Lancé en 2010, le chantier du Grand Paris Express réunit tout ce qui se fait de mieux en termes de compétences : génie civil, construction, électricité, infrastructures ferroviaires… Parmi les grands défis à relever : la gestion au quotidien des déchets des chantiers, aux quatre coins de l’Ile-de-France, dont le total final avoisinera… 45 millions de tonnes ! Gros plan sur un thème méconnu.
Imaginez dix-neuf tunneliers, sortes de taupes mécaniques version Jules Verne qui dévorent le sous-sol francilien, pour creuser les 200km de tunnels des futures lignes de métro 15, 16, 17 et 18. Imaginez les dizaines de millions de tonnes à évacuer et à recycler d’ici la fin des travaux en 2030. Cette tâche apparemment titanesque représente en réalité le quotidien ordinaire des différentes entreprises commissionnées par la Société du Grand Paris (SGP). Dès le début de l’aventure du Grand Paris Express (GPE), le défi était de taille pour les entreprises de construction engagées sur le projet : en 2014 par exemple, le secteur du BTP était responsable à lui seul de 70% de la production hexagonale de déchets, avec 227 millions de tonnes. Autant dire que les excavations en cours – avec une estimation de 43 à 45 millions de tonnes d’ici 2030 – ne font qu’accroître le problème. Ce problème s’est en réalité imposé comme une opportunité : les industriels de la construction n’ont pas eu d’autres choix que de trouver de nouvelles solutions et de structurer la filière des déchets (1), entre gestion opérationnelle d’avant-garde et innovations techniques.
Les tunneliers grignotent le sous-sol parisien
Dès 2020, le président du directoire de la Société du Grand Paris, précisait les contours du chantier du siècle (2) : « Le GPE, c’est le chantier d’Europe le plus important et qui va mobiliser des moyens exceptionnels, techniques et humains. Faire creuser une vingtaine de tunneliers en même temps, cela nécessite d’avoir des équipages particulièrement expérimentés en travaux souterrains. Ce projet nécessite aussi un rythme soutenu de construction. Nous devons aller vite, d’abord pour limiter les nuisances au maximum dans un environnement urbain très contraint. Ensuite, pour offrir dès que possible des mobilités nouvelles aux millions de Franciliens qui les attendent. » Rendez-vous dès 2024 pour l’ouverture d’une première ligne, en prévision des Jeux olympiques de Paris.
À modifier en fonction de l’évolution de la gouvernance
Parmi ces moyens exceptionnels donc, 19 tunneliers Herrenknecht, capables d’excaver 2000 tonnes par jour chacun. (3). Ces machines – toutes baptisées d’un prénom féminin : Amandine, Ellen, Aïcha, Laurence… – requièrent chacune une équipe d’une centaine de personnes pour assurer les 3/8. « Un tunnelier est un ensemble conçu sur mesure de 100 à 110m de longueur et 10m de diamètre, explique Guillaume Pons, directeur de projet à la SGP, constitué d’une tête d’abattage, d’un bouclier permettant de résister à la pression du sol et d’un système d’extraction et de propulsion attelés à un train suiveur. La vitesse moyenne de progression d’un tunnelier est de 12m par jour, mais elle dépend de la géologie. » L’avancée des tunneliers dépend en réalité de deux facteurs : la géologie, mais aussi la capacité d’évacuation des déchets.
Dans les deux cas de figures, la Société du Grand Paris a pu faire confiance au savoir-faire de treize entreprises, depuis les plans d’organisation jusqu’à l’excavation à proprement parlé. En début de chaîne par exemple, une société d’ingénierie comme BG Ingénieurs Conseils établit la marche à suivre. « Nous accompagnons la SGP sur des thèmes transverses tels que les éléments de référence du programme, le suivi des coûts, des délais, le pilotage des risques, la qualité, l’environnement et les déblais », précise Nicolas Deschamps, directeur France chez BG. À l’autre bout de la chaîne, l’entreprise Razel-Bec a déployé ses ingénieurs en sous-sol : « Nous opérons actuellement sur quatre tunneliers, se félicite Marc Petit, directeur Grands projets. Il s’agit d’une dynamique soutenue qui devrait se poursuivre pour les prochaines années. Nous restons attentifs pour participer aux opérations d’aménagements urbains autour des futures gares. »
Terre excavée, déchets évacués
Évidemment, la vie en sous-sol n’est pas un long fleuve tranquille : les différentes zones géologiques nécessitent des solutions spécifiques, chaque entreprise a dû s’adapter. À certains endroits, les déchets peuvent être provisoirement stockés sur place durant les travaux ; à d’autres, une évacuation sans délai est requise. « Aujourd’hui, nous sommes face à quatre grands défis, détaille Guillaume Sauvé, président d’Eiffage Génie Civil et d’Eiffage Métal. Parmi eux, les défis environnementaux et techniques : techniques compte tenu de la nature du sous-sol et des profondeurs qui peuvent dépasser les 70m, et environnementaux car nous avons des volumes de déblais très importants à évacuer. C’est pourquoi nous privilégions les transports par voies fluviales ou ferrées », quand cela est possible. Cette solution hors voie routière aurait d’ailleurs permis, selon Guillaume Pons, directeur de projet de la ligne 15 Sud (4) pour la SGP, d’éviter, dès fin 2019, pas moins de 150 000 rotations de camions ! Et donc autant de nuisances pour les riverains.
Pour la première fois sur un chantier de cette dimension, le donneur d’ordres a immédiatement pris le dossier à bras-le-corps en imposant aux prestataires une traçabilité très précise des déchets, à la tonne près, grâce à l’outil T-Rex (5). L’outil connecté permet d’étiqueter les tonnages de déchets, leur nature, leur provenance et leur destination. « Vu la taille du chantier, c’est notre responsabilité d’avoir des pratiques exemplaires et innovantes », assure Frédéric Willemin, directeur de l’ingénierie environnementale à la SGP. Pour encourager les entreprises à valoriser leurs déchets, la Société du Grand Paris insiste donc les clauses incitatives des contrats, sachant que 80% des déchets peuvent être potentiellement valorisés sans surcoût (6), selon une étude de Démoclès. Tout le monde a donc à y gagner.
Vers la valorisation des déchets
« La valorisation des déchets est un défi environnemental pour tous les acteurs du secteur », poursuit Frédéric Willemin. Selon la loi de Transition énergétique, 70 % des déchets du BTP doivent être valorisés. […] Le Grand Paris est un catalyseur pour faire avancer le secteur et pérenniser les bonnes pratiques. » Avant de pouvoir valoriser les déchets, il faut donc connaître leur nature. Sur la future ligne 16 par exemple, les ingénieurs d’Eiffage Génie civil ont mis au point le système Carasol (7) (pour Caractérisation rapide des sols) qui analyse les terrains de manière quasi instantanée et permet ainsi un « aiguillage » des déblais excavés beaucoup plus rapide. En effet, de leurs caractéristiques et de leur dangerosité éventuelle dépendra leur destination et leur réutilisation potentielle. Une telle accélération des process constitue un progrès significatif : selon Pascal Hamet, le directeur de projet du lot nº1 de la ligne 16, « cette méthode permet d’analyser les déblais extraits par les tunneliers en quelques heures, alors que précédemment, nous attendions cinq à sept jours les résultats des analyses effectuées en laboratoire. Nous pouvons évacuer les déblais beaucoup plus rapidement, et donc réduire les installations de stockage des terres. Ce qui constitue un réel avantage en tissu urbain dense, où les emprises de chantier sont souvent assez exiguës ». Une fois les déchets identifiés, ils sont donc envoyés par camions – roulant au gaz naturel liquéfié pour certains – vers leur destination finale.
Ces déchets disparates peuvent être transformés sous deux formes (8), comme l’explique Christophe Maillet, responsable de la valorisation des déblais à la SGP : « La valorisation-volume tout d’abord : les terres du Grand Paris servent alors à combler des carrières, réaliser des remblais, aménager des jardins, etc. Et la valorisation-matière ensuite : elle consiste à transformer les terres pour fabriquer des éco-matériaux. » Comme par exemple de la terre fertile, des briques en terre crue, des sous-couches pour les infrastructures routières ou du ciment. « Une telle démarche de valorisation prend un peu de temps : il faut faciliter le travail des génie-civilistes en réalisant un “sourcing” des projets, poursuit Christophe Maillet. Nous cherchons donc à faire émerger des projets d’aménagement susceptibles d’utiliser des déblais du Grand Paris. » Des projets d’aménagements (9) que Valérie Pécresse, la présidente du conseil régional d’Ile-de-France, appellent régulièrement de ses vœux, suivant son leitmotiv : « Continuons à construire plus et mieux. » A bon entendeur…
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Hello Planet sensibilise le grand public aux enjeux environnementaux et sociétaux grâce à des vidéos inspirantes qui permettent de financer des projets d’ONG
Hello Planet est une association créée en 2018 par Jean-Baptiste Nicolas qui souhaite engager et sensibiliser le grand public aux enjeux sociétaux et environnementaux de notre planète. Soutenue par une équipe de huit personnes ainsi que de nombreux partenaires institutionnels et personnalités, cette association a développé la première plateforme de vidéos fonctionnant avec un système de publicité solidaire au profit de projets d’ONG (Organisation Non Gouvernementale).
« Hello Planet est née de cette volonté citoyenne d’agir collectivement en faveur de notre Planète. Nous avons à coeur de donner les moyens au plus grand nombre, petits et grands, d’agir concrètement au quotidien. Ainsi, même de chez nous nous pouvons tous devenir acteurs du changement et avoir un impact positif sur notre planète » explique Jean-Baptiste Nicolas.
HelloPlanet, c’est d’abord une plateforme de plus de 800 vidéos éducatives et de sensibilisation aux enjeux de la transition…pub_helloplanet_abeilles_carre.mp4
Hello Planet part d’un constat simple : « Mieux s’informer c’est se donner les moyens de mieux agir !». Cette plateforme a pour objectif de sensibiliser le grand public sur les enjeux environnementaux et sociétaux de notre planète grâce au visionnage de près de 800 vidéos disponibles aujourd’hui. Les 6 grands thèmes proposés en accord avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) définis par l’ONU sont : alimentation, eau et océans, énergie, nature et animaux, pollution et climat, zéro déchet.
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Ces vidéos sont des contenus didactiques et ludiques sous forme d’interviews de personnalités engagées (Yann Arthus-Bertrand, Hugo Clément, Lucie Lucas, Florent Pagny…), de reportages, de tutos d’influenceur.euse.s… Elles donnent un maximum d’informations pratiques pour aider le grand public à s’approprier et comprendre les grandes problématiques actuelles.
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Comment ça marche ?
La création d’un compte permet de visionner des vidéos sur https://helloplanet.tv/ (web et mobile) et de générer des points. Chaque utilisateur peut ensuite donner ses points aux projets d’ONG (détaillés sur la plateforme) de son choix. Ces points sont alors transformés en euros grâce à la publicité solidaire diffusée avant chaque vidéo : 80 % du résultat est reversé aux ONG.
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Les projets retenus sont variés dans les domaines environnementaux et sociétaux du monde entier. Plusieurs ONG et associations participent à la plateforme telles que WWF, Fondation GoodPlanet, Surfrider, LPO, Sea Shepherd, R20 pour les femmes africaines, Fage avec les AGORAé (lieu d’échange et épiceries solidaires pour les étudiants)…
La publicité solidaire
Pour financer les projets, les partenaires annonceurs présentent un message publicitaire produit, service ou projet citoyen et/ou environnemental avant chaque vidéo. Ils sont choisis par Hello Planet parce qu’ils ont développé au niveau corporate une démarche de « communication responsable » et que leurs offres publicitaires participent aux valeurs et à la philosophie de la transformation écologique et sociétale.
L’association veille également à ce que les publicités diffusées reçoivent un avis favorable auprès de l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) et d’un comité d’experts indépendants issus d’institutions et de commissions engagées dans le Développement Durable :
– Valérie Martin (Ademe, Cheffe du service Mobilisation Citoyenne et Médias),
– Gildas Bonnel (Sidièse, président de la Commission Développement Durable de l’AACC, membre du Conseil paritaire de la publicité (CPP),
– Thierry Libaert (CESEE, Comité Economique et Social Européen),
– Mathieu Jahnich (Conférencier et professeur à Sciences Po, expert en « Green Washing »)
Parmi les premiers annonceurs, on peut citer : Natures & Découvertes, Citéo, Ecosia, Guerlain (gamme Abeille Royale), Groupe Seb, Banque Helios…
Le fondateur
Jean-Baptiste NicolasAprès 7 ans chez Canal+ en marketing et 15 ans derrière la caméra en tant que producteur et réalisateur de courts métrages, documentaires, pubs, clips, Jean-Baptiste Nicolas a décidé de s’appuyer sur le pouvoir des images au profit de projets d’ONG. Passionné, convaincu, engagé, Jean-Baptiste a créé Hello Planet dans le but de permettre à chacun de s’engager facilement dans une démarche à impact.
« A force de visionner sur internet des vidéos, l’idée m’est venue d’utiliser ce « temps de cerveau disponible » pour tenter d’être mieux « informé » et sensibilisé pour protéger notre planète. Aussi bien pour ma famille, mes proches et moi. Et comme nous ne pouvions pas aller sur le terrain en famille pour sauver les tortues du braconnage ou construire un puits dans un village africain nous avons eu l’idée d’insérer de la publicité solidaire avant les vidéos afin de promouvoir et de financer ces ONG qui sont sur le terrain. C’est un cercle vertueux où chacun est gagnant et à la portée de tous. » partage Jean-Baptiste Nicolas.
Hello Planet est soutenue par de nombreux partenaires, institutions et personnalités qui ont proposé naturellement leur soutien dans cette cause. L’association a été accompagnée en pro bono par l’agence Léo Burnett dans la conception de cette nouvelle plateforme et dans la campagne publicitaire #nepassezpluslapub.
Le Rotary International en 2021 a pour enjeu prioritaire : la protection de l’environnement et le Développement durable, 7ème domaine d’action éco-solidaire qui mobilise 35 000 clubs oeuvrant ensemble sur les 5 continents pour soutenir les gouvernances et institutions dans leur lutte contre le réchauffement climatique et la préservation des ressources naturelles.
Après une année 2020 marquée par une pandémie sans précédent qui a fragilisé l’ensemble des économies mondiales et l’emploi des jeunes en particulier, le Rotary France a décidé d’organiser au printemps prochain un événement en ligne qui redonne espoir et motivation à une jeunesse en quête d’un nouveau souffle.
Lettre ouverte à Monsieur le Premier ministre, Jean Castex et à Monsieur Richard Ferrand, Président de l’Assemblée nationale sur le manque de débat démocratique sur le projet de loi climat et résilience.Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
L’examen du projet de loi Climat et Résilience a débuté lundi 8 mars en commission spéciale. 25 % des 5000 amendements déposés par les députés ont été jugés irrecevables au motif qu’ils ne seraient pas en lien avec le projet de loi. La plupart d’entre eux visaient pourtant à permettre l’atteinte de nos objectifs climatiques ou reprenaient des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat.
La présidente de la commission spéciale de l’Assemblée nationale, Mme Maillart-Méhaignerie, juge que ces mesures sont hors du champ de la loi et les considère comme des « cavaliers législatifs » au titre de l’article 45 de la Constitution. Cet article établit pourtant que « tout amendement est recevable en première lecture dès lors qu’il présente un lien, même indirect, avec le texte ».
La jurisprudence du Conseil constitutionnel tend à en faire une interprétation plus limitative selon laquelle le champ de la loi est déterminé par le contenu du texte initial, donc par le Gouvernement. Alors que les parlementaires devraient défendre leur liberté de faire évoluer le texte et faire évoluer la jurisprudence, la présidente de la commission spéciale applique ici une interprétation particulièrement restrictive avec un taux d’irrecevabilité exceptionnellement important.
Il s’agit aussi d’un refus de débat démocratique. En somme, le gouvernement en présentant un texte diminué, abandonnant des pans entiers des propositions de la convention citoyenne, n’a pas seulement trahi sa promesse envers les citoyens mais empêche le Parlement de débattre de ces sujets. Les députés de tous bords politiques qui avaient repris le flambeau des citoyens en déposant des amendements reprenant des mesures de la Convention Citoyenne mal, peu ou pas mises en œuvre jusqu’ici ont été déboutés.
Alors que le Tribunal administratif de Paris vient de reconnaître les “carences fautives” de l’État dans la lutte contre le réchauffement climatique et que le Haut Conseil pour le Climat a jugé que le texte présenté par le gouvernement ne permettra pas de tenir nos engagements, cette restriction du débat parlementaire donne une mauvaise image du sérieux de nos institutions dans la lutte contre le dérèglement climatique.
En plus de la mise à l’écart des amendements jugés irrecevables s’ajoute la décision d’appliquer un temps législatif programmé (TLP) pour la Séance plénière. Un temps de parole réduit de plus de moitié qui, de facto, empêchera certains amendements d’être défendus une fois le temps du groupe politique écoulé.
Comment expliquer que dans une loi « climat et résilience« , les députés ne puissent pas porter des amendements visant à renforcer la responsabilité environnementale des grandes entreprises et des acteurs financiers, à développer le transport ferroviaire, à mieux préserver les forêts, à limiter l’industrialisation de l’élevage ou à renforcer le dispositif du Forfait Mobilité Durable?
Ce texte est issu d’un processus démocratique inédit visant à reconnecter les citoyens avec la décision publique et permettre l’adoption de mesures ambitieuses pour le climat acceptables par tous. La représentation nationale se doit d’être à la hauteur de cet enjeu.
Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, nous vous demandons de restaurer les conditions nécessaires au bon déroulement du débat parlementaire en assurant que les amendements ne soient pas censurés de la même manière lors du débat en séance publique.
Les signataires
Alofa Tuvalu- Alternatiba – Amis de la Terre France – ANV-COP21 – Association négaWatt – Attac France – Auxilia Conseil – Canopée Forêts Vivantes – CCFD-Terre Solidaire – CFDT – Citoyens Pour Le Climat CPLC – CJD – CLER Réseau pour la transition énergétique – CliMates – Commerce Equitable France – Confédération Paysanne – Enercoop – FAGE – France Nature Environnement – Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) – Fondation Abbé Pierre – Fondation Nicolas Hulot – France Nature Environnement – Geres – Greenlobby – Greenpeace – Hespul – Institut Veblen – Mouvement Impact France – Notre Affaire à Tous – Oxfam France – Penser L’après – Reclaim Finance – REFEDD – Réseau Action Climat – Résilience France – Together For Earth – Union syndicale Solidaires – WWF France – Zero Waste France
La ferme de Tremonvillers a installé une trieuse TOMRA 3A à l’automne 2020 dans un hangar spécialement construit pour trier et stocker les pommes de terre et les betteraves rouges en sortie de champs. La TOMRA 3A permet de contrôler entièrement le cycle de production : adaptation aux pics de récolte, qualité de tri inégalée et suppression du tri manuel. La TOMRA 3A devrait être amortie en trois ans.
Damien Renard, dirigeant de l’EARL de Tremonvillers, collectionne les certifications de qualité depuis 25 ans : QUALITAIR, GRASP – GlobalG.A.P., HVE niveau 3. Les clients industriels en font, dans certains cas, une condition sine qua non au référencement. Ces labels de qualité apportent également du Sens au métier en validant ou en questionnant les processus lors des phases d’audit préalables à la certification. À la ferme de Tremonvillers, on ne s’enferme pas dans les habitudes, on cherche à aller de l’avant, à observer les bonnes pratiques et à investir dans l’innovation utile. C’était déjà le cas du temps du père de Damien Renard, qui a été l’un des premiers dans la région à mettre en place des systèmes d’irrigation, à se diversifier dans la culture légumière et à produire des pommes de terre.
180 hectares de pommes de terre, 10 hectares de betteraves rouges
La ferme de Tremonvillers dans l’Oise, détenue depuis trois générations par la famille Renard, aujourd’hui Nathalie et Damien, est spécialisée dans la culture de la pomme de terre. Sur les grandes plaines de Picardie, les céréales (blé, colza, orge de printemps), la betterave sucrière sont les cultures habituelles et occupent plus de 100 hectares à la ferme. Mais les modifications de la PAC (Politique Agricole Commune) et les périodes répétées de sécheresse ont accentué la volonté de diversification. Ainsi, en plus des 30 hectares qui sont déjà dédiées sur l’exploitation à la culture de la pomme de terre, 150 hectares additionnels ont été loués dans les environs pour cela ; et 10 autres hectares sont aussi consacrés à la culture de la betterave rouge.
Les récoltes sont vendues en vrac ou en big bags, pour les marché du frais et l’industrie de la transformation, à des négociants qui livrent les grandes marques de l’industrie alimentaire et de la frite dans toute l’Europe, en France, en Italie, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, etc.
Les cultures légumières qui nécessitent une étape de tri préalable avant la vente
Lors de la récolte d’automne, l’arrachage dans la terre compacte de l’Oise livre des tubercules enrobés de terre. Pour les vendre, il est nécessaire d’appliquer un tri qualitatif préalable pour éliminer les pommes de terre vertes, les mottes et les pierres.
8 heures d’affilée, pendant des jours, c’est une tâche complexe pour l’œil humain, mais parfaitement réalisée par la dernière génération de machines de tri optique TOMRA. Après l’avoir vu tourner lors d’un salon professionnel et chez un collègue, Damien Renard a donc décidé d’acquérir sa TOMRA 3A à la fin de l’année 2019.
Car au-delà de la qualité du tri apportée par l’automatisation, la possibilité de reprendre le contrôle total de la production a été un élément déclencheur de la décision d’investissement. L’arrivée de la machine de tri optique TOMRA apporte en effet un renfort puissant, continu et fiable à l’exploitation. Elle permet d’absorber le pic des récoltes, sans qu’il ne soit plus nécessaire de recourir à un renfort de main-d’œuvre saisonnier.
La TOMRA 3A entre en scène
Cinq équivalents temps plein travaillent toute l’année sur l’exploitation, le couple de dirigeants, deux employés et deux apprentis à temps partiel. La récolte de pommes de terre nécessitait auparavant un renfort de main d’oeuvre saisonnier, au moins cinq personnes affectées exclusivement au tri des produits arrivant du champ.
Pour cette tâche répétitive, les candidats ne se bousculent pas à l’embauche dans les environs, et la main-d’œuvre étrangère ne s’acclimate pas toujours. Il en résulte 20 ans de tension épisodique dans le recrutement et la gestion du personnel, qui aurait même pu prendre un tour catastrophique cette année de pandémie mondiale avec la fermeture des frontières décidée pour ralentir la propagation du virus COVID-19.
Mais très opportunément, fin 2019, Damien Renard passe à l’acte, concrétise son projet d’investissement et achète sa machine de tri optique TOMRA 3A. Aujourd’hui, la TOMRA 3A traite 30 tonnes/heure ; en 30 minutes, un semi-remorque peut embarquer une marchandise de qualité, triée avec soin.
« Ce nouvel outil a révolutionné la production et 20 ans d’habitudes. Le couple d’exploitants est entièrement autonome, gére l’outil sur un écran tactile intuitif, et a maitrisé seul la récolte 2020 en ayant la satisfaction d’obtenir des pommes de terre de meilleure qualité, sans plus de terre, ni de cailloux stockés dans leur frigo » explique Damien Renard.
Écrit par A. İdil Gaziulusoy et paru dans la revue Current Research in Environmental Sustainability en décembre 2020, cet article analyse les principaux enjeux auxquels doivent faire face les parents qui élèvent leurs enfants en temps de changement climatique. Si les recherches récentes sur l’éducation des enfants et le changement climatique ont principalement mis l’accent sur les responsabilités parentales et visaient à fournir des conseils aux parents, ce sujet a pour le moment été très peu abordé du point de vue des parents eux-mêmes. Pour cette étude, des données ont été recueillies par le biais d’entretiens ouverts avec la participation de douze parents.
La question d’avoir, ou non, des enfants, est de plus en plus prégnante. Outre la crainte du monde laissé à ses descendants, il est désormais clair qu’en devenant parent, un individu accroît ses propres émissions et donne naissance à un futur émetteur. De plus, de nombreux parents sont conscients que leurs enfants subiront les effets du changement climatique au cours de leur vie. En général, leurs craintes reflètent les contenus communiqués au public par le biais des médias. Elles concernent particulièrement l’insécurité alimentaire, l’extinction d’espèces, les inondations, l’élévation du niveau de la mer, les pénuries d’eau, les extrêmes de chaleur et de sécheresse, les mouvements massifs de population, les conflits sociaux et la baisse du niveau de vie.
Certains parents interrogés s’efforcent de parler du changement climatique avec leurs enfants. Il s’agit pour eux de donner des informations adaptées à l’âge de leurs enfants, d’une manière qui ne suscite ni peur ni anxiété chez eux. Plusieurs parents mentionnent la difficulté à discuter des enjeux climatiques avec leurs enfants tout en ayant l’impression de ne pas agir comme ils le devraient : les questions des enfants sur l’état du monde font parfois émerger un sentiment de culpabilité et de responsabilité. Les parents souhaitent préparer leurs enfants aux impacts du changement climatique, notamment en leur enseignant des compétences comme la flexibilité, la collaboration, l’empathie et la résilience. Plusieurs d’entre eux souhaitent aussi leur transmettre l’importance de la conscience politique et de l’activisme.
Globalement, les parents qui s’inquiètent des conséquences du changement climatique sur leurs enfants éprouvent de la tristesse, du désespoir et de l’anxiété. Ils se sentent coupables et démunis, pensant ne pas avoir les ressources et les capacités nécessaires pour préparer l’avenir de leurs enfants. Selon l’auteur, il est donc essentiel de prendre soin de ces parents, par le biais d’un programme de recherche interventionniste qui ne viserait pas seulement à faire état de la situation, mais à penser comment les choses pourraient et devraient être, et à mettre en place une politique orientée vers les solutions. Cela est essentiel pour qu’à leur tour, les parents puissent s’occuper correctement de leurs enfants, mais aussi parce que l’éducation et la parentalité constituent des clés pour mettre en place les changements systémiques qui nous permettront d’atteindre la neutralité carbone.
« Avec l’ordonnance hydrogène, les fondements du cadre législatif sont posés pour sécuriser juridiquement le déploiement des technologies et de la filière. Je salue cette étape importante, symboliquement forte avec l’entrée de l’hydrogène dans le Code de l’énergie mais surtout très structurante puisqu’elle pose les bases d’un cadre réglementaire lisible. Il existe maintenant une terminologie de l’hydrogène qui sort de la palette de couleurs souvent ambiguë et un cadre pour la traçabilité de l’hydrogène fondé sur un système de garanties d’origine. L’ordonnance introduit également un cadre de soutien à la production d’hydrogène renouvelable ou bas carbone dont le mécanisme opérationnel sera précisé ultérieurement. France Hydrogène a fait des propositions concrètes pour le contour de cette aide, aide indispensable pour rendre compétitif l’hydrogène renouvelable ou bas-carbone. Nous avons dans ce texte des fondations solides pour poursuivre la construction de l’édifice »
Philippe Boucly, Président de France Hydrogène
ORDONNANCE HYDROGÈNE – DÉCRYPTAGE
L’ordonnance du Gouvernement relative à l’hydrogène introduit un cadre général sur la terminologie, la traçabilité et le soutien à la production d’hydrogène décarboné. Des décrets ultérieurs préciseront certains aspects.
Prévue par la loi énergie-climat, l’ordonnance du 17 février 2021 relative à l’hydrogène participe au volet réglementaire de la Stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné présentée par le Gouvernement le 8 septembre 2020. Le texte pose les premières bases législatives pour l’édification d’une filière hydrogène en France, apportant la sécurité et la lisibilité juridiques nécessaires aux investisseurs et industriels. France Hydrogène vous explique sa portée.
Avec la publication de l’ordonnance, l’hydrogène fait sa grande entrée dans le code de l’énergie. Aux côtés de l’électricité, du gaz, de l’énergie hydraulique ou des biocarburants, un nouveau Livre VIII est créé spécifiquement pour toutes les dispositions concernant l’hydrogène.
Cette introduction traduit la reconnaissance faite par les pouvoirs publics du rôle que ce vecteur énergétique doit jouer pour la décarbonation de l’économie et l’intégration des énergies renouvelables. A Bruxelles comme partout en Europe, l’hydrogène est une composante majeure des stratégies vers la neutralité carbone en 2050.
Les mesures prises sont aussi une réponse à un objectif qui est celui de la politique énergétique nationale, à savoir « développer l’hydrogène bas-carbone et renouvelable et ses usages industriel, énergétique et pour la mobilité, avec la perspective d’atteindre environ 20 à 40 % des consommations totales d’hydrogène et d’hydrogène industriel à l’horizon 2030 » (art. 100-4 du code de l’énergie). Et pour cela, l’Etat s’est fixé un objectif de 6,5 GW de capacités d’électrolyse à l’horizon 2030.
Halte aux couleurs, place à la clarté des définitions
Le premier intérêt de l’ordonnance est d’apporter une terminologie claire et lisible de l’hydrogène. Entre hydrogène vert, bleu, turquoise, jaune ou gris, l’approche souvent ambiguë par les couleurs est abandonnée au profit de définitions privilégiant les attributs environnementaux de l’hydrogène.
Respectant un principe de neutralité technologique, les catégories proposées mettent en avant la source d’énergie primaire utilisée ou les émissions de gaz à effet de serre associées. La typologie inclut trois catégories :
L’hydrogène renouvelable, produit à partir de sources d’énergies renouvelables et dont le procédé de production respecte un seuil d’émission d’équivalents de CO2 émis par kilogramme d’hydrogène produit. Cette catégorie inclut aussi bien l’électrolyse utilisant de l’électricité renouvelable (solaire, éolien, hydraulique), que tout autre procédé de production recourant à des énergies renouvelables et « n’entrant pas en conflit avec d’autres usages permettant leur valorisation directe » (pyrogazéification ou thermolyse de la biomasse, vaporeformage de biogaz).
L’hydrogène bas-carbone, produit à partir de sources d’énergies non renouvelables et respectant le même seuil de kgCO2eq/kgH2. L’électrolyse alimentée par de l’électricité du mix électrique français serait qualifiée, ainsi que les procédés associant des techniques de captage, séquestration ou utilisation du carbone (CSUC) pouvant réduire considérablement les émissions de CO2 en sortie d’usine.
L’hydrogène carboné, désigne un hydrogène ni renouvelable ni bas-carbone. Sont regroupées ici les productions par des énergies fossiles, tels que l’hydrogène produit par vaporeformage de gaz naturel (environ 11 kgCO2/kgH2), par gazéification du charbon (20 kgCO2/kgH2) ou encore par électrolyse alimentée par des mix électriques carbonés. Mais aussi potentiellement des productions à partir d’énergies renouvelables qui ne qualifieraient pas au seuil d’émission. Cela pourrait concerner par exemple de l’hydrogène produit à partir de biomasse ou de biogaz, selon la nature des intrants utilisés et l’empreinte carbone associée, ou encore en fonction des fuites de méthane prises en compte en amont.
Restera donc à définir par voie réglementaire le seuil d’émission approprié. Un choix qui se fera en lien avec les discussions européennes autour de la taxonomie verte, et qui devrait être compatible avec un mix électrique décarboné. La méthode de calcul des émissions de gaz à effet de serre des différents procédés de production sera un autre point clef à déterminer, que l’ADEME a déjà étudié.
L’ordonnance inclut également dans son périmètre l’hydrogène co-produit (lors d’un processus de production tiers) et l’hydrogène autoconsommé.
Informer de l’origine de l’hydrogène
Un autre apport essentiel de l’ordonnance est d’instaurer deux systèmes pour la traçabilité de l’hydrogène, capable de renseigner sur l’origine de l’hydrogène. Comme pour l’électricité et le biogaz, le dispositif se base sur des garanties d’origine, qui pourront attester de l’origine renouvelable ou bas-carbone de l’hydrogène produit.
Une garantie d’origine permet de certifier tout MWh d’hydrogène produit comme étant renouvelable ou bas-carbone. Elle peut être valorisée par le producteur et manifeste le soutien du consommateur à une filière de production vertueuse. Les modalités pratiques d’émission, d’échange, d’utilisation et d’annulation des garanties d’origine de l’hydrogène feront l’objet d’un décret relatif à la traçabilité, attendu pour le premier semestre 2021.
En parallèle, l’ordonnance introduit aussi des « garanties de traçabilité ». Celles-ci ne peuvent être échangées indépendamment des quantités auxquelles elles sont associées. Ce dispositif, plus exigeant, nécessite un suivi et une logistique plus conséquents. Différents types d’hydrogène peuvent en effet être mélangés au cours d’une phase d’acheminement, par exemple au niveau d’une canalisation dédiee. Reste la possibilité, lors de l’échange de quantités, de convertir une garantie de traçabilité en garantie d’origine dans une pareille situation.
Un registre national tiendra à jour la gestion de ces deux garanties de production, valables douze mois, sous la responsabilité d’un organisme indépendant désigné par l’autorité administrative. Ce système doit également pouvoir accueillir les garanties délivrées par les partenaires européens conformément à la directive 2018/2001 relative aux énergies renouvelables.
Un soutien public à la production d’hydrogène renouvelable ou bas-carbone
Décarboner la production d’hydrogène est l’une des conditions de réussite de la Stratégie nationale hydrogène, que ce soit pour réduire les émissions de CO2 dans l’industrie ou développer de nouveaux usages dans la mobilité. C’est pourquoi l’émergence d’une filière française de l’électrolyse constitue l’une des grandes orientations retenues par l’Etat.
Les technologies de type « alcaline » ou « PEM » sont matures. Toutefois, l’hydrogène produit par électrolyse de l’eau est encore trois fois plus cher que l’hydrogène fossile produit par vaporeformage de gaz naturel, qui constitue la quasi-totalité de la production en France aujourd’hui.
La croissance du nombre d’électrolyseurs et de leur capacité unitaire permettra des économies d’échelle et la baisse des coûts de production. Mais en raison des surcoûts initiaux et de l’insuffisance du marché, la puissance publique s’engage à accompagner l’industrialisation et le déploiement commercial de ces technologies pour rendre l’hydrogène renouvelable ou bas-carbone compétitif.
L’ordonnance introduit en ce sens un cadre de soutien à la production d’hydrogène décarboné, ciblant la production d’hydrogène renouvelable ou d’hydrogène bas-carbone produit par électrolyse de l’eau.
Octroyé après appels d’offres établis selon des critères économiques (prix de l’hydrogène produit) et environnementaux (réduction des émissions de GES), le soutien de l’Etat prendra la forme d’une aide à l’investissement (CAPEX), d’une aide au fonctionnement (OPEX), ou d’une combinaison des deux. Les bénéficiaires peuvent être toute personne installée sur le territoire d’un Etat membre de l’UE ou de l’EEE exploitant une unité de production en France.
D’une durée de 20 ans maximum, ce soutien est appelé à décroitre dans le temps à mesure que la rentabilité sera atteinte. Le législateur a pris soin d’introduire les garde-fous nécessaires pour se prémunir de tous risques de sur-rémunération excessive, avec la prise en compte des aides fiscales ou financières dont bénéficie par ailleurs l’installation et de potentiels révisions périodiques.
L’enjeu essentiel est de réduire l’écart de compétitivité entre l’hydrogène fossile, au coût d’environ 1,5 €/kg dans l’UE, et l’hydrogène renouvelable ou bas-carbone. Le principe d’une aide au fonctionnement sera déterminant : le coût de l’hydrogène produit par électrolyse repose principalement sur le coût de l’électricité et la durée de fonctionnement des électrolyseurs.
Le mode de son soutien reste à définir par décret dans les prochains mois. Pour sa part, France Hydrogène défend l’idée d’un complément de rémunération, octroyé au producteur d’hydrogène décarboné en €/kg afin de combler le déficit de compétitivité. Cette prime compense l’écart entre les revenus de marché de référence et un niveau de rémunération de référence, fixé par le producteur dans le cadre d’une procédure de mise en concurrence.
L’aide au fonctionnement fera enfin l’objet de périodes d’expérimentation pour les petits et moyens projets ainsi que pour les filières non matures.
La première base d’un édifice en construction
Injection d’hydrogène dans le réseau de gaz, sécurité des infrastructures, stockage souterrain, l’ordonnance vient enfin adapter à l’hydrogène divers régimes légaux, tout en tenant compte de ses spécificités.
L’ordonnance prévoit tout d’abord qu’en cas d’injection, les gestionnaires des réseaux de transport et de distribution de gaz doivent mettre en œuvre les mesures nécessaires pour assurer le bon fonctionnement et l’équilibrage des réseaux, la continuité du service d’acheminement et de livraison du gaz naturel et la sécurité des biens et des personnes. Un point déjà étudié par les opérateurs gaziers.
En outre, elle instaure à partir du 1er avril 2023 un cadre spécifique pour la traçabilité de l’hydrogène renouvelable injecté, avec la création de garanties d’origine « gaz renouvelable injecté dans le réseau de gaz naturel ». Un dispositif qui n’a pas d’équivalent pour l’injection d’hydrogène bas-carbone dans le réseau de gaz.
Des modifications mineures du code minier permettent d’étendre le régime légal applicable au stockage souterrain à l’hydrogène, l’extension des titres d’exploitation de stockage de gaz à l’hydrogène, et étendre à l’hydrogène des pouvoirs administratifs d’enquête et de contrôle prévus par le code de l’énergie.
Ces chantiers seront à poursuivre pour accompagner le développement de la filière et bâtir un marché concurrentiel de l’hydrogène d’ici 2030. L’ordonnance constitue une base solide sur laquelle la filière française va pouvoir s’appuyer. Elle devra être suivie d’autres mesures pour encadrer l’ensemble de la chaine de valeur de l’hydrogène (production, transport, stockage, distribution, usages), réguler le couplage entre le secteur du gaz et le secteur de l’électricité, lever les obstacles administratifs et réglementaires, et instaurer les incitations et outils appropriés pour stimuler le déploiement de la filière. Articuler soutiens à l’offre et à la demande sera déterminant pour faire de la Stratégie française une réussite au regard de ses enjeux écologiques, économiques et de souveraineté.
A PROPOS DE FRANCE HYDROGENE
Réunissant plus de 270 membres, France Hydrogène fédère les acteurs de la filière française de l’hydrogène structurés sur l’ensemble de la chaîne de valeur : des grands groupes industriels développant des projets d’envergure, des PME-PMI et start-ups innovantes soutenues par des laboratoires et centres de recherche d’excellence, des associations, pôles de compétitivités et des collectivités territoriales mobilisés pour le déploiement de solutions hydrogène.
Son ambition : accélérer le développement de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone pour réussir la transition énergétique, réindustrialiser le territoire et créer de la valeur localement pour améliorer la qualité de vie de tous.
– afhypac.org
« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » est une phrase attribuée à Gandhi qui nous invite à reprendre notre part de responsabilité dans l’état de notre monde intérieur et extérieur. Parce que tout dans les échanges humains repose ou passe par l’économie, il est toujours temps de s’interroger sur la nature de nos échanges, sur leur bienveillance … et si nous commencions par changer nos achats ? « Achetez le changement que vous voulez voir dans le monde » est devenu la devise de Laurent COURBARD, auteur du livre intemporel et synthétique sur « Les bases fondamentales de l’Économie Bienveillante ». CDURABLE.info a naturellement aimé cet ouvrage dont la source inspire aussi notre initiative … et nous vous le recommandons vivement !
Environ un million de ruraux de la région du Sahel bénéficieront d’un nouveau programme conjoint, le premier du genre, a annoncé aujourd’hui le Fonds international de développement agricole (FIDA). Le Programme conjoint régional de 180,4 millions d’USD redynamisera les activités économiques et les systèmes alimentaires dans le Groupe de cinq pays du Sahel et en République du Sénégal.
Le projet est connu sous le nom de Programme conjoint régional Sahel en réponse aux défis COVID-19, conflits et changements climatiques (SD3C) – G5 Sahel + 1 (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger) et la République du Sénégal.
Les accords de financement ont été signés à Ndjamena lors du Sommet ministériel du G5 Sahel par Lassané Kaboré, Ministre de l’économie, des finances et du développement du Burkina Faso, Alousséni Sanou, Ministre de l’économie et des finances du Mali, Mamadou Diop, Ministre des Finances du Niger, Issa Doubragne, Ministre de l’économie et de la planification du développement et de la coopération internationale du Tchad, Maman Sidikou, Secrétaire exécutif du G5 Sahel, et Nadine Gbossa, Directrice régionale de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre du FIDA. Ousmane Mamoudou Kane, Ministre des affaires économiques et de la promotion des secteurs productifs de la Mauritanie, et Nadine Gbossa du FIDA ont également signé une lettre d’intention. Enfin, Amadou Hott, Ministre de l’économie, de la planification et de la coopération du Sénégal et le FIDA ont aussi signé l’accord de financement.
Sur une période de mise en œuvre de six ans, le programme comprendra des activités financées par le FIDA qui seront exécutées en deux phases de trois ans chacune, dont les montants respectifs sont estimés à 55,7 millions d’USD et 53,3 millions d’USD. En plus de l’enveloppe de 43,3 millions d’USD approuvée par son Conseil d’administration en décembre dernier, le FIDA apportera des financements d’un montant de 65,6 millions d’USD par l’intermédiaire des futurs cycles de financement ou de partenaires de développement. Le Fonds vert pour le climat contribue à hauteur de 71,4 millions d’USD au programme conjoint.
Ce programme conjoint régional sera mis en œuvre avec les organisations sœurs des Nations Unies, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi qu’avec le G5 Sahel et le Fonds vert pour le climat. Leur action concertée permettra de renforcer la résilience des populations rurales touchées par les conflits, les changements climatiques et la pandémie actuelle de COVID-19.
L’expérience des trois organisations des Nations Unies ayant leur siège à Rome sur le terrain au Sahel permettra une mise en œuvre rapide des activités. Grâce à leurs synergies, les trois organisations et leurs États membres visent à intensifier la collaboration pour soutenir les objectifs de développement durable. Ce programme conjoint mené de concert avec le G5 Sahel+1, s’inscrit à l’appui du pilier « résilience » de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et contribue à l’axe « résilience et développement humain » du programme prioritaire d’investissement du G5 Sahel.
À quelques exceptions près, la plupart des pays visés par le programme SD3C se trouvent en situation de conflit, en particulier dans les zones transfrontalières, ce qui accroît leur fragilité. Les attentats terroristes sont fréquents et touchent souvent des cibles non militaires, comme les populations civiles, notamment dans les zones rurales reculées. Les déplacements de population ont créé d’immenses vagues de déplacés et de réfugiés, dont la vulnérabilité économique est exacerbée par la pandémie de COVID-19.
Le programme SD3C renforcera les partenariats commerciaux entre les agriculteurs et les éleveurs, grâce à des activités de formation et à la consolidation des marchés transfrontaliers d’intrants et produits agricoles. Les marchés et les infrastructures rurales, notamment les routes et la petite irrigation, seront développés. La promotion des systèmes d’information sur le marché et des échanges en monnaie scripturale (paiements électroniques), à l’aide de plateformes informatiques, permettra de sécuriser les transactions aux frontières.
Les femmes, pour qui en règle générale l’accès à la terre et à des financements est plus difficile, représenteront 50% des participants au programme. Environ 40% seront des jeunes, confrontés à des taux de chômage élevés. Ils recevront une aide pour lancer des activités productives afin d’obtenir des revenus décents. Les paysans sans terre et les éleveurs transhumants ont aussi à gagner des activités du programme. Compte tenu de la pandémie du COVID-19, les bénéficiaires apprendront les bonnes pratiques de gestion du marché et d’hygiène en vigueur, ainsi que les mesures sanitaires appliquées pour atténuer la propagation du virus.
Pendant son séjour au Tchad, Nadine Gbossa du FIDA rencontrera également de hauts responsables gouvernementaux pour discuter des partenariats et des nouveaux investissements du FIDA dans le pays. Elle visitera également le Projet de renforcement de la productivité des exploitations agropastorales familiales et résilience appuyé par le FIDA, pour constater de première main l’impact des investissements du Fonds sur les petits producteurs des zones rurales du pays.
Le FIDA a financé 93 projets dans les pays du G5 Sahel et au Sénégal, d’une valeur totale de 3,37 milliards d’USD, dont 1,66 milliard d’USD apportés par le Fonds, et qui ont profité directement à près de 4 millions de ménages ruraux.
FIDA
Le FIDA investit dans les populations rurales en les dotant des moyens de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience. Depuis 1978, il a octroyé 23,2 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons, dans le cadre de projets dont ont bénéficié quelque 518 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est situé à Rome, centre névralgique des Nations Unies pour l’alimentation.
Prévue par la loi ELAN promulguée en 2018, la refonte du diagnostic de performance énergétique (DPE) entrera en vigueur le 1er juillet 2021, les nouveaux diagnostics devenant alors opposables.
Le diagnostic de performance énergétique est un outil du quotidien des Français : affiché sur les annonces immobilières, systématiquement présenté lors des ventes ou mises en location, il renseigne sur la performance énergétique d’un logement et oriente notamment les choix en termes de travaux de rénovation.
Fruit d’une large concertation ayant associé toutes les parties prenantes, professionnels de l’immobilier, acteurs de la rénovation énergétique et associations de consommateurs, la refonte du DPE permet d’atteindre trois résultats :
– Un DPE dont la méthode de calcul est unifiée et fiabilisée et qui voit donc sa valeur juridique renforcée en devant opposable.
– Un DPE plus lisible, plus simple à comprendre et plus complet, qui permet de mieux informer les Français quant à la qualité énergétique des logements
– Un DPE qui prend mieux en compte l’enjeu de lutte contre le dérèglement climatique dans la notation du logement, avec un double-seuil énergie-carbone pour déterminer l’étiquette énergétique.
Les étiquettes F et G de ce nouveau DPE désigneront dès son entrée en application les logements qualifiés de « passoires énergétiques ». Les nouveaux seuils n’affectent pas le nombre de passoires énergétiques actuellement évalué à 4,8 millions de logements par la dernière étude du ministère de la transition écologique. Conformément à l’engagement de la Convention citoyenne pour le climat et le projet de loi Climat et résilience porté par Barbara Pompili, toutes les passoires énergétiques seront interdites à la location d’ici 2028.
Les trois arrêtés ministériels mettant en œuvre le nouveau DPE seront soumis à la consultation du public et des instances obligatoires dans les prochains jours avant publication au mois de mars. Tous les nouveaux diagnostics réalisés à partir du 1er juillet 2021 suivront la méthode et le format déterminés par cette refonte.
DPE
Le diagnostic de performance énergétique, ou «DPE», est le document de référence qui évalue la performance énergétique d’un logement et la restitue, notamment à travers des étiquettes énergie.
Le DPE fait l’objet d’une refonte qui le rendra plus fiable, plus lisible, et permettra de mieux tenir compte des enjeux climatiques.
Prévue dans la loi ELAN de 2018, la refonte du DPE s’appliquera en totalité au 1er juillet 2021, date à laquelle le DPE deviendra opposable. Cette refonte s’inscrit dans un contexte plus large d’accélération de la rénovation énergétique des bâtiments, dont le DPE est l’un des outils clé. Elle se concrétise à travers deux décrets, qui ont été publiés en décembre 2020, et trois arrêtés qui précisent la méthode de calcul et la définition des étiquettes. Ces arrêtés vont être mis à la consultation du public dans les tout prochains jours en vue d’une publication en mars 2021. Le nouveau DPE sera en vigueur et utilisé à partir du 1er juillet.
La nouveau DPE sera plus fiable : sa méthode de calcul a été revue et consolidée et s’appliquera de façon homogène à tous les logements. Actuellement, cela n’est pas le cas : la méthode dite «sur facture» évalue la consommation énergétique de certains logements sur la base des factures passées et non des caractéristiques du bâtiment. Cela peut conduire à donner deux étiquettes différentes pour des bâtiments identiques, voire à des «DPE vierges» en l’absence de facture disponible. La refonte apportera donc plus de fiabilité méthodologique, préalable nécessaire pour rendre le DPE opposable juridiquement, à l’instar des autres diagnostics du bâtiment.
Le nouveau DPE sera également plus lisible grâce à un design plus communiquant. Il insistera sur les actions de rénovation énergétique à entreprendre en priorité et proposera des scénarii de travaux, de manière compréhensible et pédagogique pour les propriétaires. Surtout, pour plus de transparence, un indicateur mentionnera explicitement une évaluation de la facture énergétique théorique du logement, sous forme de fourchette. Cet indicateur sera d’affichage obligatoire sur les annonces immobilières à partir du 1er janvier 2022.
Plus fiable et plus lisible, le nouveau DPE jouera un rôle prépondérant dans le parcours de rénovation des ménages. Il sera désormais possible de l’utiliser comme référence pour des réglementations ou certaines aides spécifiques selon le niveau de performance du logement. Ainsi, dans le cadre du projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, le Gouvernement prévoit, via le mécanisme du décret décence, d’interdire à partir de 2028 la location des «passoires énergétiques», qui sont les logements les plus énergivores et qui correspondront aux lettres F et G de l’échelle de ce nouveau DPE. Plus largement, ce texte inscrira dans la loi les sept classes de performance du DPE (A à G), afin que toutes les dispositions légales ou réglementaires concernant les seuils de performance énergétique puissent s’appuyer sur ce référentiel unique et connu de tous les Français.
Enfin, parce que le DPE acquiert un rôle structurant pour la rénovation énergétique du parc de logements, il est nécessaire que la définition des étiquettes et des seuils tiennent mieux compte de l’ambition nationale de réduction des émissions de gaz à effet de serre. A ce titre, le calcul des étiquettes ne dépendra plus uniquement de la consommation d’énergie primaire du logement mais intégrera aussi une composante climatique en tenant compte des émissions de gaz à effet de serre.
Dans l’ensemble, la refonte du DPE en fera l’outil de référence des Français pour la rénovation des logements au service notamment de la lutte contre les passoires énergétiques.
Étude lancée par cinq associations aéronautiques européennes[[L’initiative est dirigée par cinq associations aéronautiques européennes : Airports Council International Europe (ACI EUROPE), AeroSpace and Defence Industries Association of Europe (ASD Europe), Airlines for Europe (A4E), Civil Air Navigation Services Organization (CANSO) et European Regions Airline Association (ERA). Le rapport a été rendu possible grâce au travail du Royal Netherlands Aerospace Center (NLR) et de SEO Amsterdam Economics.]]
Destination 2050 a été lancée par des représentants européens des compagnies aériennes, des constructeurs aérospatiaux, des aéroports et des prestataires de services de navigation aérienne.
Bastion industriel de l’Europe, l’aviation a une forte interdépendance avec d’autres secteurs. Le secteur aérien permet la connectivité et soutient 10 millions d’emplois rien qu’au sein de l’Union Européenne.
Le secteur européen de l’aviation dévoile son initiative phare en matière de développement durable, Destination 2050 – Une route vers l’aviation européenne à zéro émission nette.
Le rapport montre comment une combinaison de quatre mesures clés pourrait permettre de réduire considérablement les émissions de CO2 conformément aux objectifs climatiques de l’Union Européenne :
Les améliorations des technologies des aéronefs et des moteurs pourraient réduire les émissions de 37%
L’utilisation de carburants d’aviation durables (SAF) pourrait réduire les émissions de 34%
La mise en œuvre de mesures économiques pourrait réduire les émissions de 8%
Les améliorations de la gestion du trafic aérien (ATM) et des opérations aériennes pourraient réduire les émissions de 6%
Ce nouveau rapport indépendant, réalisé par le consortium néerlandais NLR / SEO, fournit une vision et une voie pour atteindre les émissions nettes de CO2 nulles d’ici 2050, tout en appelant à une action décisive de la part des gouvernements et de l’industrie.
A propos de la FNAM – Fédération Nationale de l’Aviation Marchande
La FNAM, principale organisation professionnelle du secteur aérien, représente plus de 95 % du transport aérien. Au travers de 8 groupements professionnels dont la CSTA (Chambre Syndicale du Transport Aérien) et la CSAE (Chambre Syndicale de l’Assistance en Escale), elle fédère 10 métiers et représente plus de 370 entreprises (soit plus de 100 000 emplois dont 65 000 emplois dans les compagnies aériennes et 15 000 dans l’assistance en escale et gestionnaire d’aéroports. Par ailleurs les autres secteurs comptent pour près de 20 000 emplois.)
Négociation de vos contrats d’approvisionnement en énergie
OMNEGY est un cabinet conseil qui utilise une méthode éprouvée pour vous permettre de trouver une formule d’achat avec le fournisseur d’énergie qui correspond le mieux à vos besoins. Votre contrat ne se négocie pas uniquement à sa souscription, il peut également être optimisé en renégociant vos contrats existants pour générer des économies.
Verdissement de vos consommations énergétiques
OMNEGY connait bien les marchés de l’énergie : le cabinet conseil vous accompagne pour optimiser vos achats d’énergie et maîtriser les risques. Ainsi, vous saurez non seulement acheter au bon moment mais aussi bénéficier d’une véritable gamme de solutions pour renforcer votre politique RSE :
– Les certificats d’économies d’énergie : émissions directement liés à l’activité de vos sites (type de combustible utilisé, parc de véhicules…). – Garanties d’origine : émissions indirectes liées à votre consommation d’énergie (électricité, gaz, chaleur..). – Compensation carbone : émissions indirectes liées à la chaîne de valeur de l’entreprise (utilisation des produits, achats de matières premières, déchets ou déplacements professionnels…).
Avec une progression constante des émissions mondiales de C02 depuis 20 ans, les enjeux RSE et de transition écologique sont plus que jamais d’actualité. En confiant le sourcing de vos achats d’énergie à des experts, vous externalisez un part de votre management QSE-RSE !
Réduction de votre empreinte environnementale
Réduire son empreinte environnementale face aux défis du changement climatique permet non seulement d’optimiser les coûts d’approvisionnement en énergie mais aussi de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et son impact environnemental : “Réduire – Verdir – Compenser”, conformément aux préconisations de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie).
OMNEGY vous accompagne dans le diagnostic et la mise en œuvre pour réduire l’empreinte environnementale de votre entreprise :
– 1 : Réduire vos consommations en faisant la chasse au gaspillage et en optimisant leurs performances énergétiques.
Plusieurs dispositifs existent pour vous accompagner dans cette transition, comme les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), qui permettent de réduire votre investissement. La 5ème période des Certificats d’Economie d’Energie débutera le 1er janvier 2022, pour une durée de 4 ans. Un dispositif qui vise à contribuer à hauteur de 45% aux objectifs d’économies d’énergie fixés par la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) (SNBC) et par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE)
Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE)
– 2 : Verdir votre consommation d’énergie, c’est-à-dire accroitre la part d’énergie renouvelable dans votre approvisionnement, avec les Garanties d’Origine (GO) qui vous certifient que l’énergie a bien été produite à l’aide de moyens de production renouvelables.
– 3 : Compenser pour atteindre un bilan carbone neutre en finançant des projets qui visent à réduire les émissions ou séquestrer du CO2. Vous pouvez alors afficher un bilan neutre, grâce à la réduction apportée par ces projets qui « compensent » vos propres émissions, d’où le terme de Compensation Carbone qui nécessite de connaître/estimer les émissions de CO2 que vous souhaitez compenser.
Les fournisseurs d’électricité et de gaz en France
En France, depuis la fin du monopole d’EDF et de GDF, on a pu assister d’année en année à la multiplication des offres d’énergie pour les entreprises comme pour les particuliers. Pour parvenir à faire le bon choix pour votre approvisionnement en gaz ou en électricité, il peut s’avérer utile de bénéficier de conseils avisés afin de départager les principales offres des fournisseurs d’énergie présents en France :
– ALTERNA : Fondée en 2005, elle compte aujourd’hui 360 000 clients en électricité et 21 000 en gaz avec 350 salariés pour un CA 2018 de 173 millions d’euros. Sa production d’énergies renouvelables, à laquelle elle consacre 100% de ses investissements, a atteint 750 GWh.
– EDF : Fondée en 1946 à la fin de la guerre, Électricité De France, née d’une loi sur la nationalisation, a permis de développer la production française d’électricité d’origine nucléaire (3/4 de la production française en 2003). L’Union Européenne met fin à son monopole en 2000 et EDF doit fait face aujourd’hui à une concurrence de plus en plus vive. Avec plus de 152 000 employés en 2017 et un CA de 71,3 milliards d’euros en 2019 pour 39 millions de clients, EDF reste un acteur majeur, encore détenue par l’État Français. Sa part d’énergie renouvelable représente près d’un 1/4 de sa production via ses 650 barrages hydro-électriques et dans une moindre mesure l’éolien et le solaire.
– ENDESA : Créée en 1944 par l’état espagnol puis acheté en 2009 par ENEL, le groupe ENDESA emploie aujourd’hui 10 000 salariés et traite avec plus de 61 millions de clients dans le monde. Avec un CA est de 20 milliards d’euros, il est le principal producteur d’énergie d’Espagne. Sa filiale ENDESA Energia France fournit du gaz uniquement depuis les années 2000.
– ENERCOOP : Créé en 2005 à l’initiative de Greenpeace, Biocoop ou la NEF, Enercoop est un fournisseur français d’électricité 100% renouvelable. Son statut de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) et ses 48 000 sociétaires lui confèrent un fonctionnement coopératif, avec plus de 90 000 clients, 300 producteurs et 205 salariés pour un CA de 84 millions d’euros en 2018.
– ENGIE : Né en 2008 de la fusion de GDF (Gaz de France) et de Suez, Engie contrôle les milliers de km d’infrastructures gazières en France, en Espagne et en Allemagne. Avec près de 160 000 salariés, un CA de 60,1 milliards d’euros en 2019, sa production totale était de 104,3 GW d’électricité dans le monde. En France, ENGIE est présente avec la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) pour les barrages hydro-électriques.
– ENI : Société italienne née en 1953, ENI est privatisée en 1992 et s’introduit dans le secteur de l’énergie électrique en France dès 2003. ENI compte aujourd’hui plus de 32 000 salariés dans 66 pays. Son CA était de 67 milliards en 2017 avec plus de 9 millions de clients en Europe en 2019.
– ENOVOS : Cette holding, dont l’actionnaire principal reste l’État luxembourgeois, vend aujourd’hui plus de 25,7 TWh de gaz naturel et 13,1 TWh d’électricité pour un CA de 2,02 milliards d’euros en 2018 avec 96 employés en 2009.
– GAZEL ENERGIE : Crée en 1994, Gazel énergie propose des offres de gaz et d’électricité aux professionnels. En 2017 elle employait 529 salariés pour un CA de 1,4 milliard d’euros en 2018. Elle exploite des centrales thermiques en Moselle et dans les Bouches-du-Rhône ainsi que six parcs éoliens et deux centrales solaires.
– GAZPROM ENERGY : Contrôlée depuis 2005 par l’État Russe, en 2011, Gazprom a produit 513,2 milliards de m3 de gaz naturel et exploite près de 170 000 km de gazoducs et une flotte de 10 méthaniers. Gazprom Energy, entrée en France en 2010, représente près de 20% de l’approvisionnement total en gaz de la France pour un CA de 126 milliards de dollars.
– IBERDROLA : Acteur espagnol, Iberdrola est producteur et fournisseur d’électricité et de gaz. Avec 30 591 employés et un CA de 29,9 milliards d’euros Iberdrola a servi près de 40 millions de clients dans 40 pays. À travers le monde elle est le 1er producteur d’énergie éolienne avec un parc éolien d’une puissance totale de 142,5 TWh en 2016.
– ILEK : Fournisseur d’énergie verte né à Toulouse en 2016 pour rendre accessible une énergie 100% renouvelable (hydroélectrique, éolien et biométhane). ilek sélectionne des producteurs d’électricité et de gaz sur l’ensemble du territoire français.
– NATURGY : Créée en 1843, le groupe espagnol sert aujourd’hui plus de 22 millions de clients et distribue dans 30 pays. En 2015 elle était le 3ème fournisseur alternatif de France avec 22 TWh de gaz vendu. En Espagne son parc de production s’élève à 13 GW.
– PICOTY : Créé en 1922, cette société importatrice et distributrice de produits pétroliers et de gaz est aujourd’hui liée à Avia et distribue du gaz naturel en France depuis 2014. Avec un millier de salariés, 28 filiales et 1,7 milliards d’euros de CA en 2015, Picoty propose plusieurs offres de gaz aux professionnels.
– PRIMEO ENERGIE : Née en 1897 pour l’éclairage électrique sur le territoire suisse, elle alimente aujourd’hui 230 000 clients en Europe avec 455 employés pour un CA de 990 millions d’euros. À la fois fournisseur et distributeur, Primeo Energie approvisionne, livre et négocie le gaz et l’électricité pour ses clients et produit de l’électricité renouvelable ainsi que de la chaleur pour les entreprises et les collectivités.
– SAVE ENERGIE :Fournisseur de gaz naturel en France depuis 2011, SAVE livre plus de 5 TWh de gaz en France sur quelques 6000 sites pour un CA de 185 millions d’euros en 2019.
– SOLVAY ENERGY : Société belge historique devenue un acteur industriel de la chimie avec l’acquisition de l’entreprise Rhodia en 2011, la filiale Solvay Energy Services est un fournisseur qui distribuait plus de 25 TWh de gaz et 5 TWh d’électricité en 2017 dans 10 pays pour un CA de 840 millions d’euros en 2018 avec 63 employés.
– TOTAL DIRECT ENERGIE : Filiale de Total créée en 2019, à la fois producteur et fournisseur, Direct Total Energie est le 3ème acteur de l’électricité et du gaz en France en fournissant 22,6 TWh en 2017 à 4 millions de clients. Ses 365 employés fournissent du gaz et de l’électricité à environ 100 000 communes en France pour un CA de 47 milliards d’euros.
– VALORIS : Crée en 2013, fournisseur d’électricité depuis 2019 pour le secteur tertiaire, industriel et agricole, Valoris Energie propose des prestations de gestion de portefeuille énergie et des effacements de consommation pour bénéficier de rétributions financières.
– VATTENFALL : Créé en 1909, détenu à 100% par l’Etat suédois et présent dans sept pays : l’Allemagne, le Danemark, la Finlande, la France, les Pays-Bas, le Royaume Uni et la Suède, le groupe Vattenfall compte près de 20 000 collaborateurs en Europe. En 2019, il a produit environ 130TWh alimentant en énergie plus de 15 millions de clients, les EnR représentant 35% de son mix.
L’initiative de la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) s’inscrit dans une vague de « démocratie délibérative » dans les pays de l’OCDE. Face à la crise de la démocratie représentative, il s’agit de confier à un groupe de citoyens tirés au sort le soin de faire des propositions de politiques publiques. Elle porte sur un sujet, la lutte contre le changement climatique, dont une des dispositions, la hausse de la taxe carbone, est à l’origine du mouvement des Gilets jaunes. S’il est encore prématuré d’en mesurer précisément l’impact sur l’action climatique, il est possible de faire, avec le recul nécessaire, un premier bilan de ce processus, ses atouts et ses insuffisances et d’en tirer des leçons pour l’avenir. C’est l’objet de la présente étude de La Fabrique Ecologique, think tank qui a mis en place dès sa création il y a 8 ans un dispositif de co-construction citoyenne de ses notes.
AgroParisTech et Chaire ANCA lancent une enquête entre fiction et réalité pour donner les clés d’une alimentation durable, bonne pour la santé et l’environnement ! Un programme immersif et innovant à destination des 18-35 ans, entièrement diffusé sur Instagram.
Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits. C’est l’Affaire du Siècle. Notre printemps 2019 devait être climatique et social. Le 15 mars 2019, la jeunesse était en grève partout en France et dans le monde. Le 16 mars, nous marchions ensemble, pour dire « ça suffit ! » et demander des changements immédiats. Deux ans après cette mobilisation incroyable qui a porté l’Affaire du Siècle, nous avons gagné ! La justice vient de reconnaître que l’inaction climatique de l’État est illégale, que c’est une faute, qui engage sa responsabilité.
Selon un nouveau rapport, l’industrie mondiale de la mode a développé une dangereuse dépendance vis-à-vis des fibres synthétiques, produites à partir d’énergies fossiles nocives pour l’environnement, comme le pétrole et le gaz, et ce afin d’alimenter son modèle économique reposant sur la fast fashion.
Le rapport, Fossil Fashion: The Hidden Reliance of Fashion on Fossil Fuels (« La mode fossile : la dépendance cachée de la mode aux combustibles fossiles »), montre comment l’utilisation des fibres synthétiques, et plus particulièrement du polyester, a doublé au cours de ces vingt dernières années. Celle-ci devrait continuer de croître : elle pourrait représenter près des trois quarts de la production mondiale de fibres en 2030 et le polyester pourrait représenter 85% de cette part.
La préservation de l’environnement fait partie des missions des agriculteurs. Cette protection passe nécessairement par l’adoption de bonnes pratiques agricoles pour une utilisation durable des ressources naturelles. Planète Safe, une entreprise bordelaise de conseil et d’accompagnement du monde agricole, propose des formations pour se former aux bonnes pratiques agricoles.
L’agriculture n’échappe pas à l’impératif écologique. Elle doit tout mettre en œuvre pour préserver la nature dont elle dépend. Les autorités ont prévu des mécanismes pour les aider à atteindre cet objectif. Parmi ceux-ci figurent les bonnes pratiques agricoles, qui renvoient aux pratiques permettant une meilleure gestion de l’environnement général d’une exploitation. Cela implique la gestion des terres et de l’irrigation, la gestion de l’épandage et du stockage des fertilisants et la gestion de la protection phytosanitaire.
Pour protéger la santé du consommateur
Les bonnes pratiques agricoles promeuvent ainsi la mise en œuvre des connaissances adéquates à l’utilisation des ressources naturelles de manière durable pour garantir la sécurité et la santé du consommateur, par la production d’aliments sûrs et sains. Le tout en réduisant les risques pour l’environnement. Objectif final : parvenir à la viabilité économique et à la stabilité sociale. En France, un Code national des bonnes pratiques agricoles a été rédigé par le CORPEN (Comité d’orientation pour des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement) dans les années 1990, suivant la directive européenne 91/676/CEE du 12 décembre 1991, dite « Directive Nitrates ».
Pour une application optimale de ces bonnes pratiques agricoles, il faut évidemment posséder une base de compétences. Ce qui n’est pas à la portée du premier venu. Et, quand bien même on aurait une idée claire de ces pratiques, on a besoin de l’avis d’experts pour procéder à des ajustements techniques en fonction des circonstances ou pour se conformer plus facilement à la réglementation.
Planète Safe aux côtés des producteurs
Planète Safe, une entreprise bordelaise créée en 2012 fait partie des références en France au niveau de l’accompagnement, la formation et le développement dans les métiers liés au monde agricole. Son équipe de professionnels apporte l’expertise dont les agriculteurs ont besoin pour évaluer la mise en place des bonnes pratiques agricoles sur leur site de production. Ses formateurs accompagnent directement sur site et identifient les points forts pour proposer des plans d’action dans le respect des exigences de l’exploitant.
Les finances des collectivités locales sont elles aussi frappées par la crise du Covid-19. La Mairie de Paris ne fait pas exception, mais elle doit néanmoins maintenir ses investissements, notamment en matière d’éclairage public. Malgré le contexte délicat, Paris doit miser sur l’excellence afin de remplir sa mission de service public auprès de tous les Parisiens et atteindre ses objectifs d’économies d’énergie.
Le choc est violent pour les finances de la Ville de Paris : la mairie estime désormais le coût global de la crise sanitaire à 800 millions d’euros pour la seule année 2020. « Le non-rétablissement d’un certain nombre de recettes nous laisse penser que cela va augmenter », a même indiqué Paul Simondon, l’adjoint en charge des finances, du budget et de la finance verte, lors d’un point presse en amont du Conseil de Paris des 6, 7 et 8 octobre 2020. Et, pour 2021, les recettes de la Ville devraient reculer de 1,4 % sous l’effet combiné des impacts économiques et sociaux de la crise sanitaire et du désengagement de l’Etat.
Recettes en baisse et dépenses en hausse
Avec le ralentissement du marché immobilier, les droits de mutation à titre onéreux (frais de notaire), estimés à un peu plus de 1,5 milliard d’euros, devraient ainsi reculer en 2021 pour la première fois. Un manque à gagner de 63 millions d’euros (- 3,8 %) par rapport au budget primitif de 2020. Quant aux rentrées de la taxe de séjour, elles restent suspendues à l’éventuelle reprise de la fréquentation touristique. En 2020, elles ont diminué de plus de 50 % – 45 millions contre 95 millions en 2019. Les recettes provenant des entreprises sont, elles aussi, automatiquement affectées par la baisse d’activité due à la pandémie. Ainsi, le produit de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises est estimé à 498 millions d’euros en 2021, soit une diminution de 3,3 % par rapport à ce qui était prévu dans le budget primitif de 2020.
En outre, suite à plusieurs dispositions législatives sur les compétences des collectivités et à la généralisation de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, la Ville de Paris a perdu un certain nombre de recettes fiscales, sans que les compensations annoncées par l’Etat soient encore clairement définies. A compter de 2021, la Ville ne percevra plus ainsi que la taxe d’habitation des résidences secondaires : 199 millions d’euros contre 826 millions inscrits au budget primitif. Des « trous » auxquels s’ajoute la baisse des dotations de l’Etat.
Et si les recettes diminuent, les dépenses, elles, augmentent. La masse salariale va progresser de 1 % à 2,49 milliards d’euros, notamment suite à des créations de postes dans certains domaines jugés prioritaires : équipes de renfort présentes dans les écoles en raison de la crise du Covid, création de la police municipale, transformation et végétalisation de l’espace public… Les dépenses de gestion progresseraient, elles, de 2 % en 2021, à 3,94 milliards d’euros, sous l’effet de la crise sanitaire. Une hausse de 77 millions d’euros due principalement à l’augmentation des dépenses sociales et à la pérennisation des six centres de dépistages Covid installés en 2020.
Malgré ce contexte très difficile, la Ville de Paris entend maintenir son effort d’investissement, en ayant recours notamment à l’emprunt, et sans augmenter la pression fiscale sur les Parisiens. « Sous l’effet de la crise, l’épargne brute (solde entre les dépenses et les recettes de fonctionnement) reculerait en 2021 de 44 %, à 372 millions d’euros justifiant le recours à l’emprunt pour maintenir un niveau d’investissement ambitieux », explique ainsi la Mairie. Le budget 2021 maintiendra ainsi à un haut niveau les dépenses réelles d’investissement, à hauteur de 1,45 milliard d’euros, en léger recul de 24 millions par rapport au budget primitif 2020.
L’éclairage public en première ligne
Parmi ces investissements, figure notamment la modernisation de l’éclairage public, qui fait actuellement l’objet d’un appel d’offres, le marché en cours arrivant à échéance en 2021. Avec un budget d’un milliard d’euros sur dix ans, il s’agit du plus important marché public de la ville selon le Premier adjoint, Emmanuel Grégoire. Un budget conséquent du fait de la nature et de la longueur du contrat, qui porte sur plusieurs dizaines de milliers de points lumineux, ainsi que sur les feux tricolores.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, et ses adjoints, Emmanuel Grégoire, Premier adjoint en charge de l’urbanisme, de l’architecture, du Grand Paris, des relations avec les arrondissements et de la transformation des politiques publiques, et Dan Lert, adjoint en charge de la transition écologique, du plan climat, de l’eau et de l’énergie, sont donc face à un choix important pour l’avenir du service public parisien. Un choix qui doit miser sur l’excellence et le meilleur rapport qualité / prix. Car il ne s’agit pas bien sûr, malgré le contexte difficile, de revoir à la baisse les ambitions dans ce domaine.
Le « Plan lumière » de la ville de Paris, intégré au cahier des charges de l’appel d’offres, entend en effet relever de nombreux défis, au premier rang desquels figurent les économies d’énergie. L’éclairage public représente en effet plus de 30 % de la facture d’électricité de la collectivité. Après avoir réduit de 30 % sa consommation énergétique au cours des dernières années, la ville vise désormais, selon son plan Climat Air Energie, une diminution de la facture énergétique liée à l’éclairage urbain de 50 % d’ici à 2030. Un objectif ambitieux mais qui peut être atteint grâce à l’utilisation de LED (diodes électroluminescentes), des lampes à longue durée de vie et à faible coût d’entretien, qui permettent de réaliser d’importantes économies.
Introduites pour la première fois dans la capitale à partir de 2015, les LED équiperaient aujourd’hui à Paris environ un cinquième des quelque 180 000 points d’éclairage public de la ville. La marge de progression reste donc importante, et le gisement d’économies d’énergie considérable. D’autant que l’informatisation de la gestion de ces points lumineux constitue également une source d’efficience.
Au-delà des économies d’énergie, ce nouveau Plan lumière doit également permettre de renforcer la sécurité et le bien-être des habitants dans l’espace public, de dessiner de nouveaux parcours lumineux sécurisés dédiés aux mobilités douces, et de mieux mettre en valeur le patrimoine exceptionnel de Paris tout en luttant contre la pollution lumineuse. Il y a donc beaucoup à faire pour une équipe municipale sous la pression d’éléments extérieurs extrêmement complexes.
Dix ans après le film Home qui a connu un succès planétaire, Yann Arthus- Bertrand revient, avec Legacy, sur sa vie et cinquante ans d’engagement. C’est son film le plus personnel. Le photographe et réalisateur raconte avec émotion l’histoire de l’homme et de la nature. Il livre une vision sensible et radicale de notre monde qu’il a vu se dégrader le temps d’une génération. Il dévoile une planète plus que jamais en souffrance, une humanité déboussolée, se mentant à elle-même depuis des décennies, incapable de prendre au sérieux la menace qui pèse sur elle et sur tous les êtres vivants. Aujourd’hui, nul ne peut plus ignorer la catastrophe écologique en cours. L’Homme, en voulant transformer, dominer et détourner l’énergie, cette source incroyable de progrès, a déséquilibré l’ordre naturel des choses. Le déni n’est plus une option. C’est notre survie sur Terre qui est en jeu et nous en sommes tous responsables. Legacy nous donne les raisons et le courage d’affronter cette vérité. Nous devons nous réconcilier avec la nature. Yann Arthus-Bertrand nous livre ici son héritage, notre héritage. Derrière la beauté de ses images, c’est un puissant cri du cœur. Il existe des solutions dans le film ; chacun peut accomplir des gestes forts pour la planète et l’avenir de nos enfants.
Documentaire de Yann Arthus-Bertrand 2021
Message final de Yann Arthus-Bertrand
« Regardez bien ces visages que nous avons filmés autour du monde. Je sais aujourd’hui que ma recherche de la beauté , elle était là dans ces visages, si présentes , si évidentes.
Nous allons devoir affronter notre destin, tous ensemble avec eux.
Nous sommes tous égaux devant la souffrance et la mort.
Je pense qu’on partage tous au fond de nous , l’amour de l’autre. Rappelez vous ce qu’est fait votre force , Intelligence et Entraide.
Vous les sentez faisant partie de notre famille , de ta famille.
Disons à nos enfants , qu’ils arrivent sur terre quasiment au début de l’histoire et non pas à sa fin désenchantée.
Ils sont encore au tout premier chapitre d’une longue et fabuleuse épopée.
Il faut qu’ils sachent qu’ils ont une oeuvre à accomplir avec des enfants, leurs enfants, les enfants de leurs enfants.
Vous voyez toutes les croyances du monde dans leurs visages ?
Vous sentez l’amour qu’il s’en dégage ? Alors imaginez vous ce que nous pourrons faire tous ensemble.
Car la seule énergie durable , c’est l’ Amour !
Car mon héritage , c’est tout simplement l’amour de la vie. » Yann Arthus-Bertrand
L’arrêté d’extension de la loi Labbé, interdisant l’usage des pesticides de synthèse sur de nouveaux types d’espaces verts (hôtels, cimetières, jardins, parcs d’attraction, voies d’accès privées,golfs, établissements de santé, etc.) a été publié au JORF n°0018 du 21 janvier 2021. Pour accompagner les acteurs publics et privés concernés par cette réglementation, la Mission Économie de la Biodiversité de CDC Biodiversité et l’association Noé s’associent pour publier un nouvel opus des Cahiers de BIODIV’2050 : « Le Zéro Phyto dans nos lieux de vie : solutions et mise en œuvre ». L’objectif de cette publication est d’impulser une transition où l’usage des pesticides laisse la place à des pratiques bénéfiques à la restauration de la biodiversité et des milieux naturels.
L’arrêt de l’utilisation des pesticides par la mise en œuvre de pratiques favorables à la biodiversité
Adopter des pratiques favorables à la biodiversité, condition sine qua non pour une démarche Zéro Phyto à coûts constants – Dans un contexte de rationalisation des dépenses, l’argument économique est primordial pour la mise en place d’une démarche Zéro Phyto. Pour être réalisée à coûts constants (voire réduits), le passage au Zéro Phyto requiert une gestion totalement différente de celle réalisée avec des pesticides de synthèse. Le rapport s’arrête ainsi sur les alternatives au tout-désherbage et donne les clés de la « gestion différenciée », (qui consiste à prôner le laisser-faire naturel et à intervenir uniquement sur quelques espaces ciblés).
Un premier pas vers un changement de paradigme : passer des espaces verts aux espaces naturels – Ce changement concerne notamment l’évolution des représentations autour des espaces verts jugés « bien entretenus » qui privent de nombreuses espèces de leur habitat, de leur source d’alimentation ou de zones leur permettant de se déplacer. Si l’abandon des pesticides de synthèse est essentiel pour limiter les pollutions des sols, de l’air et de l’eau, il doit être concomitant au déploiement d’espaces naturels plus diversifiés (haies, jachères fleuries, mares, etc.) pour préserver et restaurer la biodiversité ordinaire.
La formation et la valorisation des jardiniers et agents comme enjeu clé – En interagissant directement sur les milieux naturels, les jardiniers sont les premiers concernés par les changements de pratiques. Il est ainsi essentiel d’adapter en conséquence leur formation pour y inclure les pratiques de gestion écologiques afin que leurs missions passent du simple entretien à la préservation des écosystèmes. Cette montée en compétence reconnue offre l’avantage supplémentaire de valoriser le métier de jardinier en tant que « sachant » et non « simple exécutant ».
Un panorama des bonnes pratiques pour mettre en place la démarche Zéro Phyto
Une étude comparative des solutions alternatives aux pesticides de synthèse – Pour accompagner les acteurs dans leurs décisions, un panorama ainsi qu’une analyse critique des différentes solutions techniques sont intégrés à la publication, permettant d’appréhender :
• Leurs impacts environnementaux (par exemple, certains produits de biocontrôle qui restent dans une logique de destruction du vivant) ;
• Leurs effets sur la santé des services techniques et des citoyens (à l’instar des troubles musculosquelettiques engendrés par le désherbage manuel) ;
• Les coûts de mise en place et d’entretien associés, ainsi que les économies réalisées.
Des nombreux bénéfices liés à la gestion différenciée des espaces verts – Le Zéro Phyto et plus largement la gestion différenciée entraînent de nombreux bénéfices, parmi lesquels une augmentation des services écosystémiques, une amélioration du bien-être des habitants et des usagers des sites (en particulier les collaborateurs au sein des entreprises engagées dans une démarche Zéro Phyto). Les retours d’expérience quant aux démarches Zéro Phyto initiées sont unanimes : malgré les difficultés à surmonter et les efforts à engager, les résultats obtenus permettent un véritable effet cliquet, qui empêche le retour en arrière du processus une fois celui-ci mis en œuvre. Ceci s’explique par un résultat gagnant-gagnant à la fois pour les différents acteurs engagés dans le processus et la diversité biologique qui se développe.
Le Zéro Phyto dans nos lieux de vie : solutions et mise en œuvre
À propos de CDC Biodiversité et de la Mission Économie de la Biodiversité
Créée en 2007, CDC Biodiversité a pour mission de concilier biodiversité et développement économique au service de l’intérêt général. Filiale de la Caisse des Dépôts, elle imagine et adapte des solutions économiques, écologiques et financières pour mettre en œuvre des actions concrètes de restauration de la biodiversité, dont elle peut assurer la gestion sur le long terme. Pionnière en matière de compensation écologique, elle développe également des innovations adaptées aux besoins des acteurs et aménageurs publics et privés, qui privilégient les solutions fondées sur la nature.
Depuis 2012, la Mission Économie de la Biodiversité (MEB), portée par la Caisse des Dépôts et mise en œuvre par CDC Biodiversité, a pour objectif d’identifier, étudier et expérimenter des outils innovants liant économie et biodiversité. Au service de l’intérêt général, elle permet le partage de travaux au moyen de supports de communication et de manifestations variés (BIODIV’2050, Cahiers de BIODIV’2050, formations, conférences, colloques internationaux, etc.), autour de trois thématiques principales : outils économiques au service de la biodiversité ; biodiversité et économie des territoires ; biodiversité et entreprises.
– En savoir + sur le site de CDC Biodiversité et de la Mission Économie de la Biodiversité
À propos de l’Association Noé
Noé est une association de protection de la nature, d’intérêt général et à but non lucratif, créée en 2001 par Arnaud Greth, son Président – Fondateur. Elle déploie en France et à l’international des actions de sauvegarde de la biodiversité pour le bien de toutes les espèces vivantes, y compris de l’espèce humaine. Pour cela, Noé met en œuvre des programmes de conservation d’espèces menacées, de gestion d’espaces naturels protégés, de restauration de la biodiversité ordinaire et des milieux naturels, de reconnexion de l’Homme à la nature, et de soutien aux activités économiques et aux organisations de la société civile favorables à la biodiversité.
– En savoir + sur le site de l’association Noé
Le monde de demain sera solidaire et engagé pour la protection de l’environnement : telle est la volonté affichée de Laurent Gonzalez, fondateur du réseau social MotionLyf. Quelle différence avec un réseau social traditionnel ? Sur MotionLyf, la communauté est invitée à partager ses actions solidaires et « eco friendly », répondre à des défis en apportant ses solutions, créer des événements… Bref, sur MotionLyf, on fait fi des posts autocentrés : le but est d’apporter sa pierre à l’édifice en partageant ses actions – DIY, alimentation, cosmétique, jardinage… La communauté de MotionLyf a cela en commun qu’elle partage les mêmes valeurs sociales et environnementales, et l’envie de construire ensemble un nouveau monde, plus résilient.MotionLyf pour réaliser des actions créatives et construire ensemble le monde de demain :
– Un réseau social engagé : Avec MotionLyf réalise des actions créatives, partage tes réalisations et tes expériences, découvre de nouvelles idées et conseils pour toutes tes démarches écologiques et sociales !
– Suis tes abonnements : Retrouve les initiatives et réalisations de tes abonnements favoris. Explore les inspirations des autres utilisateurs, les hashtags, les albums spécifiques à chaque action et évènement !
– Agis au quotidien : Alimentation, écologie, solidarité et bien d’autres thématiques t’attendent sur MotionLyf ! Commence une action qui t’inspire parmi les différentes thématiques proposées et deviens un véritable acteur du changement !
– Relève le défi : Défis tes amis ou crée des événements de groupes originaux. Organise simplement et efficacement les initiatives sociales et écologiques qui te correspondent !
– Partage tes initiatives : Une fois tes actions terminées, valide tes réalisations en les publiant auprès des autres utilisateurs. Partage tes astuces et apporte ainsi ta contribution à la communauté !
Un entrepreneur globe-trotter engagé
Après avoir parcouru le monde pendant plusieurs années, Laurent Gonzalez a décidé de poser ses bagages et de s’investir concrètement pour faire bouger les lignes à sa façon. Fort de cette expérience de globe-trotter, le jeune entrepreneur a pu découvrir à la fois le meilleur de la solidarité comme les pires dérives écologiques. MotionLyf est ainsi né en octobre 2020, pour redonner le pouvoir aux citoyens d’agir concrètement.
« Après plusieurs années en tant que saisonnier, j’ai décidé de suivre une formation de développeur web et mobile pour me stabiliser et me permettre de lancer MotionLyf », raconte Laurent Gonzalez. « Avec MotionLyf, l’idée est le partage et la création de contenus pertinents, utiles pour soi et les autres, tout en restant divertissant ».
MotionLyf, le réseau social des gens qui agissent
L’objectif de MotionLyf est de mettre en avant les actions solidaires de chacun. A l’heure actuelle, il existe encore trop souvent une certaine forme de fatalisme. « Le paysage médiatique social manque cruellement de positif et de solutions concrètes : avec MotionLyf, on cherche à apporter du positivisme à travers des actes et du partage », poursuit l’entrepreneur.
Dès son inscription sur l’appli MotionLyf – disponible sur App Store et Google Play, l’utilisateur est surpris de la simplicité d’utilisation ; tout d’abord, la création de son compte se limite à son adresse mail, MotionLyf souhaitant rester minimaliste par rapport à la collecte de données. Ensuite, l’appli propose des actions à effectuer selon les centres d’intérêt de l’utilisateur, et c’est parti ! L’utilisateur peut alors s’abonner à d’autres membres de la communauté MotionLyf, suivre leurs actions, aimer, partager, créer un évènement… comme sur un réseau social traditionnel.
Mais sur MotionLyf, l’utilisateur peut en outre défier d’autres membres, poser sa problématique à la communauté qui s’implique alors en lui apportant, chacun, sa réponse.
Ensuite, son niveau et son expérience lui permettent de gagner des points pour débloquer des badges… Ludique et engageant !
Déjà 150 actions individuelles en cours
Collecte de déchets, don de vêtements, participation à des cagnottes solidaires, recettes vegan, DIY de produits d’hygiène… la communauté de MotionLyf est très active et a déjà réalisé plus de 150 actions.
Prochaine étape : l’organisation d’événement dans sa ville.
Des collabs à venir
Laurent Gonzalez en est persuadé : le développement de MotionLyf se fera à travers des collaborations fortes avec des associations et entreprises engagées, pour faire grandir l’appli.
Ces collaborations à venir en 2021 permettront de faire connaître MotionLyf plus largement, de dynamiser encore plus l’appli tout en faisait découvrir de nouveaux horizons aux utilisateurs.
A propos de MotionLyf : créé en 2020 par Laurent Gonzalez, MotionLyf est un réseau social dédié aux actions solidaires et écologiques. Disponible sur App Store et Google Play, MotionLyf a déjà engagé plus de 200 utilisateurs pour 150 actions réalisées
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