Le recycleur, transformateur et fabricant a travaillé avec TOMRA Recycling Sorting pour installer une ligne de tri de flocons de plastique pour les bouchons en polyoléfine des bouteilles de boissons gazeuses et non gazeuses. L’objectif de Greenpath est de créer une boucle de recyclage similaire à celle des bouteilles.
« Nous avons littéralement inventé un système de tri des capsules de bouteilles similaire aux systèmes de tri de bouteilles existants », ajoute Eric Olsson, responsable de la division plastiques chez TOMRA Recycling Sorting Company.
"Le développement d'un processus de tri mécanique spécifiquement pour les bouchons de bouteilles de qualité alimentaire est véritablement révolutionnaire. La séparation réussie des mélanges de polyoléfines par polymère et couleur avec une grande pureté change véritablement la donne", a commenté Joe Castro, président de Greenpath, Colton, Californie.
Flexibilité du tri mécanique
Pour répondre aux spécifications de Greenpath, la solution de tri INNOSORT™ FLAKE de TOMRA a été choisie.
Greenpath utilise INNOSORT FLAKE pour trier d'abord par polymère, puis pour séparer par couleur. Les trieurs INNOSORT FLAKE disposent d'une combinaison unique de technologies de détection, notamment des caméras couleur capables d'identifier 16,8 millions de variations de couleurs.
« Deux caméras ont été placées de chaque côté de la goulotte, là où sortent les flocons, afin de pouvoir analyser la matière tombant de chaque côté », a expliqué M. Olson.
La rencontre de la technologie et du besoin
Établie depuis plus de 25 ans en Californie, au Nevada et au Texas, Greenpath est une entreprise globale traitant tous types de matériaux. Si l'on se concentre uniquement sur les polyoléfines – polyéthylène basse densité (LDPE), polyéthylène haute densité (HDPE) et polypropylène (PP) – Greenpath peut traiter tous les produits, y compris les bouteilles, les films, les plastiques rigides et, bien sûr, les bouchons. Cependant, les densités du PE et du PP sont très proches, ce qui rend leur séparation difficile. Pour Greenpath, qui s'engage à fournir des services à valeur ajoutée à ses clients, les capsules de bouteilles en polyoléfine constituent un véritable défi d'affaires depuis 15 ans.
Economie circulaire
Pendant des années, M. Castro rêvait de trouver une solution de tri qui séparerait le PEHD du PP, permettant ainsi aux fabricants d'incorporer en toute confiance des matériaux purement recyclés dans leurs applications de moulage par injection.
Pour lancer une boucle circulaire dans la production de capsules de bouteilles, Greenpath s'est penché sur la technologie de tri des polyoléfines hybrides. L'intérêt de Greenpath s'est alors porté sur les solutions mécaniques utilisant des trieurs de flocons. Les responsables de l'entreprise ont discuté avec TOMRA de leur technologie de tri flash et de sa capacité à extraire de la valeur des flux de déchets plastiques à plusieurs composants.
Pour le journaliste Fabrice Nicolino, il n’y a pas de doutes. Il estime que le contenu de son nouveau livre est « explosif ». Après ses enquêtes retentissantes sur les pesticides, l’industrie de la viande ou encore le mouvement écologiste, il a tenté de comprendre pourquoi la mobilisation contre le dérèglement climatique avait échoué jusqu’à présent. Pourquoi tant de sommets de la terre, de réunions et tribunes, de COP 1 à 27 ? « J’ai cherché et j’ai trouvé la preuve que rien ne serait tenté, car rien ne pourrait l’être » affirme le journaliste qui a accordé à Cdurable.info un entretien. « Il ne s’agit nullement d’un complot mais d’un vaste simulacre. ».
À la veille de l’Assemblée générale des Nations unies 2023, l’Institut Open Diplomacy publie un rapport dressant une synthèse des principales tendances identifiées lors du dernier grand forum de l’ONU dédié au développement durable.
L’Assemblée générale des Nations unies arrive à point nommé pour faire le point à mi-parcours des Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par tous les États membres de l’ONU en 2015. Au cœur de cette 77e session de l’Assemblée générale, un sommet y est d’ailleurs dédié : le SDG Summit qui se tient les 18 et 19 septembre.
A lire aussi :
Rapport annuel 2023 du Secrétaire général des Nations Unies
Changements climatiques, pollution et perte de biodiversité
Antonio Guterres appelle à une vision globale pour répondre à la triple crise planétaire
L’Institut Open Diplomacy alerte régulièrement sur l’inquiétante régression des Objectifs fixés à 2030 puisque plus de 85% de leurs indicateurs sont au rouge.
Toutefois, lors du G20 de Delhi les 9 et 10 septembre, les principaux dirigeants de la planète ont apporté leur soutien à l’initiative du Secrétaire général de l’ONU pour inverser la tendance : un “SDG Stimulus”, c’est-à-dire un plan de financement des ODD.
Dès juin, notre think tank alertait sur l’importance de ce plan dans une note intitulée “Towards an SDG Stimulus to achieve the Goals on time” présentée au président de la République en amont du Sommet pour un nouveau pacte financier mondial qu’il présidait à Paris.
Cependant, l’Institut Open Diplomacy reste attentif face à une dynamique loin d’être engagée. Pour cela, notre think tank se fonde sur les éléments constatés lors du Forum politique de haut niveau des Nations unies pour le développement durable qui s’est tenu mi-juillet à New York.
Le Secrétaire général de l’ONU avait alors indiqué que le retard cumulé des efforts de financement des Etats membres avait doublé le coût du financement des ODD.
Passant en revue plus de 16 séances de haut niveau de ce Forum politique de haut niveau, dernier grand rendez-vous onusien avec l’Assemblée générale à venir, l’Institut Open Diplomacy analyse les tendances qui structurent la relance de l’Agenda 2030, espérée lors du SDG Summit qui s’ouvre aujourd’hui à New York.
Mathilde Lebon, Carl du Jeu et Apinayaa Uthayakumar, Fellows de l’Institut Open Diplomacy tirent pour ce faire 5 enseignements clés :
1. Dans la continuité du Sommet de Paris pour un Nouveau Pacte Financier Mondial, le manque de financements pour l’Agenda 2030 constitue le principal point de discussion du FPHN dès son ouverture par le Secrétaire général de l’ONU. Une certaine anxiété est exprimée en vue de l’Assemblée générale des Nations Unies où doit se tenir le Sommet des ODD, dix jours après le G20, même si une dynamique favorable à un SDG Stimulus s’est exprimée. Si le Sommet des 19 et 20 septembre s’avérait décevant, une vigilance particulière devrait être portée sur les prochaines Assemblées du FMI et de la Banque mondiale mi-octobre.
2. Vu le défi financier qui s’impose à la réalisation des ODD et le défi de la confiance entre les acteurs du système international, la logique des partenariats qui constitue l’ODD 17 est systématiquement mise en avant comme une bouée de secours pour l’Agenda 2030, laissant parfois la sensation à la société civile d’être le véritable garant des Objectifs.
3. De ce fait, au cœur du système international, les acteurs non-étatiques jouent un rôle de plus en plus visible dans la mobilisation pour l’Agenda 2030. Nombreux Etats ont brillé par leur absence, parmi les puissances du G20 mais également parmi les acteurs clés du G77.
4. Huit ans après l’adoption de l’Agenda 2030, la réflexion sur le rôle du numérique pour la réalisation des ODD prend une dimension plus importante tandis que la révolution de l’IA et de la donnée s’accélère. De nombreuses innovations sont mentionnées pour accélérer la réalisation des objectifs au potentiel de la transition numérique, sans qu’il ne se confirme une possibilité d’inverser la grande régression en cours.
5. Dans la continuité de l’Accord de Kunming-Montréal, la biodiversité est le sujet qui continue de monter même si les ODD 14 et 15 ne sont pas au premier plan du FPHN 2023. Le narratif sur l’importance du nexus climat-biodiversité a pris de l’ampleur et devra être suivi avec attention lors de la COP 28.
L’Institut Open Diplomacy pense et promeut les conditions d’une paix durable et d’un futur désirable pour les générations à venir. Face à une polycrise dont les ruptures géopolitiques et écologiques mettent en danger la stabilité du monde et l’état de la planète, notre think tank croise l’analyse des enjeux stratégiques et l’étude des enjeux globaux. Notre objectif est d’étudier ces doubles mutations dans la rigueur scientifique, pour imaginer les débouchés possibles et souhaitables. Le défi est alors de co-construire ce « monde d’après » et de le faire advenir avec des leaders à la hauteur du double-défi des limites planétaires et des tensions internationales.
Les seniors aussi se préoccupent de la planète. Un sondage récent montre que les seniors s’intéressent plus que les jeunes à l’écologie et qu’ils sont davantage prêts à mettre leurs actes en accord avec leurs idées que ces derniers. Surtout, les seniors ont de bonnes raisons de se préoccuper de l’avenir de la planète. Un article par Najoua Tahri – IAE Montpellier, Jacques Igalens – IAE Toulouse, Ziad Malas – Université de Toulouse III et Paul Sabatier pour The Conversation France.
À mi-parcours du Programme de développement durable à l’horizon 2030, les données scientifiques sont sans équivoque : la planète est loin d’atteindre les objectifs climatiques fixés. Selon un nouveau rapport élaboré par plusieurs institutions sous la coordination de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), cette situation compromet les efforts déployés à l’échelle mondiale pour lutter contre la faim, la pauvreté et les problèmes de santé, améliorer l’accès à l’eau potable et à l’énergie, ainsi que de nombreux autres aspects du développement durable.
Greta Thunberg, Camille Étienne ou encore la jeune Alizée qui s’est enchaînée au filet d’un court à Roland Garros… nombreux sont les jeunes activistes sur le devant de la scène médiatique. Pour englober toutes ces différentes figures du militantisme, l’appellation parfois abusive de « Génération Climat » a pu laisser penser que la jeunesse était globalement engagée contre le dérèglement climatique. Alors qu’en est-il ? Une Greta Thunberg sommeille-t-elle vraiment en chaque ado ? Rien n’est moins sûr explique Jocelyn Lachance, enseignant-chercheur en sociologie et conférencier à l’Université de Pau et des pays de l’Adour (UPPA).
« L’année écoulée a été marquée par la complexité croissante des crises que notre monde traverse : la pauvreté, les inégalités, la faim et la hausse du chômage ; l’incertitude des perspectives économiques mondiales ; l’aggravation de l’urgence climatique ; les conflits, notamment l’invasion de l’Ukraine par la Fédération de Russie. Systématiquement, ce sont les personnes et les populations les plus pauvres et les plus vulnérables qui sont les plus durement touchées.« . Ainsi commence l’introduction du dernier rapport annuel du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui appelle à une vision globale pour répondre à la triple crise planétaire : changements climatiques, pollution et perte de biodiversité. « Alors que nous aurions besoin, plus que jamais, d’unité et de solidarité » pour « bâtir ensemble un avenir meilleur ». Extraits
Pourquoi l’espèce humaine est-elle la seule qui détruit son environnement alors que celui-ci lui permet de survivre ? La réponse à cette question par Anne Coudrain, Directrice de recherche honoraire, en Sciences de l’eau et Anthropocène, à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
Les canicules engendrent des coûts. Les impacts sanitaires et économiques de la chaleur sont souvent invisibles et silencieux. Voici pourquoi il est important de les quantifier selon Jérémie Boudreault, Étudiant-chercheur au doctorat en science des données et santé environnementale, Institut national de la recherche scientifique (INRS), Celine Campagna, Adjunct professor, Institut national de santé publique du Québec, Université Laval et Fateh Chebana Professor in Data Science applied to the Environment and Environmental Health, Institut national de la recherche scientifique (INRS). Un article publié sur The Conversation France
« Nous avons un avenir si nous savons tenir ensemble trois grands objectifs : le climat, l’industrialisation et la souveraineté ».Cette phrase d’Emmanuel Macron résonne comme un défi pour les entreprises françaises engagées dans la transition écologique. Notamment pour les PME et ETI innovantes qui peinent à trouver un financement. Pour donner à leurs entreprises cette ressource financière vitale, les dirigeants doivent aller chercher des solutions sur tous les terrains, depuis les emprunts bancaires et les aides institutionnelles jusqu’aux levées de fonds, en passant par des financements alternatifs plus rapides et flexibles.
Premier objectif : la neutralité carbone en 2050.
Deuxième objectif : l’industrialisation pour aller vers le plein emploi.
Troisième objectif : la souveraineté.
Dans son discours du 8 novembre 2022, Emmanuel Macron a clairement fixé le cap ; à charge pour les entreprises de s’y tenir.
Dans ce discours fondateur où le chef de l’Etat évoque l’éventualité d’un Buy European Act (à l’instar de l’Inflation Reduction Act des États-Unis), il souligne surtout l’un des points fondamentaux pour atteindre ces objectifs : les difficultés de financement des entreprises. Il met en évidence que la transition écologique doit s’accompagner, « pas simplement de règles, de contraintes et de rendez-vous, mais d’une stratégie massive d’investissements publics et privés » : « C’est pourquoi l’Etat, avec ses opérateurs, l’Ademe, Bpifrance et tous ses partenaires, en particulier les consulaires, se donne pour objectif d’accompagner 26.000 PME et ETI industrielles d’ici 5 ans sur une stratégie complète. »
Près d’une année après cette déclaration d’intention, le financement reste un véritable défi pour les entreprises qui assurent cette transition écologique, impliquant à la fois une grande capacité d’innovation et de vision à long terme ; des sociétés qui sont par ailleurs elles-mêmes confrontées à l’inflation des prix de l’énergie (gaz et électricité), la flambée des coûts des matières premières, sans oublier les difficultés à recruter. Jacques Chanteclair, directeur France de Lhoist, l’un des leaders mondiaux de la production de chaux, résume cette problématique en une formule lapidaire : « Nous avons besoin de temps et d’argent ». Ce constat résume bien le défi des entreprises, notamment face à des investisseurs privés qui attendent souvent un retour à court terme là où les ETI de la transition écologique raisonnent davantage à longue échéance.
Cumuler les possibilités de financement
D’où l’importance des fonds d’aides ciblés de Bpifrance et l’Ademe, les deux principaux établissements publics impliqués dans cette transition écologique, qui peuvent permettre d’accéder à court ou moyen terme à un financement pour l’installation de panneaux solaires, l’utilisation de biogaz, l’amélioration des procédés industriels, le déploiement de matériaux biosourcés… L’Ademe propose ainsi une multitude d’outils de financement pour accompagner les entreprises dans leur transition écologique, en particulier dans la décarbonation de l’industrie ; l’agence a par ailleurs récemment lancé l’appel à projets Decarb Flash, qui vise à financer des actions rapides de réduction de la consommation d’énergies fossiles dans de petits sites industriels. Au niveau européen, le Fonds pour une transition juste est l’un des principaux outils dont dispose l’UE pour soutenir les régions dans leur transition vers la neutralité climatique d’ici à 2050. L’UE a également lancé un plan de 890 M€, fin 2022, pour stimuler tous les projets d’innovation. Lhoist fait justement partie de ces entreprises qui ont pu obtenir un financement dans le cadre d’un programme européen pour l’innovation et la transition écologique. Grâce à la technologie innovante de captage du CO2 baptisée CryocapTM (propriété d’Air Liquide), Lhoist pourrait réduire les émissions de CO2 de son usine de Réty (Pas-de-Calais) de plus de 600.000 tonnes par an à partir de 2028, soit 95% des volumes de CO2 émis par le site chaque année. L’entreprise va également profiter du système d’échanges de quotas d’émission de CO2 sur le principe pollueur-payeur, mis en place au sein de l’Union européenne, pour réaliser ses ambitions de bilan carbone négatif d’ici cinq ans.
Ces dispositifs d’aides peuvent -et doivent, dans l’idéal- être cumulés aux possibilités d’emprunts bancaires spécifiques. Dont les « prêts verts » réservés aux PME et ETI, qui permettent de financer un projet de transition écologique et énergétique, avec un montant pouvant atteindre 5 M€ sur 2 à 10 ans. Autre option bancaire : le « prêt économies d’énergie » (PEE) à destination des TPE et PME ; ce prêt participatif peut aller jusqu’à 500 K€, sur une durée de 3 à 7 ans. Il sert à financer des équipements permettant d’améliorer l’efficacité énergétique de l’entreprise éligible aux certificats d’économies d’énergie (CEE). Pour autant, toute cette palette de dispositifs et solutions de financement ne suffisent pas toujours à combler des besoins visant au développement des entreprises. Notamment en ce qui concerne les start-ups, pour lesquelles la levée de fonds est presque inévitablement la première étape dans le développement : elle permet d’obtenir le « carburant » nécessaire pour faire avancer le projet.
Des solutions de financement réactives
Pour convaincre les investisseurs, Business Angels ou Venture Capital, c’est généralement l’innovation et les perspectives de croissance qui font ici la différence, comme en témoigne le cas de la start-up lyonnaise JoKer Bike, qui développe depuis 2020 une solution originale de mobilité écologique, en adaptant les vélos pour augmenter leur capacité de transport sans modifier leur taille. Une façon de rendre les vélos plus fonctionnels (pour amener son enfant à l’école, faire ses courses ou effectuer des livraisons, par exemple). Grâce à cette idée innovante, la start-up vient de lever 750 K€ auprès d’investisseurs locaux. Ce qui va lui permettre d’accélérer le développement de nouveaux produits d’ici la fin de l’année. « Nous comptons aussi recruter deux nouveaux salariés, notamment sur la partie commerciale pour disposer d’une équipe de six personnes. Grâce à cette levée de fonds, nous ambitionnons de dépasser le million d’euros de CA en 2024 », ajoute le créateur et patron de l’entreprise, Kervin Castanhola.
Mais que faire lorsque les perspectives de croissance sont plus lointaines et les besoins de financement urgents ? Dans cette situation -qui refroidit à la fois les banques et les investisseurs traditionnels-, il faut aller chercher des financements alternatifs, comme l’a fait Alexandre Borgoltz, à la tête de la société DBT, une ETI pionnière et leader sur le marché des solutions de charge pour véhicules électriques. En février 2020, et en seulement un mois, DBT a signé un premier accord de financement par OCA (Obligations Convertibles en Actions) de plus de 10 M€ avec Alpha Blue Ocean (ABO). Ce family office français est l’un des principaux spécialistes de ce type de financement. « Cela nous a permis d’honorer le carnet de commandes en cours et de « rebooster » toute l’activité. Je peux dire que ce partenariat financier nous a sauvé », ajoute Alexandre Borgoltz, qui a ainsi consolidé le « retournement » stratégique de DBT, et posé les bases d’un développement durable de l’entreprise. Car ces solutions de financement alternatifs présentent par ailleurs l’avantage d’être généralement beaucoup plus rapides et flexibles qu’une levée de fonds classique. Et donc de conjurer les deux défis majeurs d’une économie en cours de réindustrialisation sur fond de transition écologique : le temps et l’argent.
Le 10 septembre 2023, Marc Fesneau, ministre de l’agriculture, a dévoilé les premiers éléments structurants de l’avant-projet de « loi d’orientation & d’avenir agricole« . Ces annonces font suite aux concertations menées partout en France par le ministère de l’agriculture ces derniers mois. Terre de Liens apporte son expertise sur le foncier agricole pour décrypter cet enjeu-phare du projet de loi.
Le grand projet, c’est un peu l’histoire de notre monde qui traverse une série de crises sans précédent. Nous n’avons jamais eu autant de connaissances et pourtant… nous sommes dans une impasse ! Avons-nous vu la situation sous tous les angles ? Sommes-nous noyés dans notre inconscience ? Avons-nous envisagé les meilleures options ? Le grand projet c’est notre histoire à tous et c’est aussi l’histoire de nos enfants. Oui nous pouvons dessiner notre futur. Découvrez le Grand projet de MoCiCA., Mouvement pour une Civilisation Consciente et Autonome. pour passer d’un système d’échange monétaire à un système de partage équitable et ainsi résoudre les principaux enjeux mondiaux …
Interview Nexus avec Jean-Philippe Huber, fondateur du MOCICA
Il y a là une clarté, une humanité,une vision et surtout cette manière de dire simplement ce que beaucoup ressentent déjà, sans toujours pouvoir le nommer.
« Personne ne meurt de faim avec de l’argent en poche. » Cette phrase, à elle seule, fissure la façade, car l’argent, dans sa mécanique même, fragmente, oppose, limite :
👉 Il crée du manque dans un monde d’abondance
👉Il organise la rareté et pousse à la compétition
👉 Il étouffe les innovations durables
👉 Il met sous pression ceux qui tentent simplement de vivre dignement
Et chacun peut le constater : division, précarité, obsolescence programmée, inégalités, gaspillage. Tout converge vers la même source …Et si la cause des causes était là ?
Quand le présent perd le nord, le bon sens est relégué au rang d’utopie ! Alors nous finissons par tolérer ce qui n’aurait jamais dû devenir “normal” :
👉 des logements vides et de la nourriture détruite, pendant que d’autres dorment dehors et meurent de faim
👉 un épuisement des ressources et une pollution massive
👉 des inventions durables sacrifiées
👉 une concurrence permanente présentée comme naturelle
Présentation du Grand Projet MOCICA chez Nexus
La gratuité par tous et pour tous est possible… mais pas sans vous !
Paradoxalement, l’alternative fait plus peur que la réalité ! Comme si imaginer une société plus humaine relevait de la naïveté, alors que tolérer l’absurde serait raisonnable… Pourtant, rien de cela n’est une fatalité : ce ne sont pas des impossibilités matérielles, mais des mécaniques financières.
MOCICA : une autre manière de faire société… déjà en marche
Ici, rien d’abstrait : tout se vit, se teste, se construit et c’est concret, humain, vivant. Assemblées locales, coopération, sociocratie, gratuité, intelligence collective : des pratiques réelles, déjà en mouvement. En réalité, une autre manière de faire société se déploie déjà et ne demande qu’à s’amplifier : un monde où l’on contribue sans prix, sans dette, sans concurrence.
Un monde qui ne rêve pas mais qui s’ancre
Changer le monde : Le Grand Projet.
Le Grand Projet est né du travail d’un groupe de réflexion qui cherche à mettre un terme aux dérives écologiques, économiques, sociales et humaines insoutenables que traverse notre société.
En établissant le constat, il apparaît clairement que l’argent (le système marchand) est à la base de toutes les inégalités sociales, la faim dans le monde, l’inaction climatique des gouvernements, la concentration des richesses qui atteint des sommets ainsi que de nombreuses autres dérives.
A ceux qui pensent que “Ce n’est pas l’argent le problème ! Ça n’est qu’un outil, il suffit de bien l’utiliser. »
Il est important de savoir que “L’argent n’est pas comparable à un outil, il n’est pas maitrisable, il oblige à faire des bénéfices, il nous confronte dans une guerre commerciale et engendre des inégalités”.
Un monde sans argent !
«Afin de résoudre les grands enjeux de notre société moderne, le MOCICA (Association loi 1901) présente le Grand Projet. Le Grand Projet est une proposition de système de partage au lieu du système d’échange.
Découvrez la plus formidable proposition de changement possible pour l’humanité et participez à la création d’un environnement meilleur, d’une gestion ajustée de nos ressources, d’une société plus juste et équitable.
Vous pourrez enfin vous sentir épanoui et en accord dans un monde libéré des contraintes de l’argent et basé sur l’entraide, la démocratie citoyenne et le partage des ressources disponibles.
À tous ceux qui souhaitent non pas un changement dans la société, mais un changement de société, découvrez comment votre choix d’aujourd’hui peut créer le monde de demain. Rejoignez le Grand Projet dès maintenant.»
MoCiCA, Mouvement pour une Civilisation Consciente et Autonome.
Vous ne verrez plus jamais l’argent comme un simple outil !
Dans cette vidéo, Sébastien Augé démonte pièce par pièce les mécanismes de l’argent pour mieux le comprendre. Associé au plaisir des images et des animations, son message est clair, percutant et surtout facile à mémoriser.
En effet, il met en lumière, de façon attractive, animée et vivante des évidences tellement ancrées en nous, qu’on ne les voit même plus !
Pourtant, ouvrir les yeux sur l’ampleur des catastrophes parfois irréversibles générées par l’argent permet de poser des actions nécessaires pour ne plus subir. Et prendre enfin conscience qu’il existe une alternative à ce système de survie que nous impose le système marchand : cette solution simple et à notre portée est la disparition de l’argent.
Car y a-t-il plus grande folie que de nous en remettre, tous ensemble, à un bout de papier ou à un bout de métal pour ce qui concerne l’accès à nos besoins vitaux ?
Il ne tient qu’à nous qu’il en soit autrement ! Nous pouvons nous défaire, dès aujourd’hui, des chaînes qui nous aliènent pour décider ensemble et librement de notre avenir !
Un monde sans argent. Pourquoi ? Comment ? Découvrez les motivations et les 3 étapes du Projet MOCICA.
7 bonnes raisons d’en finir avec l’argent.
Des raisons, il y en a beaucoup. Si on devait en choisir 7 ça pourrait être celles-ci.
Depuis combien de temps menons-nous des actions : manifestations, grèves, pétitions, réformes et même révolutions ? En vain.
Rien de très étonnant, en restant dans le système marchand, nous nous condamnons à répéter toujours les mêmes dérives : inégalités, jeux de pouvoir, guerres commerciales, productivité, rentabilité, épuisement des ressources, marchés parallèles, inflations, crises financières etc.
« La folie c’est de refaire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » Albert Einstein
C’est pourquoi, il y a quelques années, l’équipe MOCICA avait réalisé la vidéo « 7 bonnes raisons d’en finir avec l’argent« . Plus que jamais, ces raisons doivent mobiliser chacun d’entre nous à faire connaître la porte de sortie de crise que nous proposons : le Grand Projet.
« L’argent n’a plus cours »
Cette expression donne le ton et pose le thème principal du film : que reste-t-il qui ne soit monnayable, quel aspect de notre vie n’a pas encore été altéré par l’argent ?
C’est par des images incroyablement expressives, chargées de sens, et une narration simple mais puissante, que ce film, percutant et captivant à la fois, jette un regard incisif sur les inégalités sociales, les divisions de classe dans notre société, la pollution et la destruction de notre environnement.
Et peut-il en être autrement dans une société, où la compétition est une obligation imposée par la nécessité de l’argent ?
Une vision engagée et un regard lucide sur notre société, qui ont la capacité d’éveiller en nous une réflexion critique :
« L’argent transforme (…) l’humain, en quelque chose d’achetable et de vendable, et de remplaçable, et de jetable. »
« Malgré ce qu’on nous dit, « liberté, égalité, fraternité », nous sommes asservis, inégaux et conflictuels (…). »
Dans ce film, les réalisateurs, Catherine Guéneau et Gérard Leblanc ne se contentent pas de passer en revue les questions les plus fondamentales, qui touchent à l’argent, à la vie et au bonheur, telles que :
• Et si tout était sans argent ? • De quoi avons-nous besoin pour vivre le plus heureux possible ? • Quelles productions pour quels besoins ? • Comment s’organiser ? • Serons-nous suffisamment motivés pour contribuer au bien commun ?
Ils proposent également des alternatives et envisagent de nouvelles perspectives optimistes et réalistes, par exemple :
• Notre activité sert le bien commun, elle nous donne accès librement à tous les biens et services. • Plus de propriété privée mais un droit d’usage du logement à vie. • On produit là où on vit. La production s’ajuste à des besoins définis collectivement. • Nous voulons créer des états de vie qui donnent envie de vivre. • Il n’y a plus que des êtres humains, chacun apporte sa contribution au collectif, chacun se développe au mieux de ses possibles.
Le Grand Projet.
Passer d’un système monétaire basé sur l’accumulation et la spéculation
Dès qu’un nombre suffisant de personnes dans le monde aura rejoint le mouvement, nous déterminerons ensemble les modalités de fonctionnement et le jour de la transition.
Lorsque nous serons majoritaires, nous pourrons valider officiellement notre engagement au travers d’un consentement global qui permettra d’organiser la transition entre la société marchande et la société de partage.
Passé ce jour, chacun exercera sa vocation aux autres, sans utiliser d’argent. Les ressources seront partagées dans le respect de la planète et de ses habitants. Les efforts dans les secteurs qui ne trouvent pas de volontaires seront partagés également.
Enfin, la démocratie citoyenne prendra place au sein de l’organisation démocratique globale. (O.D.G.) Elle permettra à chacun de prendre part aux décisions qui le concernent. C’est-à-dire du niveau local (son quartier) jusqu’à l’échelon global (le monde).
… à un système de partage équitable des ressources et des efforts
Le Grand Projet propose un modèle de société qui permettrait de résoudre la majorité des problèmes actuels en supprimant l’argent.
L’argent est la cause de trop nombreuses dérives (Voir le Constat). Et, qu’elles soient écologiques, économiques, sociales ou humaines elles ne sont plus supportables. C’est pourquoi le Grand Projet du MOCICA propose de passer à un monde meilleur, sans argent. Découvrez ci-dessous le Grand Projet…
Le Grand Projet, en bref :
En premier lieu, voici les points clefs qui confortent l’idée qu’une organisation sans argent peut sauver le monde. En effet, ces dernières constituent la base du Grand Projet. Elles correspondent aux domaines : Environnement / Économie / Politique / Social / Humain. Enfin, vous trouverez de nombreuses réponses à vos questions dans : F.A.Q. et plus d’informations sur ces sujets dans : Dossiers.
S’unir, partager et coopérer ou se diviser, payer et s’enchaîner
Économie : En premier lieu, un système économique sans argent protège des crises financières, dépôts de bilan, licenciements, etc. De plus, il permettrait une productivité qualitative, durable et nous libèrerait d’une énorme charge de travail. En outre, sortir de la compétitivité et du bénéfice obligatoire facilitera la flexibilité, l’automatisation et la collaboration. Enfin, sans frein financier, l’organisation sera plus libre, fluide et efficace.
Environnement : Tout d’abord, des solutions environnementales existent. En revanche, les mécanismes du système financier freinent voir empêchent leur développement. Pourtant, dans un monde sans argent, nous pourrons réduire l’activité humaine librement, sans répercussions économiques. Ainsi, la fin de l’argent permettrait un changement de société de grande ampleur, tel que l’urgence climatique le nécessite.
Politique : Des systèmes d’organisation comme la sociocratie1 montrent qu’une organisation comme l’O.D.G. est tout à fait apte à gérer la société entière.
Social : Un monde sans argent permet une organisation de société harmonieuse, équilibrée, soudée et collaborative. En plus, il n’engendre pas d’arnaques, de trafics mafieux, de marchés nuisibles.
Humain : L’humain est un être sociable. Il tend fortement à réagir à son environnement, et est conditionné par des mécanismes réflexes à des stimulus. Comportementalisme2 et Cognitivisme3.
Dans un monde sans argent, l’humain serait soulagé des nombreux troubles accompagnant l’usage de l’argent.
Comment une société du partage fait évoluer la société.
Le Grand Projet ou comment une société du partage fait évoluer la société.
Un monde de partage : Le Grand Projet.
Avant tout, être utile aux autres est considéré comme un besoin fondamental (Abraham Maslow, Virginia Henderson, etc.). D’ailleurs, depuis toujours, nous cherchons à nous organiser car nous sommes interdépendants et devons répondre à nos besoins. De plus, dans un monde où l’argent n’existe pas, il n’est plus possible de payerpour obtenir quelque chose. C’est pourquoi chacun a intérêt à s’intégrer à la vie en société, à un niveau équivalent des autres (selon ses possibilités physiques et intellectuelles)
Comment fonctionne le travail dans le Grand Projet ?
Tout d’abord, sans argent, nous n’avons plus à nous battre contre la concurrence pour attirer le client. Alors, chaque secteur (alimentation, santé, recherche, etc.) peut coopérer pour assurer son rôle pour les autres. De plus, pas d’obsolescence programmée, pas d’incitation à la consommation, pas de licenciements, pas de crises financières, etc.
De même, en contribuant gratuitement à la société, nous obtiendrions tous en contrepartie un retour différé, multiplié et généralisé.
Ainsi, nous ne travaillerons plus pour un salaire, mais par conscience d‘être acteur de la société qui en contrepartie, nous offre ce dont nous avons besoin.
Le choix de son activité pour une plus grande efficacité :
Seule la liberté de choisir son secteur d’activité permet à chacun d’exercer sa vocation, de libérer sa créativité. Mais aussi d’être maître de ses conditions de travail, d’avancer dans la coopération et non la hiérarchie. De plus, choisir son activité, permet d’obtenir une satisfaction personnelle entière et d’évoluer dans une entente générale.
En outre, si certaines tâches ne créent pas d’engouement, nous pourrons en améliorer les conditions, sans restriction budgétaire et humaine comme aujourd’hui. Du confort aux horaires, en passant par l’automatisation et la répartition par une main d’œuvre gigantesque, notre potentiel humain et technique devrait pouvoir y répondre dans une satisfaction générale.
Pour finir, si un lieu de production est trop éloigné de la demande, sa relocalisation devrait se faire naturellement quand elle n’est plus motivée par une main d’œuvre bon marché.
Les 4 principes du Grand Projet pour créer un monde meilleur
1 – L’exercice de sa vocation sans contrepartie
Ceux qui auront la même vocation pourront former les pôles d’activités (alimentation, santé, recherche, éducation, etc.).
2 – Le partage des efforts
Quand l’automatisation n’est pas possible, ce principe permet de réduire équitablement l’effort à son minimum.
3 – Le partage des ressources
Utilisation et partage des ressources suivant le respect de la planète et de ses habitants.
4 – La Démocratie Citoyenne
Chaque citoyen peut prendre part aux décisions qui le concernent. Chaque assemblée est autonome.
Le Grand Projet et l’économie
Les avantages économiques du Grand Projet
Les avantages économiques du Grand Projet.
Pour commencer, le recensement des ressources permettra la répartition équitable et le juste usage dans le respect de notre écosystème. Afin de ne pas prélever plus que ce que la planète peut produire, et éviter le gaspillage.
Ensuite, l’informatique permettra de gérer facilement les ressources, les besoins de chaque commune, région, nation. Il en est de même avec la répartition de l’activité commune pour un monde plus qualitatifque quantitatif.
Par ailleurs, dans une société du partage, il n’y a pas de concurrence commerciale. Ainsi, ceux qui partagent le même secteur d’activité sont libres de coopérer. La fin de la concurrence permettra l’organisation, la collaboration et l’évolution de chaque secteur d’activité.
De plus, l’un des plus grands avantages économiques sera sans doute la fin du gaspillage. En effet, avec la fin de la surconsommation de masse engendrée par le système marchand, il y aura une baisse très importante de la consommation des ressources.
D’autre part, la fin de l’obsolescence programmée permettra de générer beaucoup moins de déchets. Et la conception des objets sera repensée pour qu’ils soient recyclables, adaptables ou à longue durée de vie.
Enfin, le partage des ressources veillera à l’équilibre et l’équité globale.
Voici des exemples au travers d’un tableau.
Les changements d’une société du partage sur le plan économique :
Avec argent (Echange)
Sans argent (Partage)
Surconsommation de masse pour maintenir le système actuel.
Arrêt du gaspillage des ressources.
Concurrence.
Coopération.
Accès aux biens et services pour ceux qui ont les moyens.
Pour tous, accès au plus nécessaire, utile, écologique ou équitable.
Concentration des richesses.
Partage des ressources.
Recherche et développement limités.
Recherche et développement libérés et mutualisés.
Rétention des connaissances (dépôts de brevets).
Partage du savoir.
Productivité croissante.
Productivité adaptée.
Pression administrative, financière et commerciale.
Sans lourdeur administrative, financière et commerciale.
Pouvoir de l’argent.
Équité.
Contrainte du métier.
Choix du métier.
Chômage/Licenciement.
Métier stable.
Conditions de travail difficiles.
Conditions de travail améliorées.
Gaspillage alimentaire.
Autonomie alimentaire.
Complexité administrative et financière.
Organisation fluide et optimisée.
Trafic mafieux/Corruption.
Fin des trafics et de la corruption.
Liste non exhaustive…
L’environnement dans le Grand Projet.
Le Grand Projet : Les avantages environnementaux d’une société du partage
Le Grand Projet : Les avantages environnementaux d’une société du partage.
Premièrement, passer à une société du partage induit une baisse radicale de la pollution et de l’épuisement des ressources. En effet, entre autres facteurs, on peut noter :
D’abord la fin des activités financières (locaux, énergie, fournitures, flux informatiques, etc.).
Puis la relocalisation.
Enfin, l’arrêt des mécanismes de surconsommation (obsolescence programmée, publicité, etc.).
Or, ces facteurs sont autant de paramètres qui ont un fort impact climatique.
De plus, les centres de recherche, libérés de l’argent, pourront mutualiser les connaissances. En conséquence, cela permettra une évolution importante de tous les secteurs.
Pour finir, ils pourront concevoir des objets recyclables et/ou ayant une durée de vie qui n’a jusqu’alors jamais été atteinte. Sans compter que le tout sera distribué en circuits courts.
Les changements d’un monde sans argent sur le plan environnemental
Avec argent
Sans argent
Activités destructrices de l’environnement.
Activités réparatrices de l’environnement.
Activité humaine élevée et constante, basée sur le profit.
Activité humaine modérée et adaptée aux besoins du moment.
Obsolescence programmée.
Recyclable et longue durée de vie.
Délocalisations.
Circuits courts.
Coût environnemental lié à l’activité financière (immeubles des banques, assurances, spéculation, flux financiers…).
Économie environnementale liée à l’arrêt des secteurs financier et bancaire, et d’une partie du secteur publicitaire.
Pollution en hausse.
Pollution en baisse.
Pillage des ressources.
Préservation des ressources restantes et reconstitution des renouvelables.
Dérèglement climatique.
Amélioration climatique.
Incitation à la consommation (publicité, etc.).
Incitation à la modération.
Braconnage, maltraitance animale.
Arrêt des marchés illégaux et de la rentabilité animale.
Liste non exhaustive…
Le Grand Projet et la politique
Les avantages politiques du Grand Projet
Les avantages politiques du Grand Projet
Le Grand Projet propose l’O.D.G. : Organisation Démocratique Globale.
En premier lieu, elle s’organise suivant 5 niveaux de prise de décision (Quartier, Ville/Village, Zone de ressources, Culture/Nation, Monde).
Ensuite, cette organisation permet à chacun de prendre part aux décisions qui le concernent.
Enfin, elle permet de mettre en place les accords de communauté (ou règlements intérieurs) sans l’intermédiaire de dirigeants.
Les relations sociales dans le Grand Projet
Les avantages sociaux du Grand Projet
Pour commencer, dans une société sans argent, nous sommes libres de nous organiser en coopération. De surcroît, la faim dans le monde pourrait être éradiquée rapidement et sans difficultés majeures. Nous assisterons également à la fin de nombreux comportements déviants de la société actuelle (les arnaques, les guerres motivées par les enjeux de pouvoir et financiers prendraient fin).
En plus, nous n’aurions plus à nous battre pour attirer le client et battre la concurrence.
Enfin, le chacun pour soi, qui devient de plus en plus pesant, céderait sa place à une organisation de groupe. Si bien qu’elle serait un terrain beaucoup plus propice à la collaboration et l’esprit d’équipe.
Les changements d’un monde sans argent sur le plan social
Avec argent
Sans argent
Inégalités sociales.
Équilibre social.
Faim dans le monde.
Autonomie alimentaire pour tout le monde.
Concurrence.
Coopération.
Logements vides et sans-abris.
Occupation de tous les logements.
Dérives radicales importantes.
Faibles dérives radicales.
Esclavage monétaire.
Libérés des contraintes monétaires.
Société non cohérente.
Société cohérente.
Chacun pour soi.
Collaboration / Coopération.
Liste non exhaustive…
Le Grand Projet et l’humain
Les avantages humains du Grand Projet
Dans ce nouveau système, l’individu sera libre de s’investir dans le ou les domaines de son choix. Ainsi, il pourra contribuer, avec plaisir et efficacité, au collectif qui subvient à l’ensemble de ses besoins.
En plus, il serait libéré du stress, de la pression hiérarchique et du chiffre. De ce fait, le choix de l’activité est le terrain propice à être créatif et qualitatif.
D’autre part, la finalité du système éducatif aura plusieurs objectifs. C’est-à-dire notamment, améliorer l’entraide, le partage, la coopération et l’intelligence collective.
Enfin, se libérer de l’argent permettra à certains comportements actuels (égocentrisme, individualisme, compétition) d’évoluer vers des comportements adaptés à cette nouvelle société.
Les changements d’un monde sans argent sur le plan humain
Avec argent
Sans argent
Méfiance.
Davantage de confiance.
Sentiment de « je ».
Sentiment de « nous ».
Inégalités.
Égalités.
Esprit individualiste.
Esprit d’équipe.
Enseignement réservé à ceux qui le peuvent financièrement, et dans un esprit de compétition
Enseignement pour tous, dans un esprit positif et de collaboration
Contrainte du choix du travail.
Libre choix de son activité.
Un sentiment de « on marche sur la tête ».
Un sentiment de cohérence.
Liste non exhaustive…
Les étapes du Grand Projet
Étape 1 du Grand Projet : Le rassemblement
Tout d’abord, vous pourrez choisir de soutenir l’idée de ce nouveau système en adhérant au Grand Projet. Ensuite, vous pouvez devenir acteur de ce changement. Dans ce cas, vous participez avec les autres citoyens à la mise en place de cette nouvelle société. D’ailleurs, n’hésitez pas à rejoindre votre assemblée la plus proche sur l’application (réservé aux adhérents).
Deuxièmement, l’objectif de cette étape est de fédérer et de se retrouver toujours plus nombreux dans des assemblées locales. À propos, les assemblées peuvent être citoyennes ou thématiques lorsqu’elles représentent une entreprise ou un secteur d’activité (agriculture, enseignement, santé, recherche etc.).
En somme, les objectifs des assemblées sont :
Premièrement, développer l’entente et la coordination locale, nécessaire à notre gestion et autonomie future.
Ensuite structurer progressivement le Grand Projet.
Enfin, prendre part au changement en faisant connaître le Grand Projet à son entourage.
En effet, présenter et discuter de cette nouvelle société avec son réseau est essentiel. C’est pour cela qu’il est important de répondre aux objections. En effet, concevoir un monde sans argent est difficile à la 1ère discussion. En revanche, il est important de ne pas imposer son choix à son interlocuteur. Enfin, il faut rendre viral le sujet car la situation nécessite un grand changement.
De surcroît, toutes les actions vers l’autonomie et la gratuité sont les bienvenues.Par contre, il sera probablement difficile de créer le changement avant de sortir de ce système. À cause de notre actuel manque de temps, d’énergie, de moyens, et tout simplement de liberté. Ce qui est d’autant plus le cas dans des pays pauvres ou particulièrement asservis.
Enfin, nous ne devrons pas réorganiser la société pour sortir du système, mais bien sortir du système pour la réorganiser.
Étape 2 du Grand Projet : L’organisation
Par la suite, avec le rassemblement massif et l’O.D.G. structurée, nous pourrons décider de notre organisation future. En outre, nous pourrons anticiper la sortie du système monétaire.
Enfin, nous pourrons décider ensemble du moment adéquat pour la transition, qui pourrait se faire simultanément au niveau mondial après référendum.
Il reste envisageable, en fonction de l’évolution du Projet et de la conjoncture mondiale, que cela commence d’abord par un niveau géographique suffisamment vaste, comme un continent par exemple.
Étape 3 du Grand Projet : La transition
Tout d’abord, cette étape sera probablement courte, de l’ordre de quelques jours à quelques semaines. De plus, elle peut être facultative suivant ce qui a été décidé lors de la phase de préparation.
D’autre part, le jour J, nous proposons à chacun de continuer son activité habituelle sans utiliser d’argent et sans contrepartie.
Cela permettra premièrement, sans effort particulier ni violence, de nous libérer de ce système. Mais encore, de garder nos repères habituels, tout en conservant le fonctionnement nécessaire pour commencer.
En outre, toutes les activités financières et associées (banques, assurances, etc.) pourront cesser et se joindre à d’autres secteurs.
En plus, la crise financière sera terminée, nos dettes auront disparu, la corruption impossible, etc.
Quant à L’O.D.G., elle sera alors structurée et en place.
Enfin, nous pourrons agir sans les contraintes du système et nous réorganiser selon les modalités choisis de l’étape 2.
Par exemple, les professionnels des activités de la finance et administratives pourront venir en soutien à d’autres secteurs ou mettre en place de nouveaux réseaux. Ensuite, les logements vides pourront s’ouvrir aux sans-abris, etc.
Une proposition universelle et équitable
Le Grand Projet est une action pacifiste dont la proposition universelle est équitable pour chaque citoyen du monde. Ensuite, il dépend uniquement du choix de l’humanité et non de la volonté de ses dirigeants. En plus, le Grand Projet ne nécessite aucun préalable structurel, ni coût financier. Enfin, il permet une réponse rapide et adéquate en cas d’effondrement économique.
Par ailleurs, le Grand Projet du MOCICA peut sembler vague et comporter une grande part d’inconnu. En effet, c’est le cas. Puisque l’inconnu est invariablement lié au changement de paradigme. Effectivement, nous ne pouvons exiger le second sans plonger dans le premier.
De plus, nous ne pouvons pas non plus, d’un côté proposer un système où les potentiels humains peuvent s’exprimer librement, et de l’autre imposer un cadre précis et formel. En revanche, il est néanmoins possible d’établir les lignes et principes nécessaires à une véritable logistique.
De même qu’à la mise en place d’un nouveau modèle qui apporte liberté, sécurité, équité et protection de l’environnement. C’est en effet ce à quoi nous espérons modestement répondre ici.
Changer le monde, c’est possible
En conclusion, il est toujours temps de changer de direction. En effet, chaque crise est une opportunité pour changer de cap. Enfin, nous avons des capacités technologiques et intellectuelles sans précédent. Ainsi, nous pourrons rééquilibrer la situation, par un modèle de vie en harmonie avec la planète et les ressources disponibles.
Comment être sûr que le Grand Projet soit la bonne voie ?
Prenons l’exemple de deux des enjeux majeurs de l’humanité :
Le dérèglement climatique :
Fin de la surconsommation
Fin de la croissance obligatoire
Arrêt de l’obsolescence programmée.
Relocalisation.
Arrêt de la pollution du tertiaire, liée aux activités monétaires.
Mise en place d’une gestion mondiale des ressources.
> Meilleur dossier en termes de lutte contre le dérèglement climatique.
La puissance de ces leviers d’action garantit que les résultats seront largement supérieurs à ceux de tous les dossiers (financiers) liés à la lutte contre le dérèglement climatique.
Le problème de l’énergie (la fin des énergies fossiles) :
Tous les facteurs cités précédemment.
Partage de la connaissance et du savoir (open-source global).
Collaboration de tous les centres de recherche & développement.
Réseau mondial de transport et distribution re-calculé et optimisé.
> Meilleur dossier en termes d’amortisseur de décroissance énergétique et d’espoir d’énergie nouvelle.
La sociocratie est un mode de gouvernance partagée qui permet à une organisation, quelle que soit sa taille, de fonctionner efficacement selon un mode auto-organisé caractérisé par des prises de décision distribuées sur l’ensemble de la structure. Son fondement moderne est issu des théories systémiques et date de 1970. La sociocratie s’appuie sur la liberté et la responsabilisation des acteurs. Dans une logique d’auto-organisation faisant confiance à l’humain, elle va mettre le pouvoir de l’intelligence collective au service du succès d’objectifs communs. ↩︎
Le comportementalisme est un paradigme de la psychologie scientifique selon lequel le comportement observable est essentiellement conditionné soit par les mécanismes de réponse réflexe à un stimulus donné, soit par l’histoire des interactions de l’individu avec son environnement, notamment les punitions et renforcements par le passé. L’approche béhavioriste vise à mettre au jour des relations statistiquement significatives entre les variables de l’environnement et les mesures du comportement étudié sans faire appel au psychisme comme mécanisme explicatif ↩︎
Le cognitivisme est le courant de recherche scientifique endossant l’hypothèse selon laquelle la pensée est analogue à un processus de traitement de l’information, cadre théorique qui s’est opposé, dans les années 1950, au comportementalisme sur certaines questions mais sont tout à fait compatibles l’une et l’autre. ↩︎
A l’occasion du Forum Mondial 3Zéro (Zéro Exclusion, Carbone, Pauvreté), Convergences a dévoilé la 3ème édition de son Baromètre de la Finance à Impact, intitulé « Système financier, acteurs économiques et territoires : comment renforcer le dialogue et changer le paradigme de la rentabilité ? ». Cette publication, qui s’appuie sur l’expertise de structures de la finance à impact, a pour ambition de servir de guide pour orienter les flux financiers vers les acteurs clés de la transition. Éthique, transparence, et impact sont les conditions d’un nécessaire tournant vers un système financier rentable et durable.
Pour la deuxième année consécutive, la Fondation Jean-Jaurès s’associe à la Banque européenne d’investissement pour examiner la perception du dérèglement climatique, son impact sur les populations et les attentes en termes de politiques publiques pour répondre à l’urgence climatique. Cette année une attention particulière est portée sur les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
Si la violence et la pauvreté dominent les préoccupations citoyennes, le changement climatique et la dégradation de l’environnement sont un enjeu majeur pour les citoyens du continent latino-américain. Le crime et la violence constituent le principal défi auquel doivent faire face les pays de notre étude*, selon leurs habitants. Citée par près des deux tiers des répondants (64%), la lutte contre la violence est l’enjeu qui domine au niveau de la région, suivi par la pauvreté et les inégalités économiques (49%). Le Salvador, le Panama et le Paraguay sont les seuls pays à accorder une plus forte importance aux problématiques de chômage, alors que cet enjeu socio-économique arrive au troisième rang des préoccupations au niveau global (40%). Le changement climatique et la dégradation de l’environnement sont considérés comme un défi majeur par près de quatre répondants sur dix (39%), dans les pays latino-américains et des Caraïbes.
Une majorité écrasante des citoyens latino-américains ressentent d’ores et déjà les effets tangibles du changement climatique dans leur quotidien et dans leurs conditions de vie. Il s’illustre dans la réalité quotidienne de plus de 9 personnes interrogées sur 10 (91%) du Mexique en passant par l’Amérique centrale, les Caraïbes et l’Amérique du Sud. 57% des citoyens disent affirment que ce phénomène impacte beaucoup leur vie quotidienne. Les populations urbaines sont plus nombreuses à déclarer en ressentir les conséquences au quotidien (92%), comparativement aux habitants des zones rurales (84%). Sept citoyens sur 10 reconnaissent un effet négatif de l’évolution du climat sur leurs revenus ou moyens de subsistance (70%). Si ce sentiment est majoritaire dans tous les pays étudiés, il est très marqué dans les Andes (Pérou, 77% ; Équateur 75% ; Colombie 74%) et en Amérique centrale (Costa Rica 76% ; El Salvador 75%), ainsi qu’au Mexique (75%).
Les effets de la dégradation climatique sur leur santé ou celle de leurs proches est la principale répercussion du changement climatique perçue par la majorité des citoyens d’Amérique latine et des Caraïbes. Interrogés sur la nature des impacts du changement climatique sur leurs conditions de vie, les citoyens des 13 pays étudiés pointent en premier lieu des répercussions d’ordre sanitaire. Ils sont en effet plus d’un sur deux (52%) à sentir de manière tangible les effets du changement climatique sur leur santé (déshydratation, problèmes respiratoires, etc). Les effets sur la santé sont particulièrement ressentis au Salvador (68%), au Mexique (60%) et au Costa Rica (59%). Au niveau du sous-continent, les habitants des grandes villes sont plus nombreux à déclarer ressentir des effets du changement climatique sur leur santé que les habitants des zones rurales (55% contre 36%).
Le sujet de la migration climatique inquiète la majorité des habitants d’Amérique latine et des Caraïbes. On remarque que le sujet de la migration climatique suscite des inquiétudes réelles parmi les populations des 13 pays interrogés. La moitié de la population de ces pays (54%) considère qu’elle pourrait dans le futur être contrainte de déménager dans une autre région ou un autre pays en raison du changement climatique et de ses conséquences. Cette crainte est exprimée de manière encore plus vive au Mexique (59%) ainsi que dans les pays andins (Équateur 61% ; Colombie 58% ; Pérou 54%), mais également auprès des jeunes générations (59% des moins de 30 ans partagent cette appréhension) et de la population active (57%). Au global, dans 9 pays sur les 13 étudiés, la moitié des habitants estiment qu’ils pourraient devoir déménager en raison du changement climatique.
Enquête Climat : focus sur l’opinion dans 13 pays d’Amérique latine
L’écopsychologie est un champ de recherche apparu dans les années 1990, qui fait l’hypothèse d’une intelligence écologique supérieure, ancrée dans les fondements inconscients de la psyché. Le fond de l’âme, ce ne serait pas tant la sexualité ou la volonté de puissance – mais la nature elle-même. Détruire la nature, ce serait donc aussi détruire nos âmes. Pourquoi les Modernes sont fous (et comment nous guérir). « Écopsychologie : le soin de l’âme et de la Terre » est un livre fondateur pour penser d’un même geste la guérison de l’âme et de la Terre
Créées il y a plus de 30 ans, les Assises des déchets sont devenues une institution, avec des objectifs clairs : promouvoir les initiatives au service de la souveraineté matière et énergie, partager les retours d’expériences, faire mieux en matière de formation, d’éducation, de consommation, d’écocitoyenneté… Les 17e Assises des déchets, sur le thème « L’économie circulaire au service de la souveraineté » se tiendront les 27 & 28 septembre 2023 à Nantes.
Dans le cadre de sa rubrique « L’Œil de La Fabrique Écologique », présentant à intervalle régulier ce que La Fabrique Écologique retient d’un article scientifique international peu évoqué dans le débat public, La Fabrique Écologique a le plaisir de vous présenter l’Œil n°49 : L’éducation holistique : nouvelle méthode d’enseignement au changement climatique ?L’éducation holistique : nouvelle méthode d’enseignement au changement climatique ?“Changes in Students’ Knowledge, Values, Worldview, and Willingness to Take Mitigative Climat Action after Attending a Course on Holistic Climate Change Education” est un article publié en 2022 et écrit par Tolppanen et al. L’intérêt de cette étude est qu’elle nous fait découvrir un système alternatif d’enseignement au changement climatique, dit « holistique », en considérant les effets de ce système sur les représentations des apprenants et sur l’action climatique.
De cet article, La Fabrique Écologique retient trois points essentiels :
: Dans de nombreux pays, l’éducation au changement climatique est principalement axée sur la dimension physico-chimique de ce phénomène et la diffusion de données scientifiques. Elle apporte ainsi des connaissances mais sans enseigner aux apprenants des approches plus proactives pour répondre aux enjeux climatiques. Le modèle d’éducation alternatif considéré par les auteurs vise à répondre à cette limite en conjuguant acquisition des connaissances et réévaluation des représentations et des comportements sociaux et individuels en fonction de l’objectif d’atténuation climatique.
: L’éducation holistique peut être définie comme un nouveau paradigme éducatif proposant une approche créative, globale et multidisciplinaire qui conçoit le processus d’Enseignement-Apprentissage comme un tout, où l’élève est capable d’interconnecter différentes connaissances. Appliquée à la thématique du changement climatique, elle vise à accroître les connaissances, développer la réflexion, aborder les valeurs et les visions du monde, motiver les apprenants à agir, mobiliser les émotions associées aux enjeux climatiques, et créer des scénarios futurs de ce à quoi le monde pourrait et devrait ressembler. Cependant, bien que ces objectifs éducatifs soient largement acceptés, il n’y a pas de consensus sur la manière dont l’éducation holistique peut permettre de les atteindre dans la pratique.
: Les auteurs soulignent un accroissement des connaissances scientifiques chez les apprenants ayant suivi un cours relevant de cette approche. Mais les connaissances de ces derniers sur les moyens d’action concrets n’augmentent que très faiblement. Du coup, il n’y a pas de vrai changement dans leur volonté de prendre des mesures d’atténuation. En revanche, on observe une revalorisation de la biodiversité chez les apprenants, ce qui est un facteur puissant de comportement pro-environnemental. La formation a également permis aux participants d’identifier des stratégies plus respectueuses de l’environnement pour satisfaire leurs plaisirs hédoniques, et de réaliser qu’il était possible de vivre librement tout en préservant l’environnement.
Perspectives en France
En 2019, il a été décidé de renforcer les enseignements sur le changement climatique du primaire au lycée. Il s’agit entre autres de faire intervenir des experts issus de domaines différents, afin d’intégrer l’aspect transdisciplinaire de ce sujet dans les classes. Plusieurs initiatives inspirées de l’éducation holistique voient par ailleurs le jour en dehors du système éducatif national, par exemple l’Université des Colibris, qui propose des formations en ligne pour enseigner des savoirs et savoir-faire visant à permettre aux apprenants de contribuer à une société plus écologique et solidaire.
L’avis de Pauline Bureau, Vice-présidente de LFE
« Loin d’être une approche « miracle » pour inciter à l’action climatique, l’éducation holistique nous invite néanmoins à une transition écologique intérieure et profonde, à changer les modes de pensée ayant permis le dérèglement écologique contemporain »
La crise climatique menace de dislocation les sociétés humaines et les écosystèmes, mais on ne fait rien. Si ce n’est d’innombrables conférences mises en scène, au cours desquelles on s’embrasse en jetant des confetti. La science a parlé : il faut réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre, mais on les augmente chaque année. Ce livre de Fabrice Nicolino raconte pour la première fois les raisons de ce qu’il faut appeler un sabotage. Par les multinationales, mais aussi par l’ONU, dont les responsables du dossier ont partie liée avec les industries les plus destructrices du climat.
Alors que la communauté internationale appelle à progressivement sortir des hydrocarbures, l’Afrique, responsable de seulement 2 % des émissions carbone, a fait savoir à la COP27 qu’elle entendait bien utiliser ses ressources de pétrole et de gaz pour doper son développement et mettre fin à la misère endémique qui caractérise encore trop de ses pays, par une « transition équitable » controversée mais que ses dirigeants considèrent comme incontournable.
La transition vers des énergies dites propres est désormais partout à l’ordre du jour face au changement climatique. La décarbonation mondiale a déjà commencé dans l’Union européenne, en pointe dans ce domaine, et qui vise 42,5 % d’énergies renouvelables en 2030. Les instances internationales prêchent toutes cette révolution qui signifie à terme la sortie universelle des hydrocarbures. Un véritable défi, selon le secrétaire général de l’ONU Antonio Gutteres, qui, avant la COP27, a appelé à un « pacte historique » entre les pays développés et émergents pour favoriser cette transition.
Si une telle marche forcée semble à la portée des pays les plus riches – l’indice de développement humain de l’UE est de 0,896 en 2021 – elle parait en revanche irréaliste à court terme pour des pays aux ressources insuffisantes en matière de capital financier, de technologie et d’infrastructures. En Afrique subsaharienne, l’IDH est de 0,544, et la priorité reste la sortie de la misère, l’accès inclusif à l’électricité et l’amélioration des conditions de vie élémentaires. Le haut niveau de technologies et d’investissements nécessaires à l’implémentation des énergies renouvelables est un obstacle majeur, alors que les pays développés rechignent à financer ces programmes en Afrique. De leur côté, nombre de pays d’Afrique veulent avant tout se doter d’infrastructures élémentaires pour désenclaver les régions les plus pauvres, et d’un embryon d’industrie pour transformer eux-mêmes leurs propres ressources naturelles. Mais pour cela, ils ont besoin d’énergie bon marché, facile à exploiter massivement et rapidement.
Par ailleurs, malgré l’urgence climatique soulignée par le GIEC ou les institutions telles que l’ONU, la Chine et les États-Unis, notablement, ne semblent pas si pressés d’amorcer leur propre transition énergétique. De nouveau signataires des Accords de Paris depuis 2021, les États-Unis restent le plus gros pollueur mondial, et un grand consommateur d’hydrocarbures. Pis, depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Union européenne, pourtant championne des énergies renouvelables, a considérablement augmenté ses importations de pétrole et de gaz, et même de charbon !
Dans ce contexte, il est compréhensible que les dirigeants africains, lors de la COP27 en novembre dernier, aient exprimé clairement leurs intentions : oui, l’Afrique veut participer à l’effort mondial pour le climat, mais la priorité reste le développement, y compris au moyen des hydrocarbures. « Le pétrole et le gaz ont été le socle du développement mondial pour des centaines d’années » argumente Tiffany Wognaih, associée chez AfricaMatters, société de conseil londonienne. « Pourquoi l’Afrique – une région qui est toujours en développement – ne serait-elle pas autorisée à en bénéficier de la même façon ? ».
Ironie de la situation actuelle : les pays souffrant le plus du changement climatique sont précisément ceux qui ont le moins émis de gaz à effet de serre, tandis que ceux qui cherchent à imposer l’abandon rapide des hydrocarbures sont moins touchés par le changement climatique, alors qu’ils y auraient le plus contribué, en utilisant les hydrocarbures. Une situation qui leur permet en outre de financer et organiser ladite transition, et qui constitue une « injustice climatique » soulignée dans le dernier rapport de la BAD.
Ces deux mots se sont imposés comme un leitmotiv pour le leadership africain. Car dans les discussions internationales sur le climat et les mesures à prendre, le déséquilibre pointé plus haut entre les pays s’étant développés grâce aux hydrocarbures et ceux en voie de développement est souvent un non-dit. De là, un sentiment légitime de « concurrence déloyale » pour les Africains qui disposent de 7 % des réserves mondiales de gaz et de pétrole, et qui, avec 17,5 % de la population mondiale, ne sont responsables que de 2 % des émissions de CO2 de la planète. Une part qui pourrait monter à 3,5 % selon les estimations de l’Agence Internationale de l’Énergie, si l’Afrique exploitait pleinement ses ressources.
L’aspect financier déjà évoqué est colossal. « Si vous allez nous dire de laisser nos ressources dans le sol, protestait Maggy Shino, commissaire au pétrole de la Namibie lors de la COP27, alors vous devez vous préparer à nous proposer une compensation suffisante ». Selon la BAD il faudrait 1300 à 1600 milliards de dollars sur la période 2020-2030 pour mettre en œuvre l’action climatique de l’Afrique, un besoin non couvert laissant subsister un déficit annuel de financement pouvant atteindre 127,2 milliards de dollars. Réaliste, la commissaire conclut : « Nous allons développer toutes nos ressources énergétiques pour le bénéfice du peuple car notre problème c’est la pauvreté énergétique ».
« Nous allons développer toutes nos ressources énergétiques pour le bénéfice du peuple car notre problème c’est la pauvreté énergétique »
Le sujet est en effet avant tout social et humain. L’extraction et l’exploitation du gaz et du pétrole sont un atout incontournable dont des pays à revenus moyens ou faibles ne sauraient se passer, avec leurs multiples externalités positives, entre décuplement des ressources financières, accès à l’énergie et développement réticulaire du tissu socio-économique autour des activités énergétiques. En Mauritanie, en Tanzanie et au Sénégal, la coopération entre énergéticiens locaux et extra-africains permet de doter enfin les populations locales de la « fée électricité », alors qu’en 2020, 52 % des Africains n’y avaient toujours pas accès.
La rentabilité des hydrocarbures et leur impact sur l’évolution rapide d’un pays ne sont plus à démontrer, comme l’illustrent les pays du Golfe Persique. L’Arabie Saoudite est passée en quelques décennies d’une société pastorale rustique à l’un des pays les plus riches et développés du monde avec un IDH de 0,875 (35e mondial). Aujourd’hui le Royaume travaille activement à l’après-pétrole grâce à un fonds souverain de 620 milliards de dollars mobilisé pour diversifier son économie en investissant cette manne pétrolière tous azimuts, et notamment dans les énergies renouvelables, avec 10 milliards de dollars d’investissements prévus d’ici 2026.
Le Mozambique, cas d’école
Parmi les pays d’Afrique, le Mozambique est emblématique des enjeux évoqués ici. Miné par la misère (IDH 0,446), théâtre depuis cinq ans d’une violente insurrection régionale, il semblait condamné à son sort jusqu’à la découverte en 2010 de réserves de gaz monumentales, avec le potentiel pour devenir un des cinq principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL).
L’exploitation prochaine de ces ressources, dès que la situation sécuritaire le permettra, ouvre à ses populations un avenir nouveau que le pays entend exploiter au mieux. Pour gérer les revenus massifs escomptés – jusqu’à 96 milliards de dollars, à comparer au PIB de 2021 de 15,8 milliards de dollars –le président Filipe Nyusi, a suivi la recommandation du FMI, en travaillant à doter d’emblée le pays d’un fonds souverain.
Les attentes sont grandes, amplifiées par les délais, d’autant que l’approche inclusive sensée présider au projet est susceptible de bénéficier aux populations locales, et de contribuer à assécher le terreau propice à l’insurrection qui a pour l’instant empêché d’avancer dans la mise en place des installations gazières au Cabo Delgado, territoire déshérité jouxtant les champs gaziers sous-marins. Seul un des gisements a commencé à être exploité, en novembre dernier, grâce à un bateau-usine. Une solution plus onéreuse, moins efficace et moins génératrice d’emplois localement que le projet « Afungi » porté par Mozambique LNG.
Les acteurs socio-économiques du pays, au-delà des débats politiciens, appellent tous de leurs voeux l’exploitation stratégique du gaz, condition-clé pour que le pays amorce son décollage, par des industries et des infrastructures s’inscrivant dans le sillage des énergéticiens. Alors que les partenariats entre ces derniers et les entreprises nationales commencent à se nouer, on estime le potentiel de création de postes pour le développement des installations à 15 000 emplois directs. Concrètement, et alors que les travaux sont en pause, de premiers accords ont été passés entre Mozambique LNG et l’Institut d’Industrie et de Commerce de Pemba pour former les premières centaines de jeunes aux métiers de l’hôtellerie, et plus largement pour la formation de 2500 jeunes au BTP, à la mécanique, à l’administratif, à l’agronomie et au tourisme, anticipant le développement majeur de la région.
D’ailleurs, les intervenants étrangers ne s’y trompent pas : la BAD prévoit 8 % de croissance en 2023 pour l’économie mozambicaine, les pays voisins soutiennent les actions de sécurisation. Mais les aides de quelques millions d’euros ne changeront pas le destin du Mozambique, contrairement à l’exploitation de son gaz naturel.
Un nouveau rapport, publié aujourd’hui par le Fonds international de développement agricole (FIDA), un organisme des Nations Unies, et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), montre que les investissements conjoints dans l’agriculture à petite échelle des pays en développement améliorent non seulement la capacité des populations rurales vulnérables à faire face à des chocs climatiques et économiques de plus en plus fréquents, mais ont aussi une incidence positive sur l’environnement et le climat, en aidant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à restaurer des terres dégradées et à réduire les pertes de biodiversité.
Les principaux fabricants de billets de banque utilisent deux matériaux de base : soit les fibres de lin et de coton, soit le polymère. Matière plastique, le polymère apparaît aujourd’hui comme un non-sens environnemental tant son empreinte carbone est désastreuse et son origine issue de matières fossiles non renouvelables. Pour répondre à ce nouveau phénomène, les géants de l’industrie fiduciaire se sont réunis pour fabriquer un « billet vert », aux performances environnementales et sécuritaires surprenantes.
Nos billets de banque ne sont pas de vulgaires morceaux de papier imprimés, mais sont devenus des bijoux de technologie. La plupart – comme les euros – sont conçus à partir de fibres de lin et de coton, mais certains sont fabriqués à partir d’une matière plastique habilement appelé « polymère » par ses promoteurs, le polymère. C’est aux banques centrales du monde entier que revient de faire ce choix : ces dernières années, plusieurs d’entre elles ont opté par les billets en plastique que les Britanniques connaissent déjà bien puisque le principal producteur de billets en polymère – De La Rue – est installé au Royaume-Uni.
Le premier pays à être passé au polymère a été l’Australie, arguant des avantages en termes de sécurité offert par le support plastique mis au point par la Commonwealth Scientific and Industreal Research Organisation (CSIRO) et l’Université de Melbourne. Nous sommes alors en 1988, une époque où le dérèglement climatique et la décarbonation de l’économie n’étaient pas encore à l’ordre du jour. Depuis, d’autres pays comme le Vietnam, la Roumanie, l’Angola, le Mexique ou le Canada ont opté pour cette solution technique avant que la Banque centrale du Royaume-Uni, en 2012, tente d’imposer ce modèle à sa sphère d’influence.
Le polymère, une matière plastiqueLa Banque centrale européenne ne souhaite pas suivre la banque d’Angleterre. La nouvelle coupure reste en papier alors que les Britanniques auront des billets en plastique en 2016. Explications.
Une bataille commerciale et technique fait donc rage entre les producteurs de billets en fibre naturelles et ceux en polymère. La Banque centrale à Londres préfère ces derniers car ils seraient « plus propres, plus sûrs et plus durables que les billets en papier » offrant une « une meilleure résistance à la contrefaçon ». La Banque centrale européenne (BCE), quant à elle, tient au papier pour la production des euros, car le papier permet d’intégrer directement dans la masse des éléments d’authentification comme des fils de sécurité ou des filigranes. Même la Fed américaine – qui avait été tentée par l’aventure polymère pour ses billets de 100 dollars – a préféré conserver le papier, dont les propriétés actuelles protègent des salissures, de l’humidité davantage que le plastique.
Les différences se situent également lors de la fabrication et en fin de vie des billets : l’empreinte carbone de la production est bien plus importante pour les billets en polymère, tandis que leur recyclage est problématique, contrairement à ce que l’on pourrait croire.
Plusieurs études se sont en effet penchées sur la question de l’impact environnemental des deux modes de fabrication. L’étude intitulée The Environmental Cost of Spending: Polymer vs Paper Banknotes établit de nombreuses comparaisons : si les billets en polymère ont une durée de vie supérieure (x1,33), les émissions de CO2 des billets en fibres naturelles sont bien inférieures : 2,92kg contre 8,77kg pour les billets en polymère de £10, soit trois fois plus. A l’heure où les pays, aux quatre coins du monde, font la chasse aux émissions carbone pour entrer dans les clous de la transition énergétique, l’argument écologique joue clairement en faveur du papier naturel.
Selon les chiffres les plus récents, 95% des billets en circulation aujourd’hui dans le monde sont fabriqués à partir de papier en fibres naturelles, contre 5% en polymère. Ces chiffres s’expliquent par les performances des papiers utilisés, tant en termes de sécurité que d’environnement.
« Pour minimiser l’impact écologique, le coton des billets est dérivé des résidus issus du peignage du coton de l’industrie textile, explique Clemens Berger, président de Louisenthal, un leader du papier haute sécurité. Pour la production de billets de banque, les fibres courtes constituent une matière première idéale de haute qualité. Bien que le plastique soit réputé être un peu plus durable, il ne l’est en aucun cas. Des études ont révélé que les billets de banque en plastique sont nettement plus néfastes pour la planète que les billets en coton, car ils ont une empreinte carbone élevée et augmentent les déchets permanents en fin de vie. Selon les statistiques, entre 1950 et 2015, plus de 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde. Pas même 10% de cette quantité a été recyclée. »
Après son empreinte carbone lors de sa production, c’est bien à l’étape du recyclage que l’utilisation du polymère pose problème alors que le monde post-Covid a du mal à se défaire de l’utilisation des plastiques à usage unique, impossibles à recycler. Le désastre écologique créé par les masques chirurgicaux pullulant dans la nature est là pour le rappeler : non, le plastique n’est pas fantastique.
The Green Banknote Initiative
Comme ces vingt dernières années, la recherche, le développement, et l’innovation restent donc au cœur du réacteur pour l’industrie fiduciaire. Douze siècles après son invention en Chine, la « monnaie papier » semble bien garder une longueur d’avance. Surtout sur les billets en plastique, transition écologique oblige.
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