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Bienvenue en #Zone Sauvage : devenez Gardiens de la Nature !

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On Est Prêt revient avec la campagne #ZoneSauvage, pour mobiliser le grand public sur la protection de la faune sauvage en France, Espagne, Allemagne et Belgique. Des dizaines de créateurs de contenus sur les médias sociaux, associations et célébrités dont Natoo, Rone, Professeur Feuillage, EnjoyPhoenix, Juliette Tresanini, Mr Poulpe, Swann Périssé, Shaka Ponk, Lucie Lucas, Toniolife, Victor Habchy et bien d’autres, se rassemblent pour mettre en lumière une crise dans laquelle nous entrons, aussi préoccupante que celle de la crise climatique : l’effondrement de la biodiversité et la 6ème extinction de masse.

L’Holacracy, une nouvelle approche managériale

Qui n’a pas rêvé un jour de mettre fin à la hiérarchie pyramidale qui étouffe toute initiative personnelle jugée trop créative ? Une nouvelle approche managériale plus démocratique pour redistribuer les rôles au sein de l’entreprise en fonction des compétences et non plus de l’ancienneté, de l’ambition ou du piston … Le mot Holacratie est un mot inventé par contraction de deux autres mots : holarchie, qui, en grec, représente une forme de structure organique, et -cratie, qui renvoie au pouvoir et peut rappeler la démocratie (pouvoir par le peuple pour le peuple). Il s’agit donc du pouvoir de l’holarchie. Explications en BD et vidéo de Bernard Marie Chiquet, l’un des trois Master Coach en Holacracy certifié au monde !

La gestion des déchets contribue à la protection du climat

TOMRA [1], leader des systèmes de collecte et de tri avancés, a commandité une nouvelle étude sur l’impact du tri sur le développement durable et la protection du climat. Des enseignements chiffrés qui vont dans le sens de pratiques vertueuses en matière de gestion des déchets.

 

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Viser une réduction de 2,76 milliards de tonnes de CO2/an avec la gestion des déchets en boucle circulaire

Très présent dans l’innovation, TOMRA veut contribuer à faire passer la gestion des déchets à une autre échelle. Sa nouvelle étude [2]signée par l’institut EUNOMIA, démontre l’impact de l’optimisation de la gestion des déchets sur les changements climatiques. Globalement, une réduction de 2,76 milliards de tonnes de CO2/an est envisageable.

Pour y parvenir, il faut adopter une gestion holistique des déchets, qui passe par :

– Des systèmes de consigne pour les emballages de boissons en PET et en métal – Avec un taux de retour de plus de 90 %, ils maximisent la récupération de matériaux de haute qualité et à forte intensité de carbone, tout en réduisant les déchets sauvages.

– Des collectes séparées pour les biodéchets, papier, textile et équipements électriques et électroniques (DEEE) – Elles permettent de recycler ces matériaux pour obtenir le plus grand bénéfice en termes de carbone. Bien que les collectes séparées fassent partie intégrante des ressources holistiques, les taux de capture, même dans les meilleurs cas, ne sont pas suffisants. Un tri supplémentaire de la fraction résiduelle des déchets sera toujours nécessaire.

– Le tri des déchets mixtes, pour améliorer les taux de collecte et de recyclage. L’incinération ou la mise en décharge des plastiques et autres matériaux à forte teneur en carbone génèrent des émissions de gaz à effet de serre qu’on pourrait éviter. Le tri de ces déchets réduit ces émissions, et réinjecte davantage de matières premières dans le circuit productif, pour qu’ils soient recyclés et incorporés dans de nouveaux produits. Le traitement de ces déchets mixtes doit être considéré comme une priorité d’investissement dès maintenant, car il s’agit d’un filet de sécurité nécessaire pour garantir que les systèmes de gestion des déchets capturent autant de ressources que possible pour le recyclage.

 

Le cadre législatif et les principes incitatifs

Les systèmes holistiques sont une combinaison de réglementations – responsabilité élargie des producteurs, systèmes de consignes -, et de processus techniques de traitement des déchets. Le cabinet de conseil en économie durable, Eunomia, basé à Londres, a examiné différents modèles afin de déterminer le scénario le plus efficace et le plus rentable.

 

Les objectifs de développement durable des Nations Unies, édictés en 2016, ont donné le jour à un cadre législatif européen en faveur du développement durable et de la protection du climat s’appliquant à tous les États membres.

Cette réduction dans les émissions de CO2 viendra de la combinaison optimisée des pratiques de gestion des déchets en matière de collecte, tri et recyclage – elles facilitent la transition vers une économie circulaire qui évite d’aboutir à un épuisement des ressources, réduit les déchets sauvages et contribue à un monde neutre en carbone.

Les systèmes de consigne pour les bouteilles en PET et les canettes, qui affichent un taux de retour de plus de 90 %, devraient jouer un rôle central dans ce contexte. En ce qui concerne les autres déchets ménagers, seuls les biodéchets, le papier, les textiles et les équipements électriques et électroniques, devraient être collectés séparément. Tout le reste peut rester dans un flux de déchets en mélange qui peut être séparé et transformé en matériaux réutilisables pour un recyclage ultérieur.

Cela permettra à des modèles holistiques adaptés à chaque région de réduire les émissions mondiales de CO2 jusqu’à 5 %, soit l’équivalent des émissions produites par tous les vols commerciaux dans le monde et les deux-tiers des voitures.

 

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” Le moment est venu de prendre des mesures concrètes pour que les sociétés cessent de gaspiller les ressources avec toutes les conséquences néfastes qui en découlent. Dans de nombreux endroits, la pandémie a contribué à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat “, souligne Volker Rehrmann, vice-président exécutif et chef de la division Recyclage/Mine et économie circulaire de TOMRA. “Mais maintenir ce niveau nécessitera une mise en œuvre déterminée et cohérente, notamment des systèmes holistiques pour faire triompher un modèle d’économie circulaire.”

 

#DEVELOPPEMENT DURABLE #LIVRE BLANC #RECYCLAGE DES DECHETS

 

 

 

[1] TOMRA a été fondée en 1972 sur une innovation qui a commencé par la conception, la fabrication et la vente de distributeurs automatiques inversés (DVA) pour la collecte automatisée de récipients de boissons usagés. Aujourd’hui, TOMRA fournit des solutions technologiques qui permettent l’économie circulaire avec des systèmes de collecte et de tri avancés qui optimisent la récupération des ressources et minimisent les déchets dans les secteurs de l’alimentation, du recyclage et de l’exploitation minière et s’engage à construire un avenir plus durable.

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TOMRA compte  100 000 installations sur plus de 80 marchés dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires total de  9,9 milliards de NOK en 2020. Le groupe emploie  4 300 personnes dans le monde et est coté à la bourse d’Oslo (OSE : TOM).

Pour de plus amples informations sur TOMRA, veuillez consulter le site www.tomra.com.

 

[2] Pour vous procurer l’étude : c’est ici : Holistic Resource Systems – A Free White Paper by TOMRA Circular Economy

 

Promulgation de la loi « climat et résilience »

Dernière étape législative d’un processus démarré il y a deux ans avec la mise en place d’une Convention citoyenne pour le climat, la loi Climat et Résilience est officiellement promulguée et publiée au Journal officiel aujourd’hui. Ce texte marque un tournant pour une société pleinement engagée dans la lutte contre le dérèglement climatique et la surconsommation de ressources, au bénéfice des Français. La loi permettra notamment d’améliorer la qualité de l’air des grandes villes, de massifier les rénovations de logements en accompagnant les ménages, de lutter contre la bétonisation des sols, ou encore d’intégrer davantage de menus végétariens dans les cantines.

Changement climatique généralisé et rapide, d’intensité croissante

« Un réchauffement comme celui de ces dernières décennies n’a jamais été observé depuis des millénaires ou même davantage », alerte le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’instance onusienne de référence sur l’étude du climat, qui publie le premier chapitre de son sixième rapport, qui porte sur les causes du changement climatique : un état des lieux des connaissances sur le climat et ses perspectives d’évolution en fonction des émissions de gaz à effet de serre.

Sommet sur les systèmes alimentaires : 84 signataires appellent la France à sauver l’agriculture paysanne

Un Sommet international sur les systèmes alimentaires aura lieu en septembre 2021, organisé par l’ONU en étroit partenariat avec le Forum Économique Mondial [[Le Forum économique Mondial et les Nations Unies ont signé un accord de partenariat pour l’agenda 2030 en juin 2019]]. D’ici quelques jours, le pré-sommet de cette initiative se tiendra à Rome. En dépit de l’inquiétude et des remarques formulées par une grande partie de la société civile, par de nombreux acteurs du monde académique, mais aussi par certains États, ce sommet et ce pré-sommet se caractérisent par un manque criant d’inclusivité et un refus de tout dialogue quant aux modalités d’organisation. Les premières orientations prises nous font craindre le pire.

Synthèse

Alors que la FAO et de très nombreuses recherches ont montré le rôle essentiel de l’agroécologie paysanne pour répondre aux défis sociaux, alimentaires et environnementaux contemporains, les organisateurs du sommet promeuvent au contraire principalement une agriculture « de technologies de pointe », centrées sur des solutions prétendument révolutionnaires et faussement vertes.

Avec l’approbation de l’ONU, se met ainsi en œuvre la stratégie d’influence des principaux groupes agroalimentaires, de technologies de pointes et financiers mondiaux. De plus en plus présents dans des instances alimentaires internationales qu’ils financent largement ou créent de toute pièce, ces groupes ont donné l’illusion d’un consensus salutaire autour des solutions faisant leur fonds de commerce : nouvelles techniques de modification du vivant/nouveaux OGM, numérisation de l’agriculture, viande in vitro, drones-pulvérisateurs, agriculture de précision, agriculture “intelligente face au climat” etc.

Dans chacun des cas, les solutions proposées se font au détriment du droit à l’alimentation et de l’autonomie des petits producteurs et étendent l’emprise de ces multinationales sur les terres, eaux, semences, gènes animaux et végétaux.

PARTIE 1 : LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET LA NUTRITION DANS LE MONDE EN 2020

Illustration de cette mainmise, l’envoyée spéciale des Nations Unies pour le sommet n’est autre que la Présidente de l’Alliance pour une Révolution verte en Afrique (AGRA), Mme Kalibata. AGRA est une initiative cofondée par les Fondations Bill et Melinda Gates et Rockefeller dans le but d’orienter l’agriculture africaine vers des solutions technologiques avec une prédominance des intrants chimiques et de la biotechnologie. Elle est ardemment décriée par les ONG et organisations de producteurs locales pour son manque de résultats et sa proximité avec certaines multinationales agroalimentaires cherchant des débouchés sur le continent.

Au contraire, l’agroécologie paysanne a fait ses preuves. Les fermes familiales du monde entier, de même que les pêcheurs artisanaux et les communautés indigènes, produisent plus de 70 % de la nourriture consommée dans le monde tout en utilisant moins de 20 % des ressources productives. Les pratiques de polyculture-élevage ont une efficacité énergétique beaucoup plus élevée que les monocultures et l’élevage industriels.

SIGNIFICATION DES NIVEAUX DE GRAVITÉ DE L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE MESURÉS À L’AIDE DE L’ÉCHELLE FIES POUR L’INDICATEUR 2.1.2 DES ODD

Tandis que les pesticides, les engrais chimiques et les monocultures ravagent les sols et la biodiversité, les techniques agroécologiques ont montré leur capacité à les restaurer.

Alors que l’insécurité alimentaire dans le monde n’est plus liée à un manque de production mais à des inégalités croissantes, les choix politiques au niveau international sont décisifs pour orienter l’agriculture et les systèmes alimentaires. Malgré leur manque d’efficacité et leurs multiples impacts, les « innovations technologiques » des multinationales agricoles et agroalimentaires bénéficient de centaines de milliards d’aides publiques tandis que l’agroécologie est sous-financée. Avec ce sommet, un nouveau pas va être franchi dans l’accaparement de la gouvernance mondiale de l’alimentation par une poignée de multinationales déjà en situation de monopole.

Nous affirmons que pour nourrir sainement les populations de tous les pays, la priorité devrait être une plus juste répartition des ressources agricoles et piscicoles (les terres, l’eau, les semences…) et la promotion d’une souveraineté alimentaire. Cette dernière doit être entendue comme la capacité pour chaque pays, groupes de pays, peuples ou communautés de décider démocratiquement comment, et par qui, leur alimentation est produite et transformée.

DANS LE MONDE, 21,3 POUR CENT DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS CONNAISSENT UN RETARD DE CROISSANCE ET 7 SOUS-RÉGIONS SUR 17 ONT UNE PRÉVALENCE ÉLEVÉE OU TRÈS ÉLEVÉE DU RETARD DE CROISSANCE EN 2019

Les politiques agricoles et alimentaires ne doivent pas être dictées par la toute puissante règle du libre-échange qui entraîne une course au moins-disant social, économique et environnemental.

CONFORMITÉ DE LA CONSOMMATION ALIMENTAIRE HABITUELLE MOYENNE DES ADOLESCENTS (14-17 ANS) PAR RAPPORT AUX RECOMMANDATIONS ALIMENTAIRES

Nous demandons des systèmes alimentaires et agricoles durables, résilients et justes.

La France, à travers l’ensemble de ses politiques publiques et ses engagements internationaux, doit soutenir l’agroécologie paysanne. Nombreuses sont les solutions que les citoyens et citoyennes appellent de leurs vœux. Mais pour les mettre en œuvre il faut impérativement que les États prennent leurs responsabilités et cessent d’abdiquer face aux sirènes de l’agro-industrie.

Nous, signataires de cette lettre, demandons donc à la France de retirer son soutien politique à ce sommet des Nations Unies sur les Systèmes Alimentaires et de construire, au sein de la FAO et du Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale (CSA), avec les nombreux États qui y sont favorables, les conditions pour une véritable agroécologie paysanne.

L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2020

Signataires de la lettre

Organisations Non Gouvernementales

  • Action Contre la Faim
  • CCFD Terre Solidaire
  • Confédération Paysanne
  • Greenpeace France
  • Oxfam France
  • ActionAid France
  • Agter
  • Alofa Tuvalu
  • Artisans du Monde
  • Attac
  • Bio Consom’acteurs
  • CARI (Centre d’Actions et de Réalisations Internationales)
  • CMR (Chrétiens dans le Monde Rural)
  • FADEAR (Fédération Associative pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural)
  • Filière Paysanne
  • FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique)
  • Gret
  • Générations Futures
  • Ingénieur·es sans frontières groupe Agricultures et souveraineté alimentaire (ISF Agrista)
  • Les Amis de la Terre
  • MIRAMAP (Mouvement Inter-régional des AMAP)
  • RAC (Réseau Action Climat)
  • Réseau Environnement Santé
  • RESOLIS
  • SOL – Alternatives Agroécologiques et Solidaires
  • Terre & Humanisme
  • Union syndicale Solidaires
  • WWOOF France

Parlementaires européens

  • François Alfonsi, Député européen
  • Eric Andrieu, Député européen
  • Benoît Biteau, Député européen
  • Manuel Bompard, Député européen
  • Damien Carême, Député européen
  • David Cormand, Député européen
  • Gwendoline Delbos-Corfield, Députée européenne
  • Karima Delli, Députée européenne
  • Claude Gruffat, Député européen
  • Yannick Jadot, Député européen
  • Michèle Rivasi, Députée européenne
  • Caroline Roose, Députée européenne
  • Mounir Satouri, Député européen
  • Marie Toussaint, Députée européenne
  • Salima Yenbou, Députée européenne

Parlementaires Français

Député.e.s

  • Clémentine Autain, Députée de Seine-Saint-Denis
  • Joël Aviragnet, Député de Haute-Garonne
  • Marie-Noëlle Battistel, Députée de l’Isère
  • Gisèle Biémouret, Députée du Gers
  • Jean-Louis Bricout, Député de l’Aisne
  • Alain David, Député de la Gironde
  • Jennifer De Temmerman, Députée du Nord
  • Laurence Dumont, Députée du Calvados
  • Lamia El Aaraje, Députée de Paris
  • Olivier Faure, Député de Seine-et-Marne
  • Guillaume Garot, Député de la Mayenne
  • Chantal Jourdan, Députée de l’Orne
  • Marietta Karamanli, Députée de la Sarthe
  • Jérôme Lambert, Député de la Charente
  • Sandrine le Feur, Députée du Finistère
  • Gérard Leseul, Député de Seine-Maritime
  • Josette Manin, Députée de Martinique
  • Paul Molac, Député du Morbihan
  • Philippe Naillet, Député de la Réunion
  • Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne
  • Christine Pirès-Beaune, Députée du Puy-de-Dôme
  • Dominique Potier, Député de Meurthe-et-Moselle
  • Loïc Prud’homme, Député de la Gironde
  • Claudia Rouaux, Députée d’Ille-et-Vilaine
  • Isabelle Santiago, Députée du Val-de-Marne
  • Hervé Saulignac, Député de l’Ardèche
  • Bénédicte Taurine, Députée de l’Ariège
  • Sylvie Tolmont, Députée de la Sarthe
  • Cécile Untermaier, Députée de Saône-et-Loire
  • Hélène Vainqueur-Christophe, Députée de la Guadeloupe
  • Michèle Victory, Députée de l’Ardèche

Sénateur.ice.s

  • Guy Benarroche, Sénateur des Bouches-du-Rhône
  • Thomas Dossus, Sénateur du Rhône
  • Jacques Fernique, Sénateur du Bas-Rhin
  • Hervé Gillé, Sénateur de la Gironde
  • Guillaume Gontard, Sénateur de l’Isère
  • Joël Labbé, Sénateur du Morbihan
  • Pierre Laurent, Sénateur de Paris
  • Monique de Marco, Sénatrice de la Gironde
  • Raymonde Poncet Monge, Sénatrice du Rhône
  • Daniel Salmon, Sénateur d’Ille-et-Vilaine

Arsenic, mercure, cadmium… tous exposés ?

Le 1er juillet dernier, Santé publique France a publié les résultats de l’étude ESTEBAN visant, entre autres, à mesurer notre exposition à certaines substances de l’environnement. L’un des principaux enseignements de cette étude, c’est que la quasi-totalité de la population française est exposée aux métaux, et en particulier aux métaux lourds, dont certains peuvent s’avérer nocifs pour notre santé.

Les consommateurs pensent que leur pays est victime du réchauffement climatique, et pas la cause selon le Sustainability Barometer publié par Mintel

Victimes, pas responsables. C’est ce que pensent les consommateurs des quatre coins du globe de l’implication de leurs pays respectifs dans le réchauffement climatique, selon le Sustainability Barometer (littéralement baromètre de la durabilité), que vient de publier Mintel. En moyenne, 44 % des consommateurs au niveau mondial déclarent que le pays dans lequel ils vivent souffre du changement climatique. Ils ne sont, en moyenne, que 33 % à penser que leur pays d’implantation est responsable de ce changement. Les consommateurs en provenance d’Italie (20 %), du Brésil (21 %), de la Corée du Sud (24 %) et d’Espagne (29 %) font partie des nationalités qui ont le moins tendance à croire que leur pays contribue au changement climatique. En revanche, ceux originaires du Royaume-Uni (44 %), d’Allemagne (45 %) et des Etats-Unis (46%) sont les plus enclins à penser que leurs pays ont un rôle à jouer. Ce constat est particulièrement vrai au Canada où plus de la moitié des consommateurs (51 %) partagent cette opinion. Les niveaux de préoccupation nationaux au sujet du climat sont fortement liés aux expériences ressenties par les consommateurs au sein de leurs propres pays. Avec 54 %, l’Allemagne enregistre le pourcentage le plus important de consommateurs déclarant que « le pays dans lequel ils vivent souffre du changement climatique ». Le pays constate un même pourcentage de personnes déclarant que ce sujet fait partie de leurs trois préoccupations majeures en matière d’environnement. Selon Richard Cope, Senior Trends Consultant chez Mintel Consulting, SustainabilityBarometer_2021_Digital_LandingPageBooklet_245x410-1.jpg « Il semble qu’il y ait un décalage de perception à propos de la durabilité. Autrement dit, une énorme différence entre l’expérience qu’ont les consommateurs du changement climatique et les vraies responsabilités. Nous constatons un écart dans certains pays producteurs comme le Brésil où les consommateurs considèrent que le changement climatique vu sous le prisme de la déforestation est un problème externe provoqué par la demande étrangère pour la viande, le soja et le bois. Dans le cas de nombreux marchés européens, les émissions sont exportées vers des pays producteurs, comme la Chine, mais les consommateurs ne semblent pas en tenir compte dans leur façon de considérer et d’attribuer la responsabilité du changement climatique. Beaucoup d’entreprises doivent prendre l’initiative et faire valoir leurs atouts mais aussi expliquer ce qu’elles considèrent comme étant les vrais problèmes de société ainsi que leurs défis opérationnels. Les messages et les campagnes auront davantage d’impact si les marques coordonnent leurs efforts avec ceux du gouvernement et s’inspirent de l’engouement actuel pour les films documentaires sur l’environnement comme Seaspiracy et Kiss the Ground ».

Les entreprises à l’écoute des consommateurs

Quand on leur demande ce qui les incite à acheter des produits ou des services qui revendiquent un bénéfice pour l’environnement, les consommateurs répondent qu’ils sont à la recherche d’informations sur la façon dont leurs achats impactent directement l’environnement, à l’image par exemple de la plantation d’un arbre pour chaque achat (48 %). Ils sont aussi à la recherche d’un étiquetage démontrant l’impact environnemental, comme par exemple le niveau des émissions de CO2 (47 %). Plus des deux tiers (42 %) recherchent de l’information mesurant l’impact, à condition qu’elle soit exprimée dans des quantités qu’ils peuvent comprendre, comme des litres d’eau ou des kilomètres quand il s’agit d’une distance. 41 % souhaitent une certification reconnaissable et destinée à démontrer leurs standards, comme le label B-corp. « Les consommateurs souhaitent que les entreprises utilisent des termes et des données simples et qu’elles expliquent l’impact environnemental direct et mesurable de leurs achats. Afin de renforcer la confiance dans la science et convertir des achats potentiels en achats réels, les entreprises doivent proposer un nouveau lexique associé à l’environnement que les consommateurs peuvent comprendre facilement. Outre la recherche de l’homologation par un organisme tiers, les consommateurs veulent aussi comprendre la portée individuelle de leurs achats de façon à s’assurer de l’impact positif de leurs emplettes sur l’environnement. Ces mêmes défis se retrouvent dans l’étiquetage des aliments. C’est sans doute la raison pour laquelle les entreprises pilotent actuellement un système de feux de signalisation en matière de durabilité. Cela promet d’allier un confort visuel à un objectif rigoureux, quantifié par une homologation par un tiers. Cependant, les consommateurs vont vouloir en savoir davantage sur le lieu mais aussi sur la façon dont l’empreinte du produit est mesurée » conclut Richard Cope. Mintel Sustainability BarometerTélécharger le Baromètre Mintel de la durabilité (Mintel Sustainability Barometer) Le Baromètre Mintel de la durabilité (Mintel Sustainability Barometer) présente des recherches et des informations sur les attitudes, les comportements et les préférences d’achat des consommateurs en matière de durabilité ; – 500 internautes âgés de 16 ans et plus en Brésil, France, Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Italie, Pologne, Espagne ; – 500 internautes âgés de plus de 18 ans en Australie, Canada, Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, Thaïlande, Etats-Unis.

À propos de Mintel

logo.pngMintel est une agence experte en matière de données consommateurs, aidant nos clients à comprendre ce que veulent acheter les consommateurs et pourquoi. En tant que leader mondial de l’intelligence de marché, notre analyse des consommateurs, des marchés, des nouveaux lancements de produits et des paysages concurrentiels offre une perspective unique sur les économies locales et mondiales. Depuis 1972, nos analyses prédictives et les recommandations de nos experts ont permis d’accompagner nos clients dans leurs prises de décisions stratégiques et de le faire plus rapidement. Notre objectif est de contribuer à la croissance des entreprises et des individus.

Documents joints

La science, une réponse aux problématiques environnementales ?

En 2021, les Français font confiance à la science et aux scientifiques

3M publie les résultats de son étude annuelle sur l’Etat de la Science en France et dans le monde (SOSI -State of Science Index). Réalisée dans 17 pays dans un contexte de pandémie et menée par un institut de sondage indépendant, elle révèle de nombreux enseignements sur l’espoir et les attentes que suscite la science en matière de santé, d’environnement et d’accès aux carrières scientifiques. Alors que le pays poursuit sa campagne de vaccination pour lutter contre la pandémie de COVID-19, la science n’a jamais été aussi présente dans nos vies. Elle est au cœur de nos conversations. Dans ce contexte, 3M publie la cinquième édition de son étude sur l’Etat de la Science en France et dans le monde. L’objectif de cette étude menée chaque année depuis 2018 est de mesurer et comprendre la façon dont les individus perçoivent la science. Quel est son rôle ? Que représente-elle ? Quel est son impact dans leur vie quotidienne ?

Un espoir en temps de pandémie !

240621_3m-sosi-socialassets-v43m-sosi-socialassets-2021-hope.jpgAinsi près de 8 Français sur 10 (79%) estiment que la science est porteuse d’espoir pour l’avenir (vs 89% au niveau mondial). Les 3/4 (75%) espèrent même que la science contribuera à rendre l’année 2021 meilleure que 2020. Enfin, 78% des Français s’accordent à dire que la science nous sauvera de la pandémie. Sur ce point, la tendance mondiale monte à 85% en moyenne. Aujourd’hui, une très grande majorité de Français déclare faire confiance à la science (84%) et aux scientifiques (81%). Des scores relativement élevés mais légèrement en deçà de la tendance mondiale (respectivement 91% et 86%). « Nous bénéficions au quotidien des avancées scientifiques. Il est donc primordial d’élever le débat et de comprendre les réactions que la science suscite », commente Alain Simonnet, Vice-President & Managing Director 3M de la Région Méditerranée de l’Ouest. Et d’ajouter « la très grande majorité des Français accorde une solide confiance en la science. Il sera important de la maintenir à son plus haut niveau pour répondre aux défis qui vont bien au-delà de la santé comme les questions environnementales ou encore l’accès équitable aux carrières scientifiques. Sur ces points, la jeune génération parait d’ailleurs plus engagée que ses ainées, ce qui laisse présager de belles perspectives pour l’avenir ».

Plus de confiance. Plus de conformité ?

Les données de l’enquête suggèrent un lien entre la confiance en la science et le fait de suivre les conseils scientifiques pour nous protéger pendant la pandémie. En France, une majorité significative (85% vs 91% dans le monde) estiment que les individus devraient suivre les conseils des scientifiques pour contenir la propagation du COVID-19. En outre, 74% des Français pensent que les vaccins sont une réponse indispensable pour résoudre les problèmes de santé publique (88% dans le monde). Si l’image de la science est à son plus haut niveau depuis sa création, l’étude sur l’Etat de la Science révèle quelques disparités entre la France et le reste du monde. La science est ainsi source d’espoir mais à peine la moitié des Français (54%) estime qu’elle améliorera nos vies d’ici 5 ans. Un écart significatif avec le reste de la population mondiale qui en est davantage convaincue (79% dans le monde). Par ailleurs, la science connait un regain d’intérêt mais seulement 1/3 des Français (36 %) estime qu’il se poursuivra au-delà de la pandémie comme plus de la moitié de la population mondiale (59 %). Enfin, les Français sont moins susceptibles de reconnaître l’importance de la science dans leur vie quotidienne (28% vs. 56% au niveau mondial).

La science, une réponse aux problématiques environnementales. Et il y a urgence !

050721_3m-sosi-socialassets-v43m-sosi-socialassets-2021-climate.jpgL’étude révèle une préoccupation croissante des Français et un sentiment d’urgence concernant la santé de la planète. Si l’impact est moindre comparé à d’autres pays, il reste élevé. 66% estiment que la pandémie les a rendus plus soucieux de l’environnement (77 % dans le monde). Une majorité significative (90 %) s’accorde à dire que des solutions pour atténuer le changement climatique doivent être mises en œuvre immédiatement. Ils sont également 83 % (vs 89% au niveau monde) à estimer que les individus devraient se fier à la science pour contribuer au développement d’un monde plus durable. La pollution plastique, une priorité environnementale absolue pour les Français Parmi les préoccupations environnementales citées dans l’étude, la pollution plastique des océans arrive en tête (69%) suivie de près par le changement climatique (68%). Sur ce point, l’inquiétude est encore plus forte chez les adultes de la génération Z (76 %). Viennent ensuite la multiplication des catastrophes naturelles (66), la pollution de l’air (62% vs. 68% au niveau mondial) et l’approvisionnement en eau potable (56% vs. 64% au niveau mondial). Sur la pollution plastique, la France fait figure d’exception par rapport aux autres pays interrogés. Ainsi parmi les priorités à résoudre grâce à la science, les Français placent la pollution plastique des océans (52% vs 41% dans le monde) devant le COVID-19 (48% vs 51% dans le monde). « L’urgence d’améliorer la santé de notre planète et de ses habitants se manifeste haut et fort », commente Véronique Delpla-Dabon, Directrice RSE de 3M, France et Région Méditerranée de l’Ouest. « En travaillant main dans la main avec différents acteurs clés, et en appliquant nos innovations et notre science à la vie, nous sommes à même de contribuer à relever les défis environnementaux et construire un avenir plus durable. »

Un intérêt notable de la jeune génération pour l’enseignement et les carrières dans les STEM

290621_3m-sosi-socialassets-v43m-sosi-socialassets-2021-stemcareer.jpgSi 88% des Français (vs 90% au niveau monde) reconnaissent que le monde a besoin que davantage d’individus poursuivent des carrières liées aux STEM, la pandémie n’a pas suscité de réelles vocations. Moins de la moitié (44%) semble être motivée par une carrière dans ces filières à cause de la pandémie. Bien loin de la tendance moyenne des autres pays interrogés (60% en moyenne dans le monde). Ils ne sont également que 42% à penser que les scientifiques et les professionnels de la santé ont une influence sur la nouvelle génération à poursuivre dans cette voie. Toutefois, cette proportion est nettement plus élevée chez les adultes de la génération Z en France (60%). L’accès aux filières scientifiques pour les femmes est une priorité en France En France, la plupart des personnes interrogées (83 % vs 88% au niveau mondial) affirment qu’il est essentiel de favoriser la diversité et l’inclusion dans les filières STEM. Sur la question de l’égalité des genres, les Français se démarquent. Hommes et femmes s’accordent à dire qu’il faut accroitre les efforts pour remédier aux inégalités auxquelles les femmes sont confrontées dans le domaine des STEM. Les 3/4 des Français (75% vs 70% monde) estiment que des conséquences dommageables sont à prévoir si la communauté scientifique échoue à attirer davantage de femmes et de filles. Enfin, ils sont 62% à reconnaitre que les femmes sont davantage découragées de poursuivre des études dans les STEM que les hommes. Sur ces deux points, les tendances en France sont en moyenne similaires aux résultats dans le monde. Enfin, 86% pensent que les entreprises devraient jouer un rôle clé dans l’amélioration de la diversité dans les carrières scientifiques (contre 89% au niveau mondial).

Une coopération transverse et internationale en matière de solutions scientifiques est essentielle

corporations-expected-priorities-picture-300x210.jpgPrès de 9 Français sur 10 (89%) estiment que les pays devraient davantage coopérer pour concevoir des solutions scientifiques afin de résoudre les grands défis auxquels les populations sont confrontées, comme les futures pandémies et le changement climatique. Par ailleurs, la coopération entre les secteurs public et privé pour faire progresser la science est massivement soutenue (89% en France vs 92% dans le monde). En France, la science est considérée comme essentielle pour façonner, renforcer et améliorer le pays. 86% des Français interrogés pensent que les investissements en faveur de la science rendraient le pays plus fort (contre 91% au niveau mondial). Ils sont également 76% à déclarer que l’économie française s’améliorera si davantage de personnes s’orientent vers des carrières scientifiques (contre 84% dans le monde). .

Méthodologie de l’enquête sur l’Etat de la Science

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L’étude sur l’Etat de la Science de 3M (SOSI) est une étude indépendante et représentative des populations à l’échelle nationale (sur la base des données démographiques recensées), menée par un institut de sondage indépendant par entretiens en ligne et hors ligne. L’enquête 2021 a été menée du 2 février au 23 mars 2021 dans 17 pays auprès de 1 000 adultes de la population générale (18+) dans chacun des pays suivants : Australie, Brésil, Canada, Colombie, Chine, France, Allemagne, Inde, Italie, Japon, Mexique, Pologne, Singapour, Corée du Sud, Émirats arabes unis, Royaume-Uni et États-Unis. Au niveau de confiance de 95 %, la marge d’erreur est de +/- 0,8 point de pourcentage au niveau mondial dans les 17 pays, et de +/- 3,1 points de pourcentage pour chaque pays individuel. Pour comparer toutes les tendances de l’enquête SOSI, une moyenne de suivi de 10 pays a été utilisée, avec une marge d’erreur de +/- 1,0 point de pourcentage. Les pays compris dans cette moyenne sont le Brésil, le Canada, la Chine, l’Allemagne, le Japon, le Mexique, la Pologne, Singapour, le Royaume-Uni et les États-Unis. – www.3mfrance.fr

 

L’essentiel de la transition énergétique. Pourquoi est-elle indispensable ?

capture_d_e_cran_2021-07-10_a_17.26.16.png « Transition énergétique » : l’expression est à la mode, mais que signifie-t-elle concrètement ? Engagée depuis longtemps sur le sujet, France Nature Environnement publie un livret pédagogique et visuel pour en résumer les enjeux et faire valoir les axes principaux de son plaidoyer. En d’autres termes, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la transition énergétique sans oser le demander ! Pourquoi la transition énergétique est-elle indispensable ? Comment la mener ? Quels objectifs la France s’est-elle fixée et peut-elle vraiment les atteindre ? Quels sont les avantages et les limites des différentes sources d’énergie ? C’est à toutes ces questions que nous avons essayé de répondre pour vous permettre de comprendre en un clin d’œil les principaux enjeux de la transition énergétique. Pour France Nature Environnement, une transition énergétique réussie repose sur trois grands principes :
  1. plus de sobriété pour réduire nos besoins,
  2. plus d’efficacité pour limiter le gaspillage énergétique, notamment dans les deux secteurs les plus énergivores que sont les transports et le bâtiment,
  3. un mix 100% renouvelable pour réduire les impacts —sanitaires, politiques, sociaux, environnementaux…— de la production d’énergie.
Vous découvrirez également le rôle des réseaux de transport et de distribution, l’importance de solutions de stockage efficaces, ou encore le potentiel des projets participatifs et citoyens d’énergie renouvelable. De quoi vous faire toucher du doigt la richesse et la complexité de ce sujet passionnant… Si vous souhaitez en savoir plus, la bibliographie téléchargeable recense un grand nombre de ressources utiles. Bonne lecture !

Livret

Livret « L’essentiel de la transition énergétique »DÉCOUVRIR LE LIVRET Un grand merci aux Delo pour la conception graphique de ce livret !

Bibliographie

Bibliographie complèteTélécharger la bibliographie complète

Pour aller plus loin

Les Scopes de France Nature Environnement, des outils d’aide au positionnement pour évaluer les projets d’énergie renouvelable dans les territoires. – Transition énergétique : mode d’emploiLes contre-vérités du nucléaireL’éolien terrestre : enjeux et impactsLa méthanisation : définition, atouts et enjeux

 

Documents joints

18 ONG et acteurs bio soutiennent le Planet Score : un affichage fiable pour une réelle transition agricole et alimentaire

La future loi climat prévoit un affichage environnemental qui devra informer les consommateurs sur l’empreinte écologique des produits alimentaires. Dans le cadre de l’appel à projets lancé par le Ministère de l’Ecologie et l’Agence de la Transition Ecologique (Ademe) pour développer cet affichage, un collectif regroupant associations de consommateurs, de protection de l’environnement, organisations de défense du bien-être animal et acteurs de la Bio soutient le Planet-score. Fruit d’un travail basé sur l’indépendance et la transparence, ce score englobe les principaux impacts environnementaux de la production agro-alimentaire.

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Pour que les pommes issues d’une agriculture durable soient mieux notées que celles boostées aux pesticides et engrais de synthèse

La loi Climat prévoit un affichage environnemental principalement basé sur l’Analyse du cycle de vie (ACV), méthode qui prend en compte les différentes étapes de la vie d’un produit et leurs effets sur l’environnement. En revanche, elle mesure actuellement mal certains impacts négatifs, notamment ceux liés à l’usage des pesticides sur la santé humaine et n’intègre pas les atteintes à la biodiversité.

Sans la prise en compte de ces enjeux, l’utilisation de l’ACV seule conduirait à favoriser les produits issus de productions et d’élevages intensifs (utilisant massivement pesticides, engrais de synthèse, antibiotiques…).

La prise en compte de la biodiversité, du climat, de la santé humaine et du bien-être animal

Proposé par l’Institut de l’Agriculture et de l’Alimentation biologiques (ITAB) et ses partenaires (SAYARI et VGF[[Sayari, Very good future]]), le Planet-score permet de corriger les biais et les lacunes de l’analyse du cycle de vie (ACV).

Il se distingue par cinq atouts majeurs :

● Il repose sur une expertise scientifique approfondie et pluridisciplinaire

● Il permet de combler les lacunes de l’ACV pour mieux évaluer l’impact des pesticides sur la santé humaine et sur l’environnement

● Il englobe les impacts négatifs et positifs de l’agriculture sur la biodiversité en fonction des modes de production (bio, extensif, intensif)

● Il s’appuie sur les données scientifiques les plus récentes sur l’impact climatique des aliments

● Il apporte une information complémentaire sur le bien-être animal, qui fait partie des défis d’une agriculture soutenable et ne peut être déconnecté des enjeux écologiques.

Un format simple et explicatif, qui serait pris en compte par 81 % des consommateurs et qui les mobilise fortement

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Son format est simple mais pas simpliste : comme le Nutri-score pour la qualité nutritionnelle, il fournit un score agrégé sur une échelle de A à E, tout en donnant le détail des principaux impacts en matière de climat, de biodiversité, et d’impact des pesticides. Le Planet-Score fournit aussi une information complémentaire sur le bien-être animal.

Un étiquetage soutenu par 16 ONG et acteurs de la Bio

Nos organisations considèrent que le Planet-score est une proposition d’affichage environnemental solide du point de vue scientifique et qui permettrait aux consommateurs d’identifier facilement les différents impacts environnementaux des aliments. Les tests réalisés auprès des citoyens-consommateurs démontrent que le Planet-score classe les aliments en cohérence avec les scénarios les plus réalistes de transition agricole et alimentaire. Il constitue à ce titre un levier fiable et efficace pour accélérer l’engagement des consommateurs et donc des opérateurs vers une alimentation plus soutenable.

Nous appelons les pouvoirs publics à :

– se saisir du Planet-score comme référence pour le futur affichage environnemental des aliments ;
– corriger les données relatives à l’impact écologique des produits et rectifier les biais présents dans la base de données officielle Agribalyse.

Dossier de présentation complet

Planet-Score en 2025 : l’étiquette qui verdit la viande rouge ?

©Crédit Photographie : Bon Pote / Valentine Michel

Le Planet-score entend être à l’environnement ce que le Nutri-score est à la santé : une étiquette encourageant les achats responsables tout en incitant les producteurs et productrices à rendre leurs produits plus vertueux. Une ambition louable, au regard de l’urgence de la transition agricole et alimentaire.

Mais en pratique et contrairement au Nutri-score, cet affichage environnemental repose sur une méthodologie non transparente et présentant des biais conduisant à sous-évaluer les impacts de l’élevage extensif, en décalage avec le consensus scientifique sur le coût environnemental de la viande rouge. Des pratiques condamnées par les scientifiques que nous avons interrogé(e)s, à l’instar de Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe I du GIEC de 2015 à 2023. À la lecture de la méthodologie du Planet Score, celle-ci dénonce “une présentation biaisée de l’état des connaissances liées aux émissions de méthane, sous une forme prétendument scientifique“.

Avec Planet-score, une viande de bœuf peut ainsi se voir attribuer la note “B” ou même “A” – un non-sens au regard de son coût environnemental réel et du signal envoyé aux consommateurs et consommatrices. Décryptage. 

Sommaire de l’enquête 2025 de Bon Pote sur le Planet Score

Economie circulaire : France urbaine et l’Ecole urbaine de Sciences Po publient un guide pour accompagner les territoires

Economie-circulaire-France-urbaine-et-l-Ecole-urbaine-de-Sciences-Po-publient-un-guide-pour-accompagner-les-territoires_pressrelease.jpg France urbaine et l’Ecole urbaine de Sciences Po publient, ce jeudi 8 juillet 2021, un guide visant à accompagner les grandes villes, agglomérations et métropoles à mettre en œuvre une démarche territoriale d’économie circulaire ou à renforcer les actions déjà menées. Fruit de recherches documentaires, d’entretiens réalisés avec 23 collectivités territoriales membres de France urbaine, d’une enquête diffusée à l’ensemble des membres de la commission « Economie circulaire & ESS » de l’association, ainsi que de visites de terrain de projets d’économie circulaire, ce guide est divisé en quatre rubriques principales : – Qu’est-ce que l’économie circulaire ? La première partie du guide vise à cerner le concept de l’économie circulaire en saisissant les principes qu’il prône ; – Le cadre juridique, financier et administratif de l’économie circulaire : Cette rubrique présente les évolutions législatives, administratives et financières de l’économie circulaire en France et en Europe ; – Les bonnes pratiques des collectivités membres de France urbaine : La troisième rubrique du guide recense et valorise les bonnes pratiques des territoires, en réalisant des focus sur les stratégies et les leviers existants, afin de développer l’économie circulaire sur un territoire ; – Des projets innovants et inspirants à l’étranger : Dans la quatrième et dernière partie, sont mis en avant des projets menés par des villes européennes et internationales dans différents domaines (écologie industrielle, gestion des déchets…), visant à inspirer les grandes villes, agglomérations et métropoles et alimenter ainsi leurs propres stratégies locales. En complément du guide méthodologique, France urbaine et l’Ecole urbaine de Sciences Po dévoilent des fiches présentant les démarches territoriales d’économie circulaire des 23 collectivités[[Métropole Aix-Marseille Provence, Dijon Métropole, Grenoble-Alpes Métropole, Métropole Européenne de Lille, Métropole de Lyon, Metz Métropole, Montpellier Méditerranée Métropole, Nantes Métropole, Métropole du Grand Paris, Rennes Métropole, Métropole Rouen Normandie, Eurométropole de Strasbourg, Métropole Toulon Provence Méditerranée, Communauté urbaine de Dunkerque, Amiens Métropole, Communauté Intercommunale du Nord de la Réunion, Communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées, Ville de Paris, Ville de Lille, Ville de Roubaix, Est-Ensemble, Paris Est Marne & Bois.]] ayant collaboré à la réalisation de la publication, soit 14 métropoles, 1 communauté urbaine, 3 communautés d’agglomération, 3 grandes villes et 2 établissements publics territoriaux. Les collectivités urbaines jouent un rôle essentiel dans la mise en oeuvre de démarches d’économie circulaire à l’échelle locale et permettent de mettre en application et de concrétiser les directives et objectifs mis en place aux niveaux national et européen. Alors que la notion d’économie circulaire reste encore trop peu connue, ce guide prouve que les stratégies déjà mises en place par les territoires sont conçues dans une approche transversale qui intervient à la fois sur des secteurs environnementaux, économiques et sociaux, et dans lesquels les acteurs urbains locaux jouent un rôle majeur.

GUIDE AUX COLLECTIVITÉS : METTRE EN ŒUVRE UNE DÉMARCHE TERRITORIALE D’ÉCONOMIE CIRCULAIRE DANS LES VILLES, AGGLOMÉRATIONS, MÉTROPOLES

Face aux enjeux du réchauffement climatique, de la destruction de la biodiversité et de la mauvaise gestion des ressources naturelles, le système de production et de consommation tel que nous le connaissons est mis en cause. L’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) estime à trois milliard le nombre de consommateur.ices appartenant à la classe moyenne qui viendront s’ajouter aux deux milliards actuels d’ici 2030. Plus de deux fois plus de matières premières extraites et de déchets produits seraient alors nécessaires pour satisfaire les besoins en consommation de la population mondiale. Les acteurs privés et publics s’engagent progressivement pour réduire la surconsommation, le gaspillage et la production de quantités phénoménales de déchets. Cependant notre empreinte écologique ainsi que les dégradations environnementales en cours et à venir nous pressent de prendre des mesures toujours plus importantes face à l’urgence climatique. Cette étude, réalisée dans le cadre d’une convention France urbaine-école urbaine de Sciences Po, a un double objectif : dresser un état des lieux des initiatives de leurs membres en matière d’économie circulaire et proposer un outil d’aide à la mise en place de démarches territoriales d’économie circulaire. L’étude propose une analyse exhaustive en produisant plusieurs documents : un guide des bonnes pratiques et des fiches collectivités à disposition des membres. Sur le plan méthodologique, l’étude a consisté en une phase de recherche et une revue de la littérature, suivie d’une phase d’entretiens avec les collectivités, puis d’une analyse des résultats en vue d’une publication en juillet 2021. Des visites de terrain ont également été effectuées afin d’aller directement à la rencontre des acteurs et un questionnaire a été diffusé à l’ensemble des membres pour enrichir les résultats de l’étude. guide_eci_version_finale_publiable_060721.pdfTélécharger le Guide

Fiches projets

En complément du guide méthodologique, téléchargez également les fiches projets, présentant les démarches territoriales d’économie circulaire des 23 collectivités ayant collaboré à la réalisation du guide. Fiches ProjetsTélécharger les fiches projets

France urbaine

capture_d_e_cran_2021-07-08_a_16.48.08.png France urbaine est une association de collectivités, composée de 106 membres et présidée par Johanna Rolland, Maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole. Elle regroupe les grandes villes de France, les métropoles, les communautés urbaines et communautés d’agglomération. 22, rue Joubert – 75009 Paris +33 (0)1 44 39 34 56

 

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Eli est une application pour réduire son empreinte écologique grâce à l’Intelligence Artificielle imaginée par 3 étudiants de de l’EIGSI

Etudiants entrepreneurs : 3 jeunes ingénieurs EIGSI remportent le Prix Innovation de la Fondation La Rochelle Université pour la conception d’une application pour réduire son empreinte écologique grâce à l’Intelligence Artificielle Yann Jaffrennou, Tony Demeulemeester, Paul Molusson, 3 jeunes ingénieurs de l’EIGSI, viennent de recevoir le Prix Innovation dans le cadre de la remise des Diplômes Étudiants-Entrepreneurs (D2E) pour leur projet « Eli ». Le D2E est un programme du PEPITE ECA Entrepreneuriat Campus Aquitaine co-piloté par La Rochelle Université, l’EIGSI et l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur de l’agglomération de La Rochelle.
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Eli est une application qui accompagne les particuliers dans la réduction de leur empreinte environnementale et adaptée à leur mode de vie grâce à l’Intelligence Artificielle. Pour Yann Jaffrennou : « Nous souhaitons aider les particuliers à faire évoluer facilement leur comportement. Le principal atout d’Eli, c’est que l’application analyse les habitudes de l’utilisateur afin de lui proposer un plan d’actions correspondant parfaitement à son mode de vie. Nos études à l’EIGSI nous ont permis de développer une réelle capacité à solutionner les problèmes. La transversalité de cette formation nous rend aujourd’hui autonome dans notre capacité à développer de nouvelles compétences dans tous les domaines. En tant qu’entrepreneurs, cette flexibilité nous est indispensable. En outre, le large spectre de dominantes proposée par l’EIGSI a permis à chacun d’entre nous d’agir sur ces savoir- faire dans le domaine qui lui correspond le mieux : l’environnement pour Tony, le management d’affaire pour Paul, et la technologie pour moi. » Pour Joël Jacquet, Directeur de la Recherche de l’EIGSI : « Le projet Eli est représentatif des trajectoires que peuvent suivre nos apprenants. A l’issue de leur cursus ingénieur, nos 3 apprenants fraîchement diplômés se sont engagés dans le parcours entrepreneurial « D2E ». Parallèlement, ils sont accompagnés par l’incubateur départemental piloté par l’EIGSI. Ils bénéficient ainsi des meilleures conditions pour la création de leur entreprise. De plus, une équipe d’élèves-ingénieurs de 4ème année a fait le choix de s’investir à leurs côtés dans le cadre de leur projet Innovation & Entrepreneuriat. »

L’Intelligence Artificielle au service de l’écologie

mockup_one.png Les puissants modèles statistiques de l’application prédisent la disposition de chaque individu à réaliser une action dans un contexte donné. La capacité d’apprentissage de l’algorithme améliore au quotidien la compréhension de des utilisateurs. Eli peut donc définir un plan d’actions à partir des habitudes de l’utilisateur : alternatives, challenges ludiques, actions à réaliser. On peut aussi suivre l’évolution de sa performance écologique, au jour, à la semaine et au mois. L’application dispose aussi d’un répertoire de commerces éco-responsables locaux. Des logiciels détectent ces commerces via leur vitrine online, puis analysent l’intensité de leur engagement écologique et leur champ d’actions avant de les signaler aux utilisateurs.

L’environnement dans l’ADN de l’EIGSI

logo.jpg Depuis 20 ans, l’EIGSI est engagée en faveur de l’environnement, la mobilité urbaine et les transports propres. Les élèves-ingénieurs sont sensibilisés à toutes les problématiques environnementales. L’activité recherche de l’établissement est 100 % orientée autour de l’environnement avec ses axes Mobilité Intelligente et Intégrée, et Énergie et Littoral Urbain Durable. – www.eigsi.fr

 

Dans la course mondiale à l’espace, l’Europe offre une réponse collective réunissant 8 entreprises expertes du numérique avec Prométhée

« Le New Space européen sera digital ou ne sera pas ».

Face aux dynamisme des startups américaines, dans la course mondiale à l’espace, l’Europe offre une réponse collective en réunissant les meilleures expertises dans la maîtrise des technologies du big data, la « computer vision » et la souveraineté dans le traitement des bases de données. Huit entreprises européennes : deux sociétés allemandes et six françaises, expertes en technologies numériques se regroupent autour de Prométhée et fondent “Le Kollektiv”, pour bâtir ensemble une plateforme digitale qui permettra au New Space européen de garantir sa compétitivité à l’export. La dégradation de l’environnement et la pression démographique menacent la prospérité, la sécurité et le futur de toute l’humanité. Prométhée, opérateur de services temps réel en observation de la terre, convaincu que l’avenir de l’Observation de la Terre sera 100% digital ou ne sera pas, a annoncé aujourd’hui, le 8 juillet 2021, la création d’un “Digital New Space Kollektiv”. Le « Kollektiv » regroupe à ce jour huit entreprises européennes expertes du numérique, avec un axe franco-allemand fort, pour faire face aux grands défis de la prochaine décennie, notamment la régénération des écosystèmes dégradés, la protection des ressources en eau, l’optimisation des infrastructures, la prévention d’un déclenchement d’une nouvelle pandémie… L’objectif central du projet réside dans la démocratisation de l’Observation de la Terre afin de s’ouvrir aux marchés de masse, en diversifiant les applications et en rendant les services accessibles à tous. Olivier Piepsz, Président de Prométhée a déclaré que Le Kollektiv « reflète la volonté de Prométhée de travailler collectivement au niveau français et européen mais aussi avec l’Afrique et l’Amérique latine, pour démocratiser le NewSpace, en mettant sa plateforme numérique et ses futurs nanosatellites au service de agences qui travaillent au plus près de ses populations ». « Les technologies de rupture qu’apporte le monde digital vont permettre à la nouvelle industrie spatiale de changer la donne. La numérisation de la chaîne de valeur de l’observation de la Terre, combinant le cloud computing et l’orbital edge computing, la maîtrise des plateformes d’agrégation de données ouvertes et commerciales tirant également parti de l’intelligence artificielle et des algorithmes de décision distribués autonomes débloquera des capacités de surveillance de la Terre en temps réel, de prévision et d’atténuation des catastrophes, ainsi que des possibilités inédites de génération automatiques de stratégies alternatives et durables de gestions des territoires », a ajouté Sei Cabrol, pilote de l’équipe digitale de Prométhée. Un protocole d’accord autour de Prométhée a été signé avec LTU, expert en vision par ordinateur, IDplizz France, expert en chiffrement blockchain et vérification d’identité intelligente, VisioTerra, cabinet de conseil scientifique en Observation de la Terre, Géo4i, prestataire de services de géo-intelligence, Magellium, société de traitement de données d’observation de la Terre et de géo-intelligence, Ororatech, détection et surveillance des incendies de forêt par un expert spatial, Mundialis, expert en analyse et traitement haute performance de géodonnées. Ce protocole vise à sceller la volonté du « kollectif » à collaborer ensemble et, ainsi, devenir un acteur incontournable dans le domaine des applications d’observation de la Terre qui permettra de bâtir en local et en toute autonomie des applications sur mesure pour des solutions durables pour notre futur à tous.

A propos de Prométhée

capture_d_e_cran_2021-07-08_a_12.54.59.png Prométhée, une initiative française, duale dans son ADN, alliant révolution numérique et « new space », observation et IoT, souveraineté et mutualisation, développement local et coopération internationale. Nous vivons dans un monde où les inégalités se creusent et nos patrimoines sont menacés. Le dérèglement climatique, la fragilisation des équilibres naturels et l’insécurité sont des facteurs de tensions sociales, de déstabilisation politique qui constituent un frein à la croissance. Prométhée propose de mettre à disposition des gouvernements, de l’industrie des services d’intelligence environnementale et stratégique dans une approche souveraine. Prométhée propose une constellation de satellites clé en main mixant observation de la terre et IoT (Internet des Objets) avec des fréquences de revisite inégalées. À la pointe du big data, et de l’Intelligence Artificielle, Prométhée créé une plateforme digitale regroupant les dernières innovations du numérique permettant à ses clients de bâtir en local et en toute autonomie des applications « tailor-made » agrégeant l’information spatiale et les indicateurs terrain. De la détection de feux de forêt, à la gestion de l’eau en passant par la sécurité alimentaire, l’urbanisme, la lutte contre la désertification, le management de crise, la protection des infrastructures critiques, le nombre d’applications couvertes par Prométhée est sans limite. 3 OBJECTIFS
  1. Démocratiser l’accès à «l’Observation de la Terre» en divisant le coût des données spatiales par un facteur 4.
  1. Tirer profit de la mise en orbite de constellations de satellites à taux de revisite inégalé
  1. Garantir l’intégrité des informations en opérant nos propres satellites permettant de fournir à l’export des moyens souverains d’infrastructures spatiales et digitales

 

Pour garantir et améliorer la qualité de vie des habitants en période estivale

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Le Cere­ma se positionne plus que jamais comme le maillon central de la politique d’adaptation au chan­gement climatique des territoires au service de celles et ceux qui y vivent. En tant que partenaire des territoires, le Cere­ma veille à s’adap­ter à leurs besoins afin de les ac­compagner face aux effets du changement climatique, notamment en période estivale.

Les projets présentés dans ce dossier et portés par le Cerema apportent in fine des solutions pour améliorer le bien-être et la qualité de vie des Français lors des épisodes de canicule, de sécheresse et de pollution durant la période estivale.

44 entreprises multinationales toujours hors la loi selon CCFD Terre Solidaire et Sherpa

image001-9.png McDonald’s, Lactalis, Bigard, Adrexo, Leroy Merlin, Generali, Altrad, Euro Disney… 44 entreprises toujours hors la loi ? Le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa publient aujourd’hui la troisième édition du “Radar du devoir de vigilance”. Selon les recherches menées par les deux associations, au moins 263 entreprises seraient soumises à cette loi visant à prévenir et réparer les violations aux droits humains et à l’environnement commises à l’étranger par des entreprises françaises. Notre étude recense 6 entreprises ayant fait l’objet de mises en demeure ou d’assignations en justice, ainsi que 44 entreprises qui n’auraient toujours pas publié le plan de vigilance exigé par la loi.

Une loi contre l’impunité des multinationales

Depuis le 27 mars 2017, la loi sur le devoir de vigilance impose une obligation de vigilance aux entreprises comptant plus de 5.000 salarié.es en France ou plus de 10.000 salarié.es dans le monde. Cette loi vise à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et l’environnement qui résultent des activités des grandes entreprises françaises, y compris via leurs filiales, fournisseurs ou sous-traitants établis de par le monde. Cette loi se fonde sur deux obligations : une obligation de comportement vigilant, d’une part, et une obligation de transparence, d’autre part, par la publication d’un plan de vigilance.

Un outil, le radar du devoir de vigilance

Comme démontré en juin 2019 et 2020, lors des précédentes éditions de ce “radar du devoir de vigilance”, en raison de l’absence de suivi de cette loi et de l’opacité dont profitent pleinement certaines entreprises, il est impossible pour les citoyen.nes d’identifier de manière exhaustive les entreprises soumises à cette obligation. Compte tenu des enjeux, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa ont créé un outil accessible en ligne, plan-vigilance.org, afin de servir de vigie citoyenne pour garantir l’accès à l’information à propos de la mise en œuvre de cette loi. Cette édition 2021 du radar du devoir de vigilance révèle que :
  • Au moins 263 entreprises seraient soumises à cette obligation de vigilance
  • 6 entreprises ont été assignées en justice ou ont fait l’objet de mises en demeure par des associations et/ou des syndicats
  • 44 entreprises n’ont toujours pas publié de plan de vigilance, en dépit des relances par courrier effectuées par le CCFD-Terre Solidaire, Sherpa et Amnesty International France au cours des derniers mois. Parmi ces entreprises, McDonald’s, Lactalis, Bigard, Adrexo, Leroy Merlin, Generali, Altrad, Euro Disney. Les associations publient dans un rapport les explications avancées par certaines de ces entreprises pour justifier leur absence de plan.
Le radar du devoir de vigilance

Une législation à appliquer et à étendre

A l’heure où le devoir de vigilance est en voie d’être étendu au niveau européen, ces écueils dans l’application de la législation française (seuils d’application trop élevés, absence d’accès à l’information etc.) doivent être corrigés. Surtout, la nouvelle législation européenne devrait faciliter les actions en justice contre les entreprises qui manquent à leurs obligations. Pour Swann Bommier, chargé de plaidoyer pour la régulation des entreprises multinationales au CCFD-Terre Solidaire “Cette troisième édition du radar du devoir de vigilance révèle l’apathie et le manque de volonté criante du gouvernement et des parlementaires de la majorité à assurer le contrôle et la mise en oeuvre de cette loi : voilà quatre ans qu’aucune liste des entreprises soumises à cette loi n’a été publiée, et que les manquements à la publication d’un plan de vigilance restent impunis. Plus inquiétant, c’est également la mise en oeuvre effective de la loi sur le terrain qui ne semble pas non plus préoccuper Bercy : l’entreprise EDF, contrôlée par l’Etat via l’Agence des participations de l’Etat, est impliquée dans des violations des droits humains au Mexique, sans que les pouvoirs publics ne réagissent”. En juin 2020, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa proposaient de conditionner les aides d’Etat du plan de relance au respect de cette simple obligation de transparence. Une idée portée par divers parlementaires dans l’hémicycle, rejetée par le gouvernement et la majorité parlementaire. Pour Lucie Chatelain, juriste à Sherpa “On le voit dans les réponses des entreprises à nos courriers : certaines ne prennent pas au sérieux leur devoir de vigilance, qu’elles voient comme une simple formalité administrative qu’elles peuvent appliquer à leur guise. Le législateur européen doit absolument exclure cette logique, en renforçant les mécanismes de responsabilité en cas de dommage et en facilitant l’accès à la justice pour les victimes”.

Rapport présentant toutes les affaires en cours

2021-07-05_-_affaires_en_cours_-_synthese_-_fr.pdf

Rapport Vigilance Hors Tension

Le rapport du CCFD-Terre Solidaire, ECCHR et ProDESC concernant l’implication de l’Etat français dans les violations aux droits humains au Mexique dans le cadre d’un projet d’EDF, dans l’indifférence des pouvoirs publics français : lien rapport_vigilance_hors_tension_-_fr.pdf

A propos de CCFD – Terre Solidaire

capture_d_e_cran_2021-07-11_a_09.48.18.png Acteur historique du changement dans plus de 70 pays, le CCFD-Terre Solidaire agit contre toutes les formes d’injustices. Nous œuvrons pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie… Cet engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans l’Évangile et la pensée sociale de l’Eglise. Par notre action individuelle et collective, nous proposons et soutenons des solutions politiques et de terrain.

 

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« Risques climatiques : comment les banques contribuent-elles à l’effort collectif ? » Un Hors-Série Backstage 360 publié par Colombus Consulting

Dans la lignée de la précédente publication Backstage 360 dédiée aux risques climatiques, Colombus Consulting, cabinet de conseil en management et organisation, dédie ce second numéro « Risques climatiques : comment les banques contribuent-elles à l’effort collectif ? » au secteur bancaire. Le cabinet donne ainsi la parole à des professionnels, notamment à des acteurs bancaires issus de directions des risques au sein de BPCE, HSBC Europe Continentale ou encore BNP Paribas, pour éclairer le sujet de manière concrète.
« Depuis la loi sur la transition énergétique et la croissance verte de 2015, les risques climatiques ont fait l’objet de plusieurs initiatives réglementaires au niveau européen. Ces mesures ont directement impacté les groupes bancaires, tant au niveau de leur business model que de leur organisation et de leurs politiques de clientèle et de communication.
Marine Laufer Tourte, Partner chez Colombus Consulting en charge de l’offre à destination des Directions des Risques
Marine Laufer Tourte, Partner chez Colombus Consulting en charge de l’offre à destination des Directions des Risques
Néanmoins, l’intégration de ces risques rencontre encore des limites majeures, comme son application auprès des PME par exemple, et soulève de nombreux questionnements. Pour autant, la dynamique est enclenchée et de très nombreuses institutions financières font preuve d’une proactivité croissante face au risque climatique. Bien que leur exposition à ce risque semble encore « modérée », nombreuses sont celles qui ne se satisfont pas d’une situation qui les impactera à plus ou moins long terme. Les banques françaises l’ont bien compris, et viennent ainsi de réaliser un premier stress test climatique, qui en font les précurseurs d’un sujet qui tend à se généraliser
. » explique Marine Laufer Tourte, Partner chez Colombus Consulting en charge de l’offre à destination des Directions des Risques.

Backstage 360 : un cercle de réflexion basé sur le retour d’expérience

La démarche Backstage 360 se nourrit du savoir-faire en organisation et conduite du changement de Colombus Consulting, de retours d’expérience et de l’apport d’experts pour décrypter les tendances économiques et sociétales. Cette nouvelle édition est le fruit d’entretiens réalisés avec plus d’une quinzaine d’acteurs qui ont apporté leurs retours d’expérience concrets.
« Nous animons depuis 6 ans le Cercle de réflexion Backstage 360, qui réunit des directeurs et managers de toutes disciplines, au cours de rencontres et d’échanges sur le thème de la transformation responsable.
Elsa Cuisinier, Présidente de Colombus Consulting et Fondatrice du Cercle Backstage 360
Elsa Cuisinier, Présidente de Colombus Consulting et Fondatrice du Cercle Backstage 360
Ces prochaines années, le métier du conseil sera clé pour aider les entreprises à ne pas rater la marche du monde d’après et pour dessiner une société nouvelle, plus humaine et plus respectueuse de son environnement. Les grands enjeux actuels comme la révolution numérique, le dérèglement climatique ou encore le risque de pandémies répétées forcent aujourd’hui les entreprises et notamment les banques à envisager des changements stratégiques importants et à prendre en compte de nouveaux critères de direction. Leur transformation ne peut plus se penser uniquement en termes d’efficacité, sans quoi leur modèle est à risque
. », précise Elsa Cuisinier, Présidente de Colombus Consulting et Fondatrice du Cercle Backstage 360.

Les banques face au défi du changement climatique

Ces dernières années, le paysage réglementaire s’est enrichi graduellement et a permis de renforcer la prise en compte des risques climatiques au sein des institutions financières. Au-delà du réglementaire, les banques souhaitent aujourd’hui aller plus loin avec des engagements propres. Durant plusieurs semaines, nous avons mené des entretiens avec divers responsables des sujets liés aux Risques bancaires sur la gestion des risques climatiques et la capacité des entreprises à s’engager et à définir une stratégie RSE de manière durable. Ce nouveau Hors-Série Backstage 360 rassemble ces témoignages et retours d’expérience sur :
  • le verdissement des entreprises et des investissements (BPCE) ;
  • les impacts de la finance durable sur les banques (HSBC Europe Continentale) ;
  • la transparence et l’uniformisation des données extra-comptables (CDP Europe)
  • la prise en compte des risques ESG et du rôle du secteur financier dans la transition écologique (BNP Paribas) ;
  • l’embarquement des entités régionales et des collaborateurs autour de l’enjeu climat (CNCM).
« Risques climatiques : comment les banques contribuent-elles à l’effort collectif ? » Un Hors-Série Backstage 360 publié par Colombus ConsultingTélécharger l’intégralité du Hors-Série Backstage 360

A propos de Colombus Consulting

colombus-consulting-certification-bcorp-1024x512.jpg Partenaire des organisations impliquées dans des changements majeurs, Colombus Consulting a l’ambition de réconcilier les intérêts économiques et humains des projets de transformation. Le cabinet, créé en 1999 et qui compte 200 consultants, est dirigé par Christophe Bailey et Elsa Cuisinier. Le Groupe Colombus Consulting est présent à Paris, Nyon et Zurich.

 

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« Notre Terre ! Notre Nature » Un congrès pour décoloniser la conservation de la nature

“Notre terre, notre nature” : le premier congrès pour décoloniser la conservation de la nature.
“Notre terre, notre nature” : le premier congrès pour décoloniser la conservation de la nature.
Survival International organise le premier “contre-congrès” international sur la conservation de la nature pour dénoncer “le plus grand accaparement de terres du monde”. Le premier grand congrès international qui s’intéressera à la manière de décoloniser la conservation de la nature, “Notre terre, notre nature”, aura lieu à Marseille, en France, le 2 septembre 2021, juste avant le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra dans la même ville. Lors de ce congrès, des représentants et des intervenants autochtones de quelques 18 pays partageront des preuves et des témoignages de première main sur le vol des terres, ainsi que les atrocités commises au nom de la conservation de la nature, et présenteront un modèle pour une conservation de la nature alternative. “Notre terre, notre nature”, soutenu par Minority Rights Group, Rainforest Foundation UK, Survie, Attac et Survival International, entre autres, mettra en lumière l’opposition mondiale aux tentatives de gouvernements, de l’industrie de la conservation et de grandes ONG de transformer 30 % de la planète en “aires protégées” (“30×30”). Elle remettra également en question l’idée des “Solutions fondés sur la nature”, qui posent une valeur marchande sur la nature et constituent une fausse solution pour lutter contre le changement climatique.
Ces hommes khadia ont été expulsés de leur terre après qu’elle ait été transformée en réserve de tigres. Ils ont vécu pendant des mois sous des bâches en plastique. Des millions d’autres seront confrontés à ce sort si le projet des 30% d’aires protégées se réalise.
Ces hommes khadia ont été expulsés de leur terre après qu’elle ait été transformée en réserve de tigres. Ils ont vécu pendant des mois sous des bâches en plastique. Des millions d’autres seront confrontés à ce sort si le projet des 30% d’aires protégées se réalise.
Caroline Pearce, directrice internationale de Survival International, a déclaré aujourd’hui : « Les arguments en faveur des 30×30 et des SfN sont un #GrandMensongeVert. Les aires protégées n’apportent aucune solution à la crise climatique, à la perte de biodiversité ou aux pandémies, et ont déjà dépouillé des millions de personnes de leurs moyens de subsistance durables, de leurs terres et de leurs vies. Le projet des 30×30 est susceptible de nuire à des centaines de millions de personnes supplémentaires, y compris aux peuples autochtones dont la voix est réduite au silence par l’industrie de la conservation de la nature. »
“Notre terre, notre nature” brisera ce silence et offrira une tribune (en personne ou par visioconférence) à des représentants locaux, des militants autochtones, ainsi que des universitaires et scientifiques de tous les continents. Il mettra le Congrès mondial de la nature au défi d’abandonner les 30×30 et les SfN au profit d’approches qui placent les peuples et la justice sociale au centre de la conservation de la nature. “Notre terre, notre nature” sera diffusé en ligne dans le monde entier. Le congrès sera inauguré par Fiore Longo, responsable de la campagne “Décoloniser la protection de la nature” de Survival, qui a déclaré aujourd’hui : « Les meilleurs gardiens du monde naturel sont les peuples autochtones, dont les territoires abritent aujourd’hui environ 80 % de la biodiversité mondiale. Mais ce sont eux qui sont chassés de ces terres par une industrie de la conservation de la nature de plus en plus militarisée, qui s’associe à des intérêts commerciaux qui saccagent la Terre au nom du profit. Le projet des 30 % représente le plus grand accaparement de terres de l’histoire ; il est fondamentalement colonialiste et raciste, et il doit être empêché. »
Notre terre, notre nature”, du 2 au 3 septembre 2021 à Coco Velten, 16 rue Bernard du Bois, Marseille. La participation en ligne sera également possible. – Inscrivez-vous ici Parmi les intervenants figureront : • Pranab Doley and Birendra Mahato, militants autochtones du parc national de Kaziranga en Inde et du parc national de Chitwan au Népal, qui exposeront les atrocités qui se cachent derrière la conservation de la nature sur leurs terres ; • Guillaume Blanc, historien et maître de conférence, auteur de L’invention du colonialisme vert. Pour en finir avec le mythe de l’Éden africain paru chez Flammarion ; • Ludovic Pierre, co-fondateur de Jeunesse Autochtone de Guyane; • John Vidal, ancien rédacteur en chef des questions environnementales au Guardian ; • Lottie Cunningham Wren, défenseuse des droits autochtones au Nicaragua, lauréate du prix Right Livelihood 2020 ; • Victoria Tauli Corpuz, Tebtebba et ancienne Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ; • Blaise Mudodosi Muhigwa, avocat et juriste environnemental congolais ; • Dina Gilio-Whitaker, USA, maîtresse de conférences en études amérindiennes à la California State University San Marcos et éducatrice indépendante, notamment en politique environnementale amérindienne ; • Archana Soreng, activiste khadia et membre du Groupe consultatif de la jeunesse du Secrétaire général des Nations unies sur les changements climatiques.

Décoloniser la protection de la nature

Les peuples autochtones sont les meilleurs gardiens de la nature Il est prouvé que les peuples autochtones comprennent et gèrent leur environnement mieux que quiconque. Ce sont 80 % de la biodiversité sur Terre qui se trouvent sur des territoires autochtones et, lorsque les droits des peuples autochtones sur leurs territoires sont garantis, ils obtiennent des résultats de conservation de la nature au moins égaux, sinon meilleurs, à une fraction du coût des programmes de préservation conventionnels. Mais en Afrique et en Asie, les gouvernements et les ONG volent de vastes étendues de terres aux populations autochtones et aux communautés locales en prétendant à tort que cela est nécessaire à la conservation ou protection de la nature. Ils qualifient ensuite les terres volées  » d’aire protégée » ou de “parc national” et empêchent les habitants originaux d’y pénétrer, parfois en ayant recours à un niveau de violence choquant. Alors que les touristes et d’autres étrangers y sont accueillis, les écogardes et les gardes des parcs brûlent les maisons des populations locales, volent des biens et vandalisent les propriétés ; ils frappent, torturent, violent et tuent les populations locales en toute impunité. Si cela vous semble difficile à croire, regardez ces témoignages vidéo de personnes autochtones qui en ont fait l’expérience directe .

 

Observatoire international des transitions énergétiques, un publication De Gaulle Fleurance & Associés

De Gaulle Fleurance & Associés, en collaboration avec cinq sociétés d’avocats (AlMaghthawi & Partners, DaWo Law Firm Shangai, Khaitan & Co, ENSafrica et Penteris) et l’ISFIN, fait le point sur les transitions énergétiques en Afrique du Sud, en Arabie Saoudite, en Chine, en France, en Inde et en Pologne.

6 chiffres clés

  • 75 %. C’est la part des réserves mondiales de platine (essentiel dans le processus d’électrolyse lors de la production d’hydrogène vert) détenue par l’Afrique du Sud.
  • 650 tonnes. C’est le volume d’hydrogène vert qui sera produit chaque jour en Arabie Saoudite, à l’achèvement de l’ambitieux premier et unique projet de ce type dans le Royaume. Une quantité suffisante pour alimenter 20 000 bus et un projet aérien.
  • +8,4 %. C’est la progression annuelle de la production d’énergie renouvelable en Chine en 2020.
  • 58 %. C’est la part de décisions judiciaires favorables aux projets éoliens en France en 2020 (en baisse de 8 points par rapport aux 5 dernières années).
  • 1,99 roupie. C’est le tarif très faible de l’énergie renouvelable en Inde qui a été divisé par 6 en l’espace de 10 ans.
  • 1,5 à 2 km. C’est la distance réglementaire entre une éolienne et une autre implantation en Pologne, une contrainte qui freine leur développement.
« Avec nos partenaires, nous avons souhaité partager l’expertise de nos sociétés et nourrir utilement le débat public sur l’enjeu du siècle : la transition énergétique, l’un des principaux leviers pour endiguer le réchauffement climatique », expliquent Louis de Gaulle et Henri-Nicolas Fleurance, président et directeur général de De Gaulle Fleurance & Associés. « L’Observatoire montre que l’ensemble des pays partage l’objectif de développer leurs énergies renouvelables. Les politiques publiques, les réglementations et les juges jouent un rôle clé pour atteindre cet objectif ». Observatoire international des transitions énergétiques 2021

AFRIQUE DU SUD

L’Afrique du Sud bénéficie d’une énergie renouvelable à des tarifs parmi les plus bas au monde, 0,92 ZAR (0,055 euros) / kWh. « Et tout porte à croire que les prix continueront à baisser lors des prochains cycles », note Zeyn Bhyat, directeur chez ENSafrica. Actuellement, c’est le solaire photovoltaïque qui a connu la baisse la plus importante, avec une diminution de 75 % du prix, qui est passé à 1,01 ZAR (0,06 euros) / kWh en moyenne. « La situation a évolué en l’espace de dix ans », les tarifs moyens d’Eskom (l’acteur public de référence sur le marché) étaient alors plus de 200 % inférieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui, et les coûts d’installation d’un système photovoltaïque étaient deux à trois fois plus élevés. Aujourd’hui, une installation solaire peut ainsi produire de l’électricité pour environ la moitié du prix qu’Eskom facture actuellement aux ménages sud-africains. Cette situation favorise l’adoption de générateurs solaires à usage personnel, malgré la persistance d’obstacles politiques et réglementaires. Côté hydrogène, le pays possède 75 % des réserves mondiales de platine et est le premier producteur mondial de MGP (métaux du groupe de platine), qui constituent une partie essentielle des piles à combustible et qui sont indispensables, car utilisés dans le cadre du processus d’électrolyse lors de la production d’hydrogène vert.

ARABIE SAOUDITE

En 2020, l’Arabie Saoudite a produit 3,45 gigawatts (GW) d’énergie renouvelable, soit environ 4 % de la production d’énergie totale du pays. Son ambition est d’atteindre 9,5 GW d’ici 2023, soit 10 % de la production. « La législation et les réglementations en matière d’énergies renouvelables sont en évolution en Arabie saoudite, où ce secteur d’activité n’en est qu’à ses balbutiements », rappellent Fatimah Zahran, Mohammed Magrabi et Yara Alsaiedi, respectivement consultante, avocat et associée chez AlMaghthawi & Partners. Si l’Arabie Saoudite commence seulement à s’intéresser aux énergies renouvelables, les projets qu’elle porte ont des dimensions impressionnantes. Concernant le solaire, l’objectif ne semble pas de développer des parcs de taille moyenne, comme c’est le cas en France. Peu de projets sont lancés, mais chacun avec une grande envergure : un appel d’offre a permis d’attribuer une capacité de 3 GW, avec seulement 7 projets allant de 20 MW à 700 MW. Concernant l’éolien, un appel d’offre avait été lancé pour le développement d’un unique projet de 400 MW, ce qui a représenté un coût de 500 millions de dollars. C’est une capacité de production considérable, quasi similaire aux projets éoliens offshore français qui ont des capacités de 500 à 750MW. Concernant l’hydrogène, les auteurs annoncent le projet ambitieux d’une installation d’une valeur de cinq milliards de dollars, qui sera conjointement détenue par Air Products, ACWA Power et Neom. Il s’agira d’une installation de production d’ammoniac à base d’hydrogène vert à partir d’énergie solaire et éolienne, d’une capacité de stockage d’environ 4 GW. L’installation, une fois achevée, produirait chaque jour 650 tonnes d’hydrogène vert, soit une quantité suffisante pour alimenter environ 20 000 bus. Là encore, contrairement à la France et à la plupart des pays, l’Arabie Saoudite voit grand avec cet unique projet. Du fait du caractère particulièrement récent des projets et programmes d’énergies renouvelables en Arabie saoudite, la jurisprudence en la matière est inexistante : aucun projet d’énergies renouvelables n’a fait l’objet de procès à ce jour.

CHINE

« La Chine est en passe de devenir un leader mondial en termes d’installations éoliennes et solaires totales, ainsi qu’au regard du nombre d’installations éoliennes et solaires construites chaque année », explique Carmen Bakas, professeur de droit et of Counsel chez DaWo Law Firm Shangaï. En 2020, la capacité de production d’énergie renouvelable du pays a atteint 2 214,8 milliards de kilowattheures, soit une augmentation annuelle de 8,4 %. Ces chiffres devraient augmenter dans les années à venir, selon de récents rapports. Les avocats de DaWo Law Firm Shangaï observent une tendance qui pourrait se renforcer dans les années qui viennent : en raison des réductions de subventions et du ralentissement de l’activité du marché de l’éolien, les investissements des développeurs se concentrent de plus en plus sur le marché de la rénovation des parcs éoliens, le repowering (la construction des éoliennes chinoises ayant débuté entre 2007-2010). Autre évolution notable : la Chine va substituer à sa politique de subventions aux installations de production, des mesures de garantie des achats de quantités d’énergie renouvelable prédéterminée auprès de celles-ci. En cas de production par la centrale concernée d’une quantité supérieure à celle garantie, l’excédent sera commercialisé sur le marché de l’énergie. C’est une méthode de soutien aux producteurs d’électricité renouvelable intéressante qui permet une intégration progressive des producteurs sur un marché libre, tout en facilitant le développement des énergies renouvelables grâce au soutien étatique mis en place.

FRANCE

En France, le secteur des énergies renouvelables aura été marqué par la crise sanitaire et économique. Et l’éolien progresse moins vite que les années précédentes (17 312 MW en septembre 2020, soit 671 MW supplémentaires en 9 mois, un rythme en retrait de 17 % par rapport à ce qui avait été observé sur la même période en 2019). « Le contentieux reste très actif, les requérants, opposants à la filière, se professionnalisent et les décisions judiciaires peuvent parfois être très sévères et emporter de lourdes conséquences obérant les chances de développement d’un projet éolien », observent Sylvie Perrin et Gaïa Witz, associées chez De Gaulle Fleurance & Associés. Ainsi, selon notre analyse, le taux de décisions favorables perd 8 points pour les projets éoliens et s’établit à 58 % (vs 66 % entre 2015 et avril 2020) et est même réduit de moitié pour les projets photovoltaïques pour s’établir à 25 % (vs 50 % entre 2015 et avril 2020). Avec des politiques publiques volontaristes, l’hydrogène, dont le cadre juridique est encore en gestation, devrait se développer. Quant aux projets de repowering des parcs éoliens anciens, leur avenir est plutôt prometteur même si la règlementation reste stricte en la matière. Les auteurs notent une évolution notable : les PPA (Power Purchase Agreement), ces contrats d’achat direct entre une entreprise et un producteur d’énergie renouvelable, peuvent devenir compétitifs avec des prix variant de 42 à 55 euros/MWh. Les tarifs devraient encore baisser d’ici 2025, les projets d’énergie renouvelable ayant connu une forte baisse des coûts. Et le soutien financier aux producteurs d’énergie renouvelable ayant vocation à disparaître, le PPA a de beaux jours devant lui. Malgré la crise sanitaire, les contrats d’achat direct d’électricité verte par les entreprises ont connu une certaine stabilité en France en 2020, représentant un volume de 303,5 GWh/an, soit une baisse de 4 % par rapport à 2019.

INDE

Depuis janvier 2021, l’Inde dispose d’une puissance installée de 136 952 GW d’énergies renouvelables (dont de grandes installations hydroélectriques), qui représentent 37,6 % de sa puissance totale. « L’Inde occupe le quatrième rang sur le marché mondial des énergies renouvelables », rappellent Dibyanshu Sinha et Jean Muller, associés chez Khaitan & Co. Les auteurs expliquent qu’une des particularités de ce marché est la forte présence des acteurs privés qui produisent les deux-tiers de l’énergie renouvelable en Inde. Les auteurs relèvent une chute vertigineuse des tarifs de l’énergie renouvelable qui atteignent 1,99 roupie (0,022 euros)/kWh (vs 12,16 roupies en 2010). Liée à plusieurs facteurs microéconomiques et macroéconomiques, cette chute interroge la rentabilité actuelle et future des investissements dans ce pays. De surcroît, cette chute des prix a entrainé une demande de révision des tarifs les plus anciens aussi bien en solaire qu’en éolien de la part des gouvernements des Etats qui jugent que les premiers tarifs étaient exorbitants. La Haute cour n’a pas interdit cette révision mais considère qu’une modification unilatérale du contrat n’est pas possible. La question de la renégociation des tarifs reste donc en suspens. On voit là un parallèle avec la France où le principe de la révision de certains tarifs photovoltaïques pour des contrats d’obligation d’achat passés avant 2011 a été acté par l’Etat qui se fonde sur le même argument : la rentabilité excessive. A la différence de l’Inde, les juridictions et notamment le Conseil constitutionnel ont admis cette possibilité de révision des contrats d’obligation d’achat. Il sera donc intéressant de voir si l’Inde autorise la modification des contrats dans les années à venir. Afin de favoriser le développement des énergies renouvelables, l’Inde a mis en place un statut d’« obligation de fourniture » pour l’ensemble des installations solaires et éoliennes. En raison de ce statut, les réseaux sont tenus d’accepter l’énergie des sociétés de production d’énergie solaire et éolienne. Notons que cet appel prioritaire des énergies renouvelables sur le réseau existe également en France. Les auteurs rappellent que l’Inde, avec ses 7 600 km de littoral sur ses trois côtes, jouit de possibilités de développement de l’énergie éolienne offshore exceptionnelles. Enfin, l’Inde se singularise en développant des projets d’énergie hybride éolien/solaire à grande échelle. « La disponibilité des infrastructures de terrain et d’évacuation constitue l’un des principaux défis pour les producteurs d’énergie renouvelable en Inde », notent toutefois les auteurs.

POLOGNE

La Pologne a vu son énergie photovoltaïque augmenter de façon significative sur les 10 dernières années pour atteindre une production totale de 1 972,2 GWh. Selon, Andrzej Tokaj, associé principal chez Penteris, « trois facteurs sont à l’origine de cette croissance : la baisse des coûts unitaires de construction ; le plan de soutien aux installations de prosommateurs baptisé « Mon électricité » ; et le système d’enchères organisées lors desquelles l’énergie produite à l’aide d’installations photovoltaïques peut être vendue pour une durée et un prix fixes ». De surcroît, le juge est favorable, dans les trois quarts de ses décisions, à ce type de projets. L’éolien se développe également (5 837 MW pour une production de 15 106,80 GWh en 2020), mais son essor reste freiné par la règlementation qui impose une distance minimale entre les éoliennes et d’autres implantations d’1,5 à 2 km. Il s’agit d’une distance considérable. A savoir : une distance de 500 m est actuellement en cours de discussion au Parlement polonais – cette distance est celle actuellement en vigueur en France. En outre, le juge ne se prononce en faveur des investisseurs des projets éoliens que dans 7 % des cas. En Pologne, le repowering ne nécessite pas un changement des éléments principaux de l’installation, mais simplement une restauration de l’installation entrainant une augmentation de la capacité ou de la production, sachant que le coût de la rénovation doit s’élever à au moins 40% du coût de construction d’une nouvelle installation aux paramètres similaires. Il y a donc là un repowering qui peut être partiel mais qui n’empêche pas les installations de participer aux enchères qui permettent la vente de l’électricité à un prix fixe sur une durée fixe. Cela diffère grandement de la France où le repowering avec bénéfice de complément de rémunération n’est possible qu’en présence d’un repowering « complet », c’est-à-dire que les principaux éléments de l’installation doivent être neufs, ce qui représente un coût considérable, le projet différant peu d’un nouveau projet, notamment si une nouvelle autorisation environnementale est nécessaire. Autre tendance marquante : La Pologne occupe actuellement le cinquième rang mondial des producteurs d’hydrogène, avec un million de tonnes produites par an.

A propos

capture_d_e_cran_2021-07-11_a_10.42.41.pngDe Gaulle Fleurance & Associés accompagne ses clients en France et à l’étranger avec :
  • 180 personnes au service des clients et d’une relation construite sur l’exigence, la réactivité et la créativité.
  • Une pratique full service dans tous les segments du droit des affaires.
  • Une expertise reconnue par le marché (des avocats recommandés dans Chambers, The Legal 500, Best Lawyers et Leaders League).
  • 20 langues pratiquées (allemand, anglais, arabe, arménien, chinois, danois, espagnol, farsi, français, hébreu, hindi, italien, néerlandais, polonais, portugais, punjabi, roumain, russe, tamil, ukrainien).
  • Des avocats inscrits dans 13 barreaux (Angleterre/Pays de Galles, Beyrouth, Bruxelles, Californie, Irlande, Israël, Kiev, Luxembourg, New York, Paris, Québec, Shanghai, Tunisie).
  • Un réseau de correspondants, sélectionnés pour la qualité de leurs services et la pertinence de leur expertise en fonction du dossier confié, sur tous les continents.

 

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Exclusion ESG : les énergies fossiles épuisent leur crédit auprès des investisseurs selon une étude de Novethic

Dans leur course à la « neutralité carbone » des portefeuilles, les grands investisseurs européens ont de plus en plus recours aux pratiques d’exclusion et de désinvestissement. D’abord concentrées sur le charbon, les pratiques d’exclusion d’entreprise liées aux énergies fossiles s’étendent désormais aux sous-secteurs du gaz et du pétrole, allant même jusqu’à l’exclusion totale au nord de l’Europe. Exclusion des énergies fossiles : les investisseurs prêts à changer de moteur ? L’étude Novethic intitulée « Exclusion des énergies fossiles : les investisseurs prêts à changer de moteur ? » dresse un panorama des principales stratégies d’exclusion et souligne leurs limites en matière de réduction effective des émissions de gaz à effet de serre. Elle permet de comprendre l’apport des initiatives collaboratives, comme la Net-Zero Asset Owner Alliance ou la Science Based Targets Initiative, pour définir les « trajectoires carbone » des portefeuilles d’investissement et les leviers d’action possibles. De l’exclusion charbon à la sortie des énergies fossiles L’incompatibilité climatique de l’exploitation d’une grande partie des énergies fossiles est apparue clairement en 2015 avec l’Accord de Paris. Le mouvement d’exclusion des entreprises qui leur sont le plus étroitement liées a pris de l’ampleur dès ce moment-là. D’abord centrées uniquement sur le charbon, avec des seuils parfois peu contraignants, les politiques d’exclusion se sont progressivement affinées et étendues à d’autres combustibles fossiles. Certains investisseurs nordiques franchissent même le pas de l’exclusion complète. Ce mouvement n’a jamais fait consensus. Contesté sur son efficacité en termes de réduction de gaz à effet de serre, il l’est aussi sur sa crédibilité de « décarbonation des portefeuilles » quand les seuils d’exclusion sont trop élevés. Début 2021, Larry Fink, PDG de BlackRock, a accusé les investisseurs pratiquant le désinvestissement d’écoblanchiment, mettant en avant la nécessité d’exercer une pression actionnariale pour pousser ces entreprises à faire leur transition énergétique. En pratique, l’exclusion des énergies fossiles répond à une double stratégie : anticiper sur les pertes de valeur du secteur en espérant que cela participera à sa stigmatisation et compliquera l’accès aux financements pour les entreprises. Enfin, l’exclusion n’occulte pas que les majors pétrolières cotées ne sont qu’une pièce du puzzle climatique, les deux tiers environ de la production mondiale étant le fait d’entre- prises contrôlées par des États. Pourtant, les ralliements récents d’investisseurs aux stratégies d’exclusion détaillées dans cette étude montrent que le secteur des énergies fossiles est en passe d’épuiser son crédit. Alors que l’essentiel des encours du secteur du charbon est désormais détenu par des institutions nord-américaines et asiatiques, comme l’a montré une récente étude de l’ONG spécialisée Urgewald, de plus en plus d’investisseurs européens se détournent du pétrole et du gaz pour continuer de réduire leur exposition aux risques de transition. Mis ensemble, les investissements en actions et obligations dans les secteurs les plus directement liés aux énergies fossiles (extraction et production d’électricité) représentent de l’ordre de 3% des portefeuilles d’actifs des assureurs de l’Espace Econo- mique Européen, soit autour de 200 Mds€. Pour les fonds de pension des pays de l’OCDE, ce pourcentage se situe autour de 4%. L’exclusion intégrée aux règlementations L’exclusion des énergies fossiles a pris suffisamment d’ampleur pour que le parlement australien demande au régulateur financier local de trouver un moyen réglementaire d’empêcher que trop d’actionnaires ne désinvestissent des entreprises australiennes du secteur. Même son de cloche en Alberta au Canada, où le gouvernement local s’est indigné de la décision du fonds souverain norvégien d’exclure des sociétés du secteur des sables bitumineux en raison d’« émissions inacceptables de gaz à effet de serre ». Aux États Unis, d’un côté, le Texas prépare une législation pour interdire aux fonds de pension locaux d’investir dans des institutions financières pratiquant le désinvestissement des énergies fossiles, pendant qu’à l’inverse, sur la côte Est, le Maine a récemment adopté une loi qui obligera le fonds de pension de l’État à se désinvestir des énergies fossiles. Les pratiques d’exclusion Elles sont de trois types :
  • L’exclusion normative a pour but de protéger la réputation des investisseurs en n’étant pas associés à des pratiques controversées d’entreprises dont ils abiment la réputation en les excluant. Dans le cas des énergies fossiles, cette stratégie se concentre sur des sociétés développeuses de projets de pipelines portant atteinte aux droits des communautés indigènes.
  • L’exclusion éthique vise pour sa part des secteurs mis au ban parce que sont considérés comme nuisibles pour des raisons morales ou religieuses. C’est la raison mise en avant par Bill Gates pour justifier de l’exclusion des énergies fossiles par son trust, alors que sa fondation dépense 3 milliards de dollars par an pour la santé publique.
  • L’exclusion sectorielle répond à des impératifs plus environnementaux comme pour les OGM ou le nucléaire mais, dans le cas des énergies fossiles, elle est couplée à la logique de prévention de risques financiers liés à la dépréciation d’actifs du secteur.
Exclusion des énergies fossiles : les investisseurs prêts à changer de moteur ?

A propos de Novethic

logo-novethic-2.png L’accélérateur de transformation durable du Groupe Caisse des Dépôts. Informer, former et susciter l’action des acteurs financiers, des entreprises et des citoyens est notre mission. À la croisée des stratégies de finance durable et des pratiques de responsabilité sociétale des entreprises, Novethic déploie ses expertises – média, recherche, audit et formation – pour permettre aux professionnels de relever les défis de la transformation durable. Fondée en 2001, Novethic est une filiale du Groupe Caisse des Dépôts.

 

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Le portail Living Atlas d’Esri est une nouvelle source de données d’occupation des sols, mondiale et haute résolution

hero_image.21469300.jpg Esri annonce une nouvelle source de données d’occupation des sols, mondiale, haute résolution dans le cadre de son portail Living Atlas, basée sur des technologies de Deep Learning et d’Intelligence Artificielle. Cette nouvelle cartographie sera mise à jour annuellement pour identifier mondialement les changements d’occupation des sols et notamment les impacts des activités humaines. Esri, le leader mondial de la géo-intelligence, a annoncé le 24 juin qu’il proposait pour la première fois une nouvelle source de données haute résolution, à savoir une occupation 2020 mondiale des sols dans le cadre de son portail Living Atlas. Cette cartographie HD a été produite à partir des données des satellites d’imagerie Sentinel-2 de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) traitées par un nouveau workflow de Machine Learning avec le nouveau partenaire Impact Observatory ainsi que Microsoft, partenaire historique d’Esri. Cette nouvelle cartographie sera mise à jour annuellement pour identifier mondialement les changements d’occupation des sols et notamment les impacts des activités humaines. Cette cartographie cohérente de l’occupation des sols pour l’ensemble du monde basée sur des images satellites récentes peut être combinée avec d’autres sources de données pour gérer les déploiements d’infrastructures vertes, les projets de développements durables et tous les projets de conservation des espaces qui nécessitent une vision holistique des occupations humaines ou naturelles de notre planète. vcsprasset_3591103_138932_8855d895-58b6-4e4d-8c18-d375c4ff4315_0.jpg Esri and Impact Observatory rendront ensuite les modèles utilisés accessibles pour traiter à la demande des occupations du sol sur toute source de données, permettant ainsi à la communauté SIG de créer des cartographies pour n’importe quelle zone à la fréquence voulue (par exemple hebdomadaire). « C’est une année critique pour l’action climatique » indique Jack Dangermond, président fondateur d’Esri. « Avec la Conference of the Parties (COP) sur le changement climatique (COP26) rassemblant les nations pour établir un ensemble d’objectifs communs, nous sommes heureux d’apporter notre pierre à l’édifice en rendant cette carte disponible pour les utilisateurs qui oeuvrent pour la santé de notre planète. » Les utilisateurs pourront exploiter cette donnée en la combinant avec d’autres sources de données SIG : Modèle Numérique de Terrain, hydrologie, etc. ainsi que toutes les sources de données d’ArcGIS Living Atlas of the World, la plus vaste collection de données géographiques mondiales comprenant des cartes, des applications et des données. Avec les applications de visualisation proposées, les aménageurs du monde entier peuvent enfin mieux comprendre l’environnement et sa géographie pour prendre des décisions plus éclairées, leur permettant d’avoir un aperçu direct des occupations des sols et des impacts des activités humaines. Haute résolution, ouverte, précise, cohérente pour des comparaisons mondiales, historisée, cette carte d’occupation des sols est un outil majeur pour l’aide à la prise de décision dans nombre de secteurs industriels et pays en voie développement. Cette carte améliore la compréhension et l’analyse de phénomènes structurants tels que : la sécurité agronomique, la planification urbaine, la modélisation hydrologique, la gestion des ressources naturelles. De plus, les ministères ou agences nationales gestionnaires de ressources naturelles utilisent l’occupation des sols comme socle de leurs analyses afin de définir leurs priorités opérationnelles et budgétaires. Esri a contractualisé avec Impact Observatory pour développer un modèle de classification des sols basé sur des technologies de Deep Learning et d’Intelligence Artificielle. Le jeu de données massif utilisé pour entraîner le modèle comprend plusieurs milliards de pixels d’images annotés manuellement. Ensuite le modèle entraîné a été appliqué sur une collection de près de 400 000 images Sentinel-2 2020 pour aboutir au produit final. Cette chaîne de traitement unique basée sur le machine learning sera bientôt mise à disposition à la demande pour aider notamment les aménageurs à monitorer finement des zones spécifiques sur un rythme annuel ou plus saisonnier pour détecter les changements d’occupation du sol. « Des efforts mondiaux imposent aux dirigeants de fixer et réaliser des objectifs de conservation ambitieux » indique Steve Brumby, Co-fondateur et Président de Impact Observatory. « Avec le soutien des experts géospatiaux d’Esri et l’accès aux incroyables ressources informatiques de calculs de Microsoft, nous avons pu construire en un temps record une carte d’occupation des sols au service des gouvernants, des ONG, et d’une manière générale toutes les activités avec une nouvelle vision à jour et horodatée de la planète. Ces nouvelles capacités liées à l’IA permettent de générer des informations scientifiques tangibles à la demande. En faisant cela, Impact Observatory entend contribuer à l’effort mondial de préservation de la planète. » Esri fournit cette ressource à forte valeur sous une licence Creative Common pour encourager une adoption mondiale et équitable pour tous. Cette donnée est disponible dans ArcGIS Online en tant que service cartographique pour ses 10 millions d’utilisateurs. Cette ressource est également téléchargeable. – Pour découvrir cette nouvelle cartographie mondiale de l’occupation de sols, rendez-vous sur : livingatlas.arcgis.com/landcover.

A propos de Impact Observatory

Impact Observatory est une entreprise technologique qui développe des algorithmes basés sur l’intelligence artificielle (IA) et des données à la demande pour la durabilité et l’analyse des risques environnementaux destinés aux gouvernements, organisations à but non lucratif, entreprises privées et organismes publics. Fondé en 2020 à Washington, DC, l’objectif d’Impact Observatory est de permettre aux décideurs mondiaux d’être des « super-héros » planétaires, avec les informations scientifiques opportunes et exploitables dont ils ont besoin pour réussir. – Plus d’informations : impactobservatory.com.

A propos d’Esri

Esri, le leader mondial du marché des Système d’Information Géographique (SIG), des logiciels d’intelligence de localisation et de cartographie, aide les clients à exploiter tout le potentiel des données pour améliorer les résultats opérationnels et commerciaux. Fondé en 1969 à Redlands, Californie, États-Unis, le logiciel Esri est déployé dans plus de 350 000 organisations dans le monde et dans plus de 200 000 institutions dans les Amériques, l’Asie et le Pacifique, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, y compris les entreprises Fortune 500, les agences gouvernementales, les organisations à but non lucratif et les universités. Esri dispose de bureaux régionaux, de distributeurs internationaux et de partenaires fournissant une assistance locale dans plus de 100 pays sur six continents. Fort de son engagement pionnier dans les technologies de l’information géospatiale, Esri conçoit les solutions les plus innovantes pour la transformation numérique, l’Internet des objets (IoT) et l’analyse avancée. – Plus d’informations : esri.com.

A propos d’Esri France

Chez Esri France, nous croyons que la Géo est primordiale pour permettre aux organisations de concevoir un futur durable, et plus globalement, faire face aux défis d’un monde aux équilibres fragiles. Comprendre, analyser en toute connaissance de cause et décider de façon pertinente sont plus que jamais des actes essentiels pour répondre aux enjeux auxquels nous devons faire face dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté. – Plus d’informations : esrifrance.fr