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Rapport sur l’état des lieux de l’Écologie Industrielle et Territoriale (EIT) en France

Ce nouveau rapport sur l’état des lieux de l’Écologie Industrielle et Territoriale (EIT) en France est le fruit d’une collaboration entre l’ORÉE et l’ADEME. Il apporte une mise à jour complète du premier état des lieux, publié en 2020, et offre une vision globale et actualisée de l’évolution des démarches visant à optimiser les ressources sur les territoires par le partage, la mutualisation et la coopération entre acteurs économiques.

Niveaux de maturité des démarches analysées par région

En 2024, l’association ORÉE publie, en partenariat avec l’ADEME, un second état des lieux de l’Écologie Industrielle et Territoriale en France. Il fait suite à l’édition d’une précédente version parue en 2020. Il s’agit de bénéficier d’une vision globale des modes de fonctionnement des démarches d’EIT sur le territoire français en matière de gouvernance, de modèle économique et de résultats liés à ces projets et de formuler des recommandations pour développer l’EIT en France.

Existe-t-il à ce jour une structure locale pérenne qui porte la démarche ?

  • Les démarches sont majoritairement portées
    par une seule structure. Associations (31%) et collectivités (26%) en sont les représentants dominants.
  • 39% des démarches sont coportées1. Au total, 71 structures sont impliquées dans les
    25 démarches concernées par ce fonctionnement, soit 3 structures par démarche en moyenne.

Cette mission s’appuie sur l’analyse des données du référentiel de performances des démarches d’Écologie Industrielle et Territoriale (ELIPSE), lancé en décembre 2016 et mis à jour en 2022. Il permet aux animateurs de réaliser une auto-évaluation et un suivi de leur démarches grâce à 29 indicateurs évaluant les trois critères de pérennité énoncés précédemment (la gouvernance, le modèle économique et les activités mis en place).

Avez-vous défini un modèle économique permettant d’assurer et pérenniser l’animation de la démarche ?

À ce jour, 186 démarches sont recensées et actives sur la plateforme SYNAPSE. 71 d’entre elles constituent l’échantillon d’analyse pour l’état des lieux qui met en exergue quelques tendances sur la façon dont elles se déploient. À titre d’exemple, 96 % des projets évalués bénéficient du soutien politique d’un acteur local. La majorité des démarches sont portées par une collectivité ou une association.

Répartition des sources de financement de la démarche

Par ailleurs, la part de soutiens financiers régionaux (Régions, ADEME) reste majoritaire, représentant 43% du total des sources de financement des initiatives. Les plus matures d’entre elles bénéficient d’apports privés plus importants. En moyenne, les démarches mobilisent 1 équivalent temps-plein (ETP) pour 57 acteurs économiques.

De nouvelles opportunités de marché ont-elles été créées dans le cadre de la démarche EIT ?

70 % des démarches interrogées leur proposent plus de 10 rencontres par an. De nouveaux projets permettent également de créer de nouvelles activités sur le territoire confirmant l’intérêt d’intégrer l’EIT dans une politique de développement économique. Au-delà de données chiffrées, l’état des lieux comprend des retours d’expériences précieux pour illustrer le fonctionnement et les impacts des Démarches d’Écologie Industrielle et Territoriale (DEIT) françaises.

Quels services ont été mutualisés pour les entreprises/structures impliquées dans la démarche d’EIT ?

Les résultats de l’analyse des données d’ELIPSE ont permis de formuler des recommandations pour amplifier le développement de l’EIT dans les territoires et faciliter la pérennisation des projets, parmi lesquelles :

  • Coconstruire une stratégie nationale de l’EIT.
  • Renforcer l’animation du réseau SYNAPSE, réseau national des acteurs de l’EIT et développer les réseaux régionaux.
  • Poursuivre les travaux sur la pérennité des démarches d’EIT et des réseaux régionaux et reconduire l’analyse du déploiement de l’EIT en France.
  • Renforcer/valoriser l’offre de formations et acculturer tous les acteurs à l’EIT.
  • Développer le financement des démarches et des synergies en sensibilisant les financeurs et en renforçant l’identification et la mobilisation des dispositifs de financements.
  • Poursuivre l’animation et le développement du référentiel ELIPSE

Rapport complet sur l’Écologie Industrielle et Territoriale en France

L’Écologie Industrielle et Territoriale est une approche stratégique visant à optimiser les ressources sur les territoires par le partage, la mutualisation et la coopération entre acteurs économiques. Elle s’affirme aujourd’hui comme un levier essentiel de la transition écologique et économique.

Ce nouveau rapport analyse en profondeur les dynamiques actuelles de l’EIT, à travers des données récentes recueillies grâce au référentiel ELIPSE, l’outil d’auto-évaluation porté par ORÉE et soutenu par l’ADEME – qui permet aux animateurs de suivre les performances de leurs démarches à l’aide de 29 indicateurs spécifiques.

Le rapport recense 71 démarches d’EIT en France, fournissant ainsi un aperçu riche et détaillé des
initiatives en cours. Il présente également des retours d’expériences concrets qui illustrent les réussites
et les défis rencontrés dans la mise en œuvre de l’EIT au niveau local et régional. Parmi les points clés du
rapport :

  • Une analyse qualitative et quantitative des démarches, mettant en lumière leur fonctionnement en
    termes de gouvernance, de modèle économique et d’activités mises en place.
  • Des recommandations à destination des acteurs régionaux et nationaux pour encourager la
    pérennisation des initiatives d’EIT, favoriser leur déploiement et améliorer les outils d’évaluation,
    notamment le référentiel ELIPSE.

Ce document permet non seulement de dresser un panorama actuel de l’EIT en France, mais aussi de
fournir des pistes concrètes pour renforcer son impact dans les années à venir.

Depuis 2020 le nombre de démarches continue d’augmenter. Les résultats de cette étude montrent
qu’elles ont toujours besoin d’accompagnement au niveau national et régional pour pouvoir structurer leur Gouvernance, leur modèle économique et pérenniser leurs activités.

  1. Le coportage signifie que la démarche est portée par un minimum de deux
    structures différentes ↩︎

COP29 Climat : vers un réel engagement des États à sortir des énergies fossiles ?

Le dernier rapport de synthèse du GIEC est sans équivoque : le réchauffement de la température moyenne mondiale s’accélère et il est causé par les activités humaines. La transition est d’autant plus importante que le coût de l’inaction sera bien supérieur au coût de l’action : de 5 % à 20 % du PIB mondial contre 1 % si nous agissons dès maintenant. L’urgence écologique et économique d’agir pour le climat et la biodiversité, afin de limiter le réchauffement à +1,5°C grâce à la sortie progressive des énergies fossiles, sera-t’elle suffisante ? C’était tout l’enjeu de cette COP29 à Bakou en Azerbaïdjan : un échec ou décevant mis avec quelques avancées ?

Le dernier rapport de l’ONU Climat montre que les plans d’action climatique nationaux « sont loin de répondre aux besoins »

Déclaration de Simon Stiell, Secrétaire exécutif d’ONU Climat, à l’occasion de la publication du Rapport de synthèse sur les contributions déterminées au niveau national (CDN) 2024, le 28 octobre 2024

Synthèse de la COP29 par bonpote.com :
“un crachat aux visages des nations vulnérables”

La COP29 a eu lieu cette année en Azerbaïdjan, pays exportateur d’énergies fossiles et qui avait la lourde tâche de faire avancer les négociations climatiques dans un contexte international particulièrement tendu.

Dès le début de la COP, le président du pays hôte a déclaré “le pétrole et le gaz sont un cadeau de dieu”. Le même jour, l’équipe de négociation argentine était renvoyée chez elle par le président d’extrême droite climatosceptique Javier Milei, qui avait déjà déclaré que le changement climatique était “un mensonge socialiste”. Le ton était donné.

Thomas Wagner nous plonge dans les temps forts de la COP29, ou COP de la finance climatique, en analysant les principaux sujets évoqués : l’état mondial du climat, la finance climatique via le nouvel objectif collectif quantifié et les engagements des États, tout en démêlant le vrai du faux.


🔵 COP29 – Déclaration d’Agnès Pannier-Runacher

Ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques :

« L’accord de la COP29 adopté à Bakou est décevant. Il n’est pas à la hauteur des enjeux. Le texte sur la finance a été adopté dans un climat de confusion et contesté par plusieurs pays.

Il contient néanmoins plusieurs avancées :

  • Un triplement des financements climat pour les pays en développement, actuellement de 100Mds$ par an à 300Mds d’ici à 2035. Cet engagement vient s’ajouter à celui sur le triplement des énergies renouvelables d’ici 2030 et des capacités nucléaires d’ici 2050, pris à Dubaï l’année dernière. A cela s’ajoute un objectif global de financements climat, toutes sources confondues, de 1300 milliards de dollars, nécessaires pour accélérer la transition vers un monde sans énergies fossiles..
  • Un élargissement – limité – de la base des contributeurs aux pays émergents alors que la mobilisation de tous les grands émetteurs est essentielle.
  • Un accord historique, après 9 ans de négociations, sur un cadre de marché volontaire du carbone, avec une volonté de garantir une intégrité environnementale, pour permettre un vrai développement des marchés internationaux des crédits carbone.

En revanche, sur l’atténuation, aucun texte n’est adopté, ce qui envoie un message très négatif et marque un vrai échec pour cette COP29.

Les pays pétroliers bloquent l’accord pour un traité plastique contraignant

Les négociations autour d’un traité mondial contre la pollution plastique se sont achevées ce dimanche 1er décembre, sur un goût amer. Les 175 pays réunis à Busan, en Corée du Sud, ne sont pas parvenus à finaliser le texte dans les temps, ralentis par les pays pétroliers opposés à un accord contraignant. Les discussions sont repoussées à une date ultérieure. Par Florine Morestin – journaliste novethic.fr

Nos espoirs se portent désormais vers la COP30 qui sera présidée par le Brésil.

La France reste fortement engagée sur la solidarité avec les pays en développement, avec 7,2 Mds € de financements climat en 2023, dont de 2,8 Mds sur l’adaptation, soit près de 10% de la finance mondiale sur l’adaptation. Elle poursuit son action de réduction des émissions de gaz à effet de serre à un rythme trois fois plus élevé que dans les années 2010. La France continuera à être force de propositions, comme celles du pacte de Paris pour les peuples et la planète. »


"Selon le GIEC, entre 2011 et 2020, le climat mondial s’est déjà réchauffé de 1,1 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Entre 1901 et 2018, le niveau de la mer s’est élevé de 20 centimètres. Le recul des glaciers est sans précédent depuis au moins 2 000 ans. La concentration en gaz carbonique dans l’atmosphère est la plus élevée depuis au moins deux millions d’années. Voilà, en 2024, la réalité de l’urgence climatique. Les conséquences de cette urgence, elles sont déjà là. Les catastrophes naturelles se multiplient sur notre territoire à une fréquence inédite. Des forêts sont ravagées, des territoires intégralement inondés, des maisons dévastées. Le dérèglement climatique n’est pas une abstraction. Il affecte la production alimentaire, la santé humaine, les écosystèmes vitaux et aggrave d’autres crises planétaires telles que l’effondrement de la biodiversité et l’augmentation de la pollution de l’air et de l’eau. C’est pour cela que la lutte pour le climat et la biodiversité est le plus grand défi, le plus grand combat de notre siècle." 

Cette introduction d’Agnès Pannier-Runacher, Ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques, a le mérite de la clarté. C’est « dans ce contexte d’urgence que la COP28, à Dubaï l’année dernière, a permis des avancées historiques afin de limiter le réchauffement à +1,5°C avec l’appel à la sortie progressive des énergies fossiles. »


Objectif fixé pour la COP29

Nous avons tous le devoir moral d’éviter de dépasser +1,5 °C de réchauffement global. La fenêtre d’opportunité pour agir se referme et nous devons nous concentrer sur la nécessité d’investir aujourd’hui pour épargner demain. Notre priorité est de réduire nos émissions rapidement et durablement, dès maintenant pour maintenir les températures sous contrôle et rester en dessous de 1,5 degrés Celsius, tout en ne laissant personne à la traîne.

Traduction du texte sur la page d'accueil du site officiel de la COP29

Cette COP29 doit désormais encourager les états à mettre en œuvre leurs engagements, voire à en accroitre l’ambition et en accélérer la mise en œuvre car l’année 2024 devrait dépasser les +1,5°C de réchauffement et le dernier rapport de l’ONU Climat montre que les plans d’action climatique nationaux « sont loin de répondre aux besoins » selon Simon Stiell, Secrétaire exécutif d’ONU Climat, à l’occasion de la publication du Rapport de synthèse sur les contributions déterminées au niveau national (CDN) 2024, le 28 octobre 2024.


Renforcer l’ambition et permettre l’action

Le plan de la présidence de la COP29 repose sur deux piliers qui se renforcent mutuellement. Le premier pilier pour « renforcer l’ambition » combine des éléments clés pour que toutes les parties s’engagent à adopter des plans nationaux ambitieux et à faire preuve de transparence. Le deuxième pilier, l’« action », reflète le rôle critique du financement, un outil essentiel pour transformer l’ambition en action, réduire les émissions, s’adapter aux changements climatiques et faire face aux pertes et dommages.

Traduction du texte sur la page d'accueil du site officiel de la COP29

Avis du réseau international d’investisseurs FAIRR, leaders de l’analyse ESG des données dans le secteur alimentaire mondial

Pourquoi la COP29 est importante pour l’agriculture ?

L’impact de l’agriculture intensive est sous-estimé dans les efforts actuels de lutte contre le changement climatique, malgré son rôle essentiel dans la transition mondiale vers la neutralité carbone. Même si les émissions de combustibles fossiles étaient stoppées, les seules émissions du système alimentaire mondial pourraient entraîner une augmentation des températures mondiales de plus de 1,5°C. L’agriculture est le seul secteur ayant la capacité de séquestrer les émissions (par le biais du boisement ou de l’agroforesterie, par exemple) et est donc essentiel à l’objectif de zéro émission nette.    

FAIRR espère que les prochains rapports publiés à la COP29 :

  • Intégreront une approche « Une seule santé » ;
  • Accorderont également une place à la nature1 dans les objectifs mondiaux de lutte contre le changement climatique et pour la sécurité alimentaire ;  
  • Fourniront des éclaircissements sur le rôle que joue la diversification des protéines dans la lutte contre le changement climatique, la perte de biodiversité et la faim.

À propos de FAIRR

FAIRR est un réseau d’investisseurs, fondé par Jeremy Coller, dont les membres représentent 70 000 milliards de dollars d’actifs collectifs de soutien. FAIRR travaille avec les investisseurs institutionnels pour définir les questions ESG importantes liées aux systèmes d’élevage et de pisciculture intensifs et leur fournir les outils nécessaires pour intégrer ces informations dans leur gestion des actifs et leurs décisions d’investissement. Cela inclut l’indice Coller FAIRR Protein Producer (l’indice de producteurs de protéines), la première évaluation complète au monde des plus grandes entreprises de protéines animales sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance.


Deux priorités portées par la France à la COP29 :

  • Accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec un accord sur la sortie progressive des énergies fossiles.
  • Avancer sur le financement de la transition, en mobilisant des fonds publics et privés, avec une réforme du système de financement international pour soutenir les pays les plus vulnérables, qui sont les premières victimes du dérèglement climatique.

Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, la France agit au niveau international
en portant des ambitions fortes lors des COPs et souhaite contribuer à amplifier la coopération internationale en faveur de la transition écologique. La mobilisation française se concrétise au niveau national avec la Stratégie française pour l’énergie et le climat pour laquelle une concertation du grand public est prévue cet automne.

Durant cette COP29, la France est mobilisée pour travailler avec la communauté internationale sur les 7 questions suivantes :

  • 1. La sortie progressive des énergies fossiles : La France s’est engagée à sortir du charbon en 2027, du pétrole en 2045 et du gaz naturel en 2050.
  • 2. L’atténuation, c’est-à-dire la réduction des émissions de gaz à effet de serre : Les engagements des États en matière d’atténuation sont inscrits dans leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) où ils décrivent les mesures qu’ils vont prendre pour contribuer à l’objectif mondial de limiter le réchauffement planétaire à +1,5 °C. L’objectif européen d’atteindre la neutralité carbone en 2050 se traduit en France par la Stratégie nationale bas-carbone, présentée par le Gouvernement en novembre 2024.
  • 3. La finance climat : La COP15 de Copenhague a fixé un objectif collectif de 100 milliards de dollars par an dès 2020 pour soutenir l’action climatique dans les pays en développement, avec des mesures d’atténuation significatives et de transparence sur la mise en œuvre. Cet objectif a été dépassé en 2022, avec 115,9 milliards de dollars comptabilisés par l’OCDE. La définition d’un nouvel objectif de finance climat post-2025 (New collective quantified goal – NCQG) est l’un des enjeux majeurs de cette COP29.
  • 4. Le cadrage de la coopération en matière de marchés carbone : Le cadre des marchés carbone prévu par l’article 6 de l’Accord de Paris est le dernier élément de la COP21 dont les règles de mise en œuvre ne sont toujours pas finalisées. Il prévoit deux types de coopération :
    • Un cadre d’échange de résultats d’atténuation (Internationally Transferred Mitigation Outcomes ITMOs) entre Parties
    • Un mécanisme international de certification de projets de compensation fondé sur
      des critères alignés avec les objectifs à long-terme de l’Accord de Paris.
  • 5. L’opérationnalisation des arrangements financiers pour répondre aux pertes et préjudices : La COP28 a acté la création d’un fonds afin d’aider les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets néfastes du changement climatique à répondre aux pertes et préjudices subis. Aussi important que soit l’effort financier de la France et des autres pays développés, il ne pourra couvrir à lui seul l’ensemble des besoins croissants et l’élargissement des sources de financement, en provenance de tous pays, sources ou institutions ou à l’aide de mécanismes innovants, est impératif.
  • 6. L’adaptation au changement climatique : La COP28 a adopté un cadre de travail pour l’objectif mondial en matière d’adaptation (Global Goal on Adaptation), un objectif qualitatif concernant toutes les Parties, qui doit permettre d’accroître la résilience aux changements climatiques et de réduire la vulnérabilité. Avec la mise en consultation publique de son nouveau Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) en octobre 2024, la France confirme son avance dans la planification de l’adaptation.
  • 7. Le renforcement d’une politique climatique inclusive : La France promeut une action climatique inclusive, fondée sur les droits humains et l’équité intergénérationnelle, avec une attention particulière aux préoccupations et aux idées de la jeunesse. A la COP29, elle veut renforcer la participation pleine et égale des femmes à la prise de décision sur le climat et veiller à l’intégration des enjeux de genre dans l’action climatique mondiale.

Processus inclusif pour des résultats inclusifs

La présidence de la COP29 est à l’écoute d’un large éventail de parties prenantes internationales. Elle s’efforce de faire en sorte que les voix de tous soient entendues et que toutes les perspectives soient prises en considération et incluses afin d’obtenir des résultats inclusifs basés sur des solutions partagées. Nous avons bon espoir qu’ensemble nous puissions faire de réels progrès.

Traduction du texte sur la page d'accueil du site officiel de la COP29

Adopté le 12 décembre 2015 lors de la COP21, l’Accord de Paris porte un but collectif ambitieux : celui de contenir la hausse des températures bien en deçà de +2 °C et de s’efforcer de la limiter à +1,5 °C. Il vise aussi à accroître les capacités d’adaptation au changement climatique et à rendre les flux financiers compatibles avec ces objectifs. C’est un accord dynamique qui organise le rehaussement progressif des engagements des pays tous les 5 ans. C’est aussi un accord juste et solidaire qui prévoit un soutien aux pays en développement pour les aider à mettre en œuvre leurs engagements. L’intégralité de ses règles d’application est désormais opérationnelle, hormis les derniers détails concernant les mécanismes de marché carbone (article 6). Par ailleurs, les États membres de l’ONU ont adopté, en 2015, le programme de développement durable à l’horizon 2030, intitulé Agenda 2030. Ce plan d’action fixe 17 objectifs de développement durable qui proposent une feuille de route détaillée et universelle afin d’assurer une transition écologique et solidaire de notre monde à l’horizon 2030.


Les initiatives de transition énergétique verte de l’Azerbaidjan

L’Azerbaïdjan s’est engagé à développer son potentiel d’énergie renouvelable, qui constitue une partie importante du plan du pays pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2050.

Le pays a l’intention de porter sa capacité à porter la capacité des énergies renouvelables à 30 % d’ici 2030 pour diversifier son système énergétique existant et devenir un leader dans le domaine de l’énergie verte.

L’Azerbaïdjan s’est engagé à montrer l’exemple et à actualiser ses objectifs nationaux dans sa prochaine contribution.

Traduction du texte sur la page d'accueil du site officiel de la COP29

LE PACTE DE PARIS
POUR LES PEUPLES ET LA PLANÈTE (4P)

Forgé lors du Sommet de Paris pour un Nouveau Pacte financier mondial en juin dernier, le Pacte de Paris pour les peuples et la planète (4P) établit quatre grands principes pour une politique de financement international plus efficace en soutien des États vulnérables face aux crises et aux enjeux de transition climatique.

  • 1- Aucun pays ne devrait avoir à choisir entre son développement et la préservation de la planète.
  • 2 – Chaque pays est libre d’adopter une stratégie de transition qui lui est propre pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.
  • 3 – Un choc de financements publics est nécessaire pour lutter tout à la fois contre la pauvreté et pour la préservation de la planète.
  • 4 – Les financements privés doivent être réorientés et mobilisés massivement en soutien de ces objectifs.

Sur la base de ce consensus politique, une communauté d’États s’est réunie autour de l’objectif d’une réforme ambitieuse de l’architecture financière internationale, afin de dégager rapidement les financements nécessaires pour lutter efficacement contre le changement climatique et la pauvreté.

Le Pacte de Paris recueille désormais le soutien de 57 États sur l’ensemble des continents, pays développés et en développement, petits états insulaires et grosses économies émergentes.

Solidarité pour un monde vert

COP 29 à Bakou en Azerbaïdjan du 11 au 22 Novembre 2024

Dossier COP29

  1. Notamment ceux de la Déclaration des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres ↩︎

L’économie circulaire et numérique pour connecter les initiatives franciliennes


ORÉE et le Comité francilien de l’économie circulaire ont édité un livret « Économie circulaire et numérique : connecter les initiatives franciliennes » qui identifie en Île-de-France, où se concentrent de nombreuses entreprises du secteur du numérique, diverses initiatives qui émergent pour aligner ce domaine sur les enjeux environnementaux.

Les 7 piliers de l’économie circulaire

Le numérique, désormais omniprésent dans nos vies, transforme profondément nos modes de communication, de travail et de consommation. Cependant, cette expansion rapide a des répercussions environnementales importantes.

Le cycle de vie des équipements numériques

Convaincu que l’économie circulaire et le numérique peuvent se renforcer mutuellement pour accélérer la transition écologique, le Comité francilien de l’économie circulaire a souhaité mettre en lumière des exemples concrets d’initiatives du territoire.

Ces initiatives illustrent d’une part comment le secteur numérique adopte des pratiques d’économie circulaire, et d’autre part comment les outils numériques facilitent des démarches d’économie circulaire. 

10 initiatives

Chaque initiative comporte une fiche d’identité avec les éléments clés ayant permis de développer le déploiement de l’économie circulaire au sein de la structure.


Ce livret a été réalisé par ORÉE avec le soutien de l’ADEME, la DRIEAT, la Métropole du Grand Paris et la Région Île-de-France.

Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales

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Le 17 décembre 2018, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (DDP). Le résultat de 20 ans de travail du mouvement international des paysan.ne.s La Via Campesina (LVC), en collaboration avec d’autres mouvements ruraux et organisations de la société civile et avec le soutien de partenaires, dont le CETIM, FIAN International et l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève (l’Académie). Depuis Septembre 2024, Défendre les droits des paysan.nes s’est doté d’un groupe de travail de l’ONU pour rendre accessible à tous et toutes, ses publications, explications et solutions pour collaborer.

Faire vivre la Déclaration

Dès l’adoption de la Déclaration sur les droits des paysans (DDP), il a été clair qu’une nouvelle lutte s’ouvrait pour sa mise en œuvre, avec un outil commun à créer. Depuis 2018, les expériences des pays prcurseurs doivent être partagées afin d’en inspirer d’autres. Le site Défendre les droits des paysan.nes a été créé dans ce but, comme un lieu d’échanges et de connaissances pour les luttes en faveur des droits des paysan.ne.s.

Un outil pour et par tou.te.s

Ce site s’adresse à tous les publics : organisations de paysan.ne.s et autres organisations rurales, élu.e.s, organismes publics chargés d’agriculture, d’alimentation ou de droits humains, organisations de défense des droits humains, de l’environnement et des terres et autres organisations de la société civile, chercheur.euse.s, avocat.e.s, magistrat.e.s, professeur.e.s et étudiant.e.s.

Toute personne ou collectif souhaitant œuvrer à la réalisation des droits des paysan.ne.s pourra y trouver une source d’inspiration.

Ce site évoluera et s’étoffera grâce aux contributions de toutes les personnes qui souhaitent s’engager. Toutes les idées, propositions et exemples de pratiques, luttes, réussites et même échecs sont les bienvenus.

5 objectifs pour un site !

01. Proposer une plateforme d’information et de formation sur la DDP

Ce site a pour vocation de rassembler les connaissances sur la DDP et de les mettre à disposition de toute personne intéressée1. C’est aussi l’histoire de la lutte pour l’obtention de la DDP que ce site propose de faire connaître.

Du matériel de formation est rassemblé sur ce site pour être largement disponible.

02. Recueillir et diffuser les avancées législatives et les cas juridiques

Depuis son adoption, certains pays ont changé leur constitution et leur lois pour y intégrer les droits de la DDP. Des tribunaux ont commencé à utiliser la DDP pour protéger les droits des paysan.e.s, créant ainsi d’importantes jurisprudences.

Ce site collecte les exemples existants grâce à un travail de veille et à la contribution directe des personnes et organisations impliquées dans les luttes paysannes, pour servir de modèle et d’inspiration.

03. Partager les stratégies de lutte pour l’obtention des droits consacrés dans la DDP

Pour obtenir la mise en œuvre de la DDP, les organisations paysannes et leurs alliés ont développé différentes stratégies et méthodes. Du plaidoyer auprès d’institutions à la publication de tribunes ou à l’organisation de marches, toutes stratégies contribuent à renforcer les droits des paysan.ne.s. Ce site propose de partager ces stratégies et de mettre en avant toutes les luttes pour la mise en œuvre de la DDP.

04. Assurer l’articulation entre les différentes organisations et mouvements

Ce site crée des collaborations entre les différentes organisations et mouvements qui soutiennent la mise en œuvre de la DDP. Toutes ces organisations et mouvements se soutiennent et se rencontrent à travers des luttes et des événements communs.

05. Relier la DDP à d’autres instruments internationaux

Ce site vise à promouvoir le renforcement mutuel entre la DDP et les autres instruments internationaux pertinents, adoptés par les organes de l’ONU de protection des droits humains, la FAO, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale, l’Organisation internationale du travail, ainsi que le cadre de l’Accord de Paris, la Convention sur la diversité biologique et la Convention sur la lutte contra le désertification.

La pêche et le droit à l’alimentation dans le contexte des changements climatiques

Rapport du rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Michael Fakhri. Il souligne les défis auxquels sont confrontés les petit.es pêcheur.euses dans le contexte de la crise climatique. Il appelle les États à prendre des mesures urgentes pour protéger les droits des petit.es pêcheur.euses, des travailleur.euses de la pêche et des peuples autochtones, tout en préservant la biodiversité des écosystèmes aquatiques, face à un système dominant qui favorise la pêche industrielle à grande échelle. Ce rapport a été résumé dans un article, rédigé pour Defending Peasants’ Rights, qui souligne comment le rapporteur spécial utilise l’UNDROP et la présente comme un outil essentiel pour les droits des pêcheur.euses.

Travaux de la FAO sur les thèmes de l’UNDROP

Cette publication répertorie les nombreux travaux de la FAO sur six thèmes clés de lUNDROP :

  1. l’agriculture familiale ;
  2. la jeunesse et l’égalité de genre ;
  3. le droit à un revenu et à des moyens de subsistance décents ;
  4. le droit à la terre et aux autres ressources naturelles ;
  5. le droit aux semences et à la biodiversité ;
  6. le droit à une alimentation adéquate.

Il peut être utile aux décideurs politiques, aux praticiens et à la société civile pour promouvoir la mise en œuvre de l’UNDROP et favoriser le développement durable.

C’est en connectant ces instruments qu’il devient possible de créer un droit international cohérent et protecteur des droits des paysan.ne.s.

Déclaration des Nations unies
sur les droits des paysans
Version illustrée par La Via Campesina

Vers une reconnaissance internationale de la composante environnementale de la paysannerie – Les voies de la Convention sur la diversité biologique.

Par Carlos Olaya, Carlos Duarte, Rodrigo Uprimny and Carlos Quesada octobre 11, 2024

Note des auteurs

Cet article vise à proposer trois idées pour reconnaître la « dimension environnementale de la paysannerie » dans le droit international de l’environnement, en prenant l’exemple de la Convention sur la diversité biologique. Nous nous référons à un concept utilisé par la Constitution colombienne pour indiquer le devoir de prendre en compte la relation entre les paysans et la nature dans les décisions qui les affectent.

A l’occasion de de la COP16, de nombreuses organisations paysannes, environnementales et de défense des droits humains se sont engagées à réfléchir à la manière d’articuler le monde afin d’harmoniser la protection de l’environnement avec le mode de vie paysan. Sur cette voie, la Colombie a adopté une réforme constitutionnelle qui envisage le devoir de « reconnaître la dimension environnementale de la paysannerie » ; une décision que nous voulons montrer en exemple au monde.

“On nourrit le monde !” |
Un livre illustré pour défendre l’agriculture paysanne

  1. Ces connaissances peuvent venir des organisations paysannes, de la recherche académique, des organisations de défense des droits humains et encore de bien d’autres personnes ou collectifs. ↩︎

Textile et fast-Fashion : Pour en découdre avec la surproduction

Pendant les soldes d’hiver, les Amis de la Terre France mettent en lumière la course effrénée de l’industrie textile – responsable d’environ 10% des émissions mondiales de CO2 – à toujours plus produire et donc toujours plus détruire. Dans un décryptage, ils dressent le constat d’une offre de textile largement supérieure à la demande et de niveaux de production dépassant les limites planétaires et les normes sociales. Recommandations et chiffres à l’appui, ils invitent les décideurs à prendre enfin des mesures efficaces pour encadrer ce phénomène de surproduction.

Mise à jour 2026 avec le point de vue du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan « Fast-fashion : un remède en trompe l’œil au problème du pouvoir d’achat » et le guide 2024 de l’Ademe « Tout comprendre : les impacts de la mode et de la fast-fashion« 

Comment accélérer la transition écologique et sociale grâce aux communautés ?

“(Re)faire tribu” est la newsletter mensuelle d’Hugo, 24 ans, parti découvrir l’art de faire communauté. Tous les mois, il nous partage des pépites pour cultiver sa communauté : principes pour animer votre communauté ; outils pour les mettre en place ; retours d’expérience de communautés inspirantes et quelques ressources qui vous reboostent et nous montrent toute la puissance du collectif.

UNE EXPLORATION
pour étudier comment APPRENDRE ENSEMBLE
à cultiver une société écologique et sociale

(Re)Faire Tribu :
une newsletter pour explorer l’art de faire communauté

Après un an d’immersions dans une diversité de collectifs en Europe, Hugo a ressenti le besoin de partager ses apprentissages au travers d’un contenu pratique et clé en main. Son objectif : partager les découvertes de ses explorations (passées et présentes) pour se réapproprier l’art de faire communauté.

A 23 ans, il fait le bilan de ses 5 dernières années d’engagement au sein d’initiatives écologiques et sociales. En 5 ans, il a testé différents leviers :

  • Académique en coordonnant des coalitions nationales pour la transition de l’enseignement supérieur ;
  • Économique en découvrant les rouages de l’Économie Sociale et Solidaire (avec les équipes de Share it et Ticket for Change) ;
  • Politique en menant des plaidoyers en France et en Europe (avec les Grandes Écoles de la Transition ou Up for Europe).

Le point commun de ces initiatives : elles reposent toutes sur des communautés. Après avoir épluché des centaines de ressources et rencontré de nombreux experts, voici ce qu’il écrit dans son carnet en octobre 2021 :

Nous vivons dans un monde en pleine mutation qui n’a jamais été aussi mouvant et incertain. Dans ce monde, nous devons faire face à de nombreuses crises qu’elles soient écologiques, sociales ou technologiques.

Ces crises nous demandent des transformations toutes aussi rapides que profondes. Tant à l’échelle collective qu’individuelle.

La force des communautés est de lier ces transformations :

À l’échelle de l’individu : l’émulation collective peut devenir un déclencheur puis un catalyseur de transformations intérieures profondes.

À l’échelle du collectif : leurs impulsions peuvent mettre en mouvement des milliers de citoyens et de citoyennes.

Pour reprendre les mots de Rob Hopkins, fondateur du mouvement des Villes en Transition :

« Si nous attendons le bon vouloir des gouvernements, il sera trop tard. Si nous agissons en qualité d’individus, ce sera trop peu. Mais si nous agissons en tant que communautés, il se peut que ce soit juste assez, juste à temps. »

Rob Hopkins

Les communautés sont d’incroyables leviers pour répondre aux enjeux de demain. Mais comprendre la puissance des communautés est une chose. Savoir comment les cultiver en est une autre. Hugo a pris le temps pendant un an d’aller explorer leurs secrets :

  • Comment cultiver l’art de faire ensemble dans une société qui nous pousse vers toujours plus d’individualisme ?
  • Comment favoriser l’engagement dans les communautés alors que 46% d’entre elles éprouvent des difficultés à impliquer ses membres dans le temps ?

Refaire tribu présente 10 principes essentiels pour animer un collectif

Principe 1 : Remplir une mission pour tendre vers une vision

Pour nous rassembler, nous avons besoin d’une vision commune. Cette vision, c’est l’horizon de votre communauté. Celle pour laquelle vos membres ont décidé de se réunir. Elle est la promesse d’un monde qu’ils veulent voir advenir.

Mais avoir une vision n’est pas suffisant, pour embarquer ses membres vers une direction commune, il faut définir comment y parvenir. C’est la mission de la communauté. Sa raison d’être.

Si la vision donne la direction, la mission trace le chemin.

Sans vision, pas de raison de se rassembler. Sans mission, pas de moyen d’avancer.

LA VISION 🔭

La vision décrit l’idéal vers lequel le collectif aspire à progresser. Elle est souvent inspirante, motivante et représente une image du futur souhaité. Elle permet de savoir pourquoi les membres se rassemblent et ainsi maintenir leur motivation dans le temps.

👉 La vision répond à la question : « Quel est le monde idéal que nous voulons réaliser ? »

LA MISSION 🎯

La mission est la raison d’être du collectif. Pour reprendre la définition de l’Institut des futurs souhaitables : “C’est l’expression de ce qui est vivant en nous à un instant présent pour nous guider vers un futur possible et désirable”.

Elle indique ce que le collectif fait au quotidien pour progresser vers sa vision.

👉 La mission répond à la question : « Que faisons nous concrètement pour atteindre notre vision ? »

Principe 2 : Incarner sa vision du monde.

La meilleure manière de faire advenir votre vision du monde est de l’incarner.

Ce que disait Gandhi pour les individus est tout aussi vrai à l’échelle d’une communauté :

“Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”.

Au travers de votre communauté, c’est tout un monde que vous pouvez créer, tout un art de vivre que vous pouvez transmettre.

4 étapes peuvent nous guider vers ce chemin.

#1 – Définir ses valeurs

La culture d’un collectif repose avant tout sur des valeurs communes. C’est ce qui définit l’âme de votre communauté.

#2 – Diffuser ses valeurs dans toutes les dimensions de sa communauté

Les valeurs ne sont que des mots si elles ne sont pas incarnées.

#3 – Créer sa propre culture

L’identité d’une communauté ne repose pas uniquement sur des valeurs. C’est toute une culture qu’il faut créer, un ensemble de traits distinctifs qui vont donner de la teneur à vos valeurs.

#4 – Développer un sentiment d’appartenance

Si vos membres se rassemblent autour de la vision et de la mission de votre communauté, ils y restent pour l’aventure collective que vous leur ferez vivre.

Comment transmettre toutes les dimensions de sa culture de manière authentique à ses nouveaux membres ? Afin d’y répondre, nous pouvons nous inspirer d’une méthode ancestrale : Les rites initiatiques”.

Principe 3 : Écouter ses membres pour guider sa communauté.

La plupart des projets reposent aujourd’hui sur des communautés :

  • La Fresque du Climat sensibilise aux enjeux environnementaux grâce à plus de 35 000 animateurs à travers le monde.
  • Les Collectifs rassemblent des salariés engagés pour transformer les entreprises de l’intérieur.
  • Le logiciel libre Linux (un des systèmes d’exploitation les plus utilisés au monde) se déploie grâce à la contribution de milliers de développeurs et d’une communauté d’ambassadeurs qui ne cesse de grandir.

💎 Définir sa proposition de valeur

Cet équilibre entre le projet et la communauté est défini par ce que l’on appelle dans le “business game” : la proposition de valeur. Concrètement, c’est la promesse que vous faites à vos membres.
Elle répond à la question : Qu’est-ce que votre communauté apporte à vos membres ?

Votre proposition de valeur se situe à l’intersection entre :

  • Les objectifs de vos membres : Qu’est-ce que vos membres viennent chercher au sein de votre communauté ?
  • Les objectifs de la communauté : Qu’est-ce que vous (en tant que responsable de communauté/organisation) attendez de votre communauté ?

🎯 Objectif de la communauté : le modèle SPACES

Votre communauté est un formidable moyen de développer votre impact. Le secret est de l’intégrer au centre de votre stratégie. Vous pouvez pour cela vous inspirer du modèle SPACES. Développé par CMX, il a initialement été conçu pour les entreprises, mais peut facilement être transposé dans toutes les autres sphères. Il repose sur 6 domaines :

  • S – SUPPORT : Vos membres aident les personnes extérieures à s’approprier votre projet et résoudre ses problèmes.
    —> Ex : la communauté du Plongeoir apporte des relectures aux articles de Guillaume et vient préciser certaines informations.
  • P – PRODUCT / INNOVATION : Votre communauté partage ses idées et ses retours d’expériences afin d’améliorer en continu votre projet.
    —> Ex : la communauté Decathlon teste les produits en avant-première afin d’apporter des améliorations.
  • A – ACQUISITION : Faire de vos membres des ambassadeurs qui vont promouvoir vos initiatives.
    —> Ex : Team for the Planet mobilise régulièrement ses membres pour des grandes campagnes de communication.
  • C – CONTRIBUTION : Demander à vos membres de contribuer directement à votre mission.
    —> Ex : Blablacar développe la pratique du co-voiturage en rassemblant une grande communauté de covoitureurs.
  • E – ENGAGEMENT : Renforcer le sentiment d’appartenance de vos membres en nourrissant la vision et la culture de la communauté.
    —> Ex : Le média Vert organise des apéros trimestriels pour rassembler sa communauté autour de l’importance des médias alternatifs.
  • S – SUCCESS : Aider les autres membres à atteindre leurs objectifs grâce à l’entraide et le partage des bonnes pratiques.
    —> Ex : la communauté Doctolib aide les professionnels de la santé à prendre en main le logiciel et leur proposer des nouvelles solutions pour les aider dans l’exercice de leur métier.

🙋 Objectif des membres : Être à l’écoute de sa communauté

Principe 4 : Définir ses frontières pour construire des ponts.

“Une communauté doit toujours être ouverte pour y accueillir une diversité de membres”.

C’est cependant en définissant des frontières qu’on accède à une forme de diversité. Dans toutes les communautés, une frontière (physique ou symbolique) délimite l’intérieur de l’extérieur venant nourrir un sentiment d’appartenance essentiel. Le fameux “j’en fais partie”.

Cette membrane permet d’atteindre 2 objectifs vitaux pour un collectif :

  1. Rassembler les personnes qui pourront pleinement s’émanciper dans votre communauté.
  2. Délimiter les espaces de coopération avec les autres collectifs.

🤝 Le NOUS se construit AUTOUR d’un EUX.

🚨 Il ne faut pas confondre : se distinguer et s’isoler. 🚨

De plus en plus de collectifs nous montrent l’exemple :

Si tout le monde est la famille, personne n’est véritablement la famille.

👉 Comment définir la membrane de sa communauté ?

Principe 5 : Soigner l’accueil.

L’accueil est la quintessence d’une communauté.

Mais pourquoi l’accueil est-il si important ?

✨ FAIRE BONNE IMPRESSION

Ce sont les premiers moments d’une expérience qui en déterminent souvent l’issue. Une première impression qui nous donnera envie de continuer l’aventure ou au contraire de passer notre chemin.

🤝 POSER LES BASES D’UNE RELATION

Être dans un collectif n’est pas qu’une expérience que l’on vit, c’est une relation que l’on noue.
Plus qu’un simple accueil, c’est une 1° rencontre. Une rencontre entre une personne et un collectif.
Une rencontre entre cette personne et les membres de ce collectif.

La sécurité, c’est la base de l’accueil !

Copyright (c) 2022 The Studio

La confiance car sans confiance, il ne peut y avoir de coopération.

écouter c’est permettre à l’autre d’exister

Le psychiatre français Christophe André

Une première rencontre fait naître les premiers liens de confiance qui viennent se propager à l’ensemble de la communauté.

💡 4 CONSEILS POUR UN ACCUEIL RÉUSSI

1️⃣ PRENDRE SES MEMBRES PAR LA MAIN

2️⃣ RÉVÉLER SA COMMUNAUTÉ EN LA CARTOGRAPHIANT

3️⃣ CRÉER DES PREMIERS LIENS AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ

4️⃣ MARQUER LE COUP

Principe 6 : Alimenter la flamme de l’engagement.

Une communauté ne vit qu’au travers de l’engagement de ses membres.

Les 2 piliers de l’engagement, dans toutes les communautés étudiées :

  1. La motivation intérieure
  2. La reconnaissance extérieure

Ne pas valoriser que le FAIRE
mais aussi l’ÊTRE.

🤔 Mais comment valoriser les membres de sa communauté ?

La théorie des 5 langages de l’amour de l’américain Gary Chapman nous apprend que nous avons tous des manières différentes d’exprimer et de recevoir de l’amour (et donc par extension de la reconnaissance). Il en distingue cinq :

  • les paroles valorisantes (dire « merci pour …”),
  • les actes de service (faire une faveur),
  • les cadeaux (offrir un présent),
  • le temps de qualité (passer du temps ensemble),
  • et le contact physique (une main sur l’épaule).

Pour se sentir valorisé, il est important de comprendre et de parler le langage de l’amour préféré de l’autre. C’est un peu comme apprendre à dire « merci » dans la langue que l’autre comprend le mieux !

💡 3 CONSEILS POUR ENGAGER SES MEMBRES

1️⃣ CRÉER DES ESPACES POUR AFFIRMER SON ENGAGEMENT

2️⃣ PERMETTRE DIFFÉRENTS NIVEAUX D’ENGAGEMENT

3️⃣ NE PAS TOUJOURS ÊTRE EN MODE “ACTIF“

Principe 7 : Proposer un voyage en plusieurs étapes.

L’engagement est indispensable pour une communauté. C’est ce qui lui donne la capacité d’atteindre ses objectifs collectifs.

LES 5 CERCLES DE L’ENGAGEMENT

  • 1. L’audience : C’est le point de départ de l’engagement. Ce sont les personnes qui connaissent votre organisation mais sans pleinement la soutenir.
  • 2. La foule : Ce cercle regroupe toutes les personnes qui soutiennent votre projet de l’extérieur sans pour autant être membre. Ce sont les curieux qui veulent en savoir plus sur votre vision et vos valeurs, mais qui restent pour l’instant à la périphérie.
  • 3. La communauté : Ce sont les membres officiels de votre organisation. Ils ont pris la décision d’en faire pleinement partie.
  • 4. Les engagés : Les membres actifs de votre communauté. Ils participent à l’animation du collectif en prenant des rôles spécifiques.
  • 5. Le noyau : Ce sont les personnes au cœur de votre organisation, les piliers de la communauté qui assurent le fonctionnement du collectif et l’ADN de la communauté.

LE PARCOURS D’ENGAGEMENT

ATTIRER, EXPÉRIMENTER, ENGAGER

Principe 8 : Cultiver toutes les échelles de sa communauté.

Les communautés sont vouées à grandir. Pour garder la cohésion et l’ADN d’une communauté, il faut en cultiver TOUTES les échelles.

Les communautés sont fractales 💎

Chaque communauté n’est formée que de sous-communautés.

Nourrir les différentes échelles de sa communauté🪜

Animer une communauté, c’est donc offrir de l’espace pour cultiver toutes ces échelles.
De la communauté entière jusqu’au plus petit dénominateur commun : l’individu.

  1. Les groupes ne peuvent pas coopérer si les sous-groupes qui les constituent ne savent pas coopérer.
  2. Et les sous-groupes ne peuvent pas coopérer si les individus qui les constituent ne savent pas coopérer.

C’est pourquoi, il est indispensable de réapprendre à coopérer avec soi pour ainsi mieux coopérer avec l’autre (et à fortiori avec le groupe).

Pour nourrir un sentiment d’appartenance à la communauté qui rassemble les individus :

1️⃣ Développer un socle commun universel à sa communauté.

2️⃣Accompagner les sous-communautés dans l’appropriation de ce socle.

3️⃣ Créer des moments de communion entre les sous-communautés

Vers un référentiel d’indicateurs pour préserver la qualité des sols ?

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L’INRAE a coordonné une étude sur la qualité des sols, réalisée par un collectif de 19 chercheurs issus de 10 organismes de recherche et d’enseignement supérieur français et canadien, durant plus de deux ans. L’étude, financée par l’Ademe, l’OFB et les ministères en charge de l’Environnement et de l’Agriculture, dresse un état des lieux des connaissances scientifiques disponibles sur les indicateurs à mobiliser en appui des politiques publiques pour la préservation de cette ressource fondamentale.

L’étude clarifie les différentes dimensions qui constituent la qualité et la santé des sols, liste une cinquantaine d’indicateurs qui permettent de les évaluer, et présente la manière dont on peut les mobiliser dans tous les secteurs.

Production et usage des indicateurs de qualité ou de santé des sols

Le rôle majeur que jouent les sols dans le fonctionnement des écosystèmes continentaux est de mieux en mieux mis en évidence et pris en compte. Depuis quelques décennies, les préoccupations concernant la préservation et la restauration de leur bon état écologique montent en puissance. En effet, l’essentiel des secteurs d’activités humaines (agriculture, industries, immobilier, loisirs…) reposent sur différentes utilisations des sols, ce qui génère des tensions entre ces usages et des dégradations des sols. Ainsi, 60%1 des sols de l’UE seraient actuellement dégradés.

Un cadre existe, au niveau européen, pour la surveillance et la préservation de la qualité des sols. A une échelle plus locale, c’est l’idée d’un diagnostic de la qualité du sol qui émerge, pour guider les décisions prises par les acteurs.

Afin de faciliter la prise en compte de la qualité des sols dans l’évaluation et la mise en œuvre des politiques publiques, le Groupement d’intérêt scientifique sur les sols (GIS Sol) a mis en évidence le besoin de rassembler les ressources scientifiques disponibles pour caractériser cette qualité, identifier et tester les principaux indicateurs mobilisables et les méthodes associées.

L’état des lieux des connaissances disponibles, réalisé dans le cadre de l’étude, permet d’identifier les difficultés que pose l’évaluation de la qualité des sols et les ressources mobilisables pour y faire face : adopter un langage commun, mesurer et interpréter les indicateurs, et co-élaborer le système d’indication avec les acteurs.

Adopter un langage commun

La qualité des sols comporte de multiples dimensions comme la fertilité, la santé, la biodiversité, les services écosystémiques rendus, ou à l’inverse les dangers liés à leur dégradation (érosion, pollution, perte de matière organique, etc.). Ces dimensions sont diversement perçues par les acteurs suivant leurs activités, préoccupations et influences sociales.

Il est ainsi difficile de s’accorder sur ce qu’est un sol de bonne qualité. En outre, la valeur économique des terres et leur gestion foncière ne tiennent que très rarement compte de la qualité écologique des sols. La localisation et la proximité des infrastructures urbaines sont généralement les critères prépondérants.

Dans le cadre de l’étude, six fonctions écologiques des sols sont proposées :

  1. supporter la biodiversité,
  2. entretenir la structure du sol,
  3. réguler l’eau,
  4. réguler les contaminants,
  5. fournir des nutriments à la biocénose2,
  6. stocker du carbone.
Périmètre des 6 fonctions des sols retenues pour cette étude

Elles forment une base intéressante d’évaluation à plusieurs titres :

  • Elles couvrent l’ensemble des services écosystémiques et des types d’usages des sols. Ainsi, elles permettent de ne pas focaliser l’attention sur une seule dimension de la qualité (comme la capacité à fournir de la biomasse ou la capacité d’infiltration de l’eau par exemple).
  • Elles nécessitent de convenir entre acteurs de l’importance relative accordée aux différentes fonctions, et d’expliciter un tel débat.

Or, tous les types de sols (argileux, sableux, etc.) ne présentent pas le même potentiel pour réaliser toutes les fonctions. C’est pourquoi un sol sera considéré comme en bonne santé lorsque les fonctions sont réalisées à hauteur du potentiel que présente le type de sol considéré.

Indicateurs sélectionnés pour évaluer les fonctions des sols identifiées dans cette étude, et indicateurs mentionnés dans la proposition de directive sur la surveillance et la résilience des sols (Soil Monitoring and Resilience Law – SMLR)

Mesurer et interpréter les indicateurs

Une cinquantaine d’indicateurs permettant d’évaluer les différentes fonctions des sols ont été rassemblés à partir du corpus scientifique analysé3. Près de la moitié sont jugés matures, souvent intégrés dans des bases de données et ayant fait leur preuve depuis près de 20 ans.

Domaines de recherche des 1 280 références classées dans les catégories WoS (15 premières catégories)

Un quart est encore en maturation car non encore standardisé du point de vue des méthodes à mettre en œuvre et un autre quart est encore en développement ou au niveau de la recherche. Un élément de l’évaluation de l’opérationnalité des indicateurs est leur accessibilité via des bases de données. La grande majorité des indicateurs étudiés sont mesurés par le Réseau de Mesure de la Qualité des Sols (RMQS).

Plaquette de présentation du RMQS

Mesurer un indicateur ne suffit pas à évaluer la qualité d’un sol.

D’une part, il faut positionner la valeur obtenue dans un référentiel d’interprétation4, pour conclure sur la plus ou moins bonne qualité du sol en question. La France dispose d’un système national de surveillance dont la qualité des données sur les sols est saluée par les sources internationales.

D’autre part, il faut comprendre les interrelations entre différents indicateurs pour pouvoir analyser ceux qui déterminent la situation observée et envisager des mesures correctrices.

Co-élaborer le système d’indication avec les acteurs

Évaluer la qualité/santé des sols d’un territoire implique d’associer les usagers des sols et les scientifiques et de clarifier les objectifs d’une telle évaluation : adaptation au changement climatique, préservation de la biodiversité, souveraineté alimentaire, etc. L’inclusion des acteurs dans l’élaboration, la réalisation et l’interprétation du suivi favorise une perception partagée de la qualité et de la santé des sols.

Les études analysant les modalités de gouvernance soulignent, quel que soit le niveau (national, régional, communal), l’importance d’une articulation entre des objectifs directeurs communs sur la préservation et la restauration de la qualité des sols, et une déclinaison localement appropriée du système d’indication.


Synthèse du rapport scientifique de l’étude coordonnée par INRAE

  1. EUSO (European Union Soil Observatory) ↩︎
  2. Ensemble des êtres vivants qui peuplent un habitat donné. ↩︎
  3. Le comité d’experts a analysé plus de 1 800 sources de la littérature scientifique et technique nationale et internationale. ↩︎
  4. Ce référentiel s’appuie sur les bases de données consolidées à partir des programmes de mesure et de suivi déployés sur le territoire. ↩︎

Une Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique

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Au G20 2024 à Rio de Janeiro, le gouvernement brésilien, l’UNESCO et les Nations Unies ont lancé une initiative commune pour renforcer la recherche et la lutte contre la désinformation qui ralentit et entrave l’action climatique. « L’Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique » doit contribuer de manière significative à la mobilisation en faveur d’une action climatique urgente comme les scientifiques le rappellent.

  « Les mesures de lutte contre le changement climatique sont, elles aussi, fortement affectées par le déni et la désinformation. Les pays ne peuvent pas s’attaquer à ce problème individuellement. Cette initiative réunira des pays, des organisations internationales et des réseaux de chercheurs pour contribuer aux efforts conjoints de lutte contre la désinformation et promouvoir des actions en amont de la COP30 au Brésil », déclare le président Lula, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20 à Rio de Janeiro.

Le président brésilien et le SG de l’ONU

Discutée dans le cadre du G20, cette initiative propose une collaboration multilatérale, entre les États et les organisations internationales, pour financer la recherche et l’action en faveur de l’intégrité de l’information sur les questions climatiques.

Visant à élargir la portée et l’ampleur de la recherche sur la désinformation climatique et ses effets, cet effort permettra de recueillir des données dans le monde entier afin d’éclairer et de soutenir les actions stratégiques, la sensibilisation et la communication.  

Les pays qui s’engagent dans cette initiative contribueront à un fonds administré par l’UNESCO, avec pour objectif de mobiliser 10 à 15 millions de dollars au cours des 36 prochains mois. Les fonds seront distribués sous forme de subventions à des organisations à but non lucratif pour soutenir la production d’enquêtes sur l’intégrité de l’information liée au climat, de contenus multimédias et de campagnes de sensibilisation du public.  

« Sans informations fiables sur le dérèglement climatique, nous ne pourrons jamais espérer le surmonter. Grâce à cette initiative, nous soutiendrons les journalistes et les chercheurs qui enquêtent sur les questions climatiques, parfois au péril de leur vie, et lutterons contre la désinformation liée au climat omniprésente sur les réseaux sociaux »  

Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.

L’UNESCO et les Nations Unies sont devenues des partenaires clés du gouvernement brésilien pour relever ce défi, et d’autres pays et organisations internationales alignés sur les objectifs climatiques et l’engagement en faveur de l’intégrité de l’information sont invités à se joindre à eux. À ce jour, le Chili, le Danemark, le Maroc, la Suède et le Royaume-Uni ont déjà confirmé leur participation.  

« Nous devons lutter contre les campagnes coordonnées de désinformation qui entravent les progrès mondiaux en matière de changement climatique, qu’il s’agisse de déni pur et simple, d’écoblanchiment ou de harcèlement des climatologues. Grâce à cette initiative, nous travaillerons avec des chercheurs et des partenaires pour renforcer l’action contre la désinformation liée au climat ».

le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres

Le risque que la désinformation fait peser sur la réalisation des objectifs climatiques a été reconnu par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui a déclaré en 2022 que « l’affaiblissement délibéré de la science » contribuait à « une perception erronée du consensus scientifique, de l’incertitude, de la méconnaissance des risques et de l’urgence, et des dissensions ».

Cette initiative fait suite à l’engagement pris en septembre par les États membres des Nations Unies, lors de l’adoption du Pacte mondial pour le numérique, qui encourage les entités onusiennes, en collaboration avec les gouvernements et les parties prenantes concernées, à évaluer l’impact de la désinformation sur la réalisation des Objectifs de développement durable.

« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix »

Acte constitutif de l’UNESCO, 1945.

Feuille de route mondiale pour l’information en tant que bien public face à la crise environnementale :

Les principaux points à retenir et la stratégie pour la mise en œuvre de l’Appel à l’action de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2024


Lire aussi :

Immobilier régénératif : méthode et stratégie pour passer à l’action

Face aux grands défis environnementaux, sociaux et sociétaux et dans un contexte de crise structurelle de l’immobilier, R3 et Bpifrance, éclairent les potentiels de régénération du secteur immobilier à travers une étude inédite. Des travaux nourris de nombreux témoignages d’acteurs1 qui ont permis d’établir la première méthodologie pour engager un projet immobilier dans une démarche régénérative.

L’enjeu de cette étude : sensibiliser toute la chaîne des acteurs de l’immobilier, des foncières aux entreprises, sur la nécessité d’agir et démontrer la faisabilité de projets à la fois durables et réparateurs.

LES 5 GRANDS DÉSÉQUILIBRES

Depuis les années 1950, le modèle de la société de consommation de masse est l’une des causes principales des grands déséquilibres. Le secteur de l’immobilier, creuset des transformations des modes de vie, porte une grande responsabilité dans l’aggravation de ces déséquilibres.

1 – UN DÉSÉQUILIBRE ENVIRONNEMENTAL

L’activité de l’Homme perturbe l’équilibre environnemental planétaire. En 2022, 6 des 9 limites planétaires ont été dépassées, ces limites définissant les seuils que l’humanité ne devrait pas franchir pour ne pas compromettre les conditions favorables dans lesquelles elle a pu se développer et pour pouvoir durablement vivre dans un écosystème sûr, c’est-à-dire en évitant les modifications brutales et difficilement prévisibles de l’environnement planétaire. Dans ce contexte, le secteur immobilier a un impact environnemental non négligeable.

2 – UN DÉSÉQUILIBRE SOCIAL

La crise du COVID 19 a accéléré l’explosion des inégalités dans le monde, et notamment dans l’accès à l’immobilier. Début 2021, 10% des Français concentrent 44% du patrimoine immobilier français.

3,5% des ménages détiennent à eux seuls 50% des logements mis en location2.

De plus, en tant que lieux de vie, les immeubles jouent un rôle dans la création du lien social et peuvent contribuer à l’intégration des populations isolées, c’est-à-dire permettre à ces personnes de vivre de façon autonome dans un logement ordinaire d’un quartier ordinaire.

L’immeuble étant à la fois un objet physique mais aussi un objet financier, les mécanismes de valorisation spéculative des biens ou de déconnexion entre usage et valeur accentuent ce déséquilibre social.

«Les acteurs actuels suivent une logique financière spéculative, investissant, trouvant des preneurs, puis démolissant et reconstruisant après quelques années, créant des bâtiments sans durabilité voués à l’obsolescence. Il faut donc urgemment changer de modèle, de paradigme ».

Fabrice Bonnifet, Directeur développement durable du Groupe Bouygues.

3 – UN DÉSÉQUILIBRE CULTUREL

La société de surconsommation perturbe les fonctions de plaisir et de satiété, altérant ainsi notre rapport à la possession et crée un cercle vicieux dont il est difficile de se détacher. Peu importe les classes sociales, la majorité des français considère qu’il est préférable d’habiter dans une maison individuelle (80% 3). Cependant, les obstacles croissants à la réalisation de ce souhait génèrent des frustrations, surtout parmi les jeunes générations.

4 – UN DÉSÉQUILIBRE MENTAL

Le logement a une fonction sociale qui, si elle n’est pas remplie, peut avoir un impact fort sur la santé mentale. En France, une enquête qualitative réalisée par Médecins du Monde auprès de ménages vivant en habitat indigne dans le Val-de-Marne4 a révélé que, si les enfants étaient principalement touchés par
des symptômes physiques, les adultes souffraient davantage de répercussions sur leur santé mentale : plus de la moitié (57%) déclaraient manifester des troubles de l’humeur (tristesse, colère, perte d’énergie) et plus du quart présentaient des symptômes de fatigue dont certains pouvaient être liés à des troubles du sommeil

5 – UN DÉSÉQUILIBRE MÉTABOLIQUE

Les métabolismes humains, notamment le métabolisme intestinal et cutané, sont dégradés à cause de l’exposition répétée aux polluants. L’OMS Europe a évalué à 130 000 le nombre de décès annuels associés à des conditions de logements inadéquates en Europe5. De plus, l’air intérieur est cinq à sept fois
plus pollué que l’air extérieur alors même que nous passons 80% à 90% de notre temps à l’intérieur des bâtiments. Depuis les années 70, de nombreux matériaux de construction et de décoration incorporent des composants chimiques (colles, plastiques…) dont les effets toxiques à long terme ne sont pas
toujours connus et maîtrisés.


Rénovation du bâti et biodiversité :
le guide technique LPO

Ce guide est destiné aux collectivités, maîtres d’œuvre, architectes et artisans de la rénovation énergétique, afin de les aider à prendre en compte la biodiversité lors de leurs projets..

Consultez et téléchargez la version du guide avec les fiches qui vous concernent :  

Intégration du volet biodiversité dans les documents de planification, diagnostic écologique, démarches administratives, conception du projet en intégrant la biodiversité, mise en place des aménagements et suivi de ces derniers, tout est détaillé, pas à pas, dans ce guide technique de la LPO.

Vous pouvez consulter et télécharger l’ensemble du guide ci-dessus et vous référer aux clés de lecture pour savoir quelles fiches vous concernent particulièrement.


LES 6 DIMENSIONS DE L’IMMOBILIER RÉGÉNÉRATIF

L’immobilier régénératif se caractérise par une approche holistique des impacts et contributions d’une entreprise. Elle se traduit donc par un engagement des entreprises à travers leurs projets immobiliers sur six dimensions, et ce de manière cumulative :

Il s’articule autour de 6 dimensions fondamentales :

  1. la transparence et la co-construction avec les parties prenantes,
  2. la régénération des ressources naturelles,
  3. l’innocuité pour la santé,
  4. l’empowerment des communautés,
  5. la création de valeur partagée
  6. la promotion du bien-être et de la satiété.

L’immobilier régénératif : de la réduction des impacts négatifs à la création de contributions positives

L’immobilier régénératif est un concept d’aménagement et de gestion immobilière qui va au-delà des pratiques de durabilité traditionnelles, en visant à restaurer et à régénérer les espaces impactés par l’activité humaine.

Ludovic Flandin, directeur pôle RSE ETI/Grandes entreprises chez R3, co-rédacteur de l’étude: «Chaque projet immobilier régénératif est conçu pour être un acteur positif dans son écosystème. On dépasse l’ambition de réduction des impacts négatifs pour chercher à contribuer positivement à l’environnement, aux communautés et au bien-être des usagers. Un projet dit ‘régénératif’ va ainsi viser à équilibrer les dimensions économiques, sociales et environnementales, en créant des espaces de vie qui contribuent activement au développement durable des territoires.»

Philippe Kunter, Directeur du Développement Durable et de la RSE de Bpifrance : « Cette étude illustre notre ambition commune de transformer le secteur immobilier vers un modèle de création de valeur plurielle, où performance et régénération vont de pair. L’immobilier régénératif n’est pas seulement un impératif écologique, mais un moteur de résilience économique et sociale pour l’avenir.»

Sur le plan environnemental, la régénération des ressources vise à restaurer et à améliorer les systèmes naturels affectés par les projets de développement immobilier. Cela inclut l’utilisation de matériaux renouvelables et recyclés, la conception de bâtiments à haute efficacité énergétique, et la mise en œuvre de techniques de construction qui minimisent l’empreinte carbone. Par exemple, les toits végétalisés peuvent
non seulement isoler les bâtiments mais aussi améliorer la biodiversité urbaine et gérer les eaux pluviales.

Une radiographie de l’impact de l’immobilier
pour mieux mesurer l’urgence

L’étude ambitionne de sensibiliser toute la chaîne des acteurs de l’immobilier et de l’habitat sur la nécessité d’agir. Pour mesurer très concrètement cette urgence, R3 et Bpifrance livrent une cartographie inédite des enjeux à impact de l’immobilier, qui contribuent à alimenter 5 grands déséquilibres: environnemental, social, mental, culturel et métabolique.

Une mosaïque de témoignages pour rappeler
que le changement est déjà à l’œuvre
(et ça marche !)

Habitat partagé et/ou intergénérationnel, co working ou flex office responsables, éco quartiers en Seine Saint Denis, tiers-lieux, construction décarbonée : les nombreux témoignages terrains et recherches terrain qui irriguent l’étude livrent une mosaïque de bonnes pratiques, de conseils concrets, de retours d’expérience réussis.

  • ICADE qui prône la transformation foncière, environnementale, et des usages de l’immobilier.   
  • LITTLE WORKER et son approche du reconditionnement immobilier tertiaire et résidentiel
  • MORNING qui propose une philosophie nouvelle pour le co-working
  • ETIC foncière reconnue d’utilité sociale (ESU) qui développe des tiers-lieux responsables
  • WORKIN.SPACE acteur conseil du flex-office responsable
  • PRO GROUP bureau d’ingénieurs conseils qui engage ses clients en projets régénératifs
  • CAHP IDF coopérative de l’habitat participatif en Ile-de-France
  • REDMAN promoteur engagé pour la ville bas carbone
  • ECHOBAT réseau d’éco construction solidaire
  • RECIPRO CITE entreprise certifiée ESU qui agit pour l’habitat intergénérationnel
  • SEM HABITAT DURABLE pionnière de l’investissement locatif solidaire
  • UXCO groupe immobilier qui réinvente le logement étudiant
La démarche de conception biophilique repose sur ce lien avec la nature. Cette approche, développée dans les années 1980 par le biologiste Edward O. Wilson, repose sur l’idée que les humains ont un besoin inné de connexion avec la nature. Elle consiste à incorporer des éléments naturels (plantes, lumière), à imiter des formes naturelles et créer des vues et des accès à la nature. Il s’agit de stimuler les sens et de maintenir une connexion psychologique à la nature afin d’améliorer le bien-être physique et mental, stimuler la créativité.

Engager l’entreprise dans un projet régénératif,
la méthodologie R3 et Bpifrance en 4 étapes !

  • Étape 1 : Clarification des règles du jeu pour la prise de décision. Cette étape permet de définir un cadre clair pour le projet immobilier régénératif, en établissant des règles de gouvernance et des critères financiers spécifiques. Il s’agit de déterminer le budget et les critères de décision d’investissement en tenant compte de la création de valeur non financière et de formaliser les conditions de suivi et de succès du projet.
  • Étape 2 : Établissement de la liste potentielle des sites. Dans cette phase, tous les sites potentiellement éligibles pour un projet régénératif sont analysés. Cette sélection inclut des indicateurs pertinents pour chaque site, comme la localisation, les usages ou les impacts environnementaux, afin de créer une liste de sites candidats pour le projet. L’objectif est d’identifier les emplacements les plus propices à un impact régénératif important.
  • Étape 3 : Analyse des sites pour déterminer le projet prioritaire. Cette étape consiste à évaluer les sites présélectionnés en fonction de critères multiples : le potentiel humain (capacité à créer une communauté autour du projet), le potentiel de régénération pour l’entreprise (réduction des impacts négatifs, maximisation des impacts positifs), le potentiel de régénération pour le territoire environnant, et enfin la viabilité du modèle économique du projet. Ces critères permettent de choisir le site ayant le potentiel maximal pour une transformation régénérative.
  • Étape 4 : Exécution du projet et gouvernance. La dernière étape lance l’exécution du projet en s’appuyant sur les données et la structure établies dans les étapes précédentes. Elle intègre des principes essentiels comme la co-construction avec les parties prenantes, l’empowerment des acteurs, et la création de valeur partagée. La gouvernance est orientée vers la durabilité du projet, en assurant que chaque décision favorise l’impact régénératif et l’équilibre entre bien-être, viabilité économique et bénéfices sociaux.

  1. Témoignages d’acteurs comme UXCO, Morning, Icade, Etic, Workin.Space ↩︎
  2. Rapport Logement : Inégalités à tous les étages, Oxfam France, 2023 ↩︎
  3. Sondage IFOP pour la FFC (fédération française des constructeurs de maisons individuelles) ↩︎
  4. La Santé en action (2021). Le logement, déterminant majeur de la santé des populations ↩︎
  5. La Santé en action, Septembre 2021, n°457 Le logement, déterminant majeur de la santé des populations ↩︎

Rapport Immobilier régénératif :
de la stratégie à l’action
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Télécharger le Rapport Immobilier régénératif :
de la stratégie à l’action
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A propos de R3

R3, fondée en 2021, développe et opère des solutions en RSE, décarbonation et efficacité énergétique pour accélérer la transformation des entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur. Ses principaux leviers pour mettre en place facilement et concrètement cette transformation : une équipe d’experts, des plateformes digitales de pilotage et de reporting et des solutions de financement des équipements. L’entreprise a d’ores et déjà déployé ses solutions auprès de plus de 1000 entreprises dans tous les secteurs d’activité (bâtiment, industrie, banque, médias, logistique, mode, etc.).


WEBINAIRE Bpifrance

21 novembre 2024 à 11:00

Immobilier régénératif : de la stratégie à l’action

Ne manquez pas cette opportunité unique de vous positionner à l’avant-garde de la transformation immobilière.

Un kit de 10 fiches pour aider les collectivités à adopter une démarche de sobriété dans tous les domaines

Notre société consomme beaucoup plus de ressources que ce que notre planète est capable de reconstituer, avec des conséquences néfastes pour le climat, l’environnement, la biodiversité et la santé des populations. Les collectivités ont l’immense défi de réorienter notre société vers plus de sobriété en énergie, matériaux, ressources, espaces et de repenser les capacités de résilience de leurs territoires. Ce kit a été conçu par France Nature Environnement pour aider les collectivités à adopter une démarche de sobriété dans tous les domaines, en s’appuyant sur des pratiques déjà mises en œuvre avec succès en France ou à l’étranger.

France Nature Environnement se mobilise pour accompagner la société française dans cette transition vers un modèle plus sobre, permettant de ramener l’empreinte écologique de la France de 3 planètes aujourd’hui à 1,5 en 2030 et 1 en 2050.


Le Salon des Maires et des Collectivités

Le salon de la construction collective

Inscription visiteur pour le Salon des Maires et des Collectivités, Salon des Sports et Parasports et Salon de la Biodiversité et du Génie écologique 2024

Le Salon des Maires et des Collectivités Locales est un temps d’échange privilégié entre les sociétés exposantes, les élu·es et autres décideurs et décideuses locaux. En amont des élections municipales en 2026, l’événement a pour but de lancer des solutions innovantes plus adaptées aux citoyen·nes et à la transition écologique.

Ce salon est organisé en partenariat avec L’AMF, Les Eco Maires et l’Union Professionnelle du Génie écologique (UPGE) filière incontournable sur l’ensemble des activités humaines pour réparer, protéger ou renaturer les espaces de vie face aux réalités climatiques et écologiques.

Néanmoins, il faut garder en tête que des dispositifs tels que le SCE (Zone Soumise à Contrainte Environnementale) et la DUP (Déclaration d’Utilité Publique) permettant d’interdire l’utilisation de pesticides dans certaines zones existent déjà mais sont sous-utilisés. Ils doivent être plus fortement activés par les préfets et préfètes, en parallèle d’un accompagnement des agriculteurs et agricultrices vers des modèles sans pesticides dans les territoires qui peinent à délivrer de l’eau potable conforme aux seuils réglementaires.

France Nature Environnement (FNE) est présent sur place, avec une intervention d’Antoine Gatet, Président de FNE à la conférence « Quel accompagnement des maires face aux risques environnementaux et au contentieux en matière de responsabilité environnementale ? ».

Pour connaitre les principaux leviers à activer par les collectivités afin d’enclencher une démarche de sobriété en s’appuyant sur des pratiques qui ont démontré leur efficacité, voici 10 fiches sobriété rédigées par les expert·es FNE.

10 FICHES PRATIQUES
POUR AGIR EN TANT QUE COLLECTIVITÉ


Souvent interprétée à tort comme synonyme de privation, de décroissance ou de retour en arrière, la sobriété se définit plutôt comme la recherche au niveau individuel et collectif d’un équilibre entre besoins et juste répartition des ressources disponibles. C’est donc un levier indispensable pour une transition vers un monde plus juste et plus soutenable.

Ce kit se compose d’une pochette (ci-dessus) qui présente les principaux enjeux en matière de sobriété et les leviers dont disposent les collectivités, ainsi que de 10 fiches thématiques consultables et téléchargeables individuellement ci-dessous. Chaque fiche propose des leviers d’action concrets pour les collectivités, illustrés par des exemples.

  1. La sobriété énergétique : repenser nos besoins pour sortir de l’ébriété
  2. La sobriété des mobilités : modérer la demande de transports et adapter l’offre
  3. La sobriété lumineuse : réduire l’éclairage, une idée lumineuse !
  4. La sobriété foncière : objectif : zéro artificialisation nette
  5. La sobriété du secteur BTP : rénover plutôt que construire
  6. La sobriété en eau : pour un usage raisonné et équitable d’une ressource précieuse
  7. La sobriété agricole : pour une agriculture respectueuse du vivant
  8. La sobriété de l’élevage : pour un élevage plus durable au service d’une alimentation plus saine
  9. La sobriété textile : mettre la sobriété à la mode
  10. La sobriété numérique : maîtriser une «dématérialisation» aux impacts bien réels

LA SOBRIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE


REPENSER NOS BESOINS POUR SORTIR DE L’ÉBRIÉTÉ


Les collectivités, largement impactées par la crise énergétique liée notamment à l’invasion de l’Ukraine, ont vu leurs dépenses énergétiques bondir depuis 2021, amputant leur budget de fonctionnement et leur capacité à agir pour la transition écologique. Comment les collectivités peuvent-elles favoriser la sobriété énergétique de leurs territoires ?

LA SOBRIÉTÉ EN EAU


POUR UN USAGE RAISONNÉ ET ÉQUITABLE D’UNE RESSOURCE PRÉCIEUSE


Le changement climatique bouleverse le cycle de l’eau et implique des sécheresses plus longues et plus fréquentes, ainsi que des élévations de température qui tendront à accroître la demande en eau (domestique, agricole). Comment les collectivités peuvent-elles contribuer à un partage équitable de la ressource tout en préservant la quantité nécessaire au bon fonctionnement des milieux ?

LA SOBRIÉTÉ LUMINEUSE

RÉDUIRE L’ÉCLAIRAGE, UNE IDÉE LUMINEUSE !


Depuis les années 1990, la pollution lumineuse a presque doublé en France : l’éclairage public représente plus de 11 millions de points lumineux. Biodiversité, santé, énergie, coûts : les impacts de la pollution lumineuse sont connus, tout comme les leviers pour la réduire. Comment les collectivités peuvent-elles agir pour une sobriété lumineuse de leur territoire et pour le retour des étoiles ?

LA SOBRIÉTÉ AGRICOLE

POUR UNE AGRICULTURE POUR UNE AGRICULTURE RESPECTUEUSE DU VIVANT

Le système alimentaire actuel, agro-industriel, orienté vers le « produire plus » à travers l’intensification et l’industrialisation de l’agriculture, surexploite les ressources (énergie, sols, eau…). Pourtant, d’autres modèles agricoles plus respectueux de l’environnement existent. Comment les collectivités peuvent-elles favoriser la transition vers un modèle agroécologique plus durable ?

LA SOBRIÉTÉ TEXTILE

METTRE LA SOBRIÉTÉ À LA MODE


Le secteur textile est le 5e plus gros émetteur de gaz à effet de serre et l’une des industries les plus polluantes au monde. La fast fashion, voire l’ultra fast fashion, a engendré une production effrénée, une surconsommation et un gaspillage toujours plus important, avec des impacts à chaque étape (production, fabrication, transport, entretien, fin de vie). Si les enjeux sont mondiaux, comment les collectivités peuvent-elles agir à leur niveau pour favoriser des modes de production et de consommation plus sobres ?

LA SOBRIÉTÉ DE L’ÉLEVAGE

POUR UN ÉLEVAGE PLUS DURABLE AU SERVICE D’UNE ALIMENTATION PLUS SAINE


La consommation de viande par an et par habitant·e a plus que doublé en volume en France au XXe siècle. Cette dynamique favorise le recours aux importations et le développement de systèmes d’élevage intensifs en France, avec des impacts néfastes sur la santé et l’environnement. Comment les collectivités peuvent-elles encourager une consommation de viande plus sobre et contribuer à la transformation des pratiques d’élevage ?

LA SOBRIÉTÉ DES MOBILITÉS

MODÉRER LA DEMANDE DE TRANSPORTS ET ADAPTER L’OFFRE


Le secteur des transports est le premier responsable des émissions de gaz à effet de serre en France et dans le monde, et est également une source non-négligeable d’émissions de particules fines et d’artificialisation des sols. La voiture individuelle est à la fois le mode de déplacement privilégié des Français·es et la 1re source d’émissions de GES du secteur des transports. Comment les collectivités peuvent-elles participer à la réduction des impacts des transports tout en offrant un service de mobilité efficace à leur population ?

LA SOBRIÉTÉ NUMÉRIQUE

MAÎTRISER UNE «DÉMATÉRIALISATION» AUX IMPACTS BIEN RÉELS


Omniprésent dans nos vies, le numérique a permis de réduire l’impact de certaines activités, par exemple via le télétravail (réduction des transports quotidiens). Mais la « dématérialisation » repose sur des milliards d’équipements matériels et a des conséquences très concrètes sur l’environnement. Outre le coût énergétique généré par les flux de données, le principal impact a lieu lors de la fabrication (extraction de terres rares, émissions de gaz à effet de serre, déchets…). Comment les collectivités peuvent-elles agir pour une consommation responsable du numérique ?

LA SOBRIÉTÉ DU SECTEUR BTP

RÉNOVER PLUTÔT QUE CONSTRUIRE


La politique de construction plutôt que de rénovation génère une quantité importante de déchets, notamment dans le bâtiment, dont les filières de valorisation sont encore peu ou pas développées. Comment les collectivités peuvent-elles favoriser la réhabilitation des bâtiments et la réutilisation des matériaux issus de démolitions ?

LA SOBRIÉTÉ FONCIÈRE

OBJECTIF : ZÉRO ARTIFICIALISATION NETTE

L’étalement urbain cause de nombreux problèmes sociaux et environnementaux aggravés par la crise énergétique et le changement climatique. Comment les collectivités peuvent-elles mobiliser leurs compétences et leurs outils
pour y faire face ?

L’Agence LUCIE lance le premier label français spécialisé sur la CSRD

L’Agence LUCIE, pionnière de la labellisation RSE en France, lance LUCIE ESG, le premier label français aligné sur la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD). Une initiative qui vise à transformer les exigences de reporting extra-financier en opportunités concrètes pour les entreprises de toutes tailles.

LUCIE ESG, le premier label français aligné sur la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD)

Un label adapté à l’évolution du paysage réglementaire

Alors que la CSRD étend progressivement son champ d’application à un nombre croissant d’entreprises, y compris les PME, LUCIE ESG propose une réponse pratique aux défis posés par cette nouvelle réglementation. 

Pourquoi un label centré sur cette directive européenne ?

Ce choix vise à simplifier le processus pour les entreprises engagées, en évitant la duplication des efforts entre le diagnostic ISO 26000 et le reporting ESRS. Le label permet non seulement de répondre aux exigences de transparence, mais aussi d’améliorer la performance globale des organisations en matière de responsabilité sociétale et environnementale. 

Le label LUCIE ESG a été conçu pour :

  • Capitaliser sur les travaux de déclaration CSRD en les transformant en plans d’action concrets
  • Optimiser le processus de diagnostic de labellisation
  • Convertir l’obligation réglementaire en une démarche motivante et porteuse de sens
  • Accompagner les organisations de toutes tailles dans leur transition vers une gouvernance plus responsable

Une approche structurée et pragmatique

S’appuyant sur l’expertise reconnue de l’Agence LUCIE et son comité indépendant de labellisation, ce label propose une méthodologie rigoureuse qui :

  • Intègre la structure des European Sustainability Reporting Standards (ESRS)
  • Sélectionne des indicateurs-clés communs avec les ESRS
  • Évalue la maturité des entreprises sur la base de résultats concrets
  • Accorde le label en fonction de la pertinence du plan d’action et non sur le rapport ESG
Application de la directive CSRD

Un outil adapté à toutes les entreprises

LUCIE ESG s’adresse non seulement aux entreprises directement soumises à la CSRD, mais aussi à leurs filiales et partenaires, ainsi qu’aux PME souhaitant anticiper les futures exigences ou répondre aux demandes de leurs clients et financeurs.

« Avec LUCIE ESG, nous offrons aux entreprises un moyen efficace de transformer une obligation réglementaire en une véritable opportunité de progrès. Ce label permettra aux organisations de toutes tailles de s’engager concrètement et de manière atteignable dans une démarche RSE, tout en optimisant leurs efforts de reporting. »

Philippe Vachet, Directeur Général de l’Agence LUCIE

Le label LUCIE ESG est disponible dès maintenant pour les entreprises souhaitant s’engager dans une démarche de progrès alignée sur les standards européens actuels et à venir.


Directive de l’UE en ce qui concerne la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises


Depuis 2007, LUCIE développe des solutions pour permettre à toutes les organisations de progresser en RSE

À propos de l’Agence LUCIE : 

Fondée par Alan Fustec et solidement implantée à Paris, l’Agence LUCIE est la première agence de labellisation RSE en France, déterminée à orienter les organisations vers un rôle actif dans la transition vers une société plus durable. Elle offre à sa communauté une panoplie complète d’outils, de programmes de formation, et de labels spécifiquement conçus pour encourager la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Ce qui distingue le label LUCIE, est l’indépendance totale de son comité de labellisation, garantissant une évaluation objective et impartiale des démarches RSE des entreprises. L’objectif indéfectible qui guide son action est d’impulser un progrès continu en ce qui concerne le respect des limites planétaires et la réduction de l’empreinte carbone. À l’heure actuelle, l’Agence LUCIE rassemble une communauté dynamique de 1400 membres, s’appuie sur une équipe de 20 collaborateurs engagés, et dispose d’un centre de formation unique en son genre, proposant pas moins de six labels distincts (LUCIE ESG, LUCIE Progress, LUCIE 26 000, LUCIE Positive, LUCIE NR, et LUCIE Auto-évaluation accompagnée), qui attestent de son engagement inébranlable envers une RSE de premier plan.

L’Agence RSE qui vous accompagne vers une transition durable. L’Agence LUCIE est un centre de solutions RSE qui propose un ensemble d’outils, de formations et de labels dédiés à la responsabilité sociétale des entreprises.

L’avenir de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est-il en danger ?

Dans un contexte économique incertain, où les entreprises jonglent avec des priorités budgétaires souvent drastiques, une question essentielle se pose : l’avenir de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est-il en danger ? Dans cette tribune, Olivier Soudée, CEO et co-fondateur d’Haliro, décrypte la réduction des budgets et l’évolution de la fonction RSE. Olivier Soudée propose des pistes concrètes pour repenser la RSE et la transformer en un véritable levier stratégique de création de valeur durable.

Performance extra financière : Obtenir les informations RSE et agir pour la durabilité de votre entreprise. CSRD, ESRS, PPWD, REACH …

L’avenir de la RSE est-il en danger ? 

Dans un contexte économique marqué par des incertitudes et une pression accrue sur les budgets, il est légitime de se poser la question : l’avenir de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est-il en danger ?

Derrière ce questionnement, deux préoccupations majeures se dessinent. La première concerne les budgets alloués à la RSE, de plus en plus sous pression en raison du ralentissement économique. La seconde touche à la fonction même de la RSE au sein des entreprises, qui semble, pour certains, perdre de son impact et de sa visibilité.

Le ralentissement des budgets :
un frein à la RSE ?

Les entreprises sont aujourd’hui confrontées à une révision drastique de leurs priorités financières, avec des ajustements souvent sévères. Les budgets RSE, souvent perçus comme non essentiels dans un contexte de crise ou de réduction des coûts, subissent des coupes qui rendent difficile le financement de projets à long terme. Les équipes RSE se voient ainsi contraintes de jongler avec des ressources limitées, ce qui peut conduire à un éparpillement des initiatives et à une difficulté à maintenir une cohérence dans l’engagement sociétal de l’entreprise.

Il est frappant de constater que, dans ce contexte, certains services RSE, au lieu d’être soutenus, sont considérés comme des postes à éliminer ou des dépenses secondaires. De plus en plus, les responsables RSE se retrouvent avec des budgets qui ne correspondent pas à la complexité des missions qui leur sont assignées, ce qui rend difficile la mise en œuvre de stratégies pérennes et impactantes.

L’évolution de la fonction RSE :
entre visibilité et réelles transformations

Le rôle du responsable RSE dans l’entreprise semble également évoluer, voire se diluer dans certains cas. Bien que la fonction de la RSE soit plus que jamais nécessaire pour répondre aux défis environnementaux et sociaux actuels, elle peine parfois à se maintenir au centre des préoccupations stratégiques. Beaucoup d’entreprises attribuent désormais des budgets de RSE limités, voire réduits à des actions ponctuelles ou symboliques. Dans certains cas, la fonction RSE est réduite à un faire-valoir, un élément de communication plus que d’action.

Cette perception pose la question de la véritable transformation vers un avenir durable. Le véritable enjeu réside dans la capacité de la RSE à être un moteur de changement en interne. Or, force est de constater que l’intégration des équipes et des collaborateurs dans des projets RSE est souvent un défi. La réglementation est souvent perçue comme une contrainte plutôt qu’une opportunité, et l’on peine à embarquer les collaborateurs sur des enjeux à long terme. Les initiatives RSE sont parfois vues comme trop complexes ou trop éloignées des réalités du terrain.

Repenser la RSE :
un changement de paradigme nécessaire

Pour que la RSE reste un levier stratégique et non un simple sujet de communication, il est essentiel que les entreprises repensent la manière dont elles l’intègrent dans leurs pratiques. Cela nécessite un véritable changement de culture et une volonté de faire évoluer les mentalités à tous les niveaux. La RSE ne doit pas être perçue comme une contrainte administrative ou un simple “nice to have1”, mais comme une véritable opportunité de transformation, tant pour l’entreprise que pour la société.

Le rôle des responsables RSE doit également être redéfini. Ceux-ci doivent être armés pour dépasser les obstacles administratifs et les contraintes budgétaires, et parvenir à démontrer la valeur ajoutée de la RSE dans un cadre plus large, celui de la création de valeur durable à long terme. Cela nécessite un investissement plus fort dans la formation des équipes, une meilleure collaboration inter-départementale et une stratégie plus systématique qui va au-delà de l’initiative ponctuelle.

Des résumés contextualisés de chaque source documentaire : à chaque interrogation de la base de données HALIRO, vous recevez des réponses selon des données vérifiées et officielles.

En conclusion, l’avenir de la RSE n’est pas nécessairement en danger, mais il dépend de notre capacité collective à repenser la manière dont nous abordons cette fonction. Si les budgets se resserrent, il appartient aux entreprises de trouver de nouveaux moyens d’intégrer la RSE dans leur ADN et de donner à cette fonction toute la légitimité et les ressources nécessaires pour jouer son rôle de transformation durable. C’est un défi de taille, mais essentiel pour répondre aux enjeux écologiques, sociaux et économiques du monde de demain.


A propos d’Haliro

Fondée par Olivier Soudée, Haliro est une plateforme qui simplifie la mise en place des stratégies RSE grâce à l’intelligence artificielle. Elle aide les entreprises à naviguer dans la complexité des réglementations ESG en fournissant des analyses rapides et précises, adaptées à chaque secteur d’activité. Haliro transforme la conformité en un atout de durabilité et de performance.

L’efficacité du microcrédit accompagné est démontrée par les récits comme en chiffres

La remise des prix Créadie de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) coïncide avec la sortie de son étude d’impact triennale. Les lauréats 2024 illustrent l’impact du microcrédit accompagné comme levier d’insertion professionnelle mais également comme chemin d’épanouissement personnel pour les plus de 25 000 personnes à qui l’Adie permet chaque année de rebondir, se réinventer et redynamiser leur territoire en créant et développant des entreprises pérennes.

Étude d’impact 20241

Les entrepreneurs financés par l’Adie créent des entreprises pérennes

L’étude d’impact 2024 de l’Adie est sans ambiguïté : le microcrédit accompagné permet une insertion professionnelle durable et la création d’entreprises pérennes. Près de 8 entrepreneurs sur 10 financés par l’association entre 2021 et 2022 sont toujours en activité après 3 ans et 95% d’entre eux sont aujourd’hui insérés professionnellement.

C’est bien la preuve qu’avec un prêt de quelques milliers d’euros et un accompagnement approprié, il est possible de créer une entreprise viable et de générer un revenu dans la durée. C’est pourquoi la création d’entreprise n’est plus seulement un moyen efficace de sortir du chômage et des minima sociaux, mais de plus en plus souvent un choix de préférence.

Créer, Réussir, S’épanouir :
Étude d’impact 2024 de l’action de l’Adie sur l’entrepreneuriat et l’insertion sociale

L’Adie publie les résultats de sa nouvelle étude d’impact qui démontre que son microcrédit accompagné est une voie efficace pour créer, réussir et s’épanouir à travers la création d’entreprise.

Alors que de plus en plus de Français sont tentés par la création d’entreprise, l’Adie poursuit son action pour lever les freins qui empêchent les personnes issues de milieux populaires de donner vie à leur projet, faute de moyens. Sa nouvelle étude d’impact apporte la démonstration non seulement que le microcrédit accompagné donne des résultats tangibles et même impressionnants sur le plan économique, à l’échelle des individus et des territoires où ces entreprises s’implantent, mais aussi que l’entrepreneuriat populaire est une source d’épanouissement et de fierté personnelle.


Les lauréats des Prix Créadie illustrent ce qu’est la réussite entrepreneuriale pour toutes et tous


Au-delà de son impact économique, l’action de l’Adie s’apprécie à l’aune des vies qu’elle transforme et des trajectoires personnelles des personnes à qui elle a permis de rebondir, de se réinventer ou de se révéler. En mettant chaque année à l’honneur de petits entrepreneurs au départ sans capital ni accès au crédit bancaire, les Prix Créadie bousculent les codes de la réussite.

  1. Étude réalisée avec Archipel&Co auprès de 2 814 bénéficiaires d’un microcrédit professionnel de l’Adie entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2022. ↩︎

Ce que réussir veut dire, ce sont les entrepreneurs eux-mêmes qui savent nous le raconter magnifiquement. Rebond après un coup dur, désir d’indépendance, recherche de sens, amour d’un métier ou d’un savoir-faire, réalisation d’un rêve – il y a tant et tant d’histoires singulières qu’il serait vain de tenter de les résumer en mots ou en chiffres : il faut les entendre une à une, avec intérêt d’abord, puis avec admiration.

Frédéric Lavenir
Président de l’Adie


Lauréats des Prix Créadie 2024

Depuis 15 ans, le Prix Créadie est l’unique concours qui distingue les initiatives des petits entrepreneurs des territoires dont les initiatives n’auraient pas pu voir le jour sans l’Adie. Les lauréats 2024 illustrent l’impact du microcrédit accompagné non seulement comme levier d’insertion professionnelle mais aussi comme chemin d’épanouissement personnel pour les plus de 25 000 personnes à qui elle permet chaque année de rebondir, se réinventer et redynamiser leur territoire en créant et développant des entreprises pérennes.

Parce que réussir, c’est aussi rebondir et se reconstruire.

7 lauréats Creadie 2024 qui le prouvent :

Soumiya El Fellaoui,
35 ans, Châteaurenard (Bouches-du-Rhône),
Fondatrice de Soumiya EL FELLAOUI
Aide administrative à domicile, lauréate Créadie Rebond 2024 

« Ma boîte, c’est mon autonomie dans tous les sens du terme. Je me sens libre, indépendante et pleine d’espoir. »

Soumiya est une jeune maman épanouie, vendeuse en boulangerie, quand sa vie bascule. Le 19 juin 2013, alors qu’elle est enceinte de son deuxième enfant, elle est victime d’un violent accident de la route. Son bébé est épargné, mais Soumiya devient paraplégique. S’en suivent des difficultés financières, puis une séparation.

Mais Soumiya est une battante. Au lieu de baisser les bras, elle se réinvente, se forme à la gestion administrative et à la comptabilité. Une fois formée, elle investit toute son énergie dans le projet de se mettre à son compte pour proposer ses services aux entreprises. Mais quand cette maman célibataire en situation de handicap demande 3 000 € à la banque pour se lancer, la réponse est « non ». C’est alors qu’elle se tourne vers l’Adie qui lui accorde le projet nécessaire à la création de son entreprise d’assistance administrative à domicile en août 2023. “Para mais pas finie”, comme elle aime à le répéter, Soumiya se réjouit de ce rêve accompli.

Mudathir Ibrahim Moussa,
30 ans, Limoges (Haute-Vienne),
Créateur d’Electricité Mod, lauréat Créadie Jeunes 2024

« Mon entreprise reflète tout ce que j’ai accompli. »

Après avoir perdu une partie de sa famille, ses amis, et en danger de mort, Mudathir, alors étudiant à l’université, fuit le Soudan et entreprend un voyage périlleux à travers le désert lybien, la Méditerranée et l’Italie pour demander l’asile politique en France. Un an après son arrivée en octobre 2017, il est orienté vers Limoges, où il obtient son statut de réfugié politique et apprend le français. Comme il a déjà travaillé dans le domaine avec son grand frère, il décide de se former au métier d’électricien, travaille sur de nombreux chantiers partout en France puis revient à Limoges, bien décidé à se mettre à son compte.

Grâce à l’accompagnement et à un financement de l’Adie, Mudathir concrétise son projet et lance son entreprise Électricité Mod, spécialisée dans les installations électriques pour particuliers et professionnels à Limoges. Il voit désormais l’avenir avec optimisme, avec des ambitions de développement et de formation dans les énergies renouvelables.

Tania Manokaka,
43 ans, Rennes (Ille-et-Vilaine),
Fondatrice de LETPER, entreprise de laverie et blanchisserie pour particuliers et professionnels,
lauréate Créadie économie sociale et solidaire 2024

« Mon entreprise représente le savoir et les valeurs que je veux transmettre aux autres. »

Après 15 ans de carrière dans le domaine de l’industrie, Tania a envie d’apporter de la nouveauté à sa vie professionnelle. C’est en lavant un jour ses couettes dans une laverie qu’elle trouve l’inspiration pour créer sa propre entreprise. Forte de sa solide formation commerciale, elle recrute ses premiers clients dans son réseau, trouve le local parfait – une laverie en libre-service à l’arrière de laquelle elle aménage un service de blanchisserie – et lance “LetPer : le temps passe et repasse”.

Mais ce qui compte peut-être le plus pour Tania, c’est que LetPer n’est pas qu’une entreprise, c’est une entreprise d’insertion. Et ce qui fait de LetPer une entreprise prospère, c’est autant la qualité des services qu’elle fournit aux entreprises et aux particuliers que les emplois qu’elle crée.

Frédéric Guery,
40 ans, La Chaise-Dieu (Haute-Loire),
Fondateur de Cyborg Informatique,
lauréat Créadie Vitalité des territoires 2024

« Grâce à mon entreprise, j’ai pu réaliser mes objectifs de vie. »

Frédéric Guery est le geek de son village de 647 âmes, à plus de 40 km de la ville la plus proche. En octobre 2021, avec 16,50 euros en poche, alors interdit bancaire, cet ancien soudeur et cuisinier décide de vivre de sa passion pour la technologie en entreprise. Il transforme le rez-de-chaussée de sa maison en boutique et lance Cyborg Informatique, qui propose des services de réparation et la vente de matériel informatique et téléphonique.

En 3 ans, son activité se développe rapidement. Avec le soutien de l’Adie, cet entrepreneur passionné embauche son cousin et sa mère pour l’aider et ouvre une seconde entreprise : une quincaillerie, Calypso, où il vend également des objets de décoration.

Ludivine Blanc,
49 ans, Marseille (Bouches-du-Rhône),
Fondatrice de Valwast, solution de traitement des déchets par déshydratation thermique,
lauréate Créadie Transition écologique inclusive 2024

« Mon entreprise c’est ma voix, ma façon d’exprimer l’impact que je veux avoir sur l’environnement. »

Depuis l’âge de 13 ans, Ludivine pratique la plongée sous-marine et constate au fil des années, la croissance préoccupante du nombre de déchets. Lorsqu’elle découvre la déshydratation thermique, une technologie innovante de traitement des déchets, c’est le déclic. Après une carrière de 26 ans dans le secteur de l’assurance, elle décide de donner un nouveau sens à sa vie professionnelle, motivée par le désir de s’engager pour l’environnement.

En mars 2020 à Marseille, elle fonde fonde Valwast. Freinée par la pandémie, elle trouve dans le microcrédit de l’Adie la ressource pour se maintenir à flot et financer les flyers, les affiches, le site internet dont elle a besoin pour faire connaître sa solution qui non seulement permet de diviser par 5 le poids des déchets de cuisine organiques mais en plus de les valoriser comme engrais.

Aujourd’hui, Valwast connaît un succès florissant : depuis le 1er janvier 2024, toutes les entreprises ont l’obligation de trier et de faire valoriser leurs biodéchets, et la solution de Ludivine est parfaitement adaptée pour les accompagner dans leur mise en conformité avec cette réglementation.

Laurence Caddet,
61 ans, Lovagny (Haute-Savoie),
Créatrice de Dansent les Aiguilles,
lauréate Créadie Coup de cœur 2024

« Mettre ses mains en activité, ça permet de trouver la sérénité et le bien-être.
J’ai le sentiment de contribuer à un monde meilleur pour mes enfants et petits-enfants. »

Il aura fallu un burn out pour que Laurence se décide à créer son entreprise après des années de travail comme institutrice et salariée au sein d’une association d’accueil des migrants. Depuis mars 2023, cette maman de 6 enfants propose des ateliers de couture et de tricot pour partager la joie de faire “danser les aiguilles” et de pouvoir dire “c’est moi qui l’ai fait” après avoir appris à réaliser la tenue de ses rêves.

Basée à Lovagny, en Haute-Savoie, elle se déplace de village en village auprès d’une clientèle diverse, composée notamment d’adultes isolés et d’enfants présentant des troubles du comportement. Elle qui, par conscience écologique, a cessé d’utiliser sa voiture depuis 30 ans, décide de partir à la rencontre de ses clients sur un vélo cargo électrique que le microcrédit de l’Adie lui permet de financer. Laurence se réjouit aujourd’hui de ce nouveau mode de vie nomade qui lui permet de créer des rencontres humaines qui n’auraient pas pu avoir lieu sans le vélo.

Marika Gicquel,
45 ans, Soustons (Landes),
Tapissière décoratrice et sellière,
lauréate Créadie Coup de cœur 2024

« Mon entreprise est pour moi un refuge dans lequel je me recentre et je me reconstruis. C’est un second départ, un lieu où je me forge une nouvelle trajectoire. »

Après le décès de sa petite fille de 10 ans, pour éviter de sombrer dans le chagrin, Marika décide de changer de métier en se tournant vers une profession à la fois manuelle et méditative : la tapisserie.

Bien que passionnée de travaux manuels et ayant toujours bricolé, cette spécialiste de massages Shiatsu décide, par souci de légitimité, de prendre le temps de se former à la tapisserie d’ameublement à Mont-de-Marsan. Un CAP tapisserie et un CAP sellerie en poche, Marika trouve un local de 80 mètres carrés à Soustons, et y crée, en octobre 2023, l’Atelier Croupion.

Elle y rénove des sièges de tous styles, confectionne des rideaux et des coussins et propose des services en sellerie pour divers véhicules, en collaboration avec des artisans locaux et en utilisant des tissus soigneusement sélectionnés auprès de producteurs français et européens. Le champ des possibles est assez vaste pour que les journées ne se ressemblent pas et que Marika ne s’ennuie jamais.

Son carnet de commandes est rempli des mois à l’avance. Marika développe son activité avec sérénité et le souci de la maintenir à un rythme et une taille humaine. Elle envisage d’accueillir des stagiaires afin de transmettre et perpétuer ce savoir-faire séculaire.


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Peut-on vivre dans une société où nous sommes bénévoles et dans laquelle tout est gratuit ?

Sébastien Augé, auteur du roman « Argent trop cher », a écrit une tribune publiée dans l’Humanité qui ose explorer une question audacieuse : « La prochaine révolution passera-t-elle par abolir l’argent ?« . Peut-on vivre dans une société sans argent, ni troc, où nous serions bénévoles et où tout serait gratuit ? Une immersion dans un monde sans argent … et le grand projet MOCICA pour un monde de partage et de gratuité

Par Sébastien Augé, auteur d’Argent trop cher (Librinova, 2023).

Pourquoi le monde marche-t-il sur la tête, les pieds tournés vers les étoiles ? Pourquoi sommes-nous confrontés à des problèmes aussi variés que le changement climatique, les vols, les arnaques, le burn-out ou encore les inégalités sociales ?

C’est de ce questionnement amer que, dans la tête d’une poignée de citoyens répartis un peu partout en France, est née la même réflexion originale. Identifiant que les mécanismes liés à l’argent empêchent ce dernier d’être un outil neutre face aux dérives monétaires, ils se sont attaqués à la source. C’est ainsi qu’ils se sont confrontés à une nouvelle question déconcertante mais tout à fait fascinante : peut-on réorganiser la société plus efficacement sans avoir à utiliser l’argent ni même le troc ? En d’autres termes, vivre dans une société où nous sommes bénévoles et dans laquelle tout est gratuit.

Le concept d’un monde sans argent n’est pas souvent pris au sérieux car il paraît naïf et déconnecté de la réalité. Mais cette utopie cesse d’être grotesque à partir du moment où on se décide à l’étudier. Après tout, en médecine on traite la cause, en psychologie on traite la cause, alors pourquoi ne pas faire de même en sociologie ? Ainsi, depuis quelques années, des penseurs contemporains ont recherché et rassemblé une foule d’informations. Leurs conclusions sont unanimes et déroutantes : non seulement une société sans argent serait tout à fait viable, mais elle permettrait de résoudre un grand nombre de problèmes de même que les défis écologiques de notre siècle.

L’argent n’est pas une panacée ni même l’aboutissement de l’évolution économique. Les neurosciences démontrent d’ailleurs que l’argent diminue l’altruisme, les comportements éthiques et le contact social. Le simple fait de penser à l’argent diminue déjà les comportements d’entraide.

En effet, la rareté relative de l’argent et sa nécessité pour assurer nos besoins fondamentaux nous poussent à l’individualisme. Compétition, concurrence et guerre commerciale sont des incontournables de notre système économique. Il semblerait que nous ayons tout misé sur un outil qui a le triste don de nous retourner les uns contre les autres et ainsi d’exacerber nos défauts les plus sombres.

Pourtant, l’être humain reste un animal sociable, c’est d’ailleurs le premier constat fait par ces chercheurs post-monétaires. L’une des premières questions pertinentes qu’ils se sont posées sur la faisabilité d’une société a-monétaire est de savoir si les citoyens vont continuer de travailler si tout leur est accessible. Une étude sur les gros gagnants du loto révèle que 88 % d’entre eux continuent de travailler. Un quart des Français exercent une activité bénévole. Sans oublier l’immense communauté sur Internet qui développe des logiciels gratuits ou qui complète Wikipédia.

L’argent n’est pas un moteur indispensable à la bonne marche d’une société. Mais une autre question de taille s’impose. Si tout est gratuit, cela entraînera-t-il une surconsommation ? Cette question aurait détourné plus d’une personne de ce projet. Mais ce n’est point le cas.

Jean-Philippe Huber, fondateur du « grand projet » du Mocica

Selon Jean-Philippe Huber, fondateur du « grand projet » du Mocica, qui œuvre à la mise en place d’une société sans argent, nous consommerons beaucoup moins que dans une société monétaire qui pousse à l’achat.

Il n’y aura plus de matraquage publicitaire, d’obsolescence programmée, d’objets jetables, de mode éphémère, etc.

Jean-Philippe Huber, fondateur du « grand projet » du Mocica

Dans une telle société, la possession individuelle n’a plus aucun sens. Rapporter en magasin un livre, un jouet, un vêtement ou un bijou avant d’en prendre un nouveau devient un geste banal. Mutualiser dans les quartiers les outils de bricolage et de jardinage tombe sous le sens. Le partage et la mise en commun deviennent la norme. Yann Porte, cofondateur de l’association Motris, le démontre par la pratique. Ses quatre « trucothèques » installées à Metz où il est possible de donner, de prendre ou d’emprunter gratuitement ne désemplissent pas.

Au premier abord, difficile de concevoir que la gratuité totale soit à même de générer plus d’heures de travail et d’efficacité qu’un emploi rémunéré. Finalement, ce qu’il reste surtout à savoir, c’est si l’être humain est capable de se détacher de ce dogme millénaire qu’est l’argent.

Roman « Argent trop cher :
Immersion dans un monde sans argent« 

Livre Broché. 350 pages. Prix 17,90 € + frais de port colissimo.
100 % des bénéfices sont réinvestis dans la communication pour véhiculer le concept auprès d’un large public. Après avoir renseigné votre adresse de livraison, renseignez en bas de page le champ “A quel nom souhaitez-vous la dédicace ?” pour avoir le roman dédicacé.

Et si l’argent disparaissait ?

Et si l’argent disparaissait ?

Ce roman imagine l’avènement d’un monde en rupture avec quatre mille ans d’histoire monétaire et de troc. Loin de caresser une vague utopie, il prend le sujet à bras-le-corps et envisage avec réalisme, sous toutes ses faces, le déploiement d’une société où gratuité, partage et bénévolat induisent de nouveaux paradigmes qui en révèlent toute la cohérence.

Sébastien, mettant en scène avec humour sa vie familiale, son métier dans le webmarketing et sa passion pour le rock, projette son quotidien dans cette ère nouvelle et débusque jusqu’aux changements infimes qui l’impacteraient.

Embarquez pour une histoire étonnante qui remet en question avec sagacité les fondations de notre société et invite à voir autrement nos croyances et nos habitudes de vie

« Argent trop cher » à lire gratuitement !

Vous pouvez lire gratuitement le roman de Sébastien Augé « Argent trop cher »

et si vous souhaitez le soutenir, cliquer ici


Un monde sans argent est une utopie saugrenue…
jusqu’au jour où on se décide à l’étudier !

Ce nouvel essai littéraire, résultat de quatre années de recherche, paraîtra en 2025.
Recherche d’éditeur en cours

Une (r)évolution par la gratuité !

« L’argent, loin de nous servir, nous condamne au silence ! Et aujourd’hui, la population n’a pas son mot à dire, sur un système qui exacerbe les inégalités et l’individualisme. Pourtant une alternative (r)évolutionnaire émerge : abolir l’argent pour redonner à chacun le pouvoir d’agir, grâce au bénévolat, au partage et à la gratuité.« 

« Une histoire qui commence par vous.
Du plus local au plus global, construisons ensemble la société de demain.
Rejoignez le Grand Projet pour un monde libre, équitable et bienveillant. »

L’équipe MOCICA

Les Sites Naturels de Compensation, Restauration et Renaturation (SNCRR) pour massifier l’action en faveur du vivant !

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Les Sites Naturels de Compensation, Restauration et Renaturation (SNCRR), nés de la Loi Industrie-Verte en 2023, viennent renouveler les Sites Naturels de Compensation (SNC) issus de la Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages en 2016. Cette publication du CDC Biodiersité analyse le positionnement de ce dispositif, à l’intersection des besoins des territoires, des attentes des entreprises et des engagements nationaux, européens et internationaux en matière de restauration des écosystèmes dégradés.

Les objectifs des Sites Naturels de Compensation, Restauration et Renaturation (SNCRR)

  • ✓ Être au service d’une démarche de planification écologique globale et anticipée ;
  • ✓ Lutter contre la faiblesse constatée et étudiée de la compensation à la demande ;
  • ✓ Assurer une plus-value environnementale au profit des territoires grâce à une efficacité écologique accrue ;
  • ✓ Massifier l’action en faveur du vivant grâce à l’ouverture de ces sites aux financements volontaires.
Aperçu de la chronologie schématique du montage et fonctionnement du dispositif SNCRR

Le dispositif

Le dispositif des Sites Naturels de Compensation, Restauration et Renaturation (SNCRR) permet de :

  • ✓ Proposer une offre de compensation ;
  • ✓ Proposer une offre d’actions de restauration volontaire ;
  • ✓ Réaliser des opérations additionnelles pouvant donner lieu à l’attribution de crédits carbone au titre du label « bas carbone ».

Les enjeux de ce Dossier

  • ✓ Proposer des clés de compréhension pour favoriser l’appropriation du dispositif par l’ensemble des parties-prenantes qu’il implique ;
  • ✓ Démontrer l’intérêt de cet outil pour les acteurs économiques, la biodiversité et les besoins des territoires afin que ces projets se multiplient.
Marianne Louradour

Édito

de

Marianne Louradour

Présidente de CDC Biodiversité

Avec une chute moyenne de 69% des populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons entre 1970 et 2018 à l’échelle globale, la mise en œuvre d’actions de préservation, de restauration et de renaturation des écosystèmes apparait aujourd’hui comme une urgence vitale pour le maintien des équilibres biophysiques mais aussi socio-économiques.

À titre d’exemple, chaque année en France la valeur des productions alimentaires qui peuvent être attribuées aux seuls insectes pollinisateurs représente entre 2,3 et 5,3 milliards d’euros (Commissariat Général au Développement Durable, 2016).

Le Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal (GBF) a été adopté lors de la  quinzième réunion de la Conférence des Parties (COP 15) après un processus de  consultation et de négociation d’une durée de quatre ans. Ce cadre historique, qui soutient la réalisation des objectifs de développement durable et s’appuie sur les plans stratégiques précédents de la Convention, trace une voie ambitieuse pour atteindre la vision mondiale d’un monde vivant en harmonie avec la nature d’ici 2050. Parmi les éléments clés du Cadre figurent 4 objectifs pour 2050 et 23 cibles pour 2030. 

L’adoption au consensus en 2022 du Global Biodiversity Framework (GBF), semble témoigner d’une prise de conscience générale sur ce sujet. Parmi les différentes cibles retenues à horizon 2030, certaines font preuve d’un haut degré d’ambition tel que la restauration d’au moins 30% des zones dégradées d’écosystèmes terrestres, d’eau douces, côtiers et marins d’ici 2030.

Hiérarchie des normes oblige, la troisième Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2030 publiée par le gouvernement français en novembre 2023 s’inscrit dans la continuité de cet accord sans pour autant être un texte opposable du point de vue juridique.

C’est la mesure 38 de cette stratégie visant à renforcer les moyens innovants de financement en faveur de la biodiversité qui a retenu l’attention des équipes de la Mission économie de la biodiversité. Traduite réglementairement et de manière anticipée par l’article 15 de la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte, elle définit les contours d’un nouveau véhicule permettant l’atteinte des objectifs de préservation de la biodiversité : celui des Sites Naturels de Compensation de Restauration et de Renaturation (SNCRR).

Ce dispositif a vocation à renforcer les Sites Naturels de Compensation (SNC) en permettant notamment de diversifier les sources de revenu pour l’opérateur grâce à l’élargissement de la gamme de produits qu’il peut émettre, et donc en faciliter la sécurisation économique de l’opération.

Objectif Zéro Artificialisation Nette

Sa transcription dans une loi liée à la réindustrialisation du pays traduit une volonté politique de conciliation entre la relocalisation des activités du secteur secondaire et l’atteinte des objectifs
environnementaux que la France s’est fixée, il s’inscrit dans le contexte de politiques publiques récentes comme celle du ZAN (Loi Climat et Résilience, 2021) et ranime l’importance de l’atténuation et de la neutralisation des incidences liées à l’aménagement (objectif d’absence de perte nette à l’échelle des projets).

Plus largement, ce nouveau véhicule entre aussi en résonance avec les enjeux d’accroissement des flux financiers privés en faveur de la biodiversité.

Éviter, réduire, compenser » (ERC) : en quoi consiste cette démarche ?

S’il permet toujours de répondre aux obligations réglementaires françaises de compensation écologique dans le cadre du respect de la Séquence ERC, l’ouverture à la commercialisation d’unités de restauration écologique volontaires – hors du seul cadre réglementaire de la compensation écologique – permise par les SNCRR répond aux enjeux que posait le GBF dans sa cible 19 :

mobiliser de nouvelles ressources financières, pour atteindre 200 milliards de dollars par an, issues en partie de flux financiers privés.

Elles pourront également donner lieu à la reconnaissance de réductions d’émissions au titre du label bas-carbone. À ce titre, ce véhicule pourrait aussi être le récipiendaire de stratégies d’acteurs privés souhaitant travailler et explorer la structuration de stratégies de No Net Loss1 à l’échelle de leurs entités sans qu’elles y soient encore contraintes à ce jour.

Enfin, à l’heure où j’écris cet édito, le projet de Règlement européen restauration a été définitivement adopté par le Conseil de l’Union européenne. L’ensemble des équipes de CDC Biodiversité se joignent à moi pour s’en féliciter. Là encore les SNCRRs tout en proposant de créer des synergies et des leviers entre opérations réglementaires et engagement volontaire des acteurs privés semblent
s’inscrire pleinement dans la réponse aux besoins prégnants de restauration des espaces dégradés.

La potentielle démultiplication des capacités d’action pour le vivant qu’ils pourraient permettre apporte une réponse non négligeable pour satisfaire au futur Règlement européen, tout en agissant dès maintenant.

CDC Biodiversité accompagne les enjeux de conciliation du développement économique avec un haut niveau d’ambition écologique depuis plus de 15 ans. Elle en a fait sa raison d’être. Grâce à l’expérience de terrain de la société et des équipes, et grâce au travail de la Mission Économie de la Biodiversité, nous sommes aujourd’hui en mesure de vous présenter des premières analyses de
ce nouveau dispositif.

Mission économie de la biodiversité

Nous livrons ces réflexions dans le but de favoriser l’appropriation du dispositif par le plus grand nombre de parties prenantes possible, mais aussi de susciter des interrogations sur les bonnes pratiques permettant le succès du dispositif.

Il reste beaucoup à faire, cette publication amorce aussi une réflexion structurelle sur la place de ce nouveau dispositif au sein de la séquence éviter-réduire-compenser, mais aussi au sein des stratégies de contributions volontaires des acteurs.

Bonne lecture !

  1. Aucune Perte Nette de Biodiversité ↩︎

Effectif le tri à la source des biodéchets ? FNE Occitanie-Méditerranée a mené l’enquête auprès des hébergements touristiques et du grand public

A l’occasion de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (du 16 au 24 novembre 2024), FNE Occitanie-Méditerranée publie les résultats de deux enquêtes menée sur l’effectivité du tri à la source des biodéchets : l’une auprès des hébergements touristiques, l’autre auprès du grand public.

Biodéchets et tri à la source

Les biodéchets sont définis à l’article L. 541-1-1 du code de l’environnement et regroupent une partie des déchets organiques (soit biodégradables) : les déchets alimentaires dits « de cuisine et de table » (restes de repas…) et les déchets de parc et de jardin dits « déchets verts » comme les tontes de pelouse, les feuilles mortes, ou encore les tailles de haies.

Ces déchets sont particulièrement importants car ils constituent un tiers de nos ordures ménagères.

Depuis le 1er janvier 2024, tous les biodéchets doivent être triés à la source et valorisés Les Réseaux Compost Citoyens accompagnent tous les productrices et producteurs de matières organiques (restes alimentaires et des espaces verts) à la réduction et à la valorisation locale et citoyenne de leurs déchets.

Depuis le 1er janvier 2024, l’obligation de tri à la source des biodéchets concerne l’ensemble des producteurs : professionnels, collectivités et particuliers (cf. loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire dite loi AGEC).

FNE OCMED a réalisé un petit mémo pour tout savoir sur le tri à la source des biodéchets :

Enquête FNE OCMED
auprès des hébergements touristiques

Bien que s’agissant de producteurs concernés par l’obligation de tri à la source des biodéchets depuis plusieurs années, très peu de données existent quant à l’effectivité du tri dans ces établissements.

L’enquête a été réalisée en 2024 auprès de 1 300 hébergements touristiques présents sur le territoire d’action de FNE Occitanie-Méditerranée (départements du Gard, de la Lozère, de l’Hérault, de l’Aude et des Pyrénées Orientales). 115 établissements ont répondu.

Types d’hébergements consultés :

  • Les hôtels
  • Les campings
  • Les résidences de tourisme ou villages vacances
  • Les auberges de jeunesse ou centres sportifs

40% des établissements faisant le tri des biodéchets ont mis en place d’autres initiatives


Recettes et Astuces anti-gaspi

L’ADEME et Too Good To Go ont réalisé un livre de Recettes et astuces anti-gaspi.

Et si on apprenait à cuisiner
sans rien jeter ?

Pour éviter le gaspillage alimentaire, la créativité est toujours l’ingrédient numéro un. Ce guide est pratique pour nous aider à utiliser au mieux les produits qui se trouvent dans notre cuisine. Que ce soit en transformant nos restes ou en apprenant à utiliser des morceaux qu’on sait généralement peu cuisiner, on y trouve de nombreuses solutions.

Chaque recette donne des idées étonnantes pour cuisiner avec trois fois rien, utiliser nos restes et nos ingrédients mal aimés : par exemple, comment transformer nos restes de poisson en curry, comment « pimper » quelques pommes de terre à l’eau ou comment donner une seconde vie à des tranches de pain rassis.

SERD 2024 – Manger mieux, gaspiller moins

Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD) 2024 – Manger mieux, gaspiller moins
Atelier cuisine pour enfants. Dès le plus jeune âge, le bien manger, sans gaspiller peut s’apprendre, pour le plus grand bonheur de toutes et tous.

Enquête FNE OCMED
auprès du grand public

Au vu de l’évolution récente de la réglementation en matière de tri à la source des biodéchets pour les particuliers, nous avons souhaité interroger le grand public sur ses pratiques de tri.

Les particuliers des départements du Gard, de la Lozère, de l’Hérault, de l’Aude et des Pyrénées Orientales ont donc été interrogés sur leurs pratiques de tri des biodéchets à leur domicile.

300 personnes ont répondu au questionnaire en ligne.

Participer à une action de la SERD près de chez soi

Chaque année, lors de la dernière semaine de novembre, des collectivités, entreprises, établissements scolaires, associations et particuliers organisent des actions partout en Europe pour promouvoir la réduction des déchets et encourager des pratiques de consommation durable.

Animations, ateliers, conférences, expositions, jeux… à l’aide de la carte de l’Ademe ci-dessous, géolocalisez les actions organisées près de chez soi.

Le Collectif En Vérité veut imposer le Nutriscore pour une véritable transparence en Europe de toutes les marques alimentaires !

Le Collectif En Vérité1 s’associe à l’appel de plus de 1250 professionnels de santé et scientifiques pour rendre le Nutriscore obligatoire en Europe. Alors que certains acteurs économiques ont la tentation de se désengager, les membres du Collectif maintiennent fermement leur engagement pour un affichage nutritionnel obligatoire, soutenant ainsi les demandes de la société civile et de la communauté scientifique. Impact environnemental, origine et nutrition sont les trois piliers de la transparence, auquel s’ajoute en 2025 une juste répartition de la valeur.

Les marques du Collectif montrent chaque jour qu’il est possible de se mobiliser pour l’intérêt général, même lorsque certaines notes peuvent être perfectibles. Une étude récente de Kantar, réalisée en novembre, souligne que les produits indiquant leur Nutriscore, même dans les catégories D et E, se vendent mieux que ceux sans affichage.

Cela démontre
l’intérêt des consommateurs
pour une transparence totale, 
quelle que soit la note finale.

2026 : un appel pour rendre le Nutri-Score obligatoire

Pour rendre obligatoire
l’affichage du Nutri-Score sur les emballages des aliments en France

Affichage environnemental : tout comprendre sur la nouvelle méthode de calcul

Après plusieurs années de travaux techniques, un cap vient d’être franchi : la méthode de calcul du coût environnemental des produits alimentaires intègre désormais, au-delà du climat, l’origine des matières premières, les pratiques agricoles et la biodiversité.

Les marques qui s’engagent pour la transparence
Face à la défiance croissante des consommateurs envers les acteurs de l’alimentaire, un constat s’impose : les démarches isolées ne suffisent plus. Pour regagner la confiance, il faut que l’information soit portée par des tiers de confiance extérieurs, garants de la robustesse et de la sincérité des informations présentes sur les emballages.

Une évolution décisive qui change la donne :

  • elle permet de différencier des produits au sein d’une même catégorie
  • elle rend visibles les écarts entre productions françaises et importations
  • elle transforme l’affichage environnemental en levier économique et stratégique

Calendrier réglementaire :
décret pour poser le cadre réglementaire dernier semestre 2026

Le Collectif En Vérité, à l’initiative d’une coalition d’acteurs économiques engagés (industriels et distributeurs) sur ce sujet, a travaillé sur l’infographie ci-dessous. Zoom sur l’exemple du bœuf et d’un plat cuisiné pour illustrer les impacts concrets. 

2025 : la juste répartition de la valeur, 4ème pilier !

Après avoir travaillé sur la transparence alimentaire à travers ses trois premiers piliers (l’affichage environnemental, la nutrition et l’origine), le Collectif En Vérité franchit une nouvelle étape en lançant son quatrième pilier : la juste répartition de la valeur. Un enjeu central, encore insuffisamment traité dans la filière agroalimentaire, alors qu’il conditionne à la fois la qualité de notre alimentation, notre santé, la vitalité des territoires agricoles et notre souveraineté alimentaire. Trop souvent réduite à une injonction réglementaire, la question du partage équitable de la valeur reste source de tensions dans le débat public, alors même que derrière chaque prix se joue l’équilibre de toute la chaîne, de l’amont agricole jusqu’au consommateur. Avec ce nouveau pilier, le Collectif veut ouvrir la voie à des solutions iconoclastes et ambitieuses, mais toujours réalistes, capables de réunir l’ensemble des acteurs de la filière autour d’un même objectif : bâtir un système alimentaire plus juste et durable.

« La juste répartition de la valeur est d’abord un enjeu économique central, Qui conditionne la survie des filières, qui doit être augmenté par l’intégration de la valeur sociale et de la valeur environnementale.

La force de notre collectif est de rassembler à la fois des agriculteurs, des industriels et des distributeurs.

Une force collective pour faire des propositions au service de chacun et au bénéfice des consommateurs »

David Garbous, cofondateur et Président du Collectif En Vérité.

Une dynamique déjà en marche avec en ligne de mire les élections présidentielles

Avril 2025 : premier atelier avec les adhérents pour identifier les pratiques existantes et les freins. Trois convictions fondatrices en sont ressorties :

  1. La répartition doit commencer par le producteur et concerner l’ensemble de la filière.
  2. Les citoyens-consommateurs doivent être associés à l’élaboration des solutions.
  3. Une coalition d’acteurs engagés est indispensable pour nourrir un débat public éclairé.

Août – septembre 2025 : état des lieux des dispositifs existants et premières réflexions autour de solutions inédites.

Septembre-octobre 2025 : validation d’une première liste de propositions opérationnelles.

Octobre 2025 : organisation d’un deuxième atelier, consacré aux pratiques de la distribution.

Novembre – décembre 2025 : conduite d’une étude consommateurs afin de mesure les leviers d’adhésion.

● Fin 2025 : préparation de l’argumentaire nécessaire au plaidoyer, en vue de l’intégration des propositions dans les programmes des prochaines élections présidentielles.

La coopérative Biocoop, membre du Collectif, illustre déjà la démarche d’une juste répartition de la valeur

  • Pionnière et engagée dans le commerce équitable, Biocoop représente 17 % du marché du commerce équitable en France (pour moins de 1 % du commerce alimentaire).
  • Un quart de son chiffre d’affaires provient de produits labellisés « commerce équitable ».
  • Elle nourrit la réflexion en matière de juste répartition grâce à ses expérimentations sur l’affichage de la décomposition du prix.

Participation à un projet pilote inédit : l’affichage clair de la juste rémunération

Affichage de la rémunération des agriculteurs : appel aux volontaires !

Dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) « Affichage Rémunération » piloté par le Bureau des relations économiques et statuts des entreprises (BRESE), le Collectif En Vérité porte un projet intitulé « Du producteur au consommateur : un collectif engagé pour une transparence équitable ». Ce projet, qui démarrera en janvier 2026, sera testé sur la filière laitière avec deux gammes de yaourts :

  • un yaourt nature sous la marque J’achète Fermier !
  • et un yaourt bio brassé nature sous la marque Les 2 Vaches. Concrètement, l’affichage prendra la forme de labels (Agri Éthique France et Fair For Life) intégrés aux emballages. Ces labels mettront en avant trois engagements clés une rémunération équitable des producteurs, calculée à partir de leurs coûts de production réels ainsi que des pratiques agricoles durables et le maintien de l’emploi agricole local.

Ce pilote, soutenu par le ministère de l’Agriculture à travers l’AMI, vise à poser les bases d’un socle commun reproductible à l’échelle de la filière agroalimentaire, en intégrant non seulement la rémunération, mais aussi les dimensions sociales, environnementales et d’origine.


Manger sain, manger bien. Grâce au Nutri-Score, système d’étiquetage allant de A à E, chacun pour trouver facilement les aliments ayant la meilleure qualité nutritionnelle !
Source : Publicité Leclerc

Quels sont les enjeux pour les marques ? 

Les enseignes ont intérêt à promouvoir le NutriScore. Cela permet de mettre en lumière le travail qu’elles effectuent pour améliorer leurs propres produits. Le Nutriscore apparaît comme un tiers de confiance.  Ce n’est pas un sigle inventé par la marque. Celles qui ne l’affichent pas sont bien plus pénalisées qu’elles ne le pensent (cf dernière étude Kantar). 

Pourquoi ce combat est-il essentiel ? 

Au sein du Collectif En Vérité, nous croyons fermement que la transparence alimentaire est un droit fondamental. Au-delà du Nutriscore, nous plaidons pour que des informations comme le niveau d’ultra-transformation et la présence d’additifs dangereux soient également rendues visibles. Cela permettrait une transparence nutritionnelle complète, permettant aux consommateurs de mieux comprendre ce qu’ils consomment et de faire des choix plus sains pour eux-mêmes et leurs familles.

Une coalition pour agir

Le Collectif En Vérité veut fédérer les forces de cette coalition de professionnels, scientifiques, associations et acteurs engagés pour pousser la législation française et européenne vers une obligation de transparence. Nous appelons le ministère de la Santé à soutenir cette mesure essentielle pour la santé publique et la protection des consommateurs. Mobilisons-nous ensemble pour que chaque citoyen ait accès à des informations nutritionnelles complètes et puisse faire des choix alimentaires éclairés !

Marques du Collectif En Vérité

En Vérité est une association loi 1901 regroupant des marques réunies autour d’une ambition commune : permettre aux consommateurs de savoir ce qu’ils mangent, quel que soit le produit.

Conscientes de leur responsabilité, les marques engagées au sein du collectif « En Vérité » demandent au législateur d’imposer à toutes les marques alimentaires des règles de transparence communes.

L »objectif du collectif est d’aboutir à un étiquetage commun qui évaluerait quatre critères d’impact essentiels, ceux réclamés par les Français :

  • Type d’agriculture,
  • Origine,
  • Additif,
  • Qualité nutritionnelle…

Nous, marques alimentaires, sommes au cœur du système. Nos choix impactent la santé des gens mais aussi notre économie, l’emploi des paysans, la préservation de nos écosystèmes… La transparence ne peut être l’affaire de quelques marques engagées : elle doit être obligatoire pour toutes !

Manifeste

Se nourrir devrait être l’acte le plus simple du monde. Pourtant, c’est devenu un véritable casse-tête !

Collectif En Vérité

Entre mentions obligatoires, tournures volontairement imprécises et labels en tout genre, faire ses courses est un parcours du combattant. Les Français ne savent jamais exactement ce qu’ils achètent. Provenance, additifs, ingrédients… : d’une marque à l’autre, le consommateur passe un temps fou à chercher et à déchiffrer sur les emballages des mentions pas toujours compréhensibles, absentes voire carrément trompeuses. Ces informations sont pourtant essentielles pour son alimentation, pour sa santé, pour l’économie de son pays, pour la planète.

Le consommateur est libre de ses choix. Mais sans information claire et lisible, le choix est-il vraiment libre ?

Pour faire un choix en toute liberté, il faut connaître la vérité sur les produits. Alors, que faire ? De nouveaux labels ? De nouveaux interdits ? De nouvelles contraintes ? Au contraire : tout ce dont le consommateur a besoin, c’est de simplicité, d’homogénéité et de clarté.

Qu’un produit soit bio ou issu d’autres pratiques agricoles, made in France ou importé, qu’il soit fabriqué avec ou sans additif – peu importe, pourvu que toutes ces informations soient clairement accessibles au consommateur qui s’apprête à choisir !

Appel pour créer une obligation de dire la vérité,
qui s’appliquerait à TOUTES les marques.

Comment ?

En demandant à ce que la transparence soit obligatoire sur l’étiquetage de tous les produits alimentaires, avec des critères communs à toutes les marques.

Ces critères doivent au minimum permettre aux Français de connaître la vérité sur 4 critères essentiels, ceux qui impactent le plus leur santé et leur environnement et qui correspondent à leurs attentes en termes d’information.

Ces critères doivent au minimum permettre aux Français de connaître la vérité sur les impacts environnementaux des produits qu’ils achètent.

En demandant à ce que la transparence soit obligatoire sur tous les produits alimentaires, avec des critères communs à toutes les marques, le Collectif intègre l’impact environnemental.

D’où les matières premières proviennent-elles réellement ?

Parce que cette information, lorsqu’elle n’est pas tout simplement absente, manque souvent de clarté (notamment à cause de la confusion entre « origine France », « produit en France » et « transformé en France »).

Il est urgent de donner aux Français le pouvoir de choisir sans ambiguïté l’origine des produits qu’ils consomment.

Parce que l’alimentation est la base de la santé, les consommateurs attendent de savoir précisément ce que leur apportent les produits qu’ils consomment.

Les indicateurs plébiscités, comme Yuka ou le Nutriscore, démontrent ce besoin de savoir.

Mais l’approche à la portion ou le degré de transformation par exemple restent aujourd’hui dans l’angle mort. Les informations sur les additifs restent invisibles ou excessivement complexes à comprendre. La loi permet même à de nombreux auxiliaires technologiques de ne pas apparaître dans les listes d’ingrédients !

L’information nutritionnelle doit être plus juste, plus claire, plus complète.

Tout savoir en un coup d’œil

Ces 4 vérités sont le socle permettant aux Français de savoir en un coup d’œil ce qu’ils achètent réellement. L’information devrait être harmonisée et appliquée à l’ensemble des marques alimentaires pour permettre aux consommateurs de choisir en connaissance de cause.

Nourrir des gens n’est pas juste un métier, et encore moins un simple business :
c’est une responsabilité.

La vérité, à plus forte raison lorsqu’elle impacte la santé des Français, ne peut plus être une option facultative, ni un choix marketing. Au contraire, c’est une magnifique opportunité de rétablir un véritable lien de confiance avec les consommateurs.

Vouloir restreindre l’information est toujours un échec. Que ce soit à court terme pour les marques ou à moyen terme pour la santé des consommateurs et la préservation de notre planète, nous avons tout à gagner à parier sur l’intelligence et le discernement des Français.

Des référentiels existent, ils peuvent être améliorés mais doivent être exploités. Les informations sont disponibles, elles doivent être harmonisées et simplifiées. Pour que toutes les marques jouent le jeu, en l’absence d’une autorité de régulation de l’alimentation, la loi doit définir des règles de transparence communes à toutes.

Rien de plus simple alors pour les marques que de les mettre en œuvre collectivement sur leurs produits !

Lorsqu’il s’agit d’alimentation,
un produit ne doit rien avoir à cacher.

  1. association de Loi 1901, reconnue d’intérêt général par les pouvoirs publics est le premier et le seul collectif d’acteurs économiques mobilisés en faveur de l’intérêt général pour tous. ↩︎

Écologaï, 50 idées pour faire entrer l’écologie dans votre quotidien

Alors que près de 8 Français sur 10 sont convaincus de la nécessité d’agir pour préserver l’environnement, au-delà de la motivation de départ, il n’est pas toujours facile de rester dans l’action dans la durée ! L’entrepreneure et autrice Lætitia Blondel partage une autre vision de l’écologie, libératrice, qui offre l’opportunité d’évoluer vers des journées positives et stimulantes. Sur la base de son expérience de l’accompagnement au changement, Lætitia Blondel a ainsi développé le concept Écologaï pour faire de l’écologie une vraie philosophie de vie. Elle a accepté de répondre aux neufs questions essentielles pour Cdurable.

« Allier bien-être, épanouissement personnel et engagement écologique« 

Dans son livre  “Écologaï 50 idées pour faire entrer l’écologie dans son quotidien”, publié aux éditions Gereso, Lætitia Blondel partage des solutions simples et accessibles pour intégrer l’écologie dans notre quotidien… avec le sourire.

Parce qu’il y a le quotidien et son rythme survolté, les injonctions contradictoires, les écogestes tellement nombreux qu’il semble impossible de tous les appliquer… très vite, de contraintes en obligations, le découragement est là. On sature face à cette charge mentale supplémentaire et à ce sentiment de frustration qui s’intensifie. Pire : le moindre faux pas génère de la culpabilité et donc de la négativité. Qui va parfois jusqu’au burn-out écologique.

Intégrée comme une philosophie de vie, l’écologie n’est plus une contrainte mais une libération

Alors pour changer la donne, l’entrepreneure et autrice Lætitia Blondel casse les codes en partageant une autre vision de l’écologie. Elle ose l’écologie libératrice, celle qui offre l’opportunité d’évoluer vers des journées positives et stimulantes.

Sur la base de ses années d’expérience dans la sensibilisation et l’accompagnement au changement, Lætitia Blondel a ainsi développé le concept Écologaï pour faire de l’écologie une vraie philosophie de vie.

Adopter des gestes durables devient enfin joyeux et motivant

Et si l’écologie cessait d’être une contrainte pour devenir une libération ?

Cette année à Noël, plutôt qu’une énième boite de chocolat, on offre un cadeau à impact positif qui fera du bien aux gens qu’on aime (famille, amis, collaborateurs…). Un cadeau qui va les aider à changer de vie et de vision du monde.

“Mon approche repose sur une vision globale de l’écologie, au-delà des simples écogestes, pour inviter à une transformation personnelle, respectueuse de soi, des autres, et de la planète”

Lætitia Blondel

Conçu sous forme de cahier d’exercices pratiques et accessibles, son livre permet ainsi à chacun de faire évoluer son quotidien vers un mode de vie durable, pas à pas.

Vivre de manière écologique, c’est l’opportunité de plus de simplicité, plus de liens, plus de collaborations et plus de bien-être au quotidien dans le respect de tout ce(ux) qui nous entoure.

  • La personnalisation. Rien n’est imposé, chacun évolue à son rythme. Au fil des pages, après avoir pris conscience de leur contexte personnel, les lecteurs vont progressivement explorer de nouvelles façons de vivre et d’agir. Sans (se) culpabiliser : la philosophie holistique et bienveillante de l’autrice est à adapter en fonction du quotidien, de ses impératifs et de son énergie du moment.
  • Des idées concrètes. Chaque page regorge de conseils pratiques et d’astuces faciles à mettre en œuvre, que ce soit à la maison, au travail ou dans la vie quotidienne. Top pour acquérir de bonnes habitudes durables !
  • Un format engageant. Avec son approche ludique, ce livre invite à réfléchir tout en passant à l’action. En reprenant le pouvoir : les lecteurs vont découvrir comment faire des choix de vie qui font sens, afin d’être plus alignés sur leurs valeurs et leurs convictions.
  • Un cadeau qui fait sens. Offrir ce livre, c’est mettre de la joie sous le sapin tout en contribuant à construire un monde meilleur.
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Extrait

Nous traversons actuellement une crise écologique qui a des impacts sans précédent sur le climat et la biodiversité. Ces dérèglements sont dus à une vision anthropocentrée de l’écologie qui place l’humain en haut de la pyramide de la vie (schéma A).

Longtemps, nous avons pensé que nous pourrions exploiter les ressources de manière illimitée alors que nous vivons dans un monde fini. Cela a probablement permis de grands progrès, de grandes découvertes, mais nous nous apercevons aujourd’hui que cette trajectoire est dangereuse.

Il ne s’agit ici ni de se blâmer ni de culpabiliser, et encore moins de désespérer car il est encore possible d’agir. Trop tard pour éviter certains changements, mais encore temps pour limiter les dégâts.

En adoptant une vision qui place l’humain comme une composante de l’écosystème, nous retrouvons la place qui est la nôtre pour vivre en harmonie avec le vivant en respectant et en prenant soin de ce qui nous entoure.

C’est sur ce principe qu’est conçu ce cahier d’exercices : une vision globale de l’écologie qui va bien au-delà des écogestes.

À propos de Laetitia Blondel,
facilitatrice en transition écologique et autrice

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Laetitia Blondel a exercé durant plus de 20 ans dans le secteur de l’industrie. Avec, toujours, l’environnement comme préoccupation quotidienne.

D’ailleurs, après avoir été technicienne de traitement de l’eau, Laetitia a intégré le service environnement de son entreprise. Elle obtient ensuite un diplôme d’ingénieur, grâce auquel elle devient Responsable du service de maintenance industrielle. Ce poste se révèle particulièrement enrichissant puisqu’elle y acquiert une véritable expertise en amélioration, structuration et organisation. Autant de compétences dont elle se sert encore aujourd’hui dans ses accompagnements.

Au fil du temps, forte de plusieurs expériences professionnelles, Laetitia commence à s’interroger sur ce qu’elle a réellement envie de faire. Elle se remet ainsi plusieurs fois en question et envisage différentes reconversions professionnelles. En parallèle, elle effectue un travail de développement personnel entamé suite à des épreuves personnelles.

C’est à ce moment-là qu’elle a un premier déclic en découvrant le film “Demain” de Cyril Dion. Laetitia réalise alors qu’elle a toutes les cartes en main pour décider de transformer son quotidien et agir à son échelle pour améliorer le monde.

Elle commence à se former à la décoration intérieure, la rénovation énergétique des logements et les matériaux biosourcés. Elle effectue aussi sa propre transition quotidienne en changeant ses habitudes pour alléger son empreinte.

C’est précisément à cet instant qu’un deuxième grand déclic va changer sa vie. En suivant le MOOC “Permaculture” de l’Université des Colibris, elle découvre que les principes de la permaculture peuvent s’appliquer dans tous les domaines de la vie !

Le passage à l’entrepreneuriat :
la création de Vers un coin de paradis

En 2019, Lætitia lance sa propre entreprise afin d’accompagner des femmes et des hommes dans la transformation en douceur de leur quotidien et au sein de leur entreprise. Elle leur permet ainsi de prendre soin d’eux, des autres et de la nature.

Pour moi, l’écologie est une philosophie de vie qui nous aide à concevoir un quotidien plus simple, durable et heureux, dans lequel chacun de nous s’épanouit pleinement.

Ainsi, son approche est holistique et englobe tous les aspects de notre quotidien : travail, maison, environnement, santé, nature…

Une passion : écrire

Lors d’une expatriation en Australie, Lætitia découvre son amour pour l’écriture. Elle s’occupe de l’édition d’un journal à destination des expatriés et l’idée d’un livre émerge, en lien avec l’évolution de sa structure Vers un Coin de Paradis et l’élaboration de sa philosophie de vie Ecologaï.

Ecologaï © est une approche holistique qui met l’écologie au cœur de nos vies. En devenant une philosophie de vie, l’écologie devient le moteur d’une vie alignée et riche de sens qui nous mène à plus de simplicité et de bien-être dans tous les domaines de la Vie tout en ayant un impact positif sur le monde.

Soutenue et encouragée par des amies et par son entourage, elle se lance dans l’écriture de son livre, accompagnée d’un coach qui l’aide à construire le cahier d’exercices.

Avec une ambition : démocratiser l’accès à cette manière de penser et d’agir en aidant chaque lecteur à développer son propre Ecologaï au quotidien. Lætitia utilise d’ailleurs son livre pour soutenir sa démarche de coaching et elle l’offre à ses clients en entreprise ou en collectivité.

Ce compagnon de transformation écologique personnelle, à la fois évolutif et durable, est ainsi le vecteur “grand public” de cette philosophie de vie qui me semble être une vraie réponse aux enjeux de notre monde.

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Informations pratiques

  • EAN13 : 9791039704069
  • Éditeur : Gereso
  • Nombre de pages : 292
  • Dimensions : 19 x 13,5 x 1,7 cm
  • Prix : 23 €

Questions Cdurable !
ou c’est pas durable ?

Au delà des communiqués, qui ne présentent souvent que le « meilleur », et du développement durable, qui ne fait que tenter de réduire les impacts négatifs d‘une croissance volumique, nous nous intéressons aujourd’hui, 20 ans après la création de Cdurable.info, aux questions essentielles. Alors Cdurable ou pas ? 9 questions qui nous invitent à Comprendre pourquoi Agir & Coopérer avec le vivant, Cdurable !

Laetitia Blondel, facilitatrice en transition écologique et autrice, a accepté de répondre aux neufs questions Cdurable, essentielles comme les neufs besoins fondamentaux des êtres vivants dont les humains que nous sommes …

1 – Quelle est la nature de ma relation avec le vivant ?

Je trouve la nature très inspirante. Elle est à la fois abondante et sobre, efficace et lente. Elle est aussi magnifique et d’une extrême intelligence.

Dans ma vision de l’écologie, la nature a une place importante. Elle constitue le 4ème pilier du concept que j’ai appelé Ecologaï; une vision holistique de l’écologie qui commence par soi pour mieux prendre soin des autres et tout ce(ux) qui nous entoure.

Il me semble que ce qui nous a éloigné d’un mode de vie respectueux de l’environnement tient entre autres choses du fait que nous nous sommes éloignés de la nature, de son fonctionnement, de sa beauté
Je pense que nous devons absolument renouer nos liens avec la nature pour prendre conscience de notre impact sur elle, nous émerveiller de sa magie et nous réconcilier avec les cycles de la vie. Et cela peut tout simplement commencer par des balades en forêt, ou quelques plantations sur son balcon.

« On aime ce qui nous a émerveillé et on protège ce que l’on aime« 

JY. Cousteau

2 – Quels sont mes besoins et choix d’alimentation ?

L’alimentation occupe une grande place dans mon quotidien : à la fois dans le choix de mes produits que dans la façon de les cuisiner. Elle est à la fois garante de notre bonne santé, comme le disait Hippocrate, mais impacte également fortement l’environnement (gaz à effet de serre, pollutions, détérioration des sols et des océans,…).

Choisir une alimentation saine, le plus végétale possible produite de manière responsable et de préférence de manière locale (et en vrac); voilà le curseur de mes achats au quotidien. En consommant ainsi, je cultive la fierté de soutenir une agriculture (ou une pêche) qui prend soin des terres (des mers), des animaux et des agriculteurs, desquels nous nous sommes bien souvent trop éloignés. Recréer du lien dans ces filières offre du sens, un sens que je trouve quand je m’engage auprès de mon amap, quand je commande du poisson chez Poiscaille, ou quand j’achète des produits locaux au marché.

3 – Quel est mon type d’habitat actuel et idéal ?

J’habite actuellement dans un appartement équipé d’un balcon sur lequel j’ai plaisir à faire pousser fleurs, plantes aromatiques ou médicinales et également quelques légumes. Voir la nature depuis chez moi est important. Dans l’idéal, j’aurai aimé habiter plus proche d’un coin de nature pour m’y promener plus souvent !

Je suis très vigilante sur mes consommations d’eau et d’énergie et je suis d’ailleurs très heureuse d’avoir contribué à l’installation d’un composteur collectif et à l’engagement de la copropriété pour des travaux de rénovation énergétique. Développer le vivre et le faire ensemble me semble important, surtout lorsque l’on réside en immeuble. 

4 – Quelle activité physique favorise mon bien-être et ma santé 

Voilà plus de 15 ans que je pratique le yoga de manière régulière. Cela me fait beaucoup de bien et je dirai presque qu’il a changé ma vie. Au-delà des bénéfices physiques, il m’a ouvert à une vision holistique de la vie et m’a permis de retrouver une forme de sérénité au quotidien par la détente et la prise de recul qu’il m’offre.

Plus récemment, avec mon mari, nous nous sommes lancés dans la randonnée sur les chemins des GR1 et GR10 et cela m’apporte aussi beaucoup de bienfaits tout en nourrissant mon besoin de reconnexion à la nature. J’y vois d’ailleurs beaucoup de liens avec la démarche de transition écologique ! 

L’écologie c’est comme la randonnée

5 – Quels savoirs m’ont permis de comprendre comment agir ?

Je dirais que cela ne se limite pas aux savoirs théoriques que j’ai pu glaner au fil des lectures, des vidéos ou documentaires. Cette compréhension du « comment agir » est beaucoup passée par l’expérience et l’observation/écoute de personnes inspirantes.

Je crois d’ailleurs que nous sous-estimons beaucoup notre pouvoir d’inspiration et que nous avons là une force incroyable pour faire bouger les lignes ! J’ajouterai que je suis émerveillée par les savoirs ancestraux, enseignés de la nature, qui ont passé des millénaires et nous apprennent encore aujourd’hui une grande sagesse à la fois dans l’être, le faire et l’avoir.

6 – Quel est le sens que je donne à mon travail ?

Le sens que je donne au travail a profondément changé entre ma vie d’avant où les vacances et la retraite me semblaient être le graal de tout bon salarié et où l’exigence de la performance, de l’avancement étaient les maîtres mots.

Aujourd’hui, mon travail je l’ai choisi : il m’offre la liberté dont j’ai besoin pour agir à ma manière à la fois dans le fond et la forme.

Il m’offre cette liberté incroyable de pouvoir suivre mes besoins et avancer à mon rythme. Il est enfin une source d’épanouissement et de réalisation incroyables : une manière de faire sens tout en ayant de l’impact.

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler une seul jour de votre vie »

Confucius

7 – Quelle énergie j’utilise pour mes usages et besoins ?

Bien sûr mon énergie personnelle dont je prends soin. Mais aussi une énergie que je souhaite être la plus responsable possible. En ce sens, je suis sociétaire d’Enercoop, un fournisseur d’énergie renouvelable et locale qui me semble être la plus engagée. Mais bien sûr, la meilleure énergie est celle que je n’utilise pas et je suis soucieuse de limiter ma consommation au quotidien.

8 – Quelle est mon implication personnelle pour l’intérêt général ?

J’ai dédié mon activité professionnelle à l’intérêt général. Grâce à mes accompagnements personnalisés, mes ateliers pratiques ou d’intelligence collective mais aussi mon livre ou le podcast Les Eco-enthousiastes, j’ai à cœur de partager les fondements d’une écologie simple et heureuse.

Mon implication ne se limite pas à mon activité professionnelle; elle est également omniprésente dans mon quotidien (la cohérence est essentielle à mes yeux dans tous les domaines de ma vie) à travers mes actions et mes décisions.

9 – Quels sont mes liens de coopération et ma participation au bien commun ?

Au-delà de mon activité professionnelle, j’essaie de contribuer à mon échelle auprès de mon entourage, avec mes voisins ou en donnant mon temps à des associations.

Dans tous les cas, la coopération et le lien sont essentiels pour réussir la transformation de société devenue désormais nécessaire.

C’est pour cela que je me suis spécialisée dans l’intelligence collective, notamment en perfectionnant ma pratique via un Diplôme Universitaire fraîchement obtenu. J’œuvre au quotidien pour que l’intelligence collective nous permette de construire une société sûre, juste et désirable.

Avoir un impact positif sur les ODD à son échelle

10 – Carte blanche : quel est le message essentiel que vous souhaitez faire passer à nos visiteurs ?

Mon message tient en une citation :

 » Ne doutez jamais qu’un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde ;
en fait, cela se passe toujours ainsi. »

Margaret Mead

Même si les « petits gestes » sont parfois décriés, ils sont essentiels au changement de société. Car c’est en incarnant nous même au quotidien les changements que nous voulons voir dans le monde qu’ils parviendront à émerger et à faire société.

C’est en inspirant les autres par nos actions et en montrant l’enthousiasme d’un quotidien plus écologique que nous arriverons à faire changer le monde. L’écologie doit devenir à la mode; elle doit donner envie – il s’agit juste d’en faire connaître les bénéfices.

Le télétravail : un levier pour lutter contre le dérèglement climatique ?

France Stratégie et l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) publient une note d’analyse et un rapport sur les impacts territoriaux du télétravail et sa prise en compte dans les politiques publiques en termes d’aménagement du territoire. Le sujet est abordé sous quatre angles : la mobilité quotidienne et les transports, la mobilité résidentielle et le logement, l’immobilier de bureau, l’émergence de nouveaux lieux de travail (tiers-lieux et espaces de coworking). L’analyse est enrichie de focus sur les dynamiques à l’œuvre dans les Métropoles de Rennes, Toulouse et Lyon. La note étudie les conditions dans lesquelles le télétravail pourrait être un levier pour la lutte contre le dérèglement climatique.

Une inégale pratique du télétravail selon les territoires

En 2023, 19 % des salariés français, en majorité des cadres, ont eu recours au télétravail au moins un jour par semaine. Plus fréquent dans les grandes agglomérations − hors région parisienne, 22 % des salariés qui résident dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants télétravaillent, contre moins de 13 % dans les autres agglomérations −, la pratique du télétravail est inégalement répartie selon les territoires en raison de la structure des emplois : plus de 50 % des emplois sont télétravaillables en Île-de-France, contre moins de 40 % dans les autres régions.

Mobilité quotidienne : des effets contrastés du télétravail

Le télétravail entraîne une baisse de la fréquence des trajets domicile-travail mais il est aussi associé à des distances domicile-travail plus longues : les télétravailleurs résident en effet plus loin de leur lieu de travail (28 km en moyenne) que les autres actifs (14 km). Or, plus les distances domicile-travail sont longues, plus les trajets ont tendance à être effectués en voiture.

En région parisienne, le télétravail n’a pas diminué le trafic routier, mais il a conduit à réduire la fréquentation des transports en commun en particulier certains jours de la semaine (lundi, mercredi et vendredi).

A la RATP, le trafic a globalement baissé entre octobre 2019 et octobre 2023 et près de la moitié de cette baisse s’expliquerait par le développement du télétravail. Des tendances similaires sont observées dans d’autres grandes métropoles comme Lyon, la circulation automobile baissant en revanche à Rennes ou Toulouse, sans que cette diminution puisse être directement imputée au télétravail.

La fréquentation des TER a quant à elle fortement augmenté (21% entre 2019 et 2023) bien que cette hausse ne puisse être attribuée au seul télétravail

Des stratégies immobilières des entreprises de relocalisation vers les centres urbains et les zones attractives

Le télétravail favorise une réduction partielle des surfaces de bureaux dans les plus grandes métropoles et dans les entreprises. Mais d’autres facteurs influencent leurs stratégies immobilières afin d’inciter leurs salariés à plus de présence sur site par des espaces de travail plus attractifs. On observe ainsi une tendance à la relocalisation des bureaux vers les centres-villes au détriment des périphéries qui, lorsqu’elles sont dépourvues d’aménités (transports, services, commerces), connaissent des taux élevés de vacance tertiaire sans perspective de réutilisation rapide des surfaces disponibles. Ces évolutions présentent en outre un risque d’éviction du logement dans les quartiers centraux ou les mieux connectés.

Quelle prise en compte dans les politiques publiques ?

Le télétravail produit des effets diffus sur les territoires, avec une accentuation modeste des tendances en cours, difficiles à mesurer du fait du manque de données finement territorialisées qui limitent son exploitation comme levier des politiques publiques. Les auteurs indiquent qu’il pourrait pourtant, sous certaines conditions, jouer un rôle dans le rééquilibrage des territoires et dans la lutte contre le dérèglement climatique en appui d’autres politiques visant la réduction des émissions liées aux déplacements du quotidien.

A propos de France Stratégie

Institution autonome, placée auprès du Premier ministre, France Stratégie contribue, par ses propositions, à l’action publique et éclaire le débat. Elle réalise des études originales sur les grandes évolutions économiques et sociales, et les enjeux de soutenabilité. Elle produit également des évaluations de politiques publiques à la demande du gouvernement. Les résultats de ses travaux s’adressent aux pouvoirs publics et aux citoyens.

En partenariat avec

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Les impacts territoriaux du télétravail : angle mort des politiques publiques ?

Le télétravail pratiqué par près de 19 % des salariés français en 2023. Son adoption dépend de l’emploi occupé mais aussi des décisions des entreprises et des individus. A-t-il un impact sur l’aménagement des territoires ? La mission a choisi d’investiguer les impacts territoriaux du télétravail au niveau national, y compris la région capitale, puis plus particulièrement à l’échelle de trois systèmes territoriaux centrés autour de métropoles : Rennes, Toulouse et Lyon.

Le télétravail, concernant avant tout les cadres, est plus fréquent dans les centres des grandes agglomérations que dans leur périphérie ou que dans les unités plus petites, car praticable de manière inégale selon les territoires en raison de la structure des emplois.

S’agissant des choix de lieu de résidence, il ne se constate pas de modifications sensibles des flux entre les régions, les métropoles et les villes moyennes ou les espaces périurbains ou ruraux, imputables au développement du télétravail.

En Île-de-France et Lyon, le télétravail sans diminuer le trafic routier a permis de réduire la fréquentation des transports en commun aux heures de pointe, la circulation automobile baissant en revanche à Rennes et Toulouse. Concernant les déplacements de moyenne distance, la fréquentation des TER s’est fortement accrue, l’augmentation du prix des carburants pour automobile ayant manifestement joué un rôle.

Le télétravail favorise une réduction partielle des surfaces de bureaux dans les plus grandes métropoles et entreprises. D’autres facteurs influencent les stratégies immobilières des sociétés cherchant d’abord à rendre leurs espaces de travail plus attractifs et propices aux échanges collectifs pour inciter à la présence sur site.

Une tendance à la relocalisation des bureaux vers les centres-villes, offrant aménités et connections, au détriment des périphéries urbaines, est ainsi observée. Lorsqu’elles sont dépourvues d’aménités (transports, services, commerces), ces dernières connaissent des taux élevés de vacance de l’immobilier tertiaire sans perspective de réutilisation rapide des surfaces disponibles.

Ces évolutions présentent en outre un risque d’éviction du logement dans les quartiers centraux ou les mieux connectés. Le télétravail, loin de détendre le marché du logement, renforce la demande, en particulier dans les zones à forte attractivité touristique et dans celles bien dotées en aménités urbaines.

Sur le plan environnemental, bien que le télétravail contribue à réduire le nombre de trajets domicile-travail, il entraîne d’autres effets tels que la multiplication des déplacements pour d’autres motifs ou l’allongement de la distance domicile-travail, sans réduire nécessairement l’usage de la voiture.

Le caractère diffus du télétravail et de faible intensité sur les territoires limite son exploitation comme levier des politiques publiques, alors qu’il pourrait jouer un rôle dans le rééquilibrage des territoires et l’adaptation au changement climatique, en favorisant fortement l’individualisation des rythmes de vie, et en faveur de politiques des temporalités en parallèle des politiques spatiales.

Manger flexitarien, végétarien ou végétalien sauvera-t’il notre avenir, biodiversité et climat ?

La consommation de viande est le principal poste d’émissions de gaz à effet de serre de notre alimentation. Le mentionner suffit à déchaîner des réactions passionnées, voire passionnelles. Le monde ne se divise pas uniquement entre les amateurs d’entrecôte d’un côté et ceux de protéines végétales de l’autre, il existe toute une palette de nuances. Cette voie du milieu s’appelle le flexitarisme. Mais permet-il vraiment de réduire l’empreinte carbone de son alimentation ? Tom Bry-Chevalier, doctorant en économie de l’environnement (Université de Lorraine), s’est plongé dans les chiffres.

Le lobby de la viande utilise le flexitarisme dans une vaste campagne de propagande

Le flexitarisme, contraction de « flexible » et de « végétarien », est un régime alimentaire qui n’exclut pas la consommation occasionnelle de produits d’origine animale.

Reste un constat : dans nos pays industrialisés, le végétarisme se développe surtout au sein des classes les plus aisées. À l’échelle mondiale, toutefois, on observe une augmentation de la consommation de protéines carnées, rappelle l’historienne des sciences et de l’environnement Valérie Chansigaud (Université Paris Cité). Cela ne veut pas dire que le végétarisme n’a aucune influence globale, mais que la consommation de viande reste un marqueur social très ancré dans de nombreuses cultures.

Faut-il manger flexitarien au nom du climat ?

Tom Bry-Chevalier, Université de Lorraine

La végétalisation de l’alimentation est l’un des principaux leviers pour réduire son empreinte carbone au niveau individuel. Le flexitarisme, qui n’exclut pas la consommation occasionnelle de viande ou autres produits animaux, peut sembler un bon compromis. Que disent les chiffres ?

Manger végétarien, bon pour la santé ? Ce que dit et ce que ne dit pas la science
Fast-food vegan. Eric Chan/Wikimedia, CC BY

À l’heure où les préoccupations environnementales occupent une place croissante dans notre quotidien, de nombreuses personnes cherchent des moyens concrets pour réduire leur empreinte écologique. Or, la végétalisation de l’alimentation est l’un des leviers les plus efficaces au niveau individuel pour diminuer son empreinte carbone.

Il n’est donc pas surprenant de constater que près d’un quart des Français déclarent réduire volontairement leur consommation de viande et suivre un régime « flexitarien », contraction de « flexible » et de « végétarien ».

Derrière ce nouveau régime alimentaire, une idée simple : profiter des avantages de l’alimentation végétarienne, tout en continuant à consommer des produits d’origine animale, mais avec davantage de modération.

Mais le flexitarisme tient-il réellement ses promesses sur le plan environnemental ? S’agit-il d’une option intéressante pour préserver la planète ? On fait le point.

Quelle définition pour le flexitarisme ?

L’évaluation de l’impact environnemental du flexitarisme se heurte à un premier problème : sa définition. En effet, même dans la littérature scientifique, il n’existe, à ce jour, pas de définition consensuelle du flexitarisme, dont la compréhension peut être très différente d’une personne à l’autre.

Certaines personnes se disant flexitariennes consomment ainsi de la viande une fois par semaine, quand d’autres en consomment une fois par jour. Ainsi, sur les 24 % des Français déclarés flexitariens, 7 % consomment de la viande encore tous les jours, 12 % plusieurs fois par semaine, et 5 % seulement sont des consommateurs occasionnels.

Ce flou et l’hétérogénéité des pratiques font du flexitarisme un concept difficile à saisir. Au point que même Interbev, le lobby de la viande bovine, a tenté de se l’approprier avec sa campagne « naturellement flexitariens ».

Au-delà de la question de la fréquence à laquelle on mange de la viande, certaines approches du flexitarisme mettent aussi l’accent sur le type de viande consommée. On considère souvent qu’il faut cibler en premier lieu la viande rouge, qui émet le plus de gaz à effet de serre et qui nécessite le plus de terres. Cependant, là encore, il n’existe pas de préconisations précises. Ainsi à quantité égale de viande consommée, certains régimes flexitariens pourraient avoir un impact bien plus lourd pour l’environnement que d’autres.

Émissions de gaz à effet de serre par kilogramme de produit alimentaire. Our World in Data, Fourni par l’auteur

L’autre problème, c’est de savoir si l’on peut se fier aux pratiques et régimes alimentaires déclarés par les individus eux-mêmes. Il existe par exemple un biais de désirabilité sociale, qui fait que pour se présenter sous un jour favorable aux yeux de ses interlocuteurs, on pourra par exemple minimiser ses consommations de viande ou/et de poisson.

À propos du végétarisme – qui est pourtant clairement défini comme une alimentation excluant la consommation de chair animale** – une enquête de 2021 de l’IFOP pour FranceAgriMer notait que près de la moitié des personnes rapportant avoir un régime sans viande déclarent consommer occasionnellement de la viande ou du poisson. Dans la mesure où cette enquête observait que près de 30 % des flexitariens autodéclarés consommaient de la viande quotidiennement, le même problème est donc à craindre à propos du flexitarisme.

L’enquête observait néanmoins que les flexitariens consomment globalement moins de types de viande différents. Ils consomment ainsi moins de veau, de mouton et d’agneau que les omnivores – à l’exception notable de la volaille, qu’ils consomment dans les mêmes proportions.


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La consommation de viande par tête tend à stagner depuis une dizaine d’années en France. À ce titre, il serait peut-être ambitieux de voir dans l’augmentation du nombre de flexitariens déclarés l’expression d’une révolution dans le régime alimentaire des Français, plutôt qu’une pratiques de consommation déjà relativement standard à laquelle on aurait simplement donné un nouveau nom.

L’empreinte environnementale du flexitarisme

Ces difficultés sémantiques n’ont pas empêché un certain nombre d’études de s’intéresser à l’impact environnemental de régimes pouvant s’apparenter au flexitarisme, souvent en prenant le parti d’expliciter la quantité et le type de viande consommés.

Ainsi dans le rapport spécial du GIEC de 2019, plusieurs régimes de type flexitarien (régime végane, plusieurs gradations de flexitarisme, régime à base de poisson) ont été comparés au végétarisme et au véganisme.

Il en ressort que l’alimentation végane est celle permettant de réduire le plus les émissions de gaz à effet de serre, suivie de l’alimentation végétarienne, puis d’un régime flexitarien (ici défini comme n’incluant qu’une seule portion de viande par semaine). Celui-ci présente toutefois un potentiel intéressant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Juste derrière, on retrouve un régime dit « bon pour la santé (healthy diet) », basé sur les recommandations alimentaires mondiales, moins riches en viande rouge. Il permet lui aussi une réduction remarquable des émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, les régimes méditerranéens, pescétariens et « frugal et juste (fair and frugal) », également assimilables à des régimes flexitariens, favorisent également une réduction modérée des émissions de gaz à effet de serre par rapport à une alimentation très carnée. Une alimentation remplaçant 75 % des viandes et produits laitiers de ruminants par d’autres viandes (catégorie « carnivore soucieux du climat (climate carnivore) ») permet d’atteindre des réductions d’un ordre de grandeur similaire, soulignant le poids exceptionnel de la viande rouge.

D’autres études (par exemple en 2014 et en 2023) aboutissent à des résultats similaires pour ce qui est des émissions de gaz à effet de serre, tout en prenant également en compte des questions connexes : demande de terres agricoles, consommation d’eau, eutrophisation ou encore impact sur la biodiversité.

Empreinte environnementale des différents régimes alimentaires en matière d’émissions de gaz à effet de serre, d’utilisation des sols, d’utilisation de l’eau, de potentiel d’eutrophisation et d’impact sur la biodiversité. Le point à droite représente l’empreinte environnemntale d’un gros mangeur de viande (plus de 100 g par jour). Scarborough et al. (2023), Fourni par l’auteur

Les études scientifiques sont donc claires : plus une alimentation est végétalisée, moins son empreinte environnementale est élevée. De la même façon, plus un régime flexitarien limite les apports en viande, notamment bovine, plus son impact sur l’environnement s’en verra réduit.

À noter que les produits laitiers sont également une source importante d’émissions de gaz à effet de serre, expliquant la différence non négligeable d’émissions entre une alimentation végane et une alimentation végétarienne. En conséquence, il peut également s’agir, de la même façon que la réduction des apports de viande bovine, d’un levier pertinent de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d’un régime flexitarien.

L’environnement est-il gagnant si davantage de personnes s’alimentent selon un régime flexitarien ? La réponse est oui, du moins si celui-ci s’accompagne d’une réduction significative des apports en viande. Cependant, il faut noter qu’aucune étude ne suggère que le flexitarisme soit préférable au véganisme sur le plan environnemental : ses bénéfices restent largement corrélés avec le degré de végétalisation de l’alimentation.

Les campagnes de promotion de viande et de lait: un changement notable d’orientation des politiques publiques européennes
Publicité en faveur du boeuf financée par l’UE.

Gaz à effet de serre ou bien-être animal ? Le dilemme de l’omnivore

Et si l’empreinte carbone de l’alimentation n’était pas la seule variable qu’il conviendrait de prendre en compte ? La priorité généralement admise du flexitarisme est de réduire la consommation de viande bovine, qui à elle seule permet une réduction non négligeable des émissions de gaz à effet de serre et de l’usage des terres. Mais cette emphase sur la réduction de viande bovine peut se faire au détriment du bien-être animal, dans ce que l’on pourrait nommer le « dilemme de l’omnivore ».

A gauche, le nombre d’individus nécessaires pour produire une tonne de viande. À droite, les émissions de gaz à effet de serre par tonne de viande produite. Our World in Data, Fourni par l’auteur

Bien que la viande rouge soit celle qui a le plus fort impact environnemental, c’est également celle qui génère le moins de souffrance animale par kilogramme de viande. Non seulement parce qu’une vache est un animal bien plus gros qu’un poulet, produisant donc plus de viande par individu abattu, mais aussi parce qu’elles sont moins souvent issues d’élevages intensifs.

Or, on observe en France depuis quelques années une tendance à la réduction de la viande de bœuf au profit de la viande de poulet, notamment en raison de motivations liées à la santé et l’environnement. Les personnes tentées par une alimentation flexitarienne peuvent donc se retrouver face à un arbitrage difficile à opérer entre éthique et environnement.

Le flexitarisme n’a donc rien de révolutionnaire, mais il peut donc constituer un outil utile dans la stratégie de réduction globale de la consommation de viande. Le tout est de garder en tête qu’au niveau individuel, l’alimentation végétale reste préférable.

Tom Bry-Chevalier, Doctorant en économie de l’environnement – Viande cultivée et protéines alternatives, Université de Lorraine

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

5 ouvrages pour éclairer les enjeux climat & biodiversité

Peu après la COP 16 Biodiversité et alors que s’ouvre la COP 29 Climat, voici une sélection de 5 ouvrages pour éclairer les enjeux liés au changement climatique et à l’érosion de la biodiversité, aux éditions Tana et Les Liens qui Libèrent. « Précisions sur la fin du monde » d’Yves Cochet, « S’adapter au changement climatique » et « Biodiversité » dans la collection Fake or Not, « Le grand retournement » de Marine de Guglielmo Weber & Rémi Noyon, et « Agir pour l’eau » de Charlène Descollonges.

Précisions sur la fin du monde

Que faire face à la catastrophe politique, écologique et sociale imminente ? Pour le scientifique et ancien ministre Yves Cochet, cela ne fait aucun doute : en ces temps incertains et bouleversés, il est urgent de replacer la question de l’effondrement au cœur du débat public.

Tout se passe comme prévu. Après plus de cinquante ans de prophéties catastrophiques de la part de certains lanceurs d’alerte, la réalité accomplit ce qui semblait inimaginable à l’époque : la possibilité d’un effondrement systémique mondial proche devient plausible aux yeux d’une minorité, tandis que, massivement, l’immense majorité croit encore que le marché, la croissance et la technologie parviendront à résoudre les problèmes actuels, notamment les inégalités et la « crise écologique ».

Depuis environ trente ans, des centaines d’experts, de journalistes, de politiques et autres essayistes tentent d’élaborer des centaines de scénarios, de plans, de « solutions » à cette « crise écologique » bien que les indicateurs de l’état de santé du système-Terre ne cessent de démontrer l’inanité de ces efforts. Cependant, personne ou presque ne se demande pourquoi ces insuffisances répétées continuent-elles ? Ou pourquoi, bien qu’informé, chacun continue-t-il sa vie antérieure ? Ou encore pourquoi les gouvernements n’agissent-ils pas, alors qu’ils savent ?

Pour Yves Cochet, ces déboires puisent tous leur source dans une représentation erronée du monde réel, munie de croyances et de notions héritées d’une cosmologie calamiteuse. En posant l’hypothèse que les individus comme les décideurs agissent selon leur croyance (leur cosmologie), le scientifique démontre
que cette représentation erronée conduit à des actes individuels et collectifs qui détruisent le système-Terre et accroissent les inégalités.

Yves Cochet est ancien ministre de l’Écologie et scientifique. Membre des Verts, puis du parti EELV il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Pétrole apocalypse (Fayard), Anti-manuel d’écologie (Bréal) et Devant l’effondrement (Les liens qui libèrent). Il est l’un des fondateurs de l‘institut Momentum – un groupe de réflexion sur l’imminence de l’effondrement de la civilisation industrielle et des moyens à mettre en œuvre pour tenter de réduire son ampleur.

S’adapter au changement climatique

Les accords de Paris en 2015 avaient fixé la limite du réchauffement climatique à + 1,5 °C ou + 2 °C grand maximum d’ici la fin du siècle, sous peine de chaos. Le ministère de la Transition écologique parle maintenant de + 4 °C en France (c’est-à-dire + 3 °C de réchauffement planétaire).


D’ores et déjà, alors que nous ne sommes qu’à + 1,3 °C, nous connaissons des événements climatiques de plus en plus intenses et dévastateurs. Nous savons que les sécheresses longues vont empirer, que les températures caniculaires vont augmenter et que les inondations dévastatrices vont se multiplier. La litanie des conséquences est interminable : baisse des rendements agricoles, pénurie d’eau douce, diminution de nos capacités à produire de l’électricité, effondrement de la biodiversité, incendies hors norme, villes étuves, retrait/gonflement des argiles qui menacent les bâtiments, élévation du niveau des mers et des océans et menaces sur les littoraux…

Puisque réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre pour stopper ces phénomènes délétères nous est impossible, nous devons aujourd’hui prendre la mesure de ce que cette adaptation à ces nouvelles conditions de vie veut dire. Et de la manière dont elle interroge la démocratie. Ilian Moundib examine l’ensemble des conséquences sur notre vie quotidienne du changement climatique qui s’annonce et explore toutes les pistes qui sont à notre portée pour y faire face : infrastructures, modes de production, organisation sociale, démocratie locale…

Alors, pour faire fonctionner notre système économique, on pompe massivement et on rejette là où ça nous arrange, on détourne les cours de l’eau, on endigue les rivières, on construit des barrages et des retenues, on bétonne les zones humides, on déforeste à tour de bras, on pollue, on modifie le climat…

Il est urgent de regarder l’eau douce autrement que comme une ressource à contrôler, éternellement disponible. Enjeu politique, la gestion de l’eau doit devenir collective et démocratique, sous peine de multiplier les conflits d’usage, voire des guerres de l’eau.

Ilian Moundib est ingénieur en résilience climatique. Diplômé de l’École Centrale de Lyon et de l’Imperial College, membre du conseil scientifique de l’Institut Rousseau, il a publié plusieurs rapports à destination des pouvoirs publics français sur la sobriété hydrique et l’adaptation climatique de la France. Il est consultant, conférencier et formateur indépendant sur les questions d’adaptation aux risques climatiques.


Fake or Not scrute nos modes de consommation, fournit une boîte à outils qui aiguise l’esprit critique et décrypte les enjeux environnementaux qui fond débat. La collection donne la parole aux experts, aux chercheurs et aux scientifiques qui analysent et décodent chaque sujet en s’appuyant sur des données et des chiffres vérifiés. L’objectif : penser l’avenir de nos démocraties, agir à son échelle et s’engager pour un futur désirable.

Biodiversité

La biodiversité s’effondre partout sur la planète. Certains évoquent même une extinction massive du vivant. Où en est-on vraiment ? L’écosystème planétaire est un écheveau d’interactions, d’échanges, à tous les niveaux et à toutes les échelles. C’est ce que nous, humains, sommes en train de détruire.

En 30 ans, 70% des insectes volants ont disparu en Europe. Près de 60% des oiseaux des champs se sont volatilisés sur la même période. Nous nous acheminons vers une campagne silencieuse et un monde sur lequel règnent les animaux d’élevage et les humains. Le monde sauvage se réduit comme peau de chagrin.

Nos impacts sont protéiformes. Nous artificialisons sans limite et détruisons les habitats, nous cultivons avec des substances qui tuent les insectes et la vie du sol, nous réchauffons le climat, provoquant assèchements, incendies, températures caniculaires ou inondations à répétition qui détruisent le vivant. Nous faisons circuler des espèces entre les continents qui s’installent aux dépens des espèces locales … Nous avons pris possession de l’intégralité de la nature.

Nos modes de vie ont des impacts partout sur la planète et nous seuls, humains, décidons, du haut de notre puissance sans limite, de ce qui peut vivre et ce qui devra disparaître. Alors que la biodiversité est un tissu de vies animales, végétales, bactériennes où tout est en connexion avec tout. Et les équilibres du vivant sont les garants de notre survie puisque nous dépendons totalement de ce qu’offre la nature : pour nous nourrir et pour boire, pour nous vêtir, nous chauffer, construire …

Philippe Grandcolas est écologue et systématicien de formation. Il a créé, développé et dirigé pendant dix ans, l’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, une unité mixte du CNRS, du Muséum national d’Histoire naturelle, de Sorbonne Université, de l’École Pratique des Hautes Études et de l’Université des Antilles, comprenant plus de 200 systématiciens et biologistes de l’évolution. Il est aujourd’hui directeur de recherche au CNRS et directeur adjoint scientifique de l’Institut Écologie et Environnement du CNRS. Il représente le CNRS au conseil d’administration de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).

Le grand retournement
Comment la géo-ingénierie s’infiltre dans les politiques climatiques

Et si, après avoir déréglé le climat au point de menacer la vie sur Terre, nous décidions de le contrôler ? Plutôt que de changer nos habitudes et confronter les intérêts des industries fossiles, devons-nous pousser encore plus loin notre « aménagement » du système Terre ? Cette enquête édifiante et fouillée explore la géo-ingénierie : dernier recours ou dangereux leurre ?

Depuis les années 1970, des scientifiques envisagent de recouvrir la planète d’un voile d’aérosols stratosphériques pour réguler l’énergie solaire et réduire les températures. D’autres cherchent à optimiser les cycles naturels du carbone pour absorber l’excès de CO2. Ces approches, bien que différentes, sont regroupées sous le terme de géo-ingénierie. Jadis perçues comme des idées dangereuses, elles sont de plus en plus acceptées.

Face à l’incompatibilité de notre système économique avec celui de la Terre, certain·es envisagent de réformer ce dernier. L’aspiration du dioxyde de carbone est incluse dans les scénarios du GIEC, malgré les doutes sur son efficacité. La possibilité d’un « voile solaire » est étudiée en détail. Certain·es y voient un moyen de ralentir le réchauffement sans toucher aux bases du capitalisme. D’autres le considèrent comme un dernier recours pour éviter des catastrophes irréversibles.

Une minorité rêve même d’un « Anthropocène heureux » où nous contrôlerions les cycles naturels de la Terre.

Cet ouvrage retrace l’histoire de ces projets, explore la culture scientifique et philosophique qui les sous-tend, et examine leurs implications en termes de gouvernance et de conflits géopolitiques. Une préoccupation majeure demeure : que ces solutions incertaines retardent les changements nécessaires et transforment l’urgence climatique en climat d’urgence, propice à des interventions risquées.

Marine de Guglielmo Weber est chercheuse en environnement, énergie et matières premières stratégiques à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (Irsem).

Docteure en sciences de l’information et de la communication – chercheuse, autrice – Littérature d’anticipation, géopolitique des changements climatiques et de la géo-ingénierie

Rémi Noyon est journaliste au Nouvel Obs, chef adjoint de la rubrique idées, où il travaille sur les questions environnementales

Agir pour l’eau
Le mode d’emploi citoyen

Après L’Eau dans la collection Fake or not ?, Charlène Descollonges propose dans ce nouvel ouvrage des mesures concrètes, souhaitables et applicables en France pour protéger l’eau. Elle explique comment passer à l’action et mettre en pratique des changements à tous les niveaux (individuel, collectif, économique, politique, sociétal), en s’appuyant sur de nombreux exemples ainsi que différents retours d’expérience en France et à travers le monde. 

Un guide pratique qui donne envie d’agir pour protéger l’eau à l’échelle individuelle et collective, et se préparer aux crises de l’eau.

Chaque mesure concrète est détaillée pour faciliter la compréhension et permettre au lecteur de se
lancer :

  • Quelle est la facilité de mise en œuvre ?
  • Quel est le niveau d’engagement requis ?
  • Quel est le coût de mise en œuvre ? Quelles aides sont possibles ?
  • Quel est l’impact sur l’eau ?

L’eau, Fake or not ? Repenser notre gestion de l’eau sans fake news : économies et partage de l’eau, amélioration de la qualité de l’eau, restauration du cycle hydrologique.

L’eau est notre bien commun, indispensable aux humains, à tous les écosystèmes et à l’ensemble du vivant. Naturellement, l’eau chemine à l’intérieur d’un grand cycle fermé et infini. Mais ça, c’était avant que les humains ne mettent à leur service l’eau douce partout sur la planète, l’eau pour boire, irriguer, produire de l’énergie, transformer ou fabriquer … Alors, pour faire fonctionner notre système économique, on pompe massivement et on rejette là où ça nous arrange, on détourne les cours d’eau, on endigue les rivières, on construit des barrages et retenues, on bétonne les zones humides, on déforeste à tour de bras, on pollue, on modifie le climat … Il est urgent de regarder l’eau douce autrement que comme une ressource à contrôler, éternellement disponible. Enjeu politique, la gestion de l’eau doit devenir collective et démocratique, sous peine de multiplier les conflits d’usage, voire des guerres de l’eau.

Charlène Descollonges est ingénieure hydrologue, spécialisée dans la gestion de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Titulaire d’un double diplôme Master et Ingénieur, elle a travaillé pendant 5 ans avec des élus et les acteurs du bassin versant de l’Arve. Elle est spécialisée dans la gestion stratégique de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Elle a piloté des études sur l’équilibre quantitatif et le partage de la ressource en eau. Elle exerce aujourd’hui en tant que consultante indépendante, auteure et conférencière engagée. Elle intervient auprès des décideurs politiques, des dirigeants d’entreprise, des acteurs agricoles, financiers, de l’eau et de l’énergie. Elle a cofondé l’association Pour une Hydrologie Régénérative, qui vise à restaurer le cycle de l’eau à l’échelle des territoires pour améliorer leur résilience face aux sécheresses, aux inondations et à l’érosion.