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Un écovillage d’accueil solidaire à Yakouta

Programme d’étude de stage de l’association Itinerance. 2006 – début 2007

I/ Contexte : création du projet Tourisme Ecovillage d’Accueil Solidaire dans le Sahel (Yakouta) Le projet : Tourisme Eco village d’Accueil Solidaire est un projet de l’association Itinerance qui fait suite à une enquête et une réflexion menées sur les nouvelles pratiques (agricoles, artistiques, artisanales, culturelles et du tourisme solidaire) dans notre pays. Cette étude à révélé des difficultés, économiques et sociales, que rencontrent les populations du BURKINA FASO en général, mais tout particulièrement celle de YAKOUTA : – la faim, les maladies, le manque d’outils. etc. – les conditions climatiques difficiles de cette région, – le manque d’informations sur les nouvelles pratiques agricoles, la mauvaise exploitation de certains produits artistiques ou touristiques par la population, – le déficit de participation à la vie sociale. – le manque d’informations sur le potentiel des secteurs touristique, culturel, artistique et artisanal. Ces éléments ont motivé Jean Raogo OUEDRAOGO,le fondateur et coordonnateur de l’association Itinerance, à lancer ce premier projet (T.E.A.S) qui vise la communauté du sahel et, en particulier, celle de Yakouta, tout en respectant les cultures traditionnelles de la communauté cible. Missions des stagiaires période 2006-2007 Lieu du stage Le stage se déroulera au Sahel, zone d’intervention de l’association Itinerance, plus précisément dans la communauté villageoise de Yakouta, à l’endroit où sera installé l’ecovillage objet du projet TEAS. Yakouta est situé à 11km de la ville de Dori, dans le nord du pays. Le démarrage du projet est prévu pour le 28 Mai 2006 et doit prendre fin le 30 décembre 2006. Pour la petite histoire, YAKOUTA est un village sédentaire à majorité peulh, qui vient de bénéficier de la mise en place d’un barrage juste à côté du village. Un pont fait la séparation entre le village et le barrage. Comment se rendre à YAKOUTA ? Quitter Ouagadougou ou prendre la voie de Kaya jusqu’à DORI, première ville du Sahel. Sur l’axe Dori – Arbinda se trouve Yakouta à 11km de la ville de DORI. II/ Mission stratégique : Les études sur la création du projet aborderont les points suivants : A- au niveau écologique : 1) étude de terrain pour la gestion du territoire et les aménagements de l’espace à exploiter. 2) construction du centre d’accueil écologique et touristique. (Contexte et budgétisation d’une telle expérience). 3) gestion des énergies renouvelables.(le soleil et les ressources naturelles) 4) création des champs d’agriculture biologique pour une autosuffisance alimentaire dans la zone d’intervention (l’Oudalan) et le village cible. 5) lutte contre les pratiques qui engendrent des risque de pollutions et/ou de désertifications dans cette même zone d’intervention. 6) gestion de l’eau et traitement des eaux usées. 7) gestion des déchets, recyclage et sensibilisation des populations vivant aux alentours du village d’intervention (et dans la province) sur la maîtrise des pratiques et techniques écologiques, etc. B- Au niveau économique : 1) Dynamisation de la population locale par l’installation de petits commerces et petites entreprises locales : telles que des machines à faire de l’huile, du savon et du lait. 2) création des champs d’agriculture biologique, 3) création d’activités touristiques au sein et en dehors de l’ecovillage. (Par la venue de particuliers (touristes) ; la formation du personnel ; la participation du groupement villageois aux décisions sur le programme touristique dans l’enceinte du village d’accueil, etc….) 4) micro projet de création d’une pisciculture dans le barrage avec l’accord de l’administration locale (budgétisation et diagnostic d’une telle expérience) 5) valorisation du secteur artistique, artisanal, (Micro projet par exemple un moulin artisanal, etc.) 6) création du groupement villageois solidaires pour des dons de produits agricoles à la population cible et aux groupements des villageois voisins pendant la saison des pluies. 7) création d’une pépinière biologique 8) organisation et valorisation du secteur tradiculturel par la création du groupement des danseurs, chanteurs, et conteur comédien locaux etc. C- Au niveau social : 1) La création d’un pôle permettant aux habitants du village d’accueil de proposer et de participer à des activités de formation, de rencontre et d’échanges dans l’ecovillage et avec le réseau ecovillage dans le monde. 2) création de divertissements adaptés aux enfants et adultes, 3) création du centre d’hébergement et apprentissage des pratiques de recyclage, du traitement des eaux usées, des toilettes sèches et autres pratiques courantes en ecovillage. 4) informations sur les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et lutte contre la déforestation. 5) formation à la maîtrise de nouveaux outils, à la vie en communauté et soutien aux parents d’élèves. 6) pratique de nouvelles cultures agricoles, permaculture, avec l’encadrement du personnel qualifié pour l’ecovillage, 7) La création du groupement villageois (GV). III/ Nos attentes : La réalisation du projet Tourisme Ecovillage d’Accueil Solidaire, initié par le coordinateur et adopté par l’association Itinerance en faveur de la communauté villageoise de Yakouta (la province du Seno), bénéficiaire du projet TEAS, nécessite votre aide pour : – accroitre la population de notre zone d’intervention qui est l’Oudalan, le Seno par le développement durable de pratiques économiques solidaires (ECOVILLAGE) favorisant l’agriculture biologique, l’ecotourisme, la culture artistique, artisanale et tradiculturelle. – développer durablement cette initiative par l’extension de l’ecovillage à d’autres localités du sahel. – participer et coopérer avec les services de l’état et des collectivités, les ONG, les associations intervenant dans la région cible etc. – rechercher des financements et partenaires potentiels locaux et extérieurs pour la concrétisation de nos objectifs. L’ecovillage est un choix du présent pour le futur et sa réalisation nous apportera, ainsi qu’à la population de Yakouta en général, mais aussi à tous les villages et autres communautés du voisinage dans le cadre du projet, une aide pour lutter contre les pandémies de ce siècle (la faim, les maladies, la malnutrition, la dépendance vis à vis des structures d’Etat) et pour mieux maîtriser la gestion d’un mode de vie basé sur l’agriculture biologique et la pratique de techniques nouvelles pour une autosuffisance alimentaire dans la zone d’intervention.

 

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Rencontres avec la Terre 2006 du 12 au 14 Mai à Alençon

Rencontres avec la Terre 2006,
salon du développement durable de l’Orne

Les 12, 13 et 14 mai à la Halle aux Toiles d’Alençon.

Cette deuxième édition du salon du Développement Durable de l’Orne organisée par les services de l’Etat dans l’Orne, en partenariat avec la Communauté Urbaine d’Alençon, le
Conseil Général de l’Orne, le Conseil Régional de Basse-Normandie, la DIREN Basse-Normandie, l’ADEME et le CDDP de l’Orne développera cette année les thèmes de l’effet de serre, des économies d’énergie, de l’eau et des déchets.

Manifestation gratuite ouverte au grand public, ces Rencontres avec la Terre ont pour objectif d’apporter des réponses pratiques aux questions des citoyens soucieux de réduire leur « empreinte écologique » au quotidien, au travers d’un espace pédagogique, d’expositions et de jeux, d’événements festifs ( spectacle pour enfants, défilé bio-éthique), d’une table ronde sur les gaz à effet de serre et d’un salon pour les professionnels,
institutionnels et associations, tous acteurs du développement durable.

Une vingtaine d’exposants aborderont ainsi les thèmes mis en avant par cette édition 2006 des Rencontres avec la Terre et viendront illustrer, par la variété de leurs activités, l’étendue des actions en matière de développement durable : éducation à l’environnement, management environnemental des entreprises, produits biologiques, commerce équitable, déchets, énergies renouvelables, économies d’eau et d’énergie, habitat écologique, véhicules plus propres, alternatives à la voiture, filière bois, politiques publiques, initiatives de
l’administration en faveur du développement durable…

Horaires d’ouverture :

vendredi 12 mai 10h-19h ( 9h pour les scolaires)

samedi 13 mai 9h-19h

dimanche 14 mai 10h-18h

Au programme !

– Vendredi 12 mai

10 h 00 – Accueil et inauguration du salon par M. le Préfet de l’Orne, Mme le Maire d’Alençon et M. le Président du Conseil Général

10h30 – Spectacle de la compagnie Les Loupiots « Les frères Rippetout »*

14h00 – Spectacle de la compagnie Les Loupiots « Les frères Rippetout »*

*Spectacle réservé aux scolaires. Attention, places limitées ! Réservations au 02.33.80.60.09

– Samedi 13 mai

16h00 – Diffusion d’un documentaire « Attention effets de serre » suivi d’une table-ronde sur les gaz à effet de serre

– Dimanche 14 mai

16h00 – Défilé de mode bio-éthique ( modèles ados et enfants )

Télécharger l’Affiche 2006

Publication du congrès mondial sur l’éducation à l’environnement

Le document final du 3ème Congrès mondial sur l’éducation relative à l’environnement qui s’est tenu à Turin (Italie) en octobre 2005 et auquel ont participé près de 3.500 personnes provenant de 115 pays des cinq continents est actuellement disponible sur le site 3dr Weec.

Fruit d’une minutieuse synthèse des travaux des douze sessions thématiques du congrès et des sessions plénières, le document approuvé par le Comité Scientifique international offre un panorama bien structuré de l’état actuel de l’éducation à l’environnement dans le monde et en propose les nouveaux principes directeurs.

Par ailleurs, les Actes du 3rd WEEC qui recueilleront les centaines de contributions presentées sont en phase de préparation.

COMMENT VOYONS NOUS NOTRE AVENIR ?

“COMMENT VOYONS NOUS NOTRE AVENIR ? RÊVES ET CRAINTES”

Quel monde avons-nous envie de construire, à partir de notre évolution et celle de la société ? Vendredi 19 mai 2006 Centre culturel et social de la Barbière, av. du roi soleil à Avignon. échanges de 9h a 12h30 en petits groupes sur le thème : « Comment voyons-nous notre avenir ? Rêves et craintes. Quel monde avons-nous envie de construire, à partir de notre évolution et celle de la société ? » repas de 12h30 à 13h30, chacun apporte quelque chose à partager (entrée ou salade ou dessert). débat de 13h30 à 15h30, à partir des productions de jeunes : panneaux, textes et chansons. Télécharger l’invitation au format .pdf Télécharger le compte rendu au format .doc CETTE ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE a eu lieu dans le cadre des « Rencontres d’Avignon Sud », troisième édition, organisées par le collectif « Lien Social dans nos quartiers » du mardi 16 mai au samedi 20 mai sur le thème « éducation, école, parentalité ».

 

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Le non-consommateur : comment le consommateur reprend le pouvoir

de Rémi Sansaloni

Présentation de l’éditeur

Arrêtons de prendre le consommateur pour un imbécile !

Infidèle, zappeur, accro au hard discount, adepte du concept « je consomme ce que je veux, quand je veux, où je veux », le consommateur est entré en résistance contre les théories qui le résument à une variable mathématique ; contre les industriels, les distributeurs ou les publicitaires qui lui proposent des produits ou des services ne répondant pas à ses attentes.
Résultat de quinze années d’observations et d’analyses du comportement du consommateur, cet ouvrage éclairant s’appuie sur des données chiffrées, des sondages mais aussi sur des réflexions philosophiques et sociologiques pour démontrer l’émergence du non-consommateur et la naissance de la « consocratie ».

Il offre ainsi à tous ceux qui s’intéressent à l’évolution de la consommation des grilles de lecture pour comprendre ce non-consommateur, être paradoxal et complexe, et répondre à son besoin de consommer autrement.

Lancement de ConstellationW

e-Mergences a travaillé étroitement depuis plus d’un an au projet ConstellationW. En plus de faire partie du groupe de pilotage de ce projet, e-Mergences représente un « groupe mailleur » contribuant à diffuser les idées et recherches de ce nouveau think tank international.

Le site ConstellationW est aujourd’hui lancé et s’enrichira progressivement. Chacun est d’ailleurs invité à proposer des contenus et références et a apporter ses commentaires aux articles déjà en ligne.

Présentation de ConstellationW

À la fois un hub interactif, un réseau international et un modèle conceptuel de la société du savoir, ConstellationW est un outil pour préparer collectivement la société du XXIe siècle.

ContellationW est un hub interactif dédié au développement de la société qui émerge.

C’est un système Internet d’aide à la décision à partir de l’analyse des changements qui modifient actuellement notre société. Le traitement des informations est soumis aux commentaires des participants afin de susciter des consensus.

ConstellationW est aussi un réseau

Il met en contact des auteurs, des collaborateurs et des groupes mailleurs, qui échangent des informations entre-eux et avec le public.

ConstellationW est un modèle conceptuel

Il analyse une société postindustrielle, aussi appelée société du savoir, à partir d’un nouvel espace-temps (les pôles technologique, économique et sociétal et les bonds 1970-2000 et 2000-20??). W veut dire Web de nouvelle génération, tandis que Constellation désigne une approche libre où tous les participants sont égaux.
C’est un espace commun de réflexion sur ce que devrait devenir notre société. Plusieurs auteurs ont participé à la création du modèle, ils forment le conseil scientifique en quelque sorte. Des collaborateurs, spécialistes dans un secteur d’activité, fournissent des dossiers d’accompagnement, tandis que les groupes mailleurs servent de relayeurs au réseau en offrant des services et des contenus.

Eric Seulliet – e-Mergences

L’intégration de services par l’innovation organisationnelle

par Jacques Arcade, Proaxis

L’intégration de services est à la fois une posture et un processus en vertu desquels un fournisseur est à même d’assembler quasiment « sur mesure » des modules de services au bénéfice de ses clients. La qualité et l’ingéniosité de tels assemblages de services composites dépendent de la connaissance personnelle des clients et du suivi rapproché de leurs besoins, ainsi que de l’aptitude de l’intégrateur de services à manager des partenariats efficaces. En ce sens, les savoir-faire et compétences clés attachés à l’intégration de services préfigurent les talents fondamentaux de demain, liés à l’art de « bricoler » ou de recomposer des services à bon escient, en s’efforçant de concilier des exigences plurielles (techniques, économiques, méthodologiques, relationnelle), et de gérer une dynamique souple et durable de compromis avec ses propres fournisseurs de services.

Les représentations en prospective territoriale

« La question des représentations en prospective territoriale » est le séminaire OIPR N° 80 du 18 mai 2006, Amphi A, Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Paris 5eme La représentation du futur est un enjeu important de l’activité de prospective. Il existe à ce sujet deux enjeux. L’un porte sur la méthode : faut-il ou non utiliser la méthode des scénarios ? L’autre porte sur « la méthode de la méthode », c’est-à-dire : comment se représenter le futur ? La méthode des scénarios est un outil essentiel en prospective, car il s’agit d’une forme d’aide à la pensée de la diversité des possibles d’une réalité projetée dans le futur. Mais l’utilisation des scénarios implique beaucoup de doigté si l’on veut éviter de donner des représentations stéréotypées du futur. De nombreux spécialistes en prospective préfèrent d’ailleurs éviter de produire des scénarios, car ils considèrent que cette méthode appauvrit la qualité du discours sur le futur, et donne une tonalité banale, voire stéréotypée de la réalité en devenir. Pour ce courant, les scénarios sont un piège qui, sous couvert de donner à voir le futur, le masque ou le dénature. Les tenants de cette approche mettront davantage l’accent sur des exercices prévisionnels plus ou moins sophistiqués, avec une expression centrée sur les tendances lourdes et les signaux faibles, ainsi que les facteurs de motricité et les facteurs de dépendance projetés sur des horizons divers, et sous éclairage de différents types de facteurs contextuels. Par ailleurs, se pose la question de savoir comment se représenter l’avenir. Question délicate et passionnante à la fois, car la façon de se représenter le futur détermine largement notre perception du futur. En prospective « classique », la forme littéraire est dominante dans le discours de représentations des futurs possibles. La forme littéraire revient à «raconter » le futur, comme si l’on racontait une histoire. Chacun a à l’esprit les romans de science fiction, et nous avons tous baigné dans notre enfance dans la lecture des ouvrages de Jules Verne. Cependant, avec les moyens modernes de simulation, des instruments nouveaux de représentation du futur ont été créés. La prospective territoriale peut largement s’appuyer sur des outils comme les SIG qui donnent à voir, parfois de façon percutante, ce que peut signifier une évolution plus ou moins contrastée d’une tendance, par exemple concernant l’étalement urbain. Au moyen d’un logiciel adapté, et en mémorisant les mutations foncières qui se sont produites sur une dizaine d’années, il est possible de construire des représentations des mutations à dix – vingt ans selon différents paramètres. Le cinéma est un instrument très puissant à ce sujet. Il y a quelques temps, un « docu-fiction » a été présenté à la télé sur ce que pouvait signifier le réchauffement planétaire d’ici un demi-siècle pour les habitants de la Camargue, territoire du Midi qui serait probablement noyé sous l’effet d’une élévation du niveau de la mer de 50 centimètres, même avec une protection raisonnable par des digues. Dans ce cas, on sait qu’il suffit d’une tornade ou d’une précipitation diluvienne pour créer une situation nouvelle, noyer un territoire entier et changer définitivement la configuration des côtes (ce que l’on a vu avec le Tsunami récent..). Ce docu-fiction a eu un tel succès auprès des téléspectateurs que le standard téléphonique de la chaîne en question a été littéralement « noyée » sous les appels. Explorer la question des « discours » en matière de représentations des futurs territorialisés est un exercice à la fois ludique (le plaisir du jeu que les enfants connaissent bien quand ils jouent à la poupée ou au grand méchant loup), et nécessaire afin de donner à la prospective une capacité au dialogue et la communication, notamment dans le contexte de débats publics et participatifs, Ce séminaire s’appuiera sur des cas concrets et des expériences pratiques. Guy Loinger
Télécharger la présentation de la revue Territoires du Futur proposée par l’OIPR au format .pdf

 

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Grande Consultation du Défi pour la Terre, cloture fin avril 2006

Dans quelques jours, le Défi pour la Terre fêtera son premier anniversaire.
Cette opération de mobilisation et de sensibilisation à l’environnement, initiée par l’ADEME et la Fondation Nicolas Hulot, a deja rassemblé plus de 350 000 personnes.

Nous souhaitons aujourd’hui établir un bilan des engagements de la « communauté  » des personnes ayant relevé le Défi pour la Terre.

Nous vous proposons pour cela de répondre à un court questionnaire. Vos réponses sont très importantes pour nous, elles nous aideront à connaitre la « communauté des engagés » dont vous faites partie, ainsi qu’à mieux répondre à vos attentes. Nous avons donc besoin de vous !

Vos réponses seront traitées par l’institut IPSOS, de façon totalement anonyme.
Bien entendu, nous ne manquerons pas de vous tenir informés des résultats de cette grande consultation.

Un grand merci d’avance pour votre participation !

Produire en 2025 plus de la moitié de notre énergie de manière propre, c’est possible !

« Produire en 2025 plus de la moitié de notre énergie de manière propre, c’est possible ! », @RT Flash, Lettre n°379 du 7 au 13 avril 2006
Par René Tregouët, Sénateur honoraire, Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

Le dernier rapport 2005 sur les énergies renouvelables du Ministère de l’Industrie est riche d’enseignements. Ce document nous apprend que la consommation intérieure brute d’électricité s’est élevée à 516,4 TWh (516 milliards de kWh) en 2004. La production d’électricité d’origine renouvelable était dans le même temps de 65,7 TWh (dont 93 % par l’énergie hydraulique, 6 % par la biomasse et 1 % par les énergies éoliennes et solaires), soit prés de 13 % de la consommation intérieure brute d’électricité. Le reste, soit 451 TWh est essentiellement assuré par l’énergie nucléaire (77 %) et l’énergie thermique (10 %).

La marge de progression de l’énergie hydraulique est faible car la plupart des grands sites sont déjà équipés. Mais serait-il possible de produire de manière propre la totalité de l’électricité que notre pays consomme ? En théorie oui. Imaginons en effet que nous voulions remplacer l’électricité électronucléaire et thermique par la même quantité d’électricité issue des énergies renouvelables. Cela signifie qu’il nous faudrait produire environ 451 milliards de kWh par an de manière « propre ». Pour simplifier notre calcul, mettons de côté l’énergie géothermique et l’énergie des mers (courants marins, énergie des marées et des vagues) qui possèdent de réelles potentialités à terme (que nous avons déjà évoquées dans cette lettre) mais qu’il est difficile de mettre en oeuvre rapidement pour des raisons tenant à la lourdeur des investissements et aux incertitudes technologiques qui subsistent.

Si l’on se limite aux technologies disponibles en matière d’énergie éolienne et solaire photovoltaïque il faudrait, pour pouvoir produire chaque année 451 milliards de kWh, installer 45000 éoliennes géantes de 5 MW de puissance chacune (production moyenne annuelle 10 millions de kWh par éolienne) ou déployer 4500 km de panneaux solaires photovoltaïques (production moyenne annuelle 100 millions de kWh par km² de panneaux). On pourrait aussi envisager de combiner ces deux sources d’énergie propre. Dans ce cas, il faudrait installer 22500 éoliennes géantes et 2250 km² de panneaux solaires, soit une vingtaine de km² de panneaux solaires et 236 éoliennes par département.

De tels équipements sont importants mais ne paraissent pas hors de portée d’un pays comme la France, compte tenu de notre superficie et de nos caractéristiques géoclimatiques. Mais en matière d’énergie, rien n’est simple et l’électricité n’est pas une substance qu’on peut stocker et libérer à loisir, quand on a besoin. Elle doit être produite « à flux tendu » et s’adapter en temps réel à l’évolution de la consommation. Or les énergies éoliennes et solaires, si elles présentent le grand avantage d’être propres et non émettrices de gaz à effet de serre, présentent deux inconvénients intrinsèques majeurs : elles sont à la fois intermittentes et non prévisibles.

On peut certes évaluer statistiquement la capacité de production moyenne annuelle d’une centrale éolienne ou solaire, en fonction de sa zone d’implantation. C’est ainsi qu’on sait qu’une éolienne géante de 5 MW dans un secteur normalement venteux va produire, en moyenne, 10 millions de kWh (pour un rendement moyen de 23 %). On sait également qu’un panneau solaire photovoltaïque d’un mètre carré produit en moyenne (dans une zone de moyen ensoleillement) 1000 kWh par an. Mais tout le problème est que la disponibilité journalière de ces deux sources d’énergie est imprévisible et qu’on ne peut commander ni au soleil, ni au vent.

En admettant qu’on installe suffisamment d’éoliennes et de centrales solaires pour produire, en moyenne annuelle, toute électricité actuellement produite par le nucléaire (77 %) et le thermique (10 %), soit environ 451 TWh (451 milliards de kWh), le problème ne serait pas résolu pour autant car nous ne serions absolument pas en mesure de pouvoir ajuster en temps réel notre production d’électricité aux variations parfois très brusques de la demande, tant industrielle que domestique. Pour ces raisons fondamentales, il n’est pas facile, c’est le moins que l’on puisse dire, pour un pays développé comme la France, de produire toute l’électricité dont il a besoin uniquement grâce aux énergies renouvelables. Mais face à ce défi nous ne devons pas baisser les bras mais faire preuve de pragmatisme, de volontarisme et d’imagination pour parvenir à produire, d’ici une génération, la majeure partie de notre énergie de manière propre.

En admettant que nous parvenions, d’ici 20 ans, à multiplier par 100 la puissance éolienne installée, pour atteindre 60 TWh, ce qui représenterait déjà un effort considérable, nous pourrions produire, en installant 6000 éoliennes (terrestres mais aussi « offshore », en mer) géantes de 5 MW, environ 11 % de notre consommation électrique totale, soit l’équivalent de la quantité d’électricité que nous produisons actuellement par l’énergie thermique qui contribue à aggraver le réchauffement climatique, ce qui constituerait déjà un remarquable résultat.

Imaginons que dans le même temps nous installions 1000 km² de panneaux solaires photovoltaïques (soit 10 km² par département, cette superficie comprenant non seulement la surface au sol mais également la surface équipée sur les toits des maisons et immeubles), nous pourrions produire environ 100 TWh supplémentaires d’énergie propre, soit 19 % de notre consommation électrique totale. Dans ce scénario énergétique très volontariste, nous pourrions donc, à l’horizon 2025, produire, en comptant aussi l’énergie hydroélectrique, environ 45 % de notre électricité à l’aide des énergies renouvelables. En faisant, en outre, un gros effort sur l’ensemble de la filière de la biomasse (déchets, bois), et notamment en développant les centrales électrique au bois (un quart de notre territoire est constitué de forêts), comme au Portugal ou en Suisse, nous pourrions ajouter 5 % de production électrique propre supplémentaire (26 TWh). Nous pourrions enfin développer, à l’horizon 2025, les énergies issues de la mer, énergie marémotrice, énergie des vagues et des courants marins de manière à produire par cette voie au moins 5 % de notre consommation électrique totale.

Finalement, au prix d’un effort public et privé considérable et en combinant de manière optimale éolien, solaire, hydraulique, biomasse et énergies de mers, la France pourrait, à l’horizon 2025, produire, de manière diversifiée et décentralisée, plus de la moitié de sa consommation électrique totale grâce aux énergies renouvelables, ce qui, outre la réduction très positive de la pollution et des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, aurait un effet dynamisant sur l’économie et la création de nombreux emplois nouveaux.

Parallèlement à cet effort, un grand programme visant à réduire de moitié, dans le secteur des transports, de l’industrie et du chauffage domestique, notre consommation de produits pétroliers, pourrait être mis en oeuvre. Ce programme agirait d’une part au niveau de l’efficacité énergétique et de la maîtrise de la consommation grâce aux nouvelles technologies et viserait, d’autre part, de manière beaucoup plus volontariste qu’actuellement et avec des objectifs chiffrés, à substituer aux carburants fossiles, des biocarburants de première et de seconde génération (ceux issus de la forêt qui n’entrent pas en concurrence avec les cultures agricoles) et d’autres sources et formes d’énergie renouvelables, électricité et hydrogène notamment. Le but étant, à terme, d’aller vers le « zéro pétrole », objectif qui deviendra de toute façon incontournable, compte tenu de l’explosion de la demande mondiale (4 milliards de tonnes par an en 2005, 6 milliards de tonnes en 2020 !), de l’épuisement rapide des réserves de pétrole « faciles », exploitables à moindre coût et de la hausse prévisible inévitable du prix des carburants.

Grâce à la mise en oeuvre de cette politique énergétique ambitieuse mais réaliste, car s’appuyant sur des technologies existantes et maîtrisées, la France pourrait devenir le premier pays développé au monde, après la Suède, à produire de manière propre, d’ici une génération, plus de la moitié de toute l’énergie qu’elle consomme, transports inclus. Je propose de baptiser cet objectif historique « 25-50 » puisqu’il vise à produire en 2025 au moins 50 % de toute l’énergie que nous consommons grâce aux énergies renouvelables.

Si nous parvenions à atteindre cet objectif, nous aurions accompli un pas de géant et notre pays deviendrait au niveau mondial un modèle et une référence en matière de mutation énergétique combinant volontarisme politique, pragmatisme techno-économique et vision à long terme. Il nous appartient à présent de relever ce défi et de mettre en oeuvre ce véritable projet de société. Nous portons une responsabilité historique vis à vis des générations qui nous succéderont et nous avons le devoir de leur léguer un monde vivable et un environnement préservé. Faisons en sorte d’être à la hauteur des enjeux qui nous attendent pour relever ensemble ce défi de civilisation.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

Au cœur de la problématique Achats et Développement Durable

Effet de mode ou tendance durable ?

L’opinion de David Khuat-Duy, Ivalua :

Au cœur de la problématique Achats et Développement Durable
Même si le développement durable est un concept qui a maintenant une vingtaine d’années, il n’a réellement pris son essor en Europe dans l’entreprise qu’au cours des 5 dernières années.

D’abord considéré comme un effet de mode ou un « gadget de communication » par certains, il s’est rapidement imposé comme un thème incontournable ayant des impacts potentiels dans toute l’entreprise : de la conception des produits à leur mode de transport, en passant par la politique sociale ou encore le marketing et la communication produits, la plupart des entreprises ont élaboré leur propre politique Développement Durable visant à améliorer leurs performances internes et à se « positionner » en tant qu’entreprise « responsable ».

Pourquoi l’engagement des Directions Générales est-il décisif pour la mise en place d’une Politique Achats Développement Durable ?

Depuis 2002 et l’obligation de publication d’un rapport Développement Durable (loi NRE) en France, les Directions Générales prennent conscience de nouveaux enjeux et introduisent des changements opérationnels au sein de l’entreprise, avec notamment la prise en compte du développement durable dans les achats. La pérennité de l’entreprise et la gestion des risques en sont les motivations principales. Mais le développement durable peut également présenter pour les entreprises une opportunité de repositionner leur cœur de métier et de se démarquer de la concurrence.

Aujourd’hui, les Directions Générales s’engagent dans un processus Développement Durable dans lequel elles veulent suivre, analyser et surtout comparer des indicateurs DD par segment d’achats, par fonction/entité/site. Pour cela, de plus en plus de ressources y sont consacrées : la nomination de relais ou correspondants DD dans tous les services, y compris les achats, la définition d’indicateurs spécifiques et l’adaptation d’outils d’évaluation des actions d’achats.

L’engagement des Directions Générales devrait permettre d’encourager une vision achats long terme intégrant l’approche « coût global d’acquisition » et soutenant des relations fortes avec les fournisseurs stratégiques.

Pourquoi les fournisseurs sont-ils concernés ?

Jusqu’alors relativement tenus à l’écart des politiques d’entreprise Développement Durables, ils deviennent petit à petit une composante incontournable d’une stratégie Développement Durable, sous plusieurs effets combinés :

l’entreprise est de moins en moins considérée comme une entité juridique strictement délimitée, mais comme un acteur au sein d’un écosystème (salariés, clients, fournisseurs, riverains, pouvoirs publics …) sur lequel elle agit au quotidien. Elle porte donc à ce titre une réelle responsabilité dans la qualité de la relation et le devenir de ses fournisseurs.

l’accélération de la mondialisation inscrit les entreprises occidentales dans une tendance de fond de délocalisation et/ou de sous-traitance de leurs activités de production ainsi que de sourcing vers les pays à bas coûts, ce qui soulève des problématiques nouvelles d’éthique du travail (travail des enfants, travail forcé, …), de respect de l’environnement, de qualité des conditions de travail et de dialogue social.

Quels enjeux pour les entreprises ?

La maîtrise de la performance Développement Durable des fournisseurs en terme de pratiques et de produits devient donc un enjeu d’autant plus important pour les entreprises que :

les risques de détérioration de l’image de l’entreprise sont très forts en cas de révélation de mauvaises pratiques « déportées » sur ses fournisseurs dans des pays où la réglementation est encore inexistante ou insuffisante. A contrario, une politique Développement Durable ambitieuse est de plus en plus un élément différentiant mis en avant par les entreprises, voire même un réel avantage compétitif.

elles affichent des engagements forts à l’échelle globale, mesurés par des indicateurs de performance qui sont déjà publiés annuellement, et qui seront de plus en plus audités et certifiés par un tiers extérieur.

Contrairement aux idées reçues, une politique Développement Durable respectée par ses fournisseurs peut être source d’économies supplémentaires directes et de stabilité dans la relation, notamment en terme d’utilisation de matière premières, de recyclage, de non-conformité des produits ou encore de pérennité de l’entreprise

Un levier de progrès « imposé » à moyen terme pour les pays à bas coûts ?

Du fait de l’intégration croissante de critères Développement Durable dans les Appels d’Offre internationaux émis par les sociétés occidentales, on peut faire l’hypothèse que, faute de normes imposées par les pouvoirs publics, les entreprises de ces pays à bas coûts comprendront que c’est un élément clé pour « remporter » de nouveaux contrats, pour augmenter leurs tarifs, et pour répondre aux exigences sociales croissantes de leurs employés. On peut faire alors le pari que les pouvoirs publics locaux, sous la pression de leurs entreprises et des syndicats émergents, seront moteurs pour la mise en place de règlementations et de normes visant à protéger l’environnement et les conditions de travail.

La mondialisation pourrait ainsi avoir un effet tout à fait bénéfique à moyen terme en permettant l’adoption accélérée par les pays à bas coûts de standards Développement Durable occidentaux sous la pression des multinationales donneurs d’ordre !

(…)

Ecosac et la Quinzaine du Commerce Equitable

Comme vous le savez sans doute, du 29 au 14 mai 2006 se tiendra la 5ème édition de la Quinzaine du Commerce Equitable dans toute la France. L’ecosac se devait d’être présent…

En ouverture de la Quinzaine, l’ecosac se rendra les 27 et 28 avril à la 2ème édition du Forum National du Commerce Equitable à l’Usine de la Plaine Saint-Denis. L’objectif étant de faire découvrir le produit et de donner les moyens aux entreprises, aux acteurs publics et aux distributeurs de s’engager dans une démarche d’achats de produits issus du commerce équitable.

En clôture de la Quinzaine, l’ecosac sera les 13 et 14 mai à Strasbourg pour le 6ème Marché du Commerce Equitable et de la Finance Solidaire. Le but étant cette fois-ci d’assurer la promotion du commerce équitable auprès des consommateurs, et plus particulièrement des consommateurs alsaciens.

Je vous y attends nombreux …

Robert Klein

Generali lance sa première offre dans le développement durable

par Catherine Dufrêne – L’argus de l’assurance

L’assureur lance une offre labellisée à destination des PME-PMI en France. Une première sur le marché. En photo : Zinedine Zidane campagne de communication de Generali lancée le 11 avril.

Du discours aux actes : Claude Tendil, patron de Generali France avait annoncé fin 2005 la nouvelle philosophie de son groupe, soucieux de protéger l’environnement et de s’engager dans une démarche de développement durable. Cette volonté se traduit, dans les faits, par le lancement d’une toute nouvelle offre, très novatrice, à destination des PME-PMI (et plus particulièrement celles de 50 à 250 salariés).
La démarche mise en oeuvre par Generali consiste à proposer aux entreprises un diagnostic gratuit sur leurs performances, leur niveau de maîtrise des risques et axes de progrès, à partir de critères d’analyse élargis (au nombre de 60), dont certains sont liés au développement durable (consommation d’énergie et d’eau, politique de gestion des déchets et emballages, etc).
A l’issue de cette évaluation, une note globale est attribuée, qui permet de déterminer les engagements de Generali et les conditions de son offre en fonction du niveau de performance déjà atteint et/ou des engagements pris par l’entreprise pour être éligible au label nouvellement créé par Generali : « Agir pour notre avenir ». Celui-ci est obtenu quand la note de l’entreprise est supérieure à 15 sur 20. Une fois conquis, le label ouvre droit à un certain nombre d’avantages financiers (réduction du budget d’assurance global pouvant aller jusqu’à 30% par exemple) et de services (conseil en gestion de crise notamment). Quand la note est comprise entre 12 et 15/20, l’entreprise a droit à la mention « entreprise labellisable » et devra respecter certains engagements pour améliorer son score. Entre 8 et 12/20, Generali s’engage mais sans accorder d’avantage ; et en deçà de 8/20, l’assureur refuse d’assurer.
Cette première action concrète de la part d’un assureur auprès des entreprises peut être saluée, d’autant que Generali ne compte pas en rester là.

La lettre du Développement Durable au Maroc

« La lettre du Développement Durable » est le titre du bulletin d’information interne du Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Eau et de l’Environnement du Maroc.

Vous pouvez lire dans le dernier numéro du bulletin (13 avril 2006):

– Classement du Maroc en matière de performances environnementales

– Actualités: 4ème Forum Mondial de l’Eau, Rencontre sur les Agenda 21 locaux , Projet national de sauvegarde et d’aménagement des oasis.

– Brèves: Coût de la dégradation de l’environnement, Dialogue national sur le FEM, Colloque maroco-français, Dépollution du Sebou.

– Focus: Rapport de la Météorologie Nationale sur le changement climatique au Maroc

– L’événement: Les Entretiens Internationaux du Développement et de l’Aménagement des Territoires.

Le bulletin est accessible sur le site internet du MATEE sous la rubrique « Publications »

Le Développement Durable a-t’il un avenir ?

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Un colloque international organisé par le Centre de recherche en éthique (CREUM), le Centre d’études et de recherches internationales (CÉRIUM), et la Faculté de l’aménagement,Université de Montréal 24-26 mai 2006 Église unie St. James Site classé monument historique national canadien 463, rue Ste-Catherine ouest Montréal, QC – Télécharger le programmeS’inscrire gratuitement L’idée de développement durable a aujourd’hui investi la plupart des activités humaines. Cette diffusion rapide crée toutefois un certain désordre en ce qui concerne la définition même de ce concept : il est devenu difficile de comprendre ce que veut dire « développement durable » en termes de pratiques et d’obligations. Ceci mène à des confusions, voire à des hésitations lorsque vient le temps de mettre les idées en pratique. Il n’est pas rare d’entendre des critiques dénoncer l’imprécision du concept de développement durable et certains vont même jusqu’à proposer de s’en débarrasser. Il est devenu impérieux de réinvestir ce concept afin que les personnes concernées puissent réfléchir et agir sur la base d’idées communes sur l’environnement naturel et construit. Cette rencontre sera l’occasion d’un dialogue interdisciplinaire entre des universitaires, des praticiens, des juristes, des militants et des chefs d’entreprise issus de pays différents, qui ont chacun eu à intégrer, d’une manière ou d’une autre, la notion de développement durable. En rassemblant les perspectives d’un grand nombre de disciplines différentes telles que l’histoire, l’éthique, la politique, le droit international, l’industrie, l’architecture, l’urbanisme, l’histoire de l’art et le militantisme écologique, ces échanges permettront de mener une réflexion critique sur le sens réel à accorder au développement durable et identifiera ses succès, échecs et promesses. Les participants auront aussi pour tâche d’élaborer un ensemble de recommandations concrètes afin d‘atteindre les buts fondamentaux de la durabilité dans les secteurs du droit, de l’industrie, de la société civile et de la recherche universitaire.
COMITÉ SCIENTIFIQUE : Gérard Beaudet, Directeur, Institut d’urbanisme, Faculté de l’Aménagement, Université de Montréal Martin Blanchard, Coordonnateur et Directeur adjoint, Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal Rabah Bousbaci, Professeur, École de design industriel, programme de design d’intérieur, Faculté de l’Aménagement, Université de Montréal Michel Gariépy, Professeur, Institut d’urbanisme, Faculté de l’Aménagement, Université de Montréal Geneviève Fuji Johnson, chercheure associée, Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal Virginie Maris, candidate au doctorat, département de philosophie, Université de Montréal Céline Nègre, Coordinatrice, Centre de développement de la recherche internationale en environnement (CEDRIE), CERIUM et chercheure, Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal Daniel Marc Weinstock, Professeur, département de philosophie, Université de Montréal et Directeur fondateur, Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal ORGANISATION : Martin Blanchard, Coordonnateur et Directeur adjoint, Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal Geneviève Fuji Johnson, chercheure associée, Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal Céline Nègre, Coordinatrice, Centre de développement de la recherche internationale en environnement (CEDRIE), CERIUM et chercheure, Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal

 

Ah bon, la Terre est importante pour l’homme?

Article de Catherine Bourgeois pour Terre sacrée.


« Après nous la fin du monde », telle pourrait être notre devise actuelle … et tout le monde ou presque semble ignorer que cette devise pourrait devenir une dure réalité dans les années à venir.

Les scientifiques passionnés et inquiets par l’avenir de la planète crient au loup sans pour autant permettre la prise de conscience nécessaire. En réalité, le réchauffement de la planète est en marche et s’accélère, les réserves pétrolières s’épuisent, et la biodiversité disparaît à la vitesse grand V.

Beaucoup d’articles tirent le signal d’alarme, les ouvrages et les actions fleurissent sur le sujet mais ne semblent pas atteindre leur objet et susciter les prises de conscience nécessaires. Les éditeurs eux au moins ont trouvé là une manne indéniable pour gagner de l’argent car le sujet passionne toutefois les foules … comme de bons romans de science fiction … mais entre science fiction et réalité, il n’y a qu’un pas !!

Il semble clair notamment que la disparition du pétrole entraînera une catastrophe sans précédent pour l’ensemble des pays industrialisés, nul autre énergie ne pouvant, en tous cas dans l’immédiat, le remplacer. On estime que le seuil d’alerte devrait être atteint entre 2010 et 2020.

Pourtant l’industrie automobile ne s’est jamais aussi bien portée et les cadences de production ne se sont pas ralenties pour autant. La demande pétrolière est en croissance constante et ce d’autant plus que l’industrialisation de certains pays tels que la Chine et l’Inde s’accélère.

Nous savons tous que plus les choses sont rares plus elles sont chères, ainsi la raréfaction du pétrole devrait inexorablement entraîner la flambée de son prix et nous propulser tout droit dans des difficultés économiques dramatiques à tous niveaux.

Outre cet aspect purement domestique, il y a largement plus grave car, et chacun le sait maintenant, la combustion des carburants des moteurs produit du gaz carbonique appelé CO2 et se mélangeant avec d’autres gaz rejetés dans l’atmosphère modifie le phénomène naturel appelé « effet de serre** » (**L’énergie solaire qui parvient au sol réchauffe la Terre et se transforme en rayons infrarouges. Comme les vitres d’une serre – d’où le nom donné à ce mécanisme – des gaz présents dans l’atmosphère piègent une partie de ces rayons qui tendent à la réchauffer. Ainsi, sans effet de serre, la température moyenne sur la Terre serait de -18 °C et peu d’eau serait sous forme liquide. Cet effet a donc une influence bénéfique puisqu’il permet à notre planète d’avoir une température moyenne de 15° C. – source CEA)

Ainsi l’homme qui dans sa déraison se croit immortel est en train de couper la branche sur laquelle il est assis car le dérèglement climatique, la destruction massive des forêts, de la faune et de la flore qu’il génère, son désintérêt total pour la biodiversité pourtant nécessaire à sa survie, le feront à coup sûr totalement disparaître de la surface de la terre plus rapidement que sa conscience lui permet de l’appréhender !!! Tant mieux peut-être ??

Mobilisation nationale pour la première semaine sans pesticides !

Du 21 au 29 avril, l’Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides – ACAP (collectif de plus de 100 organisations) organise la première semaine d’actions nationale pour les alternatives
aux pesticides de synthèse.

Objectif: Communiquer auprès du grand public sur l’impact néfaste des pesticides sur l’environnement et la santé et mettre en avant les alternatives existantes à leur utilisation.

Partout en France, des experts, des jardiniers amateurs, des professionnels de l’agriculture, des espaces verts, du jardinage se mobilisent. Au programme des actions variées et fédératrices :

– des visites de fermes bio ou durables, de jardins écologiques, d’AMAP, de vergers bios avec démonstrations de méthodes de lutte sans pesticides de synthèse.…
– des formations d’agriculteurs à la réduction de l’utilisation des pesticides
– des formations sur les méthodes non chimiques de contrôle des herbes en ville.
– des conférences débats autour des cantines bios, des pesticides et de leurs impacts
– des projections des films :  » Pesticides, non merci « ,  » Témoin gênant « , …
– des expositions thématiques sur l’impact des pesticides, le jardinage  » bio « …
– des pétitions contre l’épandage aérien et pour la réduction de l’utilisation des pesticides en ville
– etc.

A l’heure où le lobby des pesticides déclenche la colère des écologistes et des consommateurs en osant lancer une nouvelle campagne de publicité,

A l’heure où les experts de l’INRA et du Cemagref s’inquiètent de l’utilisation outrancière qui est faite de ces produits en France et propose une agriculture qui utilise moins de pesticides,

A l’heure où plus que jamais les études montrent les conséquences néfastes de ces pesticides tant sur l’environnement (pollutions des eaux, des aliments, de l’air…) que sur la santé (augmentation de la stérilité, promotion des leucémies chez les jeunes enfants, des
cancers du cerveau…), qu’il soient utilisés au champ, au jardin ou dans l’habitat ;

Des Hommes et des Femmes vous montrent qu’un avenir sans pesticides est possible !

Sondage: 42% des Français achètent équitable

AP | 18.04.06 |

PARIS (AP) — Plus de quatre Français sur dix (42%) ont acheté un produit du commerce équitable au cours des douze derniers mois et 65% se disent prêts à payer leur thé ou leur café 10% plus cher, selon un sondage TNS-Sofres pour le Comité catholique contre la faim et le développement (CCFD) et « Le Pèlerin », rendu public mardi.
Selon cette étude réalisée à l’occasion de la 6e semaine du commerce équitable (29 avril au 14 mai), 33% des Français ont acheté plusieurs produits équitables au cours de l’année écoulée et 9% en ont acheté un. Les clients sont principalement les jeunes (47% des 25 à 34 ans) et les cadres et les professions intellectuelles (63%).
En revanche, la moitié des sondés (50%) n’en ont pas acheté et 8% n’ont pas répondu.
Si le surcoût permet d’améliorer les conditions de vie des producteurs des pays les plus pauvres, les Français se déclarent prêts à payer 10% de plus leur thé ou café (65%), d’autres produits alimentaires (63%), mais également des produits de l’artisanat (58%) et des vêtements (57%).
Quarante et un pour cent des personnes interrogées pensent que les produits équitables assurent une juste rémunération aux producteurs des pays pauvres; 35% qu’ils garantissent le respect des droits de l’homme. Mais 19% des sondés estiment que ces produits pèsent peu dans les échanges commerciaux et 18% les jugent encore trop chers.
– sondage réalisé les 8 et 9 mars 2006 auprès d’un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. AP

L’empreinte écologique des habitants de la région Ile-de-France

>> Sommaire du Rapport d’étude

Avant-Propos • Avertissement • Introduction • Rappel de l’Objectif de
l’étude • Qu’est ce que l’empreinte écologique • Calculer l’empreinte
écologique • L’empreinte écologique de l’humanité • L’empreinte
écologique de la France • L’empreinte écologique des habitants de
l’Ile-de-France • Empreintes écologiques de l’Ile-de-France par thème
• Bio-capacité de la région Ile-de-France • Conclusion • Annexe 1 •
Annexe 2 • Annexe 3 • Annexe 4 •

Sur la base des données actuellement disponibles,la surface productive nécessaire au développement de l’activité humaine (empreinte écologique) du francilien moyen est de 5,58 hectares globaux par an et par habitant, légèrement supérieure à celle de la
France, estimée à 5,20 gha/an/hab. La production et l’utilisation des biens ainsi que l’alimentation représentent à elles seules 75 % de l’empreinte écologique du Francilien. Il s’avère que près de 60 % de
l’empreinte écologique du Francilien est du à l’usage du «sol énergie».

L’empreinte écologique est un outil d’analyse global pour la sensibilisation et la communication. D’après le résultat, les modes de vie et de développement du territoire d’Ile-de-France ne garantissent pas, pour l’instant, une gestion économe et durable de l’espace. Si
cette hypothèse est validée, l’empreinte écologique devrait se situer aux alentours de 2 hectares par an et par habitant (seuil de durabilité écologique calculé pour la planète). En d’autres termes, si tout le monde sur la planète avait le mode de vie et de consommation
du Francilien « moyen », et des pays développés en général, près de 3 planètes seraient nécessaires pour assurer ces conditions de vie
.

Les réalisations du développement durable : Malmö, ville du futur – un exemple d’Agenda 21 local

L’association 4D et Igapura vous présentent le deuxième volet de la série Les réalisations du développement durable :

Malmö, ville du futur (Suède)
Un exemple d’Agenda 21 local.

Autrefois ville industrielle, Malmö centre aujourd’hui son activité sur la culture et les technologies de l’information. La ville est désormais reliée à Copenhague, capitale du Danemark, par un pont qui traverse le détroit d’Öresund. Des quartiers anciens, tels qu’Augustenborg sont rénovés en fonction des exigences du développement durable ; les habitants participent à ces opérations. Les aspects sociaux sont largement pris en considération.


Réalisation : Benoît Théau IGAPURA et l’Association 4D Avril 2006 – 8 mm Prix public : 17,94 € TTC
Commander Les réalisations du développement durable n°2

Également disponible dans la même collection :
Les réalisations du développement durable le n°1
Bedzed et Fribourg

Une démonstration de la série est téléchargeable sur le site de IGAPURA

La fin des sacs plastiques, c’est du domaine du possible !

L’association Collect-if, à la Ciotat, est à l’initiative en France de la démarche continentale pour la suppression des sacs plastiques de caisse. Leur méthode essentiellement basée sur la sensibilisation a clairement porté ses fruits.

Aujourd’hui, d’après l’ ADEME, chaque Français jette 360 kg d’ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages dans les années 70 où il remplace le sac en papier, moins résistant. C’est le début de l’ère de la consommation et l’ère du jetable. Mais alors qu’on les fabrique en une seconde et qu’ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu’à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! En France, 17 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, le sac plastique produit au moins trois types de pollutions : visuelle, de l’air et du milieu marin.