garant de l’exhaustivité, de la fiabilité et de l’impartialité de la plateforme, il assurera le contact direct avec les fabricants – qui proactivement soumettront leur note et les paramètres de l’indice – la maintenance et l’évolution technique du site.
– www.agoragroup.io/
À propos du Gifam

Le Gifam est historiquement le Groupement Interprofessionnel des Fabricants d’Appareils d’équipement Ménager. Devenu le Groupement des marques d’appareils pour la maison, il rassemble aujourd’hui une centaine de marques, grands groupes internationaux et PME, qui accompagnent le consommateur au quotidien en proposant des produits innovants en électroménager et confort thermique électrique.
monindicedereparabilite.fr s’inscrit dans la continuité des initiatives menées par le Gifam pour sensibiliser les consommateurs avant, pendant et après l’achat de leurs appareils. Ainsi, le site vient compléter le panel d’outils mis à leur disposition pour s’informer à l’instar du baromètre sur la durée de vie des appareils, des guides pratiques sur l’entretien des appareils ou encore des données informatives portant sur la durée de disponibilité des pièces détachées des appareils de GEM et de PEM.
Le Gifam encourage plus largement les consommateurs à la réparation, au réemploi et au recyclage de leurs appareils électroménagers. Il a participé activement aux groupes de travail sur l’indice de réparabilité et contribue activement aux travaux concernant le futur indice de durabilité.







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Décryptage en 11 questions pour des réponses aux enjeux de souveraineté alimentaire
La guerre en Ukraine est venue placer la crise alimentaire mondiale sur le devant de la scène. Celle-ci n’est pourtant pas nouvelle. L’insécurité alimentaire ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années, à l’instar des prix alimentaires mondiaux qui ont atteint des niveaux records en 2021. Après deux années de pandémie, face aux dérèglements du climat, aux conflits et à leurs conséquences économiques pour les populations, l’absence de résilience de nos systèmes agricoles et alimentaires est flagrante. À l’heure où le monde subit sa troisième crise alimentaire du 21e siècle, affectant en premier lieu les populations vulnérables, les réponses à apporter doivent être en rupture avec celles proposées lors des précédentes crises alimentaires. Ce décryptage s’intéresse aux facteurs déterminants des crises alimentaires et identifie les leviers nécessaires pour apporter des réponses efficaces et structurantes pour l’avenir de nos systèmes alimentaires.
Un guide pour décoloniser le langage de la conservation
Pourquoi est-on autorisé à vivre dans de nombreux parcs nationaux en Europe alors que cela n’est pas permis en Afrique ? Pourquoi qualifions-nous de « chasseur » une personne blanche qui chasse alors que, s’il s’agit d’une personne noire et/ou autochtone, on parle de « braconnier » ? Et pourquoi pensons-nous que la « nature sauvage » est un paysage naturel vide de toute population alors qu’en réalité presque tous ces lieux ont été habités, façonnés et gérés par les humains depuis des millénaires ? Survival International lance son Guide pour décoloniser le langage de la conservation, qui répond à des questions telles que celles posées ci-dessus et remet en question une grande partie du langage « neutre » et « scientifique » couramment utilisé pour parler de la conservation de la nature, la biodiversité ou le changement climatique.
Panorama des investissements climat en France
l’I4CE – Institute for Climate Economics publie l’édition 2022 du Panorama des investissements climat en France et le résumé exécutif de l’Évaluation des besoins d’investissements des collectivités pour le climat. Les collectivités devraient plus que doubler leurs investissements climat pour atteindre les objectifs inscrits dans la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Avec la crise énergétique et le bouclier tarifaire, la France paie au prix fort une dépendance aux énergies fossiles entretenue par un manque chronique d’investissements dans la décarbonation de l’économie.
