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EcoFolio, l’éco-organisme des papiers

Chaque année, environ 4 millions de tonnes de déchets d’imprimés papiers sont collectés et traités par les collectivités. En 2006, le législateur a instauré le principe de la responsabilité financière des
émetteurs d’imprimés gratuits. Aujourd’hui, prospectus, annuaires, journaux gratuits d’annonces et catalogues supportent le coût de leur traitement. Une charge que les collectivités assumaient seules
jusqu’à présent.

Dernier né des éco-organismes, EcoFolio prend en charge la responsabilité des émetteurs d’imprimés gratuits pour encourager leur recyclage et participer financièrement à leur élimination. 5 000 émetteurs ont adhéré dès juillet 2007.

Depuis le 5 décembre, la contractualisation avec les collectivités est ouverte. Cette étape majeure rend pleinement opérationnelle la filière des imprimés gratuits en France. La Convention-type proposée par EcoFolio a été rédigée en concertation avec les associations nationales d’élus locaux (Association des Maires de France, AMORCE et le Cercle National du Recyclage). Le barème des soutiens prime le recyclage, tout en prenant en compte les autres formes de valorisation. Explications.

Le 19 décembre à Paris, Conférence-débat : les risques climatiques…il est temps de réagir

Courant 2007, la MAIF s’est engagée en mettant en place une campagne de sensibilisation générale sur la protection de l’environnement et la maîtrise de l’énergie. Cette sensibilisation par l’information sur les risques climatiques que peut générer l’utilisation non maîtrisée de nos ressources s’est traduite par l’organisation de six conférences à travers la France.

La dernière conférence-débat animée par Denis Cheissoux (journaliste sur France Inter) est programmée le mercredi 19 decembre 2007 à partir de 20 heures Maison de la Mutualité, 24, rue Saint-Victor, Paris Vème (métro : Maubert-Mutualite – ligne 10)

Programme :

– 20h : Projection du film “Le Défi pour la Terre” de la Fondation Nicolas Hulot
– 20h30 : Quel avenir climatique pour notre planète ? avec Jean Jouzel, Climatologue, Directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace des Sciences de l’environnement global et Vice-president du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC – co-lauréat du Prix Nobel de la Paix 2007)- pour un bilan de la situation présente et à venir.
– 21h30 : Les gestes simples qui peuvent tout changer avec Pierre Radanne, Ancien President de l’ADEME et Guy Simonnot, Délégué régional de l’ADEME Ile-de-France

– Entrée libre, inscription par mail

Un Parisien, un Arbre

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Avec l’adoption d’un Plan Climat en 2007 et un vaste programme de diminution et de maîtrise de la consommation en énergie des équipements publics, la Ville de Paris a mis en place une politique volontariste de réduction des gaz à effet de serre. Parallèlement, elle a souhaité responsabiliser et mobiliser les Parisiens autour d’un projet de solidarité qui devra permettre de réduire la quantité de gaz à effet de serre au niveau de la planète. Cette solidarité internationale se traduit par la mise en place de puits de carbone qui mobilisent des communes du Cameroun, de Madagascar et d’Haïti et ont des retombées socio-économiques directes sur l’activité des communes. Cette opération inédite associe pour la première fois une ville et ses habitants dans la lutte contre le réchauffement de la planète, grâce à la création de puits de carbone.

Risques technologiques et débat démocratique

Ces dernières décennies, des controverses d’un genre nouveau ont fait irruption sur la scène démocratique. Nucléaire civil, téléphonie mobile, OGM, nanotechnologies : ces technologies suscitent autant d’attentes que de craintes, des mobilisations de rejet parfois brutales pouvant se produire dès lors que leur usage comporte des risques, même hypothétiques.

Leonardo DiCaprio, Hillary Clinton, Angela Merkel, Hubert Reeves, Al Gore : leurs solutions pour sauver la planète

Réchauffement climatique, mise en danger des milieux naturels : les enjeux de l’environnement sont devenus cruciaux. Pour L’Express, des personnalités du monde entier s’engagent et font des propositions concrètes. Avec un seul leitmotiv: agir vite. Dans ce dossier réalisé par Marion Festraëts, avec les services de l’Express retrouvez les solutions de Leonardo DiCaprio, Hillary Clinton, Angela Merkel, Hubert Reeves, Al Gore, Mikhail Gorbatchev, …

Un Grenelle ne fait pas le printemps… C’est pourquoi L’Express n’abandonne pas le combat pour l’environnement. Le 9 novembre 2006, nous publiions en exclusivité le Pacte écologique de Nicolas Hulot, puis, à la fin de la même année, un numéro exceptionnel, Objectif Terre, où les photos de Yann Arthus-Bertrand montraient les beautés menacées de la planète.

Tout au long de la campagne présidentielle et des événements de 2007, telle l’Année polaire internationale, nous sommes restés vigilants quant à ces enjeux décisifs. Après la belle mobilisation collective du Grenelle de l’environnement, et dans l’attente de ses résultats concrets, la France doit honorer un rendez-vous crucial: le sommet climatique de Bali (Indonésie), où les nations réunies jusqu’au 14 décembre écrivent la suite de Kyoto.

Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), auréolés du prix Nobel de la paix, le martèlent: il est urgent d’agir. Remis il y a quelques semaines, leur dernier rapport prévoit une hausse des températures comprise entre 1,8 ° et 6,4 ° degrés en 2100. Quant à la mer, elle pourrait monter de 1,40 mètre à l’issue du siècle, selon les chercheurs de l’Institut australien du climat.

L’augmentation des températures, mais aussi la surexploitation des milieux naturels – usure des sols, pollution, déforestation, surpêche, disparition des insectes pollinisateurs, effondrement général de la biodiversité… – mettent la nature à mal. Or, ce que nous défaisons, nous ne savons pas le refaire. Dans un monde dont la démographie croît à une vitesse exponentielle, les écosystèmes qui, gracieusement, nous nourrissent, nous habillent, nous donnent à boire et à respirer sont en péril.

Agir, donc. Mais comment? Longtemps rebattue, l’antienne de la décroissance, du retour à la bougie, est dépassée. Nous voilà entrés dans l’âge de l’innovation, de la créativité. Des réponses. Beaucoup d’entre elles sont déjà disponibles, à portée de main et d’action. Pour L’Express, des personnalités françaises et étrangères livrent «leurs» solutions. Celles qui, en priorité, peuvent et doivent être appliquées dans l’intérêt de notre Terre. Donc de l’humanité.

Au sommaire de ce dossier :

Un traité sans attendre 2012 par Al Gore, 59 ans, ancien vice-president des Etats-Unis, Prix Nobel de la paix 2007
Consommer autrement par Leonardo DiCaprio, 33 ans, acteur américain, coscénariste et coproducteur du film La 11e Heure, le dernier virage
Une action mondiale par Mikhail Gorbatchev, 76 ans, ancien dirigeant de l’Union soviétique, fondateur de Green Cross International
Créer un fonds pour le climat par Ban Ki-moon, 63 ans, sud-coréen, secrétaire général de l’ONU
Rétribuer les efforts des pays pauvres par Joseph Stiglitz, 64 ans, économiste américain, Prix Nobel d’economie en 2001, économiste en chef de la Banque mondiale de 1997 à 2000
Développer l’éolien par Lester R. Brown, 73 ans, agroéconomiste américain, fondateur du Worldwatch Institute, auteur du livre Le Plan B (Calmann-Levy)
Taxer le carbone par Nicolas Hulot, 52 ans, écologiste francais
Rétablir la crédibilite américaine par Hillary Clinton, 60 ans, sénatrice américaine, candidate à l’investiture démocrate pour l’election présidentielle de novembre 2008
Tenir les promesses de Kyoto par Angela Merkel, 53 ans, chancelière allemande
Convaincre 6,6 milliards d’hommes par Yann Arthus-Bertrand, 61 ans, photographe, président de GoodPlanet.org
Eduquer au développement durable par Koichiro Matsuura, 70 ans, japonais, directeur general de l’Unesco
Faire des villageois des écogardiens par Jane Goodall, 73 ans, primatologue britannique, fondatrice du Jane Goodall Institute
Planter des arbres par Wangari Maathai, 67 ans, militante écologiste kenyane, Prix Nobel de la paix en 2004, auteur du livre Celle qui plante les arbres (ed. Heloise d’Ormesson)
Une Nouvelle-Zélande neutre en carbone par Helen Clark, 57 ans, Premier ministre de Nouvelle-Zélande
Diversifier les modes de transport par Bertrand Delanoe, 57 ans, francais, maire (PS) de Paris et candidat à sa propre succession
Les villes doivent montrer l’exemple par Alain Juppé, 62 ans, francais, maire (UMP) de Bordeaux, ancien Premier ministre
Créer une ONU de l’environnement par Ségolene Royal, 54 ans, francaise, présidente du conseil regional de Poitou-Charentes, candidate a la présidence de la Republique, en 2007
Des Casques bleus de la mer par Jacques Pérrin, 66 ans, réalisateur et producteur de cinéma français, tourne actuellement le film Océans
Diminuer le recours aux pesticides par Hubert Reeves, 75 ans, astrophysicien franco-canadien, président de la ligue ROC, association de protection de la nature
Réhabiliter les carrières par Bruno Lafont, 51 ans, PDG de Lafarge, leader mondial des materiaux de construction

L’Express (édition du 6 décembre 2007)

« pour une gestion durable des déchets et de la propreté dans les immeubles »

la 2ème édition du Forum habitat collectif « pour une gestion durable des déchets et de la propreté dans les immeubles » se tiendra le jeudi 13 décembre 2007, au Grand Auditorium de la Bourse à Paris.
Cette journée d’échanges et de débats est organisée à l’initiative d’Eco-Emballages et de l’Union social pour l’habitat.

12 guides pour construire ou rénover sa maison écologique

Les éditions Eyrolles proposent 12 guides pratiques de l’éco-construction et des énergies renouvelables pour construire, rénover et aménager sa maison écologique.

Journée Mondiale des droits de l’Homme : dignité et justice pour nous tous

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La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) fêtera ses 60 ans le 10 décembre 2008. La Journée des droits de l’homme 2007 marque le lancement d’une campagne de sensibilisation de l’ONU d’une durée d’un an afin de souligner l’importance historique de ce moment. Sous la direction du Secrétaire général des Nations Unies et dans le cadre de cette campagne, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), l’ensemble du système des Nations Unies et les partenaires locaux et internationaux célébreront ensemble la Déclaration, ainsi que la promesse qui a donné toute sa force à la Charte : « Dignité et justice pour nous tous ».

Vers la création d’une autorégulation plus efficace et concertée de la publicité ?

Dans Métro (édition du 6 décembre 2007) on apprend que les écologistes ont quitté le groupe de travail du Grenelle de l’environnement portant sur la publicité. En cause, des divergences de vues profondes avec le Bureau de Vérification de la Publicité, composé de professionnels du secteur. «C’est un vrai clash, survenu mardi en réunion, on a carrément claqué la porte», a indiqué jeudi un représentant de l’association WWF au quotidien Métro. Le collectif «Alliance pour la planète», dont fait partie WWF, souhaite que les publicités vantant les mérites d’un produit « vert » reçoivent également l’assentiment des écologistes, et non plus des seuls professionnels de la publicité, comme c’est le cas aujourd’hui. Aucun accord n’a pu être trouvé sur ce point avec le BVP. Les ONG ont réagi face à la réforme engagée par le BVP qui prévoit seulement la signature d’une charte avec le MEDAD, d’objectifs et d’engagements, pour renforcer l’efficacité de l’autodiscipline. Les professionnels s’engagent juste à consulter le BVP avant toute diffusion d’une campagne nationale incluant des arguments écologiques. (Pour en savoir plus sur le principe d’autorégulation appliqué par le BVP, consulter son site. Sans commentaire). Selon les écologistes, il est urgent de mieux encadrer la publicité: « Les voitures soit disant écologiques c’est n’importe quoi, s’énerve un membre de WWF. Et ce matin encore j’ai vu dans la presse une publicité vantant les mérites verts du bioétahnol. Depuis quand les émissions de CO2 c’est bio? »

La réforme du BVP par le BVP

Le 3 décembre dernier, le BVP annonçait dans un communiqué de presse que sa réforme avait été approuvée par son Conseil d’administration, qui a réuni toute l’interprofession publicitaire (annonceurs, agences et médias). Jean-Pierre Teyssier, président du BVP la présentait ainsi : « Cette réforme est l’aboutissement d’une démarche volontaire engagée, depuis mai 2006, par l’interprofession pour une publicité toujours plus responsable et qui réponde encore mieux aux attentes du public en matière de transparence, d’implication des parties prenantes et d’efficacité, au service d’une éthique professionnelle exigeante ». Parmi les mesures annoncées par le BVP : – La création d’un Conseil Paritaire de la Publicité (CPP), composé des parties prenantes (associations environnementales, de consommateurs et sociétales) et des professionnels de la communication. Ce Conseil, organe de dialogue et de concertation, sera présidé par un de ses membres issu des parties prenantes et aura une triple mission : participation à l’élaboration des règles déontologiques, via des avis préalables qui seront publiés, alerte du BVP sur tout sujet ou campagne pouvant poser problème, évaluation annuelle de l’application des règles. Sa composition doit être déterminée avec les associations concernées. Selon le BVP, grâce à cette ouverture, il sera possible d’améliorer la lisibilité, la pertinence et le respect des règles déontologiques. Le CPP pourra suggérer la création de nouvelles règles professionnelles, proposer des modifications des règles actuelles, participer à la définition de règles simplifiées et facilement applicables permettant une mise en œuvre plus aisée par les professionnels et un plus grand contrôle par les parties prenantes. – La création d’un Jury de l’Ethique Publicitaire (JEP) chargé de traiter les plaintes concernant des campagnes publicitaires susceptibles de contrevenir aux règles déontologiques. Ce Jury, indépendant, sera composé de membres experts impartiaux proposés : pour un tiers, par le Conseil Paritaire de la Publicité, pour un autre tiers, par le Conseil de l’Ethique Publicitaire et pour un dernier tiers, par le Conseil d’administration du BVP. Les décisions du JEP feront l’objet d’une publication et pourront donner lieu, pour les campagnes constituant des manquements aux règles professionnelles, à des demandes de cessation de diffusion. Le BVP annonce que «l’ensemble de ces mesures devra être opérationnel dans le courant de l’année 2008, après concertation approfondie avec le secteur associatif (ONG environnementales, Conseil National de la Consommation, Associations travaillant sur des questions sociétales comme l’image de la femme ou la protection des enfants) et les pouvoirs publics. (…) Ainsi refondé, le BVP pourra mettre en œuvre une autorégulation des professions publicitaires plus ouverte, efficace et transparente.» « Ces décisions et ces engagements marquent un tournant vers la création d’une autorégulation concertée de la publicité, qui doit se traduire par une coopération accrue avec les parties prenantes et les pouvoirs publics », résume Jean-Pierre Teyssier, Président du BVP. La concertation avec l’ensemble des parties prenantes est annoncée et apparait légitime pour aborder un sujet ou les arguments écologiques, sociaux et économiques doivent nécessairement converger pour un développement durable. Mais le BVP pourra-t’il convaincre les ONG, parties en claquant la porte, que sa réforme peut remplacer la création d’une instance de contrôle indépendante ?

 

L’urgence sanitaire déclarée par le collectif « obésité : protégeons nos enfants »

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Six associations (AFD, ANDRM, CCC, FCPE, PEEP, UFC-Que Choisir), unies contre l’obésité infantile, viennent de publier les résultats de la campagne de terrain qu’elles ont menée durant les trois derniers mois dans 65 départements, et demandent solennellement à la Ministre de la Santé de faire urgemment de la lutte contre ce fléau sanitaire une priorité de santé publique.

Hors série des Cahiers de Global Chance : Petit mémento des énergies renouvelables

Le numéro hors série des Cahiers de Global Chance : « Petit mémento des énergies renouvelables : Éléments pour un débat sur les énergies renouvelables en France » est paru en septembre 2007.

Global Chance en partenariat avec le Centre International de Ressources
et d’Innovation pour le Développement Durable (CIRIDD) vous offre la
possibilité de télécharger gratuitement l’intégralité de ce numéro (84
pages, format PDF, 480 Ko)
.

Vous pouvez également passer commande d’un exemplaire papier auprès de l’association Global Chance.

Contact : Association Global Chance – 17 ter rue du Val – 92190 Meudon –

Numéro hors série des cahiers de Global Chance

Septembre 2007 – ISSN 1270-377X – 10 euros


Sommaire

Éditorial

Synthèse

Que nous apprennent ces fiches ?

Chiffres

1 – La comptabilité énergétique

2 – Du côté du consommateur final

3 – De l’énergie primaire à l’énergie finale

4 – La place des énergies renouvelables dans les bilans

Les énergies renouvelables

5 – De quoi s’agit-il ?

6 – Le potentiel des filières renouvelables

7 – A quel rythme peut-on raisonnablement mettre en oeuvre ces potentiels ?

8 – Les énergies renouvelables et les émissions de gaz à effet
de serre

Prospective, stratégie

9 – Les énergies renouvelables dans les exercices de prévision
et de prospective

10 – Les engagements de l’Europe et de la France en termes
d’énergies renouvelables à l’horizon 2020.

Repères : Les filières renouvelables

/A – L’électricité/

11 – La grande hydraulique

12 – La petite hydraulique

13 – Le photovoltaïque

14 – Le solaire thermodynamique ou thermique à concentration

15 – L’éolien

16 – L’énergie des vagues

17 – Les marémotrices et les hydroliennes

18 – L’énergie thermique des mers

19 – L’électricité géothermique Haute température

20 – Le tableau de comparaison des filières électriques renouvelables

/B – La chaleur, les combustibles, les carburants/

21 – Le solaire passif

22 – Les pompes à chaleur (PAC)

23 – La production de chaleur géothermique

24 – Le solaire thermique basse température (BT)

25 – La biomasse combustible

26 – Les agrocarburants de première génération

27 – Les agrocarburants de deuxième génération

28 – Le biogaz (décharge et méthanisation)

Trois projets pour relancer la consommation de fruits et légumes

Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, a réuni l’ensemble de la filière fruits et légumes afin d’étudier les différentes actions possibles pour augmenter la consommation de fruits et légumes.

Cette réunion fait suite aux résultats des travaux de l’INRA qui ont montré que la consommation de fruits et légumes était insuffisante en France par rapport aux recommandations du Plan national nutrition santé (PNNS) de 5 fruits et légumes par jour correspondant à 400g. Les français ne consomment en moyenne que 350 grammes et le déficit est particulièrement important pour les jeunes et pour les personnes de milieux défavorisés ce qui constitue aux yeux de Michel Barnier une « injustice alimentaire ».

Michel Barnier et l’ensemble de la filière sont convenus de travailler sur trois projets:

– La distribution à la rentrée 2008 de fruits dans les écoles maternelles et primaires : un cahier des charges va être rédigé d’ici fin janvier pour lancement d’un appel à projet auprès des communes intéressées
– L’expérimentation à la rentrée 2008 de mise en place de distributeurs automatiques de fruits et légumes dans des lycées agricoles
– La mise en place d’une charte de promotion des fruits et légumes de saison et de proximité

Ces projets vont dans le sens des propositions émises mardi 4 décembre par six associations, dont l’UFC-Que Choisir, l’Association Française des diabétiques (AFD), les associations de restauration collective ANDERM et CCC, ainsi que les associations de parents d’élèves PEEP et FCPE. Celles-ci demandent notamment un doublement de l’aide publique pour améliorer l’attractivité des fruits et légumes.

Le pessimisme gagne la Conférence de Bali sur le Climat

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La conférence internationale des Nations unies réunie depuis le 3 décembre à Bali a pour mission de lancer des négociations afin de parvenir d’ici fin 2009 à un nouveau traité élargissant les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par le protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Après des signes encourageants tels que la décision d’une commission du Sénat américain de réduire les émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis ou encore la ratification du protocole de Kyoto, lundi dernier, par le nouveau gouvernement australien, rien ne va plus. Les participants à la conférence de Bali sur le climat sont de plus en plus pessimistes sur les chances de voir les pays en développement accepter de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre.

Baromètre Mondial de la Corruption 2007

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Les familles démunies sont les plus touchées par les demandes de pots-de-vin dans les pays développés comme dans les pays en développement, d’après le Baromètre mondial de la Corruption 2007 réalisé par Transparency International. Le sondage, publié à l’occasion de la Journée internationale contre la Corruption du 9 décembre, montre également que les citoyens de tous les pays du monde continuent de considérer partis politiques et parlements comme les institutions les plus touchées par la corruption.

Investissements pour un développement propre au Sud : le WWF attend des améliorations à Bali

Alors que les gouvernements sont réunis à Bali pour discuter de l’avenir du Protocole de Kyoto, le WWF souligne dans un nouveau rapport que 20 % des crédits vendus dans le cadre du Mécanisme de Développement Propre (MDP) manquent d’intégrité environnementale.

Mis au point par le Protocole de Kyoto, le MDP permet aux pays industrialisés d’atteindre plus facilement leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Plutôt que de réduire leurs propres émissions, ils peuvent financer des projets de réduction des émissions dans les pays en voie de développement. Ces projets génèrent des crédits d’émission qui sont autant de réduction d’émissions que les pays industrialisés n’auront pas à faire.

Pour assurer la logique du MDP, ces projets doivent être additionnels : c’est grâce au financement des pays industrialisés qu’ils sont réalisés.
«Financer une centrale électrique pour qu’elle soit alimentée par de la biomasse et non par du charbon n’a pas de sens si, de toute façon, c’est de la biomasse qui devait être utilisée. Cela n’apporte aucune réduction d’émission », explique Damien DEMAILLY, responsable climat au WWF-France.

Or, le nouveau rapport du WWF précise que 20 % des réductions d’émissions du MDP auraient de toute façon été réalisées même sans le financement des pays industrialisés. De plus, le rapport montre que la contribution du MDP au développement durable- condition imposée par le Protocole de Kyoto – est faible.

Pour Serge Orru, Directeur Général du WWF-France, « les lacunes du MDP bénéficient à ceux qui développent ces mauvais projets, mais aussi aux pays industrialisés. Plutôt que de réduire leurs émissions, ils peuvent financer des projets à bas coût dont la qualité environnementale est plus que suspecte. Au final, le grand perdant c’est le climat ». Sur la base de ce rapport, le WWF suggère une série d’améliorations que le Comité Exécutif du MDP devrait mettre en oeuvre afin de renforcer la crédibilité du MDP : renforcer les méthodologies
de projet, augmenter la fréquence des contrôles et exiger d’avantage de transparence des organisations chargées des vérifications.

Pour le Dr Stephan Singer, responsable au WWF de l’Unité Européenne sur le Climat et l’Energie, « l’ONU doit garantir que les projets MDP soient vraiment bénéfiques à l’environnement en étant additionnels. Les Gouvernements qui négocient à Bali l’avenir du Protocole de Kyoto doivent agir pour que le MDP conserve tout son potentiel et demeure un mécanisme central au-delà de 2012 ».

Depuis le lancement de son système d’échange de quotas en 2005, l’Union Européenne est le plus vaste marché du carbone dans le monde. « En tant que plus gros acheteur, elle doit s’assurer que le MDP dégage de réels bénéfices pour le climat et le développement durable » ajoute Singer. « Dans le même temps, d’importantes réductions d’émissions doivent être effectuées au sein même de l’Union Européenne. Cela afin de créer la nouvelle économie sobre en carbone dont nous avons besoin pour limiter le réchauffement climatique sous la barre des 2°C. L’utilisation des crédits MDP doit venir en appoint des efforts domestiques ».

Source : communiqué de presse du WWF du 7 décembre
Crédit photo : WWF Indonesia – Saipul Siagian

Qu’est ce qui est illégal ? Planter des arbres ou piller des forêts ?

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2007, les Amis de la Terre ont planté illégalement des arbres dans les rues de Paris pour dénoncer le fait qu’en réalisant cette action symbolique, ils risquaient plus que les entreprises qui importent, chaque jour, du bois coupé illégalement.

Gilles Clément, une Écologie Humaniste

Pour la deuxième année, l’Alliance pour la Planète et le Festival du Livre et de la Presse d’Ecologie ont organisé leur prix littéraire. Le jury de l’Alliance pour la Planète a choisi de remettre son prix à : Gilles Clément et Louisa Jones pour leur ouvrage Une Écologie Humaniste paru aux Editions Aubanel. « En choisissant le travail de Gilles Clément et Louisa Jones, l’Alliance pour la Planète a parfaitement répondu à deux des objectifs qui ont été à l’origine de la création de ce prix littéraire : développer la sensibilisation du grand public à l’écologie et surtout réfléchir aux solutions alternatives et pratiques » déclare Jacques Thomas, président du Festival du Livre et de la Presse d’Ecologie.

OGM : pas de moratoire mais une Haute autorité

Pendant le Grenelle de l’Environnement, le statut des organismes génétiquement modifiés (OGM) avait été étudié par une formation intergroupes : reprises par la table ronde finale, les conclusions de son rapport sont désormais mises en œuvre partiellement par le Gouvernement. Deux décrets, créant un comité de préfiguration d’une Haute autorité sur les organismes génétiquements modifiés (OGM) et suspendant la vente et l’utilisation du seul OGM cultivé en France, le Mon 810, seulement jusqu’au 9 février 2008, ont été publiés jeudi au Journal officiel. Très loin des mesures proposées par les ONG, le Gouvernement ménage la FNSEA …

Le Bonus-Malus va-t-il changer les choses ? Faites vous votre propre opinion en consultant Topten…

Sur leur site Topten, le WWF-France et la CLCV actualisent le classement des voitures les plus performantes en matière d’environnement et
prennent déjà en compte le système de bonus-malus annoncé par le
gouvernement.

Développé par le WWF-France et le CLCV, le site Topten est un guide d’achat en ligne qui indique les produits les plus économes en énergie et les moins néfastes pour l’environnement. Il intègre des données sur les prix mais aussi sur les coûts d’utilisation liés à l’énergie. Pour les voitures, le site Topten étudie différentes catégories, de la petite citadine aux monospaces. Il indique les émissions de CO2 par kilomètre et le bonus dont pourront bénéficier les futurs acquéreurs. La différence de prix saura-t-elle faire pencher la balance en faveur de l’environnement ?

Topten donne également des informations et des conseils pour rendre notre mobilité plus durable.Avec Topten, l’évaluation de la performance environnementale d’une voiture ne se limite pas à ses émissions de CO2 mais intègre aussi les atteintes dues au bruit, aux oxydes d’azote ou encore aux particules fines. Topten classe non seulement les voitures mais aussi d’autres produits consommateurs d’énergie comme les lave-vaisselle, les réfrigérateurs ou les écrans d’ordinateur. Le 15 janvier, les véhicules utilitaires feront leur apparition sur un site Topten dédié aux produits pour les acheteurs publics.

Aviation et émissions de CO2 | Extrait de la Lettre Action Carbone N°3 – Décembre 2007

La démarche volontaire de compensation des passagers ou des opérateurs du secteur aérien n’est pas sans poser la question du rôle de ce secteur dans les émissions de gaz à effet de serre ainsi que des mesures à mettre en oeuvre pour le limiter.

La contribution des émissions aériennes au réchauffement de la planète serait d’environ 3 %. Depuis 1990, les émissions des vols internationaux en Europe ont augmenté de 87 % du fait de la forte croissance du trafi c. Malgré ce constat, le protocole de Kyoto n’intègre aujourd’hui que les émissions aériennes domestiques. Limiter les émissions qui pourraient représenter 5 % en 2050 ne pourra se faire qu’en comptant sur la conscience des voyageurs et voyagistes.

C’est pourquoi des initiatives émergent et des contraintes réglementaires se dessinent.
À partir de 2011, les vols transfrontaliers intra-européens entreront dans le cadre du marché européen d’échanges des quotas et il en sera de même pour les vols internationaux au départ ou à l’arrivée de l’Europe à partir de 2012. Les conditions de cette mise en application sont
encore en pourparler mais au début du mois de novembre, le Parlement européen a montré sa volonté d’aller encore plus loin que les propositions de la Commission en proposant une réduction de 10 % par rapport au niveau moyen des émissions sur la période 2004-2006.
Parallèment à ces projets européens, de plus en plus d’opérateurs d’aviation civile souhaite montrer au public leur engagement en renouvellant progressivement leur flotte d’avions et/ou en proposant aux passagers de compenser les émissions liées à leur trajet. C’est le cas bien sûr d’Air France, mais également de la branche KLM de l’avionneur. L’opérateur low-cost Easyjet a créé une fondation dédiée, et la compensation des émissions est directement inclue dans le processus de réservation du billet. Enfin, Virgin Atlantic propose à ses passagers
la compensation en plein vol, en même temps que la vente de produits duty-free !

Doit-on pour autant condamner les démarches de compensation volontaire en les jugeant symboliques ? Même si elles ne constituent qu’un premier pas, ces démarches ont au moins 2 mérites : informer sur le niveau d’émissions lié à ce type de transport, et donner un coût
environnemental aux vols aériens, un comportement aujourd’hui accessible à tous. Ces axes sont en totale cohérence avec diverses mesures proposées lors du Grenelle de l’environnement : rendre obligatoire l’affi chage des émissions de gaz à effet de serre des prestations de transport et surtout rétablir le vrai coût du transport aérien.

– Lire aussi : « action carbone : 1 an de lutte contre le changement climatique »

Une éco-pastille contre les voitures polluantes

La première mesure concrète du Grenelle de l’environnement, le système de bonus-malus sur les véhicules neufs selon leur niveau de pollution, a été lancée mercredi par le ministère de l’Ecologie.