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Quel est l’impact socio-économique de la filière hydrogène ?

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L’hydrogène est-il une solution stratégique face aux défis de décarbonation, de réindustrialisation et de compétitivité économique ? France Hydrogène, en collaboration avec BDO, a réalisé une étude pour évaluer les retombées socio-économiques de la filière hydrogène en France, aujourd’hui et à l’horizon 2035. Les résultats sont en accord avec les ambitions de la Stratégie Nationale Hydrogène. À l’horizon 2035, la filière pourrait contribuer à hauteur de 13 milliards d’euros au PIB, créer 66 600 emplois et représenter 7 % de l’effort national de réindustrialisation.

En 2023, la filière hydrogène a déjà généré près d’un milliard d’euros de valeur ajoutée tout en soutenant plus de 16 400 emplois.

L’hydrogène, levier de croissance économique et industrielle pour la France

BDO et France Hydrogène ont mené une étude afin d’évaluer les retombées économiques et sociales de la filière hydrogène sur l’économie française à date et à l’horizon 2035. Les résultats de l’étude démontrent le fort potentiel de croissance économique et industrielle lié au développement de la filière en France et à l’international.


Alors que la crise énergétique récente a révélé la vulnérabilité de l’industrie européenne et qu’en France la réindustrialisation s’essouffle, Mario Draghi a rappelé, dans son rapport publié en septembre dernier, l’importance stratégique de la décarbonation, en particulier à travers le développement de la filière hydrogène, essentielle pour renforcer l’industrie européenne.


Pierre-Etienne Franc pour Le Grand Continent

« La production d’hydrogène à partir d’électricité renouvelable et à faible teneur en carbone est appelée à jouer un rôle fondamental non seulement dans la réussite des politiques énergétique, climatique et industrielle de l’Union, mais aussi à devenir un outil de sécurité énergétique et alimentaire dans un monde cassé.

Sans l’adoption à grande échelle de l’hydrogène renouvelable, il semble impossible d’avancer vers une sécurité énergétique et alimentaire réelle compatible avec nos ambitions climatiques.

L’émergence d’une économie de l’hydrogène à l’échelle de l’Union pourrait permettre de concrétiser cette vision« .


En France, la Stratégie Nationale Hydrogène, soutenue par les acteurs publics et privés, a permis de lancer de nombreux projets couvrant toute la chaîne de valeur de l’hydrogène, contribuant à la création d’une filière manufacturière et d’écosystèmes locaux de production, de distribution et d’utilisation de l’hydrogène.

Méthodologie de l’étude :
La méthodologie adoptée couvre l'ensemble de la chaîne de valeur de l'hydrogène renouvelable et bas-carbone. Robuste et auditable, cette méthodologie repose sur une analyse approfondie de l’activité économique de plus de 120 projets, 200 entreprises et 340 établissements. Pour chaque entreprise, trois indicateurs économiques ont été évalués (chiffre d’affaires, valeur ajoutée et emplois) selon 4 écosystèmes (activité directe, fournisseurs de rang 1, employés des entreprises et utilisateurs d’hydrogène).

En 2023, une filière créatrice de valeur et d’emplois

L’étude met en lumière l’impact de la filière hydrogène en 2023, à travers plusieurs chiffres significatifs. Il apparaît ainsi que la filière hydrogène génère actuellement près d’un milliard d’euros de valeur ajoutée, essentiellement portée par la production et les usages qui occupent 80% des emplois, avec, respectivement, 30% pour la production et 50% pour les usages.

Sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, les activités de la filière soutiennent plus de 16 400 emplois dont 6 300 emplois directs. L’étude montre ainsi que chaque emploi direct dans la filière hydrogène pérennise 2 emplois auprès de ses fournisseurs (de premier rang) et du fait de l’activité des employés via les dépenses
des ménages et fiscales (emplois indirects et induits).

Ces données révèlent une filière en pleine expansion, générant déjà de la valeur et des emplois sur l’ensemble de sa chaîne de valeur. En illustrant son développement actuel, elles mettent en évidence un dynamisme économique à fort potentiel, qu’il convient d’exploiter pleinement.

En 2035, des bénéfices décuplés si les conditions sont réunies

Une contribution de 13 milliards d’euros au PIB1 et 66 600 emplois.

À l’horizon 2035, l’impact socio-économique de la filière hydrogène pourrait contribuer à hauteur de 13 milliards d’euros au PIB et générer 66 600 emplois. En particulier, la mobilité serait le principal moteur de cette croissance, contribuant de manière significative à la création de valeur et d’emplois, avec 54% de la valeur ajoutée générée par la filière issue des mobilités routière, ferroviaire, maritime et aérienne.

L’industrie et les carburants de synthèse seront également des piliers incontournables de cette dynamique concentrant 70% de l’activité de production d’hydrogène. Ainsi, ces projections montrent que l’hydrogène joue un rôle crucial dans l’effort de réindustrialisation de la France, avec une contribution de 7% à celui-ci2.

Une filière stratégique, avec un retour sur investissement optimal pour l’État.

L’étude démontre également un retour sur investissement particulièrement significatif pour les finances publiques, avec un apport estimé à 36 milliards d’euros en impôts, taxes et cotisations sociales d’ici 2035, soit un retour de 4 euros pour chaque euro annoncé en soutien par l’État3. En outre, les conclusions de l’étude révèlent également que la filière pourrait réduire de 8% le déficit de la balance commerciale en biens4.

Philippe Boucly, Président de France Hydrogène

« Face au risque de déclin industriel, la filière hydrogène représente une opportunité réaliste pour la France de transformer ses atouts en valeur ajoutée et de créer des emplois durables dans les territoires. L‘Etat doit réunir les conditions nécessaires pour assurer un déploiement pérenne de la filière. Des efforts ont certes été enclenchés, mais sont aujourd’hui insuffisants ».
Et ajoute : « C’est pourquoi, pour libérer ce potentiel, il est impératif d’agir rapidement, que l’Etat redonne un cap politique clair grâce à la Stratégie nationale hydrogène révisée et au mécanisme de soutien à la production et crée les conditions pour un approvisionnement compétitif et sécurisé en hydrogène. Développer des marchés pilotes pour nos industries clés, accélérer la transition vers une mobilité hydrogène et projeter la filière à l’international sont les conditions indispensables au maintien de la France dans le peloton de tête. L’heure est venue de saisir cette opportunité stratégique pour l’avenir de notre économie ».

  1. Indicateur économique permettant de mesurer la production de richesse, le produit intérieur brut (PIB) mesure la
    valeur de tous les biens et services produits dans un pays sur une année. ↩︎
  2. Sur la base des scénarios de réindustrialisation réalisés par France Stratégie et BPIFrance Le Lab avec un
    objectif de 12% de valeur manufacturière dans le PIB. ↩︎
  3. Au regard des 9 milliards d’euros de financements prévus par la Stratégie nationale hydrogène et le Plan
    France 2030 ↩︎
  4. Les effets de réduction des consommations d’énergie fossile (charbon, gaz naturel et pétrole) dus au
    développement de l’hydrogène électrolytique ne sont pas pris en compte dans le chiffrage ↩︎

Peut-on (sur)vivre dans un appartement low tech ?

Les low tech sont souvent associées à un atelier qui permet de bricoler, un potager, et un peu de temps — des choses peu compatibles avec un mode de vie urbain. Des expériences actuelles de la société civile, observées par un sociologue, soulignent l’importance de la communauté, voire d’un écosystème, pour relever le défi de vivre de peu en ville.

Peut-on vivre de peu dans un petit appartement en milieu urbain ? Une des expérimentations pour favoriser l’acceptabilité des low tech a lieu à Boulogne-Billancourt. Ici, Emma Bousquet-Pasturel, responsable du programme sciences participatives. Morgan Meyer, CC BY-NC-SA

Par Morgan Meyer, Mines Paris – PSL


Les low tech sont-elles compatibles avec nos modes de vie urbains ? Verra-t-on un jour des cultures de pleurotes, des douches à brumisation, des toilettes sèches et d’autres « basses technologies » dans nos appartements ? Difficile, diront les uns, car la ville est un endroit peu propice pour l’utilisation des low tech — faute d’espace, de temps, de terres cultivables et/ou d’envie de bricoler.

Possible, disent les autres. Ces derniers ont expérimenté différentes low tech dans leurs appartements à travers la France et dans d’autres pays. Ces expérimentations, impliquant près de 450 personnes, sont chapeautées par un programme de sciences participatives qui a commencé le 1er septembre et qui s’est terminé le 1er novembre 2024. Des chercheurs de différentes disciplines (ergonomie, psychologie, sociologie) et des institutions scientifiques comme le Centre national d’études spatiales collaborent au programme.

À l’heure où un nombre croissant de citoyens se questionne sur la sobriété, les déchets (on pense au mouvement zéro déchet) et l’écologie, analysons de plus près les types de sociabilité et d’attachements au monde vivant que les technologies permettent ou excluent.

Une biosphère urbaine

L’acteur central dans le domaine des low tech en France, l’association Low-tech Lab, s’est surtout fait connaître à travers des projets relativement exotiques. On pense au Nomade des Mers (un catamaran qui a fait le tour du monde entre 2016 et 2022) ou encore au projet Biosphère (vivre pendant quatre mois dans une tente dans le désert mexicain en 2023) — deux projets qui ont visé à expérimenter et documenter les low tech et qui ont donné lieu à des séries documentaires sur Arte.

Ces expériences souffraient toutefois du même angle mort, celui de savoir si les low tech peuvent être appropriées dans des lieux moins exotiques qu’un bateau ou un désert : la ville. Peut-on transposer les low tech en milieu urbain ?

Pour l’expérience actuelle, la Mairie de Boulogne-Billancourt, qui collabore avec le Low-tech Lab depuis 2019, a mis à disposition un appartement de 26 mètres carrés dans une ancienne crèche inoccupée. Corentin de Chatelperron (ingénieur de formation) et sa compagne Caroline Pultz (architecte de formation) vivent depuis juillet 2024 dans cet appartement transformé en « biosphère urbaine », un habitat urbain où sont expérimentés différents systèmes techniques et vivants et qui permet aux habitants de vivre en directe interaction avec leur écosystème local.

Le projet est ambitieux : tester un mode de vie sobre en eau et en énergie et viser la neutralité carbone (c’est-à-dire un équilibre entre émissions de gaz à effet de serre et leur absorption dans l’atmosphère).

criquets dans une boite
Élevage de criquets comme source de protéines. Morgan Meyer, CC BY-NC-SA

Cette biosphère urbaine est peuplée d’une trentaine de low techs. L’électricité provient de panneaux solaires installés sur le toit de la crèche, tandis que le gaz provient d’un dispositif baptisé « Albert le poney » — un biodigesteur qui a été démarré avec du crottin provenant d’un club d’équitation à proximité — localisé dans la cour du bâtiment.

Lieu de vie et d’expérimentation, mais aussi site de démonstration et de publicisation : la biosphère urbaine est un espace résolument hybride. L’objectif n’est pas seulement de tester les low tech et de démontrer leur faisabilité, mais aussi d’intéresser et interpeller un large public. Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent — avec une certaine dose d’enthousiasme et d’humour — comment on vit au quotidien avec les low tech. Corentin de Chatelperron et Caroline Pultz s’y présentent comme des « écoptimistes », qui vivent la sobriété comme une épreuve positive et inventive.

« Il faut un monde fou pour faire tourner un appartement low tech »

Vivre dans un espace comme une biosphère urbaine est un exercice résolument collectif, comme l’explique Corentin de Chatelperron dans un entretien. Pour le dire autrement, une telle expérience rend visibles et palpables tous les liens entre un habitat et l’écosystème plus large dans lequel cet habitat s’insère. Exit l’anonymat des courses au supermarché et la méconnaissance de l’après-vie de nos déchets, bonjour aux personnes qui élèvent des mouches ou des grillons, qui cultivent des fruits et des légumes, et à la vie foisonnante d’un compost.

Pour reprendre les mots de deux géographes, une ville low tech est « une ville à faible intensité matérielle et à haute intensité relationnelle ». Selon une étude réalisée aux États-Unis et publiée en 2008, les habitants de villes low tech s’impliquent davantage dans des projets communautaires et font plus de volontariat — mais sont aussi plus sédentaires — que les habitants de villes high tech.

La conclusion à tirer est simple : la vie « low tech » est un style et une philosophie d’existence différents d’une vie « high tech ».

Afin de favoriser l’émergence de pratiques plus low tech, de nombreuses initiatives ont vu le jour ces dernières années. Parmi les plus de 500 projets répertoriés rien qu’en France, on peut mentionner la Fumainerie à Bordeaux, une association spécialisée dans filière de gestion des excréments provenant de toilettes sèches, ou encore la Lowbjethèque, une bibliothèque qui loue une vingtaine d’objets low tech (fours solaires, machines à laver à pédale, etc.) à La Garde dans le Var.

jeune femme sur un vélo
Gym low tech. Morgan Meyer, CC BY-NC-SA

Au-delà du monde des low tech, il y a une panoplie de mouvements qui promeuvent une autre façon de vivre en ville, dont Cittaslow, un mouvement lancé en Italie en 1999 qui milite pour vivre mieux et plus lentement en ville. Entre slow et low, il n’y a qu’un pas.

Le « monde fou » nécessaire pour développer des low tech comporte aussi de nombreuses espèces vivantes, comme des grillons, des larves, des champignons, ou des jeunes pousses. En plus du côté « tech », la vie dans un habitat low tech nécessite donc aussi un intérêt — et peut-être même un vrai « amour » — pour le vivant. Cet attachement au monde vivant ne va pourtant pas de soi, car la ville a été pendant longtemps pensée comme un lieu distant et séparé du vivant. L’ambition, c’est donc d’inventer un espace dans la ville qui valorise le vivant, la lenteur, la communauté, et la sobriété.

Aspects géopolitiques pour les villes

Au-delà de ces dimensions techniques et sociales, le déploiement — ou non — des low tech en ville est aussi une question d’ordre politique. La ville de Boulogne-Billancourt fait valoir son « engagement très fort en faveur de la transition écologique » et se présente comme « un territoire pionnier des solutions durables ». Pourtant, Boulogne-Billancourt n’est ni la seule ni la première ville à se positionner dans le domaine des low tech.

On peut même parler d’une géopolitique des low tech, avec certaines régions (comme l’ouest et le sud de la France) et certaines villes (comme Concarneau, Brest, Nantes, Grenoble, ou Lyon) fortement impliquées dans les low tech — avec un épicentre notable en Bretagne. Les low tech figuraient par ailleurs sur l’agenda de la commission « Transition économique » de l’Association internationale des maires francophones qui s’est réunie du 30 septembre au 1e octobre 2024 à Bordeaux.

Si les villes et les régions commencent à se positionner sur les low tech, les acteurs du low tech mènent, en parallèle, un travail politique sur les imaginaires et les futurs associés aux technologies. Car les critiques qui leur sont adressées sont nombreuses : les low tech représenteraient un retour en arrière, seraient anti-progrès, voir un fantasme. Pour les acteurs du low tech, c’est la fuite en avant et le tout high tech qui posent problème, d’où leurs efforts à rendre palpable et attrayant un futur plus sobre.

Une proposition radicale

L’analyse des données techniques, financières, ergonomiques et sociologiques recueillies par le programme de sciences participatives débutera fin novembre. Il s’agira d’analyser à la fois la faisabilité et la désirabilité des low tech. D’ores et déjà, on voit que si certaines low tech sont faciles à mettre en place, comme des douches à brumisation, d’autres sont plus complexes, comme la culture de spiruline (une algue riche en protéines et vitamines). D’autres difficultés sont d’ordre culturel, comme la réticence à manger des grillons — même si Le Monde se demandait si les grillons seraient « l’avenir culinaire de l’homme ».

capteurs de gaz
Il reste de la high tech dans cette expérimentation low tech – ici, des capteurs de gaz pour étudier la qualité de l’air intérieur (sulfure d’hydrogène, ammoniac, formaldéhyde…) qui peut être affectée par les activités low tech en cours de test. Morgan Meyer, CC BY-NC-SA

Une question récurrente est donc celle de la montée en échelle du low tech. Observera-t-on un développement comparable à certaines sciences citoyennes qui passionnent de nombreux amateurs, comme l’astronomie ou l’ornithologie, et voir peut-être 50000 ou 100000 voire plus de personnes se lancer dans les low tech ? Ou restera-t-on dans une pratique de niche qui aura du mal à percer contre des imaginaires plus « branchés » de la ville, comme la smart city et le tout high tech ?

La place que pourront occuper les low tech dans la ville n’est pas seulement une question de savoir-faire technique et de bricolage. C’est aussi, et surtout, une question de liens entre citoyens et d’attachements au monde vivant. En d’autres mots, les basses technologies demandent de grandes sociabilités.

Alors, peut-on vivre dans un appartement low tech ? Oui, mais à condition de revoir de fond en comble la signification du mot appartement. De son origine étymologique en italien, appartamento ou « lieu écarté », il faudrait aller vers une nouvelle définition, celle d’un connectamento. Une proposition du moins radicale.

Morgan Meyer, Directeur de recherche CNRS, sociologue, Mines Paris – PSL

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Humanomorphe – La conspiration des bêtes, une œuvre entre polar classique et fable écologique

Au cœur du parc du Conseil, une réserve naturelle énigmatique et sévèrement gardée, se déroule l’ultime conférence mondiale sur le Grand Partage : une décision historique visant à séparer définitivement les zones sauvages des zones habitées par l’homme. Une œuvre entre polar classique et fable écologique de Fréville, auteur de Suisse romande, qui a accepté de répondre aux questions Cdurable.

Tandis que le monde retient son souffle, un drame éclate : Johanna, négociatrice en chef pour le Conseil, disparaît mystérieusement, probablement victime des activistes anti-Partage. Pour son mari, Richard, jardinier du parc, cette disparition est insupportable. Rongé par des cauchemars où il se métamorphose en renard, il décide de mener sa propre enquête. À mesure que le suspense s’intensifie, Humanomorphe questionne les frontières entre l’humain et l’animal, la civilisation et la nature.

Les humains sauveront-ils la planète ?

Les animaux sauveront-ils les hommes ? 

Qui exterminera qui ?

Avec des clins d’œil aux grands maîtres du polar, Humanomorphe rend hommage à Simenon et Preminger tout en empruntant les codes de l’enquête classique : un protagoniste à la fois vulnérable et obstiné, des rebondissements inattendus, une atmosphère oppressante. Johanna, personnage central malgré son absence, hante l’intrigue comme une ombre insaisissable, tandis que le monde animal, omniprésent, s’impose comme un protagoniste à part entière.

Mais le roman va plus loin,
explorant une idée audacieuse :
et si la séparation entre l’homme et l’animal n’était qu’une illusion ?

Dans ce récit où se croisent instinct, transformation et quête identitaire, Humanomorphe interroge les barrières que nous avons construites face à la nature.

À l’heure où la biodiversité décline et où l’urgence climatique nous pousse à redéfinir notre place sur Terre, Humanomorphe offre une plongée fascinante dans un futur proche empreint d’enjeux éthiques et écologiques.

À travers un suspense haletant et une écriture immersive, ce roman invite à repenser la relation entre l’humain et le vivant : sommes-nous vraiment si différents des animaux qui nous entourent ?

Dessin de l’auteur Fréville

À propos de l’auteur Fréville :

Né en 1970, fréville développe très tôt une passion pour la cartographie qui lui fait passer ses moindres moments de loisir à dessiner des cartes, et qui le conduira à faire des études d’urbanisme. Arbitre de foot pendant quinze ans, il a sillonné les banlieues les dimanches après-midi, arrivant sans connaître personne, repartant haï de tous, expérience très formatrice. Il développe ensuite un parcours professionnel erratique, donc passionnant, allant du Samu social de Paris au datamining de gestion de risques pour les banques, en passant par deux ans en Afrique comme Volontaire du progrès (tout un programme), comme enseignant et surtout backpacker. Une longue (et passionnante) parenthèse dans le marketing, plus précisément les études de marché, lui a permis de découvrir l’univers enivrant et effrayant du grand capital. Tout au long de cette carrière, il ne cesse d’écrire et publie ainsi douze romans et deux recueils de nouvelles. Auteur de Suisse romande, avec Humanomorphe il signe son quinzième ouvrage.

Fréville

Questions Cdurable !
ou c’est pas durable ?

Au delà des communiqués, qui ne présentent souvent que le « meilleur », et du développement durable, qui ne fait que tenter de réduire les impacts négatifs d‘une croissance volumique, nous nous intéressons aujourd’hui, 20 ans après la création de Cdurable.info, aux questions essentielles. Alors Cdurable ou pas ? 9 questions qui nous invitent à Comprendre pourquoi Agir & Coopérer avec le vivant, Cdurable !

Fréville

L’auteur d’Humanomorphe – La conspiration des bêtes, Fréville Laforge, a accepté de répondre aux neufs questions Cdurable, essentielles comme les neufs besoins fondamentaux des êtres vivants dont les humains que nous sommes …

1 – Quelle est la nature de ma relation avec le vivant ?

Je ne suis pas sûr de comprendre. Je fais partie du vivant, comme tout le monde, depuis le big bang si je puis dire.

2 – Quels sont mes besoins et choix d’alimentation ?

Mes besoins sont ceux d’un homme de 50 ans en relativement bonne santé. J’ai la chance de vivre à la campagne, dans une région avec beaucoup de vente directe d’agriculteurs. Nous pouvons acheter notre lait, notre fromage, nos légumes, nos viandes au producteur. Nos œufs nous sont offerts par nos voisins et nous produisons notre miel et nos confitures. Je suis par ailleurs depuis toujours un adepte des produits qui arrivent à échéance à prix réduits dans les supermarchés, cela fait souvent rire mes enfants qui se retrouvent avec des aliments inconnus.

© Fréville

3 – Quel est mon type d’habitat actuel et idéal ?

J‘habite une très vieille ferme, modernisée plusieurs fois mais qui n’a somme toute pas tellement changé dans sa structure et dans son style. Le crépis mériterait sérieusement d’être refait, mais nous trouvons que ça a son charme et que ça décourage les cambrioleurs. Je ne sais pas si c’est mon type idéal, mais le fait d’être dans une vieille maison, d’avoir un grand jardin qui monte vers une forêt, dans lequel nous avons nos ruches, et en plus à un kilomètre d’une gare, nous sommes très privilégiés.

© Fréville

4 – Quelle activité physique favorise mon bien-être et ma santé 

Je pratique la natation une fois par semaine depuis l’âge de 16 ans, c’est quasiment une drogue. Je suis arbitre de foot et donc j’ai un entrainement physique régulier sans rien d’extraordinaire.

5 – Quels savoirs m’ont permis de comprendre comment agir ?

Je ne prétends pas savoir comment agir. Je pense juste qu’on peut et qu’on doit faire chacun à notre échelle. La lecture de nombreux livres, par exemple Marchands de doute de Naomi Oreskes, m’a convaincu depuis longtemps sur la réalité à laquelle nous devons faire face.

6 – Quel est le sens que je donne à mon travail ?

Comme dit précédemment, faire résolument à son échelle ce qu’on peut autour de soi. J’ai appliqué les mêmes valeurs et la même approche lorsque j’étais cadre dans des grandes entreprises et maintenant en tant que chauffeur de bus.

© Fréville

7 – Quelle énergie j’utilise pour mes usages et besoins ?

Nous avons été très soulagés il y a quelques années de remplacer notre chaudière à gaz par une pompe à chaleur ! Nous aimerions installer des panneaux solaires, mais nous habitons un bâtiment classé, c’est compliqué. Nous utilisons pas mal de bois ramassé dans notre forêt.

8 – Quelle est mon implication personnelle pour l’intérêt général ?

Quelle question gigantesque et prétentieuse. Soyons simple : je suis chauffeur de bus, arbitre de foot, apiculteur amateur, président du conseil général de mon village (j’habite en Suisse, il n’y a pas d’équivalent en France), et je suis bénévole en soins palliatifs. J’aimerais considérer que mon écriture elle aussi est de l’ordre de l’intérêt général, mais franchement, j’ai des doutes.

Dessin de l’auteur Fréville

9 – Quels sont mes liens de coopération et ma participation au bien commun ?

Voir question précédente. Je ne suis pas sûr de comprendre la différence. Peut être puis je ajouter que je vote toujours, et que j’ai deux enfants.

10 – Carte blanche : quel est le message essentiel que vous souhaitez faire passer à nos visiteurs ?

Que face à des problèmes globaux il n’y a d’autre solution que collective.

Nous devons agir individuellement à notre échelle, mais nous devons construire des solutions globales. Pour cela voter, s’engager, discuter.

Adaptation aux changements climatiques : des ressources pour anticiper et agir

A l’occasion de son colloque sur « L’adaptation aux changements climatiques : l’ardente obligation des acteurs privés et publics des territoires », le Comité 21 a proposé une compilation des travaux réalisés depuis plus de 6 ans sur cet enjeu. Une base de ressources qui s’appuie sur l’expérience des politiques climat et adaptation de ses membres et partenaires.

Guide sectoriel
de l’adaptation aux changements climatiques

A l’occasion d’un colloque organisé en juin 2022 et intitulé « Adapter d’urgence nos secteurs économiques aux turbulences climatiques », le Comité 21 a publié un guide sectoriel de l’adaptation aux changements climatiques.

Le second tome du 6e rapport du GIEC appelait à une transformation profonde de nos modes de vie et activités. La multiplication des conséquences du changement climatique rend encore plus urgents la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre et l’engagement sur la voie de la sobriété. Pour se préparer au climat de demain, les entreprises doivent ajuster, adapter ou transformer leur activité.

Le Comité 21 a créé un parcours d’accompagnement sur l’adaptation aux changements climatiques :

Merci aux deux rédacteurs de ce guide : Guillaume Simonet et Sarah Dayan.


Les Solutions d’adaptation fondées sur la Nature (SafN) : un tour d’horizon

Cette note constitue un condensé de la matière recueillie lors de deux années d’échanges sur la question des Solutions d’adaptation fondées sur la Nature (SafN), que ce soit à travers des webinaires trimestriels et des formations du Comité 21. Des exemples d’actions pouvant être mises en place par les collectivités et les entreprises y sont présentés, avec de multiples renvois vers des publications complémentaires qui approfondissent certains aspects plus techniques.

Sélection de ressources :

LES POLITIQUES CLIMAT ET ADAPTATION D’ENTREPRISES
MEMBRES ET PARTENAIRES DU COMITE 21 :

MEDEF : Ressources et conseils clefs pour l’adaptation :


L’insularité face aux changements climatiques : enjeux et défis

A quels défis spécifiques sont confrontés les territoires insulaires pour faire face aux changements climatiques ? L’autonomie, énergétique, alimentaire ou décisionnelle, peut-elle apporter une partie des réponses pour y accélérer la mise en place de stratégies d’adaptation ? Les réponses dans la vidéo de ce webinaire du cycle Adaptation aux changements climatiques du Comité 21, avec Astrid Abel (OFB), Benjamin Coudert (AFD) et Catherine Simonet (AFD)


20/03/2025 :
Les Universités de la Citoyenneté Écologique !

S’émerveiller devant la beauté d’un paysage, écouter le chant d’un oiseau ou le doux murmure d’une rivière … la (re)connexion à la nature nous rappelle la fragilité du monde qui nous entoure, et la nécessité d’agir pour le préserver.

Universités de la Citoyenneté Écologique : de l’expérience sensible à l’engagement collectif

Nos émotions jouent un rôle majeur dans notre capacité à construire un imaginaire commun, une vision partagée de nos sociétés et de nos territoires. Mais, de l’expérience sensible à l’engagement collectif, quel est le chemin ?

Le Comité 21 vous donne rendez-vous aux Universités de la citoyenneté écologique, les 20 et 21 mars 2025 à Ancenis (44), pour en débattre  !

Elu·es, agent·es, collaborateur·ices, citoyen·nes : accordez-vous une parenthèse de deux jours. Ne ratez pas l’occasion de partager des temps conviviaux et inspirants, avec des conférences, des ateliers collectifs et … des expériences qui éveillent chacun de nos sens !

👉 Inscrivez-vous via ce lien : cliquez ici


Adaptation aux changements climatiques :
l’ardente obligation des acteurs privés et publics des territoires

Quelques jours après la COP 29 pour le Climat, le Comité 21 a organisé au Palais du Luxembourg un colloque pour mettre en avant le rôle des acteurs publics et privés des territoires. Il a fait le point sur leur maturité en questionnant l’approche souvent fragmentée du sujet de l’adaptation aux changements climatiques, et exploré la difficile question du financement de l’adaptation et des nouveaux modèles économiques qu’elle suppose. Vous pouvez revivre tous les échanges en audio.


[Guide pratique]
Construire une stratégie locale de développement durable : l’agenda 2030 dans les collectivités

Fruit d’un travail collectif qui a réuni des acteurs investis sur leurs territoires dans la réalisation de l’Agenda 2030 et des Objectifs de Développement Durable (ODD), ce guide est un outil pour mettre en œuvre des politiques de développement durable ambitieuses et transversales dans les collectivités.


[Guide pratique] Adaptation aux changements climatiques du secteur de la santé :
Enjeux, méthodes et outils pour passer à l’action

Face à la multiplication des pressions et défis auxquels le secteur de la santé est confronté, s’adapter aux changements climatiques est un impératif immédiat. Ce guide dresse un état des lieux de la problématique et explore les barrières et leviers d’action pour anticiper et s’adapter aux changements climatiques dans le secteur de la santé.

Le guide Adaptation aux changements climatiques du secteur de la santé – Enjeux, méthodes et outils pour passer à l’action explore les barrières et leviers à l’anticipation et à la mise en place d’une adaptation aux changements climatiques transformationnelle dans le secteur de la santé.

Il propose une vision d’ensemble des nombreux impacts auxquels le secteur de la santé est confronté dans un contexte de changements climatiques (PARTIE 1) afin d’aider ses acteurs à se réorganiser grâce à des stratégies d’adaptation et des exemples d’actions inspirantes (PARTIE 2). La présentation d’outils, de pistes de financements, de possibilités d’accompagnement ou encore de retours d’expériences et de bonnes pratiques déjà à l’œuvre vient compléter ces éléments afin d’opérationnaliser l’accompagnement des acteurs de la santé dans l’adaptation aux changements climatiques (PARTIE 3).

Le guide s’adresse en priorité aux gestionnaires et professionnels d’établissements sanitaires et médico-sociaux publics et privés afin de les aider à s’approprier les enjeux d’adaptation aux change­ments climatiques, que ce soit dans le but d’en démarrer une déclinaison pratique ou en complément des efforts déjà engagés dans des actions de transition écologique.

Cette publication a reçu le soutien de l’Ademe, de la Banque des Territoires, et du Ministère de la Transition écologique, de l’Energie, du Climat et de la Prévention des risques.

> Consulter le guide complet

Décryptage du rapport public annuel de la Cour des Comptes dédié à l’action publique en faveur de l’adaptation au changement climatique : « Une ardente priorité publique : l’adaptation au changement Climatique », mars 2024

Livre Blanc sur la Transition énergétique du secteur cosmétique

Fruit d’un travail collaboratif avec l’avocate Corine Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, ce livre Blanc publié par Cosmed, première association professionnelle des entreprises de la filière cosmétique, apporte une vision complète des enjeux énergétiques actuels. Il dresse une vue d’ensemble et opérationnelle des obligations, échéances, et éventuelles sanctions associées aux réglementations énergétiques actuelles et à venir. Il présente aussi les actions à mettre en œuvre pour engager les entreprises dans leur transition énergétique.

Cosmed Environnement : Le 1er service environnement développé spécialement pour les entreprises cosmétiques

Du diagnostic environnemental
à la communication responsable

Le diagnostic environnemental COSMED est spécifiquement développé pour les entreprises de la filière cosmétique. L’objectif est de permettre à l’entreprise de mettre en œuvre les actions et solutions pertinentes, de les évaluer dans le temps et de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue, via la définition d’une stratégie environnementale, qui respecte les exigences de la norme ISO 14001.


« La mutation du système énergétique n’est plus une option, mais une nécessité, initiée par les pouvoirs publics à travers de nouvelles réglementations. En tant qu’acteur économique majeur, le secteur cosmétique se doit d’être pleinement partie prenante de cette transition »

Jean-Marc Giroux, président de Cosmed.

Part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie et objectifs 2020 et 2030 Source : Commissariat général au développement durable, 25.05.2023)


Alors que le gouvernement français dévoile sa feuille de route pour l’énergie et le climat à l’horizon 2050, réaffirmant l’objectif de sortie des énergies fossiles, ce Livre Blanc apporte une aide aux entreprises de la filière cosmétique pour atteindre les objectifs ambitieux de la transition énergétique et avancer sur deux fronts : réduire les consommations par la sobriété et l’efficacité énergétiques, et développer la production et l’utilisation d’énergie décarbonée.

Plan national d’adaptation au changement climatique : La France s’adapte pour vivre à +4°C ?

Le secteur cosmétique, comme d’autres, est directement concerné par cette évolution cruciale et les nombreuses réglementations qui l’accompagnent.

« Objectif : réduire la part du pétrole et du gaz dans notre consommation énergétique de 60 % aujourd’hui à 42 % d’ici 2030, puis à 29 % d’ici 2035. »


Pacte vert pour l’Europe – Source : Pacte Vert

« Au moment où le Green Deal transforme profondément le système européen de l’énergie en le dotant d’objectifs contraignants et de moyens, plusieurs pays comme les États-Unis, le Japon, la Chine, la Russie, la Norvège… s’enthousiasment plus ou moins discrètement de la fonte des glaces dans l’Arctique. (…) L’objectif du maintien de l’augmentation de la température du globe à +1,5°C relèverait par conséquent du comportement vertueux et de la responsabilité des consommateurs (les entreprises et les populations) pendant que les États envisagent pour leur économie une nouvelle source d’énergie hautement carbonée. Paradoxe ? En vérité, les États sont entrés, eux aussi, en phase de transition, mais dans une échelle de temps différente de l’individu ou de l’entreprise. Les spécialistes du climat alertent sur l’urgence donc sur la nécessité d’un délai court pour rendre effective une transition aboutie. Ce délai reste imprécis pour l’individu, l’entreprise et les États, mais chacun comprend qu’il dépasse la durée d’une vie humaine, de celle d’une entreprise et même d’un État. Les actions en faveur du climat, et notamment les effets de la transition énergétique, ne seront pas visibles avant plusieurs générations.

Ce Livre Blanc de l’Énergie voulu par Cosmed vise à nourrir la motivation à agir des dirigeants de la filière cosmétique, à donner des clés concrètes pour comprendre et agir.

Des outils existent auprès des institutions comme les CCI, la BPI, l’ADEME et les organisations professionnelles, comme Cosmed.

Agir chacun à son niveau, malgré la complexité du sujet et de son cadencement dans l’entreprise, mais sans attendre désormais et sur le long terme. »



Périmètre d’application de la CSRD

« Aujourd’hui, le sujet de l’énergie concentre toutes les attentions. Celle du contribuable car le coût de l’énergie a une incidence sur les finances publiques ; il intéresse également les citoyens, car il est question d’indépendance, de souveraineté nationale, de développement industriel. Mais l’énergie concerne également les entreprises en qualité d’usagers qui sont confrontées à une hausse du prix de l’énergie qui pèse lourdement sur les comptes et peut même remettre en cause certaines activités.

Ceci étant, de quoi parle-t-on ? Il faut bien reconnaître que le système énergétique mondial est en profonde mutation.

Concernant les sources d’énergie, les objectifs de l’Accord de Paris, de l’Union européenne, mais surtout la volonté des entreprises de contribuer à décarboner l’économie nous engagent tous dans une transition de notre système énergétique. L’énergie ne se limite pas à l’électricité.

Concernant nos modes de consommation, au modèle historique d’un approvisionnement par un fournisseur d’énergie, les entreprises optent désormais pour de nouveaux procédés de consommation qui impliquent notamment de réfléchir à l’utilisation de leur propre foncier à disposition pour installer des centrales de production, au choix d’un approvisionnement sur le long terme, indépendant des marchés. S’insère également une réflexion globale sur la sobriété et l’efficacité énergétique en entreprise.

Ce livre blanc est pertinent pour les acteurs du secteur de la cosmétique désireux de se saisir de ces nouvelles opportunités. Il peut être vu comme un outil pratique à la mise en œuvre de la transition énergétique au sein des entreprises du secteur de la cosmétique. »


Les différents enjeux de la transition énergétique pour le secteur cosmétique

Livre blanc
Transition énergétique du secteur cosmétique

Marc Giroux, président de Cosmed, et Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement et avocate spécialisée en droit environnemental, ont présenté « Le Livre Blanc, réussir sa transition énergétique » le 5 Décembre 2024 au salon CFIC se tenant au parc des expositions CO’Met à Orléans

Guide sectoriel cosmétique
pour la réduction des gaz à effet de serre

Guide sectoriel cosmétique pour la réduction des gaz à effet de serre

Le guide sectoriel cosmétique pour la réduction des gaz à effet de serre, élaboré par Cosmed et l’ADEME, est un guide pratique visant à aider les entreprises cosmétiques à réaliser leur bilan carbone d’un point de vue méthodologique et stratégique sur 3 axes : la collecte des données, le choix de la méthode de calcul et la mise en place d’actions de réduction.

Développer la gouvernance environnementale participative par le jeu

À travers la description d’un jeu sérieux (‘Serious Game’ (SG)) sur les enjeux de la gestion de l’eau dans le bassin de la rivière Campoalegre en Colombie, l’article rédigé par Camilo Gonzalez et al. en 2024 pour la revue Water, “Supporting Multi-Stakeholder Participation Processes : A Serious Game Application for Watershed Management in Colombia, démontre que cet outil permet de faciliter la participation de différents acteurs à la gouvernance environnementale. C’est l’œil de la Fabrique Écologique.

La Fabrique Écologique retient trois points essentiels :

#1 Les SG sont décrits comme des activités ludiques permettant un apprentissage immersif et favorisant l’engagement des participants, faisant souvent appel à des compétences de médiation et de négociation. Le SG permet cet apprentissage chez les participants et les organisateurs, ces derniers récoltant des informations via le témoignage des premiers. Dans le jeu sur lequel est fondé cet article, l’objectif est de trouver collectivement la meilleure politique de gestion de l’eau possible en étudiant les effets que chacune de ces politiques pourraient avoir sur l’ensemble des acteurs du bassin de la rivière de Campoalegre en Colombie. Les participants en apprennent donc davantage sur les enjeux environnementaux, économiques et sociaux liés à la région et sur les politiques et les acteurs publics engagés dans la gestion de ce bassin.

 #2 Les divergences entre les différents acteurs d’un projet découlent souvent d’une vision limitée des impacts de leurs décisions respectives. Le SG permet une meilleure compréhension de l’ensemble des effets de ces décisions et favorise la concertation entre ces acteurs. Au fur et à mesure du jeu, les participants comprennent mieux les relations et interconnexions entre les différents enjeux et les actions de chacun. Le jeu leur permet de visualiser de manière très concrète ce qu’une politique valorisant tel ou tel acteur peut avoir comme effet sur les autres. Les auteurs ont observé qu’à la fin du jeu, les participants sont plus à même de prendre des décisions qui tiennent compte des intérêts de toutes les parties et d’arriver à des compromis, alors qu’ils étaient plus enclins à défendre uniquement leurs propres intérêts au début de la partie.

#3 Enfin, les SG amènent divers acteurs à participer activement à la gouvernance. Cet article le démontre en observant les résultats d’un SG portant sur la gestion des ressources en eau d’une région colombienne. Tout d’abord, les participants se sentent plus impliqués dans la prise de décision car ils peuvent comprendre l’ensemble de ses rouages. Leur participation à l’élaboration des politiques publiques est également très concrète car leurs témoignages peuvent être utilisés pour mettre en place des politiques socio-écologiques plus efficaces et équitables. Ainsi, le SG facilite la prise en compte de tous les acteurs interagissant avec le bassin pour mettre en place une planification juste et durable.

Serious Game results visualization: (a) maps; (b) bar charts; (c) heatmaps.

Les Serious Games en France

En France, les SG sont de plus en plus utilisés, principalement dans le monde de l’entreprise pour créer des formations professionnelles qui favorisent la cohésion des équipes travaillant ensemble. Le secteur de l’écologie s’empare progressivement de cet outil. La Fresque du climat en est l’exemple le plus connu, l’association éponyme ayant créé ces ateliers pédagogiques pour rendre ludique et accessible la sensibilisation aux enjeux climatiques. Cependant, les pouvoirs publics n’utilisent pas encore ou peu de SG et la Fresque du climat ne constitue pas un outil de gouvernance participative, tel que décrit dans cet article.

Solutré – Un jeu sérieux pour vivre la gouvernance territoriale : Le Serious Game Solutré est un jeu de plateau semi-coopératif d’aménagement et de développement soutenable. Il est conçu à partir d’un diagnostic territorial, pour vivre la gouvernance territoriale d’un patrimoine naturel protégé en milieu rural.

Loin d’être naïfs, les ‘serious games’ constituent de véritables outils de gouvernance participative. Méga-bassines, mines de lithium, construction d’autoroutes : autant de projets qui gagneraient à les intégrer dans leur gestion !

L’avis de Pauline Bureau, Vice-présidente de LFE

A propos de Camilo Andrés Gonzalez :

Camilo Andrés Gonzalez est chercheur associé chez SEI Latin America. Il appuie la réalisation de différents outils appliqués dans les processus de planification et de prise de décisions liés à la gestion de l’eau.

En avril 2021, il obtient le double diplôme de MSc en sciences et ingénierie de l’eau avec une spécialisation en hydroinformatique de l’Institut d’éducation à l’eau de l’UNESCO aux Pays-Bas, et en génie civil avec une spécialisation en ressources hydrauliques et en environnement de l’École colombienne d’ingénierie Julio Garavito.

Il a participé à des projets liés à l’analyse et à la modélisation hydrologiques et hydrauliques dans les cours d’eau, au transport des sédiments, aux risques d’inondation et aux études de risque, ainsi qu’aux travaux de drainage des routes.

L’Oeil au format .pdf

Vers un traité mondial pour mettre fin à la pollution plastique ?

Le cinquième Comité intergouvernemental de négociation (INC5) chargé d’élaborer un traité international juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique s’est achevé tard le 1er décembre 2024 à Busan, en Corée du Sud. Les négociations ont échoué à aboutir à un accord et continueront à une date ultérieure …

La cinquième Assemblée des Nations Unies pour l’environnement a adopté en mars 2022 une résolution historique en vue de négocier un traité mondial de lutte contre la pollution plastique qui soit juridiquement contraignant et fondé sur une approche globale couvrant l’ensemble du cycle de vie des plastiques.

Après les quatre premières sessions de négociations qui se sont déroulées en Uruguay, en France, au Kenya et au Canada, la Corée du Sud accueillait le 5ème Comité intergouvernemental de négociation (CIN-5) du traité plastique du 25 novembre au 1er décembre 2024. 


PLASTIC TAC TIC TAC

Dans la bande dessinée PLASTIC TAC TIC TAC, parue en 2022, Capucine Dupuy et Terreur Graphique dénoncent l’omniprésence du plastique dans le monde d’aujourd’hui. Une bande dessinée qui a le mérite de nous faire rire sur ce sujet grave, avec des réflexions précises et sourcées pour aller plus loin.

Atlas du Plastique :
Faits et chiffres sur la crise du plastique

La Fondation Heinrich Böll, La Fabrique écologique et Zero Waste France ont lancé en 2020, avec le mouvement Break Free From Plastic, l’Atlas du Plastique, pour analyser les causes et effets de l’omniprésence du plastique dans nos vies quotidiennes et nos écosystèmes.

Par La Fondation Heinrich Böll , La Fabrique Écologique , Zero Waste France et Break Free From Plastic


La pollution plastique constitue une crise planétaire ayant des répercussions sur les écosystèmes, la biodiversité, le climat et la santé humaine.

En l’absence de nouvelles mesures de contrôle efficaces, la production de plastique devrait doubler en 20 ans et les déchets plastiques déversés dans l’océan devraient tripler d’ici 2040. Il s’agit d’une charge inacceptable pour les générations futures.

Nous exhortons les pays à s’unir pour s’attaquer aux sources de la pollution plastique et sauvegarder notre planète.

Un groupe de pays partageant les mêmes idées a pris l’initiative de former une coalition de pays ambitieux suite à l’adoption de la résolution 5/14 « Mettre fin à la pollution plastique : vers un instrument international juridiquement contraignant« .

La coalition de Haute Ambition pour mettre fin à la pollution plastique s’est engagée à développer un instrument international ambitieux et juridiquement contraignant basé sur une approche globale et circulaire qui garantit une action urgente et des interventions efficaces tout au long du cycle de vie des plastiques.

L’ambition commune est de mettre fin à la pollution plastique d’ici 2040. Au début des négociations du traité sur les plastiques, il a été défini trois objectifs stratégiques et sept résultats clés pour réussir à cet égard.

1. Limiter la consommation et la production de plastique à des niveaux durables

La consommation et la production de plastique ont atteint des niveaux insoutenables. La consommation de plastique a quadruplé au cours des 30 dernières années. La production mondiale de plastique a doublé entre 2000 et 2019 pour atteindre 460 millions de tonnes. Une grande partie de cette croissance est due à l’augmentation massive de la production de plastiques à usage unique pour les emballages et les biens de consommation, qui représente la moitié de la production de déchets plastiques. Les projections actuelles prévoient que la production de plastique doublera au cours des 20 prochaines années. Le monde ne sera pas en mesure de gérer le volume des déchets plastiques et d’éviter les fuites. Le traité sur la pollution plastique devrait inclure des mesures de contrôle qui minimiseront la demande de plastiques et augmenteront l’offre de plastiques recyclés pour être utilisés dans de nouveaux produits en plastique.

2. Permettre une économie circulaire pour les plastiques qui protège l’environnement et la santé humaine.

Les plastiques sont souvent conçus de manière à devenir des déchets, et une trop grande quantité de plastiques a des effets néfastes sur l’environnement et constitue un risque pour la santé humaine tout au long du cycle de vie. Les produits en plastique doivent être plus durables. Cela implique de s’attaquer aux problèmes liés aux produits chimiques dangereux qui sont à la fois ajoutés intentionnellement pour conférer aux matières plastiques des propriétés spécifiques, mais aussi inhérents à certains matériaux, et vecteurs d’autres substances. Ces produits chimiques dangereux peuvent entraver la réutilisation et le recyclage des matières plastiques. Le traité sur la pollution plastique plastiques doit généralement garantir des critères et des normes de conception des matières plastiques afin d’en assurer la durabilité, la recyclabilité et la sécurité, permettant ainsi une économie circulaire pour les matières plastiques qui protège l’environnement et la santé humaine. Il doit également garantir la transparence et la disponibilité des informations sur ces aspects de durabilité tout au long de la chaîne de valeur des plastiques.

3. Assurer une gestion et un recyclage écologiquement rationnels des déchets plastiques

Environ 9,2 milliards de tonnes de déchets plastiques ont été générés, dont moins de 10 % ont été recyclés, 14 % ont été incinérés et 76 % ont été mis en décharge ou rejetés dans l’environnement depuis 19507. Le développement des capacités de gestion des déchets nécessaires est plus rapide que la consommation de déchets plastiques. Les projections actuelles stipulent que les déchets plastiques qui s’écoulent dans l’océan tripleront d’ici 2040. Le traité sur la pollution plastique doit établir des dispositions visant à réduire les déchets plastiques et à assurer une collecte, un tri et une préparation écologiquement rationnels en vue de la réutilisation et du recyclage des déchets plastiques, afin de réintégrer les plastiques recyclés dans l’économie et d’éviter les fuites dans l’environnement.

Principaux éléments à fournir pour réussir

  1. Éliminer les plastiques problématiques, notamment par des interdictions et des restrictions.
  2. Développer des critères et des normes de durabilité globale pour les plastiques
  3. Fixer des niveaux de référence et des objectifs mondiaux de durabilité tout au long du cycle de vie des matières plastiques.
  4. Garantir la transparence de la chaîne de valeur des plastiques, y compris en ce qui concerne les matériaux et la composition chimique.
  5. Établir des mécanismes pour renforcer les engagements, les objectifs et les contrôles au fil du temps.
  6. Mettre en œuvre un suivi et des rapports à chaque étape du cycle de vie des plastiques.
  7. Faciliter une assistance technique et financière efficace des évaluations scientifiques et socio-économiques.

Membres de la Coalition de haute ambition

Antigua-et-BarbudaArméniel’Australiel’Autriche
l’Azerbaïdjanla BelgiqueBulgariele Burkina Faso
le Cap-VertCanadaChilila Colombie
Îles CookCosta RicaDanemarkla République dominicaine
ÉquateurEstonieUnion EuropéenneFinlande
FranceGabonGéorgieAllemagne
le Ghanale GroenlandGuinéeIslande
la République d’IrlandeIsraëlJaponla Jordanie
le LuxembourgMaldivesMaliMaurice
MexiqueÉtats fédérés de MicronésieMonacoMonténégro
les Pays-BasNouvelle-ZélandeNigériaNorvège
PalauPanamaPérouPortugal
République de CoréeRoumanieRwandaSénégal
les Seychellesla SlovénieIles SalomonEspagne
SuèdeSuisseLe Togoles Émirats arabes unis
Royaume-Unil’UruguayMalawiMoldavie
BenínUkraineKenyaFidji

La coalition de Haute Ambition pour mettre fin à la pollution plastique publie des déclarations et organise des événements pour sensibiliser et identifier les priorités pour les sessions de négociation du comité intergouvernemental de négociation (INC).

Intervention de la ministre Olga Givernet en plénière le 1er décembre à Busan

Dans ces négociations, la France dispose d’une expérience et d’une légitimité, tant sur la scène internationale qu’au sein de l’Europe, en particulier du fait des dispositions de sa loi anti-gaspillage pour une économie circulaire de février 2020.

Ainsi, la France joue un rôle moteur pour forger une position unifiée entre les 27 États membres de l’Union européenne, permettant ainsi à l’Europe de peser d’une seule voix en faveur d’un accord ambitieux lors de la session de Busan, couvrant l’ensemble du cycle de vie des plastiques.


Les chiffres de l’emballage plastique
en France en 2023

Recyclabilité, intégration de matières recyclées, réduction, décarbonation et réemploi : en France, les fabricants d’emballages plastiques augmentent leurs investissements dans l’innovation en faveur de la circularité

ELIPSO, l’association professionnelle des fabricants d’emballages plastiques en France

Les investissements des fabricants d’emballages plastiques français dans la R&D et l’économie circulaire sont en hausse ! Parallèlement aux négociations pour un traité mondial contre la pollution plastique à Busan (Corée du Sud), la filière dirige de plus en plus ses investissements en cours et à venir vers une production industrielle décarbonée, circulaire et résiliente.

Consciente que les principes des 3R (Réduire, Recycler, Réutiliser) sont essentiels, la filière veut aller plus loin en créant des matériaux alternatifs plus durables. Une démarche à laquelle il convient d’ajouter un quatrième “R” pour “Réinventer”, de sorte à bénéficier des avantages incomparables de ces matières tout en maîtrisant mieux leur impact.

Les principaux postes d’investissement en cours et à venir chez les fabricants français d’emballages plastiques concernent la recyclabilité, l’intégration de matières recyclées, la réduction, la décarbonation et le réemploi.

Pour accompagner ce mouvement :

  • les investissements en R&D de la filière s’élèvent à 20,8 millions d’euros en 2023 (+8% en 2023 vs 2022) soit autant que le soutien de France 2030 aux projets d’innovation et d’investissement de l’industrie du vélo.
  • dotés également d’une enveloppe de plus de 20 millions d’euros en 2023, les investissements liés à l’économie circulaire et aux nouvelles réglementations croissent de +3% sur la même période.

Ces indicateurs, issus d’une grande enquête menée par Elipso auprès des industriels du secteur1, démontrent que les fabricants d’emballages plastiques innovent davantage pour mieux répondre aux enjeux environnementaux et climatiques ainsi qu’aux questions sanitaires.

Ce niveau d’innovation promet de se maintenir ces prochaines années car les professionnels du secteur prévoient une montée en puissance des attentes de leurs clients (principalement les entreprises des secteurs de l’agroalimentaire, du Home Care et du Body Care2) par rapport à l’amélioration de leur empreinte carbone, à la recyclabilité et à l’intégration de matières recyclées dans les emballages plastiques.

Pour y répondre, les fabricants français entendent prioriser, parmi leurs investissements, la recyclabilité et l’allègement des emballages, ainsi que l’incorporation de recyclé dans leurs produits, le tout en anticipant le règlement européen qui rendra obligatoire l’incorporation de 30% à 35 % de matière recyclée dans les emballages plastique en 20303

Rendre l’emballage plastique recyclable et y intégrer davantage de MPR (Matières Plastiques Recyclées) témoigne de la volonté de la filière de s’adapter dans un contexte réglementaire complexe. L’incorporation de MPR se heurte toutefois à des limites, particulièrement concernant la disponibilité et la qualité de celles-ci ainsi que leur prix deux fois plus élevé que celui de la matière vierge.

Les entreprises françaises de l’emballage plastique ne comptent pas en rester là. 58% d’entre elles développent ou pensent développer prochainement des emballages biosourcés, biodégradables, compostables. Des contraintes s’exercent sur l’ambition collective de développement de ces résines spécifiques : un coût élevé, une faible disponibilité des matières et l’absence de filière spécifique de collecte et de traitement de ces déchets.

Les industriels du plastique sont pleinement engagés dans les enjeux environnementaux et liés à la santé humaine, au-delà même des obligations réglementaires : décarbonation, lutte contre la pollution plastique et sécurité sanitaire. Pour que ces investissements aient une portée utile, il est important de leur garantir une meilleure lisibilité et stabilité des cadres réglementaires européens et français, souvent en décalage.

Devant la nécessité de réindustrialisation de la France et compte tenu du poids grandissant des importations venant de Chine, la clarification et la mise en cohérence des obligations est nécessaire. Si l’industrie du plastique doit prendre ses responsabilités, la résolution de la question écologique ne pourra aboutir qu’en mobilisant tout l’écosystème : metteurs en marché, recycleurs et collectivités, éco-organismes et pouvoirs publics”, estime Gaël Bouquet, Délégué Général d’Elipso.

ELIPSO est le syndicat professionnel des fabricants français d’emballages plastiques (rigides et souples). Elipso accompagne et représente ses 125 adhérents (majoritairement des PME) sur les grands sujets de transformation et notamment celui d’une transition écologique vers une économie circulaire, dans un contexte réglementaire complexe. 

Pour plus d’informations : https://www.elipso.org/ 


LUTTE CONTRE LA POLLUTION PLASTIQUE :
LES DEMANDES DES ASSOCIATIONS

103 associations appelaient à réduire drastiquement les bouteilles en plastique au jour 3 des négociations du traité contre la pollution plastique, marqué par des divergences fortes. Elles n’auront pas été entendues …

Les associations françaises sur place, No Plastic In My Sea, Objectif zéro plastique et la Fresque du plastique, portent la voix des 103 associations à travers le monde signataires d’un appel à réduire drastiquement les bouteilles en plastique. L’appel co-signé par des associations d’Afrique, d’Amérique (Sud et Nord), d’Asie et d’Europe, insiste notamment sur :

  • la pollution massive due aux bouteilles plastiques, qui selon une étude de Nature Sustainibility constituent le deuxième produit plastique le plus retrouvé dans les océans
  • la croissance rapide de l’industrie de l’eau en bouteille (+73 % au cours des dix dernières années à l’échelle mondiale) qui selon un rapport de l’Université des Nations Unies n’est pas alignée stratégiquement sur l’objectif de fournir un accès universel à l’eau potable

Faire contrepoids face aux 21 représentants des lobbies de l’industrie des eaux et boissons

Présentes à Busan, les associations environnementales ont pu remettre l’appel à la délégation française et aux représentant de la commission européenne lors de réunions formelles.

Une opération a également permis de délivrer l’appel aux délégations présentes, à la Directrice du Programme des Nations Unies pour l’environnement, Inger Andersen, et au président du CIN (comité intergouvernemental de négociation), Luis Vayas Valdivieso

Cette présence forte permet de faire entendre des messages de réduction et de faire contrepoids aux discours centrés sur le recyclage portés par les lobbys des acteurs de l’eau et des boissons embouteillées représentés à Busan5, avec notamment :

 A noter,  220 lobbys de la pétrochimie ont également été dénombrés pour cette session de négociations.

«Nous parlons beaucoup de circularité mais nous ne devons pas tourner en rond »

Délégation Mexicaine en séance plénière de mercredi après-midi
Les produits en plastique jetés sont empilés sur l’île d’enfouissement de Thilafushi aux Maldives. Autrefois perçue comme un miracle pour sa commodité, notre relation avec les plastiques entraîne désormais la perte de la nature, crée des risques pour la santé et alimente la crise climatique.
Photo : Shutterstock/Mohamed Abdulraheem

Plusieurs réunions formelles et informelles des groupes de contact ont permis d’engager le travail sur l’ensemble du texte « non paper » proposé par le Président. Cependant, la réunion plénière a montré les difficultés à avancer sur des points de divergence qui restent majeurs sur différents sujets : production, vision du cycle de vie, prise en compte des produits chimiques, financements, vision du mandat initial, processus de négociation, mandat donné aux co-chairs de groupes de contacts notamment.

Des interventions de nombreux pays, d’Amérique du sud notamment mais aussi d’Afrique, du Pacifique et d’Europe ont exprimé leurs frustrations devant le peu d’avancées réalisées et appelé le Président à changer la dynamique de négociations …. Mais un véto de la Russie, de l’Inde et de l’Arabie Saoudite sur le fait de commencer à transférer des textes au groupe de rédaction juridique a bloqué cette volonté d’avancer.

Les États devaient un traité ambitieux aux générations futures.

Pour en savoir plus sur les positions des associations, voici le dossier de No Plastic In My SeaZero Waste France et Surfrider Foundation.

Pour en savoir plus sur les négociations et suivre les séances plénières


  1. ELIPSO, l’association professionnelle qui représente les fabricants d’emballages plastiques (rigides et souples) en France, a missionné l’institut d’études Xerfi en 2024 pour réaliser son enquête bisannuelle auprès de ses adhérents qui représentent 65% du CA du marché (7,2 milliards sur 11 milliards d’€). Le but de la démarche était de pouvoir disposer d’informations et de données objectives sur le poids réel du secteur et sur les actions mises en place en faveur de l’économie circulaire en 2023. ↩︎
  2. Produits d’entretien/hygiène et beauté cosmétique hygiène ↩︎
  3. Cet objectif est de 10 % pour certains emballages au contact sensible avec leur contenu. ↩︎
  4. Rapid single-particle chemical imaging of nanoplastics by SRS microscopy, PNAS, 2024 ↩︎
  5. Liste du 25 novembre communiquée par le secrétariat des négociations ↩︎

Transition énergétique : le financement n’est pas un long fleuve tranquille

Début mai 2024, s’exprimant sur le financement de la transition énergétique, le président de la Banque mondiale rappelait que « nous avons besoin du secteur privé pour obtenir les capitaux nécessaires ». Une évidence qui peine hélas à se frayer un chemin en France, avec un État très présent sur le volet communication, mais aux moyens de plus en plus contraints, et des acteurs privés encore trop averses au risque et trop souvent intimidés par des réglementations restrictives.

Alors que les taux d’endettement des pays de l’Union européenne sont de plus en plus élevés, les États rechignent davantage à montrer la voie en matière de financement de la transition écologique. Pourtant, le rapport Pisany-Ferry paru l’année dernière montre que la France devrait dépenser 70 milliards d’euros supplémentaires chaque année pour financer sa transition. Un chiffre qui monte à 400 milliards en passant à l’échelle européenne ! À l’heure des déficits publics records et des politiques d’austérité, le privé doit nécessairement prendre sa part.

Pourtant, malgré toute la bonne volonté de certains États comme la France, qui a justement mis en place de nombreux dispositifs en la matière (appels d’offres, subventions, banque publique d’investissement…), le secteur privé reste en retrait, se focalisant encore trop sur les têtes d’affiche de la GreenTech, voire sur les énergies fossiles, et délaissant une myriade d’entreprises qui, dans un secteur guidé par l’innovation, ont besoin d’être soutenues dans la durée pour faire leurs preuves.

Doubler les investissements dans la transition écologique

« Tout le monde sait très bien qu’il y a une bosse au début, c’est-à-dire qu’il faut amorcer la pompe avec de l’argent public », résume Benoît Leguet, directeur général de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE). À mi-chemin entre le public et le privé, Bpifrance entend justement jouer ce rôle d’initiateur à l’investissement.

La banque publique d’investissement a d’ores et déjà mobilisé 8,5 milliards d’euros dans 2 750 GreenTech différentes et devrait déployer 6,5 milliards d’euros supplémentaires d’ici à 2030. Certaines startups ont d’ailleurs levé des sommes colossales grâce au soutien de la Bpifrance, comme Verkor, qui a déjà levé, au total, 3 milliards d’euros (fonds publics comme privés) pour la réalisation de sa gigafactory de batteries bas-carbone, ou encore Electra, une startup spécialisée dans la recharge rapide pour véhicules électriques, qui a levé 304 millions d’euros en début d’année.

Pour autant, difficile de croire que l’État pourra faire davantage. Alors que le taux d’endettement de la zone euro atteint 85,6 %, il est de 110,6 % pour l’Hexagone, ce qui signifie que l’investissement public devra forcément être complété par un investissement privé massif. Ce constat est confirmé par un rapport de l’I4CE, qui explique que l’UE doit doubler ses investissements dans la transition énergétique, pour atteindre un investissement annuel moyen d’au moins 813 milliards d’euros, soit 5,1 % du PIB de l’UE.

Des financements privés encore trop modestes en France

Pourtant, du côté du secteur privé aussi, le compte n’y est pas vraiment non plus. Il y a d’abord un problème d’arbitrage dans l’affectation de l’argent disponible : selon un rapport d’Oxfam, en 2022, les entreprises non financières du CAC 40 ont largement préféré verser des dividendes à leurs actionnaires plutôt que d’investir dans la transition écologique… Le CAC 40 affiche d’ailleurs un niveau moyen d’investissements vert à 11 % seulement, en deçà de la moyenne européenne (15 %).

Concernant les banques françaises, elles ont certes réduit leurs investissements dans les hydrocarbures (14,5Mds en 2023 contre 24,8Mds en 2022), mais les ONG à l’initiative du rapport Banking on Climate Chaos, publié en début d’année 2024, estiment que « rien ne garantit » que les investissements des banques tricolores seront « fléchés vers des projets d’énergie renouvelable ».

Sans doute encore frileuses du fait du contexte international tendu, les banques privilégient les secteurs les moins risqués (immobilier, hydrocarbure…), quitte à délaisser les entreprises d’avenir de la GreenTech.

Le temps court de l’investisseur face au temps long de l’entrepreneur

R&D longue et coûteuse, incertitudes quant aux débouchés commerciaux, business plan bien souvent difficile à évaluer et rentabilité sur du (très) long terme… Il faut reconnaître que, sur le papier, beaucoup de GreenTech n’envoient pas forcément les bons signaux aux investisseurs et aux banques. « Oui, une jeune entreprise qui investit des millions d’euros dans la recherche n’est pas toujours rentable dans l’immédiat », reconnaît Vincent Sciandra, directeur de la startup Metron, spécialisée dans l’efficacité énergétique des sites industriels. « Mais plutôt que de regarder les colonnes du bilan comptable, ayons une vision prospective et pensons aux bénéfices à long terme : ils seront écologiques, sociétaux et financiers », soutient-il.

Des bénéfices indéniables pour les entrepreneurs et de nombreux citoyens engagés, mais qui peinent encore à convaincre les investisseurs. « Aujourd’hui, l’écosystème des start-up industrielles existe en France. Mais il n’est pas totalement abouti, notamment du fait des financements privés plus modestes qu’ailleurs », abonde Sarah Lamaison, co-fondatrice de Dioxycle, une startup qui développe une technologie de recyclage des émissions de CO2 pour les transformer en produits chimiques.

Les chiffres ne mentent pas : les investissements en capital-risque se sont effondrés en France en 2023, et même si le secteur des GreenTech est le seul à sortir son épingle du jeu, les fonds ont surtout été fléchés vers les « licornes », comme Verkor, qui a levé à elle seule 850 M€. Les autres, plus risquées, qui présentent moins de garanties de rentabilité à court terme, sont tout simplement délaissées. « Il y a un penchant court-termiste chez certains fonds de capital-risque. Pour beaucoup de start-up greentech industrielles, il faut au contraire du capital patient », soutient Damien Didier, qui gère les sujets ESG au sein du fonds Daphni.

En Chine et aux États-Unis, les sommes, elles, commencent à affluer massivement, sans doute grâce à une réglementation moins féroce que dans l’Union Européenne ou en France, où les banques sont fatalement amenées à tempérer leurs risques, notamment à cause des critères de Bâle III, qui imposent un niveau élevé de fonds propres et une gestion accrue des risques. Autant de raisons qui poussent donc les banques et les fonds privés traditionnels à continuer à accorder des financements aux énergies fossiles ou à une poignée d’entreprises de la GreenTech.

Face à ce constat, les acteurs de la finance durable et alternative proposent des solutions palliatives à l’impasse des investisseurs traditionnels.

Le crowdfunding durable et la finance alternative au secours de la GreenTech

Financer la transition énergétique sans crédit bancaire ? C’est le pari auquel veut croire la plateforme de crowdfunding Lumo, spécialisée dans le financement participatif durable. Elle a permis à la société française Gaussin de lever plus de 8 millions d’euros l’année dernière pour financer sa nouvelle gamme de véhicules zéro émission destinés au transport de marchandises.

Faisant intervenir aussi bien des investisseurs professionnels que des citoyens impliqués, le crowdfunding est une solution pour les GreenTech, surtout dans une période où les entreprises essuient de plus en plus de refus de la part de leurs partenaires bancaires. « Il y a un accès plus compliqué [au financement] pour les porteurs de projetsdurables », confirme Julien Hostache, président d’Enerfip, une autre plateforme de crowdfunding vert. « Nous tirons donc notre épingle du jeu avec une solution non bancaire qui permet d’adresser certains besoins ».

Certaines options sans endettement bancaire s’offrent aussi aux entreprises cotées, comme les obligations convertibles en actions (OCA). Ce sont des obligations « double », avec un financement sans dette, mais qui laisse la possibilité à l’investisseur de convertir sa créance en action s’il le souhaite. Certains fonds en ont fait leur spécialité, comme Alpha Blue Ocean (ABO), qui soutient des sociétés industrielles, à fort potentiel de croissance ou en retournement, dans tous les cas en fort besoin de liquidités. Le family office a ainsi débloqué 7,6 millions d’euros pour l’entreprise DBT, un expert français des bornes de recharge pour véhicules électriques. « Nous avons sélectionné ABO après un examen attentif du marché, explique Alexandre Borgoltz, le PDG. D’autant que le secteur des OCA n’a pas très bonne presse », faisant référence au caractère dilutif de ces obligations. Un choix qu’il ne regrette pas, puisqu’il répondait précisément à son besoin de financement. « ABO ne fait pas d’ingérence. (…) Le processus de levée de fonds a été rapide et flexible », précise-t-il, affirmant que ce partenariat financier a « sauvé » son entreprise. De fait, les fonds ont surtout permis à cette dernière d’accélérer son développement et le déploiement de ses nouvelles stations de recharge rapides un peu partout en France. Mais cet exemple reste assez rare dans le paysage français des entreprises cotées, bien au-delà de la GreenTech.

Plus largement, les valeurs françaises, surtout celles qui n’ont pas encore révélé leur potentiel de croissance, sont pénalisées par la faible appétence des Français pour l’investissement boursier, et leur préférence récurrente pour des placements « sûrs », peu compatibles avec le risque inhérent à l’innovation. Toute une culture, donc, peu propice à ce que les marchés prennent le relais de l’élan donné par l’investissement public…  

Le système alimentaire mondial absent du débat à la COP29 sur le changement climatique ?

Heura Foods, La Vie, HappyVore et Planted co-signent une tribune collective à l’issue du sommet de la COP29 sur le climat. Imagine-t’on une conférence sur le cancer du poumon où personne ne parle de la cigarette ? Où des centaines de lobbyistes du tabac empêchent les experts d’aborder l’impact du tabagisme. Impensable ? C’est pourtant exactement ce qui s’est passé à la COP29 selon le collectif d’entreprises engagées dans l’innovation végétale. Le système alimentaire reste étrangement absent du débat médiatique et politique, alors qu’il est responsable du tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Des centaines de lobbyistes de l’agriculture industrielle ont assisté au sommet de laCOP29 sur le climat à Bakou. En pleine crise climatique, avec des phénomènes extrêmes de plus en plus fréquents, le système alimentaire demeure étrangement absent du débat médiatique et politique. Pourtant, il est responsable de 34 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre1, dont plus de la moitié provient de la production animale (19,7 % au total2). Cela dépasse même les émissions du secteur des transports (16,2 %3).

Encore une fois, la COP29 a concentré son attention sur des secteurs plus évidents à désigner comme responsables, démontrant que nos institutions ne sont pas prêtes à interroger ce que nous mettons dans nos assiettes.

Le collectif demande que le système alimentaire devienne une priorité dans les discussions climatiques.

À la COP29, l’accent a été mis sur le financement de la lutte contre le changement climatique et sur des industries comme les combustibles fossiles, laissant de côté l’un des principaux problèmes structurels : l’impact colossal de l’industrie alimentaire.

Pendant ce temps, nous nous apprêtons à battre un nouveau record de températures, franchissant pour la première fois le seuil critique de 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. Chaque année, nous normalisons l’exceptionnel, ignorant les avertissements des scientifiques.

Dans ce contexte, l’élevage intensif ne cesse de démontrer son obsolescence. Il occupe 83 % des terres agricoles mondiales4 tout en ne fournissant que 18 % des calories totales consommées5.

C’est également l’une des principales causes de déforestation, d’extinction des espèces, de perte de biodiversité et de pollution des eaux souterraines.

Ignorer cette inefficacité revient à renoncer à lutter efficacement contre la crise climatique.

Des solutions existent et doivent être soutenues

  • ●  Introduction de subventions : L’accélération de l’innovation végétale est essentielle pour rendre les solutions alimentaires durables accessibles et compétitives. « En tant qu’entreprises engagées, nous travaillons déjà à réduire les émissions de gaz à effet de serre grâce à des innovations concrètes dans nos processus de production ».
  • ●  Étiquetage environnemental obligatoire : Il y a 40 ans, l’étiquetage nutritionnel des aliments n’était pas obligatoire. Aujourd’hui, il est impensable d’acheter un produit sans connaître sa composition. Il est temps d’appliquer la même logique à l’impact environnemental de nos choix alimentaires. Introduire un étiquetage indiquant l’empreinte carbone des produits permettrait aux consommateurs de faire des choix plus responsables et de comprendre les répercussions de ce qu’ils mangent.
  • ●  La mise en œuvre de politiques fiscales : Dans l’optique de favoriser une consommation plus durable et plus saine.

Face à des défis exceptionnels, nous avons besoin de décisions tout aussi exceptionnelles.

Il est essentiel que les citoyens soient informés pour faire des choix éclairés et accélérer cette transition alimentaire.

Adopter des régimes à base de plantes n’est pas seulement un levier individuel puissant, mais également une solution alignée sur les objectifs en matière de santé et de climat.

Certes, face à l’ampleur des défis, il est facile de croire que nos décisions individuelles n’ont pas de poids et que la solution dépend uniquement des autres. Pourtant, les petits gestes sont puissants quand ils sont multipliés.

Par exemple, remplacer un aliment d’origine animale par une alternative végétale peut réduire considérablement les émissions de CO2. Ce geste simple a un impact concret : il équivaut à éviter les émissions d’un trajet en voiture de 15 km ou d’éteindre la lumière dans un foyer moyen pendant plusieurs jours.

En développant et en adoptant des solutions végétales, nous pouvons continuer à apprécier ce que nous aimons tout en répondant aux défis sanitaires et climatiques. Si les grandes institutions doivent assumer leur part de responsabilité, nos choix individuels, comme privilégier une alimentation végétale, nous permettent d’agir immédiatement et de devenir des acteurs du changement.

Ce message n’est pas un constat d’échec, c’est un vision tournée vers l’avenir. C’est un appel à prendre conscience que nos choix quotidiens peuvent transformer le monde. Ce que nous mettons dans nos assiettes impacte bien au-delà du repas : cela touche notre environnement, les ressources de la planète et l’avenir des générations futures.

Aujourd’hui est un excellent jour pour commencer à « voter avec sa fourchette ».


  1. Global greenhouse gas emissions from animal-based foods are twice those of plant-based foods’, X. Xu et al., 2021 / Climate Watch, the World Resources Institute, 2020 (OWID). ↩︎
  2. Global greenhouse gas emissions from animal-based foods are twice those of plant-based foods’, X. Xu et al., 2021 / Climate Watch, the World Resources Institute, 2020 (OWID). ↩︎
  3. Global greenhouse gas emissions from animal-based foods are twice those of plant-based foods’, X. Xu et al., 2021 / Climate Watch, the World Resources Institute, 2020 (OWID). ↩︎
  4. Human appropriation of land for food: the role of diet. Global environmental change. ↩︎
  5. Reducing foods’ environmental impacts through producers and consumers. J. Poore & T. Nemecek, 2018 ↩︎

A propos d’Heura

Nous sommes Marc et Bernat. C’est nous qui avons commencé à faire naître ce rêve.

Depuis notre plus jeune âge, nous menons des initiatives sociales et environnementales, et nous défendons les droits des animaux. Mais nous avons toujours voulu aller plus loin. En plus de fournir des informations au grand public et de faire la lumière sur l’impact négatif de l’industrie d’élevage, Nous souhaitons être des acteurs du changement et apporter une solution en proposant des produits 100 % végétaux, durables, sains et avec un goût À TOMBER PAR TERRE.

Heura Foods a été fondée en 2017, dans un coworking du centre de Barcelone, sur les côtes de la Méditerranée.

Mission sociale transformée en entreprise, son objectif est de fournir les outils permettant de changer le système alimentaire actuel et d’améliorer la durabilité, la santé et la nutrition de chacun.

En plus d’offrir des produits 100% végétaux, nous sommes 100% Méditerranéens.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Nos produits respirent la gastronomie et l’héritage méditerranéens.

En bref, nous utilisons des ingrédients de haute qualité comme l’huile d’olive et des produits clean label aux valeurs nutritionnelles élevées et aux incroyables saveurs.

Pourquoi Heura®? Le lierre, heura en catalan, est une plante qui se propage rapidement et emplit le monde de vie, de nature et de couleur. C’est ce que nous recherchions lorsque nous avons créé la marque. Notre premier client fut une petite boutique du quartier de Poblesec à Barcelone.

Nous sommes actuellement présents dans plus de 10 pays et nous continuons à nous développer à un rythme vertigineux. Et ce n’est que le début !

Nous sommes venus révolutionner le système alimentaire actuel avec beaucoup, beaucoup de viande et de poisson végétal.

A propos de Planted

Nous c’est Planted

Nous créons de délicieuses viandes à partir de protéines végétales, en nous concentrant sur une texture et un goût parfaits.

Notre manifest

Nous créons de délicieuses viandes à partir de protéines végétales, en nous concentrant sur une texture et un goût parfaits.

Bouchée par bouchée, nous voulons réduire l’impact négatif de l’industrie de la viande traditionnelle sur notre planète tout en fournissant des protéines végétales saines et savoureuses.

Nos alternatives végétales à base de pois sont produites uniquement à partir d’ingrédients naturels, ne contiennent aucun additif et sauve des vies animales.

C’est en 2017, lors d’un séjour aux Etats-Unis, que Pascal Bieri découvre le marché des simili carnés. Si l’idée lui semble intéressante pour diminuer la consommation de viande, il est très vite déçu par le goût, la texture et la composition des produits riches en additifs.

L’idée de Planted germe très rapidement dans son esprit. De retour en Suisse, Pascal est décidé à proposer une réelle alternative, saine et goûteuse similaire à la viande.

Il contacte alors son cousin Lukas Böni, qui termine un doctorat en génie des procédés alimentaires. Tous deux vont s’associer et recruter Eric Stirnemann, un doctorant connaisseur des techniques d’extrusion par voie humide. En 2019, ils sont rejoints par Christoph Jenny, un expert financier avec une solide expérience dans le secteur de la restauration. Ensemble, ils créent une alternative végétale à la viande, saine et responsable. Un produit sans additifs mais riche en goût. C’est le début de la révolution Planted.

A propos de Happyvore

Un constat

Une lourde empreinte écologique de l’élevage, responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre et de 63% de la déforestation en Amazonie.

Les émissions de gaz à effet de serre issus de l’élevage représentent plus que la consommation de carburant des transports. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas !

De nos premiers pas à aujourd’hui

Guillaume Dubois et Cédric Meston décident de lancer HappyVore, car changer nos habitudes alimentaires en réduisant notre consommation de protéines animales au profit du végétal était devenu l’alternative évidente et même une urgence.

En 2019, l’aventure commence avec des mois de recherche et développement pour élaborer de nouveaux produits qui pourraient permettre à tous les Français.es de réduire leur consommation de viande au quotidien.

Se nourrir devait rester un plaisir et bon pour la santé. Alors, pas question de transiger sur le goût, la qualité nutritionnelle de nos produits, leur composition et bien sûr, remplir notre mission pour préserver la planète. C’est ce qui fédère toute l’équipe.

En septembre 2020, on marque à nouveau l’histoire, la nôtre (et presque celle de la France) : on ouvre une ligne de production de viande végétale en France.

2022, une nouvelle et grande étape, nous créons notre propre usine dans le Loiret, une région où l’on travaille traditionnellement la légumineuse.



Dès le début de l’aventure, nous avions en tête de vous proposer des produits bons pour vous, la planète et la société. Pour cela, nous sommes devenus très tôt une marque Bcorp.

Bcorp c’est quoi ? C’est un label reconnu internationalement, aujourd’hui considéré comme le plus complet en terme d’impact social, environnemental et sociétal.

Pour intégrer le mouvement Bcorp, il faut répondre à certains critères à plusieurs niveaux : environnement (gestion environnementale, eau, terre et vie), collaborateurs (rémunération, santé & bien-être, développement & formation, engagement & satisfaction), collectivité (diversité & inclusion, impact economique, engagement civique, politique fournisseur), clients (gestion de la clientèle), gouvernance (mission & engagement, éthique & transparence, gouvernance & finances).

Et pour faire tout ça, une équipe de choc

A propos de La Vie

Les meilleurs produits vegan de La Vie™

Parce que tout est bon sans l’cochon, voici nos produits vegan. Un lardon vegan exceptionnel dans vos carbonaras, un bacon végétarien magique dans vos burgers, un jambon végétal à croquer dans vos sandwichs.

VIANDE VÉGÉTALE :
L’ALIMENTATION DU FUTUR POUR LA VIE™

Notre mission dans La Vie™ ? Faire évoluer les gens de la viande animale à la viande végétale avec un grand sourire sur les lèvres, et du gras sur le bout des doigts. C’est pourquoi on s’engage à vous concocter de la viande végétale meilleure pour votre santé, celle de la planète et des animaux, sans aucun compromis sur le goût. Pour ceux qui, comme nous, aiment le goût de la viande mais préfèrent celui de la vie.

Le problème.

Autrefois on ne se posait pas trop de questions sur l’élevage intensif car on avait besoin de beaucoup de protéines, pas chères. Et puis on a augmenté, augmenté, et encore augmenté. Résultat des courses, l’élevage intensif aujourd’hui c’est :

  • 14,5% des émissions de CO2.
  • 27% d’occupation des sols, l’équivalent de tout le continent américain.
  • 77 milliards d’animaux partis en morceaux en 2021.

Donc en résumé, maintenant qu’on a la connaissance pour mesurer le problème et pour faire autrement, c’est le moment d’aller de l’avant avec la viande végétale. En français, on appelle ça le progrès.

(UNE DES) SOLUTIONS.

Bon, on va pas se mentir, la meilleure solution c’est de manger des fruits et des légumes locaux. Mais bon on ne va pas se re-mentir, c’est un peu ambitieux.

Notre solution, qui n’est pas la seule, est de produire de la viande végétale non pas à partir de gentils animaux, mais directement à partir des plantes qui les nourrissent.

En bref, si on simplifie le tout avec un beau dessin ça donne ça :

Chez La VieTM, nous aimons la viande, mais nous n’aimons pas son impact sur la vie. Nous sommes en mission pour aider les gens à passer d’un régime alimentaire à base d’animaux à une alimentation à base de plantes, tout en gardant un grand sourire sur leur visage. Notre technologie de produit unique et notre recette brevetée de graisse végétale, offre les expériences les plus juteuses semblables à de la viande jamais connues dans la catégorie.

Nous construisons un mouvement, un changement positif pour l’industrie et pour la planète.

Des plantes, avec amour.

Un nouveau programme de recherche sur les Solutions fondées sur la Nature

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Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) sont des approches de protection, restauration ou gestion des écosystèmes pour relever les défis sociétaux et ayant des impacts positifs à la fois sur le plan social, environnemental, économique et sur la biodiversité. Le programme national de recherche a pour but de favoriser une recherche innovante et ambitieuse sur les SfN, en tant qu’approches systémiques.

L’État a confié au CNRS et à l’INRAE la direction scientifique de ce programme dont l’ANR est l’opérateur. Un programme national de recherche qui est mené en étroite collaboration avec la communauté nationale de la recherche publique et un grand nombre d’acteurs de la société.

Journées scientifiques 2024
du Programme national de recherche

Les premières Journées scientifiques du Programme national de recherche sur les Solutions fondées sur la Nature se sont déroulées début Octobre à l’Institut de botanique de l’Université de Montpellier. L’un des objectifs de ces Journées étaient de rassembler la communauté de chercheurs et d’acteurs mobilisés autour des Solutions fondées sur la Nature.

La journée du 9 octobre a été introduite par le Vice-Président de l’Université de Montpellier, François Pierrot, par la Présidente de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Anne Fraïsse, par la Directrice adjointe du CNRS Écologie et Environnement, Agathe Euzen ainsi que par la Directrice générale déléguée d’INRAE pour la Science et l’Innovation, Carole Caranta. Les co-directeurs du Programme, Martine Hossaert et Philip Roche, ont ensuite présenté le Programme dans l’amphithéâtre Charles Flahault de l’Institut de botanique. Une présentation des différents projets ciblés stratégiques par leurs Responsables a présenté les objectifs attendus des projets ainsi que leurs niveaux d’avancement.

Après la présentation des 4 principaux enjeux de SOLU-BIOD, des ateliers ont été organisés afin d’identifier des questions de recherche complémentaires. L’objectif est d’être le plus exhaustif possible sur les problématiques à traiter en termes de Solutions fondées sur la Nature (SfN). La première journée s’est clôturée par la conférence de Jean-Paul Metzger sur la planification de SfN au Brésil.

Le 10 octobre, la seconde journée s’est ouverte sur un témoignage des actions autour des SfN de la ville de Montpellier par Stéphanie Grosset, Chargée de mission Biodiversité, ainsi que les actions mises en place par Egis en lien avec les SfN avec Olivier Taugourdeau, Chef de projets R&D. Des ateliers reprenant les questions de la veille en les adaptant par milieu prioritaire du Programme : milieu urbain, milieu agricole, milieu côtier et aires protégées.

La journée s’est conclue avec la conférence de Véronique Helfer sur les mangroves comme SfN pour l’atténuation au changement climatique et la résilience côtière puis la table-ronde inter-PEPR où la place des SfN a été abordée au sein d’autres programmes nationaux de recherche aux thématiques connexes, tels que :

« Les SfN en ville : des services fournis par la nature aux Solutions Fondées sur la Nature ? »

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Bandeau-Conf-Regards-croises-Logos-1024x390.png.
  • Quel(s) « intérêt(s) » des solutions fondées sur la nature (SFN), en particulier en ville ?
  • Comment appréhender ce nouveau paradigme des interactions nature-société ?
  • Quels « co-bénéfices » réels, pour la biodiversité et la société ?

Les SFN se situent au cœur de conflits d’usage des sols et autres espaces urbains, à l’intersection entre différents secteurs des politiques publiques et échelles de réflexion et d’intervention. Leur déploiement exige également la participation d’un ensemble complexe d’acteurs (collectivités, professionnels, citoyens, scientifiques…), ainsi que des changements sensibles dans les pratiques de gestion des environnements urbains. Ainsi, quels sont les principaux défis de la mise en œuvre des SFN ? Quelles sont les conséquences sociales et environnementales de leur déploiement, pour quels potentiels démocratique et écologique ?

Cycle de conférences Regards croisés sur le vivant en société

Un défi clé pour la biodiversité en Occitanie

Réseau national des living labs
sur les Solutions fondées sur la Nature

Le programme national de recherche sur les Solutions fondées sur la Nature a créé un réseau de onze living labs dans l’hexagone et en Outre-mer qui s’appuient ou non sur des structures pré-existantes comme des Zones Ateliers, des Observatoires Hommes-Milieux et des sites ateliers INRAE.

Le réseau national des onze living labs est opéré par l’ANR, Agence national de la recherche.

Des living labs pour co-construire
les Solutions fondées sur la Nature

Un living lab est une structure de recherche collaborative qui regroupe des acteurs publics, privés, des entreprises, des associations et des acteurs individuels. C’est une méthode où citoyens, habitants, usagers sont considérés comme des acteurs clés des processus de recherche et d’innovation. Le living lab a pour objectif de tester des services, des outils ou des usages nouveaux « grandeur nature ».

Il s’agit de sortir la recherche scientifique des laboratoires pour la faire descendre dans la vie de tous les jours, avec une vue stratégique sur les usages potentiels de ces technologies. La coopération, entre collectivités locales, entreprises, laboratoires de recherche et utilisateurs potentiels, favorise l’innovation ouverte, partage les réseaux et implique les utilisateurs dès la conception.

Encouragés par l’Union européenne en tant qu’outil innovant, les living labs ont été reconnus comme une approche bien adaptée à la conception et à la mise en œuvre des Solutions fondées sur la Nature (SfN). Ils sont très utiles pour établir la preuve de concept du fonctionnement et de l’efficacité des SfN et pour mieux comprendre leurs co-bénéfices pour la société humaine et la biodiversité, ainsi que leurs coûts.

Dans le cadre du Programme national de recherche sur les Solutions fondées sur la Nature, un réseau de onze living labs a été créé sur le territoire français. Ils partagent des méthodologies et une conception communes tout en tenant compte des spécificités locales de chaque territoire.

ASIRPA (Analyse de l’impact sociétal de la Recherche) est une méthode d’analyse des impacts des recherches d’Inrae.

Les Solutions fondées sur la Nature :
Promesses pour l’adaptation au changement climatique

Martine Hossaert, Co-directrice du programme, a présenté SOLU-BIOD le 1er octobre durant l’événement de Leonard, la plateforme de prospective et d’innovation du Groupe VINCI autour des Solutions fondées sur la Nature (SfN) et de l’adaptation au changement climatique.

LES SOLUTIONS FONDÉES SUR LA NATURE POUR DES VILLES CÔTIÈRES RÉSILIENTES

Adaptation à l’élévation du niveau de la mer :
Recomposer le futur des villes côtières

Note politique Sea’ties sur les SfN pour des villes côtières résilientes par la Plateforme Océan & Climat

Nouvel outil interactif pour adapter nos territoires au changement climatique avec les Solutions fondées sur la Nature

Cet outil offre des contenus adaptés à tout type de territoire et de contextes environnemental et climatique (forêts, littoral, montagne, urbain, agricole, etc.).

Ce nouvel outil interactif est pour les décideurs et techniciens prêts à passer à l’action face au changement climatique. Décliné en une publication spéciale et une boîte à outils, conçues pour les accompagner dans la mise en œuvre de Solutions fondées sur la Nature (SfN) afin d’adapter leur territoire aux défis climatiques.

Pour les guider dans leurs démarches d’adaptation, le projet Life ARTISAN met à leur disposition deux publications en ligne complémentaires :

Passez à l'action !

Une Publication Spéciale en ligne à destination des décideurs présente le concept de Solutions fondées sur la Nature (SfN), comment et pourquoi elles sont efficaces pour répondre à différents défis d’adaptation. Pour différents milieux et enjeux, une sélection de SfN sont expliquées et illustrées par des fiches de projets mis en œuvre avec succès partout dans l’Hexagone et l’Outre-Mer. Ce dossier intègre aussi des informations de coûts, les bénéfices et des témoignages de porteurs de projets.

➡️ Cliquez ici pour accéder à la Publication Spéciale

Passez à l'action !

Une Boîte à Outils en ligne des SfN pour l’adaptation de nos territoires au changement climatique à destination des techniciens. Des parcours détaillés, pour mettre en œuvre, étape par étape, une SfN pour l’adaptation dans différents types de milieux. Les clés de réussite pour mener à bien la mise en œuvre de SfN. Des ressources et outils incontournables pour passer à l’action.

➡️ Cliquez ici pour accéder à la Boîte à Outils

Plaquette de présentation
du Projet de recherche sur les SfN

Pourquoi l’Union européenne (UE) doit changer de banques pour soutenir la transition écologique ?

La Sustainable Banking Coalition (SBC), coalition européenne de banques et institutions financières engagées pour la durabilité sociale et environnementale, incluant Green-Got1 en France, appelle l’Union européenne (UE) à changer de banques pour soutenir la transition écologique. En encourageant l’UE et ses citoyens à déplacer leurs fonds vers des banques durables, la campagne vise à débloquer des milliards d’euros pour les projets et entreprises de la transition – un coup de fouet indispensable alors que l’UE cherche à combler le fossé des 10 000 milliards d’euros d’investissements verts.

Il est temps que l’UE
change de banque

La problématique :
des fonds mal alloués bloquent le progrès écologique

« De l’argent pour rien » semble encore être le refrain des discussions sur le financement de la transition écologique. Cependant, le défi à surmonter pour l’Europe n’est pas de trouver des fonds, mais plutôt de les utiliser correctement. Des milliards d’euros sont bloqués dans les banques traditionnelles partout en Europe, dont beaucoup continuent de financer des projets néfastes pour l’environnement.

Suite à une demande d’information2 à la Commission européenne sur les banques avec lesquelles elle collabore, il s’avère que les placements européens destinés à soutenir les objectifs climatiques sont détenus dans des institutions qui ne sont pas alignées avec ces objectifs. Manquant ainsi une opportunité cruciale de mobiliser du capital pour des investissements durables.

« Il y a un potentiel immense pour financer la transition écologique en choisissant des banques qui investissent réellement dans des activités durables et qui évitent les énergies fossiles », explique Andréa Ganovelli, CEO et co-fondateur de Green-Got. « Malheureusement, l’UE ne montre pas l’exemple, avec des fonds destinés à la transition écologique, souvent retenus dans les banques traditionnelles, qui ne respectent pas les objectifs climatiques. Si nous voulons que cette transition soit un succès, l’UE et ses citoyens doivent se mobiliser et transférer leurs fonds vers des banques durables ».

La solution : la campagne #EUSwitchBanks

La campagne #EUSwitchBanks appelle l’UE et ses citoyens à transférer leur argent vers des banques durables, pour créer un levier puissant et aligner les flux financiers européens sur ses ambitions climatiques. En soutenant des banques durables, qui réinvestissent les fonds dans des projets verts, chaque euro déposé peut être utilisé pour financer des prêts favorables au climat, amplifiant ainsi l’impact de chaque investissement jusqu’à dix fois3. Voilà une manière compétitive de faire avancer le Pacte Industrie Propre !

L’Europe a besoin de financements à une échelle sans précédent et cette campagne montre une manière accessible et efficace d’y parvenir. « En tant que GLS Bank, nous nous occupons de services bancaires durables sur le marché allemand depuis plus de 50 ans. Désormais, en tant que membre de la Sustainable Banking Coalition, nous montrons ensemble la voie à suivre. Unissons nos forces et passons à la durabilité, pour un avenir durable en Europe pour tous », souligne Aysel Osmanoglu, CEO de GLS Bank.

Le moment de changer

« Les financements nécessaires pour les transitions verte et numérique sont exorbitants » détaille Mario Draghi, ancien Président de la Banque Centrale Européenne, en soutien à l’initiative. « Pour y arriver, nous devons mobiliser l’épargne privée à une échelle sans précédent ».

Suite au renouvellement politique européen, la campagne #EUSwitchBanks propose un outil puissant pour répondre aux besoins de financement climatique. Ignoré jusqu’à présent dans les débats politiques, le secteur bancaire est désormais au cœur de l’appel à l’action.

Les fonds européens déposés dans des banques polluantes minent les objectifs climatiques de l’UE en soutenant indirectement les activités fossiles.

1 million d’euros déposés dans une banque fortement impliquée dans les énergies fossiles pourraient facilement entraîner des émissions de 650 tonnes de CO2, en fonction des activités financées par la banque. En revanche, si ces mêmes fonds étaient placés sur un compte bancaire durable, ils auraient un impact climatique négatif jusqu’à 6 fois inférieur4 !

« Aujourd’hui, il existe encore une dynamique de ‘David contre Goliath’ au sein de l’UE. Des géants bancaires conservateurs investissent dans des activités néfastes pour l’environnement, tandis que les banques vertes, plus petites, s’efforcent de trouver des solutions concrètes », explique Willem Vriesendorp, porte-parole de la SBC. « L’Union européenne et ses citoyens ont désormais le pouvoir de soutenir les ‘Davids’ en prenant part à la campagne #EUSwitchBanks. »

Comment participer

La campagne #EUSwitchBanks invite les citoyens, les banques et les décideurs politiques à passer à l’action pour soutenir la transition écologique. Changer de banque est l’un des moyens les plus simples et les plus impactants pour créer une durabilité impulsée par le marché.

Euroviews. L’argent des contribuables de l’UE dort encore dans certaines des banques les plus inamicales du monde

Appel à l’action :
il est temps que l’UE passe à des banques durables

En tant que citoyens profondément investis dans l’avenir de l’Europe, nous vous prions d’aligner les pratiques financières de l’UE sur ses ambitions climatiques. Actuellement, les fonds de l’UE sont déposés dans certaines des banques parmi les plus polluantes, comme le souligne le rapport 2024 sur les banques du système climatique. Ce qui sape les objectifs de durabilité de l’Europe et alimente la crise que nous nous efforçons de résoudre.

1 million de dollars détenus dans une banque liée aux énergies fossiles pendant un an pourraient facilement entraîner des émissions de 650 tonnes de CO2, sur la base des émissions financées par la banque. Alors que le même budget de l’UE détenu sur un compte bancaire durable aurait jusqu’à 6 fois moins d’impact négatif sur le climat. Si vous ne pouvez dépenser un euro qu’une seule fois… Eh bien, de cette façon, vous pourriez dépenser 1 euro 6 fois.

En tant que citoyens de l’UE, nous soutenons le pacte vert de l’UE et son leadership en matière d’action pour le climat, mais nous pensons que la Commission européenne peut faire beaucoup mieux à cet égard, et la solution est simple : ouvrir un compte bancaire durable.

Cela ne soutient pas seulement les objectifs climatiques en cohérence avec les objectifs politiques globaux de l’UE, mais cela renforce également la compétitivité de l’Europe en stimulant les investissements verts et en alimentant la croissance future. Il existe un déficit d’investissement climatique de 406 milliards d’euros par an pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE à l’horizon 2030.

Les banques de la Commission européenne peuvent contribuer à combler cet écart.

Changer de comptes bancaires (dans la mesure du possible) est un moyen puissant et gratuit d’aligner les flux financiers de l’Europe sur ses ambitions en matière de climat. Ce faisant, la Commission peut montrer l’exemple et encourager les citoyens et les entreprises de l’UE à faire de même en déplaçant leurs fonds vers des banques durables.

Compte tenu de l’urgence climatique, le temps presse. Avec le nouveau mandat européen en place, nous demandons de donner la priorité à la transition avec des partenaires bancaires durables.

  1. Green-Got, l’institution financière française dédiée au financement de la transition écologique, a réussi son objectif de levée de fonds historique de 2 millions, puisque ce sont plus de 5 millions d’euros collectés exclusivement grâce à sa communauté en 24h. Cela illustre l’engagement croissant des citoyens pour une finance durable. ↩︎
  2. Source : Sustainable Banking Coalition ↩︎
  3. Source : Marilyn Waite Directrice du Climate FInance Fund dans Euronews ↩︎
  4. Source : Green Got ↩︎

Et si la transition écologique devenait une aventure collective, au cœur de chaque métier

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Comment passer de la prise de conscience des enjeux environnementaux à la mise en action, au cour de son métier ? Cette étude Les Nouveaux Géants s’intéresse à l’impact de la transition écologique sur l’évolution des métiers. L’objectif est d’identifier des pistes pour amorcer la transformation des fonctions les plus courantes en entreprise, et de proposer une vision prospective de ces fonctions.

Répartition des métiers en fonction de leurs zones d’impact préférentielles, sur la base des entretiens menés

Comment transformer les métiers pour concrétiser et
accélérer la transition écologique dans les entreprises ?

Le premier volet propose une cartographie des zones d’action qu’un métier peut explorer pour contribuer à la transition écologique de son entreprise, ainsi que des pistes à destination des responsables du plan de transformation des métiers, pour leur permettre de prioriser leurs actions.

Le second volet proposera une vision prospective de l’évolution de certains métiers (nouvelles missions et tâches, évolution des méthodes, outils et process, et socle de connaissances et compétences à acquérir).

Il ne s’agit pas tant de créer de nouvelles fonctions que de faire évoluer les compétences et les fiches de postes afin d’intégrer des missions en lien avec la transition écologique.

Il s’agit d’une orientation souhaitée à la fois par les travailleurs et par l’État, et qui se justifie également du point de vue des employeurs : internaliser et diffuser les missions au service de la transition écologique à l’ensemble des métiers permet une meilleure maîtrise et donc une plus grande créativité sur ces sujets, une réduction des coûts ainsi qu’une meilleure répartition de la charge de travail.

Ce dernier point contribue notamment à engager, responsabiliser et aligner l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise sur les enjeux de la transition écologique.

L’internalisation et la diffusion des missions RSE permettent de résoudre un certain nombre de difficultés relatives à la mesure de la performance, à l’acceptabilité des nouvelles solutions, à la collecte des données sociales et environnementales et à l’embarquement des parties prenantes externes.

trois zones d’action pour chaque métier : directe, indirecte et systémique

Nous avons identifié trois zones d’action pour chaque métier : directe, indirecte et systémique

→ Pour en savoir plus, se référer à la partie 1

Chaque métier a un rôle à jouer dans la transition écologique de son entreprise, qui peut se décliner en trois zones d’action.

Il n’y a pas “les métiers de la transition”, et les autres : tous les métiers sont en transition car chacun peut avoir un impact au cœur de ses gestes métier. Trois zones d’action à explorer pour déployer son plein potentiel d’impact, dont l’activation peut différer en fonction des métiers : les zones
d’action à impact direct, indirect et systémique
.

Répartition des métiers en fonction de leurs zones d’impact préférentielles, sur la base des entretiens menés

Les métiers à fort impact direct sont ceux qui pilotent ou qui subissent directement les principaux impacts ou risques de l’entreprise, tandis que les métiers à fort impact indirect ou à fort impact systémique sont ceux qui, dans leurs missions quotidiennes, peuvent inciter les parties prenantes internes ou externes de l’entreprise à effectuer leur transition écologique.

Pour saisir pleinement sa responsabilité vis-à-vis de la transition écologique et identifier toutes les actions que chacun peut déployer au cœur de son métier, il est essentiel d’interroger chacune de ces trois zones.

→ Pour en savoir plus, se référer à la partie 2

La priorisation des métiers à transformer dépend du contexte de l’entreprise mais peut tenir compte de deux logiques

Il n’existe pas de solution universelle, d’ordre chronologique de transformation des métiers qui serait applicable à toutes les entreprises. La mise en œuvre de deux logiques de priorisation conviendront plus ou moins en fonction de la maturité de l’entreprise sur les sujets RSE, de sa culture managériale et de sa culture d’entreprise de manière générale.

→ Pour en savoir plus, se référer à la partie 3

Un travail toujours en cours

La version finale de ce rapport est prévue fin 2024. Elle intégrera les retours reçus, mais également
une vision prospective de chaque grande famille de métier :

  • Quelles sont les nouvelles missions, tâches, outils et méthodes dans le cadre de la transition écologique ?
  • Quelles sont les connaissances et compétences à acquérir ?
  • Vers quelles ressources se tourner ?

Que ce soit pour faire vos retours ou participer aux entretiens de la seconde étape, contactez Les Nouveaux Géants à l’adresse suivante : emeline.fasolato(et)lesnouveuxgeants.com

Ce qu’il faut retenir au sujet de l’évolution des métiers cross-secteurs dans le cadre de la transition écologique :

Tous les métiers doivent évoluer pour permettre la transition écologique

Dans la lignée des études menées au sujet de l’impact de la transition écologique sur l’emploi, les travaux de recherche effectués par Les Nouveau Géants confirment que l’ensemble des métiers sera amené à
intégrer des missions écologiques dans leurs pratiques quotidiennes
.

Rapport sur l’état des lieux de l’Écologie Industrielle et Territoriale (EIT) en France

Ce nouveau rapport sur l’état des lieux de l’Écologie Industrielle et Territoriale (EIT) en France est le fruit d’une collaboration entre l’ORÉE et l’ADEME. Il apporte une mise à jour complète du premier état des lieux, publié en 2020, et offre une vision globale et actualisée de l’évolution des démarches visant à optimiser les ressources sur les territoires par le partage, la mutualisation et la coopération entre acteurs économiques.

Niveaux de maturité des démarches analysées par région

En 2024, l’association ORÉE publie, en partenariat avec l’ADEME, un second état des lieux de l’Écologie Industrielle et Territoriale en France. Il fait suite à l’édition d’une précédente version parue en 2020. Il s’agit de bénéficier d’une vision globale des modes de fonctionnement des démarches d’EIT sur le territoire français en matière de gouvernance, de modèle économique et de résultats liés à ces projets et de formuler des recommandations pour développer l’EIT en France.

Existe-t-il à ce jour une structure locale pérenne qui porte la démarche ?

  • Les démarches sont majoritairement portées
    par une seule structure. Associations (31%) et collectivités (26%) en sont les représentants dominants.
  • 39% des démarches sont coportées1. Au total, 71 structures sont impliquées dans les
    25 démarches concernées par ce fonctionnement, soit 3 structures par démarche en moyenne.

Cette mission s’appuie sur l’analyse des données du référentiel de performances des démarches d’Écologie Industrielle et Territoriale (ELIPSE), lancé en décembre 2016 et mis à jour en 2022. Il permet aux animateurs de réaliser une auto-évaluation et un suivi de leur démarches grâce à 29 indicateurs évaluant les trois critères de pérennité énoncés précédemment (la gouvernance, le modèle économique et les activités mis en place).

Avez-vous défini un modèle économique permettant d’assurer et pérenniser l’animation de la démarche ?

À ce jour, 186 démarches sont recensées et actives sur la plateforme SYNAPSE. 71 d’entre elles constituent l’échantillon d’analyse pour l’état des lieux qui met en exergue quelques tendances sur la façon dont elles se déploient. À titre d’exemple, 96 % des projets évalués bénéficient du soutien politique d’un acteur local. La majorité des démarches sont portées par une collectivité ou une association.

Répartition des sources de financement de la démarche

Par ailleurs, la part de soutiens financiers régionaux (Régions, ADEME) reste majoritaire, représentant 43% du total des sources de financement des initiatives. Les plus matures d’entre elles bénéficient d’apports privés plus importants. En moyenne, les démarches mobilisent 1 équivalent temps-plein (ETP) pour 57 acteurs économiques.

De nouvelles opportunités de marché ont-elles été créées dans le cadre de la démarche EIT ?

70 % des démarches interrogées leur proposent plus de 10 rencontres par an. De nouveaux projets permettent également de créer de nouvelles activités sur le territoire confirmant l’intérêt d’intégrer l’EIT dans une politique de développement économique. Au-delà de données chiffrées, l’état des lieux comprend des retours d’expériences précieux pour illustrer le fonctionnement et les impacts des Démarches d’Écologie Industrielle et Territoriale (DEIT) françaises.

Quels services ont été mutualisés pour les entreprises/structures impliquées dans la démarche d’EIT ?

Les résultats de l’analyse des données d’ELIPSE ont permis de formuler des recommandations pour amplifier le développement de l’EIT dans les territoires et faciliter la pérennisation des projets, parmi lesquelles :

  • Coconstruire une stratégie nationale de l’EIT.
  • Renforcer l’animation du réseau SYNAPSE, réseau national des acteurs de l’EIT et développer les réseaux régionaux.
  • Poursuivre les travaux sur la pérennité des démarches d’EIT et des réseaux régionaux et reconduire l’analyse du déploiement de l’EIT en France.
  • Renforcer/valoriser l’offre de formations et acculturer tous les acteurs à l’EIT.
  • Développer le financement des démarches et des synergies en sensibilisant les financeurs et en renforçant l’identification et la mobilisation des dispositifs de financements.
  • Poursuivre l’animation et le développement du référentiel ELIPSE

Rapport complet sur l’Écologie Industrielle et Territoriale en France

L’Écologie Industrielle et Territoriale est une approche stratégique visant à optimiser les ressources sur les territoires par le partage, la mutualisation et la coopération entre acteurs économiques. Elle s’affirme aujourd’hui comme un levier essentiel de la transition écologique et économique.

Ce nouveau rapport analyse en profondeur les dynamiques actuelles de l’EIT, à travers des données récentes recueillies grâce au référentiel ELIPSE, l’outil d’auto-évaluation porté par ORÉE et soutenu par l’ADEME – qui permet aux animateurs de suivre les performances de leurs démarches à l’aide de 29 indicateurs spécifiques.

Le rapport recense 71 démarches d’EIT en France, fournissant ainsi un aperçu riche et détaillé des
initiatives en cours. Il présente également des retours d’expériences concrets qui illustrent les réussites
et les défis rencontrés dans la mise en œuvre de l’EIT au niveau local et régional. Parmi les points clés du
rapport :

  • Une analyse qualitative et quantitative des démarches, mettant en lumière leur fonctionnement en
    termes de gouvernance, de modèle économique et d’activités mises en place.
  • Des recommandations à destination des acteurs régionaux et nationaux pour encourager la
    pérennisation des initiatives d’EIT, favoriser leur déploiement et améliorer les outils d’évaluation,
    notamment le référentiel ELIPSE.

Ce document permet non seulement de dresser un panorama actuel de l’EIT en France, mais aussi de
fournir des pistes concrètes pour renforcer son impact dans les années à venir.

Depuis 2020 le nombre de démarches continue d’augmenter. Les résultats de cette étude montrent
qu’elles ont toujours besoin d’accompagnement au niveau national et régional pour pouvoir structurer leur Gouvernance, leur modèle économique et pérenniser leurs activités.

  1. Le coportage signifie que la démarche est portée par un minimum de deux
    structures différentes ↩︎

COP29 Climat : vers un réel engagement des États à sortir des énergies fossiles ?

Le dernier rapport de synthèse du GIEC est sans équivoque : le réchauffement de la température moyenne mondiale s’accélère et il est causé par les activités humaines. La transition est d’autant plus importante que le coût de l’inaction sera bien supérieur au coût de l’action : de 5 % à 20 % du PIB mondial contre 1 % si nous agissons dès maintenant. L’urgence écologique et économique d’agir pour le climat et la biodiversité, afin de limiter le réchauffement à +1,5°C grâce à la sortie progressive des énergies fossiles, sera-t’elle suffisante ? C’était tout l’enjeu de cette COP29 à Bakou en Azerbaïdjan : un échec ou décevant mis avec quelques avancées ?

Le dernier rapport de l’ONU Climat montre que les plans d’action climatique nationaux « sont loin de répondre aux besoins »

Déclaration de Simon Stiell, Secrétaire exécutif d’ONU Climat, à l’occasion de la publication du Rapport de synthèse sur les contributions déterminées au niveau national (CDN) 2024, le 28 octobre 2024

Synthèse de la COP29 par bonpote.com :
“un crachat aux visages des nations vulnérables”

La COP29 a eu lieu cette année en Azerbaïdjan, pays exportateur d’énergies fossiles et qui avait la lourde tâche de faire avancer les négociations climatiques dans un contexte international particulièrement tendu.

Dès le début de la COP, le président du pays hôte a déclaré “le pétrole et le gaz sont un cadeau de dieu”. Le même jour, l’équipe de négociation argentine était renvoyée chez elle par le président d’extrême droite climatosceptique Javier Milei, qui avait déjà déclaré que le changement climatique était “un mensonge socialiste”. Le ton était donné.

Thomas Wagner nous plonge dans les temps forts de la COP29, ou COP de la finance climatique, en analysant les principaux sujets évoqués : l’état mondial du climat, la finance climatique via le nouvel objectif collectif quantifié et les engagements des États, tout en démêlant le vrai du faux.


🔵 COP29 – Déclaration d’Agnès Pannier-Runacher

Ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques :

« L’accord de la COP29 adopté à Bakou est décevant. Il n’est pas à la hauteur des enjeux. Le texte sur la finance a été adopté dans un climat de confusion et contesté par plusieurs pays.

Il contient néanmoins plusieurs avancées :

  • Un triplement des financements climat pour les pays en développement, actuellement de 100Mds$ par an à 300Mds d’ici à 2035. Cet engagement vient s’ajouter à celui sur le triplement des énergies renouvelables d’ici 2030 et des capacités nucléaires d’ici 2050, pris à Dubaï l’année dernière. A cela s’ajoute un objectif global de financements climat, toutes sources confondues, de 1300 milliards de dollars, nécessaires pour accélérer la transition vers un monde sans énergies fossiles..
  • Un élargissement – limité – de la base des contributeurs aux pays émergents alors que la mobilisation de tous les grands émetteurs est essentielle.
  • Un accord historique, après 9 ans de négociations, sur un cadre de marché volontaire du carbone, avec une volonté de garantir une intégrité environnementale, pour permettre un vrai développement des marchés internationaux des crédits carbone.

En revanche, sur l’atténuation, aucun texte n’est adopté, ce qui envoie un message très négatif et marque un vrai échec pour cette COP29.

Les pays pétroliers bloquent l’accord pour un traité plastique contraignant

Les négociations autour d’un traité mondial contre la pollution plastique se sont achevées ce dimanche 1er décembre, sur un goût amer. Les 175 pays réunis à Busan, en Corée du Sud, ne sont pas parvenus à finaliser le texte dans les temps, ralentis par les pays pétroliers opposés à un accord contraignant. Les discussions sont repoussées à une date ultérieure. Par Florine Morestin – journaliste novethic.fr

Nos espoirs se portent désormais vers la COP30 qui sera présidée par le Brésil.

La France reste fortement engagée sur la solidarité avec les pays en développement, avec 7,2 Mds € de financements climat en 2023, dont de 2,8 Mds sur l’adaptation, soit près de 10% de la finance mondiale sur l’adaptation. Elle poursuit son action de réduction des émissions de gaz à effet de serre à un rythme trois fois plus élevé que dans les années 2010. La France continuera à être force de propositions, comme celles du pacte de Paris pour les peuples et la planète. »


"Selon le GIEC, entre 2011 et 2020, le climat mondial s’est déjà réchauffé de 1,1 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Entre 1901 et 2018, le niveau de la mer s’est élevé de 20 centimètres. Le recul des glaciers est sans précédent depuis au moins 2 000 ans. La concentration en gaz carbonique dans l’atmosphère est la plus élevée depuis au moins deux millions d’années. Voilà, en 2024, la réalité de l’urgence climatique. Les conséquences de cette urgence, elles sont déjà là. Les catastrophes naturelles se multiplient sur notre territoire à une fréquence inédite. Des forêts sont ravagées, des territoires intégralement inondés, des maisons dévastées. Le dérèglement climatique n’est pas une abstraction. Il affecte la production alimentaire, la santé humaine, les écosystèmes vitaux et aggrave d’autres crises planétaires telles que l’effondrement de la biodiversité et l’augmentation de la pollution de l’air et de l’eau. C’est pour cela que la lutte pour le climat et la biodiversité est le plus grand défi, le plus grand combat de notre siècle." 

Cette introduction d’Agnès Pannier-Runacher, Ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques, a le mérite de la clarté. C’est « dans ce contexte d’urgence que la COP28, à Dubaï l’année dernière, a permis des avancées historiques afin de limiter le réchauffement à +1,5°C avec l’appel à la sortie progressive des énergies fossiles. »


Objectif fixé pour la COP29

Nous avons tous le devoir moral d’éviter de dépasser +1,5 °C de réchauffement global. La fenêtre d’opportunité pour agir se referme et nous devons nous concentrer sur la nécessité d’investir aujourd’hui pour épargner demain. Notre priorité est de réduire nos émissions rapidement et durablement, dès maintenant pour maintenir les températures sous contrôle et rester en dessous de 1,5 degrés Celsius, tout en ne laissant personne à la traîne.

Traduction du texte sur la page d'accueil du site officiel de la COP29

Cette COP29 doit désormais encourager les états à mettre en œuvre leurs engagements, voire à en accroitre l’ambition et en accélérer la mise en œuvre car l’année 2024 devrait dépasser les +1,5°C de réchauffement et le dernier rapport de l’ONU Climat montre que les plans d’action climatique nationaux « sont loin de répondre aux besoins » selon Simon Stiell, Secrétaire exécutif d’ONU Climat, à l’occasion de la publication du Rapport de synthèse sur les contributions déterminées au niveau national (CDN) 2024, le 28 octobre 2024.


Renforcer l’ambition et permettre l’action

Le plan de la présidence de la COP29 repose sur deux piliers qui se renforcent mutuellement. Le premier pilier pour « renforcer l’ambition » combine des éléments clés pour que toutes les parties s’engagent à adopter des plans nationaux ambitieux et à faire preuve de transparence. Le deuxième pilier, l’« action », reflète le rôle critique du financement, un outil essentiel pour transformer l’ambition en action, réduire les émissions, s’adapter aux changements climatiques et faire face aux pertes et dommages.

Traduction du texte sur la page d'accueil du site officiel de la COP29

Avis du réseau international d’investisseurs FAIRR, leaders de l’analyse ESG des données dans le secteur alimentaire mondial

Pourquoi la COP29 est importante pour l’agriculture ?

L’impact de l’agriculture intensive est sous-estimé dans les efforts actuels de lutte contre le changement climatique, malgré son rôle essentiel dans la transition mondiale vers la neutralité carbone. Même si les émissions de combustibles fossiles étaient stoppées, les seules émissions du système alimentaire mondial pourraient entraîner une augmentation des températures mondiales de plus de 1,5°C. L’agriculture est le seul secteur ayant la capacité de séquestrer les émissions (par le biais du boisement ou de l’agroforesterie, par exemple) et est donc essentiel à l’objectif de zéro émission nette.    

FAIRR espère que les prochains rapports publiés à la COP29 :

  • Intégreront une approche « Une seule santé » ;
  • Accorderont également une place à la nature1 dans les objectifs mondiaux de lutte contre le changement climatique et pour la sécurité alimentaire ;  
  • Fourniront des éclaircissements sur le rôle que joue la diversification des protéines dans la lutte contre le changement climatique, la perte de biodiversité et la faim.

À propos de FAIRR

FAIRR est un réseau d’investisseurs, fondé par Jeremy Coller, dont les membres représentent 70 000 milliards de dollars d’actifs collectifs de soutien. FAIRR travaille avec les investisseurs institutionnels pour définir les questions ESG importantes liées aux systèmes d’élevage et de pisciculture intensifs et leur fournir les outils nécessaires pour intégrer ces informations dans leur gestion des actifs et leurs décisions d’investissement. Cela inclut l’indice Coller FAIRR Protein Producer (l’indice de producteurs de protéines), la première évaluation complète au monde des plus grandes entreprises de protéines animales sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance.


Deux priorités portées par la France à la COP29 :

  • Accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec un accord sur la sortie progressive des énergies fossiles.
  • Avancer sur le financement de la transition, en mobilisant des fonds publics et privés, avec une réforme du système de financement international pour soutenir les pays les plus vulnérables, qui sont les premières victimes du dérèglement climatique.

Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, la France agit au niveau international
en portant des ambitions fortes lors des COPs et souhaite contribuer à amplifier la coopération internationale en faveur de la transition écologique. La mobilisation française se concrétise au niveau national avec la Stratégie française pour l’énergie et le climat pour laquelle une concertation du grand public est prévue cet automne.

Durant cette COP29, la France est mobilisée pour travailler avec la communauté internationale sur les 7 questions suivantes :

  • 1. La sortie progressive des énergies fossiles : La France s’est engagée à sortir du charbon en 2027, du pétrole en 2045 et du gaz naturel en 2050.
  • 2. L’atténuation, c’est-à-dire la réduction des émissions de gaz à effet de serre : Les engagements des États en matière d’atténuation sont inscrits dans leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) où ils décrivent les mesures qu’ils vont prendre pour contribuer à l’objectif mondial de limiter le réchauffement planétaire à +1,5 °C. L’objectif européen d’atteindre la neutralité carbone en 2050 se traduit en France par la Stratégie nationale bas-carbone, présentée par le Gouvernement en novembre 2024.
  • 3. La finance climat : La COP15 de Copenhague a fixé un objectif collectif de 100 milliards de dollars par an dès 2020 pour soutenir l’action climatique dans les pays en développement, avec des mesures d’atténuation significatives et de transparence sur la mise en œuvre. Cet objectif a été dépassé en 2022, avec 115,9 milliards de dollars comptabilisés par l’OCDE. La définition d’un nouvel objectif de finance climat post-2025 (New collective quantified goal – NCQG) est l’un des enjeux majeurs de cette COP29.
  • 4. Le cadrage de la coopération en matière de marchés carbone : Le cadre des marchés carbone prévu par l’article 6 de l’Accord de Paris est le dernier élément de la COP21 dont les règles de mise en œuvre ne sont toujours pas finalisées. Il prévoit deux types de coopération :
    • Un cadre d’échange de résultats d’atténuation (Internationally Transferred Mitigation Outcomes ITMOs) entre Parties
    • Un mécanisme international de certification de projets de compensation fondé sur
      des critères alignés avec les objectifs à long-terme de l’Accord de Paris.
  • 5. L’opérationnalisation des arrangements financiers pour répondre aux pertes et préjudices : La COP28 a acté la création d’un fonds afin d’aider les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets néfastes du changement climatique à répondre aux pertes et préjudices subis. Aussi important que soit l’effort financier de la France et des autres pays développés, il ne pourra couvrir à lui seul l’ensemble des besoins croissants et l’élargissement des sources de financement, en provenance de tous pays, sources ou institutions ou à l’aide de mécanismes innovants, est impératif.
  • 6. L’adaptation au changement climatique : La COP28 a adopté un cadre de travail pour l’objectif mondial en matière d’adaptation (Global Goal on Adaptation), un objectif qualitatif concernant toutes les Parties, qui doit permettre d’accroître la résilience aux changements climatiques et de réduire la vulnérabilité. Avec la mise en consultation publique de son nouveau Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) en octobre 2024, la France confirme son avance dans la planification de l’adaptation.
  • 7. Le renforcement d’une politique climatique inclusive : La France promeut une action climatique inclusive, fondée sur les droits humains et l’équité intergénérationnelle, avec une attention particulière aux préoccupations et aux idées de la jeunesse. A la COP29, elle veut renforcer la participation pleine et égale des femmes à la prise de décision sur le climat et veiller à l’intégration des enjeux de genre dans l’action climatique mondiale.

Processus inclusif pour des résultats inclusifs

La présidence de la COP29 est à l’écoute d’un large éventail de parties prenantes internationales. Elle s’efforce de faire en sorte que les voix de tous soient entendues et que toutes les perspectives soient prises en considération et incluses afin d’obtenir des résultats inclusifs basés sur des solutions partagées. Nous avons bon espoir qu’ensemble nous puissions faire de réels progrès.

Traduction du texte sur la page d'accueil du site officiel de la COP29

Adopté le 12 décembre 2015 lors de la COP21, l’Accord de Paris porte un but collectif ambitieux : celui de contenir la hausse des températures bien en deçà de +2 °C et de s’efforcer de la limiter à +1,5 °C. Il vise aussi à accroître les capacités d’adaptation au changement climatique et à rendre les flux financiers compatibles avec ces objectifs. C’est un accord dynamique qui organise le rehaussement progressif des engagements des pays tous les 5 ans. C’est aussi un accord juste et solidaire qui prévoit un soutien aux pays en développement pour les aider à mettre en œuvre leurs engagements. L’intégralité de ses règles d’application est désormais opérationnelle, hormis les derniers détails concernant les mécanismes de marché carbone (article 6). Par ailleurs, les États membres de l’ONU ont adopté, en 2015, le programme de développement durable à l’horizon 2030, intitulé Agenda 2030. Ce plan d’action fixe 17 objectifs de développement durable qui proposent une feuille de route détaillée et universelle afin d’assurer une transition écologique et solidaire de notre monde à l’horizon 2030.


Les initiatives de transition énergétique verte de l’Azerbaidjan

L’Azerbaïdjan s’est engagé à développer son potentiel d’énergie renouvelable, qui constitue une partie importante du plan du pays pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2050.

Le pays a l’intention de porter sa capacité à porter la capacité des énergies renouvelables à 30 % d’ici 2030 pour diversifier son système énergétique existant et devenir un leader dans le domaine de l’énergie verte.

L’Azerbaïdjan s’est engagé à montrer l’exemple et à actualiser ses objectifs nationaux dans sa prochaine contribution.

Traduction du texte sur la page d'accueil du site officiel de la COP29

LE PACTE DE PARIS
POUR LES PEUPLES ET LA PLANÈTE (4P)

Forgé lors du Sommet de Paris pour un Nouveau Pacte financier mondial en juin dernier, le Pacte de Paris pour les peuples et la planète (4P) établit quatre grands principes pour une politique de financement international plus efficace en soutien des États vulnérables face aux crises et aux enjeux de transition climatique.

  • 1- Aucun pays ne devrait avoir à choisir entre son développement et la préservation de la planète.
  • 2 – Chaque pays est libre d’adopter une stratégie de transition qui lui est propre pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.
  • 3 – Un choc de financements publics est nécessaire pour lutter tout à la fois contre la pauvreté et pour la préservation de la planète.
  • 4 – Les financements privés doivent être réorientés et mobilisés massivement en soutien de ces objectifs.

Sur la base de ce consensus politique, une communauté d’États s’est réunie autour de l’objectif d’une réforme ambitieuse de l’architecture financière internationale, afin de dégager rapidement les financements nécessaires pour lutter efficacement contre le changement climatique et la pauvreté.

Le Pacte de Paris recueille désormais le soutien de 57 États sur l’ensemble des continents, pays développés et en développement, petits états insulaires et grosses économies émergentes.

Solidarité pour un monde vert

COP 29 à Bakou en Azerbaïdjan du 11 au 22 Novembre 2024

Dossier COP29

  1. Notamment ceux de la Déclaration des dirigeants de Glasgow sur les forêts et l’utilisation des terres ↩︎

L’économie circulaire et numérique pour connecter les initiatives franciliennes


ORÉE et le Comité francilien de l’économie circulaire ont édité un livret « Économie circulaire et numérique : connecter les initiatives franciliennes » qui identifie en Île-de-France, où se concentrent de nombreuses entreprises du secteur du numérique, diverses initiatives qui émergent pour aligner ce domaine sur les enjeux environnementaux.

Les 7 piliers de l’économie circulaire

Le numérique, désormais omniprésent dans nos vies, transforme profondément nos modes de communication, de travail et de consommation. Cependant, cette expansion rapide a des répercussions environnementales importantes.

Le cycle de vie des équipements numériques

Convaincu que l’économie circulaire et le numérique peuvent se renforcer mutuellement pour accélérer la transition écologique, le Comité francilien de l’économie circulaire a souhaité mettre en lumière des exemples concrets d’initiatives du territoire.

Ces initiatives illustrent d’une part comment le secteur numérique adopte des pratiques d’économie circulaire, et d’autre part comment les outils numériques facilitent des démarches d’économie circulaire. 

10 initiatives

Chaque initiative comporte une fiche d’identité avec les éléments clés ayant permis de développer le déploiement de l’économie circulaire au sein de la structure.


Ce livret a été réalisé par ORÉE avec le soutien de l’ADEME, la DRIEAT, la Métropole du Grand Paris et la Région Île-de-France.

Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales

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Le 17 décembre 2018, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (DDP). Le résultat de 20 ans de travail du mouvement international des paysan.ne.s La Via Campesina (LVC), en collaboration avec d’autres mouvements ruraux et organisations de la société civile et avec le soutien de partenaires, dont le CETIM, FIAN International et l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains à Genève (l’Académie). Depuis Septembre 2024, Défendre les droits des paysan.nes s’est doté d’un groupe de travail de l’ONU pour rendre accessible à tous et toutes, ses publications, explications et solutions pour collaborer.

Faire vivre la Déclaration

Dès l’adoption de la Déclaration sur les droits des paysans (DDP), il a été clair qu’une nouvelle lutte s’ouvrait pour sa mise en œuvre, avec un outil commun à créer. Depuis 2018, les expériences des pays prcurseurs doivent être partagées afin d’en inspirer d’autres. Le site Défendre les droits des paysan.nes a été créé dans ce but, comme un lieu d’échanges et de connaissances pour les luttes en faveur des droits des paysan.ne.s.

Un outil pour et par tou.te.s

Ce site s’adresse à tous les publics : organisations de paysan.ne.s et autres organisations rurales, élu.e.s, organismes publics chargés d’agriculture, d’alimentation ou de droits humains, organisations de défense des droits humains, de l’environnement et des terres et autres organisations de la société civile, chercheur.euse.s, avocat.e.s, magistrat.e.s, professeur.e.s et étudiant.e.s.

Toute personne ou collectif souhaitant œuvrer à la réalisation des droits des paysan.ne.s pourra y trouver une source d’inspiration.

Ce site évoluera et s’étoffera grâce aux contributions de toutes les personnes qui souhaitent s’engager. Toutes les idées, propositions et exemples de pratiques, luttes, réussites et même échecs sont les bienvenus.

5 objectifs pour un site !

01. Proposer une plateforme d’information et de formation sur la DDP

Ce site a pour vocation de rassembler les connaissances sur la DDP et de les mettre à disposition de toute personne intéressée1. C’est aussi l’histoire de la lutte pour l’obtention de la DDP que ce site propose de faire connaître.

Du matériel de formation est rassemblé sur ce site pour être largement disponible.

02. Recueillir et diffuser les avancées législatives et les cas juridiques

Depuis son adoption, certains pays ont changé leur constitution et leur lois pour y intégrer les droits de la DDP. Des tribunaux ont commencé à utiliser la DDP pour protéger les droits des paysan.e.s, créant ainsi d’importantes jurisprudences.

Ce site collecte les exemples existants grâce à un travail de veille et à la contribution directe des personnes et organisations impliquées dans les luttes paysannes, pour servir de modèle et d’inspiration.

03. Partager les stratégies de lutte pour l’obtention des droits consacrés dans la DDP

Pour obtenir la mise en œuvre de la DDP, les organisations paysannes et leurs alliés ont développé différentes stratégies et méthodes. Du plaidoyer auprès d’institutions à la publication de tribunes ou à l’organisation de marches, toutes stratégies contribuent à renforcer les droits des paysan.ne.s. Ce site propose de partager ces stratégies et de mettre en avant toutes les luttes pour la mise en œuvre de la DDP.

04. Assurer l’articulation entre les différentes organisations et mouvements

Ce site crée des collaborations entre les différentes organisations et mouvements qui soutiennent la mise en œuvre de la DDP. Toutes ces organisations et mouvements se soutiennent et se rencontrent à travers des luttes et des événements communs.

05. Relier la DDP à d’autres instruments internationaux

Ce site vise à promouvoir le renforcement mutuel entre la DDP et les autres instruments internationaux pertinents, adoptés par les organes de l’ONU de protection des droits humains, la FAO, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale, l’Organisation internationale du travail, ainsi que le cadre de l’Accord de Paris, la Convention sur la diversité biologique et la Convention sur la lutte contra le désertification.

La pêche et le droit à l’alimentation dans le contexte des changements climatiques

Rapport du rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Michael Fakhri. Il souligne les défis auxquels sont confrontés les petit.es pêcheur.euses dans le contexte de la crise climatique. Il appelle les États à prendre des mesures urgentes pour protéger les droits des petit.es pêcheur.euses, des travailleur.euses de la pêche et des peuples autochtones, tout en préservant la biodiversité des écosystèmes aquatiques, face à un système dominant qui favorise la pêche industrielle à grande échelle. Ce rapport a été résumé dans un article, rédigé pour Defending Peasants’ Rights, qui souligne comment le rapporteur spécial utilise l’UNDROP et la présente comme un outil essentiel pour les droits des pêcheur.euses.

Travaux de la FAO sur les thèmes de l’UNDROP

Cette publication répertorie les nombreux travaux de la FAO sur six thèmes clés de lUNDROP :

  1. l’agriculture familiale ;
  2. la jeunesse et l’égalité de genre ;
  3. le droit à un revenu et à des moyens de subsistance décents ;
  4. le droit à la terre et aux autres ressources naturelles ;
  5. le droit aux semences et à la biodiversité ;
  6. le droit à une alimentation adéquate.

Il peut être utile aux décideurs politiques, aux praticiens et à la société civile pour promouvoir la mise en œuvre de l’UNDROP et favoriser le développement durable.

C’est en connectant ces instruments qu’il devient possible de créer un droit international cohérent et protecteur des droits des paysan.ne.s.

Déclaration des Nations unies
sur les droits des paysans
Version illustrée par La Via Campesina

Vers une reconnaissance internationale de la composante environnementale de la paysannerie – Les voies de la Convention sur la diversité biologique.

Par Carlos Olaya, Carlos Duarte, Rodrigo Uprimny and Carlos Quesada octobre 11, 2024

Note des auteurs

Cet article vise à proposer trois idées pour reconnaître la « dimension environnementale de la paysannerie » dans le droit international de l’environnement, en prenant l’exemple de la Convention sur la diversité biologique. Nous nous référons à un concept utilisé par la Constitution colombienne pour indiquer le devoir de prendre en compte la relation entre les paysans et la nature dans les décisions qui les affectent.

A l’occasion de de la COP16, de nombreuses organisations paysannes, environnementales et de défense des droits humains se sont engagées à réfléchir à la manière d’articuler le monde afin d’harmoniser la protection de l’environnement avec le mode de vie paysan. Sur cette voie, la Colombie a adopté une réforme constitutionnelle qui envisage le devoir de « reconnaître la dimension environnementale de la paysannerie » ; une décision que nous voulons montrer en exemple au monde.

“On nourrit le monde !” |
Un livre illustré pour défendre l’agriculture paysanne

  1. Ces connaissances peuvent venir des organisations paysannes, de la recherche académique, des organisations de défense des droits humains et encore de bien d’autres personnes ou collectifs. ↩︎

Textile et fast-Fashion : Pour en découdre avec la surproduction

Pendant les soldes d’hiver, les Amis de la Terre France mettent en lumière la course effrénée de l’industrie textile – responsable d’environ 10% des émissions mondiales de CO2 – à toujours plus produire et donc toujours plus détruire. Dans un décryptage, ils dressent le constat d’une offre de textile largement supérieure à la demande et de niveaux de production dépassant les limites planétaires et les normes sociales. Recommandations et chiffres à l’appui, ils invitent les décideurs à prendre enfin des mesures efficaces pour encadrer ce phénomène de surproduction.

Mise à jour 2026 avec le point de vue du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan « Fast-fashion : un remède en trompe l’œil au problème du pouvoir d’achat » et le guide 2024 de l’Ademe « Tout comprendre : les impacts de la mode et de la fast-fashion« 

Comment accélérer la transition écologique et sociale grâce aux communautés ?

“(Re)faire tribu” est la newsletter mensuelle d’Hugo, 24 ans, parti découvrir l’art de faire communauté. Tous les mois, il nous partage des pépites pour cultiver sa communauté : principes pour animer votre communauté ; outils pour les mettre en place ; retours d’expérience de communautés inspirantes et quelques ressources qui vous reboostent et nous montrent toute la puissance du collectif.

UNE EXPLORATION
pour étudier comment APPRENDRE ENSEMBLE
à cultiver une société écologique et sociale

(Re)Faire Tribu :
une newsletter pour explorer l’art de faire communauté

Après un an d’immersions dans une diversité de collectifs en Europe, Hugo a ressenti le besoin de partager ses apprentissages au travers d’un contenu pratique et clé en main. Son objectif : partager les découvertes de ses explorations (passées et présentes) pour se réapproprier l’art de faire communauté.

A 23 ans, il fait le bilan de ses 5 dernières années d’engagement au sein d’initiatives écologiques et sociales. En 5 ans, il a testé différents leviers :

  • Académique en coordonnant des coalitions nationales pour la transition de l’enseignement supérieur ;
  • Économique en découvrant les rouages de l’Économie Sociale et Solidaire (avec les équipes de Share it et Ticket for Change) ;
  • Politique en menant des plaidoyers en France et en Europe (avec les Grandes Écoles de la Transition ou Up for Europe).

Le point commun de ces initiatives : elles reposent toutes sur des communautés. Après avoir épluché des centaines de ressources et rencontré de nombreux experts, voici ce qu’il écrit dans son carnet en octobre 2021 :

Nous vivons dans un monde en pleine mutation qui n’a jamais été aussi mouvant et incertain. Dans ce monde, nous devons faire face à de nombreuses crises qu’elles soient écologiques, sociales ou technologiques.

Ces crises nous demandent des transformations toutes aussi rapides que profondes. Tant à l’échelle collective qu’individuelle.

La force des communautés est de lier ces transformations :

À l’échelle de l’individu : l’émulation collective peut devenir un déclencheur puis un catalyseur de transformations intérieures profondes.

À l’échelle du collectif : leurs impulsions peuvent mettre en mouvement des milliers de citoyens et de citoyennes.

Pour reprendre les mots de Rob Hopkins, fondateur du mouvement des Villes en Transition :

« Si nous attendons le bon vouloir des gouvernements, il sera trop tard. Si nous agissons en qualité d’individus, ce sera trop peu. Mais si nous agissons en tant que communautés, il se peut que ce soit juste assez, juste à temps. »

Rob Hopkins

Les communautés sont d’incroyables leviers pour répondre aux enjeux de demain. Mais comprendre la puissance des communautés est une chose. Savoir comment les cultiver en est une autre. Hugo a pris le temps pendant un an d’aller explorer leurs secrets :

  • Comment cultiver l’art de faire ensemble dans une société qui nous pousse vers toujours plus d’individualisme ?
  • Comment favoriser l’engagement dans les communautés alors que 46% d’entre elles éprouvent des difficultés à impliquer ses membres dans le temps ?

Refaire tribu présente 10 principes essentiels pour animer un collectif

Principe 1 : Remplir une mission pour tendre vers une vision

Pour nous rassembler, nous avons besoin d’une vision commune. Cette vision, c’est l’horizon de votre communauté. Celle pour laquelle vos membres ont décidé de se réunir. Elle est la promesse d’un monde qu’ils veulent voir advenir.

Mais avoir une vision n’est pas suffisant, pour embarquer ses membres vers une direction commune, il faut définir comment y parvenir. C’est la mission de la communauté. Sa raison d’être.

Si la vision donne la direction, la mission trace le chemin.

Sans vision, pas de raison de se rassembler. Sans mission, pas de moyen d’avancer.

LA VISION 🔭

La vision décrit l’idéal vers lequel le collectif aspire à progresser. Elle est souvent inspirante, motivante et représente une image du futur souhaité. Elle permet de savoir pourquoi les membres se rassemblent et ainsi maintenir leur motivation dans le temps.

👉 La vision répond à la question : « Quel est le monde idéal que nous voulons réaliser ? »

LA MISSION 🎯

La mission est la raison d’être du collectif. Pour reprendre la définition de l’Institut des futurs souhaitables : “C’est l’expression de ce qui est vivant en nous à un instant présent pour nous guider vers un futur possible et désirable”.

Elle indique ce que le collectif fait au quotidien pour progresser vers sa vision.

👉 La mission répond à la question : « Que faisons nous concrètement pour atteindre notre vision ? »

Principe 2 : Incarner sa vision du monde.

La meilleure manière de faire advenir votre vision du monde est de l’incarner.

Ce que disait Gandhi pour les individus est tout aussi vrai à l’échelle d’une communauté :

“Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”.

Au travers de votre communauté, c’est tout un monde que vous pouvez créer, tout un art de vivre que vous pouvez transmettre.

4 étapes peuvent nous guider vers ce chemin.

#1 – Définir ses valeurs

La culture d’un collectif repose avant tout sur des valeurs communes. C’est ce qui définit l’âme de votre communauté.

#2 – Diffuser ses valeurs dans toutes les dimensions de sa communauté

Les valeurs ne sont que des mots si elles ne sont pas incarnées.

#3 – Créer sa propre culture

L’identité d’une communauté ne repose pas uniquement sur des valeurs. C’est toute une culture qu’il faut créer, un ensemble de traits distinctifs qui vont donner de la teneur à vos valeurs.

#4 – Développer un sentiment d’appartenance

Si vos membres se rassemblent autour de la vision et de la mission de votre communauté, ils y restent pour l’aventure collective que vous leur ferez vivre.

Comment transmettre toutes les dimensions de sa culture de manière authentique à ses nouveaux membres ? Afin d’y répondre, nous pouvons nous inspirer d’une méthode ancestrale : Les rites initiatiques”.

Principe 3 : Écouter ses membres pour guider sa communauté.

La plupart des projets reposent aujourd’hui sur des communautés :

  • La Fresque du Climat sensibilise aux enjeux environnementaux grâce à plus de 35 000 animateurs à travers le monde.
  • Les Collectifs rassemblent des salariés engagés pour transformer les entreprises de l’intérieur.
  • Le logiciel libre Linux (un des systèmes d’exploitation les plus utilisés au monde) se déploie grâce à la contribution de milliers de développeurs et d’une communauté d’ambassadeurs qui ne cesse de grandir.

💎 Définir sa proposition de valeur

Cet équilibre entre le projet et la communauté est défini par ce que l’on appelle dans le “business game” : la proposition de valeur. Concrètement, c’est la promesse que vous faites à vos membres.
Elle répond à la question : Qu’est-ce que votre communauté apporte à vos membres ?

Votre proposition de valeur se situe à l’intersection entre :

  • Les objectifs de vos membres : Qu’est-ce que vos membres viennent chercher au sein de votre communauté ?
  • Les objectifs de la communauté : Qu’est-ce que vous (en tant que responsable de communauté/organisation) attendez de votre communauté ?

🎯 Objectif de la communauté : le modèle SPACES

Votre communauté est un formidable moyen de développer votre impact. Le secret est de l’intégrer au centre de votre stratégie. Vous pouvez pour cela vous inspirer du modèle SPACES. Développé par CMX, il a initialement été conçu pour les entreprises, mais peut facilement être transposé dans toutes les autres sphères. Il repose sur 6 domaines :

  • S – SUPPORT : Vos membres aident les personnes extérieures à s’approprier votre projet et résoudre ses problèmes.
    —> Ex : la communauté du Plongeoir apporte des relectures aux articles de Guillaume et vient préciser certaines informations.
  • P – PRODUCT / INNOVATION : Votre communauté partage ses idées et ses retours d’expériences afin d’améliorer en continu votre projet.
    —> Ex : la communauté Decathlon teste les produits en avant-première afin d’apporter des améliorations.
  • A – ACQUISITION : Faire de vos membres des ambassadeurs qui vont promouvoir vos initiatives.
    —> Ex : Team for the Planet mobilise régulièrement ses membres pour des grandes campagnes de communication.
  • C – CONTRIBUTION : Demander à vos membres de contribuer directement à votre mission.
    —> Ex : Blablacar développe la pratique du co-voiturage en rassemblant une grande communauté de covoitureurs.
  • E – ENGAGEMENT : Renforcer le sentiment d’appartenance de vos membres en nourrissant la vision et la culture de la communauté.
    —> Ex : Le média Vert organise des apéros trimestriels pour rassembler sa communauté autour de l’importance des médias alternatifs.
  • S – SUCCESS : Aider les autres membres à atteindre leurs objectifs grâce à l’entraide et le partage des bonnes pratiques.
    —> Ex : la communauté Doctolib aide les professionnels de la santé à prendre en main le logiciel et leur proposer des nouvelles solutions pour les aider dans l’exercice de leur métier.

🙋 Objectif des membres : Être à l’écoute de sa communauté

Principe 4 : Définir ses frontières pour construire des ponts.

“Une communauté doit toujours être ouverte pour y accueillir une diversité de membres”.

C’est cependant en définissant des frontières qu’on accède à une forme de diversité. Dans toutes les communautés, une frontière (physique ou symbolique) délimite l’intérieur de l’extérieur venant nourrir un sentiment d’appartenance essentiel. Le fameux “j’en fais partie”.

Cette membrane permet d’atteindre 2 objectifs vitaux pour un collectif :

  1. Rassembler les personnes qui pourront pleinement s’émanciper dans votre communauté.
  2. Délimiter les espaces de coopération avec les autres collectifs.

🤝 Le NOUS se construit AUTOUR d’un EUX.

🚨 Il ne faut pas confondre : se distinguer et s’isoler. 🚨

De plus en plus de collectifs nous montrent l’exemple :

Si tout le monde est la famille, personne n’est véritablement la famille.

👉 Comment définir la membrane de sa communauté ?

Principe 5 : Soigner l’accueil.

L’accueil est la quintessence d’une communauté.

Mais pourquoi l’accueil est-il si important ?

✨ FAIRE BONNE IMPRESSION

Ce sont les premiers moments d’une expérience qui en déterminent souvent l’issue. Une première impression qui nous donnera envie de continuer l’aventure ou au contraire de passer notre chemin.

🤝 POSER LES BASES D’UNE RELATION

Être dans un collectif n’est pas qu’une expérience que l’on vit, c’est une relation que l’on noue.
Plus qu’un simple accueil, c’est une 1° rencontre. Une rencontre entre une personne et un collectif.
Une rencontre entre cette personne et les membres de ce collectif.

La sécurité, c’est la base de l’accueil !

Copyright (c) 2022 The Studio

La confiance car sans confiance, il ne peut y avoir de coopération.

écouter c’est permettre à l’autre d’exister

Le psychiatre français Christophe André

Une première rencontre fait naître les premiers liens de confiance qui viennent se propager à l’ensemble de la communauté.

💡 4 CONSEILS POUR UN ACCUEIL RÉUSSI

1️⃣ PRENDRE SES MEMBRES PAR LA MAIN

2️⃣ RÉVÉLER SA COMMUNAUTÉ EN LA CARTOGRAPHIANT

3️⃣ CRÉER DES PREMIERS LIENS AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ

4️⃣ MARQUER LE COUP

Principe 6 : Alimenter la flamme de l’engagement.

Une communauté ne vit qu’au travers de l’engagement de ses membres.

Les 2 piliers de l’engagement, dans toutes les communautés étudiées :

  1. La motivation intérieure
  2. La reconnaissance extérieure

Ne pas valoriser que le FAIRE
mais aussi l’ÊTRE.

🤔 Mais comment valoriser les membres de sa communauté ?

La théorie des 5 langages de l’amour de l’américain Gary Chapman nous apprend que nous avons tous des manières différentes d’exprimer et de recevoir de l’amour (et donc par extension de la reconnaissance). Il en distingue cinq :

  • les paroles valorisantes (dire « merci pour …”),
  • les actes de service (faire une faveur),
  • les cadeaux (offrir un présent),
  • le temps de qualité (passer du temps ensemble),
  • et le contact physique (une main sur l’épaule).

Pour se sentir valorisé, il est important de comprendre et de parler le langage de l’amour préféré de l’autre. C’est un peu comme apprendre à dire « merci » dans la langue que l’autre comprend le mieux !

💡 3 CONSEILS POUR ENGAGER SES MEMBRES

1️⃣ CRÉER DES ESPACES POUR AFFIRMER SON ENGAGEMENT

2️⃣ PERMETTRE DIFFÉRENTS NIVEAUX D’ENGAGEMENT

3️⃣ NE PAS TOUJOURS ÊTRE EN MODE “ACTIF“

Principe 7 : Proposer un voyage en plusieurs étapes.

L’engagement est indispensable pour une communauté. C’est ce qui lui donne la capacité d’atteindre ses objectifs collectifs.

LES 5 CERCLES DE L’ENGAGEMENT

  • 1. L’audience : C’est le point de départ de l’engagement. Ce sont les personnes qui connaissent votre organisation mais sans pleinement la soutenir.
  • 2. La foule : Ce cercle regroupe toutes les personnes qui soutiennent votre projet de l’extérieur sans pour autant être membre. Ce sont les curieux qui veulent en savoir plus sur votre vision et vos valeurs, mais qui restent pour l’instant à la périphérie.
  • 3. La communauté : Ce sont les membres officiels de votre organisation. Ils ont pris la décision d’en faire pleinement partie.
  • 4. Les engagés : Les membres actifs de votre communauté. Ils participent à l’animation du collectif en prenant des rôles spécifiques.
  • 5. Le noyau : Ce sont les personnes au cœur de votre organisation, les piliers de la communauté qui assurent le fonctionnement du collectif et l’ADN de la communauté.

LE PARCOURS D’ENGAGEMENT

ATTIRER, EXPÉRIMENTER, ENGAGER

Principe 8 : Cultiver toutes les échelles de sa communauté.

Les communautés sont vouées à grandir. Pour garder la cohésion et l’ADN d’une communauté, il faut en cultiver TOUTES les échelles.

Les communautés sont fractales 💎

Chaque communauté n’est formée que de sous-communautés.

Nourrir les différentes échelles de sa communauté🪜

Animer une communauté, c’est donc offrir de l’espace pour cultiver toutes ces échelles.
De la communauté entière jusqu’au plus petit dénominateur commun : l’individu.

  1. Les groupes ne peuvent pas coopérer si les sous-groupes qui les constituent ne savent pas coopérer.
  2. Et les sous-groupes ne peuvent pas coopérer si les individus qui les constituent ne savent pas coopérer.

C’est pourquoi, il est indispensable de réapprendre à coopérer avec soi pour ainsi mieux coopérer avec l’autre (et à fortiori avec le groupe).

Pour nourrir un sentiment d’appartenance à la communauté qui rassemble les individus :

1️⃣ Développer un socle commun universel à sa communauté.

2️⃣Accompagner les sous-communautés dans l’appropriation de ce socle.

3️⃣ Créer des moments de communion entre les sous-communautés

Vers un référentiel d’indicateurs pour préserver la qualité des sols ?

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L’INRAE a coordonné une étude sur la qualité des sols, réalisée par un collectif de 19 chercheurs issus de 10 organismes de recherche et d’enseignement supérieur français et canadien, durant plus de deux ans. L’étude, financée par l’Ademe, l’OFB et les ministères en charge de l’Environnement et de l’Agriculture, dresse un état des lieux des connaissances scientifiques disponibles sur les indicateurs à mobiliser en appui des politiques publiques pour la préservation de cette ressource fondamentale.

L’étude clarifie les différentes dimensions qui constituent la qualité et la santé des sols, liste une cinquantaine d’indicateurs qui permettent de les évaluer, et présente la manière dont on peut les mobiliser dans tous les secteurs.

Production et usage des indicateurs de qualité ou de santé des sols

Le rôle majeur que jouent les sols dans le fonctionnement des écosystèmes continentaux est de mieux en mieux mis en évidence et pris en compte. Depuis quelques décennies, les préoccupations concernant la préservation et la restauration de leur bon état écologique montent en puissance. En effet, l’essentiel des secteurs d’activités humaines (agriculture, industries, immobilier, loisirs…) reposent sur différentes utilisations des sols, ce qui génère des tensions entre ces usages et des dégradations des sols. Ainsi, 60%1 des sols de l’UE seraient actuellement dégradés.

Un cadre existe, au niveau européen, pour la surveillance et la préservation de la qualité des sols. A une échelle plus locale, c’est l’idée d’un diagnostic de la qualité du sol qui émerge, pour guider les décisions prises par les acteurs.

Afin de faciliter la prise en compte de la qualité des sols dans l’évaluation et la mise en œuvre des politiques publiques, le Groupement d’intérêt scientifique sur les sols (GIS Sol) a mis en évidence le besoin de rassembler les ressources scientifiques disponibles pour caractériser cette qualité, identifier et tester les principaux indicateurs mobilisables et les méthodes associées.

L’état des lieux des connaissances disponibles, réalisé dans le cadre de l’étude, permet d’identifier les difficultés que pose l’évaluation de la qualité des sols et les ressources mobilisables pour y faire face : adopter un langage commun, mesurer et interpréter les indicateurs, et co-élaborer le système d’indication avec les acteurs.

Adopter un langage commun

La qualité des sols comporte de multiples dimensions comme la fertilité, la santé, la biodiversité, les services écosystémiques rendus, ou à l’inverse les dangers liés à leur dégradation (érosion, pollution, perte de matière organique, etc.). Ces dimensions sont diversement perçues par les acteurs suivant leurs activités, préoccupations et influences sociales.

Il est ainsi difficile de s’accorder sur ce qu’est un sol de bonne qualité. En outre, la valeur économique des terres et leur gestion foncière ne tiennent que très rarement compte de la qualité écologique des sols. La localisation et la proximité des infrastructures urbaines sont généralement les critères prépondérants.

Dans le cadre de l’étude, six fonctions écologiques des sols sont proposées :

  1. supporter la biodiversité,
  2. entretenir la structure du sol,
  3. réguler l’eau,
  4. réguler les contaminants,
  5. fournir des nutriments à la biocénose2,
  6. stocker du carbone.
Périmètre des 6 fonctions des sols retenues pour cette étude

Elles forment une base intéressante d’évaluation à plusieurs titres :

  • Elles couvrent l’ensemble des services écosystémiques et des types d’usages des sols. Ainsi, elles permettent de ne pas focaliser l’attention sur une seule dimension de la qualité (comme la capacité à fournir de la biomasse ou la capacité d’infiltration de l’eau par exemple).
  • Elles nécessitent de convenir entre acteurs de l’importance relative accordée aux différentes fonctions, et d’expliciter un tel débat.

Or, tous les types de sols (argileux, sableux, etc.) ne présentent pas le même potentiel pour réaliser toutes les fonctions. C’est pourquoi un sol sera considéré comme en bonne santé lorsque les fonctions sont réalisées à hauteur du potentiel que présente le type de sol considéré.

Indicateurs sélectionnés pour évaluer les fonctions des sols identifiées dans cette étude, et indicateurs mentionnés dans la proposition de directive sur la surveillance et la résilience des sols (Soil Monitoring and Resilience Law – SMLR)

Mesurer et interpréter les indicateurs

Une cinquantaine d’indicateurs permettant d’évaluer les différentes fonctions des sols ont été rassemblés à partir du corpus scientifique analysé3. Près de la moitié sont jugés matures, souvent intégrés dans des bases de données et ayant fait leur preuve depuis près de 20 ans.

Domaines de recherche des 1 280 références classées dans les catégories WoS (15 premières catégories)

Un quart est encore en maturation car non encore standardisé du point de vue des méthodes à mettre en œuvre et un autre quart est encore en développement ou au niveau de la recherche. Un élément de l’évaluation de l’opérationnalité des indicateurs est leur accessibilité via des bases de données. La grande majorité des indicateurs étudiés sont mesurés par le Réseau de Mesure de la Qualité des Sols (RMQS).

Plaquette de présentation du RMQS

Mesurer un indicateur ne suffit pas à évaluer la qualité d’un sol.

D’une part, il faut positionner la valeur obtenue dans un référentiel d’interprétation4, pour conclure sur la plus ou moins bonne qualité du sol en question. La France dispose d’un système national de surveillance dont la qualité des données sur les sols est saluée par les sources internationales.

D’autre part, il faut comprendre les interrelations entre différents indicateurs pour pouvoir analyser ceux qui déterminent la situation observée et envisager des mesures correctrices.

Co-élaborer le système d’indication avec les acteurs

Évaluer la qualité/santé des sols d’un territoire implique d’associer les usagers des sols et les scientifiques et de clarifier les objectifs d’une telle évaluation : adaptation au changement climatique, préservation de la biodiversité, souveraineté alimentaire, etc. L’inclusion des acteurs dans l’élaboration, la réalisation et l’interprétation du suivi favorise une perception partagée de la qualité et de la santé des sols.

Les études analysant les modalités de gouvernance soulignent, quel que soit le niveau (national, régional, communal), l’importance d’une articulation entre des objectifs directeurs communs sur la préservation et la restauration de la qualité des sols, et une déclinaison localement appropriée du système d’indication.


Synthèse du rapport scientifique de l’étude coordonnée par INRAE

  1. EUSO (European Union Soil Observatory) ↩︎
  2. Ensemble des êtres vivants qui peuplent un habitat donné. ↩︎
  3. Le comité d’experts a analysé plus de 1 800 sources de la littérature scientifique et technique nationale et internationale. ↩︎
  4. Ce référentiel s’appuie sur les bases de données consolidées à partir des programmes de mesure et de suivi déployés sur le territoire. ↩︎

Une Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique

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Au G20 2024 à Rio de Janeiro, le gouvernement brésilien, l’UNESCO et les Nations Unies ont lancé une initiative commune pour renforcer la recherche et la lutte contre la désinformation qui ralentit et entrave l’action climatique. « L’Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique » doit contribuer de manière significative à la mobilisation en faveur d’une action climatique urgente comme les scientifiques le rappellent.

  « Les mesures de lutte contre le changement climatique sont, elles aussi, fortement affectées par le déni et la désinformation. Les pays ne peuvent pas s’attaquer à ce problème individuellement. Cette initiative réunira des pays, des organisations internationales et des réseaux de chercheurs pour contribuer aux efforts conjoints de lutte contre la désinformation et promouvoir des actions en amont de la COP30 au Brésil », déclare le président Lula, lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20 à Rio de Janeiro.

Le président brésilien et le SG de l’ONU

Discutée dans le cadre du G20, cette initiative propose une collaboration multilatérale, entre les États et les organisations internationales, pour financer la recherche et l’action en faveur de l’intégrité de l’information sur les questions climatiques.

Visant à élargir la portée et l’ampleur de la recherche sur la désinformation climatique et ses effets, cet effort permettra de recueillir des données dans le monde entier afin d’éclairer et de soutenir les actions stratégiques, la sensibilisation et la communication.  

Les pays qui s’engagent dans cette initiative contribueront à un fonds administré par l’UNESCO, avec pour objectif de mobiliser 10 à 15 millions de dollars au cours des 36 prochains mois. Les fonds seront distribués sous forme de subventions à des organisations à but non lucratif pour soutenir la production d’enquêtes sur l’intégrité de l’information liée au climat, de contenus multimédias et de campagnes de sensibilisation du public.  

« Sans informations fiables sur le dérèglement climatique, nous ne pourrons jamais espérer le surmonter. Grâce à cette initiative, nous soutiendrons les journalistes et les chercheurs qui enquêtent sur les questions climatiques, parfois au péril de leur vie, et lutterons contre la désinformation liée au climat omniprésente sur les réseaux sociaux »  

Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.

L’UNESCO et les Nations Unies sont devenues des partenaires clés du gouvernement brésilien pour relever ce défi, et d’autres pays et organisations internationales alignés sur les objectifs climatiques et l’engagement en faveur de l’intégrité de l’information sont invités à se joindre à eux. À ce jour, le Chili, le Danemark, le Maroc, la Suède et le Royaume-Uni ont déjà confirmé leur participation.  

« Nous devons lutter contre les campagnes coordonnées de désinformation qui entravent les progrès mondiaux en matière de changement climatique, qu’il s’agisse de déni pur et simple, d’écoblanchiment ou de harcèlement des climatologues. Grâce à cette initiative, nous travaillerons avec des chercheurs et des partenaires pour renforcer l’action contre la désinformation liée au climat ».

le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres

Le risque que la désinformation fait peser sur la réalisation des objectifs climatiques a été reconnu par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui a déclaré en 2022 que « l’affaiblissement délibéré de la science » contribuait à « une perception erronée du consensus scientifique, de l’incertitude, de la méconnaissance des risques et de l’urgence, et des dissensions ».

Cette initiative fait suite à l’engagement pris en septembre par les États membres des Nations Unies, lors de l’adoption du Pacte mondial pour le numérique, qui encourage les entités onusiennes, en collaboration avec les gouvernements et les parties prenantes concernées, à évaluer l’impact de la désinformation sur la réalisation des Objectifs de développement durable.

« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix »

Acte constitutif de l’UNESCO, 1945.

Feuille de route mondiale pour l’information en tant que bien public face à la crise environnementale :

Les principaux points à retenir et la stratégie pour la mise en œuvre de l’Appel à l’action de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2024


Lire aussi :

Immobilier régénératif : méthode et stratégie pour passer à l’action

Face aux grands défis environnementaux, sociaux et sociétaux et dans un contexte de crise structurelle de l’immobilier, R3 et Bpifrance, éclairent les potentiels de régénération du secteur immobilier à travers une étude inédite. Des travaux nourris de nombreux témoignages d’acteurs1 qui ont permis d’établir la première méthodologie pour engager un projet immobilier dans une démarche régénérative.

L’enjeu de cette étude : sensibiliser toute la chaîne des acteurs de l’immobilier, des foncières aux entreprises, sur la nécessité d’agir et démontrer la faisabilité de projets à la fois durables et réparateurs.

LES 5 GRANDS DÉSÉQUILIBRES

Depuis les années 1950, le modèle de la société de consommation de masse est l’une des causes principales des grands déséquilibres. Le secteur de l’immobilier, creuset des transformations des modes de vie, porte une grande responsabilité dans l’aggravation de ces déséquilibres.

1 – UN DÉSÉQUILIBRE ENVIRONNEMENTAL

L’activité de l’Homme perturbe l’équilibre environnemental planétaire. En 2022, 6 des 9 limites planétaires ont été dépassées, ces limites définissant les seuils que l’humanité ne devrait pas franchir pour ne pas compromettre les conditions favorables dans lesquelles elle a pu se développer et pour pouvoir durablement vivre dans un écosystème sûr, c’est-à-dire en évitant les modifications brutales et difficilement prévisibles de l’environnement planétaire. Dans ce contexte, le secteur immobilier a un impact environnemental non négligeable.

2 – UN DÉSÉQUILIBRE SOCIAL

La crise du COVID 19 a accéléré l’explosion des inégalités dans le monde, et notamment dans l’accès à l’immobilier. Début 2021, 10% des Français concentrent 44% du patrimoine immobilier français.

3,5% des ménages détiennent à eux seuls 50% des logements mis en location2.

De plus, en tant que lieux de vie, les immeubles jouent un rôle dans la création du lien social et peuvent contribuer à l’intégration des populations isolées, c’est-à-dire permettre à ces personnes de vivre de façon autonome dans un logement ordinaire d’un quartier ordinaire.

L’immeuble étant à la fois un objet physique mais aussi un objet financier, les mécanismes de valorisation spéculative des biens ou de déconnexion entre usage et valeur accentuent ce déséquilibre social.

«Les acteurs actuels suivent une logique financière spéculative, investissant, trouvant des preneurs, puis démolissant et reconstruisant après quelques années, créant des bâtiments sans durabilité voués à l’obsolescence. Il faut donc urgemment changer de modèle, de paradigme ».

Fabrice Bonnifet, Directeur développement durable du Groupe Bouygues.

3 – UN DÉSÉQUILIBRE CULTUREL

La société de surconsommation perturbe les fonctions de plaisir et de satiété, altérant ainsi notre rapport à la possession et crée un cercle vicieux dont il est difficile de se détacher. Peu importe les classes sociales, la majorité des français considère qu’il est préférable d’habiter dans une maison individuelle (80% 3). Cependant, les obstacles croissants à la réalisation de ce souhait génèrent des frustrations, surtout parmi les jeunes générations.

4 – UN DÉSÉQUILIBRE MENTAL

Le logement a une fonction sociale qui, si elle n’est pas remplie, peut avoir un impact fort sur la santé mentale. En France, une enquête qualitative réalisée par Médecins du Monde auprès de ménages vivant en habitat indigne dans le Val-de-Marne4 a révélé que, si les enfants étaient principalement touchés par
des symptômes physiques, les adultes souffraient davantage de répercussions sur leur santé mentale : plus de la moitié (57%) déclaraient manifester des troubles de l’humeur (tristesse, colère, perte d’énergie) et plus du quart présentaient des symptômes de fatigue dont certains pouvaient être liés à des troubles du sommeil

5 – UN DÉSÉQUILIBRE MÉTABOLIQUE

Les métabolismes humains, notamment le métabolisme intestinal et cutané, sont dégradés à cause de l’exposition répétée aux polluants. L’OMS Europe a évalué à 130 000 le nombre de décès annuels associés à des conditions de logements inadéquates en Europe5. De plus, l’air intérieur est cinq à sept fois
plus pollué que l’air extérieur alors même que nous passons 80% à 90% de notre temps à l’intérieur des bâtiments. Depuis les années 70, de nombreux matériaux de construction et de décoration incorporent des composants chimiques (colles, plastiques…) dont les effets toxiques à long terme ne sont pas
toujours connus et maîtrisés.


Rénovation du bâti et biodiversité :
le guide technique LPO

Ce guide est destiné aux collectivités, maîtres d’œuvre, architectes et artisans de la rénovation énergétique, afin de les aider à prendre en compte la biodiversité lors de leurs projets..

Consultez et téléchargez la version du guide avec les fiches qui vous concernent :  

Intégration du volet biodiversité dans les documents de planification, diagnostic écologique, démarches administratives, conception du projet en intégrant la biodiversité, mise en place des aménagements et suivi de ces derniers, tout est détaillé, pas à pas, dans ce guide technique de la LPO.

Vous pouvez consulter et télécharger l’ensemble du guide ci-dessus et vous référer aux clés de lecture pour savoir quelles fiches vous concernent particulièrement.


LES 6 DIMENSIONS DE L’IMMOBILIER RÉGÉNÉRATIF

L’immobilier régénératif se caractérise par une approche holistique des impacts et contributions d’une entreprise. Elle se traduit donc par un engagement des entreprises à travers leurs projets immobiliers sur six dimensions, et ce de manière cumulative :

Il s’articule autour de 6 dimensions fondamentales :

  1. la transparence et la co-construction avec les parties prenantes,
  2. la régénération des ressources naturelles,
  3. l’innocuité pour la santé,
  4. l’empowerment des communautés,
  5. la création de valeur partagée
  6. la promotion du bien-être et de la satiété.

L’immobilier régénératif : de la réduction des impacts négatifs à la création de contributions positives

L’immobilier régénératif est un concept d’aménagement et de gestion immobilière qui va au-delà des pratiques de durabilité traditionnelles, en visant à restaurer et à régénérer les espaces impactés par l’activité humaine.

Ludovic Flandin, directeur pôle RSE ETI/Grandes entreprises chez R3, co-rédacteur de l’étude: «Chaque projet immobilier régénératif est conçu pour être un acteur positif dans son écosystème. On dépasse l’ambition de réduction des impacts négatifs pour chercher à contribuer positivement à l’environnement, aux communautés et au bien-être des usagers. Un projet dit ‘régénératif’ va ainsi viser à équilibrer les dimensions économiques, sociales et environnementales, en créant des espaces de vie qui contribuent activement au développement durable des territoires.»

Philippe Kunter, Directeur du Développement Durable et de la RSE de Bpifrance : « Cette étude illustre notre ambition commune de transformer le secteur immobilier vers un modèle de création de valeur plurielle, où performance et régénération vont de pair. L’immobilier régénératif n’est pas seulement un impératif écologique, mais un moteur de résilience économique et sociale pour l’avenir.»

Sur le plan environnemental, la régénération des ressources vise à restaurer et à améliorer les systèmes naturels affectés par les projets de développement immobilier. Cela inclut l’utilisation de matériaux renouvelables et recyclés, la conception de bâtiments à haute efficacité énergétique, et la mise en œuvre de techniques de construction qui minimisent l’empreinte carbone. Par exemple, les toits végétalisés peuvent
non seulement isoler les bâtiments mais aussi améliorer la biodiversité urbaine et gérer les eaux pluviales.

Une radiographie de l’impact de l’immobilier
pour mieux mesurer l’urgence

L’étude ambitionne de sensibiliser toute la chaîne des acteurs de l’immobilier et de l’habitat sur la nécessité d’agir. Pour mesurer très concrètement cette urgence, R3 et Bpifrance livrent une cartographie inédite des enjeux à impact de l’immobilier, qui contribuent à alimenter 5 grands déséquilibres: environnemental, social, mental, culturel et métabolique.

Une mosaïque de témoignages pour rappeler
que le changement est déjà à l’œuvre
(et ça marche !)

Habitat partagé et/ou intergénérationnel, co working ou flex office responsables, éco quartiers en Seine Saint Denis, tiers-lieux, construction décarbonée : les nombreux témoignages terrains et recherches terrain qui irriguent l’étude livrent une mosaïque de bonnes pratiques, de conseils concrets, de retours d’expérience réussis.

  • ICADE qui prône la transformation foncière, environnementale, et des usages de l’immobilier.   
  • LITTLE WORKER et son approche du reconditionnement immobilier tertiaire et résidentiel
  • MORNING qui propose une philosophie nouvelle pour le co-working
  • ETIC foncière reconnue d’utilité sociale (ESU) qui développe des tiers-lieux responsables
  • WORKIN.SPACE acteur conseil du flex-office responsable
  • PRO GROUP bureau d’ingénieurs conseils qui engage ses clients en projets régénératifs
  • CAHP IDF coopérative de l’habitat participatif en Ile-de-France
  • REDMAN promoteur engagé pour la ville bas carbone
  • ECHOBAT réseau d’éco construction solidaire
  • RECIPRO CITE entreprise certifiée ESU qui agit pour l’habitat intergénérationnel
  • SEM HABITAT DURABLE pionnière de l’investissement locatif solidaire
  • UXCO groupe immobilier qui réinvente le logement étudiant
La démarche de conception biophilique repose sur ce lien avec la nature. Cette approche, développée dans les années 1980 par le biologiste Edward O. Wilson, repose sur l’idée que les humains ont un besoin inné de connexion avec la nature. Elle consiste à incorporer des éléments naturels (plantes, lumière), à imiter des formes naturelles et créer des vues et des accès à la nature. Il s’agit de stimuler les sens et de maintenir une connexion psychologique à la nature afin d’améliorer le bien-être physique et mental, stimuler la créativité.

Engager l’entreprise dans un projet régénératif,
la méthodologie R3 et Bpifrance en 4 étapes !

  • Étape 1 : Clarification des règles du jeu pour la prise de décision. Cette étape permet de définir un cadre clair pour le projet immobilier régénératif, en établissant des règles de gouvernance et des critères financiers spécifiques. Il s’agit de déterminer le budget et les critères de décision d’investissement en tenant compte de la création de valeur non financière et de formaliser les conditions de suivi et de succès du projet.
  • Étape 2 : Établissement de la liste potentielle des sites. Dans cette phase, tous les sites potentiellement éligibles pour un projet régénératif sont analysés. Cette sélection inclut des indicateurs pertinents pour chaque site, comme la localisation, les usages ou les impacts environnementaux, afin de créer une liste de sites candidats pour le projet. L’objectif est d’identifier les emplacements les plus propices à un impact régénératif important.
  • Étape 3 : Analyse des sites pour déterminer le projet prioritaire. Cette étape consiste à évaluer les sites présélectionnés en fonction de critères multiples : le potentiel humain (capacité à créer une communauté autour du projet), le potentiel de régénération pour l’entreprise (réduction des impacts négatifs, maximisation des impacts positifs), le potentiel de régénération pour le territoire environnant, et enfin la viabilité du modèle économique du projet. Ces critères permettent de choisir le site ayant le potentiel maximal pour une transformation régénérative.
  • Étape 4 : Exécution du projet et gouvernance. La dernière étape lance l’exécution du projet en s’appuyant sur les données et la structure établies dans les étapes précédentes. Elle intègre des principes essentiels comme la co-construction avec les parties prenantes, l’empowerment des acteurs, et la création de valeur partagée. La gouvernance est orientée vers la durabilité du projet, en assurant que chaque décision favorise l’impact régénératif et l’équilibre entre bien-être, viabilité économique et bénéfices sociaux.

  1. Témoignages d’acteurs comme UXCO, Morning, Icade, Etic, Workin.Space ↩︎
  2. Rapport Logement : Inégalités à tous les étages, Oxfam France, 2023 ↩︎
  3. Sondage IFOP pour la FFC (fédération française des constructeurs de maisons individuelles) ↩︎
  4. La Santé en action (2021). Le logement, déterminant majeur de la santé des populations ↩︎
  5. La Santé en action, Septembre 2021, n°457 Le logement, déterminant majeur de la santé des populations ↩︎

Rapport Immobilier régénératif :
de la stratégie à l’action
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de la stratégie à l’action
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A propos de R3

R3, fondée en 2021, développe et opère des solutions en RSE, décarbonation et efficacité énergétique pour accélérer la transformation des entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur. Ses principaux leviers pour mettre en place facilement et concrètement cette transformation : une équipe d’experts, des plateformes digitales de pilotage et de reporting et des solutions de financement des équipements. L’entreprise a d’ores et déjà déployé ses solutions auprès de plus de 1000 entreprises dans tous les secteurs d’activité (bâtiment, industrie, banque, médias, logistique, mode, etc.).


WEBINAIRE Bpifrance

21 novembre 2024 à 11:00

Immobilier régénératif : de la stratégie à l’action

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