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Comment retenir l’humidité du sol dans vos plates-bandes

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Le jardinier n’est jamais satisfait, par temps humide et froid il déplore sa récolte et dès qu’il fait chaud et sec il se plaint des difficultés d’arrosage. Il est vrai qu’arroser avec un arrosoir est toujours fastidieux et arroser au tuyau nous fait consommer beaucoup d’eau. Heureusement, il s’avère qu’il y a une alternative viable à l’arrosage du soir tout en gardant un sol bien hydraté. Le paillage est votre allié principal, encore faut-il bien l’utiliser… Décodage.

Mobilisation de la filière photovoltaïque pour un fonds à impact visant à accélérer la transition énergétique à moindre coût pour l’Etat

Mobilisation de la filière photovoltaïque contre le projet de modification unilatérale des contrats d’achat d’électricité par l’Etat. Proposition par la filière photovoltaïque d’un fonds à impact visant à accélérer la transition énergétique à moindre coût pour l’Etat. PLF 2021 – Economie.gouv.frLes entreprises des énergies renouvelables et en particulier celles de la filière solaire photovoltaïque, réunies dans le collectif ‘Solidarité Renouvelables’ se mobilisent contre la volonté manifestée par le gouvernement de forcer par la loi de finances pour 2021 une mesure rétroactive unilatérale visant à revoir à la baisse certains contrats d’achat d’électricité solaire antérieurs à 2011. Constitués en collectif réunissant plus de 400 entreprises et incluant les fédérations professionnelles SER et ENERPLAN, les acteurs des énergies renouvelables et en particulier ceux de la filière solaire photovoltaïque, dénoncent l’impact considérable qu’une telle mesure aurait sur les entreprises (grands groupes, ETI, PME…) qui la composent : – Perte de la confiance des banques et des investisseurs dans les projets photovoltaïques, avec des répercussions possibles sur les autres énergies renouvelables – Menace sur la solvabilité, avec la faillite des installations photovoltaïques touchées par la mesure et un risque de disparition des entreprises qui les portent, – Menace sur l’emploi de la filière, notamment dans les territoires qui ont beaucoup investi dans le solaire, – Menaces enfin sur les bailleurs (notamment agricoles) des installations photovoltaïques et sur les emplois indirects dépendant de la filière. Cette filière est composée de tous types d’entreprises : grands groupes, ETI, et petits acteurs territoriaux et innovants. Si elle a pu se développer jusqu’à aujourd’hui, c’est grâce à l’intangibilité des contrats signés entre l’Etat et les opérateurs, clé-de-voûte de la confiance des banques et des investisseurs dans la filière. Sans cette confiance dans la stabilité du cadre contractuel et dans la signature de l’Etat, c’est tout l’édifice de financement et d’investissement qui s’écroule, y compris pour les projets futurs : aucune banque, qui aura perdu des centaines de millions d’euros dans des centrales solaires à cause du raccourcissement autoritaire des contrats, n’ira prêter dans des conditions compétitives à de nouveaux projets d’énergies renouvelables. Au moment où l’Etat veut attirer les investisseurs dans la filière hydrogène par des contrats d’achat d’énergie garantis, il sape inexplicablement la confiance qu’il a pu construire depuis dix ans avec les acteurs du photovoltaïque. Au contraire, la filière, dans un esprit de responsabilité, et comprenant les enjeux budgétaires qu’imposent les circonstances actuelles, a proposé aux pouvoirs publics de créer un fonds à impact dédié à de nouveaux projets dans les filières d’avenir pour la transition énergétique. En s’engageant sur une rentabilité réduite de ses investissements, il permettra un allègement de la charge de l’Etat dans le soutien à ces filières ; le gain budgétaire sera au moins aussi important que le bénéfice attendu de la rupture des contrats photovoltaïques. Surtout, ayant vocation à être un bras armé du Plan de Relance et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie, ce fonds permettra de soutenir l’émergence de nouvelles filières et la réindustrialisation de nos territoires.

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Après les député·e·s, les sénateurs et sénatrices manquent de vision et de courage en votant pour le retour des « insecticides tueurs d’abeilles »

Après les député·e·s, le Sénat vient de donner son feu vert à la réautorisation des néonicotinoïdes après un débat des plus clivants. Malgré l’opposition déterminée de nombreux sénateurs et sénatrices, une majorité (à 56 voix) a décidé d’entériner une décision qui met à mal la biodiversité dans un état déjà catastrophique et la durabilité de nos pratiques agricoles. Face à ce recul historique, nos organisations alertent les pouvoirs publics : elles n’en resteront pas là et se battront pour la biodiversité, la santé humaine et un avenir agricole durable. fc1ac498d9eea677c2845b94fc6c5553.fixed.png La soirée aura été marquée par un rebondissement notable : l’adoption à une voix près par scrutin public de 3 amendements de suppression de l’article 1er réautorisant les néonicotinoïdes, suite à l’erreur d’un groupe politique. In fine, en fin de soirée, après un nouveau vote demandé par Julien Denormandie, le Sénat a adopté comme attendu à une majorité le retour des néonicotinoïdes. Les élus de droite et du centre ont majoritairement voté en faveur de cette loi qui enterre les lois votées en 2016 (loi biodiversité) et 2018 (loi agriculture et alimentation issue des EGA) instaurant pourtant l’interdiction des néonicotinoïdes (ainsi que toutes les substances ayant le même mode d’action). La loi sera promulguée probablement d’ici novembre, laissant le temps aux semenciers d’enrober leurs graines de ces poisons systémiques. Nos organisations ont démontré qu’il existait d’autres voies que celle de céder aux sirènes alarmistes de certains représentants de producteurs de betteraves. Nous n’avons eu de cesse d’argumenter sur le fait que le retour de ces insecticides se faisait sur le lit de trop nombreuses contre-vérités. Nous n’avons eu de cesse de rappeler que la jaunisse était le bouc émissaire d’une filière betterave en mauvaise santé économique depuis 2017, que cette réautorisation était le résultat d’un lobby intense auprès des pouvoirs publics depuis la promulgation de la loi biodiversité. Le retour de ces insecticides néfastes aura des conséquences qui seront désastreuses pour notre environnement et pour le monde agricole. Ce retour est une atteinte au principe directeur de non-régression du droit de l’environnement dont le Conseil constitutionnel a déjà fait application. Et rappelons que ces substances chimiques, utilisées pour enrober les semences de betteraves à sucre, sont également dangereuses pour la santé. Nous ne pouvons accepter un tel choix qui va à rebours de l’histoire et participe à accroître la défiance des citoyens vis-à-vis des politiques. C’est pourquoi nous ne comptons pas en rester là. Nos organisations continueront de se mobiliser par tous les moyens pour empêcher un tel échec. Organisations signataires : > Agir pour l’environnement > AMLP > Attac France > Combat Monsanto > Confédération paysanne > Fondation Nicolas Hulot > Foodwatch France > France Nature Environnement > Générations Futures > Ingénieurs sans Frontière, Groupe Agriculture et souveraineté alimentaire > Justice Pesticides > Les Amis de la Terre > Pollinis > Réseau Environnement Santé > Syndicat national d’apiculture > Terre & Humanisme > Terre d’Abeilles > Union nationale de l’apiculture française > WECF France > Miramap > Mouvement de l’Agriculture BioDynamique > Syndicat des Apiculteurs d’Occitanie > UFC – Que choisir

DÉROGATION POUR LES NÉONICOTINOÏDES : LES SÉNATEURS SACRIFIENT LES POLLINISATEURS POUR MAINTENIR UN MODÈLE AGRICOLE À BOUT DE SOUFFLE

capture_d_e_cran_2020-10-28_a_09.58.01.png POLLINIS regrette que les sénateurs aient voté hier soir le projet de loi permettant à la filière de la betterave de déroger à l’interdiction des néonicotinoïdes jusqu’en 2023, signant ainsi un grave recul pour l’environnement et la démocratie. « Ce projet de loi a été bâti sur des chiffres et des arguments fallacieux diffusés par la filière betterave et repris pas le gouvernement, déplore Nicolas Laarman, délégué général de POLLINIS. Nos élus ont cédé aux pressions des tenants de l’agriculture conventionnelle au détriment des pollinisateurs, qui sont les véritables garants de notre sécurité alimentaire. » La perte de rendement de la betterave à sucre qui devait atteindre officiellement 30 à 50 % s’avère finalement de 15 %, bien loin de la catastrophe annoncée. Ces données fausses, mentionnées dans l’étude d’impact du projet de loi, ont permis d’agiter la menace d’un effondrement du secteur et de convaincre les députés, puis les sénateurs, de revenir sur l’interdiction définitive des néonicotinoïdes en France. La filière betteravière connaît des difficultés structurelles liées à la dérégulation du marché, auxquelles la dérogation votée hier ne changera rien. POLLINIS, qui se bat depuis huit ans pour faire interdire ces pesticides en France et en Europe, est consternée de constater que ces contre-vérités, relayées par les betteraviers sans discontinuer depuis le vote de l’interdiction des néonicotinoïdes en France en 2016, aient pu être entendues par les sénateurs. Ce vote constitue un recul dramatique pour les pollinisateurs et la biodiversité, alors même que les effets délétères des néonicotinoïdes ont été documentés par plus de 1 100 études scientifiques au cours des 20 dernières années – ce qui avait justifié leur interdiction. « La dissémination de ces pesticides dans l’environnement via l’eau, la terre ou les poussières est parfaitement incontrôlable, rappelle Nicolas Laarman. Cette dérogation va permettre la contamination de plus de 400 000 hectares de terres par des produits qui sont pour certains jusqu’à 7 000 fois plus toxiques à dose égale pour les abeilles que le DDT de sinistre mémoire ». Ce vote ignore également les attentes des citoyens en faveur d’un modèle agricole respectueux de la biodiversité. Depuis l’annonce en plein été́ du retour des néonicotinoïdes, près de 140 000 sympathisants de POLLINIS ont demandé directement à leurs députés et sénateurs de ne pas ré-autoriser ces insecticides. « Maintenir à tout prix une agriculture dépendante aux pesticides toxiques est une aberration économique, agronomique et environnementale. Le système actuel est en train de décimer jusqu’aux pollinisateurs et autres insectes indispensables à la production agricole, estime Nicolas Laarman. La seule réponse adéquate est un plan de transition agricole ambitieux, sur un modèle agroécologique respectueux de la nature, résilient face au changement climatique et bénéfique aux agriculteurs ». Une coalition d’une trentaine d’organisations, dont POLLINIS, a interpellé les élus et informé les sénateurs sur les alternatives agricoles et économiques possibles et sur les conséquences d’une telle régression du droit français. Devant le recul historique que constitue le vote d’hier, ces organisations alertent les pouvoirs publics sur le fait qu’elles n’en resteront pas là, et continueront de se mobiliser par tous les moyens légaux possibles dans les mois qui viennent. Julie PECHEUR, Directrice du plaidoyer

 

18 préconisations du CESE pour favoriser l’engagement civique au service du développement durable

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté ce jour son avis intitulé « Favoriser l’engagement civique et la participation citoyenne au service du développement durable ».

L’état critique de la planète engendré par le changement climatique, l’effondrement global et à un rythme sans précédent de la biodiversité, la destruction et la pollution des milieux, la raréfaction des ressources finies et l’obligation de passer à un mode décarbonné de production et de consommation, à rebours de celui que nous connaissons actuellement, rendent urgente la transition de nos sociétés vers un modèle de développement durable.

Il apparaît de manière croissante que les transitions dans les transports, le logement, la production, la consommation, l’alimentation, le numérique, l’agriculture ne pourront advenir sans la participation des citoyennes et des citoyens. Le mouvement des « gilets jaunes » a souligné l’importance de l’acceptabilité sociale et sociétale des réformes et de la confiance dans les processus de décisions et dans le fonctionnement de notre démocratie. Or, aujourd’hui, les citoyennes et les citoyens de notre pays considèrent souvent qu’ils et elles ne sont ni reconnus, ni écoutés, subissant un processus de décision souvent trop vertical et descendant.

Les travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat ont montré, que pour peu qu’on les informe, qu’on leur donne les moyens de s’impliquer et qu’on leur garantisse une écoute attentive de leurs propositions, toutes les citoyennes et citoyens ont la capacité de réfléchir, de manière systémique, aux enjeux complexes de la transition environnementale et de se mettre d’accord sur des pistes de solutions engageantes.

C’est pourquoi cet avis vise, à travers dix-huit préconisations, à proposer un engagement fort en faveur du développement durable, reposant sur la participation des citoyennes et des citoyens, dans le cadre d’une démarche équitable, locale et cohérente. Il s’agit de s’appuyer sur les grands enjeux environnementaux, préoccupation majeure de la population et de valoriser les initiatives existantes en cherchant à les mettre en synergie pour passer à la vitesse supérieure et à une échelle géographique pertinente.

Produire, valoriser et diffuser les connaissances sur le développement durable

  • Le CESE préconise que l’INSEE décline, adapte et mette à jour au niveau territorial pertinent les indicateurs qui constituent le cadre national pour le suivi des progrès de la France dans l’atteinte des 17 Objectifs de Développement Durable. Cette déclinaison contribuera à inscrire les objectifs de l’agenda 2030 dans les territoires, à rendre visibles les progrès réalisés par les acteurs territoriaux et à susciter l’engagement en faveur du développement durable.
  • Afin de faciliter l’accès à une information scientifique, fiable et de qualité sur le développement durable et solidaire, le CESE préconise la création d’un portail Internet unique, élaboré sous la responsabilité des services du Premier ministre. Ce portail devra notamment rendre aisément accessibles les indicateurs de suivi des objectifs de développement durable et favoriser la connaissance de l’ensemble des dispositifs de participation et de consultation citoyenne.

Mieux éduquer et former pour mettre en œuvre les objectifs du développement durable

  • Le CESE préconise de renforcer le rôle des éco-délégués dans le système éducatif et de leur fournir les moyens d’agir et de s’adresser à tous les jeunes de leurs établissements.
  • Le CESE préconise que chaque école et établissement scolaire développe des expérimentations en matière de développement durable et d’étude de la biodiversité. Ils doivent pouvoir y consacrer des moyens conséquents et identifiés, s’ouvrir davantage aux partenaires de l’éducation et en particulier aux associations, dans le cadre de projets d’école ou d’établissement, ou des projets éducatifs de territoire.
  • Le CESE préconise que les lieux d’enseignement supérieur (dans toutes leurs dimensions : formation, recherche, vie étudiante) deviennent des espaces privilégiés d’actions et d’expérimentations en faveur du développement durable où les étudiantes et étudiants ainsi que les personnels mettent en œuvre leurs connaissances.
  • Le CESE préconise que les élues, les élus, les agentes et les agents de la fonction publique soient tous et toutes formés à la culture de la participation citoyenne, à ses différents dispositifs et aux enjeux écologiques pour initier ou mettre en œuvre des projets réellement participatifs en faveur du développement durable. Des plans de formation ambitieux doivent être pour cela mis en place dans la Fonction publique.

Améliorer les outils et dispositifs de participation citoyenne en faveur du développement durable

  • Afin de garantir aux personnes contribuant à une participation citoyenne, sur un projet soumis à l’obligation de débat public, que le décideur du projet répondra à leurs arguments et à leurs interrogations, le CESE préconise que le projet concerné ne puisse pas s’engager dans l’étape suivante du processus tant que la redevabilité liée à cette participation est jugée incomplète par la Commission nationale du débat public. Il ne s’agit pas tant de juger de la réponse du décideur de projet que sa complétude, s’il a répondu à tous les arguments et aux interrogations posées par le public.
  • Le CESE préconise lors de la transposition de la directive européenne 2019/1937 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union, le renforcement de la protection des lanceurs d’alerte en milieu professionnel ou hors milieu professionnel, en leur garantissant un haut niveau de protection et d’accompagnement et des procédures d’alerte facilitées. La qualité de lanceur d’alerte doit être étendue aux personnes morales et aux ONG y compris quand elles accompagnent un lanceur d’alerte. Ce nouveau droit doit s’accompagner d’une meilleure information des citoyennes et des citoyens pour qu’elles et ils puissent s’en saisir et agir.
  • Le CESE préconise que chaque ministère élabore un « kit » offrant l’ingénierie, le financement et l’accompagnement nécessaires à l’essaimage et/ou au changement d’échelle de projets participatifs réussis en faveur du développement durable au niveau territorial en s’appuyant sur la méthodologie développée par l’ADEME.

Cet avis, rapporté par Thierry CADART (Groupe CFDT), au nom de la Section de l’éducation, de la culture et de la communication présidée par Xavier NAU (Groupe CFDT), a été présenté lors de l’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental du 27 octobre 2020.

L’avis a été adopté avec 121 voix pour, 21voix contre et 11 abstentions.

Veolia-Suez : genèse d’une affaire d’État

Géant français des services à l’environnement, Veolia entend racheter son éternel rival Suez. L’affaire a provoqué un affrontement d’une rare violence qui éclaire d’un jour cru le capitalisme français de Napoléon III à Emmanuel Macron. Loin des clichés sur les excès d’un libéralisme échevelé, elle témoigne plutôt, comme celle des autoroutes naguère, de l’accaparement des ressources de l’État au profit de rentiers : des pratiques sans équivalent dans les autres pays développés.

Le traité d’interdiction des armes nucléaires entre en vigueur : le Mouvement pour la Paix célèbre cette victoire !

Le Traité d’interdiction des armes nucléaires va entrer en vigueur dans 90 jours ! C’est une immense victoire pour tous les peuples de la terre. C’est un événement marquant dans l’histoire de l’humanité ! Partout célébrons cet événement ! La lutte pour l’élimination totale et définitive des armes nucléaires est engagée ! Ce 24 Octobre 2020, 75 ans jour pour jour après la création des Nations Unies, NOUS LES PEUPLES, nous avons gagné l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Ce traité adopté à l’Onu le 7 juillet 2017 par 122 Etats est actuellement signé par 84 Etats. Le Honduras l’a ratifié le 24 Octobre 2020, portant à 50 le nombre d’Etats signataires. Il entrera donc en vigueur dans 90 jours en application du paragraphe 1 de l’article 15 du TIAN, qui stipule que le traité entrera en vigueur 90 jours après le dépôt du cinquantième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion. Ce Traité interdit de « a) Mettre au point, mettre à l’essai, produire, fabriquer, acquérir de quelque autre manière, posséder ou stocker des armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires;……. – d) Employer ni menacer d’employer des armes nucléaires ou d’autres dispositifs explosifs nucléaires ». Après l’interdiction des armes biologiques en 1972, après l’interdiction des armes chimiques en 1993, avec l’entrée en vigueur du TIAN ce sont toutes les armes de destruction massive qui sont interdites par un Traité. C’est une immense victoire pour tous les peuples de la terre ! Un nouveau processus s’engage dont l’objectif est clairement l’élimination totale et définitive des armes nucléaires. Comme l’indiquaient les Hibakusha (survivants d’Hiroshima et Nagasaki) dans leur appel international de 2016 pour l’élimination des armes nucléaires qui a recueilli des millions de signatures à travers le monde : « Aujourd’hui, l’humanité se trouve à la croisée des chemins. Ou nous sauvons notre planète bleue telle qu’elle est, avec tous ses êtres vivants, ou bien nous nous acheminons vers l’autodestruction ». Ces armes abominables de destruction massive sont illégales, dangereuses, coûteuses, éthiquement inadmissibles. Rien ni personne ne doit s’opposer à leur élimination totale et définitive. Le choix est simple et dépend seulement de décisions politiques. Nul Etat ne peut rester hors-la-loi internationale et humanitaire. Nul Etat ne peut avoir le droit de vie et de mort sur le reste de l’humanité. Tous les Etats doivent maintenant ratifier le traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Les 9 Etats possédant des armes nucléaires doivent cesser leurs obstructions au processus de désarmement nucléaire. Ils doivent immédiatement signer et ratifier le traité TIAN et s’inscrire dans le processus en cours. Cette victoire est d’abord le résultat des luttes des peuples à travers le monde entier. Le Mouvement de la paix remercie toutes les personnes et toutes les organisations, Etats, institutions internationales comme l’ONU, qui ont rendu possible cette nouvelle victoire. Le Mouvement de la Paix appelle à agir pour que la France respecte la volonté majoritaire des Français qui sont, à 76 % favorables à ce que la France s’engage dans le processus de désarmement nucléaire et à 68 % favorable à la ratification immédiate du traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Face à cette magnifique nouvelle que constitue l’entrée en vigueur du TIAN il serait déraisonnable et irresponsable face à l’humanité entière que le gouvernement de la France poursuive ses programmes consacrés au renouvellement des armes nucléaires avec l’objectif d’y consacrer 7 milliards d’euros par an. Ces programmes constituent d’ailleurs une violation du Traité de non-prolifération nucléaire signé par la France qui prévoit en son article 6 leur élimination. Le gouvernement français doit faire un geste politique lisible internationalement et de nature à exprimer son soutien au processus en cours. Il doit geler immédiatement les crédits consacrés au renouvellement des armes nucléaires dans le projet de budget 2021 et les affecter à la santé, aux hôpitaux publics, à l’éducation, à la transition écologique et aux besoins sociaux! C’est ainsi de l’ordre de 100 milliards d’euros sur 15 ans qui seraient libérés. Ensemble nous avons le devoir d’agir et le pouvoir de gagner un monde sans armes nucléaires! Le Mouvement de la paix appelle à des actions et des rassemblements partout en France le Mercredi 4 Novembre pour célébrer cet événement. Il appelle également toutes celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait à signer la pétition nationale pour la ratification du Tian. Le Mouvement de la Paix 5b6df4309d579c01935f6475.jpg capture_d_e_cran_2020-11-02_a_12.45.11.png 5f9557bcedcc9952af5b8eaf.jpg 5f9557a079d29c6f0e0dc79a.jpg

 

75ème anniversaire de l’ONU : défendre et renforcer le multilatéralisme pour un avenir plus humain et plus juste dans un monde sans guerre, respectueux de la planète

75-ans-onu.jpg L’Organisation des Nations Unies a été officiellement fondée à San Francisco le 24 octobre 1945 avec la ratification et l’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies adoptée le 26 juin 1945. Aujourd’hui, l’ONU regroupe 193 États membres, soit la quasi-totalité de la planète. Le magnifique préambule de la Charte nous rappelle que l’ONU est née de la volonté des peuples « résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international, à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande ». Ainsi, la Charte a fixé l’horizon d’une nouvelle ère des relations internationales, non plus fondées sur les rapports de force, les volontés d’hégémonie et de domination, mais sur le droit et avec l’objectif d’améliorer le sort de l’ensemble des peuples et des individus de notre planète. Il s’agit là d’une césure considérable dans l’histoire de l’humanité, puisque la paix est devenue source du droit international, non seulement le but à atteindre mais le moyen d’y parvenir. Elle exprime l’espérance des peuples à vivre des jours heureux, si forte au moment de la création des Nations Unies. Avec ses multiples agences intervenant dans tous les secteurs de la vie des populations, avec la définition de normes, d’accords et de traités qui organisent la vie en commun des nations et des individus, l’ONU accomplit une tâche trop souvent méconnue et pourtant indispensable qu’elle est la seule à pouvoir accomplir. Dans la déclaration adoptée le 21 septembre 2020 à l’occasion du 75ème anniversaire de l’ONU, il est écrit à juste titre : « Il n’existe pas d’autre organisation mondiale qui ait la légitimité, la puissance de rassemblement et le pouvoir normatif de l’Organisation des Nations Unies. Il n’en existe pas d’autre qui puisse donner à autant de personnes l’espoir d’un monde meilleur et faire que l’avenir que nous voulons se réalise. Il a rarement été aussi vital que tous les pays se rassemblent pour tenir la promesse des nations unies ». Ce constat n’empêche pas d’être lucide sur certains obstacles pour mieux les surmonter. En effet, comme l’a souligné le directeur général de l’Unesco Federico Mayor (“Inventer l’avenir”) : « Progressivement, l’aide au développement (qui doit être intégrale, endogène, durable et humaine) a été remplacée par les prêts ; la coopération par l’exploitation, les valeurs éthiques par les lois du marché et le système des Nations Unies par les groupes ploutocratiques (G-7, G-8…G-20)… Le résultat de toutes ces mesures néolibérales est que les marchés ont eu la force motrice de la gouvernance mondiale au lieu des orientations sociales et politiques ». En ces temps de pandémie et de crise sanitaire planétaire qui vient s’ajouter à la crise climatique et à la persistance de la pauvreté et de la misère dans de nombreux pays, sans oublier les guerres et leurs cortèges de victimes et de réfugiés, seules la coopération internationale et la solidarité peuvent permettre de faire face à tous les défis qui menacent jusqu’à l’existence même de notre planète. Si l’ONU n’existait pas comme instrument de coopération et garant du multilatéralisme, ce seraient les plus puissants, États ou pouvoirs économiques, qui pourraient imposer leur loi et régir le monde en fonction de leurs intérêts exclusifs. Les tentatives ne manquent pas de revenir à la loi des plus forts, il est d’autant plus indispensable de renforcer l’ONU et d’accroître son influence. Les forces de paix ne sauraient se satisfaire des déclarations de bonnes intentions des Etats et de leurs représentants. Les meilleurs accords et les objectifs les plus ambitieux comme par exemple les ODD (Objectifs de Développement Durable) restent lettre morte s’ils ne sont pas partagés et portés par les peuples eux-mêmes. C’est ainsi que nous comprenons l’appel du Secrétaire Général des Nations unies, Antonio Gutteres, qui déclare : « Nous avons également besoin d’un multilatéralisme qui soit inclusif et s’appuie sur la société civile, les villes, les entreprises, les collectivités et la jeunesse ». L’actuel SG de l’ONU se situe ainsi dans la lignée de son prédécesseur Ban Ki-moon, déclarant devant les délégations de la société civile venues du monde entier (dont le Mouvement de la Paix) à New-York, la veille de l’ouverture de la conférence d’examen du Traité de Non-Prolifération Nucléaire en 2010: « vous êtes la conscience du monde, sans vous nous ne réaliserons pas l’élimination des armes nucléaires ». Le Mouvement de la Paix se félicite que la grande consultation menée par les agences de l’ONU auprès d’un million de personnes fasse apparaître un soutien en progression de l’opinion publique à la coopération internationale. Il se retrouve complètement dans les cinq priorités qui ont émergé des dialogues : la protection de l’environnement, la protection des droits de l’homme, la réduction des conflits, l’égalité d’accès aux services de base et la fin des discriminations. La plus belle commémoration de la Charte des Nations Unies, c’est pour nous de s’engager, au coude à coude dans l’action et l’amitié avec tous les peuples du monde, à faire vivre la culture de la paix.

 

Se réconcilier avec la nature en privilégiant une cuisine écolo

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Une envie de transformer votre cuisine en un sanctuaire zéro-déchet ? Sachez qu’il existe de nombreuses habitudes alimentaires à adopter pour cuisiner écolo. En effet, les petits gestes du quotidien ont un impact environnemental plus ou moins important. Si vous voulez contribuer à sauvegarder notre chère planète, commencez par changer votre mode de vie. Découvrez toutes les astuces pour rendre vos rangements et vos recettes plus respectueux de l’environnement.

Intimité comment opter pour une sexualité durable et écologique ?

Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir changer leur quotidien pour se lancer dans une consommation plus écologique et durable. En effet, la déferlante éco-responsable s’invite dans notre quotidien et même dans notre intimité. Que de ce soit des préservatifs végans, des huiles bios, des lubrifiants bios ou encore des sextoys solaires, les couples se mettent au vert.

Le boom des sextoys responsables et écologiques pour la planète

Sur le marché du sextoy, les marques innovent et proposent des produits 100 % eco-friendly et végans. Aujourd’hui, il est donc possible de se faire plaisir tout en surveillant son impact environnemental grâce à une tendance pour une sexualité plus écologique. D’autant plus que grâce au développement des outils numériques, la vente de sextoys augmente considérablement. En effet, ce secteur en pleine expansion pèserait plus de 22 milliards de dollars dans le monde entier.

Pour vous mettre au vert, vous pouvez aussi bien opter pour des préservatifs végans, des lubrifiants bios, des vibros recyclables ou encore des sextoys rechargeables à l’énergie solaire afin de limiter votre impact environnemental lors de vos pratiques érotiques. Également, l’utilisation d’huile de massage sexy vous permettra de passer des moments sensuels tout en évitant d’avoir recours à des produits mauvais pour la planète et pour la santé.

Les consommateurs se dirigent de plus en plus vers des lubrifiants ou des huiles essentielles bios composés d’eau pour contrôler leur impact écologique durant leurs ébats sexuels. Ces produits permettent d’éviter les produits nocifs étant donné que le paraben ou les ingrédients pétrochimiques sont inexistants.

Le nouveau sextoy rechargeable à l’énergie solaire

Les marques souhaitent répondre aux nouvelles attentes des consommateurs plus responsables. C’est pour cette raison qu’une entreprise a développé une gamme de sextoy rechargeable à l’énergie solaire. L’enseigne souhaite affirmer son image et son positionnement de distributeur de sexe écologique. Ce sextoy est doté d’un chargeur qui capte les rayons du soleil afin de le recharger.

En ce qui concerne le sextoy innovant, il existe aussi celui fabriqué totalement en bois par une designer italienne. Ce jouet sexuel est composé de matière naturelle et sûre afin de moins polluer la planète et d’éviter tout contact avec des composants chimiques.

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La nouvelle ère pour le préservatif

Aujourd’hui, les Français sont préoccupés par l’avenir de la planète et ils sont donc prêts à échanger le préservatif traditionnel en latex par une protection végan et plus écologique. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à proposer des préservatifs végans composés de caoutchouc issu de plantations du commerce équitable.

 

L’API signature électronique : un atout pour les entreprises

Une API, acronyme de l’appellation anglaise Application Programming Interface, en français « interface de programmation » est un univers de fonctionnalités, presque devenues omniprésentes de nos jours, qui permettent une interaction entre un utilisateur et une application ou entre plusieurs applications. Les exemples sont nombreux : parmi les milliers d’API existantes, citons celles qui interviennent dans les services de banque en ligne, de communication avec l’administration fiscale (déclaration de revenus, télépaiement des impôts…) ou plus généralement la signature électronique de tout type de documents. C’est ce dernier cas que nous allons étudier dans le cadre de ce dossier.

La signature électronique : de quoi s’agit-il ?

Nous allons vous aider à comprendre ce qu’est une API signature électronique. Tout d’abord, il ne faut pas croire que la signature électronique soit une simple image numérisée d’une signature manuscrite. Il s’agit d’un processus informatique marquant une réelle avancée dans la cybersécurité depuis une vingtaine d’années. Une fonction de hachage est utilisée par l’émetteur afin de produire un condensé, c’est à dire une suite unique de caractères. Si le texte est modifié a posteriori, il ne correspondra automatiquement plus au condensé. Il est donc impossible d’effectuer une fraude en changeant le contenu d’un document une fois celui-ci signé.

De plus, la fonction de hachage fonctionnant à sens unique, il n’est pas possible de l’utiliser pour retrouver le texte original. Le destinataire pourra toutefois utiliser la même fonction pour condenser lui-même le texte reçu. S’il obtient le même résultat, il est alors assuré que le document est identique à la version originale signée par l’expéditeur. L’intégrité du document est ainsi assurée, ce qui est la première fonction de la signature électronique.

Pour aller plus loin, on peut également authentifier l’expéditeur à l’aide d’une clé. Pour être plus précis, l’expéditeur en possède deux, une publique et une privée. Dans un premier temps, le condensé sera chiffré avec la clé privée pour créer un sceau. Celui-ci, accompagné de la clé publique et du condensé est ensuite transmis au destinataire. Ce dernier utilise la clé publique pour retrouver le condensé à partir du sceau. Si l’opération est réussie, la clé publique est authentique et on est ainsi certain de l’identité de son propriétaire, l’expéditeur des documents.

Une place de plus en plus importante dans la vie économique

C’est ainsi que de substantiels progrès sont accomplis dans la sécurisation des données sensibles en ligne. La signature électronique a valeur légale en France depuis le début des années 2000 ce qui a ouvert son champ d’application à certains domaines de la plus haute importance, du secteur bancaire au monde du travail. Nombre de contrats sont de nos jours signés de cette façon. De plus, son utilisation est harmonisée depuis 2016 à l’échelle européenne par l’action du Règlement Général de Protection des Données (RGPD). Cela sécurise d’autant plus vos contrats commerciaux passés dans d’autres pays de l’Union.

Nous constatons par ailleurs que la grande crise sanitaire apparue au début de l’année 2020 a provoqué un recours toujours plus important aux solutions numériques afin d’éviter tant que possible les contacts physiques.

Des API de signature électronique pour tous les secteurs

Nous vivons donc une période charnière où la signature électronique, avec l’ensemble des API, semblent promises à un avenir radieux. Cet envol permet à leurs développeurs de leur donner des orientations toujours plus fines pour les faire correspondre au mieux aux attentes des acteurs économiques. C’est ainsi que les API vont jusqu’à accompagner l’évolution des lois. Nous le voyons dans le monde des banques avec les interfaces adoptant l’authentification dite « forte » depuis la deuxième Directive européenne des Services de Paiement (DSP2 en date de 2018).

Dans le secteur commercial, les API de signature électronique sont à vos côtés dans de nombreuses étapes de la vie de l’entreprise. Elles vous permettent de signer tout type de document administratif et de contrat, à distance. Plus important encore, elles sont la clé indispensable de la vente par correspondance ou de la finalisation d’affaires sur devis. Il est ainsi observé que l’adoption de ces API augmente sensiblement le taux de concrétisation des ventes suite à un devis en simplifiant les procédures et en rapprochant les contractants, comme s’ils étaient face à face. La signature numérique rend possible la validation d’un achat de marchandises ou de prestations de services en un simple clic une fois la décision prise. Il est aujourd’hui évident que cette modernisation des processus a donné un réel coup de fouet au nombre de transactions et par là même, à la vie économique de nombreuses entreprises quels que soient leur taille ou leur secteur.

Vos développeurs vous font aller plus loin

Les API de signature électronique sont un outil puissant dans le cadre d’une entreprise puisque de nombreuses fonctionnalités connexes peuvent s’y greffer, incluant la gestion de votre carnet d’adresses et la création automatique de documents à partir de celui-ci (comme des transactions) grâce à une simple requête. Vous pouvez de la même manière gérer les courriels à envoyer, individuels ou groupés. C’est donc un sujet d’intérêt : vos développeurs s’en aideront pour faire évoluer vos affaires. Vous pouvez vous renseigner dès aujourd’hui !

PLF2021 1er round : Monde d’avant 1 – Transition écologique 0 selon le RAC-F

L’Assemblée nationale vote aujourd’hui la 1ère partie du projet de loi de finances pour 2021. Le bilan de l’examen est sans équivoque : l’ancien monde gagne largement contre les propositions visant à s’orienter vers un nouveau modèle de société plus résilient. Nous appelons les parlementaires à hausser l’ambition sur la deuxième partie du texte dont l’examen débute aujourd’hui en commission. Alors que le Président de la République joue sa crédibilité sur la mise en œuvre “sans filtre” des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, plusieurs d’entre elles ont été rejetées ou renvoyées à plus tard.
  • Malgré de longs et intenses débats, le Gouvernement et la majorité ont rejeté toutes les propositions visant à mettre en place de contreparties écologiques et sociales à la baisse des impôts de production. Un cadeau de 10 milliards d’euros par an (sans limitation dans le temps) qui fait tristement écho aux erreurs passées sur le CICE. Le Gouvernement a annoncé que des amendements seraient proposés par la majorité sur la deuxième partie du texte. Nous attendons des mesures concrètes et contraignantes sur la base de la proposition portée par Barbara Pompili elle-même en PLFR3.
  • La mise en place d’une redevance sur les engrais azotés, également portée par la Convention Citoyenne pour le Climat, est remise à plus tard. Bien que la majorité indique sa sensibilité sur ce sujet, les actes ne suivent pas.
  • Les amendements portant sur la baisse de la TVA à 5,5 % pour l’ensemble des mobilités collectives du quotidien, une version élargie de la proposition de la Convention Citoyenne pour le Climat qui se concentre sur le train, ont tous été rejetés.
  • Toutes les propositions de la Convention Citoyenne visant à renforcer la fiscalité sur l’aviation ont été repoussées, alors même que l’Etat français a décrété un moratoire sur le paiement des taxes sur les billets d’avion depuis mars et que leur paiement par les compagnies aériennes sera dans les faits modulé en fonction de la reprise du trafic.
  • Une hausse de 400 à 500 € du forfait mobilité durable a été votée mais la demande prioritaire et partagée par la Convention Citoyenne pour le Climat, celle de sa généralisation, reste toujours un vœu pieu.
  • Le « malus poids » annoncé ne répond pas à la proposition de la Convention Citoyenne pour le Climat : ne ciblant qu’une niche de voitures pesant plus de 1800 kg, il demeure inadapté à la réalité du marché français où les SUV pèsent en moyenne 1350 kg et promet de laisser grossir leurs ventes. Ce « malus poids » a par ailleurs servi de prétexte pour retarder d’un an supplémentaire, en 2023, le renforcement du malus automobile, déjà en deçà de la proposition portée par la Convention. A ce jour, l’arbitrage gouvernemental rendu en faveur d’un critère poids cache en réalité un renoncement supplémentaire, aux propositions de la Convention comme à la transition du secteur.
  • La baisse des 18 milliards d’euros par an de dépenses fiscales en faveur des énergies fossiles est un sujet absent des débats, malgré le poids qu’elles représentent pour le budget et le climat. Peu d’amendements ont été défendus et peu de débats ont eu lieu malgré l’importance du sujet.
  • La baisse progressive des avantages accordés aux transports routiers, pourtant demandée par la Convention Citoyenne, n’a pas été examinée alors même que celle-ci pourrait encourager un véritable report modal dans le transport des marchandises.
  • Deux années d’attente supplémentaire ont été accordées pour la mise en place de la taxe sur les hydrofluorocarbures (HFC) : un amendement de la majorité évite la suppression initialement prévue par le projet de loi mais repousse la mise en place de la taxe de 2021 à 2023.
  • Pas de moyen supplémentaire pour accompagner les collectivités dans la transition écologique. Alors que la mise en œuvre de la transition dépend des moyens humains sur le terrain et des investissements suffisants et que les “territoires” sont au cœur de tous les discours du Gouvernement, cette première partie du projet de loi de finances ne répond pas aux besoins financiers croissants pour la transition des collectivités.
  • Une bonne nouvelle malgré tout, les députés ont, contre l’avis du Gouvernement, exclu l’huile de soja de la liste des biocarburants et donc du dispositif fiscal d’incitation à l’incorporation des biocarburants. Un flou subsiste, toutefois, sur la date d’entrée en vigueur de ces deux mesures.
La 2ème partie du Projet de loi de finances s’ouvre ce soir avec un débat en Commission de finances sur les dépenses du Plan de relance. Après avoir tiré le bilan de la première partie, le Réseau Action Climat et ses associations membres sont très inquiets de constater que l’écologie reste la cinquième roue du carrosse. En temps de crise où une mise en question de notre système économique serait plus que nécessaire, les vieux schémas continuent à primer sur la nécessaire transition écologique et solidaire. En particulier, pour la suite du débat, le Réseau Action Climat et ses associations membres attendent des propositions sur :
  • La mise en place d’une éco-conditionnalité des aides publiques aux grandes entreprises. Celle-ci doit prendre la forme d’engagements climat concrets (bilan d’émission de gaz à effet de serre, trajectoire de réduction encadrée et plan d’investissements) et sanctionnables en cas de non-respect.
  • Un soutien ambitieux au décollage des filières protéines végétales, dont les financements doivent être prioritairement fléchés vers les cultures en agriculture biologique et vers les acteurs locaux, les mieux à même d’accompagner le déploiement de filières durables et connectées aux territoires et aux attentes des habitants.
  • Le déploiement d’un véritable plan de relance du transport ferroviaire. Des investissements supplémentaires sont nécessaires pour assurer à la fois une régénération satisfaisante de l’ensemble du réseau et compléter l’offre de transport en modernisant le réseau et en traitant en priorité les nœuds et les étoiles ferroviaires des grandes agglomérations. Ces investissements sont nécessaires pour accélérer le développement de services de RER métropolitains ou encore structurer un réseau de trains de nuit en France et vers l’Europe.

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Trombinoscope des députés pour le climat

La semaine dernière, le Réseau Action Climat a lancé le trombinoscope des députés pour le climat . L’évaluation des amendements pour la première partie du PLF déposés par les députés sur les sujets prioritaires suivis par le Réseau Action Climat montre qu’une cinquantaine de députés a déposé et co-signé des amendements en faveur de la transition écologique, mais trois fois plus de députés portent encore des propositions qui vont à contre-sens. Nous appelons les députés à continuer et à élargir leur engagement pour la transition écologique et solidaire.
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Citations

Agathe Bounfour, Responsable Transports pour le Réseau Action Climat : « Le vote de la 1ère partie du PLF entérine le renoncement du Gouvernement et de la majorité à mettre en œuvre les mesures nécessaires à la transition écologique. Ceci est particulièrement manifeste pour le secteur des transports, qui reste le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre de notre pays. Baisse des niches fiscales sur le transport aérien et le routier, réforme en profondeur de la fiscalité automobile, soutien aux mobilités collectives et actives : tous ces sujets prioritaires ont été mis de côté en faveur de mesures cosmétiques, telles que l’annonce d’un malus poids qui n’aura aucun impact sur les ventes de SUV ; ou encore l’augmentation du forfait mobilités durables qui restera anecdotique tant qu’il ne sera pas rendu obligatoire. »
Thomas Lesperrier, Coordinateur du Réseau Transport et Mobilités pour France Nature Environnement : « Pour France Nature Environnement, le travail démocratique des citoyens de la Convention pour le climat est totalement ignoré par ce PLF : là où des mesures fortes ont été proposées pour engager enfin la France dans la voie d’une transition écologique et solidaire, il ne reste quasiment que des mesures sans ambition et sans impact réel. Rien ne change pour les transports, voitures et camions restent le principal horizon de ce PLF. Le passage de la TVA de 10 % à 5,5 % pour les transports en commun a été écarté, alors même qu’il s’agissait d’une des mesures destinée à encourager davantage de citoyens à moins utiliser leur voiture. Le rééquilibrage de la fiscalité sur le gazole Poids Lourds ne fait même plus partie des sujets, alors que la Convention Citoyenne avait proposé un calendrier concret, visant à réduire le nombre de camions sur nos routes et à les rendre “plus propres”…. Si l’on veut sincèrement répondre à l’urgence climatique, il faudra faire beaucoup mieux. »
Anne-Laure Sablé, Chargée de campagne agriculture aux Amis de la Terre : « Les députés de la majorité, avec l’aval du Gouvernement, actent un nouveau recul dans la mise en œuvre des mesures de la Convention citoyenne pour le climat, en rejetant la mise en place d’une redevance sur les engrais chimiques dont l’empreinte carbone est colossale. Ce recours à la fiscalité aurait permis de financer les alternatives essentielles à la transition agricole, comme le soutien à l’agriculture biologique ou aux cultures de plantes légumineuses (pois chiches, lentilles, pois, etc.). Le Gouvernement s’est caché derrière la nécessité de prendre le temps alors qu’aucune amélioration pour réduire les engrais chimiques n’est constatée depuis dix ans. Quelques semaines après le renoncement sur les néonicotinoïdes, ce sont une nouvelle fois les intérêts de l’agrobusiness qui sont protégés par la majorité et le Gouvernement. »
Samuel Leré, Responsable Plaidoyer de la Fondation Nicolas Hulot : « Le refus d’insérer des contreparties à la baisse des impôts de production de la part de la majorité et du Gouvernement est incompréhensible. Cette mesure, juste et légitime, jouissait pourtant d’un large consensus au sein de nos ONG mais aussi plus largement de la part des 60 organisations du pacte du pouvoir de vivre qui regroupe des syndicats, des mutuelles, des associations de solidarité et d’éducation populaire, organisme HLM… Reste au Gouvernement à se réveiller pour que des contreparties écologiques et sociales contraignantes soient votées dans la seconde partie du PLF. »
Quentin Parrinello, Responsable justice fiscale et inégalités d’Oxfam France : « Le refus du Gouvernement de poser des contreparties écologiques et sociales contraignantes à la baisse des impôts de production est incompréhensible. Cette mesure est pourtant largement soutenue par la société civile, les associations, les syndicats et de nombreux députés, y compris au sein de la majorité. Des aides sans contreparties contraignantes, c’est un chèque en blanc offert aux entreprises. C’est revenir au ‘business as usual’, un modèle économique qui crée des inégalités phénoménales au prix d’émissions carbone hors de contrôle. Le gouvernement et le rapporteur ont indiqué être ouverts à poser des contreparties sur certaines aides ciblées. Mais non seulement aucune proposition précise n’a été faite aux députés, mais surtout le risque est grand que la majorité des entreprises échappent à un dispositif visant uniquement certaines aides. »
Clément Sénéchal, chargé de campagne politiques climatiques à Greenpeace France : « Ce projet de loi de finances est un triple échec et une nouvelle preuve que pour la majorité, le climat fait tapisserie et les lobbys mènent le bal. D’abord, toutes les mesures budgétaires et fiscales de la Convention Citoyenne pour le Climat, pourtant conçues pour que la France respecte ses engagements climatiques a minima, ont été enterrées. Ensuite, la majorité offre des chèques en blanc renouvelables aux secteurs polluants, sous forme de baisses d’impôts pérennes et sans conditions : une politique du “en même temps” inadaptée à un monde limité par la contrainte climatique. Enfin, la question du partage de l’effort entre les ménages modestes et les plus aisés a été escamotée ; elle détermine pourtant l’acceptabilité sociale de la transition écologique, aujourd’hui au point mort. Pour le moment, cette loi de finances pour 2021 ressemble à un nouvel acte en trompe l’œil de la part d’un Gouvernement qui ne cesse de vanter sa conversion à l’écologie mais qui reste en définitive campé derrière la ligne opposée. »
Pierre Cannet, Directeur du Plaidoyer, WWF France : « Bilan des opérations : 24h après avoir communiqué sur une avancée politique pour l’introduction d’un critère poids, le Gouvernement a décidé vendredi dernier de reculer en catimini sur le renforcement du malus CO2 automobile – qu’il avait pourtant lui-même inscrit au PLF fin septembre. Sans parler du refus pour l’instant d’intégrer une éco-conditionnalité aux aides publiques accordées aux grandes entreprises, qui puisse être contraignante et couvrir toutes les émissions. Ces propositions sont pourtant portées par la Convention Citoyenne pour le Climat… Quant à l’appui aux collectivités locales, aucun moyen supplémentaire en faveur de la transition écologique, tant en dépenses d’investissement que de fonctionnement, n’a pour l’instant été gagné. Nous appelons la majorité présidentielle à se ressaisir pour la suite de l’examen du PLF ! »

Approfondir

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L’urgence d’aimer de Sofia Stril-Rever. 25 Médit’actions pour Se réinventer et incarner la sagesse d’une nouvelle conscience

Se réinventer et incarner la sagesse d’une nouvelle conscience

Le pronostic vital de l’humanité est engagé. En cette décennie de périls planétaires, ce livre, préfacé par Christiana Figueres, architecte de l’accord de Paris sur le climat, invite à prendre conscience que notre avenir se joue dans chacune de nos pensées, nos paroles et nos actions.
Sofia Stril-Rever insiste sur l’urgence absolue d’aimer : « Sois l’amour que tu veux voir dans le monde » apparaît comme un leitmotiv, à l’instar de la formule de Gandhi « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».
L’amour est l’antidote aux menaces contemporaines d’effondrement.
L’urgence d’aimer de Sofia Stril-Rever. 25 Médit'actions pour Se réinventer et incarner la sagesse d’une nouvelle conscience
L’urgence d’aimer de Sofia Stril-Rever. 25 Médit’actions pour Se réinventer et incarner la sagesse d’une nouvelle conscience
  • En librairie : 8 octobre 2020 Massot Editions
  • Collection : Spiritualité
  • Prix TTC : 19,90€
  • ISBN papier : 9782380352627
  • ISBN numérique : 9782380352641
  • Inclus : 3 médit-actions à télécharger via un flashcode à l’intérieur du livre Format : 14 x 22 cm
  • 288 pages

Mettre en pratique sa spiritualité avec des médit-actions altruistes

L’autrice n’appelle pas seulement à une transformation sociétale, mais aussi à un retournement du cœur, passant de la haine à l’amour, de la violence à la bienveillance. En s’appuyant sur les grandes traditions de l’intériorité, qu’elle a expérimentées à l’aune des neurosciences, elle propose des médit-actions d’engagement altruiste pour le monde. Car la méditation et l’action, l’une sans l’autre, sont incomplètes. Leur synergie ouvre une voie de responsabilité universelle, qui ancre dans les cœurs et les consciences la mutation du monde. Le protocole de ces médit-actions a été élaboré par l’autrice, elle intègre les sagesses traditionnelles et les neurosciences contemplatives mais aussi les 17 Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD). Clair et documenté, ce livre vous fait rencontrer des acteurs internationaux du changement et des icônes mondiales de l’amour : Amma, le Dalaï-Lama et le chef Arvol Looking Horse. Deux parties : – s’éveiller à l’unité du vivant (protocole des médit-actions de la vision profonde) – sois l’amour que tu veux voir dans le monde (médit-actions d’amour inconditionnel et de responsabilité universelle). En ces temps incertains, l’avenir n’est pas une fatalité si nous en devenons les acteurs. Comme le dit Christiana Figueres dans sa préface : « Le message [de Sofia Stril-Rever] est aussi simple que profond : nous avons le pouvoir de choisir qui nous sommes en tant qu’êtres vivants, et ce choix détermine quel monde nous créons. Nous ne sommes pas condamnés à un avenir de souffrance et de douleur. Levons-nous en cette aube d’un monde nouveau ! Le refleurissement du monde annonce une renaissance de la nature et de l’humanité. » Un appel à vivre, ici et maintenant, la plus belle histoire d’amour avec soi-même et avec la Terre. Ce livre, contient des outils et des conseils pour pratiquer la méditation et 25 médit-actions guidées pour que chacun puisse s’exercer à son niveau. 3 médit-actions enregistrées par Sofia Stril-Rever sont à télécharger via un flascode à l’intérieur du livre.

À propos de l’autrice

Sofia Stril-Rever © Khoa Nguyen
Sofia Stril-Rever © Khoa Nguyen
Née au Maroc, Sofia Stril-Rever est une indianiste, sanskritiste, écrivaine et scénariste, biographe française du 14e Dalaï-Lama et spécialiste du Tibet. Elle est conférencière et enseignante spirituelle. Elle est l’autrice de plusieurs livres avec le Dalaï-Lama (Nouvelle réalité, l’âge de la responsabilité universelle, les Arènes, 2016 ; Faites la révolution ! L’appel du Dalaï-Lama à la jeunesse, Massot Editions, 2019) et avec Sœur Emmanuelle. Elle est co-fondatrice de « Better We Better World » (betterwebetterworld.org) et a créé le protocole des médit-actions « Be The Love » (www.bethelove.global).
Editions Massot
Editions Massot

 

La mobilisation citoyenne : une solution pour engager durablement la transition écologique ?

La prise de conscience des enjeux écologiques est de plus en plus importante dans l’opinion publique. Les actions de défense de l’environnement, de protection de la biodiversité ou d’adaptation au changement climatique sont de plus en plus souvent issues des nouvelles générations. Les mobilisations citoyennes en faveur d’un avenir viable et vivable sont nombreuses et souvent globales ou mondiales. Mais qu’appelle-t’on une « mobilisation citoyenne » ? En quoi peuvent-elles être une solution ? Et comment y participer ? texte-2-qu%E2%80%99est-ce-que-la-mobilisation-citoyenne-definition-et-formes-d-engagement.jpg

La mobilisation citoyenne c’est quoi ?

Il n’existe pas vraiment de définition de la « mobilisation citoyenne ». Cette expression s’applique aux mouvements et rassemblements de citoyens autour de causes et valeurs communes, avec le but d’améliorer la qualité de vie de tous. On utilise volontiers la notion de mobilisation citoyenne pour les nombreuses actions menées pour préserver un climat viable, limiter les émissions de gaz à effet de serre et agir pour favoriser les énergies renouvelables, l’économie circulaire, une alimentation saine et responsable … Elles peuvent également servir d’autres grandes causes : les droits humains, les espèces animales en voie d’extinction, l’éducation ou la justice pour tous … qu%E2%80%99est-ce-que-la-mobilisation-citoyenne-definition-et-formes-d-engagement.jpg

Comment s’engager dans la mobilisation citoyenne ?

La mobilisation citoyenne se développe partout dans le monde. Des mouvements tels que « Extinction Rebellion », « Youth for Climate » ou encore « Citoyens pour le climat » ont des actions dans le monde entier. Si les ONG, issues du modèle associatif traditionnel, recrutent leurs militants pour leurs compétences, chaque citoyen, où qu’il se trouve peut s’engager librement dans leur combat en rejoignant un mouvement international inclusif et ouvert à tous : signer une pétition, participer à une manifestation, adhérer à un mouvement sont autant de moyens à la portée de tous de s’engager dans une mobilisation citoyenne. Il existe en effet plusieurs possibilités pour s’engager dans un mouvement citoyen. Vous pouvez être acteur en : – Signant des pétitions, – Ramassant les déchets dans la nature, – Réduisant vos déchets plastique, – Participant à des manifestations, – Donnant du temps pour soutenir une cause, – Favorisant les 3R : Réutiliser, Réparer, Recycler, – Privilégiant des modes de transport à faible émissions de CO2 – Choisissant des voyages et un tourisme durable, – Devenant bénévole dans une association … Vous pouvez aussi créer votre propre mouvement citoyen grâce aux réseaux sociaux, organiser un débat public ou encore en faire du lobbying citoyen, c’est-à-dire réagir aux programmes des candidats politiques en leur proposant des solutions immédiates. À vous de choisir l’engagement qui correspond le mieux à vos convictions et disponibilités !

Quel rôle de la mobilisation citoyenne dans la transition écologique ?

C’est avec de simples petits gestes du quotidien que chaque citoyen a un rôle à jouer en faveur d’une transition écologique et sociale indispensable. Il s’agit souvent de faire évoluer nos modes de consommation et de production, nos conditions de travail et notre façon de vivre ensemble pour lutter contre le changement climatique et l’épuisement des ressources naturelles. L’un des objectifs principaux de la mobilisation citoyenne consiste à faire changer les choses, faire évoluer les mentalités et les pratiques. C’est cette mobilisation, la force du nombre, qui permet de donner l’élan essentiel pour bousculer nos habitudes de vie, repenser nos habitudes de consommation avec la volonté de réduire notre empreinte carbone ou chercher des alternatives utiles pour préserver les écosystèmes qui nous entourent. Cette motivation collective, à l’échelle d’un pays, d’une ville, d’une région, d’une collectivité ou communauté, permet d’initier des actions éco-responsables, directement favorables au développement durable. C’est une prise de conscience des enjeux climatiques et le sentiment que l’état n’agit pas suffisamment qui favorise l’engagement massif des jeunes pour sauver le climat.
Un groupe de bénévole ramasse des déchets dans un parc.
Un groupe de bénévole ramasse des déchets dans un parc.
80 % des Français considèrent qu’ils sont « plus capables de trouver des solutions efficaces à leurs problèmes et ceux de la France » que les personnalités politiques[[Harris Interactive, Quelle connaissance et quel avis des Français sur les mouvements citoyens et la démocratie collaborative ?]]
La mobilisation des jeunes pour le climat
La mobilisation des jeunes pour le climat
La Jeunesse pour le Climat « Youth for Climate » est un mouvement qui est né avec la grève étudiante ou scolaire pour le climat : collégiens lycéens quittent leur établissement pour participer à des rassemblements contre le réchauffement climatique. Ce mode d’action a été initié par Greta Thunberg en 2018 avec son mouvement « Fridays for Future ». En France, cet engagement des jeunes pour sauver le climat est un mouvement qui compte 130 groupes locaux mobilisant plus de 200 000 personnes. 33 % des Français considéraient le changement climatique comme le problème le plus préoccupant en matière environnementale en 2019[[Ademe, Baromètre : les Français et l’environnement, 2019]].

 

Le budget vert : la France est le premier pays au monde à mesurer l’impact du budget de l’Etat sur l’environnement

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, et Olivier Dussopt, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargé des Comptes publics, dévoilent le premier « budget vert », présenté en même temps que le projet de loi de finances (PLF) pour 2021. La France devient ainsi le premier pays au monde à réaliser une évaluation environnementale de l’ensemble de son budget. Ce rapport recense l’ensemble des impacts du budget de l’État, qu’ils soient positifs ou négatifs, au regard de six objectifs environnementaux :
  • la lutte contre le changement climatique ;
  • l’adaptation au changement climatique et la prévention des risques naturels ;
  • la gestion de la ressource en eau ;
  • l’économie circulaire, les déchets et la prévention des risques technologiques ;
  • la lutte contre les pollutions ;
  • la biodiversité et la protection des espaces naturels, agricoles et sylvicoles.
La présentation de ce rapport constitue une étape importante dans l’amélioration de la lisibilité et de la transparence de l’information environnementale, afin d’éclairer le Parlement et les citoyens en amont de l’examen de chaque projet de loi de finances et de mieux y intégrer la dimension environnementale. Au total, ce sont près de 574 Md€ de dépenses qui ont été analysées, soit l’ensemble de l’objectif total de dépenses de l’État (ODETE) inscrit en PLF pour 2021 et des dépenses fiscales. Le « budget vert » confirme un budget pour 2021 à la hauteur de ses ambitions environnementales avec près de 43 Md€ de dépenses favorables à l’environnement. Elles recouvrent :
  • les dépenses dites « vertes », c’est-à-dire favorables à l’environnement sur au moins un axe environnemental sans être défavorables par ailleurs, qui atteignent 38,1 Md€ en 2021 ;
  • les dépenses « mixtes », qui ont un impact favorable sur un ou plusieurs axes environnementaux et par ailleurs un impact défavorable sur d’autres axes environnementaux, qui représentent 4,7 Md€ en 2021. Il s’agit principalement des infrastructures de transport, notamment ferroviaires.
Ces dépenses favorables à l’environnement augmentent de 8,5 Md€ entre 2020 et 2021, signe du très fort engagement du Gouvernement en faveur de la transition écologique. Pour la première fois également, ce rapport présente les dépenses ayant un impact défavorable pour l’environnement : celles-ci sont évaluées à 10 Md€, essentiellement constituées de dépenses fiscales (7,2 Md€), en particulier les exonérations ou taux réduits sur les taxes intérieures de consommation des produits énergétiques relative aux carburants (5,1 Md€). Ces dépenses jugées défavorables à l’environnement sont en baisse de 1 Md€ par rapport à 2020. Outre les crédits inscrits en PLF 2021, l’impact environnemental de l’ensemble des 100 Md€ du plan « France Relance » a également été analysé selon la méthodologie du « budget vert » : plus de 32 Md€ y apparaissent favorables à au moins un objectif environnemental et aucune dépense n’y a un impact défavorable à l’environnement. Avec ce « budget vert » présenté en annexe au PLF 2021, la France est le premier État à se doter d’un outil d’analyse de l’impact environnemental de son budget. Plus qu’un simple effort de transparence et de lisibilité, le « budget vert » constitue un nouvel instrument qui sera renouvelé et approfondi chaque année, pour mieux intégrer les enjeux environnementaux dans le pilotage des politiques publiques.

Synthèse du rapport

Synthèse du Rapport sur l’impact environnemental du budget de l’ÉtatTélécharger la synthèse du rapport

Rapport sur l’impact environnemental du budget de l’État

Rapport sur l’impact environnemental du budget de l’ÉtatTélécharger le rapport sur l’impact environnemental du budget de l’État
Lire aussi : Le ministère de la Transition écologique et l’ADEME lancent une nouvelle campagne pour encourager les économies d’énergie : La rénovation énergétique des bâtiments est l’un des axes prioritaires du plan France Relance

Documents joints

Lancement de la plateforme collaborative RÉCOLTE pour préserver les terres agricoles

Pour aider les collectivités et les citoyens à agir en faveur de la préservation des terres agricoles, Terre de Liens et INRAE lancent ensemble la plateforme collaborative RÉCOLTE – Recueil d’initiatives foncières. En proposant des expériences innovantes de gestion du foncier agricole, ce nouveau site web contribue à la sauvegarde des terres et à l’installation d’agriculteurs. Ce site consacre également un projet de sciences participatives au service de la transition agricole et alimentaire des territoires.
Lancement de la plateforme collaborative RÉCOLTE pour préserver les terres agricoles © INRAE
Lancement de la plateforme collaborative RÉCOLTE pour préserver les terres agricoles © INRAE
En France, 88 hectares de terres agricoles disparaissent chaque jour et la moitié des agriculteurs partira à la retraite d’ici dix ans. La gestion des terres agricoles est au cœur de l’adaptation de l’agriculture aux attentes de la société en matière d’environnement et d’alimentation. Il y a donc un enjeu majeur à outiller les acteurs locaux et les politiques publiques et progresser vers une gestion du foncier favorable à la transition agricole et alimentaire des territoires. C’est pourquoi l’institut de recherche INRAE et le mouvement citoyen Terre de Liens coopèrent et lancent RÉCOLTE, un projet de sciences participatives basé sur une plateforme web visant à :
  • Étudier et faire connaître les solutions pour agir sur le foncier agricole,
  • Valoriser les actions des collectivités pour préserver des terres agricoles,
  • Permettre le partage d’expériences entre acteurs de la gestion du foncier agricole : élus et techniciens des collectivités, services de l’État, bureaux d’étude, OPA (Organisations Professionnelles Agricoles), ONVAR (Organismes Nationaux à Vocation Agricole et Rurale), chercheurs, agriculteurs et porteurs de projets agricoles, et citoyens.
Sur ce site collaboratif, les internautes peuvent eux-mêmes enrichir les informations, proposer ou actualiser une fiche. Ils ont la possibilité de joindre directement des personnes ressources et les porteurs de chaque expérience sur l’ensemble du territoire national. Des séminaires et des ateliers leur sont également proposés. Ce projet de sciences participatives permettra ainsi la structuration d’un réseau d’acteurs français autour de la gestion durable du foncier agricole.

La plateforme collaborative RÉCOLTE pour préserver les terres agricoles

Pour aider les collectivités et les citoyens à agir en faveur de la préservation des terres agricoles, Terre de Liens et INRAE lancent ensemble la plateforme collaborative RÉCOLTE – Recueil d’initiatives foncières. En proposant des expériences innovantes de gestion du foncier agricole, ce nouveau site web contribue à la sauvegarde des terres et à l’installation d’agriculteurs. Ce site consacre également un projet de sciences participatives au service de la transition agricole et alimentaire des territoires. « Toutes les collectivités locales françaises devraient consulter la plateforme RÉCOLTE. La diversité des initiatives décrites permet réellement de comprendre comment construire un projet local réussi sur le foncier agricole ». Gilles PEROLE, adjoint au maire de Mouans-Sartoux (Alpes – Maritimes) « Terre de Liens a très vite identifié l’importance de développer des actions innovantes et inventé de nouveaux outils de travail qui contribuent à enrayer la disparition des terres et à faciliter l’accès au foncier agricole. Ces actions impliquent les acteurs agricoles et les citoyens, mais aussi les collectivités qui sont aussi destinataires de tels outils. La plateforme RÉCOLTE en est une belle illustration. » Michel VAMPOUILLE, président de la Fédération Terre de Liens. « Le projet RÉCOLTE porté en partenariat avec Terre de Liens illustre bien la démarche de sciences ouverte et participative pour l’innovation dans laquelle s’inscrit INRAE. Le volet recherche du projet permettra des avancées scientifiques sur l’innovation foncière et la gestion participative de données, tandis que le volet citoyen rendra les connaissances produites accessibles à tous et ira au-delà pour construire et animer une communauté multi-acteurs. » Jean-Michel CHARDIGNY, Direction du Partenariat et du Transfert pour l’Innovation d’INRAE.

Le foncier agricole dans une société urbaine Innovations et enjeux de justice

couv.%20Foncier%20agricole.jpg?itok=KOsepFdRCet ouvrage présente une série d’initiatives locales de gestion publique du foncier et du bâti agricoles, en France méditerranéenne, en Suisse, en Italie et en Algérie. Il combine des regards disciplinaires pluriels, en géographie, sociologie, urbanisme, architecture et économie. Dans des sociétés de plus en plus urbaines, l’aménagement des espaces agricoles redevient d’actualité. La gestion durable du foncier apparaît comme un principe pour soutenir l’adaptation de l’agriculture à la proximité urbaine et aux attentes de la société en matière d’alimentation, de paysage, d’environnement, d’insertion sociale et de revitalisation des territoires ruraux. Les acteurs locaux innovent. Un enjeu majeur dans ces innovations est d’articuler justice sociale et préservation de l’environnement. C’est la thèse développée dans cet ouvrage à travers différentes études de cas. Replacées dans leur contexte territorial, ces initiatives témoignent de nouveaux agencements spatiaux, de nouvelles relations entre acteurs urbains et agricoles. Elles sont analysées à travers deux prismes : celui de l’innovation, pour éclairer la part du « nouveau » dans les processus de changement, et celui des enjeux de justice, pour montrer les répercussions sociales de ces changements. – Vient de paraître ! Le foncier agricole dans une société urbaine – Innovations et enjeux de justice

 

Relever les défis mondiaux grâce à la recherche sur les insectes par l’IRD

Des chercheurs de l’IRD et leurs partenaires publient un numéro spécial dans la revue Current Opinion In Insect Science. Grâce à une approche interdisciplinaire et en s’appuyant sur des exemples de recherches internationales, ils expliquent comment les insectes peuvent être utiles pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations Unies pour 2030. Assurer la sécurité alimentaire, garantir la paix, l’accès à une éducation de qualité et à des services d’alimentation en eau durable, améliorer la santé, lutter contre les changements climatiques, restaurer les écosystèmes, réduire les inégalités : tels sont quelques-uns des 17 ODD adoptés par l’ONU pour répondre aux défis mondiaux auxquels les sociétés font face. Mobilisée pour atteindre ces objectifs interconnectés, la recherche permet notamment de produire des connaissances et des données fiables, de proposer des solutions innovantes, d’évaluer les progrès enregistrés, mais aussi de favoriser une lecture distanciée des ODDs. « Nous avons réuni des chercheurs de multiples pays – Allemagne, Australie, Burkina Faso, Brésil, Chine, Colombie, Equateur, Etats-Unis, Inde, Panama, Pays-Bas, Philippines,Thaïlande, Vietnam – pour présenter des recherches originales sur les insectes, qui s’inscrivent dans la Science de la durabilité« , soulignent Olivier Dangles (IRD) et Verónica Crespo-Pérez (Université pontificale catholique d’Équateur, PUCE), coordinateurs du numéro spécial paru dans Current Opinion In Insect Science. « Ces exemples montrent que la recherche sur les insectes a un grand potentiel pour relever les défis actuels« .
Jeu de rôle, communautaire, jeux vidéo ou en réalité augmentée : autant d’exemples de jeux inspirés des insectes.
Jeu de rôle, communautaire, jeux vidéo ou en réalité augmentée : autant d’exemples de jeux inspirés des insectes.
Des jeux vidéo pour l’alphabétisation entomologique : l’article propose de réfléchir à l’utilisation des jeux vidéo pour faire progresser la diffusion des connaissances sur les grands défis liés aux insectes (disparition des pollinisateurs, gestion des vecteurs de maladie). – Les insectes et leurs symbioses comme solutions contre les maladies à vecteurs : les auteurs de cet article présentent de nouvelles stratégies de lutte contre les maladies virales transmises par les moustiques, notamment celle basée sur la bactérie symbiotique Wolbachia ; ou comment les moustiques eux-mêmes pourraient aider à contrôler les maladies qu’ils transmettent. – Orienter la recherche sur les insecticides dans la zone intertropicale : à partir d’une analyse bibliométrique conduite sur les insecticides, les chercheurs ont identifié les thèmes de recherche à encourager (bio insecticides, protection intégrée des cultures…) pour garantir une protection des cultures durables.
a) structures techniques en nid d'abeille (gaines métalliques 3D de différentes épaisseurs) destinées à l'architecture (© Dr. Mirtsch GmbH, Courtesy of Frank Mirtsch) ; b) la Ruche, architecture intérieure inspirée des insectes (© Kyle Minnock)
a) structures techniques en nid d’abeille (gaines métalliques 3D de différentes épaisseurs) destinées à l’architecture (© Dr. Mirtsch GmbH, Courtesy of Frank Mirtsch) ; b) la Ruche, architecture intérieure inspirée des insectes (© Kyle Minnock)
Une architecture inspirée des insectes pour bâtir des villes durables : des entomologistes décrivent les principes fonctionnels des constructions des insectes, qui pourraient inspirer la construction de villes plus durables (en matière de multifonctionnalité, d’économie d’énergie, de durabilité notamment). – Des insectes pour la paix : dans les pays ayant connu un conflit, le développement agricole doit se concentrer sur la restauration alimentaire des petits exploitants et l’amélioration de leur position socio-économique. Les auteurs de l’article décrivent l’exemple de la réintégration des ex-combattants des Forces armées révolutionnaires de Colombie, en tant que producteurs d’insectes pour l’élevage du bétail. – Dépasser la distinction entre les côtés « brillants » et « sombres » des termites : comptant parmi les principaux décomposeurs de matière dans les écosystèmes tropicaux, les termites rendent de nombreux services à l’Homme. Ces insectes sont également des ravageurs, menaçant l’agriculture et les constructions. Cet article étudie l’impact des termites sur plusieurs de ODD et propose de réconcilier les côtés positifs et négatifs de ces insectes. – L’importance des insectes tropicaux, sur Terre et dans l’eau : les auteurs de cet article plaident pour une amélioration des connaissances sur le rôle que jouent les insectes dans les écosystèmes terrestres et aquatiques tropicaux, dont la diversité et la distribution sont affectées par les changements globaux. – Des héros méconnus : relever les multiples défis de la durabilité grâce à la lutte biologique par les insectes. Dans cet article, les chercheurs expliquent comment la lutte biologique contribue à la sécurité alimentaire, à la réduction de la pauvreté, au bien-être humain et à la préservation de l’environnement. Référence : Vectors and medical and veterinary entomology. Special Section on Insects and the UN sustainable development goals, Current Opinion in Insect Science, Volume 40, Août 2020. -> Retrouvez les articles en libre accès.

Exposition Insectes

« Les insectes au secours de la planète » : une exposition de l’IRD L’IRD présente l’exposition « Les insectes au secours de la planète », en itinérance en France et à l’international à partir du 11 septembre 2020. Cette exposition, qui s’appuie sur les avancées récentes de la recherche et des témoignages de chercheurs, invite le public à découvrir les insectes sous…

 

La Compagnie des économies d’énergie (La C2E) révèle les résultats d’une étude sur l’utilisation des certificats d’économie d’énergie (CEE) et les intentions d’investissements !

L’avenir de la 5e période du dispositif des CEE se dessine aujourd’hui La Compagnie des économies d’énergie (La C2E) révèle les résultats d’une étude analytique auprès des éligibles sur l’utilisation des certificats d’économie d’énergie (CEE) et les intentions d’investissements ! Dans le cadre de la concertation pour la 5ème période des Certificats d’Economies d’Energie – qui interviendra en janvier 2022 – la Compagnie des économies d’énergie (la C2E) – spécialisée dans l’amélioration de la performance énergétique et de son financement, a mené, une étude analytique auprès d’acteurs éligibles du dispositif : collectivités, syndicats mixtes et bailleurs sociaux. Quelles sont leurs intentions d’investissements en travaux d’économies d’énergies ? Sur quelles typologies ? La crise sanitaire liée à la COVID-19 a-t-elle repoussé des projets de rénovations ? Comment envisagent-ils l’avenir du dispositif ? S’attendent-ils a une hausse des prix du marché ? Autant d’interrogations que la C2E a tenté de décrypter. Résultats : • Plus de 85% des acteurs sondés envisagent de réaliser des travaux d’économies d’énergie sur l’année 2020 malgré la crise sanitaire liée à la Covid-19. • Plus de 76% des éligibles prévoient de réaliser des actions d’économies d’énergie sur l’isolation contre 41,8% pour les chaudières • Manque d’anticipation de la part des acteurs quant à l’évolution du marché La démarche de la C2E et les résultats de cette enquête s’inscrivent parfaitement dans le plan de relance présenté le 3 septembre dernier par le gouvernement et sur lequel il alloue un budget de 4 milliards d’euros à la rénovation énergétique.
« L’efficacité énergétique est l’une des priorités du plan de relance annoncé par le gouvernement et le dispositif des CEE en fait partie. Avec 4 milliards d’euros réservés notamment à la décarbonation du secteur public dont 300 millions d’euros délégués aux Régions, nous pensons qu’il est essentiel que les collectivités puissent capitaliser sur cet important effet d’impulsion en associant des outils comme les CEE alors même que les budgets sont serrés ! Notre volonté est d’introduire des approches innovantes sur le traitement des investissements d’économie d’énergie et de leurs financements que ce soit dans le domaine du bâtiment, de l’équipement ou de la mobilité. » Steeve Benisty – Président fondateur de la C2E
Un plan de relance à 4 milliards d’euros pour financer notamment la décarbonation du secteur public ! En effet, le plan de relance présenté le 3 septembre dernier par le gouvernement rappelle que les bâtiments de l’Etat représentent 100 millions de m2 et doivent être l’une des cibles prioritaires de la rénovation énergétique. Quand on sait que 25% des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique sont le fait des bâtiments de l’Etat et des collectivités, il était temps de se pencher sur le sujet. C’est désormais chose faite et pour financer cette cible prioritaire l’Etat a décidé de consacrer 4 milliards d’euro à la rénovation énergétique L’étude menée par la C2E s’inscrit parfaitement dans la dynamique de compréhension des prévisions des collectivités et permet de comprendre les affectations possibles des budgets qui seront alloués. Le dispositif des CEE et les collectivités territoriales font-ils bon ménage ? Une étude analytique bénéfique pour construire la 5e période de demain et accompagner le dispositif des CEE dans un schéma plus pérenne ! Les collectivités connaissent-elles le dispositif des certificats d’économies d’énergies ? Les utilisent- elles et pour quelles opérations ? La crise du coronavirus a-t-elle retardé les opérations prévues ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles l’étude menée par la C2E a souhaité répondre. « Nous voulons faire écho aux besoins des collectivités. Nous sommes acteurs dans trois programmes de CEE, et nous constatons que les collectivités connaissent peu cet outil », explique Steeve Benisty. Si le dispositif des CEE est peu connu des collectivités, il n’en reste pas moins qu’elles sont 85% à envisager des travaux de rénovation même si avec la crise sanitaire, certains éligibles ont été amenés à réallouer leurs budgets pour des actions considérées comme prioritaires au vu de la situation. Isolation, chaudière, lumières… quelles sont les opérations privilégiées par les obligés ? capture_d_e_cran_2020-09-29_a_17.51.46.png Plus de 75% des éligibles prévoient de réaliser des actions d’économies d’énergie sur l’isolation. Cela s’explique par le fait que les travaux sur l’isolation permettent de générer des volumes importants de CEE. De plus, le parc de bâtiments publics ayant été construit dans les années 60-70, il est urgent d’entreprendre des opérations sur l’isolation pour palier au problème des « passoires énergétiques ». L’éclairage public est également l’une des typologies privilégiées pour 55,2% d’entre eux et concerne principalement les communes de grandes tailles ainsi que les syndicats mixtes (qui ont généralement la compétence de l’éclairage public). De la même façon que pour l’isolation, les travaux sur l’éclairage public permettent de générer des volumes importants de CEE. Si les éligibles ont l’intention de réaliser des travaux d’économies d’énergie, plus de 40% d’entre eux n’ont pas d’avis sur l’évolution des prix sur la fin de la 4ème période, ni sur le niveau potentiel des obligations qui seront fixées pour la 5ème période. La raison principale de ce manque d’anticipation vient du fait que les acteurs interrogés n’ont pas les moyens humains ni financiers nécessaires à l’étude en continu du dispositif. Environ un quart des éligibles s’attend à ce que les prix sur le marché diminuent sur la fin de la 4ème période, notamment en raison de la crise. Un autre quart pense au contraire à anticiper une hausse du prix et l’explique par le fait que les obligations des fournisseurs d’énergies au titre des CEE ne sont pas encore atteintes. Concernant l’évolution des obligations entre les précédentes périodes, 44% des éligibles s’attendent à ce que les obligations pour la 5ème période soient plus élevées que celles fixées pour la 4ème période. Le contexte économique et sanitaire actuel laisse cependant certains acteurs dubitatifs à ce sujet puisque la fixation des objectifs pour la 5ème période est source de discussions animées entre les parties prenantes du dispositif.

Le dispositif des CEE en quelques mots

Pour rappel, les CEE (Certificats d’Economies d’Energie) sont un outil pour financer les économies d’énergie (bâtiment, transports…) nécessaires pour atteindre les objectifs de baisse de la consommation énergétique de 20 % en 2030 puis 50 % en 2050, inscrits dans la loi Energie-Climat de 2019. La 5e période démarrera au 1er janvier 2022. Une étude présentée par l’Ademe fin 2019 estime le gisement médian total à 1 501 térawattheures cumulés actualisés (TWhcu). La quatrième période (2018-2021) a un niveau d’obligation de 533 TWhc par an soit 2133 TWhc.

Synthèse de l’étude

Synthèse de l’étude

Source

La Compagnie des Economies d’Energie (C2E) 89 Rue Saint Bauzille – 34670 Saint-Brès (Montpellier Agglomération) Téléphone +33 (0)9 70 44 49 30

 

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Revue annuelle sur les énergies renouvelables et l’emploi 2020

La septième édition de la revue annuelle sur les énergies renouvelables et l’emploi est disponible. En France, on a estimé à 18 400 le nombre d’emplois directs et indirects dans le secteur éolien en 2018, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente. C’est le segment de la planification et de la conception qui enregistre la plus forte croissance et les plus gros effectifs, viennent ensuite suivi de la construction, de la fabrication et, de l’exploitation et la maintenance. Globalement, les plus gros employeurs sont les secteurs de la biomasse solide, des biocarburants liquides, de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire photovoltaïque.

L’emploi dans le secteur des énergies renouvelables continue de croître, affichant un effectif de 11,5 millions de travailleurs dans le monde

La revue annuelle de l’IRENA sur l’emploi confirme la tendance d’une croissance à long terme ; une action politique forte s’impose pour que l’emploi puisse poursuivre son expansion à l’ère de la COVID-19. Les énergies renouvelables continuent d’apporter des avantages socio-économiques en créant de nombreux emplois dans le monde entier, selon les derniers chiffres publiés aujourd’hui par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). La septième édition de la revue annuelle sur les énergies renouvelables et l’emploi a recensé dans le monde 11,5 millions d’emplois dans ce secteur. C’est l’énergie solaire photovoltaïque qui arrive en tête avec 3,8 millions d’emplois, soit le tiers de l’effectif total. « L’adoption des énergies renouvelables crée des emplois et augmente les revenus locaux sur les marchés énergétiques développés et en développement », constate le directeur général de l’IRENA, Francesco La Camera. « Si aujourd’hui, une poignée de pays sont en tête, chaque pays peut exploiter son potentiel d’énergie renouvelable, prendre des mesures pour tirer parti des capacités locales de développement industriel et former ses travailleurs. » L’année dernière, soixante-trois pourcent des emplois en lien avec les énergies renouvelables ont été recensés en Asie, ce qui confirme le statut de leader de cette région sur ce marché. Le secteur des biocarburants suit de près celui de l’énergie photovoltaïque solaire avec 2,5 millions d’emplois. La chaîne d’approvisionnement agricole emploie une grande partie des effectifs, en particulier dans les pays comme le Brésil, la Colombie, la Malaisie, les Philippines ou la Thaïlande dont les activités sont très gourmandes en main-d’œuvre. Les autres grands employeurs dans le secteur des énergies renouvelables sont l’industrie hydroélectrique et l’industrie éolienne, qui représentent respectivement 2 millions et 1,2 millions d’emplois. L’emploi s’avère plus inclusif dans le secteur des énergies renouvelable que dans celui des combustibles fossiles et affiche un meilleur équilibre hommes-femmes. Le rapport souligne que les femmes représentent 32 % des effectifs dans le secteur des énergies renouvelables, contre 21 % pour les combustibles fossiles. Bien qu’on manque d’estimations précises et que les chiffres absolus soient encore faibles, les énergies renouvelables hors réseau créent de plus en plus d’emplois, avec en tête les technologies solaires. L’énergie renouvelable décentralisée peut également trouver des applications productives dans les zones rurales. Cet effet multiplicateur sur l’emploi est visible dans l’agroalimentaire, la santé, la communication et le commerce local. Les politiques globales, notamment des mesures d’éducation et de formation, les interventions sur le marché du travail et des politiques industrielles en faveur de l’exploitation des capacités locales sont essentielles pour soutenir la croissance de l’emploi dans le secteur des énergies renouvelables.. L’édition 2020 de la revue annuelle met en lumière des initiatives prometteuses pour soutenir l’éducation et la formation des travailleurs. Ces efforts portent sur la formation professionnelle, l’élaboration de programmes d’études, la formation des enseignants, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, la promotion de partenariats public-privé innovants et le recrutement de groupes sous-représentés tels que les femmes. Les décideurs politiques doivent également donner la priorité à la reconversion des travailleurs du secteur des combustibles fossiles qui ont perdu ou risquent de perdre leurs moyens de subsistance. Ces travailleurs ont souvent acquis des compétences et un savoir-faire considérables et pourraient contribuer à la réorientation vers une industrie de l’énergie propre. La croissance de l’emploi dans les énergies renouvelables au niveau mondial est encourageante. Toutefois, ce secteur pourrait créer bien plus d’emplois si l’on adoptait une politique globale qui favorise la transition énergétique. Jamais l’importance d’une telle impulsion n’a été aussi évidente qu’en ce moment crucial. Tandis que le monde reste confronté à la pandémie de COVID-19, l’humanité reçoit des avertissements quasi quotidiens de ce qui l’attend si aucune mesure n’est prise pour enrayer le flot de perturbations climatiques. La nécessité de changer de cap est indéniable, tout comme les avantages à en tirer. Dans son programme de redressement post-COVID publié récemment, l’IRENA indique qu’un programme de relance ambitieux pourrait créer jusqu’à 5,5 millions d’emplois de plus que l’approche du statu quo au cours des trois prochaines années. Une telle initiative permettrait également au monde de garder en vue l’objectif fixé par l’agence dans ses perspectives mondiales pour les énergies renouvelables : créer 42 millions d’emplois dans le domaine des énergies renouvelables d’ici 2050.

Version intégrale de la revue annuelle sur les énergies renouvelables et l’emploi, édition 2020

Revue annuelle sur les énergies renouvelables et l’emploi 2020

À propos de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA)

L’IRENA, principale agence intergouvernementale pour la transformation énergétique, accompagne les pays dans leur transition vers un futur propulsé par les énergies renouvelables, et constitue à la fois la plate-forme principale pour la coopération internationale, mais aussi un centre d’excellence, et un référentiel en matière de politiques, de technologies, de ressources et de connaissances financières au sujet des énergies renouvelables. Comptant 161 membres (160 États ainsi que l’Union Européenne) et 22 pays supplémentaires engagés dans le processus d’adhésion, l’IRENA promeut la large adoption et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergies renouvelables dans un objectif de développement durable, d’accès à l’énergie, de sécurité énergétique, de prospérité et de croissance économique à faible émission de carbone.

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Seuls 6% des français ont confiance dans l’action des gouvernements pour répondre à l’urgence climatique selon une étude IFOP/ilek pour la semaine du DD

ilek, fournisseur d’électricité verte et de gaz bio 100% made in France en circuit court, dévoile aujourd’hui les résultats d’un sondage mené conjointement avec l’IFOP sur le rapport des français au développement durable dans le cadre de la semaine du développement durable (18 septembre au 8 octobre) axée cette année sur l’Agenda 2030 de l’ONU.

Les principaux points à retenir :


– 82% des français se sentent concernés par les enjeux de développement durable ;
– Alors que 37% d’entre eux considèrent que les citoyens sont la clé pour agir en faveur du développement durable, seuls 6% ont confiance dans l’exécutif pour changer la donne ;
– L’engagement des français n’est pas ou peu suivi d’intention d’actions si cela requiert trop de temps, d’efforts ou de sacrifices.

Méthodologie : L’enquête a été menée dans toute la France auprès d’un échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 21 au 24 août 2020.


– Le développement durable, je t’aime moi non plus ? pas le temps ? pas l’argent ? trop d’efforts ?
– Les jeunes marchent pour le climat mais se mobilisent a minima pour la planète et succombent (encore) au consumérisme ?!
– « OK boomer » ou « cause toujours, baby-boomer », pourtant, ce sont plutôt les aînés qui retroussent vraiment les manches pour sauver la planète !
– Les jeunes en guerre contre les vieux ?
– Sommes-nous en panne d’imaginaire positif ?

En attendant de pouvoir répondre à ces questions avec certitude, ce qui est sûr c’est que de nombreux freins subsistent pour que la lutte contre le changement climatique se mue en actions et mobilisations fédératrices. Un sondage réalisé pour ilek, fournisseur d’électricité verte et de gaz bio, par l’IFOP sur le rapport des Français au développement durable en donne une photographie détaillée :


– Uniquement 16% donnent de l’argent à des associations (13% pour les jeunes générations)
– 2 Français seulement sur 10 sont engagés dans des actions terrains (seuls 26% des jeunes adultes)
– Si l’impact sur le portefeuille freine le volontarisme, il n’est cependant pas l’unique cause du manque d’adhésion des Français à l’écologie : 26% estiment manquer de temps (dont 46% chez les 18-24 ans) ou se disent découragés par le caractère trop faible de ce type d’actions, c’est en particulier le cas chez les plus de 65 ans (31%).

Des convictions fortes : 8 français sur 10 concernés par le
développement durable

Premier constat, 82% des sondés sont concernés par le développement durable. Un chiffre aligné sur la prise de conscience globale des français des impacts sociaux-économiques et environnementaux néfastes du changement climatique. En termes de profils types, les CSP+ et les populations diplômées à hauts revenus (91%) sont plus concernés par cet enjeu que les ouvriers (71%).

Les citoyens : les acteurs les plus à même d’agir en faveur de l’environnement

Deuxième clé de compréhension, les français considèrent que les citoyens (37%) sont en première ligne pour lutter contre le changement climatique, suivis par l’état (25%), les entreprises (20%) et les ONG (12%). Alors même que l’état est identifié comme le deuxième acteur pouvant agir en faveur du développement durable, l’action des gouvernements en matière écologique est jugée plutôt inefficace par les sondés, avec une note moyenne de 4,5
sur 10. Les citoyens (94%) se montrent peu convaincus par la capacité des gouvernements à être moteur de changement pour enclencher les profondes mutations de la société postcarbone de demain. Plus précisément, l’étude révèle que seuls 6% des sondés ont déclaré faire “tout à fait confiance” aux gouvernements, suivis par 14% qui n’ont pas du tout confiance et 33% qui n’ont pas confiance. Analysés sous l’angle des profils des sondés, les 65 ans et plus (39%) sont les moins confiants dans l’action gouvernementale alors que les
femmes sont plus pessimistes que les hommes (38% vs 28%).

Portrait robot des français engagés dans le développement durable

8/10 sondés s’investissent déjà dans certaines actions nécessitant peu de temps et d’argent

Lorsque ces résultats sont analysés par le prisme des actions, l’étude dresse le portrait robot d’un engagement environnemental caractérisé par :

– D’un côté, un volontarisme envers les actions peu impactantes pour le pouvoir d’achat et non chronophages et de l’autre un activisme modéré à faible pour les actions demandant davantage de temps et d’argent. Plus s’investir requiert un effort considérable, plus l’écart entre intention et réalisation se creuse.

● Parmi les illustrations de l’étude venant appuyer ces conclusions, le tri sélectif des déchets (88%) est bien ancré dans les habitudes de vie des citoyens, comme le partipris des français d’éviter le consumérisme (80%) au profit de l’économie circulaire.

Ces deux actions sont de loin les plus plébiscitées. En matière de mobilité douce, les français (58%) limitent déjà leurs déplacements en avion au profit d’alternatives plus écologiques. Alors que le recours à l’achat de vrac ou de produits réutilisables demande plus de logistique et de disponibilité, ils sont déjà 43% à être engagés dans cette voie. Enfin, 30% des sondés privilégient les énergies vertes pour leur foyer et 57% se disent prêts à passer ce cap “vert”.

2 français sur 10 seulement engagés dans des actions terrains

● A l’inverse, lorsque le ratio contrainte/coût s’accroît, comme dans le cas des actions ayant trait à la consommation uniquement de produits made in France (38%) ou au renoncement au véhicule personnel (36%), ces dernières suscitent une moindre adhésion. Plus précisément, selon l’étude, le passage à l’action est faible dès lors qu’il s’agit de s’investir sur le terrain (22%) ou de donner de l’argent à des associations (16%). Selon le dernier critère, les retraités (22%) sont ceux qui donnent le plus en faveur du développement durable.

Pouvoir d’achat : le principal frein au développement durable

Si les leviers de changement de comportement sont nombreux, ils relèvent pour la plupart de la carotte ou du bâton. Au delà des injonctions de type « y-a-qu’à » et « faut qu’on« , des clivages émergent. Premier constat, 37% des sondés ont peur que le développement durable impacte leur pouvoir d’achat. Parmi les autres freins cités : 26% déclarent manquer de temps pour s’y engager, 22% considèrent que leurs actions ne changera rien, 19 % ne savent pas comment s’y prendre et 7% ne souhaitent pas consacrer plus d’efforts à la lutte contre le changement climatique. Lorsque ces résultats sont analysés par le prisme générationnel : les 25-34 ans (48%) sont les plus inquiets quant à leur pouvoir d’achat et les 18-24 ans (46%) sont ceux qui manquent le plus de temps. Enfin, les 65 ans et plus, davantage défaitistes (31%) sur la possibilité de changer la donne y consacrent le moins d’efforts (13%).

Focus sur les jeunes adultes écolos mais en proie au consumérisme

Si l’étude illustre que les 18-24 ans sont plus concernés (88%) que leurs aînés (17% des 65 ans et plus) par le développement durable, ils ont moins tendance à réaliser les gestes écologiques simples qui demandent pas ou peu d’efforts financiers ou de temps. S’ils font preuve d’un fort activisme, les jeunes adultes quoique très sensibilisés et informés, cèdent encore beaucoup aux sirènes du consumérisme. S’ils sont inquiets pour le climat, c’est surtout pour motif financier (33%) ou par manque de temps (46%) qu’ils ne passent pas
davantage à l’action. Le sondage révèle plus précisément que 69% trient leurs déchets systématiquement, que 55% (vs 85% pour leurs aînés) évitent de surconsommer et que 40% se sont mis au vrac. En revanche, seuls 23% consomment uniquement du Made in France et 31% ont recours à des énergies verte pour leur logement. Constat surprenant concernant le volet des nouvelles mobilités, 60% limitent déjà leurs déplacements en avion au profit de
moyens de transport plus écologiques et 41% renoncent déjà à utiliser leur véhicule personnel. A contrario, seuls 26% d’entre eux prennent part à des actions terrains et uniquement 13% font des dons à des associations.

Cette étude nous donne une photographie d’une France engagée en faveur du
développement durable qui plébiscite les citoyens comme principales parties prenantes du changement. Cependant malgré ce volontarisme, il nous reste du chemin à parcourir pour verdir nos modes de vie. En d’autres termes nos concitoyens ont entre leurs mains un potentiel considérable à mettre en action pour sauver la planète,
” commente Rémy Companyo, cofondateur d’ilek.

A propos d’ilek :

Lancé en 2016, ilek est le fournisseur d’électricité verte et de gaz bio 100 % made in France. ilek entend révolutionner le rapport entre les populations et l’énergie en étant acteur de la transition écologique. La plateforme permet aux producteurs d’énergies renouvelables de vendre directement leur électricité et leur gaz renouvelables aux particuliers. Selon le classement Greenpeace 2019/2020, ilek fait partie des meilleurs fournisseurs d’électricité verte de France.

Au 2ème trimestre 2020, un tiers de la consommation électrique en France a été couvert par les énergies renouvelables

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Publication du Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2020

capture_d_e_cran_2020-09-28_a_17.45.49.pngLa puissance totale du parc électrique EnR – éolien, solaire, hydroélectricité et bioénergies – s’élève, fin juin 2020, à 54 690 MW, en hausse de 2 431 MW sur les douze derniers mois. Sur le deuxième trimestre de 2020, 333 MW de nouvelles installations ont été raccordés aux réseaux d’électricité métropolitains, les filières éolienne et solaire comptant respectivement pour 159 MW et 172 MW. Les énergies renouvelables ont participé à hauteur de 33,2% à la couverture de la consommation d’électricité de en France métropolitaine au cours du deuxième trimestre 2020, un chiffre historique qui dépasse le précédent, datant du deuxième trimestre 2018 (30,7%). Ce niveau inédit s’explique par une production élevée d’électricité renouvelable (30,4 TWh), avec notamment un record de production photovoltaïque (4,5 TWh), et par une baisse marquée de la consommation électrique métropolitaine du fait de la crise sanitaire. Le parc éolien atteint 16 930 MW au 30 juin 2020 avec 159 MW raccordés au cours du dernier trimestre. Sur une année, la croissance s’élève à 1 236 MW. A fin 2023, la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) vise un parc de 24 100 MW pour la filière éolien terrestre. Le taux d’atteinte de cet objectif s’élève actuellement à 70%. La production électrique d’origine éolienne s’est établie à 6,9 TWh sur le trimestre écoulé, en hausse de 7,2% par rapport au deuxième trimestre 2019 du fait de la croissance du parc raccordé. Le taux de couverture de la consommation par l’énergie éolienne s’élève ainsi à 7,5% (8,7% sur les douze derniers mois). La puissance du parc solaire s’élève à 9 912 MW au 30 juin 2020, avec 172 MW raccordés au cours du dernier trimestre. Sur les douze derniers mois, 972 MW ont été raccordés. A fin 2023, la PPE vise un parc de 20 100 MW, objectif qui est actuellement atteint à 49%. Avec 4,5 TWh produits durant les trois derniers mois, la filière réalise un nouveau record trimestriel de production en hausse de 11,7% par rapport au précédent record du troisième trimestre 2018. Le taux de couverture de la consommation électrique par l’énergie solaire s’établit ainsi à 4,8% pour ce trimestre (2,8% sur les douze derniers mois) Le parc hydroélectrique atteint une puissance raccordée de 25 705 MW, en hausse de 160 MW sur une année. A fin 2023, la PPE vise un parc de 25 700 MW hors Corse, un objectif atteint à plus de 99%. La filière a produit 17,1 TWh d’électricité renouvelable (18,2 TWh en incluant la part non renouvelable) sur le trimestre, un chiffre stable par rapport aux trimestres précédents. Le taux de couverture de la consommation électrique par l’hydroélectricité renouvelable s’établit à 18,6% pour ce trimestre (13,8% sur les douze derniers mois). La filière bioénergies électriques atteint une puissance de 2 143 MW avec 3 MW de nouvelles capacités raccordées durant le trimestre écoulé (et 63 MW sur les douze derniers mois). Sa production trimestrielle s’élève à 1,9 TWh (2,4 TWh en incluant la part non renouvelable), un chiffre stable par rapport aux trimestres précédents. La filière couvre ainsi 2,1% de l’électricité consommée au cours du trimestre écoulé (1,7% sur les douze derniers mois). Afin de répondre aux objectifs de la transition énergétique de porter à 40% la part des énergies renouvelables dans le mix électrique en 2030, les réseaux de transport et de distribution continuent d’évoluer pour permettre l’intégration de la production d’électricité renouvelable, tout en garantissant la sécurité et la sûreté du système électrique, ainsi que la qualité d’alimentation des consommateurs. Ces résultats sont issus du Panorama de l’électricité renouvelable au 30 Juin 2020, élaboré chaque trimestre par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’Agence ORE (Opérateurs de Réseaux d’Energie), l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF), Enedis et RTE. Ce document est complété d’un supplément technique sur les technologies pour la production d’électricité renouvelable. Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2020Télécharger le Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2020

Descriptif des Technologies pour la production d’électricité renouvelable

Descriptif des Technologies pour la production d’électricité renouvelableTélécharger le descriptif des Technologies pour la production d’électricité renouvelable

 

Documents joints

En 2020, Terre vivante fête ses 40 ans !

A l’occasion de nos 40 ans, nous sommes partis à la recherche de la mémoire de Terre vivante et avons sélectionné des émissions diffusées tout au long de ces années avec le concours de l’INA (Institut national de l’audiovisuel).

Découvrez notre histoire et, surtout, notre engagement depuis 40 ans, pour une cause aujourd’hui partagée par tous.

Vous verrez, au travers de cette série de 12 vidéos de 3 mn chacune

– un projet innovant (en 1980) qui a su s’adapter aux changements sociétaux pendant ces 40 années, tout en conservant ses valeurs initiales

– une vocation : transmettre l’écologie auprès des particuliers pour une mise en application au quotidien

– des métiers : l’édition de livres pratiques / la réalisation d’un magazine de jardinage bio (le premier à être paru en France) / la création d’un Centre écologique proposant visites, stages, formations…

– une expertise dans les domaines du jardinage bio, de la cuisine saine, de la santé au naturel, de l’habitat écologique

– des personnes-clé qui ont œuvré pour Terre vivante et ont fait (et continuent de faire ) avancer l’écologie.

Retrouvez nos Pépites

#40ansTerrevivante (12 vidéos de 3 mn chacune)

Sur notre site

Sur notre chaine youtube

  1. N°1 : 1973, Claude Aubert, pionnier de l’agriculture bio en France – 7 ans avant la création de Terre vivante, un des fondateurs milite déjà pour un modèle agricole différent
  1. N°2 : 1992, Bienvenue chez nous ! Le JT des Alpes fait le récit d’un chantier en cours à Mens – 1994, le Centre écologique de Terre vivante, situé à Mens, ouvre au public.
  1. N°3 : 2004, Claude Fournier, entre passion et engagement – 10 ans après l’ouverture du Centre de Mens, les graines semées par Terre vivante ont fleuri
  1. N°4 : 2000, Matériaux d’antan, constructions d’avenir – le Centre fait découvrir au plus grand nombre les techniques du bâti écologique qui arrivent tout juste en France
  1. N°5 : 2000, Vincent, le jardinier pédagogue – Dans les années 2000, le Centre partage son savoir-faire auprès des écoliers
  1. N°6 : 2002, Yves, le jardinier zen – Quelques années après l’ouverture du Centre, la terre des jardins de Mens est bien… vivante !
  1. N°7 : 2004, L’union fait la force – Claude Fournier réaffirme les fondamentaux du jardinage bio
  1. N°8 : 2002, Tous unis pour la qualité de l’eau ! – Terre vivante sensibilise le public à une problématique universelle
  1. N°9 : 2009, La relève est là ! – Le message écologique est désormais largement répandu
  1. N°10 : 2013, Quatre saisons et une revue – Plus de 30 ans après sa création, Terre vivante reste fidèle à l’esprit des pionniers
  1. N°11 : 2016, Comprendre, apprendre, échanger – Les visiteurs s’inspirent de l’expérience de Terre vivante
  1. N°12 : 2016, Cap sur l’agriculture urbaine ? – Le directeur actuel confie sa vision de l’avenir

Les 4 saisons n°232