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Stratégie Nationale Biodiversité (SNB) 2030

Comment inverser le déclin de la biodiversité en France d’ici 2030 ?

Une réponse collective face à l’urgence écologique pour préserver et restaurer la biodiversité

La Stratégie nationale pour la biodiversité 2030 est une déclinaison française de l’accord international adopté à Montréal par la COP15. Elle indique le chemin à parcourir pour atteindre les ambitions d’ici à 2050 portées par le cadre mondial de la biodiversité. Elle fixe les objectifs pour la décennie à venir afin de réduire les pressions sur la biodiversité, protéger et restaurer les écosystèmes et susciter des changements en profondeur pour inverser la trajectoire du déclin de la biodiversité. Elle est une réponse collective pour faire face à l’urgence écologique et préserver la biodiversité en France.

td000916-thi5a63.jpg Après un travail d’élaboration, avec des collectivités territoriales et des citoyens, puis une co-construction avec les experts et parties prenantes, cette stratégie nationale a vocation à être déployée sur tout le territoire. capture_d_e_cran_2023-11-27_a_15.28_59.png

Des engagements forts dans la continuité d’un cadre mondial ambitieux

La Stratégie nationale biodiversité 2030 doit permettre la mise en œuvre des engagements de la France exprimés au niveau mondial par : Stratégie nationale biodiversité 2030, vivre en harmonie avec la nature (novembre 2023) Des engagements forts de la France, avec l’Union européenne, pour :
  • réduire de moitié le risque global lié aux pesticides ;
  • restaurer 30 % des écosystèmes terrestres et maritimes dégradés d’ici à 2030 ;
  • protéger 30 % du territoire national, terrestre et marin, dont 10% en protection forte ;
  • réduire de moitié l’établissement des espèces exotiques envahissantes ;
  • stopper l’extinction des espèces due aux activités anthropiques d’ici 2050.
Il est en effet urgent d’agir : dans son évaluation mondiale de l’état de la biodiversité, approuvée en mai 2019, la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a dressé un constat alarmant, alertant sur le fait que « la nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine » – et que « le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier« . capture_d_e_cran_2023-11-27_a_15.28_27.png

Préserver et restaurer le vivant

La Stratégie nationale biodiversité 2030 a pour objectif de stopper puis d’inverser l’effondrement de la biodiversité. Elle concrétise l’engagement de la France en proposant 40 mesures précises autour de 4 axes : réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité, restaurer la biodiversité dégradée partout où c’est possible, mobiliser tous les acteurs, garantir les moyens d’atteindre ces ambitions. Chaque mesure prise s’inscrit ainsi dans une logique de planification écologique et propose un cadre d’actions unifié, avec une trajectoire précise et une visibilité à long terme. Ces mesures permettront d’accompagner les transitions dans les territoires et ce, dans tous les secteurs. Chacune de ces 40 mesures fait l’objet d’une fiche-mesure dédiée, annexée à la présente stratégie. Dossier de presse Stratégie nationale biodiversité 2030 (novembre 2023) Cette Stratégie nationale biodiversité 2030 résulte d’un travail collaboratif conformément aux attentes de la société française, associant citoyens, acteurs territoriaux, experts et parties prenantes. Elle doit permettre la mobilisation, dans l’ensemble des territoires, des citoyens et de toutes les parties prenantes pour permettre à chacun de contribuer aux objectifs de la mise en place de cette stratégie, conformément au cadre mondial de la biodiversité.

 

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3 Commentaires

  1. Comment inverser le déclin de la biodiversité en France d’ici 2030 ?
    La nouvelle Stratégie nationale biodiversité 2030 : les Eco Maires saluent un cadre ambitieux et appuient pour une collaboration étroite avec les communes dans sa mise en œuvre

    Les Eco Maires, membres du Comité national de la Biodiversité, ont pu assister à la présentation de la nouvelle Stratégie pour la biodiversité ce lundi 7 novembre, séance ouverte par la première Ministre, Elisabeth Borne, en présence de Christophe Béchu, Ministre de la transition écologique et de Sarah El Haïry, Secrétaire d’état chargée de la biodiversité. Actant l’état de déclin critique la biodiversité sur le territoire, le gouvernement marque ici son engagement en proposant un cadre volontariste et ambitieux constitué de plus de 200 mesures opérationnelles et concrètes.

    Cette dynamique ne peut qu’être encouragée et résonne de fait avec l’action portée par les Eco Maires depuis plus de trente ans pour accompagner la transition écologique et préserver la biodiversité dans les territoires. L’association a ainsi contribué à la création et à la diffusion des Atlas communaux de la biodiversité en 2010 aux côtés de la LPO et différents acteurs associatifs, un outil participatif proposé aux communes pour établir un inventaire des espèces locales en lien avec les habitants.

    Depuis le lancement de la démarche en 2010, plus de 3500 communes ont pu réaliser leur propre cartographie. Le Ministre Christophe Béchu a eu l’occasion de souligner la richesse du travail de ce travail d’inventaire de terrain et de la nécessité de sa généralisation pour mesurer les évolutions de la biodiversité. Nous appuyons ce constat : la préservation de la biodiversité ne peut se faire sans cartographie, sans suivi et sans implication des acteurs locaux. La diffusion plus large de cette démarche de recensement nécessite cependant d’intensifier le soutien financier aux communes pour sa bonne mise en œuvre.

    La question du financement de cette nouvelle SNB a été un des points importants des discussions et nous saluons la volonté de donner à ce plan les moyens de ses ambitions, avec un budget prévu de 414 millions d’euros par an pour sa mise en œuvre jusqu’à 2030. Plus globalement, le gouvernement prévoit la hausse à un milliard d’euro du budget consacré à la protection de la nature et de l’eau en 2024, un effort louable à poursuivre. Il sera nécessaire de veiller à l’accompagnement des communes, pouvant manquer de compétences et de ressources internes, en matière de financement et de demandes de subventions.

    Jean-Pierre BOUQUET, président de l’association les Eco Maires et maire de Vitry le François rappelle que « la mise en œuvre de cette stratégie, ne pourra se faire sans la pleine collaboration des acteurs de terrain, notamment des élus locaux, en première ligne dans les territoires . Si la SNB fait preuve d’une ambition réelle, soulignons que la crise actuelle appelle à une forte accélération des mesures prises ». En écho avec les déclarations de Madame El Haïry, les Eco Maires appuient donc pour une action forte fondée sur les piliers que sont les territoires et la jeunesse pour impulser une dynamique de long terme et ancrée dans les réalités de terrain.

    Les difficultés rencontrées par les maires face à la complexité de la tâche ont pu être évoqués, conduisant certains à appeler à un ralentissement des impératifs de protection. Si ces obstacles techniques, logistiques et financiers sont réels, n’oublions pas que l’état d’effondrement actuel de la biodiversité appelle à une action d’urgence pour laquelle les élus doivent bien entendu être épaulés et soutenus, notamment dans ls territoires ruraux et en outre-mer. Par ailleurs, la volonté et l’enthousiasme existent dans les communes, comme l’illustrent les nombreuses initiatives de protection de la nature ayant vu le jour ces dernières années. Les collectivités devront donc être en mesure de s’approprier les outils prévus par cette stratégie pour garantir son succès, notamment en intégrant les indicateurs de suivi mesurant l’évolution dans le temps des actions de la SNB.

    Les Eco Maires, forts d’un engagement de plus de trente ans pour la protection de l’environnement dans les territoires, s’engageront pleinement pour la concrétisation des objectifs de la SNB 2030 et souhaitent participer activement aux futures COP régionales mise en place pour accélérer la transition écologique des territoires.

  2. Comment inverser le déclin de la biodiversité en France d’ici 2030 ?
    Avec la moitié du PIB mondial reposant sur des services rendus gratuitement par la nature, les entreprises sont particulièrement exposées aux risques liés à la disparition du vivant. Rupture des chaînes d’approvisionnement, perte de chiffre d’affaires, hausse des coûts de production : les enjeux financiers et économiques sont importants.

    Pourtant, trop d’entreprises sont encore aveugles à ces risques qui pèsent sur la viabilité de leurs modèles d’affaire. La Stratégie nationale Biodiversité 2030 vise ainsi à mobiliser et accompagner les entreprises afin de réduire leur vulnérabilité et leur exposition à ces risques.

    Comme l’a rappelé Sarah EL HAÏRY : « Les entreprises doivent donc prendre en compte ces risques, mesurer leur dépendance aux services écosystémiques rendus gratuitement par la nature et identifier les leviers d’action pour y répondre. » La prise en compte de la nature a été également identifiée comme une source d’opportunités pour un modèle économique durable pour une prospérité future.

    Les entreprises qui souhaitent intégrer la biodiversité dans leur modèle d’affaires peuvent le faire de différentes façons complémentaires. Il existe des outils réglementaires, des cadres internationaux ou encore des systèmes de labélisation de leurs démarches. A chaque entreprise, un outil peut lui permettre de mesurer plus spécifiquement ses impacts et dépendances et d’identifier ses leviers pour les réduire et ses opportunités dans le cadre d’une économie régénératrice.

    Des chefs d’entreprises issus des secteurs les plus exposés au risque biodiversité ont pu témoigner de la façon avec laquelle ils ont intégré la nature dans leur modèle économique. Sylvie JEHANNO, présidente-directrice générale de Dalkia, Marie-Claire DAVEU, directrice du développement durable et des affaires institutionnelles du Groupe Kering, Hervé NAVELLOU, président de L’Oréal France, Philippe ZAOUATI, directeur général de Mirova, Virginie DE CHASSEY, directrice du développement durable et de l’engagement d’entreprise chez Eramet, ont ainsi témoigné de leur vision des dépendances et risques liés au vivant pour leur entreprise, et des moyens mis en œuvre pour limiter ce risque.

    Sarah EL HAÏRY a conclu l’évènement en présentant la démarche qu’elle souhaite construire avec les entreprises des secteurs les plus dépendants de la nature. 6 groupes de travail sectoriels sont ainsi mis en place :

    1. agroalimentaire,
    2. énergie,
    3. textile,
    4. cosmétique,
    5. matériaux,
    6. bâtiment/construction

    Groupes de travail auxquels s’ajoutent 2 groupes transversaux : financement et gouvernance des entreprises.

    Ces groupes de travail seront pilotés par les personnalités qualifiées listées ci-dessous. Ils identifieront les risques auxquels les entreprises sont confrontées dans leur secteur. Ces groupes pourront également identifier les leviers spécifiques que chaque entreprise peut activer dans son secteur.

    L’objectif est d’encourager le plus grand nombre d’entreprises à s’engager à réduire les risques économiques auxquels elles sont confrontées si elles n’intègrent pas la biodiversité dans leur modèle d’affaires. Les résultats de leurs travaux seront présentés lors d’une prochaine édition du « Roquelaure Entreprises & Biodiversité » au premier semestre 2024.

    « Nous sommes à un carrefour : soit l’économie française pivote et se transforme sur la base d’une nature respectée, protégée et restaurée, soit notre économie s’expose à un risque d’effondrement. La vocation des entreprises est de créer de la valeur et de préserver le capital financier, humain et j’ajouterai naturel. Celles qui prendront le virage de l’économie vers la biodiversité auront un quart d’heure d’avance. C’est pour cela que les entreprises ont toute leur place dans la planification écologique et la mise en œuvre de la Stratégie nationale Biodiversité 2030. Il en va de leur responsabilité vis-à-vis de leurs actionnaires, de leurs salariés, de leurs territoires, et des générations futures. »
    Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité

    Pilotes des groupes de travail

    Agroalimentaire :

    • Bertrand SWIDERSKI, directeur développement durable, Groupe Carrefour
    • Sylvie BORIAS, directrice de l’engagement & de la RSE, Groupe Bel

    Bâtiment/construction :

    • Fabrice BONNIFET, directeur Développement Durable/Environnement, Groupe Bouygues
    • Emmanuel NORMANT, directeur du Développement durable, Saint-Gobain
    • Gilles VERMOT DESROCHES, directeur du Développement durable, Schneider Electric

    Cosmétique :

    • Hélène VALADE, directrice Développement Environnement, Groupe LVMH
    • Hervé NAVELLOU, président, L’Oréal France

    Energie :

    • Sylvie JEHANNO, présidente-directrice générale, Dalkia

    Matériaux :

    • Antoine SAUTENET, directeur du Développement durable, Groupe Michelin
    • Virginie DE CHASSEY, directrice du Développement durable et de l’Engagement d’entreprise, Eramet

    Textile :

    • Marie-Claire DAVEU, directrice du Développement durable et des Affaires institutionnelles, Groupe Kering

    Financement :

    • Antoine SIRE, directeur de l’engagement d’entreprise, Groupe BNP Paribas
    • Philippe ZAOUATI, directeur Général, Mirova
    • Ulrike DECOENE, directrice de la Communication, de la Marque et du Développement Durable, Groupe AXA

    Gouvernance :

    • Romain MOUTON, président du Cercle de Giverny
  3. Comment inverser le déclin de la biodiversité en France d’ici 2030 ?
    Le Conseil d’administration de l’Office français de la biodiversité (OFB), a adopté ce jeudi 30 novembre, à l’unanimité de ses membres, son budget initial pour 2024, qui dépasse pour la première fois les 650 millions d’euros en engagements, tout en étant équilibré en paiements. Les autorisations d’engagement (659 M€) progressent en effet de 132 millions d’euros par rapport au budget rectificatif 2023 (527 M€).

    Ce budget sans précédent, notamment grâce aux moyens supplémentaires alloués par l’État dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024, place l’OFB comme un acteur majeur de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de la biodiversité pour 2030 et du plan Eau dans les Outre-mer.

    Le budget 2024 de l’OFB se caractérise par plusieurs évolutions majeures :

    • La mise en œuvre de la Stratégie nationale de la biodiversité 2030 (SNB). A ce titre, le projet de loi de finances pour 2024 prévoit d’attribuer + 59,6 M€ à l’OFB pour les missions qui lui reviennent dans le cadre de la SNB. Ces crédits permettront notamment à l’établissement de renforcer partout sur le territoire le programme des Atlas de la biodiversité communale pour 15 M€ en 2024 (contre 3 M€ par an en moyenne hors relance depuis 2017), d’accroître le nombre d’aires éducatives et de services civiques en faveur de la protection de la nature, de lancer en 2024 une grande campagne de communication grand public sur la préservation de la biodiversité, de soutenir la montée en puissance des centres de ressources et des systèmes d’information, de développer de nouveaux projets dans les parcs naturels marins et les réserves gérées ou co-gérées par l’OFB, et d’intensifier les programmes de recherche, de connaissance et d’expertise.
    • Le déploiement du Plan Eau dans les Outre-mer. L’augmentation des capacités d’intervention de l’OFB pour le développement et l’amélioration des infrastructures d’eau potable et d’assainissement dans les Outre-mer, s’inscrit dans le cadre du plan d’action pour une gestion résiliente et concertée de l’eau (Plan eau), présenté le 30 mars dernier par le Gouvernement. Elles progressent ainsi de + 15 M€ en 2024 puis de + 35 M€ en 2025 par rapport à 2023, grâce à une augmentation de même montant de la contribution des agences de l’eau. Le Conseil d’administration a parallèlement approuvé une modification du Programme d’intervention de l’OFB pour assurer la montée en puissance de la nouvelle génération de contrats de convergence et de transformation sur la période 2024-2027 en matière d’eau et d’assainissement (augmentation des taux de financement et élargissement des projets éligibles).
    • La mobilisation sans précédent de l’OFB dans la mise en œuvre de projets européens structurants, notamment dans le cadre de deux nouveaux projets d’envergure LIFE BIODIV’France et LIFE Espèces marines mobiles. Le premier projet a pour objectif de contribuer à la mise en œuvre de la SNB 2030 par un accompagnement en ingénierie et par l’apport d’expertises, et le second vise à réduire les principales causes de mortalité de quatre grands groupes d’espèces marines mobiles : tortues, élasmobranches, mammifères marins, et oiseaux marins.
    • Le financement des projets retenus dans le cadre de « Mission Nature », jeu de grattage consacré à la biodiversité, dont le produit du prélèvement sur les mises revenant normalement à l’Etat est affecté à l’OFB. 20 projets ont été sélectionnés lors de l’appel à projets « Restauration écologique en faveur de la biodiversité », et annoncés le 18 octobre dernier par la Secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, dans le but de financer des actions concrètes et ambitieuses, consacrées à la préservation du vivant dans les territoires. Les enjeux sont de taille pour restaurer les écosystèmes et portent aussi bien sur les habitats, et les espèces, que sur les pressions et menaces.
    • La consolidation et la modernisation de l’établissement. Les effectifs sous plafond de l’établissement augmentent de + 47 ETP en 2024 et la subvention pour charges de service public allouée à l’OFB progresse de 79 M€ en 2023 à 103 M€ en 2024, pour accompagner notamment la croissance de la masse salariale. Cette augmentation de la contribution du ministère chargé de l’environnement permet à la fois de rehausser la contribution de l’OFB aux parcs nationaux de + 3,8 M€, et de déployer les missions qui incombent à l’OFB dans le cadre de son contrat d’objectifs et de performance : (i) police de l’environnement et police sanitaire de la faune sauvage, (ii) connaissance, expertise et recherche sur les espèces, les milieux et les usages, (iii) appui à la mise en œuvre des politiques publiques, (iv) gestion et appui aux gestionnaires d’espaces naturels et (v) mobilisation des acteurs et des citoyens.

    Présente en ouverture du conseil d’administration, Mme Sarah El Haïry, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée de la Biodiversité, s’est félicitée de la forte hausse du budget de l’OFB. « L’État mobilise à partir de 2024, dans le cadre de la Stratégie nationale biodiversité 2030, des moyens humains et financiers sans précédent pour protéger partout dans nos territoires notre patrimoine naturel. Je sais pouvoir compter sur l’ensemble des équipes de l’OFB pour continuer à œuvrer, dans un dialogue constant avec tous les acteurs, pour préserver et restaurer les écosystèmes naturels, terrestres, aquatiques et marins de notre pays, en métropole comme dans les outre-mer. »

    Établissement public de l’État créé le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité est placé sous la tutelle des ministres de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il a pour missions la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine, ainsi que la gestion équilibrée et durable de l’eau, dans l’Hexagone et en Outre-mer. Il est chargé de développer la connaissance scientifique et technique des espèces, des milieux et de leurs usages, de surveiller et de contrôler les atteintes à l’environnement, de gérer des espaces protégés, d’appuyer la mise en œuvre des politiques publiques, et de mobiliser l’ensemble de la société, acteurs socio-économiques comme citoyens.