Les ministères chargés de l’Agriculture, de la Recherche et de l’Ecologie ont mis en place une procédure d’information et de consultation du public en ligne sur les nouveaux programmes de recherche d’OGM pour 2005. Les citoyens ont la possibilité de s’exprimer du 14 au 28 avril 2006, sur les nouveaux programmes de recherche.
LES 3es ATELIERS DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Du Mercredi 20 Septembre au Jeudi 21 Septembre 2006
PALAIS DES CONGRES DE BORDEAUX
La 3e édition des Ateliers du Développement Durable, organisée par le Réseau IDEAL, en partenariat avec la Communauté Urbaine de Bordeaux, le Conseil général de la Gironde et le Conseil régional d’Aquitaine, a pour objectif d’aider à trouver des solutions pour construire ensemble un développement durable.
Pour ce faire, un changement des comportements est nécessaire, chaque acteur devant apprendre les bons gestes quotidiens; ce qui sera démontré et concrétisé, les 20 et 21 septembre 2006, au travers d’expériences.
Télécharger le programme de l’événement
Localisation
Adresse : rue du Cardinal Richaud – 33000 Bordeaux
Renseignements et contact : Caroline QUEILLE
Téléphone : 01 45 15 80 98 – Fax : 01 45 15 09 00
Salon Méditerranéen de la Maîtrise des Energies
Le Salon Méditerranéen de la Maîtrise des Energies se tiendra à Saint-Raphaël les 18 et 19 mai 2006 pour les professionnels et les collectivités locales et territoriales. Le 20 mai sera destiné au grand public.
– L E S N E W S –
L’EIE Est-Var
L’Espace Info Energie Est-Var mène en 2006 une action de sensibilisation des collectivités locales, élus et techniciens et intervient auprès des surfaces de bricolage pour les sensibiliser aux matériels existants performant en consommation énergitique et les matériaux naturels de construction.
La FBTP
La Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics du Var, partenaire du Salon Méditerranéen de la Maîtrise des Energies, organise en marge du Salon son Assemblée Plénière :
Le Vendredi 19 Mai 2006 à 18h30
« Trois défis pour le BTP dans le Var »
Trois thèmes seront abordés autour de tables rondes et d’intervenants professionnels et élus.
La JCE
La Jeune Chambre Economique Française a choisi pour une période de deux ans de traiter le thème de l’énergie. C’est pour cela que la Jeune Chambre Economique de Fréjus, Saint-Raphaël s’est associée au Salon Méditerranéen de la Maîtrise des Energies. Des opérations d’information auprès de ses membres seront menées par les organisateurs de la manifestation.
Salon Méditerranéen de la Maîtrise des Energies – ADEE – 517, boulevard de la Mer – 83600 FREJUS
Tel : 04.94.53.55.74 – Mail : infosalon@adee-paca.org
Human Village, le portail de la Solidarité
Des offres d’emploi, des CV, des actualités sur le monde associatif, humanitaire et l’écologie.
Human Village est une association, laïque et apolitique, qui respecte et qui met en valeur le travail des autres associations de solidarité. Ce portail se veut un lieu d’échange et de partage sans aucun but lucratif et résolument sans frontières ni clivages. Portail d’expression libre dans le respect d’autrui, la rédaction d’articles sur humanvillage.com est ouverte à tous, dans le respect de la liberté d’expression de chacun.
Café Européen sur le développement durable – le 19 avril
Le développement durable, quand on en parle c’est bien … Sensibilisation, mises en œuvres concrètes, résultats, engagements, impacts, défis…
Oui mais quand on s’engage, C’est mieux !!
Les Jeunes Européens Professionnels accueilleront 3 spécialistes pour débattre concrètement du développement durable autour d’un dîner corse :
“Comment sensibiliser le citoyen au développement durable ?”
Farid BADDACHE, fondateur du cabinet Objectif DD et auteur d’un livre sur le développement durable,
Boris BAILLY de l’ADEME – Défi pour la Terre,
et Annabelle JAEGER de la Fondation Nicolas Hulot – Défi pour la Terre
Rendez-vous mercredi 19 avril 2006
à 20h30
au Balbuzard Café
54 rue Réné Boulanger – Paris 10ème (métro République)
Voir le plan
Programme :
Les différents intervenants présenteront à travers leur propore expérience du développement durable les différents moyens de sensibilisation des citoyens.
Annabelle Jaeger et Boris Bailly présenteront notamment l’initiative “Le Défi pour la Terre”, après quoi ils débatteront des moyens de sensibilisation des citoyens aux problèmes environnementaux.
«Grâce au Défi pour la Terre, depuis 10 mois, plus de 350 000 personnes se sont engagées en France à réduire leur impact sur l’environnement (en particulier sur l’eau, les déchets et l’énergie) avec des gestes simples à mettre en oeuvre au quotidien (à la maison, à l’école, au bureau).»
“Le Défi pour la Terre : comment sensibiliser citoyens et structures collectives (entreprises, collectivités, écoles, associations…) ?” – Une co-initiative de l’ADEME et de la Fondation Nicolas HULOT
Farid Baddache, auteur du livre « développement durable au quotidien » éd. Eyrolles, 2006.
« Ce livre fait le point sur le concept de développement durable, il en retrace l’histoire et le décrit dans ses différents aspects (environnemental, humain, économique, politique…). A travers toute une série de conseils, il vous délivre les pistes d’actions vous permettant de changer vos habitudes de consommation et d’adopter un mode de vie plus « durable ». Vous progressez en réponse aux enjeux! »
Pour plus d’information, consultez le site d’Objectif DD.
Tourisme Ecovillage d’Accueil Solidaire : un projet de l’association Itinerance
Suite à une enquête et une réflexion sur les moyens et nouvelles pratiques (agricoles, artistiques, artisanales, culturelles, de tourisme solidaire) de notre pays, ainsi que les difficultés, notamment économiques et sociales, rencontrées par les populations du BURKINA FASO en général et de YAKOUTA en particulier, l’association Itinérance veut apporter sa contribution au développement local et communautaire de la région du sahel au Burkina Faso.
Le projet :
TOURISME ECOVILLAGE D’ACCUEIL SOLIDAIRE dans le Sahel vise essentiellement la communauté de Yakouta, ses villages et villes voisins. Un écovillage est un ensemble d’habitats de taille humaine, où la priorité est de placer l’humain et l’environnement au cœur de tous les intérêts. C’est un lieu où l’homme intègre dans l’environnement le modèle économique, social, culturel et agricole à mettre en œuvre afin de développer et de vivre en harmonie et en paix. Chacun a son propre habitat, son autonomie économique et idéologique, avec un esprit de partage et de solidarité. L’ecovillage est un choix du présent pour le futur.
Les sacs écolos, un coup de marketing?
Cécile Gladel, collaboration spéciale « La Presse » – 29 mars 2006, Canada
Metro et Uniprix vendent des sacs réutilisables. La SAQ aussi. Tout comme de plus en plus de marchands de toutes sortes qui veulent diminuer la consommation des sacs plastique.
Mais ces sacs en tissu, dont certains sont fabriqués en Chine comme ceux de la SAQ, sont-ils réellement des solutions écologiques au transport de nos achats? Ou sont-ils d’abord et avant tout des opérations marketing destinées à rendre plus verte l’image de ces détaillants?
Les sacs en coton récemment mis en marché par la Société des alcools du Québec pour le transport des bouteilles sont fabriqués en Chine.
Si la portion écolo de cette initiative, qui vise à diminuer la consommation des sacs plastique, est saluée, la décision de la société d’État est aussi critiquée par les fabricants québécois de sacs de tissu et même certains organismes environnementaux.
Tous ces gens soulèvent des questions au sujet du choix d’un manufacturier chinois. N’y a-t-il pas des coûts environnementaux associés au transport de marchandise provenant de l’autre bout de la planète? Et qu’en est-il de tous les autres aspects humains de la consommation environnementalement responsable?
» Il faut féliciter la SAQ, comme il fallait féliciter Metro. C’est un début de conscientisation. Mais ce n’est pas parfait. Il y a d’autres solutions plus responsables « , répond Brenda Plant, cofondatrice d’Ethiquette.ca et spécialiste en responsabilité sociale des entreprises.
Le porte-parole de l’opposition en matière d’environnement, le député péquiste Stephan Tremblay, est convaincu que la SAQ aurait dû chercher à faire faire ses sacs localement.
» De la part d’une société d’État, c’est dommage, ça aurait pu être un bon coup. La SAQ aurait pu faire un effort « , dit-il.
Le nouveau ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, a préféré ne pas commenter.
La SAQ n’est pas la seule administration publique à qui l’on reproche de ne pas vendre des sacs réutilisables québécois. En janvier dernier, la Ville de Sherbrooke a dû faire son mea-culpa après avoir distribué des sacs fabriqués en Inde. La SAQ invoque le prix pour expliquer sa décision et souligne que la compagnie qui a obtenu le contrat, Omniplast, est québécoise. C’est cette compagnie qui a décidé de les faire fabriquer en Chine.
» Nous avons procédé par appel d’offres. Les prix des sacs fabriqués au Québec étaient beaucoup plus élevés, de 7 $ à 10 $. Notre sac se vend 2,25 $ « , précise Patrick Bray, directeur des acquisitions pour la SAQ.
Chez Critéria, une entreprise du Saguenay qui a lancé un produit appelé Écolo-sac en 2005, on trouve que les sociétés d’État se doivent de ne pas s’arrêter uniquement aux prix quand elles prennent des décisions de la sorte.
» C’est terrible quand on pense à la délocalisation, aux pertes d’emplois, à la dépopulation des régions « , rétorque Laurence Émérit, présidente.
Cette dernière a fixé le prix de son Écolo-sac à 4,99 $ après avoir sondé plusieurs groupes de discussion. » Je suis certaine que les gens sont prêts à payer ce prix pour un sac qui va durer longtemps. Pas seulement les écolos convaincus « , soutient-elle.
Le débat sur le transport de produits écologiques venant de l’autre bout du monde n’est pas nouveau. » Ce questionnement se pose également dans le cas des produits équitables et biologiques « , explique Corinne Gendron, professeure titulaire de la chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’UQAM. Elle rappelle qu’Équiterre, par exemple, n’encourage pas l’achat de miel équitable importé, même s’il est équitable, car il y a du miel produit localement, au Québec.
L’impact environnemental du transport maritime des marchandises en provenance de Chine n’est pas chiffré. Mais au Centre interuniversitaire de référence sur l’analyse, l’interprétation et la gestion du cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) de l’Université de Montréal, on rappelle que le transport fait effectivement partie des coûts environnementaux d’un produit.
» Le meilleur choix reste des matériaux locaux pour servir les gens au niveau local. On met la priorité trop souvent sur le coût de revient alors que c’est bien relatif dans le cycle de vie « , spécifie Sylvain Plouffe, directeur adjoint du CIRAIG.
» Le transport, la transformation et la mise en marché sont d’autres étapes qui consomment de l’énergie et émettent des gaz à effet de serre « , peut-on lire dans l’avis technique produit par Recyc-Québec sur les sacs d’emplettes.
Le transport maritime représentait, au Canada en 2003, 4,6 % des émissions de gaz à effet de serre selon les chiffres de Ressources naturelles Canada.
Conditions de travail
Est-ce que les sacs de la SAQ sont fabriqués par des enfants? Absolument pas, affirme-t-on, tant du côté de la SAQ que d’Omniplast.
La société d’État a reçu la garantie écrite que le fournisseur chinois n’employait aucun jeune de moins de 16 ans. » Si la SAQ a fait ça, ils se sont responsabilisés, mais pas assez à notre goût « , relève Catherine Vaillancourt-Laflamme, coordonnatrice de la Coalition québécoise des ateliers de misère.
Du côté d’Omniplast, on dit exiger le respect des normes canadiennes au niveau international.
» Nous allons sur place deux fois par année « , mentionne François Gagner, vice-président, ventes et marketing d’Omniplast.
» Une lettre, c’est bien facile, c’est bon, mais ça manque de crédibilité. Ça prend une certification indépendante sans lien avec le fournisseur « , précise Corinne Gendron de l’UQAM.
Société d’État et entreprises québécoises
L’entreprise d’insertion sociale Petites mains ne comprend pas la décision de la SAQ.
» Je crois qu’une société d’État doit nous encourager. Nous recevons de l’argent du gouvernement. Si la SAQ avait fait affaire avec nous, cela nous donnerait la chance de demander moins d’argent du gouvernement « , affirme la directrice Nahid Aboumansour.
» Je trouve ça un peu scandaleux « , s’exclame Sylvie Gagnon, propriétaire d’AmilaTerre qui, en août dernier, avait rencontré la SAQ pour lui proposer le premier sac en coton équitable fabriqué au Québec. » Ils auraient pu être des pionniers. Et ça aurait permis de faire travailler du monde ici « , lance celle qui a finalement abandonné son projet, faute de financement.
Échéancier trop court
Le propriétaire de Direction vert, Mario Lacoursière, soutient que les délais de l’appel d’offres de la SAQ pour les sacs réutilisables étaient trop courts et que la complexité des critères rendait la tâche irréalisable pour les soumissionnaires québécois. Ce à quoi la SAQ rétorque qu’il s’agissait d’une échéance raisonnable et que neuf entreprises ont répondu.
Selon le directeur des acquisitions de la SAQ, deux des neuf soumissionnaires offraient des produits du Québec. Il a cependant été impossible d’obtenir leurs noms. L’appel d’offres a été lancé le 13 juillet 2005 et s’est terminé le 2 août. Il était disponible sur Internet seulement. La directrice de Petites mains affirme ne l’avoir jamais vu. L’entreprise avait préparé des échantillons, mais n’avait pas eu les ressources nécessaires pour aller les présenter à la SAQ.
Engendrer de bonnes habitudes
Pour plusieurs des personnes oeuvrant chez les marchands qui se sont lancés dans la vente de sacs recyclables, ce geste constitue un bon point, peu importe leur lieu de fabrication. Surtout si le prix permet d’attirer un maximum de consommateurs.
» Avec le sac Metro, les clients ont adopté l’idée. La sensibilisation fonctionne, on leur donne une bonne habitude. 700 000 sacs ont été vendus en une très courte période de temps. Il existait des sacs avant. Mais monsieur et madame Tout-le-Monde ne prenaient pas le virage « , explique Johanne Riverin de Recyc-Québec, organisme associé à la commercialisation du sac Metro.
Laurence Émérit, de la société Critéria au Saguenay, n’est pas d’accord avec cette logique. » En mettant sur le marché un sac à 1 $ fabriqué en Chine qui dure un an, on encourage la culture de la consommation. Je pense que c’est une erreur. »
Les sacs Metro aussi fabriqués en Chine
Les sacs vendus 1 $ par la compagnie Metro proviennent aussi de Chine.
» On n’a pas la technologie ici et les coûts de revient et de main-d’oeuvre sont trop chers « , dit Gisèle Bélanger, présidente de Marketing BGB, qui a fourni ces sacs. Elle ajoute s’être fait garantir que des enfants ne travaillent pas à leur fabrication et que du plastique recyclé est utilisé.
Recyc-Québec, dont le nom apparaît sur le sac Metro et qui affirme être un partenaire par ricochet, ne s’émeut pas trop de sa fabrication en Chine.
» C’est la loi du marché. Notre souci est qu’il soit acheté par le consommateur. Ce qui fait son succès, c’est qu’il est bon marché « , soutient Johanne Riverin, directrice de Recyc-Québec.
Du côté de Metro, on souligne être conscient que la solution n’est pas parfaite, mais l’objectif premier était d’inculquer de nouvelles habitudes aux clients.
» Dans les mois qui viennent, on va encourager la réutilisation du sac « , explique Marie-Claude Bacon, directrice des affaires corporatives chez Metro.
Uniprix choisit les sacs made in Québec
Les sacs réutilisables d’Uniprix, mis en vente tout récemment, sont confectionnés au Québec, dans la communauté montagnaise de Mashteviatsh.
La pharmacie les vend au coût unitaire de 3,99 $. » Nous voulions des sacs de qualité supérieure et ils le sont. Mais c’est aussi une politique interne de la compagnie que d’utiliser des produits faits au Québec « , justifie Lorrain Desautels, acheteur pour Uniprix.
Le contrat a été confié à René Roberston Fourrure, une entreprise du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La confection des 20 000 sacs d’Uniprix a fourni de l’emploi à 50 personnes durant six mois.
» J’ai embauché des couturières qui n’avaient pas d’emploi à la suite des délocalisations. L’imprimeur était dans sa période creuse. C’était un contrat très important pour notre communauté « , mentionne Edouard Robertson, propriétaire de René Robertson Fourrure.
Ce dernier salue l’initiative d’Uniprix, une compagnie privée, qui a décidé d’encourager des entreprises québécoises. René Robertson Fourrure avait d’ailleurs participé à l’appel d’offres pour les sacs de la SAQ.
» C’est certain que nous n’étions pas concurrentiels sur le prix. Mais il faut aller plus loin que le prix, il faut voir les retombées économiques, comme celles provoquées par le contrat d’Uniprix sur notre région. Il me semble que la SAQ aurait dû demander que ses sacs soient faits au Québec « , conclut Edouard Robertson.
Le modèle irlandais
Existe-t-il un sac idéal? Celui qu’on réutilise. Celui qui permet d’éviter les sacs en plastique. Mais il n’est pas évident que la solution fonctionne.
En 16 ans de vente de sacs réutilisables, la LCBO n’a pas réussi à diminuer son utilisation de sacs en plastique. Que faire?
» La prochaine étape est de réglementer le sac comme en Irlande. C’est là qu’on est rendu, il faut passer à l’action « , constate Sidney Ribaud, directeur d’Équiterre.
» La méthode Leclerc, le supermarché français qui a remplacé les sacs en plastique à usage unique par des sacs peu coûteux réutilisables, a démontré son efficacité « , souligne Coralie Deny du Conseil régional de l’environnement.
L’éco-quartier Saint-Sulpice a lancé la semaine dernière une campagne pour encourager l’utilisation des sacs réutilisables et diminuer celle des sacs en plastique. Plusieurs partenaires ont embarqué, dont Mountain Equipment Co-op, Metro et IGA.
Le dilemme Asie-Québec
Acheter moins cher fabriqué en Asie? Acheter plus cher fabriqué au Québec? Le choix est entre les mains du consommateur.
Doit-on seulement tenir compte du prix final du produit? Inclure les coûts sociaux et environnementaux? Si on parle d’achat vert et responsable, doit-on systématiquement privilégier l’achat local, lorsque c’est possible?
Mario Lacoursière, président de Direction vert, une compagnie de Sorel qui fabrique des sacs réutilisables, croit que les Québécois doivent d’abord et avant tout comprendre une chose importante. » Sur le prix, il est impossible pour nous de faire compétition à la Chine. »
Sylvain Plouffe, directeur adjoint du CIRAIG, à l’Université de Montréal, où l’on décortique les cycles de vies de marchandises, parle de choix à faire. » On veut payer moins cher, mais garder nos emplois ici. C’est un réflexe très individualiste. » Desjardins a récemment décidé d’offrir des sacs réutilisables à ses employés et a opté pour l’Écolo-sac de Critéria.
En octobre 2005, le mouvement coopératif adoptait une politique de développement durable qui privilégie l’achat local.
» Notre choix s’est porté sur une entreprise d’une région ressource. C’est un peu plus coûteux que si on l’avait acheté outre-mer, mais on aurait alors fait preuve d’incohérence par rapport à notre politique « , explique Pauline d’Amboise, secrétaire générale du Mouvement Desjardins.
Du côté du Marché des saveurs du Québec, on vient de lancer un sac avec compartiment pour bouteilles. Conçu par Direction vert, il est vendu 6,99 $. » Notre conscience sociale nous empêchait d’aller à l’extérieur du Québec. Même si c’est plus cher, la réponse des clients est très bonne « , mentionne Isabelle Drouin, copropriétaire du commerce.
Des emplois au Québec
Les sacs faits en Asie se vendent toujours moins cher. » Mais ces dollars de différence, c’est la main-d’oeuvre, c’est du travail pour les gens d’ici « , martèle Mario Lacoursière.
Nahid Aboumansour, directrice de Petites Mains, affirme qu’on doit tenir compte des retombées sociales et économiques de l’achat de sacs fabriqués au Québec.
» Notre entreprise facilite l’intégration de personnes immigrantes sur le marché du travail. J’ai fait de nombreuses démarches auprès de la Ville de Montréal pour les encourager à nous commander de grandes quantités. De telles pratiques nous donnent des revenus et nous aident à accomplir notre mission. J’aurais aimé que la SAQ fasse la même chose « , soutient-elle.
Du côté des ateliers de couture qui confectionnent la plupart des sacs québécois, on s’inquiète de cette tendance, qui pourrait entraîner des pertes de contrats. Après les vêtements, c’est une autre tuile qui risque de leur tomber sur la tête.
Au Saguenay, l’Écolo-sac a contribué à créer 10 emplois depuis le 13 septembre dernier. La coopérative qui le fabrique emploie 34 personnes. » Au fur et à mesure de notre développement, nous ferons affaire avec d’autres ateliers au Québec. Il faut faire travailler les régions « , lance Laurence Émérit.
Céline Théroux s’occupe de la confection des sacs de Direction vert. Elle fait travailler six couturières.
» Si la Chine me prend tout, on n’aura plus rien ici. Je ne peux certainement pas leur faire compétition avec les salaires qu’ils offrent. C’est dommage, les consommateurs pensent à leurs poches, mais pas aux travailleurs qui se retrouvent sur le bien-être social s’ils n’ont plus de travail. » Pour connaître l’impact environnemental complet d’un sac, il est nécessaire de tenir compte de chaque étape de production, qu’on appelle aussi le cycle de vie. Ce qui comprend l’extraction et la transformation de la ressource pour le fabriquer, le processus de fabrication, le transport, l’utilisation qu’en fait le consommateur et la manière dont on s’en débarrasse.
» La réflexion est trop souvent centrée sur des critères uniques comme le prix alors qu’on devrait tenir compte du cycle de vie total « , rappelle Sylvain Plouffe du CIRAIG.
Produit vert, éco-consommation : mode d’emploi
Papiers recyclés, teintures non toxiques, lessives biodégradables, équipements économes en énergie… Dans la presse, les médias, au sein des entreprises, ou dans les conversations familiales, les produits « naturels », « écologiques », « verts » et l’éco-consommation sont des sujets d’actualité.
Environnement : des mots, toujours des mots et si peu d’actes
20 Minutes | édition du 06.04.06
Les Français s’inquiètent. Mais loin des crispations sociales, c’est l’environnement qui les tourmente. D’après une enquête* TNS-Sofres rendue publique aujourd’hui, plus de huit Français sur dix se déclarent « inquiets » lorsqu’ils pensent à l’avenir de la planète et à l’environnement, voire « très inquiets » pour 23 % d’entre eux. Plus encore que les crises ponctuelles comme la grippe aviaire ou les inondations, ce sont les risques durables qui suscitent le plus d’inquiétude. A plus forte raison quand ces menaces sont perçues comme irréversibles, à l’instar du réchauffement de la planète, ou de la disparition des espèces.
Mais face à ces craintes, tous les Français ne sont pas égaux, si bien qu’une hiérarchie sociale de l’anxiété écologique se dessine. Les plus diplômés, les femmes et les jeunes parents âgés de 25 à 34 ans se distinguent comme les champions toutes catégories de l’inquiétude pour leur planète. Mais de là à trier leurs déchets, prendre une douche plutôt qu’un bain ou ramasser un plastique qui traîne, il y a plus qu’un pas, qu’ils ne franchissent pas de facto. Car si plus d’un Français sur deux accomplit des gestes quotidiens pour améliorer la qualité de l’environnement, ce ne sont pas les plus inquiets qui agissent le plus. A l’exception des femmes de plus de 50 ans, très représentées parmi les 32 % d’individus « très impliqués » qui cumulent anxiété et passage à l’acte vert. Certains, en particulier les plus de 50 ans peu diplômés, sont toutefois prêts à s’investir au-delà des mots et des modes, mais à condition que ce ne soit pas trop contraignant. Enfin, si les jeunes bobos parisiens sont en majorité inquiets et prêts à « faire des efforts », les étudiants d’Ile-de-France représentent la plus grande proportion des « désimpliqués » (8 %) qui ne se sentent ni concernés ni prêts à faire un geste pour la planète.
Dès lors, sur qui compter, au-delà de l’implication de chacun ? Les Français déclarent faire surtout confiance aux associations de défense de l’environnement, bien plus qu’aux partis politiques, à l’Etat et aux entreprises. Ce n’est en tout cas pas via les urnes qu’ils espèrent sauver la planète.
Laure de Charette
*Enquête réalisée par téléphone auprès de 3 942 personnes, entre le 2 janvier et le 26 février 2006.
Développement durable : Vanity Fair se met au vert
Le 05 avril 2006 @ 09:33 :: Dans l’air du temps… :: Par Fab
Vanity Fair, magazine de renommée outre-Atlantique, qui n’en est pas à son dernier coup pour faire parler de lui, va sortir en mai son Green Issue. L’objectif : sensibiliser ses lecteurs à la « cause » du développement durable.
Pour cela, ils ont mis les moyens, puisqu’en plus de retrouver sur la couv des pointures de l’activisme pro-environnemental comme George Clooney, Julia Roberts ou Al Gore – et dire qu’il était à deux doigts d’être Président des US -, le magazine donne la parole et met en images une trentaine de personnalités qui se battent pour la défense de l’environnement. Le numéro est attendu le 11 avril aux States, il devrait être également dispo dans toutes les bonnes librairies vendant de la presse étrangère en France…
Le vert va être tendance, très chère. Tu ne l’as peut-être pas écouté au premier abord, mais tu aurais bien fait de suivre les conseils mode de Fabrizio Florentino 🙂
Plus sérieusement, si le développement durable t’intéresse, fonce voir cet article et viens participer au débat qui s’en suit.
Le Salon National de l’Humanitaire – Edition 2006
Le Salon National de l’Humanitaire, fort du succès remporté l’année dernière lors de sa première édition, voir le Bilan 2005, ouvrira à nouveau ses portes en 2006 : les 18, 19 et 20 mai.
Trois jours durant lesquels les différents acteurs de la Solidarité Internationale, ONG, associations, pouvoirs publics, fondations, organismes d’information et de sensibilisation, structures de coopération décentralisée, partenaires commerciaux, organismes de formation, structures du commerce équitable, du tourisme et de l’épargne solidaire, sans oublier le grand public, sont amenés à se rencontrer, à échanger, à travailler ensemble.
Trois jours de convivialité placés tout particulièrement en 2006 sous le thème du partenariat, de la prise de contact pour une meilleure efficacité.
Le concept global du salon, ses différents espaces intérieurs et extérieurs, mais aussi le programme de conférences, tables rondes et animations, projections et soirées festives faciliteront l’échange tout au long de la manifestation.
Emploi des jeunes : ce qu’il faudrait faire
Les jeunes les moins qualifiés sont les premières victimes du chômage. Agir suppose d’améliorer l’efficacité du système éducatif, afin de réduire les flux de non-diplômés. Il est sans doute souhaitable de rendre les salariés plus mobiles, mais la méthode Villepin n’est pas la bonne.
CHANGEMENTS CLIMATIQUES – Le réchauffement global, ennemi public numéro un
Le risque d’une catastrophe environnementale globale laisse planer le spectre d’une Terre qui court irrémédiablement à sa perte. Le protocole de Kyoto témoigne d’un engagement de la communauté internationale sur la voie de la raison écologique, mais le combat est loin d’être gagné.
The Independent, le 29 mars – DR
« Personne ne peut dire exactement à quoi ressemble une planète quand elle tombe malade, mais la Terre pourrait en être un exemple. Oubliez l’idée selon laquelle le réchauffement climatique global est d’une tiède urgence et que cela pourrait prendre des décennies. Désormais et de façon inattendue, la crise est devant nous. » Dans sa dernière livraison, Time veut tirer la sonnette d’alarme. « Soyez inquiet, très inquiet », titre en une le magazine américain, montrant la photo d’un ours blanc sur un morceau de banquise, symbole de la menace que font peser les changements climatiques sur notre habitat.
Forêts et changement climatique
POUR APPROFONDIR : AVEC LA FAO – La hausse des températures modifiera la répartition des forêts – Les forêts, victimes des phénomènes climatiques extrêmes et de l’intensification des feux – Changement climatique et forêts sont à l’ordre du jour de la 15ème session de la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique – Évaluation des ressources forestières du monde 2005: Forêts et changements climatiques – Plus ample information sur le rôle des forêts dans le changement climatique AVEC PLANETE URGENCE – La deforestation, Rejane Vedrenne La déforestation est un phénomène puissant, qui touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est. Chaque année, ce sont plus de 10 millions d’hectares qui disparaissent. Une catastrophe pour la Planète. – Des solutions pour sauver la Planète : stopper la déforestation, Eric Eustache Stopper la déforestation à l’échelle mondiale est un objectif parfaitement réalisable, au cout économique réduit, avec un retour sur investissement considérable à court et long terme. – Des solutions pour sauver la Planète : Reforestons la planète, Eric Eustache L’idée de replanter les forêts du monde est en train de faire son chemin. AVEC NOTRE PLANETE.INFO – Les principales causes et solutions à la déforestation
Economies d’énergie | Electricité : la nécessaire chasse au gaspillage
Tendances conso durable
A quelques jours du Salon TIC 21 (Valenciennes, les 28 et 29 mars), qui veut réconcilier développement durable et nouvelles technologies, nous avons choisi de faire le point sur les bons usages en matière d’économie d’énergie.
par Nathalie Lamoureux
On voudrait ne pas y croire. On voudrait se complaire dans l’idée que l’inquiétude liée à la pénurie de pétrole est exagérée. Ou encore que le processus de Kyoto sur le réchauffement climatique avance, que la société de l’information nous conduit vers un monde meilleur ou que l’« éco-citoyen » est, désormais, une espèce mature. La réalité est bien différente.
L’aménagement forestier : les enjeux sociaux, économiques et environnementaux
L’aménagement forestier est au coeur des discussions environnementales dans plusieurs pays. Que ce soit par des commissions d’étude (Commission Coulombe au Québec, Canada), par des impératifs de conservation (position du Brésil et de la Papouasie / Nouvelle-Guinée lors de la dernière conférence des Parties à la Convention sur les changements climatiques/COP-11), ou par la disponibilité de ressources essentielles à certaines communautés (Afrique), les concepts sous-jacents à l’aménagement forestier ont commencé à évoluer dans les dernières années.
Nous souhaitons que ce numéro de la revue électronique en sciences de l’environnement VertigO soit un véhicule pour de nouvelles connnaissances à la fois sur l’état des écosytèmes forestiers planétaires et sur les nouvelles approches de gestion des forêts afin d’en assurer la durabilité. Avec des textes venant autant d’Amérique centrale et du Sud, du Canada, d’Europe que d’Afrique ce dossier couvre les enjeux sociaux, économiques et environnementaux qui forment désormais la toile de fond de l’aménagement forestier à travers le monde.
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Eco-séminaire européen à Lyon le 20 Avril
Pour des investissements durables en Europe
Les éco-innovations, les éco-technologies et la gestion durable des ressources naturelles font partie de la stratégie européenne sur la compétitivité (processus de Lisbonne) et l’innovation.
Si l’Europe veut exercer un leadership dans le domaine des produits et services écologiques, comment mobiliser les investissements pour le développement des entreprises qui servent de tels marchés ? Quel rôle et quels services sont attendus des banques privées et de leurs agences locales ou du Fonds Européen d’Investissements ? Quels demande et/ou besoin s’expriment de la part des porteurs de projets ou des investisseurs ? En France, quel rôle les collectivités territoriales et l’Etat ont-ils ?
Avec le soutien du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, du Ministère Néerlandais de l’Environnement et de la Commission Européenne (programme ETAP), ce projet, mené par l’association European Partners for the Environment (EPE) et développé en France par Orée, est en cours de développement.
La Région Rhône-Alpes, l’association « Partenaires Européens pour l’Environnement » et l’association Orée ont le plaisir de vous inviter au séminaire européen sur :
« Les éco-innovations, les éco-investissements, quels outils financiers au service des régions et des P.M.E / P.M.I. ? »
le 20 avril 2006 – de 8h30 à 18h00
à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon
Lettres et Sciences Humaines
15 parvis René Descartes
Lyon 7ème (Rhône) – France
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PROGRAMME
8h30 : Accueil
9h00 : Séance d’ouverture
par Jean-Jacques Queyranne, Président du Conseil Régional
9h20 : Cadrage de l’opération et présentation du programme de la journée
par Raymond Van Ermen, directeur général de EPE et Sylvie Benard, Présidente d’Orée
9h30-9h50 : Présentation du Programme Compétitivité et Innovation 2007-2013.
Son importance du point de vue du développement régional et des PME
Lien avec les clusters et réseaux investissements du programme INNOVA
par Ian CLARK, Commission Européenne, chef de l’unité Sciences et innovation de la DG Environnement et Pierre HENRY, chargé du programme ETAP
9h50-10h10 : Les politiques de l’Union Européenne pour soutenir les PME dans l’éco-innovation
Fonds structurels, CIP, liens Régions-PME- Réseau bancaire
par Jean-François Aguinaga, Commission Européenne – DG Entreprise
20 mn de questions
10h30-11h : La dynamique Europe/Régions
Comment se préparer aux nouvelles politiques 2007-2013 de l’UE
par Jean-Pierre Dutruge, Enviropea
Présentation des ateliers.
Pause : 15mn
11h15-13h : Ateliers
Objectif : définir les actions à mener par le réseau des régions en vue de 2007.
Chaque atelier doit exprimer en conclusion deux types de recommandations :
– pour améliorer l’offre de produits financiers pour les PME
– pour organiser les plate-formes régionales à construire en Europe
– pour identifier et diffuser les bonnes pratiques
Les acteurs régionaux pourront débattre en atelier du type d’innovations et d’investissements concernés, des aides disponibles et des futurs instruments communautaires qui pourraient y contribuer.
Atelier 1 : L’offre de produits financiers pour les investissements écologiques :
Comment l’améliorer en région et comment mieux articuler l’offre public et l’offre privée ?
Atelier 2 : Mobiliser les bénéficiaires.
Quels sont les outils, méthodes et moyens pour que les PME-PMI se saisissent des offres de financement ?
Atelier 3 : Energie et lutte contre l’effet de serre.
Comment l’UE, les Régions et les banques peuvent-elles financer des projets de PME/PMI pour créer des dispositifs et des équipements visant les économies d’énergie et les énergies propres dans les process ?
Atelier 4 : L’offre financière : secteur des déchets et des éco-matériaux
Comment l’offre financière favorise les innovations dans chaque filière (éco- matériaux, bâtiments, agroalimentaire…)? Comment encourage-t-elle les partenariats entre les opérateurs ?
13h15-14h15 : Déjeuner
14h30 : Séance Plénière
présidée par Hélène Blanchard, Vice Présidente de la Région Rhône-Alpes déléguée à l’environnement et à la Prévention des risques et Christina Garcia – Ocoyen, Fundacion Entorno
14h30-15h30 : Table Ronde 1
Echanges d’expériences des Régions européennes, leviers et verrous
15h30-16h30 : Table Ronde 2
Restitution et synthèse des 4 ateliers par les rapporteurs, débat
16h30-17h00 : Synthèse et conclusions pratiques
Propositions d’actions du réseau des Régions afin de cultiver la demande de financement pour les investissements écologiques. Méthodologie de diffusion des bonnes pratiques entre Régions européennes.
Par Raymond Van Ermen, Partenaires Européens pour l’Environnement
17h00-17h15 : Invitation à la seconde rencontre européenne en 2007
Gouvernement du Pays Basque Espagnol.
17h15 : Conclusion
USA : Vaste campagne contre les changements climatiques
Serge Antoine, un homme au service de ses convictions
Grippe aviaire: … quelle hécatombe?
Communiqué de presse du 29 mars 2006
Ligue pour la Protection des Oiseaux
Michael Luzé, Relations Presse
01 53 58 58 34
Alors que la migration de printemps bat désormais son plein, la LPO souligne le rôle mineur des oiseaux migrateurs dans la propagation de l’épidémie de H5N1. L’arbre cache-t-il donc la forêt?
En février 2006, un foyer de grippe aviaire très localisé en Dombes a fait une trentaine de victimes (principalement des cygnes tuberculés sédentaires) parmi les oiseaux sauvages (un seul cas ailleurs, dans les Bouches-du-Rhône) en provenance d’Europe de l’est. Psychose et déchaînement médiatique ont rapidement fait des oiseaux sauvages les boucs émissaires de cette maladie.
Il a alors été prédit qu’avec le retour des oiseaux de leurs quartiers d’hivernage africains, la virus H5N1 risquait de se propager à l’ensemble du pays.
Que s’est-il passé depuis?
Les oiseaux d’eau hivernants (cygnes, oies, canards) ont désormais quitté le pays pour remonter vers le nord sans faire davantage de victimes.
Dans le même temps, les canards qui hivernent en Afrique tropicale sont, dans leur immense majorité, remontés vers le nord. Des dizaines de milliers d’oiseaux ont stationné quelques heures ou quelques jours sur les zones humides françaises.
Aucun oiseau n’a été trouvé mort ni porteur du virus.
A présent, ce sont les passereaux migrateurs, les rapaces, les petits échassiers qui, par millions, débarquent en France et en Europe. Rien ne permet de dire aujourd’hui que ces oiseaux sont porteurs du virus H5N1.
La réalité est que d’une part, les oiseaux sauvages touchés cet hiver par le virus étaient des oiseaux venus d’Europe de l’Est et de Russie, où des foyers de grippe aviaire sont connus depuis l’été dernier au moins. D’autre part, la véritable voie de contamination reste actuellement le commerce et le transport de la volaille. Ainsi, les oiseaux sauvages semblent avoir été des coupables bien commodes pour le lobby industriel de la volaille.
Au moment où le printemps s’annonce, la LPO demande instamment aux autorités comme aux particuliers d’accueillir au mieux les oiseaux migrateurs, notamment les hirondelles dont les populations sont en plein déclin. Elle rappelle que ces oiseaux insectivores constituent un élément essentiel dans la grande chaîne alimentaire dont l’homme est membre à part entière. Elle encourage également tous ceux qui concourent à faire connaître la nature au grand public à poursuivre et développer leur action de connaissance et de sensibilisation autour des oiseaux.
Bonnes Nouvelles de l’écologie et de la solidarité
Utiliser la technologie d’internet pour créer des passerelles, c’est bien. Mais c’est aussi utile de permettre aux gens de se rencontrer, d’échanger des bonnes idées, et de dialoguer dans la vraie vie. C’est le but du cycle de conférences « Bonnes nouvelles… de la solidarité et de l’écologie », inauguré le 15 mars 2006 par une grande conférence de 200 personnes avec Mme Nelly OLIN, Ministre de l’écologie et du développement durable.
A travers ces séances tous les premiers jeudis du mois à l’école des mines à 18h30, nous donnons la parole à des hommes et des femmes qui s’engagent et qui font bouger le monde, que ce soit dans des ONG ou dans des entreprises.
– 6 avril 2006 « la communication pour changer les comportements »
– 4 mai 2006 « le microcrédit »
– 1er juin 2006 « Jean-Marie Pelt, NomadesOnline et 80 Hommes »
Début juillet nous accueillerons des représentants des peuples indigènes dont les cultures traditionnelles sont menacées
Vous pouvez télécharger l’invitation à la prochaine conférence du 6 avril.
