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L’Union dans tous ses États – Réinventer le « Deal ». Un projet éditorial IDDRI à l’échelle de l’Europe.

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L’Union dans tous ses États – Réinventer le « Deal »

Projet éditorial à l’échelle de toute l’Europe en amont des élections européennes de 2024

Le monde qui a donné naissance au Pacte vert européen n’est plus. Mais penser la suite est devenu une urgence. Or, à l’issue du mandat de la prochaine Commission européenne, nous serons en 2029, soit juste un an avant des échéances cruciales en matière climatique et de développement durable. À ce jour, alors que l’Europe devrait accélérer ses efforts si elle veut atteindre ses objectifs en 2030, des résistances au changement se multiplient et de nombreuses familles politiques appellent à un ralentissement, si ce n’est une pause réglementaire dans la transition écologique. La fracturation grandissante entre les grandes puissances mondiales et la persistance d’un conflit majeur aux portes de l’Europe ont aussi fondamentalement changé la donne.

Dans ce nouveau contexte, peut-on réinventer un deal, tout aussi ambitieux, mais ancré dans les nouvelles réalités du continent ?

Alors que les catastrophes climatiques nous rappellent sans cesse l’urgence d’agir, quels seront les ressorts de l’action dans la nouvelle période qui s’ouvrira en 2024 après les élections européennes ? Quels seront les sujets et les acteurs clés ? Comment surmonter les blocages et résistances dans les États membres et au niveau européen ? Autant de questions auxquelles l’Iddri souhaite répondre grâce à son projet L’Union dans tous ses États – Réinventer le « Deal » (European States of Mind – Reinventing the Deal).

En amont des élections européennes de juin 2024, ce projet éditorial donne la voix à des penseurs européens (politiques, think tanks, académiques) dans près de 15 États membres, sous forme de billets de blog. L’objectif est de nourrir la réflexion des leaders et intellectuels en France et dans toute l’Europe, et des futurs parlementaires européens, sur ce qui structure les débats politiques dans les différents États membres, pour enrichir les débats sur la mise en oeuvre du Pacte vert, ne pas éluder la façon dont s’y articule la transition écologique avec les dimensions sociales et économiques, afin d’en maintenir l’ambition dans les cinq années à venir.

L’industrialisation verte de l’Europe à la croisée des chemins

L’Union dans tous ses États - Réinventer le “Deal”
L’Union dans tous ses États – Réinventer le “Deal”

Le billet de blog de Marcin Korolec constitue le premier article de cette série. Celui qui fut, en Pologne, ministre de l’Environnement au sein du gouvernement de Donald Tusk (2011-2013) plaide en faveur d’une stratégie européenne robuste pour rivaliser avec la Chine et les États-Unis en matière d’industrie verte et espère que ce programme de transformation deviendra une priorité au cours de la Présidence polonaise de l’Union européenne, en 2025.

Juin 2024 marque la fin du mandat du Parlement européen et de la Commission européenne. Il est grand temps non seulement de dresser un bilan des activités réalisées par les institutions européennes durant les cinq dernières années, mais aussi, et en premier lieu, de planifier et préparer l’agenda de leur prochain mandat.

Pour concrétiser la vision de l’Europe en matière d’industrie verte, il nous faut prendre une décision cruciale : allons-nous créer notre propre version, une version verte, de la loi « Buy American » (« Achetez américain ») ou allons-nous continuer à laisser les entreprises chinoises et américaines dominer le marché européen au risque de mettre en péril l’avenir du modèle social européen ?

Incontestablement, la vision concernant la neutralité climatique de l’Europe et l’adoption du paquet législatif définissant la politique climatique européenne jusqu’à 2030, nommé « Fit-for-55 » dans le jargon de Bruxelles, resteront pendant longtemps parmi les plus importants symboles du premier mandat d’Ursula von der Leyen.

Le 11 décembre 2019, annonçant la décision du Collège des Commissaires d’adopter l’objectif de neutralité climatique, la Présidente de la Commission a affirmé : « Notre but est de réconcilier l’économie avec notre planète, de réconcilier notre manière de produire, notre manière de consommer avec notre planète et de faire en sorte que cela fonctionne pour nos citoyens. Le Pacte vert européen consiste d’une part à réduire les émissions, mais d’autre part à créer des emplois et à stimuler l’innovation ».

Il convient de préciser que l’Union européenne a abordé la concrétisation de la vision en matière de neutralité climatique à sa propre manière. Cette réalisation de l’objectif politique menée « à l’européenne » tient avant tout à la création d’un système législatif pour l’atteindre.

Le paquet législatif engageant l’Union européenne sur la voie d’une réduction des émissions de l’ordre de 55 % d’ici 2030, un prélude aux prochaines itérations du chemin emprunté par l’Europe pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, a sans nul doute été l’un des plus vastes que l’Union européenne ait adopté au cours de son histoire. Le « Fit-for-55 » consiste en six nouveaux textes législatifs et 13 amendements connexes à la législation européenne existante en matière de climat et d’énergie.

Mais cela a fonctionné. Nous disposons d’un système juridique qui nous permettra d’atteindre une réduction des émissions de l’ordre de 55 % d’ici 2030. Certaines des dispositions ayant été introduites, telles que l’interdiction de la vente des voitures thermiques à partir du 1er janvier 2035, vont au-delà de l’horizon 2030, mais le paquet « Fit-for-55 » n’est qu’un marchepied pour permettre à l’Europe d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050.

À présent, nous entamons l’étape suivante, et peut-être plus difficile, celle consistant à mettre ces décisions en application. Et elle nécessitera de changer foncièrement la façon dont nous habitons, éclairons et chauffons nos habitations et lieux de travail ainsi que celle dont nous produisons, transportons nos marchandises ou voyageons.

Cette vision de la neutralité climatique implique un scénario dans lequel notre secteur énergétique, nos transports, nos systèmes de chauffage des bâtiments et nos processus industriels devront se passer de l’utilisation des combustibles fossiles. Les sceptiques se lamentent du fait que cela ne fonctionnera pas et que l’Union européenne ne fera que projeter sur nous un tsunami de coûts. Des questions sont soulevées quant aux coûts sociaux et à une « transition juste », quant à une « exclusion en matière de transports ». Il s’agit là d’interrogations parfaitement légitimes. Et nous devons y apporter les bonnes réponses dès que possible.

Mais nous pouvons considérer la transition verte avec un regard d’économiste et conclure que le Pacte vert européen dans son ensemble n’est rien de plus que la création d’un espace pour l’élaboration de nouvelles activités économiques dans le futur, et qu’il constitue un instrument potentiel pour l’essor industriel des années à venir. Et aujourd’hui, nous devrions nous demander si nous voulons que ces activités supplémentaires, qui seront associées au développement de la technologie verte et à sa diffusion industrielle, restent en Europe. Après tout, les bus et voitures électriques, les systèmes de stockage d’énergie, les pompes à chaleur ou les panneaux photovoltaïques devront bien être produits quelque part.

Voulons-nous réellement de ces activités futures en Europe ? Après tout, la Présidente de la Commission l’a affirmé, « le Pacte vert européen est notre nouvelle stratégie de croissance ».

En présentant le paquet réglementaire associé au Pacte vert européen, ses auteurs sont partis du principe que, en premier lieu, un cadre réglementaire devrait être mis au point et que notre industrie s’y adapterait. Après tout, celle-ci s’est toujours adaptée et la « main invisible du marché » garantira aux consommateurs d’obtenir les meilleurs produits et services au meilleur prix. À ceci près que dans une ère de concurrence très intense, générée en particulier par la Chine et les États-Unis, il s’agit là d’une hypothèse, entraînant le déplacement d’industries entières en dehors du marché européen.

Jamais auparavant, nous n’avons pris, en si peu de temps, de décisions structurelles si fondamentales, que ce soit concernant l’avenir de nos sociétés ou notre économie européenne. Mais également, jamais auparavant, la concurrence entre les ensembles économiques majeurs n’a été si féroce. Par conséquent, voulons-nous garder ces nouvelles activités en Europe, ou leur permettrons-nous de financer la croissance économique et de nouveaux emplois en Chine et aux États-Unis ?

Nous ne devrions pas laisser se répéter l’histoire du développement de l’industrie des panneaux photovoltaïques. Ce n’est pas ailleurs mais bien en Europe, en Allemagne dans les faits, dans les années 1990, que les premiers panneaux photovoltaïques ont commencé à être installés. C’est la politique allemande et le premier paquet climat européen, en 2007, qui ont créé un immense marché pour l’énergie solaire en Europe. Mais en raison de subventions publiques massives, toutes les industries de fabrication de panneaux photovoltaïques ont quitté l’Europe et l’Amérique pour la Chine. Par conséquent, on peut dire que grâce aux règlementations européennes visant à développer des sources d’énergie zéro-carbone et grâce à l’argent dépensé par les consommateurs européens, nous avons créé des centaines de milliers d’emplois en Chine et généré des centaines de milliards de recettes pour l’économie de l’Empire du Milieu. Mais en définitive, le subventionnement par la Chine de technologies nouvelles, et plus particulièrement vertes, se produit aujourd’hui à une bien plus grand échelle qu’autrefois.

Aux États-Unis, apporter une réponse aux pratiques commerciales déloyales de la Chine a été l’une des raisons pour lesquelles l’Administration Biden a présenté l’été dernier un paquet réglementaire baptisé Inflation Reduction Act (IRA).

Durant toute la durée de la présidence de Donald Trump, les États-Unis ont été à la traîne de l’Europe en matière de lutte contre le changement climatique, mais en adoptant l’Inflation Reduction Act, ils ont fait les choses de la bonne façon. Plutôt que de jouer avec le pénible processus consistant à faire adopter des mesures législatives détaillées contraignant les entreprises à agir pour protéger le climat, ils sont arrivés à la conclusion qu’au lieu d’user de la « méthode du bâton », il était préférable d’avoir recours à celle de « la carotte », et ont lancé un système d’incitation de plusieurs milliards de dollars pour faire se diffuser les technologies vertes.

Au moment de signer, le 16 août 2022, l’Inflation Reduction Act, le Président Joe Biden a indiqué :

« L’Inflation Reduction Act investit 369 milliards pour mener l’action la plus agressive de l’histoire (…) visant à s’attaquer à la crise climatique et à renforcer notre sécurité économique et énergétique. Il permettra aux ménages actifs de réaliser des milliers de dollars d’économies, en fournissant des rabais sur l’achat d’appareils neufs et performants, des améliorations pour leurs logements, des crédits d’impôt pour l’achat de pompes à chaleur et d’installations solaires pour les toits, de cuisinières, fours et autres sèche-linge. Il propose aux consommateurs un crédit d’impôt pour l’achat de véhicules électriques ou à pile à combustible, neufs ou d’occasion. Il leur accorde également un crédit – un crédit d’impôt pouvant atteindre 7 500 USD si les véhicules ont été fabriqués en Amérique. Les entreprises automobiles américaines, tout comme la main d’œuvre américaine, engagent leur richesse et leur talent – des milliards de dollars d’investissement – pour produire véhicules électriques, batteries et stations de recharge électriques à travers l’Amérique, des produits fabriqués en Amérique. Tout sera fabriqué en Amérique. Cette nouvelle loi fournit également des crédits d’impôt qui créeront des dizaines de milliers d’emplois bien payés et des emplois dans la production d’énergie propre, des usines de panneaux photovoltaïques dans le Midwest et dans le Sud, des parcs éoliens dans les plaines et au large de nos côtes, des projets en lien avec l’hydrogène propre et plus – partout en Amérique, dans chaque partie de l’Amérique. Cette proposition de loi est le plus grand pas en avant réalisé en matière de climat – le plus grand de toute l’histoire – et il nous permettra de (…) franchir résolument des étapes supplémentaires pour atteindre tous mes objectifs climatiques – ceux que nous avons définis à nos débuts. Ceci inclut de nous assurer que nous créons des opportunités en matière d’énergie propre pour les communautés qui se trouvent en première ligne et celles qui subissent des effets néfastes et qui ont été étouffées – étouffées par un legs en matière de pollution et qui se battent contre les injustices environnementales qui ont cours depuis si longtemps. »

Le discours du Président Joe Biden cité ci-dessus contient toute la logique de l’IRA. Il promet près de 370 milliards de dollars en soutien aux technologies spécifiques dont la diffusion réduira les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, la condition à remplir pour bénéficier du soutien du gouvernement américain est que la production de voitures électriques, pompes à chaleur, etc., ait lieu en Amérique. L’Administration américaine s’est assurée du fait que les activités additionnelles et les emplois modernes résultant du développement de nouvelles technologies vertes resteraient sur le sol des États-Unis. Cette disposition visait directement la Chine en raison des considérables aides publiques mises à disposition en faveur des technologies vertes par ce pays.

L’IRA, par sa simplicité, fonctionne en ce sens que l’entrepreneur a droit à une subvention gouvernementale, dont le montant dépend directement du niveau de réduction des gaz à effet de serre occasionné par les voitures électriques, pompes à chaleur ou autres technologies vertes qu’il produit. En créant un dispositif à la fois généreux et simple de fonctionnement, les Américains ont mis au point le système le plus propice au monde pour ce qui est de la mise en place et du développement d’une industrie bas-carbone.

Avec l’entrée en vigueur de l’IRA, l’Amérique est devenue une fois encore la terre promise pour toutes les entreprises les plus innovantes du monde entier, y compris de l’Europe. En outre, la mise en place de l’Inflation Reduction Act a efficacement stoppé l’essor des exportations des technologies bas-carbone chinoises vers les États-Unis. Échouant à trouver un marché pour leurs produits, les entreprises chinoises ont opéré un changement de cap et commencé à partir à la conquête du marché européen de manière encore plus agressive.

Dans un premier temps, l’adoption de l’Inflation Reduction Act aux États-Unis est restée pratiquement inaperçue en Europe. Ce n’est qu’à l’automne 2022 que des voix se sont fait entendre au sein des cercles européens de prise de décision quant à la nécessité de formuler une riposte européenne appropriée.

Après plusieurs mois de discussion, la Commission européenne a présenté, le 16 mars 2023, une proposition de règlement, le Net Zero Industry Act, en guise de réponse européenne à l’IRA. En termes plus simples, la Commission a proposé que les États membres assouplissent les règles en matière d’aide publique, introduisent des procédures simplifiées en matière de processus de prise de décisions relatives à l’environnement, pour des investissements destinés à la protection du climat, en particulier les investissements dans l’éolien, et allouent des milliards d’euros non utilisés dans d’autres programmes européens.

En dépit de l’accueil globalement favorable exprimé par certains commentateurs européens, le Net Zero Industry Act est loin d’être suffisant pour retenir et attirer en Europe les meilleurs innovateurs en matière de technologies vertes. Il ne constituera pas un obstacle à l’essor des exportations de voitures électriques chinoises vers l’Europe, ni ne créera une base suffisante pour assoir la domination des technologies européennes dans le monde, en particulier face à la concurrence des technologies américaines et chinoises, qui se développent comme si elles étaient sous stéroïdes.

L’investissement européen imaginé pour soutenir le Net Zero Industry Act – quelques milliards d’euros de fonds non utilisés ailleurs – paraît bien modeste face aux 369 milliards annoncés par l’Administration Biden et au système de subventions opaque mais généreux adopté par le gouvernement chinois.

L’assouplissement des règles en matière d’aide publique n’est certainement pas un bon substitut à un investissement européen commun. Non seulement l’ampleur des ressources franco-allemandes cumulées n’est pas assez conséquente pour créer un contrepoids à la force de frappe financière des États-Unis ou de la Chine, mais une Europe pratiquant l’assouplissement des règles en matière d’aide publique est une Europe souscrivant au slogan « Sauve qui peut ! ». Il s’agit là de la négation même de l’idée de l’Europe de Jean Monnet, Robert Schumann, Konrad Adenauer ou Alcide De Gasperi.

Que peut offrir un tel accord aux gouvernements de pays dont les caisses publiques ne permettent pas de consacrer les moindres fonds à l’aide de leurs propres entrepreneurs ? Qu’en est-il des entrepreneurs d’Italie, de Bulgarie ou de Pologne, qui sont susceptibles de faire prochainement l’objet de la procédure de déficit excessif ?

Pire encore, libéraliser les procédures d’approbation en matière environnementale au nom de la protection du climat ne représente pas une voie à suivre crédible à un moment où l’Europe échoue à concrétiser nombre de ses objectifs environnementaux, ceux concernant les gaz à effet de serre n’en étant qu’un exemple.

Par conséquent, quelle devrait-être notre riposte européenne ? Sommes-nous capables, de façon simultanée, de protéger le climat en promouvant les produits issus de l’industrie verte et faire en sorte que l’Europe soit l’endroit où nous développons des industries vertes et protégeons les emplois européens ?

J’ai la conviction que nous pouvons relever le défi de la concurrence exercée à la fois par les États-Unis et par la Chine. La condition pour y parvenir, toutefois, est d’adopter un mode de pensée véritablement européen. La condition est de mettre au point notre réaction commune, sa dimension financière ne devant pas être moins ambitieuse que celle proposée par l’Inflation Reduction Act américain. Nous devrions utiliser l’expérience que nous avons acquise en mettant en œuvre le bras financier de la lutte contre la crise économique causée par la pandémie de Covid-19, le NextGenerationEU. À l’époque, nous avons été en mesure de définir l’échelle des mesures nécessaires et de prendre les décisions requises en l’espace de quelques mois à peine.

J’espère que le Président de la nouvelle Commission européenne proposera un NextGenerationEU 2.0 à l’Europe, au nombre de ses premières actions. Cette fois-ci dans le but d’empêcher que l’économie européenne ne soit submergée par des exportations subventionnées de technologies vertes américaines ou chinoises. Ce NextGenerationEU 2.0 consisterait en l’émission d’une dette européenne commune, qui serait à la base de la création d’un fonds capable de financer le développement de la production en Europe de technologies vertes, en particulier voitures, bus électriques, pompes à chaleur ou panneaux photovoltaïques.

Ce nouveau soutien apporté à l’industrie européenne devrait être structuré de sorte à être aussi simple que possible pour les entrepreneurs. Dépourvu de critères discrétionnaires, il devrait fonctionner de façon automatique. Ajoutons que ceci ne se révèlera pas possible sans enfreindre le tabou opérant en Europe et autoriser des aides publiques non seulement dans un but d’investissement mais également à des fins opérationnelles. Fondée sur le principe que le fonds nouvellement créé serait destiné à mettre au point de nouvelles industries vertes, à protéger les emplois et à lutter contre le changement climatique, la condition à remplir pour recevoir l’aide serait d’investir dans les capacités de production et de créer en Europe des emplois dans des industries spécifiques. En copiant les solutions de nos partenaires américains, créons un programme « Achetez vert et européen ».

Nous disposons encore d’un peu de temps pour débattre de l’ampleur et du modus operandi de ce fonds, de la répartition des ressources entre les États membres et du type de technologies auxquelles nous aimerions apporter notre soutien. Mais si nous ne faisons rien, alors nous atteindrons nos objectifs climatiques en achetant des voitures électriques, des pompes à chaleur ou des panneaux photovoltaïques américains ou chinois.

Le Pacte vert européen ne devrait pas devenir une forme d’escroquerie : ne créons pas de faux dilemme entre la protection des emplois européens et le modèle social européen qui en dépend, et la protection du climat. Si nous nous enfermons nous-mêmes dans cette approche, nous pourrions nous retrouver confrontés à des questions bien plus graves et essentielles concernant le modèle social européen, la démocratie en Europe ou, au bout du compte, le futur de l’Union européenne telle que nous la connaissons.

Espérons qu’au lieu de cela, la création d’un tel programme de transformation verte deviendra l’une des priorité de la Présidence polonaise de l’Union européenne, au premier semestre 2025.

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COP28 : les négociations climatiques sont-elles entrées dans l’ère du pur spectacle ?

Cette COP 28 au pays de l’or noir a déjà fait couler beaucoup d’encre avant même son ouverture officielle aujourd’hui. Alors que la presse a révélé que les Emirats Arabes Unis (EAU) avaient préparé des réunions commerciales pétrolières pendant le sommet, il est tentant d’être pessimiste. De là à y voir la chronique d’un échec annoncé ? Pour Luis Riviera-Vélez (Sciences Po), ces négociations tiennent de plus en plus du spectacle, tandis que les vraies tractations, elles, sont ailleurs. Mais le verre de cette COP n’est-il qu’à moitié vide ? L’ancien diplomate turc Ibrahim Ozdemir, professeur à l’Université Clark, rappelle que le Sultan al-Jaber, président de la COP28 et de la société pétrolière nationale Adnoc, a aussi fondé Masdar, le plus grand opérateur d’énergies renouvelables en Afrique. À cet égard, les pays en développement qui dépendent de la rente pétrolière tout comme les EAU pourraient être sensibles à son leadership.

Initiatives individuelles et collectives pour protéger les ressources en eau

A la veille de la COP 28, Sparknews, un pionnier du journalisme de solutions, mobilise à nouveau la presse quotidienne régionale pour publier un supplément éditorial, « En Quête de Demain », dédié à l’eau. Distribué le 29 novembre dans tous les kiosques de France et réalisé en coordination avec 50 rédactions de la PQR, ce numéro spécial fait la part belle aux mesures concrètes et inspirantes menées par des particuliers, des collectivités, des associations, … pour repenser nos usages de l’eau et préserver cette précieuse ressource.

Repenser notre rapport au vivant pour avoir un impact sur la déforestation – Envol Vert

Débats pour repenser son rapport au vivant !

Envol Vert est partenaire avec la série documentaire “Les Gardiens de la Forêt” diffusée par Arte. L’association qui agit pour la protection de la forêt et de la biodiversité, questionnera, lors d’un bistrot-débat, l’impact des ONG sur la déforestation dans le monde. Elle animera également le SuperBosquet. Un stand qui aide à revoir les habitudes de consommation afin de limiter notre impact sur les forêts.
Envol Vert à la Gaîté Lyrique
Envol Vert à la Gaîté Lyrique

LES ONG FACE À LA DÉFORESTATION : QUELS LEVIERS D’ACTIONS ?

À l’occasion de la diffusion le 9 décembre du documentaire Les Gardiens de la Forêt sur Arte, Envol Vert participe et prend la parole dans le cadre d’une série de rendez-vous pour repenser collectivement notre rapport au vivant. Le 2 décembre, le rendez-vous aura lieu à la Gaîté Lyrique, à Paris. Le débat mené par Envol Vert se construira autour d’actions menées par les ONG face à la déforestation. Un format bistrot-débat enrichissant avec la participation des associations FAIRe un monde équitable et Notre Affaire à Tous, ainsi que du public pour permettre un partage d’expériences sur le terrain et mettre en lumière des initiatives de lutte. L’occasion de parler des ravages de l’agro-industrie dont souffre les gardiens de la forêt : dans le but de permettre la sauvegarde des poumons de notre planète, Benki, représentant autochtone des peuples Ashaninka Brésilien, lutte activement contre l’élevage et la culture de soja. content2.jpg

LE SUPERBOSQUET : NOS CHOIX DE CONSOMMATION FACE À LA DÉFORESTATION

Envol Vert sera également présente de 15h à 19h pour présenter son animation : À travers plus de 100 produits, comme la pâte à tartiner, les œufs ou encore le café, le SuperBosquet invite les participants à faire leurs courses en fonction de leurs habitudes de consommation. Une fois le “passage en caisse” réalisé, les produits sont classés et présentés en fonction de leur impact sur la déforestation pour leur production. Une activité pédagogique et participative qui permet à tous de comprendre et appréhender la notion de déforestation importée. L’agriculture étant à l’origine de 90% de la déforestation dans le monde, c’est donc principalement dans notre assiette qu’il est possible d’agir. Cette activité sera appuyée par un jeu de plateau développé par l’association partenaire FAIRe un monde équitable afin de rendre plus clairs les différents labels retrouvés en magasin. content.jpg

À PROPOS D’ENVOL VERT

envol_vertArtboard-1svg-1.svg Envol Vert lutte depuis 2011 pour la préservation de la Forêt et de la Biodiversité en Colombie, en France et au Pérou. Dès 2013, l’association a développé une méthodologie qui permet de mesurer l’impact de notre consommation sur la déforestation tant au niveau individuel que d’un pays, une entreprise ou une collectivité. Concrètement, l’outil Empreinte Forêt mesure la surface de forêt nécessaire pour subvenir à nos modes de vie et nos consommations. capture_d_e_cran_2023-11-28_a_18.00_05.png
Une association pour la préservation de la forêt et de la biodiversité
Envol Vert est une association de protection de la forêt et de développement rural. Depuis 2011 nous luttons pour la préservation de la forêt et de la biodiversité en Amérique Latine (principalement Colombie et Pérou) et en France, tout en créant des liens forts avec les populations locales pour favoriser leurs initiatives de préservation, participer à un développement rural soutenable et développer des alternatives économiques à la déforestation. Envol Vert est également fortement impliquée dans l’éveil des consciences à travers la sensibilisation et des campagnes de plaidoyer.
Viande bovine : Une enquête sur le greenwashing des supermarchés colombiens
Viande bovine : Une enquête sur le greenwashing des supermarchés colombiens
C’est dans le but de reconnecter durablement l’homme avec son environnement qu’Envol Vert s’est créé. Dans le but de faire prendre conscience de la richesse de cette forêt et de ce qu’elle nous offre, sans quoi nous n’existerions pas. Envol Vert ou autrement dit en espagnol (Envolver) s’impliquer. Voilà ce qui nous paraît essentiel face à l’ampleur de la tâche à accomplir pour la préservation de l’environnement. capture_d_e_cran_2023-11-28_a_18.10_25.png Envol Vert est quasi exclusivement constitué de bénévoles, dans une volonté de consacrer son budget aux interventions locales, et de participer à l’émergence d’une nouvelle forme d’engagement des citoyens.
« La forêt nous rend des services, rendons-le lui ! »
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Pas de transition écologique sans réduction des inégalités sociales

La Fondation Jean-Jaurès et la Banque européenne d’investissement publient la deuxième édition de leur enquête sur les opinions publiques internationales face au défi climatique à l’occasion de la COP 28. Deux tiers de la population française estiment que la transition écologique ne peut s’opérer que si l’on règle en parallèle la question des inégalités. Voici quelques-uns des résultats les plus notables de cette enquête annuelle menée en août et septembre 2023.

Gestion des biodéchets : quelles conditions de durabilité ? Le Guide du WWF France pour les collectivités

capture_d_e_cran_2023-11-28_a_14.50_28.png Le WWF publie un guide qui identifie les conditions de durabilité de la gestion des biodéchets afin de déployer au mieux tout leur potentiel. Son objectif est d’accompagner les collectivités dans la généralisation du tri à la source des biodéchets qui sera effective dès le 1er janvier 2024, et de les orienter vers des projets de valorisation qui s’inscrivent dans des économies circulaires locales avec des impacts climatiques, environnementaux et sociétaux positifs. Le développement de ces filières de valorisation représente de forts enjeux, en termes de création d’emplois locaux, de production d’énergie renouvelable et d’agriculture durable. Ce document est le fruit de travaux menés pendant plusieurs mois lors d’un cycle d’ateliers organisés par le WWF France et GRDF.

Un travail collaboratif

WWF France, en collaboration avec GRDF, a réuni les acteurs représentatifs des filières de gestion des biodéchets1 afin de définir avec eux les conditions et les moyens permettant de faire émerger au sein de ces dernières des pratiques vertueuses. Ces échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs recommandations favorisant le développement de boucles d’économie circulaires locales. Le livret rapporte de manière synthétique les conclusions émanant de ces travaux.

Trois conditions de durabilité

capture_d_e_cran_2023-11-28_a_14.38_41.png La Loi Anti-Gaspillage et Économie Circulaire (AGEC) de 2020, généralise l’obligation du tri à la source des biodéchets dès le 1er janvier 2024. Cela va permettre de limiter les quantités de déchets incinérés ou enfouis, en leur offrant de nouvelles voies de valorisation – agronomique et/ou énergétique. Trois conditions ont été identifiées pour garantir le développement de projets de valorisation présentant des impacts climatiques, économiques et sociaux positifs :
  1. concevoir des projets à l’échelle territoriale en les intégrant dans une économie circulaire locale,
  2. assurer une bonne qualité sanitaire et agronomique des matières organiques qui retournent à la terre,
  3. mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur pendant toute la durée des projets.
Le rapport propose également plusieurs recommandations faites aux collectivités pour se lancer dans ce type de démarche, de la prévention contre le gaspillage jusqu’au déploiement d’un système de tarification incitatif.

Plusieurs itinéraires pour les biodéchets triés

Bonnes pratiques pour réduire ses déchets : la règle des 5R, de Zéro Waste France
Bonnes pratiques pour réduire ses déchets : la règle des 5R, de Zéro Waste France
Une fois les déchets triés, plusieurs possibilités s’offrent aux collectivités : la collecte séparée en porte à porte ou au niveau de point d’apport volontaire, ou bien la gestion de proximité via le compostage domestique individuel ou partagé. Ces solutions complémentaires coexistent le plus souvent sur un même territoire. Pour les déchets collectés, deux types de transformation prédominent : le compostage centralisé et la méthanisation. La pertinence du déploiement de l’une ou l’autre est à étudier au cas par cas en tenant compte, entre autres, des infrastructures existantes et des débouchés disponibles pour garantir le retour au sol de la matière organique, qui reste la priorité de la démarche de gestion des biodéchets. Compost comme digestats le permettent avec des propriétés et donc des finalités différentes mais seule la méthanisation permet une valorisation énergétique par la production de biogaz. In fine, la durabilité de ces filières ne réside pas dans le choix des solutions techniques mais bien dans la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués autour de projets adaptés à chaque territoire.

Guide « Gestion durable des biodéchets : déployer au mieux tout le potentiel des biodéchets de vos territoires »

Gestion durable des biodéchets : déployer au mieux tout le potentiel des biodéchets de vos territoires

A propos du WWF France

capture_d_e_cran_2023-11-28_a_14.44_14.png Le WWF est l’une des toutes premières organisations indépendantes de protection de l’environnement dans le monde. Avec un réseau actif dans plus de 100 pays et fort du soutien de près de 6 millions de membres, le WWF œuvre pour mettre un frein à la dégradation de l’environnement naturel de la planète et construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique mondiale, en assurant une utilisation soutenable des ressources naturelles renouvelables, et en faisant la promotion de la réduction de la pollution et du gaspillage. Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afin d’offrir aux générations futures une planète vivante. Avec ses bénévoles et le soutien de ses 220 000 donateurs, le WWF France mène des actions concrètes pour sauvegarder les milieux naturels et leurs espèces, assurer la promotion de modes de vie durables, former les décideurs, accompagner les entreprises dans la réduction de leur empreinte écologique, et éduquer les jeunes publics. Mais pour que le changement soit acceptable, il ne peut passer que par le respect de chacune et de chacun. C’est la raison pour laquelle la philosophie du WWF est fondée sur le dialogue et l’action.
  • http://projets.wwf.fr

A propos de GRDF

capture_d_e_cran_2023-11-28_a_14.45_20.png Principal gestionnaire de réseau de distribution de gaz en France, GRDF distribue, chaque jour, le gaz à plus de 11 millions de clients pour se chauffer, cuisiner, se déplacer, quel que soit leur fournisseur. Pour cela, conformément à ses missions de service public, GRDF conçoit, construit, exploite, entretient le plus grand réseau de distribution d’Europe (205 809 km) dans plus de 9 500 communes, en garantissant la sécurité des personnes et des biens et la qualité de la distribution. Le gaz est une énergie moderne, disponible, économique, de plus en plus respectueuse de l’environnement. Avec l’essor du gaz vert, un gaz renouvelable produit localement, le réseau gaz est un maillon essentiel à la transition écologique. GRDF s’inscrit comme un partenaire incontournable auprès des collectivités territoriales pour les accompagner vers la neutralité carbone au travers de leurs choix de politiques énergétiques et de mobilité durable.

 

Documents joints

Objectif Zéro Artificialisation Nette des sols : les notes d’analyse de France Stratégie

Objectif Zéro Artificialisation Nette des sols
Objectif Zéro Artificialisation Nette des sols
France Stratégie publie deux notes d’analyse consacrées à l’objectif Zéro artificialisation nette des sols (ZAN) : « L’artificialisation des sols : un phénomène difficile à maîtriser » et « Objectif ZAN : quelles stratégies régionales ? ». Chaque année en France métropolitaine, plus de 20 000 hectares sont artificialisés. La loi Climat et résilience fixe un objectif ambitieux, le « zéro artificialisation nette » (ZAN) en 2050, avec, pour y parvenir, un seuil intermédiaire de réduction de 50% de ce rythme d’ici 2031. Où artificialise-t-on ? Et pourquoi ?
Principaux effets environnementaux de l’artificialisation des sols
Principaux effets environnementaux de l’artificialisation des sols

Une analyse originale de la consommation des sols 

France Stratégie met en perspective le rôle de l’habitat, principal facteur de l’artificialisation des sols. Entre 2011-2021, 63% de la consommation d’espaces est liée à la construction de logements. Sur les 20 dernières années, l’artificialisation s’est effectuée à plus de 80% sur des terres agricoles. A consommation foncière équivalente par logement neuf, la baisse de la croissance démographique devrait toutefois permettre de réduire la consommation d’espace pour l’habitat de l’ordre de 17% entre 2021 et 2031 par rapport à la décennie précédente.

L’artificialisation des sols : un phénomène difficile à maîtriser

L’artificialisation des sols : un phénomène difficile à maîtriser Conclusion : Pour atteindre le ZAN en 2050, objectif fixé par la loi Climat et Résilience, plusieurs faits saillants doivent être pris en considération. D’une part, l’effort doit être collectif, le niveau de consommation d’espaces au niveau national étant encore bien trop élevé : tous les territoires, indépendamment de leurs caractéristiques, devront réduire fortement leur rythme de consommation d’espaces. D’autre part, la différenciation de l’effort semble être une méthode adaptée au vu de l’hétérogénéité des dynamiques territoriales en matière de consommation d’espaces, y compris à degré d’urbanité donné, de la variété des facteurs poussant à l’artificialisation et de l’inégale répartition dans l’espace des « ressources » foncières potentiellement mobilisables. Compte tenu de ces éléments, la première étape de cette différenciation, à la charge des régions, pourrait se révéler particulièrement délicate. La seconde note s’attache à en décrire l’encadrement juridique, les choix à réaliser en termes de politiques publiques et les orientations prises à date par les régions.

Une consommation d’espaces très hétérogène sur le territoire national

En croisant plusieurs dimensions, les autrices analysent la forte hétérogénéité de l’artificialisation sur le territoire national. Si celle-ci s’explique pour partie par la croissance des ménages et de l’emploi, elle-même fortement liée au degré d’urbanité des territoires, ces variables seules ne sauraient expliquer la dynamique d’artificialisation des sols. L’attractivité touristique, la présence de zones frontalières dynamiques, la localisation par rapport à des axes de communication structurants, les formes urbaines historiques ou bien encore les choix politiques passés en matière de développement, sont également des facteurs d’artificialisation. D’une part, cette hétérogénéité peut justifier une différenciation infrarégionale dans l’allocation des enveloppes d’artificialisation. D’autre part, elle montre qu’il existe une marge d’amélioration dans toutes les catégories de communes, qui pourrait contribuer à une part substantielle de l’effort global nécessaire. À titre d’illustration, si les communes moins sobres avaient artificialisé avec une efficacité médiane (ou n’avaient pas artificialisé pour celles ayant perdu des ménages ou de l’emploi), l’artificialisation aurait été réduite de 26 % sur la décennie passée.

Objectif ZAN : quelles stratégies régionales ?

Objectif ZAN : quelles stratégies régionales ? Conclusion À la date du 1er juillet 2023, avant les évolutions législatives de l’été, quelques régions s’étaient engagées a minima dans la territorialisation de l’objectif, mais la plupart ont imprimé leur marque en faisant des choix engageants qui correspondent à leurs objectifs politiques, et ont accepté d’assumer les responsabilités nouvelles qui leur ont été données par la loi Climat et Résilience. Elles ont dû composer avec des dynamiques territoriales et des ressources foncières mobilisables hétérogènes au sein de leur territoire. La plupart des régions ont cherché un compromis entre la prolongation des tendances passées, une représentation des futurs acceptables ou souhaitables, et une forme d’équilibre territorial. Elles ont trouvé des solutions variées, spécifiques, qui se concrétisent dans une large palette de critères de territorialisation et de leur pondération. Elles proposent en général des objectifs chiffrés différenciés : les écarts entre les taux de réduction de la consommation d’espace que les régions proposent d’appliquer aux territoires infrarégionaux peuvent varier de plus ou moins 10 points, autour de – 50 %. Toutefois, à vouloir répondre aux nombreuses injonctions, qu’elles soient régionales, suprarégionales ou infrarégionales, il peut en résulter une profusion de critères, sous-critères et pondérations, ce qui rend parfois peu lisibles le processus de territorialisation et les choix en matière de politiques publiques. La plupart des régions se sont essentiellement fondées sur les tendances passées. Les conditions de l’exercice n’ont pas permis, de fait, de mener à bien des exercices de prospective qui pourraient inclure de véritables scénarios « de rupture ».
Typologie des consommations d’espaces naturels, agricoles et forestiers des EPCI

Un bilan et un comparatif des réflexions menées dans les territoires

Afin de documenter le sujet au plus près des enjeux locaux, les autrices proposent un bilan des réflexions en cours au sein des régions pour fixer des objectifs au niveau territorial (à la date de juin 2023). Ce travail résulte d’échanges entre les régions et les équipes de France Stratégie et montre que toutes ont procédé à de premiers arbitrages sur la maille de territorialisation, l’identification de grands projets d’envergure nationale ou régionale, et sur la définition des critères permettant de différencier les taux de réduction d’artificialisation. La plupart des régions ont cherché un compromis entre la prolongation des tendances passées, une représentation des futurs acceptables ou souhaitables, et une forme d’équilibre territorial. Les écarts de taux de réduction entre territoires infrarégionaux peuvent être significatifs, jusqu’à plus de 10 points autour de la moyenne. Ces premières orientations devront cependant être actualisées afin d’intégrer les évolutions législatives de l’été 2023, en particulier la surface minimale garantie à chaque commune et le forfait pour les projets d’envergure nationale.
France Stratégie : évaluer, anticiper, débattre, proposer.
France Stratégie : évaluer, anticiper, débattre, proposer.

 

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Comment inverser le déclin de la biodiversité en France d’ici 2030 ?

La Stratégie nationale pour la biodiversité 2030 est une déclinaison française de l’accord international adopté à Montréal par la COP15. Elle indique le chemin à parcourir pour atteindre les ambitions d’ici à 2050 portées par le cadre mondial de la biodiversité. Elle fixe les objectifs pour la décennie à venir afin de réduire les pressions sur la biodiversité, protéger et restaurer les écosystèmes et susciter des changements en profondeur pour inverser la trajectoire du déclin de la biodiversité. Elle est une réponse collective pour faire face à l’urgence écologique et préserver la biodiversité en France.

Entreprendre la transition écologique et énergétique de votre entreprise

Vous souhaitez mesurer votre impact carbone et réduire vos émissions de gaz à effet de serre ? Vous souhaitez mettre en place un plan d’économie d’énergie, de matière ou d’eau ? Vous avez un projet de rénovation énergétique de vos bâtiments ? Quels sont les interlocuteurs dans toute la France ou localement pouvant vous accompagner selon votre projet et de votre secteur d’activité ? Qui peut vous apporter des aides financières ? Entreprendre.Service-Public.fr vous présente les informations à connaître pour répondre à toutes ces questions et entreprendre la transition écologique et énergétique de votre entreprise.

Les opinions publiques d’Amérique latine face au défi climatique, une étude BVA pour la Fondation Jean Jaurès

Enquête de la Fondation Jean-Jaurès et de la BEI réalisée par BVA France

La Fondation Jean-Jaurès et la Banque européenne d’investissement publient la deuxième édition de leur enquête sur les opinions publiques internationales face au défi climatique à l’occasion de la COP 28. Cette année, un focus a été mis sur l’opinion publique de 13 pays d’Amérique latine et des Caraïbes (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Équateur, Mexique, Panama, Paraguay, Pérou, République domicaine, Salvador, Uruguay). Si la violence et la pauvreté dominent dans les préoccupations citoyennes, le changement climatique et la dégradation de l’environnement deviennent un enjeu majeur. En effet, les populations déclarent ressentir d’ores et déjà les effets du changement climatique dans leur quotidien. capture_d_e_cran_2023-11-25_a_19.15_36.png Malgré des disparités entre les pays, l’environnement constitue bien un enjeu majeur pour les habitants du sous-continent. Touchés par les répercussions du changement climatique, ils attendent des mesures fortes de la part de leurs gouvernements et considèrent que des politiques volontaristes en faveur du climat seraient source de développement et de croissance économique. Une prise de conscience écologique se fait ainsi de plus en plus jour. Le crime et la violence constituent le principal défi auquel doivent faire face les pays de notre étude, selon leurs habitants. Citée par près des deux tiers des répondants (64 %), la lutte contre la violence est l’enjeu qui domine au niveau de la région, suivi par la pauvreté et les inégalités économiques (49 %). Le Salvador, le Panama et le Paraguay sont les seuls pays à accorder une plus forte importance aux problématiques de chômage, alors que cet enjeu socio-économique arrive au troisième rang des préoccupations au niveau global (40 %). capture_d_e_cran_2023-11-25_a_19.16_16.png Le changement climatique et la dégradation de l’environnement sont considérés comme un défi majeur par près de quatre répondants sur dix (39 %), dans les pays latino-américains et des Caraïbes. Il n’y a que dans trois pays du sud du continent que ces problématiques ne sont citées que par un tiers des répondants ou moins, et ne figurent pas parmi les cinq premières préoccupations des habitants : l’Argentine (24 %), le Paraguay (25 %) et le Chili (34 %). Pour la très grande majorité des habitants de la région, le changement climatique résulte des activités humaines (76 %), telles que la combustion de pétrole, de gaz et de charbon. On ne compte que 5% de climatosceptiques au niveau régional, mais avec des représentations plus marquées au Brésil (7 %) et en Argentine (9 %). Les habitants des régions rurales se montrent également plus sceptiques quant au changement climatique : 12 % d’entre eux ne croient pas en son existence. Enfin, la part de négationnistes tend à diminuer avec l’âge : ils représentent 6 % des 50 ans et plus, mais seulement 4 % des 15-29 ans. capture_d_e_cran_2023-11-25_a_19.16_02.png Les effets du changement climatique se font sentir de manière de plus en plus prégnante en Amérique latine et dans les Caraïbes et les dommages économiques que cela entraîne menacent d’accroître la pauvreté et les migrations de population dans la région. Les populations semblent majoritairement avoir pris conscience de l’urgence d’agir et se disent volontaires, prêtes à changer de comportement car elles considèrent que leurs actions individuelles ont un impact et peuvent contribuer à relever ce défi. Elles attendent également, de la part de leurs gouvernements, des engagements forts et des politiques plus strictes en matière environnementale. D’un point de vue politique, bien que les pays latino- américains restent relativement disparates quant à leur implication dans la transition écologique, une prise de conscience écologique semble se dessiner. En ce mois d’août 2023, au Sommet de l’Amazonie, les pays sud-américains d’Amazonie réunis à Belém, au Brésil, ont décidé de former une alliance contre la déforestation, appelant à la nécessité d’« une action urgente afin d’éviter le point de non-retour ». Le président brésilien Lula et l’Amérique latine de façon plus générale souhaitent désormais peser davantage sur le débat mondial en matière de changement climatique. Fort de la promesse de Lula de faire de la préservation de l’environnement une priorité pour son pays, le Brésil accueillera ainsi en 2024 la COP30, à Belém, au cœur de l’Amazonie. À l’instar du Costa Rica, qui est le premier pays à avoir inscrit dans sa Constitution le « droit à un environnement sain et écologiquement équilibré », les pays d’Amérique latine et des Caraïbes sauront-ils insuffler un état d’esprit progressiste pour protéger l’incroyable biodiversité du continent et permettre à leur population de vivre dans des conditions durables ?

L’étude

Alors que les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, comment les citoyens du sous-continent perçoivent-ils la dégradation de l’environnement et ses enjeux ? Après des analyses en 2022 des situations française, européenne dans une comparaison internationale et africaine, un volet de l’enquête internationale de la Banque européenne d’investissement et de la Fondation Jean-Jaurès réalisée par BVA se focalise sur treize pays d’Amérique latine. Ses résultats sont interprétés par des experts latino-américains. climat-amerique-latine.pdf logo.png

 

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Assises nationales 2023 du commerce équitable : les innovations sociales et environnementales d’aujourd’hui seront la norme de l’économie de demain ?

logo_cef.png La 4ème édition des Assises nationales du commerce équitable a rassemblé 250 entreprises, labels, paysan.nes, distributeurs, associations, chercheurs, décideurs publics et militant·es engagé·es ! De ce temps de décryptage et de dialogue ont émergé 4 leviers de transformation pour construire les filières de demain :
  1. Mettre en place une TVA différenciée pour les produits équitables et durables ;
  2. Créer une taxe équitable aux frontières de l’UE pour lutter contre la pauvreté importée ;
  3. Soutenir les filières agroécologiques et équitables grâce à la commande publique ;
  4. Inventer de nouveaux modèles économiques qui découplent création de valeur et consommation de masse, et accepter de déconstruire les modèles dominants.
Des leviers qui pourraient trouver toute leur place dans la planification écologique de plusieurs secteurs économiques clés et en particulier dans la future stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC). Dans un contexte où l’Union Européenne et le gouvernement français tâtonnent pour identifier les leviers de transformation de l’économie et de l’alimentation, les filières de commerce équitable sont des laboratoires d’innovation sociale et environnementale particulièrement inspirants pour construire les filières de demain ! Expert·es et décideurs politiques tels que François Collart-Dutilleul (Académie d’agriculture), Sophie Dubuisson-Quellier (Science Po et CNRS), Audrey Pulvar (Adjointe à la mairie de Paris), Valérie Hayer (députée européenne), Dominique Potier (député), ou encore Matthieu Brun (Fondation FARM) ont réfléchi et débattu avec les participant·es pour analyser les freins et identifier les leviers d’accompagnement de la transformation des modes de production et de consommation. assises-2023-trophees-laureats-et-partenaires-min.png

Comment essaimer les innovations sociales et environnementales d’aujourd’hui pour devenir la norme de l’économie de demain ?

250 entreprises, labels, paysan·nes, distributeurs, associations, chercheurs, décideurs publics et militant·es réunis pour imaginer les filières de demain ! 8 champions ont été récompensés par les premiers Trophées de la transition “commerce équitable et agroécologie. Ces trophées récompensent les plus belles démarches de transition développées grâce au commerce équitable dans les filières agro-alimentaires. Ils illustrent ainsi le rôle d’accélérateur de transition agroécologique du commerce équitable et les bénéfices socio-environnementaux dont il est porteur. En France comme en Afrique de l’Ouest, l’accès à des marchés stables et rémunérateurs, garantis par le commerce équitable, permet à des collectifs de producteurs et productrices de développer des innovations sociales et environnementales pour répondre aux enjeux du changement climatique. Alors que ce dernier exacerbe l’instabilité des prix comme des rendements et fragilise toujours plus les agriculteurs, le commerce équitable, basé sur la coopération entre les acteurs des filières, crée un environnement économique sécurisant et propice à l’innovation et à la transition.

Résultats : nos 8 lauréats décarbonent leurs modes de production, préservent les forêts tout en générant des revenus, luttent contre la déforestation, et investissent dans la régénération de la fertilité des sols et la préservation de la biodiversité, etc.

  • Catégorie Biodiversité :
    • Coopérative ECAM, en route vers la conversion bio, Côte d’Ivoire, production de cacao
    • Union de coopératives Agribio Union, Sols préservés et biodiversité renouvelée : AgriBio Union accompagne les céréaliers bio du Sud Ouest
    • Volailles Bio de l’Ouest : la biodiversité au coeur des élevages, Pays de la Loire
  • Catégorie Climat :
    • Préserver les forêts pour émanciper les femmes avec la Fédération Nununa, Burkina Faso, karité
    • Paysans de Verdelot : relever le défi climatique et cultiver le bon sens paysan, Ile de France, céréales
  • Catégorie Égalité femmes-hommes :
    • Les Global Mamas tissent le lien entre transition sociale et écologique, Ghana, artisanat
  • Catégorie Préservation des ressources
    • La COOPAKE mise sur l’indépendance énergétique pour préserver les ressources naturelles, Burkina faso, noix de cajou et mangues
    • Produire des fruits et légumes bio avec moins d’eau ? La coopérative Uni-Vert relève le défi : Sud Est, fruits et légumes
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A propos de Commerce équitable France

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L’OMT enclenche l‘UN NetZero Facility’ pour financer l’action climatique dans le tourisme

unwto-shakes-up-financing-for-tourism-climate-action-with-un-netzero-facility.jpg L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), en collaboration avec NOAH Regen, continue de faire avancer les efforts pour repenser le financement du tourisme en lançant le mécanisme ‘UN  Net Zero Facility’ et l’écosystème ‘Re-PLANET Capital Fund’. Le lancement est intervenu le 14  novembre 2023 à l’Office des Nations  Unies à Genève. C’est un tournant dans la campagne engagée mondialement pour lutter contre les changements climatiques suite à l’adoption de l’Accord de Paris par 196 parties. capture_d_e_cran_2023-11-25_a_18_15.07.png

Une nouvelle ère de gouvernance dans la finance

Le dispositif ‘UN NetZero Facility’ et l’écosystème ‘Re-PLANET Capital Fund’ marquent l’entrée dans une nouvelle ère pour la gouvernance de la finance mondiale. Cette initiative porteuse de transformation vise à débloquer la valeur carbone, en intégrant les concepts comme celui du carbone bleu et les modèles d’économie circulaire. L’écosystème doit être un catalyseur de changement positif dans les secteurs de l’économie bleue et de l’économie verte, en faisant de la régénération non seulement un impératif écologique, mais aussi un effort lucratif. La boussole qui oriente notre action, c’est la transformation du tourisme pour en faire une activité sobre en carbone ; fixons-nous comme but d’arriver à zéro émission nette d’ici 2050 et que notre progression soit placée sous le signe de la prospérité et de la santé de notre planète. Les principales caractéristiques du cadre sont :
  • Un écosystème de financement mixte : approche reposant sur la collaboration et qui consiste à regrouper diverses sources de financement, posant des bases solides pour affronter les défis pressants liés au climat
  • Technologie des chaînes de blocs : recours à la technologie des chaînes de blocs, économe en énergie, pour assurer la transparence de la mobilisation et du transfert de fonds, grâce à un suivi en temps réel et des comptes rendus
  • Transparence et principe de responsabilité : engagement à des niveaux sans précédent de transparence, de reddition de comptes et d’auditabilité, assurant la traçabilité des fonds depuis le début et jusqu’à l’exécution.
La Déclaration de Glasgow sur l’action climatique dans le tourisme dépasse les 500 signataires
La Déclaration de Glasgow sur l’action climatique dans le tourisme dépasse les 500 signataires

L’annonce du lancement

La Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG), Tatiana Valovaya, a déclaré : « ‘UN NetZero Facility’ a été conçu pour faire écho au Programme 2030, qui montre l’interdépendance entre le bien-être de l’humanité et la santé de la planète. »
Le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a expliqué : « La boussole qui oriente notre action, c’est la transformation du tourisme pour en faire une activité sobre en carbone ; fixons-nous comme but d’arriver à zéro émission nette d’ici 2050 et que notre progression soit placée sous le signe de la prospérité et de la santé de notre planète. »
Frédéric Degret, le PDG de Noah, a ajouté : « Nous sommes à un tournant. ‘Re’planet Capital Fund’, en conformité avec l’article 9 du Règlement SFDR, n’est pas seulement un fonds : c’est un catalyseur de changement, pour que les investisseurs contribuent à une croissance durable. »
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Un modèle de financement mixte

Le fonds d’affectation spéciale pluripartenaires de l’OMT, à l’intérieur du système des Nations Unies, offrira des services de conseil et des dons en vue d’accélérer les progrès accomplis à l’échelle mondiale pour parvenir à zéro émission nette de carbone. ‘UN NetZero Facility’ s’appuiera sur un modèle de financement mixte et mobilisera des investissements à l’appui de la transition vers une économie consciente de l’enjeu climatique. Le mécanisme ‘UN NetZero Facility’ et l’écosystème ‘Re-PLANET Capital Fund’ traiteront certaines des questions climatiques à plus forte intensité de capital, telles que la qualité et l’intégrité des crédits carbone, la dynamique réglementaire et du marché, et la monétisation des crédits carbone et fondés sur la nature souverains.
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  • NOAH Regen : L’océan est notre plus grand allié contre le changement climatique. Et la nécessité de construire une économie bleue régénérative n’a jamais été aussi urgente. Mais le manque de financement efficace pour le climat et la traçabilité de l’impact freine les nations océaniques – dont beaucoup sont de petits îlots – d’investir dans leurs transitions écologiques. C’est pourquoi NOAH construit les cadres de financement innovants et les outils numériques nécessaires pour développer efficacement et équitablement la régénération des océans.
  • https://www.noah.blue/

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Planter un milliard d’arbres ! Un objectif qui soulève quatre problèmes majeurs.

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En déplacement dans le Jura, le Président de la République accompagné de deux ministres, Christophe Béchu et Marc Fesneau, est venu insister sur son objectif de planter un milliard d’arbres. Un objectif symbolique qui soulève quatre problèmes majeurs. Décryptage par l’association Canopée.

Reforestation : Les ONG humanitaires à l’assaut des causes environnementales

L’action des ONG humanitaires ne se limite pas à porter des sacs de riz comme on a pu le voir dans les années 80. Leur action est désormais transversale, et la reforestation de zones défavorisées poursuit plusieurs objectifs : agir contre le réchauffement climatique tout en fournissant aux communautés locales un moyen de subsistance. Surtout en Afrique. Mais pour certaines ONG, les difficultés de levées de fonds peuvent mettre en péril leurs opérations.

Pourquoi interdire l’utilisation de l’eau de pluie dans les toilettes ?

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Peut-on encore se passer de l’eau de pluie dans la maison ?

L’IFEP, syndicat des Industriels français de l’eau de pluie, demande un éclaircissement sur le décret du 29 août 2023 réglementant la réutilisation des eaux usées et de l’eau de pluie
  • Un chiffre : une chasse d’eau représente 4,5 litres, soit 3 bouteilles d’eau.

    En période de tension sur l’eau potable, l’utilisation responsable de chaque ressource est primordiale.
Depuis sa parution, le décret a ouvert la voie à de nombreuses réactions et interprétations sur la possible interdiction de l’utilisation de l’eau de pluie dans les toilettes. Véritable retour en arrière, il semble mettre en péril 15 ans de travail des acteurs du secteur pour en faire une pratique durable et responsable. En tant qu’expert en ce domaine, le syndicat créé en 2007 fait face à de nombreuses sollicitations des professionnels et des particuliers très inquiets, et se voit contraint de porter un recours contentieux devant le Conseil d’État pour contester ce décret qui semble aller à contresens des défis de l’urgence climatique.
Pour Thomas Contentin, Président de l’IFEP : thomas.jpgPriver les citoyens et les entreprises de l’utilisation de l’eau de pluie dans la maison et les bâtiments, notamment dans les toilettes, est une mesure difficilement compréhensible à l’heure où l’économie d’eau potable est un défi crucial. L’IFEP est déterminé à défendre l’utilisation responsable de l’eau de pluie”.
Alors que la préservation de la ressource en eau est devenue LA priorité grâce à une prise de conscience collective, il est désormais temps de passer à l’action pour une gestion plus durable des ressources en eau. Un décret difficilement compréhensible – La parution de ce décret fin août a laissé nombre de professionnels dubitatifs quant à sa portée et à sa nature. Les interrogations et inquiétudes exprimées sont malheureusement restées sans réponses précises ni étayées de la part des Ministères signataires du décret. Face à cette menace directe sur le bien fondé de l’utilisation de l’eau de pluie pour les toilettes, l’IFEP, accompagné du cabinet Huglo-Lepage pour le volet juridique, a décidé de porter un recours contentieux devant le Conseil d’État demandant l’annulation de ce décret difficilement compréhensible. L’eau de pluie, une ressource mise en péril – L’IFEP souligne la contradiction flagrante entre la volonté générale d’économiser de l’eau et l’interdiction d’utiliser l’eau de pluie dans la maison. “Peut-on encore se passer de l’eau de pluie dans les toilettes ?” interroge Thomas Contentin, Président du syndicat. Une pratique pourtant facilement déployable, prisée du particulier et qui répond en partie aux enjeux pour la ressource. Cette aberration d’utiliser de l’eau potable pour de tels usages est exacerbée par la perspective de l’élaboration de nouveaux textes défavorables à la pratique qui seraient en cours de rédaction pour une mise en application prochainement. Sensibiliser et mobiliser – L’IFEP, conscient de l’incompréhension croissante autour de l’interdiction d’utiliser l’eau de pluie dans la maison, lance un appel afin de lever le voile sur les possibles mésinterprétations de cet usage. En période de tension sur l’eau potable, l’utilisation rationnelle de chaque ressource est primordiale. Les membres de l’IFEP souhaitent faire valoir leurs inquiétudes légitimes et sensibiliser sur le retour en arrière que représenterait cette décision du gouvernement, à contre-courant du Plan Eau paru en mars dernier aux ambitions pourtant modestes.

A propos de l’IFEP

capture_d_e_cran_2023-11-23_a_21.05_27.png Le syndicat des Industriels Français de l’Eau de Pluie regroupe des entreprises impliquées dans la mise à disposition de solutions de valorisation de l’eau de pluie à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments, de gestion des eaux excédentaires à la parcelle par infiltration ou par rejet à débit calibré en dehors de la parcelle. Structuré autour de commissions au sein desquelles sont traitées les questions inhérentes à l’ensemble de la profession, l’IFEP favorise les rencontres et échanges entre professionnels, moteur d’une bonne connaissance des actualités du secteur notamment en termes de politique et réglementation. Membre de l’UIE, Union des Industriels et Entreprises de l’Eau, l’IFEP présent sur les sujets techniques, politiques et juridiques participe activement à la réalisation d’outils de communication, de formation et de diffusion de bonnes pratiques.

 

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Ceux Qui Font Demain pour la planète !

Depuis sa création en 2016, la Fondation Terre Solidaire rassemble des personnes désireuses de s’investir en faveur de la transition et d’apporter des réponses aux enjeux du futur de la planète. Elle a initié en 2020 une rencontre annuelle baptisée #CQFD pour la planète dont trois éditions ont déjà eu lieu. Plus qu’une simple conférence, il s’agit d’une invitation à la réflexion et au débat, un forum dédié au partage et à la diffusion des savoirs et des expériences, favorisant l’émergence de nouvelles idées. En donnant de la visibilité aux acteurs qui contribuent à envisager un monde plus soutenable et juste pour tous et toutes, cela favorise l’accélération de la transition vers un nouveau modèle de développement. Cette 4ème édition souhaite donner la parole à des acteurs engagés pour un nouvel art de vivre au service de la planète, dans des domaines variés comme la cuisine, la culture, le tourisme et le sport.

Le Green Friday revient le 24 novembre : “Black Friday, la course vers la défaite”

capture_d_e_cran_2023-11-23_a_18.09_47.png Depuis six ans, le Green Friday lutte contre le Black Friday et le consumérisme qu’il représente. Devenu un véritable rendez-vous populaire, le mouvement prend chaque année de l’ampleur et regroupe 500 structures engagées. Alors que les manifestations du réchauffement climatique sont de plus en plus visibles et que la crise écologique est une des premières préoccupations des Français, le Collectif Green Friday intensifie sa lutte et prépare une nouvelle édition haute en couleurs. A travers une campagne digitale et une multitude d’événements prévus le jour J dans toute l’Europe, le Collectif souhaite dénoncer les impacts négatifs de cette consommation déraisonnée et sensibiliser à des alternatives qui prennent soin de la planète. Moins… mais mieux ! capture_d_e_cran_2023-11-23_a_19.22_04.png Le Black Friday est un grand jour de promotions exceptionnelles cherchant à faire acheter le plus possible. Derrière une simple opération de promotions, il représente la promesse du bonheur par la consommation, au détriment de toutes les alarmes planétaires et sociales. Des objets souvent inutiles, de mauvaise qualité et dont l’impact sur la planète sera bien réel. Le collectif du Green Friday défend l’idée que ce consumérisme n’est pas une fatalité. Il refuse le postulat d’une croissance à tout prix, et défend l’éco-conception, la réparation et le réemploi solidaire. Copie-de-Copie-de-Copie-de-Nos-Associations-Beneficiaires-1-300x300.png

L’acte d’achat est un choix fort, et pas toujours une nécessité. Il existe de nombreuses alternatives de consommation, plus responsables.

cropped-Green-Friday_Logo_Officiel-e1594048932842.png Le Collectif fédère aujourd’hui plus de 500 entreprises et associations qui œuvrent pour une activité équitable, durable, responsable, circulaire ou pour l’insertion par l’activité économique. En devenant adhérentes au Green Friday, les entreprises s’engagent :
  • à ne pas proposer de réductions à leurs clients le jour du Black Friday
  • à reverser 10 % de leur chiffre d’affaires de cette journée au profit d’associations engagées
  • Les associations adhérentes s’engagent quant à elle :
    • à organiser un ou plusieurs événements de sensibilisation à la consommation responsable
    • ou à faire une action pédagogique sur l’impact de la consommation et les alternatives responsables.

Retour sur l’édition 2022

L’année dernière, de nombreux événements ont été proposés dans toute la France par les associations adhérentes (ateliers de réparation, de couture, de fabrication à partir de récup …). Les entreprises adhérentes ont pu reverser un montant total de 19 971,87€ aux associations sélectionnées par le collectif : e-graine, HOP / Halte à l’Obsolescence Programmée, RespectOcean et Zero Waste France. Le Collectif Green Friday présente une bande dessinée sur le Green Friday ! Le collectif a également diffusé une grande campagne de communication, publié une bande dessinée sur la surconsommation et piloté une étude sur les comportements d’achat des Français.e.s lors du Black Friday.

Edition 2023 : “Black Friday, la course vers la défaite”.

3-1024x1024.png Les manifestations on ne peut plus visibles du réchauffement climatique de cet été nous ont montré l’urgence de continuer le combat. Le mouvement continue à prendre de l’ampleur et nous sommes heureux de faire une nouvelle édition 2023 haute en couleurs !” Jean-Paul Raillard, Président du Green Friday et de la Fédération Envie. Devenu un symbole de la lutte contre la surconsommation, le Collectif souhaite aujourd’hui plus que jamais intensifier ses moyens de sensibilisation afin d’avoir plus d’impact sur le long terme. 1-1024x1024.png Grâce à l’étude menée en partenariat avec Harris, nous avons pu relever plusieurs axes d’amélioration pour l’édition 2023. Par exemple, l’étude nous montre une ambivalence des Français-es avec d’un côté une volonté de faire des efforts, mais pour autant de profiter également du Black Friday pour des raisons économiques. Il serait donc important d’insister sur la possibilité d’accéder aux biens de consommation courante par de réelles alternatives responsables (réparation, réemploi, éco-conception). La consommation ne doit plus être vue comme un loisir, une distraction mais une réponse à des besoins identifiés par le consommateur ! Nous avons également constaté que 7 Français-es sur 10 pensent que le Green Friday est une méthode de marketing ou de greenwashing, malgré la sincérité et la fermeté de nos discours. Cela souligne l’importance de mieux préciser les contours de notre message : nous luttons pour la fin du Black Friday et ce qu’il représente (une consommation effrénée et destructrice), et pour des alternatives qui prennent soin de la planète et du vivant dans son ensemble”. continue Jean-Paul Raillard. 2-1024x1024.png Pour cette année, le Collectif a imaginé une grande campagne pour dénoncer les impacts négatifs engendrés par le Black Friday en reprenant les codes des compétitions sportives en lien avec l’actualité, à quelques mois des Jeux Olympiques.
Les J.O font beaucoup parler pour de nombreuses raisons (notamment écologiques), et il nous semblait judicieux de rappeler qu’en cette fin d’année, le Black Friday mérite beaucoup de médailles, mais pas de quoi en être fier” précise le Collectif.
capture_d_e_cran_2023-11-23_a_19.56_21.png Le Collectif a également décidé de laisser les entreprises verser les 10% de leur chiffre d’affaires du jour à l’une des deux associations choisies par le Collectif ou celle de leur choix, à condition de respecter les valeurs du Green Friday. Les inscriptions pour les demandes d’adhésions pour l’édition 2023 sont ouvertes, avec une cotisation à partir de 60 euros. Une fois le formulaire complété et la demande d’adhésion validée, chaque entreprise ou association reçoit un KIT de communication pour les aider à maximiser la visibilité de sa campagne. Les cotisations servent à faire vivre l’association, à prendre du temps pour construire des campagnes créatives et efficaces et aider à sensibiliser le plus grand nombre.
MANIFESTE GREEN FRIDAY
MANIFESTE GREEN FRIDAY

A propos des membres du Collectif

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  • Altermundi : Les boutiques Altermundi proposent une autre façon de consommer. Dans une démarche de commerce responsable, Altermundi propose le meilleur des marques éthiques, responsables et Made in France. Retrouvez dans ses concept-stores une sélection de produits design et eco-friendly. Art de vivre, maison, mode ou enfant… Altermundi propose une gamme complète d’objets et d’articles, fabriqués dans le respect des hommes et de l’environnement. Quelques chiffres : 12 boutiques 1 e-shop, 100 fournisseurs de produits durables, création en 2003 à l’initiative du Groupe SOS.
    • www.altermundi.com / @Altermundi
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  • ENVIE : Créé en 1984, Envie est précurseur de l’économie sociale et solidaire. Aujourd’hui, Envie est un réseau de 52 entreprises d’insertion qui poursuit au quotidien sa dynamique d’innovation au service de la réparation et de la réutilisation d’appareils électriques et électroniques, de la collecte et de la valorisation des déchets, et de l’inclusion au cœur des territoires. Quelques chiffres de l’année 2022 : 3708 collaborateurs dont 2790 en parcours d’insertion / Près de 150 000 appareils électroménagers rénovés et remis sur le marché / Plus de 168 990 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques collectées..
  • www.envie.org / @Envie_org
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  • REFER : Le REFER est un réseau qui fédère 53 Ressourceries et Recycleries en Ile-de-France. Ces associations œuvrent au quotidien pour redonner une seconde vie aux objets. Par la collecte, la valorisation, la vente solidaire et le don des biens qu’elles collectent, elles allient une double action pour l’environnement et les solidarités. Le REFER défend une vision non lucrative et non concurrentielle du réemploi. Une vision où action sociale, solidarité et écologie sont intrinsèquement liées. Quelques chiffres : 1573 salarié·es, plus 5000 tonnes réemployées chaque année.
  • www.reemploi-idf.org / @REEMPLOI_IDF
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  • EMMAÜS FRANCE : Emmaüs est né il y a 73 ans pour trouver, avec les personnes victimes de phénomènes d’exclusion, les solutions qui leur permettent de redevenir acteur de leur vie. Fidèle à la volonté de l’abbé Pierre, Emmaüs est devenu à la fois une fabrique d’innovations sociales et de solidarités pour aider des publics en situation de grande précarité, et un front engagé et militant en faveur d’une société plus humaine et plus juste. Dans une société largement dominée par le profit, l’individualisme et le consumérisme, les valeurs qui animent le Mouvement sont avant tout humanistes. Elles placent le projet social et la solidarité bien avant la logique économique. Loin des dispositifs traditionnels de charité et d’assistanat, la possibilité pour chacun de prendre sa vie en main et la dignité sont les leviers du modèle Emmaüs pour remettre debout les accidentés de la vie.
  • https://emmaus-france.org
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  • RESSOURCES : La fédération RESSOURCES représente les entreprises sociales et circulaires du secteur de la réutilisation des biens et des matières. Elle défend les intérêts de ses membres et les accompagne dans la création de valeurs économiques, sociales et environnementales. Pionnières, les entreprises d’économie sociale mettent en œuvre depuis longtemps les principes de l’économie circulaire. Par leurs activités, elles allient impact social, service durable à la collectivité et préservation de l’environnement ; création d’emplois locaux durables et prévention des déchets.
  • www.res-sources.be/fr
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  • RREUSE : S’appuyant sur l’expérience de ses membres, RREUSE vise à garantir des politiques européennes favorables au développement de l’économie circulaire et sociale, des partenariats innovants et le partage des meilleures pratiques pour développer des modèles commerciaux inclusifs et circulaires à travers l’Europe et au-delà. Les membres de RREUSE emploient des personnes en situation de risque d’exclusion socio-économique et contribuent à leur réinsertion sur le marché du travail. De plus, ils remettent en marché des produits de seconde main à des prix abordables, fournissant ainsi des articles essentiels aux personnes à faible revenu.
  • https://rreuse.org/

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COP28 : un an après la percée sur les « pertes et dommages » en Egypte, pays riches et pays pauvres toujours divisés

Les conséquences de la tempête Daniel à Derna, dans l'est de la Libye, en septembre 2023.
Les conséquences de la tempête Daniel à Derna, dans l’est de la Libye, en septembre 2023.
Lisa Vanhala, UCL

L’an dernier, lors du sommet de la COP27 à Charm el-Cheikh, en Égypte, l’accord visant à constituer un fonds pour les « pertes et dommages » avait été salué comme une avancée majeure, sur l’un des sujets les plus difficiles des négociations climatiques.

Au cours de cette édition – frustrante par ailleurs – cette décision de novembre 2022 actait le fait que les pays les plus pauvres et les moins émetteurs ont besoin d’aide pour faire face aux conséquences du changement climatique. Et surtout, tentait timidement de déterminer qui doit payer.

En 2023, d’autres records météorologiques extrêmes ont été battus. Des pluies torrentielles ont provoqué des inondations qui ont emporté une ville entière en Libye, tandis que des feux de forêt ont ravagé des pans entiers du Canada, de la Grèce et de l’île hawaïenne de Maui.

Alors que ces événements deviennent monnaie courante partout dans le monde, la nécessité d’un fonds efficace, pouvant être mis en place rapidement pour aider les personnes les plus vulnérables au changement climatique, se fait de plus en plus pressante. Mais un an après les négociations, le fonds ne s’est pas encore concrétisé comme l’espéraient les pays en développement.

J’écris un livre sur la gouvernance des Nations unies en matière de pertes et dommages, et je suis les négociations depuis 2013. Voici ce qui s’est passé après le départ des négociateurs de Charm el-Cheikh, et voici ce qu’il faudra surveiller lorsqu’ils reviendront, cette fois à Dubaï, pour la COP28.

De grandes questions en suspens

De nombreuses questions ont été soulevées et laissées en suspens à Charm el-Cheikh. Parmi elles : qui alimentera ce nouveau fonds ? Où sera-t-il situé ? Qui aura le pouvoir de le gérer ? Et qui aura accès au financement, et surtout qui n’y aura pas accès ?

Un comité transitoire composé de 14 membres issus de pays en développement et de 10 membres issus de pays développés a été nommé par les Nations unies pour débattre de ces questions après la COP27. Le comité s’est réuni régulièrement au cours de l’année écoulée, mais lors de sa quatrième réunion à la fin du mois d’octobre, qui devait être la dernière session, des questions importantes concernant le fonds, comme la question de savoir qui devrait l’héberger et l’administrer, sont restées en suspens. Les discussions ont été interrompues, sans qu’aucun accord n’ait été trouvé.

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Début novembre, moins d’un mois avant la COP28, une cinquième réunion organisée à la hâte a présenté aux membres de la commission un texte bricolé par les deux coprésidents sud-africain et finlandais, sous la forme d’un accord à prendre ou à laisser. Les pays en développement ont accepté que le fonds soit hébergé par la Banque mondiale pour une période intérimaire, malgré des réserves.

Les pays développés se sont également opposés au texte final. Les États-Unis voulaient ajouter l’adjectif « volontaire » à toute mention des contributions au fonds. D’autres ont fait valoir que le groupe des contributeurs au fonds devrait être élargi pour inclure certains pays en développement, tels que l’Arabie saoudite, ainsi que des sources de financement privées. Ces objections ont été notées mais le texte a été adopté sans elles.

Ces recommandations doivent maintenant être approuvées lors de la COP28, qui débute le 30 novembre. Comme près de 200 pays doivent se mettre d’accord sur ces dispositions et que le mécontentement est généralisé, le processus ne sera sans doute pas simple.

La Banque mondiale sous le feu des critiques

Les pays en développement se sont montrés sceptiques du choix de la Banque mondiale comme hébergeur potentiel du fonds, et ce pour plusieurs raisons.

De nombreux délégués s’inquiètent de la réputation de la Banque, et notamment de la prédominance des pays développés parmi les donateurs, de l’accent mis sur l’octroi de prêts plutôt que de subventions, et du manque de sensibilité au climat dans les opérations de la Banque. Il est probable que ces inquiétudes resurgissent à Dubaï.

Les États-Unis sont le principal actionnaire de la Banque mondiale et, traditionnellement, le président de la Banque est un citoyen américain nommé par Washington. Les petits États insulaires en développement – parmi les plus vulnérables au changement climatique en raison de l’élévation du niveau de la mer – ont plaidé en faveur de l’abandon du modèle donateur-bénéficiaire, avec tous les déséquilibres de pouvoir habituels, au profit d’un partenariat fondé sur un engagement commun en faveur de la protection de la planète.

Cela nécessitera une réforme partielle ou totale de la Banque mondiale – et certains affirment que c’est déjà en cours sous la direction de son nouveau président. Mais le fait d’héberger le fonds au sein de la banque donnerait encore aux pays donateurs une influence disproportionnée, malgré les recommandations du comité de transition, selon lesquelles le conseil d’administration du fonds devrait être composé d’une majorité de membres des pays en développement.

Un homme passe devant un bâtiment dont l’extérieur porte l’inscription World Bank Group
Les quartiers généraux de la Banque mondiales se situent à Washington. The Bold Bureau/Shutterstock

Autre sujet de préoccupation : les frais de fonctionnement des fonds hébergés par la Banque mondiale sont élevés. Un membre du conseil d’administration d’un autre fonds hébergé par la Banque mondiale a suggéré que les frais administratifs facturés par la banque augmentent et absorbent une part plus importante de l’aide en question. Cela pourrait signifier que, pour 100 milliards de dollars offerts aux pays et aux communautés frappés par une catastrophe, la Banque mondiale en conservera 1,5 milliard. Ce qui sera difficile à justifier pour une institution qui continue à financer l’industrie pétrolière et gazière climaticide par ailleurs.

Les types de financement mis à disposition par le fonds devront donc être en contradiction avec le mode traditionnel de financement des prêts de la banque, en offrant des subventions et d’autres formes de prêts à des conditions très favorables. Les pays en développement ont toujours soutenu que le financement des pertes et dommages ne devait pas alourdir le fardeau de la dette d’un pays en développement.

Le texte adopté prévoit que le fonds pour les pertes et les dommages « sollicitera des contributions financières », les pays développés étant censés « prendre l’initiative » de celles-ci. Les pays en développement souhaitent que les pays développés – en tant que plus grands émetteurs historiques – fournissent le financement, mais les pays riches se sont opposés à toute idée selon laquelle ils auraient une obligation de payer.

Au contraire, en faisant les bons discours sur le financement du climat, les pays développés peuvent, à court terme, se faire passer pour des bons élèves en se contentant de « relooker » les formes existantes de financement du climat ou l’aide au développement, plutôt que d’offrir de nouveaux fonds.

Le tabou de la compensation

Une chose que vous n’entendrez probablement pas à la COP28, c’est le mot « compensation ». Alors que les rédacteurs en chef des médias adorent les titres sur les réparations, la responsabilité et les compensations lorsqu’ils parlent de pertes et de dommages, et que l’augmentation des affaires judiciaires liées au climat rend nerveux les gouvernements et les entreprises émettrices, ce langage est encore totalement absent des discussions sur la question dans le cadre des négociations.

En fait, des recherches ont montré que les références à l’indemnisation dans les déclarations des États à l’ONU ont considérablement diminué après l’établissement du mécanisme sur les pertes et dommages en 2013. Les petits caractères de l’accord de Paris de 2015 indiquaient en effet que les pertes et dommages n’étaient « pas une base de responsabilité ou d’indemnisation ».

J’ai remarqué l’émergence d’un tabou autour de ce terme au sein du processus de la COP. Au lieu de l’utiliser, les pays optent de plus en plus pour des termes tels que « solidarité » comme base de financement. Ces choix de mots montrent où se trouve le pouvoir.

Certains pays développés continuent d’accroître leur production de combustibles fossiles.
Certains pays développés continuent d’accroître leur production de combustibles fossiles.

Tout ceci nous incite à la prudence à l’approche de la COP28. Les principaux accords sur les pertes et les dommages n’ont jamais tenu leurs promesses en raison des changements de forum bureaucratiques (déplacement des sujets vers des lieux extérieurs à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), des retards et de l’insuffisance des ressources. Le fonds d’adaptation a été créé en 2001 mais n’a approuvé son premier financement qu’en 2010.

Comment répondre au besoin urgent de soutien des communautés et des pays vulnérables, alors que le rythme des progrès dans les négociations sur le changement climatique est au mieux glacial, et tend à être particulièrement lent et peu ambitieux sur le financement des pertes et dommages ?

Lors de la COP28, la concrétisation du fonds pour les pertes et dommages sera un test décisif pour la légitimité de l’ensemble du régime de négociation sur le changement climatique.

Lisa Vanhala, Professor of Political Science, UCL

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Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

Black Friday : 10 associations s’unissent pour en finir avec la fast-fashion

capture_d_ecran_2023-11-23_095735.png 18238d59-b58a-4fdf-ac4c-7b476624aace.jpg Des activistes du collectif le Bruit qui court, accompagnés d’Alternatiba Paris et d’une coalition de 8 associations (Action Aid France, Les Amis de la Terre France, Emmaüs France, Fashion Revolution France, France Nature Environnement, Halte à l’Obsolescence Programmée, Max Havelaar France et Zero Waste France) ont mené une action contre la fast-fashion et ses impacts aujourd’hui, aux Halles, dans le centre de Paris. À l’occasion du Black Friday, ils et elles ont mené une performance artistique pour visibiliser les atteintes aux droits humains et à l’environnement provoquées par l’industrie de la mode. Cette performance s’inscrit dans le cadre d’une campagne qui vise à interpeller le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, pour lui demander la mise en place d’une loi contraignant les marques à respecter les droits humains et l’environnement. img_20231123_140057_270.jpg Alors qu’au Bangladesh, deuxième pays exportateur de textile au monde, les travailleuses et travailleurs du secteur se sont révoltés ces dernières semaines contre leurs salaires indécents et ont été réprimés dans la violence par le gouvernement, en France, une grande coalition vient d’être lancée pour demander un encadrement de l’industrie de la mode et en particulier des enseignes de fast-fashion. img_20231123_140103_217.jpg Ce 23 novembre, aux Halles, les activistes ont proposé une performance artistique, étendant en rythme des vêtements sur des cordes à linge ; vêtements sur lesquels on pouvait lire les messages : “victimes de la mode” ou encore “nous consommons leur exploitation”, maculés de liquide rouge et noir, symbolisant les violations de droits humains et les atteintes à l’environnement liées à la production démesurée de vêtements. img-20231123-wa0003.jpg La mobilisation s’est étendue dans plusieurs villes en France : à Paris, Lyon, mais aussi à Dijon, à Rouen ou dans la Drôme avec des collages d’affiches sur des vitrines dénonçant notamment les impacts environnementaux et sociaux de Shein, Primark, H&M et Zara. img-20231123-wa0001.jpg

Il faut lutter contre les abus de la fast-fashion » Bruno Le Maire aux Université d’été de l’économie de demain 2023

Depuis mardi, la coalition appelle les citoyens à se mobiliser en ligne pour exiger que Bruno Le Maire et le gouvernement agissent, enfin, face aux problématiques sociales et environnementales posées par la fast-fashion. Alors que cet été il avait annoncé vouloir “lutter contre les abus de la fast-fashion”, des mesures ambitieuses se font toujours attendre. À noter l’absence de la prise en compte du secteur de la mode au sein de la planification écologique qui semblait pourtant être le cadre parfait afin d’amorcer une transition durable au sein d’un secteur en difficulté économique. 10 ans après l’effondrement du Rana Plaza, cette semaine de mobilisation vise à dénoncer une industrie textile de plus en plus insoutenable. La surproduction croissante du secteur aggrave toujours plus les conditions de production, les pollutions engendrées et les déchets générés ; si bien que le secteur textile représente désormais jusqu’à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (United Nations Climate Change, 2018), et 26 % en 2050 si le rythme actuel d’augmentation des volumes de production se poursuit (Ademe, La Mode sans dessus-dessous, 2022.). 150 milliards de vêtements sont produits chaque année dans des conditions qui ne respectent pas la dignité humaine : salaires très en deçà des minimums vitaux, travail forcé (ou), travail des enfants, journées de seize heures, heures supplémentaires non rémunérées… Ainsi, au Bangladesh par exemple, où plus de 4 millions de travailleuses et travailleurs confectionnent des vêtements pour des marques très majoritairement occidentales, le salaire minimum du secteur, qui vient d’être augmenté suite à des manifestations historiques, est de 105 euros (12 500 takas), l’un des plus faibles au monde. Le salaire minimum vital est pourtant estimé à 497 euros dans ce pays. Ces violations touchent surtout les femmes, qui représentent 80% de la main-d’œuvre du secteur. french_whitepaper_2020.pdf En moyenne, une personne consomme 40% de vêtements de plus qu’il y a 20 ans et les conserve moitié moins longtemps. Une fois jetés, ces vêtements ne parviennent pas toujours à être orientés vers des filières de réemploi, en raison de leur mauvaise qualité. Et les solutions de recyclage ne sont pas suffisamment performantes et/ou développées : moins de 1 % des fibres utilisées pour produire des vêtements est recyclé en vêtements neufs. À toutes les étapes, l’impact environnemental est majeur : la fabrication de textiles relâche des produits chimiques dans l’eau, de même que des microplastiques tout au long de l’utilisation des produits puis à leur fin de vie. Face à ce constat alarmant, le gouvernement français a le pouvoir et le devoir de réagir en obligeant les marques à changer profondément leurs pratiques et celles de leurs sous-traitants, tout au long de la chaîne de valeur. La solution ne peut et ne doit pas reposer sur les consommateurs, car la problématique est systémique et les marges de manœuvre sont importantes du côté des marques qui engrangent des superprofits. Seule une décision forte du gouvernement passant par une loi contraignante au niveau national aura un effet systémique qui améliorera vraiment les conditions de vie des travailleuses et travailleurs.

Le point de vue des associations du collectif

ActionAid
ActionAid France : “L’exploitation massive de celles et ceux qui fabriquent nos vêtements doit cesser ! Les salaires de misère, les conditions de travail indignes, les cadences infernales, les violences de genre dans les usines doivent cesser ! Que pouvons-nous faire depuis la France ? Soutenir les luttes des travailleuses qui s’organisent au Bangladesh et dans le monde pour demander la dignité, et exiger de nos pouvoirs publics l’encadrement des multinationales de l’industrie.”
Les Amis de la Terre
Amis de la Terre France : “Avec 150 milliards de vêtements produits par an dans le monde, la surproduction de l’industrie textile est devenue une bombe climatique et humaine qu’il est urgent de désamorcer. Face à une industrie devenue experte dans la fabrication de nouveaux besoins de consommation, faire reposer l’action sur le choix des individus ne sera jamais une solution. Nous demandons au gouvernement d’être réellement ambitieux en plafonnant les volumes de production des enseignes de fast-fashion. Pour consommer moins, il faut avant tout produire moins. »
Emmaus France
Emmaüs France : “Nous achetons chaque année près de 48 pièces textiles neuves. Derrière ce chiffre, une production effrénée de vêtements, consommatrice de ressources, émettrice de CO2, qui bafoue trop souvent la dignité des hommes, des femmes et parfois des enfants derrière les machines. Il faut en finir avec les ravages de la fast-fashion, et soutenir la production locale, raisonnée, éco-conçue, et le réemploi des vêtements utilisés.”
Fashion revolution
Fashion Revolution France : “Nous avons produit à ce jour assez de vêtements pour habiller la planète jusqu’en 2100. L’industrie de la mode, et elle n’est pas la seule, s’appuie sur le travail forcé et le travail des enfants. Le droit à un travail justement rémunéré est inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme. Demandons-nous de quelle civilisation nous avons envie !
France Nature Environnement
France Nature Environnement : “Surproduction, produits de mauvaise qualité & dangereux pour la santé, exploitation humaine… L’industrie textile est hors de contrôle et il est urgent de la réguler. Rien qu’en France, chaque année, 700 000 tonnes de vêtements sont jetées, deux fois plus qu’il y a trente ans.”
HOP
Halte à l’Obsolescence Programmée : “La fast fashion est un modèle qui va à l’encontre de l’allongement de la durée de vie des produits et de l’économie circulaire. La production de biens à bas coût, sans respect pour les droits humains, ne pourra jamais être vue comme vertueuse. Elle nous fait croire que ce mode de consommation est possible, viable et nous incite à acheter toujours plus. Mais c’est tout simplement insoutenable ! L’obsolescence accélérée des textiles de mauvaise qualité à bas prix doit cesser.« 
Zerowaste France
Zero Waste France : “La fast fashion, c’est littéralement une mode jetable, qui n’a plus aucune valeur, ni matérielle, ni émotionnelle. De plus en plus de vêtements sont mis en marché chaque année, avec une durée d’utilisation de plus en plus courte et une fin de vie peu enviable. Moins de 10% des textiles et chaussures collectés connaissent une seconde vie en France ; une grande partie est exportée à l’autre bout du monde, où ils finissent brûlés à ciel ouvert ou dans des décharges sauvages ; près d’un tiers est déchiqueté pour faire du rembourrage ou des chiffons ; le reste est incinéré. Il est temps de ralentir et de proposer d’autres modèles de production et de communication.”
Fairtrade Max Haelaar
Max Havelaar France : “Actuellement, les ouvrières du textile au Bangladesh gagnent moins de 100 euros par mois, c’est deux fois moins que la demande des syndicats et que ce qui est nécessaire pour vivre dans des conditions décentes. C’est inacceptable ! Nous soutenons leur combat et réclamons un salaire vital pour ces travailleuses. Il faut s’attaquer aux causes profondes des abus du modèle : les pratiques commerciales et le prix. Les ouvrières n’ont pas le temps pour des demies-mesures, nous demandons au gouvernement des mesures fortes pour enfin respecter les droits des personnes qui fabriquent nos vêtements.”

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Documents joints

Etic – foncièrement responsable livre 7500 m2 aux organisations engagées pour la transition écologique et sociale

Le tiers-lieu WIKIVILLAGE situé au 2 rue Srebrenica, Paris 20e, va bientôt ouvrir ses portes. Des événements célébrant la livraison des différents espaces auront lieu tout au long des 6 prochains mois pour se conclure autour d’une inauguration en bonne et due forme au printemps prochain.
Projection Tiers-lieu WIKIVILLAGE - Paris 20
Projection Tiers-lieu WIKIVILLAGE – Paris 20
Lauréat du concours “Réinventer Paris”, la construction du tiers-lieu WIKIVILLAGE, a réuni les savoir-faire de l’agence DVVD, de l’atelier d’architecture autogéré AAA, des équipes AMO Exploitant d’ETIC – Foncièrement Responsable et du promoteur expert en construction bois REI Habitat. Cet actif est situé en plein cœur du quartier Saint-Blaise (secteur Cardeurs Vitruve). Construit sur un terrain de la SEMAEST, il a notamment pour ambition de redonner un nouvel élan au quartier avec l’arrivée de quarante structures de l’Économie Sociale et Solidaire, et de la transition écologique. Accessible via le tramway L3B par la station “Mairie de Miribel” et les lignes de métro 3 et 9 par les stations “Porte de Bagnolet” et “Porte de Montreuil”, le tiers-lieu WIKIVILLAGE est conçu comme un village urbain vertical. D’une surface de 7500m², cet ensemble se déploie sur 6 étages et se compose de :
  • un espace avec des bureaux partagés pour des organisations de l’ESS de 1 à 25 salariés, sur un total de 1500m², répartis sur 2 étages, pouvant accueillir jusqu’à 150 postes de travail
  • un espace de 3500m² divisé en quelques plateaux de bureaux de 120 à 400 m², répartis sur 3 étages, pouvant accueillir des organisations engagées de 20 à 60 salariés
  • un espace de restauration de 550 m² incluant des espaces de réception et des locaux techniques
  • un espace événementiel de 350m²
  • un espace de commerce de 170m²
  • un espace de fabrication et de création de 1200m²
Le bâtiment dispose également d’une toiture végétalisée dédiée à des projets d’agriculture urbaine, de sensibilisation à la culture de la terre et des initiatives valorisant des circuits courts. Une cour intérieure a également été végétalisée et paysagée avec des terrasses d’étages pour offrir des espaces de détente et de convivialité aux résidents. A ce jour, 63% du tiers-lieu a été attribué à ses occupants, sous forme de Bail en État Futur d’Achèvement. Le reste est en cours de discussion avec des organisations ayant besoin de valider le financement de leurs ameublements avant de pouvoir signer leurs baux. Des visites, ateliers de « co-peinture » et des crémaillères auront lieu à partir du mercredi 13 décembre prochain et s’étaleront sur toute la première partie de l’année 2024, puisque plus d’une dizaine d’organisations fêteront tour à tour leur arrivée dans ce lieu. Ainsi pourront se rencontrer les futurs résidents mais également les habitants et associations du quartier en attendant l’emménagement de toutes les structures et l’inauguration officielle de WIKIVILLAGE en 2024. capture_d_e_cran_2023-11-23_a_16.48_43.png

Un bâtiment à haute performance environnementale

Entièrement construit et aménagé avec du bois, de la structure au mobilier intérieur, cet actif a été conçu avec une démarche limitant les déchets et une stratégie bas-carbone sur toute sa durée de vie. Il a notamment un objectif de consommation de 5 à 10 fois moins énergivore que la moyenne. Pour réduire au maximum son empreinte carbone, une stratégie de confort d’été a été mise en place. Elle pallie à l’absence de climatisation avec l’instauration de dispositifs passifs comme la ventilation double flux, la ventilation naturelle nocturne et des pompes à chaleur réversible alimentées par des panneaux photovoltaïques sur la toiture. Ces systèmes de refroidissement naturel de l’air voient également leurs actions renforcées par l’utilisation de matériaux comme la terre crue et l’installation de brise-soleil et de stores. La production de chauffage et d’eau chaude sanitaire, qui représente actuellement 15 % des émissions de gaz à effet de serre, sera produite par le biais d’une pompe à chaleur air-eau. Elle permettra d’atteindre 19°C par -7°C extérieur et d’avoir un système complètement nul en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Côté consommation d’eau, des toilettes à récupération d’urine ont été mises en place permettant d’économiser 85 % d’eau potable par chasse d’eau, ce qui représente environ 6000 litres d’eau potable par jour économisés. Un partenariat a aussi été mis en place avec TOOPI ORGANICS dans le but de collecter et de valoriser les urines en engrais. capture_d_e_cran_2023-11-23_a_16.53_16.png

Un projet à fort impact social

Dédiée à l’innovation sociale, environnementale et à la résilience urbaine, WIKIVILLAGE accueillera des espaces de travail pour les acteurs de la solidarité. Il sera largement ouvert aux habitants du quartier qui pourront accéder aux espaces commerciaux et d’accueil, et à la terrasse végétalisée. Des discussions sont également en cours avec le Centre Social Saint-Blaise, la régie de quartier et les équipes de développement local EDL pour mettre en place des activités et des initiatives afin de contribuer à la redynamisation du quartier et à la création d’un lien social. Ce projet d’envergure bénéficie du soutien d’AMUNDI Finance & Solidarité, de l’ANRU, de la Banque des territoires, du Crédit Coopératif, de la Caisse d’Epargne AURA, du fonds NOVESS, de la région Ile-de-France et de la Ville de Paris.

À PROPOS D’ETIC

capture_d_e_cran_2023-11-23_a_16.50_28.png En 2010, l’équipe d’ETIC, menée par Cécile GALOSELVA, fut pionnière en France de l’immobilier à impact positif à destination des parties prenantes de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Depuis, elle s’appuie sur son expertise, prouvée et récompensée, pour concevoir, gérer, financer, rénover et exploiter des tiers-lieux dans des bâtiments écoresponsables et financés par des investisseur∙euses solidaires. Les tiers-lieux ETIC rassemblent plus de 170 structures engagées réparties sur toute la France. ETIC est membre de la famille Ethical Property née en 1998 à Bristol et aujourd’hui présente dans une vingtaine de villes en Angleterre, Belgique, Écosse et au Pays de Galles. De cette appartenance découle une solide base organisationnelle et la recherche systématique de l’équilibre du triple bilan (performances sociale, environnementale et financière). ETIC accompagne également de nombreuses organisations souhaitant faire de leur propre projet de tiers-lieu, une réalité. ra_etic_2022.pdf

 

Documents joints

Trophées des Solutions contre la précarité énergétique

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12 millions de Français ont trop froid l’hiver. La situation des ménages en précarité énergétique ne s’améliore pas. Des aides et des solutions existent. Mais ces ménages font encore face à de nombreux freins pour rénover leurs logements et retrouver une qualité de vie saine. L’objectif des Trophées des Solutions contre la précarité énergétique : partager les solutions qui marchent pour les essaimer et les dupliquer partout en France ! Mise en valeur de solutions locales, innovantes, de grande qualité, déjà existantes et qui fonctionnent.