Black Girl Environmentalist est une organisation américaine qui s’emploie à autonomiser les nouvelles dirigeantes de couleur de l’action climatique, à soutenir les filles et les femmes noires qui apportent un renouveau en matière de leadership climatique. « Ensemble, nous pouvons créer un mouvement climatique représentatif, à notre image tous ».
Théorie du changement
Autonomisation communautaire
Autonomisation communautaire
Problème : Alors qu’en début de carrière, les femmes noires sont bien placées pour contribuer aux solutions climatiques, un accès moindre aux ressources et aux espaces communautaires empêche beaucoup d’entre elles de réaliser pleinement leur potentiel.
Impact Black Girl Environmentalist : Nous comprenons que les voix et les visions des femmes noires sont indispensables pour cultiver un avenir climatique juste dans lequel tous les peuples ont le pouvoir, la sécurité, la dignité et la prospérité. Grâce au programme HUB multi-villes, notre communauté peut s’unir autour de la justice environnementale et co-créer l’avenir régénératif dont nous avons besoin. Ces HUB sont situés à New York, Chicago, Washington DC, Los Angeles, La Nouvelle-Orléans, Bay Area (Oakland/SF), Atlanta, Miami, Houston et Philadelphie.
Narratif du changement
Narratif du changement
Le problème : Les systèmes d’oppression ont créé des conditions sociopolitiques qui distinguent les femmes noires en tant que groupe à risque face à la crise environnementale. Pourtant, les bourses environnementales ont traditionnellement mis à l’écart cette position unique.
Impact Black Girl Environmentalist :
Souligner les contributions et l’héritage des femmes noires écologistes
Créer et diffuser des ressources éducatives qui centrent les expériences et les compétences vécues des femmes noires pour l’égalité des sexes
Développement de l’emploi dans le secteur vert
Développement de l’emploi dans le secteur vert
Le problème : Alors que de nombreuses femmes noires y sont peu sensibles en début de carrière, les personnes âgées sont plus intéressées par la poursuite de parcours professionnels verts. Les préoccupations concernant l’obtention d’emplois bien rémunérés comme le manque de visibilité de l’emploi vert renforcent l’écart entre l’accès à un travail protecteur de l’environnement et sa représentation dans la communauté.
Impact Black Girl Environmentalist : Doter la communauté des compétences, ressources et connexions nécessaires pour entrer et rester dans le secteur de l’action climatique.
Les derniers épisodes caniculaires nous confirment l’urgence climatique de notre époque. Et face à ce constat, le végétal a un rôle central à jouer. En plus de préserver la biodiversité, il contribue au rafraichissement des espaces, à l’infiltration de l’eau, à la dépollution de l’air et des sols, au stockage de CO2 … La protection, la restauration et la gestion durable des écosystèmes végétaux sont essentielles à l’action climatique. Nos lieux de vie et aménagements urbains sont plus agréables et surtout plus résilients face aux aléas climatiques. Les élus locaux doivent déployer des politiques d’aménagement plus vertueuses. Végétaliser oui, mais comment ? Quelles espèces privilégier ? Comment gérer l’eau et les sols ? Quel type de végétaux favoriser dans des espaces fortement bâtis et laissant peu de place ? Autant de questions auxquelles VALHOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, et sa communauté d’experts apportent des éclairages dans ce dossier, réalisé en partenariat avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité.
Le Biodiversity Impulsion Group (BIG) est un programme de recherche appliquée et d’action collective qui réunit des maîtres d’ouvrage, des grands utilisateurs, des donneurs d’ordres publics ou privés et des experts de la biodiversité, ayant pour but d’intégrer les enjeux de biodiversité dans la conception et la gestion des projets immobiliers en France.
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol (Soil Carbon IRC) a été officiellement lancé le 21 novembre lors d’une session plénière à Madrid dans le cadre de la première édition de la Mission européenne des sols. Ce consortium, mis en place à travers le projet européen ORCASA, coordonné par INRAE, ambitionne avec ses partenaires d’améliorer l’accès à la recherche et aux pratiques liées au carbone du sol.shutterstock_2212415439-2048×1365.jpg?itok=eghYSgOR
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol (ou Soil Carbon IRC) a émergé au cours du projet CIRCASA conduit par INRAE (Jean-François Soussana) de 2017 à 2021, avec plus de 500 scientifiques et 100 parties prenantes du monde entier. Le projet ORCaSa, mené lui aussi par INRAE (Suzanne Reynders), a débuté en 2022 afin de rendre opérationnel l’IRC Soil Carbon et de développer ses premiers services, sa gouvernance et son modèle économique.
Le 21 novembre 2023 est l’occasion de lancer cette grande initiative internationale sous les auspices de la première Semaine européenne de la Mission sol.
La première Semaine européenne de la Mission sol
Organisée par la Commission européenne, la Semaine européenne des sols se tient à Madrid du 21 au 23 novembre 2023. Elle réunit la communauté européenne des sols : chercheurs, décideurs politiques, agriculteurs, forestiers, aménageurs du territoire, propriétaires et gestionnaires fonciers, entreprises ainsi que le grand public, afin de discuter des défis à relever pour rendre et conserver les sols sains.
La santé des sols constitue une priorité de l’agenda politique de l’UE. Le Green Deal européen et d’autres politiques reconnaissent la santé des sols comme un élément essentiel pour atteindre leurs objectifs, tels que la neutralité climatique, l’arrêt de la désertification et de la dégradation des sols ou l’inversion de la perte de biodiversité.
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol a été présenté lors de la session plénière « La dimension internationale de la mission ». Il a été introduit par Kerstin Rosenow, cheffe du secrétariat de la mission « un accord sur les sols pour l’Europe » et cheffe de l’unité de recherche et d’innovation à la DG AGRI, et conclu par Christian Holzleitner, chef de l’unité pour l’économie des terres et l’élimination du carbone à la DG CLIMA.
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol
Le Consortium international de recherche sur le carbone du sol est mis en place à travers le projet ORCaSa coordonné par Susanne Reynders d’INRAE. Soutenant l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable, l’IRC Soil Carbon couvrira tous les sols : terres agricoles, forêts, pâturages, zones humides, zones urbaines, etc. Il est ouvert aux professionnels de la recherche (universités, organismes de recherche, initiatives nationales ou internationales, living labs), aux financeurs (agences de financement de la recherche et du développement, fondations, banques) et aux utilisateurs (entreprises privées, start-up, décideurs politiques, experts en agriculture, ou ONG) travaillant sur des sujets liés à l’alimentation, au climat et à l’environnement.
Rejoindre l’IRC Soil Carbon, c’est faire partie d’une communauté internationale engagée dans la sensibilisation et le développement des connaissances scientifiques sur les questions de carbone du sol, en particulier sur les méthodologies MRV (mesure, rapport et vérification). Ses membres créeront et développeront des synergies public-privé et des activités de coopération multidisciplinaire et concourront à un programme stratégique de recherche et d’innovation harmonisé. Ils contribueront à des programmes thématiques annuels sur les sujets liés au carbone du sol. Ils participeront et accéderont aux derniers résultats de la recherche par l’intermédiaire de la plateforme de connaissances Impact4Soil : examen des pratiques, cartographie des initiatives et des projets, preuves scientifiques par le biais de méta-analyses, réseaux, données, etc.
Suzanne Reynders – Coordinatrice du projet Horizon Europe ORCaSa
Lancement du projet Horizon Europe ORCaSa : une coordination mondiale de recherche et innovation autour du carbone dans les sols
Projet ORCaSa
Puits ou sources de carbone selon les conditions pédoclimatiques et l’usage, les sols pourraient représenter un réservoir de carbone 2 à 3 fois plus important que la biomasse végétale ou l’atmosphère. La compréhension de ce phénomène de séquestration est donc essentielle pour les efforts d’atténuation du climat ainsi que pour l’enrichissement des terres agricoles. Pour faire suite à la première action de coordination CIRCASA, la Commission européenne finance ORCaSa au travers de son programme Horizon Europe. ORCaSa vise à fédérer les efforts de recherche, mutualiser les connaissances et proposer les bases d’un système d’évaluation. Coordonné par INRAE et engageant 12 partenaires internationaux, ORCaSa est officiellement lancé à l’automne 2022 pour une durée de 3 ans.
lancement_orcasa.pdf
Les 1% les plus riches émettent autant de CO2 que les 2/3 tiers de l’humanité. Le dernier rapport d’OXFAM comme le rapport de synthèse du GIEC le confirment : pour éviter un effondrement climatique, il est nécessaire de s’attaquer aux inégalités. 50 ans après le célèbre Rapport Meadows sur les limites à la croissance, Le Club de Rome, en collaboration avec de prestigieuses institutions européennes, lance une nouvelle feuille de route, Earth For All, qui vise à repenser notre système économique pour faire disparaître la pauvreté absolue vers 2050. Avec le scénario « Pas de géant », la Terre pour Tous c’est possible !
Si la transition écologique implique l’émergence d’un ensemble d’écogestes à l’échelle individuelle, elle suppose surtout une approche plus structurelle et collective, capable de créer les conditions favorisant des changements profonds de nos modes de vie. Ce dossier de l’Ademe propose quelques repères sur cette approche « modes de vie », en développement dans les études de prospective comme dans les politiques publiques locales, dont celle de la Métropole de Lyon.
L’approche « modes de vie » pour soutenir et engendrer les transformations collectives
Comprendre les modes de vie : Cinq situations du quotidien
Comprendre les modes de vie : Cinq situations du quotidien
La notion de « modes de vie » émerge comme un moyen d’appréhender la complexité des pratiques du quotidien et d’expliquer la difficulté à changer radicalement de comportements par rapport à la crise écologique en cours.
Plus qu’une somme de comportements, un mode de vie est un ensemble de pratiques imbriquées. On ne peut pas comprendre un comportement, par exemple le fait de produire des déchets, sans intégrer d’autres éléments du contexte dans lequel chaque individu évolue : l’organisation de la société, les normes sociales, les dispositifs physiques et les infrastructures à sa disposition, son organisation du quotidien, ses conditions physiques, socioéconomiques et culturelles, etc.
Mais comment peut-on incarner la notion de modes de vie dans des situations du quotidien ? Comment l’acteur public peut-il utiliser cette grille d’analyse pour accompagner ses usagers vers des pratiques plus soutenables ?
L’approche « modes de vie », facteur de réussite de la transition écologique
Ce document propose cinq entrées thématiques du quotidien : habiter, se déplacer, travailler, rencontrer et consommer. Chacune illustre l’intérêt de chausser les lunettes des « modes de vie » pour interroger la soutenabilité de nos pratiques et le rôle de nos politiques publiques.
Plus qu’une recension exhaustive du sujet, ces fiches doivent être comprises comme une entrée en matière, une incitation à s’intéresser aux modes de vie par des pratiques du quotidien reliées entre elles.
Agir sur les modes de vie : une nouvelle grille d’analyse
La notion de « modes de vie » émerge comme une entrée pertinente pour appréhender autrement l’ampleur des changements à opérer pour réussir la transition écologique. Mais quel est son apport par rapport à une approche centrée sur les « changements de comportement » ? Existe-t-il des outils pour objectiver l’action des pouvoirs publics en faveur de modes de vie soutenables ?
S’il importe de continuer à agir à l’échelle de comportements individuels pour accélérer la transition écologique, la notion de modes de vie permet de prendre de la hauteur sur l’imbrication des comportements au quotidien, qui explique la difficulté à changer certaines pratiques sociales. Elle met aussi en lumière l’intérêt de penser la diversité des parcours de vie et des pratiques du quotidien, pour mieux accompagner le changement.
En ce sens, quatre catégories d’action sont mises en avant comme des leviers potentiels pour agir sur les modes de vie, ou du moins les influencer : l’organisation de la société, l’environnement physique et matériel, les normes culturelles et sociales et l’échelle individuelle.
Chacune de ces catégories est illustrée par des actions engagées par la Métropole de Lyon, avant de conclure sur des pistes de travail que les collectivités pourraient engager si elles entendent agir sur les modes de vie.
Les « modes de vie » dans la prospective Transition(s) 2050
«Transition(s) 2050. Choisir maintenant. Agir pour le climat » est une prospective qui peint quatre chemins cohérents et contrastés pour atteindre la neutralité carbone en France en 2050. Ils visent à articuler les dimensions technico-économiques avec des réflexions sur les transformations de la société qu’elles supposent ou qu’elles suscitent.
Le rapport Transition(s) 2050, première étape de cet exercice, a été publié en novembre 2021. Chaque secteur y est détaillé, à savoir ceux qui relèvent de la consommation, du système productif, de l’offre d’énergie, des ressources et des puits de carbone. Il est complété par des feuilletons qui apportent un éclairage supplémentaire, en particulier sur les impacts induits. C’est l’objet du présent ouvrage qui rend compte de la confrontation des scénarios directement à la perception de 31 citoyens, avec leurs aspirations individuelles et collectives, en les projetant dans les quatre sociétés scénarisées.
L’ensemble de ces publications est le résultat d’un travail de deux ans mené par l’ADEME en interaction avec des partenaires extérieurs afin d’éclairer les décisions à prendre dans les années à venir. Car le but n’est pas de proposer un projet politique, ni «la» bonne trajectoire mais de rassembler des éléments de connaissances techniques, économiques et environnementales afin de faire prendre conscience des implications des choix sociétaux et techniques qu’entraîneront les chemins qui seront choisis.
Infographies des 4 scénarios de Prospective ADEME – exercice Transition(s) 2050
Comprendre l’intérêt d’une approche « modes de vie » dans les politiques publiques locales
La transition écologique implique que chacun adopte un ensemble d’écogestes à l’échelle individuelle. Mais elle appelle aussi des transformations profondes, structurelles et collectives, de l’organisation de la société pour accompagner l’adoption de ces nouvelles habitudes. Les études et baromètres de l’ADEME en attestent : les Françaises et Français ont conscience qu’il leur faudra modifier de façon importante leurs modes de vie, et que cela aura plus de chance de donner des résultats qu’une transition par la technologie, mais ils n’accepteront de changer certains aspects de leur mode de vie que si le cadre dans lequel ils évoluent offre des conditions favorables à cela. Plusieurs collectivités expérimentent cette approche. La Métropole de Lyon, qui invite tous les territoires à repenser l’action publique locale à partir des usages, aspirations et manières de vivre de leurs populations, pour de meilleurs résultats. La région Pays de la Loire, quant à elle, a mis en place des formations et outils d’accompagnement pour les acteurs souhaitant élaborer ou conduire des projets de transition écologique suivant cette approche « modes de vie ».
Au sommaire de ce numéro : DATA / Données clés pour comprendre l’intérêt d’une approche « modes de vie » DOSSIER / L’approche « modes de vie » : soutenir et engendrer les transformations collectives ZOOM / Des outils pour transformer les modes de vie en Pays de la Loire
Des outils pour transformer les modes de vie en Pays de la Loire
En Pays de la Loire, des outils pour changer les modes de vie se sont progressivement mis en place autour d’une formation et de l’accompagnement de projets pilotes. Zoom sur cette action coopérative.
Des outils pour transformer les modes de vie en Pays de la Loire
Pour une meilleure intégration des dimensions sociales et des modes de vie dans les exercices de prospective environnementale
La dimension sociale du changement demeure un point faible des prospectives énergie-climat qui nourrissent les stratégies de transition. Aujourd’hui, la montée à l’agenda politique de ces questions est une opportunité pour intégrer plus largement l’analyse du social à la fabrique des prospectives énergie-climat. Si beaucoup reste à faire, de nombreuses expériences existent et peuvent d’ores et déjà être valorisées pour imaginer et mettre en œuvre des approches concrètes de prospectives plus riches. C’est dans cette perspective que cette Étude réunit une diversité de ces expériences à travers 12 contributions de praticiens qui ont été confrontés à ces questions.
Les territoires sont confrontés à la réduction de la ressource en eau, à l’augmentation des risques d’inondation et à l’érosion de la biodiversité. La Gemapi en tant que compétence territoriale peut apporter des réponses, en favorisant une gestion intégrée de l’eau par bassin, une synergie entre les différentes compétences liées à l’eau et un recours aux solutions fondées sur la nature. Exercer la Gemapi dans le cadre d’une gestion globale de l’eau est désormais une nécessité pour répondre aux nouveaux défis de la gestion de l’eau dans le contexte de changements climatiques.
Après leur dissolution ratée, retoquée par le Conseil d’État le 9 novembre, les Soulèvements de la Terre nourrissent encore un bouillon d’agitation médiatique : « on ne dissout pas un soulèvement », proclament-ils. Mais les actions des militants, écologistes ou non, continuent de cliver le débat : dégradations et insupportables atteintes à la propriété privée pour les uns, violence légitime pour les autres… De quelle violence parle-t-on ? D’abord d’atteintes aux biens. Et même si les salades arrachées par les manifestants ne souffrent pas, il n’empêche que ces actions peuvent-être mal vécues. Pour demander la dissolution du collectif, les autorités se fondaient en tout cas sur « l’incitation à la violence ». David Porchon, doctorant en sciences politiques (AgroParisTech – Université Paris-Saclay), revient sur les arguments invoqués.
À quoi sert la violence des mouvements écologistes ? Mais de quelle violence parle-t-on ? D’abord essentiellement d’atteintes aux biens. Et même si les salades arrachées par les manifestants ne souffrent pas, il n’empêche que ces actions peuvent-être mal vécues. La décision de dissoudre les Soulèvements de la Terre, même annulée par le Conseil d’État, interroge la définition de l’incitation à la violence. Et rappelle pourquoi l’atteinte aux biens provoque des réactions épidermiques. Mais au fond, à quoi sert vraiment la violence des mouvements écologistes ? David Porchon, doctorant en sciences politiques (AgroParisTech – Université Paris-Saclay), explique que celle-ci remplit une fonction de rituel, de grand spectacle qui permet d’imaginer un autre monde.
Le palmarès du Concours CITES VERTES EUROPE 2023 a été dévoilé à Bruxelles. Défendant les couleurs de la France, la ville de Saint-Etienne a remporté la deuxième place de ce concours international avec le spectaculaire renouvellement urbain du Forum Montreynaud. Avec ce prix, Saint-Etienne offre un coup de projecteur européen à ce projet ambitieux qui illustre de façon exemplaire comment l’urbanisme végétal peut métamorphoser un quartier et la vie des citoyens.Le Jardin Extraordinaire – Nantes : Lauréat Cités Vertes 2021
Le Concours Cités Vertes Europe récompense chaque année des aménagements paysagers exemplaires, grâce auxquels les villes peuvent mieux s’adapter aux enjeux de climat, biodiversité, cohésion sociale, bien-vivre et attractivité.
A Saint-Etienne, le Forum de Montreynaud est l’histoire d’un renouvellement urbain spectaculaire. Un quartier paupérisé, bétonné et inhospitalier est devenu vert, vivant et attractif, enraciné dans un sol fertile et à nouveau relié au reste de la ville.
Souffrant d’un urbanisme obsolète et malgré ses superbes points de vue sur les environs, le quartier n’offrait plus guère que dalles de béton, marches inaccessibles, parkings à l’abandon et rez-de-chaussée inhabitables. Montreynaud avait fini par se déconnecter du reste de la ville.
Lorsque la ville s’est lancée dans un programme de rénovation, elle aurait pu se contenter de « verdir » les dalles de béton. Au contraire, elle a pris le pari audacieux de déconstruire le béton, restaurer le sol de pleine terre et complètement régénérer l’espace.
Réaménagement du secteur du Forum, quartier Montreynaud – France Villes et territoires DurablesLe quartier est aujourd’hui difficilement reconnaissable, avec la pleine terre retrouvée, des circulations fluides, plaisantes et végétalisées, de nombreux espaces de nature, une large prairie et même un verger. Désimperméabilisé et végétalisé, il est désormais en mesure de mieux résister aux canicules estivales et aux risques d’inondation lors d’orages violents. Enfin, la vie locale et intergénérationnelle s’y est redéployée, les rez-de-chaussée hébergent à nouveau des activités et les habitants ont enfin retrouvé la fierté de vivre à Montreynaud.
Il ne s’agit pas de la première distinction reçue par ce projet, la ville de Saint Etienne ayant déjà été récompensée par le Grand Prix des Victoires du Paysage 2022 pour son programme de rénovation urbaine du quartier de Montreynaud.
Le projet du Danemark remporte la première place du podium et la troisième place est quant à elle occupée par le projet néerlandais.
Alkmaar mini parc de biodiversitéLes lauréats depuis 2020 :
greencity-lo4e70.svg13 pays, ensemble, pour des villes plus vertes en Europe
CITES VERTES EUROPE/GREEN CITIES EUROPE est une initiative européenne pour promouvoir la nature en ville et les infrastructures végétales en tant que facteur de la transformation des villes. Les arbres, les parcs et autres infrastructures vertes sont une solution à la disposition des élus et des décideurs pour faire face aux défis climatiques, économiques et sociaux de ce siècle. Ils sont une composante indispensable de l’adaptation de notre société à ces enjeux vitaux, pour créer des villes plus vertes et plus résilientes. La plate-forme regroupe informations, exemples concrets et nouvelles idées venues de 13 pays d’Europe.
CITES VERTES EUROPE rassemble les organisations sectorielles de 13 pays européens : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal et Suède.
À travers l’émergence des ZAD, les militants renvoient généralement dos à dos écologie et capitalisme, présentés comme incompatibles. Mais si écologie et capitalisme sont incompatibles, comment « re-naturer » les humains ? Pour Claire-Isabelle Roquebert Chercheuse à l’Université de Rennes, le contexte de crise écologique nous invite à revoir radicalement le rapport entre les hommes et la nature.
La Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) poursuit sa campagne de sensibilisation Sauvons nos rivières dont les trois premiers actes sont : #1 « À court d’eau », #2 « Migrateurs en danger » et 3# « Connaître et agir ». La FNPF souhaite créer une prise de conscience collective sur la nécessité d’accroître et partager la connaissance des milieux aquatiques pour mieux les préserver. C’est aussi l’occasion de dévoiler les résultats de l’enquête Harris Interactive qui permet d’évaluer le rapport des Français et des pêcheurs à l’eau et aux milieux aquatiques.
L’énergie solaire est une solution écologique et durable pour répondre à nos besoins énergétiques croissants. De plus en plus de particuliers optent pour cette source d’énergie renouvelable, non seulement pour réduire leur empreinte carbone, mais aussi pour réaliser des économies à long terme. Quelles sont les pistes pour passer à l’énergie solaire ? Quels exemples concrets ? Quels conseils pour guider ceux qui souhaitent franchir le pas vers une vie plus écologique et économe en énergie ?
Une étude OpinionWay pour makesense révèle « L’engagement écologique des jeunesses françaises ». Jeunesses au pluriel car l’étude s’est attachée à refléter les jeunes dans toutes leurs composantes, leur diversité (et leur complexité !) : toutes les données ont été isolées par origine sociale, zones géographiques d’habitation (villes, zones rurales, quartiers périphériques…) et occupation (étudiants, jeunes professionnels, NEETs).
« Comment engager et réussir une transition environnementale ? » C’est le thème du rapport de la mission d’information relative à la transition environnementale dans les collectivités territoriales adopté à l’unanimité par la Délégation aux collectivités territoriales. La mission a identifié les réussites et bonnes pratiques locales et appelle à passer de la logique des pionniers à celle de la massification. Le rapport est construit comme une boite à outils et met à la disposition des élus locaux les méthodes, ressources et exemples inspirants pour réussir leur propre transition environnementale.
« J’appelle les élus, les agents territoriaux et les services déconcentrés de l’État à se saisir de ce rapport, véritable boussole pratique pour répondre aux interrogations qu’ils rencontrent sur la transition environnementale »
Françoise GATEL, Présidente de la Délégation.
Recommandations sur les enjeux clés
La mission formule 24 recommandations sur les enjeux clés pour réussir cette transition dont celles-ci :
Renforcer la formation des élus locaux, collaborateurs de cabinet et agents publics sur les sujets environnementaux.
Renforcer le travail amont de diagnostic dans la prochaine génération de Contrats de relance et de transition écologique (CRTE).
Mettre gratuitement à disposition des élus locaux un bouquet de données territorialisées relatives aux enjeux environnementaux.
Encourager les collectivités à intégrer des programmes d’amélioration continue, notamment « Territoires engagés pour la transition écologique » de l’Ademe et « Territoires engagés pour la nature » de l’OFB.
Faire évoluer les règles budgétaires et comptables afin qu’elles soient plus favorables à la transition environnementale.
Réaliser un guide de la transition environnementale pour les services déconcentrés de l’État, afin d’accompagner plus efficacement les élus.
Le rapport sera remis à M. Christophe BÉCHU, Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires le 15 novembre au Sénat. Les rapporteurs Laurent Burgoa, Pascal Martin et Guy Benarroche ont auditionné plus de 50 élus, sondé 150 acteurs de la transition et experts et reçu plus de 40 contributions écrites d’avril à octobre 2023.
L’essentiel sur le rapport d’information
Les effets du dérèglement climatique sont visibles partout dans nos territoires : inondations, recul du trait de côte, incendies, vagues de chaleur et canicules, raréfaction de la ressource en eau, impact sur les cultures et la sécurité alimentaire, etc. Ils ne sont qu’un des aspects des conséquences de l’activité humaine sur l’environnement, aux côtés de l’effondrement du vivant, de la perte de biodiversité, de la raréfaction des ressources notamment.
Les élus locaux, comme toujours, sont en première ligne de ces difficultés et des solutions à leur apporter. Ils sont confrontés à deux grands champs d’action complémentaires :
l’atténuation, qui demande de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et préserver les puits et réservoirs de GES (forêts, sols…)
et l’adaptation, qui est la démarche d’ajustement au climat actuel et à venir, ainsi qu’à ses conséquences.
L’action des élus locaux n’est pas simple à mettre en œuvre et comporte de multiples volets :
Comment repérer les vulnérabilités sur lesquelles intervenir en priorité ?
Comment identifier ou lancer des projets favorables à l’environnement ?
Comment concilier urgences du quotidien et demande sociale avec enjeux de long terme ?
Comment organiser et mobiliser son administration pour que les objectifs entrent dans les pratiques ?
Comment trouver les relais sur son territoire pour entraîner les autres acteurs dans une dynamique vertueuse ?
La mission de la délégation a donné la parole aux élus de terrain qui expriment plusieurs messages.
1- SE FORMER À CES ENJEUX ET SENSIBILISER SES HABITANTS EST INCONTOURNABLE
Les élus locaux considèrent que la première clé de réussite d’une politique de transition environnementale est la formation et la sensibilisation de tous les acteurs : élus, collaborateurs d’élus, agents publics, préfets et sous-préfets, agents des services déconcentrés et partenaires de la collectivité.
La boite à outils de la formation
Après la sensibilisation, il est nécessaire de s’investir dans des formations plus solides, qui demandent plus de temps, mais fournissent des leviers de passage à l’action. La formation entre pairs est la formule à privilégier. La formation à la transition des acteurs locaux doit être un vecteur de décloisonnement et de coopération territoriale en visant une approche décentralisée, commune et mixte.
Recommandation 1
[[pour renforcer la prise en compte de ces enjeux dans les formations]]: Ajouter, dans les conditions de délivrance de l’agrément préalable aux organismes formateurs d’élus locaux, l’obligation pour toute formation d’intégrer les enjeux de transition environnementale et de résilience territoriale.
Les boites à outils de la sensibilisation et de la collaboration avec lle milieu scientifique
Les élus ont aussi une responsabilité pour faire monter les habitants et les acteurs du territoire en compétence sur ce sujet clé. Le rapport présente de nombreux dispositifs de sensibilisation et d’éducation populaire. Ils insistent aussi sur la nécessité d’éduquer et former la prochaine génération afin qu’elle soit à même de comprendre les enjeux environnementaux de demain ainsi que les changements qu’ils induisent. Les rapporteurs suggèrent de renforcer l’éducation et la formation aux enjeux environnementaux au primaire, secondaire, enseignement technique et supérieur ainsi que dans le périscolaire. Sur ces deux sujets, les liens avec la communauté scientifique sont un enjeu majeur et le rapport présente diverses modalité de collaboration ainsi que des exemples inspirants.
2 – CONSTRUIRE UNE CAPACITÉ D’ACTION LOCALE SUR UNE CONNAISSANCE PRÉCISE
Amplifier la lecture des enjeux, territorialiser et s’approprier les sujets à l’échelle de son territoire sont des étapes essentielles pour ne pas prescrire directement des solutions qui risquent d’être insatisfaisantes ou inadaptées. Le rapport documente ce qu’est un diagnostic solide et consolidé avec de nombreux exemples.
Le but de la démarche de diagnostic est de disposer d’une vision préalable des conséquences observées et potentielles du climat futur de son territoire (adaptation) et du chemin à suivre pour réduire son impact carbone (atténuation). Cette vision d’ensemble constitue le guide indispensable pour l’action. Les élus soulignent les difficultés liées aux données et à la profusion des outils de diagnostic.
Les leviers pour renforcer sa capacité à agir sont nombreux : utilisation de la prospective, besoin de nouvelles compétences, développement de son ingénierie et de sa capacité de maîtrise d’ouvrage, mesure de l’impact carbone de ses décisions d’investissement, réalisation d’un plan de décarbonation efficace, questionnement de ses projets en cours ou à venir, … et sont détaillés dans le rapport.
La boite à outil pour diagnostiquer
Recommandation 2
(pour améliorer la connaissance) : accompagner les collectivités afin qu’elles renforcent le travail amont de diagnostic (climat, ressources, biodiversité, données socio-économiques, cartographie des acteurs, …) dans la prochaine génération de Contrats de relance et de transition écologique (CRTE).
Recommandation 3
(pour faciliter cette connaissance) : mettre gratuitement à disposition des élus locaux un bouquet de données territorialisées relatives aux enjeux environnementaux (climat, vivant, …).
Recommandation 4
(pour orienter son ingénierie) : documenter les compétences détenues et à détenir dans les collectivités et leurs groupements, ainsi que les profils de postes afférents, pour mener la transition.
La boite à outils pour construire sa capacité d’action
3 – COMMENCER PAR DES PROJETS CONCRETS ET VISER UNE DÉMARCHE « SYSTÉMIQUE »
Les élus locaux fonctionnent par projet. Face à un sujet planétaire qui peut déstabiliser, la transition environnementale doit s’incarner dans des projets ciblés avant de devenir une action plus intégrée.
Les élus recommandent de commencer par des projets concrets qui engagent une dynamique vertueuse : des actions qui génèrent des économies, qui améliorent le cadre de vie, qui profitent à la population comme la fourniture d’arbres fruitiers, la gratuité des transports en commun, l’aide à l’achat de vélo ou encore le don de composteurs. Les projets à fort potentiel de transversalité, comme les projets paysagers ou alimentaires, sont aussi un moyen de tirer le fil des enjeux environnementaux.
Les élus recommandent aussi de s’engager dans des projets qui entraînent les acteurs et fabriquent de la confiance, de la coopération et des alliances. En revanche, un maire alerte : « Si nous avions attaqué sur les questions de biodiversité ou d’environnement de façon pure et dure, il aurait été difficile d’engager les autres élus et les acteurs».
Les élus recommandent ensuite de viser une approche globale, dite systémique, c’est-à-dire d’intégrer les enjeux environnementaux dans toute action et politique publique. Cette approche systémique demande de transformer les organisations et les habitudes de travail grâce à plusieurs leviers analysés dans le rapport.
Territoire Engagé Transition Écologique
Recommandation 5
Territoires engagés pour la nature
Les rapporteurs suggèrent aux collectivités d’élargir leur approche aux dimensions sociales, économiques, de résilience, de gouvernance et d’innovation, en s’intéressant au label « Ville durable et innovante », label complémentaire du label TETE de l’ADEME.
Label Ville durable et innovante
4 – METTRE EN RÉCITS CETTE TRANSITION
Pour engager, maintenir et réussir une politique de transition environnementale, il faut savoir en exposer les enjeux et perspectives dans des récits. Il s’agit de dépasser la complexité de l’évolution à accomplir, d’accompagner les changements et de contrebalancer les discours catastrophistes ou fatalistes. Cette « mise en récits » peut accueillir différents points de vue, de telle sorte que contradictions et résistances améliorent le récit commun et conduisent à réduire les écarts entre celui-ci et la réalité.
5 – RECHERCHER LA CO-OPÉRATION AVEC LES AUTRES ACTEURS
Les élus estiment que la capacité à s’inscrire en coopération avec les autres acteurs n’est pas seulement une modalité d’action pertinente, mais bien une condition essentielle de réussite d’une politique de transition.
6 – SUSCITER L’IMPLICATION CITOYENNE
La troisième constante évoquée par les élus auditionnés est relative à la dimension d’implication citoyenne qui semble être un impératif et une condition de l’efficacité.
Rapport d’information : « Engager et réussir la transition environnementale de sa collectivité »
Le microbiote est un écosystème microbien qui a d’incroyables pouvoirs et bienfaits. Mais il possède aussi une face cachée car il peut être modifié par des substances chimiques, voire même faire office de porte d’entrée des polluants dans l’organisme, nous raconte le chercheur en ecotoxicologie Anthony Bertucci de l’IFREMER. Et si les portes d’entrée des substances toxiques dans notre organisme sont parfois négligées, ce sont parfois les polluants eux-mêmes que l’on peine à considérer comme tel. C’est le cas des polluants émergents. Un terme qui regroupe une famille hétéroclite de produits pharmaceutiques, de pesticides, de produits chimiques et de micro plastiques. Tous ont en commun de n’être pas surveillés et réglementés par les pouvoirs publics, nous apprennent la géographe Christine Bouisset et la chimiste Mathilde Monperrus (Université de Pau et des pays de l’Adour).
Les solutions fondées sur la nature sont des innovations propres à la Terre pour maintenir l’humanité et la planète en bonne santé. Elles offrent des moyens efficaces et rentables de lutter contre le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. La biodiversité, ou diversité biologique, est la multitude d’êtres vivants qui composent la vie sur Terre. Elle englobe l’humain et les 8 millions d’espèces vivantes présentes sur la planète : des plantes et animaux aux champignons et bactéries en incluant les écosystèmes qui les abritent tels que les océans, les forêts, les environnements montagneux et les récifs coralliens. Mais, la nature est en crise. Nous perdons des espèces à un rythme mille fois plus élevé qu’à tout autre moment de l’histoire de l’humanité et un million d’espèces sont menacées d’extinction. « Nos solutions sont dans la nature » parce que les solutions fondées sur la nature offrent des moyens de promouvoir le bien-être humain, de lutter contre les changements climatiques et de protéger notre planète vivante.
Il y a un paradoxe sur le financement public de la transition écologique. D’un côté la stratégie nationale bas carbone mise sur des investissements massifs et rapides des collectivités locales dans de nombreux secteurs, transports collectifs, infrastructures cyclables ou rénovation des écoles et autres bâtiments publics, mais de l’autre qui cherche à savoir si elles ont les moyens de faire ce qu’on attend d’elles. Tout se passe comme si ce débat était un sujet réglé, et comme si les villes, intercommunalités, départements et régions, feraient naturellement tout ce qu’il faut. Rien n’est pourtant moins sûr. « S’assurer de la convergence entre l’ambition climatique européenne et française et la capacité financière locale doit devenir une priorité » : voilà le débat que le rapport publié par I4CE et La Banque Postale cherche à ouvrir et documenter, à l’appui de 4 scénarios de financement de l’accélération de l’action climatique des collectivités à horizon 2030.
Des activistes d’Alternatiba Paris, ANV-COP21, Dernière rénovation, Extinction Rebellion, Greenpeace France, Les Amis de la Terre France, Réseau Sortir du nucléaire et 350.org, ont fermé le Ministère de la Transition écologique pour inaction climatique et trahison écologique. Malgré son engagement de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C, selon les ONG, le gouvernement retarde encore la mise en œuvre des mesures qui s’imposent. Alors que la prochaine décennie est cruciale pour décarboner massivement et rapidement notre mix énergétique, « nos décideurs s’enlisent dans la promotion d’hypothétiques solutions technologiques et dans les énergies fossiles ». Mais quelles sont les solutions ? Le rapport de Greenpeace France préconise le développement massif des énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque) et considère comme un mauvais choix la relance du nucléaire, qui est l’énergie bas carbone la plus lente à déployer et ayant le moins d’impact à court, moyen et long termes sur la décarbonation du mix énergétique
L’objectif général du 3ème Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) est de préparer la France aux conséquences d’un réchauffement mondial de 1,5 °C en 2030, 2 °C en 2050 et 3 °C en 2100. Un comité de pilotage ministériel a lieu tous les mois, présidé par M. Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et est étendu aux autres ministères en fonction des sujets abordés.
Ce premier comité de pilotage a permis de faire un retour d’expérience du Plan national de gestion des vagues de chaleur qui avait été lancé en juin dernier, et de présenter les résultats de la consultation sur la trajectoire de réchauffement de référence (TRACC).
Vagues de chaleur : un plan national pour anticiper
Le plan national de gestion des vagues de chaleur, bilan de la mise en œuvre après l’été 2023
Plan national de gestion des vagues de chaleur
Présenté le 8 juin 2023 par M. Christophe Béchu, le plan national de gestion des vagues de chaleur est le 1er plan d’anticipation des impacts sur toutes les dimensions de la vie de ce phénomène dont l’augmentation de la fréquence va se poursuivre. Ce plan a été pensé pour s’adresser à toutes les catégories de la population tout en englobant les principaux pans de notre vie affectés par les vagues de chaleur. Pour ce plan, 15 actions phares ont été mises en œuvre dès l’été dernier. Les mesures de cette année seront reconduites l’année prochaine avec un renforcement de certaines d’entre elles pour lesquelles des pistes d’amélioration ont été identifiées, à l’instar de l’opération visant à inciter les personnes à risque à s’inscrire sur les registres canicule communaux menée avec La Poste.
08.06.2023_Plan_vagues_de_chaleur.pdf
Restitution de la consultation sur la trajectoire de réchauffement de référence (TRACC)
Trajectoire de réchauffement de référence : consultation publique
Dans un objectif de protection de la population et de résilience de l’économie française, le Gouvernement a choisi de doter le pays d’une trajectoire claire, destinée à servir de référence aux politiques et aux actions d’adaptation au changement climatique. Cette trajectoire de réchauffement pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) sera le socle du troisième PNACC. La consultation sur la TRACC s’est déroulée du 23 mai au 15 septembre 2023. 1 124 contributions ont été reçues dont 31 d’institutions et collectivités (services et opérateurs de l’Etat, régions, fédérations d’entreprises…), témoignant d’un intérêt certain des Français pour les questions liées au changement climatique et une forte adhésion à l’idée de fixer une trajectoire de réchauffement de référence pour préparer la France aux impacts du changement climatique et aux niveaux de réchauffement proposés.
Trajectoire de réchauffement de référence (TRACC)
Chaque degré compte « Nous avons sous les yeux des preuves flagrantes du changement climatique : l’augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes, les records de température, les inondations dévastatrices et les incendies de forêt qui échappent à tout contrôle. Face à ce défi, il est impératif que nous adoptions une nouvelle approche. Si l’atténuation demeure au cœur de nos efforts pour contrer le changement climatique, il est désormais tout aussi crucial de nous adapter.
Dans le but de mieux préparer la France aux conséquences du changement climatique, nous sommes en phase finale de l’élaboration d’un nouveau Plan national d’adaptation au changement climatique. En parallèle, les résultats de la consultation publique sur la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) nous ont permis de valider un scénario de référence à +4 degrés. Cette trajectoire, qui guidera nos actions dans tous les secteurs, à tous les niveaux, sur l’ensemble de nos territoires, nous permettra de construire un modèle de résilience de notre société en accord avec la réalité du terrain, tout en évitant de mal nous adapter. »
Christophe Béchu
Le Mois de l’Économie Sociale et Solidaire est un temps annuel se déroulant au mois de novembre qui donne l’opportunité de découvrir l’ESS et de comprendre ce que cette forme d’économie peut apporter à notre société en pleine transition. Cet événement national permet également de mettre en lumière les savoir-faire et activités des femmes et hommes porteurs de projets, entreprises, organisations et collectifs qui se mobilisent dans les territoires pour porter, présenter et faire connaître l’économie sociale et solidaire au plus grand nombre.
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