Peut-on encore se passer de l’eau de pluie dans la maison ?
L’IFEP, syndicat des Industriels français de l’eau de pluie, demande un éclaircissement sur le décret du 29 août 2023 réglementant la réutilisation des eaux usées et de l’eau de pluie
Un chiffre : une chasse d’eau représente 4,5 litres, soit 3 bouteilles d’eau.
En période de tension sur l’eau potable, l’utilisation responsable de chaque ressource est primordiale.
Depuis sa parution, le décret a ouvert la voie à de nombreuses réactions et interprétations sur la possible interdiction de l’utilisation de l’eau de pluie dans les toilettes. Véritable retour en arrière, il semble mettre en péril 15 ans de travail des acteurs du secteur pour en faire une pratique durable et responsable. En tant qu’expert en ce domaine, le syndicat créé en 2007 fait face à de nombreuses sollicitations des professionnels et des particuliers très inquiets, et se voit contraint de porter un recours contentieux devant le Conseil d’État pour contester ce décret qui semble aller à contresens des défis de l’urgence climatique.
Pour Thomas Contentin, Président de l’IFEP : “Priver les citoyens et les entreprises de l’utilisation de l’eau de pluie dans la maison et les bâtiments, notamment dans les toilettes, est une mesure difficilement compréhensible à l’heure où l’économie d’eau potable est un défi crucial. L’IFEP est déterminé à défendre l’utilisation responsable de l’eau de pluie”.
Alors que la préservation de la ressource en eau est devenue LA priorité grâce à une prise de conscience collective, il est désormais temps de passer à l’action pour une gestion plus durable des ressources en eau.
Un décret difficilement compréhensible – La parution de ce décret fin août a laissé nombre de professionnels dubitatifs quant à sa portée et à sa nature. Les interrogations et inquiétudes exprimées sont malheureusement restées sans réponses précises ni étayées de la part des Ministères signataires du décret. Face à cette menace directe sur le bien fondé de l’utilisation de l’eau de pluie pour les toilettes, l’IFEP, accompagné du cabinet Huglo-Lepage pour le volet juridique, a décidé de porter un recours contentieux devant le Conseil d’État demandant l’annulation de ce décret difficilement compréhensible.
L’eau de pluie, une ressource mise en péril – L’IFEP souligne la contradiction flagrante entre la volonté générale d’économiser de l’eau et l’interdiction d’utiliser l’eau de pluie dans la maison. “Peut-on encore se passer de l’eau de pluie dans les toilettes ?” interroge Thomas Contentin, Président du syndicat. Une pratique pourtant facilement déployable, prisée du particulier et qui répond en partie aux enjeux pour la ressource. Cette aberration d’utiliser de l’eau potable pour de tels usages est exacerbée par la perspective de l’élaboration de nouveaux textes défavorables à la pratique qui seraient en cours de rédaction pour une mise en application prochainement.
Sensibiliser et mobiliser – L’IFEP, conscient de l’incompréhension croissante autour de l’interdiction d’utiliser l’eau de pluie dans la maison, lance un appel afin de lever le voile sur les possibles mésinterprétations de cet usage. En période de tension sur l’eau potable, l’utilisation rationnelle de chaque ressource est primordiale. Les membres de l’IFEP souhaitent faire valoir leurs inquiétudes légitimes et sensibiliser sur le retour en arrière que représenterait cette décision du gouvernement, à contre-courant du Plan Eau paru en mars dernier aux ambitions pourtant modestes.
A propos de l’IFEP
Le syndicat des Industriels Français de l’Eau de Pluie regroupe des entreprises impliquées dans la mise à disposition de solutions de valorisation de l’eau de pluie à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments, de gestion des eaux excédentaires à la parcelle par infiltration ou par rejet à débit calibré en dehors de la parcelle.
Structuré autour de commissions au sein desquelles sont traitées les questions inhérentes à l’ensemble de la profession, l’IFEP favorise les rencontres et échanges entre professionnels, moteur d’une bonne connaissance des actualités du secteur notamment en termes de politique et réglementation.
Membre de l’UIE, Union des Industriels et Entreprises de l’Eau, l’IFEP présent sur les sujets techniques, politiques et juridiques participe activement à la réalisation d’outils de communication, de formation et de diffusion de bonnes pratiques.
Depuis sa création en 2016, la Fondation Terre Solidaire rassemble des personnes désireuses de s’investir en faveur de la transition et d’apporter des réponses aux enjeux du futur de la planète. Elle a initié en 2020 une rencontre annuelle baptisée #CQFD pour la planète dont trois éditions ont déjà eu lieu. Plus qu’une simple conférence, il s’agit d’une invitation à la réflexion et au débat, un forum dédié au partage et à la diffusion des savoirs et des expériences, favorisant l’émergence de nouvelles idées. En donnant de la visibilité aux acteurs qui contribuent à envisager un monde plus soutenable et juste pour tous et toutes, cela favorise l’accélération de la transition vers un nouveau modèle de développement. Cette 4ème édition souhaite donner la parole à des acteurs engagés pour un nouvel art de vivre au service de la planète, dans des domaines variés comme la cuisine, la culture, le tourisme et le sport.
Depuis six ans, le Green Friday lutte contre le Black Friday et le consumérisme qu’il représente. Devenu un véritable rendez-vous populaire, le mouvement prend chaque année de l’ampleur et regroupe 500 structures engagées.
Alors que les manifestations du réchauffement climatique sont de plus en plus visibles et que la crise écologique est une des premières préoccupations des Français, le Collectif Green Friday intensifie sa lutte et prépare une nouvelle édition haute en couleurs. A travers une campagne digitale et une multitude d’événements prévus le jour J dans toute l’Europe, le Collectif souhaite dénoncer les impacts négatifs de cette consommation déraisonnée et sensibiliser à des alternatives qui prennent soin de la planète. Moins… mais mieux !
Le Black Friday est un grand jour de promotions exceptionnelles cherchant à faire acheter le plus possible. Derrière une simple opération de promotions, il représente la promesse du bonheur par la consommation, au détriment de toutes les alarmes planétaires et sociales. Des objets souvent inutiles, de mauvaise qualité et dont l’impact sur la planète sera bien réel.
Le collectif du Green Friday défend l’idée que ce consumérisme n’est pas une fatalité. Il refuse le postulat d’une croissance à tout prix, et défend l’éco-conception, la réparation et le réemploi solidaire.
L’acte d’achat est un choix fort, et pas toujours une nécessité. Il existe de nombreuses alternatives de consommation, plus responsables.
Le Collectif fédère aujourd’hui plus de 500 entreprises et associations qui œuvrent pour une activité équitable, durable, responsable, circulaire ou pour l’insertion par l’activité économique.
En devenant adhérentes au Green Friday, les entreprises s’engagent :
à ne pas proposer de réductions à leurs clients le jour du Black Friday
à reverser 10 % de leur chiffre d’affaires de cette journée au profit d’associations engagées
Les associations adhérentes s’engagent quant à elle :
à organiser un ou plusieurs événements de sensibilisation à la consommation responsable
ou à faire une action pédagogique sur l’impact de la consommation et les alternatives responsables.
Retour sur l’édition 2022
L’année dernière, de nombreux événements ont été proposés dans toute la France par les associations adhérentes (ateliers de réparation, de couture, de fabrication à partir de récup …). Les entreprises adhérentes ont pu reverser un montant total de 19 971,87€ aux associations sélectionnées par le collectif : e-graine, HOP / Halte à l’Obsolescence Programmée, RespectOcean et Zero Waste France.
Le Collectif Green Friday présente une bande dessinée sur le Green Friday !
Le collectif a également diffusé une grande campagne de communication, publié une bande dessinée sur la surconsommation et piloté une étude sur les comportements d’achat des Français.e.s lors du Black Friday.
Edition 2023 : “Black Friday, la course vers la défaite”.
“Les manifestations on ne peut plus visibles du réchauffement climatique de cet été nous ont montré l’urgence de continuer le combat. Le mouvement continue à prendre de l’ampleur et nous sommes heureux de faire une nouvelle édition 2023 haute en couleurs !” Jean-Paul Raillard, Président du Green Friday et de la Fédération Envie.
Devenu un symbole de la lutte contre la surconsommation, le Collectif souhaite aujourd’hui plus que jamais intensifier ses moyens de sensibilisation afin d’avoir plus d’impact sur le long terme.
“Grâce à l’étude menée en partenariat avec Harris, nous avons pu relever plusieurs axes d’amélioration pour l’édition 2023. Par exemple, l’étude nous montre une ambivalence des Français-es avec d’un côté une volonté de faire des efforts, mais pour autant de profiter également du Black Friday pour des raisons économiques. Il serait donc important d’insister sur la possibilité d’accéder aux biens de consommation courante par de réelles alternatives responsables (réparation, réemploi, éco-conception). La consommation ne doit plus être vue comme un loisir, une distraction mais une réponse à des besoins identifiés par le consommateur !
Nous avons également constaté que 7 Français-es sur 10 pensent que le Green Friday est une méthode de marketing ou de greenwashing, malgré la sincérité et la fermeté de nos discours. Cela souligne l’importance de mieux préciser les contours de notre message : nous luttons pour la fin du Black Friday et ce qu’il représente (une consommation effrénée et destructrice), et pour des alternatives qui prennent soin de la planète et du vivant dans son ensemble”. continue Jean-Paul Raillard.
Pour cette année, le Collectif a imaginé une grande campagne pour dénoncer les impacts négatifs engendrés par le Black Friday en reprenant les codes des compétitions sportives en lien avec l’actualité, à quelques mois des Jeux Olympiques.
“Les J.O font beaucoup parler pour de nombreuses raisons (notamment écologiques), et il nous semblait judicieux de rappeler qu’en cette fin d’année, le Black Friday mérite beaucoup de médailles, mais pas de quoi en être fier” précise le Collectif.
Le Collectif a également décidé de laisser les entreprises verser les 10% de leur chiffre d’affaires du jour à l’une des deux associations choisies par le Collectif ou celle de leur choix, à condition de respecter les valeurs du Green Friday.
Les inscriptions pour les demandes d’adhésions pour l’édition 2023 sont ouvertes, avec une cotisation à partir de 60 euros. Une fois le formulaire complété et la demande d’adhésion validée, chaque entreprise ou association reçoit un KIT de communication pour les aider à maximiser la visibilité de sa campagne. Les cotisations servent à faire vivre l’association, à prendre du temps pour construire des campagnes créatives et efficaces et aider à sensibiliser le plus grand nombre.
MANIFESTE GREEN FRIDAY
A propos des membres du Collectif
Altermundi : Les boutiques Altermundi proposent une autre façon de consommer. Dans une démarche de commerce responsable, Altermundi propose le meilleur des marques éthiques, responsables et Made in France. Retrouvez dans ses concept-stores une sélection de produits design et eco-friendly. Art de vivre, maison, mode ou enfant… Altermundi propose une gamme complète d’objets et d’articles, fabriqués dans le respect des hommes et de l’environnement. Quelques chiffres : 12 boutiques 1 e-shop, 100 fournisseurs de produits durables, création en 2003 à l’initiative du Groupe SOS.
www.altermundi.com / @Altermundi
ENVIE : Créé en 1984, Envie est précurseur de l’économie sociale et solidaire. Aujourd’hui, Envie est un réseau de 52 entreprises d’insertion qui poursuit au quotidien sa dynamique d’innovation au service de la réparation et de la réutilisation d’appareils électriques et électroniques, de la collecte et de la valorisation des déchets, et de l’inclusion au cœur des territoires. Quelques chiffres de l’année 2022 : 3708 collaborateurs dont 2790 en parcours d’insertion / Près de 150 000 appareils électroménagers rénovés et remis sur le marché / Plus de 168 990 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques collectées..
www.envie.org / @Envie_org
REFER : Le REFER est un réseau qui fédère 53 Ressourceries et Recycleries en Ile-de-France. Ces associations œuvrent au quotidien pour redonner une seconde vie aux objets. Par la collecte, la valorisation, la vente solidaire et le don des biens qu’elles collectent, elles allient une double action pour l’environnement et les solidarités. Le REFER défend une vision non lucrative et non concurrentielle du réemploi. Une vision où action sociale, solidarité et écologie sont intrinsèquement liées. Quelques chiffres : 1573 salarié·es, plus 5000 tonnes réemployées chaque année.
www.reemploi-idf.org / @REEMPLOI_IDF
EMMAÜS FRANCE : Emmaüs est né il y a 73 ans pour trouver, avec les personnes victimes de phénomènes d’exclusion, les solutions qui leur permettent de redevenir acteur de leur vie. Fidèle à la volonté de l’abbé Pierre, Emmaüs est devenu à la fois une fabrique d’innovations sociales et de solidarités pour aider des publics en situation de grande précarité, et un front engagé et militant en faveur d’une société plus humaine et plus juste. Dans une société largement dominée par le profit, l’individualisme et le consumérisme, les valeurs qui animent le Mouvement sont avant tout humanistes. Elles placent le projet social et la solidarité bien avant la logique économique. Loin des dispositifs traditionnels de charité et d’assistanat, la possibilité pour chacun de prendre sa vie en main et la dignité sont les leviers du modèle Emmaüs pour remettre debout les accidentés de la vie.
https://emmaus-france.org
RESSOURCES : La fédération RESSOURCES représente les entreprises sociales et circulaires du secteur de la réutilisation des biens et des matières. Elle défend les intérêts de ses membres et les accompagne dans la création de valeurs économiques, sociales et environnementales. Pionnières, les entreprises d’économie sociale mettent en œuvre depuis longtemps les principes de l’économie circulaire. Par leurs activités, elles allient impact social, service durable à la collectivité et préservation de l’environnement ; création d’emplois locaux durables et prévention des déchets.
www.res-sources.be/fr
RREUSE : S’appuyant sur l’expérience de ses membres, RREUSE vise à garantir des politiques européennes favorables au développement de l’économie circulaire et sociale, des partenariats innovants et le partage des meilleures pratiques pour développer des modèles commerciaux inclusifs et circulaires à travers l’Europe et au-delà. Les membres de RREUSE emploient des personnes en situation de risque d’exclusion socio-économique et contribuent à leur réinsertion sur le marché du travail. De plus, ils remettent en marché des produits de seconde main à des prix abordables, fournissant ainsi des articles essentiels aux personnes à faible revenu.
Les conséquences de la tempête Daniel à Derna, dans l’est de la Libye, en septembre 2023.Lisa Vanhala, UCL
L’an dernier, lors du sommet de la COP27 à Charm el-Cheikh, en Égypte, l’accord visant à constituer un fonds pour les « pertes et dommages » avait été salué comme une avancée majeure, sur l’un des sujets les plus difficiles des négociations climatiques.
Au cours de cette édition – frustrante par ailleurs – cette décision de novembre 2022 actait le fait que les pays les plus pauvres et les moins émetteurs ont besoin d’aide pour faire face aux conséquences du changement climatique. Et surtout, tentait timidement de déterminer qui doit payer.
En 2023, d’autres records météorologiques extrêmes ont été battus. Des pluies torrentielles ont provoqué des inondations qui ont emporté une ville entière en Libye, tandis que des feux de forêt ont ravagé des pans entiers du Canada, de la Grèce et de l’île hawaïenne de Maui.
Alors que ces événements deviennent monnaie courante partout dans le monde, la nécessité d’un fonds efficace, pouvant être mis en place rapidement pour aider les personnes les plus vulnérables au changement climatique, se fait de plus en plus pressante. Mais un an après les négociations, le fonds ne s’est pas encore concrétisé comme l’espéraient les pays en développement.
J’écris un livre sur la gouvernance des Nations unies en matière de pertes et dommages, et je suis les négociations depuis 2013. Voici ce qui s’est passé après le départ des négociateurs de Charm el-Cheikh, et voici ce qu’il faudra surveiller lorsqu’ils reviendront, cette fois à Dubaï, pour la COP28.
De grandes questions en suspens
De nombreuses questions ont été soulevées et laissées en suspens à Charm el-Cheikh. Parmi elles : qui alimentera ce nouveau fonds ? Où sera-t-il situé ? Qui aura le pouvoir de le gérer ? Et qui aura accès au financement, et surtout qui n’y aura pas accès ?
Un comité transitoire composé de 14 membres issus de pays en développement et de 10 membres issus de pays développés a été nommé par les Nations unies pour débattre de ces questions après la COP27. Le comité s’est réuni régulièrement au cours de l’année écoulée, mais lors de sa quatrième réunion à la fin du mois d’octobre, qui devait être la dernière session, des questions importantes concernant le fonds, comme la question de savoir qui devrait l’héberger et l’administrer, sont restées en suspens. Les discussions ont été interrompues, sans qu’aucun accord n’ait été trouvé.
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Début novembre, moins d’un mois avant la COP28, une cinquième réunion organisée à la hâte a présenté aux membres de la commission un texte bricolé par les deux coprésidents sud-africain et finlandais, sous la forme d’un accord à prendre ou à laisser. Les pays en développement ont accepté que le fonds soit hébergé par la Banque mondiale pour une période intérimaire, malgré des réserves.
Les pays développés se sont également opposés au texte final. Les États-Unis voulaient ajouter l’adjectif « volontaire » à toute mention des contributions au fonds. D’autres ont fait valoir que le groupe des contributeurs au fonds devrait être élargi pour inclure certains pays en développement, tels que l’Arabie saoudite, ainsi que des sources de financement privées. Ces objections ont été notées mais le texte a été adopté sans elles.
Ces recommandations doivent maintenant être approuvées lors de la COP28, qui débute le 30 novembre. Comme près de 200 pays doivent se mettre d’accord sur ces dispositions et que le mécontentement est généralisé, le processus ne sera sans doute pas simple.
La Banque mondiale sous le feu des critiques
Les pays en développement se sont montrés sceptiques du choix de la Banque mondiale comme hébergeur potentiel du fonds, et ce pour plusieurs raisons.
De nombreux délégués s’inquiètent de la réputation de la Banque, et notamment de la prédominance des pays développés parmi les donateurs, de l’accent mis sur l’octroi de prêts plutôt que de subventions, et du manque de sensibilité au climat dans les opérations de la Banque. Il est probable que ces inquiétudes resurgissent à Dubaï.
Les États-Unis sont le principal actionnaire de la Banque mondiale et, traditionnellement, le président de la Banque est un citoyen américain nommé par Washington. Les petits États insulaires en développement – parmi les plus vulnérables au changement climatique en raison de l’élévation du niveau de la mer – ont plaidé en faveur de l’abandon du modèle donateur-bénéficiaire, avec tous les déséquilibres de pouvoir habituels, au profit d’un partenariat fondé sur un engagement commun en faveur de la protection de la planète.
Cela nécessitera une réforme partielle ou totale de la Banque mondiale – et certains affirment que c’est déjà en cours sous la direction de son nouveau président. Mais le fait d’héberger le fonds au sein de la banque donnerait encore aux pays donateurs une influence disproportionnée, malgré les recommandations du comité de transition, selon lesquelles le conseil d’administration du fonds devrait être composé d’une majorité de membres des pays en développement.
Autre sujet de préoccupation : les frais de fonctionnement des fonds hébergés par la Banque mondiale sont élevés. Un membre du conseil d’administration d’un autre fonds hébergé par la Banque mondiale a suggéré que les frais administratifs facturés par la banque augmentent et absorbent une part plus importante de l’aide en question. Cela pourrait signifier que, pour 100 milliards de dollars offerts aux pays et aux communautés frappés par une catastrophe, la Banque mondiale en conservera 1,5 milliard. Ce qui sera difficile à justifier pour une institution qui continue à financer l’industrie pétrolière et gazière climaticide par ailleurs.
Les types de financement mis à disposition par le fonds devront donc être en contradiction avec le mode traditionnel de financement des prêts de la banque, en offrant des subventions et d’autres formes de prêts à des conditions très favorables. Les pays en développement ont toujours soutenu que le financement des pertes et dommages ne devait pas alourdir le fardeau de la dette d’un pays en développement.
Le texte adopté prévoit que le fonds pour les pertes et les dommages « sollicitera des contributions financières », les pays développés étant censés « prendre l’initiative » de celles-ci. Les pays en développement souhaitent que les pays développés – en tant que plus grands émetteurs historiques – fournissent le financement, mais les pays riches se sont opposés à toute idée selon laquelle ils auraient une obligation de payer.
Au contraire, en faisant les bons discours sur le financement du climat, les pays développés peuvent, à court terme, se faire passer pour des bons élèves en se contentant de « relooker » les formes existantes de financement du climat ou l’aide au développement, plutôt que d’offrir de nouveaux fonds.
Le tabou de la compensation
Une chose que vous n’entendrez probablement pas à la COP28, c’est le mot « compensation ». Alors que les rédacteurs en chef des médias adorent les titres sur les réparations, la responsabilité et les compensations lorsqu’ils parlent de pertes et de dommages, et que l’augmentation des affaires judiciaires liées au climat rend nerveux les gouvernements et les entreprises émettrices, ce langage est encore totalement absent des discussions sur la question dans le cadre des négociations.
En fait, des recherches ont montré que les références à l’indemnisation dans les déclarations des États à l’ONU ont considérablement diminué après l’établissement du mécanisme sur les pertes et dommages en 2013. Les petits caractères de l’accord de Paris de 2015 indiquaient en effet que les pertes et dommages n’étaient « pas une base de responsabilité ou d’indemnisation ».
J’ai remarqué l’émergence d’un tabou autour de ce terme au sein du processus de la COP. Au lieu de l’utiliser, les pays optent de plus en plus pour des termes tels que « solidarité » comme base de financement. Ces choix de mots montrent où se trouve le pouvoir.
Certains pays développés continuent d’accroître leur production de combustibles fossiles.
Tout ceci nous incite à la prudence à l’approche de la COP28. Les principaux accords sur les pertes et les dommages n’ont jamais tenu leurs promesses en raison des changements de forum bureaucratiques (déplacement des sujets vers des lieux extérieurs à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), des retards et de l’insuffisance des ressources. Le fonds d’adaptation a été créé en 2001 mais n’a approuvé son premier financement qu’en 2010.
Comment répondre au besoin urgent de soutien des communautés et des pays vulnérables, alors que le rythme des progrès dans les négociations sur le changement climatique est au mieux glacial, et tend à être particulièrement lent et peu ambitieux sur le financement des pertes et dommages ?
Lors de la COP28, la concrétisation du fonds pour les pertes et dommages sera un test décisif pour la légitimité de l’ensemble du régime de négociation sur le changement climatique.
Des activistes du collectif le Bruit qui court, accompagnés d’Alternatiba Paris et d’une coalition de 8 associations (Action Aid France, Les Amis de la Terre France, Emmaüs France, Fashion Revolution France, France Nature Environnement, Halte à l’Obsolescence Programmée, Max Havelaar France et Zero Waste France) ont mené une action contre la fast-fashion et ses impacts aujourd’hui, aux Halles, dans le centre de Paris. À l’occasion du Black Friday, ils et elles ont mené une performance artistique pour visibiliser les atteintes aux droits humains et à l’environnement provoquées par l’industrie de la mode. Cette performance s’inscrit dans le cadre d’une campagne qui vise à interpeller le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, pour lui demander la mise en place d’une loi contraignant les marques à respecter les droits humains et l’environnement.
Alors qu’au Bangladesh, deuxième pays exportateur de textile au monde, les travailleuses et travailleurs du secteur se sont révoltés ces dernières semaines contre leurs salaires indécents et ont été réprimés dans la violence par le gouvernement, en France, une grande coalition vient d’être lancée pour demander un encadrement de l’industrie de la mode et en particulier des enseignes de fast-fashion.
Ce 23 novembre, aux Halles, les activistes ont proposé une performance artistique, étendant en rythme des vêtements sur des cordes à linge ; vêtements sur lesquels on pouvait lire les messages : “victimes de la mode” ou encore “nous consommons leur exploitation”, maculés de liquide rouge et noir, symbolisant les violations de droits humains et les atteintes à l’environnement liées à la production démesurée de vêtements.
La mobilisation s’est étendue dans plusieurs villes en France : à Paris, Lyon, mais aussi à Dijon, à Rouen ou dans la Drôme avec des collages d’affiches sur des vitrines dénonçant notamment les impacts environnementaux et sociaux de Shein, Primark, H&M et Zara.
“Il faut lutter contre les abus de la fast-fashion » Bruno Le Maire aux Université d’été de l’économie de demain 2023
Depuis mardi, la coalition appelle les citoyens à se mobiliser en ligne pour exiger que Bruno Le Maire et le gouvernement agissent, enfin, face aux problématiques sociales et environnementales posées par la fast-fashion. Alors que cet été il avait annoncé vouloir “lutter contre les abus de la fast-fashion”, des mesures ambitieuses se font toujours attendre. À noter l’absence de la prise en compte du secteur de la mode au sein de la planification écologique qui semblait pourtant être le cadre parfait afin d’amorcer une transition durable au sein d’un secteur en difficulté économique.
10 ans après l’effondrement du Rana Plaza, cette semaine de mobilisation vise à dénoncer une industrie textile de plus en plus insoutenable. La surproduction croissante du secteur aggrave toujours plus les conditions de production, les pollutions engendrées et les déchets générés ; si bien que le secteur textile représente désormais jusqu’à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (United Nations Climate Change, 2018), et 26 % en 2050 si le rythme actuel d’augmentation des volumes de production se poursuit (Ademe, La Mode sans dessus-dessous, 2022.). 150 milliards de vêtements sont produits chaque année dans des conditions qui ne respectent pas la dignité humaine : salaires très en deçà des minimums vitaux, travail forcé (ou), travail des enfants, journées de seize heures, heures supplémentaires non rémunérées…
Ainsi, au Bangladesh par exemple, où plus de 4 millions de travailleuses et travailleurs confectionnent des vêtements pour des marques très majoritairement occidentales, le salaire minimum du secteur, qui vient d’être augmenté suite à des manifestations historiques, est de 105 euros (12 500 takas), l’un des plus faibles au monde. Le salaire minimum vital est pourtant estimé à 497 euros dans ce pays. Ces violations touchent surtout les femmes, qui représentent 80% de la main-d’œuvre du secteur.
french_whitepaper_2020.pdf
En moyenne, une personne consomme 40% de vêtements de plus qu’il y a 20 ans et les conserve moitié moins longtemps. Une fois jetés, ces vêtements ne parviennent pas toujours à être orientés vers des filières de réemploi, en raison de leur mauvaise qualité. Et les solutions de recyclage ne sont pas suffisamment performantes et/ou développées : moins de 1 % des fibres utilisées pour produire des vêtements est recyclé en vêtements neufs. À toutes les étapes, l’impact environnemental est majeur : la fabrication de textiles relâche des produits chimiques dans l’eau, de même que des microplastiques tout au long de l’utilisation des produits puis à leur fin de vie.
Face à ce constat alarmant, le gouvernement français a le pouvoir et le devoir de réagir en obligeant les marques à changer profondément leurs pratiques et celles de leurs sous-traitants, tout au long de la chaîne de valeur. La solution ne peut et ne doit pas reposer sur les consommateurs, car la problématique est systémique et les marges de manœuvre sont importantes du côté des marques qui engrangent des superprofits. Seule une décision forte du gouvernement passant par une loi contraignante au niveau national aura un effet systémique qui améliorera vraiment les conditions de vie des travailleuses et travailleurs.
Le point de vue des associations du collectif
ActionAid France : “L’exploitation massive de celles et ceux qui fabriquent nos vêtements doit cesser ! Les salaires de misère, les conditions de travail indignes, les cadences infernales, les violences de genre dans les usines doivent cesser ! Que pouvons-nous faire depuis la France ? Soutenir les luttes des travailleuses qui s’organisent au Bangladesh et dans le monde pour demander la dignité, et exiger de nos pouvoirs publics l’encadrement des multinationales de l’industrie.”
Amis de la Terre France : “Avec 150 milliards de vêtements produits par an dans le monde, la surproduction de l’industrie textile est devenue une bombe climatique et humaine qu’il est urgent de désamorcer. Face à une industrie devenue experte dans la fabrication de nouveaux besoins de consommation, faire reposer l’action sur le choix des individus ne sera jamais une solution. Nous demandons au gouvernement d’être réellement ambitieux en plafonnant les volumes de production des enseignes de fast-fashion. Pour consommer moins, il faut avant tout produire moins. »
Emmaüs France : “Nous achetons chaque année près de 48 pièces textiles neuves. Derrière ce chiffre, une production effrénée de vêtements, consommatrice de ressources, émettrice de CO2, qui bafoue trop souvent la dignité des hommes, des femmes et parfois des enfants derrière les machines. Il faut en finir avec les ravages de la fast-fashion, et soutenir la production locale, raisonnée, éco-conçue, et le réemploi des vêtements utilisés.”
Fashion Revolution France : “Nous avons produit à ce jour assez de vêtements pour habiller la planète jusqu’en 2100. L’industrie de la mode, et elle n’est pas la seule, s’appuie sur le travail forcé et le travail des enfants. Le droit à un travail justement rémunéré est inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme. Demandons-nous de quelle civilisation nous avons envie !”
France Nature Environnement : “Surproduction, produits de mauvaise qualité & dangereux pour la santé, exploitation humaine… L’industrie textile est hors de contrôle et il est urgent de la réguler. Rien qu’en France, chaque année, 700 000 tonnes de vêtements sont jetées, deux fois plus qu’il y a trente ans.”
Halte à l’Obsolescence Programmée : “La fast fashion est un modèle qui va à l’encontre de l’allongement de la durée de vie des produits et de l’économie circulaire. La production de biens à bas coût, sans respect pour les droits humains, ne pourra jamais être vue comme vertueuse. Elle nous fait croire que ce mode de consommation est possible, viable et nous incite à acheter toujours plus. Mais c’est tout simplement insoutenable ! L’obsolescence accélérée des textiles de mauvaise qualité à bas prix doit cesser.«
Zero Waste France : “La fast fashion, c’est littéralement une mode jetable, qui n’a plus aucune valeur, ni matérielle, ni émotionnelle. De plus en plus de vêtements sont mis en marché chaque année, avec une durée d’utilisation de plus en plus courte et une fin de vie peu enviable. Moins de 10% des textiles et chaussures collectés connaissent une seconde vie en France ; une grande partie est exportée à l’autre bout du monde, où ils finissent brûlés à ciel ouvert ou dans des décharges sauvages ; près d’un tiers est déchiqueté pour faire du rembourrage ou des chiffons ; le reste est incinéré. Il est temps de ralentir et de proposer d’autres modèles de production et de communication.”
Max Havelaar France : “Actuellement, les ouvrières du textile au Bangladesh gagnent moins de 100 euros par mois, c’est deux fois moins que la demande des syndicats et que ce qui est nécessaire pour vivre dans des conditions décentes. C’est inacceptable ! Nous soutenons leur combat et réclamons un salaire vital pour ces travailleuses. Il faut s’attaquer aux causes profondes des abus du modèle : les pratiques commerciales et le prix. Les ouvrières n’ont pas le temps pour des demies-mesures, nous demandons au gouvernement des mesures fortes pour enfin respecter les droits des personnes qui fabriquent nos vêtements.”
Le tiers-lieu WIKIVILLAGE situé au 2 rue Srebrenica, Paris 20e, va bientôt ouvrir ses portes. Des événements célébrant la livraison des différents espaces auront lieu tout au long des 6 prochains mois pour se conclure autour d’une inauguration en bonne et due forme au printemps prochain.Projection Tiers-lieu WIKIVILLAGE – Paris 20
Lauréat du concours “Réinventer Paris”, la construction du tiers-lieu WIKIVILLAGE, a réuni les savoir-faire de l’agence DVVD, de l’atelier d’architecture autogéré AAA, des équipes AMO Exploitant d’ETIC – Foncièrement Responsable et du promoteur expert en construction bois REI Habitat. Cet actif est situé en plein cœur du quartier Saint-Blaise (secteur Cardeurs Vitruve). Construit sur un terrain de la SEMAEST, il a notamment pour ambition de redonner un nouvel élan au quartier avec l’arrivée de quarante structures de l’Économie Sociale et Solidaire, et de la transition écologique.
Accessible via le tramway L3B par la station “Mairie de Miribel” et les lignes de métro 3 et 9 par les stations “Porte de Bagnolet” et “Porte de Montreuil”, le tiers-lieu WIKIVILLAGE est conçu comme un village urbain vertical. D’une surface de 7500m², cet ensemble se déploie sur 6 étages et se compose de :
un espace avec des bureaux partagés pour des organisations de l’ESS de 1 à 25 salariés, sur un total de 1500m², répartis sur 2 étages, pouvant accueillir jusqu’à 150 postes de travail
un espace de 3500m² divisé en quelques plateaux de bureaux de 120 à 400 m², répartis sur 3 étages, pouvant accueillir des organisations engagées de 20 à 60 salariés
un espace de restauration de 550 m² incluant des espaces de réception et des locaux techniques
un espace événementiel de 350m²
un espace de commerce de 170m²
un espace de fabrication et de création de 1200m²
Le bâtiment dispose également d’une toiture végétalisée dédiée à des projets d’agriculture urbaine, de sensibilisation à la culture de la terre et des initiatives valorisant des circuits courts. Une cour intérieure a également été végétalisée et paysagée avec des terrasses d’étages pour offrir des espaces de détente et de convivialité aux résidents.
A ce jour, 63% du tiers-lieu a été attribué à ses occupants, sous forme de Bail en État Futur d’Achèvement. Le reste est en cours de discussion avec des organisations ayant besoin de valider le financement de leurs ameublements avant de pouvoir signer leurs baux.
Des visites, ateliers de « co-peinture » et des crémaillères auront lieu à partir du mercredi 13 décembre prochain et s’étaleront sur toute la première partie de l’année 2024, puisque plus d’une dizaine d’organisations fêteront tour à tour leur arrivée dans ce lieu. Ainsi pourront se rencontrer les futurs résidents mais également les habitants et associations du quartier en attendant l’emménagement de toutes les structures et l’inauguration officielle de WIKIVILLAGE en 2024.
Un bâtiment à haute performance environnementale
Entièrement construit et aménagé avec du bois, de la structure au mobilier intérieur, cet actif a été conçu avec une démarche limitant les déchets et une stratégie bas-carbone sur toute sa durée de vie. Il a notamment un objectif de consommation de 5 à 10 fois moins énergivore que la moyenne.
Pour réduire au maximum son empreinte carbone, une stratégie de confort d’été a été mise en place. Elle pallie à l’absence de climatisation avec l’instauration de dispositifs passifs comme la ventilation double flux, la ventilation naturelle nocturne et des pompes à chaleur réversible alimentées par des panneaux photovoltaïques sur la toiture. Ces systèmes de refroidissement naturel de l’air voient également leurs actions renforcées par l’utilisation de matériaux comme la terre crue et l’installation de brise-soleil et de stores.
La production de chauffage et d’eau chaude sanitaire, qui représente actuellement 15 % des émissions de gaz à effet de serre, sera produite par le biais d’une pompe à chaleur air-eau. Elle permettra d’atteindre 19°C par -7°C extérieur et d’avoir un système complètement nul en termes d’émissions de gaz à effet de serre.
Côté consommation d’eau, des toilettes à récupération d’urine ont été mises en place permettant d’économiser 85 % d’eau potable par chasse d’eau, ce qui représente environ 6000 litres d’eau potable par jour économisés. Un partenariat a aussi été mis en place avec TOOPI ORGANICS dans le but de collecter et de valoriser les urines en engrais.
Un projet à fort impact social
Dédiée à l’innovation sociale, environnementale et à la résilience urbaine, WIKIVILLAGE accueillera des espaces de travail pour les acteurs de la solidarité. Il sera largement ouvert aux habitants du quartier qui pourront accéder aux espaces commerciaux et d’accueil, et à la terrasse végétalisée.
Des discussions sont également en cours avec le Centre Social Saint-Blaise, la régie de quartier et les équipes de développement local EDL pour mettre en place des activités et des initiatives afin de contribuer à la redynamisation du quartier et à la création d’un lien social.
Ce projet d’envergure bénéficie du soutien d’AMUNDI Finance & Solidarité, de l’ANRU, de la Banque des territoires, du Crédit Coopératif, de la Caisse d’Epargne AURA, du fonds NOVESS, de la région Ile-de-France et de la Ville de Paris.
À PROPOS D’ETIC
En 2010, l’équipe d’ETIC, menée par Cécile GALOSELVA, fut pionnière en France de l’immobilier à impact positif à destination des parties prenantes de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Depuis, elle s’appuie sur son expertise, prouvée et récompensée, pour concevoir, gérer, financer, rénover et exploiter des tiers-lieux dans des bâtiments écoresponsables et financés par des investisseur∙euses solidaires. Les tiers-lieux ETIC rassemblent plus de 170 structures engagées réparties sur toute la France.
ETIC est membre de la famille Ethical Property née en 1998 à Bristol et aujourd’hui présente dans une vingtaine de villes en Angleterre, Belgique, Écosse et au Pays de Galles. De cette appartenance découle une solide base organisationnelle et la recherche systématique de l’équilibre du triple bilan (performances sociale, environnementale et financière).
ETIC accompagne également de nombreuses organisations souhaitant faire de leur propre projet de tiers-lieu, une réalité.
ra_etic_2022.pdf
12 millions de Français ont trop froid l’hiver. La situation des ménages en précarité énergétique ne s’améliore pas. Des aides et des solutions existent. Mais ces ménages font encore face à de nombreux freins pour rénover leurs logements et retrouver une qualité de vie saine. L’objectif des Trophées des Solutions contre la précarité énergétique : partager les solutions qui marchent pour les essaimer et les dupliquer partout en France ! Mise en valeur de solutions locales, innovantes, de grande qualité, déjà existantes et qui fonctionnent.
Black Girl Environmentalist est une organisation américaine qui s’emploie à autonomiser les nouvelles dirigeantes de couleur de l’action climatique, à soutenir les filles et les femmes noires qui apportent un renouveau en matière de leadership climatique. « Ensemble, nous pouvons créer un mouvement climatique représentatif, à notre image tous ».
Théorie du changement
Autonomisation communautaire
Autonomisation communautaire
Problème : Alors qu’en début de carrière, les femmes noires sont bien placées pour contribuer aux solutions climatiques, un accès moindre aux ressources et aux espaces communautaires empêche beaucoup d’entre elles de réaliser pleinement leur potentiel.
Impact Black Girl Environmentalist : Nous comprenons que les voix et les visions des femmes noires sont indispensables pour cultiver un avenir climatique juste dans lequel tous les peuples ont le pouvoir, la sécurité, la dignité et la prospérité. Grâce au programme HUB multi-villes, notre communauté peut s’unir autour de la justice environnementale et co-créer l’avenir régénératif dont nous avons besoin. Ces HUB sont situés à New York, Chicago, Washington DC, Los Angeles, La Nouvelle-Orléans, Bay Area (Oakland/SF), Atlanta, Miami, Houston et Philadelphie.
Narratif du changement
Narratif du changement
Le problème : Les systèmes d’oppression ont créé des conditions sociopolitiques qui distinguent les femmes noires en tant que groupe à risque face à la crise environnementale. Pourtant, les bourses environnementales ont traditionnellement mis à l’écart cette position unique.
Impact Black Girl Environmentalist :
Souligner les contributions et l’héritage des femmes noires écologistes
Créer et diffuser des ressources éducatives qui centrent les expériences et les compétences vécues des femmes noires pour l’égalité des sexes
Développement de l’emploi dans le secteur vert
Développement de l’emploi dans le secteur vert
Le problème : Alors que de nombreuses femmes noires y sont peu sensibles en début de carrière, les personnes âgées sont plus intéressées par la poursuite de parcours professionnels verts. Les préoccupations concernant l’obtention d’emplois bien rémunérés comme le manque de visibilité de l’emploi vert renforcent l’écart entre l’accès à un travail protecteur de l’environnement et sa représentation dans la communauté.
Impact Black Girl Environmentalist : Doter la communauté des compétences, ressources et connexions nécessaires pour entrer et rester dans le secteur de l’action climatique.
Les derniers épisodes caniculaires nous confirment l’urgence climatique de notre époque. Et face à ce constat, le végétal a un rôle central à jouer. En plus de préserver la biodiversité, il contribue au rafraichissement des espaces, à l’infiltration de l’eau, à la dépollution de l’air et des sols, au stockage de CO2 … La protection, la restauration et la gestion durable des écosystèmes végétaux sont essentielles à l’action climatique. Nos lieux de vie et aménagements urbains sont plus agréables et surtout plus résilients face aux aléas climatiques. Les élus locaux doivent déployer des politiques d’aménagement plus vertueuses. Végétaliser oui, mais comment ? Quelles espèces privilégier ? Comment gérer l’eau et les sols ? Quel type de végétaux favoriser dans des espaces fortement bâtis et laissant peu de place ? Autant de questions auxquelles VALHOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, et sa communauté d’experts apportent des éclairages dans ce dossier, réalisé en partenariat avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité.
Le Biodiversity Impulsion Group (BIG) est un programme de recherche appliquée et d’action collective qui réunit des maîtres d’ouvrage, des grands utilisateurs, des donneurs d’ordres publics ou privés et des experts de la biodiversité, ayant pour but d’intégrer les enjeux de biodiversité dans la conception et la gestion des projets immobiliers en France.
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol (Soil Carbon IRC) a été officiellement lancé le 21 novembre lors d’une session plénière à Madrid dans le cadre de la première édition de la Mission européenne des sols. Ce consortium, mis en place à travers le projet européen ORCASA, coordonné par INRAE, ambitionne avec ses partenaires d’améliorer l’accès à la recherche et aux pratiques liées au carbone du sol.shutterstock_2212415439-2048×1365.jpg?itok=eghYSgOR
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol (ou Soil Carbon IRC) a émergé au cours du projet CIRCASA conduit par INRAE (Jean-François Soussana) de 2017 à 2021, avec plus de 500 scientifiques et 100 parties prenantes du monde entier. Le projet ORCaSa, mené lui aussi par INRAE (Suzanne Reynders), a débuté en 2022 afin de rendre opérationnel l’IRC Soil Carbon et de développer ses premiers services, sa gouvernance et son modèle économique.
Le 21 novembre 2023 est l’occasion de lancer cette grande initiative internationale sous les auspices de la première Semaine européenne de la Mission sol.
La première Semaine européenne de la Mission sol
Organisée par la Commission européenne, la Semaine européenne des sols se tient à Madrid du 21 au 23 novembre 2023. Elle réunit la communauté européenne des sols : chercheurs, décideurs politiques, agriculteurs, forestiers, aménageurs du territoire, propriétaires et gestionnaires fonciers, entreprises ainsi que le grand public, afin de discuter des défis à relever pour rendre et conserver les sols sains.
La santé des sols constitue une priorité de l’agenda politique de l’UE. Le Green Deal européen et d’autres politiques reconnaissent la santé des sols comme un élément essentiel pour atteindre leurs objectifs, tels que la neutralité climatique, l’arrêt de la désertification et de la dégradation des sols ou l’inversion de la perte de biodiversité.
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol a été présenté lors de la session plénière « La dimension internationale de la mission ». Il a été introduit par Kerstin Rosenow, cheffe du secrétariat de la mission « un accord sur les sols pour l’Europe » et cheffe de l’unité de recherche et d’innovation à la DG AGRI, et conclu par Christian Holzleitner, chef de l’unité pour l’économie des terres et l’élimination du carbone à la DG CLIMA.
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol est mis en place à travers le projet ORCaSa coordonné par Susanne Reynders d’INRAE. Soutenant l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable, l’IRC Soil Carbon couvrira tous les sols : terres agricoles, forêts, pâturages, zones humides, zones urbaines, etc. Il est ouvert aux professionnels de la recherche (universités, organismes de recherche, initiatives nationales ou internationales, living labs), aux financeurs (agences de financement de la recherche et du développement, fondations, banques) et aux utilisateurs (entreprises privées, start-up, décideurs politiques, experts en agriculture, ou ONG) travaillant sur des sujets liés à l’alimentation, au climat et à l’environnement.
Rejoindre l’IRC Soil Carbon, c’est faire partie d’une communauté internationale engagée dans la sensibilisation et le développement des connaissances scientifiques sur les questions de carbone du sol, en particulier sur les méthodologies MRV (mesure, rapport et vérification). Ses membres créeront et développeront des synergies public-privé et des activités de coopération multidisciplinaire et concourront à un programme stratégique de recherche et d’innovation harmonisé. Ils contribueront à des programmes thématiques annuels sur les sujets liés au carbone du sol. Ils participeront et accéderont aux derniers résultats de la recherche par l’intermédiaire de la plateforme de connaissances Impact4Soil : examen des pratiques, cartographie des initiatives et des projets, preuves scientifiques par le biais de méta-analyses, réseaux, données, etc.
Suzanne Reynders – Coordinatrice du projet Horizon Europe ORCaSa
Lancement du projet Horizon Europe ORCaSa : une coordination mondiale de recherche et innovation autour du carbone dans les sols
Projet ORCaSa
Puits ou sources de carbone selon les conditions pédoclimatiques et l’usage, les sols pourraient représenter un réservoir de carbone 2 à 3 fois plus important que la biomasse végétale ou l’atmosphère. La compréhension de ce phénomène de séquestration est donc essentielle pour les efforts d’atténuation du climat ainsi que pour l’enrichissement des terres agricoles. Pour faire suite à la première action de coordination CIRCASA, la Commission européenne finance ORCaSa au travers de son programme Horizon Europe. ORCaSa vise à fédérer les efforts de recherche, mutualiser les connaissances et proposer les bases d’un système d’évaluation. Coordonné par INRAE et engageant 12 partenaires internationaux, ORCaSa est officiellement lancé à l’automne 2022 pour une durée de 3 ans.
lancement_orcasa.pdf
Les 1% les plus riches émettent autant de CO2 que les 2/3 tiers de l’humanité. Le dernier rapport d’OXFAM comme le rapport de synthèse du GIEC le confirment : pour éviter un effondrement climatique, il est nécessaire de s’attaquer aux inégalités. 50 ans après le célèbre Rapport Meadows sur les limites à la croissance, Le Club de Rome, en collaboration avec de prestigieuses institutions européennes, lance une nouvelle feuille de route, Earth For All, qui vise à repenser notre système économique pour faire disparaître la pauvreté absolue vers 2050. Avec le scénario « Pas de géant », la Terre pour Tous c’est possible !
Si la transition écologique implique l’émergence d’un ensemble d’écogestes à l’échelle individuelle, elle suppose surtout une approche plus structurelle et collective, capable de créer les conditions favorisant des changements profonds de nos modes de vie. Ce dossier de l’Ademe propose quelques repères sur cette approche « modes de vie », en développement dans les études de prospective comme dans les politiques publiques locales, dont celle de la Métropole de Lyon.
L’approche « modes de vie » pour soutenir et engendrer les transformations collectives
Comprendre les modes de vie : Cinq situations du quotidien
Comprendre les modes de vie : Cinq situations du quotidien
La notion de « modes de vie » émerge comme un moyen d’appréhender la complexité des pratiques du quotidien et d’expliquer la difficulté à changer radicalement de comportements par rapport à la crise écologique en cours.
Plus qu’une somme de comportements, un mode de vie est un ensemble de pratiques imbriquées. On ne peut pas comprendre un comportement, par exemple le fait de produire des déchets, sans intégrer d’autres éléments du contexte dans lequel chaque individu évolue : l’organisation de la société, les normes sociales, les dispositifs physiques et les infrastructures à sa disposition, son organisation du quotidien, ses conditions physiques, socioéconomiques et culturelles, etc.
Mais comment peut-on incarner la notion de modes de vie dans des situations du quotidien ? Comment l’acteur public peut-il utiliser cette grille d’analyse pour accompagner ses usagers vers des pratiques plus soutenables ?
L’approche « modes de vie », facteur de réussite de la transition écologique
Ce document propose cinq entrées thématiques du quotidien : habiter, se déplacer, travailler, rencontrer et consommer. Chacune illustre l’intérêt de chausser les lunettes des « modes de vie » pour interroger la soutenabilité de nos pratiques et le rôle de nos politiques publiques.
Plus qu’une recension exhaustive du sujet, ces fiches doivent être comprises comme une entrée en matière, une incitation à s’intéresser aux modes de vie par des pratiques du quotidien reliées entre elles.
Agir sur les modes de vie : une nouvelle grille d’analyse
La notion de « modes de vie » émerge comme une entrée pertinente pour appréhender autrement l’ampleur des changements à opérer pour réussir la transition écologique. Mais quel est son apport par rapport à une approche centrée sur les « changements de comportement » ? Existe-t-il des outils pour objectiver l’action des pouvoirs publics en faveur de modes de vie soutenables ?
S’il importe de continuer à agir à l’échelle de comportements individuels pour accélérer la transition écologique, la notion de modes de vie permet de prendre de la hauteur sur l’imbrication des comportements au quotidien, qui explique la difficulté à changer certaines pratiques sociales. Elle met aussi en lumière l’intérêt de penser la diversité des parcours de vie et des pratiques du quotidien, pour mieux accompagner le changement.
En ce sens, quatre catégories d’action sont mises en avant comme des leviers potentiels pour agir sur les modes de vie, ou du moins les influencer : l’organisation de la société, l’environnement physique et matériel, les normes culturelles et sociales et l’échelle individuelle.
Chacune de ces catégories est illustrée par des actions engagées par la Métropole de Lyon, avant de conclure sur des pistes de travail que les collectivités pourraient engager si elles entendent agir sur les modes de vie.
Les « modes de vie » dans la prospective Transition(s) 2050
«Transition(s) 2050. Choisir maintenant. Agir pour le climat » est une prospective qui peint quatre chemins cohérents et contrastés pour atteindre la neutralité carbone en France en 2050. Ils visent à articuler les dimensions technico-économiques avec des réflexions sur les transformations de la société qu’elles supposent ou qu’elles suscitent.
Le rapport Transition(s) 2050, première étape de cet exercice, a été publié en novembre 2021. Chaque secteur y est détaillé, à savoir ceux qui relèvent de la consommation, du système productif, de l’offre d’énergie, des ressources et des puits de carbone. Il est complété par des feuilletons qui apportent un éclairage supplémentaire, en particulier sur les impacts induits. C’est l’objet du présent ouvrage qui rend compte de la confrontation des scénarios directement à la perception de 31 citoyens, avec leurs aspirations individuelles et collectives, en les projetant dans les quatre sociétés scénarisées.
L’ensemble de ces publications est le résultat d’un travail de deux ans mené par l’ADEME en interaction avec des partenaires extérieurs afin d’éclairer les décisions à prendre dans les années à venir. Car le but n’est pas de proposer un projet politique, ni «la» bonne trajectoire mais de rassembler des éléments de connaissances techniques, économiques et environnementales afin de faire prendre conscience des implications des choix sociétaux et techniques qu’entraîneront les chemins qui seront choisis.
Infographies des 4 scénarios de Prospective ADEME – exercice Transition(s) 2050
Comprendre l’intérêt d’une approche « modes de vie » dans les politiques publiques locales
La transition écologique implique que chacun adopte un ensemble d’écogestes à l’échelle individuelle. Mais elle appelle aussi des transformations profondes, structurelles et collectives, de l’organisation de la société pour accompagner l’adoption de ces nouvelles habitudes. Les études et baromètres de l’ADEME en attestent : les Françaises et Français ont conscience qu’il leur faudra modifier de façon importante leurs modes de vie, et que cela aura plus de chance de donner des résultats qu’une transition par la technologie, mais ils n’accepteront de changer certains aspects de leur mode de vie que si le cadre dans lequel ils évoluent offre des conditions favorables à cela. Plusieurs collectivités expérimentent cette approche. La Métropole de Lyon, qui invite tous les territoires à repenser l’action publique locale à partir des usages, aspirations et manières de vivre de leurs populations, pour de meilleurs résultats. La région Pays de la Loire, quant à elle, a mis en place des formations et outils d’accompagnement pour les acteurs souhaitant élaborer ou conduire des projets de transition écologique suivant cette approche « modes de vie ».
Au sommaire de ce numéro : DATA / Données clés pour comprendre l’intérêt d’une approche « modes de vie » DOSSIER / L’approche « modes de vie » : soutenir et engendrer les transformations collectives ZOOM / Des outils pour transformer les modes de vie en Pays de la Loire
Des outils pour transformer les modes de vie en Pays de la Loire
En Pays de la Loire, des outils pour changer les modes de vie se sont progressivement mis en place autour d’une formation et de l’accompagnement de projets pilotes. Zoom sur cette action coopérative.
Des outils pour transformer les modes de vie en Pays de la Loire
Pour une meilleure intégration des dimensions sociales et des modes de vie dans les exercices de prospective environnementale
La dimension sociale du changement demeure un point faible des prospectives énergie-climat qui nourrissent les stratégies de transition. Aujourd’hui, la montée à l’agenda politique de ces questions est une opportunité pour intégrer plus largement l’analyse du social à la fabrique des prospectives énergie-climat. Si beaucoup reste à faire, de nombreuses expériences existent et peuvent d’ores et déjà être valorisées pour imaginer et mettre en œuvre des approches concrètes de prospectives plus riches. C’est dans cette perspective que cette Étude réunit une diversité de ces expériences à travers 12 contributions de praticiens qui ont été confrontés à ces questions.
Les territoires sont confrontés à la réduction de la ressource en eau, à l’augmentation des risques d’inondation et à l’érosion de la biodiversité. La Gemapi en tant que compétence territoriale peut apporter des réponses, en favorisant une gestion intégrée de l’eau par bassin, une synergie entre les différentes compétences liées à l’eau et un recours aux solutions fondées sur la nature. Exercer la Gemapi dans le cadre d’une gestion globale de l’eau est désormais une nécessité pour répondre aux nouveaux défis de la gestion de l’eau dans le contexte de changements climatiques.
Après leur dissolution ratée, retoquée par le Conseil d’État le 9 novembre, les Soulèvements de la Terre nourrissent encore un bouillon d’agitation médiatique : « on ne dissout pas un soulèvement », proclament-ils. Mais les actions des militants, écologistes ou non, continuent de cliver le débat : dégradations et insupportables atteintes à la propriété privée pour les uns, violence légitime pour les autres… De quelle violence parle-t-on ? D’abord d’atteintes aux biens. Et même si les salades arrachées par les manifestants ne souffrent pas, il n’empêche que ces actions peuvent-être mal vécues. Pour demander la dissolution du collectif, les autorités se fondaient en tout cas sur « l’incitation à la violence ». David Porchon, doctorant en sciences politiques (AgroParisTech – Université Paris-Saclay), revient sur les arguments invoqués.
À quoi sert la violence des mouvements écologistes ? Mais de quelle violence parle-t-on ? D’abord essentiellement d’atteintes aux biens. Et même si les salades arrachées par les manifestants ne souffrent pas, il n’empêche que ces actions peuvent-être mal vécues. La décision de dissoudre les Soulèvements de la Terre, même annulée par le Conseil d’État, interroge la définition de l’incitation à la violence. Et rappelle pourquoi l’atteinte aux biens provoque des réactions épidermiques. Mais au fond, à quoi sert vraiment la violence des mouvements écologistes ? David Porchon, doctorant en sciences politiques (AgroParisTech – Université Paris-Saclay), explique que celle-ci remplit une fonction de rituel, de grand spectacle qui permet d’imaginer un autre monde.
Le palmarès du Concours CITES VERTES EUROPE 2023 a été dévoilé à Bruxelles. Défendant les couleurs de la France, la ville de Saint-Etienne a remporté la deuxième place de ce concours international avec le spectaculaire renouvellement urbain du Forum Montreynaud. Avec ce prix, Saint-Etienne offre un coup de projecteur européen à ce projet ambitieux qui illustre de façon exemplaire comment l’urbanisme végétal peut métamorphoser un quartier et la vie des citoyens.Le Jardin Extraordinaire – Nantes : Lauréat Cités Vertes 2021
Le Concours Cités Vertes Europe récompense chaque année des aménagements paysagers exemplaires, grâce auxquels les villes peuvent mieux s’adapter aux enjeux de climat, biodiversité, cohésion sociale, bien-vivre et attractivité.
A Saint-Etienne, le Forum de Montreynaud est l’histoire d’un renouvellement urbain spectaculaire. Un quartier paupérisé, bétonné et inhospitalier est devenu vert, vivant et attractif, enraciné dans un sol fertile et à nouveau relié au reste de la ville.
Souffrant d’un urbanisme obsolète et malgré ses superbes points de vue sur les environs, le quartier n’offrait plus guère que dalles de béton, marches inaccessibles, parkings à l’abandon et rez-de-chaussée inhabitables. Montreynaud avait fini par se déconnecter du reste de la ville.
Lorsque la ville s’est lancée dans un programme de rénovation, elle aurait pu se contenter de « verdir » les dalles de béton. Au contraire, elle a pris le pari audacieux de déconstruire le béton, restaurer le sol de pleine terre et complètement régénérer l’espace.
Réaménagement du secteur du Forum, quartier Montreynaud – France Villes et territoires DurablesLe quartier est aujourd’hui difficilement reconnaissable, avec la pleine terre retrouvée, des circulations fluides, plaisantes et végétalisées, de nombreux espaces de nature, une large prairie et même un verger. Désimperméabilisé et végétalisé, il est désormais en mesure de mieux résister aux canicules estivales et aux risques d’inondation lors d’orages violents. Enfin, la vie locale et intergénérationnelle s’y est redéployée, les rez-de-chaussée hébergent à nouveau des activités et les habitants ont enfin retrouvé la fierté de vivre à Montreynaud.
Il ne s’agit pas de la première distinction reçue par ce projet, la ville de Saint Etienne ayant déjà été récompensée par le Grand Prix des Victoires du Paysage 2022 pour son programme de rénovation urbaine du quartier de Montreynaud.
Le projet du Danemark remporte la première place du podium et la troisième place est quant à elle occupée par le projet néerlandais.
Alkmaar mini parc de biodiversitéLes lauréats depuis 2020 :
greencity-lo4e70.svg13 pays, ensemble, pour des villes plus vertes en Europe
CITES VERTES EUROPE/GREEN CITIES EUROPE est une initiative européenne pour promouvoir la nature en ville et les infrastructures végétales en tant que facteur de la transformation des villes. Les arbres, les parcs et autres infrastructures vertes sont une solution à la disposition des élus et des décideurs pour faire face aux défis climatiques, économiques et sociaux de ce siècle. Ils sont une composante indispensable de l’adaptation de notre société à ces enjeux vitaux, pour créer des villes plus vertes et plus résilientes. La plate-forme regroupe informations, exemples concrets et nouvelles idées venues de 13 pays d’Europe.
CITES VERTES EUROPE rassemble les organisations sectorielles de 13 pays européens : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal et Suède.
À travers l’émergence des ZAD, les militants renvoient généralement dos à dos écologie et capitalisme, présentés comme incompatibles. Mais si écologie et capitalisme sont incompatibles, comment « re-naturer » les humains ? Pour Claire-Isabelle Roquebert Chercheuse à l’Université de Rennes, le contexte de crise écologique nous invite à revoir radicalement le rapport entre les hommes et la nature.
La Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) poursuit sa campagne de sensibilisation Sauvons nos rivières dont les trois premiers actes sont : #1 « À court d’eau », #2 « Migrateurs en danger » et 3# « Connaître et agir ». La FNPF souhaite créer une prise de conscience collective sur la nécessité d’accroître et partager la connaissance des milieux aquatiques pour mieux les préserver. C’est aussi l’occasion de dévoiler les résultats de l’enquête Harris Interactive qui permet d’évaluer le rapport des Français et des pêcheurs à l’eau et aux milieux aquatiques.
L’énergie solaire est une solution écologique et durable pour répondre à nos besoins énergétiques croissants. De plus en plus de particuliers optent pour cette source d’énergie renouvelable, non seulement pour réduire leur empreinte carbone, mais aussi pour réaliser des économies à long terme. Quelles sont les pistes pour passer à l’énergie solaire ? Quels exemples concrets ? Quels conseils pour guider ceux qui souhaitent franchir le pas vers une vie plus écologique et économe en énergie ?
Une étude OpinionWay pour makesense révèle « L’engagement écologique des jeunesses françaises ». Jeunesses au pluriel car l’étude s’est attachée à refléter les jeunes dans toutes leurs composantes, leur diversité (et leur complexité !) : toutes les données ont été isolées par origine sociale, zones géographiques d’habitation (villes, zones rurales, quartiers périphériques…) et occupation (étudiants, jeunes professionnels, NEETs).
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